Le questionnement des âmes expérimentées

 

 
Le  message de ce jour répondra à plusieurs questions que se posent les Âmes expérimentées. 

Des questions telles que :  »Cher Esprit, dans cette énergie changeante et nouvelle, que pouvons-nous et que devons-nous faire pour l’améliorer ? 

Que pouvons-nous et que devons-nous faire pour en bénéficier personnellement ? 
Que se passera-t-il ? » 

Puisque l’énergie change, comment pourrions-nous répondre à ces questions ? 

Vous évoluez dans votre temps linéaire. Donc, chaque pas en avant vous place dans une situation qui a changé. Vous expérimentez des situations que vous n’avez jamais vécues auparavant – même dans vos vies dites antérieures. Il y a plein de nouveaux potentiels et ils changent sans cesse. Les changements que vous espérez ne se réaliseront peut-être pas, mais d’autres changements  »sensas », non prévus ou inespérés se réaliseront peut-être. Puisque votre prise de conscience s’améliore, les potentiels changent. 

1 blog chez francesca

N’est-ce pas magnifique ?

Cependant, je peux vous parler de ce qui s’est passé sur d’autres planètes qui ont déjà vécu ce que vous expérimentez actuellement.  Vous étiez là ! 

Votre Akash dit :  »Ah ! Je suis une Âme qui a déjà vécu cette ou ces expériences. »  Vous commencez à accéder à vos archives Akashiques, mais ce n’est pas encore clair » comme de l’eau de roche », pour ainsi dire. L’humanité est prête pour un changement majeur, sur votre chère Terre-mère ! 

Comment vous joindre à cette énergie ? 
Regardons des manières de procéder. 

Voici quelques suggestions.
 

Cinq Concepts

Je vais vous parler de cinq concepts qui sont un peu difficiles à intégrer et ancrer. 
Ce n’est pas une liste à suivre ni un ordre du jour. Toutefois, ils font partie des premiers pas d’un enfant qui apprend à marcher.

Le premier : Prendre conscience des Changements Énergétiques !

Vous croyez fermement à la gravité, même si vous ne l’avez jamais vue. 
Elle a toujours été là, invisible. Vous n’y pensez même pas, tellement elle est évidente. 
C’est de la routine. Quand vous étiez enfant, vous avez peut-être cru à la fée des dents et au père Noël. C’étaient des croyances, invisibles, mais la gravité est invisible et réelle. 
C’est une prise de conscience, au lieu d’une croyance.  Les croyances sont hypothétiques. 
Parfois elles sont réelles et parfois elles ne le sont pas.

Nous vous disons que l’énergie dans laquelle vous fonctionnez actuellement est très différente de celle que vous avez connue.  Est-ce une prise de conscience ou une croyance ? 

À vous de choisir. Avec le temps, la prise de conscience de cette énergie nouvelle deviendra aussi  »normale » que la gravité.  L’ancienne énergie ne reviendra plus jamais. Tout cela fait partie du nouveau plan.

Chers Êtres Humains, si vous ne prenez pas conscience de la réalité de ce grand changement et de la nouvelle énergie, vous ne serez pas en mesure de faire quoi que ce soit d’autre. Il faut toujours commencer par le premier des cinq concepts. Ce changement est dynamique. Lorsque vous lisez une nouveau livre, vous effectuez un changement chaque fois que vous tournez la page. Vous pouvez faire un pas en arrière, afin d’éclaircir un point, mais le changement se poursuit, car vous revenez à la page où vous étiez rendus. 

Le deuxième : Accepter le Changement ! 

Après avoir pris conscience du grand changement, il faut accepter de vivre et expérimenter les changements qui vont se présenter à vous. Parfois, vous avez un pot de changement dans les mains, mais vous n’osez pas l’ouvrir, de peur que des choses changent votre train-train quotidien. Vous voulez du changement sans vraiment changer. 
Les changements qui se présentent ne vont peut-être pas dans la direction que vous aviez prévue. Si c’est le cas, quelle est votre attitude ?

Est-ce que cela vous incite à découvrir un monde inconnu, ou est-ce que cela crée de la peur ? – Si un enfant ne s’aventurait pas en terrain inconnu, d’une manière audacieuse, sans être téméraire, comment deviendrait-il mature ? - Il doit éventuellement sortir de son carré de sable ou de sa maison de poupées, n’est-ce pas ? 

Vous n’avez pas besoin de commencer par un changement radical. Petit à petit, l’oiseau fait son nid, selon l’un de vos adages populaires. Avez-vous peur de construire un nouveau nid qui serait peut-être adapté à la nouvelle énergie et au grand changement ? Qui sait, votre vie quotidienne ressemblerait peut-être à une sorte de  »mini paradis terrestre »? 

Qu’avez-vous à perdre ? 
Tenter l’expérience ou rester comme avant ?

Regardez la numérologie de ces choses. Le 1 est toujours un nouveau départ, c’est facile. 
Le 2 traite souvent de la dualité et celle-ci est souvent la peur du changement. Vous ne voulez pas que le centre de votre réalité se déplace trop, n’est-ce pas ? C’est souvent une question de survie entre la lumière et l’obscurité. Vous avez appris à vivre dans la dualité ombre/lumière, et vous tolérez cette situation. Oui mais… 
Voilà que l’Esprit arrive, et il vous pousse un peu vers la possibilité d’avoir plus de lumière. 
Ceci réduira l’obscurité, dans vos vies. Beaucoup de choses vont commencer à changer. 

Qu’allez-vous choisir ? 
Prise de conscience ou croyance ? 
Acceptation ou refus ? 

La prise de conscience et l’acceptation du changement sont les deux premiers concepts.
De notre côté du voile, nous vous regardons et nous voyons que tout ce que vous vivez vous porte à laisser aller des vieilles habitudes. Après tout, elles ne sont que des habitudes. 
Imaginez une personne qui peut voler comme un oiseau, mais elle préfère marcher tout le temps. Elle aimerait bien s’envoler, mais elle n’ose pas prendre ce risque. L’oiseau n’est pas toujours en vol, mais il le fait chaque fois où c’est nécessaire.

Le troisième : Avoir de la Compassion ! 

Les trois derniers concepts sont plus terre-à-terre, moins ésotériques, mais ils sont difficiles à appliquer… Partout, toujours, en tous lieux et en toutes circonstances. Si vous choisissez de prendre conscience et de permettre, vous ferez un pas de géant. Nous allons vous parler de « la tolérance ou de la compassion », selon votre choix des expressions ou des mots .

Est-ce que  »Être et permettre » s’applique seulement à vous ? 

Si non, permettez-vous que les autres fassent la même chose. 
Si vos vérités individuelles sont totalement différentes de celles d’un autre Être Humain, allez-vous lui permettre d’Être, sans  »réagir » ?

Imaginez que vous roulez en auto et qu’un automobiliste vous coupe le chemin ! 
En outre, il vous klaxonne, agit comme un idiot et crie en votre direction. Comment vous sentiriez-vous ? Serait-il possible de rester compatissant, dans un tel scénario ? 
La réponse est, oui ! Tout d’abord, ne permettez pas que la colère, la frustration et la peur bloquent votre intelligence innée. Est-ce qu’il y a une loi universelle qui dit que vous devez immédiatement vous mettre en colère ?

Qui sait, votre attitude compatissante, non agressive, va peut-être désarmer cette personne, car vous ne répondez pas à l’épée par l’épée. Imaginez que ce cher Être Humain vit actuellement dans une situation infernale. Si vous ralentissez et lui donnez plus d’espace pour circuler, afin qu’il puisse reprendre le contrôle de soi, en plus de votre attitude non agressive, aurez-vous l’impression de vous soumettre à un tyran ? Aurait-il l’impression que vous êtes une personne froussarde, une  »mitaine pas de pouce » ? Vous aurez peut-être apporté un baume divin, dans la vie de cette personne. 

Que préférez-vous, vivre ce qu’il vit ou être une personne compatissante ?
Dans vos vies quotidiennes, vous vivez des situations blessantes, avec votre famille, votre parenté, vos amies et amis, et même avec des étrangers. Si je vous dis que ces personnes vivent à peu près la même chose que vous, d’une manière différente, selon leurs vérités individuelles, me croirez-vous ? Cela fait  »naturellement » partie de vos rôles d’Êtres Humains – pour ainsi dire ! Si la compassion était ajoutée à chacune de ces situations, de part et d’autre, que se passerait-il ? Est-ce que les relations humaines dites  »naturelles » seraient améliorées ?  

N’oubliez pas que les jours où vous serez dans une situation abracadabrante, les autres devront saupoudrer de la compassion et vice-versa ! 

Dans une situation où règne la compassion, les blessures profondes sont éliminées, car vous dites :  »Ah ! Maintenant je comprends, au lieu de « Ah, je pensais que… » ! » Je  »pense » que je n’ai pas besoin de vous faire un dessin de ce que je veux dire, n’est-ce pas ? L’action de compassion provient d’un cœur aimant et tolérant. 

C’est la force de la sagesse. Maintenant, certains d’entre vous ont besoin d’entendre ceci :  »La compassion n’est pas de la faiblesse ! » Les maîtres qui ont marché sur cette planète étaient compatissants. Ils diffusaient de la compassion. La compassion est la force. 
Est-ce que ces maîtres ont eu des maladies et des accidents ? La compassion crée la synchronicité qui fait que vous êtes toujours au bon endroit et au bon moment. Si je vous dis que la chance et le hasard n’existent pas, mais que la synchronicité existe, me croirez-vous ? Vous pouvez contrôler votre réalité.

C’est une belle option, n’est-ce pas ? 
Lorsque vous cheminez dans la compassion, tout change. En numérologie, le 3 est un catalyseur ou un activateur. Si nous y ajoutons la compassion, nous aurons des situations agréables, au lieu des dites malchances. Votre entourage aimera votre présence. C’était le numéro trois. 

Le quatrième : Voir et accepter votre Divinité Intérieure ! 

Parlons de la vision ou perception de l’esprit, de ce que vous appelez dieu. Est-il possible de voir dieu en tout choses, visibles et invisibles, même dans l’obscurité ? La compassion est une chose, mais la vision spirituelle vous fait voir la source créatrice en toutes choses, incluant les Êtres Humains – évidemment !  L’Être Humain qui vous a coupé la route a aussi une  »divinité intérieure ». 

La compassion, jumelée à votre vision spirituelle vous ferait dire : « Cet Être Humain n’a pas encore pris conscience du fait qu’il est divin, qu’il a une divinité intérieure. » Est-ce possible ? Si oui, que choisissez-vous ? Vous pourriez devenir comme les maîtres qui ont marché sur votre chère Terre-mère.Ces concepts ne se réaliseront pas instantanément. 
Il faudra du temps et de la pratique. Il faut commencer par le premier pas, c’est-à-dire, accepter le fait que votre vie quotidienne va changer, au fur et à mesure de votre progression. 

Ne vous laissez pas décourager par quelques faux pas et frustrations, car cela fait partie de l’apprentissage. Vous ne faites pas d’erreur, vous apprenez. Lors de ces contretemps, s’il vous plaît, n’allez surtout pas vous sous-estimer ! Un jour viendra où vous verrez la lumière divine partout où votre regard se portera. Votre perception sera totalement différente. 
Vous serez portés à faire une accolade chaleureuse aux Êtres Humains, aux arbres, etc. 
Est-ce trop étrange pour vous ? 

Pourquoi ne pas commencer par voir la beauté en tout ce qui est, au lieu du jugement et de la critique ? La plus grande force que vous pouvez avoir, à titre d’Être Humain, est de voir Dieu chez les autres. L’impression de faire partie de ce merveilleux système d’amour inconditionnel vous submergera parfois dans la joie et l’allégresse. C’est très différent de ce que vous avez appris et vécu. 

Le cinquième : Savoir attendre la Synchronicité ! 

En numérologie, le 5 signifie le Changement. 
C’est l’attribut le plus difficile, car il exige de la patience. 
Les Êtres Humains veulent que tout ce qu’ils espèrent se réalise immédiatement. 
Je connais les attitudes innées des humains. 
Nous en avons souvent parlé. 
L’enfant à toute la vie devant lui, mais il court sans cesse. 

Bref, je vous dis que vous devrez souvent  »prendre le temps de prendre le temps » ! 
Permettez que la synchronicité agisse, car il y a des choses qui doivent changer, avant que vos souhaits puissent se réaliser. Détendez-vous, relaxez ! Ces choses qui doivent changer, celles que vous pensez n’avoir aucun contrôle sur elles, seront changées par les potentiels que vous avez créés avec votre synchronicité.  Vous devrez porter attention aux sentiments de frustration et à la colère. La patience sera de mise. 

Il y a des années et des années, quand j’ai commencé à discuter avec mon partenaire, nous avons parlé du billet de train que vous avez mérité et payé, mais, au lieu d’attendre paisiblement à la gare, vous êtes debout sur les rails du chemin de fer et un peu impatients. 
Le train s’en vient, mais vous ne savez pas à quel moment précis il entrera en gare. Tout vient à point à qui sait attendre – selon l’un de vos proverbes. La patience spirituelle ou métaphysique est en or.  

Ces cinq concepts sont nécessaires, si vous voulez continuer votre progression, mais ils doivent être créés ou complétés, selon ce que vous avez déjà acquis. Vous n’êtes pas nés avec ces cinq concepts  »en poche », pour ainsi dire. Ils ne sont pas faciles, mais réalisables !

Commencez par réaliser le premier. Ensuite, passez aux quatre autres, selon la synchronicité. Ne vous concentrez pas sur l’un de ces quatre concepts en particulier. Observez et prenez conscience de votre progression. Ne vous en faites pas si d’autres semblent progresser plus rapidement que vous. Ils ont peut-être osé explorer plus loin dans leurs vies dites antérieures. Chacun de vous est unique. Ne vous comparez pas aux autres, et ne vous sous-estimez pas.

Vous avez tendance à vous rassembler et à homogénéiser le tout dans une liste. Ensuite, si vous ne fonctionnez pas selon cette liste, vous n’êtes pas dans le bon chemin. Vous ne pouvez pas procéder de cette manière avec ces cinq concepts, car vous êtes des âmes individuelles. Il faudrait une liste différente pour chaque âme individuelle, ce qui est  »scientifiquement impossible », selon l’un de vos dictons.

Saviez-vous que ce que vous avez fait lors de votre dernière dite réincarnation a un impact sur votre incarnation actuelle ? Tout ceci aura un rapport avec ces cinq concepts. La synchronicité ne peut pas mentir. Si vous avez l’impression de faire du rattrapage, ne vous en faites pas, car vous vous êtes probablement amusés comme des enfants, pendant que d’autres travaillent d’arrache-pied. Bref, procédez selon votre rythme individuel, sans vous comparer aux autres. Je répète que vous êtes prêts pour ces cinq concepts, car vous avez réalisé ce grand changement, et ceci a apporté de nouvelles énergies, de nouveaux potentiels.  Votre Divinité intérieure ou votre Esprit est la Source créatrice, que vous me croyiez ou non. Ce n’est que le début d’une aventure incroyable et bien méritée. Et voilà !

Nous sommes en amour avec l’humanité, car nous avons vu ce que vous avez fait et ce que vous faites encore !

Kryeon

Channelling présenté à Alberta, Canada, le 7 février 2016 – http://www.kryon.com/CHAN2016/k_channel16_red-deer-16.html
Interprétation et traduction québécoise de ; JM Site : http://kryeon.forumactif.com/forum.htm

Sur le blog de Francesca http://francesca1.unblog.fr/

 

A L’Ecole des Arbres de nos Ancêtres

 

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« Le plus grand frêne servit d’axe du monde » dit le mythe de la création celtique. Ce pilier central relie le monde souterrain, celui des humains à la surface de la terre, et le ciel. Il est l’antenne permettant la communication entre le visible et l’invisible, le physique et le métaphysique. Il plonge ses racines dans la Terre-Mère, tandis que ses branches se dressent en direction du Père-Ciel. Aux quatre coins de la planète, depuis les temps les plus reculés, l’Arbre cosmique joue un rôle primordial d’organisateur ; il met de l’ordre dans le chaos des origines.

En Egypte, au devant, les dieux trônaient sur le haut sycomore sacré, en réalité un figuier ; ils se délectaient de ses fruits. Au couchant, siégeait la vache Hathôr, la « Dame du sycomore ». Après avoir créé le monde et tout ce qu’il contient, elle aidait les morts à regagner le Ciel en les accueillant à l’ombrage de l’arbre le temps qu’ils se reposent. En Mésopotamie, l’Arbre de Vie se nomme Kiskanu, en Inde, c’est sous le nom de Ficus religiosa que le Bouddha parviendra à l’illumination. Le pommier du jardin d’Eden nous est plus familier que le Kien-mou des Chinois, le centre de l’univers. Dans la tradition chamanique, l’initié doit réussir l’épreuve de l’ascension du Bouleau cosmique. Il effectue sa montée en neuf (encore un passage) circonvolutions autour du tronc, dans lequel il creuse neuf entailles. « Joignant le ciel et la terre, cette échelle représente le moyeu d’un destin planétaire incarné dans chaque être ».

Quant au pin de Barenton, il est l’Arbre initiatique de Merlin, puisque c’est après l’avoir escaladé qu’il obtient la totalité de ses pouvoirs, le don de voyance, celui de métamorphose, d’invisibilité, d’action sur les éléments, de médecine, d’ubiquité et tant d’autres encore. On ne peut s’empêcher de penser à l’échelle de Jaco, autre arbre cosmique. Dans la plupart des mythes, l’arbre-ancêtre est androgyne. C’est sans doute cet aspect qui le fait devenir « arbre généalogique ».

Qu’il soit chêne ou baobab, l’Arbre de vie offre sa protection aux humains, en tant qu’arbre à palabre symbolique, lieu où tous les peuples du monde peuvent se rassembler et fraterniser. Il est le centre du cercle de la vie, où individus, tribus, nations et peuples viennent se ressourcer, se reposer e paix pour réintégrer leur puissance intérieure, leurs valeurs et leur potentiel. De ce centre, on a une vision d’ensemble sur 360 degrés, qui permet d’échapper à la distorsion de la dualité et d’accéder à la perception de la totalité. En méditant à l’ombre de l’Arbre, la vision de Notre Chemin de Vie , notre légende personnelle, se dessine.

L’aspect féminin de l’Arbre Sacré est révélé dans sa fonction nourricière. Il nous rappelle que la nourriture dont nous avons besoin pour vivre bien autant de la terre que du ciel. Les fruits de l’arbre représentent les qualités morales à acquérir. Touché par la foudre ou l’incendie de forêt, il a offert le feu aux humains : c’était un cadeau des dieux. Et grâce au feu, les ténèbres devenaient moins effrayantes, la nuit moins menaçante. Malgré la pollution, les trous dans l’ozone, ses fruits, ses feuilles, son écorce et ses racines continuent à receler des trésors secrets aux puissantes vertus qui guérissent mille maux, sans parler des simples substances alimentaires. En Afrique australe, la plupart des remèdes des guérisseurs sont un cadeau de l’Arbre ; ils proviennent d’une écorce ou d’une racine. En Zoulou, muti signifie à la fois « arbre » et « médecines ».

Les conifères offrent leur résine aux usages multiples, dont l’encens, qui réjouit les cœurs des dieux. Le feuillage de l’Arbre de Vie est un abri contre la pluie et les rayons trop ardents du soleil ; son bois permet de construire des maisons et des sanctuaires ; lorsqu’il brûle, il protège du froid. On sait que les forêts sont les poumons de notre planète. Et si on amputait les défricheurs de l’Amazonie d’un bout de poumon.

Autre enseignement de l’Arbre cosmique : la croissance permanente qui nous ait prendre conscience de l’impermanence. Les générations de feuilles se succèdent et relativisent le temps. Passant du bourgeon à la feuille réalisée, puis de l’humus, à la terre nourricière, elles nous montrent l’échange, le don. Le sacrifice est une étape indispensable sur le grand cercle de la Vie. Il crée de la place pour que le changement puisse exister lorsque le moment est venu d’entamer une nouvelle étape du chemin de vie, qu’il s’agisse d’un individu ou d’une communauté. Ces passages sont les moments sacrés de l’existence ; on publie trop souvent que sacrifier signifie « faire du sacré ».

Rien n’est immuable, sauf l’éternelle succession des cycles, faits d’une phase de destruction, de séparation, et d’une phase de réunion, de création ; le solve et coagula des alchimistes. Au fur et à mesure que les cercles des années s’inscrivent dans son tronc, l’Arbre croît en force et en sagesse. De même, acceptant les épreuves, les joies et les réalités de notre existence telles que le Créateur l’a dessinée, nous croissons en force intérieure. Puis, nous apprenons à aimer la Vie. Ce n’est qu’en  3ème  phase qu’il y a lieu de se préoccuper de la comprendre.

Cette séquence est la voie de la sagesse. Dans une culture au mental prédominant comme la nôtre, on a tendance à vouloir tout comprendre, puis on se résigne à accepter, et en phase terminale, on songe à aimer.

Vous pouvez recopier ce texte à la condition d’en mentionner la source : Francesca du forum La Vie Devant Soi  http://devantsoi.forumgratuit.org/  

Le chaînon manquant manque toujours

 

Depuis la naissance de la théorie évolutionnaire en 1859 jusqu’à la rédaction de ceci, on n’a jamais trouvé de preuve évidente d’une espèce transitionnelle conduisant jusqu’à nous – des fossiles démontrant que nos ancêtres évoluaient vers une forme de plus en plus humaine. Et ce, en dépit d’une technologie sophistiquée et d’une main-d’œuvre importante consacrée à la question. Si on examine de plus près l’arbre généalogique humain, on s’aperçoit que plusieurs des liens que l’on suppose incontestés entre des découvertes de fossiles ne sont en réalité que des liens présumés ou inférés.

Autrement dit, la preuve concrète qui nous relie aux vestiges de ces créatures du passé n’a pas encore été établie.

EVOLUTION HUMAINE

Dans De l’Origine des Espèces, Darwin admet ce manque de preuves. Il reconnaît aussi qu’il est peut-être dû  à un défaut dans la faço des géologues d’envisager la Terre ou dans sa théorie de l’évolution. Reprenons ses propos :

La théorie de la sélection naturelle impliquant l’existence antérieure d’une foule innombrable de formes intermédiaires… on peut se demander pourquoi on ne voit pas autour de nous toutes ces formes intermédiaires ; Pourquoi ne trouvons-nous pas, dans toutes les formations géologiques, une grande abondance de ces formes intermédiaires ? Bien que les recherches géologiques aient incontestablement révélé l’existence passée d’un grand nombre de chaînons qui ont déjà rapproché les unes des autres bien des formes de vie, elles ne présentent cependant pas, entre les espèces actuelles et les espèces passées, toutes les gradations infinies et insensibles que réclame ma théorie, et c’est là, sans contredit, l’objection la plus sérieuse qu’on puisse lui opposer.

Réfléchissant à ce dilemme apparent, Thomas H.Morgan, lauréat du prix Nobel de médecin en 1933, déclarait qu’en appliquant « les analyses les plus strictes pour discerner les espèces » nous n’avons « jamais vu un seul cas de transformation d’une espèce en une autre ». Deux découvertes de la fin du XXè siècle feront peut-être la lumière sur la raison pour laquelle le point entre l’être humain ancien et moderne pose problème et sur ce que révèle le chaînon manquant à propos de notre histoire. Pour des motifs scientifiques solides, si l’australopithecus afarensis et les Neandertal racontent l’histoire de quelqu’un, ce n’est sans doute pas la nôtre.

[…] De la couleur des yeux et des cheveux jusqu’au sexe et à la prédisposition à certaines maladies, les codes déterminant l’apparence et le fonctionnement de notre corps sont contenus dans le plan de nos gènes, dans l’ADN. Une fois déchiffré le code qui détient les éléments de notre passé, la science qui consiste à mettre en correspondance des segments d’ADN pour déterminer la paternité, identifier les personnes disparues et associer les auteurs de crimes au x lieux des crimes en question est devenue une pierre angulaire dans les domaines policier et médicolégal. C’est désormais le fil de trame d’une série policière des plus populaires dans l’histoire de la télévision… En 1987, pour la deuxième fois dans l’historie, on appliqua à l’étude des origines humaines les procédés dont se servent les investigations médico-légales de CSI et dont les résultats sont désormais admis comme preuves jusqu’à la Cour suprême. En 2000, les chercheurs du Centre d’identification humaine à l’Université de Glasgow publièrent les résultats de leurs comparaisons de l’ADN d’une espèce censée avoir été parent de l’humanité moderne. Avec des collègues en Russie et en Suède, les scientifiques ont évalué l’ADN d’un nourrisson Neandertal exceptionnellement bien préservé qu’on avait découvert dans une grotte en calcaire dans le nord du Caucase, à la frontière entre l’Europe et l’Asie.

Théoriquement, la comparaison génétique devrait résoudre l’énigme de notre ascendance, et pourtant les résultats soulèvent davantage de questions sur notre lignée évolutionnaire et nos origines, questions qui débouchent sur une zone « interdite ».

L’expression premier homme moderne (PHM) ou premier homme anatomiquement moderne (PHAM) s’est substituée à Cro-Magnon et réfère à notre ancêtre le plus rapproché. Les scientifiques estiment désormais que les différences physiques entre les humains contemporains et ceux des PHM sont si subtiles qu’elles ne justifient pas de scinder les regroupements. Autrement dit, même si les humains d’autrefois ne se comportaient pas comme nous, ils nous ressemblaient. Ou inversement, nous leur ressemblons toujours ; notre apparence n’a pas tellement changé depuis l’apparition de nos premiers ancêtres sur terre il y a environ 200 000 ans. Ce fait s’avère problématique pour ceux qui cherchent à étirer les changements évolutionnaires sur de longues périodes en vue d’expliquer comment nous avons atteint notre forme actuelle.

En 2003, des avancées en technologie génétique ont permis d’établir des comparaisons encore plus ambitionneuses avec l’ADN  ancien. En l’occurrence, des analyses ont mis en rapport les Neandertals et nos premiers ancêtres confirmés, les PHM. Une équipe de scientifiques européens compara de l’ADN provenant de deux PHM, datant respectivement de 23 000 ans et 25 000 ans, à de l’ADN de Neandertals remontant de 29 000 à 42 000 ans. Les conclusions, publiées dans Proceedings of the National Academy of Sciences, précisait : « Nos résultats contribuent aux preuves recueillies de divers domaines, preuves qui rendent très improbable l’hypothèse d’un « héritage Neandertal ». Autrement dit, les Neandertal que films et bandes dessinées décrivent comme des hommes des cavernes ne sont pas les ancêtres du PHM. Nous ne sommes donc pas descendus d’eux ; ils ne peuvent être nos ancêtres.

retranscrit par Francesca du blog http://francesca1.unblog.fr/

Extrait du livre de Gregg Braden : Vérité essentielle – Activer la mémoire de nos origines, de notre histoire et de notre destinée aux Editions Ariane

Kabbale partie 1

220px-Albero_della_Vita_di_Davide_TonatoLa Cabbale est une tradition mystique dont l’origine se perd dans la nuit des temps. La trace la plus ancienne connue est celle des Esséniens et elle date de quelques centaines d’années avant la naissance de Jésus, le Nazôréen.

