L’intégration du moi limité dans le soi illimité

Nous sommes à la fois manifestation physique et Essence universelle ; or nous avons oublié notre source.

A mesure de l’éloignement de son identité divine, l’humanité s’est installée dans le doute, la perte de confiance. Le voile s’est graduellement épaissi, et de moins en moins guidée par la sagesse de l’être profond, l’ego trompeur s’est construit avec ses certitudes et son système de croyances. L’ego manipule parfois à notre insu les outils spirituels, énergétiques ou corporels que nous sommes amenés à utiliser. Cela a pour conséquence de générer beaucoup d’illusions et la conviction de l’inutilité de reconnaître nos peurs, la blessure qui nous habite, d’en comprendre le sens…

le soi

Il est vrai qu’il peut être tentant de se tourner vers une recherche spirituelle en évitant soigneusement la confrontation avec nos ombres. Lesquelles finissent pourtant par nous rattraper à un moment ou à un autre de notre vie ! Les enseignements d’éveil font de l’instant présent la clé d’accès à l’ouverture de conscience. Il semblerait qu’il y ait parfois une distorsion de compréhension de cette réalité. En effet, ne pas s’identifier à nos pensées, nos émotions et vivre le moment présent ne signifie pas nier, rejeter ou fuir ces aspects de nous. Guérir les divisions intérieures impliquent d’intégrer l’expérience humaine dans la conscience de notre dimension lumineuse et d’unir les forces de l’horizontalité à celles de la verticalité. Cela implique notre responsabilité envers nous même et envers la vie d’une manière toute différente. Ainsi toutes nos blessures constituent le compost de ce qui devient notre force de vie.

Notre peur la plus intense est très souvent associée à ce que nous avons d’essentiel à réaliser dans notre incarnation présente. A chaque fois que nous appréhendons un événement de la vie, une rencontre de manière difficile, il est en fait question d’une étape initiatique qui s’offre à nous, soit une opportunité de libération, de dissolution de quelque chose qui restreint notre élan de vie. Il est par conséquent de la plus grande importance de vivre nos expériences en toute conscience… Et pour cela nous devons réinvestir ce « territoire sacré », à savoir le présent de notre être dans ce corps. C’est de ce lieu, le corps, la conscience, la sensation dans l’instant présent que nous pouvons accueillir une réaction, une émotion, un sentiment douloureux, prendre conscience d’une programmation qui nous limite. Une réaction, c’est la manifestation d’une mémoire émotionnelle, donc d’une blessure…

Naître à soi-même, car c’est bien de cela dont il est question, c’est s’accompagner dans un processus de reconnaissance de soi à tous les niveaux de l’être, incluant la sphère psychologique. Nous sommes créateurs de nos états intérieurs et non pas victimes. Il importe d’observer ce que nous avons mis en place pour masquer ce désarroi d’être éloigné de notre nature essentielle. La quête intérieure prend tout son sens quand elle inclut la question de la souffrance. Les pensées compulsives, les sentiments de mal-être, les sensations d’anxiété qui nous habitent, mais aussi les pulsions réactives (colères, émotions) ont leur source dans les peurs et les blessures que nous n’avons pas encore réussis à rencontrer, à accueillir, à embrasser. A partir d’une expérience douloureuse, il y a tout un programme qui se met en place de sabotage, d’abnégation, de sous-évaluation, de non-amour de soi… Même si notre ego tente de nous persuader que nous sommes le plus intelligent, le plus beau, le plus performant. Et surtout s’il tente de nous en persuader, c’est pour cacher quelle détresse ?
Quelles sont ces circonstances de vie où nous refusons de lâcher prise ?

L’activation d’une blessure, le refus de mouvement, la rétraction de l’énergie.

La conscience de soi nourrit la confiance en soi. Il nous appartient de démystifier la souffrance pour libérer, accueillir et faire grandir cette confiance, la sentir encore plus palpable en soi. Le non-amour de soi, le manque de valeur et d’estime font que nous nous sentons de plus en plus abandonné par la vie. De ce fait nous cherchons davantage de sécurité, de reconnaissance, de pouvoir. Ce qui conduit inévitablement à se blesser encore davantage. Notre humanité a banalisé l’état de victime et le «consensus social » en joue à notre dépend en actionnant tous les leviers de la peur. Aussi longtemps que nous nous positionnons comme victime de l’autre, de la vie, nous ne pouvons bénéficier du potentiel d’énergie et de conscience à notre disposition. A partir du moment où nous avons créé le petit moi et toutes ces identifications, nous ne vivons plus à partir de notre conscience profonde. Nous fonctionnons à partir d’une conscience de surface qui est une adaptation à notre conditionnement, à notre éducation et toutes les peurs, les appréhensions, les jugements que ceux-ci véhiculent. Ce sont alors nos pensées qui nous disent qui nous sommes, qui nous croyons devoir devenir. Elles élaborent des scénarios sur les autres, sur le monde, souvent fort différents de la réalité. L’être s’est confondu avec le personnage, occultant sa véritable essence… !

