MEDITATION au Jeu des questions

 

MéditationReposez votre corps un moment, pendant que vos guides prennent place au-dessus de votre épaule.  Sentez l’énergie à la base de votre crâne, à la jonction de la nuque.  C’est le portail de l’énergie supérieure dans votre nouvelle biologie.  Respirez par le nez et expirez par la bouche.  En même temps, sentez l’énergie s’amplifier dans votre colonne vertébrale.  C’est comme si votre corps supportait une charge électrique.  Prenez plaisir à sentir l’énergie nourrir votre corps.

Sachant que vos guides sont là, vous fermez les yeux et vous préparez à un voyage.

Vous relevant en position assise après un sommeil réparateur, vous vous retrouvez dans le plus merveilleux des endroits, dans une forêt luxuriante.  Les couleurs vibrantes reflètent l’énergie de vie qui vous entoure.  Vous constatez que vous vous étiez reposé dans une superbe prairie d’herbes hautes.  Sentez l’air tourbillonner autour de votre tête et se frayer un chemin vers vos sens.  Une fraîcheur de gazon qui vient d’être tondu emplit l’air.  Sentez votre corps sortir de l’état de sommeil.  Vous étirez les bras au-dessus de votre tête, vous baillez et vous reprenez vos sens lentement en vous demandant où vous êtes.  Puis vous vous demandez comment vous êtes parvenu jusqu’ici.  Les herbes hautes qui vous entourent ne vous donnent aucun indice; comment êtes-vous donc venu vous reposer en ce lieu ?  Vous êtes maintenant debout, à inspecter les environs; vous voyez à perte de vue une prairie haute et verte, avec des montagnes à l’horizon.

Vous êtes quelque peu déconcerté, mais vous sentez toujours vos guides près de vous.  Vous êtes conscient d’être dans un état très proche du rêve.  Décidant de briser le silence, vous demandez : 

– Etes-vous là ?  Un rire doux vous répond, semblable à un gloussement  : 
– Nous ne t’avons jamais abandonné jusqu’à présent; alors, qu’est-ce qui te fait penser que nous t’abandonnerions maintenant, répondent-ils ?  Vous reprenez : 

– J’essaie si souvent de vous parler, et pourtant que n’arrive jamais à vous entendre comme je le voudrais avant d’atteindre cet état de rêve. Pourquoi ? 

- Si nous nous tenions devant toi et nous présentions à toi sous une forme humaine, ton cerveau, ne pouvant se référer à quoi que ce soit dans cette expérience, te convaincrait rapidement que cela ne s’est jamais produit.  Et puisque tu crées ta propre réalité grâce à tes pensées, au moment où tu acceptes cette pensée, elle devient réalité.  C’est une expérience très frustrante pour nous.  A l’état de rêve, ton cerveau conscient est suffisamment désactivé pour permettre une certaine interaction. 
– Pourquoi ne puis-je vous voir alors, demandez-vous ? 

- Tu le peux si tu le veux, mais ce que tu cherches est une forme humaine et nous ne sommes pas cela, répondent-ils. 
– Et qu’êtes-vous exactement, demandez-vous ? 

– Nous sommes ceux qui ont accepté de maintenir ton énergie pendant ton séjour sur le Terrain de Jeux.  Nous sommes ici pour guider tes pas si tu le permets. 

- Pourquoi alors est-ce que je ne me sens pas guidé ? 
– C’est parce que tu cherches un guide au-dehors, alors que nous sommes bien plus près de toi que cela.  Nous te guidons souvent dans l’intervalle qui sépare tes respirations. Ce sont les petites choses qui nous offrent le plus d’opportunités de te guider. 
– Que voulez-vous dire par cela, demandez-vous ? Vos guides répondent : 

– Laisse-nous te dire que désormais, chaque fois que tu commenceras à marcher, nous guiderons tes trois premiers pas. Dans ces trois premiers pas, tu recevras toute l’orientation nécessaire pour atteindre ta destination finale.  Ce guide intérieur sera dorénavant inhérent à tout endroit où tu te rendras, petit ou grand.  Si tu choisis d’écouter ce guide, ton chemin sera la route la plus courte vers ton but.  Doutes-en et il disparaîtra. 
– Comment puis-je appliquer ceci ? 

- Crois que tu as toutes les informations nécessaires pour ton parcours dans ces trois premiers pas, puis marche avec présence, grâce et fierté, comme si ton chemin était tout tracé devant toi.  Attends-toi aux résultats les meilleurs et les plus élevés et prends plaisir à ta route.

En pensant à ce que vos guides viennent de vous dire, vous décidez d’essayer cette méthode.  Puis vous vous levez et commencez à marcher dans cette merveilleuse prairie d’herbes hautes.  Les mots vous parviennent de dessus votre épaule : 
– Marche avec présence, grâce et fierté. 

Les trois premiers pas sont ordinaires mais, au quatrième, vous avez l’impression de marcher sur un coussin.  Continuant à marcher dans cette prairie, vous vous retournez pour regarder les traces de pas que vous avez laissées dans l’herbe.  Vous pouvez voir l’endroit où vous vous êtes reposé et pouvez aisément voir où vous avez aplati l’herbe à vos trois premiers pas.  Après, vous ne voyez plus rien.  C’est comme si vous marchiez en connexion avec la Terre.  Juste avant que votre pied ne touche le sol, l’herbe s’écarte pour vous faire place.  Il ne reste que juste assez d’herbe pour amortir vos pas.  Au pas suivant, l’herbe reprend sa position originale, comme si vous n’aviez jamais été là.  Vous commencez à comprendre que lorsque vous marchez de cette façon et respectez la Mère, elle vous répond avec un soutien que vous ne pensiez pas possible.  La promenade devient joyeuse et aisée.

Vous passez le reste de la journée à marcher dans cette prairie d’herbes hautes.  A un certain moment, vous rencontrez d’autres gens qui marchent dans la prairie.  C’est facile à voir, car la plupart d’entre eux sont inconscients de leur environnement et écrasent l’herbe à chaque pas. En fait, il y en a même un qui essaie de couper l’herbe pour qu’il leur soit plus facile de marcher.  Vous réalisez rapidement que vous pouvez appliquer à vos interactions avec autrui les principes de la marche avec présence, grâce et fierté.  Lorsque vous rencontrez des gens, vous pouvez les traiter comme vous le faites en marchant avec présence, avec la connaissance de votre force réelle, la grâce de l’acceptation de soi et la fierté de votre véritable héritage.  A votre grande surprise, vous découvrez rapidement qu’en approchant une personne avec toutes ces qualités, votre rencontre lui est bénéfique. Vous donnez rapidement à ces gens le meilleur de vous-même et ils vous répondent tout comme l’herbe, en s’écartant juste à temps pour vous permettre d’avancer.

Bientôt, vous réalisez que votre promenade dans la prairie prend fin.  Vous dites à vos guides les mots qu’ils aiment le mieux entendre : 

- Merci.  Et ils répondent en vous embrassant comme eux seuls savent le faire. 
Lorsque vous retournez à la place où a débuté votre méditation, ils sont encore là, à vous étreindre. En faisant le tour de la pièce des yeux, la prairie a disparu et tout est redevenu normal.  Puis vous entendez très clairement ces mots : 
– Nous sommes avec toi aux trois premiers pas.

Et il en est ainsi – - – - – - -

Steve Rother Sur le Blog de Francesca et sa Famille de Lumière : http://francesca1.unblog.fr/

Nos motivations reflète notre lien intime avec le Divin

 

DélivranceDans d’autres cultures et à d’autres époques, des gens ont vu dans leur Contrat sacré l’action du destin, la grâce de Dieu ou le karma accumulé par les gestes du passé. Le fatalisme sur la vie et la mort pousse certains à dire, par exemple : « Le moment était venu pour lui », « Ils étaient faits l’un pour l’autre » ou « C’est l’emploi pour lequel elle était née ». La culture scientifique moderne attribue de tels événements à une prédisposition génétique, à un facteur de causalité ou au hasard. Les cultures orientales, qui ont étudié les processus intérieurs de l’âme et de la psyché plus longtemps et plus intensément que l’Occident, ont développé une croyance en un continuum de vies, plutôt qu’en une vie unique suivie d’une récompense ou d’une punition éternelle. Selon les lois du karma, votre vie actuelle reflète vos actions passées tout comme vos gestes en cette vie sèment des graines qui, arrivées à maturité, produisent des fruits dans des vies futures. Bien que le système oriental du karma (et de la réincarnation) soit censé être supervisé par des dieux ou par une énergie supérieure, nos récompenses et punitions, ainsi que le rythme de notre évolution spirituelle, reposent presque entièrement sur nos propres efforts. 

L’Occident avait tendance à favoriser un mélange de fatalité et d’ordre divin. La mythologie grecque et nordique rendait hommage aux trois Parques qui filent, tissent et coupent le fil de la vie. Dans les sociétés traditionnelles de la Méditerranée et du Moyen-Orient, on avait recours aux devins, oracles et astrologues pour interpréter le cours de sa vie comme une série d’événements prédéterminés ou « écrits dans le ciel ». Les traditions monothéistes occidentales nées au Moyen-Orient attribuaient un grand pouvoir au rôle de Dieu dans la détermination de nos destinées, et imposaient aux individus l’obligation de suivre ses lois, sous peine d’en subir les conséquences.

Cependant, la doctrine protestante de la prédestination, prêchée par John Calvin et d’autres au XVIe siècle, a donné la prépondérance à Dieu. Selon ces croyances, notre vie a pour but l’accomplissement des devoirs et l’acceptation des responsabilités que Dieu nous a assignés, mais comme la nature humaine est essentiellement corrompue, nous ne pouvons atteindre le salut (la récompense du Ciel) que par la Grâce. De plus, pour les Calvinistes, Dieu a prédestiné certaines personnes plutôt que d’autres à recevoir cette grâce, ce qui nous  laisse dépendants d’une sorte d’invitation du Divin, qui a déjà décidé de notre sort. L’action morale se réduit à l’espoir de déjà faire partie des élus. Pour vous aider à prendre part à ma vision des Contrats sacrés, j’utilise des comparaisons provenant des croyances orientales et occidentales sur les rôles relatifs du destin, du libre-arbitre et de la volonté divine.  Mais selon moi, nous avons une relation profondément intime avec le Divin et une relation très impersonnelle avec l’ordre cosmique. Les lois universelles, telles que la causalité et l’électromagnétisme, s’appliquent également à tout le monde. 

L’orbite des planètes et le rythme des marées ne nécessitent aucune intervention de ma part. En réalité, nous incarnons les lois de l’univers chaque fois que nous exerçons notre pouvoir de choisir : lorsque j’opère tel choix, il y a telle conséquence, peu importe qui je suis. Mais je peux influencer la qualité de cette conséquence en demeurant consciente de mon intention. Cette capacité de déterminer nos motivations reflète notre lien intime avec le Divin. Mes intentions ne changent pas les lois, car chacun de mes choix aura tout de même des conséquences. Mais si mes motivations sont empreintes de compassion et de sincérité, elles auront des conséquences vraisemblablement positives. Et un simple geste peut entraîner une cascade inestimable d’effets physiques, émotionnels et spirituels. 

Dans le cadre de notre relation intime avec le Divin, ce dernier nous incite à tirer des leçons et à travailler à notre croissance spirituelle selon une méthode à laquelle nous résistons parfois. Cela peut paraître contradictoire : puisque nous avons co-créé notre Contrat avec le Divin, pourquoi y résister ou l’ignorer ? Parce qu’avant de naître, nous oublions les détails de notre entente. Nous devons nous rappeler notre dessein, le chercher. Ce n’est pas aussi difficile qu’il n’y paraît, car lorsque vous vivez en accord avec votre Contrat, vous savez habituellement que vous êtes sur la bonne voie. Cependant, nous

nous écartons tous de la bonne voie à un moment ou à un autre, peut-être en essayant, comme le disaient les religieuses qui m’ont enseigné, de prendre la voie de la facilité. Ironiquement, ce peut être la plus ardue à long terme si l’on déroge à son Contrat. En définitive, nous faisons tous les jours des choix, conscients ou non, qui honorent notre Contrat en nous gardant sur la voie ou nous y ramenant. Nous pouvons également choisir de faire appel à des archétypes, à des guides  spirituels et même à la grâce de Dieu, par la prière et la méditation, pour tenter de remplir plus promptement nos engagements. Si vous préférez ne pas croire en un véritable contrat prénatal ni en la réincarnation, ni même au pouvoir de la grâce, vous pouvez envisager votre vie sous un angle métaphorique, tel un voyage que vous avez accepté  ’entreprendre. Dans la thérapie fondée sur la régression dans les vies antérieures, par exemple, on invite des patients sous hypnose à se replonger dans des événements qui ont eu lieu au cours d’existences précédentes. Mais comme l’ont démontré les principaux partisans de cette méthode, il n’est pas nécessaire de prendre ces récits vécus au sens littéral pour en bénéficier sur le plan émotionnel, car on peut les envisager sous l’angle symbolique. Les gens qui « se rappellent » les blessures, les croyances, les révélations et les histoires familiales des vies passées ont tous le sentiment d’avoir tiré de ces souvenirs des révélations sur leur inconscient et sur leur situation personnelle. 

Vous pouvez également envisager votre Contrat sacré comme votre contribution unique à la vie qui vous entoure et qui découle de votre situation, de de vos relations, de votre famille. Peu importe comment nous apparaît notre Contrat, nous devons, pour le décoder, accepter que tous nos gestes aient un but qui nous dépassera toujours, que chacune de nos actions affecte notre vie et celle des autres, pour le meilleur ou pour le pire. Comme l’enseigne Thich Nhat Hanh, nous sommes un et d’autres en même temps. Croire à un ordre invisible, à un ordre divin ou implicite, comme l’appelle la physique quantique, ou au désordre qui contient de l’ordre décrit par la théorie du chaos, est un choix plus sain et plus intéressant que de n’entrevoir aucun sens à la vie. Le fait de découvrir et de travailler avec vos archétypes et d’autres éléments de votre Contrat changera votre point de vue sur votre destinée. Vous donnerez un nouveau sens à votre vie et, au lieu de la considérer comme un amas aléatoire et pêle-mêle, vous accepterez de la voir habilement planifiée et dirigée, et d’en être un participant actif. 

retranscrit par Francesca du blog http://francesca1.unblog.fr/

Extrait du livre Caroline MYSS, intitulé « CONTRATS SACRES »  aux éditions Ariane.

Crist’al Chaya du 1er mars 2015

automne - CopieBien-aimés de l’Un, chers lecteurs, je vous salue, soyez les bienvenues, chères âmes, soyez accueillies, accueillies dans l’espace vibratoire des 12 Cristaux Maîtres d’An d’Orion, d’où je suis, soyez pleinement accueillies dans cet espace sacré et consacré. 

Je suis Christ’al Chaya, Maître d’enseignement et de rigueur, un Melchizédech de la Fraternité Dorée d’Orion et je viens vers vous, humains de la Terre, pour vous accompagner dans ce processus d’élévation, dans ce processus d’ascension, dans ce processus d’unification de votre Etre. 

Et précisément aujourd’hui, j’aimerais vous apporter ma pensée sur l’unification qui fait partie, évidemment, du processus en cours pour la solarisation, unification avec votre Divine Présence Je Suis, autrement dit, il vous est demandé aujourd’hui de faire pleinement alliance avec vous-mêmes. 

Que signifie faire alliance avec le Soi Divin ? Eh bien, l’unification à l’intérieur de soi, est également une étape nécessaire à la révélation et au rayonnement du couple divin, du couple parèdre, de cette alchimie de la Conscience Christos / Melchizédech et précisément, le portail de solarisation du Mont Shasta, qui sera activé au mois d’août 2015, porte l’unification sacrée du nouveau couple solaire galactique. Pour cela, il est nécessaire de quitter l’ancien masculin habitué à prendre, à vouloir, à dominer et de quitter également l’ancien féminin qui consiste à se sacrifier en se faisant intruser, manipuler, violer, outrager, pour entrer dans ce nouveau couple alchimique à l’intérieur de soi comme à l’extérieur de soi. 

Mais toute communion commence au centre de soi-même. Et l’unification, c’est d’abord le 8 debout, la lemniscate debout, c’est respirer avec soi, respirer dans ce lien amoureux avec sa Divine Présence et pour cela, regarder tous les manques que vous pouvez éprouver dans votre vie terrestre : manque de temps, manque de foi, manque de patience, manque de tendresse, d’amour, de reconnaissance. Bref : observez, notez tous les manques que vous pouvez vivre. Et regardez aussi toutes les projections et tous les conditionnements que vous avez mis en place ou que vous avez laissé mettre en place en lien avec tous ces manques intérieurs. 

Lorsque vous avez regardé ces ombres, ces parties de vous-mêmes en souffrance, que vous les avez nommées, eh bien, vous pouvez aussi appeler toutes vos extensions en lien avec ces manques. Vous appelez ces extensions à se présenter devant les portails de rédemption. 

Je vous rappelle que le 1er portail à la porte d’Aramu Muru au Pérou, signale déjà le 3ème portail de rédemption et le futur portail de solarisation. En effet, le pilier bleu cobalt qui se trouve en face de vous sur la gauche est le portail de rédemption n° 3 de l’Ile de pâques, de Rapa Nui, le portail de recyclage cellulaire. Et le portail qui est sur votre droite en face de vous, le portail or, le pilier or, eh bien, il annonce clairement l’activation du prochain portail. Et le pilier central est platine, c’est le pilier d’unification, c’est le pilier qui invite avec amour et compassion, mais avec rigueur aussi, toutes ces extensions qui ont été en souffrance, qui ont vécu des traumatismes. Et pour retrouver cette alliance avec vous-mêmes, cette alchimie, cette respiration, ce lien amoureux, il est fondamental que vous observiez tous vos manques, dans toutes les activités de votre vie, dans tous les domaines de votre vie et que vous appeliez toutes ces extensions en lien avec ces manques. 

Et à partir de là, il va se produire une alchimie, une transmutation particulière. Tout ce qui vous parasite, tout ce qui vous salit, tout ce qui vous distorsionne, va petit à petit se libérer et vous mettre dans cet état de conscience que l’on nomme la vacuité. Vous allez trouver un espace de vacuité en vous, un espace où vous ne penserez plus, vous n’émettrez plus des pensées, car si l’on observe à l’intérieur de vous-mêmes, il y a comme plusieurs Etres, plusieurs parties de vous-mêmes qui parlent en même temps, qui se contredisent, qui s’annulent, qui se boycottent, qui se sabotent, eh bien ces parties là vont se taire, elles vont faire silence parce qu’elles sont simplement des extensions de vous qui n’ont pas été reconnues, qui n’ont pas encore passé les portails de rédemption. Et dans ce silence qui va s’installer dans un espace nouveau de votre Etre, vous sentirez la fluidité, vous sentirez l’harmonie, le mouvement ondulatoire et circulaire qui sera comme un espace nouveau pour accueillir cette Divine Présence Je Suis. 

Et à partir de ce moment là, vous commencerez à établir ce lien vertical qui est l’unification et aussi la soumission à votre Présence Divine Je Suis. 

Peut-être que certains d’entre vous, lorsqu’ils liront ou entendront le mot « soumission », auront quelques réactions, car beaucoup veulent faire ce qui leur plaît. Et l’idée même de se soumettre à la Divine Présence, ne leur convient pas. C’est parce que précisément, ils se vivent fractionnés, ils se vivent séparés d’eux-mêmes, séparés de leur centre, ils vivent leur réalité terrestre selon leurs projections, selon les conditionnements qu’ils ont reçus et entretenus de vie en vie. 

Alors chères âmes, donner pleine autorité à sa Divine Présence Je Suis, être soumis, c’est tout simplement l’initiation du renoncement : 

•        je renonce à ma personnalité humaine

•        je renonce à mes conditionnements  

•        je renonce à mes  projections  

•        je renonce à mes attentes  

•        je renonce à créer des liens selon mes intérêts personnels 

•        j’accepte de mourir à moi-même pour renaître à ma véritable dimension, à la dimension sacrée de mon Etre rayonnant qui porte en lui tous les encodages matriciels de cette Essence d’amour,  de cette puissance d’amour. 

Cette étape du renoncement vous a été enseignée par Marie, Marie qui s’est trouvée à genou face au messager Gabriel qui lui annonçait qu’elle allait être la mère d’un Christ. Sa partie humaine et terrestre aurait pu se réjouir et s’enorgueillir : « devenir la mère d’un Christ ». Bien au contraire, c’est parce qu’elle a renoncé à sa personnalité humaine, qu’elle a été dans cet état d’humilité, dans cet engagement du service au bien commun, qu’elle été choisie pour porter l’Enfant Roi, pour porter cette semence or, cette semence christique. Et la parole, le Verbe qu’elle a utilisé, est magique, juste, authentique : « que ta volonté soit faite ». 

Dans cette étape d’alliance avec vous-mêmes pour recevoir le germe christique et pour que cette semence grandisse à l’intérieur de vous jusqu’à naître et rayonner, être un enseignement vivant, il vous faut mourir à vous-mêmes, il vous faut créer cette alliance, créer cet espace d’unification. 

Humains de la Terre, il est temps d’accueillir le Christ en vous. Toutes ces particules adamantines qui descendent aujourd’hui, entrent en résonance avec vos codes matriciels d’Essence christique, mais l’encodage, l’héritage des grandes familles christiques, ne suffisent pas. Même les particules adamantines qui descendent, précisément pour activer, faire rayonner cette part christique, lui donner pleine autorité, ne suffisent pas. Tout cela a besoin d’être accompagné, dirigé même, par votre consentement. 

Je sais que certains d’entre vous disent : « je ne veux pas – je m’oppose – je veux faire ce qui me plaît ». Observez ces parties d’ombre. Ce sont les parts hybrides, les encodages reptiliens, dracos, qui s’expriment à ce moment là. Et même si demain je vous apporte des sceaux d’unité quantique qui vont entrer dans les Urims et les Thummims de vos cellules, s’il n’y a pas cette mort, ce processus de mort de l’ego, ce processus de renoncement et cette volonté de servir, vous passerez à côté de votre mandat premier, le mandat originel, celui qui vous a fait descendre sur Terre pour vivre, durant ces siècles, toutes ces incarnations. 

Maintenant que vous arrivez au bout du chemin, que vous arrivez à cette phase de synthèse où tous les « mois » doivent revenir au moi unique, il ne s’agit pas de vous désengager ou de laisser ces parts involutives avoir autorité et vous donner l’illusion de croire que vous êtes libres. 

Dans d’autres temps, lorsque j’étais Jean le Baptiste, je vous disais inlassablement : « ne croyez pas que vous serez sauvés parce que vous êtes les fils d’Abraham, repentez-vous ». Je vous dirai aujourd’hui : « ce n’est pas parce que vous portez des encodages christiques que vous servez la Lumière ». Certains se servent de la Lumière pour briller eux-mêmes, pour servir leurs propres intérêts égotiques, parce que ceux-là sont des profanes, des non initiés, car l’initié entame son chemin dans l’humilité, dans ce devoir d’amour, dans ce principe de rédemption, dans cette volonté d’unification, de faire alliance avec le Soi Divin et pour cela, l’initiation de la mort est incontournable. 

Précisément, le 3ème portail de rédemption activé à Rapa Nui, est ce recyclage cellulaire, dans d’autres termes, c’est cette initiation de la mort : mourir à tout ce qui n’est pas vous, dans votre Essence, pour ne garder que la quintessence, pour renouveler la matière, l’esprit, dans le feu éther de la Source Première. 

Voilà la pensée que je voulais partager avec vous aujourd’hui, humains de la Terre. 

Soyez remerciés, profondément remerciés et guidés dans votre processus d’ascension, dans l’acceptation de la seconde naissance du Christ en vous et autour de vous. 

OM SHANTI CHAYA

http://www.christalchaya.com/index.html

Hilarion – Guérison instantanée

 

 Hilarion – Guérison instantanée dans LEMURIENS de TELOS paix-sur-terre-300x116

Chers frères et sœurs,

 À la mi- décembre 2012, j’ai eu une bronchite sévère qui m’a empêchée de participer aux rencontres familiales des fêtes afin de ne pas contaminer les gens. Au début de janvier 2013, j’ai demandé à Denise de contacter Maître Hilarion afin de connaître comment fonctionne la guérison instantanée. 

Étant donné que nous sommes UN, avec tout mon Amour, je choisis de partager ces connaissances avec vous. Puissiez-vous fusionner avec votre Divinité intérieure. C’est le bonheur que je vous souhaite en ce début de notre nouvelle vie avec la Terre Mère   

Un seul Cœur – HJ-G / Les mots que j’utilisais pour parler à mes frères et sœurs étaient des mots d’Amour, des mots de Pure Grâce qui admiraient, qui ne voyaient que la perfection de ma propre vie en tout, en eux, en mes frères et sœurs et surtout en ce corps que j’utilisais. 

En vivant la perfection, en la ressentant, en m’identifiant totalement à la perfection de Dieu en moi, j’avais tout pouvoir sur toute matière. J’avais un pouvoir illimité, sans espace, sans la dimension du temps avec un début et une fin. 

