L’art de la réalisation du Soi

« Je ne suis pas venu pour fonder une nouvelle religion », affirme Maitreya, « mais pour enseigner l’art de la réalisation du Soi », ce qui n’est ni une idéologie, ni une religion, et cela profitera aux adeptes de toutes les religions comme aux individus qui n’en ont pas. « Je viens à vous « comme un voleur dans la nuit », afin que vous ne soyez pas trop bouleversés. Lentement, à mesure que votre conscience s’éveillera, vous pourrez « digérer » ce qui a été « absorbé ». En élargissant votre conscience, vous me connaîtrez. Prisonniers des idéologies, des « ismes », vous me combattrez.« 

L'art de la réalisation du Soi dans ENSEIGNEMENTS de MAITREYA juan_gris_004-150x150Attribuer à Maitreya, un titre tel que le « Messie » peut conduire à des illusions. Le terme « Messie » a été inventé par la race humaine et déclarer: « Je suis le Messie » peut engendrer des oppositions. Et bien que certains puissent trouver en lui les qualités de Jésus, affirme Maitreya, « ceux qui recherchent en moi un Instructeur sont plus près du but, car c’est ce que je suis » (Message n° 10).

La véritable qualité de l’Instructeur se révélera dans son enseignement: « Le Maître réside en vous. »

Selon les paroles mêmes de Maitreya: « Je cherche à exprimer ce que je suis à travers vous ; c’est pour cette raison que je suis ici. » « Je ne suis pas venu pour créer des disciples », affirme Maitreya, « chacun d’entre vous doit poursuivre son développement au sein de sa propre tradition religieuse. Un véritable disciple respecte les traditions. Respectez vos propres religions, vos propres idéologies, en bref, votre propre forme-pensée et vous connaîtrez le Maître. Même lorsque vous me verrez, ne courez pas après moi car vous me perdriez. Nul ne peut m’accaparer. J’appartiens à tous.

« Si vous me personnifiez, vous n’engendrerez que confusion, chaos et destruction. Si vous faites de moi un objet d’exhibition, vous ne saurez pas qui je suis. Même mes signes ne créent qu’un bonheur fugace. L’instant le plus heureux est celui où vous me percevez à l’intérieur de votre coeur.

« Je ne suis pas venu semer le trouble dans l’esprit des hommes. Lorsqu’ils me connaîtront, pour la première fois, ils découvriront le but de la vie. » Vous n’aurez pas l’impression de mener une existence futile, mais une vie dans laquelle le Maître est en vous et vous guide. Ce sentiment intérieur vous apportera une perspective différente de la vie. Vous apprécierez pleinement la vie. L’accomplissement aura lieu en vous. Tout est en vous. Lorsque cette réalisation se produira, vous n’agirez plus sous l’emprise de la colère. Par le détachement, vous ferez l’expérience du pouvoir de Dieu. Dieu est à l’origine de tout.

« Je ne désire pas que vous croyez en moi. Connaissez-moi tout d’abord en vous. Lorsque vous me connaissez, vous devenez alors conscients de ma présence en vous. Il ne s’agit pas d’une question de croyance. Je ne veux pas que vous m’acceptiez ou me rejetiez. C’est votre expérience intérieure qui compte. Ce que vous expérimentez par vous-mêmes », affirme Maitreya, « est votre richesse, la richesse de votre propre Etre. La vérité vivante est une question d’expérience.

« N’essayez pas de me vénérer », conseille Maitreya. « Si vous me vénérez, vous cherchez à vous dévaloriser. Cela, je ne le veux pas. Je veux que vous soyez égaux. Vous êtes une étincelle de l’Etre suprême. Ne pensez pas que vous êtes inférieurs à moi. « Seul le Soi importe », enseigne Maitreya. « Vous êtes le Soi, « un Etre immortel. » La souffrance est engendrée par l’identification avec tout ce qui n’est pas le Soi. Interrogez-vous : « Qui suis-je ? » Vous vous apercevrez que vous vous identifiez soit à la matière (le corps), soit à la pensée (le mental), soit au pouvoir (l’esprit). Mais vous n’êtes rien de tout cela. Le mental, l’esprit et le corps sont les temples du Seigneur que l’homme habite. A travers eux, le Soi expérimente l’Etre suprême et le Devenir du Seigneur. »

L’esprit, dans la terminologie sanskrite, est Shiv-shakti ou l’énergie. Le mental est Brahma ou l’élaboration de la pensée. Le corps est Prakriti ou la substance matérielle, qui peut également être perçu comme l’activité de la matière. Ces termes peuvent être considérés comme des faits objectifs, mais également être compris comme un mouvement ou un processus.

Le destin du Soi est d’être libre. Considéré sous son aspect liberté, dans son Etre, on le nomme Atman. Limité par le temps et l’espace, dans son devenir, il est l’âme ou Jiva. Le Soi n’est pas l’énergie (Shivshakti ou l’esprit). Le Soi n’est pas l’élaboration de la pensée (Brahma ou le mental). Le Soi n’est pas l’activité de la matière (Prakriti ou le corps). Le destin du Soi est d’entrer dans ces temples du Seigneur et de les quitter à volonté.