plaisir des yeux

Le chemin d’éveil passe, de façon incontournable, par la découverte permanente de ce qui empêche d’Être. La somme des attachements, des attentes, des désirs, des besoins amoindrissent considérablement le sentiment d’Être et de vivre à partir d’une conscience profonde. Un certain nombre d’individus peuvent néanmoins sembler manifester une grande confiance en eux à laquelle s’ajoute force de conviction et charisme mais dont les fondements se trouvent encore dans un système de croyances. Si, de la perspective de l’Être, la peur ne fait que servir l’illusion, sur le plan de la manifestation physique elle n’en constitue pas moins une réelle entrave, générant beaucoup de souffrance. Mes peurs, mes pensées, ne sont certes pas qui Je Suis ; elles sont pourtant mes créations et il m’appartient de les réintégrer, de les transmuter à la lumière de cet espace de conscience plus vaste et inclusif. Nous ne pouvons retrancher une partie de ce qui nous constitue. La lumière doit faire corps avec la densité. S’éveiller à qui nous sommes, c’est l’expérience d’une profonde réunification en soi. C’est à partir d’une conscience ancrée dans le moment présent que nous apprenons à apprivoiser ce qui nous fait peur. Il n’existe pas de technique ou de méthode miraculeuse. La seule pratique à laquelle se conformer est celle qui nous éveille à une aptitude à revenir au présent, encore et encore… ! C’est une sorte de gymnastique spirituelle qui demande entraînement et persévérance, le mental humain étant très mal adapté au moment présent. C’est faire le choix de cultiver cet art d’exercer sa conscience dans l’ici et maintenant afin d’intégrer sur un plan supérieur les pensées, les émotions et les sensations qui véhiculent les peurs, les attentes, et les frustrations. En d’autres mots : l’intégration du moi limité dans le soi illimité.

Excepté, en situation de danger immédiat, la peur – petite ou grande – n’a ni fondement, ni réalité objective dans l’instant présent. Il s’agit le plus souvent d’une projection dans le futur en référence à un conditionnement passé tout en « zappant » le présent. Or, si une difficulté surgit dans le moment présent, il y a de grandes probabilités d’y trouver une résolution. Il n’y a cependant aucun pouvoir d’intervention au regard d’un événement passé si ce n’est que rajouter de la culpabilité ou renforcer le sentiment d’être victime. Et c’est la même chose quant aux peurs que nous projetons dans le futur. Elles procurent un sentiment d’impuissance et pompent nos ressources énergétiques. Lorsque nous luttons contre une peur ou tentons de la nier, elle prend tout l’espace, générant de plus en plus de stress, d’anxiété, d’angoisse. Si nous l’observons à partir d’un espace plus profond et de la sensation du corps dans l’instant présent, son intensité, son impact s’amenuise. La charge émotionnelle qu’elle contient se dissout peu à peu libérant une grande quantité d’énergie jusque là prise au piège de cet état de fixation. La peur peut pourtant se représenter une fois, dix fois… Ce sera alors autant d’opportunités de l’apprivoiser et d’affiner cette aptitude à être de mieux en mieux lesté dans le moment présent, dans le Soi.

En terme métaphorique, la gymnastique spirituelle évoquée plus haut, va permettre de « muscler » la conscience-témoin afin que celle-ci prenne de plus en plus de place. Il est question d’une acuité sensorielle qui donne à voir, à sentir avec clarté les dynamiques dans lesquelles nous sommes à tous moments et les voir à partir d’une certaine distance ; avec empathie et bienveillance. La « Présence » convoque « l’ouverture » ; une ouverture totale envers toute expérience que nous rencontrons !

Puissions-nous cultiver une joyeuse vigilance au quotidien et faire le choix résolu de se resituer dans un ordre intérieur, dans une intégrité à tous niveaux, dans la clarté et le discernement… En sachant refuser la compromission, la manipulation et toute forme d’illusion, même si celle-ci est porteuse de belles promesses, comme la sécurité, par exemple. Nous sommes créateurs de notre propre vie mais notre engagement envers nous-mêmes ainsi que notre persévérance à oser nous hisser au-delà des conditionnements et des habitudes mentales sont souvent bien défaillants. En chacun sommeille un être libre de tout jugement, de toute pulsion réactive et doté d’une grande capacité à ressentir, à s’émerveiller, à aimer, à compatir !.. Un être capable de se tenir là, dans le moment présent, et d’embrasser tout ce qu’il contient : une peur, une émotion ; sans tentative de fuite, de déni. Sans complaisance et sans compromis non plus. L’époque nous engage à inviter une conscience plus profonde à façonner notre humanité. 

Article écrit par Sylvia Garance paru dans la revue le 3e millénaire

LA GUERION EST ALCHIMIQUE ET INSTANTANEE

 

7dhUcuf« Le changement est immédiat, mais c’est la résistance au changement qui prend parfois une vie à se briser », dit un vieux proverbe hébreu. C’est dans les champs énergétiques de votre esprit, de votre cœur et de votre volonté que vous pouvez transformer le plomb de la matière (le contenu énergétique compact et dense de vos souvenirs, de vos attitudes, de vos croyances et de vos expériences) en or. Tout comme les anciens alchimistes cherchaient la pierre philosophale qui transformerait le vil métal en or, vous pouvez utiliser vos connaissances sur les archétypes pour trouver les raisons d’être et le sens profond des événements qui se produisent dans votre vie physique.

Par exemple, le pardon permet de transformer le plomb des souvenirs pénibles en l’or du discernement. Inversement, si vous savez que vous devriez pardonner, mais choisissez de ne pas le faire, vous ajouter du plomb à votre esprit et à votre psyché, et il s’accumule au fil du temps comme un poids mort dans vos cellules. Le plomb, ce sont toutes ces questions non résolues, entre autres la haine, l’amertume, l’amour non partagé et le regret, qui viennent taxer votre corps ainsi que votre esprit. Plus les questions restent en suspens, plus le plomb est lourd.