Les Esséniens formaient une communauté retirée du monde de leur époque. Ils prêchaient le dénuement plutôt que la richesse, la démarche spirituelle intérieure plutôt que les rassemblements extérieurs dans les Synagogues, le Temple de Jérusalem et les fêtes publiques. Ils vivaient dans le désert et il est généralement accepté aujourd’hui, que les documents de Qumran sont l’œuvre des Esséniens, qui voulaient préserver leur Textes Sacrés et autres textes importants.

Le livre de référence de la Cabbale est principalement le livre de la Genèse de la Bible Hébraïque. Ensuite viennent les quatre autres livres du Pentateuque (qui veut littéralement dire Penta – Cinq et Teucos – rouleaux) soit les Livres de l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Puis finalement le Sefer Ha-Zohar. Sefer en Hébreux veut dire livre, Ha veut dire : « de Vie » et Zohar veut dire Splendeur. Donc le Sefer Ha-Zohar est le livre de la Splendeur de la Vie. Ce livre aurait été écrit par un Rabbi du nom de Simon bar Yochaï ou, Simon fils de Yochaï, qui aurait vécu entre l’an 100 et 199 de notre ère. D’autres attribuent la paternité de ce document au Rabbin espagnol Moïse de Léon (1240-1305) qui l’a diffusé.

Mais peu importe qui l’a réellement écrit le texte. Dans sa traduction anglaise, à partir de l’original Araméen, il fait 1982 pages répartit en 5 volumes. Et près de la moitié de ce livre est consacré à des explications de la Genèse. L’autre moitié du Zohar concerne les autres livres du Pentateuque. Le Zohar est un bijou de sagesse et de finesse. Il est très difficile à lire et à comprendre, avec son lot de jeux de mots et attrapes mais il vaut son pesant d’or. C’est à partir de ce livre que les gens ont construit un schéma de l’Arbre des Vies. Pour ceux qui connaissent un peu la Cabbale, vous vous demandez peut-être pourquoi je l’appelle l’Arbre des Vies plutôt que l’Arbre de Vie au singulier ? La raison est simple. Dans presque toutes les traductions de l’Ancien Testament et ce dans toutes les langues, les noms au pluriels sont tous mis au singulier afin de justifier une croyance en un Dieu unique. Il en va de même pour les mots hébreux Hetz-HaHayyim. Tous les mots qui finissent par « ? IM » sont des mots masculins pluriels. Ces « erreurs » de traduction commencent dès le troisième mot qui est traduit par Dieu au singulier, mais qui est, en réalité, Dieux au pluriel. Mais j’aurai l’occasion de revenir sur ces « erreurs » et leurs importances dans un prochain texte.

Cet arbre symbolique est formé de 10 sphères soit les 10 Sephirot. Chaque Sephirah est une représentation d’une partie de l’Être Divin que nous sommes. Sephirah est un nom féminin singulier et son pluriel est Sephirot.

L’Arbre des Vies tel qu’il est généralement dessiné ressemble à ceci : Vous pouvez le retrouver à l’adresse suivante : http://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_Vie_(Kabbale). Ou si vous faites une recherche sur Google, vous en trouverez quelques centaines de modèles.

Kabbale partie 1 dans L'ARBRE DE VIE Kabbale

Les 10 Sephirot de l’Arbre des Vies sont répartis sur 7 étages, tout comme les 7 Chakras de l’Hindouisme. Ils sont aussi représentés sur 3 colonnes soit Boaz, Olam et Yachin. Boaz représente l’aspect féminin, le côté négatif, le noir (bleu), le froid, la lune ou le Yin du Tao. Yachin représente l’aspect masculin, le côté positif, le blanc (rouge), la chaleur, le soleil ou le Yang du Tao. Olam qui veut dire : Monde, représente l’équilibre.

La dixième Sephirah ou la Sephirah du bas se nomme Malkut et elle représente le monde physique, soit le monde le plus bas et le plus dense. Elle est souvent représenté divisée en quatre pointes qui représentent les symboles : Terre – Air – Eau – Feu.Sephirah dans L'ARBRE DE VIE

 

Daniel Roch
Pour suggestions ou commentaires écrivez-moi au :
daniel56@danielroch.org

La culture du peuple Koori : Contacts avec les Pléiadiens

 

 

images (3)Il y a longtemps, dans ce que nous appelons « Le Temps du Rêve », de grands esprits erraient sur la Terre, prenant la forme d’animaux gigantesques. Woolloombin est notre créateur, le Dieu mère/père, celui qui est à l’origine des montagnes, des vallées, des océans, des plaines, des rivières et des ruisseaux, du bush et des forêts de gommiers rouges. Il créa aussi les nuages, le ciel, les animaux … 

Ainsi, depuis les montagnes jusqu’à la mer, les cours d’eau, les torrents et les rivières regorgeaient d’une vie foisonnante avec une multitude de poissons, de tortues et d’échassiers. La Terre était alors luxuriante et verte. Son sol riche et fertile était couvert de forêts vierges où les plantes médicinales croissaient en abondance. Il s’y s’épanouissait librement de majestueux eucalyptus, des pins Bunya et des cèdres … 

Puis Woolloombin créa les jeunes esprits, nos ancêtres. Il leur permit de s’occuper d’eux-mêmes et confia la Terre à leurs bons soins. Les jeunes esprits donnèrent ensuite naissance à de nombreuses tribus et, malgré certaines divergences comme il en existe dans toutes les familles, ils n’oublièrent jamais la nature sacrée de la planète et leur promesse de veiller sur elle. En échange, Woolloombin donna à notre peuple ses totems et ses croyances. C’est ainsi qu’il nous enseigna ce que sont les animaux. Nous apprîmes leurs coutumes quand ils s’abreuvent, découvrîmes ceux que nous pouvions manger et ceux qu’il ne fallait pas consommer. Il nous montra où trouver de l’eau pendant la saison sèche et comment la purifier quand elle était saumâtre. Nous vivions en harmonie avec les papillons de nuit des hautes plaines, les fourmis sucrées, les kangourous et les wallabies, les witchetties et les cobras. 

Une infinité de graines, de fruits, de légumes et de racines comestibles était à notre disposition. Nous avions aussi des remèdes, et quand nous ignorions lequel prendre nous interrogions tout simplement Woolloombin qui ne manquait jamais de nous répondre. 

Dans notre société, il y avait les chasseurs et les cueilleurs et tous vivaient en harmonie. Nous ne nous déplacions jamais sans raison. C’était soit dans le but d’assister à une cérémonie, de rencontrer et partager avec une autre tribu, soit dans celui de guider nos jeunes dans les initiations de la maturité. Nous voyagions le long des pistes du Rêve, en suivant le chemin que nous désignait Woolloombin. Chaque montagne et vallée, chaque sommet et plaine, tout était connecté à un événement du Rêve. 

Si une montagne avait la forme de la patte arrière d’un chien, nous inventions une histoire illustrant les circonstances dans lesquelles le chien avait perdu sa patte. Au sein de certaines peuplades, les histoires du Rêve, les histoires de famille, et les frontières tribales étaient gravées dans de gros rochers ou peintes sur nos corps à l’occasion d’un rituel, ou bien encore sur les murs des cavernes de certains sites. D’autres tribus le faisaient tout simplement sur le sable ou l’écorce des arbres. Ceux d’entre nous qui sont originaires d’Australie de l’Est, les Bundjalung et les autres, inscrivions ces symboles sur nos capes en peau d’opossum. Et quand nous avions des divergences avec un autre groupe, nous étalions nos capes sur le sol pour les régler, comme des gens raisonnables. La particularité de notre culture était que les femmes avaient leurs propres rituels. 

 Il y avait, sur le sentier du Rêve, des endroits qui revêtaient un caractère sacré tant pour les hommes que pour les femmes, mais où elles seules étaient autorisées à mener des cérémonies. Les jeunes filles y recevaient l’enseignement des plus âgées sur leur rôle au sein de la tribu et de la famille, auprès de leur futur fiancé ou comment être une bonne mère. Elles y apprenaient la danse et les chants sacrés réservés aux femmes. 

On leur inculquait la manière de prendre soin de leur santé et le régime alimentaire approprié pendant la gestation pour que les enfants soient sains et forts et enfin comment éviter des naissances trop nombreuses. On montrait aux jeunes filles l’art de la préparation des fruits, des légumes et des plantes de guérison. On leur expliquait comment composer des poisons qui étaient toujours utilisés d’une manière juste. Par exemple, elles ramassaient l’écorce d’un arbre spécifique et la frappaient contre les rochers, sur le bord d’une crique ou d’un cours d’eau, puis ensuite, elles jetaient la pulpe ainsi obtenue dans le courant. 

Rapidement, les poissons flottaient à la surface et nous n’avions plus qu’à les recueillir. Le poison ne servait qu’à les anesthésier, ne tuant jamais rien dans l’eau. Elles apprenaient aussi à coudre. Quand les groupes de chasseurs revenaient au camp avec leur gibier, ils prélevaient les tendons des kangourous qu’elles utilisaient en guise de fil à coudre. A titre d’aiguilles, elles se servaient d’os qu’elles limaient jusqu’à obtenir la forme désirée. Woolloombin, le Grand Esprit, nous a enseigné ces leçons et beaucoup d’autres encore. Réunis en un seul peuple, nous avons vécu en harmonie avec la Terre depuis qu’il nous a créés. 

Mais le temps de la transition est venu, nous le savons et Margaret souhaiterait interroger Alcheringa si vous le voulez bien. Elle me regarda intensément. Je fermai les yeux et j’appelai Alcheringa. Il entra en moi et s’exprima:- Je suis avec vous, ma chère, et très heureux de votre appel. Je suis accompagné de l’esprit aborigène australien. Le peuple qui a pris soin de l’énergie de ce continent y est installé depuis des centaines de milliers d’années mais il reste des choses que lui-même ignore encore. Nous avons communiqué des informations à ceux qui travaillent avec nous et leur compréhension commence à s’élargir à propos de leur race, de ses débuts et de l’endroit dont elle est originaire. 

Avez-vous une question ? 

Margaret prit la parole :- Pouvez-vous nous parler des transformations à venir sur la Terre? 

- On prétend beaucoup de choses au sujet des mutations de cette planète. Le peuple aborigène n’est pas le seul à collaborer à cette fin. Il est vrai que plus il y aura de gens conscients de ce qui se prépare, plus nombreux seront ceux en mesure d’accompagner la transition. Le but est donc que les humains s’imprègnent d’une énergie nouvelle en provenance de la Source Universelle. Telle est la nature de l’évolution. Ceux qui l’assisteront auront un  » voyage plus aisé », si je peux le formuler ainsi. 

Vous assisterez à des tremblements de terre et autres perturbations dans la nature. Ce n’est pas nouveau mais le processus va s’accélérer. La plupart de vos semblables seront cependant protégés. C’est ainsi que certains de ceux qui habitent des régions sensibles seront conduits à s’installer ailleurs. 

Je n’affirme pas que vous devrez tous déménager, mais il serait bon que chacun se mette à l’écoute de sa guidance intérieure. Et surtout, il est important de ne pas avoir peur pour éviter d’alimenter d’avantage la négativité, ce qui serait un frein à l’élévation prévue. 

Je me frayai un chemin dans la présence d’Alcheringa pour intervenir : 

- Si j’éprouve une puissante impulsion à demeurer à l’endroit où j’habite et qu’en même temps on me signale une forte possibilité d’événements telluriques ou autre dans ma région, que dois-je faire? 

- Faites ce qu’Egarina vous a déjà indiqué, ne prêtez pas trop d’attention aux rumeurs qui circulent 

Agissez selon la voix de votre cœur, et s’il vous indique de demeurer là où vous êtes, écoutez-le. Sachez que beaucoup ont pour mission d’être des phares dans la nuit dans les endroits qui connaîtront des situations difficiles, des flambeaux qui permettront que les soubresauts de la planète s’effectuent sans trop de dommage. Quand il y a des blocages en un point de la Terre, ceux-ci peuvent être soulagés de la même manière que dans le corps humain. C’est un travail de guérison que beaucoup, avec la connaissance et la conscience, peuvent exécuter pour accompagner la Terre-Mère. 

Il est important que l’homme n’interfère pas avec le corps de la Terre-Mère sous peine de provoquer des paralysies qui feraient obstacle à la respiration énergétique libre et équilibrée dont elle a besoin. Je vous invite à ne pas vous préoccuper trop à ce sujet : vous serez tous informés à temps de la mission que vous êtes venus accomplir; vous êtes des travailleurs de la lumière et vous vous êtes offerts pour cela. 

Margaret acquiesça, en signe de compréhension, tandis qu’Alcheringa poursuivait :

- Je me suis engagé à vous assister dans cette mutation. Si vous pouviez consacrer un peu de temps à y réfléchir et à me soutenir, j’apprécierais énormément. La seule chose que je vous demande est de diriger vos prières vers Uluru et l’énergie y sera reçue avec reconnaissance, amour et compassion. Je vous remercie, mes amis, je vous remercie. Je dois maintenant vous quitter. 

Il partit si vite que je n’eus pas le temps de l’interroger sur mon rôle une fois que j’aurais rendu la pierre. Margaret se rapprocha de moi et me fixa intensément pendant un très long moment. Puis elle ramassa une brindille et dessina sur le sable le rocher Uluru dont seule une petite portion émergeait au-dessus du sol.- Ecoutez attentivement, déclara-t-elle pendant qu’elle esquissait un serpent. 

La première création de Baiame – nom qui signifie Dieu – fut le serpent arc-en-ciel qui demeure sous Uluru. Après cette première naissance, beaucoup d’autres ont suivi. Vous devez savoir que la partie la plus massive du rocher est souterraine. Baiame a prélevé sur Lui et en Lui pour se reproduire ainsi. Il a répandu son souffle de vie et d’amour sur la Terre, nous permettant de naître de la Terre-Mère. Puis, après avoir créé la Terre et les hommes, il est retourné aux Rivières du Rêve. 

Baiame avait huit sœurs qui consacrèrent leur vie à s’occuper de son temple au pied d’Uluru, ou Ayer’s Rock, comme l’homme blanc l’appelle. On y accédait par une cavité que l’on nomme aujourd’hui la Caverne des Sept Sœurs, toujours au pied d’Uluru. Au centre d’un vortex au cœur du temple, il y avait deux cristaux qui permettaient à Baiame d’aller et venir sans encombre entre les rivières du Rêve et le plan physique.

Extrait de « Contacts Avec Les Pléiadiens : La Mission Du Rexégéna » recopié par Francesca     paru aux éditions Hélios par Valérie J. Barrow

Les 4 Archanges des saisons ; message Esséniens

ArchangeRaphaelDepuis la nuit des temps, les Esséniens connaissent le secret des saisons et des cycles de l’année. Pour eux, chaque saison est une énergie, une manifestation du Divin. A travers le printemps par exemple, Dieu parle à l’homme de renaissance, de rajeunissement, de jaillissement de vie. Au contact de la nature, l’homme peut s’imprégner de ce message, de ces énergies, et les intégrer dans sa vie intérieure. Chaque saison est porteuse d’un message, d’une parole d’éveil. Ces quatre saisons sont liées aux quatre éléments qui constituent la nature.

Ces quatre éléments sont eux-mêmes liés à quatre intelligences divines que les Esséniens appellent « Archanges ». Ces intelligences sont les gardiennes du message que Dieu a caché dans chaque élément. Elles peuvent nous guider vers une compréhension plus grande de la nature et du monde qui nous entourent, et vers notre propre nature intérieure.

Les 4 Archanges et les saisons

Les solstices et équinoxes sont des portes vibratoires. Lors de chacun d’eux, l’énergie maximale de l’Archange peut se manifester : Raphaël au printemps (l’Air), Ouriel en été (la Terre), Michaël à l’automne (le Feu), Gabriel en hiver (l’Eau).

Pour appeler et recevoir ces fantastiques énergies, les Esséniens s’assemblent quatre fois par an pour célébrer l’Archange de la saison et de l’élément. Au moins deux rassemblements mondiaux ont lieu : l’un en Europe, l’autre au Québec. Cette rencontre dure quatre jours, durant lesquels l’Archange est invoqué dans un temple qui lui est consacré.

 

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C’est grâce à ce travail continu que l’Archange peut descendre au milieu des Esséniens et délivrer ses messages. Ce sont des moments magiques et inoubliables, d’une intensité hors du commun. Ces messages, appelés « Psaumes », constituent le nouvel Evangile essénien. Lors de chaque célébration, plus de 24 messages sont ainsi donnés.

Entrer dans le printemps intérieur : célébrer l’Archange Raphaël

A l’équinoxe de printemps, les Esséniens célèbrent la grande fête de l’esprit du printemps, du Dieu du printemps : l’Archange Raphaël. Il est l’Esprit divin qui règne dans l’air et appelle tous les êtres à la vie, au réveil, au renouveau. Il est le souffle du printemps, porteur d’une énergie de renaissance et de floraison. Beaucoup ont parlé de l’ouverture des chakras, mais entrer dans l’énergie du printemps intérieur est beaucoup plus simple et accessible. C’est une force d’amour qui emplit l’air et qui peut être captée. La résurrection est là, sous nos yeux : la sève monte dans les arbres. Pendant ce temps, que faisons-nous ? Sommes-nous conscients et ouverts pour laisser cet appel du printemps résonner en nos vies ? Entrons-nous dans la nouvelle vie ? Prenons-nous un nouveau départ ?

Tel est le véritable enjeu du printemps : un éveil intérieur global, l’entrée dans le nouveau, la floraison intérieure. Cela est difficile mais l’Archange Raphaël peut nous aider si nous nous ouvrons à son énergie divine, lui qui donne aux perce-neige la force de traverser la croûte de glace pour fleurir. En nous unissant à lui, nul doute que nous trouverons la force et l’enthousiasme nécessaires à ce processus d’éveil.

Entrer dans la Terre de Lumière : célébrer l’Archange Ouriel

Le solstice d’été a toujours été célébré comme une période de joie sacrée, d’extase et de communion avec le Tout. En union avec la nature, l’âme atteint son maximum d’ouverture et d’expansion jusqu’à toucher les étoiles. C’est le temps où le soleil est à son zénith, et plus aucune ombre ne peut masquer quoi que ce soit. L’Archange Ouriel est la présence divine la plus proche de la réalité terrestre. Il est l’aboutissement de tout ce qui a été planté et cultivé. Il révèle définitivement ce qui est. La joie que l’on peut ressentir en été est, soit pleine de vie et de force vers le Divin, soit une flamme vide qui s’éteindra à l’automne. En s’unissant aux véritables énergies du solstice, c’est-à-dire celles de l’Archange Ouriel, nous pouvons de nouveau accéder à une clarté intérieure, retrouver une authenticité intérieure, source de joie.

On peut ressentir une profonde envie d’agir, une impulsion, une nouvelle énergie, un enthousiasme.

S’approcher du Feu divin : célébrer l’Archange Michaël

A l’équinoxe d’automne a lieu la célébration de l’Archange Michaël, gardien de la fidélité au Divin. Ses énergies sont celles du Feu sacré qui sépare le subtil de l’épais. Dans la nature, tout ce qui n’est pas éternel et divin commence à se désagréger pour retourner à la terre. Seul l’essentiel (les graines) survit. A l’intérieur de nous aussi, tout ce qui n’est pas fondamental est remis en question. Il est très bénéfique à cette période de s’approcher du feu de l’Archange Michaël car il peut nous aider à faire le tri, à percevoir clairement ce qui est important dans notre vie, ce qui est de notre être profond et ce qui est superflu, ce qui est devenu inutile à notre cheminement. Pour affronter la dureté de l’hiver, nous devons nous recentrer sur ce qui est primordial dans notre vie, c’est une grande libération intérieure, une authenticité retrouvée. Célébrer l’équinoxe en ouvrant les portes à la présence de l’Archange Michaël, c’est accepter de sortir des illusions pour reprendre sa vie en main et accomplir sa véritable destinée de Lumière.

Renaissance par l’Eau de la Vie : célébrer l’Archange Gabriel 

L’hiver est le grand test. Plus rien à l’extérieur ne nous divertit pour échapper à notre vie intérieure, aucune agitation pour fuir le silence. Seul ce que l’on a cultivé d’authentique et de vrai peut subsister. Dans le froid extérieur, nos seules ressources et notre seule chaleur sont intérieures. L’hiver de l’année est la vieillesse de notre vie : nous goûtons les fruits de notre vie… ou mourons de faim par manque de prévoyance. Telle est la leçon, le message que nous donne la Mère-Terre à travers l’expérience de l’hiver. L’homme peut comprendre l’importance de la chaleur humaine, du partage, de l’entraide, de l’autre. C’est en hiver que la nuit domine le jour, que meurt l’inutile mais c’est à ce moment que cette tendance s’inverse et que le jour reprend vigueur. La mort contient la promesse de la vie, de la régénération.

C’est le message de Noël, de la naissance du nouveau à l’intérieur de chacun. L’Archange Gabriel est le Père de l’eau, la source de la chaleur, de la douceur, de l’amour qui naît de la vie intérieure.

Il est aussi la rigueur de la discipline : as-tu mis en commun les fruits récoltés en été et en automne ? As-tu partagé la joie des belles saisons pour créer des liens d’amitié jusqu’au coeur de l’hiver ? As-tu cultivé l’essentiel lorsque tout allait bien ou t’es-tu contenté de facilité au point d’être dépouillé de tout aujourd’hui ?

On peut facilement échapper aux énergies de l’hiver, les fuir. C’est d’ailleurs ce que nous faisons la plupart du temps. Personne ne veut se confronter à la vieillesse et à la mort. C’est pourtant une erreur, car sans la mort, pas de vie. Sans hiver, pas de renaissance intérieure au printemps. Se relier à l’Archange Gabriel en cette saison permet de vivre ce passage au mieux. Gabriel est vraiment l’Archange de la naissance divine. Il met au monde le Divin, à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est ce qu’incarne son élément, l’eau. C’est avec l’eau que travaillent les Esséniens lors de sa célébration. La douce voix de la source peut couler dans l’être tout entier, dans tous les plans subtils pour laver, purifier, dénouer par la force de la douceur, adoucir, consoler, guérir. Les méditations en présence de l’Archange sont des moments extraordinaires et inoubliables. Un profond travail de guérison des relations a lieu.

A l’issue du travail de quatre jours des grandes célébrations, les Esséniens qui le souhaitent reçoivent sur la fontanelle (le chakra situé au sommet du crâne) une onction d’eau consacrée par l’Archange. Cette méthode, appelée « le Baptême Essénien » ou « la Libération de l’Ame », permet en fait de débloquer ce centre énergétique pour que l’âme puisse sortir de toute limitation et enfermement. Elle peut alors rejoindre la source divine et se régénérer. L’eau de la source de l’Archange est soigneusement recueillie et intègre la composition de plusieurs baumes de Thérapies Esséniennes.

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Explorations de la Lémurie en 1910

 

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Explorations de la Lémurie en 1910 dans LEMURIENS de TELOS lemurie Le fait que la Lémurie ait probablement existé a été établi dans notre société à partir de 1910. Nous ne nous rappelons pas grand-chose à ce sujet, mais en 1912 un événement se produisit et modifia le cours de notre évolution. En effet, des expériences eurent lieu alors, qui étaient très semblables à celle vécue à Philadelphie en 1942 et 1943.

 Plus exactement, l’expérience eut lien en 1913 mais elle se termina en catastrophe et elle fut responsable du déclenchement de la Première Guerre mondiale, en 1914 . Après cela, nous n’avons plus jamais été les mêmes.

 Avant la Première Guerre mondiale, la croissance spirituelle des Etats-Unis ressemblait grandement à ce qui se passe de nos jours. Les gens étaient extrêmement intéressés par l’aspect psychique et spirituel, la méditation, la compréhension de notre passé ancien et par tout ce qui était de cette nature. Des gens comme le colonel James Chruchward et Auguste Le Plongeon, en France, étudiaient l’Atlantide, la Lémurie, et les modes de pensée, si on les compare à ceux d’aujourd’hui, étaient très semblables.

 Alors, quand la Première Guerre Mondiale éclata, nous nous endormîmes littéralement et ne commençâmes à nous réveiller que durant les années 1960. Mais les preuves qu’on avait rassemblées en 1910 sur l’existence de la Lémurie étaient tout à fait remarquables et cela avait trait au corail. Le corail ne peut pousser sous l’eau que jusqu’à une profondeur de 45 mètres.

 On soupçonne qu’en 1910, le fond du Pacifique était plus haut qu’il ne l’est actuellement, étant donné que nous pouvions voir les anneaux de corail depuis la surface de l’océan. Ces anneaux s’étendaient d’ailleurs sur une grande distance sous la mer depuis l’île de Pâques.

 Soit dit en passant, le fond de l’océan monte et descend périodiquement, c’est un fait. Vous ne le savez peut-être pas mais en certains endroits, le fond de l’océan Atlantique s’est élevé de plus de trois kilomètres en décembre 1969 ; vous pouvez vérifier ces données dans le magazine Life de janvier 1970. Dans la région des Bermudes, quantité d’$îles se mirent à percer la surface de l’océan. Quelques-unes sont encore là, mais la plupart d’entre elles ont à nouveau disparu sous la mer. Or, avant même que ces îles surgissent à l’aire libre, le fond de l’océan tétait profond de plus de 3 000 mètres.

 Du temps où Platon a décrit l’Atlantide, les grecs avaient du mal à naviguer dans l’océan Atlantique une fois passé le détroit de Gibraltar, parce que l’eau n’était profonde que de trois à cinq mètres et parfois moins. Aujourd’hui, l’eau est à nouveau profonde dans cette partie du monde. On a estimé que les anneaux de corail qu’on découvrit dans le Pacifique étaient situés à plus de cinq cents mètre s de profondeur, et puisque le corail ne peut pas pousser en dessous de 45 mètres, cela voulait dire que les anneaux avaient coulé très très lentement.