Qu’il y eût seulement 100 personnes autour de moi, ou 2,000, ou 100,000 personnes, c’était la même chose : UN SEUL CŒUR, UNE SEULE CONSCIENCE manifestée au travers de chacune de ces personnes. En fait, je voyais ma conscience illimitée en chacun de mes frères et sœurs et je la faisais grandir. J’imaginais l’Énergie du Soleil rayonnant de mon Cœur, qui est la Source de Toute Chose, Conscience Vivante et Immortelle se répandre et embraser tous ces frères et sœurs, toutes ces expressions de ma propre vie dans la 3ème dimension. Et lorsque j’embrasais et j’enveloppais mes frères et sœurs de ces émanations de mon propre Amour, elles retouchaient à la perfection leur propre essence, qui est mienne en toute chose. 

Alors, tu me demandes comment manifester ta guérison instantanée. Chère enfant de Lumière, touche à cette perfection en toi, à la perfection du Dieu Tout-Puissant qui rayonne en toi.

Ressens-la. Identifie-toi à cette Perfection et avec la Puissance de ton Amour, la Puissance de ta  conscience, la Puissance de la croyance de Dieu en toi, tu peux toute chose instantanément.

 Ce sont tes poumons qui souffrent. Les poumons sont reliés à l’Air. L’Air est relié à la croyance,  à la pensée. Il y a en toi une pensée profonde que tu es un être humain misérable qui a fait de grandes choses et qui ont fait souffrir. Elles t’on fait souffrir et elles ont fait souffrir les membres de ta famille et davantage encore Tu traînes en toi non seulement ta propre culpabilité, tes propres regrets, tes propres croyances que tu n’es qu’un simple être humain mais aussi toutes les croyances de la lignée ancestrale, de toutes ces incarnations que tu as vécues dans cette dimension, toutes ces incarnations qui ont renié leur propre divinité. C’est cette pensée, cette croyance qui comprime tes poumons mon enfant, qui comprime ton air, ta propre vie. 

Alors moi, Hilarion ton frère, ton bien-aimé, je te demande aujourd’hui de laisser ce fardeau de croyances qui t’éloignent de la Source que tu es, qui t’empêchent de vivre ta vie comme un esprit libre, joyeux, tout-puissant dans cette dimension. Je te demande de t’identifier à la puissance de l’Amour en toi. Je te demande de laisser tomber toutes ces chaînes qui t’attachent à ton passé, ces émotions de culpabilité, de regret, de honte ainsi que de haine, de violence, de rage contre la 3ème dimension. Oui Tu as haï cette 3ème dimension qui te limitait. Tu t’es sentie abandonnée, emprisonnée. Tu t’es sentie coupée de Ma propre Essence et lorsque je dis de Ma Propre Essence, c’est le Christ Ressuscité qui parle en toi mon enfant Moi, le Christ vivant éternel, immortel en toi. Je t’enveloppe, je t’embrasse, je te protège, je te guide et je soutiens ta propre vie. 

Alors, une fois pour toutes, vas-tu me laisser exprimer ma gloire en toi? Vas-tu, une fois pour toutes, accepter que tu sois ma manifestation dans cette vie, dans cette dimension en tant que Henriette, en tant qu’enfant bien-aimée de mon Pur Amour ? Laisse couler en toi ma Puissance, ta puissance, notre puissance. Accepte-la Ouvre grand les bras Laisse tomber les fardeaux. Donne-les-Moi, à Moi le Cœur Rayonnant Tout-Puissant d’Amour. 

Imagine que toutes ces croyances qui te limitent sont embrasées par la Lumière et le Feu Sacré de mon Amour en toi. Imagine qu’elles disparaissent, qu’elles se transmutent en Puissance Instantanée. À ce moment-là, tes cellules vont ressentir ma joie de vivre en toi, ressentir que nous sommes UN. 

Tout est dans l’unité, enfant de Dieu. L’unité est d’accepter que tu es Toute-Puissante, que tu es Lumière Éternelle et Immortelle et que rien ne ternit cette Lumière, cette puissance, cet Amour, cette perfection car tu es ma Présence Manifestée dans cette dimension utilisant ce corps. Lorsque tu t’identifies complètement à cette croyance, mon enfant, rien ne peut te limiter. Tu alignes automatiquement tes cellules sur mon Amour Tout-Puissant qui ne connaît que la perfection et tu apportes la guérison à toutes tes cellules. 

Alors, le secret est identification, acceptation inconditionnelle de mon Amour en toi, Moi le

Christ ressuscité. Et commande à tes cellules de s’aligner sur cette puissance, sur cette énergie de Lumière, d’Harmonie, de Bonheur, d’Amour Illimité. 

Visualise tes poumons chargés de cette énergie. Visualise que tout est possible, que l’illimité est en toi, qu’il n’y a aucune limitation possible dans ta vie, que tu appartiens à ma Gloire, que tu appartiens au mouvement de résurrection sur cette Terre et tes cellules vont guérir. Elles vont capter l’essence de cette Énergie de Lumière qui ne connaît que la perfection. Elles vont l’ancrer en elles et la manifester. 

Sur ces paroles, enfant chérie de ma Lumière, je t’enveloppe de cette énergie de résurrection, cette énergie d’ascension, d’Amour inconditionnel, de Toute-Puissance de mon Amour manifesté en toi qui ne connaît que la perfection, la santé parfaite, la jeunesse immortelle

 Amour Amour Amour 

canalisation Hilarion et Aurelia Louise Jones 

L’incarnation des artisans de Lumière sur la terre

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L'incarnation des artisans de Lumière sur la terre dans CHEMIN le MOINS FREQUENTE pLorsque vous vous êtes incarnés sur la terre, vous veniez de commencer la transition d’une conscience fondée sur l’ego à une conscience fondée sur le coeur. Nous avons vu que cette transition s’effectuait en quatre étapes. Vous avez franchi la première en prenant conscience de votre désir d’« autre chose », qui soit différent de la lutte pour le pouvoir qui occupait vos vies auparavant.

Cette lutte avait donné un but et un sens à vos vies pour une période substantielle. Votre fascination pour le pouvoir vous a conduit à utiliser l’être humain comme marionnette dans vos batailles galactiques. Tous les empires galactiques y ont pris part. Mais quand les énergies guerrières ont été transposées à la terre avec l’homme pour champ de bataille, vous êtes devenus davantage des observateurs et vous êtes retirés des batailles effectives. Vous avez observé ce qui se passait sur la terre. Vous avez vu l’être humain se développer en quelque chose, un état d’être que vous aviez atteint longtemps auparavant. Vous étiez devenus des guerriers sophistiqués, qui utilisaient des méthodes raffinées de manipulation psychique et guerrière. L’homme devait devenir votre semblable, doté de vos implants génétiques.

Ces implants génétiques généraient un niveau élevé de développement mental dans l’être humain. L’instinct naturel et le sentiment étaient plus ou moins supprimés en faveur de la pensée et du raisonnement.

Nous avons mentionné que les influences galactiques causaient un niveau élevé de peur chez l’être humain en développement. En fait, cet élément de peur était étroitement lié à la prépondérance de la pensée. Dans une situation équilibrée, la peur est surmontée ou relativisée par vos talents intuitifs et votre capacité à ressentir ce qu’il est juste ou approprié de faire. Toutefois, lorsque la faculté de penser prend le dessus, la peur a tendance à se renforcer, puisque la pensée repose sur un processus mécanique logique qui ne permet pas à l’intuition ou au sentiment d’entrer en jeu. Quand la faculté mentale est alimentée par des émotions de peur, elle a tendance à devenir folle et à produire des idées illusoires, des idées de tout contrôler. Les régimes dictatoriaux sont un exemple de cette faculté mentale qui devient folle. 

La réponse à la peur n’est jamais de penser plus. Elle est de penser moins et d’avoir confiance dans le cours de la vie. Elle est de retomber dans l’état de grâce qui est votre droit de naissance. Elle est de lâcher-prise au lieu de s’accrocher.

Quand le stade de la loi de l’ego a pris fin pour les âmes d’artisans de Lumière, celles-ci sont entrées dans une nouvelle manière d’être. Intuitivement, vous étiez ouverts à l’énergie du coeur. En fait, vous recherchiez une sorte de créativité qui transcende le simple jeu du pouvoir. Vous aviez le sentiment que la lutte pour le pouvoir était destructrice et vous ne pouviez rien créer de neuf, puisqu’elle tuait et phagocytait tout ce qui était « autre ».

En essayant de contrôler et de dominer la vie, en vous ou hors de vous, en fait vous avez tenté de rendre la réalité statique et prévisible. En fin de compte, le pouvoir est incroyablement ennuyeux.

Lorsque vous avez pris conscience de cela, vous avez réalisé que votre vrai désir n’était pas d’avoir le pouvoir, mais d’être vraiment créatifs. Etre vraiment créatifs, c’est être au contact de votre divinité.

Puisque vous êtes des êtres divins, peu importe ce que vous faites ou ne faites pas, vous créez toujours une sorte de réalité. La créativité est votre vraie nature. Au stade de l’ego, vous avez exploré la possibilité de nier votre vraie nature. C’est bien un acte créatif, à un certain niveau, de façon déformée. Toutefois, être vraiment créatifs, c’est créer selon la vie et non selon la mort.

Lorsque vous avez réalisé cela, la mémoire de votre foyer s’est réveillée. Le vague souvenir d’un état de pure unité béatifique est revenu à votre conscience et vous avez su que la clé de votre bonheur était là. Mais vous vous sentiez désemparés et ignorants, car vous ne saviez pas comment procéder. Vous saviez que l’ego ne détenait pas la réponse mais vous n’étiez pas encore entrés dans une conscience fondée sur le coeur.

En même temps, grandissait en vous un sentiment de remords et de culpabilité à propos de ce que vous aviez fait subir aux êtres humains sur la terre.

Spécialement sur la terre, il y avait de splendides opportunités pour que la conscience puisse s’exprimer de nombreuses façons variées. La terre avait été faite pour unifier des énergies différentes, pour être un creuset dans lequel des énergies variées et même opposées pouvaient trouver un moyen de coexister en harmonie. Le terrain de jeu énergétique de la terre avait été créé pour abriter un ensemble d’énergies très hétérogène.

La différence entre la vie sur la terre et celle d’autres lieux de l’univers, sur un plan physique ou astral, est l’énorme variété d’énergies présentes sur la terre. De plus, cette variété n’est pas seulement présente comme un vaste étalage de formes de vie et d’espèces, elle est aussi présente en un seul être, l’humain. Celui-ci est capable de contenir un éventail d’énergies bien plus large que tout autre. Vous avez en vous l’énergie du saint et du meurtrier, de l’enfant, de l’adulte et du vieillard, l’énergie de l’homme et de la femme, l’énergie de l’actif et du passif, l’énergie du rationnel et de l’émotionnel, l’énergie de l’eau, de l’air, du feu et de la terre, etc. Pour vous, êtres humains, cela peut sembler ordinaire ou naturel, mais pour le reste de l’univers, c’est un véritable exploit. C’est un véritable exploit d’être humain, sans avoir rien fait de spécial.

Mais la qualité la plus unique de l’être humain est sa capacité à marier des énergies qui semblaient incompatibles auparavant. L’homme a été conçu non seulement pour contenir toutes ces énergies différentes, mais aussi pour être un médiateur, un bâtisseur de ponts entre elles.

La raison pour laquelle l’Esprit, Dieu ou Tout-ce-qui-est en est venu à ce concept de l’être humain, est que l’univers était coincé dans une situation de stase. La conscience, en explorant la vie hors de l’unité, avait tendance à essayer des formes de vie différentes, sur des plans et des lieux différents de l’univers. Lorsqu’une âme avait fait l’expérience de tout ce qu’était une forme de vie particulière, elle la quittait (dans le sens de ne plus y être incarnée) et continuait dans d’autres formes de vie répondant à des besoins particuliers. Il n’y avait aucun besoin de transformer l’énergie en vivant dans une forme de vie particulière. Lorsque vous vouliez un changement, vous passiez à un autre corps. Ce n’est pas parce que les âmes étaient paresseuses ou frivoles. La plupart des corps, variant en densité du physique à l’astral, offraient des champs d’expérience limitée et par conséquent, des opportunités limitées de croissance et de transformation en étant dans ce corps. Celui-ci ne pouvait pas contenir de nombreuses énergies différentes. Par exemple, si vous viviez sur une planète d’eau, où vous étiez incarnés dans un corps d’eau, celui-ci vous permettait de faire l’expérience de la nature de l’eau de toutes sortes de manières. Le « ressenti » d’être liquide, non-fixe, coulant, mouvant, est en vérité merveilleux. Mais lorsque vous vouliez faire l’expérience d’être fixe et immuable, vous aviez besoin de quitter ce corps et de vivre dans une montagne pendant quelque temps. De même, lorsque vous viviez sous la forme d’êtres galactiques en quête du pouvoir, vous ne pouviez pas réellement changer votre conscience dans ce corps. La conséquence de ce champ d’expérience limité ou spécialisé dans un corps a été que ce monde de  formes vivantes s’est retrouvé bloqué. Il ne pouvait pas grandir ou s’étendre et s’est donc retrouvé enfermé dans une sorte d’état de stase.

Le pouvoir spécifique de l’être humain est celui de contenir un vaste éventail d’énergies et de les amener à un état d’équilibre créatif, non-statique. En réalité, ce pouvoir est égal à la capacité de transformer l’obscurité en lumière, c’est à dire le pouvoir de l’alchimie spirituelle. Ce qui amène les énergies opposées à un stade d’harmonie dynamique est l’énergie christifiée, l’énergie qui maintient l’unité face à la dualité. C’est cette même énergie qui transforme l’obscurité en l’acceptant et en permettant ainsi à la peur de se transformer en joie. L’énergie christifiée est la troisième énergie qui unit en acceptant. Sa force alchimique réside dans sa qualité d’être tout-englobante, tout-acceptante et sans peur.

Vous, êtres humains, êtes les seuls à avoir cette capacité d’alchimie spirituelle. Ni les plantes, ni les animaux, ni les anges, ni les « seigneurs des ténèbres » n’ont ce pouvoir.

Toutes les âmes peuvent faire l’expérience de ce qu’est la lumière, de ce qu’est l’obscurité, de ce que sont toutes les sortes d’êtres qui vivent dans l’univers, mais elles ne peuvent faire l’expérience de transformer l’obscurité en lumière tout en restant dans leur forme de vie actuelle. Elles ne peuvent imaginer ce qu’est changer à des niveaux intérieurs de façon à créer une réalité physique et spirituelle différente au fur et à mesure.

Les âmes qui sont incarnées dans des formes autres qu’humaines créent aussi leur réalité et ont un libre-arbitre, mais elles ont moins de possibilités de couvrir des états de conscience très différents et même opposés en restant dans le même corps, dans la même forme. Vous, humains, êtes des bâtisseurs de ponts, des alchimistes spirituels, et c’est ce qui rend la terre et l’être humain uniques.

Retournons maintenant à notre conte des âmes d’artisans de Lumière qui se tourmentaient et regrettaient leur interférence avec l’être humain. Ils ont réalisé que sur la terre un jeu tout nouveau prenait place, un jeu plein de promesses, qu’ils s’étaient efforcés d’étouffer à leur profit. Ils en ressentaient de la peine. Ils se rendaient compte aussi qu’ils avaient bloqué leur voyage vers la lumière et la vraie joie par leurs actes égoïstes.

Aussi, lorsque vous vous êtes réveillés du sommeil de votre ego, vous avez vu que la terre était un si bel endroit, une planète verte grouillante de vie. Cela remuait en vous de vieux souvenirs. Vous étiez présents au tout début de la vie sur la terre. Elle n’avait pas encore perdu son innocence. En ces temps lointains d’avant votre chute dans la conscience guerrière, vous preniez part au paradis sur la terre, en qualité d’êtres angéliques qui nourrissaient la vie et en prenaient soin. Vous étiez des anges dans le jardin d’Eden. Même si par la suite, vous avez manifesté votre côté sombre, en tant que guerriers galactiques, vous avez aussi manifesté sur la terre un aspect de vous-mêmes pur et lumineux en ces temps anciens où vous prépariez la terre pour la venue des âmes de la terre. Vous avez contribué à l’épanouissement de la planète verte et quelque part, vous saviez cela quand vous êtes sortis de votre stade de conscience de guerriers. Vous saviez que vous aviez détruit ce que vous aviez nourri et aidé à créer.

Quand vous avez réalisé les promesses et la beauté de la terre, vous avez ressenti le désir intérieur d’y aller et de restaurer ce qui avait été endommagé. Vous vous êtes incarnés dans des corps humains avec l’intention d’apporter la lumière et de créer des valeurs fondées sur le coeur dans un environnement essentiellement dominé par des valeurs égoïstes. Nous allons développer un peu ce sujet d’apporter la lumière, car il y en vous à ce propos quelque chose qui prête souvent à confusion et à malentendus.

Lorsque vous, artisans de Lumière, vous êtes incarnés sur la terre, vous avez en fait initié un processus de transformation où vous alliez achever votre transition d’une conscience fondée sur l’ego à une conscience fondée sur le coeur. Vous étiez en bonne voie d’un lâcher-prise complet de la conscience fondée sur l’ego et la vie sur la terre vous procurait l’opportunité de traiter ce qui restait d’énergie fondée sur l’ego.

Vous alliez pouvoir rencontrer les énergies que vous souhaitiez clarifier dans l’être même que vous aviez manipulé et dans lequel vous alliez résider : en l’être humain, en vous-mêmes.

Votre motivation la plus profonde à votre venue sur la terre était de venir à bout de votre obscurité intérieure, et vous étiez d’accord pour rencontrer cette obscurité en vous, en tant qu’êtres humains. Bien que vous pensiez souvent que vous êtes ici pour aider les autres ou pour aider votre mère la terre, la raison la plus fondamentale de votre présence ici est de vous guérir vous-mêmes. Tout le reste est secondaire.

Au niveau le plus profond, votre âme souhaitait assumer sa responsabilité pour l’obscurité qu’elle avait répandue. Toutefois, assumer cette responsabilité est par principe une aventure solitaire qui n’implique pas que vous ayez besoin d’autres personnes à aider ou à soigner. Cela n’implique que vous. Vous allez aider d’autres personnes au cours de ce processus, mais c’est un effet secondaire. Il est important de réaliser les choses dans le bon ordre, car vous avez tendance à trop vous empresser d’aider les autres. Cet enthousiasme à aider les autres devient souvent un piège, car vous mêlez votre énergie à celle de l’autre et très souvent, après cela, vous vous sentez épuisés et déçus. S’il vous plaît, souvenez-vous bien : Donner plus qu’on ne reçoit n’est pas noble ni issu du coeur, c’est simplement une erreur. L’erreur est de penser que vous êtes en partie responsables de la situation ou de l’état d’esprit de quelqu’un d’autre. Ce n’est pas vrai. Chacun est responsable de son bonheur ou de son malheur. Et c’est en vérité une bénédiction, car cela procure à chacun la capacité de créer et par conséquent de changer sa propre réalité.

Vous n’êtes pas ici pour réparer d’autres personnes ni votre mère la terre. Vous êtes ici pour réparer les blessures profondes de votre être. S’il vous plaît, tendez vers cette tâche et tout prendra sa place sans aucun effort de votre part.

Lorsque vous êtes venus sur la terre vous incarner dans des corps humains, vous étiez enclins à combattre les énergies que vous vouliez vaincre. A ce stade, vous étiez dans une situation paradoxale. D’un côté, vous saviez que vous vouliez « autre chose » que le pouvoir et vous vous détestiez pour ce que vous aviez fait avant. Mais vous n’étiez pas libres de ce que vous détestiez en vous. Vous n’étiez pas encore libres de la domination de l’ego. Quand vous êtes venus sur la terre, vous aviez tendance à être agacés par l’obscurité,  vous mettre en colère contre elle, et votre réaction était de la combattre. Le paradoxe est que vous vouliez combattre les énergies égoïstes par la lutte, l’énergie même de ce que vous souhaitiez lâcher-prise. Vous n’étiez pas encore conscients des véritables implications d’une conscience fondée sur le coeur. Lorsque vous observez les choses à partir du coeur, il n’existe pas de combat entre le bien et le mal. La réalité du coeur transcende les deux. Le coeur ne s’oppose pas à l’obscurité. La conscience fondée sur le coeur repose sur l’acceptation de toute chose, de tout ce qui est. C’est un type de conscience qui ne retient pas l’idée que le combat résout quelque chose.

Même si vous aspiriez à un mode d’approche de la réalité pacifique et non-combattif, vous n’aviez aucune expérience d’une mise en pratique de cet idéal. Vous étiez vraiment dans une zone intermédiaire, un no man’s land avant d’entrer dans un nouveau domaine de conscience.

Vous avez donc commencé à faire toutes sortes d’erreurs, dans le sens de retomber dans des modes d’être dont vous vouliez lâcher-prise. Vous étiez impatients de changer ou convertir les individus ou les groupes qui manifestaient un comportement de type « ego » ou qui prônaient des valeurs basées sur l’ego. Ils vous répondaient d’ailleurs avec agressivité, bien souvent ne comprenant même pas ce que vous essayez de leur montrer. Les artisans de Lumière ont été persécutés pendant des siècles comme sorcières, païens ou agitateurs politiques. Ils semblaient être inspirés par des idéaux pour lesquels le monde n’était pas prêt. Ils semblaient différents et ne s’adaptaient pas. Il était typique qu’ils rencontrent beaucoup de résistance.

Ce qui arriva, c’est que vous êtes passés à un rôle de victimes après avoir joué celui d’offenseurs pendant un certain temps dans les royaumes galactiques. Votre « colère spirituelle » provoquait des réponses furieuses de votre environnement et vous êtes devenus des victimes, vous avez vécu l’humiliation, la profonde douleur et la perte d’autonomie. Le trauma d’être rejetés, et/ou exclus de façon répétée dans plusieurs vies a laissé en vous de profondes cicatrices. Vous en êtes arrivés à vous sentir démunis et indésirables. Nombre d’entre vous dans cette vie se sentent fatigués et nostalgiques d’un monde aimant et plein de sens.

Il es très important que vous réalisiez que ce rôle de victime est juste cela : un rôle que vous jouez. C’est une interprétation possible des faits, mais elle est étroite et déformée. Vous n’êtes pas la victime ni l’offenseur. Vous êtes la conscience de l’âme qui a créé ces rôles pour que vous y jouiez un temps.

Vous n’êtes pas vraiment la victime d’un monde matérialiste et égoïste.

En fait, les affrontements que vous avez eus avec des énergies agressives, non-coopérantes dans nombre de vos vies vous ont simplement fait miroir de vos liens avec la conscience fondée sur l’ego, de votre dépendance à son égard. Si vous recherchez un résultat au moyen du combat, vous allez recevoir en retour l’énergie du combat. C’est, c’était, votre énergie qui revient vers vous ! Et c’est la seule signification du karma.

La tendance à combattre le mal est basée sur la croyance que le mal est au-dehors de vous et qu’il doit être banni de la  réalité. L’invitation spirituelle qui vous a été faite à vous, artisans de Lumière, au cours de toutes ces incarnations a toujours été de reconnaître et d’accepter votre côté obscur et de comprendre son rôle et son but.

L’invitation la plus profonde est celle de vous pardonner à vous-mêmes et de retrouver votre innocence. Vous êtes innocents et l’avez toujours été. Comprenez-vous réellement cela ? Si oui, vous ne voudrez plus changer le monde ni combattre l’injustice. Vous voudrez jouer, vous amuser et apprécier chaque instant de votre vie et simplement être qui vous êtes et partager cela avec les autres.

Quand vous, les artisans de Lumière, relâchez l’idée que vous devez vous battre pour quelque chose ou quelqu’un, vous ne vous heurterez plus à  l’opposition du « monde extérieur », de la société ou des gens en général, parce que vous êtes différents. Vous ne voudrez rien changer et par conséquent, vous ne rencontrerez pas de résistance. Vous saurez que vous êtes les bienvenus, que votre contribution à cette réalité est précieuse et que les autres vous apprécient.

Quand vous vous serez complètement libérés de la conscience fondée sur l’ego, vous saurez que vous ne subirez plus de persécutions ni de menaces extérieures. Vous serez allés au-delà des rôles de victime et de persécuteur ; votre voyage sera complet. Vous vous serez déchargés de vos fardeaux cosmiques et vous serez tout à fait libres de créer ce que vous voulez.

Vous êtes sur le point de donner naissance à une nouvelle conscience. C’est un type de conscience qui s’est complètement libérée du besoin de contrôler ou de posséder quoi que ce soit. Elle est libre de la peur. C’est la conscience du Christ.

Quand je, Jeshua, vivais sur la terre, je voulais vous dire que la spiritualité n’a rien à voir avec un combat entre la Lumière et les ténèbres. Il s’agit de trouver un niveau de conscience qui va au-delà du bien et du mal, un lieu duquel vous pouvez comprendre et accepter toute chose. « Le royaume de Dieu est en vous ». Tout ce dont vous avez besoin est en vous. La paix, la joie et la tranquillité sont vôtres quand vous réalisez vraiment qui vous êtes : un être divin dans une expression physique.

C’est seulement quand vous réalisez que vous êtes ici pour vous transformer et vous guérir que les choses commencent réellement à changer pour vous, et en effet secondaire, pour ceux qui vous entourent. Le monde est ce qu’il est et ce que vous pouvez faire de mieux pour lui est simplement de l’aimer pour ce qu’il est. Aimer et voir la beauté de chaque chose qui traverse ce plan de réalité.

