POURQUOI S’OUVRIR AU CHANNELING

 

Avec le channeling, vous pouvez avoir accès à toutes les idées, toute la connaissance et toute la sagesse qui sont connues et le seront jamais. Quand vous « canalisez », vous accédez à ces royaumes supérieurs en vous connectant à un guide de haut niveau, ou à votre moi supérieur, qui abaisse cette vibration supérieure et vous la rend plus facilement accessible. Le channeling suppose d’effectuer consciemment un repositionnement de votre esprit et de votre espace mental afin de parvenir à un état élargi de conscience vous permettant de vous connecter à votre guide. Pour atteindre cet espace, vous aurez besoin d’apprendre à vous concentrer, à mettre de côté vos propres pensées et à devenir réceptif à une guidance supérieure.

channeling

Dans cet état de réceptivité, vous devenez le vecteur à travers lequel se manifestent des énergies supérieures que vous pouvez employer à créer le bien. Vous avez une aptitude innée à parvenir à ces royaumes supérieurs ; vous vous reliez directement à eux dans les moments d’inspiration, de guidance intérieure et de créativité. Si vous n’êtes pas capable d’accéder à ces royaumes aussi facilement et aussi souvent que vous le souhaiteriez, des guides peuvent vous prêter assistance pour développer ce talent naturel à vous connecter aux royaumes supérieurs. Ils le font en stimulant votre énergie, en vous offrant des opportunités d’évoluer dans de nouvelles directions, en agissant comme des enseignants et des interprètes, et en vous montrant comment affiner vos facultés pour naviguer au sein de ces dimensions plus élevées. Grâce à des moyens agréables et en adéquation avec votre objectif supérieur, les guides peuvent vous aider à vous élever.

Votre guide vous encouragera et vous aidera à découvrir votre propre savoir intérieur. En continuant à vous relier à lui, vous établissez une connexion plus forte, plus ouverte, plus fine et plus constante avec les royaumes supérieurs. À mesure qu’une vibration plus élevée va directement affluer dans votre esprit, vous aurez des visions intuitives, et des expériences de guidance intérieure ou de connaissance plus fiables et plus fréquentes.

Le channeling est une porte d’accès à plus d’amour ; l’amour abonde dans les royaumes supérieurs. Le channeling est une connexion qui va vous stimuler, vous encourager et vous soutenir. Le but de votre guide consiste à faire de vous un être plus puissant, plus indépendant et plus confiant. Les qualités que vous allez trouver en votre guide — un amour constant, une parfaite compréhension et une compassion sans limites — sont celles d’une relation parfaite.

Le channeling vous apportera le maître éclairé que vous cherchez, celui qui vient de l’intérieur plutôt que de l’extérieur. Le channeling peut conduire à une plus grande compréhension, et vous aider à trouver des réponses à des questions telles que : « Pourquoi suis-je ici ? », « Quel est le sens de la vie ? » Pratiquer le channeling, c’est comme grimper au sommet d’une montagne, là où la vue est étendue. C’est une façon d’en découvrir plus sur la nature de la réalité, d’apprendre sur vous-même et sur les autres, et de voir votre vie selon une perspective plus globale qui vous aidera à découvrir le sens plus large des situations dans lesquelles vous vous trouvez. Qu’il s’agisse des problèmes courants du quotidien ou des questions spirituelles qui constituent les plus grands défis, votre guide va vous aider à y trouver des réponses. Vous pouvez utiliser le channeling pour soigner, enseigner et accroître votre créativité dans tous les domaines de votre vie. En accédant aux royaumes supérieurs, vous pouvez être le vecteur d’une grande connaissance, de la sagesse, de belles inventions et œuvres d’art, de philosophie, de poésie, ainsi que de toutes sortes de découvertes.

Le channeling ne va pas résoudre tous vos problèmes. Il va vous changer uniquement de la façon dont vous voulez changer. C’est vous qui allez faire usage des paroles de sagesse. C’est vous qui allez agir, faire le travail et veiller à ce qu’il se répercute dans le monde. Vous continuerez à être responsable de votre vie. Le channeling n’est ni un remède universel ni une fin en soi. Comme nous l’avons dit, il ne fait qu’accélérer vos possibilités de développement et d’apprentissage. Vous allez peut-être vous retrouver en train de faire une fois de plus l’expérience de vieux problèmes, pour les résoudre enfin. Bien que certaines de ces expériences puissent ne pas être agréables dans un premier temps, elles vont conduire à terme à une plus grande joie et à un pouvoir accru. Soyez ouvert aux petits changements. Vous verrez vos efforts récompensés au-delà de vos attentes. Vous risquez de découvrir que même l’effort le plus infime allant dans le sens des indications données par votre guide et par vous-même est porteur de grandes transformations et récompenses. Ces dernières ne se présenteront pas toujours sous la forme attendue, alors soyez ouvert à d’agréables surprises.

Le channeling ne garantit pas que les gens vont vous aimer, pas plus qu’il ne garantit la célébrité ou la popularité. Il vous permet cependant de comprendre les autres avec plus de compassion. Vous serez capable de vous observer vous-même avec objectivité, libre de vos préjugés habituels ; cela vous apprendra à vous aimer davantage. Le channeling va vous aider à amplifier et clarifier le chemin de votre âme. En suivant votre chemin supérieur, vous pouvez d’ailleurs faire l’expérience de la renommée, de la reconnaissance publique et de la popularité, mais ces choses-là n’auront plus la même importance.

Sur le blog de Francesca http://francesca1.unblog.fr/       

 

Que dire du partage d’âme ou des âmes

 ainsi que des « walk-ins » ?

images (7)Je vais maintenant vous parler d’une chose qui va grandement défier votre perception de la « collectivité ». Nous abordons le sujet complexe du partage de l’âme ou du partage des âmes, selon votre libre choix des mots. Cela va peut-être fragmenter une sorte de paradigme de vos pensées traditionnelles.

Nous allons commencer par le plus simple, puis nous passerons au plus complexe. Le partage de l’âme ! Avez-vous déjà entendu parler d’un walk-in ? Beaucoup d’entre vous en ont entendu parler ou lu des articles sur ce sujet. Parlons de ce qu’est un walk-in, de ce que vous pensez, de ce que vous avez appris et de ce que l’on vous enseigné à leur sujet. Ajoutons-y les problèmes de logique et de singularité qui existent, à cause de ce sujet.

Voici une notion ou un concept qui vous a souvent été enseigné. Un Être Humain décède et revient. Mais, pour revenir rapidement et éviter de passer par la prime enfance et/ou l’enfance [NDIT - Prime enfance = 0 (naissance) à 7 ans, et enfance = 7 à 12 ans], cette entité entre dans le corps physique d’un Être Humain dont l’âge varie, généralement, de 7 à 15 ans. Donc, il y a un corps physique qui est habité par deux âmes ou entités, pour ainsi dire.

Afin d’accomplir des choses spirituelles plus rapidement, il y aurait un accord commun pour ce partage d’âmes, pour cette entrée d’une autre âme, dans le même véhicule biologique d’une âme déjà en incarnation qui a, généralement 13 ans. Maintenant, vous avez, soi-disant, deux âmes dans le même corps physique. Me suivez-vous, jusqu’à maintenant ?

[NDIT – En anglais, l’écriture et la prononciation des chiffres 13 à 19 inclusivement, finissent toutes par « teen ». Voilà d’où vient le mot « teen-ager ». L’âge de « teen ». Larousse = Teen-ager [tined¥œr] nom (anglo-américain -teen, suffixe employé dans les chiffres de 13 à 19, et âge) [pluriel teen-agers] Fam. Adolescent.)]

Maintenant, imaginons cette situation. L’âme walk-in est-elle aux commandes ou non ? Qui est aux commandes ? Si une âme s’appelle Marie et que l’autre s’appelle Jean, que feront-elles ? Quel cheminement spirituel Marie veut-elle poursuivre et quel est celui de Jean ? Ceci porte à confusion, n’est-ce pas ? Qui va progresser et qui va stagner ? Qui va s’asseoir sur la banquette arrière ? Quelle est la raison d’être, quel est le processus de cette situation ?

Les Êtres Humains qui sont ésotériques vont se tordre les mains et avoir des discussions intenses. Ils soutiendront et diront : « Comment est-ce possible, que doit-on faire ? » Alors, que dites-vous de ce sujet ? Est-ce un problème ? Si oui, est-ce qu’il y a une solution ?

Vous êtes devant un imbroglio, et toutes les machinations de votre logique révèlent que votre limitation humaine 3D vous place dans un état de perception faussée. Marie et Jean sont bien à l’aise, dans cette situation. Voyez-vous, ce que vous ne savez pas et n’avez pas compris, c’est qu’il n’y a pas deux âmes dans un même corps physique. Il y en a seulement une, et elle est appelée Dieu.

Marie et Jean ne font qu’un partage d’âme [non pas de Divinité Intérieure]. C’est seulement votre mental humain, qui voit une séparation. Une âme qui se réunit et partage avec une autre, est comme Dieu avec Dieu. C’est vous avec vous. Vous êtes simplement plus gros, puisque vous avez réuni vos « soupes individuelles ».

Imaginons les pensées et les questions qui vont « trotter dans la tête » de beaucoup d’Êtres Humains : « Alors, Kryeon, que dis-tu des attributs akashiques de Marie et Jean ? » Si je vous disais qu’ils les ont combinés ou harmonisés, me croiriez-vous ? Si je vous disais qu’il s’agit simplement d’une amplification qui n’est ni supérieure ni inférieure, me croiriez-vous ? Serait-ce acceptable, selon votre vérité ? Si je vous disais que la raison d’être des « walk-ins » est de combiner les attributs akashiques, me croiriez-vous ? Saviez-vous que des attributs akashiques ou « expériences de vies en incarnation », peuvent se combiner, s’unifier, selon votre choix des mots ? Oui, je sais que cela porte à confusion, puisque vous pensez ou cherchez à être « Unique », autant du côté Esprit que celui de l’Âme. Voyez-vous que vous êtes peut-être plus grandioses que vous ne le pensez ?

Vous n’avez pas besoin « de fendre les cheveux en quatre, de chercher midi à quatorze heures », pour comprendre la majesté de votre Divinité Intérieure, de ce que vous appelez « Dieu », sur la planète Terre. Les situations dites « Walk-ins » sont très fréquentes, surtout avec une ancienne âme ou âme expérimentée qui revient rapidement dans une âme en incarnation qui a déjà atteint un certain âge biologique. Il s’agit d’un système de bienveillance et d’un système accéléré qui permettent que les expériences de vie se réalisent mieux que si elles s’étaient effectuées autrement. Cela prend moins de temps, selon la notion de temps linéaire. C’était la partie facile de notre message. La suite sera peut-être plus « abracadabrante » !

 L’âme-sœur/partage d’âme

[NDIT – Sans commentaires ;  http://www.eveildelaconscience.ca/ramthaamesoeur.htm    ]

Parlons maintenant de l’âme-sœur. Ce n’est pas toujours ce que vous pensez. Voici un exemple. Vous rencontrez une personne étrangère et il s’établit rapidement une connexion impulsive, sans raisons apparentes. Peu importe que ce soit une connexion romantique ou non. Cela crée parfois un sentiment de confusion. Cela provient peut-être d’une vie dite antérieure, où vous jouiez le rôle de sœur ou frère, de mère ou père, mais vos pensez ne pas vous connaître. Pourtant vous ressentez que vous avez des « atomes crochus », des affinités avec cette personne. Vous êtes sur la « même longueur d’ondes », selon vos propres termes ou expressions. Un simple regard entre « 4 zieux » en dit long. C’est abracadabrant. Vous devez avoir passé, ensemble, une foule de vies en incarnation, puisque vous avez les mêmes pensées, les mêmes idées et les mêmes passions. Vous vous sentez attirés par cette personne. Vous aimez la présence de cette personne, car elle représente des choses spéciales. Donc, vous pensez qu’il s’agit peut-être de votre propre « âme sœur ».

[NDIT - N'oubliez pas que ceci est d'abord et avant tout, une interprétation de ma part, et ensuite, une traduction de mon interprétation.]

Si je vous disais que vous venez de rencontrer une partie de vous-mêmes, me croiriez-vous ? Je vous ai dit que ce sujet sera « spooky/abracadabrant ». Se pourrait-il que le partage d’âme soit simplement une partie de vous-mêmes avec un autre Être Humain ? C’est là que plusieurs d’entre vous vont décrocher et dire : « Ceci n’est pas pour moi ! Cela me semble impossible ! » Chers Êtres Humains, en ce moment, je vous demande d’utiliser votre discernement et votre logique spirituelle. Si dieu n’est pas une entité à part de vous, s’il n’est pas une entité singulière, donc, vous faites partie du « tout-en-un », avec votre propre Divinité Intérieure. Est-ce vraiment abracadabrant ? [NDIT- Si la mer n'avait aucune goutte d'eau, elle ne serait pas vide. Elle serait inexistante, selon ma vérité individuelle.]

Si vous voyez une autre partie de vous-mêmes, à travers un autre Être Humain, est-ce vraiment abracadabrant ? Ceci n’est que l’une des manières du fonctionnement du partage d’âmes. Au lieu de voir Dieu, à travers ces entités, c’est plutôt vous-mêmes que vous voyez. C’est ce que vous appelez parfois « le jeu du miroir ». Pourtant, vous avez souvent l’impression d’être devant une chose ou une situation où vous avez parfois l’impression d’être inférieurs, n’est-ce pas ? Qui sait ? Vous avez peut-être été ensemble, à titre de walk-ins, dans l’une ou quelques-unes de vos vies dites « antérieures », à titre d’Être Humain. Si oui, donc, vous êtes de retour dans une situation similaire. Vous êtes deux, dans le même corps physique. Voilà ce qu’est une « âme-sœur » ! L’attraction mutuelle n’est pas étonnante, puisque l’une et l’autre se complètent.

Le partage de l’âme ne peut pas être expliqué de façon satisfaisante, à cause de la limitation humaine 3D. Si je vais plus loin, je risque de rendre ces choses encore plus compliquées.

 Le lien entre les réincarnations et les partages d’âme

Je vais vous parler d’une situation très difficile à comprendre. Voilà pourquoi je me servirai d’exemples, afin d’illustrer mon enseignement. Je vous ai dit qu’il y a un système de réincarnation qui honore la famille, et que, la plupart du temps, ce système vous incite à laisser passer une génération ou plus, avant de choisir de vous réincarner dans votre famille. Habituellement ou généralement, vous attendez deux générations ou plus [une génération = 25 années de temps linéaire humain]. Ceci permet à des âmes qui ne se sont pas encore incarnées sur la planète Terre, de faire ce choix d’apprentissage, avec leur nouvelle parenté génétique humaine. C’est un partenariat qui aide tout le monde, pour ainsi dire. Si vous êtes une âme expérimentée, il est très possible que votre ou que vos enfants ne soient pas tous des âmes expérimentées. Cependant, vos petits-enfants le seront – probablement. Ces situations sont très fréquentes.

Certains d’entre vous savent ce que je veux dire, puisque vous dites que vous connaissez très bien vos enfants, mais quand vous devenez grands-parents, vous remarquez ou reconnaissez parfois des choses inhabituelles chez vos petits-enfants. J’essaie d’être le plus explicite possible, dans ce domaine qui ne vous est pas familier. Mes enseignements au sujet de la réincarnation et du saut des générations ne sont pas tellement difficile à comprendre, dans le cas où vos grands-parents ne sont plus là. Cependant, s’ils sont encore en incarnation, il y a un problème. Vos parents peuvent-ils être vos petits-enfants, s’ils sont encore en incarnation ? Que pensez-vous de cela ? Vous regardez dans les yeux de vos enfants ou petits-enfants et vous savez qui ils sont, mais cela vous semble impossible ! Se pourrait-il que ce soit le cas ? [NDIT - J'ai interprété et traduit du mieux que je peux, mais je suis confus. Je ne comprends pas vraiment.]

Si je vous dis que c’est possible, avec le système du partage de l’âme, me croirez-vous ? Que ces entités soient en incarnation ou non, il y a un système qui permet ces manifestations, sauf que cela crée parfois un casse-tête, dans votre linéarité humaine. Dois-je mentionner que ces situations incroyables ne sont pas du tout un problème, selon votre divinité intérieure ou selon dieu ? Avez-vous déjà entendu dire que – dans la physique quantique – la lumière peut être à deux endroits en même temps ? Oui ? Alors, je vous souhaite la bienvenue, dans une nouvelle réalité ! Ce n’est pas si compliqué que ça, lorsque vous sortez de votre zone ou boîte 3D.

Attention, il y a plus ! Je vais maintenant vous parler de la différence entre l’héritage, l’akashique et la chimie de demain. Nous allons vraiment mélanger le tout. Je commence par quelques petites questions, un tantinet, embarrassantes. Qui êtes-vous vraiment ? Que vous a-t-on dit de mélanger ensemble ? Est-il possible que, plus vous apprenez à connaître les autres, plus vous commencez à voir, entrevoir ou percevoir votre divinité intérieure, plus vous voyez dieu en chacun de vous ? La connexion des âmes en incarnation est ce qui résout tous les problèmes, entre les variétés d’âmes en incarnation… Enfants, parents et grands-parents, sexes, croyances et religions, couleurs de peau, âges, etc., etc. C’est ce qui a constitué une sorte de mésentente, au cours de vos multiples vies en dite réincarnation. http://en.lyrics-copy.com/luc-cousineau/vivre-en-amour.htm 

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=JXMjb0R2FKo 

Chers Êtres Humains, un jour viendra, où vous cheminerez comme celles et ceux que vous appelez « les maîtres qui ont marché sur cette planète ». À ce moment-là, vous saurez, sans chercher à croire ou tenter de vous convaincre de croire, que la même divinité intérieure existe en chaque Être Humain, et que la personnalité humaine est très différente de l’individualité ou de la divinité intérieure de chaque âme. Si vous cherchiez à savoir ce qu’est le secret de la « Paix sur Terre », je viens de vous donner un indice.

