Libération et ascension

Dans l’enseignement du Maître, il y avait une différence majeure entre la libération et l’ascension de l’être. Pour Lui, la libération signifiait la levée des fers du karma. Autrement dit, Il nous en parlait comme d’un état de légèreté atteint par l’âme lorsque celle-ci est parvenue à dissoudre tous les liens pesants l’obligeant à subir la loi de la réincarnation. Ce n’était qu’une étape mais l’étape majeure, celle vers laquelle Il nous poussait à travailler avant même d’envisager quoi que ce soit dans la direction d’une ascension. Cette ascension signifiait pour Lui la maîtrise totale des lois du temps, de l’espace et des différents niveaux vibratoires de la matière. 

Libération et ascension dans PARABOLES aux MIRACLES vrai-soi

Nous parler de ce concept était par conséquent secondaire à Ses yeux tant que nous ne maîtrisions pas au moins les rudiments d’une discipline de vie pouvant nous aider à nous libérer. Nous libérer voulait dire apprendre à nous dégager de ce que nous pensions être nous-mêmes mais qui, en réalité, se résumait à une accumulation d’illusions. – « Lorsque tu ne t’identifieras plus à ton manteau ou à ta robe, rétorqua-t-Il un jour à l’un de nous, alors nous pourrons parler de ton ascension. Que dirais-tu d’un homme qui prétendrait déjà récolter tandis qu’il vient à peine de faire les semailles dans son champ? » En fait, ce que le Maître tentait d’endiguer constamment en nous, c’était la prétention. Chez tous ceux qui se disent « intéressés par la voie spirituelle », elle constitue l’un des pièges principaux. L’accumulation des informations en représente certainement le moteur premier. Plus on engrange de données relatives aux mondes de l’Âme et de l’Esprit, plus on cultive la sensation de supériorité et de sagesse… tandis que c’est surtout la « tendance bibliothèque » qui se gonfle en nous. 

L’accumulation des données, nous rappelait régulièrement le Christ, est souvent totalement étrangère à l’ apprentissage de la Connaissance. Il en voulait pour preuve l’attitude des Docteurs de la Loi et de tous ceux qui commentaient les Écritures… sans laisser transpirer – pour reprendre son expression – la plus petite goutte de compassion – 

Jeshua nous communiquait en petit groupe des méthodes facilitant l’approche de l’état de conscience pouvant y mener.. Il insistait cependant sur le fait que leur action mécanique sur le corps et sur certains des rouages unissant ce dernier à l’âme ne représentait pas une panacée pour se libérer de l’empreinte du karma. Il voyait de telles méthodes de travail comme «juste un peu d’engrais », nous mettant ainsi en garde contre le principe de la « recette ». J’ai en mémoire quelques soirées de confidences où il Lui arrivait d’évoquer les souvenirs de ce long voyage de dix-sept années qu’Il accomplit jusqu’aux Himalayas • Il n’était pas rare alors qu’Il nous décrive ces yogis et ces saddhus qu’Il avait parfois fréquentés et qui passaient des décennies dans la même position, à réciter les mêmes prières et mantras. Il en parlait comme des explorateurs de la conscience et du corps mais jamais comme des maîtres ou des sages. 

- « Certes, commentait-Il, ils débarrassent leur être d’un certain nombre d’algues et de mousses… mais ils en accumulent d’autres, celle de l’orgueil spirituel, celle de la sécheresse de coeur. Leur quête est devenue, subtilement, leur propre spectacle. » Ce fut Judas qui, un jour, osa la question qui nous brûlait les lèvres à tous depuis fort longtemps. – « Et toi, Rabbi, ton âme se rit-elle du temps et de l’espace? Connaît-elle l’unité absolue avec ton esprit? » 

Le Maître resta longtemps en silence puis, avec ce sourire infiniment doux et souvent mêlé de nostalgie qui le caractérisait tant, Il murmura: – « Si je te réponds oui, Judas, on me dira vaniteux… et si je te dis non, on me demandera : « Au nom de qui, prétends-tu alors parler? ». Le Juste se déplace entre les rayons du soleil et les éclairs de l’orage, vois-tu… Pourquoi se définirait-Il alors que ce sont ses oeuvres qui le font pour Lui? Ainsi donc, je t’affirme que Je suis et que cela te suffise. » De cette déclaration il faut comprendre que, dans la bouche du Christ, le fait d’Être était synonyme d’ascension. Avant cette réalité, il n’y avait pour Lui qu’illusion, c’est-à-dire un état transitoire de la conscience qui s’invente des mondes, des formes et des identités, toujours en quête de sa véritable origine. 

En termes modernes, il ne fait aucun doute qu’Il aurait utilisé les termes d’hologrammes et d’univers virtuels. Avec le vocabulaire et donc les concepts dont nous disposions, Il tentait de nous faire vivre ce qui est devenu aujourd’hui l’une des découvertes fondamentales de la physique quantique : Notre propre perception de nous-mêmes, ainsi que celle de notre univers, est totalement dépendante de notre rapport de conscience avec eux. En résumant et en simplifiant à l’extrême cela signifie, par exemple, que notre niveau de densité est proportionnel à notre degré de certitude  d’être dense. 

De la même façon, nous pourrions aussi bien être absolument présents sur n’importe quelle planète de n’importe quelle galaxie que là où nous avons la sensation de nous trouver dans la seconde actuelle… Notre conscience s’invente et plante des racines là où elle croit être alors qu’en réalité, de par sa nature première, elle est omniprésente. C’est cet état d’omniprésence dont parlait le Maître lorsqu’Il lui arrivait d’évoquer le phénomène de l’ascension. Il le décrivait comme un degré de réalisation où la nature de l’Un devenait la seule réalité tangible. Toujours, pourtant, toujours à l’issue de ses envolées les plus métaphysiques, Il n’avait de cesse de nous ramener à nos racines immédiates. 

Il nous disait alors très clairement que nous n’avions pas à prétendre à la moindre ascension tandis que nous éprouvions encore tant de peine à nous désengluer des petits obstacles quotidiens. En conséquence, l’un de ses premiers commandements n’était autre que le bon sens. – « Parlez de ce que vous pouvez envisager dans l’instant et de ce que vous connaissez… Quant à ce qui se trouve de l’autre côté de la montagne, vous vous en soucierez lorsque vous serez parvenus à son sommet. Il y a une partie de votre jardin qui demeure en jachère depuis trop longtemps tandis que le toit de votre maison prend l’eau… Commencez par régler ces choses, nous verrons ensuite ! » 

Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premiers du Christ. 

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