 En 1910, les gens pouvaient voir ces anneaux s’étendant loin dans la mer. Par conséquent, ils savaient qu’il avait dû y avoir beaucoup d’îles à cet endroit du Pacifique. Sans doute plus important encore, si vous étudiez la faune et la flore des îles hawaiiennes, vous retrouvez les mêmes caractéristiques sur toute une série d’îles formant un arc de cercle depuis Hawaii jusqu’à l’île de Pâques. Ces îles sont séparées par de longues distances, mais si vous regardez sur la carte, vous allez voir se dessiner une sorte de long collier.

 Ce collier s’étendait jadis le long des rives occidentales de la Lémurie. Toutes ces îles, y compris Tahiti et Moorea, faisaient partie de la Lémurie. Toutes les îles composant ce collier ont exactement la même faune et la même flore – qui n’existent sur aucune des autres îles. Les mêmes arbres, les mêmes oiseaux, les mêmes abeilles, les mêmes insectes, les mêmes bactéries, les mêmes tout. La science ne peut expliquer ce phénomène que par la présence, à un moment donné, de ponts de terre entre ces îles ce qui les rendait faciles d’accès.

 

Extrait de l’Ancien secret de la Fleur de Vie -  Tome 1 – de Drunvalo Melchizédek

 

L’Unité de toutes choses

 

fond ecranTout sur cette planète est composé des mêmes éléments communs à l’ensemble de la vie. Cependant, les humains ont tendance à croire qu’ils sont séparés du sol de cette Terre. Ils s’y promènent, reconnaissent sa splendeur et s’émerveillent de sa beauté. Ils appréhendent même sa puissance, mais se perçoivent malgré tout comme des êtres à part et distincts de celle-ci.

Nous désirons vous rappeler quelques faits. Les éléments dont votre corps est composé représentent également les éléments contenus sur la planète. Tel un système environnemental clos, tout ce qui se trouve ici appartient à la Terre, et spécialement le corps humain. Tout ce qui a servi à la croissance de l’humain, en premier lieu, grâce à la personne que vous appelez mère, a été puisé à partir de la Terre et absorbé. C’est ce qui a permis à votre mère de se développer avec son enfant – et vous voici : Par conséquent, le sol de la Terre a donné naissance aux éléments qui ont nourri votre mère et qui vous ont permis d’exister.

Vous connaissez le cycle de la vie, vous savez ce qui arrive à la fin. L’humain retourne aux éléments de base, n’est-ce pas ? Le cycle est alors vraiment complet. Cependant, l’humain continue de se sentir à part ; nous voulons vous entretenir de la raison pour laquelle il pense intuitivement qu’il en est ainsi. Mais avant, nous désirons vous rappeler que vous faites partie des éléments de la planète actuelle. Nous avons parlé de la « conscience de Gaia ». Nous avons parle du fait que l’humanité et la planète sont vues comme une seule unité. Vous ne pourrez jamais les séparer. Tel est son équilibre et il en sera toujours ainsi. Souvenez-vous de votre histoire. Vos nations autochtones ont reconnu cette connexion. Ils ont fait bien plus que la reconnaître ; ils l’ont honorée au moyen de célébrations et de cérémonies. Que le temps présent soit à nouveau un temps opportun de cérémonie. Un temps pour vous consolider, pour vous unir et pour vous ancrer au sol de cette planète ! Votre futur se sera embelli, et ce qui est à venir peut en effet être grandiose. Le futur a trait à ce colis que vous tenez sur vos genoux et que nous vous dévoilerons dans quelques instants.

 Les peuples autochtones, ceux de cette région et de ce pays par exemple, comprenaient la nécessité de rendre hommage aux éléments. Si vous étudiez leur histoire, vous y découvriez une cérémonie qui visait à honorer les divers éléments de cette Terre. Ils incorporaient ces éléments dans leur cérémonie de façon à valider la présence de l’Esprit comme partie intégrante du sol ! Ils acceptaient qu’eux aussi, en tant qu’humains, provenaient du granite, voire des arbres et autres vies.

 En remontant plus loin dans leur histoire, vous ferez une découverte renversante. Vous ne reconnaissez pas comment, ni à quel niveau, mais ces peuples autochtones ont aussi saisi les aspects magnétiques de leurs terres. Ainsi, ils honoraient également les quatre directions du compas. Saviez-vous que des lignes tracées sur les roches dans les montagnes désignaient les systèmes de grilles magnétiques ? Oui, c’est exact, et la preuve existe encore ; ces ancêtres possédaient une connaissance intuitive de la relation entre la Terre et les humains qui y vivaient, et ils la respectaient.

 Enfin, ils célébraient la vie qui était aussi leur moyen de substance. Ils comprenaient le cycle qui permettait au bison d’être consommé pour leur bénéfice et au cheval, de transporter leur fardeau ? Ils les honoraient dans leurs cérémonies et par le biais de leurs dessins. Ils les considéraient tous comme parties intégrantes de la vie au même titre que le sol de la Terre. Nous vous rappelons ceci, car un retour à ces principes fondamentaux fait partie de votre découverte et de votre éveil spirituel. Un retour à l’évidence que la conscience planétaire vous appartient.

 

Extrait de la série Kryeon, canalisé par Lee Carroll. TOME 4, page 205 de : Partenaire avec le divin. Aux Editions Ariane. 

Arbre des séphiroth et cercle.


Arbre des séphiroth et cercle. dans L'ARBRE DE VIE 37dessinCCertains Kabbalistes représentent l’Arbre sous la forme d’une Roue.
Parfois même sous la forme de cercles concentriques.

LA ROUE :
Cette roue ne comporte pas les 22 Sentiers, mais, simplement, Ceux qui lui servent d’axe.
Son Centre ou Moyeux – est TIPHERETH « La Beauté »
Rayon Orient-Occident
En 1 KETHER – en 6 TIPHERETH – en 9 IESOD – en 10 MALKUTH
Rayon Septentrion-Midi
En 5 GEBURAH - En 6 Moyeux – en 4 CHESED
Rayon Nord Ouest – Sud-Est
An 3 BINAH – En 6 – MOYEUX — En 7 NETZA’H
Rayon Sud Ouest – Nord Est
En 8 HOD – En 6 moyeux – en 2 CHOKMAH

La position de TIPERETH comme point central fera que le Kabbaliste axera (c’est le moment de le dire) ses interprétations sur la base de L’Harmonie.

LE CERCLE
L’Arbre se présente sous la forme de 10 cercles concentriques. Du centre vers l’extérieur, les cercles, vers le haut représentent Dans l’ordre chronologique : 


MALKUTH – YESOD – HOD – NETZA’H – TIPHERETH GEBURAH – CHESED – BINAH – CHOKMAH – KETHER 


Du Centre vers l’extérieur, vers le bas, représentent :
KETHER – CHOKMAH – BINAH – CHESED – GEBURAH – TIPHERETH – NETZA’H – HOD – YESOD – MALKUTH 


Ce qui fait que chaque cercle a une fonction ascendante opposée à une fonction descendante. 


Si le cercle central est associé à KETHER, le déploiement de l’arbre peut faire penser à l’action d’une pierre jetée dans l’eau d’un lac. 


Plus l’observateur et éloigné de l’impact, plus il y a de voiles entre Le Voile et Lui.
Si au contraire le cercle Central est associé à MALKUTH, le parcours vers KETHER correspond à une augmentation progressive de la Sphère de conscience, qui s’active dans des enclaves de moins en moins denses et devient ainsi de plus en plus libre. 

 

La Cabbale : Tradition secrète de l’Occident – Papus 

Descente d’énergie

Gif arbresLe 12 janvier 2011aura lieu une descente d’énergies venant des mondes cristallins en évolution situés à des milliards d’années lumière de votre Terre et qui ont été le berceau des grandes civilisations galactiques oeuvrant à ce jour pour votre système planétaire. Entre 13 h 30 et 23 h 23 de ce jour précis, ces énergies viendront ensemencer d’une particule infime toute la surface de votre Terre. Cette particule très puissante et pourtant invisible à l’œil nu sera e moteur de la nouvelle structuration de votre planète. Neutre par essence, mais dotée d’une puissance extrême, cette particule de lumière prendra la forme que vous, de la surface de la Terre, lui donnerez. 

Chacun de vous déterminera en quelque sorte l’orientation positive ou destructrice de la Terre. C’est en cela que vous devez tous prendre conscience de votre responsabilité capitale  à l’égard du devenir de votre monde. Tout ne tien qu’à vous. Tout n’est qu’une question de volonté. Vous avez choisi ? Alors foncer. 

Ne regarder pas en arrière. Ce n’est plus le moment de perdre du temps. Le temps est précieux pour chacun d’entre vous et son accélération le rend d’autant plus appréciable et important. Vous ne disposez que de très peu de temps pour redessiner votre avenir. Il y aura toujours cet équilibre entre l’ombre et la lumière, entre les forces destructrices et les puissances créatrices. C’est en cela que nous vous rappelons que vous ne disposez que de très peu de temps. Rien n’est voué à l’échec et l’avenir de votre humanité sera ce que vous en ferez. 

D’autres ouvertures vous permettront de poursuivre votre processus de transformation et celui de la planète. Il s’agit notamment des ouvertures des 31 juillet et 21 octobre 2011. Ces deux dates seront propices pour vous débarrasser enfin de tous vos conditionnements. Tout ce qui est inscrit à l’intérieur de vos cellules humaines en matière de mémoires bloquant encore certains processus que vous tentez tant et si bien de mettre en place avec plus ou moins d’acharnement sera balayé pur de bon. Oui, cela se produira enfin. Ce sera pour chacun de vous une libération et un grand pas en avant. Vous percevrez ces journées comme des moments très difficiles du point de vue de votre état émotionnel, mais cela ne sera que passager. Une fois ces ouvertures refermées vous serez tous enfin délivrés de votre passé. Ces jours précis, des descentes d’énergies solaires couvriront toute la surface de la Terre. Par le feu, les anciens schémas seront balayés. Par le feu intérieur, vous nettoierez et transmuterez les barrières des conditionnements depuis si longtemps ancrés à l’intérieur de vous. 

Par la descente du feu et de l’esprit, vous connaîtrez une nouvelle naissance, un allègement de vos concepts humains et de tout ce qui semble encore vous peser quotidiennement. 

Chandra, Hilton et Flex – 2011 – DEVENIR QUANTIQUE – Eveiller le grand potentiel Humain par Kryeon canalisé par Lee Carroll 

Le Rabbi Jeshua

 

 

 

Il faut prendre conscience que le nom de Jeshua, lui aussi, était celui d’un grand nombre de personnes. Il existait même un autre rabbi qui le portait, ce qui provoqua, dans les premiers temps, un peu de confusion car son origine était également galiléenne!. 

Le Maître, Lui, n’avait pas toujours porté ce nom. 

 

Nous étions peu à le savoir. Ceux qui étaient issus de la Fraternité essénienne des villages et qui avaient été instruits au Krmel – c’était son cas – se voyaient parfois attribuer un nouveau nom. Ainsi, le petit « Joseph,,2 que j’avais connu durant mon enfance ne devint-il Jeshua que lors de son séjour formateur au Krmel. 

 

Le Rabbi Jeshua dans PERSONNAGES HISTORIQUES jesus-desert

 

Avant que de faire appel à mes souvenirs pour parler du Maître qu’Il devint, je voudrais d’abord évoquer le rabbi – ou encore le « rabboune » comme nous disions parfois affectueusement – c’est-à-dire l’homme que nous côtoyions presque quotidiennement. En effet, un Maître de Sagesse, fût-il destiné à être investi par la Présence du Christ, est d’abord et avant tout un homme, ce qui signifie un être « obligé » de composer avec les lois de ce monde. Je comprends que cette vérité puisse en choquer plus d’un mais il faut pourtant qu’elle soit dite. Elle n’a d’ailleurs rien qui puisse diminuer ou ternir l’image et l’œuvre d’un Maître, bien au contraire. Quel mérite y aurait-il à incarner la Maîtrise de la Sagesse et à être habité par une Force supra-humaine sans avoir à oeuvrer sur soi-même pour révéler sa propre essence divine? La vraie grandeur  vient toujours de Ce que l’on s’efforce de cultiver et de la quantité de « plomb humain » que l’on parvient à transmuter en or spirituel au fond de soi. 

 

Ainsi le « petit Joseph » – lui-même fils de Joseph – qui avait grandi dans une communauté villageoise essénienne avant de passer par l’École terriblement formatrice du Krmel a-t-il dû, comme tout un chacun, se soumettre à une discipline exigeante afin de faire ressurgir avec éclat la magnificence de son être. 

 

Lorsque nous passions de longues soirées à ses côtés, il était très rare qu’Il acceptât d’en parler. Tout ce dont je me souviens des confidences qu’il Lui est arrivé de faire provient d’une série de courts instants éparpillés sur plusieurs années. Je ne crois pas que cette attitude ait été la conséquence d’une pudeur ou d’une volonté d’entretenir un secret. 

Pour Lui, c’était tout simplement sans importance; Il avait, disait-Il, mieux à faire qu’à nous confier ses souvenirs « humains ». Cette partie humaine, celle qui portait le titre de Frère essénien, se montrait pourtant toujours extrêmement présente. 

 

Aujourd’hui encore, je demeure persuadé que c’est cet aspect, en apparence secondaire, qui a contribué à immortaliser sa Présence et son Oeuvre. La croyance populaire, essentiellement entretenue par l’Église catholique romaine, veut que Jeshua soit né Christ, c’est-à-dire dans toute sa conscience et sa perfection, quasiment dès l’instant de son premier cri. Selon cette affirmation, Jésus n’aurait rien eu à apprendre puisque, d’emblée Il était Dieu incarné et que, par conséquent, Il avait la Connaissance et la Puissance absolues… 

 

En tant que témoin de ce qui s’est passé il y a deux millénaires, j’affirme que cette vision des choses est d’une naïveté tout à fait étonnante et entretient un mensonge. Que le petit Joseph – le futur Jeshua – ait manifesté des connaissances et des talents exceptionnels dès sa tendre enfance est incontestable mais prétendre qu’Il ait été pleinement Lui-même et parfaitement « christ » dès le départ résulte d’une ignorance totale des lois de l’évolution imposées par le seul fait de l’incarnation. Je dirai que Jeshua, avant même que de pouvoir porter le titre de rabbi, a eu à travailler pour se re-souvenir de sa propre nature, donc pour se reconnecter avec sa mémoire profonde et redécouvrir sa charge.. 

 

Quand il Lui arrivait de céder à nos questions, Il ne s’en cachait pas. Il parlait de Lui humblement comme d’un élève qui avait dû faire face à ses propres difficultés et à des enseignants incroyablement exigeants, d’autant plus exigeants que ses maîtres pressentaient à Qui ils avaient affaire. Dans de tels moments, nous comprenions alors que la grandeur d’un être n’était pas donnée à celui-ci par quelque grâce divine mais que cet être devait l’extirper de lui-même pour la ressusciter des profondeurs de la Maîtrise acquise de ses vies passées. 

 

Un jeune enfant ou un adolescent sont toujours enfant ou adolescent devant se plier aux rythmes naturels de la maturation… même si leur être essentiel renferme le plus inouï des diamants. Pour ma part, lorsque re-défilent en moi les images précises des moments d’intimité et de partage dont il m’est arrivé de bénéficier avec le Maître, il me semble impossible de parler du Christ qu’Il manifestait tout en faisant exclusion de l’homme qu’Il continuait d’être. Celui-ci avait les mêmes besoins que nous. Il avait faim et soif ; Il éprouvait de la fatigue, parfois même Il tombait de sommeil… et il Lui arrivait de ronfler. Cela paraît peut-être stupide ou prosaïque à préciser mais, même si sa conscience était d’une nature différente de la nôtre et développait constamment une volonté et des capacités stupéfiantes, son corps était bel et bien un corps humain. Tout comme nous, le Maître pouvait s’entailler la plante du pied en marchant sur une roche coupante; tout comme nous, Il devait se protéger de la brûlure du soleil et de maintes autres choses. 

 

Je dois dire qu’à plusieurs reprises, je l’ai même vu pleurer; dont une fois à chaudes larmes, lorsqu’Il apprit la décapitation du Baptiste. À l’époque, cela nous paraissait normal car nul ne pouvait ressentir de honte dans l’expression de sa peine. Aujourd’hui, dans notre monde occidental, il en va tout autrement. Lorsqu’un homme ne parvient pas à contenir ses émotions ou qu’il ose les laisser s’exprimer, on se prend souvent à le trouver faible et sans contrôle de lui-même. En fait, tout ceci est purement culturel. Cependant, lorsqu’il m’arrive d’évoquer les larmes du Maître Jeshua, on me pose souvent cette question: « Il avait donc des émotions? » 

Eh bien oui, Jeshua, l’homme, le rabbi, était capable d’émotions. Et j’ajouterai que, par bonheur, Il éprouvait des émotions… 

[…] 

Pour parler encore de Jeshua en tant qu’homme, il n’est sans doute pas inutile de signaler que, malgré la dimension spirituelle qu’Il incarnait d’évidence, Il avait l’humilité de demander de l’aide lorsqu’Il en avait besoin. Je me souviens qu’il Lui arriva de se blesser l’articulation d’un genou en enjambant des rochers dans les montagnes surplombant le lac de Galilée. Il demanda un massage à l’aide d’un onguent puis qu’on le déchargeât de son sac pour le reste de la journée. On me dira: « Mais ne pouvait-Il pas se guérir Lui-même? » Il l’aurait vraisemblablement pu en faisant appel à ses liens avec le monde subtil mais il est clair que son intention était de demeurer le plus humain possible parmi les humains. Je ne l’ai jamais vu utiliser ses capacités – disons miraculeuses – dans le cas d’événements simples appartenant à la banalité du quotidien. Ainsi, par exemple, lorsque nous avions faim, Il ne se serait pas « amusé » gratuitement à matérialiser de la nourriture. Nous nous en procurions par les voies normales: achat, troc ou service rendu. Lorsqu’il Lui  est arrivé d’utiliser ses pouvoirs dans ce domaine, c’était toujours en vue d’un enseignement afin d’illustrer la toute puissance de l’Esprit. 

 

Du reste, nous mangions fort peu. L’homme qu’était le Rabbi Jeshua ne contraignait personne au jeûne ou à la frugalité. Son rayonnement seul induisait le fait que nous pensions peu à une abondance de vivres. Par contre, celle-ci nous était offerte de temps à autre, tel un véritable présent du Ciel lorsque, par exemple, un Sadducéen quelque peu dissident ou téméraire nous invitait en sa demeure. Quand on Lui proposait un peu de vin, le Maître ne dédaignait pas celui-ci. Sans jamais en abuser, Il reconnaissait l’apprécier pour la détente et la joie dont son principe pouvait être porteur. J’ai entendu quelques-uns de nos contemporains affiliés à certains regroupements religieux prétendre qu’il ne s’agissait pas vraiment de vin… mais plutôt de jus de raisin ! Quelle plaisanterie ou, plutôt, quelle hypocrisie! Jamais le Maître ne fut un poseur de barrière ou un dresseur d’interdits. Il incarnait un merveilleux message de liberté et de tempérance, ce qui a toujours hérissé le poil des Pharisiens… ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui !   

 

jesus-says-the-true dans PERSONNAGES HISTORIQUES

 

Jésus, l’homme, était étonnamment libre, libre et déconcertant, capable de changer de direction géographique en l’espace d’un instant comme un animal qui aurait senti quelque chose dans le vent, un danger ou une invitation. Le suivre devenait donc un exercice de lâcher-prise continuel. À ce sujet, Il nous incitait souvent à nous rebeller sur le bord du chemin. – « Alors si, d’un coup, je me jetais du haut de ce rocher, vous me suivriez? » Et Il ajoutait encore parfois: « Il peut m’arriver de chercher mon chemin… Je ne veux pas dire mon chemin intérieur – celui-là est gravé – je veux parler de mon « chemin de terre ». Je ne suis pas un bloc de granit, voyez-vous; mon Père m’a donné la liberté de mes mouvements, alors l’hésitation que peut éprouver la plante de mes pieds est aussi un cadeau… Ceci est un plus grand enseignement qu’il n’y paraît: Retenez-le… » La Tradition colporte le fait qu’Il aurait appris le travail du bois auprès de son père durant son enfance. C’est exact mais, en réalité, Il montrait peu de dispositions pour ce genre de tâche. Il n’aimait guère cela. Par contre, Il pouvait prendre plaisir à ériger ou à réparer un muret de pierre, à tailler un arbre ou encore à aider un paysan à ensemencer son carré de terre. Les travaux liés à la matière ne le rebutaient pas. En ce sens, Il mettait scrupuleusement en pratique la façon d’être qui était enseignée au Krmel. 

 

Pour Lui, de la même façon qu’un arbre ne poussait pas sans racines, il était indispensable qu’un être humain ne soit jamais étranger aux choses de la terre. À ses yeux, la perméabilité entre les mondes que l’homme est amené à côtoyer et dont il est naturellement issu devait être impérativement entretenue. Jeshua ignorait la notion de coupure ou de rupture. S’il Lui arrivait de ne plus souhaiter être en contact avec telle ou telle personne ou de ne pas retourner dans certains endroits, Il ne considérait sa décision que comme une parenthèse momentanée, une parenthèse qui se verrait un jour ou l’autre ré-ouverte de façon constructive en des temps plus propices puisque toutes les âmes étaient amenées à nécessairement communier au bout de leur évolution. 

 

Si un rapport conflictuel se dessinait entre Lui et quelqu’un d’autre, Il vivait la situation de manière tout à fait dépassionnée, un peu comme un acteur qui ne se laisserait pas « manger » par le rôle qu’il interprète et qui garderait une constante altitude par rapport au scénario. En tant que témoin, je vous assure que cela ne signifiait nullement qu’Il adoptait une attitude froide, détachée ou lointaine lors des situations de tension. J’ai constaté à maintes reprises que le Rabbi pouvait éprouver de la peine. Il n’a jamais été un bloc de marbre difficile à entailler au burin. Il avait seulement une extraordinaire capacité à prendre une distance très rapide relativement à une situation agressante ou blessante. Si on dit de quelqu’un qu’il parvient à vivre dans l »‘ici et maintenant« , c’était exactement son cas. Non pas que sa mémoire s’ingéniât à ne vouloir conserver que les choses agréables de l’existence mais parce que tout son être se montrait capable de transcender avec une vitesse étonnante chaque blessure ou chaque agression. 

 

La notion de ressentiment Lui était inconnue. L’insulte, la médisance ou la calomnie glissaient sur Lui… au point où il s’en trouva de temps à autre pour dresser de sa personne le portrait d’un lâche ou d’un peureux. Dieu sait pourtant que ces deux tristes qualificatifs ne pouvaient en aucun cas s’appliquer à Lui! Régulièrement, en effet, c’était Jeshua qui, par ses prodiges ou ses paroles, générait des situations dont Il pouvait prévoir qu’elles déclencheraient des tempêtes et se retourneraient contre sa personne. Le Rabbi était, par essence, un provocateur. Non pas qu’Il aimât les ambiances conflictuelles mais parce qu’Il estimait qu’une partie de la tâche qui Lui incombait était de secouer l’être humain pour mettre en évidence ses attitudes mentales poussiéreuses et toxiques. 

 

Du reste, la seule présence physique de l’homme qu’Il était ne pouvait pas passer inaperçue. Si elle fascinait, elle dérangeait tout autant ceux dont le coeur était sec ou constamment sur la défensive, prêt à se fermer comme une huître. Tout d’abord, sa stature était bien supérieure à celle de la moyenne. Dans une foule, qu’on l’ait voulu ou pas, on ne remarquait que Lui avec sa longue chevelure sombre, légèrement auburn et sa barbe toujours finement entretenue. Quant à son regard, si vous parveniez à le croiser, il était de ceux que l’on ne peut pas lâcher tant il allait chercher loin en vous quelque chose que vous ignoriez vous-même. Je crois pouvoir dire que beaucoup étaient indisposés par ce regard parce qu’il avait la particularité de mettre l’âme à nu et parce qu’il nous disait tout de suite que nous ne pourrions pas tricher… ce qui n’arrangeait pas tout le monde, évidemment! Il n’était pas question pour Lui, dans sa réalité quotidienne humaine, d’imposer quoi que ce soit de Ce qui L’habitait. Ce n’était donc pas sa façon d’être qu’Il espérait nous inculquer. Il mettait plutôt tout en oeuvre pour nous révéler la nôtre, c’est-à-dire notre état de servilité et de coupure d’avec notre essence. 

 

L’homme Jeshua ne parlait pas aussi souvent de son Père que ce que mettent en exergue les Écritures canoniques. L’homme, le rabbi, nous entretenait d’abord de nous, de nos  invraisemblances, de nos contradictions, de nos passivités, de nos peurs… en résumé de nos petitesses en regard des arrogances que nous affichions. Pour cela, Il n’avait aucune retenue dans ses discours. Il employait les termes que maniait le peuple dans sa vie ordinaire. Il ne craignait pas non plus les plaisanteries à la limite de « ce qui pouvait se dire », pour peu que celles-ci soient porteuses d’une réflexion allant dans le sens de l’ouverture du coeur. Les prêtres de tous bords Lui reprochaient souvent cette attitude, arguant qu’Il « ratissait trop bas et trop large » pour pouvoir prétendre qu’Il se faisait l’interprète des Paroles du Très-Haut. Pour Lui cependant, qui se contentait alors de sourire, il n’y avait « ni trop bas, ni trop large », de la même manière qu’il n’y avait jamais de « trop haut ». Avant le Maître, l’homme en Lui voulait parler vrai, c’est-à-dire s’exprimer selon son coeur et selon le degré d’ouverture des oreilles auxquelles Il s’adressait. En cela, bien qu’Il fût lettré, les lettrés ne L’appréciaient généralement que très modérément. Pour tout résumer, Il ne faisait le jeu de personne. Pas même de ceux de la Fraternité essénienne. Est-il utile de préciser que ces derniers refusaient de voir en Lui davantage qu’un rabbi audacieux, voire prétentieux et passablement hérétique ? Rares sont ceux, dans sa propre communauté d’origine, qui ont eu l’humilité de reconnaître en Lui le Maître de Sagesse et, plus tard, le Massiah1 qu’ils disaient attendre. 

 

(1)     Le terme de Massiah – le Messie – est pratiquement l’équivalent du mot Christ, l’Élu, l’Oint, c’est-à-dire le Béni par l’Éternel.

