QUAND COMMENCE UNE VIE HUMAINE

 

images (1)On dit qu’au cours de nos conversations avec des gens que nous ne connaissons pas, au travail, lors de réunions familiales et d’occasions spéciales, il vaut mieux éviter d’aborder les sujets suivants : la politique, la religion et l’avortement. Or, s’il n’est pas acceptable de discuter des deux premiers sujets lors d’une réunion sociale, il est difficile d’éviter la question de l’avortement. Qu’il s’agisse des articles publiés dans les grands magazines, des débats télévisés entre hommes et femmes en compétition pour diriger les plus puissantes nations du monde, ou des lignes directrices émises par le Vatican, l’avortement est au cœur de toutes les questions qu’on nous a encouragés à éviter par le passé ; la politique et la religion.

L’histoire nous démontre clairement que les questions morales liées au moment où il est possible de mettre fin à une grossesse et liées aussi à la méthode employée ont été résolues en fondant sur les valeurs et les croyances des diverses sociétés de chaque époque. Les croyances sont profondément personnelles et issues de la culture, du conditionnement, de la religion et de la famille. Par conséquent, quand nous examinons l’avortement dans cette perspective, il n’est sans doute pas étonnant que ces questions persistent depuis si longtemps et ne soient pas vraiment résolues dans notre société multiculturelle d’aujourd’hui.

En 1973, par un vote majoritaire de 7 contre 2, la Cour américaine a décrété que le droit à la vie privée tel qu’énoncé dans le 14è amendement de la Constitution des Etas Unis incluait la décision d’une femme, prise en collaboration avec son médecin, de se faire avorter. Le juge Harry A.Blackmun a résumé ainsi cette décision : « Le droit à la vie privée inclut la décision d’avorter, mais ce droit n’est pas absolu et il doit être examiné en fonction des importants intérêts de l’Etat ». La Cour ajoutait un avertissement concernant la méthode utilisée pour exercer ce droit. Elle précisait que le droit d’une femme de mettre fin à sa grossesse devait être évalué en fonction des lois de l’Etat où elle vit, comme si elle prenait une décision de vie ou de mort.

Les lois varient dans les 50 Etats. Ainsi, même s’il s’agissait d’une décision officielle prise en tenant compte des opinions des scientifiques et des défenseurs du choix personnel, la décision ultime était laissé e à la discrétion des gouvernements locaux. La légalité de l’avortement demeurait fondée largement sur les valeurs et les croyances des communautés individuelles ;

Dix-neuf ans plus tard, en 1992, la décision originelle de la Cour suprême fut modifiée lors d’une contestation devant les tribunaux afin de rendre compte d’un changement survenu dans le langage employé pour désigner les différents stades de la grossesse. Avant la décision de 1992, la durée moyenne de neuf mois d’une grossesse complète était divisée, dans les documents juridiques, en trimestres représentant chacun un tiers de la période de gestation. Par exemple, le premier trimestre comprenait les trois premiers mois, le deuxième, les trois mois suivants, et ainsi de suite. Le nouveau langage juridique était moins focalisé sur les stades de la grossesse que sur le développement du fœtus.

Plus particulièrement, il s’agit de savoir si le fœtus est « viable » c’est-à-dire s’il  peut survivre une fois retiré de l’utérus. Au lieu de diminuer la confusion, ce nouveau langage n’a fait qu’attiser le mécontentement quant à la question de base. Partout dans le monde, plusieurs personnes ont la forte impression de le fœtus, viable ou non, es tune vie humaine dès sa conception et qu’il a donc les mêmes droits que tout être humain.

De toute évidence, l’avortement est toujours l’une des questions les plus controversées et les plus débattues dans notre société. Avec un certain nombre d’élections locales et nationales à l’horizon, les vues de chaque candidat sur le sujet influenceront indubitablement les votes dans un sens ou dans l’autre. Selon Kenneth T.Walsh, correspondant en chef de la Maison-Blanche pour US. News et World Report : « les Grandes questions reviennent |…| Ce sont les questions sociales qui ont divisé les Américains pendant tant d’années, comme les droits des homosexuels, l’avortement et les valeurs familiales ».

Même si nous ne savons pas précisément d’où nous venons et pourquoi nous nous trouvons ici, sur la Terre, nous savons avec une certaine certitude quand les différents stades de la vie ont lieu dans l’utérus. Peut-être direz-vous : « Si nous connaissons ces stades et si nous avons quand ils débutent, alors où est le problème » ? C’est là qu’intervient la controverse. Parce qu’il existe divers stades de vie, il existe différentes définitions de la vie se rapportant à chacun. Ce seul fait nous oblige à être très précis quand nos posons la question du moment exact du début de la vie. Nous devons être informés suffisamment pour dire clairement de quel stade nous parlons. Je fournis ici cette information parce qu’une récente découverte peut nous faciliter les choses.

Les scientifiques ont identifié un moment mystérieux du développement de l’embryon où les caractéristiques qui font de nous ce que nous sommes (l’ADN qui définit nos traits humains) apparaissent et s’installent. Même si cette découverte ne peut nous dire ce qui est bine ou non quand il s’agit de choisir entre la vie ou la mort, elle nous aide du moins à savoir de quel type de vie nous parlons et quel type de choix nous faisons.

retranscrit par Francesca du blog http://francesca1.unblog.fr/

Extrait du livre de Gregg Braden : Vérité essentielle – Activer la mémoire de nos origines, de notre histoire et de notre destinée aux Editions Ariane

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