La loi de l’abondance

gifs papillonsJe crois personnellement que l’on ne peut espérer comprendre des énigmes comme celles des circonstances précises de la « trahison » de Judas, celle du mystère de la Crucifixion et, d’une manière plus générale, la globalité de la vie du Christ Jeshua qu’en prenant beaucoup d’altitude et en étant totalement dégagé de ce qui ressemblerait à une idée préconçue. 

Il faut avant tout admettre qu’au sein du Jeu d’envergure cosmique qui s’est déroulé il y a deux mille ans sur un petit bout de terre nommé Palestine chacun avait, sans trop le savoir, son rôle très précis. C’était d’ailleurs parfois les petits rôles qui entraînaient de grandes conséquences. 

À l’époque, je me suis souvent dit que nous étions tous les relais successifs et trop peu conscients d’une Force qui agençait les détails de nos vies pour que tout ce qui devait avoir lieu survienne nécessairement. Prenant l’exemple d’un jeune berger rencontré dans la montagne et qui Lui avait incidemment appris l’existence d’un paralytique, le Christ insista un jour sur le fait que le rôle de chacun était important en ce monde. Il nous rappela en effet, à ce propos, que c’était ce paralytique, une fois guéri, qui L’avait mis la première fois en contact avec Zachée… lequel Lui était d’une grande aide ne fût-ce que matérielle à travers le pays. 

Il était capital, pour le Maître, que chaque être humain prenne conscience de la justesse de sa propre place tout au long d’une incarnation. Nous étions toujours, disait-Il, exactement là où nous devions être dès lors que nous ne nous mentions pas à nous-mêmes. Nous venions au monde dans les conditions les plus propices au développement de notre âme et nous nous tenions toujours à la bonne croisée des chemins, notre test étant dans la qualité d’âme que nous étions capables, ou non, de manifester en chaque point précis de notre vie. Il allait jusqu’à dire que, s’Il interprétait le rôle du Maître et non celui d’un disciple, nous étions tous complémentaires et interdépendants… même si nous avions la sensation, quant à nous, de n’être aptes qu’à recevoir. 

Un matin où l’un d’entre nous se prosterna plus que d’habitude devant Lui, le Christ nous assura que, contrairement à ce que nous croyions, Il ne faisait pas que donner mais qu’Il recevait aussi de chacun. Je sais que cette affirmation nous dérouta quelque peu car l’attitude classique d’une autorité spirituelle n’allait jamais en ce sens. Il en profita alors pour nous délivrer un enseignement sur ce que nous appellerions aujourd’hui l’échange énergétique entre maître et disciple. Selon Lui, l’un nourrissait l’autre et vice versa, de la même façon qu’à un autre niveau la Divinité ne signifiait rien sans Sa Création, l’une étant indissociable de l’autre et ne constituant qu’une seule réalité. 

Admettre cela, c’était comprendre la loi d’abondance qui régit la vie, c’était s’inclure dans le mécanisme de cette abondance et, par là-même, nourrir celui-ci. Il y avait donc autant de justesse à savoir recevoir qu’à donner puisque l’un appelait et justifiait l’autre en produisant un mouvement vital. Je crois me souvenir que ce discours eut lieu peu de temps après le célèbre épisode narré dans les Évangiles et où Myriam de Magdala oignit les pieds du Maître avec un parfum excessivement coûteux, le nard. Je ne fus pas vraiment témoin de la scène en question mais les commentaires ardents qui s’en suivirent parmi ceux qui étaient présents parvinrent jusqu’à mes oreilles. Il est exact que deux ou trois personnes reprochèrent à Myriam de gaspiller un parfum rare au lieu de consacrer ses ressources à aider les nécessiteux… Ce à quoi le Maître aurait rétorqué en substance qu’il était juste qu’elle agisse ainsi car, s’il y avait toujours des pauvres à aider, Lui, par contre, ne serait pas toujours là… Dans une telle réaction on pourrait voir, a priori, une marque d’égo de la part du Maître. Ce n’est cependant pas ainsi qu’il faut décoder sa réaction. Celle-ci conduit dans le sens de l’enseignement cité plus haut. 

Cette réaction cherche en effet à nous dire : « Chacun doit accepter ce qui lui revient et ce que la vie lui offre de bon sans fausse humilité. Il n’y a aucun tort et aucune offense faits à la vie à accepter un don qui vient du coeur, même si celui-ci semble irraisonnable car qui donne avec Amour reçoit autant d’Amour qu’il en offre par la spontanéité de son geste. » 

Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

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