Les Mondes

 

Enfin, une dernière structure kabbalistique peut être établie si l’on prête attention aux humeurs des créatures. Ceci est toutefois difficile, et reconnaître le monde d’origine d’une entité nécessite déjà une grande maîtrise des Arcanes de cette science occulte. Ainsi seuls les Kabbalistes ayant atteint le deuxième cercle d’initiation, celui des Pentacles, peuvent prétendre saisir toutes les subtilités que cela implique. En effet, l’Arbre de Vie est présent dans tous les champs magiques, tous éléments confondus. Cependant, si l’on observe en vision-Ka un fil particulier d’un champ magique donné, on notera qu’il possède certaines caractéristiques (dont sa couleur) qui font qu’il appartient à cet élément, mais également une sorte de « comportement » qui le distingue des autres fils. Ceci est très difficile à discerner, et les kabbalistes ont dû attendre pas moins d’un millénaire après la diffusion de la Kabbale grâce à Jésus pour qu’une classification rigoureuse puisse être établie. Chaque « fil » de champ magique appartient donc à une parmi cinq catégories d’ »humeurs ». Ces humeurs correspondent en fait à ce qu’on appelle couramment les Mondes de Kabbale, dans lesquels vivent les créatures que l’on invoque par les rituels kabbalistiques. Chaque Monde contient l’Arbre de Vie en entier et possède son humeur, et toutes les créatures de ce Monde ont en général un caractère assez proche.

Les Mondes dans L'ARBRE DE VIE 036racines

 On recense : 

 

  • Sohar, le Monde Parfait. Sohar est un monde où tout est structure, codes à respecter, interdits à observer. Les créatures de ce monde sont très pointilleuses sur les principes, ce qui a pour conséquence que les Kabbalistes qui se penchent plus sur l’étude de ce monde s’entourent de quantités de rituels répétitifs et rigoureusement codifiés. Ainsi sont-ils considérés comme les plus religieux des Kabbalistes, des mystiques qui respectent des traditions millénaires dont le sens reste souvent très obscur. 

 

  • Zakaï, le Monde Pur. Zakaï est un monde où la nature de l’univers s’exprime dans sa plus grande pureté. Ainsi, les créatures de ce monde sont souvent très proches des éléments, et les Kabbalistes qui suivent les voies de ce monde sont souvent attachés à la préservation de cette pureté élémentaire, mise en danger depuis la Chute et la corruption de l’Orichalque. Ils ont conscience de ce danger, et sont tels des chevaliers luttant dans l’honneur pour restaurer l’intégrité des champs magiques. 

 

  • Pachad, le Monde de l’Apocalypse. Pachad est un monde où les champs magiques sont perpétuellement soumis au cycle du changement. Les lieux que recèle Pachad sont souvent emprunts d’une grande beauté, mais cette beauté n’est jamais que temporaire, et laisse souvent place à la décrépitude la plus sordide, à la dissolution, à la pourriture, avant que de ce terreau fertile ne renaissent à nouveau de sublimes paysages. Les créatures de ce monde sont souvent les ouvrières du cycle du renouveau permanent, et les Kabbalistes de Pachad sont souvent d’humeur changeante, difficiles à cerner. Ils oeuvrent en général en accord avec les cycles de la nature, qu’il s’agisse de cycles ascendants, créateurs, ou de cycles descendants, destructeurs. 

 

  • Meborack, le Monde de l’Equilibre. Meborack est un monde où tout n’est qu’harmonie, subtiles nuances savamment dosées. Dans Meborack, toute chose est le résultat de mélanges fins mais balancés, c’est d’ailleurs certainement ce qui donne aux paysages de ce monde une beauté si saisissante. Les créatures de ce monde sont toujours soucieuses de cet équilibre, et de même les Kabbalistes de Meborack sont les plus attachés à la recherche de l’équilibre du pilier central de l’Arbre de Vie. Ce sont ceux qui cherchent à rétablir en toute chose l’harmonie, synonyme de perfection. 

 

  • Aresh, le Monde de l’Adversité. Aresh est un monde où tout n’est que bataille et furie. Les cinq éléments s’y livrent une guerre qui dure depuis l’aube des temps, et toutes les créatures d’Aresh sont, à un degré ou à un autre, destinées au combat. De même, les Kabbalistes d’Aresh sont en général des combattants redoutables, emportés, qui recherchent dans cette voie le dépassement de soi par l’adversité. Leur but n’est pas tant l’anéantissement de l’adversaire que la progression au travers des épreuves, tant physiques que spirituelles. 

 

On voit maintenant de façon plus claire comment est organisé l’Arbre de Vie. A une double structure de Sephiroth, réparties sur trois piliers, et de Mondes (Sohar, Zakaï, Pachad, Meborack et Aresh), vient s’ajouter la structure des Olanim, présents dans chacune des Sephiroth, mais dominants dans certaines d’entre elles (ce quel que soit le regroupement que l’on ait choisi d’adopter). Une créature de Kabbale sera donc déterminée par toutes ces caractéristiques à la fois : la Sephirah dont elle vient, le monde dont elle vient, l’Olam auquel elle appartient, et bien sûr, son Ka-élément, lorsqu’elle est monoélémentaire. Or, si l’on a vu à quoi correspondaient les Mondes et les Olanim, les Sephiroth ne sont pour l’instant regroupées que par piliers et par Olanim. 

 

 

 La Cabbale : Tradition secrète de l’Occident – Papus 

L’histoire des couples

 

 

pieuvreVenons-en maintenant à un deuxième regroupement que l’on peut effectuer. Si l’on reprend l’histoire de la création de l’univers, on se rend compte que certaines Sephiroth sont regroupées par couples. Ainsi on peut noter la présence du couple Hokmah-Binah, qui a engendré le couple Chesed-Geburah, et enfin le couple Netzah-Hod, issu de Tipheret. Et à chaque fois, dans chaque couple, on pourra noter la présence d’un principe masculin, positif, porteur de la semence, du principe actif, et la présence d’un principe féminin, qui permet de concrétiser passivement cette semence, détruisant par là-même la raison d’être du couple. Les Sephiroth sont ainsi classées en d’une part celles qui sont associées au principe masculin, d’autre part celles qui sont associées au principe féminin. Enfin, un troisième groupe rassemble les Sephiroth qui, à l’équilibre entre les deux, ne font pas partie d’un tel couple. Ces trois groupes sont appelés les piliers ou colonnes, en référence aux piliers du temple de Salomon : 

 

  • Le pilier de la miséricorde, placé à droite, est appelé Yachin. Il comporte les Sephiroth porteuses de semence, de l’aspect masculin, positif de la création, à savoir Hokmah, Chesed et Netzah. Il est associé au yang asiatique, à tout ce qui insuffle la vie et pousse à son développement. Marqué de la lettre hébraïque Yod (la première du mot Yachin), il est souvent représenté comme une colonne de couleur blanche. On l’appelle aussi parfois pilier de la Force, par opposition à la Forme, en tant que Force créative. 

 

  • Le pilier de la rigueur, placé à gauche, est appelé Boaz. Il comporte les Sephiroth réceptacles de la semence, les Sephiroth teintées de l’aspect féminin, négatif de la création, en ce sens qu’elles tendent à restreindre cette création : Binah, Geburah et Hod. Il est associé au yin asiatique, à tout ce qui contient, résorbe et confine la vie afin de mieux la contrôler. Marqué de la lettre hébraïque Beth (la première du mot Boaz), il est souvent représenté comme une colonne de couleur noire. On l’appelle aussi parfois pilier de la sévérité, ou même pilier de la Forme, par opposition à la Force, en tant que Forme du moule dans lequel vient s’inscire la Force de Yachin. 

 

  • Le pilier de l’équilibre, le pilier central, est celui auquel le kabbaliste doit tendre in fine. Ce pilier comporte les Sephiroth qui se trouvent marquées d’une union équilibrée entre les deux principes, à savoir Malkut, notre monde, Yesod, la porte vers les sphères plus hautes, Tipheret, l’enfant divin de Chesed et Geburah, et enfin Kether, la Sephirah de l’illumination, parfait équilibre entre ces deux principes qu’elle a elle-même engendrés. 

 

L’Arbre de Vie présente donc une structure géomètrique où ces regroupements peuvent être visibles. Quatre cercles, représentant les quatre Olanim, s’intersectent les uns avec les autres, tout en restant centrés sur un axe vertical, entouré de deux autres axes, ces trois segments représentant les trois piliers. 

 

La Cabbale : Tradition secrète de l’Occident – Papus 

Le retour : la 3è maison

Gif maisons  La troisième maison 

 

Mike s’arrêta sur le sentier avant de pénétrer dans la troisième maison. Un écriteau planté dans le gazon annonçait la MAISON DE LA BIOLOGIE. La maison et la pancarte arboraient une seule et même teinte, comme cela avait été le cas pour les maisons précédentes. Celle-ci était d’un vert irlandais resplendissant qui se mariait parfaitement aux arbres et aux parterres luxuriants du voisinage, adouci par la lumière diffuse de la brunante. Mika savait qu’il allait rencontrer un autre ange avec qui il se lierait certainement d’amitié. Il passa en revue ce qu’il avait traversé jusqu’à maintenant et conclut que les deux premières maisons avaient été des lieux où on l’avait aidé à préparer son voyage. Ce qui l’attendait maintenant devait être plus substantiel et formateur. Après tout ce qui m’est arrivé jusqu’à présent, pensa-t-il, ça devrait maintenant devenir plus facile. 

 

Au moment où il approchait de la maison, un ange vert énorme se présenta sur le palier et, à l’approche du voyageur, formula la salutation d’usage. 

 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure ! L’ange, que Mike appellerait Vert, bien sûr, était particulièrement vigoureux et joyeux. Touts les anges lui avaient paru animés, mais Vert affichait comme une sorte de sourire permanent. Il regarda Mike de la tête aux pieds. 

-       Belle épée ! 

-       Salut à toi Vert, répondit Mike sans se soucier du commentaire de l’ange. Je suis prêt à parier qu’il a dit ça seulement pour me faire oublier que je dois transporter un objet si saugrenu dans ma quête spirituelle, pensa Mike. 

-       Non, répliqua l’ange, qui avait lu les pensées de Michaël, Les épées ne sont pas toutes aussi grandioses que la tienne. Je le sais. J’en vois régulièrement. 

-       Quelle est différence ? 

-       Nous t’avons donné un nom approprié, Michaël. Ton intention est vraiment pure et ton cœur résonne encore de ta quête. Tes outils reflètent par conséquent ce que ceux de mon groupe peuvent percevoir. Si tu veux bien te donner la peine d’entrer. 

 

Mika suivit Vert dans la maison, poursuivant la conversation. 

-       Suis-je pour cela différent, spécial, meilleur ? 

-       Ça te donne un potentiel immense, Michaël ! Rappelle-toi qu’en tant qu’être humain, tu as la possibilité de choisir. Nous ne notons pas les humains et ne les divisions pas en catégories. Nous voyons chacun d’entre vous en fonction d’un degré de potentiel d’énergie. 

-       Potentiel pour quoi ? 

-       Pour changer ! 

-       Pour quelle raison ? 

 

Vert s’arrêta pour faire face à Mike. Ils venaient de traverser une série de petites pièces vertes et se trouvaient maintenant dans l’entrée de ce qui semblait être l’appartement temporaire de Mike. Dans un langage doux et empreint d’une incroyable patience et de respect à l’égard de l’être humain qui se tenait devant lui, l’ange lui dit : 

 

-       Pourquoi es-tu ici, Michaël Thomas ? 

-       Pour retourner chez moi, déclara rapidement et honnêtement Mike. 

-       Et que dois-tu faire pour ça ? L’entité lui offrait l’occasion de définir sa situation actuelle. 

-       Franchir la route des sept maisons. 

-       Et ? Vert voulait qu’il lui en dise davantage. 

-       Devenir un être aux dimensions différentes. Mike répétait gauchement les paroles d’Orange. Vert laissa voir un large sourire et dit : 

-       Un jour, Michaël de l’Intention pure, tu comprendras certains des concepts que tu énonces maintenant. Orange te l’a-t-il dit ? Mike savait que son jeu avait été découvert. 

-       Oui, il l’a fait. Je ne comprends pas encore tout. 

-       Je sais, dit le grand Vert d’un ton moqueur. Pour en revenir à la question, comment te prépares-tu à rentrer chez toi ? 

-       Je change ! déclara Mike d’un ton triomphant. 

-       Pourquoi ? questionna Vert. Ils avaient fait le tour de la question et Mike devait exprimer son opinion. 

-       Je ne peux y arriver sans change ? risque Mike. 

-       Voilà ! Le chemin du retour présente diverses voies, mon ami. D’abord, il faut l’intention ; ensuite, la préparation. Ces étapes sont toujours suivies de la découverte de soi et de la réalisation selon laquelle les transformations à subir sont nécessaires pour atteindre un but. Mais, tu sens déjà tout ça. Une autre étape consiste à examiner le fonctionnement des choses pour s’adapter à la vision d’ensemble. L’ouverture de la porte qui permet d’entrer chez soi est l’équivalent d’une remise de diplôme. Il n’y a rien de comparable. 

 

C’était la première fois qu’un ange parlait du but et de l’étape finale. Mike en était tout agité. 

-       A quoi dois-je m’attendre ? C’est ce qui l’intéressait le plus : l’étape finale, ce qu’il trouverait en rentrant chez lui. 

-       Quand tu l’as demandé, tu l’as défini, répondit Vert. 

-       Quand ? 

-       Quant u as demandé à faire ce voyage, au début. 

 

Mike se rappela tout à coup la conversation avec le grand ange sans visage, où tout avait démarré, lorsqu’il lui avait demandé de décrire le but. 

-       Tu es au courant ? demande Mike, surpris. 

-       Nous faisons tous partie de la même famille, Michaël. Vert se glissa dans la pièce où Mike devait loger. Voilà qui doit te sembler familier, n’est-ce pas ? 

 

Mike jeta un coup d’œil autour de lui. La pièce ressemblait aux autres chambres qu’il avait occupées. Elle invitait au repos et au sommeil. L’odeur du repas qui l’attendait dans la pièce attenant chatouillait ses narines. 

-       Nous avons prévu des vêtements de rechange pour toi cette fois-ci, dit l’ange en indiquant le placard. 

 

Mike se rendit soudain compte qu’il devait offrir une image terrible, le sang et la boue ayant séché sur ses vêtements déchirés. La violente tempête qu’il avait essuyée avait laissé des traces. Il se tourna vers le placard. Des vêtements de voyage à sa taille et un confortable peignoir vert s’offraient. Il se tourna pour demander à Vert comment on avait su sa taille, mais celui-ci avait disparu. Mike sourit et dit à haute vois, sachant que Vert l’entendrait : 

-       Bonne nuit, mon ami angélique vert. A demain ! 

 

Michaël mangea et dormit profondément jusqu’à cinq heures du matin, mais il fit un cauchemar. Il revit l’horrible créature sombre qui se rapprochait de lui durant la tempête. Il ressentit à nouveau la menace d’une fin qui pesait sur lui et il en fut terrifié. Il se réveilla brusquement, en sueur. Vert était là, au pied de son lit ! 

-       Tu es prêt ? 

-       Vous ne dormez donc jamais ? 

-       Bien sûr que non ! 

-       Le jour n’est même pas encore levé. Mike ressentait l’épuisement relié au manque de sommeil et au rêve terrifiant. 

-       Il faudra que tu t’habitues à la Maison de la biologie, Michaël Thomas. Vert souriait sans bouger. Je serai ici tous les matins à 5 h 30 pour le début de ton enseignement. Avant que nous  ayons terminé, tu sauras tout des étapes du sommeil, de l’énergie biologique et des mauvais rêves. 

-       Tu connais mes rêves ? demanda Mike. 

-       Michaël, tu ne comprends pas encore notre relation avec toi. Nous savons tout de toi et nous honorons hautement ton fonctionnement. Vert recula légèrement et fit signe à Mike de se préparer à le suivre. Mike se sentait plutôt mal à l’aise. 

-       Vert, je suis complètement nu. 

-       C’est ainsi que tu commenceras la leçon, Michaël. Ne soit pas timide. Enfile le peignoir vert qui est dans le placard. 

 

Mike obéit et passa dans l’autre pièce pour prendre son petit déjeuner. Vert ne le quittait pas d’une semelle. Il s’assit près de lui et le regarda manger sans prononcer une seule parole. C’était la première fois qu’une entité angélique l’observait de si près. Il y avait quelque chose de différent. Après le repas, Vert conduisit Mike dans une pièce particulière. Les autres maisons étaient énormes et leurs pièces, immenses avec des plafonds très élevés. Celle-ci, par contre, offrait de petites pièces et presque tout l’enseignement se fit dans une seule d’entre elles. Vert commença sur le champ. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, montre-moi ton illumination. 

-       Je ne comprends pas, dit Mike. 

-       Où est ton intention pure ? Où est ton amour ? Où est la partie de toi qui connaît Dieu ? Résolu, Vert poursuivit : « Aller, montre-moi la partie de ta biologie qui possède ces attributs ». 

 

Mike n’avait pas à réfléchir longuement à la question. Il comprenait que l’ange vert voulait qu’il lui montre où se situaient ces valeurs dans son corps humain. 

-       Il y en a ici, dit-il en pointant son front, d’autres là, en plaçant la paume de sa main sur sa poitrine. C’est là que je ressens ce que tu me demandes. 

-       Faux ! dit vert d’une voix assourdissante qui étonna Mike. Tu veux essayer encore ? 

 

Michaël pointa lentement diverses parties de son corps, demandant chaque fois à Vert si c’était ici ou là. Vert répondait  inlassablement par la négative. 

-       Je n’en sais rien alors, finit par avouer Mike, presque exaspéré, après avoir pratiquement fait le tour de toutes les parties de son corps. Où est-ce ? 

-       Je vais te raconter une blogue. Ensuite, tu pourras essayer de nouveau. 

 

Mike trouvait la situation très amusante. Il était là, en compagnie d’un ange, sur une terre d’un genre qu’il n’avait pas connu dans sa vie précédente, et voilà que l’entité s’apprêtait à lui raconter une blague ! Qui l’eut cru ? Quel endroit étonnant ! 

-       Il était une fois un homme qui se sentait illuminé, dit Vert en s’amusant vraiment à l’idée de raconter son histoire. Sentant qu’il avait atteint un degré d’illumination lui permettant de poursuivre sa route, il décida de prendre un taxi. 

Vert s’arrêta, en souriant. Mike aurait dû réagir devant l’utilisation du mot taxi par un ange. Mais il n’accorda pas ce plaisir à Vert et n’exprima aucunement l’envie de rire qui le tenaillait. Il grimaça tout de même un peu. Et Vert poursuivit son histoire. 

 

-       Ayant trouvé le taxi qu’il cherchait, l’homme glissa sa tête par la fenêtre entrouverte et dit au chauffeur ; « Je suis prêt, allons-y ! » Le chauffeur obéit et partit aussitôt à vive allure dans la direction indiquée, n’emportant que la tête de l’homme dans la voiture ! Le visage impassible, Mike pencha la tête sur le côté en ayant l’air de dire ; « Et après ? » Vert conclut son histoire : 

-       Béni soit celui qui installe tout son corps dans le taxi avant de dire qu’il est prêt à partir ! Vert était fier de son histoire, malgré le manque de réaction de Mike, et savoura le silence qui suivit. 

-       Quel affreux blagueur tu fais ! s’exclama Michaël en retenant à peine son envie de ‘esclaffer. Alors, ta blague signifie quoi au juste ? 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, chaque cellule de ton corps enferme une conscience qui connaît Dieu. Chaque cellule dispose d’un potentiel d’illumination, d’amour et de changement vibratoire. Laisse-moi te montrer. Au même instant, Vert posa un geste qui consterna Mike. Il s’approcha sans crier gare et, à la vitesse de l’éclair, lui écrase l’orteil avec son pied ! 

-       Hé ! protesta Mike devant cette violation de confiance. Qu’est-ce qui te prend ? 

 

Son orteil brûlait et il tenta de le masser pour atténuer la douleur tout en sautillant sur le plancher. « ça fait mal ! » hurla Mike à l’intention de Vert. Son orteil vira au rouge puis au noir. « C’est atroce. Je crois qu’il est fracturé ». 

-       Qu’est-ce qui est douloureux, Michaël ? demanda Vert, comme si de rien n’était en regardant Mike s’agiter dans la pièce et grimacer de douleur. 

-       Mon orteil, espèce de sadique ! Mike ne savait plus ce qu’il disait ; il était en colère. Mais sa colère n’atteignait pas Vert qui se rapprocha. 

-       N’approche pas ! lui lança Mike en se protégeant de ses mains. Je n’ai plus envie de massage angélique ni de thérapie de l’âme. Reste où tu es ! 

-       Qu’est-ce qui te fait mal ? demanda Vert encore une fois. Ce n’est pas ton orteil. 

-       Ah non ? rétorqua Mike, s’installant sur le plancher en position de lotus, soufflant sur son pied et parvenant à peine à garder son équilibre. « Alors, dis-moi ce qui fait mal, ô sainte verdure ! » 

La « verdure » demeura indifférente au sarcasme de Mike. 

 

-       NOUS avons mal, dit l’ange. Chaque cellule de notre corps ressent ton inconfort actuel. Dis-le Michaël : « NOUS AVONS MAL » Mike obéit. 

-       NOUS avons mal, réussit-il à prononcer sans trop d’enthousiasme. 

-       Accordes-tu la permission d’une guérison ? demanda Vert. 

-       Oui, répondit Mike, se montrant tout à coup intéressé. 

-       Exprime ta permission. 

-       Je te donne la permission de guérir mon orteil, dit Mike. 

-       FAUX ! énonça Vert d’une voix forte. Mike n’avait pas besoin d’une carte pour comprendre qu’il avait mal répondu. Il essaya encore. 

-       Je te donne la permission de guérir… euh … je veux dire NOUS. 

 

Vert n’était toujours pas satisfait de la réponse et le lui dit : 

-       Michaël, donne la permission à l’événement, pas à MOI. 

 

Mike réfléchit avant de reformuler sa phrase. 

-       J’autorise la guérison. NOUS avons mal et NOUS allons tous en bénéficier. 

-       Voilà ! dit Vert d’un ton réjoui et en frappant des mains. Tu as réussi, Michaël Thomas de l’Intention pure ! Tu as guéri ton orteil ! 

 

L’orteil de Mike cessa sur le champ de le faire souffrir. La rougeur prit une teinte toute rosée, et son corps entier se sentit soulagé. Vert s’approcha de lui et celle fois-ci, Mike ne lui demanda pas de garder ses distances. 

-       Michael, sais-tu ce qui vient de se produire ? demanda Vert d’une vois douce et gentille. 

-       Je pense que oui, mais j’ai besoin que tu le précises. Mike avait été affaibli par cette leçon ; la douleur l’avait épuisé. Vert poursuivit. 

-       Jamais plus je ne te ferai souffrir, mon cher ami. Je te le promets. A partir de maintenant, ton apprentissage ne se fera pas dans la douleur. Ce que tu viens d’apprendre est ceci : la douleur d’une partie affecte l’ensemble. C’était une expérience collective. Tu te sens fatigué n’est-ce pas ? Si l’expérience avait seulement mis ton orteil en cause, pourquoi donc est-ce que ton comportement entier a-t-il été atteint ? Pourquoi étais-tu en colère ? Est-ce ton orteil qui m’a crié après ? Non. C’est ton corps tout entier. Ton orteil expérimentait la douleur, mais ton être entier y a participé. L’orteil était la source du problème, mais je te jure que toutes tes cellules étaient au courant ! Le même phénomène existe, qu’il soit question de joie, de plaisir, de passion oud e vérité. Chaque cellules ressent tout et est consciente de l’ensemble de la situation. Vert fit une pause pour bien marquer le reste de ses paroles : « Il en va de même de l’illumination spirituelle et de la quête divine ». 

 

-       Bon, alors où se situe exactement mon illumination ? Mike souhaitait une réponse claire, sans blague ni blessure à l’orteil. 

 

-       Elle est répartie également dans chaque cellule de ton corps, michaël Thomas. Chaque cellule est consciente du tout. Chaque cellule connaît tout de l’autre. Chacune prend part à la vibration de l’être humain dans sa totalité. Vert finit une autre pause et se retourna pour faire face à Mike. « Pendant ton séjour ici, tu apprendra les caractéristiques de l’élévation vibratoire. Avant que nous commencions, tu dois te percevoir comme un groupe de cellules qui savent tout, et non comme un ensemble de parties détachées. » 

 

-       Je pense que je peux y arriver, dit Mike avec une intention ardente. 

-       Moi aussi ! Vert montrait un sourire éclatant. Il se leva : « es-tu prêt ? » Encore marqué par l’incident de l’orteil, Mike eut un mouvement involontaire vers son pied, mais répondit : 

-       Tout à fait. 

 

Les heures suivantes s’écoulèrent dans l’apprentissage de l’anatomie humaine et de la santé. Ce n’était pas une formation médicale, mais plutôt tune série de conseils pratiques sur le mode de vie et la santé. L’information transmise semblait inépuisable. Vert lui parla d’alimentation, de façons d’acquérir de l’énergie, du rôle et du moment propice pour pratiquer certains exercices, et surtout, de reconnaître le moment idéal de s’y adonner. Tout au long de l’enseignement, Vert s’assurait que Mike saisissait bien le NOUS de son être. Mike commençait à penser qu’on ne lui permettrait plus d’avoir des parties, et Vert approuvait. 