Lorsque vous regarderez dans les yeux des autres Êtres Humains, vous saurez, sans essayer de croire, que leurs désirs, aspirations et compassions sont identiques aux vôtres. Ces états d’âme, pour ainsi dire, vont créer de la générosité, non pas un esprit de sacrifice, mais plutôt un esprit de partage où tout le monde y gagne, au lieu d’une attitude de conquérant. Vous porterez attention sur ce que vous avez en commun, sur ce qui vous unit, au lieu de chercher les différences qui peuvent causer de la séparation. Plusieurs Êtres Humains s’observeront les uns les autres, sans préjugés, et ils seront dans un état de maturité, jour après jour. C’est le véhicule primordial de l’enseignement de dieu ou de la divinité intérieure, chez les Êtres Humains. Permettez que les autres voient ces attributs divins en vous et en eux, sans leur imposer quoi que ce soit.

 Kryeon

 Vous pouvez diffuser librement cette traduction, à condition que ce qui suit soit inclus et que la présentation ne soit pas modifiée.

Extrait de l’ Interprétation et traduction québécoise de ; JM – lire la suite sur le Site : http://kryeon.forumactif.com/forum.htm

Message des vénusiens aux peuples de la Terre

 

images (3)A l’école des Sages 

Nous pénétrons dans une habitation qui dégage une sensation de paix et d’harmonie indicibles. Dans une salle de dimensions modestes un homme nous attend. Il paraît un peu plus âgé que mes compagnons, mais si peu, que je suis étonnée lorsqu’il m’accueille de la sorte :

« Sois la bienvenue ici. Je t’attendais, et j’ai des éléments à te donner qui pourront peut-être montrer aux hommes de la Terre un chemin qu’ils soupçonnent déjà au fond d’eux-mêmes. Je suis maintenant très vieux, plus de cinq cents de vos années terrestres et j’ai bien souvent eu des missions sur la planète Terre.»

L’homme s’arrête quelques instants, pendant lesquels il nous fait signe de nous asseoir autour d’une table ovale entourée de sept sièges confortables. Il est vêtu d’une longue robe blanche, serrée à la taille par un lien souple, dont je ne détermine pas la matière. Un petit boîtier y est accroché. A ses pieds, des sandales d’une matière souple font corps avec lui. J’avais déjà remarqué sans y prêter attention, qu’aucun des vêtements ne comportait de couture. Tous semblaient faits d’un seul tenant et je rapprochai cela des robes esséniennes que nous portions il y a deux mille ans. Je m’aperçois alors que le sol est comme un grand miroir aux multiples reflets.

« Chacune de ces missions, continue-t’il, a eu pour but d’entrer en contact avec certains des vôtres d’une façon très physique, et aussi de manifester notre présence aux êtres qui vivent à l’intérieur de votre terre. Là encore, il n’y a pas les bons et les méchants, mais des êtres qui évoluent à leur façon. Certains d’entre eux ont des connaissances plus avancées que celles qui ont cours à la surface de la terre. Ils connaissent les lois de la gravitation, de l’antimatière et ont aussi des vaisseaux que vous pourriez appeler intra-terrestres.

Parmi eux, il est des êtres d’une grande sagesse, qui pendant longtemps ont cependant refusé de manifester leur présence à ceux de la surface. Ils ne souhaitaient pas entrer en communication avec les humains qu’il sconsidéraient comme trop orgueilleux. Il y a de cela nombre de vos années, un pacte s’est enfin établi, et la compassion de certains d’entre eux fit qu’ils acceptèrent d’entrer dans la grande opération d’aide que nous avions alors envisagée pour la Terre. Leur action est encore souterraine, ajouta-t’il avec un sourire, mais elle n’en est pas moins efficace, et ils éveillent sur terre tout ce qui est connaissance occulte, de façon à rendre lumineuses les grandes lois cachées, jusqu’à présent réservées aux seuls initiés. »

Le grand être blond s’est tu quelques instants et disparaît, pour réapparaître aussitôt avec un plateau de fruits et des verres remplis d’un liquide odorant.

« Lorsque mon passage sur terre devait durer plus de quelques mois, il me fallait alors une identité spécifique et un travail qui me permette de m’intégrer et de rester les deux ou trois années prévues. Actuellement, certains hommes de la Terre qui connaissent notre action souhaiteraient contrôler tout cela, et vos puces, vos cartes de crédit, vos identités et la façon dont chacun peut être surveillé même chez lui, vont contribuer à nous identifier. Ceci étant, nous ne craignons pas la technologie terrienne. Mais il est pourtant parmi vous des êtres d’autres planètes qui eux savent comment nous détecter et nuire à notre action. Cependant, aucune peur ne nous habite car ce qui doit être sera, dans un sens comme dans l’autre.

De votre réveil, de la croissance de votre cœur, dépendra la suite de votre histoire, et par répercussion de la nôtre. Nous ne craignons pas la mort et jamais nous n’enlevons la vie. C’est une évidence pour nous tous ici, aussi nos missions sont-elles un don joyeux que nous faisons quelles qu’en soient les conséquences. Lorsque nous atteignons l’atmosphère terrestre, il arrive que nos vaisseaux densifiés soient susceptibles d’accident. Il en est même qui sont sur votre Terre dans des zones interdites ou seules quelques hautes personnalités ont accès.

Les hommes de pouvoir cherchent comment ouvrir nos engins spatiaux sans succès, car ils ne connaissent pas le pouvoir du son et celui du cœur qui, combinés à des symboles, ouvrent les portes invisibles. Ces hommes savent seulement comment emprisonner des évidences. Ils connaissent aussi les champs d’énergie qui peuvent affaiblir notre action… Un jour viendra, où vous n’aurez plus la possibilité de penser et d’agir d’une autre façon que celle qui vous sera dictée. Les marginaux, les révolutionnaires de l’Amour seront des exclus qui ne pourront vivre sur le sol de la Terre, car tout y sera contrôlé, prévu, pour ceux qui voudront bien être fichés et suivis. Ces temps sont proches, mais ils ne seront que ce que vous accepterez d’en faire. Nul ne peut obliger une âme à vivre ce qui est contraire à ses décisions. Encore faut-il choisir et ne pas laisser choisir qui que ce soit pour vous ! »

Un sentiment de tristesse mêlé à une confiance profonde m’habite. Je sais que nous avons la responsabilité de notre futur et que ce qui arrivera sera voulu par nous, mais en même temps un sentiment de lassitude m’envahit. Nous allons, peu à peu, vers une pensée, une monnaie, une uniformité générale qui permettront à toute forme d’autorité de gérer un groupe, et non des individus. Quelle facilité pour imposer et soumettre qui que ce soit ! Je lève les yeux vers les murs qui m’entourent, pour m’apercevoir que deux d’entre eux sont décorés de ce qui pourrait paraître une fresque ou un grand tableau… Rien de figuratif pourtant, mais des circulations d’ondes qui dansent et rendent l’ensemble très vivant.

« Chez nous, l’art a souvent une fonction précise. Ce que tu vois sur ces murs est une porte du temps. Selon tes pensées et tes recherches, les cristaux qui composent ces ensembles te permettent un contact avec telle ou telle période de n’importe quelle planète et à n’importe quelle époque de son humanité. Les cristaux sont de grands Êtres à la mémoire fabuleuse. L’une de leurs capacités est d’enregistrer la mémoire du temps. Sur Terre, les hommes savent très rarement collaborer avec eux. En effet, ils imaginent à peine une partie des pouvoirs de ce règne minéral et pensent l’exploiter, sans savoir qu’ils peuvent y perdre leur âme. Je ne parle pas ici, du port de pierres en bijoux ou des utilisations momentanées que l’on peut en faire : je fais allusion aux objets de pouvoir que vous croyez détenir à travers eux. Leur puissance est tellement supérieure à la vôtre, que si votre alignement avec vos divers corps n’est pas parfait, si vos pensées elles-mêmes ne sont pas totalement claires, c’est lui qui sera votre maître et fera de vous son esclave !…

Certains êtres de l’Atlantide ont cru avoir atteint un niveau suffisant pour contraindre le cristal à les servir. Ils ont oublié que cette simple pensée de pouvoir créait en eux une faille et une faiblesse. Ce fut l’une des causes de la chute de cette grande civilisation. »

Un grand silence paisible occupe l’espace. Le Sage nous regarde tous trois, et il émane de ce regard une tendresse immense, sans barrière, sans attente. J’ai, l’espace d’un instant, la sensation de plonger dans ce regard irisé et de me perdre dans un ciel constellé d’étoiles. J’y suis tellement bien que j’aimerais rester là indéfiniment, car c’est l’infini, le non créé qui m’habitent alors ! Au fond de ma nuit étoilée j’entends la voix du Maître :

« Ici, la mort n’est rien d’autre qu’un passage semblable à une naissance. Les êtres de la Terre en ont oublié l’Essence et ils ont tellement peur de cette mort, qu’ils vivent d’elle et la produisent à tout moment ! Il est rare de voir une planète dont les habitants tuent tout ce qui peut avoir forme de vie, soit pour se protéger, soit pour s’en nourrir. Ces actions renforcent en vous la peur de votre propre mort, car ces morts que vous provoquez vous habitent en permanence, et vous vivez ainsi en symbiose étroite avec la souffrance que vous créez. Mais regarde plutôt… »

Sur l’écran de ma nuit, apparaît alors une scène à l’intérieur d’un édifice semblable à celui de l’École de Sagesse. Là, dans une salle aux lumières douces et dans toute la gamme des bleus violets, je perçois, allongé dans une sorte de lit en forme de coquille, un homme blond du même âge que le Sage chez qui nous sommes. Une musique qui semble être une musique des sphères, s’écoule doucement dans l’air parfumé de la pièce. Tout ce qui émane du lieu est empreint de beauté, d’harmonie, de sérénité. Sur le mur qui fait face au lit, apparaissent des symboles lumineux, des lettres… L’homme allongé sourit à une personne qui, assise à côté de lui, semble lui parler par télépathie.

« Nous nous trouvons dans l’une des salles du temple des désincarnations. Celui qui est dans le lit va quitter son enveloppe physique. Il l’utilise depuis plus de cinq cents ans et souhaite maintenant en prendre une nouvelle afin de se régénérer et de continuer avec d’autres données plus récentes. Il a pris soin de terminer ce qui lui paraissait important pour cette vie et pour les quelques mois que vous appelez curieusement d’après-vie, où il sera en préparation pour ses nouvelles fonctions. Ses proches l’ont laissé maintenant avec l’accompagnateur de son choix. Ils savent que celui qui part a besoin de calme et de sérénité, pour que le voyage soit le plus agréable possible. Avant d’arriver dans ce lieu, l’habitant de ce corps a contacté ses futurs parents. Ils ont préparé son départ et son retour avec minutie. La famille d’accueil sait qu’elle n’est là que pour un temps, celui durant lequel le nouvel incarné aura besoin de soutien et de présence physique… Mais cela dure très peu chez nous, contrairement à la Terre.

Là-bas, sur Terre, les êtres s’extasient devant un enfant et essaient de le maintenir dans cet état le plus longtemps possible, si bien que la dépendance est souvent très longue par rapport au peu d’années d’activité restantes. Un Humain passe 21 années au moins à se construire sur un plan subtil, 30 années à travailler, et le reste à vivre ce qui n’a pas été vécu jusqu’à sa mort. La lenteur vibratoire de la planète explique ces faits. Ici, un être s’incarne et passe cinq à huit des années terrestres tout au plus, à réapprendre ce qui est nécessaire à sa croissance intérieure et au projet pour lequel il s’est incarné. À partir de ce moment-là, il devient complètement autonome et le restera durant toute sa vie active, c’est-à-dire, une moyenne de cinq cents ans… jusqu’à ce qu’il sente que son corps et son âme ont besoin d’un nouveau vêtement.

Les familles d’accueil ont donc un rôle important, de par les qualités et les possibilités qu’elles pourront offrir à celui qui s’incarne, mais ce rôle n’a rien à voir avec celui que se donnent les parents sur terre. Il n’y a aucune idée de possession, aucun orgueil de créateur, aucun lien privilégié dû au rôle de géniteur. Il s’agit bien davantage d’offrir des possibilités à des entités qui n’appartiennent qu’à elles-mêmes et qui, dès le moment de leur naissance savent où elles vont et ce qui les attend. Il n’y a aucune obligation ou contrainte dans cette relation parentale. L’expression la chair de ma chair nous fait beaucoup sourire ici, surtout vu la compréhension qu’en ont les parents terriens. Ici, la chair est simplement le vêtement que l’on construit dans un acte d’amour, et à travers lequel se glissera l’entité à un moment précis. Ce vêtement est tissé au fil du temps avec tendresse, mais ne donne aucune priorité à ceux qui sont à son origine.

Les Grands Êtres de la nature qui contribuent à construire le véhicule, sont un peu semblables à ceux qui interviennent sur terre, même si nos corps sont plus subtils. A ce niveau, il y a peu de différences. Au moment de sa naissance, l’être qui s’incarne a pour objectif d’être au plus tôt utile et actif. En accord avec son âme, il passera donc les premières années à devenir autonome et prêt pour ses fonctions futures. C’est en ce sens aussi qu’il a encore besoin de l’aide de ses parents. L’amour ou l’affection sont pour nous des évidences mais il n’est guère besoin d’être parent pour en donner, et la qualité de ce don ne sera pas différente qu’il s’agisse d’enfants que nous faisons, d’enfants auxquels nous enseignons, ou d’adultes que nous rencontrons.

Sur Terre, posséder fait croire que l’on peut mieux aimer. Ce n’est guère le cas ici, et notre cœur est ouvert selon ses propres capacités, et non selon que l’on soit attaché ou non à une famille. Nous savons tous que notre famille n’est jamais que provisoire et pour une incarnation présente. Nous savons aussi combien nous sommes tous reliés les uns aux autres par des liens changeant au fil de nos incarnations. Sur Terre, il en est de même, et si vous saviez quelle parenté vous avez eu au fil de vos nombreuses vies les uns avec les autres, vous seriez surpris de vous considérer encore comme des ennemis ! »

Dans la pièce des désincarnations, l’homme allongé pense et de lui émanent des ondes colorées, des visages, des scènes. Tout semble fluide. C’est un peu comme si, avant de prendre son envol, il faisait le bilan de sa vie sur le point de se terminer. J’y vois des événements heureux, d’autres moins, mais à chaque séquence, l’accompagnateur qui l’assiste, écoute et dénoue les fils restants lorsque cela s’avère nécessaire. Les couleurs qui environnent celui qui s’en va deviennent de plus en plus pastel, de plus en plus transparentes, de plus en plus lumineuses. Les scènes s’arrêtent tout à coup comme si le film était fini. L’accompagnateur se lève et va se placer à la tête de l’homme blond qui semble dormir très légèrement. Je perçois alors une brume légère qui enveloppe son corps, ou plutôt qui en sort par le haut de la tête . Peu à peu, cette brume prend forme : c’est la silhouette de l’être allongé qui quitte son enveloppe physique.

Tandis que durait tout ce processus, les symboles se sont éclairés et éteints les uns après les autres. Ils sont au nombre de 12 et leur couleur va du rouge au blanc cristal, mais je n’en comprends pas encore toute l’utilité. L’être est maintenant face à nous, son accompagnateur et moi, et avec beaucoup de douceur, il nous fait de la main un signe amical. La silhouette a disparu et l’accompagnateur reste en méditation quelque temps encore…

« Il accompagne celui qui part durant quelques instants, comme l’on fait parfois un bout de chemin avec un ami cher. Puis celui qui s’en va continue seul sa route, et durant quelques semaines, parfois quelques mois, il va se construire une nouvelle personnalité, de nouvelles bases sur lesquelles il pourra s’appuyer. Il va contacter les sept Sages de la Vie, et d’autres menant de planètes et d’univers différents de celui-ci. Cela va lui permettre d’apprendre ce qui sera nécessaire à sa future incarnation, sur tous les plans de son être. Il saura précisément les liens qui lui restent à affiner, à libérer, car son âme continue son évolution et l’apprentissage de l’amour total. Il va faire le point comme tu aimes à le dire. Puis viendra le temps de sa nouvelle incarnation qu’il acceptera avec joie, car il sait que la vie continue tantôt sous une forme, tantôt sous une autre*.

Ce futur corps est un cadeau de l’Amour à la Vie, à sa vie, sans limite de temps, de matière ou d’espace. Il : retrouvera ses futurs parents et avec eux il construira les bases de ce que sera sa vie. Les rencontres seront fréquentes entre eux. Mais tu vas voir cela bientôt. »

La nuit étoilée s’estompe peu à peu ; notre hôte, qui nous fait signe de le suivre, m’invite à sortir. Nous empruntons un chemin bordé d’une végétation verte, rosé et blanche qui nous mène à un petit bâtiment : arrondi au toit en coupole fait d’une matière cristalline en irisée.

 

Extrait du livre de Anne Givaudan: ‘ALLIANCE’ - Message des vénusiens aux peuples de la Terre - Chapitre 11 – Le passage

 

 

MÉTHODE DE MANIFESTATION INFAILLIBLE (selon Gaïa)

 

 

images (3)Peu importe ce que vous souhaitez faire advenir dans votre vie, tout ce que vous envisagez demeure empreint de dualité. L’origine de cette dualité est inscrite au cœur même des deux hémisphères de votre cerveau qui, de ce fait, fonctionnent obligatoirement en mode binaire, c’est-à-dire émettant à la fois toute pensée ET son contraire, d’un même jet. Sur le plan énergétique, il arrive fréquemment que l’intensité et la puissance de votre aspiration soit moins grande que celle des doutes, des peurs et des résistances qui vous assaillent. C’est pourquoi certains de vos rêves et de vos désirs secrets ne sont jamais comblés. Si les formes-pensées négatives que votre cerveau émet sont plus nombreuses et plus fréquentes que les formes-pensées positives, les premières auront assurément le dessus et détermineront ce qu’il adviendra dans votre vie. D’où l’impression parfois de « subir » les événements ou de ne pas avoir de prise sur eux.

Le cerveau demeure la partie du corps la plus difficile à maîtriser. Tout comme pour le reste du métabolisme, la seule façon de devenir un « athlète » ou un « champion » de la pensée créatrice demeure de s’entraîner ardemment au quotidien à améliorer les programmations de notre cerveau. C’est un cheminement long et ardu qui risque fort d’être remis en question chaque fois qu’un événement inattendu et déstabilisant survient dans votre vie.