Le poids énergétique de votre histoire a un impact sur la résistance de l’être biologique. Les mémoires des cellules « plombées » ralentissent la vitesse du fonctionnement des cellules saines, ralentissement qui augmente les risques de développement des maladies. Personnellement, je vois cette corrélation sous forme de l’équation suivante : poids = attente. Toutes les situations non réglées sur les plans psychique, émotionnel et mental augmentent le poids que vous portez dans votre champ énergétique. Attendre pour que le changement s’effectue dans votre vie. ceci signifie que vous remettez sans le savoir à plus tard une solution ou que vous vous empêchez de guérir une maladie.

C’est dans l’ouvrage Contes de Noël de Charles Dickens que l’analogie au plomb que l’on porte en soi est le plus clairement mise en évidence. Dans cette histoire bien connue, Ebenezer Scroog reçoit, le soir de Noël, un avertissement de mauvais augure l’informant qu’il doit changer ses attitudes, sinon il lui en cuira. Le cauchemar de Scrooge commence lorsque le fantôme de son ancien associé, Jacob Marley, lui rend visite. Ce dernier traîne derrière lui tout un poids de lourdes chaînes. Scrooge, qui s’enquiert de quoi il s’agit, se fait répondre par le fantôme qu’il porte les chaînes qu’il s’est forgé dans sa vie sur Terre.

« J’ai fabriqué chacun des chaînons, mètre après mètre. J’en ai ceint mes reins de mon propre chef et c’est mon livre arbitre qui me les a fait porter. Ceci vous semble-t-il étrange » ?

Scrooge se mit à trembler. « Connais-tu le poids et la longueur de la chaîne que toi-même tu portes ? poursuivit le fantôme. Elle était aussi lourde et longue que celle-ci il y a sept Noëls. Sans oublier que tu as continué à y œuvrer depuis. Quelle est lourde cette chaîne » !

Marley avait sans doute forgé sa chaîne par manque de générosité et de compassion envers son associé, Scrooge, de la même façon que nous nous forgeons nos propres chaînes maille après maille à force d’accumuler du plomb chaque fois que nous choisissons de « faire le mort ». Ce que Marley propose à Scrooge, ce n’est rien d’autre que de transformer son plomb en or. Cette histoire de Dickens nous présente la transformation personnelle de l’archétype de l’Avare en l’archétype de l’Enfant divin. Après cette rencontre qui le secoue, Scrooge plonge dans son laboratoire intérieur, où il reçoit la visite des esprits des Noëls passés, présents et futurs. Ces derniers lui font voir ses erreurs, comment il en est arrivé là, où il se situe à cette étape, ce qui lui arrivera s’il ne prend pas garde.

Le travail que nous devons accomplir ressemble à celui de Scrooge : il faut cesser de forger du plomb dans notre présent et commencer à transmuter celui que nous portons en or. Une fois que nous avons pris conscience de cette règle, il nous est plus aisé de comprendre la raison pour laquelle la médecine énergétique et les traitements médicaux ont parfois des effets limités sur les maladies.

La médecine énergétique est une vieille méthode de guérison qui fait appel au massage, à l’aromathérapie, à l’acupuncture, la chromothérapie et autres méthodes pour activer et libérer les blocages énergétiques qui se sont formés avec le temps. L’objectif de ces méthodes de guérison est de dissoudre la lourde énergie du passé pour faciliter le flot de l’énergie présente. En prenant conscience des attitudes et des croyances négatives, ainsi que des souvenirs traumatisants qui maintiennent votre énergie dans le passé, vous ramenez cette réalité énergétique dans le présent, lui permettant ainsi d’augmenter la force vibratoire de tout votre système.

Plus vous êtes dans le moment présent, plus les fréquences de la conscience dans le présent sont élevées. Et dans le processus, votre champ énergétique se branche sur le champ énergétique cosmique. Quand vous vivez dans le moment présent, les parfums de l’aromathérapie se transforment en odeurs de guérison. Le pardon transforme les poisons de colère et du ressentiment. Votre guérison s’accélère et toutes les limites imposées par la « tribu » en ce qui a trait aux maladie (« il faut au moins six mois pour se guérir de telle maladie et cinq ans pour guérir telle autre« ) se dissolvent. Vos épaules sont délestées du fardeau du passé et, avec lui, le temps d’attente de résultats est réduit.

Cependant, pour avoir accès à l’état d’intemporalité, il faut remettre notre volonté au Divin et vivre en fonction de ce choix. L’exemple le plus flagrant de cette démarche est Jésus, un maître que l’on associe le plus aux guérison spontanées. Jésus a en effet souvent réprimandé ceux qui lui demandaient de l’aide, leur disant qu’ils devraient avoir la foi et revenir dans l’instant présent…

Les comptes rendus des guérisons faites par Jésus semblent indiquer qu’il existe un lien étroit entre la capacité à accepter une guérison intemporelle et celle à faire abstraction du temps linéaire. Ces guérisons prouvent que nous pouvons passer de la réalité physique à la réalité symbolique et que nous travaillons alors dans les creusets de notre laboratoire intérieur, où nous transformons le vil métal en or. Mais pour cela, il nous faut accepter de vivre en fonction du mystère des lois de l’intemporalité, de servir l’esprit avant tout, de renoncer aux seules perceptions sensorielles des trois premiers chakras, c’est-à-dire ceux de la survie sur le plan physique. La reddition de Jésus à la volonté divine se reconnaît à la façon dont il accepte constamment ce qui doit se passer l’instant suivant. Ainsi, dans les jardins de Gethsémani, même s’il demande à Dieu de le libérer de ce qui l’attend, l’instant d’après, il accepte la volonté de Dieu.

