Vous êtes des Dieux

Extrait 

image diverPlongez-vous juste un peu dans les affaires des humains, et vous verrez : dans quelque domaine que ce soit, affectif, social, politique, économique, les difficultés viennent de ce que la plupart d’entre eux se dirigent toujours en fonction d’un raisonnement personnel, égoïste… […] Mais il suffit de jeter un regard sur la société pour voir que tout y est organisé pour satisfaire la nature inférieure avec ses instincts primitifs et sauvages. Toutes les règles, tous les critères de la société, l’éducation elle-même sont conçus en fonction de cette mentalité : tirer la couverture à soi, accaparer, gagner , profiter. Pourquoi penser aux autres ? S’ils sont des obstacles sur le chemin, on peut les écarter ou même les écraser. Pourquoi se gêner ?  

Et pourtant, je vous l’ai dit, lorsque l’être humain a été créé dans les ateliers du Seigneur, l’Intelligence cosmique a semé en lui des graines destinées à se développer sous forme de qualités, de vertus, de gestes sublimes d’abnégation et de renoncement. On les voit de temps en temps se manifester chez certains êtres, mais si peu ! En revanche, on aperçoit partout la personnalité étaler ses performances. Elle n’a de cesse que d’installer ses succursales, comme des tentacules, et elle est débrouillarde ! Elle est capable de toutes les intrigues, de toutes les ruses. Quelle activité, quelle habileté ! Oui, car malgré son avarice, elle ira même pousser l’homme à donner : pour pouvoir mieux prendre. Combien de cadeaux ne sont que des appâts pour mieux attirer et dépouiller les autres ! 

[…] 

 L’individualité, qui ne sait que donner, peut être comparée au soleil, tandis que la personnalité, qui ne sait que prendre, peut être comparée à la lune ou à la terre. Ce que le soleil produit, il l’envoie très loin dans l’espace infini pour que beaucoup d’autres créatures puissent en bénéficier, alors que la terre se contente de prendre, d’absorber. Bien sûr, on ne peut pas dire qu’elle ne donne absolument rien : si, avec ce qu’elle a reçu elle produit des minéraux, des végétaux, etc.. mais pour elle-même ; les autres planètes n’en bénéficient pas. La terre fait donc quelque chose de ce qu’elle a pris, mais elle le garde pour elle, ou pour ses enfants, ce qui revient au même. Et la personnalité aussi fait quelque chose de ce qu’elle prend, mais elle le garde aussi pour elle.   

Maintenant, si on doit étudier du point de vue de la personnalité les différences qui existent entre la terre et la lune, il faut s’en rapporter au langage des symboles, d’après lequel la terre correspond au monde physique, alors que la lune correspond au monde astral. Notre corps physique a des besoins, évidemment, mais ils peuvent être facilement satisfaits. Ce qui est insatiable en nous, c’est le corps astral, le corps des désirs.  

Prenons seulement l’exemple de la nourriture. S’il ne s’agissait que de satisfaire les besoins réels du corps physique, est-ce qu’on aurait besoin de toutes ces recettes de cuisine qui remplissent des livres et des livres ? Non. Est-ce qu’on aurait besoin de toutes ces boissons qui s’étalent sur les rayons des magasins ? Non plus, environ deux litres d’eau par jour suffisent pour subsister. Notre corps physique a besoin de peu de choses, très simples. C’est notre corps astral, le corps des désirs, qui a besoin de nourritures et d’objets variés, toujours plus compliqués ou plus raffinés, car ses appétits sont infinis. Cela n’est pas mauvais en soi, au contraire : les cultures, les civilisations sont le résultat de ce besoin de goûter des nourritures plus élaborées, de posséder des objets plus esthétiques, fabriqués dans des matières plus précieuses. Vivre dans des cavernes, s’habiller de peaux de bêtes, se nourrir de fruits sauvages et de viande crue, boire l’eau des rivières, se déplacer à pied, telle e était l’existence des premiers hommes, et je ne dis pas qu’il aurait fallu s’en contenter. Mais tous ces désirs qui naissent chez les humains, et qui sont à l’origine des civilisations, s’ils ne sont pas maîtrisés, purifiés, éclairés, peuvent aussi être la cause de leur ruine !  