Heureusement, il existe une autre Voie : celle de l’intelligence du Cœur. Dans l’Amour, toute dualité est impossible. Une mère aimante refuserait-elle de donner du lait à son bébé ? Un père aimant refuserait-il d’ouvrir les bras consolateurs à son enfant chagriné ?

Un prétendant refuserait-il d’accorder la moindre faveur à l’Amour de sa vie ? Même si vous avez eu une enfance ou une vie difficile, vous SAVEZ ce qu’est l’Amour ; il est impossible que vous ne l’ayez jamais éprouvé, ne serait-ce qu’un fugitif instant…

L’Amour peut tout accomplir, tout surmonter, tout matérialiser, même l’impossible. C’est pourquoi, toute demande faite dans l’Amour sincère envers vous-même et en communion avec l’Amour Divin présent de par tout l’Univers ne saurait être qu’exaucée. Il suffit de trouver une formulation qui éliminera la dualité du mental en neutralisant les forces positives et négatives qui s’opposent, pour laisser toute la place à la force de l’Amour.

Au départ, vous savez que, peu importe l’essence de votre demande, des doutes, craintes et résistances risquent de survenir. Nommez-les, énoncez-les dans la formulation même de votre demande, comme pour leur dire : « Ah, ha ! Je vous ai vus, je vous ai reconnus et vous ne me faites plus peur ! ». Choisissez les mots qui vous conviennent le mieux et qui refléteront le degré de confiance que vous investissez dans la puissance de matérialisation provenant de la plus grande force créatrice qui soit : l’Amour Universel (aussi appelé Énergie, Source de vie, Dieu Père/Mère, ou autre, selon le nom que vous donnez à la Source de l’Amour infini.). 

Votre formulation pourrait ressembler à ceci : « Puisque JE SUIS Amour envers moi-même et tout ce qui vit, je CHOISIS de MANIFESTER ma puissance créatrice en faisant advenir (spécifier ici votre demande) ici et maintenant dans ma vie, MÊME SI, dans ma personnalité, il peut subsister quelques peurs, doutes ou résistances que ce soit ! ». Vous pouvez aussi trouver les mots qui résonnent le mieux en dedans de vous, en vous laissant inspirer par l’intelligence du Cœur, aussi nommée Intuition…

L’important, pour que la formulation fonctionne, c’est qu’elle soit RESSENTIE profondément dans tout votre Être, que le message se rende dans toutes vos cellules et qu’il y soit « scellé » par le feu de l’Amour. Ainsi, la meilleure démarche à suivre serait de d’abord se connecter au Créateur de toute Vie, à l’Énergie Universelle ou à votre Dieu Père/Mère avec qui vous entretenez une relation privilégiée.

Prenez le temps de vous installer confortablement dans un endroit calme. Respirez profondément et tentez du mieux que vous le pouvez de faire abstraction de toute pensée en vous concentrant sur un espace sacré à l’intérieur même de votre Cœur. Visualisez-vous comme si vous descendiez en vous-même dans ce lieu de Paix que nul ne saurait transgresser. Installez-vous en toute quiétude et aménagez-vous un nid douillet empreint de la présence Aimante du Divin Créateur, ce Père/Mère qui vous a engendré dans l’Amour.

Ressentez l’intensité de cet Amour, qui vous réconforte comme si une douce chaleur s’installait partout dans votre corps, du haut vers le bas. Affirmez à haute voix que vous êtes Aimé et vibrez pleinement dans cette flamme d’Amour vivante qui grandit en vous et s’inscrit chacune de vos cellules. Au besoin, visualisez cette flamme telle une douce lueur dorée enveloppant tout votre corps, du dedans vers l’extérieur.

Ressentez à quel point votre Père/Mère ne souhaite que le meilleur pour vous, anticipant avec joie qu’Il/Elle ne saura résister à l’Amour que vous éprouvez en retour. Tel un enfant comblé et apprécié pas ses parents, visualisez que votre demande reçoit un accueil inconditionnel avant même d’être entendue et que le cadeau est déjà là, prêt à être déballé…

Puis, formulez votre demande en toute confiance. Énoncez à voix haute la phrase que vous avez établie et visualisez que le message se diffuse dans votre Être tout entier, s’inscrivant profondément dans chacune de vos cellules. Tel un puissant laser, veillez à ce que chaque mot s’imprègne partout à l’intérieur de vous-même et autour de vous, rayonnant à des milliers de kilomètres.

Puis, visualisez tout simplement que le rayon de la transmutation, la Flamme Violette, descend sur vous et effectue une puissante alchimie dans toutes vos cellules. Vous devenez vous-même le Créateur de toute chose. Vous faites Un avec la Source de toute Vie. Vous vous « fondez » dans l’Amour Céleste Infini. Vous savez que vous êtes Illimité. Votre mémoire cellulaire se souvient d’avoir déjà accompli des miracles, d’avoir manifesté cette demande déjà, en d’autres temps et d’autres lieux. C’est comme si vous vous éveilliez d’un long sommeil pour redevenir vous-même : l’Achimiste divin que vous êtes.

Le pouvoir de matérialisation s’est éveillé dans tout votre Être et tout est désormais accompli selon votre Volonté, dans l’Amour et le Respect de vous-même et de tout ce qui vit. Permettez-vous de ressentir un profond sentiment de Gratitude pour cette ouverture renouvelée à l’Amour Créateur et savourez l’élan d’Allégresse qui prend naissance dans votre Cœur pour se communiquer à votre Être tout entier… pour ensuite se répandre à travers votre rayonnement lumineux et, par « contagion », à tout ce qui vit.

Il est proposé, pour bien garder cette nouvelle programmation à la Conscience, de la consigner par écrit sur une feuille blanche et de déposer celle-ci sous une chandelle allumée durant 24 heures. Constatez ensuite par vous-même les merveilles qui adviennent dans votre vie… au-delà même de vos espérances ! En accumulant les traces écrites de vos matérialisations réussies, cela aura, sur les deux hémisphères de votre cerveau, le même effet d’entraînement que si vous vous conditionniez à le programmer chaque jour positivement. De cette manière, à la longue, votre cerveau aussi deviendra, dans l’Amour, un « champion » de la Manifestation ! Bon succès !!

Message de Bianca Gaïa, canalisé par Diane LeBlanc, le 16 septembre 2004,

disponible aussi sur www.biancagaia.com

Certains guérissent et pas d’autres

un forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

QUESTION : Pourquoi certains guérissent-ils, mais d’autres non ?

Certains guérissent et pas d’autres dans NOUVEAU DEPART symbolon-1-195x300 REPONSE de Kryeon : Voici ce que répondraient des guérisseurs d’expérience : les guérisseurs ne guérissent pas, ils équilibrent. Il n’y a rien sur cette planète que vous ou autrui puissiez faire pour guérir une autre personne si elle n’a pas d’abord exprimé son entier consentement et son intention en ce sens. Ce que vous pouvez faire cependant, vous les phares, c’est amener votre lumière à briller si intensément que ces gens atteindront ce port sans écueil appelé guérison, parce que vous les aurez ainsi équilibrés à un niveau qui leur permettra de poursuivre par eux-mêmes ;

Guérisseurs, vus avez ancré cette lumière et équilibré des personnes. Il n’en tient qu’à elles, à présent, de décider si l’équilibre est suffisant pour continuer d’avancer, n’est-ce pas ? Le voilà, le libre arbitre. Alors, ne vous mettez jamais en position de vous accabler de reproches pour des prétendus échecs ! Vous concrétisez le travail de l’Esprit, et certains d’entre vous le font d’une manière déterminante. Cependant, beaucoup de patients se lèveront de votre table de soins sans jamais se rendre compte de ce que vous avez accompli. Ils n’en ressentiront jamais rien et poursuivront ainsi leur chemin, ayant choisi de ne pas s’ouvrir à la compassion ou de ne pas guérir à ce moment –là.

La synchronicité et la cocréation offrent des scénarios ne correspondant pas toujours à ce que vous pensez. Parfois, plusieurs d’entre vous se maintiennent dans une certaine situation ou dans un état de non-guérison, attendant que quelque chose d’autre ne s’aligne, afin que lorsqu’ils dévideront enfant d’être guéris, ce soit vraiment meilleur que jamais ! Nous l’avons dit auparavant : parfois, un nom de l’Esprit dans l’instant présent signifie une célébration pour plus tard. Et comment le devineriez-vous, chères personnes linéaires, chers guérisseurs ? Comment sauriez-vous que vous avez planté une graine d’équilibre destinée à s’épanouir en une fleur éblouissante ? La réponse est que vous ne pouvez le savoir.

Voici un autre point pour ceux qui fréquentent les guérisseurs de l’énergie. Vous allez parfois de guérisseur en guérisseur, changeant peut-être même de procédés de guérison, puis vous faites quelque chose de vraiment intéressant, chers êtres humains linéaires ; si vous avez reçu un nom de la part de l’esprit vous rejetez souvent le guérisseur, et le processus de guérison, pour ne plus jamais y revenir. Laissez-moi vous demander ceci : si vous plantiez une graine et qu’après deux jours vous constatiez que rien ne se passe, jetteriez-vous alors le pot, la terre, et le jardinier ? Non ! Au lieu de cela, vous attendriez encore, connaissant bien le cycle des saisons et la manière dont ces choses fonctionnent.

 Ces guérisseurs sont toujours là, et les procédés qu’ils utilisent sont efficaces ! L’énergie n’a pas semblé fonctionner pour vous ? Eh bien, peut-être n’étiez-vous pas encore prêts à ce moment-là ? Peut-être le moment et les circonstances n’étaient-ils pas opportuns ? Peut-être votre cheminement ne vous conférait-il pas encore la sagesse d’accepter l’expérience  du corps complet ? Attendez et réessayez. Ne rejetez jamais rien !

 Humains, écoutez-vous ceci ? Cela ne vaut pas uniquement pour la guérison. En effet, qu’en est-il de ces visions reçues ayant trait à ce que vous devriez faire, et du fait qu’il ne s’est encore rien passé ? Avez-vous rejeté l’idée sous prétexte qu’elle ne semblait pas se matérialiser ? Vous ne faites pas honneur à l’interdimensionnalité que nous avons enseignée. Vous devez travailler le linéaire en opposition au non-linéaire. Essayez encore. Comprenez que, même si ça n’a pas fonctionné lorsque vous avez essayé dans l’optique d’un tracé linéaire, cela ne signifie pas qu’il n’y ait aucun espoir ! Honorez la vision et l’amour qui y furent projetés. Honorez le moment, et l’incroyable somme de travail nécessaire pour vous préparer à réaliser vos plus belles intensions. Quel dommage d’avoir eu toutes les réponses à portée de la main, mais de ne pas y avoir eu accès parce que vous croyiez que la porte était linéaire et ne pouvait être ouverte qu’une seule fois !

 

Kryeon : Tome VII – Un nouveau départ, canalisé par Lee Carroll – page 255. Channeling de Reno, Nevada février 2002.

 

Les problèmes et la douleur

 

 La vie est difficile….

 Gif eleves et profsCela peut paraître banal, mais c’est une grande vérité, l’une des plus grandes ; et ce parce qu’une fois que nous la voyons vraiment nous pouvons la transcender. A partir du moment où nous savons que la vie est difficile, que nous le comprenons, alors elle ne l’est plus ; une fois accepté, ce fait n’importe plus.

 La plupart des gens ne voient pas les choses de cette façon. Ils se plaignent, parfois sans cesse, de manière ostentatoire ou implicitement, de l’importance de leurs problèmes et de leurs soucis, comme si la vie était en général facile, comme si elle devait être facile. Ils clament que leurs difficultés représentent une forme unique d’affliction qui n’a pas de raison d’être, mais qui leur a été infligée à eux seuls, simplement parce qu’ils sont eux-mêmes ou qu’ils appartiennent à une famille, une tribu, une classe, une race, etc… Il m’est arrivé à moi aussi d’avoir ce genre de réaction !

 Certes, la vie est un ensemble de problèmes ; est-ce que nous voulons nous en plaindre ou bien essayer de les résoudre et apprendre à nos enfants à le faire ?

 La discipline constitue notre outil de base et doit être totale pour nous faire parvenir à une solution globale satisfaisante. Faire face aux problèmes est un processus très douloureux. Selon leur nature, ils font naître en nous frustration, peine, douleur, solitude, culpabilité, regret, colère, peur ou inquiétude, angoisse ou désespoir… toutes sensations très désagréables, souvent aussi pénibles que des souffrances physiques, parfois même pires. En fait, c’est parce qu’ils nous font souffrir que nous les appelons des « problèmes ». Et comme la vie nous en pose constamment, elle est toujours difficile, faite de souffrances qui ne doivent pas oblitérer les joies.

 En fait, c’est dans la confrontation aux problèmes et leur résolution que la vie trouve sa dynamique et sa signification. Notre attitude à leur égard peut nous valoir la réussite ou l’échec. Ils font appel à notre courage et à notre sagesse ; on peut même dire qu’ils les créent. Et c’est grâce à eux que nous évoluons, mentalement et spirituellement. Nous le savons bien puisque à l’école nous en créons tout spécialement pour développer l’esprit de nos enfants. C’est face à la difficulté, par l’échec ou la réussite que nous apprenons. Comme l’a dit Benjamin Franklin : « ce qui blesse instruit ». Aussi, les gens sages savent-ils non seulement ne pas avoir peur des problèmes, mais aussi les accepter de bon cœur, avec la souffrance qu’ils impliquent. 

Mais nous ne possédons pas tous cette sérénité. Par crainte de la douleur, nous essayons presque tous, à des niveaux différents, d’éviter les problèmes ; nous temporisons en espérant qu’ils disparaîtront. Nous refusons de les voir, prétendons qu’ils n’existent pas, ou nous les oublions. Nous prenons même des drogues pour nous y aider. Nous avons tendance à les contourner plutôt qu’à leur faire face, essayons d’y échapper plutôt que d’affronter la souffrance qu’ils nous imposent. Et comme cette attitude est à l’origine de toutes les maladies mentales humaines, nous en sommes donc presque tous plus ou moins atteints. Certains se donneront beaucoup de mal dans l’esquive, se construisant un monde de fantasmes très élaboré, parfois fort éloigné de la réalité et de la raison. Jung l’a élégamment résumé par ces mots ; « La névrose est toujours un succédané d’une souffrance légitime ». 

Mais ce succédané lui-même finit par devenir plus douloureux que la souffrance légitime qu’il était censé éviter. Et la névrose devient alors le problème principal. A ce stade, beaucoup essaieront d’éviter cette nouvelle douleur, par accumulation de nouveaux leurres psychiques ; heureusement, certains ont le courage d’assumer leur névrose et apprennent – souvent avec l’aide de la psychothérapie – à surmonter la souffrance. De toute façon, en cherchant à l’éviter, nous nous privons du même coup de l’évolution qu’elle engendre inévitablement. C’est pourquoi les maladies mentales, en bloquant toute évolution, entraînent une dégénérescence de l’esprit.

 Inculquons donc à nous-mêmes et à nos enfants les moyens d’atteindre la santé mentale et spirituelle, c’est-à-dire l’importance de la souffrance et sa valeur, la nécessité de faire face aux problèmes et d’accepter l’expérience de la douleur que cela implique. J’ai dit que la discipline est l’outil de base dont nous disposons pour apprendre à affronter les problèmes e t à les résoudre avec succès, pour s’enrichir et évoluer. En quoi consiste donc ce moyen d’appréhender la douleur de manière constructive ?

 En fait, il est multiple et se subdivise en quatre « techniques de souffrance » : retarder la satisfaction, accepter la responsabilité, se consacrer à la vérité, et trouver l’équilibre ; nous le verrons, ces techniques ne sont pas très compliquées et leur pratique ne demande pas un entraînement intensif. Au contraire : les jeunes enfants savent en général les utiliser dès l’âge de dix ans. Pourtant les présidents et les rois oublient souvent de s’en servir, à leurs dépens. Le problème ne réside pas dans leur difficulté d’utilisation, mais plutôt dans la volonté ou non de s’en servir, parce qu’elles impliquent de faire face à la souffrance au lieu de l’éviter. Après avoir examiné chacune d’entre elles, nous nous pencherons dans la deuxième partir, sur ce qui nous décide  les utiliser, c’est-à-dire l’AMOUR.

 Voir discussion http://devantsoi.forumgratuit.org/t59-enfants-indigo#3100

Extrait de Le Chemin le Moins fréquenté – Apprendre à vivre avec la Vie – Les leçons fondamentales de l’existence de SCOTT PECK aux éditions Aventure secrète. Page 7 – Première partie.

 

 

Retarder la satisfaction

 

Gif eleves et profsCes dernières années, j’avais comme patiente une analyste financière d’une trentaine d’année. Pendant de longs mois, elle s’est plainte de ne pouvoir résister à la tentation de remettre à plus tard les tâches qui l’ennuyaient. Nous avions essayé d’analyser ses sentiments envers ses employeurs, ses rapports avec l’autorité en général et celle de ses parents en particulier. Nous avions étudié son attitude vis-à-vis du travail et de la réussite, et leur influence sur sa vie conjugale, son identité sexuelle, son désir de se mesurer à son mari et sa peur d’une telle compétition. Pourtant, malgré cet examen psychanalytique classique et minutieux, elle continuait à faire traîner les choses dans son travail. Finalement, un jour, nous avons osé nous penser sur l’évidence. 

-         Vous aimez les gâteaux ? lui demandai-je.

Elle répondit que oui.

-         Quelle partie du gâteau préférez-vous, continuai-je, le gâteau ou le glaçage ?

-         Oh, le glaçage ! me dit-elle avec enthousiasme.

-         Et de quelle manière mangez-vous une part de gâteau ? m’enquis-je.

-         Je commence toujours par le glaçage, évidemment !

 D’après ces indices, nous pûmes dévier vers ses habitudes professionnelles, et nous découvrîmes, comme il fallait s’y attendre, que dans n’importe quelle journée de travail elle passait les deux premières heures à faire ce qui l’intéressait (environ la moitié du travail journalier) et les six autres heures au reste, qui était beaucoup moins passionnant. Je lui fis remarquer que si elle passait les deux premières heures à faire ce qui ne lui plaisait pas, le reste du temps serait fort agréable. Je lui dis que deux heures de douleur suivies de six heures de plaisir me paraissaient préférables à l’inverse. Elle fut d’accord et, comme elle avait de la volonté, elle changea.