 

 Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

La quatrième maison

 La quatrième maison dans LE RETOUR 01Poursuivant nonchalamment sa route, Mike se sentait au mieux de sa forme. Il ne pensait pas avoir été aussi bien depuis le début de son voyage. Ses nouveaux vêtements et son armure se mariaient parfaitement à l’endroit imposant qu’il traversait. Il se sentait tout à fait à l’aise dans ce décor. Bien qu’il ait passé la majeure partie de son temps depuis le départ à l’intérieur de l’une ou l’autre des maisons rencontrées sur son chemin, il lui semblait avoir fréquenté cette route depuis toujours. L’odeur et l’apparence des choses lui semblaient de plus en plus familières, comme si ses souvenirs de l’ancien Mike commençaient à s’estomper pour faire place aux attributs peu communs de cette nouvelle terre. Il avait l’impression de plus en plus forte que ce qui l’entourait maintenant faisait partie du connu, mais il savait pertinemment que ce n’était pas tout à fait vrai puisqu’il visitait l’endroit pour la première fois. 

 

Il avait la sensation aiguë d’être habité par une autre puissance et un fort sentiment d’appartenance. Il savait que ce sentiment récent était né des événements survenus dans la Maison de la biologie, et le simple souvenir de Vert le faisait largement sourire. Tout en marchant, il pensait à l’étape qu’il avait franchie pendant son séjour dans cette maison. Que pouvait-il survenir encore ? Il avait traversé le seuil de trois maisons seulement et se demandait quelles autres leçons il allait apprendre. 

 

Un bruit derrière lui attira son attention. 

Rapide comme l’éclair, Mike se retourna vivement, se plaçant en positon de défense. Il fut lui-même surpris de la rapidité de sa réaction. Il était penché vers l’avant, la main sur la poignée de l’épée de la vérité. Etait-ce son imagination ou l’épée vibrait-elle ? Toute son attention se concentra sur son ouïe pendant qu’il se tenait là immobile, prêt à bondir au moindre signal. 

 

Rien. 

Le vent avait pu l’induire en erreur, mais il remarqua qu’aucune feuille ne vibrait dans les arbres environnants. Ne bougeant que les yeux, le reste du corps parfaitement immobile, Michael scrutait les alentours. Il réalisa tout à coup que sa vue était très aiguisée. Elle n’avait jamais été d’une telle acuité depuis son départ, comme si, soudainement quelqu’un avait allumé une ampoule très brillante. 

 

Mike se concentra alors sur ce qu’il voyait afin de mieux examiner une immense pierre. 

Rien. 

Il comprit soudain que même s’il se sentait très à l’aise dans son nouvel environnement peuplé de maisons colorées, l’endroit demeurait dangereux. La forme sombre qui avait hanté ses rêves pendant son séjour dans la Maison de la biologie pouvait très bien se retrouver sur son chemin. Il devait se montrer prudent. Fait étrange, il n’avait pas peur. Il demeura figé, en état d’aller, les  sens affûtés à la limite. 

 

Dans cet état de conscience avivée, il découvrait un autre élément de ses aptitudes. Bien qu’il ne put ni voir ni entendre quoi que ce soit d’inhabituel, il sentait une présence. Son âme ressentait un inconfort, un sentiment de danger et d’avertissement. Pourtant….. 

Rien. 

Lentement, il se retourna et poursuivit sa route, tournant sa tête de gauche à droite pour mieux entendre tout bruit émis derrière lui, tâchant de percevoir quoi que ce soit d’inusité. Tout en marchant, il s’interrogeait sur cette énigme. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Sur cette terre si pleine d’amour et de découvertes spirituelles, comment pouvait-on expliquer l’existence d’une entité si négative ? Pourquoi le poursuivait-elle ? Pourquoi aucun des anges n’avait-il accepté d’en parler ? Un véritable mystère, mais Mike était prévenu et ne laisserait pas cette sombre créature l’atteindre encore une fois. Il restait alerte avec le sentiment de danger toujours présent. 

 

Il marcha jusqu’à une heure avancée de l’après-midi. Le crépuscule approchait et il n’avait pas encore vu la prochaine maison. Il décida de ralentir le pas et, se tournant pour mesurer le chemin parcouru, il sortit sa carte tout en demeurant attentif aux bruits et aux mouvements autour de lui. Il fut soulagé de constater que sa précieuse carte fonctionnait de nouveau et qu’elle était « à jour ». Il repéra le VOUS ETES ICI et, tout près, la prochaine maison. Elle était au détour suivant.  Avec un sourire de satisfaction, il replia sa carte et reprit sa route. 

 

Le voyage entre les deux maisons lui avait pris presque une journée. Il comprit que les maisons étaient séparées par une distance suffisante pour exiger un certain effort de la part du voyageur sans nécessiter toutefois une nuit en plein air. Il en était ravi. Il sentait une fatigue légère et savait qu’elle n’était pas simplement d’ordre physique. L’état d’alerte qu’il avait connu au cours des dernières heures l’avait privé d’une partie de son énergie. 

 

Dans cette lumière mystérieuse où les choses semblant toutes emprunter la même couleur, Mike aperçut la prochaine maison au détour du chemin. Elle baignait dans cette lumière rouge et orange propre à la tombée du jour. La maison, de style campagnard, rayonnait d’un pur violet, comme si la lueur environnante ne l’atteignait nullement. Mike s’arrêta, ébahi. Il n’avait jamais vu de plus magnifique teinte ! C’était un violet à la fois intense, serein et puissant. La maison donnait l’impression d’une structure parfaitement translucide dont la lumière luisait de l’intérieur. Il poursuivit sa route, se rappelant qu’un arrêt prolongé n’était pas prudent, même s’il était tout près du but. 

 

En matière de beauté, Michaël était loin d’avoir tout vu encore ! Lorsque l’ange qui serait son hôte ouvrit la porte, Mike ne parvint pas à prononcer une seule parole. Il n’avait jamais rencontré d’aussi belle créature. Il pensa même à s’agenouiller en signe de respect devant tant de beauté. Que se passait-il ? Sa perception des couleurs avait-elle augmenté ? Il n’avait même jamais vu de couleur pareille ! Il resta muet, tel un enfant qui aurait observé un coucher de soleil pour la première fois, se demandant s’il s’agissait là de magie. Puis il entendit sa voix, et quelle voix ! 

 

Des profondeurs de la tranquillité se fit entendre une voix de velours qui apaisait tout l’air ambiant qu’elle faisait vibrer. Et c’était indéniablement une voix féminine ! 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit la douce voix. Nous t’attendions. 

 

Toujours abasourdi, Mike n’arrivait pas à répondre. Il n’avait même pas une pensée à offrir à l’ange ! Confondu, il prit conscience d’avoir cessé de respirer. L’ange se mit à rire et ajouta : 

-       Je ne suis pas une femme, pas plus que ne l’était Vert. Les anges portent tous les attributs du genre biologique humain. Ma voix et mon apparence visent à rendre ton séjour ici plus confortable. 

 

Mike ne comprenait rien de ce que lui disait Violette. Il avait retrouvé son souffle, mais en savait toujours pas quoi dire. Les paroles qu’il réussit à prononcer résonnèrent horriblement à ses oreilles. 

-       Quelle apparence ! Non seulement le son, mais les paroles, étaient ridicules. Quelle stupidité à prononcer devant une si belle entité ! Il revécut l’embarras qu’il avait connu, enfant, alors qu’on attendait de lui, sans succès, qu’il dise des paroles sensées à un adulte. Sa stupeur était en partie provoquée par l’être devant lui. Mike se trouvait devant une créature angélique immense qui présentait toute la délicatesse du genre féminin, mais sans aucune distinction physique par rapport aux autres anges. Ils portaient tous ces mêmes vêtements flous de la couleur de leur maison qui cachaient toute caractéristique propre au genre. Ils étaient tous immenses, mais son visage… celui de Violette était indéniablement féminin. Il avait la douceur du visage de sa grand-mère et de sa mère et s’apparentait à la sainteté. Mike soupira avant d’essayer à nouveau de parler. 

-     Je m’excuse, Violette… il avait même l’impression qu’il lui manquait de respect en l’appelant par ce nom de couleur… trop familier. Il poursuivit : « Je ne m’attendais pas… enfin, je ne savais pas que les anges pouvaient aussi être des femmes ». Il regretta aussitôt d’avoir ouvert la bouche ! Quelle sottise ! Bien sûr, les anges étaient des femmes. Chaque ange représenté dans des tableaux n’était-il pas une femme ? Violette se tenait là, sans rien dire. Michaël reprit à nouveau : 

 

-       C’est que tous les autres avaient l’apparence d’un homme. Mike aurait voulu effacer tout ça et recommencer encore une fois. 

Ses capacités de communiquer et son éloquence avaient disparus. Il avait complètement échoué à saluer cet ange de façon décente. Il soupira encore et haussa les épaules. Violette lui souriait. 

-       Je comprends parfaitement, Michaël Thomas. 

 

Le regard qu’elle lui jeta aurait pu faire fondre son armure. Il ne présentait rien de romantique, mais bien plutôt un incroyable amour essentiellement maternel. Voilà qui  avait dérouté Mike. Comme s’il revoyait sa mère ! Il avait l’impression d’être réuni à sa famille disparue, se sentant à la fois heureux et incrédule. Il y avait si longtemps qu’on ne l’avait pas regardé de cette façon. Il aurait voulu se faire tout petit et être cajolé. Ses pensées l’embarrassèrent, car il savait que Violette pouvait les percevoir. Elle poursuivit : 

-       Tu t’habitueras très vite, Michaël. Mon apparence s’explique. Ce n’est pas ainsi pour tous les voyageurs, mais pour toi, c’est différent. 

 

Mike comprit. L’apparence et l’attitude de Violette devaient le servir. Mais il se demanda tout de même pourquoi il avait besoin de « voir » un ange maternel. 

-       Parce que tu l’as mérité, dis sagement Violette. Les événements d’ici ne servent pas toujours à l’enseignement. Plusieurs constituent des présents orientés vers la croissance. Tu as visité seulement trois maisons, et déjà, tu te démarques en tant que voyageur très spécial. 

 

Mike saisissait le sens de ces paroles mais, avant qu’il ne trouve à répondre au  compliment, Violette lui fit une demande qu’il n’était pas prêt d’oublier. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, dit-elle doucement, aurais-tu l’obligeance d’enlever tes chaussures ? 

Mika obéit. Il remarqua, près de la porte, un espace prêt à recevoir une paire de chaussures et les plaça là. Elles se fondaient parfaitement au décor. 

-       Mike, sais-tu pourquoi je t’ai demandé cela ? Michael réfléchit. 

-       Parce que je suis en terrain sacré à l’intérieur ? Il se rappelait Moïse et le buisson ardent, et le dialogue de cette histoire. 

-       Alors, pourquoi els autres n’ont-ils pas eu la même exigence ? Mike continua à réfléchir et risqua une autre réponse. 

-       Parce tu es un ange très spécial ? Violette s’amusait et se mit à rire. Perplexe, Mike savait qu’il n’avait pas donné la bonne réponse. 

-       Allons, entre. Violette se retourna pour pénétrer dans la maison. Mike la suivait mais s’inquiétait du manque d’intimité de leur conversation. Il l’interpella une fois à l’intérieur. 

-       Violette, dis-moi, pourquoi m’as-tu demandé de retirer mes chaussures ? 

-       C’est à toi de ME le dire, Michael, avant de repartir. 

Violette le guidait dans la maison. 

 

Mike n’appréciait pas que les anges le fassent attendra avant de lui donner les réponses, encore moins qu’on lui demande de les fournir lui-même. Trop exigeant, se dit-il. 

-       C’est la raison pour laquelle tu es ici, lui dit l’ange en continuant de le guider dans la maison violette. Encore une fois, il eut honte de ses pensées. 

 

La maison n’avait aucun éclat, l’opposé de son hôtesse. Mike constata que son ébahissement l’avait empêché de lire la pancarte à l’entrée. 

-       Violette, comment s’appelle la maison ? Le regardant fixement dans les yeux, elle lui dit : 

-       C’est la MAISON DES RESPONSABILITES, Michael Thomas. Elle attendait sa réponse, un air inquisiteur sur son beau visage. Mike sut que des difficultés l’attendaient ! 

 

Oh ! dit-il, tâchant de ne rien laisser paraître sur son visage. Il n’avait pas donné à Violette la réponse qu’elle espérait. Elle se retourna et continuer la visite. Le nom de la maison l’avait troublé. Il avait déjà imaginé le déroulement de plusieurs types de scénarios sous son toit. Quel vilain mot que la responsabilité ! Il lui rappelait ses parents le pressant de faire ceci ou cela. C’était un terme qui s’accompagnait d’un jugement. Par la suite, il l’entendit de la bouche des femmes qu’il fréquentait, toujours dans un esprit critique à l’égard de ses actions. Pourquoi, se demanda-t-il, les femmes essayaient-elles toujours de le « modeler » à leur goût. Il eut alors une pensée terrible. Peut-être était-ce le rôle de Violette ? Une autre envoyée de Dieu pour me changer. Et si Dieu était une femme ? Ce ne serait pas sérieux ! Puis, il se prit à sourire devant ces pensées humaines si « viriles », sachant très bien qu’elles n’avaient aucun sens. Dieu n’était ni homme, ni femme, mais le scénario qu’il imaginait l’amusait néanmoins. A quoi pouvait bien servir la Maison des responsabilités ? 

 

Violette le guidait par une série de petites pièces vers une salle à manger. 

-       Qu’y-t-il  ici ? demanda Mike alors qu’ils passaient devant deux immenses portes. 

-       Un cinéma. 

 

Un cinéma ? Les réflexions de Mike se succédaient à un rythme fou pendant qu’il marchait derrière Violette. Pourquoi une salle de cinéma dans une demeure d’ange ? Il eu une autre pensée étrange. Peut-être préparait-on une séance de cinéma ? L’idée d’assister à un film en compagnie de Violette l’amusait. Il se dit qu’ils verraient sans doute un de ces films sur les anges très à la mode. Il faillit en éclater de rire. Violette, percevant  les pensées de Mike, s’amusait aussi beaucoup mais pour d’autres motifs. 

 

Enfin, ils arrivèrent à destination. Les appartements de Michael et la salle à manger ressemblaient encore une fois aux autres. Dans le placard, il trouva des pantoufles et de magnifiques vêtements violets qui, de toute évidence, avaient été créés pour lui. L’odeur de la nourriture chatouillait ses narines. Encore une fois, on lui présenta un choix illimité d’aliments. Comment connaissait-on le moment de son arrivée ? En fait, il n’avait jamais rencontré de personnel de cuisine ou d’entretien ménager. Il se rappela le dégât que Vert et lui avaient créé après leur danse et les traces de fruits sur ses pieds pendant des jours. Ceux qui préparaient les plats savaient se déplacer sans se faire repérer, tels des lutins. Quel endroit ! 

 

Mike s’attendait à constater la disparition de Violette, comme avec les autres anges. Mais, elle était toujours là. 

-       L’ensemble te convient-il Michael ? Elle était vraiment magnifique. Mike était toujours sous le charme de ses qualités maternelles. 

-       Oui, merci. Il avait presque envie de s’incliner, en signe de respect. 

-       Nous commencerons demain matin. Bonne nuit, Michaël Thomas de l’Intention pure. Sur ce, elle quitta la pièce. 

Les choses changeaient. Tout comme Vert était demeuré sur le palier au moment où Mike avait quitté la Maison de la biologie, Violette avait quelque peu agit différemment ici. Les anges devenaient-ils plus polis ? Commençaient-ils à pratiquer l’étiquette des humains ? Mike constata la différence, mais décida de ne pas commenter. 

 

Il mangea, se mit au lit et tomba immédiatement endormi. Il se sentait en sécurité, au chand et aimé. Une autre aventure commencerait le lendemain et il savait que l’enseignement de Violette ajouterait à ses connaissances. Il rêva délicieusement de son enfance et de ses parents. 

 

01 dans LE RETOUR***** 

Aux abords de la maison, la forme sombre et fuyante exerçait une surveillance complète. Elle était à la fois aux aguets et en colère. Lorsque Mike avait quitté la maison verte en route vers celle-ci, l’horrible créature avait été estomaquée des transformations qu’il avait subies. Il avait acquis de la puissance, sans compter ces armes stupides. La vigilance de Mike ressemblait à celle d’un guerrier et il était sans peur ! Qu’avait-il bien pu se passer dans la dernière maison pour qu’il change à ce point ? La silhouette verte bouillait de colère à la pensée de l’occasion qu’elle avait ratée de le mettre au défi durant la tempête. 

 

Celle-ci commença à élaborer un meilleur plan pour mettre l’être humain en boîte. L’entité négative se dit d’abord que si Michael Thomas avait choisi de devenir un guerrier insaisissable, il aurait dû emprunter un chemin plus discret et non pas la route toute tracée comme il l’avait fait. Puis, elle réalisa que Mike suivait toujours le parcours. Il ne pouvait faire autrement puisqu’il ne savait pas où se trouvait la prochaine maison. La solution pour le piéger consistait donc à prendre les devants et à attendre sa proie à un détour du chemin. Si l’étrange créature avait pu sourire encore une fois, elle l’aurait fait. Sans sommeil, l’horrible forme avait des visions de la chute imminente de Michael Thomas de l’Intention pure

 

01****** 

 

 

Le matin suivant ressemblait à tous les autres. La journée s’annonçait magnifique. Le repas était splendide. Michael savoura un délicieux muffin aux bleuets, n’en finissant pas de s’extasier sur la fraîcheur et la saveur qu’il  y trouvait. 

-       Celui que j’ai déjà eu entre les orteils ne goûtait pas si bon. 

Il rit en se revoyant danser avec Vert dans la salle à manger de la dernière maison. 

 

Tout comme il finissait de revêtir ses nouveaux habits, on frappa à la porte. Tiens, les anges frappent aux portes maintenant ! 

-       Entrez, lança Mike d’une vois polie. Violette semblait flotter et Mike lui sourit. Il faudra voir à remercier les responsables de ce merveilleux petit déjeuner ! 

-       Je t’en prie, dit Violette. 

-       C’est toi ? 

-       C’est nous tous. nous ne formons qu’un. 

-       Oui, on m’en a déjà informé. Un jour, je comprendrai. D’ici là, je vous remercie tous. 

-       Es-u prêt ? 

-       Oui, bien sûr. 

Violette le guida dans des endroits qu’ils avaient traversés la veille. Les deux grandes portes étaient ouvertes, et Mike put entrer dans le cinéma aux teintes violettes. Il s’arrêta, ébahi et incrédule. Il n’arrivait plus à bouger et Violette ricanait. 

 

Devant eux, s’érigeait un écran géant. A l’arrière de la pièce, on pouvait voir un projecteur des plus modernes et des tas de bobines de film empilées prêtes à la projection. Il devait y en avoir des centaines ! 

-       Eh bien, Michaël Thomas, nous allons regarder des films, toi et moi ! 

-       Pas possible ! C’est une blague ! 

Devant la réponse, Violette cessa de sourire et le regarda sérieusement. 

-       Oh non ! Absolument pas ! Vraiment pas ! Si tu veux bien prendre place dans la première rangée. 

 

Violette se dirigea vers l’arrière de la salle et mit l’équipement en branle. Mike demeurait confus devant le paradoxe qu’il observait. Un ange qui actionne un projecteur de cinéma. Ce n’est pas là un jouet de lieu sacré. Comme c’est étrange ! Mais il obéit et s’installa au centre de la première rangée. A l’encontre des salles de cinéma qu’il connaissait, la première rangée se trouvait au centre de la pièce. Il y avait un autre élément étrange ; le fauteuil central de la première rangée était rembourré et velouté. Tous les autres ne l’étaient pas, comme s’ils avaient été placés là pour créer un effet seulement. Mike s’installa dans le fauteuil moelleux, devant l’écran géant. 

-       Alors, qu’allons-nous regarder Violette ? Mike se sentait un peu nerveux. 

-       Du cinéma familial, lui répondit-elle, trop occupée à préparer la première bobine pour se tourner vers lui. Mike n’aimait vraiment pas le ton de la réponse. 

Il avait l’estomac noué. Encore cette sensation étrange. Décidément, son intuition toute nouvelle faisait des heures supplémentaires, lui faisant savoir que ce qui s’annonçait risquait de se révéler désagréable. Il pensa à blaguer ; et demander du maïs soufflé peut-être ? Il n’en eut pas le temps. Les lumières se tamisèrent, comme dans une vraie salle. Mike entendit le bruit du projecteur et l’écran s’anima. Il eut le cœur serré dès la première image. 

 

Le premier film qu’il vit ce jour-là, comme tous ceux qui suivraient, était d’une qualité impeccable ; aucun soubresaut, une image en trois dimensions, sans avoir à porter de stupides lunettes ! le son provenait de l’endroit approprié sur l’écran, même lorsque les personnages se déplaçaient. Mike souhaita aussitôt que le film n’ait pas été si réel. Il était trop près. L’écran circulaire lui donnait l’impression de faire partie de chacune des scènes. Il aurait voulu reculer, mais il ne le pouvait pas. 

 

Sur l’écran, devant lui, il voyait Michaël Thomas ! S’il avait dû donner un titre au film, il l’aurait intitulé « Les choses désagréables de ma vie ». Le film débutait alors qu’il était enfant, et c’était là d’une réalité désarmante. Sa mère avait l’air toute jeune et son père, tellement beau ! Tous ces souvenirs l’émouvaient et ranimaient en lui de précieux moments. Il revivait tout encore une fois ! Chaque épisode remplissait une bobine entière et se déroulait en temps réel, comme les événements s’étaient vraiment passés, à l’exception du fait qu’on ne lui montrait que les expériences négatives. 

 

Les premières bobines étaient amusantes. On y voyait Mike, un petit garçon blond de trois ans, qui jouait avec les produits de maquillage de sa mère. Il avait fait tout un dégât dans la salle de bain et sa mère l’avait pris sur le fait. Elle était en colère et lui administrait sa première fessée. En tant qu’adulte revivant la scène, Mike fut étonné de la vividité de l’expéri0ince. Il revivait les émotions rattachées à toutes tes séquences. Il craignait maintenant que ce cinéma maison ne se transforme en film d’horreur lorsqu’il se verrait, plus âgé sur l’écran. Mike avait l’impression qu’on l’avait attaché à une voie ferrée et que le train approchait. 

 

Il revit d’autres scènes de son enfance, chacune lui rappelant un événement qu’il avait oublié depuis longtemps. Il se revit dans la salle de bain à l’âge de six ans, incapable de sortir. Il revécut l’émotion d’alors ; ce n’était pas sa faute. La poignée était restée coincée, et on avait dû faire revenir son père des champs pour qu’il démonte la porte ! Il  était furieux, et Mike avait eu droit à sa deuxième fessée. Il ressentait encore la trahison subie  ce jour-là. Il n’avait pourtant rien fait de mal, mais son père, en colère, l’avait frappé avec sa plus grosse ceinture. Il avait perdu un temps précieux aux champs et prit du retard dans les récoltes. En tant qu’adulte, Mike commençait à se sentir déprimé. 

 

Il regarda bien d’autres bobines encore. Subitement, il eut dix ans. Il devait prendre l’autobus pour se rendre à l’école du village. Il revit Henry, le tyran qui revenait le tourmenter à chaque semestre. Les autres semblaient aussi le détester, mais ne faisaient rien contre lui. Ils avaient tous peur. Parce que Mike venait de la ferme t d’un village au nom bizarre, les autres élèves riaient de lui. Le tyran, par contre, était sans pitié. Des enfants de tous les milieux fréquentaient l’école, mais ceux qui vivaient sur des fermes devenaient de plus en plus rares. Mike portait des vêtements qui trahissaient ses origines ; c’était sa mère qui les cousait. Il se distinguait ainsi des autres, et le tyran ne ratait pas une occasion de le lui rappeler. De concert avec les autres écoliers, il se moquait des vêtements de Mike, de son odeur et même du mode de vie de ses parents. 

 

Mike revit le jour où un groupe d’enfants l’avaient invité à se joindre à leurs jeux. Il en était heureux. Ils voulaient jouer avec lui ! Mais, c’était un piège. Au lieu d’être inclus dans leurs jeux, il devint la risée du groupe. Ils le placèrent à un certain endroit pendant qu’un autre se mit à quatre pattes derrière lui. Puis ils le firent tomber à la renverse, exactement sur l’autre garçon à quatre pattes. Ils en riaient à gorge déployée. Mike rit aussi, essayant d’être bon joueur, mais ils s’écartèrent de lui, le laissant seul. C’était douloureux. La vue de ces images ne lui plaisait décidément pas. Ça servait à quoi ? Il commençait à s’irriter de voir sa vie exposée ainsi et surtout, d’avoir à la revivre de nouveau. Une fois ne suffisait-il pas ? 

 

Dans une autre bobine, il avait quatorze ans. Il se revit le jour où on l’avait accusé d’avoir triché en classe alors que tel n’était pas le cas. Un élève s’était emparé de documents appartenant au professeur et les avait remis sur son bureau en désordre pour bien indiquer qu’ils avaient été consultés. Puis, il avait faussement dénoncé Mike, affirmant l’avoir vu faire. L’enseignant l’avait cru. Après tout, Mike était un enfant de fermier qui portait toujours des vêtements étranges, bien qu’il ait de très bonnes notes en classe. On le renvoya chez lui, et il fut exclu de la classe pour la journée. Dans l’autobus qui le ramenait à la maison, il se demandait comment il allait expliquer la situation à ses parents. Il se détendit un peu, sûr qu’ils le croiraient. Hélas, ce ne fut pas le cas et Mike se sentit complètement abandonné sur cette terre. Il savait que ses parents l’aimaient, mais il aurait voulu qu’ils lui accordent le bénéfice du doute au moment où il en avait tant besoin. Il était anéanti par la solitude. 

 

Michael était assis dans son fauteuil de cinéma depuis des heures, mais le Mike sur l’écran n’avait pas encore terminé sa croissance. Il pensa au temps qu’il allait encore s’écouler avant qu’il n’arrive à la fin de sa torture. Il lui semblait avoir perdu toute trace de spiritualité. Il avait l’impression qu’on le battait. Empreints d’une précision inouïe, les films ne lui laissaient pas de répit. Il n’y manquait aucun détail, aucun élément ; les voix et les personnages se révélaient tels qu’il les avait effectivement connus. Le processus l’ébahissait, mais le sujet le désarmait ! 