 

Michaël dormit très profondément cette nui-là, sans cauchemar. Le lendemain matin, Vert était déjà là, au pied de son lit, et resta près de lui pendant le petit déjeuner. Il en profita pour lui donner des explications sur la nourriture qu’il avalait. Il ne semblait pas se préoccuper de ce que Mike choisissait, lui  expliquant tout ce qui se trouvait sur la table pendant que Mike se régalait en essayant de retenir tout ce qu’on lui apprenait. 

 

Dans les jours qui suivirent, Mike entreprit un programme d’exercices. Certains jours, Vert lui ordonnait de revêtir son armure pour ne pas qu’il en oublie la sensation. C’était les jours que Mike préférait. Il comprit que son épée, son bouclier et son armure lui avaient manqué lorsqu’il s’en revêtit de nouveau. 

 

Vert enseigna à Mike l’équilibre naturel du corps, le rôle de la  nourriture, des plantes, des herbes. Mike s’émerveillait devant le travail ordonné des cellules, comme si elles savaient quelque chose qu’il ignorait. C’était étonnant ! Vert lui expliqua qu’il existait une polarité magnétique subtile pour chaque organe et chaque cellule. Les cellules étaient « au courant » et travaillaient à réaliser un équilibre parfait. Lorsqu’elles étaient en équilibre, les cellules pouvaient se régénérer et Mike comprit de quelle façon le corps parvenait à se renouveler constamment. Un jour, il posa à Vert une question plutôt amusante : 

 

-       Mes cellules, je veux dire NOUS, sont très habiles à équilibrer la biologie. Comment se fait-il que moi, je sois ignorant du processus ? Puis-je améliorer la situation ? Mon esprit n’a pas la connaissance que les cellules possèdent. Quel est mon rôle en tant que Mike ? 

-       Question très intéressante, Michaël Thomas de l’Intention pure  ! Vert avait insisté sur intention pure et Mike savait où il voulait en venir. Vert poursuivit : « Ton corps a seulement besoin que tu lui fournisses ce qu’il lui fait, que tu l’entoures de sagesse et que tu t’en occupes, et il fera le reste. Jusqu’à maintenant, tu as appris à lui procurer le confort, à bien le nourrir et à lui assurer de l’exercice. Ton système n’a pas besoin d’autre chose. Mais il est temps que tu comprennes le rôle de ton esprit. Car il ya quelque chose que tu dois fournir à ton corps qu’il ne pourrait acquérir sans toi. Sais-tu de quoi il s’agit ? 

 

 

Mike croyait le savoir. 

-       Oui, je sais. Mike se sentait en forme comme il ne l’avait jamais été. Sa nudité ne le gênait pas, encore moins en présence de Vert, qui lui fit part des changements qu’il avait remarqués chez lui. Le comportement de Vert se rapprochait à la fois de celui d’un père et d’un entraîneur de champion mondial. « Il est temps que je fasse un choix », lâcha Mike. Vert faillit exploser de joie. 

-       C’est la première fois qu’un humain fait cette prise de conscience si vite. 

 

Mike comprit qu’il avait enfin énoncé quelque chose de bien, et la réaction de Vert l’enchantait. La présence angélique se rua dans la pièce, démontrant pour la première fois sa capacité de défier la gravité et de change de forme. Mike aurait pu être effrayé, mais le spectacle ne s’adressait qu’à lui. Vert retrouva son calme et se planta devant Mike. Il avait retrouvé son apparence habituelle, mais son regard demeurait complètement ébahi. Le visage orné d’un large sourire, il dit : 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, que choisis-tu ? 

-       Je choisis d’utiliser les nouveaux présents de l’Esprit et d’élever ma vibration. 

Encore une fois, Mike était conscient de s’être exprimé correctement. Vers recula de quelques pas, comme pour permettre à la sagesse croissante de Mike de mieux se répondre. Vert était de toute évidence impressionné. 

-       Qu’il en soit ainsi à partir de maintenant, Michaël Thomas, s’exclama Vert. Tu as bien compris. Tes cellules sont incapables d’utiliser l’aspect de Dieu que tu portes en toi et qui a le pouvoir de choisir de s’illuminer. Seul ton esprit peut faire ce choix et, malgré cela, chaque cellule saura que tu as accordé ta permission. Quand ton orteil te faisait souffrir, ton esprit le savait. Alors, quand tu demanderas une vibration plus élevée, ton orteil le saura. Le NOUS en toi est en fête à l’instant même, Michaël. Toutes tes cellules savent qu’elle intention tu as exprimée. Tu dois aller te reposer maintenant. 

 

La journée avait été merveilleuse, et la compréhension spirituelle de Mike s’intensifiait. Il avait accompli quelque chose hors de l’ordinaire. En le conduisant à sa chambre, Vert lui expliqua qu’il avait exprimé l’intention d’une poursuite sacrée, la première demande d’une longue série à venir. Chaque fois qu’il devrait s’élever à un autre niveau, sa biologie devrait être équilibrée et il devrait en accorder la permission. La fierté que Vert ressentait à l’égard de Mike le poussait à le traiter avec un respect plus profond encore. Lorsqu’ils arrivèrent à la porte de la chambre, Vert demanda à Mike de le regarder en face. 

 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, j’ai l’habitude de me retirer maintenant  et de revenir le lendemain matin. Tu connais l’horaire. Je suis ici pour te dire que je t’aime tendrement. Les attributs du changement de vibration comportent des conséquences avec lesquelles tu dois te familiariser. Je t’ai assuré que je ne te blesserai pas, et je tiendrai ma promesse. Tout ce qui se déroulera dorénavant suivra le rythme de ton choix. Toute blessure que tu ressentiras dépendra de toi. Plus rien ne sera désormais semblable. Ce soir, tu t’endormiras en tant qu’humain que tu connais mais, au réveil, tu seras différent et tu aura toutes les caractéristiques de ta nouvelle vibration. 

 

Vert fixa longuement Mike, et ce dernier se sentit honoré par tant d’attention. Il savait que l’instant était différent et il eut envie de demander des précisons à Vert. Qu’est-ce qui est différent ? Le saurai-je demain ? Qu’apprendrai-je demain ? Dis-le moi maintenant ! 

 

Mais il n’en fit rien et Vert prétendit ne pas entendre. Il recula lentement pour sortir de la chambre, ce qu’il ne faisait pas habituellement. Quelque chose se transformait, et Mike ressentait une certaine menace. Il s’adressa aux murs. 

 

-       Je suppose que je dois m’attendre à une transition frappante avant d’arriver chez moi. Peut-être même vais-je devenir un ange avant d’y arriver ! Et si je prenais aussi une couleur particulière ! 

Le simple fait d’imaginer tout cela le faisait presque rire et il s’attendait à une riposte de la part d’un ange, mais il n’entendit que le silence. Un changement s’opérait déjà à l’intérieur de lui. Il sentit une vibration au creux de l’estomac et frissonna. Il savait qu’il était temps de se mettre au lit. 

 

Il dormit mal et souhaita se retourner vte à 5 h 30 car Vert lui manquait. Il ne se sentait pas en sécurité. Chaque fois qu’il s’endormait, le même rêve lui venait à l’esprit. L’horrible forme se présentait devant lui, le fixant intensément et, chaque fois, l’attrapait et le détruisait. Il perdait tous ses membres, se réveillait en sueur et angoissé, entendait ses propres cris, qui cessaient subitement, et puis c’était le silence total. Il se rendormait pour recommencer le même rêve de nouveau. Combien de fois pourrait-il être tué ? Cinq ou six ? C’était interminable. Sa mort se répétait inlassablement avec à l’occasion, de légères variantes. Le rêve se clarifiait peu à peu. Finalement, n’en pouvant plus, il se mit à pleurer. Le manège se poursuivit, et il constata qu’il déversait son âme entière sur l’oreiller. Il ne se rappelait pas avoir été autant désespéré de toute sa vie. Même la mort de ses parents ne l’avait pas si ébranlé. Il pleura à chaudes larmes, se mit à gémir ; il avait perdu toute maîtrise de lui-même. 

 

Il pleura sur lui-même et sur ses parents. Il pleura son amour perdu et les occasions qu’il avait ratées. Il sentait que l’entité négative l’avait tué, et il pleura finalement sa propre mort. Il se tordait de désespoir. Son corps se convulsait dans des sensations de douleur qu’il analysait et combattait. 

 

Michaël finit par s’assoupir d’épuisement pendant quelques heures avant le petit matin. Quelque chose n’allait pas. Le soleil était déjà levé. Où était Vert ? Pourquoi l’avait-on laissé dormir ? Mike se leva et ressentit une douleur au ventre après sa nuit si agitée par les pleurs. Il devait se tenir les côtes. 

-       Oh ! Que NOUS souffrons ! s’entendit-il dire à son corps. 

 

Il se dirigea vers la pièce où ses repas lui étaient habituellement servis. On n’y avait pas laissé de nourriture. Il revêtit son peignoir vert et partir à la recherche de Vert. Il constata que les pièces qu’il connaissait bien semblaient tourner au brun et se demanda si ce n’était pas l’effet de la lumière. Il avait d’ailleurs l’impression qu’elle faiblissait. Où  est Vert ? Qu’est-ce qui se passe ? 

-       Vert, où es-tu ? Il n’obtint pas de réponse. 

Mike fit le tour de la maison, amis ne trouva l’ange nulle part. Puis, fatigué et affamé, il s’installa dans la pièce où Vert lui  avait donné son enseignement. Perplexe, il sentit une sorte de noirceur l’envahir, ce qu’il n’avait pas expérimenté depuis le début de son voyage. Mais ce sentiment lui était familier ; c’était la dépression qu’il avait connue pendant si longtemps à Los Angeles. 

-       Qu’est-ce qui se passe ? se demanda-t-il à haute vois. Seul un silence l’entourait. « Où sont-ils passés ? Bleu ? Orange ? Vert ? Hé ! J’ai besoin de vous ! » Silence. 

Il constatait que la dépression l’envahissait toujours. Il ne fallut pas longtemps avant qu’il se retrouve dans un état où plus rien ni personne ne l’intéressait. Mais il refusa la situation. 

-       Bon, d’accord. Si vous ne voulez pas m’aider, j’emprunterai la voie difficile. 

Ne sachant pas trop ce qu’il entendait exactement par là, Mike ne cherchait qu’à produire une réaction quelconque. Il retourna à sa chambre et, en ouvrant le placard, se rappela la carte. Peut-être lui donnerait-elle quelque indication. Elle l’avait toujours fait lorsque ça ne tournait pas rond sur cette étrange terre spirituelle. Il retrouva le parchemin et s’empressa de le dérouler. Il ne s’attendait absolument pas à ce qu’il vit. Tout  à fait sceptique, il déposa la carte, se remit au lit vêtu de son peignoir et s’abrita sous les ouvertures. Il était une heure. Quelle importance. Mike fixait intensément les murs. 

 

Sur le parchemin, là où se trouvait habituellement le VOUS ETES ICI, il n’avait trouvé que le néant, rien, aucun signe. La carte ne fonctionnait plus. Elle était dépourvue de sa magie. 

La forme verte avait-elle réussi à se glisser dans la maison et à le tuer au cours de la nuit ? Avait-il rêvé ou connu la réalité dans son sommeil ? La sombre silhouette avait-elle aussi tué les anges ? 

 

Comment était-ce possible ? Michaël se battait contre la dépression et les ténèbres. Il essayait de comprendre et fouillait son esprit pour se rappeler le moindre petit élément transmis par Vert pouvant expliquer ce qui se passait. Dans le brouillard de sa conscience, Mike se rappela les propos de vert : « Toute la souffrance que tu connaîtras dorénavant sera créée par toi. Rien ne sera plus pareil désormais. Je t’aime tendrement ». Etait-ce là des paroles d’adieux ? Mike se rappela cette phrase prononcée par le grand ange blanc au début : « Les apparences sont parfois trompeuses… » Il devait s’accrocher. Mike croyait en Dieu, et tout ceci n’était qu’un jeu, qu’un test ! 

 

Mike fit la seule chose qui lui semblait sensée. Il se leva et revêtit son armure. Elle n’était plus aussi confortable. Elle lui paraissait plus lourde que dans ses souvenirs, et l’épée restait encombrante. Peu importe. Il l’arbora fièrement et s’exprima à haute voix. 

-       Rien ne vaincra mon esprit. J’exige la victoire contre ma dépression ! 

Rien. Silence. Paroles vides. Aucun sentiment d’amour ou de gloire ni de sensation d’être protégé par qui ou quoi que ce soit. Cette terre était complètement vide. Michaël Thomas était seul. Mike luttait sans relâche pour conserver tous ses esprits. Il était décidé à ne pas céder ! Il se rendit dans la salle d’enseignement et s’installa, vêtu de son armure, dans le fauteuil de l’élève. Il y resta jusqu’au coucher du soleil, en attente, dans le silence absolu d’une terre dépourvue de la moindre sonorité. Il demeura alerte tout ce temps, ne sachant trop à quoi s’attendre, mais il ne  s’abandonnerait pas aux ténèbres de la dépression qu’il avait su vaincre une fois déjà avant de pénétrer sur cette terre merveilleuse. 

 

Puis, la pièce s’assombrit, et il s’assoupit. Cette fois son sommeil ne fut pas agité. Mike commençait à établir la paix où elle ne s’était jamais située. Il développait graduellement le pouvoir de le faire. Pendant son sommeil, son épée oscillait doucement, chantait, en réponse à la nouvelle vibration de l’être humain unique qui la possédait. Michaël Thomas n’était pas conscient du phénomène. Son bouclier luisait légèrement, en réponse à de nouvelles directives émanant d’une biologie en transformation. Mike n’était pas conscient de cela non plus. Son armure le tenait au chaud, en réponse à des directives spirituelles provenant d’une source nouvellement éveillée dans son ADN. Michaël Thomas n’était pas non plus conscient de cela. Toutes les cellules de son corps étaient en pleine transformation et la métamorphose était presque achevée. Mike dormit très bien. 

 

 

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Tout était différent lorsqu’il s’éveilla le lendemain matin. Il était toujours dans le fauteuil, mais la pièce était plus claire et plus gaie. Il se leva et mit son esprit à l’épreuve. Il trouvé étrange de constater que sa première pensée n’était pas de voir s’il était toujours seul, mais ‘il allait bien. Partie, la dépression ! Il remarqua qu’il portait toujours son armure, mais sans en ressentir tout son poids. Comme il marchait d’un pas alerte vers la pièce om ses repas lui étaient normalement servis en se demandant s’il allait encore devoir se priver aujourd’hui, il sentit l’arôme appétissant du petit déjeuner. Il sut alors que tout irait à nouveau pour le mieux. 

 

Il mangea comme il ne l’avait jamais fait. Affamé, il dévorait presque tout ce qui s’offrait à lui, se réjouissant de son bien-être. Il se surprit même à chanter la bouche pleine ! 

-       Ma mère aurait honte de mes mauvaises manières, se dit-il, la nourriture dégoulinant le long de son menton. 

-       Elle est très fière de toi, Mike. Et nous le sommes aussi. Vert se tenait sur le pas de la porte entrouverte. 

 

Mike se leva en guise de respect pour son ami Vert. Il était enchanté de le revoir. 

-       Vert ! Je croyais t’avoir perdu. Entre et viens t’asseoir. Mike reprit sa chaise et poursuivit son repas. 

 

L’ange imposant se dirigea vers la table, s’assit devant Mike et attendit que ce dernier prenne la parole. Il savait qu’il devait avoir des tas de questions à poser sur ce qui s’était passé la veille, mais Vert attendait qu’il commence. Il s n’échangèrent aucune parole. Mike continuait de manger tout en fredonnant, souriant béatement et regardant Vert d’un œil brillant. Vert l’observait, examinant attentivement son corps toujours revêtu de l’armure. Il ne put résister plus longtemps ; 

-       Belle épée ! 

 

Mika éclata de rire en entendant la même remarque qu’à son arrivée. La nourriture jaillit de sa bouche, et Vert se joignit à lui dans cette manifestation de joie. Ils se serrèrent affectueusement. C’était la première fois que Mike était autorisé à toucher un ange de cette terre, ais il sut instinctivement que ce geste était désormais approprié. Ni l’un ni l’autre ne pouvais cesser de rire. Michaël se mit à danser au centre de la pièce, accompagné de l’ange ; il se laissait aller au son de la musique de son âme, foulant de ses pieds les miettes échouées sur le plancher dans ce moment d’excitation et dont certaines se collaient à ses orteils. La pièce était dans un fouillis total mais c’était sans importance. Les contorsions qu’il avait subies la veille le faisaient encore souffrir. Il dut se rasseoir afin de se reposer un peu. Puis, il s’adressa à Vert : 

 

-       Je savais que tu reviendrais, tu sais. 

-       Comment le savais-tu ? 

-       Parce que tu m’avais dit que tu m’aimais. 

-       C’est vrai, je t’aime. Mike avala une autre bouchée. 

-       Mes parents peuvent-ils vraiment me voir ? La question s’avérait très importante à ses yeux. Il se rappelait le commentaire de Vert lorsqu’il était entré dans la pièce. 

 

-       Le fait que tu poses d’abord cette question reflète ta nouvelle conscience, Michaël Thomas de l’Intention pure. Il arrive que les anges d’ici s’amusent à prendre des paris sur les questions qui seront énoncées en premier lieu après un changement de consigne. Celle que l’on pose habituellement, tu ne l’as pas encore formulée. Nous avons passé passablement de temps ensemble, et u ne l’as pas encore posée. Tu t’interroges plutôt sur tes parents. Vraiment, j’ai devant moi un être humain hors de l’ordinaire ! 

 

Mika hésitait à le croire, mais il avait l’impression que Vert devenait émotif, si un tel sentiment était possible chez les anges. Il y eut un silence, et Vert reprit la parole. 

-       Oui, Michaël Thomas, tes parents peuvent te voir, et ils sont vraiment fiers. Vert attendait la suite des questions. 

 

Mike réfléchit à ces propos et poursuivit : 

-       Je crois saisir le sens de la journée d’hier. 

-       Ah oui ! Vraiment ? Alors explique-moi, di t Vert en penchant la tête sur le côté, comme pour mieux entendre les paroles à venir. 

Normalement, à cette étape de l’enseignement dans la Maison de la biologie, l’entité passait beaucoup de temps à expliquer à un humain perplexe où avait bien pu passer tout le monde la veille et la raison de l’horrible journée solitaire et de la noirceur de l’esprit. 

-       J’ai changé, Vert, tout comme tu me l’avais prédit. Je me sens différent. Je me sens… NOUS nous sentons plus puissant. J’ai une conscience de toi que je n’avais pas auparavant. D’une certaine manière, tu es passé à mes yeux du rôle d’enseignant à celui de.. Mike s’arrêta pour mieux réfléchir sur le terme à utiliser, mais Vert prit la parole. 

-       … membre de la famille ? 

-       Oui, approuva Mike sur le champ. Il se tourna vers l’intérieur, mais parvint à poursuivre : « Ce qui s’est passé hier, j’ai cru que c’était un test, mais ce n’était pas le cas ». Vert écoutait attentivement, laissant Mike exprimer son opinion sur ce qui s’était produit. « Je sais que tu m’expliqueras éventuellement les détails de tout cela, mais je crois savoir pourquoi ». Michaël parlait lentement, avec précaution, tel un professeur. « Chaque cellule de mon corps s’est en quelque sorte retirée. Comme si j’avais coupé le courant pour mourir. Je ne trouvais aucune consolation. Même mon esprit ne parvenait pas à trouver une seule raison d’exister. J’étais comme un être humain neutre, et j’ai alors compris ce qui se passait lorsque j’ai consulté ma carte. Ça été un signal pour mon esprit ». 

 

Vert était impressionné. Il n’avait encore jamais rencontré d’élève de passage dans la maison verte qui comprenait si clairement les caractéristiques du changement de vibration. Il fallait en général beaucoup de temps pour l’expliquer. C’est pourquoi Vert savait qu’il était en présence d’une entité spéciale, Michaël Thomas. Il était fier de son élève et l’en aimait d’autant plus. Mike poursuivit : 

-       La carte est « morte » aussi ; j’étais dans les limbes. C’est alors que j’ai saisi. Pour recevoir le présent spirituel de l’intention, je devais en quelque sorte renaître. Comme si le courant avait été coupé de mon existence pendant une journée et qu’il avait été rebranché sur un nouveau mode. Je savais que si je conservais mes esprits durant le processus, j’allais m’en sortir. J’ai utilisé une visualisation de toi où je te voyais me dire que tu m’aimais. C »st la seule chose qui fonctionnait. Quand je pensais à toi, je parvenais à me concentrer sur la raison de ma présence ici; Mike regarda Vert en souriant. Il essayait de cacher les larmes qui lui montaient aux yeux. « J’ai raison, n’est-ce pas ? » 

 

-       Je n’ai presque rien à ajouter, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit Vert en se levant. Mais je vais te dire cependant que lorsque tu pensais à mon amour pour toi, ce n’était pas seulement le mien. Je fais partie d’une collectivité. Lorsque tu t’adresses à moi, tu t’adresses au TOUT. Tu en fais partie également mais tu ne le sens pas de la même façon que moi. Au fur et à mesure de l’élévation de ta vibration, tu deviendras plus conscient de tout cela. Lorsque tu as ressenti l’amour de Vert, tu as aussi ressenti celui de Bleu, d’Orange et même celui de tes parents et même celui de ceux que tu rencontreras sur ton chemin. Tu ne les connais pas encore, mais ils te connaissent. Nous formons un tout, Michaël, et u l’as ressenti au moment où tu en avais le plus besoin. Ton intuition a gagné ! Quel atout tu as déjà en main ! 

 

Mike savait qu’il y avait une suite. Il resta silencieux pour permettre à Vert de suivre le fil de ses pensées. Celui-ci continua : 

-       Tout ce que tu as dit est vrai. Pour passer à un plus haut niveau, il faut faire face au défi. C’est à ce moment-là que nous nous éloignons de toi pour te permettre de changer. Nous ne pouvons rien faire pour toi durant ce temps ; notre énergie nuirait même à ta transformation. Tu parviens spirituellement à franchir l’étape. Tu as éprouvé la perte de ta famille. Tu as ressenti l’abandon et la solitude durant cette courte période où tu devais demeurer  seul. La seule chose qui te recentrait était l’amour et, à titre d’enseignant de cette maison, je ne pouvais pas te fournir la solution. Tu l’as trouvée au centre de ta noirceur. Je te félicite de ta conscience et de ta maturité. Vert fit une pause pour permettre à Mike de recevoir le compliment. « As-tu d’autres questions ? » 

-       Oui. Tout ça va-t-il se reproduire . 

-       Oui, caque fois que tu passeras à une nouvelle vibration. 

-       Puis-je faciliter la prochaine transition . 

 

Vert regarda Mike droit dans les yeux et lui répondit sérieusement : 

-       Lorsque tu verras le processus s’amorcer encore une fois, occupe-toi à autre chose. Ne t’y arrête pas et rappelle-toi qu’il est temporaire. Rends-lui grâce. Honore-le  au milieu de la noirceur ! Fais exactement ce que tu as fait, Michaël Thomas de l’Intention pure, ressens l’amour qui accompagne ce présent. 

 

Mike comprit les paroles de Vert et les assuma. 

 

 

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Peu à peu, dans les jours suivants, l’enseignement reprit son cours. La nouvelle vibration de Mike exigeait une formation toujours plus poussée. On lui apprit les subtilités de la conscience se répercutant dans le corps et la façon de déceler la présence d’un déséquilibre. Vert expliqua à Mike les nouvelles courbes de sommeil et les choix alimentaires correspondant à chaque changement de vibration. Il y avait tant à apprendre ! 

 

Le séjour dans la maison verte tirait à sa fin lorsque Vert aborda un point dont on n’ava t jamais discuté encore. 

-       Est-u prêt à parler de sexualité ? demanda Vert. Mike faillit tomber à la renverse. Il regarda son grand ami vert droit dans les yeux, certain qu’il blaguait. 

-       Tu n’es pas sérieux, lui dit-il, embarrassé. 

-       Absolument, répondit vert. 

 

Mike s’exprima tout bas, comme pour éviter que quelqu’un ne les entende. 

-       un tel  propos n’est pas du ressort des anges. C’est quelque chose que les humains font dans le noir. C’est de la basse luxure. Je suis même étonné que tu veuilles t’y arrêter. Je ne pense pas que nous devrons aborder ce sujet dans un endroit si sacré, ajouta Mike, tournant son visage vers un coin de la pièce. Vert insista. 

-       Ce n’est pas tu tout ça. Ta réaction correspond à ce que les humains ont fait de la sexualité. C’est là un phénomène biologique et c’est ta raison d’être ici. 

 

Vert se tut pour laisser à Mike le temps de réfléchir sur ce qu’il venait tout juste de lui dire. Michaël était résigné. Il savait qu’il ne pourrait échapper à l’enseignement de Vert. Il se rappelait ses classes de sexualité à l’école, alors qu’un malheureux professeur avait l’ingrate tâche d’expliquer à un groupe d’adolescents des choses qu’ils savaient déjà. Ils riaient sous cape tout au long du cours, s’échangeant des coups d’œil complices et souhaitant être ailleurs. C’était vraiment trop intime. 