 Retarder la satisfaction, planifier les douleurs et les joies, se d’abord des premières pour mieux apprécier les secondes, c’est la seule manière de vivre bien.

 Cette technique est connue des enfants dès le plus jeune âge, souvent vers les cinq ans. Par exemple, il arrive qu’un enfant de cet âge, lorsqu’il joue avec un petit ami, dise à ce dernier de commencer la partie afin de pouvoir savourer son tour plus tard. A six ans, les enfants mangent souvent le gâteau avant de toucher au glaçage. A l’école primaire, cette capacité précoce à retarder la satisfaction est pratiquée quotidiennement, particulièrement pour les devoirs. Vers l’âge de douze ans, certains enfants sot capables de se mettre à leurs devoirs, sans y avoir été poussés par leurs parents, et de les terminer avant de regarder la télévision. Vers l’âge de quinze ou seize ans, on pourrait s’attendre que ce comportement se prolonge, ce serait logique.

 Mais les éducateurs se rendent vite compte qu’à cette période, un grand nombre d’adolescents s’éloignent de cette norme. Ce sont les élèves à problèmes ; malgré une intelligence moyenne ou parfois supérieure, ils ont de mauvaises notes simplement parce qu’ils ne travaillent pas. Ils sèchent les cours ou ne vont plus au lycée, selon leur humeur. Ils sont impulsifs et cela déteint aussi sur leur vie sociale. Ils prennent souvent par à des bagarres, se laissent parfois entraîner dans l’engrenage de drogues, peuvent même avoir des problèmes avec la police. Leur devise est : « profitons-en maintenant, nous paierons plus tard ». Alors on fait appel aux psychologues et aux psychothérapeutes. Mais, la plupart du temps, il semble que ce soit déjà trop tard. Ces adolescents sont très réticents à laisser qui que ce soit les dérouter tant soit peu de leur mode de vie, même lorsque l’intervention du thérapeute est chaleureuse, amicale, exempte de critique.

 Leur impulsivité est tellement ancrée en eux qu’elle empêche leur pleine participation au travail de la psychothérapie : ils ne viennent pas à leurs rendez-vous et évitent les sujets douloureux ou importants. Alors l’essai se révèle inutile, ces enfants abandonnent leurs études, et ils continuent sur le chemin de l’échec, qui se poursuit en général par des mariages désastreux, des accidents, des séjours en hôpital psychiatrique ou en prison.

 Pourquoi cela ? Pourquoi est-ce que la plupart des gens ont cette capacité de retarder la satisfaction, et qu’une minorité – toutefois assez importante – ne réussit pas, parfois de manière irréversible, à la développer ? La réponse n’est pas vraiment prouvée scientifiquement. Le rôle des facteurs génétiques n’est pas clair. Les variables ne sont pas assez contrôlables pour donner des preuves scientifiques ; mais la plupart des indices semblent indiquer que les parents jouent un rôle déterminant.

 Voir discussion http://devantsoi.forumgratuit.org/t59-enfants-indigo#3100

Extrait de Le Chemin le Moins fréquenté – Apprendre à vivre avec la Vie – Les leçons fondamentales de l’existence de SCOTT PECK aux éditions Aventure secrète. Page 10 – Première partie.

 

 

Fantômes et endroits hantés

 

Fantômes et endroits hantés dans NOUVEAU DEPART route-150x150 Dans des endroits particuliers, certains ont l’impression de revoir la même apparition jour après jour, ou année après année. Certaines de ces manifestations sont plus fréquentes que d’autres. Parfois, elles semblent descendre sans fin les escaliers, toujours vêtues de manière identique, se dirigeant quelque part. D’autres se contentent de parcourir sans cesse le même chemin. Quelques-unes de ces zones sont si puissantes que les énergies qui s’y manifestent paraissent entrer en interaction avec votre monde à quatre dimensions. Des objets bougent, des températures changent et les champs magnétiques deviennent aberrants. Telles sont les choses qui provoquent la peur dans les âmes et les cœurs des hommes et les femmes.

 De quoi s’agit-il ? Je vais décrire de simples transitions d’âmes qui se répètent tout le temps, parce que celles-ci vivent constamment dans le maintenant. Elles évoluent sur le tapis roulant, comme vous ! Et lors que votre chemin croise cette énergie passée, vous la voyez et la sentez clairement. Voici quelques preuves que tout cela est vrai ; remarquez tout d’abord que ce scénario à répétition se produit toujours de la même façon, exactement comme une bande magnétique ou un film collé sur eux-mêmes en boucle. Les fantômes ne changent pas de vêtements et n’ont pas d’enfant (rires). En d’autres termes, vous revoyez chaque fois le même événement ; cela doit vous donner un indice de ce qui se passe réellement.

 Ce n’est pas un fantôme en visite chez vous, mais bien vous en train de croiser une énergie sur la voie où il s’est produit quelque chose. Peut-être était-ce un événement si profond que cette énergie semble imprégnée là physiquement, du moins à un niveau où elle interagit avec votre réalité. Qui sont-ils ? Ce sont des membres de la famille constamment sur le point de quitter ce plan, sauf que les entités représentant l’énergie ont disparu depuis longtemps ; seule leur empreinte se trouve encore ici. Voilà pourquoi nous vous avons présenté le ruban de Möbius (voir ci-avant) : pour expliquer que c’est l’interaction du temps en couches qui crée l’échange. Les choses sont compliquées par la réalité particulière qui est également du côté opposé au vôtre, plus que par le fait de parcourir sans fin la même voie.

 Vous pourriez demander comment vous devez réagir à ce sujet. Vous n’avez rien  à faire que vous ne désiriez, car ces fantômes sont partis depuis bien longtemps. Vous pourriez réplique r ; « Mais si tout est dans le maintenant, ils ne sont jamais partis, n’est-ce pas ? »  Voilà ce qui rend l’intersection du temps linéaire et du temps non linéaire si difficile à saisir pour un être humain. Cela représente d’apparentes contradictions où les choses peuvent partir avant d’être arrivées. Ou exister et ne pas exister dans le même espace. Cela pose aussi la question logique de ce qui s’est passé en premier. La réponse est celle-ci ! l’existence est absolue e tunique. Seulement, vous en voyez les pourtours à des temps différents.

 A ceux qui désirent savoir comment traiter cette énergie répétitive, nous recommandons de nettoyer la voie. Comment ? Rappelez-vous notre enseignement souvent réitéré selon lequel l’intention pur des humains véhicule une formidable énergie d’action. Elle engendre la compassion qui est elle-même le catalyseur de presque toute action sur votre liste spirituelle ! Mais tout cela, vous le saviez, n’est-ce pas ?

 

Kryeon : Tome VII – Un nouveau départ, canalisé par Lee Carroll – page 213. Channeling de Newport Beach, Californie, Décembre 2001.

Les péchés du père

 Les péchés du père dans ENFANTS INDIGO corbeau2x-300x240Cela ne veut pas faire qu’il n’y a pas de discipline parentale dans les foyers de ces jeunes sans autodiscipline. Au contraire. Ces enfants sont souvent sévèrement punis pendant toute leur enfance – giflés, battus, roués de coups, ou même fouettés par leurs parents, parfois pour des vétilles. Mais cette répression n’a aucun sens, parce qu’elle n’est pas logique.

 Ces parents-là n’ont eux-mêmes aucune autodiscipline et, de fait, servent de modèles de comportement. Ils pratiquent le « fais ce que je dis, pas ce que je fais ». Il arrive qu’ils se soûlent en face de leurs enfants, ou qu’ils se battent sans retenue, sans dignité, sans raison ; qu’ils soient négligés ; qu’ils fassent des promesses qu’ils ne tiennent pas. Leurs vies sont si souvent, et de manière si évidente, désordonnées et confuses que leurs essais pour discipliner celle de leurs enfants ne veulent rien dire pour ceux-ci. « Si papa bat maman, pourquoi me donne-t-il une gifle parce que j’ai frappé mon frère ? » va s’interroger un jeune garçon. Est-ce que cela a un sens qu’on lui demande de se contrôler ?

 Les jeunes enfants n’ont pas de point de comparaison. Leurs parents représentent des figures divines et, lorsqu’ils agissent d’une certaine manière, c’est pour eux la bonne. Pourtant, l’amour est encore plus important que le modèle donné. Car, même dans les familles les plus défavorisées et les plus déséquilibrées, l’amour véritable est parfois présent, et il se peut que les enfants soient malgré tout disciplinés. Alors qu’il arrive, dans des familles où les parents font partie d el’ « élite » sociale et intellectuelle (médecins, avocats, etc…) et mènent des vies tout à fait ordonnées et strictes, mais d’où  l’amour est absent, que les enfants soient totalement perdus, indisciplinés et désorganisés.

 Finalement, tout nous ramène à l’amour. Le mystère de l’Amour sera étudié plus loin dans ces textes mais, pour des raisons de cohérence, nous allons l’effleurer brièvement dès maintenant. Lorsque nous aimons quelque chose, c’est que cela a de la valeur pour nous, et nous passons du temps à nous en occuper, à en profiter le plus possible. Regardez un jeune homme avec sa voiture, il consacre des heures à l’admirer, à l’astiquer, à la réparer. Ou une personne âge avec son jardin, elle reste un temps fous à l’observer, à le désherber, à tailler chaque branche. Il en va de même avec les enfants que nous aimons ; nous passons le temps de les câliner, de les guider – et même de les gronder.

 L’apprentissage d’une bonne discipline demande du temps. Lorsque nous en manquons ou que nous n’avons pas envie d’en donner à nos enfants, nous ne les observons pas assez pour être sensibles à l’expression subtile de leur besoin d’aide en cette matière. Si leur besoin est assez important pour toucher notre conscience, nos continuons parfois de l’ignorer sous prétexte qu’il faut les laisser faire ce qu’ils veulent : « Je n’ai pas le courage de m’occuper d’eux aujourd’hui » ou bien si, finalement, nous sommes obligés d’agir, à cause de leurs bêtises et de notre agacement, nos imposons la discipline, parfois brutalement, sous l’effet de la colère, sans examiner le problème n i même réfléchir au type de réaction approprié. Les parents qui consacrent du temps à leurs enfants répondront par des conseils bienveillants, des réprimandes ou des encouragements, toujours réfléchis et affectueux. Ils seront attentifs à leurs enfants : à la manière dont ils mangent leur gâteau, dont ils font leurs devoirs, ils verront s’ils ont tendance à dire des mensonges ou à éviter les problèmes au lieu de leur faire face. Ils prendront le temps de faire quelques petits réajustements en les coutant, en leur répondant, les restreignant un peu pour certaines choses et les laissant plus libres pour d’autres, leur donnant des petites leçons de temps en temps, des mises en garde, mais aussi des baisers, des caresses et des compliments.

 En prenant le temps d’observer leurs enfants et leurs besoins, les parents qui aiment sont souvent torturés, souffrent réellement avec eux. Les enfants s’en rendent bien compte, et même s’ils ne répondent pas par une gratitude immédiate, ils apprennent aussi à souffrir : « Si mes parents sont prêts à souffrir avec moi, se disent-ils, alors ce n’est pas si terrible et je dois l’accepter moi aussi. » C’est le commencement de l’autodiscipline. D’un autre côté, bien qu’ils puissent proclamer, dans des moments d’irritation qu’ils sont abandonnés, les enfants véritablement aimés savent qu’ils sont appréciés. Cette certitude profonde vaut tout l’or du monde ; les enfants sentent qu’ils ont vraiment de la valeur. Posséder cette certitude est absolument essentiel pour la santé mentale et c’est le fondement de l’autodiscipline. Elle doit être acquise pendant l’enfance ; à l’âge adulte, il est souvent trop tard. Une fois acquise, en revanche, cette force morale résistera aux vicissitudes de la vie.

 Les enfants qui ont la chance de bénéficier d’un amour parental stable et attentionné pendant toute leur enfance entreront dans l’âge adulte avec une conscience profonde de leur propre valeur, mais aussi avec un sentiment de confiance et de sécurité. Tous les enfants ont terriblement peur d’être abandonnés, à juste titre. Cela commence vers les six mois, dès que le bébé est capable de se percevoir comme un individu, distinct de ses géniteurs. En même temps que cette prise de conscience vient celle qui lui a fait comprendre qu’il est incapable de se débrouiller sans eux, qu’il est complètement dépendant et à leur merci. Pour ‘enfant, être délaissé par ses parents équivaut à mourir. La plupart des parents, même s’ils sont par ailleurs assez négligents et peu affectueux, sont instinctivement sensibles à cette peur de l’abandon que ressentent leurs enfants et ils leur donnent, jour après jour, le réconfort dont ils ont besoin ; « Tu sais bien que papa et maman ne vont pas te laisser » ou ; « Bien sûr que papa et maman reviendront te chercher ». Si ces paroles correspondent à des actes, mois après mois, année après années, l’enfant entrera dans l’adolescence sans craintes, avec le sentiment que le monde est sûr et qu’il y sera protégé si besoin est. Avec ce sens profond au cœur, un tel enfant est libre de retarder toutes sortes de satisfactions, assuré de savoir que l’occasion d’être récompensé sera toujours là quand il en aura besoin comme ses parents. 

Certains parents sacrifient l’amour à leur besoin de contrôle e t de domination, et cela donne des enfants qui ont terriblement peur de l’avenir. Abandonnés physiquement ou psychologiquement, ils entrent dans l’âge adulte sans aucune idée que le monde peut être sûr et protecteur. Au contraire, ils le perçoivent comme dangereux et effrayant, et ils ne sont pas prêts à retarder toute satisfaction ou sécurité de l’instant pour une satisfaction ou une sécurité futures, puisque l’avenir leur paraît si incertain. 

En résumé, pour que les enfants puissent développer cette capacité à retarder la satisfaction, il est nécessaire qu’ils aient des modèles d’autodiscipline, un sens de leur propre valeur, une confiance en la sécurité de leur existence. Ces « trésors » sont acquis grâce à l’amour authentique, profond et discipliné offert par les parents ; ce sont les plus beaux cadeaux que les parents puissent faire à leurs enfants. En cas de défaillance, il est possible de les recevoir d’autres provenance, mais dans ce cas, le processus d’acquisition est inévitablement difficile, dure parfois toute la vie, et ne réussite pas toujours. 

Extrait de Le Chemin le Moins fréquenté – Apprendre à vivre avec la Vie – Les leçons fondamentales de l’existence de SCOTT PECK aux éditions Aventure secrète. Page 13 – Première partie.

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Témoignage d’un Indigo plus âgé

 

Témoignage d'un Indigo plus âgé dans ENFANTS INDIGOJe suis un indigo. Je viens de terminer la lecture de votre livre Les enfants indigo. Wow ! Ce fut comme de me voir dans un miroir. Plus âgé – 26 ans, je suis le père de deux merveilleux enfants, des indigos eux aussi ? leur éducation ne me pose pas trop de problèmes car je me souviens d’une bonne part de mon enfance. Ma femme et moi appliquions déjà bon nombre de vos suggestions avec nos rejetons pour qu’ils restent eux-mêmes, et afin de les guider vers leur identité. Il faudra me pardonner de sauter du coq à l’âme, mais les idées se bousculent dans ma tête et il m’est difficile de toutes les noter avec cohérence. Je commence donc par mon enfance…

 Tout petit, je savais déjà exactement qui j’étais. Je me rappelle avoir raconté des trucs à mes parents – des choses que, tout simplement, je savais. Néanmoins, leur réaction consistait invariablement  à me dire : « Contente-toi donc d’être un enfant ! » ce qui ne me posait aucun problème. Toutefois, je demeurais persuadé de savoir des choses. A une certaine époque, mon frère et moi dormions dans le loft juste au-dessus de la menuiserie de mon père. Notre maison ne comportait que deux chambres à coucher, et mes sœurs occupaient la chambre supplémentaire ; à nos yeux cependant, c’était très cool. J’avais l’habitude de venir dans la chambre de mes parents la nuit pour parler à ma mère des soucoupes volantes que je voyais. Elle déclarait qu’elles n’existaient pas et me sommait de retourner me coucher. Quelques années plus tard, alors que j’étais à l’église avec elle,  je lui signalais que je discernais des lumières autour des gens. Effectivement, je percevais une luminosité rouge autour de l’image de Jésus sur le mur et je me demandais pourquoi celui-ci était en colère. Ma mère grommela que je ne pouvais rien voir, que Jésus n’était pas fâché et m’ordonna de rester tranquille et d’être respectueux ; après quelques autres incidents du genre, j’ai renoncé à confier aux gens ces faits bizarres que je savais pourtant être vrais.

 Vers l’âge de huit ans, mes parents divorcèrent et ma mère adopta les croyances du Nouvel Age. Mon père en fut furieux, car il était pour sa part très engagé dans la religion des mormons. Elle est donc partie s’installer ailleurs, et par la suite, je ne la revis qu’une dizaine de fois. Elle restait en contact par le biais du téléphone et du courrier et partageait avec moi toutes ses révélations mystiques. Sans vouloir me montrer arrogant, j’avais bien envie alors de lui dire ; « Evidemment ! » Mais je savais qu’elle devait parcourir son propre chemin d ‘éveil. Elle errait d’un courant spirituel à  un autre, mais en gros, elle s’en est tenue à sa voie. Après leur divorce, on père se lia avec une dame qui adhérait aussi aux croyances du Nouvel Age. Elle le conseilla sur la manière de méditer ; grâce à elle, mes trois frères et sœurs et moi-même avons pu être qui nous étions. Une fois qu’ils se sont séparés, mon père adopta cette attitude à son tour. Comme nous étions tous très entêtés et qu’il avait compris que, de toute façon, nous ferions ce qui nous chanterait, il décida d’intervenir dans nos vies seulement si nous devenions trop déchaînés ou quand nous encaissions un coup dure.

