Nos motivations reflète notre lien intime avec le Divin

 

DélivranceDans d’autres cultures et à d’autres époques, des gens ont vu dans leur Contrat sacré l’action du destin, la grâce de Dieu ou le karma accumulé par les gestes du passé. Le fatalisme sur la vie et la mort pousse certains à dire, par exemple : « Le moment était venu pour lui », « Ils étaient faits l’un pour l’autre » ou « C’est l’emploi pour lequel elle était née ». La culture scientifique moderne attribue de tels événements à une prédisposition génétique, à un facteur de causalité ou au hasard. Les cultures orientales, qui ont étudié les processus intérieurs de l’âme et de la psyché plus longtemps et plus intensément que l’Occident, ont développé une croyance en un continuum de vies, plutôt qu’en une vie unique suivie d’une récompense ou d’une punition éternelle. Selon les lois du karma, votre vie actuelle reflète vos actions passées tout comme vos gestes en cette vie sèment des graines qui, arrivées à maturité, produisent des fruits dans des vies futures. Bien que le système oriental du karma (et de la réincarnation) soit censé être supervisé par des dieux ou par une énergie supérieure, nos récompenses et punitions, ainsi que le rythme de notre évolution spirituelle, reposent presque entièrement sur nos propres efforts. 

L’Occident avait tendance à favoriser un mélange de fatalité et d’ordre divin. La mythologie grecque et nordique rendait hommage aux trois Parques qui filent, tissent et coupent le fil de la vie. Dans les sociétés traditionnelles de la Méditerranée et du Moyen-Orient, on avait recours aux devins, oracles et astrologues pour interpréter le cours de sa vie comme une série d’événements prédéterminés ou « écrits dans le ciel ». Les traditions monothéistes occidentales nées au Moyen-Orient attribuaient un grand pouvoir au rôle de Dieu dans la détermination de nos destinées, et imposaient aux individus l’obligation de suivre ses lois, sous peine d’en subir les conséquences.

Cependant, la doctrine protestante de la prédestination, prêchée par John Calvin et d’autres au XVIe siècle, a donné la prépondérance à Dieu. Selon ces croyances, notre vie a pour but l’accomplissement des devoirs et l’acceptation des responsabilités que Dieu nous a assignés, mais comme la nature humaine est essentiellement corrompue, nous ne pouvons atteindre le salut (la récompense du Ciel) que par la Grâce. De plus, pour les Calvinistes, Dieu a prédestiné certaines personnes plutôt que d’autres à recevoir cette grâce, ce qui nous  laisse dépendants d’une sorte d’invitation du Divin, qui a déjà décidé de notre sort. L’action morale se réduit à l’espoir de déjà faire partie des élus. Pour vous aider à prendre part à ma vision des Contrats sacrés, j’utilise des comparaisons provenant des croyances orientales et occidentales sur les rôles relatifs du destin, du libre-arbitre et de la volonté divine.  Mais selon moi, nous avons une relation profondément intime avec le Divin et une relation très impersonnelle avec l’ordre cosmique. Les lois universelles, telles que la causalité et l’électromagnétisme, s’appliquent également à tout le monde. 

L’orbite des planètes et le rythme des marées ne nécessitent aucune intervention de ma part. En réalité, nous incarnons les lois de l’univers chaque fois que nous exerçons notre pouvoir de choisir : lorsque j’opère tel choix, il y a telle conséquence, peu importe qui je suis. Mais je peux influencer la qualité de cette conséquence en demeurant consciente de mon intention. Cette capacité de déterminer nos motivations reflète notre lien intime avec le Divin. Mes intentions ne changent pas les lois, car chacun de mes choix aura tout de même des conséquences. Mais si mes motivations sont empreintes de compassion et de sincérité, elles auront des conséquences vraisemblablement positives. Et un simple geste peut entraîner une cascade inestimable d’effets physiques, émotionnels et spirituels. 

Dans le cadre de notre relation intime avec le Divin, ce dernier nous incite à tirer des leçons et à travailler à notre croissance spirituelle selon une méthode à laquelle nous résistons parfois. Cela peut paraître contradictoire : puisque nous avons co-créé notre Contrat avec le Divin, pourquoi y résister ou l’ignorer ? Parce qu’avant de naître, nous oublions les détails de notre entente. Nous devons nous rappeler notre dessein, le chercher. Ce n’est pas aussi difficile qu’il n’y paraît, car lorsque vous vivez en accord avec votre Contrat, vous savez habituellement que vous êtes sur la bonne voie. Cependant, nous

nous écartons tous de la bonne voie à un moment ou à un autre, peut-être en essayant, comme le disaient les religieuses qui m’ont enseigné, de prendre la voie de la facilité. Ironiquement, ce peut être la plus ardue à long terme si l’on déroge à son Contrat. En définitive, nous faisons tous les jours des choix, conscients ou non, qui honorent notre Contrat en nous gardant sur la voie ou nous y ramenant. Nous pouvons également choisir de faire appel à des archétypes, à des guides  spirituels et même à la grâce de Dieu, par la prière et la méditation, pour tenter de remplir plus promptement nos engagements. Si vous préférez ne pas croire en un véritable contrat prénatal ni en la réincarnation, ni même au pouvoir de la grâce, vous pouvez envisager votre vie sous un angle métaphorique, tel un voyage que vous avez accepté  ’entreprendre. Dans la thérapie fondée sur la régression dans les vies antérieures, par exemple, on invite des patients sous hypnose à se replonger dans des événements qui ont eu lieu au cours d’existences précédentes. Mais comme l’ont démontré les principaux partisans de cette méthode, il n’est pas nécessaire de prendre ces récits vécus au sens littéral pour en bénéficier sur le plan émotionnel, car on peut les envisager sous l’angle symbolique. Les gens qui « se rappellent » les blessures, les croyances, les révélations et les histoires familiales des vies passées ont tous le sentiment d’avoir tiré de ces souvenirs des révélations sur leur inconscient et sur leur situation personnelle. 

Vous pouvez également envisager votre Contrat sacré comme votre contribution unique à la vie qui vous entoure et qui découle de votre situation, de de vos relations, de votre famille. Peu importe comment nous apparaît notre Contrat, nous devons, pour le décoder, accepter que tous nos gestes aient un but qui nous dépassera toujours, que chacune de nos actions affecte notre vie et celle des autres, pour le meilleur ou pour le pire. Comme l’enseigne Thich Nhat Hanh, nous sommes un et d’autres en même temps. Croire à un ordre invisible, à un ordre divin ou implicite, comme l’appelle la physique quantique, ou au désordre qui contient de l’ordre décrit par la théorie du chaos, est un choix plus sain et plus intéressant que de n’entrevoir aucun sens à la vie. Le fait de découvrir et de travailler avec vos archétypes et d’autres éléments de votre Contrat changera votre point de vue sur votre destinée. Vous donnerez un nouveau sens à votre vie et, au lieu de la considérer comme un amas aléatoire et pêle-mêle, vous accepterez de la voir habilement planifiée et dirigée, et d’en être un participant actif. 

retranscrit par Francesca du blog http://francesca1.unblog.fr/

Extrait du livre Caroline MYSS, intitulé « CONTRATS SACRES »  aux éditions Ariane.

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