-       Vert, est-ce qu’il le faut vraiment ? 

-       Oui. 

L’enseignement qui suivit devait changer à tout jamais la conception de Mike sur les relations physiques entre humains. Vert parla d’un ton assuré, comme s’il parlait d’expérience. Pourtant, il n’était ni homme ni femme ! Il expliqua à Mike que la sexualité était un des aspects les plus spirituels de la biologie. Il lui décrivit le véritable objectif de l’expérience sexuelle, ce que les humains devaient en tirer, outre les enfants. Il parla de la dynamique de l’élévation simultanée de deux consciences individuelles par la réunion particulière des émotions. Vert expliqua même à Mike comment les choses se passaient sur le plan du corps spirituel lorsque la passion était maîtrisée et canalisée de certaines façons. La sexualité était un catalyseur de l’illumination ! Mike en tétait bouche bée. 

-        je n’arrive pas à le croire ! dit-il en plaçant son visage dans ses mains. Tout ce temps-là, j’ai cru que c’était un geste dégradant, un acte à garder sous silence, un acte charnel qui accompagnait notre évolution et, maintenant, tu m’apprends que c’est un acte spirituel ! Quel concept ! Attends que les prêtres entendent ça ! 

 

Mike s’amusait, mais le concept était absolument révolutionnaire pour un natif de la campagne qui avait découvert le phénomène en observant les animaux et plus tard, en glanant ici et là des miettes d’informations de ses amis. Mike releva soudain la tête. 

-       J’ai perdu tellement de temps. Je regrette de ne pas avoir vécu cette expérience avec une femme que j’aurais aimée. Maintenant, il est trop tard. 

-       Ne regrette pas la route que tu as choisie, Michaël. Les apparences sont parfois trompeuses. Même si cet enseignement t’est donné tard, il aura son utilité en temps opportun. L’information est importante, même si elle peut sembler inutile aux besoins de ta cause. Le secret consiste à changer ton attitude. Vois le processus comme un élément sacré. Tu en respecteras d’autant plus ta biologie. 

 

Vert avait raison. En tant qu’être humain, Mike conservait son imagination et ses rêves, même dans un lieu comme celui où il se trouvait. Il devrait commencer à les respecter au lieu de croire qu’ils étaient mauvais ou corrompus, ce qui revêtait une importance extrême à ses yeux. Il saisissait l’ensemble de la situation et se sentait complet. Certaines parties de son corps pouvaient dorénavant se relier au NOUS dans une atmosphère de respect ! Cette pensée le fit rire. Vert comprit et sourit. 

 

Le jour suivant fut celui de son départ. Mike revêtit les nouveaux vêtements apportés comme par magie. Il venait de vivre dans cette maison l’expérience la plus intense de toute sa vie. Sur le pas de la porte, en compagnie de Vert sous un ciel ensoleillé, il ne savait que dire. Il se sentait bien. Son équipement de combat flamboyait sur ses nouveaux habits, dont le tissu était tout à fait confortable. Tout lui allait à merveille et il s’étonnait, comme toujours, de ce que ceux qui avaient conçu ses habits aient pu les ajuster si parfaitement à sa taille, compte tenu des transformations que son corps avait subies au cours des dernières semaines. 

 

Vert l’examina attentivement, s’arrêtant plus longuement sur ses armes et s’apprêtait à parler quand Mike interrompit son élan : 

-       Je sais, je sais : belle épée ! 

 

Vert éclata de rire. 

-       Tu m’enlèves les mots de la bouche ! Un silence étrange s’installa entre eux alors qu’ils se tenaient sous le chaud soleil. Mike le rompit. 

-       Promets-moi que je te reverrai. 

-       Je te le promets, dit Vert sans hésiter. 

-       Tu as une question à me poser ? 

 

Mike se rappelait ses départs précédents alors qu’on lui demandait toujours s’il aimait Dieu. 

-       Oui, j’ai une question à te poser, mais tu la connais. Veux-tu y répondre avant que je ne la pose ? 

-       Oui, répondit Mike solennellement. J’aime Dieu de tout mon cœur. Mon intention est pure et mon corps est en communion avec votre esprit à tous. je suis plus près que jamais de votre vibration et cette proximité s’accompagne d’un sentiment de vision, de sacré et d’appartenance. Je suis sur le chemin du retour chez moi. 

 

Vert ne pouvait rien ajouter. Alors qu’à chaque départ précédent, l’ange avait subitement tourné le dos et pénétré dans la maison sans dire un mot, cette fois, c’est Mike qui le quitta en silence sans rien dire. Il se lança avec confiance sur le sentier, en direction nord, là où se trouvait la prochaine maison. Vert demeura sur le seuil jusqu’à la disparition complète de Mike. Puis, il parla à haute voix : 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, si tu survis à la prochaine maison, tu deviendras véritablement le guerrier que je perçois en toi. Et Vert resta là. 

 

Il ne fallut pas longtemps avant qu’une détestable créature verte et horrible passe silencieusement devant la porte, poursuivant Mike tout en regardant Vert directement. L’ange ne dit rien et ne tint pas compte de sa présence. Vert savait tout de cette entité négative. Il savait aussi que Mike en apprendrait plus très bientôt. L’idée le fit sourire. 

-       Ce sera tout une rencontre ! 

 

Sur ce, il se retourna et rentra dans la maison. 

 

Le Retour – Kryeon canalisé par Lee Caroll 

Structure de l’Arbre de Vie

 

Gif arbresVenons-en maintenant à une ébauche de structure de l’Arbre de Vie. Comme on a pu s’en rendre compte, l’émanation des dix Sephiroth s’est ainsi faite que l’on peut les regrouper en ensembles cohérents. Le premier regroupement que l’on peut faire est le suivant : d’abord, Kether, Hokmah et Binah, les trois Sephirah originelles, separées des sept autres par Daath, l’Abîme ou Abysse, à cause de la chute de Malkut. Ensuite, Chesed, Geburah et leur « enfant » Tipheret, les trois Sephiroth réellement créatrices. Enfin Netzah, Hod et Yesod, qui ont permis la formation de Malkut. On observe ainsi quatre « groupes » de Sephiroth, que l’on a appelés Mondes ou Olanim (singulier Olam) : 

 

  • Olam Ha’Atziluth, le monde de l’émanation, regroupe Kether, Hokmah et Binah. C’est l’Olam qui est le plus proche de l’essence divine de l’Unique. Ainsi, les créatures de d’Atziluth sont de loin les plus puissantes et les plus dangereuses. Atziluth est le monde du divin, de l’étincelle de vie divine originelle, de l’Agartha. Toutefois, comme remarqué plus haut, chaque Sephirah est présente dans toutes les autres. Ainsi, Aztiluth n’est pas seulement présent dans Kether, Hokmah et Binah, mais dans les sept autres Sephiroth également. Cette « parcelle » d’Atziluth, si elle est malgré tout teintée par la dominante de la Sephirah dans laquelle elle se trouve, évoquera toujours ce principe de l’émanation originelle des Sephiroth, leurs rôles dans la création de l’univers et la volonté de l’Unique. La couleur qu’on associe à Atziluth est le blanc du rayonnement (couleur également associée à Kether). On met également parfois Atziluth en correspondance avec l’élément Feu, le feu primordial, et donc dans le tarot avec l’Arcane Mineur du Bâton. En termes de jeu, les créatures d’Atziluth sont celles qui possèdent un Ka supérieur à 28. 

 

  • Olam Ha’Briah, le monde de la création, regroupe Chesed, Geburah et Tipheret. C’est l’Olam qui a initié réellement la création de l’univers, après la séparation de Daath. Les créatures de cet Olam, si elles sont moins puissantes que celles d’Atziluth, n’en restent pas moins dotées d’un grand pouvoir, et on les appelle généralement les Archanges. Briah est le monde de l’esprit, de l’élévation intellectuelle, et la couleur qu’on lui associe est le bleu du ciel. On met également parfois Briah en correspondance avec l’élément Air, l’air de l’élévation spirituelle, et donc dans le tarot avec l’Arcane Mineur de l’Epée. En termes de jeu, les créatures de Briah sont celles qui possèdent un Ka entre 22 et 28. 

 

  • Olam Ha’Yetzirah, le monde de la formation, regroupe Netzah, Hod et Yesod. C’est l’Olam qui a vu la concrétisation de la formation de Malkut, qui en est directement émanée. Les créatures de Yetzirah sont moins puissantes que les autres, et sont généralement les exécuteurs de la volonté d’entités supérieures. On dit en général qu’elles constituent les « choeurs angéliques », formés d’anges de puissance modérée. Yetzirah évoque la formation du monde, l’ultime étape avant la formation de la Terre, et donc chaque Sephirah est associée, en Yetzirah, à une planète de notre univers, la Terre étant bien sûr postérieure aux autres corps célestes et correspondant donc à Malkut. Yetzirah est le monde de l’émotion, de la psyché, intermédiaire entre le Ciel et la Terre. La couleur qui lui est associée est donc le violet, union du bleu de Briah et du rouge d’Assiah. On met également parfois Yetzirah en correspondance avec l’élément Eau, l’eau de la source, qui nourrit le monde et qui coule des sphères supérieures, et donc dans le tarot avec l’Arcane Mineur de la Coupe. En termes de jeu, les créatures de Yetzirah sont celles qui possèdent un Ka entre 15 et 21. 

 

  • Olam Ha’Assiah, le monde de l’action, ne comporte que Malkut, la Sephirah finale. Les créatures de cet Olam sont les plus faibles entre toutes, ce sont des serviteurs. Assiah est le monde du corps, le plus terre à terre, c’est le monde matériel. Sa couleur associée est le rouge, le rouge du sang, le rouge de la terre. On met également parfois Assiah en correspondance avec l’élément Terre, la terre de notre planète et de notre monde matériel, et donc dans le tarot avec l’Arcane Mineur du Denier. En termes de jeu, les créatures d’Assiah sont celles qui possèdent un Ka entre 1 et 14. 

 

La Cabbale : Tradition secrète de l’Occident – Papus 

La Création de l’Univers

La Création de l'Univers dans L'ARBRE DE VIE arbre-de-vie300

Au commencement était l’Ain, le néant. Puis vint l’Ain Soph, l’espace infini, sans limite. Et enfin l’Ain Soph Aur, la lumière infinie, qui emplit d’abord l’Ain Soph, puis se contracta, faisant naître la vie, essence même de la lumière : Kether. Ainsi, Kether était née du néant. Mais Kether portait en soi les deux infinis, l’infiniment petit de l’Ain, qu’elle tendait à atteindre en contractant son coeur, et l’infiniment grand de l’Ain Soph Aur, qui en elle aspirait à remplir l’espace sans limite de l’Ain Soph. Si le coeur de Kether pouvait se contracter, son unité lui interdisait de trop s’étendre, car Kether est avant tout un point, le centre où l’Ain Soph Aur s’est regroupé. 


De Kether dut donc émaner Malkut, qui serait le monde physique capable de remplir l’Ain Soph. Malkut n’est donc qu’un aspect de Kether. Mais Malkut ne pouvait être engendrée par Kether seule. De Kether émanèrent donc d’abord Hokmah, le principe masculin, puis Binah, le principe féminin. Hokmah contenait l’essence de Malkut, mais cette énergie devait être canalisée à travers Binah. On peut rapprocher cela de l’Ain, l’Ain Soph et l’Ain Soph Aur : l’Ain, le néant, ne pouvait s’étendre, seul l’Ain Soph contenait la possibilité d’extension, concrétisée par l’Ain Soph Aur. Ainsi, Kether ne peut- elle s’étendre seule, Hokmah contient l’essence de cette expansion, mais ce n’est qu’à travers Binah que la création peut être concrétisée. 

Malkut apparut alors, mais cette apparition fut trop brutale, et nécessita de nouvelles étapes. Le choc de cette naissance retardée fut cependant violent, et le couple nouvellement créé, Chesed et Geburah, fut coupé de ses parents Hokmah et Binah par un Abîme appelé Daath. Ce nouveau couple put alors créer à son tour Tipheret, dont Malkut devait être issue. Le cycle de la création était terminé, restait à former effectivement Malkut. De Tipheret fut alors formé un nouveau couple, Netzah et Hod, qui formèrent à leur tour Yesod, la fondation de Malkut. Enfin vint Malkut, le royaume, matériel, qui pourrait emplir l’Ain Soph. Ainsi l’Univers était né, par la seule volonté de l’Unique. 

La Cabbale : Tradition secrète de l’Occident – Papus 

La deuxième Maison

 

bougie

 

Il ne fallu pas longtemps avant que Mike se rende compte de la transformation du paysage qui s’étalait devant lui. Il avait avancé sans effort depuis le début et n’avait jamais songé qu’il aurait à faire face à un choix quelconque. De plus, il avait la désagréable impression d’être épié. 

 

Droit devant lui, la route laissait voir un embranchement. Mike devait choisir le chemin qui le mènerait à la prochaine maison. Il haussa les épaules et s’arrêta, perplexe. 

 

Qu’est-ce qui se passe ? se dit-il. Comment suis-je censé trouver ma route en ce pays de maisons et d’anges de couleur ? Il n’attendait pas de réponse, la question s’adressant à son esprit, mais il restait troublé. C’est alors qu’il se souvint de la carte. Il s’assit en bordure de la route. Il avait placé la carte dans le sac contenant le pain et se préparait à la sortir lorsqu’il fut presque asphyxié par l’odeur qui se dégageait du sac. Qu’est-ce qui est mort là-dedans ? dit-il à haute voix. 

 

La puanteur infecte le faisait hésiter à essayer d’en trouver la cause. C’était hors de tout doute une odeur organique ; aussi, pensa-t-il que le pain en était responsable. Il avait raison. 

 

Mike retira doucement la carte de son sac. La traitant précieusement est espérant que l’odeur n’avait pas atteint cet objet sacré bien apparemment inutile. Elle était encore d’une seule pièce, mais on ne pouvait en dire autant du pain. Il vida le contenu de son sac par terre et grimaça à sa vue. Sur le sol, gisaient les restes pourris du bagel et des baguettes qui avaient l’air d’avoir passé un mois sous la pluie d’une forêt tropicale. Il n’en restait qu’une matière putride noire tachetée de moisissures, envahie d’un type d’insecte de cette terre étrange que Mike voyait pour la première fois et il y en avait des milliers ! Une véritable cité de larves grouillantes. Mike laissa tomber son sac avec dégoût et se leva d’un bond. De la vraie charogne ! Comment est-ce possible ? D’autant plus que j’ai quitté la maison il y a à peine quelques heures. Même une viande n’aurait pas pourri si rapidement. Qu’est-ce qui se passe

 

Se pinçant le nez, Mike se pencha pour y voir de plus près. La masse noire qui gisait sur le sol continuait à se détériorer devant ses yeux. Il vit les petites créatures grouillantes fourmiller en dévorant le reste de la répugnante matière en décomposition et se dévorer ensuite entre elles. Dégoûté par ce qu’il voyait, Mike détourna la tête de cette vision d’horreur lorsque quelque chose capta son attention derrière lui. 

 

Il y a bien quelque chose là ! Il était certain d’avoir vu une forme verte et floue se dérober de son regard et se cacher dans les buissons. Il sentit des frissons lui parcourir l’échine et sut instinctivement qu’il était dangereux de rebrousser chemin pour aller voir de quoi il s’agissait. Il demeura donc sur place. Une fourche devant lui ? Un animal ou une créature quelconque derrière ? Qu’est-ce qui se passe dans cette place sacrée ? Qu’est-il arrivé au pain ? 

 

Mike voulut jeter un dernier coup d’œil sur la masse nauséabonde qu’il avait jetée sur le sol et constata avec stupeur qu’il ne restait plus qu’un tas de poussière. Pas de vermine, pas de pain, aucune odeur. La matière avait repris sa forme initiale et avait même commencé à se disperser sous la brise. 

 

Que signifiait tout cela ? Mike se rappela les consignes de l’ange à l’effet qu’il ne devait pas prendre de nourriture avec lui. Mais il n’avait pas cru que l’interdiction englobait une petite collation ! Les aliments si appétissants à l’intérieur des maisons ne résistaient peut-être pas au sentier ! Il regarda sa carte, inquiet, et la souleva soigneusement, craignant encore d’y trouver quelque vermine. Elle était sans tache, telle qu’il l’avait placée dans son sac. Il n’y comprenait rien. Elle était tout à côté du pain, mais n’avait pas été touchée. Afin de vérifier autre chose, il prit son sac et s’en approcha avec précaution pour le sentir. Aucune trace ne restait de l’effroyable odeur qui lui avait transpercé les narines quelques instants plus tôt. Il ne savait pas vraiment ce qui s’était passé, mais il en tirait une excellente leçon : jamais plus il ne prendrait de nourriture des maisons qui longeaient le sentier. 

 

Il y eut un autre mouvement derrière lui ! Il lui semblait que son cerveau lui envoyait des signaux d’alarme. Avance ! Il se sentit désespéré. Il eut l’idée de dérouler sa carte, espérant y trouver des indices sur la route à prendre. Mais il n’y lu que VOUS ETES ICI, le point rouge et rien d ‘autre. La fourche ne figurait pas sur la carte. Quel objet inutile ! 

-       sapristi ! s’écria-t-il . 

C’était quelque peu déplacé, mais il avait besoin d’exprimer sa frustration. 

-       Toute une carte, vraiment, Bleu ! 

 

Encore une fois, il sentit un mouvement derrière. Cela se rapprochait-il ? Pourquoi ne pouvait-il rien voir ? C’était donc si rapide ? Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Son cerveau alarmé criait panique. Il se leva rapidement et poursuivit sa route, se retournant pour jeter un coup d’œil par-dessus son épaule à tous les deux pas. La forme floue ne se laissait pas voir lorsqu’il regardait derrière lui. Comment savait-elle que Mike allait vers l’avant ? Après chaque regard vers l’arrière, Mike pressait le pas, et la forme en faisait autant. Il franchit la courte distance qui le séparait de la fourche en un temps record. Il avait peur. 

 

Une fois devant l’embranchement, Michaël haletait de fatigue et de peur. Il n’avait pas la moindre idée de la direction à suivre et son indécision l’angoissait. Immobile, envahi par la panique, il clama vers le ciel, désespéré : 

-       Bleu, quelle direction ? 

 

Mike ne s’attendait pas vraiment à recevoir une réponse de l’ange de sorte que la voix douce qu’i entendit et qui semblait surgir de sa tête lui causa un choc. 

-       Sers-toi de la carte, Michaël, vite. 

 

Mike n’était pas d’humeur à s’interroger sur le caractère étrange de l’ordre ni sur son illogisme puisqu’il avait consulté la carte quelques instants plus tôt. D’un geste devenu familier, il la déroula rapidement. Le point rouge et la mention VOUS ETES ICI se trouvaient toujours à la même place, au centre de la carte. Mais qu’est-ce donc ça ? Mike regarda de plus près, la sueur perlait sur son front. 

 

Le point indiquait maintenant la fourche, à l’intersection où il se tenait ! La carte était donc à jour ! L’esprit de Mike ne se rappela pas l’humour de l’ange à cet égard. Il examina la carte de plus près. Une flèche y indiquait clairement de bifurquer vers la droite ! 

 

Sans hésiter et tout en enroulant sa carte, il prit cette route et grimpa une petite colline. Il continuait de regarder derrière lui de temps à autre, sentant et sachant qu’on le suivait. La forme verte se glissait entre les roches et les buissons et maintenait le rythme accéléré de Mike. En atteignant le haut de la colline, Mike soupira d’aise : devant lui se dressait une autre maison ! Il voyait un répit droit devant. Jetant tout de même quelques coups d’œil derrière lui, il pressa le pas puis s’élança en courant sur le sentier menant au refuge où il trouverait nourriture et sécurité. 

 

L’entité sombre et vile qui suivait Mike était furieuse ! Si seulement ce dernier avait hésité plus longuement, elle l’aurait rattrapé. Elle fulminait devant l’occasion ratée et grimpa à un arbre devant la maison de couleur orange dont Michaël Thomas venait de franchir le seuil. La forme répugnante se préparait à une longue attente, mais elle était prête à tout. 

 

 

 

De l’autre côté de la porte de la maison orange se trouvait un ange, comme prévu. Les premières paroles d’Orange, comme Mike décida de le nommer, eurent sur lui un effet renversant. 

 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure ! Nous t’attendions. 

-       Salut à toi ! Michaël essayait de cacher son soulagement et sa difficulté à reprendre son souffle. Sa voie avait tressailli. Il dut se retenir pour ne pas serrer dans ses bras l’imposante entité orange qui l’accueillait. Il était tellement heureux de se sentir de nouveau protégé. 

 

-      Par ici, lui dit son hôte orange, en se retournant pour le guider dans la MAISON DES PRESENTS ET DES OUTILS. Mike s’assura que la porte était bien fermée derrière lui et suivit l’ange, encore tremblant et à bout de souffle à la suite de ce qui venait de se passer. Il demeurait effrayé et des tas de questions lui venaient à l’esprit à propos de cette terre de contrastes surprenants. 

 

Comme les autres, cet ange était magnifique. Mike fut encore une fois impressionné par la haute stature de l’entité et par la bonté qu’elle dégageait. Il se sentit accueilli et aimé comme en présence des autres anges qu’il avait rencontrés. Je suppose qu’ils sont tous faits de la même manière, se prit-il à imaginer. 

 

-       En fait, nous faisons tous partie de la même famille, lui dit l’ange. 

Mike éprouve de la honte à l’idée d’avoir déjà oublié le mécanisme de communication chez ces créatures. 

-       Je m’excuse, réussit-il à balbutier. Orange s’arrêta et se retourna. Il pencha la tête sur le côté, amusé. Mike affronta son regard. 

-       Tu t’excuses de m’avoir complimenté sur ma magnificence ! De te sentir aimé ? De te demander qui tu es ? L’ange sourit. Nous recevons beaucoup d’invités, Michaël Thomas. De tous ceux qui ont visité la deuxième maison, tu es celui qui a posé le moins de questions. 

-       La journée commence à peine, répondit Mike en soupirant. Il voulait interroger l’ange à propos de la peur et de la panique qu’il avait connues quelques instants plut tôt. Qu’est-ce qui le suivait ? L’ange savait qu’il poserait cette question. 

-       Je ne peux te dire ce que tu veux savoir, Michaël, lui dit l’ange. 

-       Ne peux ou ne veux ? demande Mike respectueusement. Il savait qu’il jouait avec les mots et poursuivit : « Je sais que tu le sais ». Après une brève hésitation, Mike décida de poser ses questions à un rythme plus rapide. 

-       Pourquoi ne peux-tu pas me le dire ? 

-       Tu en sais plus long que moi là-dessus. 

-       Comment est-ce possible ? 

-       Les apparences sont parfois trompeuses, ici. 

-       Est-ce que ce sera encore là quand je repartirai ? 

-       Oui. 

-       Cela fait-il partie de ce monde ? ça me semble déplacé dans ce décor spirituel. 

-       Cette chose a le même droit d’être ici que toi. 

-       Cela peut-il me causer du tort ? 

-       Oui. 

-       Puis-je me défendre ? 

-       Oui. 

-       M’aideras-tu ? 

-       C’est la raison pour laquelle je suis ici. L’ange ne broncha pas, et Mike cessa subitement son interrogatoire. 

 

Par les réponses qu’il fournissait, Mike comprit que l’ange savait tout. Il se défendit un peu. S’il sait tout, j’ai la possibilité d’en savoir aussi plus long. Je n’ai qu’à me montrer patient. Je suis certain que j’en apprendrai éventuellement davantage. Ça semble être la façon dont les choses se déroulent ici. Mike se rappela tout à coup combien il avait jugé la carte inutile une heure plus tôt et comment elle l’avait subitement sauvé au moment opportun. 

 

-       Dieu est toujours à jour, tu sais, dit l’ange en retenant son rire. Encore une fois, il suivait les pensées de Michaël Thomas. L’entité orange se retourna et guide Mike plus avant dans la maison. 

-       Je commence à m’habituer, dit Mike en marchant. On reçoit ce dont on a besoin au moment où on en a besoin. 

-       C’est peu près ça, répondit l’ange. La fréquence du temps humain la plus faible est linéaire, mais pas le temps angélique. Décidément, cet ange était aussi un enseignant. 

-       Mais comment percevez-vous le temps ? tout en poursuivant la conversation, Mike se retrouva dans un entrepôt. Eh oui ! Comme la première maison, celle-ci était gigantesque à l’intérieur. 

 

Mike demeura bouche bée devant des douzaines de rangées de caisses empilées dans une pièce dont le plafond devait s’élever à quinze mètres. 

 

-       Nous n’avons ni passé ni futur, répondit l’ange. Votre notion du temps se conçoit selon une ligne droite tandis que la nôtre est comme une table tournante se déplaçant dans le sens des aiguilles d’une montre alors que le moteur ne tourne pas. Nous percevons constamment l’étendue de notre temps puisqu’il est toujours près de nous. Par conséquent, nous sommes sans cesse au présent. Notre mouvement tourne toujours autour d’un centre connu. Parce que votre temps est linéaire et que vous allez vers l’avant, vous ne faites jamais l’expérience complète du présent. Vous regardez derrière et voyez où vous étiez, et vous regardez devant et voyez où vous allez. Vous ne pouvez jamais expérimenter l’état d’être de votre existence, mais vous expérimentez une existence d’action. telle est l’expression de votre vibration inférieure, et cela est conforme à votre dimension. 