Nombre d’entre vous sont sensibles à mon énergie, l’énergie de Jeshua ou de Jésus. C’est parce que je suis membre de votre famille. J’étais simplement un artisan de Lumière déchargé de ses attaches karmiques, un artisan de Lumière qui avait un degré élevé de compréhension de soi. Vous êtes touchés par mon énergie car vous savez que c’est l’énergie vers laquelle vous allez. L’énergie de Christ est celle de votre soi futur. 

Texte issu de -L’artisan de la lumière III- par  Pamela Kribbe

Respecter nos énergies et celles des autres

 

 Respecter nos énergies et celles des autres dans LEMURIENS de TELOS egypteLes gens doivent comprendre qu’il n’est pas toujours approprié de toucher quelqu’un d’autre s’ils n’ont pas noué un lien au niveau du cœur avec cette personne. Nous dirions même qu’il est préférable d’éviter ce genre de contact si, au préalable, aucune permission na été donnée dans ce sens. Sauf, naturellement en cas d’urgence ou dans des circonstances particulières. Nous ne parlons pas ici des rapports amoureux, des relations avec vos enfants ou avec vos proches, mais plutôt des échanges entre étrangers.

 Vous savez, peu importe la pureté des intentions, les gens prendront toujours plus que ce qu’ils donnent. C’est la nature même de ce genre d’échanges.

 Dans notre culture, nous nous saluions avec un geste d’amitié en joignant les mains sur le chakra du cœur et gardant le contact visuel, nous nous relions à la personne de cœur à cœur en inclinant un peu la tête et en souriant. Il n’est pas toujours nécessaire de dire quelque chose tout haut, les paroles peuvent se limiter à un simple message télépathique du genre ; que la paix soit avec toi. L’amour et l’acceptation sont transmis de l’un à l’autre et reçus par le cœur.

 Voilà tout ce qu’il faut pour démontrer notre amour et rendre hommage à la personne que nous rencontrons. Dans notre dimension, l’autorisation de toucher quelqu’un d’autre que les membres de sa famille est considérée un grand honneur. Nous ne nous livrons donc que rarement. Nous ne le faisons que lorsque nous avons une raison spécifique de le faire et encore, avec la permission de l’autre. C’est la coutume dans notre dimension ainsi que dans la plupart des autres civilisations galactiques ; nous n’éprouvons pas le besoin de nous toucher comme vous le faites.

 Chers amis, nous ne cherchons pas à éliminer vos habitudes et vos traditions. Nous voulons simplement vous faire prendre conscience qu’il existe maintenant une coutume plus appropriée ; libre à vous de l’adopter. Nous vous initions toutefois à respecter ceux qui, parmi vous, ne désirent pas se plier à ces habitudes culturelles parce qu’ils souhaitent préserver leur vibration et leur énergie spirituelle à un niveau avec lequel ils sont à l’aise.

 Sachez qu’il existe des individus qui, consciemment ou non, passent d’une personne à l’autre, en quête d’embrassades et de baisers. En réalité, ils ont besoin de l’énergie des autres et ils la siphonnent chez ceux qu’ils touchent ; ils le font au nom de l’amour. En réalité, cela n’a rien à voir avec l’amour. C’est l’ego qui requiert sa dose d’affection.

 N’oubliez pas que lorsque vous embrassez quelqu’un, les énergies se mêlent à partir du chakra du cœur des deux participants. Il n’est pas toujours avisé de les laisser se mélanger, notamment s’il s’agit de personnes que vous ne connaissez pas bien. C’est souvent ainsi que des entités en provenance d’autres sphères d’existence, notamment du bas astral, arrivent à s’infiltrer. C’est un phénomène fréquent, et nous constatons sans cesse à quel point certains d’entre vous se trouvent mal après une réunion parce qu’ils ont consenti à ce que plusieurs individus s’approchent de trop près de leur chakra du cœur et que des énergies indésirables leur ont été communiquées.

 Nous vous avertissons de rester vigilant, car vos énergies peuvent être dissipées ou mal employées. Dans notre dimension, il n’y aucun risque qu’une telle catastrophe se produire ; mais même alors, nous restons respectueux de nos énergies et de celles des autres. C’est l’un des facteurs qui préserve notre immortalité.

Extrait de TELOS III : Adama, Maître Lémurien, canalisé par Aurélia Louise Jones – Protocole pour la 5è dimension– page 80

La Maternité Spirituelle


par Pamela. Tilburg, le 15 décembre 2007.

plume Chers amis, je suis ici aujourd’hui, pleine de joie et le coeur grand ouvert pour vous tous. Je suis Marie. J’ai été la mère de Jeshua. Je représente l’aspect féminin de l’énergie du Christ qui naît à présent sur terre dans une mesure de plus en plus grande. L’énergie féminine a longtemps été réprimée dans votre société, ainsi que dans vos coeurs.

L’énergie féminine est une force primordiale de la création, une partie fondamentale de Tout ce qui est. Elle donne naissance à la vie et s’écoule en chacun. Sans elle, vous n’existeriez pas en tant qu’âme ni en tant qu’être humain. Le courant d’énergie féminine apporte aussi une qualité magique à cette période et veut éclairer l’obscurité de ce mois de décembre tout autant que vos combats intérieurs et vos humeurs sombres.

Vous vous demandez parfois à quoi sert tout cela, cette vie qui est la vôtre sur la planète terre. Je vous dis qu’elle est précieuse et qu’elle est pertinente. Vous accomplissez ici une oeuvre importante. Votre présence a une influence sur toute la vie autour de vous, vous apportez une transformation au monde. Mais il n’est pas nécessaire que cela soit l’objet de votre attention. Vous n’avez pas du tout besoin de vous focaliser sur les autres pour que cela se fasse. Le secret est que vous avez juste besoin de vous focaliser sur vous et sur l’intégrité de votre être. A mesure que votre conscience s’imprègne d’amour et d’acceptation de ce que vous êtes dans toutes vos facettes, vous créez un canal par lequel la lumière vient à vous aisément et s’écoule automatiquement vers les autres aussi. En vérité, vous avez juste besoin de faire attention à vous-même pour remplir votre mission sur terre.

Dans ce contexte, j’aimerais vous parler aujourd’hui de la façon dont vous pouvez être une mère spirituelle pour vous-même. Je représente l’énergie de la mère dans la tradition chrétienne. Mais qu’est-ce que cela signifie réellement? La maternité est un aspect essentiel de l’énergie féminine : la mère est considérée comme l’aspect de la nature qui donne la vie, qui nourrit et protège. Mais cette image est-elle complète? Dans les évocations qui ont été faites à mon sujet au cours de l’histoire, il y a eu beaucoup de distorsions et d’erreurs. C’est pour cela que j’aimerais vous parler un peu plus de ma vie sur terre, lorsque j’étais la mère de Jeshua.

Bien souvent, j’ai été décrite comme une sainte, mais je n’en ai sûrement pas été une dans cette vie là. J’ai été une femme ordinaire de chair et de sang, j’ai connu de grands tourments émotionnels et j’ai vécu tout ce que vous traversez dans vos vies. Dans ma famille de naissance, j’étais arrivée tardivement, la dernière de sept enfants, avec de nombreux frères et soeurs plus âgés. J’étais une forte tête. Toute petite, j’ai très vite appris qu’il me fallait prendre soin de moi et ne pas faire confiance aux autres. Mes parents étaient là pour moi, mais je n’étais pas le centre de leur attention. Ce qui convenait à ma nature, jusqu’à un certain point, car j’aimais être dans mon monde imaginaire et vivre à ma guise. 

Pour une fille, j’étais plutôt robuste et audacieuse. J’avais aussi un solide sens des choses et je ne me laissais pas dévier facilement de cette conduite. Je ne me sentais pas trop concernée par ce que les autres pensaient de moi. J’avais des frères aînés qui me taquinaient de temps en temps et j’ai donc compris rapidement qu’il me fallait construire ma fierté et mon estime de soi, pour être moi-même. J’étais un peu différente des autres. Je percevais les énergies et j’avais tendance à « voir à travers » les gens. Souvent, lorsqu’ils bavardaient, je sentais bien qu’ils cachaient des choses, des émotions violentes ou sombres, alors que leur comportement était calme et lisse en surface. Enfant, cela me troublait. J’avais le sentiment qu’il y avait quelque chose de faux et je me demandais pourquoi, mais personne ne me l’expliquait. Parfois j’étais donc aussi très solitaire et je me sentais incomprise. J’aimais les animaux autour de chez moi et être dans la nature. 

La pire chose qui me soit arrivée dans mon enfance a été la mort de ma mère. Cela s’est passé lorsque j’étais encore jeune, adolescente ; ma mère était relativement âgée, puisque j’étais arrivée tardivement. Sa mort a été pour moi la première confrontation avec la notion de perte. C’était une expérience profondément douloureuse et je me suis sentie ébranlée et abandonnée. Assise à côté d’elle sur son lit de mort, c’est comme si je perdais un morceau de moi. Une partie de moi semblait disparaître irrévocablement. Et il m’était impossible de la retenir, il me fallait lâcher prise. En fait, il s’est avéré que c’était la plus grande leçon que j’avais à apprendre dans cette vie : lâcher prise. 

Paroles de Marie transmises canalisé par © Pamela Kribbe  – Site: http://www.jeshua.net/fr/

La septième Maison

La septième Maison dans LE RETOUR mini_2_gif  Le temps ne s’était pas vraiment gâté, mais il aurait pu être plus agréable. Mike s’était habitué à un merveilleux ensoleillement accompagné de températures modérées ou à un assaut violent des éléments au point de transformer une pastèque en raison en moins de dix minutes. Mais aujourd’hui, le ciel était couvert et gris et donnait aux choses une apparence uniforme. La journée était fraîche et une brise légère rôdait telle une menace avec une irrégularité semblant vouloir communiquer un message mystérieux. Les nuages ne s’accumulaient pas, mais ne se dissipaient pas non plus. Mike marchait depuis une heure. Le temps ne le préoccupait pas, mais il en était tout de même conscient. 

 

Son allure était réglée. En se dirigeant vers la prochaine maison, il demeurait vigilant, jetant un coup d’œil derrière lui de temps à autre, mais son esprit était envahi par la décision qu’il avait prise. En avançant vers la dernière maison, il avait le sentiment puissant qu’il venait de franchir une étape spirituelle subtile et un point déterminant de son périple. Il ne parvenait pas à oublier la vision de sa vie sur terre avec Anolee et les enfants à leurs côtés, tous souriants. Lorsqu’il y repensait, son cœur planait et il se sentait bien. Devant lui, le sentier ondulé menant à un défi inconnu le rendait triste et plein d’un immense sentiment de perte. La mort n’avait pas frappé, mais un coin de son cœur était en deuil. Il poursuivit sa route, ne se rendant pas compte que le paysage se modifiait graduellement. Mike aborda un angle particulièrement prononcé. Il remarqua qu’il venait de franchir un bout de chemin très étroit dont les côtés abrupts descendaient vers une sorte de canyon. Il remarqua pour le première fois que les collines arrondies et les plaines luxuriantes qu’il avait traversées jusque-là avant été remplacées par un paysage plutôt désertique parsemé de gros rocs et de falaises  et agrémenté à l’occasion d’un arbre majestueux qui en accentuait la nudité. Il s’aperçut que le changement topographique lui avait complètement échappé tant il était absorbé par ses pensées. Le sentier s’engageait dans une gorge aux abords très escarpés, ce qui, ajouté aux nuages gris, diminuait l’intensité de la lumière à un point tel qu’on aurait pu se croire au crépuscule et non au petit matin. L’intuition de Mike se faisait sentir. Les objets devant lui n’étaient pas clairs. Etait-ce des roches ou… ? 

 

Sois plus alerte. Attention au danger ! 

Mike réalisa soudain qu’il avait passé la dernière heure dans un état d’hébétude. Il s’arrêta pour prendre quelques bonnes respirations afin de clarifier son esprit. Il se sentait étrange. Mais pourquoi donc ? Obéissant à son instinct, Mike se mit à chercher des signes de danger. Il fouilla du regard le sentier derrière lui, pensant y trouver peut-être la sombre entité qui l’avait suivi chaque fois qu’il était à l’extérieur. Rien. Aucun mouvement. L’uniformité grise qui sévissait depuis une heure avait contribué à la léthargie de son esprit. Mis à part le changement de température et du paysage, il ne distinguait rien d’inhabituel ni de menaçant mais son instinct l’incitait tout de même à se préparer à quelque chose. Mike remercia intérieurement son nouveau pouvoir, qui jouait bien son rôle. Il sortit sa carte. Peut-être l’informerait-elle ? 

 

Il l’examina. Etrange. Elle indiquait le passage étroit dans lequel il se trouvait et les environs, mais il y avait quelque chose de différent. Il regarda de plus près. Là ! A cent mètres devant lui, un point qu’il ne pouvait apercevoir de l’endroit où il se tenait était complètement vierge. Habituellement, la carte indiquait ce qui se situait autour de VOUS ETES ICI. Elle ne donnait que peu d’indices sur le passé ou le futur mais elle était en général précise et éloquente. Alors, que pouvait bien signifier ce point vierge vers l’avant, comme si l’endroit avait été effacé ? 

-       Bleu, que signifie un point vierge sur la carte ? demanda Mike à haute voix. 

Bleu ne répondit pas, mais l’intuition de Mike s’exprima. La réponse lui vint presque immédiatement. Il lui revint en mémoire que la « chose » qui le suivait s’était toujours tenue en dehors des limites de la carte. Peut-être se montrait-elle sous la forme d’un point vierge ! Bleu lui avait dit que la carte se comparait au présent. Elle représentait l’énergie en présence au cours d’un déplacement sacré et reflétait un type de vibration particulier. Devant lui se trouvait un élément qui ne relevait pas du présent, quelque chose au détour du chemin que la puissante vibration de la carte ne pouvait lire. Ce point vierge résultait d’une vibration non-conforme à celle de la terre sacrée qui l’entourait. 

Mike sentait que ses conclusions étaient justes. Quelque chose l’attendait au détour du chemin. Il aurait dû se montrer plus alerte. Que serait-il advenu si sa nouvelle intuition ne l’avait pas prévenu ? Il maudit faiblement son esprit romantique en apparence démuni et se concentra plutôt sur le nouveau guerrier en lui. Il anima chacune de ses cellules avec le message d’un événement imminent, de quelque chose d’important. 

-       réveillez-vous ! Mike souriait à la pensée de s’adresser à son système biologique et crut encore une fois entendre le rire de Vert. Ce dernier lui manquait. L’humour s’avérait un excellent remède en ce temps de préparation. Préparation ? A quoi ? Au combat ? 

 

Soudain, Mike eut une révélation. Comme une énorme vague de compréhension, un amas de pensées et d’images l’envahirent, entraînant avec elles tout le poids d’une terrible prise de conscience. Il était figé. Il verbalisa sa peur pour quiconque pouvait l’entendre. 

-       MON DIEU ! ET SI J’AVAIS EFFECTIVEMENT A ME SERVIR DE CES ARMES ? 

Il en tremblait. Il sentait l’anxiété lui traverser le corps. Ça n’avait aucun sens. 

-       Ce sont des symboles des Guerriers de la Lumière du Nouvel Age. DES SYMBOLES ! cria-t-il en regardant vers le ciel 

Tout en pivotant sur lui-même, s’attendant peut-être à voir ses amis angéliques tapis sur les parois de la gorge à peine éclairée. Sa voix se fit entendre encore une fois : 

-       Orange, tu ne m’as pas appris à me battre ! J’ai cru que les armes ne serviraient à rien… 

Il s’arrêta au milieu de sa phrase en se rendant compte qu’il criait. Il entendit le rebondissement de sa voix sur les murs du canyon. D’autres pensées traversaient son esprit. Les paroles de ceux qu’il avait rencontrés le long de son parcours lui revenaient en tête. Il se rappela les propos de Rouge à l’effet que certaines épreuves l’effraieraient, mais il avait alors présumé de celui-ci faisant allusion à la tempête croisée sur sa route. Il se rendait maintenant compte que Rouge parlait des événements à venir et non de ceux du passé. Qu’est-ce qui l’attendait ? Il se souvint des paroles récentes de Blanc, qui décrivait Marie dans la chambre d’hôpital. 

-       Ne te laisse pas tromper par les apparences, Mickael. Elle est une Guerrière de la Lumière. Elle a vaincu le géant et elle est tout puissante. 

Vaincu le géant ? Puis il se rappela les paroles de Blanc au moment où il quittait la maison blanche. 

-       Ce n’est pas terminé mon ami. 

Tant d’avertissements et de nuances. Y a-t-il une bataille à l’horizon ? Une vraie ? Une où je devrai effectivement UTILISER l’épée ? Mike s’assit sur le chemin. Ses genoux tremblaient tellement il avait peur. Il ne se sentait pas guerrier, en tout cas pas dans le véritable sens du terme. 

-       Hé ! les anges ! Vous ne m’avez pas préparé à ça ! lança-t-il au ciel gris et aux parois menaçantes du canyon. Je ne me bats pas. Ç a n’a aucun sens. Les batailles et les armes correspondent à des anciennes vibrations. Voilà une façon désuète de penser. Ce n’est pas de cette terre. 

Un calme étrange s’installa. Le vent tomba. Un silence de mort régnait. Puis des voix se firent entendre. 

-       Sauf si tu combats une ancienne énergie. Il avait entendu clairement la vois d’orange. Mike se leva brusquement et regarda autour de lui, cherchant à déceler l’origine de la voix. 

-       Et sauf si tu te prépares à combattre un élément biologique qui n’a pas une vibration aussi élevée que la tienne. C’était la voix de Vert. Les voix angéliques émanaient de son propre intérieur. 

-       Et sauf s’il n’y a pas d’amour, Mickael, dit la voix douce et rassurante de Blanc. 

-       JE N’AVAIS PAS CONSCIENCE DE TOUT ÇA ! dit Mike d’un ton anxieux. Blanc, je ne suis pas un véritable guerrier ! 

-       Marie ne l’était pas non plus, dit Blanc d’une voix réconfortante. 

-       L’énergie ancienne réagit à un vieux paradigme. C’est ce qu’elle comprend, dit la charmante vois de Violette. 

-       Orange apprends-moi à combattre, implora Mike d’un ton laissant percer le découragement. 

-       Je l’ai déjà fait. Tu es prêt, Michael Thomas de l’Intention pure, tu es prêt, lui dit Orange d’une voix encourageante. 

-       Que dois-je faire ? hurla Mike aux parois du canyon. 

Silence. Puis il entendit la voix de Bleu. 

-       N’oublie pas, Michael Thomas, les apparences sont parfois trompeuses ! 

Les mots résonnèrent comme jamais auparavant. Ils portaient un avertissement et des conseils qui pouvaient se révéler utiles sur-le-champ. Tous les anges l’entouraient. Pour qu’une telle puissance soit en place, il doit y avoir un danger réel au prochain détour ! 

 

Mike était nerveux. Il savait qu’il ne possédait aucune qualité de guerrier. Pourtant, les anges lui affirmaient le contraire. Il devait leur faire confiance. De toute façon, il n’avait pas le choix. Il était au front. Il regarda autour de lui et acquiesça de manière sarcastique. Aucune échappée. La chose ou la personne qui l’attendait avait vraiment bien choisi son point d’attaque. Les parois étaient trop hautes et la fuite n’était possible que par un canal étroit où la poursuite serait un jeu d’enfant. Tout avait été bien calculé. Michael savait au moins où se trouvait l’horrible créature. Il n’y aurait pas d’effet surprise. Plus il examinait la situation, plus il devenait confiant devant la menace. Sa nouvelle vibration l’aidait ; il en était conscient. Une paix l’envahit, illogique mais spirituelle. Il sentait son habileté augmenter, même s’il ne savait pas trop ce qu’il allait affronter ni comment il allait le faire. C’était bien ainsi, pensa-t-il. Après tout, ce sont les règles du jeu de l’endroit. Je n’ai pas accès au futur mais il s’est déjà produit dans l’esprit de Dieu. La solution à ma situation s’est donc déjà manifestée, même si je ne la connais pas encore. Je le saurai en temps voulu. Je détiens la connaissance, le pouvoir, et je suis en terrain connu. J’ai l’avantage d’être chez moi ! 

-       D’accord, dit Mike à haute voix. J’ai été attaqué par une tempête, piétiné par un ange ; j’ai perdu tous mes biens personnels ; mes émotions ont été passées au crible ; mon système biologique a été modifié et élevé ; et mon cœur a été brisé et examiné avant de m’être rendu. Quoi d’autre ? J’ai les outils, je suis prêt. Mais, j’aimerais bien savoir me battre, ajouta-t-il en soupirant et en regardant dans la direction du défi qui s’annonçait. 

Mika décida de faire quelque chose qui lui aurait semblé ridicule quelques semaines auparavant. Il s’agenouilla et fit une courte cérémonie à l’égard des événements qui se préparaient. Il toucha chacune de ses armes et mentionna leur utilité. Il se rappela les mouvements d’équilibre qu’Orange lui avait appris. Il passa vingt minutes en état de gratitude, remerciant d’avoir été choisi pour le combat présagé. Il loua le sol sur lequel il se trouvait. Il remémora sa place au sien de sa famille spirituelle. Puis il se leva, prêt à combattre, dans toute la mesure du possible.Mike reprit sa route. Il franchit un bout de sentier après lequel apparut un long chemin devant lui. Les murs escarpés du canyon lui donnaient l’impression d’être au seuil du sombre tunnel du destin. Il savait que l’entité malveillante se trouvait devant lui. La carte l’indiquait clairement. Le corps de Mike aurait normalement d’y entrer en état de choc. Son système d’alarme intérieur aurait dû se déclencher et il aurait dû être une masse tremblante. Après tout, il n’était qu’un vendeur et non un guerrier sue le point de rencontrer un énorme vampire noir ! Mais tous ses sens étaient en alerte et il était rempli de détermination et non pas de crainte. Tous ses pouvoirs de vibration et ses nouveaux présents entraient graduellement en jeu. Son intuition se faisait rassurante et il l’écoutait à chaque instant, sachant qu’elle ne le trahirait pas. 

Rien. 

Puis, un mouvement sur la gauche ! 

Michael se retourna rapidement et vit un immense arbre à trente mètres devant lui sur la gauche. D’où venait le mouvement ? Bon sang ! et toute cette noirceur en plein jour ! Cela faisait-il partie du test ? Pourquoi pas plus de lumière à cette heure du jour ? 

Un autre mouvement ! Mike réalisa qu’il provenait du dessous des branches de l’arbre. 

-       QUI EST LA ? MONTRE-TOI ! La voix de Mike était puissante et autoritaire. SI TU NE TE MONTRES PAS, J’APPROCHE ! Il se tenait en attente, toutes les cellules de son corps en éveil. 

Lentement, un homme à l’air tout à fait normal s’avança et s’arrêta sous les branches extérieures. Il était vêtu comme un fermier, excepté qu’il ne portait pas de chaussures. Il leva les mains en signe d’arrêt, les paumes tournées vers Mike. 

-       Mike, je t’en prie, ne me frappe pas. Je vais me montrer. 

L’homme se dégagea lentement des branches de l’arbre et se dirigea vers Michael. Comme il avançait, Mike crut reconnaître sa démarche. Non ! Pas possible ! Maintenant, il voyait clairement son visage. 

-       Papa ? Le père de Mike s’avança vers le sentier. Il se tenait à deux mètres de Mike. Celui-ci aurait juré qu’il pouvait sentir l’odeur de la ferme émerger de l’homme. 

-       - oui, Mike. C’est moi. Je t’en prie, ne me frappe pas. Mike ne se leurrait pas. Il savait parfaitement que tout ça pouvait être faux. Après tout, les apparences sont parfois trompeuses. L’homme qui se présentait sous les traits de son père pouvait très bien être quelqu’un d’autre. En fait, il y avait de fortes chances que ce soit le cas. Mike restait sur ses gardes et en état d’alerte. 

-       - monsieur, vous êtes exactement à l’endroit où je m’attendais à rencontrer un ennemi. Ne vous approchez pas. 

-       Je sais Mike. C’est droit devant toi. Ne te laisse pas tromper. La chose qui t’attend compte capturer ton âme. Je t’en prie, crois-moi. 

Mais Mike n’y arrivait pas. 

-       Faits-u ici ? 

-       Par la grâce de Dieu, je suis ici pour t’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. On m’a permis d’être ici pour t’avertir. Je t’attends depuis plusieurs jours, sachant que tu finirais par passer. Tout ce qui s’aventurera plus avant sera anéanti par la bête. Plusieurs sont venus et ils ont tous péri. C’est une terre maudite et on te trompe. Mike ne croyait toujours pas être en présence de son père. C’était trop facile. 

-       Pardonne-moi, mais il me faut des preuves. Dis-moi quel était mon surnom quand j’étais enfant. 

L’homme répondit sur-le-champ. 

-       Mykee-Wykee. 

Mike grimaça à la vérité. 

-       Que s’est-il passé dans la grange des Connel en 1964? 

-       Une grande fête pour célébrer la naissance des jumelles Sarah et Helen. 

