Un voyage sacré

 

 Par Woody Vaspra – Le Conseil mondial des Sages.

 Rencontre avec le premier Sage.

GIFS FLEURSLe 21 août 1999, ma femme Catie et moi-même participions à une réunion en compagnie d’autres amis, dans les montagnes rocheuses, juste au nord de Woodland Park, dans le Colorado. Nous sortions d’un tepee où nous avions participé à une cérémonie des tambours et à une séance de méditation plus tôt cet après-midi-là. Soudain, on me demande de me rendre au bâtiment principal pour prendre un appel téléphonique. Mon correspondant était un ami récent, un Indien d’origine hopi, shoshone et choctaw.  Il me déclara qu’il venait juste d’avoir une conversation avec un Sage hopi (Grand-père) et qu’une réunion avait été organisée pour le mercredi suivant – à quatre jours de là. Je répondis immédiatement que j’y serai dès le mardi. A la fin de cette conversation, Catie et moi ramassâmes nos affaires et rentrâmes à Boulder, Colorado, afin de nous préparer pur notre nouveau voyage.

 Ma femme et moi avions rencontré cet Indien en mai 1999, par l’intermédiaire de l’une de nos amies rencontrée un an auparavant à l’occasion d’une retraite organisée à Breckenridge, Colorado, sur le thème du « retour ». C’est ainsi que j’appris que j’avais un frère spirituel hopi et que je pris conscience que nous avions grandi ensemble au c ours d’une incarnation précédente. Nous partageâmes une énergie très spéciale et sûmes aussitôt que quelque chose de particulier allait se dérouler dans un futur proche.

 Le lundi, nous prîmes la direction de l’Ouest vers Grand Junction, Colorado, puis pénétrâmes dans la partie occidentale de l’Utah. Nous nous dirigeâmes ensuite vers le Sud, soit l’extrémité nord-est de l’Arizona. Cette journée fut longue et très chaude, et nous décidâmes de passer la nuit au camping de Devil’s Canyon, à Blandin, Utah. Cet arrêt de nuit nous fut très profitable et nous  permit de nous relaxer et de nous ancrer profondément avec notre mère la Terre. Les deux jours précédant ce voyage avaient été extrêmement trépidants.

 Le jour suivant, nous continuâmes en direction du sud de l’Arizona, puis vers Hopiland et Hotevila. En entrant dans Hopiland, nous suivîmes soigneusement les directions qui nous avaient été fournies par nos amis. Après avoir manqué une route et fait demi-tour, nous reconnûmes finalement leur fourgonnette grâce à leur plaque d’immatriculation. Nous nos installâmes dans une modeste demeure appartenant à une amie. Ils ‘agissait  d’une maison très caractéristique de cette région ne possédant ni eau courant ni électricité ; on puisait l’eau dans les tonneaux ayant servi à recueillir les pluies précédentes, et l’électricité était fournie par des panneaux solaire installés sur le toit. Les toilettes se trouvaient dans un autre bâtiment, à environ trente mètres de la maison. Néanmoins, il se dégageait de cet endroit une impression très spéciale. On pouvait ressentir la connexion entre notre mère la Terre et toutes les personnes de notre groupe. Nous nous sentîmes honorés d’être à Hopiland avec nos amis.

 Une fois installés, nous commençâmes à parler de notre récent voyage à Hawaii. Catie et moi avions participé à la Conférence des peuples autochtones du monde sur l’éducation,  Hilo, Hawaii. Nous avions également rendu visite à ma  mère et à ma famille à Oahu, et assisté à des cérémonies hawaiiennes très particulières à Pu’u Ko’hola Heiau sur la « grande île ». Nos discussions se prolongèrent fort tard dans la nuit. Nous étions excités au plus haut point et remplis d’impatience dans l’attente de notre visite du lendemain au grand-père, le Sage hopi.