 

-       Ça explique alors le fonctionnement de votre carte, dit Mike en se rappelant que le point rouge et la mention VOUS ETES ICI se trouvaient au centre et que les événements de sa nouvelle existence se mouvaient à l’intérieur et à l’extérieur d’un point. ‘est tout à fait à l’opposé d’une carte humaine, se dit-il. 

 

-       Tout à fait ! lui dit Orange en continuant de le guider. Dans votre notion du temps, la carte est stable. C’est l’humain qui se déplace. Vous percevez le temps et la réalité comme une constante, et l’humain comme la variable. Lorsque vous vous approchez de notre notion du temps et de notre vibration, vous devenez la constante, et la carte, ou la réalité devient la variable. 

 

Mike devrait réfléchir pour bien saisir ces notions. C’était à la fois confus et familier. Son expérience à l’embranchement qui menait à la maison orange lui avait montré la valeur de sa carte spirituelle, même si ce n’était pas ce à quoi il s’attendait. Il savait que la prochaine fois qu’il se retrouverait devant une alternative semblable, il ne s’inquiéterait pas avant de se trouver vraiment confronté à son choix et que la carte viendrait à son aide. 

 

Tout comme Bleu l’avait fait, Orange guida Mike dans un dédale de pièces toutes aussi bien décorées les unes que les autres avant de le mener à une pièce conçue pour le repos où il pourrait également se nourrir. La grandiose demeure contenait des caisses portant des noms au lieu de cavités en bois identifiées comme dans la Maison des cartes. Ici aussi les noms étaient en caractères arabes que Mike ne parvenait pas à lire, mais il devinait qu’il devait se trouver quelque part une caisse portant son nom. 

 

-       Voilà tes appartements, lui dit Orange. Nous commencerons demain. Tes repas seront servis dans la pièce de gauche, et tu peux te rafraîchir dans la pièce de droite. Sur ce, Orange referma la porte et se retira. 

 

Mike regardait la porte fermée. Tu as beau être un ange, tes manières laissent à désirer, pensa-t-il en regrettant le manque de salutations. Je suppose que je ne peux m’attendre à ce qu’ils comprennent tout à fait le comportement humain

 

Mike fit un repas somptueux. Encore une fois, il se régala de la délicieuse nourriture en s’émerveillant devant les ustensiles de bois sculpté. Il trouvait étrange de ne pas nettoyer après son repas mais la tâche lui répugnait toujours autant. Il savait que même s’il ne pouvait les voir, d’autres entités étaient affectées à ces travaux. Quelle étrange combinaison, se dit-il, que ce jeu angélique où des entités s’astreignent à nourrir les humains aux vibrations inférieures. 

 

Mike s’interrogeait sur les systèmes d’égout lorsqu’une réalité le frappa soudain. Il n’avait pas utilisé de toilettes depuis des jours ! Il n’y avait pas de toilettes. Il se rendit compte qu’il n’avait aucun besoin du genre depuis qu’il avait franchi les portes d’entrée du chemin. Il pouvait concevoir l’élimination de… l’élimination, mais c’était tout de même une idée étrange. 

 

Le lendemain matin, Mike se senti frais et dispos. Il déjeuna en solitaire de fruits et de pain et savoura chaque miette de ce succulent repas. Il constata que cette nourriture angélique était quelque peu différente de la précédente et se promis d’en parler à Orange. 

 

-       C’est une nourriture de notre espace temporel, dit l’entité par la porte entrebâillée. Bien sûr, il avait saisi les pensées de Mike et poursuivit : « Elle ne peut exister dans une vibration plus faible et contient des attributs spirituels interdimensionnels. Voilà pourquoi elle ne produit aucun déchet humain et ne se conserve pas. Elle n’a ni futur ni passé. Elle a été créée quelques instants avant que tu la dégustes et ne résistera pas à l’extérieur de la maison ». 

 

-       oui, je m’en suis rendu compte, dit Mike, se rappelant le dégât sur la route qui avait failli lui occasionner de sérieux problèmes. 

 

L’ange conduisit Mike vers une grande pièce circulaire bien éclairée. Plusieurs caisses avaient été ouvertes, et quelques bancs orange attendaient les visiteurs. Mike vit aussi ce qui lui semble être un autel, de l’encens et quelques colis d’apparence étrange. 

 

-       Bienvenue à la Maison des présents et des outils, Michaël Thomas de l’Intention pure, lui dit l’ange en le regardant droit dans les yeux. Assieds-toi, car tu vas passer quelque temps ici. 

Ce fut là le commencement d’une longue suite de séances d’enseignement qui seraient suivies d’une période encore plus longue de séances pratiques d’utilisation des présents et des outils d’un mode vibratoire nouveau. Lorsqu’il aura terminé, Mike aura passé plus de trois semaines dans la maison orange. 

 

-       Tu élèves lentement ta vibration, Michaël Thomas, lui répétait régulièrement Orange durant la formation. Nous t’offrons les présents nécessaires à l’accomplissement de cette transformation. Ils sont à toi, selon ton intention. Tu ne pourrais pénétrer fans la prochaine maison sans connaître le fonctionnement de chacun et tu ne pourras absolument pas entrer chez toi sans être devenu habile à les manier. 

Mike écoutait attentivement. Il savait qu’il se préparait au retour et se rappelait qu’on l’avait prévenu de la nécessité de cette formation. Orange déballait les présents sous le regard attentif de Mike. Certains semblaient taillés dans un cristal pur et, dans un mouvement d’intention et un geste cérémonial, ils étaient comme par magie incorporés au corps de Mike, s’ajoutant à son pouvoir spirituel. Orange lui expliquait entièrement chacun et lui accordait le temps de bien assimiler ‘l’enseignement. Il lui demanda ensuite de réexpliquer l’usage de chaque présent reçu, ce qui n’était pas facile pour Michaël puisqu’il devait parler de concepts et avoir recours à des termes inconnus de lui jusqu’à présent. 

Orange expliqua comment les humains arrivaient sur cette planète avec certains attributs acquis dans dives champs d’existence, dans des vies antérieures. Mike avait déjà entendu cette notion, mais il n’avait jamais prévu l’entendre de la bouche même d’un ange. Il avait peut-être pensé qu’un jour, un gourou des Indes aux cheveux longs lui en aurait fait part, mais un ange ? Les vie passées constituaient des étapes de l’humanité, lui dit Orange, et les directives d’une vie antérieure se transmettaient à la suivant sous forme de leçons à la naissance. C’est ce qu’on appelle le karma ou, selon certains, le souvenir ou l’expérience. Le karma favorise l’apprentissage humain et, dans une certaine mesure, aide la planète. C’est ainsi que se passaient les choses chez les humains d’une vie à l’autre. Orange expliqua à Mike que s’il désirait passer à un autre niveau vibratoire, il devait se défaire de certains attributs du passé, dont les leçons karmiques transmises à sa naissance. Le chemin qi menait chez lui ne les endurait pas, pas plus qu’il ne supportait la nourriture qu’il avait essayé de conserver. 

 

Mike se vit tout à coup sous la forme d’une masse de chair pourrie sur la route, comme quelqu’un qui n’avait pas écouté l’enseignement de son maître. Il redoublé d’attention pour ne pas se retrouver dans une situation semblable. 

 

Orange perçut les pensées de Mike et en rit ouvertement, dans un merveilleux élan d’allégresse. Mike fut étonné de se sentir si près d’Orange. Quel maître magnifique ! Il était un compagnon merveilleux, même s’il ne savait dire ni bonjour ni au revoir ! Mike apprit à formuler des pensées créatrices d’énergie. 

-       C’est ainsi que tu assures la maîtrise de ta réalité, lui dit Orange. Utilise ta pensée spirituelle permanente et ta connaissance pour te projeter dans des situations que tu mérites et que tu as planifiées. Mike n’arrivait absolument pas à saisir la signification de tout ceci mais il suivit les instructions et réussit tous les tests. 

 

Il reçut le pouvoir spirituel de la cocréation et le don d’éliminer le karma de ses incarnations passées. Chaque don s’accompagnait d’une cérémonie et d’une verbalisation, et chacun passait d’un plan physique e u plan spirituel au moment où il était absorbé par son corps sous la direction habile et minutieuse du grand ange orange. Mike avait l’impression de poursuivre des études menant à une forme de prêtrise. Chaque fois qu’il répétait un enseignement d’Orange, celui-ci regardait en direction de son cœur ! Orange devenait très intense, et à trois reprises pendant que Mike énonçait des promesses et exprimait l’intention qu’un don particulier se répande en son centre spirituel, il eut l’impression qu’Orange lisait dans son âme. D’abord, il se sentit mal à l’aise, puis il se rendit compte que l’entité vérifiait l’intégrité des paroles qu’il prononçait. Si Mike avait feint d’être sincère, Orange l’aurait immédiatement perçu et n’aurait pas permis que l’enseignement se poursuive. 

 

Après deux semaines, tous les colis avaient été ouverts, expliqués et intégrés au soi spirituel de Mike, qui avait réussi toutes les épreuves. En fait, il avait trouvé une épreuve particulièrement difficile. Mike avait peur des espaces confinés. Il ne savait pas pourquoi mais, très jeunes, il avait constaté que la panique s’emparait de lui s’il se trouvait dans un espace réduit. Un des présents d’Orange lui permit de surmonter cette phobie. Mike avait alors exprimé une intention et effectué la cérémonie appropriée. Orange lui expliqua que son sentiment de peur dans un espace confiné était un résidu karmique et que le fait d’en débarrasser éliminait plusieurs autres expériences de vies antérieures qui accompagnaient Mike dans sa vie actuelle. 

 

Quelques jours plus tard, une immense caisse fut ouverte durant la séance de formation. Plutôt que d’en sortir quelque chose, l’ange demandé à Mike de grimper dans la caisse ! Il en referma ensuite le couvercle, et Mike se retrouva dans la noirceur, recroquevillé à l’intérieur. Il entendit le bruit de chacun des clous qu’Orange enfonçait dans la caisse pour bien la refermer. Puis, plus rien que le silence et une noirceur totale. 

 

Il entendait distinctement son souffle dans cet espace réduit, et sa position exiguë était loin d’être confortable. Il entendait même les battements de son cœur. Orange ne lui donna aucune explication ; ce n’était pas nécessaire. En réalité, Mike ne pouvait feindre cette autre épreuve. 

 

Pendant environ dix secondes, les battements cardiaques de Mike s’accélérèrent au souvenir de sa peur. Et puis, au moment où son corps entier aurait dû se mettre à trembler de panique, la sensation de claustrophobie s’atténua entièrement et il se détendit. Dans un élan de joie, Mike constata que le don fonctionnait et que son corps avait d’abord réagi comme autrefois, mais que son esprit avait mis fin à ce mouvement. La paix s’était installée ; Mike fredonna une chanson avant de s’assoupir. Ravi, Orange ouvrit la caisse et fit ressortir Mike une heure plus tard. 

 

-       Tu es remarquable, Michaël Thomas de l’Intention pure, lui dit l’imposante entité angélique au large sourire. Mike pouvait lire la fierté dans les yeux d’Orange. « Certains d’entre vous ne se rendent pas si loin ». 

Pour la première fois, Mike réalisa vraiment qu’il n’était pas le seul qui avait demandé à entreprendre le chemin du retour. Le fait avait été mentionné à quelques reprises mais il n’en avait pas saisi tout l’importance. Il y pensa souvent, le soir. Pendant ce temps, Orange poursuivait l’ouverture des présents et commençait à distribuer les plus imposants. C’est durant la troisième semaine de formation qu’il sortit la grosse caisse. 

 

-       il y a trois outils dont tu auras besoin pour ton voyage, dit Orange en insistant bien sur chaque mot. Il se dirigea vers la caisse et l’ouvrit. Chaque fois que l’ange ouvrait une caisse, Mike s’assoyait sur le banc qu’on lui avait fourni et, rempli d’impatience, se demandait quel objet magique allait contribuer à augmenter sa conscience spirituelle, sa connaissance ou son pouvoir. Il n’avait absolument pas prévu la surpris qu’Orange lui réservait cette fois. 

Orange tournait le dos à Mike, de sorte que ce dernier ne pouvait voir ce qu’il s’affairait à retirer de la caisse. Au moment où il se retourna afin de lui présenter le premier outil, Mike vit le reflet d’un métal argenté. NON ! Ce n’était pas possible : Orange tenait à la main une pépée immense ! 

 

-       reçois l’épée de la vérité, déclara l’ange orange en présentant l’arme à Michaël Thomas. L’épée semblait immense dans la main de l’ange mais elle était gigantesque dans celle de Mike. De fait, elle était extrêmement lourde et encombrante. Mike n’en croyait pas ses yeux ! 

-       - c’est une véritable épée ! 

-       Aussi réelle que les autres présents, à l’exception que tu devras la porter sur toi en chemin vers les quatre prochaines maisons. 

Mike tenait l’épée dans ses mains et en admirait la beauté. Eh oui ! elle portait son nom, crut-il remarquer. Elle était gravée de dessins aux significations spirituelles. Sa poignée était grande et, pour la tenir, il fallait agripper une pierre d’un bleu cobalt éclatant. D’une beauté incomparable, l’épée arborait deux tranchants bien aiguisés. 

 

-       Essaie de bouger, dit l’ange en reculant. 

Michaël obéit et l’épée, transperça l’air ici et là pratiquement d’elle-même. Son pouvoir imprévisible fit tomber Michaël par terre ! Il se sentit stupide et gauche en se relevant avec l’intention de recommencer. Orange leva la main pour mettre fin à ce manège. 

 

-       Attend un peu, quelque chose pourrait peut-être l’aider. Il retourna à la caisse pour en ressortir autre chose, un autre objet aux reflets argentés. C’était un immense bouclier ! Mike secoua la tête, incrédule. Qu’est-ce que ça signifiait ? C’était plutôt étrange. Des armes en guise de présents spirituels ! Me prépare-t-on à jouer le rôle du roi Arthur dans une vie antérieure. 

 

-       Les apparences sont parfois trompeuses, Michaël Thomas e l’Intention pure. Orange se tenait devant lui, le bouclier à la main et répondant à ses pensées confuses. « Essaie ceci ». 

Orange enseigna à Mike à fixer le bouclier à son bras et lui donna quelques trucs quant à l’équilibre de l’épée et du bouclier de façon qu’il parvienne à bouger l’épée sans tomber à la renverse. Une excellente leçon ! 

 

-       Michaël, le bouclier représente la connaissance de l ‘esprit. Associé à la vérité, l’équilibre est tout-puissant. La noirceur se dissipe par la connaissance. Aucun secret ne survit à la lumière, et la lumière jaillit lorsque la vérité est révélée par l’examen de la connaissance. Il n’existe pas de combinaison plus importante. Toutes doivent être utilisées conjointement. 

-       Quoi d’autre dans cette caisse, demanda Mike en plaisant tout en trébuchant sous le poids de l’épée et du bouclier. 

-       C’est amusant que tu le demandes, dit l’ange en se dirigeant vers la caisse sous le regard incrédule de Mike. L’ange se pencha pour en ressortir un objet encore plus grand que les autres et aux mêmes reflets d’argent. 

-       Reçois l’armure, s’exclama-t-il d’un ton espiègle. Il était sur le point d’éclater de rire devant le regard médusé de Mike. 

-       Je n’y comprends rien, dit Mike en s’assoyant sur le banc. Comment vais-je pouvoir transporter tout ça ? 

-       Il te faudra apprendre. Laisse-moi te montrer. 

Orange prit l’épée et le bouclier. Il aida Mike à revêtir la lourde armure chargée d’ornements. C’était comme une veste qui recouvrait son torse. Elle lui allait comme un gant ! Il ajusta les agrafes, et Orange revêtit Michaël d’un fourreau servant à engainer l’épée de la vérité. Ensuite, il lui enseigna comment attacher le bouclier sur son dos pour voyager. Lorsque tout fut prêt, l’ange recula. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, tu es maintenant en possession de la triade d’outils qui te permettra de passer à une autre vibration. Tu as l’épée de la vérité, le bouclier de la connaissance et l’armure de l’esprit. L’armure porte le nom de « manteau de Dieu ». Elle symbolise la sagesse nécessaire à l’utilisation juste des deux autres outils. Demain, tu commenceras ta formation à titre de Guerrier de la Lumière. La triade t’accord un grand pouvoir. N’utilise jamais ces outils séparément. 

Orange dégagea Mike de ses armes pour le conduire à sa chambre, là où il pourrait se rafraîchir, manger et se reposer. Mike demeura un long moment allongé sur son lit, réfléchissant aux contradictions flagrantes qu’il percevrait sur cette terre unique. Il s’endormit, la tête pleine d’idées opposées. 

Le lendemain matin, Mike se retrouva de nouveau dans la salle de formation. C’est seulement au cours des jours suivants qu’Orange entreprit de lui apprendre le maniement habile des armes qu’il lui avait remises. Il fallait d’abord lui enseigner l’équilibre. L’ange lui fit monter et descendre les escaliers en courant, vêtu de son armure et encombré de son épée et de son bouclier. Il lui apprit à tomber à se relever rapidement, se servant du bouclier comme contrepoids. Malgré tous ces exercices, Mike remarqua que les outils ne se salissaient et ne s’ébréchaient jamais. Paré de ses armes et de son armure, il courut, marcha, tournoya, mais ne combattit jamais. Il acquérait lentement le sens de l’équilibre. Avec le temps, un phénomène étrange se produisit. Un soir, alors qu’il enlevait son armure, Michaël ne ressentit pas l’impression de s’être libéré d’une lourde charge. Il se senti petit, sans défense et beaucoup trop léger ! 

 

Plusieurs jours s’écoulèrent avant qu’Orange n’entreprenne la formation au combat avec l’épée de la vérité. Mike s’attendait à ce que l’entité se transforme en véritable samouraï dans le but de lui enseigner à combattre. Mais la formation fut tout à fait différente. 

-       Tu as maintenant prêt à apprendre à utiliser ton épée. Michaël Thomas. Sors-là de son étui. 

D’un mouvement qui aurait animé la fierté de tout chevalier, Mike dégaina facilement sa longue épée gigantesque devant le regard approbateur de l’ange. 

-       Maintenant, lève-la vers Dieu. Michaël obéit. « Avant d’exprimer ta vérité, Michaël Thomas, ressens ton épée ». 

 

Mike n’avait pas la moindre idée du sens des paroles de l’ange. Ressentir l’épée ? Il la tenait entre ses mains ; comment pouvait-il ne pas la ressentir ? 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, tiens ton épée bien haut et exprime ta vérité. Est-ce que tu aimes Dieu ? 

Michaël commençait à saisir le sens de ces mots. La même question, encore une fois. Seulement, cette fois, il tenait une lourde arme spirituelle pointée vers les cieux, et on attendait presque un discours de sa part. Michaël répéta sa réponse habituelle. 

 

-       Oui Orange, comme tu peux le lire dans mon cœur – Mike ne pouvait croire ce qui se produisait. L’épée commençait à vibrer. 

Elle chantait presque en même temps qu’elle répandait une chaleur intense le long de son bras et dans sa poitrine. Le bouclier murmurait doucement en guise de réponse, Mike en était sûr. Et la chaleur de l’armure augmentait ! Les outils qu’il avait appris à transporter avec aise s’animaient soudain par son intention. Il se sentait envahi d’un sentiment de puissance dégagé par les éléments qu’il portait et maniait. Il se rappela qu’il devait parler : « J’aime Dieu, très certainement ». 

 

Mike tenait l’épée au bout de son bras et sentait sa vibration accompagner la sincérité de son intention. Il s’anima de puissance. Il se sentait illuminé et capable de rester immobile une autre heure encore, tenant la lourde épée frémissante à bout de bras, énonçant son intention de rentrer chez lui. Il sentait les trois éléments vibrer sur un fa faisant écho à son cœur. Des larmes coulèrent sur son visage lorsqu’il comprit le sens de la cérémonie qui se déroulait. Les éléments acceptaient sa biologie. Ils s’intégraient à son esprit, et son intention sincère catalysait la cérémonie ! Voilà qui expliquait la présence de l’épée, du bouclier et de l’amure. Ils étaient des symboles. Quoi d’autres ? Cette explication satisfaisait Michaël Thomas, et il se sentait transplanté à un autre niveau d’engagement et de conscience. 

 

Orange et Michaël Thomas se communiquèrent des sentiments d’amour ce jour-là. Mike savait que le moment du départ approchait. Orange ne lui avait jamais appris à combattre et Mike sut que c’était parce que les armes servaient seulement de symboles. Mike interrogea Orange sur le retour et sur le chemin à suivre. Il ne cessait de manifester son étonnement devant la présence d’armes terrestres sur cette terre sacrée et spirituelle. Orange évitait adroitement toutes les questions, sauf celles dont Mike pouvait obtenir la réponse, et encore là, il demeurait vague. 

 

-       Orange, tu aurais fait un politicien habile sur la terre, plaisanta Mike. 

-       Qu’ai-je fait pour mériter une telle insulte, plaisanta Orange à son tour. 

-       Je me sens vraiment lié à toit. Mike était ému. Il ne voulait pas quitter ce grand maître angélique. 

-       N’en dis pas plus, Michaël Thomas de l’Intention pure. Je vais te communiquer un secret du royaume des anges. Il se pencha pour mieux le regarder dans les yeux et poursuivit : « Toi et moi appartenons à la même famille. Nous ne disons pas au revoir parce que nous ne nous quittons jamais. Je suis toujours avec toi et à ta disposition. Tu verras. Maintenant, il est temps de te retirer ». 

 

Mika était étonné de la nature directe de ce message d’orange. La même famille ? Comment est-ce possible ? Puis Mike se sentit ridicule, se rappelant qu’à son arrivée, Orange avait sans doute entendu sa plainte à l’effet que les anges ne saluaient jamais. Quelle réponse ! Toute une révélation en effet ! Ils ne me quittent jamais ? 

Pour la première fois depuis son arrivée dans la maison orange, Mike se rappela son hésitation lorsqu’il s’étai trouvé à l’embranchement de la route et le fait que Bleu lui avait en quelque sorte suggéré d’utiliser sa carte. Il avait véritablement entendu la voix de l’ange dans sa tête. 

 

-       Tu connais Bleu ? se risqua-t-il à demander à Orange. 

-       Aussi bien que moi-même, répondit celui-ci. 

Sans répondre, Mike se retira dans la pièce qu’il avait appris à apprécier, là où il mangeait et dormait. Bien qu’il n’ait pas été question de son départ, il  entreprit d’emballer ses effets dans ses sacs qu’il avait presque oubliés, se préparant à quitter au matin. Il jeta d’un coup d’œil sur ses photos et ses livres, soupirant devant ces précieuses possessions et au souvenir de ses expériences terrestres. Jusqu’à un certain point, les photos et les livres semblaient de trop. 

 

C’est un Michaël Thomas songeur qui se présenta à la porte, près au départ, après le petit déjeuner du lendemain. Orant l’avait silencieusement accompagné dans cette direction. Cette fois, Michaël était plus lourdement charge ; le sac contenant la carte, les nouveaux outils résonnant au rythme de ses mouvements et les deux sacs de livres et de photos. 

-       Michaël, est-u certain de vouloir prendre tous ces bagages avec toi. Il serait mieux que tu ne les aies pas, lui dit Orange. 

-       Ils représentent toutes mes possessions terrestres, répondit Mike. J’en ai besoin. 

-       Pourquoi ? 

Mika réfléchit à la question, mais sans pouvoir se résoudre à abandonner ces objets. 

 

-       En souvenir et en l’honneur de ma vie antérieure, dit-il. 

-       Our te relier aux anciennes façons de faire, Michaël ? 

Mike était irrité par toutes ces questions. L’ange poursuivit. 

 

-       Pourquoi ne me laisses-tu pas tes sacs ? Je t’aime et je vais te les conserver précieusement au cas où tu reviendrais par ici. 

-       Non ! Mike ne voulait plus en entendre parler; c’était à lui, et il les garderait le plus longtemps possible ; il avait besoin d’objets de son ancienne vie pour lui rappeler comment il était alors; 

L’ange acquiesça. Mike arrivait toujours à ses fins. Il savait que tous les anges avaient respecté ses choix et n’avaient jamais contesté ses décisions. 

 

Ce matin-là, Michaël Thomas ne dit pas au revoir à Orange. Debout sur le palier devant l’ange avec qui il venait de passer plusieurs semaines, il se rappela l’explication d’Orange à propos des adieux. 

 

-       A bientôt, dit-il donc, n’y croyant pas vraiment. 

Orange rentra en refermant la porte derrière lui. Je me demande comment ils font ça. Les seuls « adieux » consistent à fermer les portes ! se dit Mike. 

 

Mike s’aventura sur le sentier, dans une nouvelle direction. Il parvenait difficilement à garder son équilibre, surchargé par tout ce qu’il portait. L’ajout de l’épée, du bouclier et d e l’armure aux livres et aux photos qu’il transportait déjà l’alourdissait à un point presque insupportable. Il regrettait d’avoir à trimbaler ces lourds symboles du Nouvel Age. Quel marché stupide : se dit-il, agacé. Je dois avoir l’air ridicule. Ces armes sont-elles vraiment nécessaire ? je ne les utiliserai jamais en combat. Je ne saurais même pas m’y prendre. Orange ne me l’a jamais appris. Ils ne servent que d’apparat et d’objets de cérémonie. Cela n’aurait-il pas suffi d’en connaître l’existence ? 