Mike scrutait à la loupe les paroles de l’homme. La voix et le corps étaient parfaitement ressemblants. Il continua son interrogatoire et lui demanda des détails sur son enfance – ses écoles, ses amis, ses vêtements et certains événements. Les deux hommes se faisaient face sur la route. Là, le père débita pendant une demi-heure des fragments du passé de Mike avec une précision parfaitement rigoureuse. Mike commençait à se détendre. Cet homme savait tout. Aucune entité maligne n’aurait pu mémoriser tous ces détails connus de Mike seulement. Son intuition était toujours en alerte, mais il se tenait vraiment devant son père. Celui-ci commençait à transpirer abondamment. 

-       Papa, qu’est-ce qui se passe ? 

-       Oh ! Michael, je t’aime tellement ! présentement, tu reposes sur un lit d’hôpital et tu as de graves blessures au cou. Rappelle-toi. Tu te souviens de ce qui s’est passé dans ton appartement ? 

Depuis cet instant, tu flottes dans un coma, sensible aux manipulations du démon lui-même. Et tout ce que tu vois ici… Le père de Mike montra de la main les montagnes qui els encerclaient … « tout ça est un conte de fée. C’est irréel. Tout ce qu’on t’a appris et toutes mignonnes maisons que tu as visitées, tout est faux, c’est un truc pour s’emparer de ton âme ! » La respiration de l’homme devenait laborieuse. 

 

Mike savait quelles paroles de son père ne pouvaient être vraies. Quelle confusion ! Il s’avait qui il était et ce qu’il avait expérimenté. Pourtant les paroles de son père étaient pleines d’autorité. Et cet homme en savait long ! Mais pourquoi expérimentait-il des difficultés respiratoires tout à coup ? N’était-il pas lui-même un esprit ? Après tout, il était mort et venait d’un autre monde. Il n’aurait pas dû éprouver de problèmes physiques. 

-       Papa, est-ce que ça va ? 

-       Oui, mon fils, mais je ne peux pas rester encore très longtemps. Cette place est maudite et je viens d’une terre céleste. 

Les deux ne sont pas compatibles, tu sais. 

-       oui, c’est ce qu’on m’a dit. 

-       Mike, viens avec moi. Cet arbre abrite un portail céleste. Je peux te ramener. Tu reprendras conscience sur la terre et sortira de ton coma. Ta vie et ton âme seront sauves. Je t’en prie, accompagne-moi ! l’homme s’affaiblissait à vue d’œil et Mike crut voir s’embrouiller la silhouette devant lui. 

Mike était torturé par l’indécision. Il devait se montrer avisé. Tout dans on corps le mettait en garde, mais il se trouvait confronté à un père aimant aux paroles crédibles. Et si ce pays était faux ? NON. Il ne l’était pas. Son être intérieur en était convaincu. Il voulut essayer autre choses. Quel était le nom ? Il avait fait un effort pour le retenir. Le nom lui revint en mémoire et il le prononça. 

-       Annehu ! dit Mike en dévisageant son père. Celui-ci le regarda droit dans les yeux. 

-       Que dis-tu ? 

-       Anneehu, répéta-t-il, en commençant à reculer. 

-       Est-ce là un terme de fée que tu as appris ici, mon fils ? 

L’homme se montrait de plus en plus nerveux ; ses vêtements se mouillaient de sueur. 

Mike demeura immobile. Un frisson lui parcourut l’échine. Son père ne l’avait jamais appelé « mon fils ». Mike se redressa. L’heure  était venue. Il commença à sentir la vibration de son armure. Son bouclier commençait à osciller, comme s’il avait voulu qu’on le saisisse. Il donna la réponse qu’il fallait. 

-       Non, pas du tout. Anneehu est ton nom céleste, et tu ne le savais pas. 

Les deux regards s’affrontèrent dans un éclair qui sembla durer une éternité mais qui, en réalité, n’avait pris qu’une seconde. Le jeu était fini. Le truc n’avait pas marché et la masse difforme et répugnante n’était plus capable de maintenir l’énergie pour le prolonger. Elle se préparait à combattre. 

-       ASSEZ ! dans un cri qui semblait avoir été poussé par dis hommes, la 

silhouette qui avait été le père de Mike se transforma peu à peu. Le fermier en sueur se modifia graduellement en une énorme forme vampirique et menaçante. Mike recula au fur et à mesure de la transformation ; il demeurait alerte et prêt. L’horrible entité avait au moins cinq mètres de hauteur ; ses yeux étaient rouges et agressifs. Sa peau, couverte de verrues, était d’un vert repoussant. On aurait dit une créature qui ne s’était pas lavée depuis des milliards de siècles. Elle avait des mains énormes aux ongles sales et des bras beaucoup trop longs, disproportionnés par rapport au reste du corps, et… cette épouvantable odeur : des jambes trapues et arquées venaient ajouter à l’étrangeté de l’apparence, mais Mike savait combien elle pouvait être agile. Il l’avait vu plusieurs fois se dissiper derrière lui. La distance entre Mike et la créature hideuse devait atteindre environs six mètres et Michael essayerai de la maintenir ainsi sinon de l’agrandir. 

 

Mike trouvait repoussante la chose qui se développait devant ses yeux. La forme malveillante n’était ni un humain ni une bête. Elle n’était pas naturelle et ne relevait d’aucune réalité connue de Mike. L’odeur que cette entité négative dégageait était infecte. Le visage de l’énorme tête chauve passait constamment d’une forme horrible à une autre. Lorsqu’elle ouvrait la bouche, Mike pouvait voir ses terribles dents aiguisées. Lorsqu’elle la refermait, la cavité  menaçante disparaissait sous un amas de verrues et de peau. La masse verte avait un gros nez manifestement incapable de sentir, sinon il n’aurait pu vivre avec soi-même. Tout ce qu’un humain pouvait imaginer de plus répugnant et de plus repoussant se manifestait dans cette créature. Etait-ce réel ou une illusion ? Mike ne le savait pas. Choses certaine, elle représentait une expression révoltante d’énergies anciennes. Cette bête sombre et laide représentait l’antithèse de la paix et de l’amour et sentait la mort. La haine et la méchanceté de sa conscience envahissaient l’espace. Elle regardait Mike avec satisfaction comme s’il avait été une fourmi qu’on se préparait à faire disparaître sans pensée ni remords. La haine du monde auquel Mike appartenait animait cette créature. Elle projetait directement son énergie sur Michaël qui était devenu le point de convergence de son courroux. 

 

Mike supportait mal cette créature qui le révoltait et le rebutait. Il sentait la haine qu’elle projetait. Mais lorsqu’il se rendit compte que sa réaction correspondait à ce que la créature attendait de lui, il étouffa ses vagues de nausée. Les apparences sont parfois trompeuses, se répéta-t-il. Il constata soudain que la forme dégoûtante jouait un jeu, qu’elle créait l’illusion d’un ogre malin dans le seul but de produire un certain effet. Le corps de Mike réagit instinctivement à la situation. Le niveau vibratoire de son nouvel être était en plein éveil. Tel un soldat aguerri ou un vétéran de nombreuses batailles, Mike se sentait prêt à prêt à réagir au moindre mouvement de l’horreur verte devant lui. Même si son corps vibrait de force et de vitalité, Mike demeurait immobile. Son épée commençait à vibrer. Ill l’entendait ! Il entendait un bourdonnement subtil. Même là, il ne bougeait pas. Il était trop curieux. Il voulait en savoir davantage. C’était à lui maintenant d’user de ruse. 

-       Tu es tellement gigantesque. Mike feignait la peur. Il leva les bras pour protéger son visage et fit trembler sa voix de façon convaincante. « Est-u la bête venue s’emparer de mon âme ? » 

Des plis de peau verte et de verrues s’écartèrent pour permettre à la créature d’ouvrir la bouche et de parler. Mike entendit sa véritable voix pour la première fois. 

-       Tellement faible, cracha la voix. Je m’en doutais bien. La voix caverneuse rappelait à Mike celles que l’on entendait dans les mauvais films d’horreur. 

-       S’il te plaît, je ferai tout ce que tu voudras, risqua Mike. 

Veux-tu que j’aille à l’arbre, sous le portail ? 

Mike sentait son épée bouger dans le fourreau. Il espérait que la créature n’entendrait pas le bruit du métal. 

-       Ne sois pas ridicule ; je suis venu te tuer. La forme semblait continuer de grandir ! Mike pensa qu’elle avait sans doute la faculté de prendre la taille qu’elle voulait. 

-       Qui es-tu ? demanda Mike dans un cri aigu. Il espérait que son jeu n’était pas trop gauche, mais la créature malveillante semblait le croire complètement. Quel ego ! 

-       Mykee-Wykee, je suis la partie de toi, qui est le véritable Michael Thomas ! Je suis la partie forte ! Regarde ton pouvoir ! Je suis l’essence de ton intellect et la base de ta logique. La forme de ton père était peut-être un déguisement mais les paroles prononcées étaient vraies. Tu es présentement dans un lit d’hôpital, dans le coma, et je suis venu te tirer de cette fausse terre peuplée d’entités insensées et de bons sorciers pour te ramener à la vie. Mais pour cela, je dois détruire le petit esprit ridicule que tu es devenu

Mike savait que, dans une certaine mesure, l’horrible créature n’avait pas tout à fait tort. Elle faisait partie de lui ; c’était la partie dont il voulait se débarrasser pour toujours, un aspect vieilli, détestable, qu’il ne souhaitait montrer à personne. Il se recroquevilla un peu. Tout de même, n’exagère pas ! lui dit une voix intérieure. 

-       Et tu dois me tuer ? Son épée bougeait violemment contre le fourreau, mais Mike estimait que ce tremblement s’ajoutait à l’illusion qu’il voulait créer. 

-       Au sens figuré, oui. Ton départ de cette terre de bêtises mettra fin à ton illusion et te ramènera directement dans le monde réel. J’ai pris conscience de ta stupidité dès que tu as franchi la porte d’entrée. Heureusement, je suis parvenu à me glisser à l’intérieur  à ta suite. Depuis lors, j’essaie de te ramener à la réalité. 

La chose se déplaçait tranquillement vers lui. 

-       Suis-je si mauvais ? Fais-le parler. Epée, continue à bouger ! L’illusion est parfaite. 

-       Dans ta faiblesse physique, tu t’es fait prendre à leur verbiage, à leur discours creux. Il n’y a rien de réel ici. Tu es tellement pris par l’illusion que je dois complètement détruire une partie de toi pour sauver ton esprit et ton âme. Je déteste tout ce que tu es devenu ! 

Mike devait agir rapidement. 

-       Avant de me tuer, peux-tu prouver que tu dis la vérité ? Si tu es logique et intellectuel, aide-moi à voir la logique de la situation. 

Mike savait que l’horrible chose passerait bientôt à l’action. En faisant appel à son ego monstrueux, il pensait gagner un peu de temps. Mike fit la poule mouillée encore un peu, y ajoutant un peu de tremblements. La vibration de son épée ajoutait à l’image. 

-       Bien sûr ! Elle savait qu’elle avait la maîtrise de la situation et qu’elle allait anéantir cette terre de Nouvel Age pour toujours. 

L’horrible silhouette détestait cet endroit et toutes ses prétentions. Elle provenait d’un monde réel où il n’y avait pas de ces faibles et pathétiques créatures comme Michael Thomas. La masse sombre et répugnante prônait la logique et le pragmatisme, un système de croyances reposant sur l’expérience et la justification d’historiens et de scientifiques réputés. 

 

La créature se leva et déclara : 

-       CELUI QUI EST CONFORME DETIENT UN POUVOIR ABSOLU, SEULES LA LOGIQUE ET LA RAISON CONSTITUENT LA VERITE. VOILA POURQUOI JE PEUX EXISTER DANS CE MONDE SANS SUBSTANCE. PARCE QUE JE SUIS LA VERITE. RIEN NE PEUT AVOIR D’EMPRISE SUR MOI ! 

Elle laissa sortir un cri qui perça les oreilles de Mike et qui coucha l’herbe à ses pieds, la rendant brun-vert et l’assortissant à la peau de l’horrible créature. 

-       Vraiment : dit Mike avec un sourire affecté. Puis, il laissa tomber son rôle et se planta bien droit devant le monstre. 

-       Eh bien, que la preuve soit faite ! hurla-t-il. 

Mike n’avait jamais cru qu’il pouvait se déplacer si vite. Grâce à l’équilibre et à l’expérience qu’il avait acquis dans la maison d’Orange, il se retrouva rapidement sur un rocher de deux mètres à moins de cinq mètres du monstre. Il était déjà en position de supériorité. Son épée s’échappa littéralement de son fourreau et commença à chantonner la note fa, émettant même des accords d’accompagnement. Mike l’avait empoignée solidement. Elle lançait un son mystérieux, mais rempli de force et de promesses. Mike pointait l’épée vers le ciel et non vers l’entité négative. Il se rendit compte qu’il tenait son bouclier dans la main gauche. Dès l’instant qu’il   s’était élancé vers le rocher, le bouclier s’était retrouvé dans sa main. Il le brandissait et ses incrustations d’argent faisaient face à la sombre masse. Le guerrier Mickael Thomas était prêt. Il serait bien au-dessous de la vérité d’affirmer que la créature fut surprise. Elle examinait la situation lorsque soudain la proie frivole et craintive devint une menace au comportement transformé. Michael se préparait-il à attaquer ? C’était d’un ridicule. Elle pouvait l’écraser comme une mouche ; c’était presque trop facile. La proximité de Mike obligea l’horrible forme à reculer pour être en mesure d’utiliser ses longs bras monstrueux. Elle recula, refermant ses poings puissants, prête au combat. Alors que la créature se mettait en positon d’attaque, la voix de Mike résonna : 

-       VOICI L’EPEE DE LA VERITE. QU’ELLE DETERMINE QUI POSSEDE LE POUVOIR ! 

Mike n’avait pas fini de parler lorsque la bête attaqua. Mickael avait l’impression de se trouver devant un navire s’approchant à toute vapeur. Il dut faire un effort pour ne pas fermer les yeux. A l’instant même, une lumière d’une intensité incroyable sembla émerger de l’épée de Mike et frapper le monstre d’une force indicible. La portée de l’éclair n’arrêta pas le mouvement de la bête, mais fit dévier son attaque sur le côté et servit à la déséquilibrer. Malgré tout, le monstre parvint à lancer un poing dans la direction de Mike mais celui-ci éleva son bouclier pour se protéger, craignant toutefois que le coup ne l’emporte avec son bouclier.Mais encore une fois, le bouclier et l’armure jouèrent leur rôle tout comme ils l’avaient fait durant la tempête, à l’insu de Michal Thomas. L’armure entourait instantanément Michael Thomas d’une bulle de lumière protectrice. Le bouclier lança une série d’intenses pulsations vers le bras du monstre. Une sorte de lumière surgissait de Mike et volait dans toutes les directions. L’odeur d’ozone émanant de l’air ionisé et de l’interaction de la matière et de l’antimatière était saisissante. Au lieu de recevoir un coup asséné par le bras monstrueux, Mike vit l’extrémité aussitôt repoussée par la lumière protectrice. La force en était tellement puissante qu’elle souleva la créature pour la faire retomber à une certaine distance, vers l’arrière. Sain et sauf, Mike se tenait toujours au même endroit. La lumière était magnifique. Michael Thomas était ébahi par les présents qu’il tenait dans ses mains. Ils avaient travaillé de concert pour repousser l’attaque du géant. Mike constata que la lumière de la bataille lui était agréable, mais que la monstrueuse bête devait se protéger les yeux contre son intensité. Elle continuait à jouer en sa faveur. Habitué à l’éclat atténué du jour gris, le monstre avait peine à s’adapter à la lumière. Mike souriait de reconnaissance envers ce cadeau de la nature. Il se sentait chez lui ! Il s’adressa en tout confiance à la bête, lui répétant des paroles d’Orange. 

-       Est-ce que le bouclier de la connaissance t’irrite, mon ennemi verdâtre ? La noirceur ne peut cohabiter avec la connaissance. Les secrets ne résistent pas à la lumière et celle-ci jaillit lorsque la vérité se manifeste ! 

Sur ces mots, le montre se redressa sur ses pieds et attaqua Mike encore une fois, avec une détermination encore plus menaçante. Mike ne croyait pas pouvoir résister à l’attaque cette fois-ci. Il avait pu tenir à un bras, mais que pouvait-il faire contre toute cette masse ? Il attendit jusqu’à la dernière minute puis s’élança en bas de son rocher au moment où la créature l’atteignait. Encore  une fois, il avançait au lieu de reculer et encore une fois, il créa une situation imprévue où il se trouvait trop près pour être saisi ou maîtrisé facilement. La taille et le poids de la bête jouaient contre elle.  Mike se retrouva entre les jambes énormes du géant. Se glissant vers l’arrière, il étendit son bras et planta son épée dans l’entrejambe de la bête dans un éclat de lumière resplendissante. En même temps, il balança son bouclier pour qu’il frappe une des jambes, et encore une fois, une forte puissance repoussa la masse de peau verdâtre dans un mouvement semblable à celui de deux aimants de polarité contraires. Un autre éclat de lumière provenant du bouclier projeta la bête dans les airs. Le bond qu’il fit aurait pu se comparer au mouvement d’un plongeur effectuant une double boucle. L’horrible créature se retrouva au sol, en état d’agonie et dépourvue de dignité. Elle roula sur le sol dans un cri de protestation, et la fumée s’échappait de cette blessure grouillante. Des étincelles jaillissaient entre ses jambes, là où l’épée de Mike avait frappé. 

-       Pas de descendants pour toi ! Mike avait prononcé sa phrase d’un ton calme et détaché. Il avança vers la forme hideuse et éleva son épée dans les airs en s’approchant lentement et avec précaution de la bête monstrueuse étendue au sol. Il s’arrêta, hors d’atteinte de son bras maléfique. 

-       Vas-tu capituler ? Qui détient la vérité ? Qui a le pouvoir ? 

-       PLUTOT MOURIR ! marmonna la vile créature. Sa voix ébréchée était à peine audible. 

-       Qu’il en soit ainsi ! proclama Mike sans peur, sans tenir compte de la puanteur de la bête blessée. 

Mais la créature malodorante allait frapper un autre coup. Elle n’était pas un être spirituel. Comme Mike, c’était une entité biologique circulant au pax des anges colorés et des épées foudroyantes. Elle saignait des suites de ses blessures. Mike voyait très bien la plaie que lui avait infligée son épée magique pendant la dernière altercation et il grimaça à sa vue. Une substance noire et collante s’échappait de la blessure et souillait la peau déjà vilaine. Ses jambes devenaient toutes noires et Mike croyait que la créature souffrait terriblement, mais voilà qu’elle se relevait ! Une fois debout, elle vacilla légèrement. Ses yeux étaient devenus des fentes étroites, la lumière qui l’entourait étant trop forte. Mike savait qu’il avait gagné. 

 

Tuer n’entrait pas dans ses intentions. Il n’avait jamais tué personne ou quoi que ce soit intentionnellement. Même jà la ferme, il refusait de tuer les poulets. Mais il savait que tout assassinat sur cette terre était symbolique. La chose détestable qui se trouvait devant lui n’allait pas mourir. Elle serait tout simplement et douloureusement vaincue.  La scène créée par les deux combattants était classique. L’éclat continuait à jaillir des armes de Mike. Les étincelles surgissaient du corps fumant du monstre blessé alors qu’il se redressait pour se préparer à une nouvelle attaque. Mais l’armure de Mike commençait à chanter une mélodie de victoire. Les ombres parfaitement délimitées provenant de la lumière, de la vérité, de la connaissance et de la sagesse laissaient voir le corps blessé massif, mais vacillant, de la vile créature qui s’apprêtait désespérément à se sacrifier au pouvoir des armes menues de Mike. David et Goliath dans une mise en scène surréaliste avec, pour décor, les parois d’un étroit canyon sans issue. Les deux guerriers de force inégale se tenaient à six mètres l’un de l’autre, chacun défendant ardemment son territoire. Une fois de plus, Mike fit le premier mouvement.

 

 Michael était beaucoup trop agile pour cette masse blessée. Il se concentra sur ses parties les plus faibles et avant que la bête puisse réagir, l’éclair de l’épée et la polarité inversée de son bouclier faisaient leur travail. Dans une tentative ridicule et désespérée pour éliminer son agresseur, la bête commença à agiter vigoureusement les bras, ce qui lui attira d’autres difficultés de la part des armes invincibles de la lumière, de la vérité et de la connaissance. Le spectacle en valait la peine. Non seulement les éclats de lumière présentaient-ils des proportions incroyables, mais les effets sonores étaient surprenants. Les armes spirituelles unirent leurs voix en un chant de victoire éclatant et harmonieux. Orange n’avait jamais dit que toutes les armes pouvaient chanter ! Le combat prit fin en peu de temps. L’énergie lancée par l’épée et le bouclier eurent rapidement raison de l’ennemi. L’entité négative s’étendit dans toute sa longueur nauséabonde devant le regard de Mike en une masse putride et écoeurante. La puanteur du sang qui jaillissait des blessures envahit les narines de Mike. Puis tout à coup, les armes mirent fin à leurs chants. La chose puante et verdâtre étendue sur le sol commença à se dissiper ! 

-       Je n’en ai pas terminé avec toi, Michael Thomas. Nous nous reverrons un jour ! 

La créature grognait en disparaissant. 

-       Je sais, répondit Mike en regardant dans les yeux rouges du géant repoussant. 

Il savait que sa mort était symbolique, mais il savait aussi que la bataille avait été réelle. Il trembla à la pensée que le combat aurait pu résulter en une issue différente. Michael aurait pu être blessé et périr. Il aurait pu se dissiper dans l’obscurité, n’eut été de ses armes spirituelles. 

Il était heureux que ce soit terminé. Il rengaina sa magnifique épée de vérité, mais pas avant de l’avoir remerciée à haute voix. Il en fit de même avec le bouclier avant de la replacer sur son dos. Il serra son armure et loua son bon travail. Et puis, un phénomène étrange se produisit !  Mike sentit que les trois présents le quittaient. Ils disparaissaient, tout comme le monstre. 

-       NON ! hurla-t-il. Ne partez pas. J’ai besoin de vous. 

Mais les armes de Michael Thomas étaient absorbées par sa biologie. Une  fusion se produisait, qui n’était rendue possible que par l’intention de sa propre cérémonie, et à cause de la victoire qu’elles venaient d’accomplir. Ebahi, Mike exigea une explication : 

-       Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi partez-vous ? 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tes présents merveilleux sont toujours là mais, dorénavant ils sont à l’intérieur ! lui dit la voix rassurante d’orange. C’est Orange qui lui avait d’abord offert ces présents. L’ange continua : « Tu t’es mérité le droit de les assimiler. Ils font maintenant partie de toi, Michael Thomas et sont intégrés à même tes cellules« . 

Mike s’assit sur une roche à proximité. 

-       Et le prochain combat ? 

-       Tu le remporteras de la même manière, mais sans la présence tangible des armes. La vérité se trouve maintenant à l’intérieur de toi, tout comme le pouvoir de la connaissance et de la sagesse. Aucun monstre ne pourra te les enlever

Mike réfléchit aux propos d’Orange puis invoqua un autre ange : 

-       Vert, ai-je subi une autre transformation ? 

-       Oui, Michael. L’absorption des présents t’a rendu complet. Tu n’as plus que l’un de nous à rencontrer. Quel réconfort d’entendre la voix de Vert encore une fois ! 

-       Qui est-ce ? demanda Mike, ne pouvant supporter d’attendre à la prochaine maison. 

-       Le plus grand de nous tous, tu verras, répondit Vert. 

Mike se leva. Il se sentait étrange. Tout s’était passé si vite ; la rencontre de la forme de son père, la constatation du combat qui se préparait, la victoire sur le monstre et enfin, l’apparente disparition des présents auxquels il était devenu si habitué. Il se rassit et repassa dans sa mémoire les événements des vingt dernières minutes. 

-       Blanc, qui était vraiment cette bête ? 

Mike s’adressa à Blanc parce qu’il sentait que sa réponse serait la plus inspirante. Il ne fut pas déçu. 

-       C’était la partie de toi dépourvue d’amour, Michael. C’était la partie humaine qui est toujours là et dont il faut toujours tenir compte. L’humanité sans amour crée la noirceur. La voix de Blanc était magnifique et elle mit immédiatement Mike à l’aise. 

-       - reviendra-t-elle ? 

-       Tant et aussi longtemps que tu seras humain, elle sera toujours en arrière-plan, prête à bondir. Mais l’amour la tiendra à distance

Mike devin songeur. Il me reste une seule leçon à apprendre et je pourrai me départir de mon enveloppe humaine. Mike était impatient d’arriver chez lui. La porte magique qui l’y mènerait était son but ultime. Il essayait d’imaginer à quoi l’existence ressemblerait alors ; paisible, remplie d’amour et de spiritualité. Mike se rendit soudain compte que le temps s’était complètement éclairci. Il regarda le champ de bataille éclairé par les chauds rayons du soleil. Il pouvait encore voir les marques laissées par ses armes puissantes. Il porta la main à sa taille, là où l’épée avait été suspendue, puis à sa poitrine, où il avait porté l’armure. Ses outils lui manquaient, mais il savait que les anges lui avaient dit la vérité. Il ne se sentait ni différent ni plus léger. Il portait sa puissance à l’intérieur, ce qui faisait de lui un guerrier accompli de l’amour, tout comme Marie. Il sourit en pensant à la force qu’elle dégageait et la remercia mentalement pour la vision. Puis il porta de nouveau la main à sa poitrine et constata que la carte était disparue, elle aussi ! 

-       La carte ! s’écria-t-il déçu. 

