LES CONTRATS MYTHIQUES QUI ONT ETE PASSES

 

IMG_9216La croyance aux Contrat sacrés a un certain nombre d’antécédents historiques. Les Ecritures du monde entier rapportent que Dieu a parlé directement à bien des gens, depuis Adam, Noé et Jésus en Occident, et à un grand nombre de prophètes et de mystiques orientaux. Mais le Divin nous envoie aussi d’extraordinaires messages spirituels afin d ‘attirer notre attention et de nous amener à respecter son plan. Parmi les messagers célestes prodiguant conseils et soutien, nommons l’ange Gabriel,  qui joue un rôle clé, à la fois dans les Evangiles et dans le Coran, de même qu’une longue série d’anonymes anges gardiens, d’esprits, de sylphes, de djinns, d’asuras, de fées et de « petits êtres ». Les messagers spirituels constituent la base d’une grande part de la littérature religieuse du monde, depuis l’Ange du Seigneur qui parla à Abraham, à Jacob et à Mahomet, jusqu’à l’ange Moroni des Mormons, ils transmettent des bénédictions, des avertissements, des messages de sagesse et des requêtes aux humains, soit directement, par des voix et des apparitions, ou indirectement, à travers des rêves ou des révélations qui traversent notre conscience «à brule pourpoint ». 

Bien des gens ont rapporté des rencontres divines avec des anges dans lesquelles ils recevaient de l’assistance, de la consolation ou des guidances profondes sur la façon de mener leur vie. Et bien des gens ont décrit les interventions divines lors desquelles ils ont reçu un avertissement.

Il ne fait aucun doute que nous sommes entourés d’anges, d’invisibles êtres de lumière qui nous guident à travers les mystères de notre vie… Dans les cultures anciennes, les messages angéliques provenaient d’une source supérieure ; le ou les dieux, qui ont l’habitude de communiquer des avertissements et des demandes. Plusieurs de ces cultures furent modelées en partie par leur croyance en un système d’ordre cosmique imposé par une déité. Dans leur univers, les individus étaient censés servir la volonté de ce dieu ou du moins se trouver sous sa supervision. Les Aryens qui envahirent l’Inde et établirent la religion védique (précurseur de l’hindouisme) dans la vallée de l’Indus, vers le deuxième millénaire avant JC appelaient leur dieu de l’ordre Mitra. En Perse, envahie par d’autres groupes d’Aryens, cette même déité s’appelait Mithra. Des siècles plus tard, les Romains l’appelèrent Mithras. Le point commun entre ces trois conceptions de la force divine était la croyance que tous les humains avaient conclu des contrats avec le Ciel et devaient s’y conformer.  Et ils ne furent pas les seuls….

Que les récits fascinants de Platon et de Paul nous apparaissent comme des reportages, des mythes ou des métaphores, nous pouvons en tirer des leçons valables. Platon dit clairement que le choix de notre « condition dans le vie » est un effort de coopération avec le Divin. A travers une série d’assistants ou de messagers, comme le « prophète », les trois Parques et notre « daimôn » personnel, le Divin nous offre un éventail de vies possibles. Chaque vie variera en nature t en durée, mais il nous appartient d’en définir le cadre, avec ses défis concomitants. Notre statut social et économique , notre apparence physique, notre santé et notre prédisposition génétique, tout cela fait partie d’un ensemble. Nous pouvons même, semble-t-il, choisir des «partages moyens », et même une vie d’égocentrisme et de mégalomanie.

Mais la clé du mythe et de la métaphore, c’est que ces « vies » potentielles sont essentiellement des gabarits sans « caractère déterminé ». Chacun de nous précise ce caractère dans son interaction avec la vie et les défis qu’il accepte. Selon Platon, le libre choix est donc un processus continu qui commence au moment où nous choisissons les conditions de notre vie, et se poursuit jusqu’à notre dernière action sur terre. Nous avons vraiment la maîtrise de notre sort. « La vertu n’a point de maître, écrit Platon ; chacun de vous, selon qu’il l’honore ou la dédaigne, en aura plus ou moins. La responsabilité appartient à celui qui choisit. Dieu n’est point responsable ».

Cette liberté peut même sembler redoutable, comme si nous étions « condamnés à être libres », comme l’affirme Jean-Paul Sartre : même si nous acceptons le principe de la grâce et des conseils divins, nous pourrions tout de même avoir besoin d ‘une carte routière précise, d’un guide pour l’exécution de notre Contrat. Selon moi, on peut trouver cette carte routière en étudiant la vie des plus grands maîtres spirituels qui, même s’ils ont atteint un niveau de réalisation élevé, ont vécu sur cette terre et affronté un grand nombre des mêmes doutes et des mêmes peurs que nous.

retranscrit par Francesca du blog http://francesca1.unblog.fr/

Extrait du livre Caroline MYSS, intitulé « CONTRATS SACRES »  aux éditions Ariane.

 

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