 

Tout préoccupé qu’il était à maintenir son équilibre entre ses bagages nouveaux et anciens, il avait oublié les difficultés éprouvées sur le sentier menant à la maison orange. Il ne se rappelait plus que quelque chose l’attendait. Pendant qu’il cheminait bruyamment, traînant ses sacs et équilibrant ses armes, une forme sinistre d’un vert foncé l’épiait entre les arbres. La chose examinait Mike avec un nouvel intérêt. Ce n’était plus l’ancien Mike. Il était devenu un être plein de pouvoirs et armé ! Ce ne serait pas facile. Il faudrait songer à une nouvelle stratégie, à une tactique qui confondrait Michaël Thomas à une puissance et à une rigueur encore plus forte. Le temps ferait la différence, mais d’ici là, la masse sombre le suivrait à distance, attendant l’occasion de frapper. Elle entreprit sa filature, de façon à ne pas être vue, suivant Michaël Thomas dans son périple. Elle avait confiance que cet être humain ne se rendrait jamais chez lui

 

 

Kreyon, canalisé par Lee Carroll 

Parler aux êtres chers rendus de l’autre côté du voile

 

gif arbre         Certains nous ont demandé ; « Cher Esprit, est-il possible de communiquer avec nos disparus désormais de l’autre côté du voile ? » 

 

Je n’ai presque pas évoqué le sujet, car je ne peux fournir de réponse satisfaisante à votre question. Tout ce que je peux vous offrir, ce sont divers scénarios de difficulté. C’est une question quadridimensionnelle aux réponses multidimensionnelles. 

 

Vous vous situez dans une réalité linéaire à quatre dimensions. Lorsque vous recourez aux services de ceux qui sont doués (psychiquement), pour communiquer, ne serait-ce que brièvement, avec l’autre côté du voile, ces médiums font l’expérience d’une interdimensionnalité que vous ne pouvez pas comprendre. Ils sont tout à fait en dehors de la linéarité. De l’autre côté du voile, le temps n’existe pas. Tout se déroule simultanément. Les potentialités y sont entremêlées au passé et, soit dit en passant, c’est pourquoi votre intention d’aujourd’hui peut changer votre passé. La saviez-vous ? Il en a toujours été ainsi. 

 

Pouvez-vous parler à quelqu’un se trouvant de l’autre côté du voile ? La réponse est « oui ». Cela se produit tous les jours. Mais ceux qui vous aident à le faire, qui ont le talent voulu sont des traducteurs interdimensionnels. Ils doivent s’efforcer de démêler ce qu’ils voient et ressentent dans un lieu très confondant, puis vous le rapporter dans un lieu très simple et vous le présenter d’une manière qui vous sera accessible. Et ils le savent. 

 

Voici un exemple de la difficulté que cela représente. Supposons que vous désire vous adresser à votre grand-mère décédée et que vous consultez à cette fin un traducteur doué. Celui-ci se rend alors de l’autre côté afin de contacter l’entité qui était votre grand-mère et lui parler. Mais que voit-il une fois de l’autre côté ? Au lieu de découvrir quelque part dans l’éther une vieille dame qui s’appellerait « grand-mère », il rencontre une présence multiple, une belle et grande présence interdimensionnelle faisant l’expérience de plusieurs vies à la fois, dont l’une fut celle de votre grand-mère. A quelle partie de ce groupe va-t-il s’adresser ? C’est comme si on essayait d’extraire le sel d’un grand bol de soupe. Malheureusement, cet ingrédient y est mélangé à tout le reste. 

 

Ce qui vient compliquer les choses davantage encore, c’est que votre grand-mère s’est peut-être réincarnée en le fils de votre voisin. Ne serait-il pas plus simple alors d’aller parler au fils de votre voisin ? [rires]. Vous riez ? C’est bien ainsi que les choses se passent. Quand vous allez de l’autre côté, vous ne touchez qu’un fragment ou une fibre de ce qui fut par exemple un être humain nommé « grand-mère ». C’ est souvent ce petit morceau inexplicable qui est rapporté en guise de message. Il est séparé du tout et n’a parfois aucun sens. Et souvent rien d’autre ne vient l’étayer

 

 

 

Kryeon, canalisé par Lee Carroll 

Le premier type d’Annales akashiques

 

araignéeUn panorama du va-et-vient

 

Quand vous arrivez sur terre, vous activez cette structure cristalline personnelle unique et votre Soi supérieur est alors responsable – le gardien – de ce cristal pour la durée de votre séjour ici. Le Soi supérieur de chaque humain réside toujours de mon côté du voile, mais il a des vrilles pourrait-on dire qui permettent à une partie de lui de se connecter à vous et à la planète. C’est avec cette partie que vous entre en contact quand vous méditez. Une fois que vous êtes sur la Terre, l’énergie du Soi supérieur est connectée à la planète pour toute l’existence de celle-ci. 

 

Votre vie présente se grave dans cette structure cristalline. Les décisions que vous prenez, spirituelle sou autres, tout ce dont vous faites l’expérience, tout ce que vous traversez en tant qu’humain, tout cela s’imprègne dans ce cristal. Les propriétés des structures cristallines sont bien connues de votre science. Le cristal est un minéral qui possède une structure atomique ayant un ordre atomique à long terme, ce qui lui confère un attribut unique qui a été découvert très tôt, celui de la mémoire. Dans le cas qui nous occupe, cela dépasse tout ce que votre science ne possédera jamais, une structure cristalline contenant des leçons sacrées de vie, un savoir et une mémoire. Ce que vous ne réalisez pas ou que vous ne comprenez pas dans la tridimensionnalité, c’est que les potentialités du futur son également enchâssées dans le Grille cristalline. Tout cela est difficile à concevoir, n’est-ce pas ? Mais gardons un raisonnement simple pour l’instant. 

 

Vous vivez votre existence terrestre et, quand elle se termine, vous faites l’expérience de ce que vous appelez la mort et que nous qualifions de transition. Vous revenez alors à la Caverne de la création pour un moment. A ce stade, tout ce que vous avez vécu et appris se scelle dans cet objet cristallin, puis votre essence terrestre ainsi que la portion sacrée personnelle de votre Soi supérieur quittent la planète. 

 

On pourrait comparer ces archives cristallines aux anneaux d’un arbre interdimensionnel. Elles incorporent une vie à la fois, tout ce que vous y avez appris et tout ce que votre ADN y a recueilli. C’est beaucoup plus grandiose que vous ne pouvez l’imaginer, car les changements survenus dans votre conscience, le cas échéant, demeurent sur cette planète sous la forme de transformations vibratoires qui y resteront durant toute l’existence de la civilisation, intégrées à la Grille cristalline. Par conséquent, disons que la planète elle-même est en résonance avec vos vibrations passées et présentes. 

 

Rien ne se perd, cher humain. Ce que vous faites ici demeure ici. Tout ce que vous avez accompli, toutes vos décisions, vos révélations, vos amours, vos joies, tous vos drames et vos chagrins n’appartiennent pas qu’à vous, mais aussi à la Terre. La vibration de la planète est donc composée de l’énergie des trillions de vies créées par l’humanité depuis environ 50 000 ans. 

 

Il ne s’agit pas d’une capsule temporelle, car elle est constamment active tandis qu’une capsule temporelle est passive. Les choses interdimensionnelles sont toujours dans le « maintenant ». Par conséquent, rien de tout cela n’est « daté ». Cela « est » et cela est « vu » par la planète comme toujours actuel. Ainsi, tout ce que vous avez vécu l’est encore et est toujours nouveau. 

 

Après une certaine période de temps terrestre, vous pouvez revisiter la Terre. Et la plupart d’entre vous y reviennent, car une vie terrestre est comparable à une journée d’un vaste programme. Ce vaste programme est un panorama de vos centaines de vies, où l’Esprit ne vous voit pas comme un humain vivant cette existence-ci, mais comme une entité sacrée intemporelle appartenant à la famille divine, travaillant pour la Terre et venue ici en d’innombrables incarnations ou « expressions d’énergie karmique ». Tout cela est très difficile à comprendre et à accepter pour vous, car vous pensez que la vie commence à la naissance et qu’elle se termine à la mort. Ce n’est pas plus exact que d’affirmer qu’elle commence à l’aube et qu’elle se termine au crépuscule. Elle se poursuit sans cesse, chaque existence s’apparentant à une journée d’un vaste programme. Chacun continue sans cesse à se réveiller et à se rendormir. 

 

Vous appelez ce processus « réincarnation ». Une expression de votre Soi supérieur revient sur la Terre. A propos, il s’agit toujours du même Soi supérieur. Pensez-y un peu : plusieurs vies, plusieurs visages, les deux sexes, le même Soi supérieur… Il revient comme il l’a déjà fait auparavant et il commence par ajouter la nouvelle énergie dans votre cristal. Vous naissez donc sur cette planète et vous poursuivez votre voyage sous les apparences de quelqu’un d’autre. Vous vivez cette existence, puis quand vous avez fini, tout ce que vous avez vécu et appris forme un autre anneau sur le cristal. Avec le temps, cette structure cristalline sacrée s’imprègne de centaines d’anneaux de vie. Un seul Soi supérieur, plusieurs vie, plusieurs noms et plusieurs visages, qui sont tous VOUS. Voilà ce que son essentiellement la Caverne de la création et le processus de la Grille cristalline. C’est ainsi que cela fonctionne. Tout ce que vous faites ici reste sur cette planète et contribue à l’énergie de l’humanité qui suivra. 

 

Voilà en quoi consistent les Annales akashiques dans la Caverne de la création. Le plus difficile à expliquer, c’est qu’elles contiennent aussi le futur. Toutes les potentialités des existences que vous pouvez vivre se trouvent également sur la Grille cristalline, ce qui aide à établir qui vous serez la prochaine fois. Plusieurs appellent cela le karma, la continuation des affaires inachevées, un peu comme si vous vous éveilliez un matin et que vous deviez accomplir les tâches que vous n’avez pu effectuer la veille. Ces tâches vous incombent, elles constituent le futur. Toutefois, dans le cas d’une énergie interdimensionnelle, elles ont toujours été là et elles détermineront ce que vous ferez quand vous vous éveillerez

 

Kryeon, canalisé par Lee Carroll 

La troisième expérience personnelle

gif arbre

(celle de l’implant neutre ou la perception que j’en ai). 

Il y a environ deux ans, je me trouvais dans ma voiture avec ma mère et ma fille. En arrivant à un feu de circulation, j’ai ralenti un peu, mais quand j’ai vu que le feu était vert, j’ai accéléré. Je ne voyais pas la voiture qui s’en venait dans l’autre sens, car des arbres m’en empêchaient, mais j’ai présumé qu’elle s’arrêterait au feu rouge. Comme j’allais traverser l’intersection, je me suis aperçue qu’elle ne s’arrêtait pas et j’ai alors eu une expérience bizarre. Je me suis vue avoir un accident, j’ai aperçu le visage surpris du chauffeur qui me regardait, puis tout à coup, j’ai entendu le brut des freins tandis que l’autre voiture passait à toute vitesse devant la mienne. J’ai alors regardé ma mère qui se demandait autant que moi comment nous avions échappé  à l’accident. 

Etait-ce le fruit de mon imagination ou bien deux potentialités se sont-elles croisées ? Si c’est le cas, quel fut le facteur décisif ? S’agissait-il là d’un résidu karmique ? 

Ce n’était pas le fruit de ton imagination ! Kryeon n’a-t-il pas expliqué lors de messages précédents que vos prédispositions karmiques disparaissent quand vous commencez à contrôler votre destinée ? Lorsque vous le faites, vous pouvez continuer évidemment d’habiter la même ville et de conduire la même voiture qu’avant votre réorientation, mais ces « collisions évitées de justesse » représentent ce qui aurait pu se produire sui vous n’étiez pas sortie du chemin auquel vous étiez prédisposée. Alors oui Martine, ton intuition est juste ; c’est bien une vieille potentialité qui est passée sous tes yeux. 

A cours de plusieurs messages canalisés, j’ai souvent mentionné ce qui suit : heureux sont les humains qui se rendent compte qu’ils n’ont pas besoin de suivre leurs prédispositions karmiques car ils passeront souvent devant leur propre mort en s’acheminant vers une vie longue et heureuse. 

Chers lecteurs quand vous prenez en charge votre destin au lieu de suivre simplement la voie qui vous a été donnée, vous vous changez, vous changer la direction de votre vie et vous changez le moment de votre mort. 

Kryeon, canalisé par Lee Carroll 

La première maison

La première maison dans LE RETOUR anjinho2        mini_5_gif dans LE RETOUR          

Le lendemain matin, la température était plutôt morne, mais Mike se sentait très bien. Il puise dans ses maigres économies et se paye un petit déjeuner copieux à la terrasse d’un bistro. Ça lui semblait curieux d’être dehors si tôt. Normalement, il aurait été au travail, où il aurait mangé son lunch et où on l’y aurait encore trouvé au coucher du soleil. 

 

Planté devant le bistro, deux sacs à la main et un autre sur l’épaule, Mike ne savait quelle direction prendre. Il ne pouvait aller vers l’ouest puisqu’il se retrouverait vitre face à l’océan. Il irait donc vers l’est jusqu’à ce qu’on lui indique une autre voie. Il se sentait bien à l’idée d’entreprendre un voyage fondé sur la foi, mais il aurait tout de même aimé un peu de précision sur sa destination. 

 

Si seulement j’avais quelques indices, une carte ou une indication quelconque sur ma position actuelle, se dit-il en marchant vers l’est. Il traversa lentement la banlieue de Los Angeles, en direction des montagnes. Devant lui, il n’y avait aucune limite. Il me faudra des semaines pour m’y rendre, pensa-t-il. 

 

Il ne savait pas vraiment où il allait, mais il pousse vers l’est. Vers midi, il s’assit en bordure d’une route et termina les restes du petit déjeuner qu’il avait conservés, se demandant toujours s’il était sur la bonne voie. 

 

-       Si tu es là, j’ai vite besoin de toi ! s’écria-t-il, implorant le ciel. Où sont les portes du chemin ? 

 

-       Tu as une carte ! lui murmura une voix familière à l’oreille. Il se leva et regarda autour de lui sans tien remarque, mais il avait reconnu la voix de l’ange. 

 

-       Ai-je entendu ou senti ? marmonna-t-il, soulagé. Enfin, une communication ! Tu en as mis du temps, 

 

-       T’avais qu’à demander plus tôt ! répondit la voix. 

 

-       M’ais j’erre depuis des heures ! 

 

-       C’est ton choix, déclara la voix. Pourquoi as-tu mis tant de temps à verbaliser ta demande ? Il était évident que la voix s’amusait à réfuter les objections de Mike. 

 

-       Es-tu en train de me dire que j’obtiens de l’aide seulement si je la demande ? 

 

-       Oui, tout un concept, n’est-ce pas ? Tu es un esprit libre, respecté, puissant et apte à prendre les propres décisions. C’est ce que tu as fait tout au long de ta vie. Nous sommes toujours là, mais n’entrons en jeu que si tu le demandes. Est-ce si étrange ? Mike fut agacé par la logique absolue des paroles de l’ange. 

 

-       Bon d’accord. Où dois-je aller ? Il est plus de midi, et j’ai l’impression d’avoir passé la matinée à deviner la direction à prendre. 

 

-       Pas moi d’ailleurs ! Répondit la voix espiègle. Les portes du chemin sont droit devant toi. 

 

-       Durant tout ce temps j’étais sur la bonne voie ? 

 

-       Ne sois pas si étonné d’avoir pris la bonne direction. Tu fais partie du tout, Michaël Thomas de l’Intention pure. L’expérience te permettra de mieux utiliser ton intuition. Pour l’instant, mon rôle consiste simplement à t’aider dans les petites choses. La voix fit une pause. Regarde, les portes sont déjà là ! Michaël se tenait devant une immense haie qui  menait vers une gorge entres les rangées de maisons. 

 

-       Je ne vois rien. 

 

-       Regarde encore, Michaël Thomas. 

 

En y regardant de plus près, Mike crut percevoir les portes à travers la haie. Elles ne se laissaient pas voir facilement, car elles se mêlaient étroitement à l’ensemble du feuillage. Puis, tout à coup, il les vit clairement ! Elles ne pouvaient plus lui échapper, même s’il l’avait voulu. Elles étaient si évidentes ! Il en détourna légèrement les yeux et les regarda de nouveau d’une manière différente. Elles étaient encore plus apparentes ! 

-       Que se passe-t-il ? demanda Mike, conscient du changement de sa perception. 

-       Lorsque les choses cachées deviennent évidents, lui dit la voix douce de l’ange, tu ne peux retourner à l’ignorance. Dorénavant, tu verras toutes les portes clairement, puisque tu as manifesté l’intention de les voir. 

 

Même s’il ne comprenait pas toute la signification de ce qu’on lui disait, il n’en demeurait pas moins prêt à s’engager sur le chemin de son périple. La haie cessa de ressembler à des portes et devint ces portes. Sous les yeux mêmes de Mike, elles se changeaient, prenant de l’expansion. 

-       Un véritable miracle ! se dit-il en continuant d’observer la longue haie se transformer en portes bien visibles. Il recula un peu pour mieux voir le phénomène. 

 

-       Pas vraiment, repris la voix, ton intention spirituelle t’a légèrement changé et les choses qui vibrent à cet autre niveau où tu es se sont tout simplement manifestées : rien de miraculeux dans tout ça. C’est ainsi que vont les choses. 

 

-       Tu veux dire que ma conscience peut modifier la réalité ? demanda Mike. 

 

-       Oui, d’une certaine manière. La réalité est l’essence de Dieu et elle est constante. Ta conscience humaine n’en révèle que les parties que tu veux expérimenter. Au fur et à mesure de ton évolution, tu en perçois une part toujours plus grande. Tu peux expérimenter et utiliser les choses qui se révèlent à toi comme tu le désires, mais tu ne peux retourner en arrière. 

 

Mike commençait à saisir, mais il souhaitait poser une autre question avant de se diriger vers les portes qui, maintenant, s’offraient clairement à lui. Il était toujours prêt à soumettre la vérité à l’épreuve, même cette voix angélique qu’il entendait dans son esprit. Il réfléchit à sa question avant de la formuler. 

 

-       Tu as dit que j’étais une créature possédant le libre arbitre. Pourquoi alors ne puis-je revenir en arrière si tel est mon souhait ? Pourquoi ne puis-je m’écarter de la nouvelle réalité et en reprendre une autre plus simple ? N’est-ce pas là justement le libre arbitre ? 

 

-       La physique de la spiritualité crée un axiome selon lequel tu ne peux retourner à un état de conscience inférieur, répondit la voix. Si tu choisissais délibérément de le faire malgré tout, tu nierais l’illumination qui s’offre à toi et tu deviendrais déséquilibré. En fait, tu peux essayer de revenir en arrière, car tu possèdes le libre arbitre. En vérité, il est triste que certains humains essaient de mettre de côté la vérité qu’ils connaissent, car ils ne pourront survivre longtemps à deux niveaux de vibrations. 

 

Mika ne comprenait pas entièrement la nouvelle information spirituelle transmise par la voix, mais il avait reçu la réponse à sa question. Il savait pouvoir rebrousser chemin sur-le-champ et retourner en ville. Le choix lui appartenait. Là où il se tenait, il voyait les portes et, sachant qu’elles s étaient là, il ne pouvait pas ne pas en tenir compte. Autrement, il deviendrait déséquilibré et sans doute, malade. Tout ça lui paraissait absolument logique, et il souhaitait aller de l’avant et certainement pas faire marche arrière. Alors, il prit ses bagages et s’avança vers les portes, vers le sentier sur lequel s’amorçait son périple. C’était un simple chemin de terre, comme tous les autres dans cette gorge. Tout animé, Mike franchit rapidement les portes. 

 

A peine les avait-il franchies qu’une sombre silhouette verdâtre se glissa aussi sur le sentier. Les buissons flétrissaient sur son passage et si Mike n’avait pas continué d’avancer, il aurait senti cette odeur infecte. Une entité négative se mit à suivre Michaël Thomas, gardant une certaine distance pour ne pas être vue, maintenant le rythme alerte du voyageur. A la manière d’un fantôme vif et malin, il combattait l’enthousiasme de Mike avec sa haine et sa noirceur. Mike n’avait pas la moindre idée d’être suivi. 

 

Aussitôt que Michaël fut sur le sentier, le paysage et son sentiment à son égard se transformèrent considérablement. Il ne pouvait plus voir la cité tentaculaire ni sa multitude de banlieues. 

 

Il n’y avait plus le moindre signe de civilisation : ni poteaux téléphoniques, ni avion, ni autoroute. Il s’était lancé sur le sentier de terre qui s’étirait devant lui avec la même ardeur qu’un enfant met à ouvrir ses cadeaux de Noël, fonçant sans réfléchir. Soudain, il constata que chaque pas le menait plus avant dans un autre monde. Ce voyage le conduisait dans une réalité bien différente de celle qu’il venait tout juste de quitter. Il se demandait d’ailleurs s’il ne se trouvait pas quelque part entre la terre et le paradis, un lieu où il pouvait entreprendre son éducation spirituelle, une étape qu’il croyait imminente et nécessaire s’il devait un jour avoir l’honneur de franchir le seuil d’un chez soi. Le sentier s’était peu à peu élargi et offrait maintenant la dimension d’une route d’un peu plus d’un mètre, sans empreintes de pas d’aucune sorte et très facile à suivre. 

 

Mike se tourna subitement. Qu’y avait-il là ? Une forme d’un vert foncé attira son œil avant de se précipiter sur la gauche, derrière un bloc de pierre. Un animal sauvage sans doute, se dit-il. La route qu’il voyait derrière lui reflétait exactement celle qui s’étendait devant : un long sentier tortueux disparaissant derrière les collines et bordé d’arbres verts luxuriants, de plaines et d’affleurements rocailleux. Quelques fleurs ponctuaient le paysage de points de couleurs disposés parfaitement sur le grand tapis de verdure. 

 

Mike s’arrêta pour se reposer. Il n’avait aucune montre, mais la position du soleil lui indiquait qu’il devait être quatorze heures, le temps de casser la croûte. Il s’assit en bordure de la route et termina les miettes qui lui restaient encore de son petit déjeuner. Autour de lui, l’atmosphère baignait dans le calme. 

 

Pas d’oiseaux, constata-t-il. Il examina attentivement le sol. Pas d’insectes non plus. Comme s’est étrange. Mike contemplait son environnement. Il sentit une brise dans ses cheveux. Au moins, il y a de l’air. Il regarda vers le ciel et vit qu’il était de ce bleu des plus beaux jours. 

 

Son sac ne contenait plus de nourriture, mais il savait qu’il n’était pas seul et que Dieu pourvoirait à son alimentation. Il se rappela l’histoire de Moïse dans le désert, errant pendant quarante ans avec le peuple d’Israël. Il lui revint en mémoire que leur nourriture provenait du ciel et, en y réfléchissant, il se demanda si c’était vrai. Toutes ces familles qui suivaient Moïse comptaient certainement des adolescents aux têtes fortes comme nous en avons aujourd’hui, pensa-t-il. Il pouvait facilement en imaginer un se plaindre à ses parents : « J’ai vu cette même roche au moins huit fois depuis que je suis né. Pourquoi faites-vous confiance à ce Moïse ? Il nous fait tourner en rond. Le désert a ses limites, après tout. Aie ! M’écoutez-vous ? » 

 

Entrevoir la scène le faisait rire. Puis, il se demanda s’il allait revoir bientôt la même roche, signe qu’il tournait en rond lui aussi ! Il n’avait pas la moindre idée de sa destination, tout comme les Israélites dans le désert, et sans nourriture en plus. Il rit encore plus fort en constatant les similitudes. 

 

Peut-être son rire fut-il entendu ou il était tout simplement temps, mais au détour suivant de la route, il la vit. La première maison était d’un bleu éclatant. Pour l’amour du ciel ! s’exclama Mike intérieurement. Si un architecte voyait ça, il hurlerait ! Mike riait sous cape. J’espère que je ne suis pas insolent, mais c’est la première fois que je vois une maison toute bleue. Le sentier menait jusqu’à la porte, de sorte qu’il sut que c’était là son premier arrêt. Sans compter qu’il n’y avait rien d’autre autour. 

 

En approchant de la petite maison, il remarqua qu’elle était d’un bleu cobalt et qu’elle irradiait de l’intérieur. Comme il tournait pour s’engager sur le petit chemin qui y menait, il vit une pancarte sur laquelle figuraient les mots : MAISON DES CARTES. Mike se rendit compte que c’était ce qu’il avait demandé. Il pourrait enfin se diriger. Le reste du trajet serait sans doute plus rassurant. Une carte à jour serait un objet bien utile en cet étrange pays.   

 

La porte de la maison s’ouvrit tout à coup et une immense créature du même bleue que la maison en surgit ! C’était vraisemblablement une entité angélique puisque, comme l’ange de la vision, elle était plus grande que nature, plus grande qu’un humain. Sa présence emplissait l’atmosphère d’un sentiment de splendeur et d’un parfum de fleur. Michaël pouvait encore une fois sentir l’odeur de l’entité. Le grand être se tenait là devant lui. 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure. Nous t’attendions. 

 

Contrairement à l’ange de la vision, le visage de cette entité était parfaitement visible, et Mike pouvait y déceler une expression de bien-être et de bonheur constants, peu importe ce qu’il sentit, Mike appréciait sa compagnie et se montra respectueux dans les circonstances. Il salua l’ange. 

