L’OMBRE DU SOI

2 Zen

Eh bien, poursuivons notre propos. Beaucoup d’entre vous possèdent ce qu’on a appelé communément dans ce groupe un côté sombre à leur personnalité. Ce côté sombre se réfère à votre double, un filamant, un fil non poli et fruste. Ce fil, je dirais pour le décrire au mieux que c’est la carte d’un de vos réseaux neurologiques. vous chérissez cet aspect de vous-même avec un plaisir tel que vous ne laissez rien y pénétrer. En effet, ce filou, cette ombre du soi est le soi qui possède à la fois le fardeau et le pouvoir de votre état de victime – réactions, haine, ressentiment, amertume, jalousies, colère, toutes émotions pitoyables dont le seul effet est de détruire la santé du corps – et qui fait que vous allez revenir une fois de plus afin de redresser ces problèmes avec ces mêmes personnes dans un état futur. Ceci n’est en aucun cas une situation désirable. Votre personnalité possède cet aspect, et vous le protégez, vous le chérissez et l’utilisez comme un fouet et un aiguillon. C’est un aspect de vous-même qui est laid, très laid, et je le vois en vous.

Ceci n’est rien d’autre qu’une carte spécifique que vous possédez là-haut et que vous préservez, que vous protégez. Seul un maître voit ce qui existe réellement derrière ce joli petit visage car la plupart des gens sont occupés à courir en tous sens dans leur tentative de faire bon visage afin de cacher cet aspect ombrageux de leur personnalité. Comme tout le monde fait la même chose, personne ne voit que tout le monde fait de même. Comprenez- vous?Parlons un peu maintenant de ce petit personnage.

Cette facette de l’ego altéré que vous avez dans votre cerveau, qui est têtue – cette partie de vous-même dont vous refusez de vous départir – est protégée du fait qu’elle possède sa vie à elle; elle peut montrer du doigt les circonstances de sa vie qui l’ont fait être ce qu’elle est : trahison, abandon, tromperies, on en a profité, abusé et on l’a négligé, toutes ces choses que vous dites dans vos conversations les uns avec les autres. Et, vous savez, ce petit ego altéré si laid a été l’entité la plus difficile à changer dans cette école. Savez-vous pourquoi ? Parce que vous ne voulez pas la changer, et je vous ai donné les clés pour le faire. Et pourquoi ne voulez-vous pas la changer? Parce qu’elle vous offre un cortège de protections contre les personnes qui, croyez-vous, en ont après vous ou veulent abuser de vous. Elle vous procure donc l’aiguillon, le venin, la laideur, la manipulation, le ressentiment, l’habileté et tout ce dont vous estimez avoir besoin dans le but de votre propre survie.

Mais je souhaite vous parler de cette petite et obscure créature. C’est à cause d’elle que vous allez ne pas saisir le message le plus important de cette école, et c’est pour apprendre cela que votre âme vous a amené ici. La raison en est qu’au moment où nous nous attachons à dissoudre le démon intérieur – cette créature ombrageuse en nous, comme je l’ai fait : j’ai déposé mon épée – nous devenons assurément vulnérable, mais nous ne devenons vulnérable que quelques instants, lorsque naît notre peur des représailles d’avoir fait un tel choix. Cette peur est vaine en face de la connaissance.

Qu’est ce donc qui maintient en vie votre petit démon? Votre mauvais caractère. Vous dites: « J’ai mauvais caractère à cause de ceci, ceci, ceci et ceci.» Mais imaginez un instant que l’on supprime ceci, ceci, ceci et eci; ce mauvais caractère existerait-il toujours? Il n’existerait plus. Qu’advient-il alors de l’énergie du mauvais caractère? Elle est libre; c’est l’espace libre.

Imaginons maintenant que vous disiez: « Je ne fais confiance en personne parce que j’ai été trahie. » Je vous regarderais en disant :« En fait, la personne en qui vous devriez avoir confiance est vous-même; personne ne vous trahira jamais plus que vous ne vous êtes vous-même trahi. » Pourquoi en est-il ainsi? Parce que vous avez une attitude de protection, vous refusez de neutraliser l’association existant avec cette attitude, ce qui vous en libèrerait. Vous voyez, faire confiance à quelqu’un ne devient un problème que si vous avez du mal à vous faire confiance à vous-même. S’il n’existe aucun problème de confiance par rapport à soi-même, ceci n’est jamais un problème car il n’existe aucune association à laquelle on puisse faire appel. Combien d’entre vous comprennent. Si l’on fait cela, on commence à désarmer la partie de vous qui est en réalité responsable de faire parvenir dans votre vie bien des choses merveilleuses – en face d’un pouvoir absolu – qui ne surviennent pas parce que vous portez toujours ce bouclier, ce bouclier qui ne vous permet jamais de vivre dans le moment présent. Vous n’êtes pas vraiment ici ce soir avec moi; en réalité, vous êtes ailleurs dans un autre temps.

Cette petite créature que vous possédez en vous – créature que l’on a à juste titre appelée le diable ou le démon, le démon intérieur – est la personne qui possède une multitude d’informations justifiant sa manière d’être. Toutes ces informations sont liées à beaucoup de personnes et à beaucoup de lieux, à beaucoup de choses et à beaucoup d’événements, mais il s’agit du même démon avec ses multiples tentacules. Une résistance énorme à la beauté de la vie est requise pour nourrir ce monstre. Par exemple, quand je dis résistance à la vie, il y a des gens ici qui préfèrent s’accrocher à cela que le dissoudre. Comment sais-je cela? Le seul fait d’avoir simplement, comme je leur ai appris, à regarder ce que c’est sans y attacher aucune personne, aucun lieu, aucun événement et aucun temps, ils ne purent le faire et retournèrent dans leur passé. Ils y sont toujours attachés. Les associations avec le passé sont des attachements. Elles seules et rien d’autre donnent validité à ce qui n’existe pas en réalité. Le manque est une illusion. Ce qui est réel est l’attitude qui lui donne validité. Comprenez-vous?