 Adolescent, je me sentais vraiment indésirable. Toutes les femmes qui sont passées dans la vie de mon père sont parties, ou alors elles nous détestaient, nous les enfants. Dans ce contexte, c’était facile de se sentir en faute. A maintes reprises, j’ai songé au suicide, mais je m’en suis toujours gardé parce que j’étais conscient d’avoir quelque chose à accomplir ici-bas. Je me suis mis à évoquer certaines intuitions de mon enfance que j’avais jusque-là bloquées, et j’ai recommencé à méditer. Cela m’aida un peu. Je me suis aussi plongé dans plusieurs ouvrages sur les philosophies orientales. J’aimais bien lire le bouquin intitulé Illusions. Je suis tombé dessus à l’âge de 12 ans. Un jour, alors que j’étais petit – et je ne me rappelle plus si c’était dans un rêve ou non  – une vieille dame s’est approchée de moi et m’a demandé mon nom. Je lui ai répondu »Jacob », et elle a ajouté ; « Oui, je vois. Le guérisseur. Tu es venu ici pour être un guérisseur de même qu’un enseignant. Au moment opportun, tes aptitudes feront surface ».

 Parfois, lorsque je m’allonge pour me reposer ou pour dormir, mon corps subitement se fige ; je suis incapable de bouger, je ne peux ni parler, ni respirer, ni même cligner des yeux, et pourtant je suis toujours vivant. D’habitude, je suis attiré par des lumières, mais pas systématiquement. Autrefois, ceci m’effrayait terriblement et je luttais de toutes mes forces pour « revenir à moi-même ». Cependant, la dernière fois que c’est arrivé – et ça ne s’est pas reproduit depuis – j’ai laissé aller la peur. C’est alors que j’ai ressenti une force d’attraction très intense depuis le chakra nommé dan tien, ou hara, à votre guise. C’était comme si mon corps tout entier était attiré vers le haut, au travers de  ce centre énergétique. La vibration était incroyable. Puis il y a eut un éclair de lumière, et tout fit parti de moi. Je suis incapable d’exprimer avec les mots l’émotion que j’ai alors éprouver, le sentiment d’amour infini et d’appartenance.

 Après cet épisode, j’ai sombré dans un sommeil profond et me suis réveillé le lendemain, complètement déboussolé. J’ai eu ensuite besoin de solitude pour analyser cet événement. Par crainte de me buter à l’incompréhension d’autrefois, je n’ai pas osé me confier à qui que ce soit. J’en ai toutefois parlé à ma femme, qui m’a fait comprendre que tout allait bien, que je n’étais pas fou. J’en ai aussi touché un mot à mon professeur de tai-chi, qui n’y entendit rien. L’expérience fut si vivace que je m’en souviens encore très clairement. Plusieurs rêves m’ont également aidé à comprendre ma nature véritable, ainsi que celle de mes enfants.

 Environ trois mois après la naissance de mon fils Dylan (fils de l’océan) Elihu (ange gardien), je fis un autre rêve dans lequel il avait  à peu près huit ans, l’âge qu’il a aujourd’hui. Dans  ce songe, il était plutôt costaud pour son âge, ce qui est aussi vrai dans la réalité. Nous donnions une petite fête pour son anniversaire, et des gamins jouaient. Il s’assoyait près de moi et entamait une conversation très adulte à propos de la vie et de notre raison d’être. Sa sœur, Jaiden (gemme de Chine) Samantha (feu), se joignit à nous pour écouter. Dylan expliquait qu’un jour je me réveillerai en sachant exactement qui et ce que j’étais. Il disait que mon nom véritable était Tamalar et que lui-même était originaire de Cetus. Qu’on l’avait envoyé ici pour être un maître auprès des hommes, comme tant d’autres. Il mentionnait également le véritable nom de sa mère, mais au réveil je l’avais oublié.

 Ce rêve, survenu il y a plus de huit ans, était d’une puissance telle que j’ai alors téléphoné à ma mère pour lui raconter. Elle le nota et je lui en suis très reconnaissant, parce que je l’avais pratiquement oublié jusqu’à récemment. Elle envoya une lettre à Dylan à ce sujet ; il en prit connaissance et je lui demandai son avis. Il fit simplement : « Cool. Ça me plaît » Puis retourna à ses jeux. Lui  et sa sœur passent parfois des commentaires et des remarques si sages et profonds pour leur âge que ma femme et moi en restons bouche bée. Quand je me rappelle qui ils sont cependant, je ne suis pas surpris.

 Mon père nous a imposé la religion des mormons jusqu’à ce que j’aie environ huit ans. J’aimais bien aller à l’église, ais en grandissant, j’ai commencé à remettre en question certaines des croyances que l’on m’imposait. Certes, je croyais en Dieu, ou en un Créateur primordial, mais j’avais envie de connaître les autres croyances et de comprendre pourquoi nous commettions des actes qui étaient si contraires à Dieu.  Al l’époque où mon père vivait avec ma première belle-mère, il nous a fallu fréquenter une église unitarienne un certain temps. Partout, c’était du pareil au même, seule la dénomination changeait. Par a suite, nous avons fréquenté une église luthérienne pendant un moment – toujours aucune différence. Pourtant, toutes clamaient représenter l’unique vraie religion. Pour ma part, je cois que celle-ci se trouve à l’intérieur. C’est là que nous découvrirons Dieu et la vérité ; pas à l’église ni dans un lieu ou une statue. C’est certainement agréable de rencontrer d’autres personnes, de partager ses expériences ou de se soutenir mutuellement dans les épreuves, mais j’ai percé ce truc à jour et je me suis aperçu que beaucoup craignent de se tourner vers l’intérieur d’eux-mêmes. Je détestais mon père de m’avoir contraint à aller dans ces lieux.

 Après sa séparation d ‘avec ma belle-mère, nous avons cessé d’aller à l’église. Nous sommes allés habiter chez mes grands-parents, et papa est retourné chez les mormons. Il y a rencontré ma belle-mère actuelle, une dame pour qui j’éprouve une sincère affection. Elle est aussi mormone, mais respecte nos croyances. Et elle est persuade que nous sommes tous de bons enfants.

 Quand j’ai eu 12 ans, mon père m’a incité à me joindre au clergé de sa religion ; j’ai refus é sans ambages. Il m’a permis de m’en tenir à ma décision, même si les membres de sa congrégation le critiquaient vertement. J’étais aussi une source d’ennuis au catéchisme du dimanche, parce que je posais des tas de questions. Comment osait-on agir ainsi ? Ma situation à l’école n’était pas brillante non plus. J’étais un fauteur de troubles ; je n’écoutais pas et perturbais les autres élèves. Par contre, si l’on m’adressait une question, j’avais toujours al réponse et, parfois, je renvoyais l’interrogation au professeur, qui assez souvent éprouvait des difficultés à répondre. On m’expulsa du catéchisme, et je dus consulter un thérapeute en compagnie de mon grand-père, un haut placé dans la hiérarchie de l’Eglise. J’ai expliqué à ce dernier que tout ce que j’avais fait, c’était de poser des questions. Que ce n’était pas ma faute si le professeur était un ignorant.

 Par contre, tut au long de cette période de ma vie (j’ai bouquiné sur la philosophie orientale. Je me suis également fait évincer d’un cours spécial pour adolescents offert à l’église de  mon père ; le séminaire, tel qu’ils le désignaient, comportait des études approfondies sur la Bible et visait à former les jeunes en vue de leurs missions ; c’était mon père qui le donnait à l’époque ; nos discussions portaient sur Jésus. Je passais mon temps à intervenir par des commentaires sur le Bouddha, sur le fait qu’il était venu cinq cents ans avant le Christ et sur la similitude de leurs doctrines. Mon père n’apprécia pas du tout et me fit savoir que je n’avais plus à y assister.

 

Plus tard, j’ai découvert que la meilleure chose  faire était d’étudier toutes les religions, d’adopter ce qui convenait à notre mode de vie et de trouver la voie du milieu, à l’exemple du Bouddha. Chacun de nos gestes devrait être motivé par la bonté et l’amour. Jamais, au cours de ma vie, je n’ai fait quelque chose pour autrui en espérant une rétribution. Peu importe l’importance de la faveur accordée, un simple remerciement suffit largement. J’ignore comment arriver à faire comprendre cela aux gens. Quand j’essaie, personne ne m’écoute parce que je suis jeune.

 Je sais pertinemment que je suis un guérisseur et un enseignant, mais les gens ne m’écoutent pas. Pourquoi alors m’exprimerais-je ?  Je suis conscient de la valeur de ce que j’ai à dire, mais je doute que l’on soit prête à l’entendre. Quand j’ai la chance d’engager la discussion, on f ait fi de mes propos. Par exemple, lorsque j’ai voulu faire connaître Les enfants indigo à mon professeur de tai-chi, il a répliqué que ce n’était que du charabia Nouvel Age, point final. Je lui ai bien fait admettre que l’évolution spirituelle et psychologique est possible, mais il ne pense pas qu’elle puisse se produire à l’heure actuelle. Qu’elle le soit ou pas, lui ai-je répondu, il faut garder espoir, car sans lui, rien ne pourra changer. Et si rien ne change dans notre monde, je ne vois pas pourquoi il faudrait continuer à vivre. J’espère bien qu’il m’aura entendu.

 A la fin du secondaire, je me suis marié. Nous nous sommes d’abord installés à Hawaï pendant un moment, puis nous avons emménagé au Colorado, où nous vivons toujours. Ma femme a renoué avec son père et t ente de se rapprocher de sa mère. Je suis persuadé qu’elle aussi est indigo. C’est pourquoi j’ai toujours été complètement à l’aise avec elle et j’ai pu tout lui confier dès notre premier jour. Nous sommes mariés depuis neuf ans, et notre bonheur ne cesse de grandir.

 Je vous écris pour vous demander si vous connaissez d’autres jeunes adultes indigo qui ressentent la même frustration que moi. Nous savons qui nous sommes, nous connaissons la raison de notre présence ici, mais il semble que la majorité ne soit pas encore prête à reconnaître ce phénomène. Serait-il possible d’organiser un rassemblement d’indigos de tous âges, notamment des plus vieux ? Ce serait super de discuter avec des gens qui ont connu des expériences similaires et qui comprennent ce que nous vivons, ce que nous continuons à vivre. J’ai l’impression d’être au sommet de ma forme et prêt à faire bouger les choses, mais comment ? Comment réaliser pleinement mon potentiel et mettre mes talents à profit ? Notre monde doit comprendre que rien ne nous oblige à vivre ainsi. Il est possible de combler les besoins de tous, et il en restera toujours en abondance pour chacun. Tout ce qu’il y a à faire, c’est de vivre dans la  lumière et de laisser l’amour régner.

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 Extrait du livre Célébration des Enfants Indigo par Lee Carroll et Jan Tober aux Editions Ariane – page 205.

La quatrième maison

 La quatrième maison dans LE RETOUR 01Poursuivant nonchalamment sa route, Mike se sentait au mieux de sa forme. Il ne pensait pas avoir été aussi bien depuis le début de son voyage. Ses nouveaux vêtements et son armure se mariaient parfaitement à l’endroit imposant qu’il traversait. Il se sentait tout à fait à l’aise dans ce décor. Bien qu’il ait passé la majeure partie de son temps depuis le départ à l’intérieur de l’une ou l’autre des maisons rencontrées sur son chemin, il lui semblait avoir fréquenté cette route depuis toujours. L’odeur et l’apparence des choses lui semblaient de plus en plus familières, comme si ses souvenirs de l’ancien Mike commençaient à s’estomper pour faire place aux attributs peu communs de cette nouvelle terre. Il avait l’impression de plus en plus forte que ce qui l’entourait maintenant faisait partie du connu, mais il savait pertinemment que ce n’était pas tout à fait vrai puisqu’il visitait l’endroit pour la première fois. 

 

Il avait la sensation aiguë d’être habité par une autre puissance et un fort sentiment d’appartenance. Il savait que ce sentiment récent était né des événements survenus dans la Maison de la biologie, et le simple souvenir de Vert le faisait largement sourire. Tout en marchant, il pensait à l’étape qu’il avait franchie pendant son séjour dans cette maison. Que pouvait-il survenir encore ? Il avait traversé le seuil de trois maisons seulement et se demandait quelles autres leçons il allait apprendre. 

 

Un bruit derrière lui attira son attention. 

Rapide comme l’éclair, Mike se retourna vivement, se plaçant en positon de défense. Il fut lui-même surpris de la rapidité de sa réaction. Il était penché vers l’avant, la main sur la poignée de l’épée de la vérité. Etait-ce son imagination ou l’épée vibrait-elle ? Toute son attention se concentra sur son ouïe pendant qu’il se tenait là immobile, prêt à bondir au moindre signal. 

 

Rien. 

Le vent avait pu l’induire en erreur, mais il remarqua qu’aucune feuille ne vibrait dans les arbres environnants. Ne bougeant que les yeux, le reste du corps parfaitement immobile, Michael scrutait les alentours. Il réalisa tout à coup que sa vue était très aiguisée. Elle n’avait jamais été d’une telle acuité depuis son départ, comme si, soudainement quelqu’un avait allumé une ampoule très brillante. 

 

Mike se concentra alors sur ce qu’il voyait afin de mieux examiner une immense pierre. 

Rien. 

Il comprit soudain que même s’il se sentait très à l’aise dans son nouvel environnement peuplé de maisons colorées, l’endroit demeurait dangereux. La forme sombre qui avait hanté ses rêves pendant son séjour dans la Maison de la biologie pouvait très bien se retrouver sur son chemin. Il devait se montrer prudent. Fait étrange, il n’avait pas peur. Il demeura figé, en état d’aller, les  sens affûtés à la limite. 

 

Dans cet état de conscience avivée, il découvrait un autre élément de ses aptitudes. Bien qu’il ne put ni voir ni entendre quoi que ce soit d’inhabituel, il sentait une présence. Son âme ressentait un inconfort, un sentiment de danger et d’avertissement. Pourtant….. 

Rien. 

Lentement, il se retourna et poursuivit sa route, tournant sa tête de gauche à droite pour mieux entendre tout bruit émis derrière lui, tâchant de percevoir quoi que ce soit d’inusité. Tout en marchant, il s’interrogeait sur cette énigme. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Sur cette terre si pleine d’amour et de découvertes spirituelles, comment pouvait-on expliquer l’existence d’une entité si négative ? Pourquoi le poursuivait-elle ? Pourquoi aucun des anges n’avait-il accepté d’en parler ? Un véritable mystère, mais Mike était prévenu et ne laisserait pas cette sombre créature l’atteindre encore une fois. Il restait alerte avec le sentiment de danger toujours présent. 

 

Il marcha jusqu’à une heure avancée de l’après-midi. Le crépuscule approchait et il n’avait pas encore vu la prochaine maison. Il décida de ralentir le pas et, se tournant pour mesurer le chemin parcouru, il sortit sa carte tout en demeurant attentif aux bruits et aux mouvements autour de lui. Il fut soulagé de constater que sa précieuse carte fonctionnait de nouveau et qu’elle était « à jour ». Il repéra le VOUS ETES ICI et, tout près, la prochaine maison. Elle était au détour suivant.  Avec un sourire de satisfaction, il replia sa carte et reprit sa route. 

 

Le voyage entre les deux maisons lui avait pris presque une journée. Il comprit que les maisons étaient séparées par une distance suffisante pour exiger un certain effort de la part du voyageur sans nécessiter toutefois une nuit en plein air. Il en était ravi. Il sentait une fatigue légère et savait qu’elle n’était pas simplement d’ordre physique. L’état d’alerte qu’il avait connu au cours des dernières heures l’avait privé d’une partie de son énergie. 

 

Dans cette lumière mystérieuse où les choses semblant toutes emprunter la même couleur, Mike aperçut la prochaine maison au détour du chemin. Elle baignait dans cette lumière rouge et orange propre à la tombée du jour. La maison, de style campagnard, rayonnait d’un pur violet, comme si la lueur environnante ne l’atteignait nullement. Mike s’arrêta, ébahi. Il n’avait jamais vu de plus magnifique teinte ! C’était un violet à la fois intense, serein et puissant. La maison donnait l’impression d’une structure parfaitement translucide dont la lumière luisait de l’intérieur. Il poursuivit sa route, se rappelant qu’un arrêt prolongé n’était pas prudent, même s’il était tout près du but. 

 

En matière de beauté, Michaël était loin d’avoir tout vu encore ! Lorsque l’ange qui serait son hôte ouvrit la porte, Mike ne parvint pas à prononcer une seule parole. Il n’avait jamais rencontré d’aussi belle créature. Il pensa même à s’agenouiller en signe de respect devant tant de beauté. Que se passait-il ? Sa perception des couleurs avait-elle augmenté ? Il n’avait même jamais vu de couleur pareille ! Il resta muet, tel un enfant qui aurait observé un coucher de soleil pour la première fois, se demandant s’il s’agissait là de magie. Puis il entendit sa voix, et quelle voix ! 

 

Des profondeurs de la tranquillité se fit entendre une voix de velours qui apaisait tout l’air ambiant qu’elle faisait vibrer. Et c’était indéniablement une voix féminine ! 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit la douce voix. Nous t’attendions. 

 

Toujours abasourdi, Mike n’arrivait pas à répondre. Il n’avait même pas une pensée à offrir à l’ange ! Confondu, il prit conscience d’avoir cessé de respirer. L’ange se mit à rire et ajouta : 

-       Je ne suis pas une femme, pas plus que ne l’était Vert. Les anges portent tous les attributs du genre biologique humain. Ma voix et mon apparence visent à rendre ton séjour ici plus confortable. 

 

Mike ne comprenait rien de ce que lui disait Violette. Il avait retrouvé son souffle, mais en savait toujours pas quoi dire. Les paroles qu’il réussit à prononcer résonnèrent horriblement à ses oreilles. 

-       Quelle apparence ! Non seulement le son, mais les paroles, étaient ridicules. Quelle stupidité à prononcer devant une si belle entité ! Il revécut l’embarras qu’il avait connu, enfant, alors qu’on attendait de lui, sans succès, qu’il dise des paroles sensées à un adulte. Sa stupeur était en partie provoquée par l’être devant lui. Mike se trouvait devant une créature angélique immense qui présentait toute la délicatesse du genre féminin, mais sans aucune distinction physique par rapport aux autres anges. Ils portaient tous ces mêmes vêtements flous de la couleur de leur maison qui cachaient toute caractéristique propre au genre. Ils étaient tous immenses, mais son visage… celui de Violette était indéniablement féminin. Il avait la douceur du visage de sa grand-mère et de sa mère et s’apparentait à la sainteté. Mike soupira avant d’essayer à nouveau de parler. 