[…] 

Donner, ce n’est pas faire l’aumône de quelques sous, de quelques croûtons de pain, de vieux vêtements, ou de quoi que ce soit de matériel. Il y a tellement de façons de donner ! Tout ce que l’on fait peut être une occasion de donner, c’est-à-dire de se montrer plus large dans sa compréhension, plus désintéressé dans ses relations avec les autres. La bonté, la générosité, l’indulgence, l’abnégation, toutes ces qualités sont contenues dans le mot “donner”. Et l’égoïsme, la jalousie, l’intolérance sont des défauts contenus dans le mot “prendre”. Prendre, c’est donc ce que fait la personnalité qui est continuellement tenue en éveil par son besoin d’accaparer, de s’imposer. Et si elle rencontre des obstacles à la réalisation de ses désirs, elle mobilise toutes ses ressources intellectuelles, affectives et volontaires pour parvenir à ses fins. L’individualité, au contraire, ne cesse de donner, de jaillir, de rayonner. Elle veut éclairer, aider, soutenir. Elle ne pense qu’ à projeter quelque chose d’elle-même. Elle ne cherche pas à retenir ce qu’elle possède et elle ne s’irrite pas si quelqu’un vient le lui prendre. Au contraire, elle est heureuse de voir que, grâce à elle, les autres se nourrissent, s’abreuvent, s’éclairent. La qualité fondamentale de la nature supérieure est de briller, de rayonner comme le soleil. Et d’ailleurs, toutes les vertus ne sont en réalité rien d’autre qu’un rayonnement, une projection de lumière du centre vers la périphérie. Vous direz que la lune aussi nous envoie ses rayons. Oui, mais même si on la voit briller dans l’espace et éclairer la nuit, cette lumière n’est pas sa lumière. Les égoïstes ne peuvent pas projeter de lumière. La lumière est quelque chose que l’homme doit détacher, arracher de lui-même, elle ne peut être qu’une manifestion d’impersonnalité, d’abnégation. 

Combien de personnes se plaignent : “Il y a des années que je me suis engagé dans la voie de la spiritualité, il y a des années que je fais des efforts, mais je sens que je n’évolue pas.” Tout simplement parce que vous n’avez pas encore compris ce qu’est le véritable désintéressement. Ce que vous faites, c’est toujours pour vous. Essayez de vous analyser et vous constaterez que dans la majorité des cas, les calculs de la nature inférieure se sont glissés dans ce que vous aviez cru être un acte désintéressé. Vous travaillez, vous vous occupez des autres, mais c’est pour vous que vous le faites, pour satisfaire votre nature inférieure qui devient peu à peu une tumeur dans votre psychisme. 

 […]  

Prendre, c’est le vieil enseignement ; donner, c’est le nouvel enseignement. Vous direz : “Mais pour pouvoir donner, il faut déjà posséder ; on est donc bien obligé de prendre quelque part”. Eh bien ce n’est pas si sûr, et les Initiés, eux, vous diront qu’au contraire pour avoir, il faut donner. Cela nécessite bien sûr une explication. C’est vrai qu’on ne peut pas donner si on ne possède pas soi-même quelque chose, et on ne peut rien avoir si l’on n’a rien reçu. Mais la question est de savoir d’où et de qui on reçoit. La majorité des humains vont puiser chez d’autres humains, et c’est ainsi qu’ils leur prennent peu à peu ce qu’ils ont : leur argent, leurs possessions, leurs forces, leurs idées, leurs sentiments. Observez comment se manifeste l’amour : prendre, toujours prendre. On peut même dire que les plus grands voleurs qui existent sont les amoureux. Et comme la poésie, les romans, le théâtre, le cinéma, sont remplis d’histoires d’amour, on ne nous raconte donc que des histoires de voleurs : c’est à qui réussira à s’emparer du temps, des sentiments et des pensées de l’autre.  

fleurDans le plan psychique, comme dans le plan physique, on ne voit que des vols. Vous dires : “Mais comment faire pour ne plus être des voleurs ?” Il faut apprendre à ressembler au soleil. Quand le soleil se lève, le matin, vous avez devant vous la manifestation la plus sublime de l’individualité : ce jaillissement, cette générosité, ce don de soi. Bien sûr, si personne ne vous explique ce qui se passe, et comment l’interpréter, vous aurez beau regarder toute votre vie le soleil se lever, vous continuerez à suivre la loi de la personnalité : vous continuerez à prendre. Mais quand vous comprendrez ce qu’est le lever du soleil, vous sentirez la puissance, la grandeur, l’immensité de cet acte de donner, vous travaillerez à tout changer en vous-même et vous vous réjouirez d’y réussir chaque jour de mieux en mieux.  