 Le matin suivant, nous nous dirigeâmes en voiture à Hotevilla et prîmes les arrangements nécessaires afin d’organiser notre rencontre à deux heures cet après-midi là. Ceci nous fournit l’occasion de visiter Prophecy Rock et de préparer cette réunion. Cette visite à Prophecy Rock fut très spéciale et le message sur la pierre était très clair. Il y était écrit que l’humanité peut choisir entre deux directions ; l’une, représentée par la destruction de l’espèce humaine, et l’autre, qui consiste à vivre en harmonie et dans l’amour. Ce site sacré est vraiment imprégné d’une énergie spirituelle impossible à décrire.

 Vers deux heures de l’après-midi, Grand-père fit son apparition à la maison, comme prévu. Nous effectuâmes les cérémonies habituelles qui m’avaient été enseignées un mois plus tôt par un ami de Hawaii et nous lui offrîmes des cadeaux, en signe de respect. Puis, nous nous assîmes et commençâmes notre discussion au sujet d’un voyage sacré qui devait impliquer les Sages des peuples autochtones de l’ensemble d a la planète. Nous fîmes au Grand-père une brève description de ce voyage afin de lui expliquer la raison pour laquelle nous avions organisé cette réunion. Une fois mon message traduit en hopi, Grand-père nous fournit une réponse qui fut traduite en anglais et il m’apparut que l’œuvre que j’étais en train de présenter figurait dans les prophéties ! En entendant cette réponse, j’eus la confirmation extraordinaire que ce voyage sacré que nous entreprenions afin de mettre sur pied un Conseil mondial des Sages représentant les peuples autochtones était réellement justifié. Catie et moi échangeâmes un regard et sûmes tous les deux que nous allions dans la bonne direction.

 Au cours des deux heures suivantes, nous discutâmes des concepts de base d’un Conseil mondial des Sages. A un certain moment, nous demandâmes au Grand-père s ‘il serait intéressé de participer à ce Conseil. Il répondit avec enthousiasme qu’il souhaitait en être membre, mais qu’il lui était nécessaire de rester près de sa terre. Il était préoccupé par le fait d’avoir à voyager sur de longues distances qui le tiendraient éloigné de chez lui trop longtemps. Tout au long de l’après-midi, cette réunion se déroula en langage hopi, traduit ensuite en anglais. Finalement, son gendre déclara que Grand-père considérait cette réunion comme extrêmement sacrée, raison pour laquelle elle devait se dérouler dans la langue hopi. Lorsque nous entendîmes ce propos, nous nous sentîmes honorés par cet acte spirituel. Après avoir eu une merveilleuse discussion, nous échangeâmes quelques plaisanteries et mîmes fin à notre réunion. Nous nous dîmes adieu et Grand-père nous quitta en compagnie de son interprète.

 L’impression qui nous submergea alors dépassait tout ce que nous avions vécu. Nous étions tous euphoriques, mais beaucoup plus important encore, cette réunion nous offrit un très puissant éclaircissement concernant la tâche à laquelle nous devions nous atteler. Nous ressentîmes tous très profondément la présence du Grand Esprit durant cette réunion et eûmes la conviction qu’une confirmation de la valeur de notre tâche nous serait adressée d’une façon oud ‘une autre.

 Mon frère hopi sortit sur le porche de la maison pour profiter de l’air frais. Puis, il rentra tout excité, nous demandant de venir voir ce qui se passait ; lorsque nous sortîmes de la pièce, nous aperçûmes un spectacle qu’aucun d’entre nous n’avait vu auparavant ; deux arcs-en-ciel pleins offraient leurs couleurs brillantes d’un point de l’horizon à l’autre ; ils restèrent ainsi pendant trente bonnes minutes ; nous savions que le Grand Esprit nos envoyait alors un message de confirmation ayant trait à ce voyage sacré.

 Le matin suivant, Catie et moi ramassâmes nos affaires, chargeâmes notre véhicule et fîmes nos adieux à nos amis, les remerciant pour cette expérience tout à fait merveilleuse. En quittant Hoptiland, la police de la réserve Navajo était en train d’établir des barrages sur la route, nous rappelant qu’une lutte se déroulait toujours dans cette région entre les peuples autochtones et le gouvernement…

 

Channeling de Kryeon : Franchir le seuil du millénaire – Reno, Nevada -  Février 2000 - canalisé par Lee Carroll – page 281.

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