-       Elle est aussi en toi, lui dit Bleu. Ton intuition sera tout aussi valable

Mike se sentit dépouillé. Ça va, pensa-t-il, je ne serai pas humain encore longtemps. Je n’aurai pas besoin de ces outils lorsque j’irai au paradis. Il ne me reste plus qu’une seule maison ! 

Il ne mit pas longtemps à sortir du canyon et une vue grandiose l’attendait à la sortie du sentier escarpé. Il vit soudain un paysage serein au loin devant lui. Un arc-en-ciel glorieux était suspendu au-dessus du ravin. Il brillait clairement sur un fond de ciel bleu clair. Il marquait à la fois la limite du canyon et la fin de son périple. Michael avança, figé par la majesté de l’arc-en-ciel, regardant le sol de temps à autre avant d’y poser le pied.Puis il vit l’origine de l’arc-en-ciel. Ses six énormes amis resplendissants de lumière se tenaient dans les cieux devant lui. Dans leur magnificence et leur grandeur, ils se tenaient par la main et formaient un arc-en-ciel pour célébrer l’être humain qu’ils avaient appelé Michael Thomas de l’Intention pure. Il passa devant eux, mentionnant chacun de leurs noms et les remerciant avec émotion. Il vit Bleu, qui lui avait remis sa carte et lui avait indiqué le route à suivre ; Orange, responsable des présents qui lui avaient permis d’abattre le géant ; Vert, son ami au sens de l’humour, qui lui avait enseigné la biologie, écrasé l’orteil et fait expérimenter sa première transformation de vibration : Violette, la mère, qui lui avait fait revivre sa vie et lui avait appris la responsabilité qu’il détenait dans chaque cas ; Rouge et ses mauvaises manières à table, qui lui avait présenté sa famille spirituelle et enfin, l’aimable Blanc, l’essence de la pureté, de qui Mike avait appris l’amour véritable en observant une femme d’une force extraordinaire et avec lequel il avait ressenti la brisure produite par une occasion ratée. Mike savait que tous célébraient sa victoire à leur façon puisqu’il se rendait à la dernière maison et qu’il n’aurait désormais plus besoin d’eux. A formation était presque terminée. Il avait bien appris et avait réussi un grand test en conquérant lui-même la bête monstrueuse. Il savait qu’ils lui disaient adieu. 

-       Je vous bénis mes amis, leur cria Mike. Et il regarda les glorieuses couleurs s’estomper lentement pour faire place à nouveau au ciel tout bleu. 

 

 

ppp Ange-Decor-3 dans LE RETOUR 

Mike n’eut pas à marcher bien longtemps avant d’apercevoir la prochaine maison. Mais cette fois, il ne s’agissait pas d’une maison ; c’était plutôt un énorme manoir !  En s’approchant davantage. Mike réalisa qu’en plus de sa taille inhabituelle, la demeure qui lui avait d’abord semblé brune était en réalité dorée ! puis, de plus près encore, ce qui  lui avait paru une veste résidence à un seul étage se révéla être une habitation gigantesque à plusieurs étages. Et elle n’était pas seulement dorée, elle avait l’air faite d’or ! 

La demeure surplombait des pelouses bien entretenues et l’on pouvait voir plusieurs ruisseaux et fontaines qui coulaient ou lançaient leur jet dans un décor splendide. On avait semé des fleurs d’espèces variées dissociées par couleurs dans un effet à couper le souffle. Puis Mike remarqua autre chose qui le laissa momentanément bouche bée. Le sentier prenait fi à la porte de la demeure ! Le but doit être à l’intérieur. Ce n’était pas simplement une maison ; c’était le portail des cieux. C’était la porte qui le menait chez lui ! Mike se rendit compte de son anxiété et du fait qu’il respirait difficilement lorsqu’il quitta le sentier pour prendre la petite allée qui ondulait vers la porte du palais doré. Lorsqu’il se trouva finalement devant l’imposante porte ouvragée d’or, il se demanda comment il allait parvenir à l’ouvrir tant elle semblait lourde. Il s’arrêta pour retirer ses chaussures et les placer dans l’endroit qui leur était manifestement réservé, puis il attendit. Il savait qu’il ne les reverrait plus jamais. 

 

Aucun ange ne se montra. 

Il se demanda s’il était convenable d’essayer d’ouvrir la porte et d’entrer en se souvenant que ç a s’était passé ainsi dans la sixième maison puisque Blanc ne sortait jamais à l’extérieur. Il décida donc d’entrer et lorsqu’il tira l’immense porte dorée, inutilement vaste, elle s’ouvrit d’un mouvement léger. Il franchit le seuil et demeura immobile de stupeur. Tout était fait d’or ; les murs, les colonnes, les planchers ! Un décor grandiose ! Epoustouflant ! Et puis, encore cette odeur de fleurs. L’odeur de milliers de lilas chatouilla ses narines, portant avec elle un merveilleux sentiment d’amour ! Il venait indéniablement de franchir le seuil d’un endroit sacré. Tout à coup, il perçut l’ironie de la situation. Alors que les autres maisons de l’endroit lui avaient paru petites de l’extérieur et s’étaient révélées immenses à l’intérieur, celle-ci présentait un intérieur restreint elle ne comportait pas de corridors sans fin comme les autres maisons. Tous les corridors et les portes menaient à un seul point. Elle n’offrait aucun autre choix que de se diriger vers une seule pièce. Elle était la sobriété même ; élégante, grandiose, magnifique et superbe, mais simple. Elle ne comportait aucune annexe ; aucune pièce n’était réservée à Mike rien ici n’était semblable à ce que l’on pouvait voir dans les maisons précédentes. Même l’atmosphère était différente. Mike essayait de qualifier l’impression que la demeure dégageait tout en se dirigeant là où elle conduisait. Et puis, il comprit ; c’était le sentiment qui régnait dans les grands lieux du culte. Il se sentit envahi de respect par ce lieu majestueux qui lui rappelait les endroits sacrés. 

 

Il ne savait à quoi s’atteindre; il n’avait pas encore rencontré d’ange. C’était la première fois qu’il franchissait le seuil d’une  maison sans être accueilli par l’un d’eux. Après son important combat et toute l’agitation qui l’avait entouré, il aurait dû avoir faim, mais il n’en était rien. Il était trop agité. Michael continua à circuler dans la maison et se trouva soudain devant une porte différente des autres. Elle portait un nom. Toujours cet étrange caractère de style arabe qu’il avait vu dans la maison des cartes, puis dans les diagrammes de Violette. Il se dit que ce devait être le nom de l’ange doré. Mike ouvrit la porte et en franchit le seuil. Ce qu’il y trouva ne pourrait s’oublier. Il se retrouva dans une pièce d’un éclat majestueux. C’était une véritable salle de dévotion ou quelque chose d’approchant. On aurait dit une cathédrale aux verrières lumineuses, laissant pénétrer la lumière extérieure dont les rayons aux couleurs d’arc-en-ciel ondulaient sur le plancher d’or. En portant le regard plus haut, Mike put distinguer un espace d’or qui s’étirait sans fin. La pièce était circulaire et la porte qu’il avait traversée était la seule issue qui en permettait l’accès. Un léger nuage d’or régnait dans la pièce, produisant une atmosphère qui rappelait celle d’un étang au petit matin, quand la fraîcheur embaume encore l’air. La rencontre du nuage et de la lumière créaient une ambiance punique. Chaque fois que la nuage bougeait sur l’éclat de lumière, il l’absorbait et transformait l’air humide en un autre arc-en-ciel qui venait se mêler à toutes les couleurs du spectre déjà en place. Mike dut faire un effort pour reprendre son souffle.

 

 

Puis, il se rendit compte que la lumière et le décor de la pièce étaient centrés sur le cœur du sanctuaire ovale. Des grands escaliers limitaient l’espace ovale mais ils menaient à des balcons qui surplombaient le centre de la pièce. Mike se concentra sur la pièce. Le centre en était rempli de brouillard d’or, mais il y avait là quelque chose d’autre. Mike s’avança avec a certitude que son périple achevait. Lorsqu’il fut plus près du centre de la pièce, il constata que celle-ci était beaucoup plus vaste qu’il ne l’avait d’abord cru. L’or et la configuration de la pièce se prêtaient au jeu de l’illusion pour l’œil humain. Michal se dirigeait toujours vers le centre, constatant qu’il fallait beaucoup plus de temps que prévu. Puis, il fut à quelques centimètres du centre et s’arrêta. Qu’y avait-il là, à travers le nuage ? Une autre structure ?

 

 Il était presque au centre lorsqu’il se senti frappé par un immense éclat d’énergie. Il se retrouva sur ses genoux. Un incroyable sentiment de sacré et de sainteté l’avait atteint et sa puissance le forçait à s’agenouiller. Il avait le souffle coupé et gardait les yeux baissés, de peur de violer une règle sacrée non exprimée. Son corps tremblait au rythme d’une vibration animée qui ne pouvait que surgir de la présence de Dieu. Ça y était ; il approchait de la dernière porte qui le mènerait chez lui, au paradis. Peut-être qu’il ne rencontrerait pas d’ange. Mais pourtant, tous les autres anges lui avaient dit qu’il allait rencontrer la plus importe entité de tous. Mike sentait une présence majestueuse, la présence bénie et miraculeuse de Dieu lui-même. Il respirait de plus en plus difficilement. Michael leva les yeux et vit le nuage se dissiper. Il resta à genoux, mais se redressa pour observer ce qui se déroulait. La disparition du nuage laissa voir une imposante structure massive et dorée. Puis il vit que le bloc comportait des marches. Cet escalier menait peut-être vers… la porte du paradis ? L’énergie croissait et Mike ne se sentait pas digne d’être à. En tant qu’être humain et malgré toutes les expériences qu’il avait vécues, il ne se trouvait pas à la hauteur de la sainteté et de la grandeur de ce qui l’entourait. Il était à la porte du paradis et se sentait telle une marionnette. Il se sentait immobilisé par le pouvoir de l’esprit et le resplendissement de Dieu. Il savait qu’à quelques pas de lui se trouvait la plus grande puissance qu’il ait jamais rencontrée, un élément d’amour si intense et d’une beauté si spectaculaire qu’on y décelait la création même !  Mike manquait d’oxygène, mais gardait la tête haute. Il voulait bien coir. Il comprit qu’il lui restait bien une entité à rencontrer, la plus imposante d’entre toutes. Ce devait être vrai sinon, comment expliquer toute l’énergie qui se dégageait de ces lieux ? Il espérait pouvoir résister à l’intensité de la vibration suffisamment longtemps pour rencontrer l’entité. Même s’il pouvait, d’un instant à l’autre, être vaporisé dans un éclat de lumière paradisiaque multidimensionnelle, il tenait à cette rencontre ! Il se rappelait ce qui était advenu à ceux qui avaient touché l’arche d’alliance. Ils s’étaient évanouis dans un nuage de vapeur puisqu’il avait touché Dieu. Il avait l’impression que le même phénomène pouvait se reproduire ici, si l’énergie continuait à augmenter. Il pensait que ses cellules allaient éclater tant elles voulaient toutes célébrer à la fois. Il ressentait un sentiment d’expansion provenant de l’intérieur. Mike commençait à s’inquiéter non pas pour sa vie, mais de peur de ne pas rencontrer l’entité qui régnait dans cette incroyable demeure. Le brouillard continuait à se dissiper. 

 

Le bloc d’or qui se manifestait à sa vue ne comportait pas seulement des marches mais…un trône ! Magnifiquement ouvré, d’une splendeur indescriptible, majestueusement conçu et tout en or, il irradiait de son propre caractère sacré. L’ange devait s’y trouver. Qui pouvait-il être ? 

Mike s’aperçut soudain qu’il sanglotait. Toute sa biologie éclatait sous l’effet de la magnitude de cette énergie sainte et il sentait des vagues de gratitude et d’amour émerger de son cœur. Il ne parvenait pas à maîtriser ses émotions. Une énergie dense se déversait sur lui et il savait que l’entité d’or qu’il attendait était en train de descendre les marches. Le plus grand ange de tous allait bientôt émerger du brouillard doré qui masquait le trône. Il en était sûr. Il allait sans doute rencontrer le gardien de la porte qui menait chez lui, celui qu’il souhait voir depuis le début, celui qui savait tout !  Mike se sentait terriblement mal. il ne voulait pas qu’on le voie ainsi. Il aurait voulu être fort, mais il ne pouvait même pas se tenir debout. Il voulait que l’être d’or sache qu’il avait réussi toutes les épreuves et qu’il avait vaincu le géant, mais il ne parvenait même pas à ouvrir la bouche. Il se sentait un enfant incapable de maîtriser ses émotions. Sa poitrine vibrait de gratitude et… d’un manque d’oxygène. Sa tête lui faisait mal; qui pouvait donc manifester tant de pouvoir. Quelle entité de l’univers représentait la force divine d’une façon si intense ? 

-       Ne crains rien, Michael Thomas de l’Intention pure, nous t’attendions, dit le grand ange dont le torse commençait à poindre alors qu’il descendait les marches. 

Cette voix lui é tait familière. Qui était-ce ? La voix, même si elle portait un caractère immensément sacré, était douce et paisible. L’entité qui se présentait était peut-être la plus élevée de toutes mais la rencontre s’amorçait doucement et sobrement par un mot rassurant. Malgré tout, Mike ne parvenait pas à parler et l’émotion qu’il ressentait ne semblait pas vouloir s’apaiser. En observant la scène, il plaça sa main sur son cœur pour éviter qu’il sorte de sa poitrine devant le maître doré de l’amour qui lui adressait la parole. Michael ne voulait rien rater et espérait ne pas s’évanouir, mais sa vue s’embrouillait peu à peu. Le magnifique ange céleste flotta au-dessus des marches d’or, s’approchant doucement de Mikael Thomas toujours tremblant et agenouillé. Même dans son état de ravissement, Mike parvint à s’interroger sur l’utilité des marches pour une entité qui n’en avait aucunement besoin. Mike vit d’abord l’imposant corps brillant. Sa tête était toujours voilée par le brouillard d’or. L’ange s’arrêta. Mike vit qu’il était énorme, plus grand que tous els autres rencontrés précédemment. La couleur d’or de ses vêtements était tellement brillante que les plis en semblaient électrifiés. Il pouvait voir le bas de ses ailes. Il savait qu’il aurait des ailes ! Elles vibraient comme dis mille papillons, mais sans émettre un son. Mike était certain que, lorsqu’il verrait sa tête, elle serait coiffée d’un somptueux halo, élément approprié à une si magnifique créature. Mike ne s’habituait pas vraiment à cette énergie, mais il réalisa qu’une transformation s’opérait en lui lorsque l’ange s’arrêta. On lui offrait un présent, il en était certain. Il se formait autour de lui une bulle de lumière douce, blanche et caressante qui lui procurait un sentiment de paix intérieure.il soupira de soulagement car il savait qu’il n’aurait pu supporter cette énergie intense beaucoup plus longtemps. Il recommença peu à peu à respirer normalement, toujours agenouillé sur le plancher. La vague envahissante d’amour qui l’avait submergé devint une vague de paix et il recouvra lentement son équilibre humain normal. Dix minutes s’écoulèrent sans que l’ange bouge. Mike retrouvait ses forces. Il savait que l’ange lui avait ménagé de l’espace en le protégeant par cette bulle de lumière. Ainsi, sa vibration pourrait exister auprès de la vibration divine d’une prodigieuse créature du paradis. Pus, il parla sans toutefois se lever. 

-       Merci magnifique ange d’or, dit-il en reprenant son souffle. 

Je n’a pas peur. 

-       Je sais exactement ce que t u ressens, Michael, et je sais que tu n’as pas peu. 

L’ange ne bougeait toujours pas. Mike essayait encore d’identifier cette voix. Elle avait la même énergie paisible que celle de Blanc et elle se faisait rassurante pour l’âme. La voix était pleine nourrissant tout l’espace, mais elle était aussi calme. Il savait qu’il l’avait déjà entendue, mais où ? En quel autre coin de cette terre spirituelle l’avait-il entendue ? Lorsqu’il fut certain de pouvoir parler, il se risqua. 

-       Est-ce que je te connais, Ô ! Être sacré ? 

-       Oh oui ! répondit l’ange partiellement caché ! Nous nous connaissons bien. 

La majesté de la voix était puissante, remplie de gloire et de splendeur. Mike ne comprenait pas, mais n’insista aucunement. La situation était cérémonieuse. Elle exigeait que l’on se soumette et qu’on attende d’être invité à parler. Mike respectait la différence de vibration entre son hôte et lui. Celui-ci parla de nouveau. 

-       Le temps que nous passerons ensemble dans cette maison sera de très courte durée, Michael Thomas. Il sera rempli de révélations et de grands accomplissements. La différence de vibration entre nous est tellement grande que nous ne pourrons pas supporter la présence l’un de l’autre très longtemps, mais ce sera suffisant. 

Suffisant pour quoi ? s’interrogea Mike. L’ange poursuivit et, encore une fois, la force glorieuse de sa voix adoucit les molécules du corps de Mike. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, est-ce que tu aimes Dieu ? 

Les cellules de Mike s’animèrent. Toujours cette question ! Des frissons de clarté parcoururent son échine. Il avait cru que Blanc était le dernier à lui poser cette question, mais il s’était trompé. On la lui posait encore une fois. Cette fois devait être la bonne ! Toutes ses cellules voulaient répondre en même temps. Dis-lui OUI ! La réponse qu’il donnerait à l’ange d’or constituerait la clé de la porte le menant chez lui. C’était la dernière fois qu’on lui posait la question et sûrement la plus importante. Il voulait que ce moment soit intense. Il fit une pause mais ne put trouver de réponse éloquente. Son esprit ne vibrait à rien d’autre qu’à l’honneur de se trouver dans un tel endroit, devant cette entité divine. 

-       Oui, j’aime Dieu, dit-il d’une voix directe et claire, sans tremblement. 

-       Et Michael Thomas de l’Intention pure, ajouta la merveilleuse voix émergeant du visage toujours dans l’ombre dansante, désires-tu voir le visage de Dieu, celui que tu déclares aimer ? 

Mike était figé par les possibilités qui jaillissaient de ces paroles. Qu’est-ce que ça signifiait ? Qu’est-ce qui serait révélé ? Où cela le mènerait-il ? Encore une fois, les cellules de Mike le pressaient de répondre dans l’affirmative, ce qu’il fit spontanément et simplement. 

-       Oui, je le veux. Cette fois-ci sa voix tremblait et il savait que l’ange s’en était aperçu. 

-       Alors, Michael Thomas de l’Intention pure, poursuivit l’ange en reprenant sa descente des marches, voici le visage de Dieu, celui que tu nous as dit aimer – à huit reprises. 

Dans sa brillante magnificence, l’entité la plus sacrée d’entre toutes s’approcha de Mike. Malgré la bulle de protection qu’on lui avait fournie, Mike sentit monter le niveau d’énergie au moment où l’entité commença à émerger de l’épais nuage d’or et à descendre l’escalier doré pour rejoindre Mike. Lorsqu’il fut enfin près de celui-ci, le nuage qui entourait son visage n’était pas encore tout à fait dissipé. 

-       Lève-toi, Michael, tu dois être debout dans les circonstances. 

Mickael savait que quelque chose de grand se préparait. Il se leva avec peine, ses jambes le portant difficilement, et fouilla le nuage d’or de tous ses yeux et de tout son esprit, fixant l’endroit d’où le visage devait surgir. Lorsqu’il le vit enfin, Michael Thomas de l’Intention pure, l’être humain qui avait presque tout expérimenté sur sa route, qui avait rencontré et vaincu l’entité négative, qui avait réalisé la transition mieux que tout autre humain ne l’avait fait jusqu’à présent dans cet endroit spirituel, se retrouva dépourvu de tous ses moyens devant la révélation qui lui fut faite. L’abasourdissement se lisait dans ses yeux remplis de larmes. La compréhension basculait entre la logique et la spiritualité de son esprit tout en essayant de distinguer ce qu’il voyait et sa signification. Ses émotions étaient suspendues et ne pouvaient l’aider à traiter l’information que ses yeux lui révélaient subitement. Ses jambes faiblirent et il se retrouva involontairement sur ses genoux pour la deuxième fois depuis son entrée dans cet enceinte d’or sacré. 

Le visage de la grande entité spirituelle qui avait descendu les marches ciselées du trône imposant était celui de Michael Thomas ! Et ce n’était pas une illusion. Le visage appartenait à l’ange. C »était l’ange. L’ange était Mickael. 

-       Donc, si tu aimes Dieu, tu m’aimes. 

L’être doré savait que Mike n’écoutait pas vraiment. Son esprit était trop confus. Un état de choc avait envahi l’ensemble de ses cellules et Mike faisait encore des efforts de compréhension. Qu’est-ce que ça signifiait ? Tout cela est-il réel ? Pendant que Mike demeurait immobile sur le plancher, toujours figé, l’ange poursuivit : 

-       Voici un autre présent, dit-il d’une voix qui se voulait rassurante et apaisante et qui imprégnait Mike de paix et d’intelligence. Je t’offre le présent du discernement pendant que tu écoutes mes explications. 

L’esprit de Mike commença à s’éclaircir. Il s’aperçut encore une fois que l’ange lui apportait une aide directe. Cette fois, ce soutien lui permettait de libérer son esprit humain de tout préjugé. L’ange reprit la parole. 

-       Chez tout être humain, un élément existe qui lui permet de combattre de façon acharnée – en utilisant jusqu’à la dernière synapse de son cerveau –l’idée qu’il puisse être autre chose qu’un être humain. 

L’ange sourit et Mike crut se voir dans un miroir, s’adressant l’ébauche d’un sourire. La voix était la sienne, mais il ne l’avait pas reconnue. La seule occasion qu’ont les humains d’entendre leur propre voix avec précision est lorsqu’elle provient d’un enregistrement. Dans son cas, l’occasion s’était rarement présentée. Il devait écouter ce que l’ange avait à dire et son esprit s’y préparait. 

-       JE SUIS ton moi supérieur, Michael Thomas, le fragment de toi qui réside en toi pendant ton séjour sur la planète terre. Ceci est ta dernière leçon et ta dernière révélation avant que tu n’atteignes ton but. C’est la dernière pièce d’information que tu dois absorber. C’est la vérité la plus élevée et la plus puissante pour l’humanité, celle qui est la mieux préservée et la plus difficile à accepter. 

Les paroles de l’ange s’avéraient fascinantes, mais Mike trouvait très difficile de se concentrer parce qu’il avait son visage ! Mike était tout de même attiré par l’information et souhaitait en comprendre la portée. Il devait progresser. Il devait en savoir davantage. L’ange flotta un peu sur le côté, révélant une plus grande part du décor qui s’était jusqu’là trouvé derrière lui. 

-       Tu es dans la MAISON D’OR DE LA CONFIANCE, Mickael; rien ne peut t’arrêter plus sûrement sur le chemin de l’illumination que le sentiment que tu ne la mérites pas; voilà pourquoi nous avons choisi de te révéler qui tu es vraiment. TU es une partie de moi, Michael. Tu es un ange de niveau supérieur, comme tous les humains. Nous faisons partie de ceux qui ont choisi de visiter la terre, de faire l’expérience de la vie humaine et d’élever la vibration de la planète par les leçons et les expériences de notre séjour. Nous sommes ceux qui peuvent transformer l’humanité et même l’univers. Crois-moi, Michael Thomas, tes actions sur terre ont modifié fortement d’autres secteurs. 

-       Mais je ne suis pas resté ! 

Mike avait presque hurlé ce qu’il avait à l’esprit et, en entendant ses paroles, il senti qu’encore une fois il avait abandonné trop facilement. « En plus, je n’ai rien appris ». 

-       Ça n’a aucune importance, lui dit l’ange; c’est l’intention d’entreprendre le voyage et l’acceptation première de participer au sacrifice qui sont les plus précieuses. Ta seule présence sur la planète est respectée et appropriée. Tu ne t’es jamais rendu compte de cela ! As-tu déjà entendu l’histoire de l ‘enfant prodigue. Elle fait partie de toutes les cultures, tu sais. 

Mike la connaissait, bien sûr, mais il n’y avait vu aucun lien avec sa situation. Il se souvenait que le fils de l’histoire avait été aimé et accueilli par son père, même s’il n’avait pas respecté les traditions familiales. L’ange se déplaça encore avant de poursuivre ses explications. 

-       Michael, les autres anges t’aimaient beaucoup. Ne t’es-tu jamais demandé ce que tu avais fait pour mériter un tel amour ? maintenant, tu le sais. Nous – toi et moi – faisons partie d’une élite. Nous sommes parties intégrante de ceux qui sont chèrement aimés et respectés parce qu’ils ont choisi de venir sur la terre, de vivre avec un système biologique inférieur, alors que toute cette réalité leur est cachée. TU est en fait un fragment de Dieu circulant sur la planète dans un objectif de grandeur et tu vois cette manifestation devant toi à l’instant même. 

Totalement impressionné, Mike fit un survol de ses dernières semaines. Tout ce qu’il avait découvert sur la famille et les contrats dans la maison de Violette l’avait laissé atterré. Mais là, la révélation que lui, l’être humain Michael Thomas, comptait parmi les anges les plus évolués ! Et les autres humains également ! Se pouvait-il qu’il soit si grand ? 