 

Ses premières fréquentations maintenant ! Embarrassant ! Il portait toujours ces vêtements étranges, qui provenaient maintenant des magasins, mais sa mère n’avait aucun sens de la mode et faisait des combinaisons pour le moins étranges, sans parler de choix des tissus. Les filles, à l’école ou à l’église, jugeaient Mike intéressant, mais il savait qu’elles se moquaient de ses vêtements. Il avait honte ! Il ne mit pas longtemps après avoir surpris quelques conversations à son sujet, à se décider à faire des économies et à acheter ses propres vêtements. A partir de là, il sentit croître sa confiance, ca ril avait un certain flair pour choisir ce qui lui allait. Il examina la question et il décida d’aller faire ses chats en compagnie d’une fille ou deux pour l’aider à mieux choisir. Les filles adoraient ça ! Imaginez ! un gars qui aime fréquenter les magasins ! Ce fut le début d’une importante métamorphose. De l’adolescent mal fagoté qu’il était, il devin un jeune homme attrayant et désirable, ce qui entraîna chez lui un changement de sa personnalité. Il prit énormément d’assurance. Il réussit à maintenir de bonnes notes et s’engageant activement dans plusieurs activité parascolaires. Et puis un jour, la jalousie poussa quelqu’un à mener contre lui une campagne de dénigrement, ce qui lui fit perdre le poste de président qu’il convoitait. La rumeur circula qu’on l’avait surpris à faire des obscénités dans les toilettes des filles. Tout le monde avait envie d’y croire ; c’était à la fois une nouvelle à sensation et… complètement faux. Il était le favori aux électrons puisqu’il avait occupé la présidence à plusieurs reprises mais la rumeur l’emporta et Mike subit une énorme perte. Du même coup, il perdit l’affection de sa première petite amie,, Carole. Elle refusa dès lors de lui adresser la parole. Sa peine le rongea pendant des semaines et il laissa tomber toutes ses fonctions à l’école. Il était victime, encore une fois. Et il revoyait tout, étape par étape, sur l’écran devant lui. L’événement s’étira, toujours en temps réel, découvrant chaque parcelle de cet incident malheureux. Il en sortit changé, et le poids pesait encore sur lui pendant qui’ le revivait. 

 

Le cinéma se poursuivit. On ne lui offrit pas de repas du midi. En effet, l’entité qui actionnait le projecteur savait que Mike n’aurait pas d’appétit. Elle avait raison. A chaque fin de bobine, on entendait le bruit du ruban frappant le métal, et la noirceur tombait sur la pièce. Puis, il y avait un silence étrange, rompu seulement par le bruit des engrenages de la bobine et des interrupteurs du projecteur. Ni Mike ni Violette ne prononçaient une seule parole. Puis, l’écran s’animait de nouveau des pires images de la vie de Mike ! Il savait, alors que les projections avançaient dans le temps, que l’événement majeur serait bientôt devant lui. Puis, il le vit… le jour de l’accident mortel de ses parents. 

 

Michael savait très bien qu’il n’avait pas à demeurer dans son fauteuil s’il ne le voulait pas. Tous les anges l’avaient entretenu de son libre choix. Il aurait voulu fuir, et dans son esprit, il formulait des pensées qu’il souhaitait transmettre à tous les anges. Dieu, s’il te plaît, ne me faits pas vivre tout ça encore une fois. Ça suffit ! Mais, il revit toute la scène, convaincu qu’un camion lui roulait sur le corps. 

 

Mike ne flancha ni ne pleura dans son fauteuil. Il attendrait à plus tard. Il resta la, impassible, regardant le théâtre de sa vie se dérouler devant lui en temps réel. Il revécut l’appel téléphonique, le choc, les funérailles, la douleur et la peine, la vente de la maison, de la grange et des terres ; la vente de l’équipement de la ferme, y compris celle du vieux tracteur. Il revit le triage qu’il fit des effets personnes de ses parents, les photos des jours meilleurs, leurs photos de mariage et même les lettres d’amour qu’ils s’écrivaient durant leurs fréquentations. Mike resta immobile, essayant de ne pas revivre toutes ces émotions. Il força son esprit à les refouler, mais se sentit victime dans son fauteuil. Il sentit les convulsions involontaires de la douleur qui surgissaient par vagues dans son corps. Il brûlait de l’envie de laisser sortir sa peine en pleurant. La présentation était en tous points semblables à la réalité. C’était la chose la plus cruelle qu’on lui eut jamais imposée. Tout ce qu’il voyait depuis des heures avait fait de lui l’objet d’une mauvaise blague. Et maintenant,…on le poursuivait jusque dans cette pièce pour le punir. Il jugeait la situation injuste et se demandait à quoi elle pouvait bien servir. 

 

Il respira de soulagement lorsque l’épisode du décès prit fin. Il ne pouvait rien imaginer de pire. Il était en sueur, épuisé et se sentait diminué. Le sujet était d’envergure et il ne pouvait détacher ses yeux de l’écran tellement la réalité était prenante. 

 

Lorsqu’il vit « Criquet », de son véritable prénom, Shirley, il sut encore une fois ce qui l’attendait. L’incident qu’il allait revoir correspondait à la fin de son histoire d’amour à Los Angeles et à la rapidité avec laquelle la situation s’était détériorée. Il s’était jeté dans cette aventure à corps perdu alors que Criquet avait pris la chose avec une telle légèreté. Cela n’avait pas été une aventure mortelle, mais cela aurait pu l’être. En tout cas, cela avait été la mort dans son cœur, très certainement. Mike essaya encore une fois de s’endurcir pendant que la scène se déroulait devant lui. Qu’elle était belle ! Une voix inoubliable ! L’événement était encore tout frais et avait d’ailleurs été à l’origine de sa récente dépression, de son manque de confiance et du statu quo quant à son emploi minable. Devant lui s’étalaient en fait les scènes du deuxième grand malheur de sa vie. Puis le film lui montra son lieu de travail, des images de son patron maniant habilement la violence verbale et l’espace restreint dans lequel il avait accepté de travailler à Los Angeles. 

 

La séance prit fin à seize heures. Les dernières scènes se déroulaient dans son appartement, lorsqu’il avait été attaqué puis transport à l’hôpital. Puis, l’écran redevint vierge et il entendit le bruit du ruban signalant la fin d’une autre bobine. Le bruit continuait, mais la salle restait dans le noir. Mike se leva et, plaçant ses mains en forme de visière au-dessus de ses yeux, se retourna en direction de la lumière crue du projecteur pour essayer de voir Violette. Elle n’était pas là. La conclusion du film marquait sûrement la fin de la leçon d’aujourd’hui, et, comme dans le fils, Mike se retrouvait seul. 

 

La fin du ruban continuait de frapper la bobine de métal et Mike sortit de la salle pour se diriger vers ses appartements. Il n’avait toujours pas faim. Il était déprimé. On avait agité ses émotions jusqu’à la moelle et il se mit immédiatement au lit, sans se dévêtir. Violette ne vint jamais lui souhaiter une bonne nuit. Il appréciait son tact, car il n’avait absolument pas envie de parler. Cette nuit-là, il continua à voir les films dans ses rêves. Il revit le tyran de ses jeunes années, ses parents et Criquet. Décidément, ils ne le quittaient plus : n’en pouvant plus, il se laissa finalement aller, pleurant à chaudes larmes. Le fait d’avoir revu ses parents, tellement vivants, renforça sa peine. C’était la deuxième fois, depuis son arrivée sur cette terre sacrée, bénie et angélique, que Michael se sentait complètement seul et dans une noirceur totale, une véritable victime de la vie. Et maintenant, les scènes de film l’avaient prouvé ! 

 

 

01

**************** 

 

Le lendemain matin, Mike se sentit un peu reposé, mais resta songeur. Et il avait faim. Il ne se fit pas prier pour engouffrer un copieux petit déjeuner. La menace de la veille passait encore sur lui mais il avait l’impression que le pire était derrière lui. Il se sentait fort et même s’il ne comprenait pas encore l’utilité de tout cela, il était déterminé à ne pas se laisser glisser à nouveau dans la noirceur et la dépression. Aujourd’hui, il ne pouvait arriver que quelque chose de mieux. 

 

Après le petit déjeuner, Mike s’habilla. Comme par magie, on lui avait laissé de nouveaux vêtements violets, pour remplacer ceux dans lesquels il avait dormi. Lorsqu’il fut prêt, Violette se montra dans l’entrebâillement de la porte, sans dire un mot. On aurait dit qu’elle voulait lui offrir un moment pour s’exprimer et se « vider le cœur » ou simplement l’occasion de lui reprocher l’expérience douloureuse vécue la veille. Mike était conscient de sa présence. Elle le surveilla pendant quelques instants et finalement s’adressa à lui. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, as-tu quelque choses à dire ? 

-       Oui. Y a-t-il d’autres films ? 

-       Oui, répondit doucement Violette. 

-       Bon, alors, allons-y ! dit Mike, attendant qu’elle bouge. Violette était surprise. Dans cette maison, l’expérience des anges avec les humains n’avait jamais été telle. Vert avait raison. Ils avaient affaire à un être à part. il réussirait peut-être. Il ferait peut-être partie des rares élus. Elle n’avait jamais vu tant de détermination et un changement si rapide. Elle se sentait privilégiée de prendre part à sa formation et ressentit un grand amour pour lui. Elle se retourna et se dirigea vers la salle de cinéma. 

Mike connaissait la routine. Il s’installa dans son imposant fauteuil violet et bien rembourré de la première rangée, tel un prisonnier sur sa chaise électrique, attendant le courant ou plutôt, dans son cas, la fermeture des lumières et le début de la projection. Il était plus résolu que jamais. Rien ne l’empêcherait d’atteindre son but. RIEN ! 

 

Encore une fois, sa vie se déroula devant lui, depuis son enfance. Mais il comprit aussitôt que cette fois, ce serait différent. Le sujet avait changé. Le titre aurait pu être « Les mauvaises actions de ma vie ». Les épisodes de l’enfance étaient amusants, et Mike rit de bon cœur à plusieurs reprises. Il était bon de rire, même s’il avait encore les côtes endolories de ses pleurs de la nuit précédente. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, certaines des choses qu’il revoyait commençaient à l’embarrasser. Violette les connaissait sûrement toutes et il ne tenait pas à les revivre. Plus le temps passait, plus il se faisait petit dans son fauteuil. En fait, il se sentait de plus en plus mal à l’aise. 

 

Il avait dix ans et se trouvait dans l’église. Il s’amusait à faire circuler les dessins obscènes qu’il avait conçus avec ses petits copains. Ils les glissaient dans les enveloppes de l’église, puis dans la corbeille qui circulait parmi les fidèles pour recueillir les dons de la semaine. Ensemble, ils riaient en imaginant l’expression des dames patronnesses qui dépouillaient les enveloppes de la quête pour compter les fonds. Vraiment, ils s’amusaient beaucoup ! 

 

A l’âge de douze ans, Mike s’était faufilé dans la cour et avait fait démarrer le tracteur de son père pendant que ses parents étaient à l’église. Il avait feint d’être malade pour rester à la maison. Le tracteur démarra sans problème, mais Mike ne savait pas comment le faire avancer. Il essaya chaque manette et chaque pédale, de plus en plus frustré>. Il ne comprenait pas le fonctionnement de la pédale d’embrayage et pensait que, comme pour la voiture familiale, une pédale servait à avancer et une autre à arrêter. Il entendit plusieurs bruits étranges et, bien sûr, il brisa le mécanisme d’embrayage. Lorsque son père découvrit le problème, il demanda à Mike de lui dire la vérité. 

-       Mike, as-tu essayé de démarrer et de faire avancer le tracteur ? 

-       Mais non, voyons ! 

Mike eut aussitôt honte et se sentait encore honteux aujourd’hui. Son père savait la vérité ; Mike le voyait dans ses yeux. Ce jour-là, Mike comprit ce que signifiait rompre l’unité familiale. Le sentiment était affreux et l’avait poursuivi toute sa vie. La facture de réparation faramineuse avait fait prendre conscience à Mike de sa stupidité et les avait tous contraints à se priver de nourriture décente pendant plusieurs semaines. Chaque fois qu’ils se mettaient à table, Mike dégustait le résultat de son geste. Il lui fallait en plus le revivre en couleurs et en trois dimensions ! Il ne fit menu dans son fauteuil. Quelle vraisemblance ! 

 

En grandissant, Mike devint plus fort. A l’époque, les élèves se suivaient d’une école à l’autre tant et aussi longtemps que leurs parents respectifs habitaient au même endroit. C’est ainsi que le tyran Henry et Mike continuèrent de fréquenter les mêmes écoles. S’il menait le bal au primaire, il en fut autrement au secondaire. Il ne dépassait plus les autres d’une tête comme autrefois et les règles du jeune devinrent plus équilibrées. Henry ne réussissait pas bien en classe et il obtint difficilement son diplôme. Michael profita de chaque occasion qui s’offrait de lui rendre la vie impossible. Il se servit de sa taille et de sa popularité pour l’intimider, l’injurier ou le menacer. 

 

Au cours des premières années du secondaire, il se servit de son pouvoir de président pour l’exclure de tout ce qui pouvait être bon. Il utilisa habilement son influence pour éloigner l’ancien tyran d’événements agréables, comme la remise des diplômes et de domaines où il excellait. Mike agissait toujours sans demander l’avis de personne et se réjouissait de chaque occasion qui s’offrait de ruiner ses années au secondaire. Même si Henry savait ce qui se tramais, il n’y pouvait rien. Il fut éventuellement en mesure de se venger, mais Mike n’en sut rien avant de se retrouver dans on fauteuil violet pour avoir toute la situation se dérouler devant lui. C’était Henry qui lui avait fait perdre son poste de président : c’était lui qui avait lancé les rumeurs qui l’avaient empêché de conserver son poste. 

 

Plus tard, Mike avait appris que Henry avait mal tourné et qu’il s’était retrouvé en prison. Il s’était souvent demandé si les choses se  seraient passées autrement si Henry savait pu faire tranquillement son chemin durant ses années de secondaire. Mike avait honte de ce qu’il avait fait et se voyait de nouveau confronté à ses actions passées. 

 

Il se trouvait vraiment stupide. Le film montrant ses mauvais coups était plutôt long, et l’aspect immoral ressortait avec le temps. Michael avait peut-être même détruit toutes les chances d’un homme. Il se sentait tout à fait nul mais continua de regarder l’écran. A cours de sa dernière année au secondaire, il avait triché à un examen. Sa moyenne générale était bonne, mais sa note était faible en histoire des Etats-Unis. Il en imputait la faute à un professeur ennuyant et réussit, en utilisant la clé conservée d’un ex-président de classe, à se procurer une copie de l’examen. Il estimait que c’était une douce vengeance puisqu’on l’avait injustement accusé et puni quelques années auparavant. A son esprit, son geste était tout à fait justifié. Mais la situation se gâta. Le sort voulut que l’enseignant remarque immédiatement le progrès subit de Mike et l’accuse du geste qu’il avait commis. Mike, mettant à profit sa forte personnalité et s’appuyant sur ses bonnes notes dans les autres matières et sur sa réputation, dénonça le professeur à l’administration. Ce dernier vit inscrire à  son dossier une remarque qui ruina sans doute la progression de sa carrière; Mike n’en avait jamais eu conscience avant de s’installer dans le fauteuil moelleux de la salle violette. 

 

Oh ! Quelle horreur ! Etre victime de la vie est déjà difficile mais se regarder mentir et tricher est horrible. Mike ne désirait plus voir ces images et aurait souhaité qu’on y mette fin. Son vœu se réalisa. Il n’y avait pas d’incidents intéressants à observer à l’âge adulte. Toute sa vie avait été chavirée par le décès de ses parents. Il avait mûri rapidement, et une intégrité ferme s’était développée en lui. Il portait fièrement le nom de sa famille, et le travail ardu de ses parents lui servait de modèle. Il soupira d’aise lorsqu’il entendit encore une fois le bruit de la pellicule sur la bobine indiquant la fin du film. Cette fois, le projecteur s’arrêta et les lumières revinrent graduellement. Violette s’approcha près de lui. 

-       Michael, voudrais-tu me suivre ? 

Sans dire un mot, Mike obéit en se tirant lourdement du fauteuil où il avait passé tant d’heures. Il espérait ne plus jamais le revoir et détesta cet endroit où on lui avait déroulé le film de sa vie. En sortant, il jeta un coup d’œil au projecteur, s’attendant à  voir tous les films qu’on lui avait montré depuis les deux derniers jours, mais l’endroit était propre et dégagé. 

 

Villette était l’entité la plus prévenante qu’il ait rencontrée. Elle n’était pas pour autant meilleur que Bleu, Orange ou Vert, mais elle était différente. Chaque ange avait manifesté des qualités que Mike avait appréciées. Violette dégageait de la bienveillance et de l’affabilité. Mike aurait voulu s’installer dans la maison violette pour y vivre sous cette tutelle parentale apaisante. C’était merveilleux d’écouter sa conversation. Tout était si facile quand elle était là. Ce sentiment était familier à Mike ; il réalisa que c’était le le sentiment d’être un enfant sans responsabilité. Il était donc normal qu’il l’ait rencontrée dans la Maison des responsabilités. Elle représentait un parent, et Mike sentait comme un petit enfant, dégagé à la vie. 

 

Violette le guida vers une grande pièce. On aurait pu croire que c’était une salle de conférences, mais on n’y trouvait que deux fauteuils. Il y avait un tableau d’affichage sur un des murs et plusieurs symboles et graphiques sur les autres. 

Dans les premières maisons, les anges ne s’étaient jamais assis si longtemps. Puisqu’ils ne se fatiguaient pas et n’avaient pas besoin de dormir, ils n’avaient pas besoin non plus de s’asseoir comme les humains. Ils le faisaient uniquement pour les mettre à l’aise, comme maintenant. Violette avait pris place devant Michaël. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, comment te sens-tu ? 

Elle avait entamé la conversation par une question qui permettrait à Mike d’exprimer ses émotions au sujet du dernier jour de projection, ce qu’il fit, y ajoutant une pensée qui avait accaparé son esprit au cours de la soirée précédente. 

-       Ma chère Violette – Mike l’aimait vraiment beaucoup – je sais que tu ne peux intentionnellement blesser un humain ; je sais que ta conscience angélique ne te permet pas de causer de la douleur, de la souffrance, du doute ou de la peur. Mais en me montrant ces films, tu as produit tout cela et je suppose qu’il y a une explication. Comment je me sens ? 

Mike s’arrêta un peu pour réfléchir, car il voulait exprimer ses émotions des derniers jours, le plus honnêtement possible. 

-       Agressé, dit-il, horrible, attaqué, triste de mes propres échecs, coupable de mes actions, en colère contre ceux qui m’ont assailli, dévasté par la peine produite par des circonstances indépendantes da ma volonté, abattu, tourné vers l’intérieur. 

Mike ouvrait totalement son cœur à Violette. Il le faisait sans trop d’émotions puisqu’il le savait toutes exprimées la nuit précédente. Il essayait de décrie ce qu’il ressentait à Violette. Les mots vinrent d’abord aisément, puis il commença à répéter. Violette le laissa tout de même poursuivre. Le processus de libération était en cours. Michaël s’était exprimé, s’était plaint de plaint encore. Il ne demanda jamais pourquoi on lui avait montré ces films. Intuitivement, il savait que Violette allait répondre à cette question… et il avait raison. 

 

Quand il eut fini, il eut soif. Il but l’eau qu’on avait laissée à sa portée et indiqua par un geste de la main qu’il avait terminé. Violette se redressa et commença son enseignement. 

-       Michaël, lui dit-elle en le regardant droit dans les yeux avec une intensité dont l’origine devait être divine, il en était certains. 

« En tant qu’humain préparant son retour chez lui, c’est la dernière fois que tu ressens quelque chose du genre ». Elle le laissa réfléchir quelques instants et se leva pour se diriger vers un mur en apparence tout blanc. Elle déroula un parchemin fixé à l’extrémité du mur, près du plafond, ce qui rappela à Mike les cartes géographiques fixées aux murs des classes au-dessus des tableaux noirs. Le parchemin portait les mêmes étranges caractères de style arabe déjà vus dans la Maison des cartes. Il ne parvenait pas à les lire. 

-        mon rôle consiste à t’expliquer que toi, ainsi que tous ceux qui se sont retrouvés dans  ta vie, avez soigneusement planifié ce que tu as vu se dérouler sur l’écran du « cinéma de la vie » au cours des deux derniers jours. Mike écoutait attentivement, sans vraiment comprendre comment c’était possible. 

-       Planifié ? 

-       Oui. 

-       C’est impossible. Il y avait des accidents, des coïncidences, des faits divers, plusieurs facteurs dus au hasard. 

-       Tu as tout planifié avec les autres. 

-       Mais, comment ? 

-       Michaêl Thomas tu sais déjà que tu es une entité éternelle. Tu es ici pour obtenir l’autorisation et la formation nécessaires pour rentrer chez toi, pour retourner sur cette terre sacré où tu crois trouver des réponses, la paix, un sens à ta vie, selon ta propre définition des choses. Ce que tu ne sais pas encore, c’est que tu  as fait en tant qu’humain sur la terre plusieurs séjours. Cette fois, tu es Michael Thomas. 

 

Mike avait déjà entendu parler des vies antérieures, et une personne de confiance qui confirmait encore cette notion qu’l accepta avec émerveillement. Violette continua. 

-       Lorsque tu n’es pas sur la terre, tu planifies les leçons de ta prochaine vie, car tu es le seul à connaître tes besoins. En collaboration avec les autres, tu prépares tes leçons de vie. Certains acceptent de te mettre au défi. D’autres consentent à être le sable de ton huitre pendant des années ! D’autres encore acceptent d’être plus près de toi et certains même mourront pour t’aider à réaliser tes besoins et les leurs. Cela fait partie de leur contrat ! Ebahi par cette information, Mike demanda : 

-       Mes parents, savaient-ils ? 

-       Vous le saviez TOUS, Michael, et c’est le plus grand présent que tu aies reçu de toute ta vie. Les yeux de Violette laissaient voir une compassion comme Mike n’en avait jamais vu. Elle le connaissait à un tel point § Elle était prête à tout lui expliquer s’attendait à de fortes émotions et pouvait répondre à toutes ses questions. Elle était formidable. 

-       C’est assez complexe, vois-tu Michael. Chaque incarnation humaine est reliée aux autres. Des contrats sont établis avant ton arrivée, prévoyant ta puissance d’apprentissage et de croissance. Tu es l’épine de quelqu’un d’autre et une perle d’une valeur inestimable. Ce que tu appelles accident ou coïncidence est soigneusement planifié. 

-       C’est la prédestination ? 

-       Non, tu choisis tout. Le chemin est tracé et tu peux décider de le suivre ou non. Tu peux même en créer un nouveau si tu le désires. C’est d’ailleurs exactement ce que tu es en train de faire. Lorsque tu as exprimé l’intention d’emprunter ce chemin, tu as balancé le contrat que tu avais conclu avec les autres. Tu es allé au-delà des événements planifiés pour l’apprentissage de tes leçons et tu as plutôt choisi la mine d’or. Maintenant, tu as une véritable vision d’ensemble de toute la situation. 

-       Mais pourquoi les films, alors ? 

-       Pour que tu puisses revoir chaque détail de ta vie qui te semble négatif et comprendre que tu as participé à sa création. Tu as pris part à sa planification et u l’as accomplie selon un plan établi>. En d’autres termes, tu es responsable de tout. 

 

Mike était étonné par toutes ces idées. Il n’en comprenait pas encore le mécanisme 

-       Et si j’avais voulu tout changer ? Pourquoi ai-je chois des expériences si difficiles et si tragiques ? Violette était prête à répondre. 

-       Lorsque tu n’es pas ici, Michaêl, tu possèdes l’esprit de Dieu. Tu n’en es pas conscient maintenant, mais c’est ainsi. La mort et les circonstances émotives sont de l’énergie vers Dieu. Tu es éternel, et les allées et venues des humains sont destinées à des objectifs beaucoup plus élevés que tu ne le crois, un but que tu comprendras un jour quand tu prendras ma forme. Pour l’instant, qu’il te suffise de savoir que ce que tu appelles tragédie, malgré toute l’horreur que tu y perçois dans ton état d’esprit actuel, peut être le catalyseur d’un changement planétaire, d’une augmentation de la vibration et d’un présent au-delà de toute imagination. C’est la vision d’ensemble qui compte, et non pas l’événement réel. Malgré la confusion qui peut s’en dégager pour l’instant, c’est ainsi. Violette arrêta quelques instants pour permettre à Mike de réfléchir. Puis, elle reprit. 

-       Pour ce qui est de changer les événements, c’est un choix que tu as toujours eu, mais qui est caché à la plupart des humains. C’est le test de la vie, Michaël. Tu pourrais regarder la situation de cette façon : lorsque tu quitteras la maison, tu auras tendance à suivre la route. C’est la solution la plus naturelle. C’est facile et tu n’as pas à penser à ta direction. Le chemin est là et t’indique la voie ; alors, pourquoi ne pas le suivre ? Mais, en vérité, sur la terre des sept maisons, le chemin mène toujours dans la même direction, ondulant légèrement. Voilà pourquoi, tu pourrais atteindre la maison suivante sans doute plus rapidement si tu te dirigeais dans sa direction, sans emprunter le chemin. Tu pourrais même découvrir des merveilles sur ta route, hors des sentiers battus. Le chemin ondule mais conduit toujours dans la même direction, vers l’avenir. La plupart des humains restent sur la route, ne réalisant  jamais qu’ils peuvent la quitter s’ils le désirent. C’est lorsqu’ils font autrement que tout change pour eux, surtout leur avenir. Ils commencent en fait à s’écrie un nouveau futur dès qu’ils expriment l’intention e quitter la voie. Ils trouvent la paix lorsqu’ils parviennent à mieux maîtriser leur vie. Ils découvrent leur but. Certains passent même par ici ! Violette avait un sourire entendu. 

 

-       Et la Maison des responsabilités ? interrogea Michael. 

-       C’est ici que tu apprends que TOI, Michaël Thomas de l’Intention pure est directement responsable de tout ce qui constitue ta vie. La tristesse, la peine, les présumés accidents, les pertes, ce que les autres t’on fait, la douleur et, oui, même la mort. Tu savais qu’elle serait là, tu l’avais planifiée avec les autres et tu as joué le jeu jusqu’à maintenant. 

-       Dans quel but ? 

-       Dans un but d’amour, Michael. L’amour le plus élevé. Tu connaîtras le plan d’ensemble au moment opportun. Pour l’instant, tu dois saisir que tout est important et fait partie d’un amour que tu connais déjà et auquel tu participes dès à présent. Les apparences sont parfois trompeuses. 

 

Les mots résonnaient aux oreilles de Michael. Les apparences sont parfois trompeuses. C’était les paroles du premier ange, celui de la vision qui avait suivi le vol. Puis les autres les avaient aussi prononcées. L’esprit de Mike se récitait ces nouveaux concepts. Puis, il se rappela les paroles de Bleu dans la Maison des cartes. Ce sont les contrats de tous les êtres humains de la planète. Dans les petites cavités que Bleu gérait, et il y en avait des millions, se trouvaient les plans éventuels de toute l’humanité, établis par les individus eux-mêmes et prêts à être altérés par ceux qui le souhaitaient. 