-       Salut à toi, grand être bleu ! Soudain mal à l’aise, Michaël senti le besoin d’avaler. Peut-être l’ange ne voulait-il pas qu’on le nomme ainsi. Sa couleur n’était peut-être qu’une perception de l’œil humain. Etait-il vraiment bleu ? Peut-être même qu’il l’aimait pas le bleu ! Mike soupira à la pensée de tous ces doutes qui l’assaillaient. 

 

-       Je suis bleu aux yeux de toutes les entités, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit l’ange d’un ton rêveur. J’accepte ta salutation avec joie. Si tu veux bien entrer dans la Maison des cartes, tu y passeras la nuit. 

 

Cette fois, Mike fut heureux qu’un ange lise dans ses pensées. Qu’avait dit l’ange de la vision à ce propos ? Qu’il pouvait les sentir ? De toute façon, Mike était heureux de ne pas avoir offensé le gardien de la première maison. 

 

Mike et l’ange bleu, deux êtres très disparates, se retournèrent et entrèrent dans la maison bleue. Au moment où la porte se refermait derrière eux, deux yeux rouges immenses et flamboyants de colère perçaient à travers un buisson, à quelque spas de la maison. Alertes, silencieux et patients, ils ne bougeraient pas jusqu’à ce que Mike reprenne sa route. Dès l’instant où il entra, Mike fut ébahi parce qu’il vit. La structure intérieure de la maison était immense ! Elle semblait interminable. Pourtant, elle était si modeste d e l’extérieur ! Il se rappela les paroles de l’ange de la vision qui affirmait que les apparences étaient parfois trompeuses. Il se trouvait certainement dans une partie de l’étrange réalité de sa nouvelle conscience. Il se demanda si cette autre perception portait une signification plus étendue. 

 

Il déambulait derrière l’ange par les grands corridors de la Maison des cartes. L’intérieur ressemblait à une librairie luxueuse, comme celles que l’on retrouve en Europ et qui contiennent des livres historiques inestimables de toutes sortes. Mais, il  n’y avait là ni rayons, ni livres. Les murs étaient percés de dizaines de milliers de petites cavités dont l’intérieur en bois semblait contenir des parchemins. La hauteur des murs était interminable et ces cavités se retrouvaient dans chaque salle qu’ils traversaient, d’un étage à l’autre. Il ne pouvait voir ces ouvertures de près, mais il se dit qu’elles contenaient sans doute des cartes, comme l’indiquait le nom de la maison. Mais pourquoi un si grand nombre ? Durant toute la durée de la longue visite des immenses pièces de la maison, il ne rencontra pas âme qui vive. 

 

-       Sommes-nous seuls ? demande Mike. L’ange étouffa un rire. 

-       Ça dépend de ce qu’être seul signifie, je suppose. Ce que tu vois là, ce sont les contrats de chaque être humain de la planète. L’ange continuait d’avancer d’un air détaché. 

 

Mike s’arrêta, les yeux agrandis, étonné des paroles de l’entité bleue. La distance entre eux s’allongea, l’ange poursuivant son chemin tandis que Mike restait sur place. Sentant que Mike ne le suivait pas, l’ange s’arrêta, se retourna et l’attendit, sans rien ajouter. 

 

Michaël voyait les échelles appuyées contre les hauts murs remplis des cavités boisées contenant toutes les parchemins. Des contrats avait dit l’ange. Qu’est-ce que ça pouvait bien signifier ? 

-       N’y comprends rien, dit-il en rattrapant l’ange. 

-       Avant que ton périple prenne fin, tu auras compris, lui répondit l’ange d’une voix rassurante. Il n’y arien ici qui doive te faire peur, Michaël. Tout est en ordre. Ta visite était attendue et elle est honorée. Ton intention est pure, et nous pouvons tous la percevoir. Détends-toi et accepte l’amour que nous t’offrons. 

 

Les paroles de l’entité bleue eurent un effet indicible sur Mike. Aucune autre entité de l’univers n’aurait pu prononcer de paroles plus appropriées. Commençait-il à mieux sentir les choses ? L’ange de la vision lui avait communiqué les mêmes vibrations d’amour, mais il réagissait avec beaucoup plus d’émotion cette fois. 

 

-       C’est bien de se sentir aimé, n’est-ce pas Michaël ? L’ange était revenu près de lui et le dominait de sa taille. 

-       Je ne comprends pas l’effet que ça me fait. Je me sens au bord des larmes. 

-       Tu es en train de passer à une autre vibration, Michaël. 

-       Je n’arrive pas à saisir la signification de tout ça. Au fait, as-tu un nom ? Michaël craignait encore une fois d’avoir offensé l’entité. Et si c’était « un » ange féminin ? Mike ne s’y connaissait pas vraiment dans ce domaine, mais d’après son apparence, l’ange aurait pu tout aussi bien être « une » ange. 

-       Appelle-moi Bleu, tout simplement, dit l’ange en lui faisant un clin d’œil. Je n’ai pas de genre, bien que ma taille et ma voix disent à ton esprit que je sois « un » ange. Partons de ce principe, si tu le veux bien. 

 

L’ange fit une pause pour mieux permettre à Mike d’assimiler ce qu’il venait d’entendre. Puis, il poursuivit : « Ta structure cellulaire d’être humain peut exister à divers niveaux de vibration. Nous appellerons niveau un, celui auquel tu es habitué. Tu le connais bien et il t’a bien servi jusqu’à présent. Mais, au cours de ce voyage, tu devras atteindre le niveau six ou sept si tu veux parvenir à ton but. Pour l’instant, tu es en train d’arriver à ce que j’appelle le niveau deux, à défaut d’un meilleur terme. Chaque niveau de vibration donne une plus grande conscience de la réalité de Dieu, comme on te l’a déjà dit. Ce que tu ressens maintenant est une plus grande conscience de l’amour. L’amour est immense, Michaël. Il a des propriétés physiques et il est puissant. Ton nouveau degré de vibration te permet de le ressentir comme tu ne l’as jamais pu auparavant. Il est l’essence même de son but et il ira en s’intensifiant dans chacune des maisons où tu pénètreras. 

 

Mike adorait écouter Bleu. Il lui donnait plus d’explications qu’il n’en avait reçues jusqu’à maintenant. 

-       Est-u professeur ? demanda Mike. 

-       Oui, le rôle de chaque ange de chacune des maisons est d’enseigner, excepté le dernier. J’aurai à te révéler des vérités reliées à ma maison et il en va de même des autres. A la fin de ton périple, tu auras une vision beaucoup plus grande de la façon dont les choses se déroulent dans l’univers.  J’ai pour tâche de te transmettre ce que tu as mérité par l’expression de ton intention. Ton passage dans ma maison te permet de recevoir la carte de ton contrat. Demain en début de journée, je te la remettrai et répondrai à quelques-unes de tes questions avant que tu poursuives ton chemin. Il était important que tu visites cette maison d’abord puisque tu y recevras de l’aide pour ton voyage. Mais pour l’instant, je t’invite à te nourrir et à te reposer. 

 

Mike suivit Bleu. Il se sentait de plus en plus à l’aise avec son nouvel ami… bleu. Celui-ci le dirigea vers un magnifique jardin intérieur où l’on cultivait toutes les variétés de fruits et de légumes en rangées interminables. Comme dans les autres pièces, la lumière provenait du toit. Elle donnait un effet naturel à chaque espace de la maison; on sentait une odeur de pain fraîchement sorti du four depuis une autre pièce. 

 

-       Qui prend soin de tout, ici ? demanda Mike. Je ne vois personne d’autre… t’arrive-t-il de te nourrir ? 

-       Chaque maison a des pièces semblables à celles-ci. Et non, je ne manque pas. Le jardin sert aux humains qui font le même parcours que toi et qui s’arrêtent ici dans la poursuite de leur apprentissage. Il est entretenu par plusieurs… que tu ne vois pas en ce moment. Tu ne manqueras ni de nourriture, ni d’abri tant que tu exploreras le sentier de la connaissance. C’est notre façon de t’honorer et d’honorer ton intention.   

 

Mike se sentit envahi par le sentiment d’être protégé pendant qu’ils se déplaçaient vers d’autres pièces, l’être humain suivant, l’imposante entité bleue. Ils atteignirent une pièce curieuse, prévue pour le sommeil. Isolée, elle était garnie d’un superbe lit antique à baldaquin recouvert de draps de dentelle invitant Mike à y déposer son corps exténué. Les oreillers dodus l’attiraient et promettaient le confort et la sécurité propres à un sommeil profond. Mike était ébahi par l’accueil qu’on lui réservait. 

 

-       Tout ça pour moi ? dit-il, impressionné. 

-       Pour toi et les autres, Michaël. Nous recevons tous ceux qui ont exprimé la même intention que toi. 

 

La pièce attenante offrait un festin que Mike ne pouvait même pas envisager d’entamer. Il y avait là plus de délices qu’il n’en avait jamais vus à la fois, beaucoup trop pour une seule personne. 

 

-       Mange ce que tu veux, Michaël, lui dit Bleu. Rien de tout cela ne sera perdu. Mais ne prends rien avec toi. Résiste à cette tentation. C’est un test sur ta voie, quelque chose que tu comprendras pleinement plus tard. 

 

Bleu se retira. Mike déposa ses bagages, s’assit et mangea comme il ne l’avait jamais fait. Il ne voulut pas se montrer glouton, mais il emplit son estomac de ces mets délicieux. Ses yeux commençaient à se fermer de fatigue et le décor créait un sentiment de confort qu’il n’avait pas connu depuis qu’il était le petit enfant chéri de ses parents. 

 

Si je pouvais seulement conserver cette sensation ! se dit-il. Le fait d’être humain prenait à l’instant se pleine mesure. Il quitta la table et décida de laver la vaisselle sale le lendemain matin. Oh ! qu’il était las ! Il arriva même difficilement à se déshabiller et à surprendre ses vêtements. Il se mit au lit, et le bien-être enveloppant d’un sommeil paisible l’envahit aussitôt. 

 

Dans le silence matinal, il se réveilla superbement reposé. Il se lava, se dirigea vers la salle à manger et découvrit avec surprise que les restes de la veille avaient été enlevés et qu’un magnifique petit déjeuner l’attendait. En fait, c’était en partie l’odeur des œufs frais, des pommes de terre et du pain chaud qui l’avait éveillé. Il profita de son petit déjeuner en solitaire et s’interrogea une fois de plus sur l’idée qu’il avait eue de demander à rentrer chez lui. 

 

Est-ce une bonne idée de vouloir se retirer de l’expérience terrestre ? se demanda-t-il. Qu’arrive-t-il à ceux qui restent ? Ils ne pourront pas expérimenter les autres niveaux de vibration qui m’attendent. Est-ce juste ? Il ressentit une légère mélancolie à la pensée de ses amis et de ses collègues. Il songea même à son ancienne amante ! 

 

Qu’est-ce qui m’arrive ? se demande Mike. Je commence à ressentir de l’empathie pour ceux qui m’entourent. Ça ne me ressemble pas. Je trouve ça plutôt pénible ! Je commence à regretter d’avoir quelque chose que les autres n’ont pas. Cela signifie-t-il que je suis sur la mauvaise voie ? Devrais-je rebrousser chemin ? 

 

-       Il est inévitable que tu te poses toutes ces questions, Michaël, dit Bleu, qui apparut soudain dans l’entrebâillement de la porte et qui, encore une fois, se glissa dans les pensées de Mike. Bien qu’étonné, celui-ci fut ravi de voir l’ange et le salua d’un signe de la tête. 

 

-       Parle-moi de ces choses, Bleu. J’ai vraiment besoin de directives. Je commence à me demander si j’ai pris la bonne décision. 

 

-       Les méandres de l’esprit sont merveilleux, Michaël Thomas de l’Intention pure. Et le postulat de l’illumination de l’homme consiste d’abord à prendre soin de soi. Ensuite, le résultat du périple sera transmis à ceux qui nous entourent puisque l’intuition de l’un affecte les autres. 

 

-       Encore une fois, je ne suis pas sûr de bien comprendre, rétorqua Mike, confus. 

 

-       Même si tu ne saisis pas maintenant, Michaël, tes actions affectent les autres et leur offrent l’occasion de faire un choix, ce qui aurait été impossible sans ta décision d’être ici, en ce moment même. Fais confiance à la vérité des événements et ne te fais aucun reproche. 

 

Mike se senti soulagé d’un poids immense. Bleu n’avait pas réussi à lui faire comprendre entièrement le fonctionnement du plan spirituel, mais il l’avait suffisamment rassuré. Michaël se sentait confiant dans la poursuite de sa quête. 

 

Il fit ses bagages et quitta sa chambre. Il revint dans le hall d’entrée menant à la porte par laquelle il avait pénétré la veille. Bleu le suivi, et Mike s’émerveilla encore de l’immensité de l’endroit. L’entité ne fit aucune remarque en constant que Mike avait glissé un bagel et quelques baguettes dans son sac. 

 

-       Où allons-nous ? demanda ce dernier. Dois-je aller par là ? 

Il s’avait qu’il allait recevoir sa propre carte, et il voulait que Bleu prenne les devants. 

 

-       Tu peux t’arrêter ici. Ils s’immobilisèrent au centre du vaste hall bleu magnifiquement décoré, et Bleu se dirigea sans rien dire vers un mur éloigné sur lequel s’appuyait une échelle. « Viens ici, Mike ». 

 

Mike obéit et, en un rien de temps, Bleu lui fit grimper une longue échelle par laquelle il devait atteindre une cavité où se trouvait sa carte. En grimpant, Mike remarqua que chaque cavité portait un nom. En réalité, chacune en contenait deux : un qui semblait écrit en caractères arabes et un autre, en caractères romains. Il n’y avait aucun classement alphabétique, et les cavités semblaient obéir à un ordre connu de Bleu seul et que Mike ne saisissait pas. L’ange lui avait dit exactement où regarder et il se trouvait maintenant à quelques centimètres de l’endroit indiqué. 

 

Puis, il la vit. La case portait la mention « Michaël Thomas » et une autre, étrangère à ses yeux, probablement en langue d’ange, se dit-il. On lui avait donné instruction de ne pas regarder ailleurs, de retirer le parchemin de la cavité et de redescendre afin de l’examiner. Il venait tout juste de saisir le parchemin et s’apprêtait à descendre lorsqu’un groupe de noms attira son regard. Son cœur fit un bond… les noms de ses parents étaient là. La disposition était faite par famille. C’était le système spirituel du grand hall ! Il savait qu’on lui avait formellement interdit de toucher aux autres parchemins, mais il s’attarda tout de même et se prit à examiner les noms qui ne signifiaient rien pour lui. Pourquoi ces autres noms accolés à ceux de ma famille ? 

 

-       Michaël ? 

-       J’arrive tout de suite, dit-il d’un ton contrit. 

Bleu savait ce qui lui passait par la tête mais Mike ne poserait aucune question pouvant violer le protocole de cet endroit sacré. Songeur, Mike redescendit la longue échelle bleue et remit le parchemin à lange. Celui-ci regarda Mike longuement. Dans ce regard intense, il n’y avait pas de secrets. Bleu faisait part de sa gratitude à Mike d’avoir respecté le système sacré, et Michaël sentit l’amour de Dieu transpercer son être entier. Tous deux sourirent devant cette communication sans paroles. Mike commençait à comprendre l’inutilité des mots ! Il lui semblait qu’il pouvait tout dire à Bleu sans prononcer une seule parole. Comme c’est étrange, pensa-t-il. 

 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, déclara formellement Bleu, voici la carte de ta vie. D’une façon ou d’une autre, elle te suivra partout dorénavant. Elle t’est remise avec amour et deviendra une de tes possessions le splus précieuses. Mike se rappela soudain les paroles de l’ange de la vision à propos de la nouvelle énergie beaucoup plus courante que la précédente. 

 

-       La carte est-elle à jour ? 

 

-       Beaucoup plus que tu ne peux le souhaiter, répondit Bleu d’un ton espiègle. Mike crut même l’avoir entendu ricaner ! 

 

L’entité tendit la carte à Mike en l’invitant d’un geste à l’examiner de plus près. Mike la posa sur son cœur quelques instants pour bien la savourer, comme un enfant l’aurait fait. Il sentait le caractère sacré de cet instant et ouvrit la carte d’une façon toute cérémonieuse qui fit sourire Bleu. Il savait ce qui allait se produire. 

 

Tout l’émerveillement que Mike avait ressenti disparut lorsqu’il déroula le parchemin. La carte était vierge ! Ou plutôt non. En plein milieu, à peine visibles, se trouvaient quelques lettres et symboles. Mike y regarda de plus près. Une flèche pointait vers un petit point rouge près duquel on pouvait lire : VOUS ETES ICI. Un petit symbole indiquant la maison des cartes était placé près du point. Trois centimètres de détails figuraient autour du point, y compris le sentier que Mike avait suivi, puis, plus rien, le vide total ! La carte indiquait seulement l’endroit où se trouvait Mike et une centaine de mètres tout autour.    

 

-       Qu’est-ce que c’est ? demanda Mike, quelque peu irrespectueux. C’est une blague d’ange ou quoi ? J’ai fait tout ce chemin jusqu’à la Maison des cartes pour recevoir un merveilleux parchemin sacré qui me dit que je suis.. dans la Maison des cartes ? 

 

-       Les apparences sont parfois trompeuses, Michaël Thomas de l’Intention pure. Accepte ce cadeau et garde-le précieusement. 

Bleu ne répondait pas à la question. 

Mike sut intuitivement qu’il ne servait à rien de la reposer. Il enroula sa prétendue carte et la mit dans son sac. Il était très déçu. Bleu le reconduisit vers la porte et sortit au grand air, Mike sur ses talons. L’ange se retourna. 

 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, je dois te poser une question avant que tu reprennes ta route. 

-       Oui, laquelle mon ami ? répondit Mike. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, aimes-tu Dieu ? Bleu était très sérieux. 

 

Mika trouva étrange que l’ange de la vision ait posé la même question, presque sur le même ton. Il se demanda pourquoi on la lui reposait. 

 

-       Cher magnifique professeur bleu, puisque tu peux lire dans mon cœur, tu sais que j’aime sincèrement Dieu. Mike fixait l’ange droit dans les yeux en formulant sa réponse honnête. 

 

-       Qu’il en soit ainsi, dit l’entité en rentrant dans la petite maison bleue et en refermant solidement la porte derrière elle. Mike se sentit soudain débranché. Est-ce qu’ils ne disent jamais au revoir ? se demanda-t-il. 

 

L’air était embauché et agréable. Mike souleva ses bagages dans lesquels il avait glissé le pain de la maison bleue et prit une direction qui devait le mener à une autre maison où il recevrait des enseignements. Il passa en revue les événements amusants de sa visite à la Maison des cartes. Incroyable, une carte qui t’indique seulement où tu te trouves à l’instant. A quoi ça sert ? Bien sûr que je sais où je me trouve ! Quel étrange endroit ! 

 

Un éclat de rire carillonna des montages où Michaël Thomas de l’Intention pur clamait sa joie aux roches et aux arbres en poursuivant la route qui le menait chez lui. Son rire atteignait les oreilles couvertes de verrues d’une entité vert foncé tapie à quelque deux cents mètres derrière lui. Mike était loin de soupçonner que cette forme sombre avait attendu patiemment qu’il reprenne sa route pour le suivre pas à pas. La chose n’appartenait pas à ce royaume. Elle n’avait besoin ni de nourriture ni de sommeil. Elle n’éprouvait aucune joie, mais elle était totalement déterminée à ce que Michaël Thomas n’atteigne jamais la dernière maison. Son but était clair, et elle resserrait peu à peu la distance qui la séparait de Michaël Thomas de l’Intention pure

 

Kryeon 

Pour les utilisateurs de systèmes

Pour les utilisateurs de systèmes  dans GRADUATION DES TEMPS insecte%20gifTravaillez-vous à l’intérieur d’un système ?

 

 Je vous ai déjà parlé de quelques-uns des implants humains de naissance. La plus grande partie de vos implants est en fait une empreinte résultant de vos dernières incarnations. Cela inclut le karma, les données astrologiques, les leçons de vie (se rapportant au karma), les patterns de champ magnétique (couleurs de la vie aurique), le karma stellaire et bien d’autres éléments (mais j’ai nommé les plus importants). Chaque corps humain a aussi un équilibre de polarité distincte selon les leçons individuelles qu’il doit apprendre. 

 

Vous êtes nombreux à travailler avec ces systèmes et à être devenus très habiles et efficaces dans leur utilisation. Des informations vous ont été transmises au cours des années – lesquelles ne pouvaient provenir que de mon côté du voile – pour être employées comme techniques métaphysiques. L’astrologie, par exemple, illustre très bien cela ! Je vous ai déjà donné un aperçu de l’influence de votre champ magnétique sur votre force vitale et votre spiritualité, et je vous ai aussi informé que la gravité faisait partie de l’équation (c’est la raison pour laquelle la position de votre Lune affecte vos émotions). Songer un instant aux effets des autres corps célestes sur la gravité de votre Terre. Vos systèmes solaires en particulier (et votre galaxie en général) berce le système magnétique de votre Terre et, par là, votre spiritualité. Tout est relié, et c’est ce qu’on étudie en astrologie – comment ces autres corps célestes sont animés et quelle influence ils ont sur vous. Ce n’est qu’un exemple d’empreinte parmi tant d’autres. Vous êtes nés dans une énergie spirituelle spécifique, créée par l’alignement des éléments magnétiques qui vous environnent et qui produisent ainsi un effet prévisible sur vous. Ceci est très semblable à une plante ou à un arbre habitué à croître dans une région tropicale de la Terre. Si on le transplantait, c’est un environnement semblable à celui dans lequel il a grandi qui lui conviendrait le mieux, même s’il pourrait vivre presque n’importe où ailleurs. Vous pouvez même prédire que l’arbre sera à son mieux quand le temps sera chaud ou humide. Dans le froid ou la sécheresse, il sera moins épanoui. C’est une simple information qui vous permet de prédire le comportement d’un organisme à partir de vos connaissances des caractéristiques de sa semence. Cependant, ceci est peu appliqué par rapport aux positions des planètes et à leurs relations avec les humains, sauf que ceux qui comprennent la nature de ces liens, c’est-à-dire les utilisateurs du système astrologique. 

 

Certains d’entre vous travaillent avec le champ magnétique du corps. Ce peut être dans un but de guérison, d’étude ou d’enseignement des couleurs et des patterns de l’aura, ainsi que de leur signification pour l’individu. Vous êtes aussi des utilisateurs de système puisque vous dépendez des empreintes de naissance et devez tenir compte des facteurs prévisibles. 

 

Si vous utilisez une grille, quelle qu’elle soit, ou si vous vous référez à des tables lorsque vous travaillez, vous êtes un utilisateur de systèmes. Même ceux d’entre vous qui traient de la conscience karmique recourent à des règles pour aider les autres. Si vous vous intéressez à la régression dans les vies antérieures à la technique du rebirth ou à la lecture des empreintes de leçons karmiques, vous utiliser des systèmes. 

 

Pour vous tous, il y aura un énorme changement par rapport à votre travail. De grâce, ne le redoutez pas. Nous vous aimons et nous vous félicitons pour le travail que vous avez accompli ! En général, il peut continuer comme avant, mais il y a certains points à considérer, dont un en particulier qu’il faudra réaliser et rechercher (cela vous sera expliqué bientôt). Je peux vous assurer que vous êtes tous, présentement, mal à l’aise ! Si vous êtes un utilisateur de systèmes et que vous êtes à l’aise avec l’énergie d’aujourd’hui, cela signifie : soit que vous connaissez déjà l’information que je m’apprête à vous transmettre, soit que vous avez perdu votre équilibre et que vous ne faites qu’exister à l’intérieur d’un système, sans conscience, ni lumière. 

 

Votre sentiment d’inconfort vient du fait que vous êtes des leaders spirituels et que quelque chose a changé qui vous dit intuitivement que vos pouvoirs ne sont plus les mêmes. Certains d’entre vous ont déjà remarqué un fait alarmant (mais vous ne le partagez pas encore) : vous sentez que, soudainement, vos systèmes ne sont plus aussi précis que par le passé. Vous pouvez même avoir l’impression que vous perdez votre pouvoir (c’est un sentiment très paniquant) ! Même s’il s’agit d’une période positive, puissante pour vous, l’incertitude de ce que vous observez affecte votre personnalité par la peur qu’elle provoque. 

 

Ceci est important : 

Vous n’avez rien perdu d’autre que l’alignement de votre système et (plus important encore) vous avez une chance exceptionnelle, en lisant et comprenant ceci, d’accomplir quelque chose qui n’a jamais été possible auparavant ni pour vous, ni pour aucun autre humain depuis le début de l’histoire de la Terre. 