Les cas de guérison et de rémissions spontanées, souvent qualifiés de miracles, ne se comptent plus. Chaque fois, la guérison est précédée d’une décision de lâcher prise, de pardon, de volonté de changer et, en général, d’une acceptation à cheminer de façon différente dans le vie. chez les gens qui ont fait des choix d’intemporalité, il émane une énergie et un charisme qui attirent les autres dans leur champ d’énergie protectrice divine, un témoignage de foi manifesté.

Chacun des contrats qui nous lient tacitement à la vie est une expérience temporelle qui comporte une part d’intemporel. Vous pouvez être assuré que tout ce que vous faites et que toutes les personnes avec qui vous entretenez des relations échapperont à un moment donné à votre contrôle. Lorsque vous serez rendus là, vous seriez bien avisé de délaisser les perceptions de la première colonne pour, ainsi que je le dis aux gens qui participent à mes ateliers, passer à la troisième colonne afin de percevoir une réalité intemporelle. Vous devez considérer les circonstances dans lesquelles vous vous trouvez comme étant en dehors du temps et de l’espace, comme une histoire archétypale animée par un thème, des personnages et résultant d’un apprentissage.

Cette histoire doit en quelque sorte vous donner l’occasion de rendre les armes devant le Divin. Tout acte de renoncement se traduit par une intervention intemporelle : le temps s’amenuise alors que l’intemporalité augmente dans votre champ énergétique. Les pensées se forment beaucoup plus rapidement lorsque vous ne suivez pas le temps linaire, l’histoire chronologique, qui ressemblent aux chaînes de Marley. Votre énergie augmente, votre vieillissement ralentit et votre corps génère la santé. Toutes ces choses ne sont que mathématique, purement divines.

retranscrit par Francesca du blog http://francesca1.unblog.fr/

Extrait du livre Caroline MYSS, intitulé « CONTRATS SACRES »  aux éditions Ariane.

QUAND ARRIVE LA GRACE ET LE CHARISME

 

2 (2)Les philosophes et théologiens occidentaux se sont longuement interrogés sur la nature de la grâce et les modalités de sa réception. La grâce m’apparaît comme une forme d’énergie vitale en provenance du Divin, l’équivalent occidental de ce que les Indiens appellent le prâna (littéralement le « souffle de vie ») et les chinois, le chi. Le chi a plusieurs sens, comme l’air, le souffle, le tempérament et la force, mais il désigne habituellement l’énergie vitale qui circule dans le cops, emmagasinée par celui-ci et par le souffle même ; ce sont deux aspects du chi considérés comme étant inséparables. On conçoit souvent cette énergie vitale comme une force impersonnelle émanant de la Source d’énergie magnétique de l’Univers ; selon les croyances taoïstes, elle arrive directement de l’Etoile polaire et de la Grande Ourse.

La différence essentielle entre les conceptions orientale et occidentale de cette force vitale, c’est que les Orientaux croient pouvoir favoriser le lux du prâna et du chi par la méditation et par des exercices physiques comme la maîtrise de la respiration, le yoga et le qigong.

Bien que la plupart des Occidentaux croient que la grâce coule du Divin, la religion occidentale est divisée quant à la nature de ce qui déclenche le processus. Selon certains, la grâce est nécessaire à notre santé spirituelle et à notre salut ultime, mais nous dépendons complètement d’un Dieu capable de nous l’accorder ; cette perspective semble diminuer le rôle du libre-arbitre. D’autres estiment que nous ne pouvons compter que sur nos propres efforts en vue du salut, mais trouvent difficile d’expliquer ces infusions soudaines et inattendues d’énergie et d’intuition qui peuvent retourner notre vie sens dessus dessous d’une façon constructive. Pour certains chrétiens, la grâce est un supplément spirituel qui nous est donné lorsque nous le demandons par la prière ou le méritons par l’usage de rituels sacramentaux. D’autres croient que la grâce nous vient de Dieu sans qu’on la demande, tout comme elle afflue dans le cœur d’un enfant que l’on baptise, ou qu’elle agit comme une sorte de force secrète, dans le cœur d’un pécheur, pour l’amener au repentir.

Mais quels que soient le moyen et le moment de son arrivée, la grâce, selon la plupart des gens, accroit notre force vitale et nous confère pouvoir, protection et courage lorsque nous en avons besoin. Elle peut guérir des maladies et prodiguer des bienfaits. Je crois que nous pouvons mériter la grâce par la prière, la méditation et d’autres pratiques spirituelles qui accroissent la présence en nous. Mais je  crois également qu’une forme divine de grâce nous prodigue la force et l’orientation spirituelles, et afflue en nous au besoin, sans nécessairement que nous la demandions. Cette énergie divine, c’est notre charisme, une expression unique de la grâce qui nous donne le pouvoir de remplir notre Contrat Sacré. Le mot charisme vient d’une racine grecque qui signifie « don ». Il dérive de l’ancienne théologie chrétienne, dans laquelle il désigne un certain don divin accordé aux croyants pour démontrer la force de la présence divine dans leur vie. Un don était censé prouver l’intimité de la présence divine dans la tâche à accomplir en cette vie.