-     Je m’excuse, Violette… il avait même l’impression qu’il lui manquait de respect en l’appelant par ce nom de couleur… trop familier. Il poursuivit : « Je ne m’attendais pas… enfin, je ne savais pas que les anges pouvaient aussi être des femmes ». Il regretta aussitôt d’avoir ouvert la bouche ! Quelle sottise ! Bien sûr, les anges étaient des femmes. Chaque ange représenté dans des tableaux n’était-il pas une femme ? Violette se tenait là, sans rien dire. Michaël reprit à nouveau : 

 

-       C’est que tous les autres avaient l’apparence d’un homme. Mike aurait voulu effacer tout ça et recommencer encore une fois. 

Ses capacités de communiquer et son éloquence avaient disparus. Il avait complètement échoué à saluer cet ange de façon décente. Il soupira encore et haussa les épaules. Violette lui souriait. 

-       Je comprends parfaitement, Michaël Thomas. 

 

Le regard qu’elle lui jeta aurait pu faire fondre son armure. Il ne présentait rien de romantique, mais bien plutôt un incroyable amour essentiellement maternel. Voilà qui  avait dérouté Mike. Comme s’il revoyait sa mère ! Il avait l’impression d’être réuni à sa famille disparue, se sentant à la fois heureux et incrédule. Il y avait si longtemps qu’on ne l’avait pas regardé de cette façon. Il aurait voulu se faire tout petit et être cajolé. Ses pensées l’embarrassèrent, car il savait que Violette pouvait les percevoir. Elle poursuivit : 

-       Tu t’habitueras très vite, Michaël. Mon apparence s’explique. Ce n’est pas ainsi pour tous les voyageurs, mais pour toi, c’est différent. 

 

Mike comprit. L’apparence et l’attitude de Violette devaient le servir. Mais il se demanda tout de même pourquoi il avait besoin de « voir » un ange maternel. 

-       Parce que tu l’as mérité, dis sagement Violette. Les événements d’ici ne servent pas toujours à l’enseignement. Plusieurs constituent des présents orientés vers la croissance. Tu as visité seulement trois maisons, et déjà, tu te démarques en tant que voyageur très spécial. 

 

Mike saisissait le sens de ces paroles mais, avant qu’il ne trouve à répondre au  compliment, Violette lui fit une demande qu’il n’était pas prêt d’oublier. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, dit-elle doucement, aurais-tu l’obligeance d’enlever tes chaussures ? 

Mika obéit. Il remarqua, près de la porte, un espace prêt à recevoir une paire de chaussures et les plaça là. Elles se fondaient parfaitement au décor. 

-       Mike, sais-tu pourquoi je t’ai demandé cela ? Michael réfléchit. 

-       Parce que je suis en terrain sacré à l’intérieur ? Il se rappelait Moïse et le buisson ardent, et le dialogue de cette histoire. 

-       Alors, pourquoi els autres n’ont-ils pas eu la même exigence ? Mike continua à réfléchir et risqua une autre réponse. 

-       Parce tu es un ange très spécial ? Violette s’amusait et se mit à rire. Perplexe, Mike savait qu’il n’avait pas donné la bonne réponse. 

-       Allons, entre. Violette se retourna pour pénétrer dans la maison. Mike la suivait mais s’inquiétait du manque d’intimité de leur conversation. Il l’interpella une fois à l’intérieur. 

-       Violette, dis-moi, pourquoi m’as-tu demandé de retirer mes chaussures ? 

-       C’est à toi de ME le dire, Michael, avant de repartir. 

Violette le guidait dans la maison. 

 

Mike n’appréciait pas que les anges le fassent attendra avant de lui donner les réponses, encore moins qu’on lui demande de les fournir lui-même. Trop exigeant, se dit-il. 

-       C’est la raison pour laquelle tu es ici, lui dit l’ange en continuant de le guider dans la maison violette. Encore une fois, il eut honte de ses pensées. 

 

La maison n’avait aucun éclat, l’opposé de son hôtesse. Mike constata que son ébahissement l’avait empêché de lire la pancarte à l’entrée. 

-       Violette, comment s’appelle la maison ? Le regardant fixement dans les yeux, elle lui dit : 

-       C’est la MAISON DES RESPONSABILITES, Michael Thomas. Elle attendait sa réponse, un air inquisiteur sur son beau visage. Mike sut que des difficultés l’attendaient ! 

 

Oh ! dit-il, tâchant de ne rien laisser paraître sur son visage. Il n’avait pas donné à Violette la réponse qu’elle espérait. Elle se retourna et continuer la visite. Le nom de la maison l’avait troublé. Il avait déjà imaginé le déroulement de plusieurs types de scénarios sous son toit. Quel vilain mot que la responsabilité ! Il lui rappelait ses parents le pressant de faire ceci ou cela. C’était un terme qui s’accompagnait d’un jugement. Par la suite, il l’entendit de la bouche des femmes qu’il fréquentait, toujours dans un esprit critique à l’égard de ses actions. Pourquoi, se demanda-t-il, les femmes essayaient-elles toujours de le « modeler » à leur goût. Il eut alors une pensée terrible. Peut-être était-ce le rôle de Violette ? Une autre envoyée de Dieu pour me changer. Et si Dieu était une femme ? Ce ne serait pas sérieux ! Puis, il se prit à sourire devant ces pensées humaines si « viriles », sachant très bien qu’elles n’avaient aucun sens. Dieu n’était ni homme, ni femme, mais le scénario qu’il imaginait l’amusait néanmoins. A quoi pouvait bien servir la Maison des responsabilités ? 

 

Violette le guidait par une série de petites pièces vers une salle à manger. 

-       Qu’y-t-il  ici ? demanda Mike alors qu’ils passaient devant deux immenses portes. 

-       Un cinéma. 

 

Un cinéma ? Les réflexions de Mike se succédaient à un rythme fou pendant qu’il marchait derrière Violette. Pourquoi une salle de cinéma dans une demeure d’ange ? Il eu une autre pensée étrange. Peut-être préparait-on une séance de cinéma ? L’idée d’assister à un film en compagnie de Violette l’amusait. Il se dit qu’ils verraient sans doute un de ces films sur les anges très à la mode. Il faillit en éclater de rire. Violette, percevant  les pensées de Mike, s’amusait aussi beaucoup mais pour d’autres motifs. 

 

Enfin, ils arrivèrent à destination. Les appartements de Michael et la salle à manger ressemblaient encore une fois aux autres. Dans le placard, il trouva des pantoufles et de magnifiques vêtements violets qui, de toute évidence, avaient été créés pour lui. L’odeur de la nourriture chatouillait ses narines. Encore une fois, on lui présenta un choix illimité d’aliments. Comment connaissait-on le moment de son arrivée ? En fait, il n’avait jamais rencontré de personnel de cuisine ou d’entretien ménager. Il se rappela le dégât que Vert et lui avaient créé après leur danse et les traces de fruits sur ses pieds pendant des jours. Ceux qui préparaient les plats savaient se déplacer sans se faire repérer, tels des lutins. Quel endroit ! 

 

Mike s’attendait à constater la disparition de Violette, comme avec les autres anges. Mais, elle était toujours là. 

-       L’ensemble te convient-il Michael ? Elle était vraiment magnifique. Mike était toujours sous le charme de ses qualités maternelles. 

-       Oui, merci. Il avait presque envie de s’incliner, en signe de respect. 

-       Nous commencerons demain matin. Bonne nuit, Michaël Thomas de l’Intention pure. Sur ce, elle quitta la pièce. 

Les choses changeaient. Tout comme Vert était demeuré sur le palier au moment où Mike avait quitté la Maison de la biologie, Violette avait quelque peu agit différemment ici. Les anges devenaient-ils plus polis ? Commençaient-ils à pratiquer l’étiquette des humains ? Mike constata la différence, mais décida de ne pas commenter. 

 

Il mangea, se mit au lit et tomba immédiatement endormi. Il se sentait en sécurité, au chand et aimé. Une autre aventure commencerait le lendemain et il savait que l’enseignement de Violette ajouterait à ses connaissances. Il rêva délicieusement de son enfance et de ses parents. 

 

01 dans LE RETOUR***** 

Aux abords de la maison, la forme sombre et fuyante exerçait une surveillance complète. Elle était à la fois aux aguets et en colère. Lorsque Mike avait quitté la maison verte en route vers celle-ci, l’horrible créature avait été estomaquée des transformations qu’il avait subies. Il avait acquis de la puissance, sans compter ces armes stupides. La vigilance de Mike ressemblait à celle d’un guerrier et il était sans peur ! Qu’avait-il bien pu se passer dans la dernière maison pour qu’il change à ce point ? La silhouette verte bouillait de colère à la pensée de l’occasion qu’elle avait ratée de le mettre au défi durant la tempête. 

 

Celle-ci commença à élaborer un meilleur plan pour mettre l’être humain en boîte. L’entité négative se dit d’abord que si Michael Thomas avait choisi de devenir un guerrier insaisissable, il aurait dû emprunter un chemin plus discret et non pas la route toute tracée comme il l’avait fait. Puis, elle réalisa que Mike suivait toujours le parcours. Il ne pouvait faire autrement puisqu’il ne savait pas où se trouvait la prochaine maison. La solution pour le piéger consistait donc à prendre les devants et à attendre sa proie à un détour du chemin. Si l’étrange créature avait pu sourire encore une fois, elle l’aurait fait. Sans sommeil, l’horrible forme avait des visions de la chute imminente de Michael Thomas de l’Intention pure

 

01****** 

 

 

Le matin suivant ressemblait à tous les autres. La journée s’annonçait magnifique. Le repas était splendide. Michael savoura un délicieux muffin aux bleuets, n’en finissant pas de s’extasier sur la fraîcheur et la saveur qu’il  y trouvait. 

-       Celui que j’ai déjà eu entre les orteils ne goûtait pas si bon. 

Il rit en se revoyant danser avec Vert dans la salle à manger de la dernière maison. 

 

Tout comme il finissait de revêtir ses nouveaux habits, on frappa à la porte. Tiens, les anges frappent aux portes maintenant ! 

-       Entrez, lança Mike d’une vois polie. Violette semblait flotter et Mike lui sourit. Il faudra voir à remercier les responsables de ce merveilleux petit déjeuner ! 

-       Je t’en prie, dit Violette. 

-       C’est toi ? 

-       C’est nous tous. nous ne formons qu’un. 

-       Oui, on m’en a déjà informé. Un jour, je comprendrai. D’ici là, je vous remercie tous. 

-       Es-u prêt ? 

-       Oui, bien sûr. 

Violette le guida dans des endroits qu’ils avaient traversés la veille. Les deux grandes portes étaient ouvertes, et Mike put entrer dans le cinéma aux teintes violettes. Il s’arrêta, ébahi et incrédule. Il n’arrivait plus à bouger et Violette ricanait. 

 

Devant eux, s’érigeait un écran géant. A l’arrière de la pièce, on pouvait voir un projecteur des plus modernes et des tas de bobines de film empilées prêtes à la projection. Il devait y en avoir des centaines ! 

-       Eh bien, Michaël Thomas, nous allons regarder des films, toi et moi ! 

-       Pas possible ! C’est une blague ! 

Devant la réponse, Violette cessa de sourire et le regarda sérieusement. 

-       Oh non ! Absolument pas ! Vraiment pas ! Si tu veux bien prendre place dans la première rangée. 

 

Violette se dirigea vers l’arrière de la salle et mit l’équipement en branle. Mike demeurait confus devant le paradoxe qu’il observait. Un ange qui actionne un projecteur de cinéma. Ce n’est pas là un jouet de lieu sacré. Comme c’est étrange ! Mais il obéit et s’installa au centre de la première rangée. A l’encontre des salles de cinéma qu’il connaissait, la première rangée se trouvait au centre de la pièce. Il y avait un autre élément étrange ; le fauteuil central de la première rangée était rembourré et velouté. Tous les autres ne l’étaient pas, comme s’ils avaient été placés là pour créer un effet seulement. Mike s’installa dans le fauteuil moelleux, devant l’écran géant. 

-       Alors, qu’allons-nous regarder Violette ? Mike se sentait un peu nerveux. 

-       Du cinéma familial, lui répondit-elle, trop occupée à préparer la première bobine pour se tourner vers lui. Mike n’aimait vraiment pas le ton de la réponse. 

Il avait l’estomac noué. Encore cette sensation étrange. Décidément, son intuition toute nouvelle faisait des heures supplémentaires, lui faisant savoir que ce qui s’annonçait risquait de se révéler désagréable. Il pensa à blaguer ; et demander du maïs soufflé peut-être ? Il n’en eut pas le temps. Les lumières se tamisèrent, comme dans une vraie salle. Mike entendit le bruit du projecteur et l’écran s’anima. Il eut le cœur serré dès la première image. 

 

Le premier film qu’il vit ce jour-là, comme tous ceux qui suivraient, était d’une qualité impeccable ; aucun soubresaut, une image en trois dimensions, sans avoir à porter de stupides lunettes ! le son provenait de l’endroit approprié sur l’écran, même lorsque les personnages se déplaçaient. Mike souhaita aussitôt que le film n’ait pas été si réel. Il était trop près. L’écran circulaire lui donnait l’impression de faire partie de chacune des scènes. Il aurait voulu reculer, mais il ne le pouvait pas. 

 

Sur l’écran, devant lui, il voyait Michaël Thomas ! S’il avait dû donner un titre au film, il l’aurait intitulé « Les choses désagréables de ma vie ». Le film débutait alors qu’il était enfant, et c’était là d’une réalité désarmante. Sa mère avait l’air toute jeune et son père, tellement beau ! Tous ces souvenirs l’émouvaient et ranimaient en lui de précieux moments. Il revivait tout encore une fois ! Chaque épisode remplissait une bobine entière et se déroulait en temps réel, comme les événements s’étaient vraiment passés, à l’exception du fait qu’on ne lui montrait que les expériences négatives. 

 

Les premières bobines étaient amusantes. On y voyait Mike, un petit garçon blond de trois ans, qui jouait avec les produits de maquillage de sa mère. Il avait fait tout un dégât dans la salle de bain et sa mère l’avait pris sur le fait. Elle était en colère et lui administrait sa première fessée. En tant qu’adulte revivant la scène, Mike fut étonné de la vividité de l’expéri0ince. Il revivait les émotions rattachées à toutes tes séquences. Il craignait maintenant que ce cinéma maison ne se transforme en film d’horreur lorsqu’il se verrait, plus âgé sur l’écran. Mike avait l’impression qu’on l’avait attaché à une voie ferrée et que le train approchait. 

 

Il revit d’autres scènes de son enfance, chacune lui rappelant un événement qu’il avait oublié depuis longtemps. Il se revit dans la salle de bain à l’âge de six ans, incapable de sortir. Il revécut l’émotion d’alors ; ce n’était pas sa faute. La poignée était restée coincée, et on avait dû faire revenir son père des champs pour qu’il démonte la porte ! Il  était furieux, et Mike avait eu droit à sa deuxième fessée. Il ressentait encore la trahison subie  ce jour-là. Il n’avait pourtant rien fait de mal, mais son père, en colère, l’avait frappé avec sa plus grosse ceinture. Il avait perdu un temps précieux aux champs et prit du retard dans les récoltes. En tant qu’adulte, Mike commençait à se sentir déprimé. 

 

Il regarda bien d’autres bobines encore. Subitement, il eut dix ans. Il devait prendre l’autobus pour se rendre à l’école du village. Il revit Henry, le tyran qui revenait le tourmenter à chaque semestre. Les autres semblaient aussi le détester, mais ne faisaient rien contre lui. Ils avaient tous peur. Parce que Mike venait de la ferme t d’un village au nom bizarre, les autres élèves riaient de lui. Le tyran, par contre, était sans pitié. Des enfants de tous les milieux fréquentaient l’école, mais ceux qui vivaient sur des fermes devenaient de plus en plus rares. Mike portait des vêtements qui trahissaient ses origines ; c’était sa mère qui les cousait. Il se distinguait ainsi des autres, et le tyran ne ratait pas une occasion de le lui rappeler. De concert avec les autres écoliers, il se moquait des vêtements de Mike, de son odeur et même du mode de vie de ses parents. 

 

Mike revit le jour où un groupe d’enfants l’avaient invité à se joindre à leurs jeux. Il en était heureux. Ils voulaient jouer avec lui ! Mais, c’était un piège. Au lieu d’être inclus dans leurs jeux, il devint la risée du groupe. Ils le placèrent à un certain endroit pendant qu’un autre se mit à quatre pattes derrière lui. Puis ils le firent tomber à la renverse, exactement sur l’autre garçon à quatre pattes. Ils en riaient à gorge déployée. Mike rit aussi, essayant d’être bon joueur, mais ils s’écartèrent de lui, le laissant seul. C’était douloureux. La vue de ces images ne lui plaisait décidément pas. Ça servait à quoi ? Il commençait à s’irriter de voir sa vie exposée ainsi et surtout, d’avoir à la revivre de nouveau. Une fois ne suffisait-il pas ? 

 

Dans une autre bobine, il avait quatorze ans. Il se revit le jour où on l’avait accusé d’avoir triché en classe alors que tel n’était pas le cas. Un élève s’était emparé de documents appartenant au professeur et les avait remis sur son bureau en désordre pour bien indiquer qu’ils avaient été consultés. Puis, il avait faussement dénoncé Mike, affirmant l’avoir vu faire. L’enseignant l’avait cru. Après tout, Mike était un enfant de fermier qui portait toujours des vêtements étranges, bien qu’il ait de très bonnes notes en classe. On le renvoya chez lui, et il fut exclu de la classe pour la journée. Dans l’autobus qui le ramenait à la maison, il se demandait comment il allait expliquer la situation à ses parents. Il se détendit un peu, sûr qu’ils le croiraient. Hélas, ce ne fut pas le cas et Mike se sentit complètement abandonné sur cette terre. Il savait que ses parents l’aimaient, mais il aurait voulu qu’ils lui accordent le bénéfice du doute au moment où il en avait tant besoin. Il était anéanti par la solitude. 

 

Michael était assis dans son fauteuil de cinéma depuis des heures, mais le Mike sur l’écran n’avait pas encore terminé sa croissance. Il pensa au temps qu’il allait encore s’écouler avant qu’il n’arrive à la fin de sa torture. Il lui semblait avoir perdu toute trace de spiritualité. Il avait l’impression qu’on le battait. Empreints d’une précision inouïe, les films ne lui laissaient pas de répit. Il n’y manquait aucun détail, aucun élément ; les voix et les personnages se révélaient tels qu’il les avait effectivement connus. Le processus l’ébahissait, mais le sujet le désarmait ! 