-       Oui, Michael, tu l’es. NOUS le sommes tous. Il est maintenant temps que tu comprennes et que tu te rendes compte que tu as mérité ton passage sur terre. Tu l’as même planifié et tu as dû attendre ton tour ! Tu es une entité respectée pour l’avoir fait et tu es maintenant prêt à franchir une autre étape. Dans la même mesure où tu as affirmé aimer Dieu à plusieurs reprises durant ton voyage, TU DOIS DORENAVANT T’AIMER TOI-MÊME. Pensez-y bien, Michael Thomas, parce que cette vérité doit changer ta perspective et l’essence même de ton objectif en tant qu’être humain. 

Mike était maintenant plus ouvert à l’information puisque l’ange lui avait accordé la paix et le discernement. Il avait l’esprit clair. L’information n’était pas facile à assimiler. L’ange allait ajouter autre chose. 

-       L’étape finale – et elle aurait été la même si tu étais resté sur terre – consiste à assumer ce « partenariat ». Il faut que tu saches qu’il est réel. Ressens la valeur et la divinité de ton humanité. Sache que tu es une entité sacrée du paradis. Sache aussi que tu relèves de ce monde et que tu est éternel ! Assume l’insigne d’or qui te revient, Michael Thomas. 

Mike se remémora son séjour dans la maison blanche, alors que Blanc lui avait montré l’image de Marie dans la chambre d’hôpital. Il réalisa un point qui lui avait jusque-là échappé. Blanc avait prononcé des paroles qu’il n’avait pas comprises à ce moment-là. Selon lui, Marie avait accepté l’insigne d’or. 

-       Marie te connaissait-elle ? demanda Mike. 

-       Marie connaissait le grand Soi, Michael, si c’est ce que tu veux dire. Elle y était associée tout ce temps où tu l’observais. C’est cela que tu ressentais. Elle savait qui elle était. Elle connaissait la salle d’or et son trône. Elle savait qu’elle était sacrée et qu’elle avait mérité son passage sur terre. Elle maîtrisait son caractère sacré. 

Mike ressentit une nouvelle fois une immense admiration à l’égard de Marie, cette petite femme qui lui avait tant appris sans même qu’il la rencontre. 

-       Et puis, elle te connaît, Michael. 

-       Vraiment ? Comment est-ce possible ? 

-       Tout comme nous nous connaissons tous, répondit l’ange. 

Elle était très consciente des effets profonds que produisait sur les autres le présent qu’elle offrait à son père au moment de sa mort. Elle le savait par intuition. Elle savait même qu’on l’observait. Comme toi, elle avait tous les présents, les outils et les cartes à l’intérieur d’elle-même et elle avait le don précieux du discernement divin que je te transmets maintenant. Tel est le pouvoir d’un être humain illuminé sur terre. 

-       Merveilleux ! 

Mickael en apprenait toujours plus et son respect pour Marie dépassait tout ce qu’il avait été jusqu’à présent. Elle savait ! Son intuition lui disait que son geste était observé et qu’il m’aidait. 

-       Le moment de l’épreuve est arrivé, Mickael Thomas. 

L’ange passait aux choses sérieuses. Mickael savait qu’il devait subir une épreuve quelconque. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Comment l’entité, avec son visage et son âme pouvait-elle savoir si l’être humain Michael Thomas avait accepté lé réalité de sa valeur personnelle ou non ? 

-       Il n’y a qu’une seule façon de le savoir, dit l’ange en se déplaçant de côté. Ne crains rien, Mickael, mais je dois enlever la bulle qui te mets à l’abri des vibrations pour le temps qu’il nous reste à passer ensemble. Tu as absorbé la vérité ou non. Le test est simple, mais il est impossible de le réussir sans être pur et sans avoir accepté la vérité du partenariat. 

-       Je l’ai acceptée, di Mike d’un ton anxieux. Qu’allait faire l’ange d’or ? La bulle blanche qui l’entourait se dissipait peu à peu et Mickael se sentait de nouveau envahi par la vibration de sainteté de la force divine qui l’entourait. Il ressentait la présence d’un grand amour, d’une forte énergie et l’attention de millions d’entités. Mais un élément nouveau s’ajouta. Il avait le sentiment, quoique très mince, de faire partie de l’ensemble. Peut-être était-ce là l’épreuve ? 

-       Oui, je vois dit Mickael. Il espérait avoir réussi. L’épreuve était-elle terminée ? Pas de chance puisque l’immense ange d’or au visage de Mikael Thomas s’approchait. 

-       Mickael Thomas de l’Intention pure, viens t’asseoir sur la troisième marche. 

Mike recommençait à respirer difficilement. Ses cellules ne saisissaient pas la forte vibration qui l’entourait. Mike s’adressa à haute voix à son corps, ayant oublié la présence de l’ange d’or. Il devait reprendre la maîtrise de sa biologie, sans plus attendre. 

-       NOUS sommes en sécurité, dit-il à ses cellules. N’ayez pas peur ! NOUS avons mérité ce qui nous arrive. 

Mike s’exprimait à très haute voix et il le savait. Il suivait spontanément l’enseignement de Vert et les résultats étaient immédiats. Il s’assit sur la troisième marche du grand trône d’or et commença à se calmer. Puis, il se rendit compte que le grand ange d’or l’observait attentivement, affichant un sourire des plus radieux ! 

-       Tu sais vraiment comment agir, mon frère humain. Ce sont là des éléments que je ne pouvais pas t’enseigner, mais tu les as bien appris des autres. Voyons maintenant si tu as assimilé de la même façon ce que je t’ai remis. 

Ce qui se produisit alors surprit Mike d’une manière encore plus importante que le dévoilement du visage de l’ange quelques instants plus tôt. Le grand ange d’or qui, jusque là, avait représenté l’incarnation de la force divine, s’agenouilla devant Mickael Thomas. Ses superbes ailes d’or se déployèrent dans un mouvement royal, telle une cape accompagnant l’ange vers le sol. Leurs extrémités magnifiques s’étalèrent, sans toutefois toucher le sol pour permettre au corps majestueux de se pencher gracieusement. Le corps de Mike réagit fortement encore une fois mais cette fois-ci, il n’en fut pas désemparé. Mike fut plutôt envahi d’amour et il pu continuer à observer les mouvements de l’ange. 

En s’agenouillant, le grand ange fit apparaître un bol doré qu’il déposa cérémonieusement devant lui. Il regarda Mike directement et lui prononça des paroles où se lisait un grand amour. 

-       Ce bol contient le symbole des larmes de joie que je ressens pour TOI, Mickael Thomas. Je veux oindre et laver tes pieds puisque tu as grandement mérité cet honneur. 

Oh non ! Cette entité divine se prépare effectivement à me toucher ! Maintenant, Mickael comprenait l’épreuve. Le contact avec l’ange d’or allait déterminer si les cellules de Mike avaient vraiment compris la valeur de l’enjeu et si son corps avait pris conscience de son origine sacrée. Les résultats ne pouvaient tromper. C’était l’épreuve véritable. L’ange fit une pause avant de toucher le pied gauche de Mickael Thomas et de répondre aux questions que ce dernier avait à l’esprit. 

-       Ce n’est pas là un test de changement vibratoire, Mickael. 

Toi et moi n’aurons la même vibration que lorsque nous nous fusionnerons de nouveau à la fin. L’épreuve s’adresse à ta croyance humaine. NOUS devons posséder le fait que NOUS, en tant que Dieu, avons mérité de devenir humains. Le geste que je m’apprête à poser vérifiera si tu comprends vraiment que tu mérites d’avoir les pieds lavés par l’Esprit même et si ton amour de Dieu se reflète dans ton amour de toi-même. 

 

Mike soupira d’aise. Il connaissait son esprit et savait qu’il avait accepté cette notion et cet enseignement de la Grandeur même. Il se rendait compte que l’épreuve communiquerait cette certitude à l’ange. Il se sentait prêt. Il se trouvait devant le grand des grands. L’ange, malgré son range, s’était placé en deçà du regard de Mike. Mike avait perçu cet écart au protocole et se sentit immensément ému devant ce qui se préparait. La noble entité prit délicatement son pied et une sensation de chatouillement incroyable parcourut le corps de Mike et atteignit même son cœur et son esprit. Il débordait de compassion et des larmes coulaient sur son visage. Il ne dit rien pendant que l’ange lavait doucement son pied. Mike se sentit aimé au-delà de tout. Il ne disparut pas. Il ne s’évanouit pas dans un éclat d’énergie. Même s’il sentait la pression de l’énergie qui vibrait entre eux et qu’il la supportait avec peine, il savait en être digne. Mais il restait silencieux, sachant que l’amour est silencieux. Il savait que l’amour véritable n’a pas d’exigences et que l’ange glorieux n’allait rien lui demander en retour. Il savait que l’amour ne s’enorgueillit pas et que l’ange n’allait pas subitement se trouver entouré par une légion d’habitants du paradis. L’échange était personnel et l’ange demandait silencieusement à Mickael Thomas de simplement accepter l’honneur et d’ETRE. Aucun mot n’aurait pu décrire ce que Mickael Thomas ressentait. Des larmes de joie et de gratitude coulaient toujours sur son visage, mais il n’en éprouvait aucune honte. Il savait que l’ange comprenait que c’était là la façon humaine d’exprimer les remerciements, aussi étrange que cela puisse paraître. Puis, l’ange s’exprima encore une fois, dans une vois remplie de fierté à l’égard de Mickael. 

-       Mickael Thomas de l’Intention pure, tu as réussi cette grande épreuve, une des plus grandes. Je vais te montrer quelque chose de plus grand encore. Même si tu as réussi toutes les épreuves et même si tu te sens prêt à franchir la porte qui te mènera chez toi, je vais laver ton autre pied. Je considère ce geste comme un honneur et un témoignage de l’amour de Dieu pour toi. Les épreuves sont terminées. Je n’ai rien à en tirer. Je le fait parce que je t’aime. N’oublie jamais ce moment. 

Mike ne se rappelait pas avoir vécu de moment plus sacré que celui-ci de toute sa vie. Ses larmes coulaient sans cesse et un flot d’amour circulait entre les deux entités dont les forces d’âme se rapprochaient pendant que le grand ange d’or lavait doucement le pied de Mike. Celui-ci avait l’air tout petit dans l’immense main de l’ange. Puis, le geste prit fin, le bol disparut comme par magie et l’ange se releva, ses ailes se repliant contre son corps. 

-       Si tu veux bien te lever, Mickael Thomas. Ton intention est manifestement pure et tu es prêt à rentrer chez toi. 

Mickael se leva, promena sn regard dans la pièce, puis de nouveau sur l’ange. Comme s’il lisait dans son esprit, l’ange pris sa main et lui indiqua la voie. 

-       Tu peux monter les marches, dit-il en souriant. 

Mike se retourna et regarda le nuage d’or ondulant. Les marches vers le trône d’or l’invitaient vers un autre endroit inconnu. Il regarda de nouveau l’ange, cherchant son approbation avant de grimper l’escalier. 

-       La porte que tu cherches est là, Mickael. Et n’oublie pas : les apparences sont parfois trompeuses. 

Cette fois, Mike ne s’interrogea pas sur le sens de la petite phrase. Elle était devenue le mantra de l’endroit. Il se rendait compte qu’il ne pouvait séjourner dans ce lieu plus longtemps. L’ange le savait aussi et c’est pourquoi il le poussa doucement, entourant cette fois ses épaules de son bras. D’une voix douce et rassurante, il prononça ces dernières paroles. 

-       J’arrive de là, moi aussi. Ça ira. Tu dois partir maintenant. Le but est à portée de ta main. Je t’y rejoindrai très bientôt. Nous ne disons jamais au revoir puisque nous ne formons qu’un. 

Mike savait qu’il devait se soustraire à cette énergie puissante. Il se retourna et entreprit aussitôt l’ascension des marches. Il comprenait maintenant leur présence. Elles étaient destinées aux humains, et non pas aux anges et leur  disposition était parfaitement adaptée aux pieds de Mike. Tout se reliait, mais Mike n’avait plus envie d’analyser les éléments. Il était temps de recevoir son diplôme ! Il était temps de franchir le seuil de sa demeure. Il continua à grimper les marches menant au grand trône ouvré. Il s’arrêta pour regarder une dernière fois le grand ange d’or, le fragment de Dieu qu’il était lui-même ; celui-ci se tenait majestueusement, les mains jointes, souriant à Mickael Thomas du pied de l’escalier. L’ange avait raison. Il n’y avait pas de sentiment d’adieu. Tout constituait une partie de lui-même. D’ailleurs, au cours de la dernière journée, il avait rencontré deux de ces parties : celle qui ne comportait pas d’amour et l’autre qui en était remplie. Entre les deux se situait la conscience humaine et il devait choisir entre les deux. Tout un concept ! 

 

Mike se retourna et poursuivit son ascension. Un brouillard épais obstruait ce qui se trouvait sur son chemin immédiat et il pouvait voir seulement dix marches à la fois. Il montait avec précaution. Il ne voulait surtout pas chuter alors qu’il se trouvait si près du but de son périple sacré. Il s’amusait à la pensée d’une malencontreuse chute qui l’aurait stupidement ramené au pied de l’escalier et l’aurait amené à se confondre en excuses devant son grand Soi. Cet état d’humour l’aida à se détendre.  Il savait conscience d’avoir grimpé au moins deux étages et il entrevoyait un palier devant lui. Quel magnifique trône, se dit-il ! E t d’une immensité ! Et c’était le sien ! Une fois au sommet, Mickael ne fut pas déjà. Près d’un fauteuil d’or immense et somptueusement ouvragé, il trouva la porte qu’il avait imaginée durant toutes ces semaines. La vision se transformait en réalité devant ses yeux. Elle était bien éclairée et bien visible, tout près du fauteuil. Elle semblait suspendue, sans murs de soutien et les limites qui la distinguaient du trôle d’or n’étaient pas bien déterminées. Mike constata qu’elle ne faisait pas partie de la Maison de la confiance ni de la structure dans laquelle il se tenait. C’était un portail présentant des attributs dimensionnels autres. La porte portait de nombreuses écritures, certaines que Mickael ne parvenait pas à lire, mais il vit aussi la mention ACCUEIL. Mike attendait cet instant depuis si longtemps. Il avait vécu de nombreuses expériences, appris énormément et avait modifié sa structure cellulaire en préparation à ce qui l’attendait derrière cette porte. L’action était sur le point de se dénouer. Il se tenait sur le seuil se rappelant tout ce qui s’était passé et le magnifique ange d’or au pied de l’escalier. Il pensa de nouveau à ce qui venait de se produire quelques instants auparavant. En fait, cette dernière expérience l’avait encore une fois transformé. Mike regarda cérémonieusement la porte. 

-       Je mérite ce qui m’arrive dit-il, d’un ton confiant. Et je rends hommage à l’univers pour ce geste que je m’apprête à poser. Dans un amour  total, j’entre là où j’ai demandé à être. 

La cérémonie achevée, Mickael Thomas prit une grande respiration humaine et ouvrit courageusement la porte où le mot ACCUEIL était inscrit. 

 

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Mike vomissait…. 

 

 

LE RETOUR – histoire de Michael Thomas – Livre de la série Kryeon – Editions Ariane 1998– Kryeon canalisé par Lee Carroll.  

Marie

 

Et pourquoi ne pas parler ici de Marie puisque l’empreinte qu’elle a laissée dans l’Histoire illustre bien, après celle de son fils, une certaine rencontre du Ciel et de la Terre en notre monde? Depuis bien des siècles, nous, les Occidentaux, avons souvent entretenu d’elle l’image d’une petite blonde obéissante plutôt aérienne, d’une chasteté totale, assez passive et portant un regard de vénération douloureux sur Celui qu’elle a mis au monde. 

Marie dans PERSONNAGES HISTORIQUES cadre-vierge-marie_1_2458

 

Tout d’abord, le simple bon sens devrait nous permettre de réaliser qu’en fait de « blonde hollywoodienne », Marie – que l’on appelait Myriam, un nom lui aussi très répandu – était une femme aux traits sémites très prononcés. Celle-ci s’imposait naturellement dans une assemblée non pas par les canons classiques de la beauté mais plutôt par la noblesse de ses traits, la droiture de sa démarche corporelle et par le respect que quelque chose en elle imposait. Bien qu’elle fût relativement discrète et silencieuse ainsi que se devait de l’être une femme de l’époque, elle ne se montrait pourtant ni soumise ni souffrante. Je l’ai vue capable de rébellion, notamment dans les circonstances que j’ai citées plus haut, mais aussi face à l’attitude de certains disciples du Maître dont elle comprenait parfois difficilement que ce dernier leur accordât tant de confiance. En fait, elle entendait et observait beaucoup de choses en coulisses et admettait souvent mal ce qu’elle interprétait alors comme de l’insouciance ou de la passivité de la part de son fils. 

 

Il est vrai que cette attitude changea assez radicalement à compter du jour où le « passage » du fils au Maître de Sagesse fut pleinement accepté par son âme en tant qu’évidence. Son réflexe protecteur de mère s’estompa dès lors à la façon d’un voile qui se serait soudainement déchiré. Elle s’en ouvrit à quelques-uns d’entre nous dont j’eus le bonheur de faire incidemment partie. Voici ce que les Annales m’ont permis de restituer des propos qu’elle nous tint alors: – « Lorsque mon fils nous a quittés, il n’avait que treize ans… Cela a été un déchirement consenti car nous sommes d’une famille où nous nous dédions au Très-Haut… parfois comme si c’était une fatalité sacrée inscrite dans notre chair. Lorsqu’Il réapparut après dix-sept longues années, je ne Le connaissais plus… Il fallait qu’Il me redécouvre aussi et qu’Il apprivoise la réalité de ses frères et soeurs que j’avais portés après Lui. On aurait dit qu’Il connaissait d’emblée leur âme tandis que eux découvraient un être dont ils ignoraient tout. Contrairement à moi, le Maître en Lui leur apparut très vite, tout au moins au plus grand nombre d’entre eux. 

 

J’ai souffert de voir en Lui plus qu’un rabbi. Le rabbi appartenait encore à ma chair… tandis que le Maître s’évertuait à me montrer qu’Il n’était plus tout à fait de ce monde et qu’Il vivait d’une autre Lumière que celle que j’avais cru Lui communiquer à tout jamais. Ma fierté de mère – qui s’était transmuée inconsciemment en orgueil – ne signifiait plus rien et je fus durement rappelée à l’humilité qui m’avait autrefois été enseignée au Temple. Maintenant, j’ai accepté d’être sa disciple plus que sa mère. C’est un état de fait contre lequel je ne peux rien. J’accepte aussi le fait de dire que ce n’est pas moi qui ai mis pleinement cet homme au monde. Il nous dépasse tous, vous le voyez bien, et je ne sais pas où Il nous mènera… Parfois, c’est une amère constatation pour mon coeur de mère; parfois aussi c’est une invraisemblable joie. Il me reste juste la confiance en l’Éternel parce que je sais bien que rien ne peut combler mon ignorance face à ce Mystère auquel j’ai servi de vase. » Je me souviens que, pour discrète qu’elle ait été, Marie ne s’en montrait pas moins très présente lorsqu’il lui arrivait de se déplacer avec nous. Il n’était pas rare alors qu’elle soit prise à l’écart par des disciples ou de simples curieux et qu’on la pressât de donner son enseignement à elle. 

La-Vierge-Marie dans PERSONNAGES HISTORIQUES

 

Elle acceptait de se plier à cette demande mais il est certain qu’elle communiquait davantage les principes de base empreints de douceur caractérisant notre Fraternité que les audaces de son fils. Sans vouloir le moins du monde diminuer la beauté et la qualité de son âme, je dois dire que le rôle et l’impact qu’elle joua il y a deux millénaires fut beaucoup moins considérable que celui qu’une certaine faction de la Chrétienté lui a fait endosser depuis. Dans l’inconscient collectif, on s’est empressé de lui attribuer la place archétypale de la Vierge-mère, un rôle analogue à celui tenu par Isis en Égypte ou encore à celui de Devaki, la mère de Krishna, en Inde, pour ne citer qu’elles. Pour tous ceux qui l’ont connue à l’époque, il est clair que la virginité de Marie relève du mythe absolu se conformant aux grands schémas symboliques parsemant l’histoire de notre humanité

 

Elle représente la terre-mère primordiale, celle où se plante la graine d’ascension, la matière première des Alchimistes qui la subliment pour en faire jaillir Ce qui permettra au plomb humain de se transmuer en or spirituel. Elle est aussi la pâte feuilletée de la galette des rois, celle au coeur de laquelle la fève initiatique et rédemptrice a été cachée… En tant que « pâte feuilletée » symbolique, Marie nous rappelle que tout être humain conscient de lui-même et de sa dimension intuitive peut se considérer comme éminemment porteur du germe divin et qu’il doit faire éclater les feuilles, les strates, les écailles de sa personnalité incarnée pour révéler le germe en question

 

Le fait que Marie elle-même ait été conçue « sans tache », ainsi que le prétendent les Traditions, est à comprendre en tant qu’allusion à son poids karmique neutre, autrement dit à son absence de bagage karmique « négatif’. Cela signifie qu’en sa présence nous avions affaire à une âme réalisée n’étant plus soumise aux nécessités de la roue des réincarnations. Les Orientaux pourraient dire d’elle qu’elle était un Boddhisatva accompli et possiblement aussi un Avatar de polarité féminine. En effet, après la mort officielle de son fils et l’ événement auquel on donna le nom de « Pentecôte » J, nous fûmes quelques-uns à être informés du fait qu’elle avait sombré dans une inconscience profonde, sans signe apparent de maladie. Cela dura presque une semaine. Lorsqu’elle revint à elle, elle n’était plus la même personne en ce sens qu’une autre énergie s’en dégageait. Elle parlait différemment, avec une force accrue et des concepts métaphysiques rappelant ceux du Maître. J’eus la chance de la rencontrer durant quelques heures environ trois semaines après son « réveil ». Elle me fit une si vive impression que je me suis demandé si le Maître n’allait pas poursuivre son oeuvre à travers elle. Avec le regard que je peux porter aujourd’hui sur ce phénomène, je reste persuadé qu’elle vivait alors une sorte d’adombrement ou qu’elle était habitée par une Présence extérieure à sa personnalité première, ainsi que c’est souvent ponctuellement le cas chez la plupart des grands missionnés.Selon des données que j’ai pu obtenir ultérieurement au contact de différents Maîtres reliés à la Fraternité de Shambhalla, c’est à partir de ce moment-là que l’egrégore de la « Vierge Marie » s’est peu à peu constitué. Son véritable impact est donc postérieur à la période publique de l’enseignement du Christ. Si la manifestation de son illumination a éclaté aux yeux de tous dans les deux ans qui sui-virent le départ du Maître, son aspect « virginal » aurait alors, je le répète, fait sourire tout un chacun comme n’ayant aucun sens. 

 

À ma connaissance, Marie n’a dicté aucun enseignement. Ce qui a été placé sous son nom l’a donc été largement a posteriori, pour légitimer une pensée à laquelle on voulait donner du poids. Bien qu’elle ait été instruite à l’art de l’écriture en tant que vestale essénienne, je me souviens l’avoir entendu dire qu’elle ne créerait aucune École de pensée et n’aurait aucun disciple. C’était une femme simple qui a tenu à rester simple. Les Annales akashiques la montrent vieillissant et s’ arrondissant, comme la plupart des êtres humains qui prennent un peu d’âge. Encore une fois, ce n’est pas l’amoindrir que de signaler cela. Si je mentionne ce fait, c’est parce qu’il me semble important de briser les images figées par nos catéchismes pour aller vers davantage de vérité. Naïveté et puérilisation n’ont jamais fait grandir qui que ce soit. Le poids de la matière, dont le vieillissement est un des constituants majeurs, a sa propre beauté et sa noblesse. Pourquoi ne pas le respecter? Le Maître Jeshua en personne, bien que véhiculant le Divin à son plus haut niveau concevable sur Terre, s’est Lui-même plié à la loi de l’affaiblissement du corps. C’est entretenir une supercherie que de prétendre que le vieillissement d’un Avatar, avec les troubles de santé que cela présuppose, est dû au fait que le Maître en question ne manifeste ces signes que parce qu’il endosse le poids des fautes de notre humanité. Cette ignorance, doublée d’un mensonge, se rencontre encore souvent de nos jours, dans le cas de sages ou d’Avatars avérés… comme si les tribus que chaque être doit payer à la loi de l’incarnation étaient une honte. Tout corps physique résulte d’une entente ou d’une complicité entre les forces de la Terre et celles des mondes célestes. Cette complicité a son prix qui est assujetti à l’acceptation du temps qui passe à l’intérieur d’une pièce de théâtre donnée. 

 

- « Un acteur n’est qu’un acteur, nous enseignait le Christ, il y a deux millénaires. Son rôle débute par une certaine réplique et s’achève par une autre. Ainsi, dans l’univers dont la scène est tracée par mon Père, tout ce qui a un commencement a nécessairement une fin… Vous verrez mon corps pousser, mûrir puis se faire moissonner comme le blé sur le bord du chemin. » Il faut bien réaliser qu’au moment du retrait du Maître Jeshua de sa vie publique, sa mère, Marie, avait moins de cinquante ans et qu’elle était donc loin d’être vieille au sens où nous l’entendons maintenant. Dans les derniers temps où je l’ai connue, on venait pourtant la consulter comme une Aînée, non pas tant parce que la moyenne d’âge de l’époque lui aurait permis de revendiquer ce titre qu’à cause de son discours soudainement devenu celui d’une « vieille âme ». Je me souviens que son enseignement passait essentiellement par des réponses aux questions qu’on lui posait. Elle prenait rarement l’initiative d’aller au devant de ces questions mais se comportait plutôt comme un livre dont on consulte les pages à volonté. 