 

Mes modifications au niveau planétaire viennent biaiser vos tableaux. Au cours de l’année 1992, ceux d’entre vous qui utiliseront n’importe quel système de référence planétaire devront songer à le déplacer de deux à trois degrés vers la droite, (par rapport à votre point de vue) pendant l’année. Puisque ceci est plutôt vague, pour des fins de vérification et de précision, faites-vous des modèles dont vous êtes les seuls à savoir ce qu’ils représentent et comparez-les à la réalité de la vie autour de vous, plus particulièrement aux gens que vous essayez d’aider et de guérir. Fixez toutes les références de lieux géographiques ou de temps terrestre comme vous le faites déjà. Changez seulement les aspects non terrestres. Je ne peux présentement vous indiquer quand effectuer le déplacement complet de trois degrés, parce que c’est vous, en tant qu’humains, qui contrôlez actuellement mon travail. Je réponds à votre transmutation par un déplacement approprié. Je suis donc incapable d’être précis puisque je ne sais pas comment vous allez réagir. Le déplacement ne sera pas supérieur à trois degrés en 1992, mais il est déjà supérieur à un degré. 

 

Changer les aspects non terrestres de vos tableaux peut paraître un pas en retrait par rapport à ce qui s’est réellement passé, mais cela s’avérera juste pour vos systèmes. La différence, c’est que la Terre a changé, mais que rien d’autre autour d’elle n’a changé. Cela pourrait s’apparenter à une analogie : Vous êtes assis immobile sur une chaise pivotante, et votre nourriture vous est fournie par un assemblage mécanique géant. Tout à coup, quelque chose fait tourner votre chaise vers la gauche. Le grand robot, qui n’a pas remarqué le mouvement de la chaise, ratera votre bouche. Vous devrez donc, à partir de ce moment, changer quelque chose pour corriger la situation, sinon vous serez incapable, de survivre. Il est bien plus facile de bouger légèrement votre tête et votre corps vers la droite, pour compenser le pivotement de la chaise, que d’essayer de bouger la machine

 

 

 

Kryeon, canalisé par Lee Carroll 

Les enfants : nos maîtres

Les enfants : nos maîtres dans ENFANTS INDIGO mouchesNous avons déniché un si grand nombre d’anecdotes au sujet de la sagesse des tout-petits qu’il a été difficile de déterminer lesquels éliminer – toutes étaient formidables. Pour chaque récit que vous lirez ici, des dizaines d’autres ont été omis. Les enfants d’aujourd’hui ne sont pas seulement sages, ils sont souvent nos maîtres ! En voici une illustration

Un Valentin exceptionnel (Nancy Coleman) 

David avait quatre ans, et l’on célébrait le jour de la Saint-Valentin à son école. Les enfants devaient offrir un valentin à chaque élève de leur classe. Mon fils me dit : « Maman, il y a un garçon qui est très méchant et il ne mérite pas de valentin. Mais j’ai pensé que si je lui en offrais un et que je le traitais bien, même s’il n’est pas gentil, alors il se sentirait mieux dans sa peau. » J’étais très émue ! 

Zachary (William Linville) 

Il me fait plaisir de partager avec vous quelques anecdotes concernant notre fils de sept ans, Zachary. Il a transformé notre vie de manière importante. Grâce à lui, ma femme Laura et moi-même en sommes venus  à comprendre le rôle qu’il a à jouer dans notre existence. Par le fait même, notre raison d’être s’est précisée. 

Les faits que je souhaite partager ont eu lieu quand il avait six ans. Un jour, je l’ai retrouvé assis sur le canapé du salon, les yeux clos. Ses jouets étaient éparpillés dans toute la pièce, et le moment était venu de les ranger. Je lui ai donc dit : « Zachary, je te prie de ranger tes jouets ». Il n’a rien répondu, ne montrant pas qu’il avait entendu. Quelque peu troublé, j’ai haussé le ton légèrement et réitérer ma requête. « Zachary, c’est le moment de ranger tes jouets, s’il te plaît ! » A la suite de quoi il a ouvert les yeux et m’a répondu : « Pas maintenant, papa. Je discute avec mon Soi supérieur et je n’ai pas encore terminé ! » 

Inutile de préciser que j’ai été sidéré par cette réponse inattendue. Par après, une joie immense et une profonde compréhension ont surgi en moi, à un point tel que nous nous sommes mis  lui proposer des choix similaire à ceux que vous suggérez dans votre livre. Et depuis, la vie entre nous s’est sérieusement simplifiée. 

La plus grande passion de Zachary, c’est la nature. L’autre jour, nous sortions d’un magasin de produits naturels et il s’est mis à m’expliquer pourquoi l’écorce et les feuilles de certains arbres tombent. Je sais qu’à son école cette question n’est pas encore au programme. Par curiosité, je lui ai donc demandé comment il en savait tant sur les arbres. Sa réponse a fusé, sans ambages : « Je le sais, tout simplement ». 

Mon message aux parents est le suivant : Soyez conscients des potentiels innés des enfants d’aujourd’hui. Plusieurs d’entre eux percent à jour la façade des « vieilles manières de faire du monde ». Ils sont venus pour nous ramener « à la maison » et nous indiquer une « meilleure façon de procéder », un style de vie plus harmonieux, plus heureux et qui nous permette de faire l’expérience de notre lien profond à toute chose et à TOUT CE QUI EST. 

Lee Carroll et sa partenaire spirituelle Jan Tober 

Les couches d’ADN

Les couches d'ADN dans DOUZE COUCHES DE L'ADN xxey1f4kIl a fallu trois ans pour rédiger ce livre unique en son genre et qui définira la lignée de Kryeon s’étendant sur plus de vingt ans. 
L’ADN est le plan directeur chimique de la vie humaine. 


Le Projet génome humain a cependant découvert que plus de quatre-vingt-dix pour cent de l’ADN ne sont pas codés. 

Pour tout dire, seuls près de quatre pour cent produisent les 23 000 gènes dans le corps humain. 


Et le reste ? C’est une énigme impénétrable ; à ce jour, impossible de déterminer pourquoi l’ADN ne semble avoir aucune symétrie ni code.
En vérité, il paraît plutôt aléatoire…. 

Les couches de votre ADN 


Le numéro 1 est la couche biologique, que vous avez appelée le « génome humain ». 

Vos scientifiques savent qu’elle se compose de 3 milliards de pièces. Ils savent aussi qu’une fraction d’entre elles est un code qui peut être lu, les protéines, qui créent les gènes. Il y a peut-être moins de 5 % d’entre elles qui créent ce que nous pourrions appeler « l’Arbre de Vie ». C’est ce que vous voyez au microscope. Mais il y a plus.  

Si vous examinez cette partie de l’ADN que vous pouvez voir, plus de 90 % n’a aucun sens. Ce sont les indicateurs vers les 11 autres couches. Ils n’ont aucun sens parce qu’ils ne sont pas en 3D. Le reste de l’ADN ressemble à un langage en désordre, jeté là au hasard. Certains l’ont même appelé « déchet ». Ce n’est pas ça. Il n’y a aucun hasard ici, simplement cela en donne l’apparence au mental 3D. Même dans la couche numéro 1, l’Arbre de Vie, 90 % est interdimensionnel. Le reste concerne la chimie, la chimie dure et logique.
 
Numéro 1, l’Arbre de Vie ; nous vous en avons déjà parlé. Dans tout ce que nous sommes en train de vous présenter, regardez la numérologie. Doucement, partenaire. C’est très simple, même avec 3 milliards de morceaux. C’est votre biologie. C’est pour vous la seule partie qu’on peut prouver. Tout le reste, dont nous allons vous parler, est invisible. Vous allez sûrement dire : « Bon, vous pouvez dire ce que vous voulez, Kryeon, sur ces choses invisibles ». Oh oui, nous pourrions, mais nous allons vous donner la vérité. Vous avez un problème avec l’invisible, n’est-ce pas ? Vous connaissez l’amour ? Prouvez-le. Vous connaissez le corps émotionnel ? Prouvez-le. Croyez-vous au Treillis Cosmique ? Croyez-vous aux champs énergétiques ? Croyez-vous que résonne dans le cosmos la mélodie d’une Création intelligente ? Y croyez-vous ? Les scientifiques y croient. Mais ils ne peuvent pas le prouver. Donc, ce que je vais vous donner est ésotérique, improuvable, et très réel.
 
Nous vous avons dit que la couche numéro 2 concernait votre Leçon de Vie.

 Votre Leçon de Vie. Mais nous sommes toujours dans un trio biologique. Parce que, laissez-moi vous dire maintenant que nous appelons les trois premières couches, les couches d’Ancrage. Elles concernent la biologie. 

Leçon de Vie et biologie ? Oh oui, parce que cette couche numéro 2 vous affecte émotionnellement, n’est-ce pas ? Elle affecte la chimie, elle court dans vos veines, elle parle avec le numéro 1, savez-vous ? Considérez les couches 1 et 2, et commençons à faire un peu de calcul : 1 + 2 = 3. Trois, numérologiquement, est le catalyseur. Vous avez une leçon de vie qui se combine avec le numéro 1, l’Arbre de Vie. Quelle est votre Leçon de Vie ? Comment vous affecte-t-elle ? A-t-elle à voir avec la joie, a-t-elle à voir avec la maladie ? Cela se pourrait, vous savez. C’est ce qui arrive quand vous perdez votre équilibre, votre leçon de vie. Tout se tient, c’est très profond. 

Maintenant, votre leçon de vie fait partie d’une très profonde relation avec ce que vous avez appelé les Annales Akashiques. Nous l’appellerions plutôt le Schéma Divin. Leçon de Vie, Schéma Divin. Cela se manifeste de façon ciblée, par vous, une seule fois, pour cette vie.
 
Voilà la couche numéro 2. Elle parle à une autre couche, elle est tout le temps en relation avec une autre. Elle parle à la couche numéro 8. 

Cette couche numéro 8, dont nous allons parler, représente les vraies annales akashiques de l’être humain. Ce qu’est la 2 ; le rapport aux annales akashiques. Le numéro 2 n’est pas les annales akashiques. C’est la relation à ces annales. Leçon de vie, Schéma Divin, ce que vous avez été. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ? C’est compliqué, vous savez. Il y en a beaucoup qui passent leur vie à dire : « Je n’ai pas de chance ! Tout ce que j’essaye, ça rate. » Ils ne savent rien de leur Leçon de Vie, ils n’ont jamais cherché, ils s’en moquent, ils se contentent d’avancer dans leur état de victime. « Malheur à moi », disent-ils, sans jamais comprendre que s’ils savaient comment activer et utiliser certaines de ces couches qui leur appartiennent, ils pourraient réparer leur vie. 

Quand vous apprendrez à quelle couche est liée la couche numéro 8, vous verrez que vous avez une couche d’ancrage, qui est la 2, en relation avec une couche interdimensionnelle lémurienne, qui est la 8, et les deux, 8 et 2, créent un 10, qui est numérologiquement un « un », qui signifie Nouveaux Commencements. Voilà ce qui arrive quand 2 et 8 se rencontrent… Voilà pour le numéro 2. 


 
La numéro 3 a été mal comprise. Nous l’avons appelée la couche de l’Ascension, mais elle est biologique. 

Même dans le premier groupe des couches d’Ancrage, qui sont déjà toutes orientées biologiquement, nous avons le concept d’Ascension. Laissez-nous vous dire quelque chose, Êtres Humains, au sujet de qui vous êtes. 

C’est biologique parce que c’est basé dans un des organes, la glande pinéale. Ascension et glande pinéale ? Oh, oui ! « Kryeon, vous voulez dire qu’il y a dans ce corps des parties qui sont destinées à faire des choses telles que… que… l’Ascension ? » Oh, oui ! Si je vous disais que votre système biologique tout entier a à voir avec l’Ascension ? Et voilà un Être Humain qui se plaint : « Malheur à moi ». Oh, il y en a tellement sur cette planète, vraiment beaucoup, qui ne savent rien du moteur qui est en eux. Ils espèrent seulement qu’il fonctionne. Ils n’en connaissent absolument rien, ils n’ont pas la moindre idée que peut-être, peut-être, il coule dans leurs veines quelque chose d’une maîtrise, vous savez. Non. Dans l’ignorance. Ils ne savent rien de rien. Pourrait-il se faire que dans l’ADN, dans chaque cellule, il y ait une intelligence, un dessein, qui attende qu’une conscience demande : « Dis-moi ce que j’ai besoin de savoir ». Hmmm… Les couches 1, 2 et 3 sont les couches d’Ancrage.
  

Les couches 4 et 5, nous vous l’avons dit, devaient être présentées ensemble. C’est très important. Là, vous pouvez commencer à voir apparaître un dessin.

 Les couches 4 et 5 sont ce que nous appellerions votre Nom Divin. Qui êtes-vous vraiment ? 

Il faut bien que ça soit ici. Oh, cher Être Humain ! Vous portez avec vous un dossier akashique interdimensionnel. Le saviez-vous ? Oh, c’est vraiment très ésotérique ! Laissez-moi vous dire, chers membres de la famille, la vie que vous appelez « humaine » est si subtile, si passagère. Vous êtes éternels, comme je le suis moi-même, dans les deux directions du passé et du futur. 

Ça revient comme dans un cercle, nous sommes interdimensionnels, vous avez été, vous avez toujours été, vous serez toujours. Votre qualité angélique a une couleur, une couleur interdimensionnelle, une énergie qui porte un nom magnifique, que nous chantons dans la lumière. Il faut deux couches, fondues ensemble, inséparables, 4 et 5, pour en parler, pour décrire cela ; c’est si important, même la couche de Dieu n’a pas besoin d’une autre… Voilà qui vous êtes. Et le dossier akashique, ah, je vais vous dire ce que c’est. 

Laissez-moi vous en parler. Il est possible que vous ne compreniez pas, certains d’entre vous vont même ne pas aimer ça, mais je vais juste en parler à grands traits. Sur combien de terres avez-vous été ? Combien de fois avez-vous fait cela ? Oh, pas ici ! Dans d’autres univers. La réponse est ; plein de fois. Parce que c’est ce que vous faites ! Vous voulez connaître votre spécialité ? Hmmm… Je suis en train de la regarder.  Vous allez à des endroits où vous prenez une forme biologique, et votre nature angélique devient un mystère. Vous entrez dans la dualité, et vous vivez vie après vie, après vie, après vie, pour développer la vibration d’un système de façon naturelle. Vous pouvez l’appeler Terre si vous voulez, ou autrement, des noms que connaît le nom angélique.
 
 

Il y en a certains ici – oh, voilà que rient les Lémuriens – vous pensez qu’ils sont vieux ? (petit rire) Pensez à l’époque avant la Terre où vous avez fait cela. Pensez aux autres dimensions où vous avez fait cela. Voilà ce que vous faites, vieille âme. Peut-être que cela ne vous plait pas. Pour les Lémuriens ça fait un effet comme : « Quand Kryeon parle de ça, tout ce que ça me fait c’est que ça me fatigue. » (rires) Oh, célébrez votre fatigue. Il n’y a pas de fatigue de l’autre côté du voile, c’est vraiment un trait humain. C’est la biologie qui vous y a amenés, n’est-ce pas, sur ce chemin ? Voilà ce que vous pensez que vous êtes ; fatigués. Oh, ce n’est pas le cas. Non, vous ne l’êtes pas.
 
 

Je vais vous donner une information. Ce n’est pas la première transformation que vous traversez. Pas mal, non ? Je ne parle pas de la transformation lémurienne, je parle de celle qui a eu lieu sur Terre, avant celle-ci, quand vous avez enclenché une paisible évolution planétaire. Vous savez – dans votre âme – l’impression que ça fait, vous le savez dans vos veines, et votre ADN résonne au son d’un Treillis Cosmique parfait. Vous l’avez déjà fait. C’est pourquoi quelques-uns savent qu’avec votre travail de lumière il y a l’espoir, et plus que l’espoir, car vous l’avez déjà fait ! C’est pour ça que vous êtes tellement convaincus que vous pouvez encore le faire cette fois-ci. Pas tous le sont, seulement ceux qui sont maintenant en phase. Le secret ? C’est la pratique. (petit rire)
 
 

Ensemble, 4 et 5 sont votre essence angélique, le nom de l’entité akashique interdimensionnelle qui est éternelle. 

Quelle impression ça fait, d’être éternel ? (petit rire) Vous allez dire « ça fatigue ». Comprenez-vous pourquoi nous vous le disons en face, encore et toujours. Fatigués comme vous l’êtes, épuisés comme vous vous sentez, dans vos moments les plus silencieux, nous vous avons entendu dire du plus profond de votre cœur, quand vous pensiez que personne n’écoutait, nous vous avons entendu dire : « Oh, s’il faut encore que je passe à travers tout ça, je ne reviens plus ! » Oui, vous revenez ! Parce que c’est ça que vous faites. Il y en a même certains qui vont aller se faire décrypter leurs vies antérieures. J’adore ces séances, je les appelle des séances « d’auto satisfaction » (rires). « D’accord, j’ai été ceci, j’ai été cela, je suis remonté jusqu’à la Lémurie, je n’ai pas besoin de revenir, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qu’il y a dans mon aura, dans mon énergie ? Il y est dit que je vais revenir ou non ? » Parfois le praticien vous dira la vérité, et parfois non. Vous revenez. (Rires) Pourquoi pas, avec tout ce que vous – en 3D – appelez « l’entraînement » ? Avec la lumière que vous portez, avec tout ce que vous avez traversé pour arriver à cet endroit ?  

Je vous le dis, quand vous revenez, c’est avec tout ça que vous vous réveillez. Vous vous réveillez avec tout ce que vous avez appris au cours de toutes vos vies sur cette planète, et vous continuez. Vous n’avez pas besoin de réapprendre, car vous êtes des chamans. Alors, pourquoi pas ? Et le résultat pour la planète, pour Gaïa, est stupéfiant. Où que vous alliez, Gaïa le sait. Quoi que vous fassiez, vous laissez de l’énergie, comme des empreintes.
  
La couche numéro 6, Prière et Communication.  

Prière et Communication. Regardez comment on peut l’utiliser avec les autres. Regardez encore comment on peut s’en servir avec la couche numéro 3.

 

 Voici la 6 et la 3, ce qui donne un 9. Le 9, numérologiquement parlant, signifie l’accomplissement. Voilà que vous commencez à vous représenter la façon dont les groupes communiquent les uns avec les autres

Le second groupement, 4, 5 et 6, est le groupe de la Divinité Humaine. Lorsqu’un groupe parle à un autre, ce qui se produit est de la magie. Nouveaux commencements, accomplissements… C’est compliqué, vous savez. N’est-ce pas magnifique ? Et ce n’est que la moitié. N’est-ce pas magnifique ? Quand nous vous regardons nous sommes émerveillés par votre ADN. Pas seulement sa perfection, mais sa divinité. C’est pour ça que nous vous aimons, parce que la dualité vous empêche de voir toutes ces choses

Ensuite, vous commencez par ouvrir une porte et vous partez à la découverte. Ça serait bien si ça arrivait ce soir. Osez entrouvrir la porte juste un petit peu. Découvrez la leçon de vie. Découvrez la couche essentielle, laissez-la parler avec la couche de prière et communication. Mettez en route l’accomplissement et le cercle d’énergie qui ne s’arrête jamais. Vous allez commencer à ressentir le maître que vous êtes.
 
 

Couches 7 et 8, mes préférées, les couches lémuriennes. 

Sept, huit et neuf représentent le groupe lémurien. Mais sept et huit se distinguent pour une autre raison. Je ne sais pas par où commencer. Sept est la Divinité Révélée. Un nom tout simple. C’était la haute technologie des Lémuriens. Ils n’avaient pas de microscopes, ils n’avaient pas de télescopes, ils n’avaient rien de ce qui pour vous est la haute technologie, aucun ordinateur. Ils n’en avaient pas besoin, parce qu’ils avaient accès à une perspective dimensionnelle qui vous échappe.  

Certains disent qu’ils avaient un sens supplémentaire. Non, ce n’est pas exact. Ils avaient une dimension supplémentaire ; de sorte qu’à un certain niveau, ils se savaient reliés par un même état quantique à tout ce qui les entourait, ce qui veut dire qu’ils savaient tout sur tout. Ils connaissaient le système solaire. Ils avaient à l’intérieur d’eux-mêmes un accès aux niveaux micro et macroscopique, car leur couche numéro 7 était active – quelque chose que vous avez perdu. C’est l’activation que vous avez perdue, mais cette couche numéro 7 est toujours là. C’est ça que les Lémuriens aimeraient bien que vous découvriez. Vous pourriez alors commencer à devenir plus interdimensionnels, même dans vos combinaisons avec certaines des autres couches, des autres numéros que nous vous donnons ici. 

Le nom en Lémurien : Hoa-Yawee-Moru, Hoa-Yawee-Moru. Nous avons déjà mentionné le maître Yawee – il est ici. Nous l’avons présenté déjà plusieurs fois. C’est le bon docteur qui danse (rires) [il s'agit du Dr. Ovokaitys]. Ce docteur, parmi vous, qui dispose d’outils interdimensionnels, très lémuriens d’ailleurs, utilise votre haute technologie pour réaliser ce qu’il sait intuitivement. Mais regardez le nom lémurien de cette couche numéro 7 ; Hoa-Yawee-Moru. Son nom est au milieu. « Pourquoi ? » allez-vous demander. Mais restons-en là jusqu’à ce que je vous aie donné le nom et la signification de la couche numéro 8.
 
 

La couche numéro 8 est Sagesse et Responsabilité.

 

 Elle forme une paire avec la numéro 7 : Sagesse Divine Révélée et Responsabilité. Vous voyez, il faut qu’elles aillent ensemble. C’est un cercle. Vous n’avez jamais l’une sans l’autre.  

Les maîtres n’utilisent leur pouvoir que de la façon correcte. Ils ne peuvent pas faire autrement… Parce que les deux vont ensemble. Le nom lémurien de la couche numéro 8 est Akee-Yawee-Fractus, Akee-Yawee-Fractus. 

La couche numéro 8 est le dossier akashique de l’Être Humain. C’est le dossier principal, Akee-Yawee-Fractus. Ici aussi, le mot central est Yawee, et il signifie « maître ». Voilà pourquoi cet être humain, ici présent, que nous identifions au Yawee lémurien, celui qui a vécu de nombreuses, de nombreuses années, bien avant les autres, celui dont on chantait le nom et dont on célébrait la vie exceptionnelle, était appelé Maître. Son nom est donc un nom commun en Lémurien.
 
 

J’en arrive maintenant à la suite de l’histoire sur les couches 7 et 8 (petit rire). Oh, mon partenaire, va doucement. Vous n’avez pas toujours eu ces couches 7 et 8. Elles vous ont été apportées bien avant les Lémuriens. Ésotérique ? Impossible à prouver ? La vérité. 

Selon un plan intelligent, au juste moment, ces frères et sœurs que vous appelez les Pléiadiens sont venus ici. Ils ont interrompu l’évolution de votre ADN et ils vous ont transmis directement les couches numéro 7 et 8. 

Voici une chose intéressante. Quand vous observez physiquement les traits des Lémuriens, il se produit une confusion dans vos perceptions. Mon partenaire a du mal à vous le décrire. Permettez-moi de vous demander si le nom Hoa-Yawee-Moru a une consonance familière pour vous. À quelle langue cela ressemble-t-il (petit rire) ? Un peu Hawaïen, n’est-ce pas ? Eh bien, préparez-vous ! Les Lémuriens étaient des gens de couleur. Ils étaient tous des Polynésiens. Vous pourriez dire : « Oui, mais nous avons vu le portrait d’un grand-prêtre de Lémurie, dessiné par un médium, et il ne ressemblait pas à un Polynésien. Il était blond avec les yeux bleus. » Oh oui, et je vais vous dire pourquoi. C’est parce qu’il faut un vrai discernement pour voir la différence entre les Pléiadiens et les Lémuriens.  Les Pléiadiens sont blonds aux yeux bleus (petit rire). Un jour viendra où je vous le redirai, après le grand changement, si tout se passe comme il se doit. Ces Pléiadiens vont atterrir ici. Ils vont sortir de leurs véhicules, et ils seront exactement comme vous, sauf qu’ils seront blonds aux yeux bleus (petit rire). Tous les auteurs de science-fiction seront bien déçus (rires).
 
 

Voilà pour les couches 7 et 8. Oh, mais on peut encore en dire plus. La couche numéro 8 est le dossier akashique de tout ce que vous avez jamais été sur cette planète. C’est un dossier interdimensionnel, qui contient donc aussi quelque chose d’autre. Vous n’y aviez pas pensé. Vos 3 dimensions vous disent : « Bon, donc le dossier akashique représente tous ceux que j’ai été sur la planète ». Oh oui, mais ce n’est que la moitié de l’histoire, et de ce que vous allez être. C’est interdimensionnel, rappelez-vous. Il n’y a pas de temps, pas de passé, pas de futur. Qu’allez-vous faire de ça ? 

Qui allez-vous être selon votre programme ? Ça, c’est plutôt dur à accepter, parce que selon votre processus de pensée vous allez dire : « Ça n’est pas encore arrivé, c’est impossible à déterminer puisque je n’ai pas encore pris de décision sur la base de mon libre arbitre. » Vous avez raison. Mais tous les potentiels sont stockés dans cette couche-là (petit rire). Vous les maîtres, laissez-moi vous emmener en voyage dans la couche akashique numéro 8 des Pléiadiens. Laissez-moi vous emmener en voyage. Je peux voir une Terre paisible, après le grand changement, je peux voir un chemin après 2012, et je vois la Beauté. Il existe un potentiel de grandeur, et il commence ici. Toutes ces couches sont à vous. 

Sept, huit et neuf sont l’ensemble lémurien. Neuf – comment dire – est presque toute seule. Elle fait partie de l’ensemble lémurien mais elle est presque toute seule.