Chaque matin, le soleil vous dit : “Abandonne tes pensées et tes sentiments égoïstes, apprends à t’ouvrir, à rayonner, à éclairer et à chauffer les créatures”. Et ne craignez pas de vous appauvrir, au contraire, car il existe une loi cosmique selon laquelle plus vous donner, plus vous recevez. Il n’y a pas de vide dans l’univers : dès qu’il se produit un vide, aussitôt quelque chose vient le combler. Cette loi agit dans tous les plans, et si ce que vous donnez est lumineux, rayonnant, bénéfique, par la loi de l’affinité qui entre aussi en action, vous recevrez de l’autre côté des éléments de la même qualité, de la même quintessence lumineuse et rayonnant.  

Le soleil est inépuisable, parce que dans son désir de donner, il remplit : il nous envoie ses rayons, mais en même temps il ne cesse de recevoir de l’immensité des énergies nouvelles. Tandis qu’il rayonne vers la périphérie, il absorbe en son centre les richesses et les énergies de Dieu Lui-même; c’est ce qu’il vous expliquera. Il vous dira : “Parce que j’envoie à travers l’espace ma lumière et mon amour, j’attire en retour les éléments les plus purs, les plus vivifiants. Apprenez à travailler comme moi et vous constaterez que, dès que vous dépensez vos énergies pour le bien des autres, très peu de temps après vous vous sentez rechargés d’énergies nouvelles”. Comment cela se fait-il ? c’est mystérieux, mais c’est tellement vrai !  

Désormais, si vous m’avez compris, vous commencerez à regarder le soleil avec des yeux nouveaux et il se produire en vous de grands changements. Tout est dans la compréhension, dans la façon de voir les choses. C’est par une compréhension profonde et véridique des choses que l’homme peut déclencher les courants célestes en lui ; alors il se transforme, il devient comme le soleil, il commence à donner et il découvre qu’il ne s’est jamais senti aussi riche, aussi lucide, aussi puissant.  

Et lorsqu’intérieurement on devient véritablement riche et puissant, on se sent à l’abri de toutes les formes de peur qui peuvent nous assaillir. C’est la personnalité qui a peur. La personnalité a peur pace qu’elle se sent pauvre, sans défense, exposée à tous les dangers, alors elle ne s’occupe que de prendre et d’entasser pour assurer sa subsistance, sa sécurité, et elle tâche d’éliminer ceux qui lui paraissent les menacer. Quand on a peur, on ne peut manifester aucune générosité, on n’est même plus ni sincère, ni honnête, on devient faux, hypocrite et on essaie d’exploiter toutes les situations, même si c’est au détriment des autres. Eh oui, parce qu’elle a peur, la personnalité est capable des pires ignominies.  

Alors, devenir comme le soleil, il n’y a pas de plus haut idéal. Tâchez de nourrir cet idéal pour qu’il prenne une telle place en vous que votre être tout entier en soit embrasé, illuminé. Seul ce haut idéal peut faire germer tout ce qui est le meilleur dans votre cœur et dans votre âme. Sans même que vous insistiez, sans même que vous y pensiez, vous manifesterez les meilleures dispositions. La seule vérité qui vaut la peine d’être cherchée, c’est le soleil spirituel qui, dès qu’il brille en nous, fait apparaître toutes nos bonnes qualités exactement comme le soleil physique fait éclore la vie dans toute la nature

 

 Extrait de « Vous êtes des Dieux » page 198…. Synopsis 1 – Omraam Mikhaël Aïvanhov – aux éditions Prosveta.  

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