L‘espoir de la femme congolaise

Gif fleurs autreMerci à Madame Martine de m’avoir donné la parole. Je m’appelle Berthe, et comme beaucoup de femmes de mon pays, j’ai été victime de violences sexuelles. Depuis plus d’une décennie que la guerre a élu domicile dans ma province, les femmes subissent ce sort, et cela, malgré toutes les tentatives des autorités pour arrêter cette abomination et toutes les mesures qui sont prises. 

C’est maintenant bien connu que le viol est utilisé comme arme de guerre pour punir et humilier le camp ennemi. Les victimes se comptent parmi les filles et les femmes, sans distinction d’âge. Un phénomène nouveau qui a fait son apparition depuis peu ici est le viol des jeunes garçons. 

En temps normal, peut-on encore parler d’avenir pour des filles et des femmes qui ont été séquestrées pendant des semaines, des mois ou une année et qui ont été violées systématiquement par plusieurs hommes avant d’être laissées pour mortes au bord de la route ou dans la forêt ? 

Marginalisées, méprisées et considérées comme des porte-malheurs dans leurs propres communautés ou familles, elles ont longtemps courbé la tête et plié le dos sous le poids de la honte et de la culpabilité. Puis, avec le temps, ces femmes ont fini, petit à petit, par relever la tête et oser regarder droit devant elles parce qu’elles ont compris qu’elles seules peuvent apporter le changement dans leur vie et dans leur communauté. 

Celles qui en avaient les moyens sont rentrées aux études ; certaines ont préféré se lancer dans le petit commerce, d’autres enfin se sont tournées vers la production de petits articles de consommation courante, soutenues en cela par des ONG étrangères. Quel que soit leur chois, ces femmes ont compris qu’elles étaient les seules artisanes de leur destin. C’est donc résolument qu’elles ont tourné le dos à la barbarie et à la violence qui ont détruit leur vie passée. A présent, c’est avec détermination qu’elles se construisent un avenir plus conforme à leurs aspirations profondes. Leur plus grande victoire sur ces drames réside dans la réussite de leur vie présente. 

Par ailleurs, ce malheur a aussi développé une extraordinaire prise de conscience de la nécessité d’une solidarité entre femmes. C’est ainsi que certaines ont chois de consacrer leur vie à alléger les peines et les souffrances des femmes et des filles violées. 

La femme congolaise représente l’autre moitié de la population du pays. Pendant longtemps, sa voix n’a pas été entendue et sa vérité a été voilée. Les gens ont oublié comment la société traditionnelle respectait la mère. 

Mon souhait est que toutes les souffrances subies par celle qui donne la vie soient le sacrifice capable d’éveiller les consciences à la nécessité d’une société transformée où les enfants pourront grandir en paix, où la femme sera respectée, où la vie sera célébrée chaque jour. 

Merci à vous tous d’avoir pris le temps de me lire. 

Berthe. 

Extrait de 2012 – Le Grand Rassemblement – Propos de Kryeon, Métatron, Marie-Madeleine et les Hathors recueillis par Martine Vallée. Invités spéciaux : l’archange Michaël, le Haut Conseil de Sirius. Aux éditions Ariane – Page 19. 

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