 

Tout comme le Maître et Myriam de Magdala, elle ne manquait pas une occasion pour tenter de combler le gouffre que l’on ne peut s’empêcher de percevoir entre le corps et l’esprit. 

 

Le noyau de l’enseignement qu’elle véhiculait avait donc pour base l’annihilation du sentiment de dualité et, par conséquent, de séparativité. Pour elle, le problème ne résidait ni dans la polarisation du corps, ni dans celle de l’esprit mais dans l’idée que l’âme se faisait de la notion de polarité. 

 

Elle traduisait ainsi la Parole de son fils pour qui, plus et moins, jour et nuit, homme et femme ne s’opposaient pas mais se multipliaient en se complétant. Elle plaçait par conséquent la racine de la souffrance au niveau de l’âme qui, au lieu de jouer le rôle de trait d’union entre le corps et l’esprit, établissait une dissociation radicale entre ces deux principes

 

- « Ainsi, l’ai-je entendu dire au grand étonnement de ceux qui l’écoutaient, ce n’est pas le corps qui est à dépasser, c’est l’âme dans les couches successives de ses aveuglements et de ses habitudes figées … car les racines d’un arbre sont en tous points analogues à ses branches. Le tronc, l’âme, est semblable à un axe d’ascension; ne voyez pas en lui l’expression majeure de l’arbre; il n’est ni un commencement ni un aboutissement, juste un intermédiaire par lequel le Ciel et la Terre s’épousent… celui dont on finit par faire un feu. » 

 

 Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  – les  enseignements premier du Christ.  

La cinquième maison

gifs papillonsIl ne fallut pas longtemps avant que Mike s’aperçoive que le trajet hors du sentier battu comportait certains défis. Il devait constamment vérifier la positon du soleil pour s’assurer de marcher dans la bonne direction. De plus, il consultait régulièrement sa carte pour ne pas rater la maison. Il progressait donc beaucoup plus lentement. 

Malgré ces quelques difficultés, il trouvait l’étape plus agréable que les autres. Il réalisait un désir de rendre Violette fière de lui. Il le faisait aussi pour lui, pour se prouver qu’il pouvait s’opposer à tout ce qui était établi, même en terre spirituelle. Il songeait aussi qu’une fois suffirait et que lorsqu’il aurait atteint la prochaine maison, il reprendrait probablement le sentier tout racé pour se rendre aux autres demeures. C’était plus facile, sans faire obstacle à ses choix. En fait; il sentait plus que jamais que sa décision de rester sur le sentier s’affermirait parce qu’il aurait connu l’opposé. Il pouvait faire un choix éclairé depuis qu’il avait expérimenté les deux façons de voyager et ne se sentait pas tenu de suivre la voie tracée. 

Mike constata aussi que l’impression d’être surveillé avait disparu. Avait-il conjuré le sort de son poursuivant ? L’entité sombre et sinistre qui le poursuivait avait-elle tout simplement disparu ? Non, dans sa sagesse, Mike comprit que le fait d’avoir modifié sa façon de se déplacer avait confondu la vilaine créature qui s’était acharnée sur lui depuis le début. Elle réaliserait sans doute rapidement ce qui s’était passé et se mettrait à sa recherche. Dans ces conditions, Mike devait faire preuve de prudence, assurer ses arrières et surveiller la voie qui s’étendait devant lui. 

Au bout de quatre heures environ, le ciel se couvrit. Michael ne se faisait pas d’illusions. Une autre de ces tempêtes bizarres, effrayantes et violentes se préparait ; mieux valait songer à se trouver rapidement un abri. Il se rappelait que la dernière fois il s’était retrouvé écrasé au sol, priant qu’on lui conserve la vie. 

Mike sortit sa carte pour voir ce qui l’entourait. Encore une fois, elle lui indiquait son entourage immédiat. Il constatait qu’il venait de passer un abri ressemblant à une grotte. Mike se rappelait l’avoir contournée, mais du côté opposé à son ouverture. Il remit la carte dans es bagages et rebroussa chemin jusqu’à ce qu’il retrouve l’entrée de la grotte. 

Pendant le peu de temps qu’il avait mis à revenir sur ces pas vers l’abri qu’il croyait trouver, la tempête avait pris une ampleur étonnante. Le ciel était devenu noir et le vent s’élevait. La pluie commençait à se joindre aux vents lorsque Mike entrevit l’ouverture de la grotte et décida de presser le pas. Au moment même où il franchissait l’entrée, la nature se déchaina. Mike dut se placer tout au fond de la grotte pour éviter de se faire mouiller ou d’être attiré par la force colérique des éléments. Il ne pouvait s’empêcher d’être émerveillé par la vigueur de l’intempérie et remercia Bleu de lui avoir remis cette carte lui ayant permis de se mettre à l’abri du danger au tout dernier moment. Encore une fois, la carte, toujours à jour, lui avait rendu un fier service. 

Il regarda le spectacle, bien au chaud, à l’intérieur. Il ne pouvait quitter des yeux l’action terrible qui se déroulait dehors. Quelle chance d’être en sécurité ! 

Alors qu’il se demandait pourquoi il y avait de telles tempêtes sur cette terre sacrée, il lui sembla entendre la voix de Bleu. -       Michael Thomas, il n’y a jamais de tempête sur cette terre, sauf lorsqu’un humain est sur la voie de l’apprentissage. 

-       Tu veux dire que si je n’était pas ici, il n’ y aurait pas de tempête ? -       Oui, lui répondit la voix de Bleu. 

-       Mais, je n’en fais pas partie. La tempête ne m’atteint pas. -       Voilà ! dit Bleu en riant. Tu as appris à te service de la carte. Crois-le ou non, des humains ont écarté la carte dès le début de leur voyage, pensant que c’était une blague. Tu as compris son rôle et son caractère « actuel » est devenu ton mode de vie. Tu as un pied dans le temps spirituel présent, mais tu apprends aussi à mesurer le temps linéaire au fur et à mesure que tu progresses sur la route. Voilà pourquoi, lorsque la leçon de la tempête se présente, tu peux y échapper et te mettre à l’abri. Michael, nous t’aimons tendrement ! 

Cette idée fit sourire Mike. Tout ça pour lui ! Une telle énergie ! Et toute cette planification ! Il regarda dehors et hurla au vent : -       Tu peux te calmer maintenant. Je suis en sécurité. Il ne parvenait pas à arrêter de rire. 

La tempête dura environ deux heures. Le temps s’éclaircit au crépuscule. Mike se demandait s’il avait le temps d’atteindre la prochaine maison et s’il parviendrait à la trouver sans la présence du soleil. Cependant, il se sentait bien et apte à se défendre. Il examina la grotte, observa l’angle du soleil et se dirigea vers le nord, où il savait trouver la maison. 

Il n’avançait pas très vitre dans cette obscurité. C’était la première fois qu’il était dehors en pleine nuit sur cette terre. Y aurait-il des étoiles, une lune ? Il le sut rapidement. Il ne vit rien de tout cela. Lorsque la dernière lueur du crépuscule eut disparu, il se retrouva dans la noirceur totale. Et quelle noirceur ! Impossible de voir la carte. Il comprit qu’il aurait dû rester dans la grotte. Il n’était pas prêt à affronter ce type de situation. Il s’assit, ne voulant pas trébucher sur un objet qu’il n’aurait pas vu en travers du chemin. 

Au bout d’une heure dans cette obscurité totale, Mike remarqua que ses yeux fonctionnaient d’une étrange façon. Peut-être se passait-il quelque chose de bizarre ? Plus tôt, le soleil s’était éteint à l’ouest comme il se devait. Mike en avait déduit que le nord se trouvait du côté de cette montagne qu’il avait décidé d’utiliser comme point de repère. Or, comme il n’y avait ni lune ni étoiles, il ne parvenait plus à voir la montage, du moins au début. Faiblement, au nord, le sommet de la montage commençait à se poindre. La même lueur rouge qui avait accompagné le coucher de soleil était tout à coup visible, faisant ressortir le point de repère que Mike s’était fixé. Et un éclairage quelconque provenait de cette direction. 

Mike se leva, alerte mais prudent. Cette faible lueur rouge émanant du nord lui permettait graduellement de voir la terre qui l’entourait. Il se dirigeant lentement et silencieusement, vers la lueur rouge. Il glissait ses pieds sur le sol, pour éviter d’être surpris par une dénivellation trop abrupte. Penché vers l’avant et scrutant le sol du regard, il avançait à pas de tortue. 

Dans on cheminement laborieux, Mike trébucha et tomba sur une surface plutôt douce. Le sentier ! Il avait décidé de l’abandonner, et c’est lui qui le retrouvait au moment opportun. Quel endroit étrange ! 

Mike vit que le sentier formait un angle oblique par rapport à la montagne qu’il avait choisie pour lui indiquer le nord. Il était par contre convaincu que le chemin le mènerait vers la prochaine maison qu’il n’avait pas encore dépassée, il en était certain. De plus, il constata que la lueur provenait d’un point vers lequel le sentier se dirigeait. Il se plaça vers ce qu’il estimait être le centre du sentier et continua d’avancer toujours très lentement.  Il essayait de se tenir au milieu du sentier, mais de temps en temps, il en frôlait ses extrémités. Il riait. 

C’est encore pire que le brouillard sur la côte de Santa Monica, en juin ! Il se rappelait avoir circulé à bicyclette le soir dans un brouillard si épais qu’il parvenait à peine à discerner la ligne blanche au centre de la route. Comme il aurait voulu que le sentier ait une ligne blanche ! 

Mike remarqua qu’à l’approche de la lueur, il pouvait voir plus clairement. Peu à peu, le sentier devint presque complètement éclairé, ou du moins, suffisamment pour que Michael puisse se redresser et marcher normalement. Il devait tout de même être prudent. Il ne connaissait pas l’origine de la lumière et devait être prêt à toute éventualité. 

Au détour du chemin, Mike comprit l’origine de la lueur. Il n’en croyait pas ses yeux ! C’était la prochaine demeure. Elle était d’un rouge vif. Mike constata qu’à encontre des autres maisons, celle-ci brillait vraiment de l’intérieur. 

Il se permit de ralentir son rythme à l’approche de la maison rouge. La lumière de la maison se rendait jusqu’à lui et, en s’approchant, Mike vit la pancarte indiquant MAISON DES RELATIONS. Il s’arrêta. 

-       Oh là là ! dit-il en soupirant. Voilà une matière que j’ai déjà ratée ! J’espère qu’il n’y a pas d’autres films ! -       Eh oui, il y en a ! Le jeune ange rouge était apparu soudainement sur le palier. « Salut à toi Michael Thomas de l’Intention pure. Nous croyions t’avoir perdu ! 

-       Pas de chance, mon ami rouge, dit Mike, j’ai tout simplement décidé de prendre mon temps. Je suppose que je n’avais pas particulièrement envie de voir tes films. Ressemblent-ils à ceux de Violette ? -       Absolument pas ! 

L’ange rouge était magnifique. Une véritable vedette de cinéma, un personnage d’action au corps taillé au couteau. Il était immense. Il avait une personnalité décontractée et agréable, de sorte que sa haute stature n’effrayait pas, comme dans le cas des autres anges d’ailleurs. Ses vêtements rouges lui donnaient un air sacré. Mike se rappelait avoir vu cette couleur chez les hauts prélats de l’église. 

-       As-tu faim, Mike ? -       Terriblement. 

Rouge guida Mike dans la maison, après lui avoir fait signe d’enlever ses chaussures ! Il fit un clin d’œil à Mike, comme pour lui rappeler pourquoi le sol était sacré. Michael était intimidé d’attirer encore une fois tant de respect et ne dit rien. Il retira ses chaussures et les déposa devant la porte. 

Comme auparavant, l’extérieur de la maison ne laissait rien prévoir de son intérieur. La maison était immense. Elle comportait des escaliers, des arches, et les fenêtres laissaient voir des paysages qu’on ne devinait pas de l’extérieur. Décidément, Mike ne s’habituerait jamais à l’inconsistance entre la physique et la réalité. Tout ça n’était pas sans lui rappeler Alice au pays des merveilles, et il se demanda si l’auteur avait déjà visité cette terre dans ses rêves. 

Quelle pensée étrange ! Devait-il chercher un lapin blanc ? -       Blanc, c’est la suivante, Michael ; pas de lapin hélas ! 

Mike rit. Donc, la prochaine maison était blanche ! La Maison blanche ! Il trouvait l’idée amusante et Rouge aussi. Mike avait le sentiment que ce qu’il allait apprendre ici serait intéressant. Il percevait Rouge comme un membre de sa famille. Tout comme Vert, Rouge aurait pu être son frère, peut-être même un frère célèbre. Bleu et Orange étaient comme des oncles et, bien sûr, Violette était la mère. Il avait hâte de rencontrer le père ! -       Tu as l’impression de faire partie de la famille ? Rouge s’était arrêté devant les appartements de Mike. Et, bien sûr, l’odeur de nourriture se percevait aisément. 

-       Oui ! -       Tu ne pouvais mieux tomber. Tu es dans la bonne maison. Rouge avait guidé Mike jusqu’à la salle à manger et, comme toujours, un merveilleux repas l’y attendait. 

-       A demain matin, Michael Thomas. Dors bien et que tes leçons t’apportent la paix. Avant de retirer et de refermer la porte, Rouge lui souhaita un dernier bonsoir. 

Mike riait sous cape en constatant la politesse dont les anges faisaient preuve au fur et à mesure qu’il avançait sur son chemin. Il se sentait très en paix. Il savait que Rouge était au courant de ses expériences dan la maison violette ainsi que des sentiments et des émotions puissants qui en avaient surgi dans l’âme de Mike. Il appréciait qu’on lui fasse savoir que les prochaines leçons seraient différentes. 

Mike mangea d’un bon appétit. Il n’avait pas pris de repas durant la journée et son parcours dans la noirceur avait exigé beaucoup d’énergie, plus qu’il ne l’avait d’abord cru. Fatigué, il s’endormit aussitôt après le repas. Il était calme et ressentit la paix et le confort que lui offrait la maison rouge. Il dormit paisiblement et profondément, tout comme s’il avait déjà atteint son but. 

Plus tard, alors que Michael Thomas dormais profondément, une créature verte, sale, repoussante et en colère boudait sur le sentier, devant la maison rouge. La forme sombre et répugnante savait que Mike était à l’intérieur. Elle avait attendu encore et encore sa venue au détour de la route, mais rien ne s’était produit. La silhouette difforme écumait de colère et de rage bouillante et n’y comprenait rien. Comment Mike avait-il su qu’elle l’attendait ? Il devait avoir quitté le chemin. Michael avait effectivement atteint la maison sans suivre le même parcours. Mais comment ? L’entité malveillante savait que les anges ne pouvaient intervenir. Ils n’avaient donc pu lui dire qu’elle était là. Il faudrait revoir le plan d’attaque. En devançant Michael, elle l’avait perdu. Fallait-il retourner à la tactique de la poursuite ? C’était en tout cas, la façon de savoir où Mike se trouvait. Que faire ? 

Comme d’habitude, l’horrible créature trouva une place pour faire le guet en attendant que Mike reparte de la maison rouge. Tant et aussi longtemps qu’elle savait où Mike se trouvait, elle était contente. L’entité négative s’occupa à penser à sa confrontation avec Mike. Elle refit sans cesse des plans, révisant les stratégies et en construisant de nouvelles. Il faudrait beaucoup d’énergie et un peu de tricherie, mais elle connaissait bien  Michael Thomas; l’entité connaissait ses pensées et ses réactions et réexamina les techniques à utiliser pour la réussite du plan. La confrontation aurait lieu sur le chemin menant à la dernière maison, là où Michael serait le plus vulnérable. Elle attendrait. Il fallait compter sur la ruse. Il faudrait faire semblant emprunter une autre forme, quelque choses que la masse verte ne parviendrait à maintenir qu’un court instant, mais c’est tout ce qu’il fallait. 

gifs papillonsComme dans les maisons précédentes, Mike se leva et enfila les vêtements prévus à son intention. Propres et frais, ils étaient rouges. Michael se rappela encore une fois les paroles d’Orange qui lui avait dit qu’il n’y aurait pas de déchets humains reliés à ses raps sur cette terre. Mike se rendit également compte que sa barbe n’avait pas poussé depuis le début de son voyage. C’était en quelque sorte comme si le temps était suspendu, prévenant le fonctionnement et le vieillissement de ses cellules. Quel endroit ! Il se régala du petit déjeuner préparé pour lui dans la pièce attenant et songeait à son périple lorsqu’on frappa à la porte. Rouge enta. -       Je vois que tu es frais et dispo, Michael Thomas. 

-       Tout à fait, Merci de cette charmante hospitalité. Mike se sentait bien. Il était encore ébahi de l’apparence éblouissante de Rouge. -       Tu mérites tout cela, Michael Thomas de l’Intention pure, dit Rouge en souriant. 

Puis il fit signe à Mike de se lever et de la suivre dans la salle de formation de la Maison des relations. Rouge guida Mike vers des pièces qu’il n’avait pas vues la veille. Cette maison était très différente des autres. Tout ce rouge rendait Mike vivant et énergique c’était une sensation extraordinaire. Puis, ils arrivèrent dans une grande salle de spectacle dont la disposition ressemblait étrangement à celle de la maison violette, sans oublier le fauteuil moelleux, encore une fois trop près de l’écran. Rouge savait que, de cette place la projection risquait d’indisposer Michael à la suite de son expérience dans la maison précédente. 

-       N’est pas ce que tu crois, Michael, dit Rouge d’un ton rassurant. -       Merci, mon ami, dit Mike avec reconnaissance. Dois-je m’asseoir ? 

-       Oui. Rouge se dirigea vers l’arrière de la salle comme l’avait fait Volette avant li et entreprit de faire fonctionner l’équipement. Confortablement installé dans son fauteuil, Mike était prêt, et la projection commença. 

Cette fois, il n’y avait pas de son. Rouge expliquait ce qui se déroulait sur l’écran. Il avait eu raison. Les images étaient régénératrices formatrices, inspirantes et extraordinaires ! Il n’y avait ni tristesse ni repli sur soi, et les émotions de Mike n’étaient pas sollicitées. On avait plutôt l’impression d’assister une représentation de diapositives et non à des images animées. 

-       Tu vois, Mike tout ceci traite de la famille. Tu as déjà appris dans la maison précédente que tu joues plusieurs rôles sur la planète et il en va de même pour ceux qui sont autour de toi. Tu as aussi appris que tous les humains acceptent et planifient la direction de leur vie avant même de la commencer. Maintenant, le temps est venu pour toi de comprendre la relation entres acteurs. Nous allons bien définir la famille. 

Incrédule, Mike vit apparaître devant lui, vingt-sept beaux visages. Rouge leur attribua des noms très longs que Mike n’avait jamais entendus. Ils avaient tous une résonnance  angélique et Mike pensa qu’il devait être difficile de les écrie. Il entendit des noms comme Angenon, Aleeilou, Beaurifee, Vereeifon, Kooigre, et encre bien d’autres. Ensuite, Rouge lui présenta ce qui ressemblait à l’arbre généalogique de chacun. En tête du tableau, Mike vit des noms terrestres et des visages qu’il reconnaissait, mais aussi des noms et des visages inconnus. Michael reconnut d’abord ses parents, des amis de l’école ou de l’église, des confrères de travail et plusieurs personnes qu’il avait à peine connues. Il y avait même des étrangers. Mike prit le temps d’identifier chacun d’eux. Il revit des enseignants qui l’avaient influencé ; il revit Henry le Tyran et son premier amour, Carole ! Il vit son ami John, puis le voleur qui l’avait presque assassiné dans son appartement. Et, il revit Shirley, la femme qu’il avait aimée et perdue à Los Angeles. 

Il y avait d’autres images de gens qu’il ne connaissait absolument pas. Une femme attira particulièrement son attention. Elle arborait une magnifique chevelure rousse, des yeux verts et un sourire éclatant. Mike ressentait l’énergie de cette image, sans savoir pourquoi. L’image suivante lui fit dresser les cheveux sur la tête ! C’était la femme ivre dont la voiture avait percuté celle de ses parents et causé l’accident fatal. Elle avait été tuée sur le coup et Mike pensa qu’elle l’avait bien mérité. Mais qu’est-ce qu’elle faisait là ? Mais… sa propre image était là aussi. Sous la première rangée de photos reliées entre elles par des lignes, se trouvaient d’autres images de gens à leur tour reliées par des lignes horizontales. 

-       Tu vois, chaque ligne horizontale représente la durée d’une vie, Michael Thomas, dit Rouge pendant que Mike examinait l’ensemble. Ce sont toujours les mêmes acteurs. Les noms changent et les genres aussi, mais ce sont les mêmes entités et elles composent ta véritable famille. E groupe, vous voyagez à travers le temps ; certains s’ajoutent, d’autres se retirent mais vous formez tous une famille. Maintenant, tu vas entendre leur histoire. 

Ce qui se produisit ensuite fut l’un des phénomènes les plus extraordinaires et les plus révolutionnaires que Mike eut jamais expérimenté. Il fut totalement décontenancé par ce qu’il vécut dans la salle aux fauteuils rouges et en présence du magnifique ange de la même couleur. Il était immobile et bouche bée dans son fauteuil rouge, revêtu de ses vêtements rouges. 

La première image dans l’angle supérieur gauche du tableau se décupla soudain pour couvrir toutes les autres et s’anima. Puis, il y eut du son et Shirley, l’amour de Mike, apparut vivante sur l’écran, dont elle sortit pour se placer devant Mike. Elle était réelle et ne faisait plus partie d’un film ou d’une séance de diapositives. Elle s’adressa directement à Mike et se mit à lui raconter son histoire. 

-       Michael Thomas, je suis Reenuei de Quadril Cinq. Je fais partie de ta famille et je t’aime tendrement. Pour toi, dans cette vie, je Shirley. Au siècle dernier, j’étais Fred, ton frère. Puis avant, Cynthia, ton épouse. Michael Thomas de l’Intention pure, nous avons un contrat dont l’énergie s’appelle le karma. Nous avions prévu nous rencontrer encore dans cette vie, ce que nous avons fait. Nous avons conclu une relation entreprise il y a des siècles et nous l’avons bien fait. Nous avions convenu de générer en toi des sentiments qui te mèneraient à la croisée que tu franchis maintenant. C’est le présent que nous avons échangé. Nous avons accompli cette étape ensemble. 

Mike restait bouche bée. Elle n’était pas une image sur l’écran, mais bien réelle. Il écoutait une entité qu’il connaissait bien lui dire qu’elle était Shirley, qu’il l’avait connue avant , encore et encore. Quelle manifestation d’amour ! Chaque parole regorgeait de vérité et de signification. Chaque explication se révélait indéniablement complète. Quelle histoire ! Quel endroit ! Mike ne savait pas si Shirley pouvait l’entendre là où elle était, mais la silhouette incontestablement réelle qui se tenait devant lui méritait une réponse. -       Merci, chère Shirley ! Mike salua celle qu’il avait connue et aimée. Il avait capté la relation selon un angle tout nouveau. Elle était devenue une amie plus qu’une femme qui avait ruiné sa vie. Shirley disparut graduellement de l’espace occupé devant lui. 

L’image qui se présenta ensuite faisait référence à une relation d’amour complexe, à une intrigue. C’était le professeur de secondaire préféré de Mike, M.Bourroughs. il lui expliqua avoir fait partie de sa vie à plusieurs reprises, comme bien des gens d’ailleurs. Cette fois, ça avait été durant la formation scolaire de Mike. Le rôle le de celui-ci était évident. Ils s’étaient en fait aidés mutuellement de plusieurs façons, ce dont Mike n’était pas vraiment conscient. Ils avaient un contrat et l’énergie karmique de l’apprentissage, bien que très subtile. Mike le salua à haute vois, et l’image de son professeur s’évanouit également. 

Soudainement, grande comme la vie, apparut l’image de son père. Mike n’était pas triste : son père était vivant ! La forme de ce dernier se retira de l’écran pour prendre tout bonnement place devant Mike. Il commença à parler et Mike l’écouta avec grand plaisir. 

-       Michael Thomas, je ne suis pas qui tu crois, dit une entité source dont la voix résonnait différemment de ce que Mike avait connu. Je suis Anneehu de Quadril Cinq et je fais partie de ta véritable famille. Le visage que tu vois devant toi est celui de ton père et j’ai joué mon rôle dans la vie humaine exactement comme je l’avais planifié avec ta mère et toi avant même que nous n’arrivions sur terre. Tout ce qui s’est passé était pertinent et nous sommes partis rapidement pour accomplir encore plus dans d’autres domaines spirituels. En te quittant pour vaquer à d’autres occupations, nous t’avons laissé ton plus grand présent, Michael. Notre départ a servi de catalyseur à ton illumination. Nous étions nés à la vie et avions à enseigner la lourde leçon karmique de la mort et out s’est déroulé comme prévu. C’et la raison pour laquelle tu occupes ce fauteuil. Nous t’aimons tendrement pour le voyage que tu accomplis et pour le fait que tu reconnaisses maintenant le présent. 