 

La vérité du message frappa soudain Mike comme une masse. Si seulement il avait su ça lorsqu’il était jeune. Il aurait tellement mieux compris la vie. Il aurait pu changer son futur. Il aurait pu trouver la paix. Les décès, les amours perdus, la dépression, quels éléments d’espoir et de sagesse ils auraient pu constituer ! la pensée du choix lui permettant de modifier sa vie l’éblouissait. Violette avait raison. Mike avait suivi le chemin de sa vie sans broncher, permettant à tout ce qu’il avait planifié de se produire. Il avait du mal à saisir cette notion de planification. Elle le rendait responsable de tout ce qui s’était passé. Il se retrouvait devant une perspective totalement différente. Ça lui aurait été si utile ! Sa vie aurait été complètement différente. Aucun membre de l’église ne lui avait appris une chose pareille. Il aimait Dieu et il avait toujours accepté le caractère sacré de sa demeure, mais on lui avait  toujours appris qu’il était un mouton qui suivait un berger. Aucun enseignant spirituel ne lui avait dit qu’il avait tant de pouvoir. 

 

-       Violette, s’il en est ainsi, pourquoi ne m’a-t-il pas appris ça à l’église ? 

-       L’église n’enseigne pas tout sur Dieu, Michael. Il arrive même qu’on t’y  apprenne beaucoup de choses sur les humains et sur ce qu’ils pensent de Dieu. Violette ne portait pas de jugement et ne critiquait pas les humains ; elle rapportait simplement les faits. 

-       L’église a-t-elle eu tort ? 

-       Michal, la vérité est la vérité, et tu en trouveras des parties dans l’ensemble de tous les systèmes spirituels. Tu es hautement respecté pour ta recherche de la vérité à propos de Dieu. L’amour, les miracles et le mécanisme du fonctionnement des choses sont tous présents à un certain degré dans ton lieu de dévotion. Voilà pourquoi  tu y ressentais l’esprit de Dieu. L’esprit honore la quête, même en présence d’une connaissance partielle. N’oublie pas que ton existence véritable t’est inconnue même maintenant, au moment où tu entends la vérité. Ton église et toutes les quêtes spirituelles de ta planète sont grandement respectées parce qu’elles représentent la recherche de Dieu et de la vérité spirituelle. Mais il est triste que les humains exercent un contrôle sur cette quête et l’empêchent de se développer en la limitant et en maintenant ceux qu’ils dirigent dans la peur. 

 

Le mérite se trouve dans la recherche et non dans la découverte. Le caractère sacré de la planète réside donc chez celui ou celle qui foule son sol et non dans ses édifices aux nombreux clochers. Violette s’approcha du parchemin qu’elle avait déroulé. « Tu penses que tes Saintes Ecritures sont sacrées. Regarde bien ceci, dit-elle en lui indiquant l’écriture cryptique du papier. Ce sont les dossiers akashiques de l’humanité. Ils contiennent les dossiers de toutes les vies et des contrats potentiels ». Elle fit une pause pour marquer son respect. « Michal, ce sont là les écrits les plus sacrés de l’univers et ils ont été écrits et réalisés par ceux qui ont décidé d’être des humains ». 

 

Elle le regarda fixement, ce qu’elle n’avait pas fait depuis quelque temps. Il saisissait le message. Tout à coup, il se rendit compte qu’elle avait adopté une attitude respect à son égard, de respect spirituel. Le renversement des rôles le mettait mal à l’aise. Il voulait en apprendre plus et elle répondait à sa demande. 

 

Les jours qui suivirent dans la Maison des responsabilités s’écoulèrent dans la découverte de messages profonds sur l’humanité et la vie. Non seulement Mike en apprit-il davantage sur ce qu’il était, mais il sut qui il avait été. Toutes les pièces du casse-tête s’imbriquaient les uns dans les autres. Violette lui fit voir les dossiers et les contrats de ses parents et d’autres qui avaient traversé sa vie. Tout ce qui lui était transmis était parfaitement approprié et il ne vit rien qui aurait pu changer son avenir. Toutefois, une image beaucoup plus étendue de sa vie commençait à prendre forme. Le détail le plus impressionnant ? Que les humains sont en fait des parties de Dieu qui errent sur la planète sans le savoir, ce qui leur permet de transformer les caractéristiques spirituelles et la vibration de la terre même ! Violette faisait constamment référence aux humains comme à des personnages haut placés. Les humains étaient des entités qui devaient changer le fondement même de la réalité sur une très vaste échelle ; et tout tournait autour des leçons apprises sur la terre, leçons qu’ils avaient planifiées ensemble ! 

 

Puis, il fut temps de repartir. Mike se sentait une nouvelle créature. Sa connaissance du déroulement des choses avait décuplé. Il avait tout assimilé et sentait qu’on l’avait induit en vérité. Au moment où il revêtait son armure pour entreprendre le voyage qui le mènerait à la prochaine maison, il entendit les paroles d’Orange résonner à ses oreilles. L’épée de la vérité, le bouclier de la connaissance, l’armure de la sagesse. Les éléments s’assemblaient pour former un tout spirituel serré. Il comprenait que les armes présentaient un caractère cérémonial et un but. Les paroles lui étaient répétées, expliquées et il parvenait finalement à les comprendre. 

 

Violette raccompagna Mike au seuil de la porte. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tu me manqueras. 

-       Violette, j’ai l’impression de quitter la maison et non d’être en route pour m’y rendre. Mike se sentait près d’elle et elle était devenue en quelque sorte un membre de la famille. Jusqu’à présent, il avait rencontré trois anges frères et, maintenant un ange mère ! Qu’est-ce qui m’attend maintenant ? 

-       D’autres membres de la famille, lui dit Violette, saisissant ses pensées. 

 

A la porte, Mike retrouva ses chaussures où il les avait déposées. Il se rappela aussi qu’on n’avait pas répondu à sa question sur ce point. Il regarda tour à tour ses chaussures et Violette. 

-       Encore une chose, dit-il, souhaitant savoir pourquoi on lui avait demandé de les enlever. 

-       Oui, Michaël, je n’ai pas oublié. Mais tu peux me répondre maintenant. Elle souriait, attendant patiemment la réponse. Mike le savait, mais hésitait à la verbaliser. C’était tellement grandiose, tellement flatteur ! 

-       Dis-le Michaël. Violette reprenait son rôle d’enseignante. 

-       Parce que l’humain est sacré. Et parce que dans cette maison, les humains foulent une vibration plus élevée. Visiblement émue, Violette répondit : 

-       Je n’aurais pu espérer de meilleure réponse, Michael Thomas de l’Intention pure. C’est en réalité la présence de l’humain et non celle de l’ange qui rend cette place sacrée. Michael, tu es vraiment un être humain extraordinaire. Je rends hommage au Dieu en toi. J’ai une question à te poser. Mike connaissait la question, mais permit tout de même à Violette de la poser. 

-       Mickael, est-ce que tu aimes Dieu ? 

-       Oui, Violette, j’aime Dieu. 

Il était sur le point d’éclater. Il ne craignait pas de montrer ses émotions à Violette. Il était triste de quitter l’endroit où il avait retrouvé l’énergie qu’il croyait avoir perdue à tout jamais à la mort de ses parents. Il se retourna et descendit quelques marches, et puis se retourna encore. 

 

-       Tu me manqueras, mais tu resteras dans mon cœur. 

Il se lança sur le chemin qui le mènerait à la prochaine maison et se retourna une fois de plus pour ajouter une dernière chose à l’ange qui le regardait s’éloigner. 

-       Regarde Violette ! 

Dans un style théâtral et avec des mouvements d’enfant, Michal Thomas quitta le chemin tracé dans un grand envol et s’aventura dans la plaine luxuriante. Il se retourna et s’écria : 

-       Regarde, j’ai décidé de tracer mon propre chemin ! Il riait et sautait et continua ainsi jusqu’à ce qu’i ne puisse plus apercevoir la maison violette. 

 

Violette demeura sur le seuil jusqu’à ce qu’il disparaisse. Telle un mère, elle était remplie de fierté. Puis elle rentra et referma la porte. Elle reprit sa forme naturelle, qui n’était pas humaine, mais tout de même magnifique et s’adressa aux autres. 

-       Si c’est là un spécimen de la nouvelle génération d’humains, toute une étape spirituelle nous attend ! 

 

 

01************ 

 

Sur le sentier, quelques mètres plus loin, une créature horrible attendait. La forme répugnante avait soigneusement préparé son piège et elle était convaincue que Michaël Thomas ne pourrait soupçonner ce piège. L’entité négative savait que Mike avait quitté la maison et avait repris sa route. Elle le sentait et était ravie ! 

Il ne faudra pas longtemps, maintenant. Alors que Michael Thomas me croira derrière lui, je l’attaquerai par devant. Il ne saura pas ce qui se passe ! Elle s’amusait de l’astuce qu’elle avait réussi à imaginer dans cette terre de rêve. A tout instant maintenant…. 

 

L’horrible forme attendit longtemps. Michael Thomas avait quitté le sentier

La Kabbale

 La Kabbale dans L'ARBRE DE VIE Arbre_Vie_Kabbale

En Kabbale, l’arbre séfirotique s’est appelé « Arbre de Vie » ou « Représentation » ; II est un schéma dynamique de ce qui existe, il est la personnification des attributs divins. 

 

C’est la puissance intermédiaire entre Dieu et le monde de la création. 

Dans le Zohar, il est écrit : « Par un mystère des plus sacrés, l’infini frappe le vide avec les sons du Verbe, créant ainsi l’étincelle qui est l’origine de l’Univers. Cette étincelle est la semence sacrée du Monde ». 

 

La création est l’extension d’un point initial qui est générateur de quatre mondes différents : émanation, création, formation et action. 

 

L’étude des sephiroth est une véritable spéculation métaphysique et mystique. Elle a recours au symbolisme de la ligne, du dessin, donc de l’image, pour exprimer la pensée. 

 

L’arbre séfirotique est la transcription des univers divins. Dieu créa le premier homme, 1′Adam Kadmon, androgyne, en lui imprimant l’image du royaume sacré qui est l’image du tout, 1′homme est donc la miniaturisation de l’Univers. 

 

Dieu le dota d’une âme qui est le fondement de son individualité. 

Dans sa représentation les pieds de l’Adam Kadmon reposent sur la Shekinah.  C’est elle qui forme le grand mystère dans la réunion du couple. C’est l’entité féminine de l’élément masculin, sa complémentarité. C’est le mariage en Dieu de deux principes, le masculin et le féminin que l’on nomme parfois « la matrona« . Le fruit de cette union est la création. La forme primordiale de cette création est la force sexuelle. 

 

La Shekinah est constituée par toutes les couleurs du prisme. 

La Shekinah étant unie à Jéhovah, le démon et les habitants des mondes inférieurs n’ont aucun pouvoir sur elle. La Shekinah remplit tous les mondes. 

 

Dans l’essence de Dieu, il y a deux lumières : l’active, le jour, et la passive la nuit. Comme il ne peut ni augmenter ni diminuer, puisqu’il est le tout, il a retiré sa lumière d’une partie de lui même pour rendre possible l’existence des mondes célestes, et des mondes matériels. C’est l’explication des quatre mondes ou degrés. Les deux premiers sont remplis de lumière, les deux autres d’ombre. La Shekinah les sépare et veille sur eux comme une mère, d’où l’appellation de Matrona. 

 

Les mondes émanation et création sont au dessus du trône, là est le Tout. 

Mais, à cause du péché de l’homme, la séparation, la distinction s’est fait dans les deux autres mondes. Cependant la volonté suprême veut que l’homme qui vit dans le mal ou dans l’erreur conserve le libre arbitre, afin de pouvoir s’élever et élever les mondes inférieurs pour atteindre les mondes supérieurs et retrouver l’unité. 

 

La Cabbale : Tradition secrète de l’Occident – Papus 

L’ Atlantide

 

 

 Un mythe qui n’a pas encore été démontré scientifiquement, le concept de l’Atlantide  a traversé toutes les civilisations connues depuis des millénaires. Toutes les religions – même y compris la Bible – parlent de grands ancêtres supérieurs, de dieux, demi-dieux et géants. Allégorie, fantaisie des anciens peuples ?

 

L’ Atlantide dans L'ARBRE DE VIE atlantide_1

 

Toutes ces histoires se retrouvent néanmoins dans les traditions orales – transmises de génération en génération – de toutes les cultures amérindiennes et méditerranéennes. On parle aussi de déluge : qui lui, a été scientifiquement prouvé par des fouilles géologiques… Donc, selon la légende, le peuple Atlante aurait été très avancé côté connaissances et technologie. Néanmoins, il semble qu’au fil du temps beaucoup de ses gens avaient perdu leur but premier dans la vie (la spiritualité), en ne se préoccupant que du monde matériel et de la puissance. Ce peuple, autrefois spirituel, a été déchiré entre deux groupes distincts : alors que l’un perpétuait la tradition spirituelle de leurs aïeux, l’autre s’absorbait à satisfaire ses appétits physiques et ses désirs. 

 

Cette division mena à une guerre entre les deux clans ; puis à la chute du continent, et à sa destruction. Selon le mythe, les Atlantes en vinrent à se concentrer presque exclusivement que sur la matérialité: tout en ignorant leur vraie nature spirituelle. Conséquemment, ils auraient attiré sur eux une série de trois cataclysmes. 

 

Le premier, survenu quelques 50 000 années avant J.C., aurait détruit leur source principale de pouvoir. Le second, vers l’an 28 500 avant J.C., aurait disloqué le continent en trois îles plus petites. Alors que la troisième et dernière destruction – celle dont parle le philosophe Platon – se serait produite aux environs des années 10 500 avant J.C. et aurait causé l’engloutissement des trois îles (le Déluge); ceux qui ont réussi à survivre ont dû émigrer vers d’autres parties du monde, dont l’Égypte et l’Amérique. 

 

Plusieurs survivants de la légendaire Atlantide ayant émigré en Égypte, ceux-ci se sont finalement intégrés dans une culture qui a atteint le sommet de sa gloire en même temps que le troisième cataclysme atlante. 


Il semble que sous la direction d’un Grand Prêtre nommé Ra Ta – référence très possible à « TARO », « ROTA » ou Tarot -, l’Égypte a commencé à mener le monde à une politique sociale visant à l’égalité, la transformation personnelle, et la responsabilité morale vis à vis les autres. Rappelons que la civilisation égyptienne est considérée comme non égalée dans l’histoire scientifique du monde ; et est créditée de l’introduction de l’écriture, de la science médicale, de l’irrigation, de l’architecture, et du nationalisme. 

 

Quand à l’arbre de vie, selon Drunvalo Melkizedek,: « son origine remonterait à la nuit des Temps : « Beaucoup de gens pensent que l’Arbre de vie tient son origine des Juifs ou des Hébreux, mais la vérité est autre. La kabbale n’est pas à l’origine de l’Arbre de vie, et en voici la preuve. L’Arbre de vie n’appartient à aucune culture – pas même à celle des Égyptiens, qui l’ont sculpté sur deux piliers en Egypte, à la fois à Karnak et à Luqsor, il y a environ cinq mille ans. Il est en dehors de toute race et de toute religion. Ce dessin fait intimement partie de la nature. Tout récemment, nous avons trouvé l’image de la Fleur de vie dans dix-huit endroits différents dans le monde, y compris en Suède, en Laponie, en Islande et dans le Yucatan.  L’Arbre de vie et la Graine de vie inscrits l’un dans l’autre, sur d’autres planètes où la conscience existe, je suis sûr que vous trouverez la même image. » 

 

Extrait La Fleur de Vie de Drunvalo Melkizedek 

La deuxième Maison

 

bougie

 

Il ne fallu pas longtemps avant que Mike se rende compte de la transformation du paysage qui s’étalait devant lui. Il avait avancé sans effort depuis le début et n’avait jamais songé qu’il aurait à faire face à un choix quelconque. De plus, il avait la désagréable impression d’être épié. 

 

Droit devant lui, la route laissait voir un embranchement. Mike devait choisir le chemin qui le mènerait à la prochaine maison. Il haussa les épaules et s’arrêta, perplexe. 

 

Qu’est-ce qui se passe ? se dit-il. Comment suis-je censé trouver ma route en ce pays de maisons et d’anges de couleur ? Il n’attendait pas de réponse, la question s’adressant à son esprit, mais il restait troublé. C’est alors qu’il se souvint de la carte. Il s’assit en bordure de la route. Il avait placé la carte dans le sac contenant le pain et se préparait à la sortir lorsqu’il fut presque asphyxié par l’odeur qui se dégageait du sac. Qu’est-ce qui est mort là-dedans ? dit-il à haute voix. 

 

La puanteur infecte le faisait hésiter à essayer d’en trouver la cause. C’était hors de tout doute une odeur organique ; aussi, pensa-t-il que le pain en était responsable. Il avait raison. 

 

Mike retira doucement la carte de son sac. La traitant précieusement est espérant que l’odeur n’avait pas atteint cet objet sacré bien apparemment inutile. Elle était encore d’une seule pièce, mais on ne pouvait en dire autant du pain. Il vida le contenu de son sac par terre et grimaça à sa vue. Sur le sol, gisaient les restes pourris du bagel et des baguettes qui avaient l’air d’avoir passé un mois sous la pluie d’une forêt tropicale. Il n’en restait qu’une matière putride noire tachetée de moisissures, envahie d’un type d’insecte de cette terre étrange que Mike voyait pour la première fois et il y en avait des milliers ! Une véritable cité de larves grouillantes. Mike laissa tomber son sac avec dégoût et se leva d’un bond. De la vraie charogne ! Comment est-ce possible ? D’autant plus que j’ai quitté la maison il y a à peine quelques heures. Même une viande n’aurait pas pourri si rapidement. Qu’est-ce qui se passe

 

Se pinçant le nez, Mike se pencha pour y voir de plus près. La masse noire qui gisait sur le sol continuait à se détériorer devant ses yeux. Il vit les petites créatures grouillantes fourmiller en dévorant le reste de la répugnante matière en décomposition et se dévorer ensuite entre elles. Dégoûté par ce qu’il voyait, Mike détourna la tête de cette vision d’horreur lorsque quelque chose capta son attention derrière lui. 

 

Il y a bien quelque chose là ! Il était certain d’avoir vu une forme verte et floue se dérober de son regard et se cacher dans les buissons. Il sentit des frissons lui parcourir l’échine et sut instinctivement qu’il était dangereux de rebrousser chemin pour aller voir de quoi il s’agissait. Il demeura donc sur place. Une fourche devant lui ? Un animal ou une créature quelconque derrière ? Qu’est-ce qui se passe dans cette place sacrée ? Qu’est-il arrivé au pain ? 

 

Mike voulut jeter un dernier coup d’œil sur la masse nauséabonde qu’il avait jetée sur le sol et constata avec stupeur qu’il ne restait plus qu’un tas de poussière. Pas de vermine, pas de pain, aucune odeur. La matière avait repris sa forme initiale et avait même commencé à se disperser sous la brise. 

 

Que signifiait tout cela ? Mike se rappela les consignes de l’ange à l’effet qu’il ne devait pas prendre de nourriture avec lui. Mais il n’avait pas cru que l’interdiction englobait une petite collation ! Les aliments si appétissants à l’intérieur des maisons ne résistaient peut-être pas au sentier ! Il regarda sa carte, inquiet, et la souleva soigneusement, craignant encore d’y trouver quelque vermine. Elle était sans tache, telle qu’il l’avait placée dans son sac. Il n’y comprenait rien. Elle était tout à côté du pain, mais n’avait pas été touchée. Afin de vérifier autre chose, il prit son sac et s’en approcha avec précaution pour le sentir. Aucune trace ne restait de l’effroyable odeur qui lui avait transpercé les narines quelques instants plus tôt. Il ne savait pas vraiment ce qui s’était passé, mais il en tirait une excellente leçon : jamais plus il ne prendrait de nourriture des maisons qui longeaient le sentier. 

 

Il y eut un autre mouvement derrière lui ! Il lui semblait que son cerveau lui envoyait des signaux d’alarme. Avance ! Il se sentit désespéré. Il eut l’idée de dérouler sa carte, espérant y trouver des indices sur la route à prendre. Mais il n’y lu que VOUS ETES ICI, le point rouge et rien d ‘autre. La fourche ne figurait pas sur la carte. Quel objet inutile ! 

-       sapristi ! s’écria-t-il . 

C’était quelque peu déplacé, mais il avait besoin d’exprimer sa frustration. 

-       Toute une carte, vraiment, Bleu ! 

 

Encore une fois, il sentit un mouvement derrière. Cela se rapprochait-il ? Pourquoi ne pouvait-il rien voir ? C’était donc si rapide ? Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Son cerveau alarmé criait panique. Il se leva rapidement et poursuivit sa route, se retournant pour jeter un coup d’œil par-dessus son épaule à tous les deux pas. La forme floue ne se laissait pas voir lorsqu’il regardait derrière lui. Comment savait-elle que Mike allait vers l’avant ? Après chaque regard vers l’arrière, Mike pressait le pas, et la forme en faisait autant. Il franchit la courte distance qui le séparait de la fourche en un temps record. Il avait peur. 

 

Une fois devant l’embranchement, Michaël haletait de fatigue et de peur. Il n’avait pas la moindre idée de la direction à suivre et son indécision l’angoissait. Immobile, envahi par la panique, il clama vers le ciel, désespéré : 

-       Bleu, quelle direction ? 

 

Mike ne s’attendait pas vraiment à recevoir une réponse de l’ange de sorte que la voix douce qu’i entendit et qui semblait surgir de sa tête lui causa un choc. 

-       Sers-toi de la carte, Michaël, vite. 

 

Mike n’était pas d’humeur à s’interroger sur le caractère étrange de l’ordre ni sur son illogisme puisqu’il avait consulté la carte quelques instants plus tôt. D’un geste devenu familier, il la déroula rapidement. Le point rouge et la mention VOUS ETES ICI se trouvaient toujours à la même place, au centre de la carte. Mais qu’est-ce donc ça ? Mike regarda de plus près, la sueur perlait sur son front. 

 

Le point indiquait maintenant la fourche, à l’intersection où il se tenait ! La carte était donc à jour ! L’esprit de Mike ne se rappela pas l’humour de l’ange à cet égard. Il examina la carte de plus près. Une flèche y indiquait clairement de bifurquer vers la droite ! 

 

Sans hésiter et tout en enroulant sa carte, il prit cette route et grimpa une petite colline. Il continuait de regarder derrière lui de temps à autre, sentant et sachant qu’on le suivait. La forme verte se glissait entre les roches et les buissons et maintenait le rythme accéléré de Mike. En atteignant le haut de la colline, Mike soupira d’aise : devant lui se dressait une autre maison ! Il voyait un répit droit devant. Jetant tout de même quelques coups d’œil derrière lui, il pressa le pas puis s’élança en courant sur le sentier menant au refuge où il trouverait nourriture et sécurité. 

 

L’entité sombre et vile qui suivait Mike était furieuse ! Si seulement ce dernier avait hésité plus longuement, elle l’aurait rattrapé. Elle fulminait devant l’occasion ratée et grimpa à un arbre devant la maison de couleur orange dont Michaël Thomas venait de franchir le seuil. La forme répugnante se préparait à une longue attente, mais elle était prête à tout. 

 

 

 

De l’autre côté de la porte de la maison orange se trouvait un ange, comme prévu. Les premières paroles d’Orange, comme Mike décida de le nommer, eurent sur lui un effet renversant. 

 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure ! Nous t’attendions. 

-       Salut à toi ! Michaël essayait de cacher son soulagement et sa difficulté à reprendre son souffle. Sa voie avait tressailli. Il dut se retenir pour ne pas serrer dans ses bras l’imposante entité orange qui l’accueillait. Il était tellement heureux de se sentir de nouveau protégé. 

 

-      Par ici, lui dit son hôte orange, en se retournant pour le guider dans la MAISON DES PRESENTS ET DES OUTILS. Mike s’assura que la porte était bien fermée derrière lui et suivit l’ange, encore tremblant et à bout de souffle à la suite de ce qui venait de se passer. Il demeurait effrayé et des tas de questions lui venaient à l’esprit à propos de cette terre de contrastes surprenants. 

 

Comme les autres, cet ange était magnifique. Mike fut encore une fois impressionné par la haute stature de l’entité et par la bonté qu’elle dégageait. Il se sentit accueilli et aimé comme en présence des autres anges qu’il avait rencontrés. Je suppose qu’ils sont tous faits de la même manière, se prit-il à imaginer. 

 

-       En fait, nous faisons tous partie de la même famille, lui dit l’ange. 

Mike éprouve de la honte à l’idée d’avoir déjà oublié le mécanisme de communication chez ces créatures. 

-       Je m’excuse, réussit-il à balbutier. Orange s’arrêta et se retourna. Il pencha la tête sur le côté, amusé. Mike affronta son regard. 

-       Tu t’excuses de m’avoir complimenté sur ma magnificence ! De te sentir aimé ? De te demander qui tu es ? L’ange sourit. Nous recevons beaucoup d’invités, Michaël Thomas. De tous ceux qui ont visité la deuxième maison, tu es celui qui a posé le moins de questions. 

-       La journée commence à peine, répondit Mike en soupirant. Il voulait interroger l’ange à propos de la peur et de la panique qu’il avait connues quelques instants plut tôt. Qu’est-ce qui le suivait ? L’ange savait qu’il poserait cette question. 

-       Je ne peux te dire ce que tu veux savoir, Michaël, lui dit l’ange. 

-       Ne peux ou ne veux ? demande Mike respectueusement. Il savait qu’il jouait avec les mots et poursuivit : « Je sais que tu le sais ». Après une brève hésitation, Mike décida de poser ses questions à un rythme plus rapide. 

-       Pourquoi ne peux-tu pas me le dire ? 

-       Tu en sais plus long que moi là-dessus. 

-       Comment est-ce possible ? 

-       Les apparences sont parfois trompeuses, ici. 

-       Est-ce que ce sera encore là quand je repartirai ? 

-       Oui. 

-       Cela fait-il partie de ce monde ? ça me semble déplacé dans ce décor spirituel. 

-       Cette chose a le même droit d’être ici que toi. 

-       Cela peut-il me causer du tort ? 

-       Oui. 

-       Puis-je me défendre ? 

-       Oui. 

-       M’aideras-tu ? 

-       C’est la raison pour laquelle je suis ici. L’ange ne broncha pas, et Mike cessa subitement son interrogatoire. 