Parfois, nous prenons conscience d’avoir reçu ce don de grâce qu’après en avoir constaté les effets dans notre vie. Mais à certaines occasions, nous pouvons faire l’expérience d’une épiphanie (du grec signifiant « manifester ») une soudaine illumination de notre union intime au Divin. Lors d’une épiphanie, votre relation à Dieu passe du doute ou de la peur à la confiance profonde. Vous comprenez soudainement que tout dans votre vie, découle de l’intervention divine, de la grâce de Dieu. Un peu comme la fin soudaine du chaos intérieur et du manque d’orientation ou de sens… Par une subite infusion de charisme, vous perdez votre incapacité de trouver un sens aux difficultés de la vie, incapacité qui était associée au poids émotionnel d’une vie apparemment sans but ni raison, et vous savez que chaque instant de vote vie est soumis à l’ordre divin.   

Les groupes comme les individus possèdent leur propre charisme. Les tribus et les autres organisations communautaires ont une grâce collective par laquelle elles identifient leur dessein spirituel particulier. Les rituels et les cérémonies tirés du centre d’intérêt et d’un groupe s’appuient sur le charisme qui les guide : ils constituent également une façon pour ce groupe de savoir s’il est approprié d’y admettre telle personne.

Certains essaient d’ignorer cette grâce divine, alors même qu’elle circule en eux.

Dans la mesure où vous pourrez reconnaître et accepter la grâce et les conseils qui vous parviennent, votre vie deviendra plus gratifiante. Le fait d’envisager la vie sur le plan symbolique veut dire toujours chercher le sens élargi et profond de n’importe qu’el événement. Cette vision transcende le plan physique et, surtout en période de stress et d’affrontements, vous permet de transcender des événements et de les considérer dans le contexte de votre vie entière – du point de vue de vote esprit guide, par exemple.

Même si vous n’avez pas ressenti la présence d’un esprit guide ou que vous ne soupçonnez pas d’être en train de vivre une mission qui vous a été confiée avant la naisse, vous avez peut-être remarqué certains schémas récurrents de problèmes ou d’événements apparaissant dans votre vie. Peut-être éprouvez-vous des difficultés avec vos parents ou vivez-vous des relations troublées avec d’autres hommes ou femmes. Certaines maladies ou difficultés se répètent peut-être au cours de vote carrière. Même si votre vie est satisfaisante dans l’ensemble, peut-être avez-vous le sentiment qu’il vous manque quelque chose. Vous devez peut-être essayer de voir  ces choses d’un point de vue différent.

Pour ce faire, il vous faut être sensible non seulement à votre environnement physique, mais aussi à des lieux où le paysage est plus symbolique  qu’authentique. L’un de ces plans, qui nous est tous familier, est le domaine des rêves.

retranscrit par Francesca du blog http://francesca1.unblog.fr/

Extrait du livre Caroline MYSS, intitulé « CONTRATS SACRES »  aux éditions Ariane.

L’Amour et la Lumière

 

images (8)Le mot Amour est très présent dans vos échanges, qu’ils se fassent par le verbe prononcé ou écrit. Cependant, ce que je voudrais aborder dans ce message, c’est tout autre chose que ce que vous concevez, bien que, dans l’absolu, il n’y ait aucune différence. Cependant, vous cheminez dans un monde dimensionnel, avec des plus et des moins, avec des définitions ou des étiquettes pour nommer ce qui est vous et ce que vous prétendez ne pas être vous, ou plus simplement pour reconnaître ce qui vous entoure. Je vais donc me livrer à un petit exercice de séparation de l’unité. Mais, gardez bien à l’esprit qu’il s’agit d’une nécessité pour me faire comprendre et essayez, comme moi, de rester tout de même dans la reliance qui veut que tout est Un. Sachez aussi que ce ne sera qu’une approche vous permettant, si vous le voulez, d’entrer dans une compréhension plus juste de l’Amour. Une simple approche pour que vous ne vous ancriez pas dans cette information qui en appellera d’autres.

Lorsque je vous écoute, vous prononcez également très souvent le mot Lumière. Mais pour vous, mes Amis, qu’est-ce que la Lumière ? En avez-vous une idée, aussi vague soit-elle ? Voilà une question à laquelle il n’est pas aisé de répondre, je le reconnais. Et, quand vous vous y essayez, je remarque que votre réponse est toujours un autre mot qui n’a guère plus de définition que celui sur lequel je vous interroge en ce moment. Comme un serpent qui se mordrait la queue.  La plupart du temps, vous utilisez le vocable Lumière pour vous référer à ce que vous dites être les valeurs les plus hautes, les plus spirituelles et les plus divines. Or, pour ce qui me concerne, et dans mon esprit qui est tout entier dans la reliance multdimensionnelle, rien n’est plus haut, plus spirituel ou plus divin que quoi que ce soit d’autre. De plus, très souvent, vous faites des mots Lumière et Amour des synonymes, leur donnant un sens quasi identique. Alors, je vous le demande, lorsque vous parlez d’Amour, de quoi parlez-vous ? De même pour la Lumière ?