La maîtrise de soi est un dessein noble et digne, mais une telle entreprise vous conduit dans les corridors existant à l’intérieur de vous, pour ainsi dire, et vous oblige à regarder des parties de vous- même qui ont jusqu’ici été votre personnage, la manière dont vous perçoivent les autres. Et, vous savez, il y a un élément de peur en cela ; en effet, en imaginant que vous vous défaisiez de ce personnage, les gens ne vont pas vous prendre au sérieux, ou bien encore, vous n’allez pas être suffisamment gros ou suffisamment mauvais pour vous faire remarquer. Mais ceci est un mensonge car tant que vous vous appesantissez sur un problème insignifiant, par exemple une seule attitude qui a été la cause d’un si grand nombre de réincarnations et qui a gâché tellement de relations, gâché tellement de magnifiques occasions, gâché tellement de jours de votre vie, apparus et disparus pour ne jamais revenir, gâché totalement le paysage de la vie, tant que ceci restera dans votre vie, l’espoir de vies futures est très réduit. Et la faculté de vous exprimer comme un maître est sabotée du fait que vous êtes attaché à quelque chose qu’il est nécessaire que vous laissiez tomber. Celle-ci n’a pas d’existence.

C’est une maladie de la conscience humaine. Et, vous que j’aime, je veux que vous sachiez que je vous pousse, je vous invite fortement, à pénétrer cette arène centrale, et m’efforce de vous montrer quelque chose qui est si doux et si beau, en vérité : vous montrer que toutes les choses dont vous aviez si peur à votre encontre et que vous croyiez être vraies n’existent même pas. La seule chose qui existe est l’association que vous y croyez liée. Combien d’entre vous comprennent? C’est précisément cette association qui doit être éradiquée.

Les insuffisances personnelles n’existent pas, la haine n’existe pas et, en vérité, la méchanceté n’existe pas. La souffrance n’existe pas. Le manque n’existe pas et même la mort n’existe pas. Ils n’existent pas. En y réfléchissant bien, nos démons, vos démons – les nôtres, parce que je me trouve parmi vous et je n’aime pas cela – sont réellement dus au fait que vous ressentez le besoin de valider vos attitudes afin de survivre alors qu’en fait ce sont ces attitudes mêmes qui amputent totalement votre vie.

Qu’existe-t-il de l’autre côté? Eh bien, vous savez, un homme valeureux, et je sais les reconnaître. Il me suffit de le regarder et je vois en lui cette substance de qualité qui fait qu’il est valeureux. Être valeureux, ne signifie pas être gros, mauvais, et audacieux. Est valeureux celui qui possède la force absolue de retrancher de lui la pensée cancéreuse qui affaiblit un individu et ses accomplissements dans la vie en tous domaines. C’est cela être fort et aussi être valeureux. Je peux aussi dire en regardant une femme si dans cette poitrine vibre un amour et une affection sincères, car un amour et une affection sincères sont l’incarnation même de Dieu; la déesse en effet nourrit la vie, elle ne la prend jamais; elle donne l’amour et ne le mutile jamais; la femme est la plus suave fleur de Dieu. Et je peux regarder une femme et vous dire si cet amour habite ou non en elle. Et ce qui fait qu’une femme est belle n’est pas sa peau, ses yeux, son âge. Ce qui fait qu’une femme est belle est sa faculté d’aimer sans relâche et sans conditions. Voilà une femme que je considère belle. Et pourquoi ?

Parce que, lorsque l’on retire du manque l’association qui la maintient en place – vous voyez, on peut comparer le manque à une boule de cristal soutenue par une triade de pieds; ce que l’on voit n’est pas en réalité une boule de cristal mais la triade de pieds qui la soutiennent – on peut donc considérer le manque comme une boule de cristal transparente qu’on ne parvient pas en fait à voir. Mais ce que l’on voit ce sont les pieds qui la maintiennent en position. Et si on retire ces pieds qui soutiennent l’association – et, permettez-moi de vous le rappeler, l’association dit que vous êtes comme vous êtes à cause de ce qui vous est arrivé quand vous étiez petite fille ou petit garçon et puis vous vous déplacez avec ce fardeau durant toute votre vie, et colorez chaque jour de votre vie de ses couleurs car vous ne connaissez pas d’autre manière de vivre; cet événement, ce temps, ces gens, et ce lieu sont les « pieds » qui maintiennent l’existence du manque – si on retire ces pieds, il n’y a pas de boule de cristal. Seule existait l’association. Le manque n’existe même pas. Il ne peut exister dans un royaume d’abondance absolue.

Vous savez pourquoi vous avez un sentiment d’insécurité? Parce que quelqu’un – qui que ce soit – vous a dit et vous a fait ressentir cette insécurité. Et vous retournez sans cesse à ce moment-là ; cela vous fait toujours mal. Si vous regardiez maintenant l’insécurité sans ses supports, vous ne trouveriez rien que vous puissiez appeler insécurité. Comprenez-vous? Et savez-vous que ce qui existe dans le non-espace est l’amour? Eh bien, comment peut-on définir l’amour? L’amour est la glu qui assure la cohésion de toutes choses. Là réside le pouvoir.

par RAMTHA Extraits de son livre Le mystère de la naissance et de la mort: le soi redéfini sur le blog de Francesca http://francesca1.unblog.fr/ -  p. 41 aux éditions Adda.

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