 

Ses premières fréquentations maintenant ! Embarrassant ! Il portait toujours ces vêtements étranges, qui provenaient maintenant des magasins, mais sa mère n’avait aucun sens de la mode et faisait des combinaisons pour le moins étranges, sans parler de choix des tissus. Les filles, à l’école ou à l’église, jugeaient Mike intéressant, mais il savait qu’elles se moquaient de ses vêtements. Il avait honte ! Il ne mit pas longtemps après avoir surpris quelques conversations à son sujet, à se décider à faire des économies et à acheter ses propres vêtements. A partir de là, il sentit croître sa confiance, ca ril avait un certain flair pour choisir ce qui lui allait. Il examina la question et il décida d’aller faire ses chats en compagnie d’une fille ou deux pour l’aider à mieux choisir. Les filles adoraient ça ! Imaginez ! un gars qui aime fréquenter les magasins ! Ce fut le début d’une importante métamorphose. De l’adolescent mal fagoté qu’il était, il devin un jeune homme attrayant et désirable, ce qui entraîna chez lui un changement de sa personnalité. Il prit énormément d’assurance. Il réussit à maintenir de bonnes notes et s’engageant activement dans plusieurs activité parascolaires. Et puis un jour, la jalousie poussa quelqu’un à mener contre lui une campagne de dénigrement, ce qui lui fit perdre le poste de président qu’il convoitait. La rumeur circula qu’on l’avait surpris à faire des obscénités dans les toilettes des filles. Tout le monde avait envie d’y croire ; c’était à la fois une nouvelle à sensation et… complètement faux. Il était le favori aux électrons puisqu’il avait occupé la présidence à plusieurs reprises mais la rumeur l’emporta et Mike subit une énorme perte. Du même coup, il perdit l’affection de sa première petite amie,, Carole. Elle refusa dès lors de lui adresser la parole. Sa peine le rongea pendant des semaines et il laissa tomber toutes ses fonctions à l’école. Il était victime, encore une fois. Et il revoyait tout, étape par étape, sur l’écran devant lui. L’événement s’étira, toujours en temps réel, découvrant chaque parcelle de cet incident malheureux. Il en sortit changé, et le poids pesait encore sur lui pendant qui’ le revivait. 

 

Le cinéma se poursuivit. On ne lui offrit pas de repas du midi. En effet, l’entité qui actionnait le projecteur savait que Mike n’aurait pas d’appétit. Elle avait raison. A chaque fin de bobine, on entendait le bruit du ruban frappant le métal, et la noirceur tombait sur la pièce. Puis, il y avait un silence étrange, rompu seulement par le bruit des engrenages de la bobine et des interrupteurs du projecteur. Ni Mike ni Violette ne prononçaient une seule parole. Puis, l’écran s’animait de nouveau des pires images de la vie de Mike ! Il savait, alors que les projections avançaient dans le temps, que l’événement majeur serait bientôt devant lui. Puis, il le vit… le jour de l’accident mortel de ses parents. 

 

Michael savait très bien qu’il n’avait pas à demeurer dans son fauteuil s’il ne le voulait pas. Tous les anges l’avaient entretenu de son libre choix. Il aurait voulu fuir, et dans son esprit, il formulait des pensées qu’il souhaitait transmettre à tous les anges. Dieu, s’il te plaît, ne me faits pas vivre tout ça encore une fois. Ça suffit ! Mais, il revit toute la scène, convaincu qu’un camion lui roulait sur le corps. 

 

Mike ne flancha ni ne pleura dans son fauteuil. Il attendrait à plus tard. Il resta la, impassible, regardant le théâtre de sa vie se dérouler devant lui en temps réel. Il revécut l’appel téléphonique, le choc, les funérailles, la douleur et la peine, la vente de la maison, de la grange et des terres ; la vente de l’équipement de la ferme, y compris celle du vieux tracteur. Il revit le triage qu’il fit des effets personnes de ses parents, les photos des jours meilleurs, leurs photos de mariage et même les lettres d’amour qu’ils s’écrivaient durant leurs fréquentations. Mike resta immobile, essayant de ne pas revivre toutes ces émotions. Il força son esprit à les refouler, mais se sentit victime dans son fauteuil. Il sentit les convulsions involontaires de la douleur qui surgissaient par vagues dans son corps. Il brûlait de l’envie de laisser sortir sa peine en pleurant. La présentation était en tous points semblables à la réalité. C’était la chose la plus cruelle qu’on lui eut jamais imposée. Tout ce qu’il voyait depuis des heures avait fait de lui l’objet d’une mauvaise blague. Et maintenant,…on le poursuivait jusque dans cette pièce pour le punir. Il jugeait la situation injuste et se demandait à quoi elle pouvait bien servir. 

 

Il respira de soulagement lorsque l’épisode du décès prit fin. Il ne pouvait rien imaginer de pire. Il était en sueur, épuisé et se sentait diminué. Le sujet était d’envergure et il ne pouvait détacher ses yeux de l’écran tellement la réalité était prenante. 

 

Lorsqu’il vit « Criquet », de son véritable prénom, Shirley, il sut encore une fois ce qui l’attendait. L’incident qu’il allait revoir correspondait à la fin de son histoire d’amour à Los Angeles et à la rapidité avec laquelle la situation s’était détériorée. Il s’était jeté dans cette aventure à corps perdu alors que Criquet avait pris la chose avec une telle légèreté. Cela n’avait pas été une aventure mortelle, mais cela aurait pu l’être. En tout cas, cela avait été la mort dans son cœur, très certainement. Mike essaya encore une fois de s’endurcir pendant que la scène se déroulait devant lui. Qu’elle était belle ! Une voix inoubliable ! L’événement était encore tout frais et avait d’ailleurs été à l’origine de sa récente dépression, de son manque de confiance et du statu quo quant à son emploi minable. Devant lui s’étalaient en fait les scènes du deuxième grand malheur de sa vie. Puis le film lui montra son lieu de travail, des images de son patron maniant habilement la violence verbale et l’espace restreint dans lequel il avait accepté de travailler à Los Angeles. 

 

La séance prit fin à seize heures. Les dernières scènes se déroulaient dans son appartement, lorsqu’il avait été attaqué puis transport à l’hôpital. Puis, l’écran redevint vierge et il entendit le bruit du ruban signalant la fin d’une autre bobine. Le bruit continuait, mais la salle restait dans le noir. Mike se leva et, plaçant ses mains en forme de visière au-dessus de ses yeux, se retourna en direction de la lumière crue du projecteur pour essayer de voir Violette. Elle n’était pas là. La conclusion du film marquait sûrement la fin de la leçon d’aujourd’hui, et, comme dans le fils, Mike se retrouvait seul. 

 

La fin du ruban continuait de frapper la bobine de métal et Mike sortit de la salle pour se diriger vers ses appartements. Il n’avait toujours pas faim. Il était déprimé. On avait agité ses émotions jusqu’à la moelle et il se mit immédiatement au lit, sans se dévêtir. Violette ne vint jamais lui souhaiter une bonne nuit. Il appréciait son tact, car il n’avait absolument pas envie de parler. Cette nuit-là, il continua à voir les films dans ses rêves. Il revit le tyran de ses jeunes années, ses parents et Criquet. Décidément, ils ne le quittaient plus : n’en pouvant plus, il se laissa finalement aller, pleurant à chaudes larmes. Le fait d’avoir revu ses parents, tellement vivants, renforça sa peine. C’était la deuxième fois, depuis son arrivée sur cette terre sacrée, bénie et angélique, que Michael se sentait complètement seul et dans une noirceur totale, une véritable victime de la vie. Et maintenant, les scènes de film l’avaient prouvé ! 

 

 

01

**************** 

 

Le lendemain matin, Mike se sentit un peu reposé, mais resta songeur. Et il avait faim. Il ne se fit pas prier pour engouffrer un copieux petit déjeuner. La menace de la veille passait encore sur lui mais il avait l’impression que le pire était derrière lui. Il se sentait fort et même s’il ne comprenait pas encore l’utilité de tout cela, il était déterminé à ne pas se laisser glisser à nouveau dans la noirceur et la dépression. Aujourd’hui, il ne pouvait arriver que quelque chose de mieux. 

 

Après le petit déjeuner, Mike s’habilla. Comme par magie, on lui avait laissé de nouveaux vêtements violets, pour remplacer ceux dans lesquels il avait dormi. Lorsqu’il fut prêt, Violette se montra dans l’entrebâillement de la porte, sans dire un mot. On aurait dit qu’elle voulait lui offrir un moment pour s’exprimer et se « vider le cœur » ou simplement l’occasion de lui reprocher l’expérience douloureuse vécue la veille. Mike était conscient de sa présence. Elle le surveilla pendant quelques instants et finalement s’adressa à lui. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, as-tu quelque choses à dire ? 

-       Oui. Y a-t-il d’autres films ? 

-       Oui, répondit doucement Violette. 

-       Bon, alors, allons-y ! dit Mike, attendant qu’elle bouge. Violette était surprise. Dans cette maison, l’expérience des anges avec les humains n’avait jamais été telle. Vert avait raison. Ils avaient affaire à un être à part. il réussirait peut-être. Il ferait peut-être partie des rares élus. Elle n’avait jamais vu tant de détermination et un changement si rapide. Elle se sentait privilégiée de prendre part à sa formation et ressentit un grand amour pour lui. Elle se retourna et se dirigea vers la salle de cinéma. 

Mike connaissait la routine. Il s’installa dans son imposant fauteuil violet et bien rembourré de la première rangée, tel un prisonnier sur sa chaise électrique, attendant le courant ou plutôt, dans son cas, la fermeture des lumières et le début de la projection. Il était plus résolu que jamais. Rien ne l’empêcherait d’atteindre son but. RIEN ! 

 

Encore une fois, sa vie se déroula devant lui, depuis son enfance. Mais il comprit aussitôt que cette fois, ce serait différent. Le sujet avait changé. Le titre aurait pu être « Les mauvaises actions de ma vie ». Les épisodes de l’enfance étaient amusants, et Mike rit de bon cœur à plusieurs reprises. Il était bon de rire, même s’il avait encore les côtes endolories de ses pleurs de la nuit précédente. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, certaines des choses qu’il revoyait commençaient à l’embarrasser. Violette les connaissait sûrement toutes et il ne tenait pas à les revivre. Plus le temps passait, plus il se faisait petit dans son fauteuil. En fait, il se sentait de plus en plus mal à l’aise. 

 

Il avait dix ans et se trouvait dans l’église. Il s’amusait à faire circuler les dessins obscènes qu’il avait conçus avec ses petits copains. Ils les glissaient dans les enveloppes de l’église, puis dans la corbeille qui circulait parmi les fidèles pour recueillir les dons de la semaine. Ensemble, ils riaient en imaginant l’expression des dames patronnesses qui dépouillaient les enveloppes de la quête pour compter les fonds. Vraiment, ils s’amusaient beaucoup ! 

 

A l’âge de douze ans, Mike s’était faufilé dans la cour et avait fait démarrer le tracteur de son père pendant que ses parents étaient à l’église. Il avait feint d’être malade pour rester à la maison. Le tracteur démarra sans problème, mais Mike ne savait pas comment le faire avancer. Il essaya chaque manette et chaque pédale, de plus en plus frustré>. Il ne comprenait pas le fonctionnement de la pédale d’embrayage et pensait que, comme pour la voiture familiale, une pédale servait à avancer et une autre à arrêter. Il entendit plusieurs bruits étranges et, bien sûr, il brisa le mécanisme d’embrayage. Lorsque son père découvrit le problème, il demanda à Mike de lui dire la vérité. 

-       Mike, as-tu essayé de démarrer et de faire avancer le tracteur ? 

-       Mais non, voyons ! 

Mike eut aussitôt honte et se sentait encore honteux aujourd’hui. Son père savait la vérité ; Mike le voyait dans ses yeux. Ce jour-là, Mike comprit ce que signifiait rompre l’unité familiale. Le sentiment était affreux et l’avait poursuivi toute sa vie. La facture de réparation faramineuse avait fait prendre conscience à Mike de sa stupidité et les avait tous contraints à se priver de nourriture décente pendant plusieurs semaines. Chaque fois qu’ils se mettaient à table, Mike dégustait le résultat de son geste. Il lui fallait en plus le revivre en couleurs et en trois dimensions ! Il ne fit menu dans son fauteuil. Quelle vraisemblance ! 

 

En grandissant, Mike devint plus fort. A l’époque, les élèves se suivaient d’une école à l’autre tant et aussi longtemps que leurs parents respectifs habitaient au même endroit. C’est ainsi que le tyran Henry et Mike continuèrent de fréquenter les mêmes écoles. S’il menait le bal au primaire, il en fut autrement au secondaire. Il ne dépassait plus les autres d’une tête comme autrefois et les règles du jeune devinrent plus équilibrées. Henry ne réussissait pas bien en classe et il obtint difficilement son diplôme. Michael profita de chaque occasion qui s’offrait de lui rendre la vie impossible. Il se servit de sa taille et de sa popularité pour l’intimider, l’injurier ou le menacer. 

 

Au cours des premières années du secondaire, il se servit de son pouvoir de président pour l’exclure de tout ce qui pouvait être bon. Il utilisa habilement son influence pour éloigner l’ancien tyran d’événements agréables, comme la remise des diplômes et de domaines où il excellait. Mike agissait toujours sans demander l’avis de personne et se réjouissait de chaque occasion qui s’offrait de ruiner ses années au secondaire. Même si Henry savait ce qui se tramais, il n’y pouvait rien. Il fut éventuellement en mesure de se venger, mais Mike n’en sut rien avant de se retrouver dans on fauteuil violet pour avoir toute la situation se dérouler devant lui. C’était Henry qui lui avait fait perdre son poste de président : c’était lui qui avait lancé les rumeurs qui l’avaient empêché de conserver son poste. 

 

Plus tard, Mike avait appris que Henry avait mal tourné et qu’il s’était retrouvé en prison. Il s’était souvent demandé si les choses se  seraient passées autrement si Henry savait pu faire tranquillement son chemin durant ses années de secondaire. Mike avait honte de ce qu’il avait fait et se voyait de nouveau confronté à ses actions passées. 

 

Il se trouvait vraiment stupide. Le film montrant ses mauvais coups était plutôt long, et l’aspect immoral ressortait avec le temps. Michael avait peut-être même détruit toutes les chances d’un homme. Il se sentait tout à fait nul mais continua de regarder l’écran. A cours de sa dernière année au secondaire, il avait triché à un examen. Sa moyenne générale était bonne, mais sa note était faible en histoire des Etats-Unis. Il en imputait la faute à un professeur ennuyant et réussit, en utilisant la clé conservée d’un ex-président de classe, à se procurer une copie de l’examen. Il estimait que c’était une douce vengeance puisqu’on l’avait injustement accusé et puni quelques années auparavant. A son esprit, son geste était tout à fait justifié. Mais la situation se gâta. Le sort voulut que l’enseignant remarque immédiatement le progrès subit de Mike et l’accuse du geste qu’il avait commis. Mike, mettant à profit sa forte personnalité et s’appuyant sur ses bonnes notes dans les autres matières et sur sa réputation, dénonça le professeur à l’administration. Ce dernier vit inscrire à  son dossier une remarque qui ruina sans doute la progression de sa carrière; Mike n’en avait jamais eu conscience avant de s’installer dans le fauteuil moelleux de la salle violette. 

 

Oh ! Quelle horreur ! Etre victime de la vie est déjà difficile mais se regarder mentir et tricher est horrible. Mike ne désirait plus voir ces images et aurait souhaité qu’on y mette fin. Son vœu se réalisa. Il n’y avait pas d’incidents intéressants à observer à l’âge adulte. Toute sa vie avait été chavirée par le décès de ses parents. Il avait mûri rapidement, et une intégrité ferme s’était développée en lui. Il portait fièrement le nom de sa famille, et le travail ardu de ses parents lui servait de modèle. Il soupira d’aise lorsqu’il entendit encore une fois le bruit de la pellicule sur la bobine indiquant la fin du film. Cette fois, le projecteur s’arrêta et les lumières revinrent graduellement. Violette s’approcha près de lui. 

-       Michael, voudrais-tu me suivre ? 

Sans dire un mot, Mike obéit en se tirant lourdement du fauteuil où il avait passé tant d’heures. Il espérait ne plus jamais le revoir et détesta cet endroit où on lui avait déroulé le film de sa vie. En sortant, il jeta un coup d’œil au projecteur, s’attendant à  voir tous les films qu’on lui avait montré depuis les deux derniers jours, mais l’endroit était propre et dégagé. 

 

Villette était l’entité la plus prévenante qu’il ait rencontrée. Elle n’était pas pour autant meilleur que Bleu, Orange ou Vert, mais elle était différente. Chaque ange avait manifesté des qualités que Mike avait appréciées. Violette dégageait de la bienveillance et de l’affabilité. Mike aurait voulu s’installer dans la maison violette pour y vivre sous cette tutelle parentale apaisante. C’était merveilleux d’écouter sa conversation. Tout était si facile quand elle était là. Ce sentiment était familier à Mike ; il réalisa que c’était le le sentiment d’être un enfant sans responsabilité. Il était donc normal qu’il l’ait rencontrée dans la Maison des responsabilités. Elle représentait un parent, et Mike sentait comme un petit enfant, dégagé à la vie. 

 

Violette le guida vers une grande pièce. On aurait pu croire que c’était une salle de conférences, mais on n’y trouvait que deux fauteuils. Il y avait un tableau d’affichage sur un des murs et plusieurs symboles et graphiques sur les autres. 

Dans les premières maisons, les anges ne s’étaient jamais assis si longtemps. Puisqu’ils ne se fatiguaient pas et n’avaient pas besoin de dormir, ils n’avaient pas besoin non plus de s’asseoir comme les humains. Ils le faisaient uniquement pour les mettre à l’aise, comme maintenant. Violette avait pris place devant Michaël. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, comment te sens-tu ? 

Elle avait entamé la conversation par une question qui permettrait à Mike d’exprimer ses émotions au sujet du dernier jour de projection, ce qu’il fit, y ajoutant une pensée qui avait accaparé son esprit au cours de la soirée précédente. 