Vous souvenez-vous de ce qui vous a été dit concernant l’incréé et la Source ? Je vous le rappelle brièvement : vous avez pu y lire que la Source était en quelque sorte le point de passage, ou l’interface entre l’Incréé et le créé, à savoir les mondes manifestés. D’autres préfèrent le terme matrice dans le sens où elle donne forme à l’Incréé, mais qu’importe. Il a été également précisé que vous confondiez quelque peu la Source avec Dieu, c equi avait pour effet de vous limiter et vous faire tourner en rond comme vous le daites avec la Lumière e tl’Amour.

Ce que je veux vous expliquer, c’est que vous pouvez calquer le smots Amour et Lumière sur ce qui vous a été expliqué au sujet d el’Incréé et du créé, mais avec une petite différence. Dans ce nouveau tablau que je vous propose, c’est vous qui devenez la Source. Ains, placez l’Amour dans l’Incréé et voyez-le passer et s’écouler, par la Source que vous êtes, dans l’univers manifesté où il devient créé et prend alors le nom de Lumière. Nous sommes à son image.

Je vous rappelle les paroles prononcées à Moïse : « Je suis Celui qui est ». Cette formulation ne souffrait ni commencement ni fin. Je suis es Incréé et il est l’Amour. En d’autres termes, l’Amour c’est être. Comprenez-vous mieux pourquoi nous vous disons : Soyez. Et quand nous vous invitons à être, c’est avec tout ce qui vous caractérise, donc aussi bien avec ce que vous considérez comme vos plus ou vos moins. Je vous le rappelle, vous êtes une expression unique et originale de l’Amour, donc de Celui-Celle qui est, et refuser la moindre chose de vous-même, c’est refuser cet Amour. Dans ce cas, comment pourriez-vous devenir cette Source qui transforme sur ce monde l’Amour en Lumière ? Comprenez, en lisant cette dernière phrase, combien il est vain de demander de l’Amour ou de la Lumière pour vous ou pour les autres. Il ne peut vous en être donné davantage puisque vous êtes totalement cela. Tout ce que vous avez à faire pour le vivre pleinement, c’est d’être Celui-Celle qui est, donc vous : Robert, Ghislaine, Amadou ou Francesca. Soyez simplement cela et l’Amour s’écoulera librement en vous et deviendra une Lumière unique et originale, celle que vous êtes venus rayonner sur la Terre.

Avez-vous remarqué que les gens qui vous attirent, ou qui vous repoussent fortement parfois, sont ceux qui ont de la présence. En d’autres termes, ceux qui assument ce qu’ils sont, et quelle que soit l’opinion que vous avez au sujet de leurs actes, car cela est autre chose. Mes Amis, ce charisme n’est rien de moins que leur Lumière personnelle. Parce qu’ils sont ce qu’ils sont, leur essence incréée – l’Amour – coule librement en eux et devient Lumière que vous pouvez ressentir en leur compagnie. Cette Lumière peut être percutante ou plus discrète, c’est d’une part une simple question de choix ou de mission qu’ils ont acceptée dans cette dimension. C’est, d’autre part, parce qu’il n’existe pas deux Lumières exprimée semblables. Celle-ci peut vous plaire ou pas, c’est alors une question  e résonance avec ce que vous êtes personnellement. Mais elle laisse une empreinte à celui qui la croise et, quoi que vous ressentiez intiment, sachez que ces êtres sont dans l’acceptation de l’Amour qu’ils véhiculent. Ils sont vraiment vivants d’Amour.

Je vous rappelle maintenant les paroles de celui qui fut Yéchoua : « Je suis le chemin ». Elles sont importantes car il a montré durant son passage, à l’époque, de nombreux visages, bien que ceux-ci ne soient pas toujours relaté dans vos textes sacrés. Ces visages sont en particulier ceux d’un homme en incarnation, tout simplement, avec des peurs, des colères et des incompréhensions. Il a vécu tous ces sentiments pour vous signaler que vous étiez semblables à lui. Il les a choisis pour vous dire que le chemin, c’est d’être, être ce que vous êtes vraiment dans l’instant où vous l’expérimentez. Puis, ensuite, i a pris d’autres visages, ceux du Maître qu’il a toujours été, pour vous montrer ce que vous pouviez devenir en assumant votre rôle humain : un maître incarné. Il a pris le visage de la force du Père, celui de la Foi qui déplace les montagnes, celui de la Lumière accomplie qui l’a conduit à l’Ascension.           

Mes Amis, vous vous êtes créés parfaits, avec des outils parfaits pour votre rôle particulier. Votre lumière est votre Amour unique et original en action dans les dimensions. Si vous trouvez que vous ne possédez guère de Lumière, c’est peut-être que vous lui faites obstacle en essayant d’être autre chose que vous-même. Car l’Amour est l’état du soi, être soi est l’acte divin, et la Lumière en est le fruit.

Extrait de ADONAI (page 115) transmis par Hilaïhi 2012- aux Editions HELIOS

Maintenir la Lumière

 

Gif coeurAffectez le champ d’énergie qui vous entoure. Ce processus indique votre connexion au Treillis cosmique et la connaissance que vous avez au niveau cellulaire. Ainsi, vous avez la possibilité d’affecter les choses autour de vous et, très chers, je ne parle pas ici de plier le manche d’une cuillère, mais de transformer le cœur humain. 