 

 Numérologiquement, le 9 est l’accomplissement par soi-même. Nous lui avons donné un nom et un but : c’est la couche de guérison. Nous l’avons appelée la Flamme de l’Expansion. C’est dans cette couche que vit celui que vous appelez St Germain. La couche de St Germain, la flamme violette, la flamme de l’expansion. C’est une couche tellement importante. Soyez-en sûrs. Oh, elle est si belle, cette neuvième couche. C’est la couche… Comment vous expliquer ! Va lentement, mon partenaire ! 

Interdimensionnellement, cette couche est en contact avec chaque ligne du Treillis Cosmique. Elle est comme l’antenne de votre ADN. Toujours connectée au Treillis.

 

 Elle écoute les mélodies, elle est constamment à l’écoute, elle attend une transmission de votre part… Une transmission qui corresponde à l’air qu’elle veut entendre. Vous avez entendu parler de la EMF-Balancing-Technic. Oh, je vais vous dire la vérité. Il y a un concert de mélodies qui est profond et systématique, extrêmement pensé et réfléchi, qui parle à la couche numéro 7. Des sortes de capteurs qui s’étendent et s’harmonisent, qui se rassemblent, qui transmettent l’équilibre et la guérison. La couche numéro 9 parle à toutes les autres, même à la couche de Dieu. (Pause). Mon partenaire a du mal à vous décrire tout ça. 

Yawee, qui est dans le public, dispose d’un appareil qui lui a été transmis en tant que Lémurien, par intuition. Avec l’aide d’autres scientifiques de la Terre il a créé une énergie interdimensionnelle qui, une fois en contact avec l’ADN, crée ce que nous pourrions appeler une « action d’auto-diagnostic ».  L’ADN regarde la biologie, une couche parle à une autre, et il commence à faire son propre diagnostique, au niveau cellulaire, au niveau des protéines, et il commence à faire pour lui-même des changements pour aller vers la santé, la guérison, le rajeunissement. Laissez-moi vous dire que tout ça, c’est la couche numéro 7.
 
L’antenne capte, et il y a de nombreux moyens de parler à cette couche-là. On peut utiliser l’énergie laser, on peut utiliser la conscience de l’Être Humain. Il y a de nombreux moyens de lui parler. Des moyens génériques, des moyens spécifiques, mais tout passe par la couche numéro 9, la couche de la guérison.
 
 

Nous continuons à mettre la numéro 7 en avant, elle est si importante. C’est difficile de détacher une partie, difficile de détacher une partie. Si vous voulez le savoir, nous les considérons toutes les trois, numéro 7, 8 et 9, comme la couche de la guérison, parce qu’elles sont l’influence pléiadienne. Mais la numéro 9 est seule. 

La 9 est celle qui est connectée au Treillis, la 7 est sa partenaire. Oh, et ce n’est même pas exact. Mon partenaire tâtonne… À la recherche d’une bonne explication de ce que je lui montre de façon interdimensionnelle. Alors redescendons et disons simplement que c’est la couche numéro 9.
 
Nous vous avons déjà donné la numéro 10. Nous commençons un nouvel ensemble avec les couches numéro 10, 11 et 12. 
La numéro 10 vous a été donnée l’année dernière : Source de l’Essence Divine. C’est ce qu’a dit mon partenaire. Et puis il a dit que 10, 11 et 12 allaient ensemble, qu’elles ne pouvaient pas être séparées. Nous ne vous avons pas encore donné les 11 et 12… Source de l’Essence Divine, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ? Ce sera très difficile à expliquer tant que je ne vous aurai pas donné les autres. Ces trois dernières couches, nous allons les appeler les Couches de Dieu. Couche numéro 10 – nous ne vous avons pas encore dit grand-chose à son sujet. Regardez encore une fois l’aspect numérologique du 10 ; nouveaux commencements. Vous savez donc déjà qu’elle a quelque chose de spécial.
 
 

Mais les 10, 11 et 12 doivent être… Oh, qu’est-ce que c’est que ce 11 ? Qu’est-ce que c’est que ce 11 ? Chochmah Micha Halelu, Chochmah Micha Halelu. Eh bien, je vais vous dire ce que ça signifie. Ça va commencer à faire un tableau que nous n’avions jamais peint auparavant. Mais vous en avez déjà un peu entendu parler par mon ami. (rires). Laissez-moi vous dire ce que c’est. Trois mots : sage, divine, féminine. Hmm… Mais ne vous trompez pas. Ça n’a rien à voir avec l’énergie de la déesse, n’ayez pas peur. Ça n’a rien à voir avec le masculin ou le féminin, vos corps ou vos esprits. Je vais vous dire ce que ça concerne la Mère. 

Par Kryeon canalisé par  Lee Carroll    

Bernie : l’oiseau qui avait peur de voler

Bernie : l'oiseau qui avait peur de voler dans NOUVEAU DEPART crbst_2_20oiseaux_20sur_20branche_20fleurs_20roses

Pour les enfants de tous âges : Dallas, Texas 1998  

Bernie avait grandi dans un nid très haut perché. Peut-être savez-vous comment les oiseaux apprennent à voler ? C’est plutôt spectaculaire, et ça fait peur, aussi ! Quand les enfants oiseaux sont prêts, maman et papa oiseaux les poussent hors du nid au moment où ils ne s’y attendent pas ! Le saviez-vous ? Les oiseaux tombent tout naturellement, mais très vite ils savent qu’ils doivent étendre leurs ailes, commencer à battre des ailes. Et lorsqu’ils le font, soudain le vent se met à les soulever et, hop les voilà en train de monter ! C’est un peu dur de tomber jusqu’au moment d’étendre les ailes pour voler, mais maman et papa oiseaux ne peuvent pas leur apprendre à voler quand ils sont dans le nid. Pensez-y un peu ! On ne peut pas vraiment voler dans un petit nid. 

Mais Bernie ne voulait rien savoir de tout ça. Il avait vu sa sœur, au moment où on l’avait poussée hors du nid très tôt un matin, et il l’avait regardée tomber, tomber, tomber, et encore tomber. Mais à la toute dernière seconde, elle avait déployé ses ailes et s’était mise à battre des ailes comme une désespérée. Finalement, elle s’était envolée ! Mais Bernie avait eu l’impression qu’avant de savoir quoi faire, elle avait failli s’écraser au sol, et il avait pris peur. Il ne voulait pas entendre parler de voler ! Il se disait : « Je ne vois pourquoi je devrais voler ! Il y a quelque chose qui ne va pas, dans toute cette histoire ». 

Bernie arriva à convaincre son frère Bobbie que tout ça, s’était stupide. Bobbie non plus ne voulait pas apprendre à voler, alors il alla en parler à sa maman. Il lui annonça qu’il ne voulait pas voler parce qu’il avait peur et qu’en fait il n’en avait vraiment pas besoin, parce que dans le nid, c’était chouette, et que c’est là qu’il voulait rester ! Sa maman le regarda bien dans les yeux, puis aussitôt le poussa hors du nid ! Bobbie tomba, tomba, et juste au bout de la chute, il ouvrir les ailes, puis battit des ailes encore et encore, et pris enfin son essor. 

Bernie avait tout vu. Il était le plus jeune, ayant éclos au moins deux minutes après tous les autres, et il savait qu’il serait le prochain à devoir apprendre. Il se disait : « Tant pis si mon frère et ma sœur ont vécu ça ! Personne ne me poussera hors du nid parce que je n’ai pas besoin de voler. Ce n’est pas pour moi ! » Il dut mijoter un plan. 

Une nuit où tout le monde dormait, il trouve une ficelle. C’était quelque chose que papa avait apporté dans le nid pour le consolider. Parfois, lorsqu’on construit un nid, on utilise toutes sortes de matériaux pour le renforcer, et Bernie avait trouvé une ficelle au milieu des branchages et des pailles dont était fait le nid. Il décida d’attacher un bout de cette ficelle à sa patte, et l’autre bout à une partie solide du nid : ainsi, quand sa maman le pousserait hors du nid au moment le plus inattendu, il ne tomberait que de quelques centimètres et cela le sauverait de la chute. [Les enfants rient.] Hi ! Hi ! C’était un bon plan ! 

Le problème, c’est que Bernie n’était jamais allé à un camp scout pour oiseaux. Alors il ne savait pas bien faire les nœuds d’oiseaux ! Du mieux qu’il put, il fit un nœud qu’il pensait solide et qu’il s’arrangeait pour cacher en faisant toujours face à sa maman lorsqu’elle s’approchait. Bien sûr, la nuit suivante, pendant qu’il dormait, sa mère le poussa hors du nid ! 

Ça a marché ! Il passa par-dessus bord, et la ficelle tint bon. Il était là, suspendu à quelques centimètres dans les airs. Il faisait plutôt sombre, et maman, pensant que son Bernie était en train d’apprendre à battre des ailes et à voler, se recoucha. Bernie resta suspendu en silence, se pensant très brillant. A l’aide de son bec, il grimpa le long de la ficelle et retrouve sa place toute chaude dans le nid. Il était si heureux de n’avoir pas eu à tomber et à voler comme son frère et sa sœur ! Puis il se rendormit. 

Le lendemain matin, quand sa maman se réveilla, elle le vit encore dans le nid, avec la ficelle et tout, et lui demande : « Bernie, qu’est-ce que fais ici ? » De son bec, elle montrait la ficelle qu’il avait oublié d’enlever de sa patte, et elle était fâchée. « Je crois qu’il est grand temps que papa s’en mêle, s’exclama-t-elle. Tu vas l’entendre ». 

Bernie se disait : « Quel idiot ! J’ai oublié d’enlever la ficelle ! Maintenant, c’est papa qi va s’en mêler. Sapristi ! » 

Eh oui ! Finalement, papa revint au nid. C’était un très grand oiseau couvert de nombreuses plumes. Il lui faisait un peu peur à cause de sa taille. Mais c’tait un bon père très aimant, et il demande à Bernie : « Alors, qu’est-ce qui se passe ? Tous les oiseaux volent, tu n’as qu’à regarder autour de toi ! Tout le monde vole. C’est ça être un oiseau ! Et tu dois apprendre ? Pourquoi ne veux-tu pas voler ? Pourquoi ? » 

Bernie réfléchit un instant et répondit : « J’ai peur, papa ». « Pourquoi as-tu peur ? » lui demanda son père. « Regarde ta sœur, ton frère, mi, ta maman, nous volons tous. Jette un coup d’œil alentour ! Tes amis volent … les oiseaux volent Bernie, et tu es un oiseau ». 

« J’ai peur, papa, parce que là, il n’y a rien ! Tu parle de l’air qui est censé soulever nos ailes. Il est invisible. Et puis, ça risque de rater ! As-tu vu mon frère et ma sœur, quand ils sont tombés ? Il s’en est fallu de peu qu’ils ne se tuent ! » 

Son père réfléchit un instant. « Même si tu ne peux pas voir l’air, Bernie, il passera sous tes ailes. Tout ce que tu as à faire, c’est de les déployer pendant que tu descends, et l’air va te ramasser. C’est ainsi que nous faisons tous pour voler. C’est invisible, mais ça existe vraiment ». 

Bernie réplique : « C’est juste de la magie. On ne peut pas voir l’air, tu ne peux pas affirmer qu’il y a de l’air, parce que t ne peux pas le voir. Il n’est pas là. Peut-être bien que la magie, ça marche pour toi, pour maman, pour mon frère et ma sœur, mais moi, il faut que je le voie avant de pouvoir y croire. L’air est invisible. Comment puis-je savoir que tu n’es pas en train de me jouer un tour ? Je ne sais pas comme vous volez, mais l’air, ça n’existe pas, parce que je ne peux pas le voir ». 

Bernie fit une pause, puis continua : « Papa, voilà ce que j’ai trouvé. Regarde, pourquoi faut-il que je vole ? J’ai envie de créer une nouvelle espèce d’oiseaux qui s’appellerait l’oiseau-marcheur » [rires] « Pourquoi faut-il que je sois comme tout le monde ? J’airai une vie agréable ? Je descendrai en marchant le long du tronc d’arbre, je trouverai les vers de terre, puis je remonterai au faîte de l’arbre. J’aurai une vie agréable. Quelque part, je me trouverai une femme oiseau-marcheur et nous aurons des enfants oiseaux-marcheurs. Une nouvelle espèce naîtra. Un jour, ils regarderont en arrière et proclameront ; « C’était le commencement de la grande espèce nommée l’oiseau-marcheur ». 

Le père de Bernie le regarda pendant très longtemps. Il marmonna tout bas : « Oiseau-marcheur ? » Il roula des yeux. « D’accord Bernie, j’ai l’impression qu’il es temps que Sigg t’examine ». 

« Qui c’est, Sigg ? » demanda Bernie après une hésitation. 

« Eh bien, c’est le docteur spécialiste du cerveau chez les oiseaux. [rires] Nous allons devoir aller le chercher pour qu’il te voie. Mais Bernie, l’oiseau docteur du cerveau est très susceptible. Quand il viendra, ne l’appelle pas docteur Cervelle d’oiseau ! [rires] Fais attention de bien l’appeler Monsieur l’Oiseau, docteur du cerveau. Aucun docteur ne veut qu’on l’appelle docteur Cervelle d’oiseau ». [rires] 

« Papa, ça m’est égal ce que le docteur Sigg va me dire ! Personne ne peut me convaincre que l’air existe pour vrai. Je ne peux pas le voir ». 

Alors, tout arriva. Au beau milieu de la nuit, une fois Bernie endormi, sa mère s’approcha de lui sans faire de bruit et, tout doucement, rongea la ficelle qu’il portait encore pour être en sécurité. Puis elle le poussa hors du nid ! Tout s’est passé très vite ! Il tombait, tombait, et c’était une expérience horrible ! Il était terrifié et se sentait glacé d’effroi. Il regardait défiler près de lui l’écorce de l’arbre et voyait le sol filer vers lui à toute allure. Il se disait : « Je dois déployer mais ailes, mais je ne crois pas à l’air. Je ne peux pas y croire parce que ce n’est pas réel : je ne peux pas le voir. Je ne peux pas y arriver ! » 

Effectivement, comme prévu, il ne déploya pas ses ailes, piquant droit vers le sol, sachant qu’il allait se retrouver bec le premier et finir enfoncé comme un piquet… les pattes pointées en ‘air ! Il allait finir sa vie pétrifié, le bec planté dans la terre. Personne ne serait capable de le sortir de sa fâcheuse position et il deviendrait une statue dans le parc. Il était bien au courant de ce que les oiseaux faisaient aux statues d’humains dans les parcs et il ne pouvait s’empêcher de se demander ce que les humains feraient à une statue d’oiseau ! Soudain, Bernie se réveilla. Ce n’était qu’un rêve ! [rires] Quel cauchemar ! 

Hum ! hum ! 

Le matin suivant, Bernie se réveilla comme d’habitude. Effectivement, Sigg, l’oiseau docteur du cerveau, était là. Il était bien à l’heure. « Bonjour, Bernie », lança-t-il. 

« Bonjour, monsieur le docteur Cervelle d’oiseau ! » 

« Je m’appelle Oiseau, docteur du cerveau, dit Sigg. Ne l’oublie pas, fiston ! » 

« D’accord, docteur Cervelle d’oiseau ». 

« BERNIE ! » s’exclama le docteur. 

« Désolé ! Désolé ! » dit Bernie, mais il ne l’était pas ! [Les enfants rient] 

« Bernie, de quoi as-tu peur ? » demanda le docteur avec sincérité. 

Bernie dut encore s’exécuter. « Je n’arrive vraiment pas à croire à l’air ! Je n’arrive pas  à le voir non plus. Je sais que vous volez tous… hop, hop, hop ! (Bernie se moquait de ceux qui volent). Mais a ne marche tout simplement pas pour moi parce qu’il faut que je le voie, monsieur le docteur Cervelle d’oiseau… Monsieur ! »  Sigg se renfrogna encore devant cette gaffe délibérée. Bernie s’amusait follement, sachant fort bien que le docteur Sigg n’aimait pas être appelé Cervelle d’oiseau. Pourtant, chaque fois qu’il s’adressait à lui, Bernie répétait « docteur Cervelle d’oiseau, Monsieur ». Ça minimisait les choses. D’une certaine façon, ça lui plaisait assez. 

Sigg dit à Bernie : « Bernie, tu as peur parce que tu ne peux voir l’air. Mais de quoi as-tu vraiment peur ? »    « Bien… docteur Cervelle d’oiseau, Monsieur, j’ai peur de tomber et de m’écraser contre le sol, qui a l’air de se précipiter trop vite vers les oiseaux quand ils tombent de leur nid. J’ai peur ! » Bernie trouvant que c’était là une question stupide, il donner une sorte de réponse stupide.  « Qu’est-ce qui fait tomber les oiseaux, exactement ? » demanda Sigg à sn jeune élève.  « Bien, hum, j’imagine que c’est la gravitée, déclara-t-il. 

« Hum… la gravité ». Sigg fit une pause. « Tu sais, Bernie, tu ne peux pas vraiment voir la gravité maintenant, n’est-ce pas ? » Bernie réfléchit un peu. « Bien non, c’est vrai, je ne peux pas la voir ».  « Mais tu crois à la gravité ? Montre-la moi !» Bernie se concentra, puis ajouta : « Hé bien, je peux vous montrer la gravité. Si je saute hors du nid, je cours vers ma mort. Ha ! Ha ! C’est ça, la gravité ! » Il était tout fier d’avoir répondu à cette question difficile. 

« C’est exactement ça ! C’est tout à fait vrai ! s’exclama le docteur. Tu peux prouver que ç a existe aussitôt que tu sautes hors du nid. Bernie, tu peux aussi prouver que l’air existe quand tu sautes hors du nid, parce que l’air est là exactement comme la gravité. Tune peux pas le voir, mais il est vraiment là. » 

Bernie n’aimait pas le tour que prenait cette conversation. Sigg, de son côté, avait terminé sa consultation, alors il partit… par la voie des airs. Au lieu de prendre son essor vers le ciel, il sauta hors du nid, s’élança vers le bas en piqué, comme s’il tombait, en criant en direction de Bernie. 

« La gravité, Bernie ! » criait-il en tombant droit vers le sol. « L’air, Bernie ! » ajouta-t-il au moment où il se redressait, les ailes toutes déployées. Puis, tout doucement, il disparut au loin. On pouvait entendre le docteur Cervelle d’oiseau chanter en s’envolant ; « Les deux sont invisibles, mais les deux sont réels ». Bernie resta longtemps immobile. Il réfléchissait, sans arrêt. Finalement, il conclut ; « Vous savez, monsieur l’Oiseau docteur du cerveau a raison. Ce n’est pas parce que ne peux pas voir quelque choses que ça n’existe pas. La gravité est toujours là. Peut-être que l’ai aussi. C’est de ça que j’ai vraiment peur ! Je ne pourrai pas le savoir tant que je n’aurai pas essayé. » 

Sigg, l’oiseau docteur du cerveau, avait fait prendre conscience de ceci à Bernie : il est intéressant qu’il existe quelque d’invisible, comme la gravité ; mais vous devez savoir que ç existe, sinon la chute pourrait vous tuer. Il avait fait remarquer que Bernie ne pouvait pas croire en quelque chose d’aussi merveilleux que le vol, qui utilisait de l’air invisible. Bernie comprit que ce dont il avait vraiment peur, c’était la gravité ! Peut-être l’air invisible serait-il comme la gravité invisible, mais est-ce qu’il le sauverait ? Bernie décida de voler le lendemain. Il allait être courageux et l’annoncer à tous les oiseaux de la forêt et dans tous les autres nids. Il l’annoncerait même à tous les bébés oiseaux qui le regarderaient : « J’vais l’faire ! J’vais l’faire ! » 

Le lendemain matin, Bernie se tenait sur le rebord du nid. Comme tous les habitants des nids étaient au courant de son problème, il y avait un gros rassemblement. C’était comme chaque fois que l’oiseau docteur du cerveau rendait visite à un oiseau : tout le groupe le savait. Ça, ce sera le sujet d’une autre histoire. Bernie se tenait donc bien droit. Encore une fois, il clama à la ronde qu’l était temps de faire confiance à cette chose invisible qui s’appelait l’AIR ! Il parla longtemps de la foi et des choses invisibles, puis, courageux et solennel, il se lança dans l’air léger et commença son plongeon hors du nid ! 

Il se retrouve immédiatement suspendu quelques centimètres plus bas, ayant oublié de dénouer la ficelle ! [rires] Bernie était très gêné et humilié. La forêt entière était morte de rire ! même les non-oiseaux riaient, les souris et les écureuils aussi ! L’écho de la forêt résonnait à ses oreilles : « L’oiseau-marcheur, le grand oiseau-marcheur ! » Alors, il sut que tout ce qu’il avait raconté avait été répandu alentour. Il fallait corriger le tir. 

Il grimpa le long de la ficelle, la rongea pour s’en libérer, prit une autre bouffée de cette choses invisible appelée air, et regarda alentour. La forêt avait retrouvé son silence. Les bébés oiseaux ne font pas ça d’eux-mêmes, vous savez ! Ils sont habituellement surpris dans leur sommeil et jetés hors du nid au moment où ils s’y attendent le moins. Ils ne le font jamais d ‘eux-mêmes. D’une certaine manière, les autres oiseaux savaient ce qu’ils voyaient était inhabituel. Les adultes se souvenaient de ce que ça leur avait fait la première fois. Bernie, l’oiseau qui hésitait à voler, le fondateur de la nouvelle espèce « l’oiseau-marcheur » se préparait à se jeter en bas du nid, cette fois-ci sans ficelle ! 

Il se mit à descendre. La peur s’empara de lui aussitôt, alors qu’il tombait à pic vers le sol. Ce n’était pas un rêve. Cette fois, c’était réel ! Alors qu’il regardait l’écorce de l’arbre défiler devant lui et le sol se précipiter vers lui, il entendit une voix à l’intérieur de lui. Elle lui disait : « Tes ailes ! Tes ailes ! Sors tes ailes ! » 

« Je suis terrifié ! J’ai peur ! » hurlait Bernie dans sa tête. Alors, finalement, tout comme l’avaient fait sa sœur et son frère, au dernier moment il déploya ses petites ailes boudinées qui n’avaient jamais servi et commença à battre des ailes. Effectivement, ce support invisible appelé air le prit en charge. La magie du vol qui avait été bonne pour sa mère, son père, sa soeur et son frère prit la relève. Il senti l’air le portant, le poussant vers le haut. Ça y était, il prenait son essor ! 

Bernie ne pouvait s’en lasser.il vola tout le jour. Il voltigeait, il voltigeait .. Il vola aussi haut qu’l le put jusqu’ à ce que ses ailes soient fatiguées, puis il célébra cette chose invisible que tous appelaient AIR. Il planait autour des arbres en criant : « Regarder, je vole ! » Comme si aucun oiseau ne l’avait jamais fait avant lui ! Tous applaudirent – non pas parce qu’il volait, mais en raison de son courage, puisqu’il avait fait ç tout seul, de lui-même. 

Voilà une histoire toute simple, n’est-ce pas ? C’est un peu drôle de penser à Bernie et à sa confiance en l’invisible. Maintenant, nous allons vous révéler ce que tout ça peut bien vouloir dire pour vous tous. Certains le savent déjà n’est-ce pas ? Mes petits, il y a un ange avec vous en ce moment même. Il est né avec vous, et vous pouvez lui parler chaque fois que ça vous chante. C’est un ange agréable, et il vous aime. Il a l’esprit d’un enfant, il sait même comment vous pensez. Cet ange aime jouer avec les mêmes jouets que vous, et il grandira avec vous au fur et à mesure. Il sera toujours disponible prêt à vous aider en tout temps. 

Maintenant, certains d’entres-vous pourraient dire : « Je n’en vois aucun » C’est parce qu’il est invisible, exactement comme l’air l’était pour Bernie. Nous pouvons aussi vous assurer que cet ange vous soutiendra même quand vous connaitrez des difficultés, ou que vous serez tristes et que tout ne marchera pas comme vous le voulez. C’est un ange qui vous soutient à l’aide d’une énergie invisible, même quand vous êtes en train de tomber dans l’obscurité de la peur. Nous voulons que vous vous le rappeliez, car cet ange vous accompagnera toute votre vie. Il est veau, il est invisible, mais tout comme Bernie l’a découvert, il est très, très réel. 

Peut-être voudriez-vous en savoir plus sur votre ange ? Vous n’avez qu’à le lui demander ! Même s’il est possible que vous ne puissiez ni le voir ni l’entendre comme une personne réelle, l’émotion de l’amour et de l’amitié sera la preuve qu’li est là ! 

Et vous les adultes ? Où est passé votre ange enfant. Est-il encore avec vous, ou l’avez-vous mis à la porte en grandissant ? A-t-il ri en écoutant l’histoire de Bernie ? Peut-être est-il temps de le trouver, car il ne vous a jamais quittés. Il est votre compagnon pour la vie, et il vous fait signe de sortir jouer avec lui. Alors, vraiment, c’est une histoire pour les adultes, car ce n’est pas l’enfant qui éprouve cette peur, mais bien l’adulte. C’est la peur de celui qui ne veut pas quitter le nid de l’intellect et de la réalité tangible pour s’envoler vers les hauteurs de l’enfant retrouvé, du jeu retrouvé, et de la joie de croire en l’invisible. Nous célébrons notre temps passé avec vous, chacun de vous. 

Et il en est ainsi.  Kryeon canalisé par Lee Carroll 

oiseau10 dans NOUVEAU DEPART

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