La Compassion

Lorsque le jour où Simon-Pierre réagit en Lui disant qu’il ne comprenait pas cette attitude puisqu’Il pouvait absorber et transmuter le moteur du karma douloureux de quiconque, le Maître répondit tout simplement qu’il y avait un moment exact pour soulager quelqu’un de son fardeau. À cela, Il ajouta que la véritable compassion devait tenir compte de ce dont l’âme de l’autre avait besoin. – « Si tu soulages l’autre du fardeau qui aide ses muscles à se former, tu prolonges le fait qu’il soit chétif. Aimer, vois-tu, ne signifie pas se laisser emporter par le jeu des émotions du moment. Aimer vraiment, c’est lire l’âme de l’autre entre ses lignes et ne pas chercher à la ré-écrire à notre façon. Si je te guéris à l’instant du léger bégaiement qui est le tien Simon, tu n’essaieras jamais d’identifier la peur qui t’habite encore… et celle-ci rejaillira d’une autre manière dans ta vie… peut-être plus pénible ». 

La Compassion  dans PARABOLES aux MIRACLES

Venons-en maintenant au second type de miracles réalisés par le Christ, celui des matérialisations dont le plus célèbre est immortalisé sous le nom de la Multiplication des pains. Il nous fut expliqué à ce propos qu’en amont de tout ce qui est manifesté et dont la nature est vivante, il existe dans le monde éthérique une matrice ou – si l’on préfère l’archétype d’une forme et de la substance qui y est associée. L’être qui est parvenu à un stade de maîtrise avancé a la capacité d’aller chercher l’information de cette forme et de cette substance dans le monde qu’est la matrice en question afin de l’amener à notre niveau vibratoire autant de fois qu’il le souhaite. Au risque de paraître quelque peu sacrilège, j’emploierai encore ici une comparaison directement empruntée au vocabulaire de l’informatique. Je dirai alors que le maître est celui qui possède le logiciel lui permettant d’ouvrir un dossier informatique spécifique, de dupliquer celui-ci à volonté et de l’expédier via Internet à autant de destinataires qu ‘il le désireReste à savoir si ces destinataires imprimeront le dossier en question, autrement dit lui donneront corps dans leur vie et sauront en extraire la substance. Le Christ Jeshua évoquait cet univers des matrices subtiles en le décrivant comme un grenier inépuisable générant sans cesse des « graines de matière en devenir ». La seule  difficulté, selon Lui, était d’aller chercher ces graines et de les densifier par ce sas entre les mondes que représente le chakra cardiaque associé à celui qui lui est légèrement inférieur sur le corps humain : le troisième, dans la région de l’ombilic. 

Pour ce faire, Il ajoutait qu’il Lui fallait aussi faire naître en son esprit l’image parfaite – forme, couleur, odeur et substance – de ce qu’Il voulait matérialiser et qu’il Lui était donc humainement indispensable d’avoir déjà au moins vu une fois la chose en question. Dans la pratique d’un tel exercice intérieur, il va de soi que le Christ mettait en relief son contact intense et permanent avec le Divin. – « C’est la fusion de mon être avec le Royaume de mon Père qui rend cela aisé comme un jeu. C’est parce qu’il n’existe aucune crispation dans ma conscience et qu’il n’y a aucune trace de doute dans mon coeur que tout cela est si rapide et si joyeux. Je me tiens ici, parmi vous, mais en même temps je suis au coeur du Soleil, là où les graines de la vie sont en perpétuelle effervescence. C’est cette certitude de l’Éternité et de l’unité de tout ce qui est qui fait de moi un pont… Ne cherchez pourtant pas à « faire comme moi » ; soyez vous-même et vous serez alors Ce que je suis… » Cette possible accession de chacun de nous au mécanisme du miracle revenait fréquemment dans les paroles du Maître. Celui-ci tenait absolument à ce que, non seulement nous, mais chaque être humain se sache et se sente sur le même chemin d’élévation que Lui. Dans son enseignement, il était indubitable que le miracle se trouvait potentiellement à la portée de chacun… parce que la nature profonde de chacun n’était pas différente de la sienne. Dirigeons-nous maintenant du côté de Cana, là où furent célébrées ces fameuses noces dont on dit qu’elles furent le théâtre du premier miracle du Christ. Je précise bien « dont on dit » car, dans la réalité des faits, nombre de prodiges avaient déjà été réalisés par le Maître auparavant. 

Il me sera impossible de parler très précisément de ce qui s’est déroulé à Cana car je n’ai pas été témoin de cet événement comme d’ailleurs bon nombre de ceux qui ont été les proches disciples de Jeshua par la suite. Si je me permets cependant de commenter ici ce miracle du Maître, c’est à cause de son contexte. En effet, celui-ci met particulièrement en évidence d’abord l’influence qu’exerçait sur Lui l’énergie féminine et ensuite sa totale liberté par rapport à ce qu’Il connaissait déjà de sa mission. Souvenons-nous des textes… Lorsque le Christ est pressé d’apporter un remède à la pénurie de vin, il est bien spécifié que la personne qui parvient à le faire agir n’est autre que Marie, sa mère, tandis qu’Il se défend de faire quoi que ce soit en argumentant que son temps n’est pas venu… Il est certain que par sa réponse positive à une présence féminine, le Maître entendait bien montrer que la femme ne jouait pas un rôle de second plan dans sa vie et dans ce qu’Il entendait laisser de son OEuvre.  On pourrait évidemment répliquer en disant qu’Il a simplement voulu contenter sa mère… Ce serait très mal connaître le contexte patriarcal de la société de l’époque, de plus dans un milieu où la fonction de rabbi – celle de l’autorité religieuse – surpassait le rôle du fils. D’autre part, ainsi que je l’ai déjà dit, je puis personnellement témoigner de la quasi absence de privilège que le Maître accordait à sa mère], une mère qui, par ailleurs, on le devine très bien, savait exactement ce dont son fils était capable et donc par Quoi Il était habité. La réponse positive de Jeshua nous montre également que Celui-ci se réserve la liberté d’outrepasser ce qu’on pourrait appeler la logique du « plan d’action » gravé en Lui. Une telle liberté au coeur d’une mise en scène où chaque pas semble relever d’une intention divine précise est caractéristique de l’Avatar. L’Avatar a, en effet, le privilège de l’improvisation totale… Il ne fait pas qu’exécuter un dessein sacré, Il joue au dedans de celui-ci et y apporte sa propre couleur d’âme, sachant que toute improvisation devient elle-même matière à enseignement. Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premiers du Christ. 

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