 

En maintenant la lumière, ce qui signifie « le choix d’élever son seuil vibratoire et d’éveiller sa conscience au niveau cellulaire », vous seuls pouvez stimuler l’énergie, où que vous vous trouviez. Et, cette énergie est harmoniée « grâce à votre intention ». S’il m’était possible de vous expliquer ce qu’est le Treillis cosmique, je vous parlerais de ses multiples points d’accès énergétiques, sortes de récepteurs spécifiques qui attendent l’arrivée d’énergies complémentaires. Comme il ne s’agit pas d’une leçon sur le Treillis, nous attendrons une autre occasion, mais le labyrinthe énergétique est bien vivant, conscient et reconnaît la Famille ! 

 

Cette « harmonisation » explique pourquoi une personne peut, véritablement, modifier l’énergie d’une pièce. Chaque niveau d’intention et de fréquence est semblable à un jeu d’instructions complexes destinées au Treillis cosmique. Chaque humain doué d’une énergie vibratoire élevée peut s’y accorder à sa façon. La structure cellulaire humaine comprend le schéma d’harmonisation a Treillis et, au cours de son périple sur cette planète, chacun d’entre vous disposera de dons spécifiques afin de libérer de l’énergie ; il suffit à certains de pénétrer dans une pièce pour sentir les regards de tous les autres se porter sur eux – c’est ce que vous appelez le charisme. Mais, en réalité, il s’agit de tout autre chose,  soit d’un « réglage » du Treillis qui voit son énergie transformée par une personne et dont le changement est pourtant ressenti par tous. Par ailleurs, certains d’entre vous pourront imposer leurs mains au-dessus de personnes sensibles à leur aide. Dans ces moments-là, ils seront appelés « guerriers de l’énergie ». Ils seront des vecteurs d’aide. Nombre d’entre vous comprendront que les mains sont beaucoup plus efficaces lorsqu’elles ne touchent pas le corps qu’elles veulent soulager. En agissant ainsi, des personnes influenceront leur environnement, ainsi que celui des gens qu’elles soulageront de leurs maux. Ce nouvel accord qui se produit ainsi au cours de la guérison modifie l’énergie du Treillis grâce à une communication extraordinaire entre les cellules du patient – les filaments de l’ADN où toutes les connaissances sont stockées. Ce phénomène déclenche non seulement la permission de guérir, mais également la libération du pouvoir de guérison, grâce à l’utilisation d’informations qui ont toujours existé dans l’ADN. 

 

Vous avez connaissance de ce don depuis un certain temps, mais attendez-vous à ce qu’il soit amplifié. Eux d’entre vous qui sont des guerriers de l’énergie et, de ce fiat, familiarisés avec cette notion, savent parfaitement que leur environnement peut être modifié. Alors, cherchez à intensifier cette énergie. Testez-là, prenez des notes, trouvez des réponses : il s’agit de science, vous savez, la science de l’énergie. Elle possède des caractéristiques que vous pouvez ressentir et qui peuvent vous aider à mieux la syntoniser et l’accorder à votre besoin. 

 

Gif coeurCe processus dépasse largement le cadre de la guérison énergétique. Cette stimulation d’énergie se rapporte à l’abandon de ce que vous avez appelé dans le passé « vos boucliers protecteurs » et que vous pouvez maintenant laisser tomber. Aucune entité obscure ne pourra vous atteindre – pas avec le niveau d’énergie que vous avez atteint ! Au contraire, vous créez autour de vous une bulle de poussée énergétique parfaite ! Il s’agit de la divinité, et aucune vibration inférieure ne pourra l’affecter ! Cela concerne aussi la physique élémentaire. L’eau remonte-t-elle le lit des rivières ? Que peut faire la faible énergie d’une pile contre celle d’un éclair ? La pénombre existe-t-elle dans la lumière ? Non. Les ténèbres sont chassées par la lumière. 

 

Ce message est destiné à ceux d’entre vous qui craignent l’obscurité. Soyez attentifs, car il ne s’agit pas seulement de lois physiques, mais aussi de logique spirituelle. De nombreux magiciens puissants travaillent avec les ténèbres, car ils ont découvert qu’elles possèdent une énergie propre. Ils ont raison. Cela aussi fait partie de l’équilibre de l’univers. Et ils peuvent vous attaquer grâce à leurs sortilèges (leur puissante intention obscure), en vous ébranlant avec l’énergie dont ils disposent. Tout d’abord, vos cellules prennent conscience de cette énergie (bien réelle) et adressent à votre esprit un message de peur. Celle-ci accentue alors l’effet de cette énergie et bientôt, votre équilibre physiologique et votre comportement se mettent à coopérer avec les énergies du sortilège. C’est ainsi que se produit ce phénomène. Beaucoup d’entre vous sont « conscients sur le plan énergétique depuis des années et se sont protégés avec leur propre « bouclier ». Mais cela n’est plus nécessaire. 