 

Par les réponses qu’il fournissait, Mike comprit que l’ange savait tout. Il se défendit un peu. S’il sait tout, j’ai la possibilité d’en savoir aussi plus long. Je n’ai qu’à me montrer patient. Je suis certain que j’en apprendrai éventuellement davantage. Ça semble être la façon dont les choses se déroulent ici. Mike se rappela tout à coup combien il avait jugé la carte inutile une heure plus tôt et comment elle l’avait subitement sauvé au moment opportun. 

 

-       Dieu est toujours à jour, tu sais, dit l’ange en retenant son rire. Encore une fois, il suivait les pensées de Michaël Thomas. L’entité orange se retourna et guide Mike plus avant dans la maison. 

-       Je commence à m’habituer, dit Mike en marchant. On reçoit ce dont on a besoin au moment où on en a besoin. 

-       C’est peu près ça, répondit l’ange. La fréquence du temps humain la plus faible est linéaire, mais pas le temps angélique. Décidément, cet ange était aussi un enseignant. 

-       Mais comment percevez-vous le temps ? tout en poursuivant la conversation, Mike se retrouva dans un entrepôt. Eh oui ! Comme la première maison, celle-ci était gigantesque à l’intérieur. 

 

Mike demeura bouche bée devant des douzaines de rangées de caisses empilées dans une pièce dont le plafond devait s’élever à quinze mètres. 

 

-       Nous n’avons ni passé ni futur, répondit l’ange. Votre notion du temps se conçoit selon une ligne droite tandis que la nôtre est comme une table tournante se déplaçant dans le sens des aiguilles d’une montre alors que le moteur ne tourne pas. Nous percevons constamment l’étendue de notre temps puisqu’il est toujours près de nous. Par conséquent, nous sommes sans cesse au présent. Notre mouvement tourne toujours autour d’un centre connu. Parce que votre temps est linéaire et que vous allez vers l’avant, vous ne faites jamais l’expérience complète du présent. Vous regardez derrière et voyez où vous étiez, et vous regardez devant et voyez où vous allez. Vous ne pouvez jamais expérimenter l’état d’être de votre existence, mais vous expérimentez une existence d’action. telle est l’expression de votre vibration inférieure, et cela est conforme à votre dimension. 

 

-       Ça explique alors le fonctionnement de votre carte, dit Mike en se rappelant que le point rouge et la mention VOUS ETES ICI se trouvaient au centre et que les événements de sa nouvelle existence se mouvaient à l’intérieur et à l’extérieur d’un point. ‘est tout à fait à l’opposé d’une carte humaine, se dit-il. 

 

-       Tout à fait ! lui dit Orange en continuant de le guider. Dans votre notion du temps, la carte est stable. C’est l’humain qui se déplace. Vous percevez le temps et la réalité comme une constante, et l’humain comme la variable. Lorsque vous vous approchez de notre notion du temps et de notre vibration, vous devenez la constante, et la carte, ou la réalité devient la variable. 

 

Mike devrait réfléchir pour bien saisir ces notions. C’était à la fois confus et familier. Son expérience à l’embranchement qui menait à la maison orange lui avait montré la valeur de sa carte spirituelle, même si ce n’était pas ce à quoi il s’attendait. Il savait que la prochaine fois qu’il se retrouverait devant une alternative semblable, il ne s’inquiéterait pas avant de se trouver vraiment confronté à son choix et que la carte viendrait à son aide. 

 

Tout comme Bleu l’avait fait, Orange guida Mike dans un dédale de pièces toutes aussi bien décorées les unes que les autres avant de le mener à une pièce conçue pour le repos où il pourrait également se nourrir. La grandiose demeure contenait des caisses portant des noms au lieu de cavités en bois identifiées comme dans la Maison des cartes. Ici aussi les noms étaient en caractères arabes que Mike ne parvenait pas à lire, mais il devinait qu’il devait se trouver quelque part une caisse portant son nom. 

 

-       Voilà tes appartements, lui dit Orange. Nous commencerons demain. Tes repas seront servis dans la pièce de gauche, et tu peux te rafraîchir dans la pièce de droite. Sur ce, Orange referma la porte et se retira. 

 

Mike regardait la porte fermée. Tu as beau être un ange, tes manières laissent à désirer, pensa-t-il en regrettant le manque de salutations. Je suppose que je ne peux m’attendre à ce qu’ils comprennent tout à fait le comportement humain

 

Mike fit un repas somptueux. Encore une fois, il se régala de la délicieuse nourriture en s’émerveillant devant les ustensiles de bois sculpté. Il trouvait étrange de ne pas nettoyer après son repas mais la tâche lui répugnait toujours autant. Il savait que même s’il ne pouvait les voir, d’autres entités étaient affectées à ces travaux. Quelle étrange combinaison, se dit-il, que ce jeu angélique où des entités s’astreignent à nourrir les humains aux vibrations inférieures. 

 

Mike s’interrogeait sur les systèmes d’égout lorsqu’une réalité le frappa soudain. Il n’avait pas utilisé de toilettes depuis des jours ! Il n’y avait pas de toilettes. Il se rendit compte qu’il n’avait aucun besoin du genre depuis qu’il avait franchi les portes d’entrée du chemin. Il pouvait concevoir l’élimination de… l’élimination, mais c’était tout de même une idée étrange. 

 

Le lendemain matin, Mike se senti frais et dispos. Il déjeuna en solitaire de fruits et de pain et savoura chaque miette de ce succulent repas. Il constata que cette nourriture angélique était quelque peu différente de la précédente et se promis d’en parler à Orange. 

 

-       C’est une nourriture de notre espace temporel, dit l’entité par la porte entrebâillée. Bien sûr, il avait saisi les pensées de Mike et poursuivit : « Elle ne peut exister dans une vibration plus faible et contient des attributs spirituels interdimensionnels. Voilà pourquoi elle ne produit aucun déchet humain et ne se conserve pas. Elle n’a ni futur ni passé. Elle a été créée quelques instants avant que tu la dégustes et ne résistera pas à l’extérieur de la maison ». 

 

-       oui, je m’en suis rendu compte, dit Mike, se rappelant le dégât sur la route qui avait failli lui occasionner de sérieux problèmes. 

 

L’ange conduisit Mike vers une grande pièce circulaire bien éclairée. Plusieurs caisses avaient été ouvertes, et quelques bancs orange attendaient les visiteurs. Mike vit aussi ce qui lui semble être un autel, de l’encens et quelques colis d’apparence étrange. 

 

-       Bienvenue à la Maison des présents et des outils, Michaël Thomas de l’Intention pure, lui dit l’ange en le regardant droit dans les yeux. Assieds-toi, car tu vas passer quelque temps ici. 

Ce fut là le commencement d’une longue suite de séances d’enseignement qui seraient suivies d’une période encore plus longue de séances pratiques d’utilisation des présents et des outils d’un mode vibratoire nouveau. Lorsqu’il aura terminé, Mike aura passé plus de trois semaines dans la maison orange. 

 

-       Tu élèves lentement ta vibration, Michaël Thomas, lui répétait régulièrement Orange durant la formation. Nous t’offrons les présents nécessaires à l’accomplissement de cette transformation. Ils sont à toi, selon ton intention. Tu ne pourrais pénétrer fans la prochaine maison sans connaître le fonctionnement de chacun et tu ne pourras absolument pas entrer chez toi sans être devenu habile à les manier. 

Mike écoutait attentivement. Il savait qu’il se préparait au retour et se rappelait qu’on l’avait prévenu de la nécessité de cette formation. Orange déballait les présents sous le regard attentif de Mike. Certains semblaient taillés dans un cristal pur et, dans un mouvement d’intention et un geste cérémonial, ils étaient comme par magie incorporés au corps de Mike, s’ajoutant à son pouvoir spirituel. Orange lui expliquait entièrement chacun et lui accordait le temps de bien assimiler ‘l’enseignement. Il lui demanda ensuite de réexpliquer l’usage de chaque présent reçu, ce qui n’était pas facile pour Michaël puisqu’il devait parler de concepts et avoir recours à des termes inconnus de lui jusqu’à présent. 

Orange expliqua comment les humains arrivaient sur cette planète avec certains attributs acquis dans dives champs d’existence, dans des vies antérieures. Mike avait déjà entendu cette notion, mais il n’avait jamais prévu l’entendre de la bouche même d’un ange. Il avait peut-être pensé qu’un jour, un gourou des Indes aux cheveux longs lui en aurait fait part, mais un ange ? Les vie passées constituaient des étapes de l’humanité, lui dit Orange, et les directives d’une vie antérieure se transmettaient à la suivant sous forme de leçons à la naissance. C’est ce qu’on appelle le karma ou, selon certains, le souvenir ou l’expérience. Le karma favorise l’apprentissage humain et, dans une certaine mesure, aide la planète. C’est ainsi que se passaient les choses chez les humains d’une vie à l’autre. Orange expliqua à Mike que s’il désirait passer à un autre niveau vibratoire, il devait se défaire de certains attributs du passé, dont les leçons karmiques transmises à sa naissance. Le chemin qi menait chez lui ne les endurait pas, pas plus qu’il ne supportait la nourriture qu’il avait essayé de conserver. 

 

Mike se vit tout à coup sous la forme d’une masse de chair pourrie sur la route, comme quelqu’un qui n’avait pas écouté l’enseignement de son maître. Il redoublé d’attention pour ne pas se retrouver dans une situation semblable. 

 

Orange perçut les pensées de Mike et en rit ouvertement, dans un merveilleux élan d’allégresse. Mike fut étonné de se sentir si près d’Orange. Quel maître magnifique ! Il était un compagnon merveilleux, même s’il ne savait dire ni bonjour ni au revoir ! Mike apprit à formuler des pensées créatrices d’énergie. 

-       C’est ainsi que tu assures la maîtrise de ta réalité, lui dit Orange. Utilise ta pensée spirituelle permanente et ta connaissance pour te projeter dans des situations que tu mérites et que tu as planifiées. Mike n’arrivait absolument pas à saisir la signification de tout ceci mais il suivit les instructions et réussit tous les tests. 

 

Il reçut le pouvoir spirituel de la cocréation et le don d’éliminer le karma de ses incarnations passées. Chaque don s’accompagnait d’une cérémonie et d’une verbalisation, et chacun passait d’un plan physique e u plan spirituel au moment où il était absorbé par son corps sous la direction habile et minutieuse du grand ange orange. Mike avait l’impression de poursuivre des études menant à une forme de prêtrise. Chaque fois qu’il répétait un enseignement d’Orange, celui-ci regardait en direction de son cœur ! Orange devenait très intense, et à trois reprises pendant que Mike énonçait des promesses et exprimait l’intention qu’un don particulier se répande en son centre spirituel, il eut l’impression qu’Orange lisait dans son âme. D’abord, il se sentit mal à l’aise, puis il se rendit compte que l’entité vérifiait l’intégrité des paroles qu’il prononçait. Si Mike avait feint d’être sincère, Orange l’aurait immédiatement perçu et n’aurait pas permis que l’enseignement se poursuive. 

 

Après deux semaines, tous les colis avaient été ouverts, expliqués et intégrés au soi spirituel de Mike, qui avait réussi toutes les épreuves. En fait, il avait trouvé une épreuve particulièrement difficile. Mike avait peur des espaces confinés. Il ne savait pas pourquoi mais, très jeunes, il avait constaté que la panique s’emparait de lui s’il se trouvait dans un espace réduit. Un des présents d’Orange lui permit de surmonter cette phobie. Mike avait alors exprimé une intention et effectué la cérémonie appropriée. Orange lui expliqua que son sentiment de peur dans un espace confiné était un résidu karmique et que le fait d’en débarrasser éliminait plusieurs autres expériences de vies antérieures qui accompagnaient Mike dans sa vie actuelle. 

 

Quelques jours plus tard, une immense caisse fut ouverte durant la séance de formation. Plutôt que d’en sortir quelque chose, l’ange demandé à Mike de grimper dans la caisse ! Il en referma ensuite le couvercle, et Mike se retrouva dans la noirceur, recroquevillé à l’intérieur. Il entendit le bruit de chacun des clous qu’Orange enfonçait dans la caisse pour bien la refermer. Puis, plus rien que le silence et une noirceur totale. 

 

Il entendait distinctement son souffle dans cet espace réduit, et sa position exiguë était loin d’être confortable. Il entendait même les battements de son cœur. Orange ne lui donna aucune explication ; ce n’était pas nécessaire. En réalité, Mike ne pouvait feindre cette autre épreuve. 

 

Pendant environ dix secondes, les battements cardiaques de Mike s’accélérèrent au souvenir de sa peur. Et puis, au moment où son corps entier aurait dû se mettre à trembler de panique, la sensation de claustrophobie s’atténua entièrement et il se détendit. Dans un élan de joie, Mike constata que le don fonctionnait et que son corps avait d’abord réagi comme autrefois, mais que son esprit avait mis fin à ce mouvement. La paix s’était installée ; Mike fredonna une chanson avant de s’assoupir. Ravi, Orange ouvrit la caisse et fit ressortir Mike une heure plus tard. 

 

-       Tu es remarquable, Michaël Thomas de l’Intention pure, lui dit l’imposante entité angélique au large sourire. Mike pouvait lire la fierté dans les yeux d’Orange. « Certains d’entre vous ne se rendent pas si loin ». 

Pour la première fois, Mike réalisa vraiment qu’il n’était pas le seul qui avait demandé à entreprendre le chemin du retour. Le fait avait été mentionné à quelques reprises mais il n’en avait pas saisi tout l’importance. Il y pensa souvent, le soir. Pendant ce temps, Orange poursuivait l’ouverture des présents et commençait à distribuer les plus imposants. C’est durant la troisième semaine de formation qu’il sortit la grosse caisse. 

 

-       il y a trois outils dont tu auras besoin pour ton voyage, dit Orange en insistant bien sur chaque mot. Il se dirigea vers la caisse et l’ouvrit. Chaque fois que l’ange ouvrait une caisse, Mike s’assoyait sur le banc qu’on lui avait fourni et, rempli d’impatience, se demandait quel objet magique allait contribuer à augmenter sa conscience spirituelle, sa connaissance ou son pouvoir. Il n’avait absolument pas prévu la surpris qu’Orange lui réservait cette fois. 

Orange tournait le dos à Mike, de sorte que ce dernier ne pouvait voir ce qu’il s’affairait à retirer de la caisse. Au moment où il se retourna afin de lui présenter le premier outil, Mike vit le reflet d’un métal argenté. NON ! Ce n’était pas possible : Orange tenait à la main une pépée immense ! 

 

-       reçois l’épée de la vérité, déclara l’ange orange en présentant l’arme à Michaël Thomas. L’épée semblait immense dans la main de l’ange mais elle était gigantesque dans celle de Mike. De fait, elle était extrêmement lourde et encombrante. Mike n’en croyait pas ses yeux ! 

-       - c’est une véritable épée ! 

-       Aussi réelle que les autres présents, à l’exception que tu devras la porter sur toi en chemin vers les quatre prochaines maisons. 

Mike tenait l’épée dans ses mains et en admirait la beauté. Eh oui ! elle portait son nom, crut-il remarquer. Elle était gravée de dessins aux significations spirituelles. Sa poignée était grande et, pour la tenir, il fallait agripper une pierre d’un bleu cobalt éclatant. D’une beauté incomparable, l’épée arborait deux tranchants bien aiguisés. 

 

-       Essaie de bouger, dit l’ange en reculant. 

Michaël obéit et l’épée, transperça l’air ici et là pratiquement d’elle-même. Son pouvoir imprévisible fit tomber Michaël par terre ! Il se sentit stupide et gauche en se relevant avec l’intention de recommencer. Orange leva la main pour mettre fin à ce manège. 

 

-       Attend un peu, quelque chose pourrait peut-être l’aider. Il retourna à la caisse pour en ressortir autre chose, un autre objet aux reflets argentés. C’était un immense bouclier ! Mike secoua la tête, incrédule. Qu’est-ce que ça signifiait ? C’était plutôt étrange. Des armes en guise de présents spirituels ! Me prépare-t-on à jouer le rôle du roi Arthur dans une vie antérieure. 

 

-       Les apparences sont parfois trompeuses, Michaël Thomas e l’Intention pure. Orange se tenait devant lui, le bouclier à la main et répondant à ses pensées confuses. « Essaie ceci ». 

Orange enseigna à Mike à fixer le bouclier à son bras et lui donna quelques trucs quant à l’équilibre de l’épée et du bouclier de façon qu’il parvienne à bouger l’épée sans tomber à la renverse. Une excellente leçon ! 

 

-       Michaël, le bouclier représente la connaissance de l ‘esprit. Associé à la vérité, l’équilibre est tout-puissant. La noirceur se dissipe par la connaissance. Aucun secret ne survit à la lumière, et la lumière jaillit lorsque la vérité est révélée par l’examen de la connaissance. Il n’existe pas de combinaison plus importante. Toutes doivent être utilisées conjointement. 

-       Quoi d’autre dans cette caisse, demanda Mike en plaisant tout en trébuchant sous le poids de l’épée et du bouclier. 

-       C’est amusant que tu le demandes, dit l’ange en se dirigeant vers la caisse sous le regard incrédule de Mike. L’ange se pencha pour en ressortir un objet encore plus grand que les autres et aux mêmes reflets d’argent. 

-       Reçois l’armure, s’exclama-t-il d’un ton espiègle. Il était sur le point d’éclater de rire devant le regard médusé de Mike. 

-       Je n’y comprends rien, dit Mike en s’assoyant sur le banc. Comment vais-je pouvoir transporter tout ça ? 

-       Il te faudra apprendre. Laisse-moi te montrer. 

Orange prit l’épée et le bouclier. Il aida Mike à revêtir la lourde armure chargée d’ornements. C’était comme une veste qui recouvrait son torse. Elle lui allait comme un gant ! Il ajusta les agrafes, et Orange revêtit Michaël d’un fourreau servant à engainer l’épée de la vérité. Ensuite, il lui enseigna comment attacher le bouclier sur son dos pour voyager. Lorsque tout fut prêt, l’ange recula. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, tu es maintenant en possession de la triade d’outils qui te permettra de passer à une autre vibration. Tu as l’épée de la vérité, le bouclier de la connaissance et l’armure de l’esprit. L’armure porte le nom de « manteau de Dieu ». Elle symbolise la sagesse nécessaire à l’utilisation juste des deux autres outils. Demain, tu commenceras ta formation à titre de Guerrier de la Lumière. La triade t’accord un grand pouvoir. N’utilise jamais ces outils séparément. 

Orange dégagea Mike de ses armes pour le conduire à sa chambre, là où il pourrait se rafraîchir, manger et se reposer. Mike demeura un long moment allongé sur son lit, réfléchissant aux contradictions flagrantes qu’il percevrait sur cette terre unique. Il s’endormit, la tête pleine d’idées opposées. 

Le lendemain matin, Mike se retrouva de nouveau dans la salle de formation. C’est seulement au cours des jours suivants qu’Orange entreprit de lui apprendre le maniement habile des armes qu’il lui avait remises. Il fallait d’abord lui enseigner l’équilibre. L’ange lui fit monter et descendre les escaliers en courant, vêtu de son armure et encombré de son épée et de son bouclier. Il lui apprit à tomber à se relever rapidement, se servant du bouclier comme contrepoids. Malgré tous ces exercices, Mike remarqua que les outils ne se salissaient et ne s’ébréchaient jamais. Paré de ses armes et de son armure, il courut, marcha, tournoya, mais ne combattit jamais. Il acquérait lentement le sens de l’équilibre. Avec le temps, un phénomène étrange se produisit. Un soir, alors qu’il enlevait son armure, Michaël ne ressentit pas l’impression de s’être libéré d’une lourde charge. Il se senti petit, sans défense et beaucoup trop léger ! 

 

Plusieurs jours s’écoulèrent avant qu’Orange n’entreprenne la formation au combat avec l’épée de la vérité. Mike s’attendait à ce que l’entité se transforme en véritable samouraï dans le but de lui enseigner à combattre. Mais la formation fut tout à fait différente. 

-       Tu as maintenant prêt à apprendre à utiliser ton épée. Michaël Thomas. Sors-là de son étui. 

D’un mouvement qui aurait animé la fierté de tout chevalier, Mike dégaina facilement sa longue épée gigantesque devant le regard approbateur de l’ange. 

-       Maintenant, lève-la vers Dieu. Michaël obéit. « Avant d’exprimer ta vérité, Michaël Thomas, ressens ton épée ». 

 

Mike n’avait pas la moindre idée du sens des paroles de l’ange. Ressentir l’épée ? Il la tenait entre ses mains ; comment pouvait-il ne pas la ressentir ? 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, tiens ton épée bien haut et exprime ta vérité. Est-ce que tu aimes Dieu ? 

Michaël commençait à saisir le sens de ces mots. La même question, encore une fois. Seulement, cette fois, il tenait une lourde arme spirituelle pointée vers les cieux, et on attendait presque un discours de sa part. Michaël répéta sa réponse habituelle. 

 

-       Oui Orange, comme tu peux le lire dans mon cœur – Mike ne pouvait croire ce qui se produisait. L’épée commençait à vibrer. 

Elle chantait presque en même temps qu’elle répandait une chaleur intense le long de son bras et dans sa poitrine. Le bouclier murmurait doucement en guise de réponse, Mike en était sûr. Et la chaleur de l’armure augmentait ! Les outils qu’il avait appris à transporter avec aise s’animaient soudain par son intention. Il se sentait envahi d’un sentiment de puissance dégagé par les éléments qu’il portait et maniait. Il se rappela qu’il devait parler : « J’aime Dieu, très certainement ». 

 

Mike tenait l’épée au bout de son bras et sentait sa vibration accompagner la sincérité de son intention. Il s’anima de puissance. Il se sentait illuminé et capable de rester immobile une autre heure encore, tenant la lourde épée frémissante à bout de bras, énonçant son intention de rentrer chez lui. Il sentait les trois éléments vibrer sur un fa faisant écho à son cœur. Des larmes coulèrent sur son visage lorsqu’il comprit le sens de la cérémonie qui se déroulait. Les éléments acceptaient sa biologie. Ils s’intégraient à son esprit, et son intention sincère catalysait la cérémonie ! Voilà qui expliquait la présence de l’épée, du bouclier et de l’amure. Ils étaient des symboles. Quoi d’autres ? Cette explication satisfaisait Michaël Thomas, et il se sentait transplanté à un autre niveau d’engagement et de conscience. 

 

Orange et Michaël Thomas se communiquèrent des sentiments d’amour ce jour-là. Mike savait que le moment du départ approchait. Orange ne lui avait jamais appris à combattre et Mike sut que c’était parce que les armes servaient seulement de symboles. Mike interrogea Orange sur le retour et sur le chemin à suivre. Il ne cessait de manifester son étonnement devant la présence d’armes terrestres sur cette terre sacrée et spirituelle. Orange évitait adroitement toutes les questions, sauf celles dont Mike pouvait obtenir la réponse, et encore là, il demeurait vague. 

 

-       Orange, tu aurais fait un politicien habile sur la terre, plaisanta Mike. 

-       Qu’ai-je fait pour mériter une telle insulte, plaisanta Orange à son tour. 

-       Je me sens vraiment lié à toit. Mike était ému. Il ne voulait pas quitter ce grand maître angélique. 

-       N’en dis pas plus, Michaël Thomas de l’Intention pure. Je vais te communiquer un secret du royaume des anges. Il se pencha pour mieux le regarder dans les yeux et poursuivit : « Toi et moi appartenons à la même famille. Nous ne disons pas au revoir parce que nous ne nous quittons jamais. Je suis toujours avec toi et à ta disposition. Tu verras. Maintenant, il est temps de te retirer ». 

 

Mika était étonné de la nature directe de ce message d’orange. La même famille ? Comment est-ce possible ? Puis Mike se sentit ridicule, se rappelant qu’à son arrivée, Orange avait sans doute entendu sa plainte à l’effet que les anges ne saluaient jamais. Quelle réponse ! Toute une révélation en effet ! Ils ne me quittent jamais ? 

Pour la première fois depuis son arrivée dans la maison orange, Mike se rappela son hésitation lorsqu’il s’étai trouvé à l’embranchement de la route et le fait que Bleu lui avait en quelque sorte suggéré d’utiliser sa carte. Il avait véritablement entendu la voix de l’ange dans sa tête. 

 

-       Tu connais Bleu ? se risqua-t-il à demander à Orange. 

-       Aussi bien que moi-même, répondit celui-ci. 

Sans répondre, Mike se retira dans la pièce qu’il avait appris à apprécier, là où il mangeait et dormait. Bien qu’il n’ait pas été question de son départ, il  entreprit d’emballer ses effets dans ses sacs qu’il avait presque oubliés, se préparant à quitter au matin. Il jeta d’un coup d’œil sur ses photos et ses livres, soupirant devant ces précieuses possessions et au souvenir de ses expériences terrestres. Jusqu’à un certain point, les photos et les livres semblaient de trop. 

 

C’est un Michaël Thomas songeur qui se présenta à la porte, près au départ, après le petit déjeuner du lendemain. Orant l’avait silencieusement accompagné dans cette direction. Cette fois, Michaël était plus lourdement charge ; le sac contenant la carte, les nouveaux outils résonnant au rythme de ses mouvements et les deux sacs de livres et de photos. 

-       Michaël, est-u certain de vouloir prendre tous ces bagages avec toi. Il serait mieux que tu ne les aies pas, lui dit Orange. 

-       Ils représentent toutes mes possessions terrestres, répondit Mike. J’en ai besoin. 

-       Pourquoi ? 

Mika réfléchit à la question, mais sans pouvoir se résoudre à abandonner ces objets. 

 

-       En souvenir et en l’honneur de ma vie antérieure, dit-il. 

-       Our te relier aux anciennes façons de faire, Michaël ? 

Mike était irrité par toutes ces questions. L’ange poursuivit. 

 

-       Pourquoi ne me laisses-tu pas tes sacs ? Je t’aime et je vais te les conserver précieusement au cas où tu reviendrais par ici. 

-       Non ! Mike ne voulait plus en entendre parler; c’était à lui, et il les garderait le plus longtemps possible ; il avait besoin d’objets de son ancienne vie pour lui rappeler comment il était alors; 

L’ange acquiesça. Mike arrivait toujours à ses fins. Il savait que tous les anges avaient respecté ses choix et n’avaient jamais contesté ses décisions. 

 

Ce matin-là, Michaël Thomas ne dit pas au revoir à Orange. Debout sur le palier devant l’ange avec qui il venait de passer plusieurs semaines, il se rappela l’explication d’Orange à propos des adieux. 

 

-       A bientôt, dit-il donc, n’y croyant pas vraiment. 