-       Ma chère Violette – Mike l’aimait vraiment beaucoup – je sais que tu ne peux intentionnellement blesser un humain ; je sais que ta conscience angélique ne te permet pas de causer de la douleur, de la souffrance, du doute ou de la peur. Mais en me montrant ces films, tu as produit tout cela et je suppose qu’il y a une explication. Comment je me sens ? 

Mike s’arrêta un peu pour réfléchir, car il voulait exprimer ses émotions des derniers jours, le plus honnêtement possible. 

-       Agressé, dit-il, horrible, attaqué, triste de mes propres échecs, coupable de mes actions, en colère contre ceux qui m’ont assailli, dévasté par la peine produite par des circonstances indépendantes da ma volonté, abattu, tourné vers l’intérieur. 

Mike ouvrait totalement son cœur à Violette. Il le faisait sans trop d’émotions puisqu’il le savait toutes exprimées la nuit précédente. Il essayait de décrie ce qu’il ressentait à Violette. Les mots vinrent d’abord aisément, puis il commença à répéter. Violette le laissa tout de même poursuivre. Le processus de libération était en cours. Michaël s’était exprimé, s’était plaint de plaint encore. Il ne demanda jamais pourquoi on lui avait montré ces films. Intuitivement, il savait que Violette allait répondre à cette question… et il avait raison. 

 

Quand il eut fini, il eut soif. Il but l’eau qu’on avait laissée à sa portée et indiqua par un geste de la main qu’il avait terminé. Violette se redressa et commença son enseignement. 

-       Michaël, lui dit-elle en le regardant droit dans les yeux avec une intensité dont l’origine devait être divine, il en était certains. 

« En tant qu’humain préparant son retour chez lui, c’est la dernière fois que tu ressens quelque chose du genre ». Elle le laissa réfléchir quelques instants et se leva pour se diriger vers un mur en apparence tout blanc. Elle déroula un parchemin fixé à l’extrémité du mur, près du plafond, ce qui rappela à Mike les cartes géographiques fixées aux murs des classes au-dessus des tableaux noirs. Le parchemin portait les mêmes étranges caractères de style arabe déjà vus dans la Maison des cartes. Il ne parvenait pas à les lire. 

-        mon rôle consiste à t’expliquer que toi, ainsi que tous ceux qui se sont retrouvés dans  ta vie, avez soigneusement planifié ce que tu as vu se dérouler sur l’écran du « cinéma de la vie » au cours des deux derniers jours. Mike écoutait attentivement, sans vraiment comprendre comment c’était possible. 

-       Planifié ? 

-       Oui. 

-       C’est impossible. Il y avait des accidents, des coïncidences, des faits divers, plusieurs facteurs dus au hasard. 

-       Tu as tout planifié avec les autres. 

-       Mais, comment ? 

-       Michaêl Thomas tu sais déjà que tu es une entité éternelle. Tu es ici pour obtenir l’autorisation et la formation nécessaires pour rentrer chez toi, pour retourner sur cette terre sacré où tu crois trouver des réponses, la paix, un sens à ta vie, selon ta propre définition des choses. Ce que tu ne sais pas encore, c’est que tu  as fait en tant qu’humain sur la terre plusieurs séjours. Cette fois, tu es Michael Thomas. 

 

Mike avait déjà entendu parler des vies antérieures, et une personne de confiance qui confirmait encore cette notion qu’l accepta avec émerveillement. Violette continua. 

-       Lorsque tu n’es pas sur la terre, tu planifies les leçons de ta prochaine vie, car tu es le seul à connaître tes besoins. En collaboration avec les autres, tu prépares tes leçons de vie. Certains acceptent de te mettre au défi. D’autres consentent à être le sable de ton huitre pendant des années ! D’autres encore acceptent d’être plus près de toi et certains même mourront pour t’aider à réaliser tes besoins et les leurs. Cela fait partie de leur contrat ! Ebahi par cette information, Mike demanda : 

-       Mes parents, savaient-ils ? 

-       Vous le saviez TOUS, Michael, et c’est le plus grand présent que tu aies reçu de toute ta vie. Les yeux de Violette laissaient voir une compassion comme Mike n’en avait jamais vu. Elle le connaissait à un tel point § Elle était prête à tout lui expliquer s’attendait à de fortes émotions et pouvait répondre à toutes ses questions. Elle était formidable. 

-       C’est assez complexe, vois-tu Michael. Chaque incarnation humaine est reliée aux autres. Des contrats sont établis avant ton arrivée, prévoyant ta puissance d’apprentissage et de croissance. Tu es l’épine de quelqu’un d’autre et une perle d’une valeur inestimable. Ce que tu appelles accident ou coïncidence est soigneusement planifié. 

-       C’est la prédestination ? 

-       Non, tu choisis tout. Le chemin est tracé et tu peux décider de le suivre ou non. Tu peux même en créer un nouveau si tu le désires. C’est d’ailleurs exactement ce que tu es en train de faire. Lorsque tu as exprimé l’intention d’emprunter ce chemin, tu as balancé le contrat que tu avais conclu avec les autres. Tu es allé au-delà des événements planifiés pour l’apprentissage de tes leçons et tu as plutôt choisi la mine d’or. Maintenant, tu as une véritable vision d’ensemble de toute la situation. 

-       Mais pourquoi les films, alors ? 

-       Pour que tu puisses revoir chaque détail de ta vie qui te semble négatif et comprendre que tu as participé à sa création. Tu as pris part à sa planification et u l’as accomplie selon un plan établi>. En d’autres termes, tu es responsable de tout. 

 

Mike était étonné par toutes ces idées. Il n’en comprenait pas encore le mécanisme 

-       Et si j’avais voulu tout changer ? Pourquoi ai-je chois des expériences si difficiles et si tragiques ? Violette était prête à répondre. 

-       Lorsque tu n’es pas ici, Michaêl, tu possèdes l’esprit de Dieu. Tu n’en es pas conscient maintenant, mais c’est ainsi. La mort et les circonstances émotives sont de l’énergie vers Dieu. Tu es éternel, et les allées et venues des humains sont destinées à des objectifs beaucoup plus élevés que tu ne le crois, un but que tu comprendras un jour quand tu prendras ma forme. Pour l’instant, qu’il te suffise de savoir que ce que tu appelles tragédie, malgré toute l’horreur que tu y perçois dans ton état d’esprit actuel, peut être le catalyseur d’un changement planétaire, d’une augmentation de la vibration et d’un présent au-delà de toute imagination. C’est la vision d’ensemble qui compte, et non pas l’événement réel. Malgré la confusion qui peut s’en dégager pour l’instant, c’est ainsi. Violette arrêta quelques instants pour permettre à Mike de réfléchir. Puis, elle reprit. 

-       Pour ce qui est de changer les événements, c’est un choix que tu as toujours eu, mais qui est caché à la plupart des humains. C’est le test de la vie, Michaël. Tu pourrais regarder la situation de cette façon : lorsque tu quitteras la maison, tu auras tendance à suivre la route. C’est la solution la plus naturelle. C’est facile et tu n’as pas à penser à ta direction. Le chemin est là et t’indique la voie ; alors, pourquoi ne pas le suivre ? Mais, en vérité, sur la terre des sept maisons, le chemin mène toujours dans la même direction, ondulant légèrement. Voilà pourquoi, tu pourrais atteindre la maison suivante sans doute plus rapidement si tu te dirigeais dans sa direction, sans emprunter le chemin. Tu pourrais même découvrir des merveilles sur ta route, hors des sentiers battus. Le chemin ondule mais conduit toujours dans la même direction, vers l’avenir. La plupart des humains restent sur la route, ne réalisant  jamais qu’ils peuvent la quitter s’ils le désirent. C’est lorsqu’ils font autrement que tout change pour eux, surtout leur avenir. Ils commencent en fait à s’écrie un nouveau futur dès qu’ils expriment l’intention e quitter la voie. Ils trouvent la paix lorsqu’ils parviennent à mieux maîtriser leur vie. Ils découvrent leur but. Certains passent même par ici ! Violette avait un sourire entendu. 

 

-       Et la Maison des responsabilités ? interrogea Michael. 

-       C’est ici que tu apprends que TOI, Michaël Thomas de l’Intention pure est directement responsable de tout ce qui constitue ta vie. La tristesse, la peine, les présumés accidents, les pertes, ce que les autres t’on fait, la douleur et, oui, même la mort. Tu savais qu’elle serait là, tu l’avais planifiée avec les autres et tu as joué le jeu jusqu’à maintenant. 

-       Dans quel but ? 

-       Dans un but d’amour, Michael. L’amour le plus élevé. Tu connaîtras le plan d’ensemble au moment opportun. Pour l’instant, tu dois saisir que tout est important et fait partie d’un amour que tu connais déjà et auquel tu participes dès à présent. Les apparences sont parfois trompeuses. 

 

Les mots résonnaient aux oreilles de Michael. Les apparences sont parfois trompeuses. C’était les paroles du premier ange, celui de la vision qui avait suivi le vol. Puis les autres les avaient aussi prononcées. L’esprit de Mike se récitait ces nouveaux concepts. Puis, il se rappela les paroles de Bleu dans la Maison des cartes. Ce sont les contrats de tous les êtres humains de la planète. Dans les petites cavités que Bleu gérait, et il y en avait des millions, se trouvaient les plans éventuels de toute l’humanité, établis par les individus eux-mêmes et prêts à être altérés par ceux qui le souhaitaient. 

 

La vérité du message frappa soudain Mike comme une masse. Si seulement il avait su ça lorsqu’il était jeune. Il aurait tellement mieux compris la vie. Il aurait pu changer son futur. Il aurait pu trouver la paix. Les décès, les amours perdus, la dépression, quels éléments d’espoir et de sagesse ils auraient pu constituer ! la pensée du choix lui permettant de modifier sa vie l’éblouissait. Violette avait raison. Mike avait suivi le chemin de sa vie sans broncher, permettant à tout ce qu’il avait planifié de se produire. Il avait du mal à saisir cette notion de planification. Elle le rendait responsable de tout ce qui s’était passé. Il se retrouvait devant une perspective totalement différente. Ça lui aurait été si utile ! Sa vie aurait été complètement différente. Aucun membre de l’église ne lui avait appris une chose pareille. Il aimait Dieu et il avait toujours accepté le caractère sacré de sa demeure, mais on lui avait  toujours appris qu’il était un mouton qui suivait un berger. Aucun enseignant spirituel ne lui avait dit qu’il avait tant de pouvoir. 

 

-       Violette, s’il en est ainsi, pourquoi ne m’a-t-il pas appris ça à l’église ? 

-       L’église n’enseigne pas tout sur Dieu, Michael. Il arrive même qu’on t’y  apprenne beaucoup de choses sur les humains et sur ce qu’ils pensent de Dieu. Violette ne portait pas de jugement et ne critiquait pas les humains ; elle rapportait simplement les faits. 

-       L’église a-t-elle eu tort ? 

-       Michal, la vérité est la vérité, et tu en trouveras des parties dans l’ensemble de tous les systèmes spirituels. Tu es hautement respecté pour ta recherche de la vérité à propos de Dieu. L’amour, les miracles et le mécanisme du fonctionnement des choses sont tous présents à un certain degré dans ton lieu de dévotion. Voilà pourquoi  tu y ressentais l’esprit de Dieu. L’esprit honore la quête, même en présence d’une connaissance partielle. N’oublie pas que ton existence véritable t’est inconnue même maintenant, au moment où tu entends la vérité. Ton église et toutes les quêtes spirituelles de ta planète sont grandement respectées parce qu’elles représentent la recherche de Dieu et de la vérité spirituelle. Mais il est triste que les humains exercent un contrôle sur cette quête et l’empêchent de se développer en la limitant et en maintenant ceux qu’ils dirigent dans la peur. 

 

Le mérite se trouve dans la recherche et non dans la découverte. Le caractère sacré de la planète réside donc chez celui ou celle qui foule son sol et non dans ses édifices aux nombreux clochers. Violette s’approcha du parchemin qu’elle avait déroulé. « Tu penses que tes Saintes Ecritures sont sacrées. Regarde bien ceci, dit-elle en lui indiquant l’écriture cryptique du papier. Ce sont les dossiers akashiques de l’humanité. Ils contiennent les dossiers de toutes les vies et des contrats potentiels ». Elle fit une pause pour marquer son respect. « Michal, ce sont là les écrits les plus sacrés de l’univers et ils ont été écrits et réalisés par ceux qui ont décidé d’être des humains ». 

 

Elle le regarda fixement, ce qu’elle n’avait pas fait depuis quelque temps. Il saisissait le message. Tout à coup, il se rendit compte qu’elle avait adopté une attitude respect à son égard, de respect spirituel. Le renversement des rôles le mettait mal à l’aise. Il voulait en apprendre plus et elle répondait à sa demande. 

 

Les jours qui suivirent dans la Maison des responsabilités s’écoulèrent dans la découverte de messages profonds sur l’humanité et la vie. Non seulement Mike en apprit-il davantage sur ce qu’il était, mais il sut qui il avait été. Toutes les pièces du casse-tête s’imbriquaient les uns dans les autres. Violette lui fit voir les dossiers et les contrats de ses parents et d’autres qui avaient traversé sa vie. Tout ce qui lui était transmis était parfaitement approprié et il ne vit rien qui aurait pu changer son avenir. Toutefois, une image beaucoup plus étendue de sa vie commençait à prendre forme. Le détail le plus impressionnant ? Que les humains sont en fait des parties de Dieu qui errent sur la planète sans le savoir, ce qui leur permet de transformer les caractéristiques spirituelles et la vibration de la terre même ! Violette faisait constamment référence aux humains comme à des personnages haut placés. Les humains étaient des entités qui devaient changer le fondement même de la réalité sur une très vaste échelle ; et tout tournait autour des leçons apprises sur la terre, leçons qu’ils avaient planifiées ensemble ! 

 

Puis, il fut temps de repartir. Mike se sentait une nouvelle créature. Sa connaissance du déroulement des choses avait décuplé. Il avait tout assimilé et sentait qu’on l’avait induit en vérité. Au moment où il revêtait son armure pour entreprendre le voyage qui le mènerait à la prochaine maison, il entendit les paroles d’Orange résonner à ses oreilles. L’épée de la vérité, le bouclier de la connaissance, l’armure de la sagesse. Les éléments s’assemblaient pour former un tout spirituel serré. Il comprenait que les armes présentaient un caractère cérémonial et un but. Les paroles lui étaient répétées, expliquées et il parvenait finalement à les comprendre. 

 

Violette raccompagna Mike au seuil de la porte. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tu me manqueras. 

-       Violette, j’ai l’impression de quitter la maison et non d’être en route pour m’y rendre. Mike se sentait près d’elle et elle était devenue en quelque sorte un membre de la famille. Jusqu’à présent, il avait rencontré trois anges frères et, maintenant un ange mère ! Qu’est-ce qui m’attend maintenant ? 

-       D’autres membres de la famille, lui dit Violette, saisissant ses pensées. 

 

A la porte, Mike retrouva ses chaussures où il les avait déposées. Il se rappela aussi qu’on n’avait pas répondu à sa question sur ce point. Il regarda tour à tour ses chaussures et Violette. 

-       Encore une chose, dit-il, souhaitant savoir pourquoi on lui avait demandé de les enlever. 

-       Oui, Michaël, je n’ai pas oublié. Mais tu peux me répondre maintenant. Elle souriait, attendant patiemment la réponse. Mike le savait, mais hésitait à la verbaliser. C’était tellement grandiose, tellement flatteur ! 

-       Dis-le Michaël. Violette reprenait son rôle d’enseignante. 

-       Parce que l’humain est sacré. Et parce que dans cette maison, les humains foulent une vibration plus élevée. Visiblement émue, Violette répondit : 

-       Je n’aurais pu espérer de meilleure réponse, Michael Thomas de l’Intention pure. C’est en réalité la présence de l’humain et non celle de l’ange qui rend cette place sacrée. Michael, tu es vraiment un être humain extraordinaire. Je rends hommage au Dieu en toi. J’ai une question à te poser. Mike connaissait la question, mais permit tout de même à Violette de la poser. 

-       Mickael, est-ce que tu aimes Dieu ? 

-       Oui, Violette, j’aime Dieu. 

Il était sur le point d’éclater. Il ne craignait pas de montrer ses émotions à Violette. Il était triste de quitter l’endroit où il avait retrouvé l’énergie qu’il croyait avoir perdue à tout jamais à la mort de ses parents. Il se retourna et descendit quelques marches, et puis se retourna encore. 

 

-       Tu me manqueras, mais tu resteras dans mon cœur. 

Il se lança sur le chemin qui le mènerait à la prochaine maison et se retourna une fois de plus pour ajouter une dernière chose à l’ange qui le regardait s’éloigner. 

-       Regarde Violette ! 

Dans un style théâtral et avec des mouvements d’enfant, Michal Thomas quitta le chemin tracé dans un grand envol et s’aventura dans la plaine luxuriante. Il se retourna et s’écria : 

-       Regarde, j’ai décidé de tracer mon propre chemin ! Il riait et sautait et continua ainsi jusqu’à ce qu’i ne puisse plus apercevoir la maison violette. 

 

Violette demeura sur le seuil jusqu’à ce qu’il disparaisse. Telle un mère, elle était remplie de fierté. Puis elle rentra et referma la porte. Elle reprit sa forme naturelle, qui n’était pas humaine, mais tout de même magnifique et s’adressa aux autres. 

-       Si c’est là un spécimen de la nouvelle génération d’humains, toute une étape spirituelle nous attend ! 

 

 

01************ 

 

Sur le sentier, quelques mètres plus loin, une créature horrible attendait. La forme répugnante avait soigneusement préparé son piège et elle était convaincue que Michaël Thomas ne pourrait soupçonner ce piège. L’entité négative savait que Mike avait quitté la maison et avait repris sa route. Elle le sentait et était ravie ! 

Il ne faudra pas longtemps, maintenant. Alors que Michael Thomas me croira derrière lui, je l’attaquerai par devant. Il ne saura pas ce qui se passe ! Elle s’amusait de l’astuce qu’elle avait réussi à imaginer dans cette terre de rêve. A tout instant maintenant…. 

 

L’horrible forme attendit longtemps. Michael Thomas avait quitté le sentier

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