Mike sentait la vie émanant de cette entité qui s’adressait à lui. Il mémorisa son nom Anneehu. Il voulait que sa reconnaissance soit désormais empreinte en lui. Comment la tristesse pouvait-elle entourer la mort de son père, maintenant qu’il savait la vérité à ce sujet ? La notion de présent prenait de plus en plus d’importance au fur et à mesure que l’entité qui avait été son père poursuivait son histoire. Elle l’entretenait des guerres qu’ils avaient faites ensembles, des frères et de soeurs qu’ils avaient été, il y avait bien longtemps, sur des continents qui n’existaient déjà plus sur la terre. 

Quand le père de Michal eut terminé, il sourit et s’évapora, comme les autres avant lui. Mike était ému, mais ni triste, ni replié sur lui-même. Tout était tellement énergisant ! Il parla à l’image de son père au moment où elle disparaissait. -       Je suis très reconnaissant de ce présent. Mike était convaincu de la véracité de ces faits et inclina la tête en signe de respect. 

Sa mère apparut ensuite et Mike écouta avidement, cloué sur sa chaise, son histoire sur la leçon karmique auprès de lui et des autres. 

-       Je suis Eleeuin, aussi de Quadril Cinq. Je t’aime tendrement et t’ai accompagné de nombreuses fois par le passé. Elle poursuivit son explication des rôles qu’elle avait joués dans ses vies. Elle l’avait même tué, alors qu’ils étaient deux sœurs. Elle parla de l’énergie créée par les actions d’une vie et qui se répercutait sur les suivantes et de la façon dont elle participait aux leçons d’interaction. Elle n’ébranla pas Mike sur le plan émotif e tne suscita pas en lui de mélancolie. Elle lui donna de l’information dans un style magnifique. Elle aussi était réelle, vivante. Lorsqu’elle commença à disparaître, il s’adressa aussi à elle. -       Merci du présent, Eleeuin. Mike tenait à se souvenir des véritables noms de ses parents. Se rappeler ceux de tous les autres était au-delà de ses compétences, mais il voulait conserver ces deux-là éternellement dans sa mémoire. 

Une à une, les images se manifestèrent devant Mike dans toute leur réalité. Elles se présentèrent et évoquèrent l’amour qu’elles avaient eu pour Michael Thomas. Elles parlaient souvent de la famille et toutes venaient de cette place au nom étrange de Quadril Cinq. 

Durant la journée, Mike ne rencontra que neuf des vingt-sept visages qui figuraient à l’écran, et les lumières furent rallumées. Silencieux, Mike constata encore une fois qu’il n’avait pas pris de repas du midi. Rouge quitta son poste de projectionniste et se planta devant lui. -       Fatigué ? 

-       Non, vivifié ! Faut-il arrêter ? Rouge rit de bon cœur et fit signe à Mike de la suivre vers la salle à manger. -       Nos avons des images pour deux autres journées encore. 

Presque toute la famille y passera ! Des millions de questions venaient à l’esprit de Mike se dirigent vers la salle à manger. -       Rouge, je t’invite à dîner. Je sais que vous ne mangez pas mais, j’ai tellement de questions à te poser. 

-       Oui, bien sûr. Rouge s’amusait. Mike pensa qu’il avait certainement autre chose à faire, oubliant qu’il était là pour lui et tous les autres qui empruntaient ce chemin. 

Ils pénétrèrent dans la salle à manger où deux places avaient été mises. Surpris, Mike regarda Rouge. 

-       Qui manque avec nous ? -       Je pensais que tu m’avais invité, dit Rouge d’un ton légèrement ironique. 

-       Mais tu ne t’alimentes pas ! -       Qui adit ça ? Rouge s’amusait vraiment et il s’installa à la table devant Mike avant de se verser un verre de jus de fruits. Mike était ébahi. 

-       Je n’ai jamais… enfin, les autres anges n’ont jamais mangé. J’ai conclu que… Rouge l’interrompit. -       Michael, les anges n’ont pas besoin de se nourrir, mais je vais me joindre à toi dans cette obligation humaine parce qu’il est agréable pour toi d’avoir de la compagnie pour dîner, n’est-ce pas ? 

-       Exact. Mike ne pouvait réfuter cet argument. Il  y avait des semaines qu’il ne s’était pas attablé en bonne compagnie. Il avait bien failli en avoir lorsqu’il était avec Vert. Au moins, il n’avait pas toujours été seul à l’heure des repas. Rouge était amusant. Il était peut-être le plus amusant d’eux tous. 

-       Je me sens honoré de cette pensée, lui dit Rouge en mangeant son pain, lisant dans ses pensées. Mike dînait en prenant de nombreuses poses pour faire place aux questions s’adressant à Rouge. -       Ce qui vient de se passer est-il réel ? quand ces gens me parlaient, le faisaient-ils par le biais d’un nouveau type de projection technique que je ne connais pas encore ? Rouge ne put s’empêcher de rire encore une fois, en s’essuyant le menton avec sa serviette. 

-       Pourquoi les humains veulent-ils absolument associer la réalité à l’illusion ? Même lorsque la vérité saute aux yeux, les humains la rejettent parce qu’elle leur semble irréelle. Décidément, je ne comprendrai jamais ! -       Et alors ? insista Mike. 

-       Absolument réel. Plus réel que la réalité sur terre, Michael. Ils sont ici, en personne, pour toi, dans cette maison. 

Sans véritablement comprendre, Mike continua quand même à interroger Rouge. -       Et tous ces noms aux consonances étranges ? J’ai remarqué que mon image n’en avait pas, seulement l’écriture bizarre que j’avais déjà vue. 

-       Tu en as un, Michael, mais il est dissimulé pour l’instant. T l’apprendras un jour, si nécessaire ; ou du moins la partie que tu parviendras à prononcer. Pour l’instant, c’est sans incidence sur ton illumination. Tu vois, tu ne sais pas mon nom et ça ne t’a pas empêché de profiter de ton temps ici. Rouge prit une autre bouchée. 

Michael ne s’était jamais arrêté au fait qu’il ne connaissait pas les noms des anges qu’il avait rencontrés dans les maisons. Il les nommait par leur couleur. Ça semblait plus facile ainsi, et tous l’y encourageaient. - rouge, quel est ton véritable nom ? Mike voulait vraiment le savoir. Il reprit encore un peu de salade en attenant la réponse de Rouge. 

Tu supposes qu’un nom est un son ? 

Mike remarqua que Rouge mangeait très maladroitement. C’était la première fois, de toute évidence ! La nourriture s’échappait de sa bouche et retombait dans son assiette. Il avait utilisé quatre serviettes jusqu’à maintenant et tentait de son mieux d’imiter les manières des humains en matière de consommation. C’était d’ailleurs très drôle mais Mike était trop préoccupé par ses questions pour s’arrêter à ce détail? Ce n’est que plus tard qu’il en rirait, mais pas aux dépens de Rouge bien sûr. Rouge poursuivit, après s’être encore une fois essuyé la bouche. 

-       Tous les noms des entités de l’univers constituent de l’énergie, y compris le tien et le mien. Ils ont des couleurs, des vibrations, des sons et même… une intention ! On ne peut les attribuer simplement comme un son résonnant dans l’air, comme un nom terrestre. Tous les noms que tu as entendus ou lus aujourd’hui ne représentant qu’une partie de l’énergie du nom entier de l’entité. Tu les as entendus ou lus du mieux que tu le pouvais, en fonction de tes capacités. Lorsque les entités spirituelles se rencontrent, elles peuvent « voie » les noms. Chaque entité porte avec elle sa lignée entière et ses réalisations dans les couleurs et les vibrations de son Mer-Ka-Ba, le nom du corps angélique. C’et beaucoup plus complexe que ce que tu peux saisir maintenant, Michael, parce que c’est interdimensionnel. -       Rouge, dit Mike, comptant en apprendre plus long, aujourd’hui, dans la salle de cinéma, pourquoi certaines images de la rangée du haut n’ont-elles pas présenté leur histoire alors que ç’aurait dû être leur tour ? 

Mike pensait surtout à la femme à la chevelure rousse dont l’énergie l’avait frappé. Elle était dans la première rangée, mais n’avait pas pris la parole. -       Ce sont des humains que tu n’as pas encore rencontrés, Michael. Rouge but une gorgée de jus et tenta sans succès d’éviter que le liquide ne coule de chaque côté de sa bouche. Il dut avoir recours à une autre serviette, la septième ! 

-       Alors, ceux que je n’ai pas connus, ils ne comptent pas ? -       Les contrats non remplis ne sont normalement pas montrés ici, Michael. Ça ne signifierait rien pour toi puisque tu n’as pas rencontré ces personnes. Ceux qui se présenteront à toi sont ceux que tu connais déjà. 

Mike s’appuya sur le dossier de sa chaise pour mieux réfléchir à une pensée qu’il n’avait pas eue depuis quelque temps. Il s’interrogea sur la pertinence de ce voyage au pas des sept maisons. S’il était resté à Los Angeles, il aurait pu connaître les personnes dont les plans spirituels correspondaient aux siens. Avait-il mis fin à quelque plan cosmique ? Quelles en seraient les conséquences ? Rouge « écoutait » et répondit à la question non formulée. 

-       Michael, écoute-moi bien. Certaines choses qui s’offrent à toi sont incompréhensibles sur le plan des trois dimensions. Ton esprit n’est pas celui de Dieu ici. Tu ne peux pas savoir ce que nous savons déjà. Tu es encore humain et nous t’aimons beaucoup pour ce que tu es. Il se passe plus de choses ici que tu ne le crois. Tu as choisi de quitter le chemin, et c’est un accomplissement. Il n’y arien d’inapproprié dans ce que tu as chois de faire. Nous ne t’apporterions pas toute notre aide s’il n’était pas sacré que tu sois ici au moment présent. Mike n’avait jamais perçu son choix de faire ce voyage comme une décision sacrée. Il continuait à le percevoir telle une fuite. Il apprenait à rentrer chez lui et, pour une raison quelconque, c’était un geste honoré et béni de ces êtres angéliques. Rouge avait raison. Mike ne voyait pas la situation dans son ensemble. 

-       Vais-je comprendre un jour ? -       Lorsque tu seras devant la porte du but et que tu l’ouvriras, tu comprendras. 

Rouge se leva et quitta gracieusement la pièce. Après son départ, Mike se leva et alla se placer près de la chaise qu’il avait occupée. On aurait cru qu’un enfant de trois ans avait mangé là. Les miettes de nourriture et le jus étaient répandus partout. Mike éclata de rire. 

-       Rouge, je t’aime, s’exclama-t-il. Mike réalisa la générosité de Rouge, qui avait accepté de partager son repas. Il avait essayé ! Même les anges ne sont pas doués dans certains domaines, je suppose. Puis, il se mit à réfléchir et se demanda s’il y avait des choses que Dieu ne pouvait pas faire ! Une voix se fit immédiatement entendre à son esprit… celle de Violette ! -       Oui, Dieu ne peut pas mentir. Dieu est incapable de détester. Dieu ne peut prendre de décision partiale dans on champ d’amour. C’est essentiellement la raison pour laquelle il y a toutes ces leçons sur la terre, pour que Dieu puisse subir un test d’impartialité. 

Oh là là ! Mike savait que quelque chose de profond venait d’être divulgué, mais il n’y comprenait rien. Sans doute qu’en temps et lieu, ces choses prendront leur véritable sens, pensa-t-il. Que c’était bon d’entendre la voix de Violette encore une fois. Quel endroit magnifique ! 

Durant son sommeil, Mike revit les deux entités angéliques Aneehu et Eleeuin entourées de couleurs vives et de motifs géométriques. Une vraie merveille ! En dépit du spectacle de lumières, il dormit très bien. 

gifs papillonsMichael était impatient de recommencer le lendemain. Il engouffra son petit déjeuner et suivit Rouge dans la salle de spectacle. Il se rua littéralement vers son fauteuil moelleux et attendit les exposés et les paroles éclairées de sa nouvelle famille. Tout était parfait. 

Henry le Tyran, se présenta à lui. Il parla du contrat qui les liait et de sa lourdeur. Mike et Henry avaient navigué ensemble autrefois et leurs vies d’alors avaient dicté les leçons à tirer dans celle qu’ils venaient de franchir. C’était fascinant et surtout plein de sens. Ils étaient associés dans une danse d’énergie éternelle. Il disparut, et Mike le remercia d’avoir si bien joué son rôle. 

Ensuite, la femme qui avait provoqué l’accident de ses parents s’adressa à lui. Elle prenait plaisir à s’exprimer. Elle se qualifiait de « catalyseur final » un autre langage spirituel que Mike ne captait pas encore. Elle laissait entendre que ce soir-là elle avait rendez-vous avec les parents de Mike sur cette route de campagne sombre et qu’elle s’était présentée à l’heure prévue. Elle parla des sessions de planification et de la façon dont les entités avaient applaudi lorsque tout fut joué. La mort offrait une énergie tout à fait différente pour ceux qui étaient  de l’autre côté. Une vraie pièce de théâtre ! 

La femme ne s’excusa nullement pour ce qu’elle avait fait. Elle n’avait pas à le faire puisque tout était dans l’ordre des choses. Mike ne portait plus de jugement. Il abonda même dans son sens. -       Merci du précieux présent, dit-il. Il avait prononcé ces paroles sincèrement. 

Le défilé des membres de la famille était terminé pour la journée. Mike se leva pour aller dîner. Il avait rencontré neuf autres personnes. Cette fois, il n’invita pas Rouge à manger, mais lui demanda tout de même de rester avec lui pendant le repas. Il avait d’autres questions à poser et ne voulait pas être distrait par la nourriture éparpillée ici et là et le jus renversé ! 

-       Rouge, plusieurs de ces entités vient encore sur la Terre. Comment peuvent-elles alors se présenter à moi et me parler ? -       Tu fais encore appel à l’expérience humaine pour comprendre la réalité du retour chez toi. Le véritable Michael Thomas peut être à plusieurs endroits à la fois. L’aspect de Dieu qui constitue la partie la plus élevée de ton âme n’est pas entièrement présent lorsque tu es sur la terre. Il est ailleurs, vaquant à d’autres occupations comme la conception d ‘autres plans d’énergie avec la famille puisque tu as décidé de changer de route. Rouge  souriait pendant que Mike prenait le temps de saisir ce qu’il venait d’entendre. 

-       De nouveaux plans ? -       Oui, de nouveaux plans. 

Mike était estomaqué. Les pièces du casse-tête commençaient à se placer. Les séances de planification se déroulaient non seulement au début, avant son arrivée, mais il devait y en avoir de nouvelles, à cause des choix éclairés qu’il avait faits. Elles faisaient appel à des parties de lui qu’l n’avait même pas conscience qu’elles existaient ! 

-       Cela veut-il signifier que j’ai une personnalité multiple ? -       Michael, ferme les yeux. Concentre-toi. Rappelle-toi les événements de la journée. Imagine-toi de nouveau dans la salle rouge… Où es-tu maintenant ? 

-       Dans la salle rouge. -       Je croyais que tu étais ici en train de manger ? 

Mike ouvrit les yeux et regarda Rouge d’un air découragé. -       Attends un peu. C’est dans mon imagination. Ce n’est pas plus important que mes rêves. Mon corps réel est ici. Mes pensées sont dans la salle rouge. 

-       Bien. Qu’est-ce qui est le plus réel : ton corps ou tes pensées ? -       Mon corps… enfin je pense. Mike était incertain de sa réponse. Rouge ne dit rien. Il se pencha plutôt vers Mike et lui donna matière à réflexion. 

-       Michaêl, la nuit dernière… tu as rencontré tes parents encore une fois. Et cette fois, ils t’ont montré leur énergie réelle et tu les as appelés de leurs noms véritables. Tu as voyagé avec eux et tu t’es bien amusé. 

Mike cessa de manger. -       Es-tu en train de me dire que c’était réel ? 

-       Oui. -       Mais je dormais, c’était un rêve. 

-       Ta nature humaine ne te permet pas de saisir la réalité de l’esprit, Michael. Seule ta conscience forme la réalité. L’aspect physique est temporaire. Ta structure cellulaire, bien qu’elle soit un véhicule sacré, n’est que la résidence de ta conscience, et tu peux amener ton esprit où tu veux. Crois-moi, c’est ainsi. 

Rouge souriait. -       Je peux quitter mon corps ? 

-       Tu le fais régulièrement, Michael. Par conséquent, tu peux être à deux endroits à la fois, comme tu dis toi-même. Ce n’est pas aussi inhabituel que ti le crois. Dans la mesure où tu n’oublies pas de revenir à ton véhicule humain, tant est bien. Tu t’es engagé à mouvoir ta conscience dans ce véhicule, tant et aussi longtemps que tu seras sur terre. Mais tu peux quand même voyager. -       Tu dis qu’il y a des parties de moi qui ne sont pas ici ? 

-       Oui. Rouge connaissait la question qui suivrait. -       Où sont-elles 

Rouge se leva de sa chaise et se dirigea vers la porte, comptant laisser Mike se reposer pour la nuit. Il se retourna pour répondre à la dernière question. 

-       Dans le lieu le plus sacré qui soit. Avec tous les autres. Dans le temple de la physique. Avec Dieu. 

Sur ce, Rouge se retira. Mike venait d’entendre une somme importante d’informations et ne parvenait pas à la comprendre. Le temps de la physique ? Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Un projet à la fois physique et religieux ? Ça ressemblait à un film de Harrison Ford ! Qu’est-ce que ça pouvait bien signifier ? Chaque nouvelle question semblait en soulever d’autres. 

Mike se mit au lit. Tout juste avant de s’endormir, il se rappela ce que Rouge lui avait dit sur la réalité de ses rêves. S’était-il vraiment déplacé la veille, avec ses parents ? C’était tellement nouveau, si étonnant ! Mike y pensait encore lorsqu’il s’enfonça dans cet état où l’esprit humain perd toute conscience claire de ce qui se passe vraiment. Il se dirigea encore une fois vers son endroit préféré, là où il s’était rendu plusieurs fois : le point de jonction entre l’amour et la réalité où les membres de la famille se réunissent pour s’entretenir du passé, du présent et du futur. Là où les lois de la physique sont en apparence violées mais où, en fait, elles se créent. Bien sûr, il oublierait tout par la suite. 

gifs papillonsIl en était à sa dernière journée dans la maison rouge. Il ne lui restait que quelques entités astrales à rencontrer, puisqu’on avait passé par-dessus cinq d’entre elles qui ne faisaient pas partie de l’expérience de Mike jusqu’à maintenant. Il revit le professeur qu’il avait signalé à l’administration et le voleur qui avait apparemment tout déclenché en pénétrant dans son appartement. Tout ça semblait si loin ! 

Mike les écouta tous. Il respectait le fait qu’ils fassent partie de sa famille et qu’ils soient reliés de diverses façons à sa vie actuelle et à ses vies passées. Lorsque tout fut terminé, il possédait une vision d’ensemble comme très peu d’êtres humains en ont. Il comprenait plus clairement le sens de la vie. Encore une fois, il regratta de ne rien pouvoir ramener de tout cela à Los Angeles ou de n’en rien avoir su plutôt. 

S’il avait saisi la notion de contrat et d’énergie karmique  plus tôt, il aurait pu comprendre beaucoup mieux la moindre expérience émotive, ce qui aurait fait de lui l’être humain le plus accompli à avoir vécu sur la planète ! Mais peut-être ces choses ne devaient-elles jamais être connues des humains de la terre ? Peut-être était-ce là une partie des leçons dont on parlait si souvent ? C’était comme être dans la noirceur et tenter de voir la lumière à tout prix. C’était un casse-tête immense. Mike se sentait Reconnaissant devant la connaissance et l’illumination que lui apportait son périple. 

Ce soir-là, Michael célébra son corps, comme Vert le lui avait appris. Il sentit une autre transition et se comporta exactement comme le lui avait appris Vert. En moins de quelques heures, tout fut terminé, et Mike sut hors de tout doute qu’il avait franchi une autre étape où, d’une certaine manière, la biologie avait fusionné avec son esprit. Il semblait que l’acceptation des connaissances acquises ici et dans les autres maisons avait produit une réaction psychologique de ses cellules. Puis, il se rappela l’explication de Vert sur la façon dont son esprit se manifestait dans chacune de ses cellules. Tout se tenait, décidément. 

Il dormit profondément, encore une fois,  sans tenir compte de ses voyages astraux et de ses réunions de famille et se réveilla reposé. Après le petit déjeuner, il revêtit son armure, se para de son épée et de son bouclier et partit à la recherche de Rouge. Il était là, prêt à le raccompagner à la porte. Il fut touché à l’approche de Mike. -       Michael Thomas de l’Intention pure, tu as changé. 

-       Je sais. Mike était timide à la pensée de la cérémonie et du changement qu’il avait vécu la veille. « Comment peux-tu le savoir ? Comment un ange peut-il déterminer qu’un humain a subi une transformation de vibration ? » 

Rouge regardait Mike avec une expression d’ébahissement. 

-       Tes couleurs te trahissent. Je n’ai jamais vu un humain se transformer si profondément, si rapidement. Tu es un cas unique ici. Tu as tout accueilli et saisi rapidement ce qui t’a été offert. Tu es un être humain vraiment spécial 

Rouge se retourna et guida Mike dans le dédale de corridors, vers la porte d’entrée de la maison rouge. Mike commença à mettre ses chaussures, qu’il trouva là où il les avait laissées. Il n’avait rien compris à propos des couleurs, mais  c’était sans importance. -       Je n’oublierai jamais cette maison, mon cher Rouge. C’est ici que j’a rencontré ma famille pour la première fois. 

Rouge souriait. Il savait la vérité. Michael avait rencontré sa véritable famille pour la première fois en tant que Michael Thomas, l’être humain. Mais Michael la connaissait en fait très bien. -       Michael Thomas, tu n’es pas au bout de tes surprises. Il te reste encore deux maisons. Ta nouvelle maison te permettra de percevoir de façon  encore plus intense ce qui t’attend. Te sens-tu prêt ? 

Etait-ce un avertissement ? -       Y a-t-il un problème qui m’attend ? demanda Mike d’un ton inquiet. 

-       Tu devras affronter certains défis. Spirituels, physiques et d’autres, qui feront appel à tes émotions humaines avant que tu ne franchisses la porte du but. Ce seront sans doute les plus grands que tu auras rencontrés sur cette terre. Certains pourraient même remettre en question tout ce chemin et sa réalité. D’autres t’étonneront par leur ampleur. Tu pourrais même avoir peur. 

Mike réagit en entendant cela. Il savait qu’une épreuve l’attendait. Mais il restait déterminé, jugeant qu’il ne pouvait abandonnera près avoir parcouru tout ce chemin. -       Je comprends, dit-il. Je suis prêt. 

-       Oui, je sais que tu l’es, cher ami humain. Rouge regardait Mike comme s’il le voyait pour la première fois. « Jai une question à te poser. Tu l’entendras ce matin, puis deux autres fois seulement. La dernière fois sera la plus importante. » 

Enfin ! Mike était heureux qu’un ange lui donne des renseignements sur la raison de cette question qu’on lui posait à chacune des maisons. Il devait y avoir un lien avec la septième maison et avec ce qu’il trouverait. -       Je suis prêt à entendre la question, Rouge. Bien sûr, Mike connaissait la question, mais voulait laisser à Rouge l’honneur de la poser. Rouge savait que Mike lui laissait savourer ce moment et l’appréciait. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, est-ce que tu aimes Dieu ? -       Tout comme je t’aime et aime tous les autres, oui, j’aime Dieu. 

 Mike s’avança et posa un geste qu’il risquait pour la première fois. Il serra Rouge dans ses bras. Il n’était pas facile d’encercler cet immense ange rouge de ses bras, mais Mike fit de son mieux. Rouge accepta gracieusement la salutation physique et se pencha même pour permettre à Mike de le voir dans les yeux. Rouge enlaça Mike complètement, l’enrobant dans le tissu léger des vêtements rouges. -       Ce geste est très significatif, dit Rouge en s’éloignant de Mike. Comme Vert et Violette me l’ont dit, tu es le premier dont la vibration permet le contact physique avec un ange. Rouge était ému. « Nous n’avons jamais pu serrer un humain dans nos bras jusqu’à maintenant. Jamais je ne l’oublierai. 

Mike considéra cette remarque comme un compliment et s’engagea sur le sentier le menant à son parcours. Il devait choisir entre la route toute tracée ou l’autre. Oui, cette fois il emprunterait le chemin tracé jusqu’à la prochaine maison, blanche selon ses renseignements. Il se retourna une dernière fois pour saluer Rouge de la main. Rouge était sur le palier et regardait Mike s’éloigner. Il était émerveillé de ses progrès. Il était fier que les présents de Mike et ses armes s’harmonisent si bien à lui en tant qu’être humain. Il ne l’avait jamais vu à un tel degré. 

Il ne fallut que quelques instants avant que la répugnante créature imprégnée de mort ne surgisse des arbres et se mette en route derrière l’être humain qui se dirigeait vers la prochaine maison. L’horrible créature ne laissait aucune trace de pas en  marchant. Elle passa tout près de Rouge en le regardant de ses yeux féroces. Pour la première fois, l’ange lui adressa la parole. 

-       Fantôme, tu n’as aucune chance.  Sur ce, Rouge se retourna et se retira dans sa maison rouge. 

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