 

Nous vous déclarons maintenant que votre nouveau seuil vibratoire et votre intention peuvent produire une stimulation d’énergie, où que vous soyez. Cette énergie est semblable à un phare dont la lumière chasse la pénombre. Aucune énergie obscure ne peut exister. Les boucliers représentent un vieux concept, chers guerriers de la lumière. En définitive, vous devez faire front sans bouclier, car les flèches des ténèbres s’évanouissent avec la lumière – et la stimulation de l’énergie que vous provoquez est la lumière. Voilà un attribut amusant. Le bouclier représentera toujours une défense contre l’obscurité. La lumière est une énergie offensive contre les ténèbres. Imaginez-la comme un « destructeur des ténèbres ». Je vais vous expliquer ce u se produira lorsque vous rencontrerez une personne essayant d’utiliser l’énergie des ténèbres ; vous finirez par l’influencer ! Voilà ce qui va se passer. Le don que vous offre le Treillis et qui vous permet de maintenir haute la lumière est très précieux. Ceux d’entre vous qui sont parés de la sagesse de Dieu n’en abuseront pas, car cela leur sera impossible ; dieu est prédisposé à l’amour. La sagesse permettant l’usage approprié de la lumière vous est fournie en même temps que la capacité de brandir le flambeau. L’énergie qui vous anime est celle de l’amour – et elle est divine. 

 

Kryeon, canalisé par Lee Carroll – le pouvoir de la conscience issu des Messages de notre Famille 

Simon-Pierre

Quant à Simon-Pierre, dont la Tradition catholique romaine a cherché à nous faire croire qu’il a été, en son temps, le roc sur lequel le Christ a voulu édifier « son » Église, je ne l’ai jamais vu jouer le rôle dominant qu’on lui attribue aujourd’hui. 

Simon-Pierre dans PERSONNAGES HISTORIQUES saint-simon-gd

Malgré un indéniable charisme qui lui valait de rassembler sans effort un auditoire autour de sa personne, c’était aussi un homme hésitant et bourru qui s’emportait facilement. Il est très possible que ce soit d’ailleurs ce côté humain qui ait plaidé en sa faveur. Les plus simples allaient spontanément vers lui puisqu’il leur ressemblait, jusque dans son illettrisme. Quoi qu’il en soit, tous les souvenirs que je garde encore en moi et qui le concernent me font penser que ce sont les visées temporelles des premiers Pères de l’Église chrétienne qui ont plaidé afin de lui octroyer la place majeure que l’on sait. 

Nos tempéraments respectifs ont fait que nous nous sommes rapidement perdus de vue une fois passés les premiers mois qui suivirent la Crucifixion. C’est sans doute à partir de ce moment-là qu’il a acquis une autre dimension car je me souviens qu’on signalait un peu partout sa présence comme s’il était pris d’une frénésie de déplacement. Son absence de culture alliée à un goût prononcé pour les affirmations autoritaires ont, je crois, été les facteurs essentiels qui l’ont amené à se montrer assez dogmatique dans la propagation de la Parole du Maître. Lorsque l’on n’a pas le bagage nécessaire pour saisir toutes les subtilités d’un enseignement métaphysique, le réflexe naturel de tout être humain est de vouloir figer ce qu’il a compris dans des formules sécurisantes et quasi-définitives. 

Cependant, quand on connaît un peu le parcours de l’âme qui s’est incarnée dans le personnage de Simon-Pierre, on doit saluer le travail d’humilité que celle-ci a dû accomplir sur elle-même afin d’endosser un tel rôle de son vivant. 

Des découvertes spontanées dans les Annales akashiques me poussent en effet à confirmer les dires de certains mystiques qui ont vu en Simon-Pierre l’une des réincarnations de Socrate. Tout se serait passé comme si la conscience du philosophe grec avait voulu expérimenter en elle des retrouvailles avec une approche très simple du Divin, ceci afin de contrebalancer ses percées antérieures dans le domaine de la philosophie et de la métaphysique pure. L’excès de cérébralité au détriment du coeur conduit souvent les plus grandes âmes à endosser  régulièrement des « masques » fonctionnant de façon plus basique. A vrai dire, en ce sens, Simon-Pierre incarnait parfaitement l’un des aspects les plus importants de l’Enseignement du Christ, à savoir la nécessité d’un enracinement dans le quotidien par des points de repère très simples comme la ferme volonté d’avancer, l’élan et la perception claire du But. 

Je crois que cette « limitation » acceptée par l’âme de Simon-Pierre a constitué dans sa vie un indéniable facteur de frustration et donc de souffrance… d’où ses fréquentes altercations avec Jean dont la subtilité de pénétration métaphysique devenait, à ses yeux, exaspérante. Simon-Pierre avait, d’autre part, parfaitement conscience qu’il n’était pas convié à toutes les réunions parfois improvisées par le Maître. Après le célèbre miracle de la multiplication des pains, une cinquantaine de personnes furent invitées à un enseignement sur les lois subtiles de l’abondance et ce qu’il était convenu d’appeler le « grenier du Père » ou encore les « granges célestes ». Simon-Pierre ne fut pas de leur nombre. Je garde particulièrement en mémoire la scène de jalousie qu’il fit devant le Christ dès qu’il eût appris l’existence de la réunion en question sur les bords du lac de Tibériade. 

  Pour toute réponse, et sans y accorder apparemment d’importance, le Maître lui dit simplement ceci: « Tant que tu demeureras dans l’envie, Simon, je te donnerai des occasions de vivre l’envie. Bois son vinaigre jusqu’à l’écoeurement… Après, tu reviendras me voir et nous parlerons du meilleur de toi-même… » De semblables paroles peuvent paraître laconiques et sèches mais elles furent prononcées avec une telle douceur que Simon-Pierre reconnut le soir même et devant nous tous que c’était la plus belle marque d’Amour qu’il ait jamais reçue. Il ne parlait pas des mots prononcés mais de ceux, non audibles, qui se cachaient derrière eux et qui n’étaient tissés que de compassion. 

Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

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