Le cercle des douze

Je commencerai tout d’abord par évoquer globalement mes souvenirs quant au premier fameux cercle des douze apôtres. Le chiffre en est beau parce que d’abord symbolique. Il correspond en effet à un modèle d’organisation que l’on retrouve un peu partout dans la Mathématique sacrée de la Nature. Il se réfère à un archétype universel; il suggère un équilibre et une perfection qui nous renvoient à l’Ordre cosmique

 Venez me rejoindre sur le FORUM : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Le cercle des douze dans PERSONNAGES HISTORIQUES apotres

 

Le Maître Lui-même a sans doute en effet tenté tout au long de sa mission publique, de le susciter autour de Lui. Dans l’action cependant, il en allait tout autrement. Certains de ses très proches disciples se sont éloignés de Lui, parfois pour toujours, parfois pour un temps, tandis que d’autres sont venus les remplacer. Ainsi, les « Douze » n’ont pas toujours été douze. Ils ont été parfois plus, parfois moins… et pas toujours les mêmes! … Qu’on ne soit donc pas surpris si, en comparant entre eux les Évangiles canoniques, la liste des apôtres officiels diffère quelque peu! Je puis vous dire que, dans l’entourage du Maître, tout était tellement souple et en perpétuel mouvement que nous n’avions pas conscience d’une sorte de noyau privilégié de douze personnes qui seraient susceptibles de « laisser un nom dans l’histoire ». 

Lorsqu’il m’arrive aujourd’hui de me remémorer avec force certains moments vécus aux côtés de Jean, d’André, de Thomas ou d’autres, je dois reconnaître que j’étais bien loin d’imaginer la marque indélébile que ceux-ci laisseraient dans le Temps. Nous nous voyions tous, me semble-t-il, comme faisant partie d’une grande famille un peu errante et aux membres fluctuants. Tous, autant que nous étions, nous faisions figure d’amis, de complices, parfois de rivaux, car nous étions avant tout des êtres humains à la recherche de leur place et de leur propre définition. L’imagerie populaire présente souvent les fameux douze apôtres telle une équipe unie, avec ses faiblesses certes, mais solidaire autour du Christ… 

Au risque de décevoir, je dirai cependant que la réalité était passablement différente. Il y avait des courants de pensée et des sensibilités très diverses chez les plus proches disciples du Maître. J’ai assisté à de fréquentes manifestations d’inimitié chez certains d’entre eux, notamment entre Simon – le futur Pierre – et Éliazar… qui devint, ainsi que nous le verrons par la suite, Jean. Eux aussi étaient à l’école… comme nous tous! Quelle qu’ait été leur dimension spirituelle profonde, ils portaient leur part de plomb humain dont ils devaient s’accommoder. Lorsque l’on parvenait à être attentif à ce qui se passait entre eux et le Maître, il devenait évident que Celui-ci cherchait presque constamment à les pousser, à tour de rôle, au bout de leurs propres résistances. C’était leurs capacités d’adaptation et de révolution intérieure qui étaient mises à l’épreuve, parfois avec une ingéniosité surprenante. 

Nul doute que l’intimité du Maître avait quelque chose d’épuisant pour le corps et la personnalité incarnée d’autrui. Si le fond de l’âme de ses plus proches était labouré, purifié puis régénéré du fait de sa présence continue, ce que nous appelons aujourd’hui l’ego se voyait sans cesse passé au laminoir. En réalité, plus un être était proche de Lui, moins il avait la possibilité de se reposer puisqu’il lui était demandé « toujours plus ». Et pourtant. .. cette exigence qui pourrait nous paraître insupportable dispensait simultanément une onde de paix qui, à elle seule, constituait un véritable mystère. 

Je me souviens que lorsque Jean se confiait à certains d’entre nous, il parlait d’une merveilleuse et énigmatique stabilité enseignante au coeur de ce qui semblait être pour lui une exaspérante instabilité. En schématisant quelque peu, je dirais donc que l’art de la chute libre, mêlé subtilement à celui du vol en altitude, faisait partie des moteurs de l’enseignement du Christ à ses proches disciples. Les personnalités des uns et des autres n’étaient toutefois jamais « cassées » comme cela arrive parfois auprès de certains enseignants que l’on dit Maîtres. Je dirais qu’elles étaient plutôt inlassablement polies comme des galets roulés par les vagues sur une grève. Cela aboutissait au fait que les douze « théoriques » conservaient leur entière liberté d’expression jusque dans la manifestation de leurs rivalités internes. 

Je n’ai personnellement aucun souvenir que les apôtres au sens classique du terme aient formé un groupe homogène en mettant leurs propres dissensions de côté pour s’unir d’un seul et même souffle autour de Jeshua. Il ne s’agit pas de flétrir leur image ni de diminuer leur impact dans l’histoire de la propagation du Message mais de bien prendre conscience des difficultés humaines qu’ils ont dû s’efforcer de dépasser afin de mener à bien leur propre mission. La conséquence directe de cet état de fait se décode aisément à la première analyse des Évangiles canoniques. Les courants de sensibilité et donc de compréhension exprimés par tel ou tel apôtre ont abouti tout naturellement à des témoignages écrits différents les uns des autres puis ont rapidement créé, par voie de conséquence, des Écoles de pensée divergentes, parfois même concurrentes. 

Face à un événement ou à une parole reçue, on sait que chacun d’entre nous réagit à sa façon en fonction de son bagage personnel et retransmet une même information selon son propre lexique. Les apôtres, qu’ils aient été dix, douze ou davantage n’ont pas été capables d’agir autrement, d’autant plus que les textes qu’ils ont inspirés et qui nous sont parvenus n’ont jamais été rédigés de leurs mains (1) Leurs noms ont été empruntés afin de véhiculer les courants de pensée nés de leurs personnalités et que leur culture individuelle leur avait permis de comprendre. 

Aucun des proches disciples du Maître n’aurait d’ailleurs imaginé que son nom aurait pu être associé à un manuscrit et traverser les siècles jusqu’à nous afin de servir de base à une religion. Le Christ leur parlait d’une foi spontanée à propager, d’une foi en l’absolue Lumière… et non d’une religion à bâtir. Aucune préoccupation tournant autour d’un possible pouvoir temporel à instaurer ne les habitait donc, à l’exception – peut-être – de Judas qui demeura toujours proche de la fougue caractérisant les Zélotes

Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

 

Laisser un commentaire

la révolution arabe |
TOUT EST Là !!!!! |
histoire de mes histoires |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | My head
| Existence Amère
| Douces sensations d'un jour...