La Fraternité Essénienne

 

La Fraternité Essénienne dans ESSENIENSLa Fraternité Essénienne poursuivit les enseignements de la Grande Fraternité Blanche, en secret et en privé pendant son séjour en Palestine. Ses moines, ou ses membres masculins célibataires, qui vivaient dans le monastère situé au sommet du Mont Carmel, se consacraient à la traduction et à la rédaction des manuscrits, à la conservation des anciens documents, ainsi qu’à la mise à l’épreuve de nouvelles lois et nombreux principes afin de les ajouter au programme des études. Il est évident que la Fraternité Essénienne découvrit rapidement que l’un des plus grands besoins de la Palestine concernait une forme d’aide sociale en raison des masses de gens qui vivaient dans la pauvreté, la maladie et les coutumes primitives. Nous devons nous rappeler que la Palestine avait été un pays presque barbare jusqu’à l’arrivée de Moïse et des Enfants d’Israël et que, si les Juifs avaient une bonne éducation et une civilisation avancée, ils vivaient à l’intérieur de leur clan et ne faisaient pas grande chose pour aider ceux qui étaient païens ou étrangers à la foi juive. Le résultat fut que Jérusalem devint une ville bien construite et presque exclusivement juive, une ville entourée de murailles et réservée à ceux qui avaient adopté les coutumes juives. En dehors des murs de Jérusalem, et dans toutes les petites localités de Palestine, il y avait beaucoup de pauvreté, de maladie et de souffrance. Pour cette raison, les Esséniens ne se consacrèrent pas exclusivement à l’organisation d’écoles pour répandre leurs principes, mais ils entreprirent aussi d’aider les pauvres et les nécessiteux, par l’application pratique de leurs principes mystiques.

 

Au cours des quelques années qui précédèrent la naissance de Jésus, les Esséniens avaient établi un grand nombre de grottes, de maisons et de lieux de retraite retirés où les malades, les nécessiteux, les étrangers pouvaient y trouver soulagement et aide. Certains de ces lieux étaient petits, de peu d’importance, et se trouvaient le long de certaines routes afin que les pèlerins puissent s’arrêter la nuit pour se protéger des orages ou trouver des conseils et une main secourable. Cependant, quelques-uns de leurs établissements étaient vastes et ressemblaient presque à des hôpitaux. En fait, on les appelait hospices et ils fonctionnaient comme tels. C’est dans cette forme de travail que nous trouvons l’origine des hospitaliers, ces hommes qui se consacrèrent à l’établissement d’hospices et qui formèrent un ordre de chevalerie et une organisation à part. Les Esséniens établirent un refuge juste à l’extérieur des enceintes de Jérusalem et de quelques autres grandes villes. Celui de Jérusalem, appelé la Porte des Esséniens, a été découvert, il y a quelques années, et en partie restauré comme un haut lieu historique.

 

Ainsi, juste avant la naissance de Jésus, nous trouvons une situation très intéressante en Palestine. Nous voyons les Juifs de stricte obédience organisés en une seule secte bien définie, et que les Juifs qui avaient adopté des croyances hérétiques divisés en un certain nombre de sectes, chacune essayant de surpasser les autres et de les dominer. Naturellement, il y avait ceux qu’on appelait les Païens, les Grecs, les Arabes, et ceux qui n’avaient aucune croyance religieuse. Tous ces gens étaient censés vouer obéissance à l’empereur de Rome. Les Juifs ressentaient vivement le joug romain et les impôts prélevés par Rome, et tout particulièrement les lois romaines qui, jusqu’à un certain point, s’opposaient aux coutumes juives. Pourtant, si nous considérons la situation de notre point de vue actuel, nous dirions que les Romains avaient une attitude assez loyale à l’égard des Juifs, les exemptant de faire beaucoup de choses que les autres habitants de Palestine devaient accomplir. Les juifs avaient le droit de fêter le Sabbat le Samedi, de fermer leurs magasins et d’une façon générale, de n’effectuer aucune activité commerciale ce jour-là. Les chefs Juifs avaient le droit d’établir certains règlements concernant les gens qui appartenaient à leur foi, sans que les Romains s’y opposent. C’est ainsi que les Juifs s’efforcèrent de faire de la Palestine une puissance juive, tout en s’acquittant de leur devoir d’obéissance envers l’empereur de Rome. Cela demandait de la diplomatie des deux côtés, et nous pouvons comprendre que les exagérations de tout fanatique ne pouvait manquer de provoquer des troubles, car Rome veillait toujours soigneusement à ce qu’aucune loi promulguée par les Juifs, ne devint un obstacle à sa puissance. Ajoutez à cela le fait que les Juifs, au fond d’eux-mêmes, désiraient vivement se débarrasser de la domination romaine et qu’ils croyaient que cela ne pouvait se faire que la venue d’un Grand Messie, d’un grand chef qui sortirait de la Maison de David pour diriger et gouverner le peuple élu de Dieu.

 

Dans toute la liturgie de leurs synagogues, dans toutes leurs prières, les Juifs s’exprimaient ou impliquaient toujours l’espoir fervent que le jour n’était pas loin où ils seraient gouvernés par un grand seigneur ou roi juif, comme dans le passé, et qu’ils n’auraient alors plus à obéir aux lois de l’empire romain. Nous voyons dans des documents que certains individus de cette époque ressemblaient beaucoup, dans leur comportement, à certains d’aujourd’hui. Ces individus comprenaient parfaitement ce pour quoi les Juifs priaient et ce qu’ils attendaient, et ils profitaient de cette situation. Ainsi, nous voyons que, de temps en temps, un personnage méconnu du peuple juif, voire même qui n’appartenait pas à la race juive, rassemblait soudain des disciples et se proclamait le héraut qui annonçait la venue du Sauveur ou du Messie qui libérerait les Juifs et leur rendrait leur terre pour leur seul bénéfice, sous leur seule domination. Durant les quelques siècles qui précédèrent la naissance de Jésus, il apparut une centaine ou plus d’individus de ce genre. Les gens naïfs et sans instruction se rassemblaient autour de ces chefs qui s’étaient désignés tout seuls et les soutenaient en les aidant souvent à attirer un nombre encore plus grand de disciples. Finalement, ils finissaient par découvrir qu’ils avaient été trompés et que le Messie annoncé ne venait pas, ou bien si on leur en présentait un, il se révélait comme étant fait uniquement de chair, à l’image de ceux qu’il était soi-disant venu sauver.

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