Shiva et Brahma peuvent être considérés comme faisant partie d’une trinité qui inclut Vishnou, l’aspect nourricier. Une personne dominée par Shiv-shakti peut accomplir des miracles, mais cependant elle paraîtra renfermée et inexpressive. Quant à une personne dominée par Brahma, elle sera peut-être philosophe, mais elle pourra également se trouver prisonnière de cette activité de la pensée. Une personne dominée par l’aspect Vishnou sera généreuse, même à l’excès, deviendra peut-être un saint, mais cela peut également se révéler être une prison. Durant les années soixante, les hippies réagirent à cet aspect Vishnou. Ils étaient désabusés par le pouvoir (Shivshakti) et par le mental (Brahma).

L’Etre est éternel, le devenir est temporel. Le Soi expérimente les deux. L’Etre et le devenir sont deux modalités différentes. L’Etre est immuable, alors que le devenir est un processus qui se déroule dans le temps et l’espace. L’homme, dans son Etre, est le Soi. Dans son devenir, il est l’âme – le reflet du Soi.

Le Soi est un témoin. Le Soi joue, à son niveau, le rôle du Tout-Puissant. Le Soi est une étincelle du Tout-Puissant. « Il existe des moments où vous sentez une présence derrière vous, en vous, au-dessus de vous, autour de vous. « Cette « présence » est le Tout-Puissant », déclare Maitreya, « il ne participe pas, il observe. Il n’est pas utile de lutter pour atteindre cet état. Chacun a la capacité nécessaire pour cela. Ainsi, lorsque votre conscience grandira, si vous mettez en pratique la discipline du détachement, vous me connaîtrez dans ma totalité. Dès que vous pensez à moi, je suis avec vous. »

Le Soi se fait connaître grâce à la conscience. Le Soi rend le mental, l’esprit et le corps conscients de la réalité, leur permettant d’agir en conséquence. Maitreya a déclaré : « Laissez croître votre conscience. La conscience, associée à l’intelligence, guidera le mental, l’esprit et le corps, ce qui engendrera l’harmonie entre le mental, l’esprit et le corps d’une part, et le Soi d’autre part. » Le Soi peut alors utiliser les forces de la vie pour transformer ce qui l’entoure et effectuer des « miracles ». Le mental, l’esprit et le corps ne sont que des véhicules.

La conscience est la lumière de la vie. Tout acte accompli en dehors de la conscience conduit à la destruction. Toute pensée qui vous conduit à l’égoïsme vous éloigne de la conscience. Il n’y a pas de mémoire attachée à la conscience. La mémoire se situe dans le mental. Tous les soucis et les conflits résident dans le mental, jamais dans la conscience. La souffrance, la dépression, la toxicomanie sont des états du mental. La conscience vous libère et vous permet d’apprécier la vie.

Lorsque la conscience n’est pas encore éveillée, les différents « ismes » contrôlent le mental, l’esprit et le corps, et engendrent des divisions. Ceci est maya, l’illusion. Lorsque la conscience exerce son contrôle et vous guide, les « ismes » ne peuvent vous approcher. La conscience peut même amener un roi à renoncer à son royaume, enseigne Maitreya. Les privilèges divisent, interdisant à l’entité résidant en vous d’expérimenter l’unité. On ne peut toutefois rejeter tous les « ismes » simultanément, car ces idéologies sont des étapes sur le chemin. La conscience contrôle le rythme de l’évolution.

La conscience n’engendre pourtant aucun fardeau. L’individu demeure attentif, immaculé et pur. En étant conscient, vigilant, il trouve la grâce, la paix et le bonheur. Ce sont là les bénédictions du Seigneur.

La conscience sera finalement respectée dans chaque foyer et à l’école comme un don sacré, venant de Dieu, affirme Maitreya. La conscience est la mère de la création. Elle ne peut jamais être divisée ni imposée. Aucun manuel ne peut la décrire, car elle n’a ni commencement ni fin. La conscience peut seulement être vécue. Elle est une graine qui ce trouve dans toute la création et dans chaque individu.

La conscience est universelle. Elle n’ »appartient » à aucune religion, ni à aucun gourou, saint ou politicien. Selon Maitreya, lorsque vous jugez en disant : « J’ai raison, vous avez tort », vous devenez prisonnier de l’attachement. Le Soi doit toujours pratiquer le détachement. C’est de cette manière que la conscience grandira. Le Soi est neutre et exempt de toute souffrance. La conscience protège le Soi. Tout comme le corps a besoin d’être baigné, le détachement est le « bain » du mental et la conscience est le « bain » de l’esprit.

(Extrait tiré du livre de B. Creme, La Mission de Maitreya – tome 2)

Une Réponse à “L’art de la réalisation du Soi”

  1. Alain dit :

    Ces mots écrits expriment la pure sagesse d’éveil !

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