Orange rentra en refermant la porte derrière lui. Je me demande comment ils font ça. Les seuls « adieux » consistent à fermer les portes ! se dit Mike. 

 

Mike s’aventura sur le sentier, dans une nouvelle direction. Il parvenait difficilement à garder son équilibre, surchargé par tout ce qu’il portait. L’ajout de l’épée, du bouclier et d e l’armure aux livres et aux photos qu’il transportait déjà l’alourdissait à un point presque insupportable. Il regrettait d’avoir à trimbaler ces lourds symboles du Nouvel Age. Quel marché stupide : se dit-il, agacé. Je dois avoir l’air ridicule. Ces armes sont-elles vraiment nécessaire ? je ne les utiliserai jamais en combat. Je ne saurais même pas m’y prendre. Orange ne me l’a jamais appris. Ils ne servent que d’apparat et d’objets de cérémonie. Cela n’aurait-il pas suffi d’en connaître l’existence ? 

 

Tout préoccupé qu’il était à maintenir son équilibre entre ses bagages nouveaux et anciens, il avait oublié les difficultés éprouvées sur le sentier menant à la maison orange. Il ne se rappelait plus que quelque chose l’attendait. Pendant qu’il cheminait bruyamment, traînant ses sacs et équilibrant ses armes, une forme sinistre d’un vert foncé l’épiait entre les arbres. La chose examinait Mike avec un nouvel intérêt. Ce n’était plus l’ancien Mike. Il était devenu un être plein de pouvoirs et armé ! Ce ne serait pas facile. Il faudrait songer à une nouvelle stratégie, à une tactique qui confondrait Michaël Thomas à une puissance et à une rigueur encore plus forte. Le temps ferait la différence, mais d’ici là, la masse sombre le suivrait à distance, attendant l’occasion de frapper. Elle entreprit sa filature, de façon à ne pas être vue, suivant Michaël Thomas dans son périple. Elle avait confiance que cet être humain ne se rendrait jamais chez lui

 

 

Kreyon, canalisé par Lee Carroll 

Les couches d’ADN

Les couches d'ADN dans DOUZE COUCHES DE L'ADN xxey1f4kIl a fallu trois ans pour rédiger ce livre unique en son genre et qui définira la lignée de Kryeon s’étendant sur plus de vingt ans. 
L’ADN est le plan directeur chimique de la vie humaine. 


Le Projet génome humain a cependant découvert que plus de quatre-vingt-dix pour cent de l’ADN ne sont pas codés. 

Pour tout dire, seuls près de quatre pour cent produisent les 23 000 gènes dans le corps humain. 


Et le reste ? C’est une énigme impénétrable ; à ce jour, impossible de déterminer pourquoi l’ADN ne semble avoir aucune symétrie ni code.
En vérité, il paraît plutôt aléatoire…. 

Les couches de votre ADN 


Le numéro 1 est la couche biologique, que vous avez appelée le « génome humain ». 

Vos scientifiques savent qu’elle se compose de 3 milliards de pièces. Ils savent aussi qu’une fraction d’entre elles est un code qui peut être lu, les protéines, qui créent les gènes. Il y a peut-être moins de 5 % d’entre elles qui créent ce que nous pourrions appeler « l’Arbre de Vie ». C’est ce que vous voyez au microscope. Mais il y a plus.  

Si vous examinez cette partie de l’ADN que vous pouvez voir, plus de 90 % n’a aucun sens. Ce sont les indicateurs vers les 11 autres couches. Ils n’ont aucun sens parce qu’ils ne sont pas en 3D. Le reste de l’ADN ressemble à un langage en désordre, jeté là au hasard. Certains l’ont même appelé « déchet ». Ce n’est pas ça. Il n’y a aucun hasard ici, simplement cela en donne l’apparence au mental 3D. Même dans la couche numéro 1, l’Arbre de Vie, 90 % est interdimensionnel. Le reste concerne la chimie, la chimie dure et logique.
 
Numéro 1, l’Arbre de Vie ; nous vous en avons déjà parlé. Dans tout ce que nous sommes en train de vous présenter, regardez la numérologie. Doucement, partenaire. C’est très simple, même avec 3 milliards de morceaux. C’est votre biologie. C’est pour vous la seule partie qu’on peut prouver. Tout le reste, dont nous allons vous parler, est invisible. Vous allez sûrement dire : « Bon, vous pouvez dire ce que vous voulez, Kryeon, sur ces choses invisibles ». Oh oui, nous pourrions, mais nous allons vous donner la vérité. Vous avez un problème avec l’invisible, n’est-ce pas ? Vous connaissez l’amour ? Prouvez-le. Vous connaissez le corps émotionnel ? Prouvez-le. Croyez-vous au Treillis Cosmique ? Croyez-vous aux champs énergétiques ? Croyez-vous que résonne dans le cosmos la mélodie d’une Création intelligente ? Y croyez-vous ? Les scientifiques y croient. Mais ils ne peuvent pas le prouver. Donc, ce que je vais vous donner est ésotérique, improuvable, et très réel.
 
Nous vous avons dit que la couche numéro 2 concernait votre Leçon de Vie.

 Votre Leçon de Vie. Mais nous sommes toujours dans un trio biologique. Parce que, laissez-moi vous dire maintenant que nous appelons les trois premières couches, les couches d’Ancrage. Elles concernent la biologie. 

Leçon de Vie et biologie ? Oh oui, parce que cette couche numéro 2 vous affecte émotionnellement, n’est-ce pas ? Elle affecte la chimie, elle court dans vos veines, elle parle avec le numéro 1, savez-vous ? Considérez les couches 1 et 2, et commençons à faire un peu de calcul : 1 + 2 = 3. Trois, numérologiquement, est le catalyseur. Vous avez une leçon de vie qui se combine avec le numéro 1, l’Arbre de Vie. Quelle est votre Leçon de Vie ? Comment vous affecte-t-elle ? A-t-elle à voir avec la joie, a-t-elle à voir avec la maladie ? Cela se pourrait, vous savez. C’est ce qui arrive quand vous perdez votre équilibre, votre leçon de vie. Tout se tient, c’est très profond. 

Maintenant, votre leçon de vie fait partie d’une très profonde relation avec ce que vous avez appelé les Annales Akashiques. Nous l’appellerions plutôt le Schéma Divin. Leçon de Vie, Schéma Divin. Cela se manifeste de façon ciblée, par vous, une seule fois, pour cette vie.
 
Voilà la couche numéro 2. Elle parle à une autre couche, elle est tout le temps en relation avec une autre. Elle parle à la couche numéro 8. 

Cette couche numéro 8, dont nous allons parler, représente les vraies annales akashiques de l’être humain. Ce qu’est la 2 ; le rapport aux annales akashiques. Le numéro 2 n’est pas les annales akashiques. C’est la relation à ces annales. Leçon de vie, Schéma Divin, ce que vous avez été. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ? C’est compliqué, vous savez. Il y en a beaucoup qui passent leur vie à dire : « Je n’ai pas de chance ! Tout ce que j’essaye, ça rate. » Ils ne savent rien de leur Leçon de Vie, ils n’ont jamais cherché, ils s’en moquent, ils se contentent d’avancer dans leur état de victime. « Malheur à moi », disent-ils, sans jamais comprendre que s’ils savaient comment activer et utiliser certaines de ces couches qui leur appartiennent, ils pourraient réparer leur vie. 

Quand vous apprendrez à quelle couche est liée la couche numéro 8, vous verrez que vous avez une couche d’ancrage, qui est la 2, en relation avec une couche interdimensionnelle lémurienne, qui est la 8, et les deux, 8 et 2, créent un 10, qui est numérologiquement un « un », qui signifie Nouveaux Commencements. Voilà ce qui arrive quand 2 et 8 se rencontrent… Voilà pour le numéro 2. 


 
La numéro 3 a été mal comprise. Nous l’avons appelée la couche de l’Ascension, mais elle est biologique. 

Même dans le premier groupe des couches d’Ancrage, qui sont déjà toutes orientées biologiquement, nous avons le concept d’Ascension. Laissez-nous vous dire quelque chose, Êtres Humains, au sujet de qui vous êtes. 

C’est biologique parce que c’est basé dans un des organes, la glande pinéale. Ascension et glande pinéale ? Oh, oui ! « Kryeon, vous voulez dire qu’il y a dans ce corps des parties qui sont destinées à faire des choses telles que… que… l’Ascension ? » Oh, oui ! Si je vous disais que votre système biologique tout entier a à voir avec l’Ascension ? Et voilà un Être Humain qui se plaint : « Malheur à moi ». Oh, il y en a tellement sur cette planète, vraiment beaucoup, qui ne savent rien du moteur qui est en eux. Ils espèrent seulement qu’il fonctionne. Ils n’en connaissent absolument rien, ils n’ont pas la moindre idée que peut-être, peut-être, il coule dans leurs veines quelque chose d’une maîtrise, vous savez. Non. Dans l’ignorance. Ils ne savent rien de rien. Pourrait-il se faire que dans l’ADN, dans chaque cellule, il y ait une intelligence, un dessein, qui attende qu’une conscience demande : « Dis-moi ce que j’ai besoin de savoir ». Hmmm… Les couches 1, 2 et 3 sont les couches d’Ancrage.
  

Les couches 4 et 5, nous vous l’avons dit, devaient être présentées ensemble. C’est très important. Là, vous pouvez commencer à voir apparaître un dessin.

 Les couches 4 et 5 sont ce que nous appellerions votre Nom Divin. Qui êtes-vous vraiment ? 

Il faut bien que ça soit ici. Oh, cher Être Humain ! Vous portez avec vous un dossier akashique interdimensionnel. Le saviez-vous ? Oh, c’est vraiment très ésotérique ! Laissez-moi vous dire, chers membres de la famille, la vie que vous appelez « humaine » est si subtile, si passagère. Vous êtes éternels, comme je le suis moi-même, dans les deux directions du passé et du futur. 

Ça revient comme dans un cercle, nous sommes interdimensionnels, vous avez été, vous avez toujours été, vous serez toujours. Votre qualité angélique a une couleur, une couleur interdimensionnelle, une énergie qui porte un nom magnifique, que nous chantons dans la lumière. Il faut deux couches, fondues ensemble, inséparables, 4 et 5, pour en parler, pour décrire cela ; c’est si important, même la couche de Dieu n’a pas besoin d’une autre… Voilà qui vous êtes. Et le dossier akashique, ah, je vais vous dire ce que c’est. 

Laissez-moi vous en parler. Il est possible que vous ne compreniez pas, certains d’entre vous vont même ne pas aimer ça, mais je vais juste en parler à grands traits. Sur combien de terres avez-vous été ? Combien de fois avez-vous fait cela ? Oh, pas ici ! Dans d’autres univers. La réponse est ; plein de fois. Parce que c’est ce que vous faites ! Vous voulez connaître votre spécialité ? Hmmm… Je suis en train de la regarder.  Vous allez à des endroits où vous prenez une forme biologique, et votre nature angélique devient un mystère. Vous entrez dans la dualité, et vous vivez vie après vie, après vie, après vie, pour développer la vibration d’un système de façon naturelle. Vous pouvez l’appeler Terre si vous voulez, ou autrement, des noms que connaît le nom angélique.
 
 

Il y en a certains ici – oh, voilà que rient les Lémuriens – vous pensez qu’ils sont vieux ? (petit rire) Pensez à l’époque avant la Terre où vous avez fait cela. Pensez aux autres dimensions où vous avez fait cela. Voilà ce que vous faites, vieille âme. Peut-être que cela ne vous plait pas. Pour les Lémuriens ça fait un effet comme : « Quand Kryeon parle de ça, tout ce que ça me fait c’est que ça me fatigue. » (rires) Oh, célébrez votre fatigue. Il n’y a pas de fatigue de l’autre côté du voile, c’est vraiment un trait humain. C’est la biologie qui vous y a amenés, n’est-ce pas, sur ce chemin ? Voilà ce que vous pensez que vous êtes ; fatigués. Oh, ce n’est pas le cas. Non, vous ne l’êtes pas.
 
 

Je vais vous donner une information. Ce n’est pas la première transformation que vous traversez. Pas mal, non ? Je ne parle pas de la transformation lémurienne, je parle de celle qui a eu lieu sur Terre, avant celle-ci, quand vous avez enclenché une paisible évolution planétaire. Vous savez – dans votre âme – l’impression que ça fait, vous le savez dans vos veines, et votre ADN résonne au son d’un Treillis Cosmique parfait. Vous l’avez déjà fait. C’est pourquoi quelques-uns savent qu’avec votre travail de lumière il y a l’espoir, et plus que l’espoir, car vous l’avez déjà fait ! C’est pour ça que vous êtes tellement convaincus que vous pouvez encore le faire cette fois-ci. Pas tous le sont, seulement ceux qui sont maintenant en phase. Le secret ? C’est la pratique. (petit rire)
 
 

Ensemble, 4 et 5 sont votre essence angélique, le nom de l’entité akashique interdimensionnelle qui est éternelle. 

Quelle impression ça fait, d’être éternel ? (petit rire) Vous allez dire « ça fatigue ». Comprenez-vous pourquoi nous vous le disons en face, encore et toujours. Fatigués comme vous l’êtes, épuisés comme vous vous sentez, dans vos moments les plus silencieux, nous vous avons entendu dire du plus profond de votre cœur, quand vous pensiez que personne n’écoutait, nous vous avons entendu dire : « Oh, s’il faut encore que je passe à travers tout ça, je ne reviens plus ! » Oui, vous revenez ! Parce que c’est ça que vous faites. Il y en a même certains qui vont aller se faire décrypter leurs vies antérieures. J’adore ces séances, je les appelle des séances « d’auto satisfaction » (rires). « D’accord, j’ai été ceci, j’ai été cela, je suis remonté jusqu’à la Lémurie, je n’ai pas besoin de revenir, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qu’il y a dans mon aura, dans mon énergie ? Il y est dit que je vais revenir ou non ? » Parfois le praticien vous dira la vérité, et parfois non. Vous revenez. (Rires) Pourquoi pas, avec tout ce que vous – en 3D – appelez « l’entraînement » ? Avec la lumière que vous portez, avec tout ce que vous avez traversé pour arriver à cet endroit ?  

Je vous le dis, quand vous revenez, c’est avec tout ça que vous vous réveillez. Vous vous réveillez avec tout ce que vous avez appris au cours de toutes vos vies sur cette planète, et vous continuez. Vous n’avez pas besoin de réapprendre, car vous êtes des chamans. Alors, pourquoi pas ? Et le résultat pour la planète, pour Gaïa, est stupéfiant. Où que vous alliez, Gaïa le sait. Quoi que vous fassiez, vous laissez de l’énergie, comme des empreintes.
  
La couche numéro 6, Prière et Communication.  

Prière et Communication. Regardez comment on peut l’utiliser avec les autres. Regardez encore comment on peut s’en servir avec la couche numéro 3.

 

 Voici la 6 et la 3, ce qui donne un 9. Le 9, numérologiquement parlant, signifie l’accomplissement. Voilà que vous commencez à vous représenter la façon dont les groupes communiquent les uns avec les autres

Le second groupement, 4, 5 et 6, est le groupe de la Divinité Humaine. Lorsqu’un groupe parle à un autre, ce qui se produit est de la magie. Nouveaux commencements, accomplissements… C’est compliqué, vous savez. N’est-ce pas magnifique ? Et ce n’est que la moitié. N’est-ce pas magnifique ? Quand nous vous regardons nous sommes émerveillés par votre ADN. Pas seulement sa perfection, mais sa divinité. C’est pour ça que nous vous aimons, parce que la dualité vous empêche de voir toutes ces choses

Ensuite, vous commencez par ouvrir une porte et vous partez à la découverte. Ça serait bien si ça arrivait ce soir. Osez entrouvrir la porte juste un petit peu. Découvrez la leçon de vie. Découvrez la couche essentielle, laissez-la parler avec la couche de prière et communication. Mettez en route l’accomplissement et le cercle d’énergie qui ne s’arrête jamais. Vous allez commencer à ressentir le maître que vous êtes.
 
 

Couches 7 et 8, mes préférées, les couches lémuriennes. 

Sept, huit et neuf représentent le groupe lémurien. Mais sept et huit se distinguent pour une autre raison. Je ne sais pas par où commencer. Sept est la Divinité Révélée. Un nom tout simple. C’était la haute technologie des Lémuriens. Ils n’avaient pas de microscopes, ils n’avaient pas de télescopes, ils n’avaient rien de ce qui pour vous est la haute technologie, aucun ordinateur. Ils n’en avaient pas besoin, parce qu’ils avaient accès à une perspective dimensionnelle qui vous échappe.  

Certains disent qu’ils avaient un sens supplémentaire. Non, ce n’est pas exact. Ils avaient une dimension supplémentaire ; de sorte qu’à un certain niveau, ils se savaient reliés par un même état quantique à tout ce qui les entourait, ce qui veut dire qu’ils savaient tout sur tout. Ils connaissaient le système solaire. Ils avaient à l’intérieur d’eux-mêmes un accès aux niveaux micro et macroscopique, car leur couche numéro 7 était active – quelque chose que vous avez perdu. C’est l’activation que vous avez perdue, mais cette couche numéro 7 est toujours là. C’est ça que les Lémuriens aimeraient bien que vous découvriez. Vous pourriez alors commencer à devenir plus interdimensionnels, même dans vos combinaisons avec certaines des autres couches, des autres numéros que nous vous donnons ici. 

Le nom en Lémurien : Hoa-Yawee-Moru, Hoa-Yawee-Moru. Nous avons déjà mentionné le maître Yawee – il est ici. Nous l’avons présenté déjà plusieurs fois. C’est le bon docteur qui danse (rires) [il s'agit du Dr. Ovokaitys]. Ce docteur, parmi vous, qui dispose d’outils interdimensionnels, très lémuriens d’ailleurs, utilise votre haute technologie pour réaliser ce qu’il sait intuitivement. Mais regardez le nom lémurien de cette couche numéro 7 ; Hoa-Yawee-Moru. Son nom est au milieu. « Pourquoi ? » allez-vous demander. Mais restons-en là jusqu’à ce que je vous aie donné le nom et la signification de la couche numéro 8.
 
 

La couche numéro 8 est Sagesse et Responsabilité.

 

 Elle forme une paire avec la numéro 7 : Sagesse Divine Révélée et Responsabilité. Vous voyez, il faut qu’elles aillent ensemble. C’est un cercle. Vous n’avez jamais l’une sans l’autre.  

Les maîtres n’utilisent leur pouvoir que de la façon correcte. Ils ne peuvent pas faire autrement… Parce que les deux vont ensemble. Le nom lémurien de la couche numéro 8 est Akee-Yawee-Fractus, Akee-Yawee-Fractus. 

La couche numéro 8 est le dossier akashique de l’Être Humain. C’est le dossier principal, Akee-Yawee-Fractus. Ici aussi, le mot central est Yawee, et il signifie « maître ». Voilà pourquoi cet être humain, ici présent, que nous identifions au Yawee lémurien, celui qui a vécu de nombreuses, de nombreuses années, bien avant les autres, celui dont on chantait le nom et dont on célébrait la vie exceptionnelle, était appelé Maître. Son nom est donc un nom commun en Lémurien.
 
 

J’en arrive maintenant à la suite de l’histoire sur les couches 7 et 8 (petit rire). Oh, mon partenaire, va doucement. Vous n’avez pas toujours eu ces couches 7 et 8. Elles vous ont été apportées bien avant les Lémuriens. Ésotérique ? Impossible à prouver ? La vérité. 

Selon un plan intelligent, au juste moment, ces frères et sœurs que vous appelez les Pléiadiens sont venus ici. Ils ont interrompu l’évolution de votre ADN et ils vous ont transmis directement les couches numéro 7 et 8. 

Voici une chose intéressante. Quand vous observez physiquement les traits des Lémuriens, il se produit une confusion dans vos perceptions. Mon partenaire a du mal à vous le décrire. Permettez-moi de vous demander si le nom Hoa-Yawee-Moru a une consonance familière pour vous. À quelle langue cela ressemble-t-il (petit rire) ? Un peu Hawaïen, n’est-ce pas ? Eh bien, préparez-vous ! Les Lémuriens étaient des gens de couleur. Ils étaient tous des Polynésiens. Vous pourriez dire : « Oui, mais nous avons vu le portrait d’un grand-prêtre de Lémurie, dessiné par un médium, et il ne ressemblait pas à un Polynésien. Il était blond avec les yeux bleus. » Oh oui, et je vais vous dire pourquoi. C’est parce qu’il faut un vrai discernement pour voir la différence entre les Pléiadiens et les Lémuriens.  Les Pléiadiens sont blonds aux yeux bleus (petit rire). Un jour viendra où je vous le redirai, après le grand changement, si tout se passe comme il se doit. Ces Pléiadiens vont atterrir ici. Ils vont sortir de leurs véhicules, et ils seront exactement comme vous, sauf qu’ils seront blonds aux yeux bleus (petit rire). Tous les auteurs de science-fiction seront bien déçus (rires).
 
 

Voilà pour les couches 7 et 8. Oh, mais on peut encore en dire plus. La couche numéro 8 est le dossier akashique de tout ce que vous avez jamais été sur cette planète. C’est un dossier interdimensionnel, qui contient donc aussi quelque chose d’autre. Vous n’y aviez pas pensé. Vos 3 dimensions vous disent : « Bon, donc le dossier akashique représente tous ceux que j’ai été sur la planète ». Oh oui, mais ce n’est que la moitié de l’histoire, et de ce que vous allez être. C’est interdimensionnel, rappelez-vous. Il n’y a pas de temps, pas de passé, pas de futur. Qu’allez-vous faire de ça ? 

Qui allez-vous être selon votre programme ? Ça, c’est plutôt dur à accepter, parce que selon votre processus de pensée vous allez dire : « Ça n’est pas encore arrivé, c’est impossible à déterminer puisque je n’ai pas encore pris de décision sur la base de mon libre arbitre. » Vous avez raison. Mais tous les potentiels sont stockés dans cette couche-là (petit rire). Vous les maîtres, laissez-moi vous emmener en voyage dans la couche akashique numéro 8 des Pléiadiens. Laissez-moi vous emmener en voyage. Je peux voir une Terre paisible, après le grand changement, je peux voir un chemin après 2012, et je vois la Beauté. Il existe un potentiel de grandeur, et il commence ici. Toutes ces couches sont à vous. 

Sept, huit et neuf sont l’ensemble lémurien. Neuf – comment dire – est presque toute seule. Elle fait partie de l’ensemble lémurien mais elle est presque toute seule.

 

 Numérologiquement, le 9 est l’accomplissement par soi-même. Nous lui avons donné un nom et un but : c’est la couche de guérison. Nous l’avons appelée la Flamme de l’Expansion. C’est dans cette couche que vit celui que vous appelez St Germain. La couche de St Germain, la flamme violette, la flamme de l’expansion. C’est une couche tellement importante. Soyez-en sûrs. Oh, elle est si belle, cette neuvième couche. C’est la couche… Comment vous expliquer ! Va lentement, mon partenaire ! 

Interdimensionnellement, cette couche est en contact avec chaque ligne du Treillis Cosmique. Elle est comme l’antenne de votre ADN. Toujours connectée au Treillis.

 

 Elle écoute les mélodies, elle est constamment à l’écoute, elle attend une transmission de votre part… Une transmission qui corresponde à l’air qu’elle veut entendre. Vous avez entendu parler de la EMF-Balancing-Technic. Oh, je vais vous dire la vérité. Il y a un concert de mélodies qui est profond et systématique, extrêmement pensé et réfléchi, qui parle à la couche numéro 7. Des sortes de capteurs qui s’étendent et s’harmonisent, qui se rassemblent, qui transmettent l’équilibre et la guérison. La couche numéro 9 parle à toutes les autres, même à la couche de Dieu. (Pause). Mon partenaire a du mal à vous décrire tout ça. 

Yawee, qui est dans le public, dispose d’un appareil qui lui a été transmis en tant que Lémurien, par intuition. Avec l’aide d’autres scientifiques de la Terre il a créé une énergie interdimensionnelle qui, une fois en contact avec l’ADN, crée ce que nous pourrions appeler une « action d’auto-diagnostic ».  L’ADN regarde la biologie, une couche parle à une autre, et il commence à faire son propre diagnostique, au niveau cellulaire, au niveau des protéines, et il commence à faire pour lui-même des changements pour aller vers la santé, la guérison, le rajeunissement. Laissez-moi vous dire que tout ça, c’est la couche numéro 7.
 
L’antenne capte, et il y a de nombreux moyens de parler à cette couche-là. On peut utiliser l’énergie laser, on peut utiliser la conscience de l’Être Humain. Il y a de nombreux moyens de lui parler. Des moyens génériques, des moyens spécifiques, mais tout passe par la couche numéro 9, la couche de la guérison.
 
 

Nous continuons à mettre la numéro 7 en avant, elle est si importante. C’est difficile de détacher une partie, difficile de détacher une partie. Si vous voulez le savoir, nous les considérons toutes les trois, numéro 7, 8 et 9, comme la couche de la guérison, parce qu’elles sont l’influence pléiadienne. Mais la numéro 9 est seule. 

La 9 est celle qui est connectée au Treillis, la 7 est sa partenaire. Oh, et ce n’est même pas exact. Mon partenaire tâtonne… À la recherche d’une bonne explication de ce que je lui montre de façon interdimensionnelle. Alors redescendons et disons simplement que c’est la couche numéro 9.
 
Nous vous avons déjà donné la numéro 10. Nous commençons un nouvel ensemble avec les couches numéro 10, 11 et 12. 
La numéro 10 vous a été donnée l’année dernière : Source de l’Essence Divine. C’est ce qu’a dit mon partenaire. Et puis il a dit que 10, 11 et 12 allaient ensemble, qu’elles ne pouvaient pas être séparées. Nous ne vous avons pas encore donné les 11 et 12… Source de l’Essence Divine, qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ? Ce sera très difficile à expliquer tant que je ne vous aurai pas donné les autres. Ces trois dernières couches, nous allons les appeler les Couches de Dieu. Couche numéro 10 – nous ne vous avons pas encore dit grand-chose à son sujet. Regardez encore une fois l’aspect numérologique du 10 ; nouveaux commencements. Vous savez donc déjà qu’elle a quelque chose de spécial.
 
 

Mais les 10, 11 et 12 doivent être… Oh, qu’est-ce que c’est que ce 11 ? Qu’est-ce que c’est que ce 11 ? Chochmah Micha Halelu, Chochmah Micha Halelu. Eh bien, je vais vous dire ce que ça signifie. Ça va commencer à faire un tableau que nous n’avions jamais peint auparavant. Mais vous en avez déjà un peu entendu parler par mon ami. (rires). Laissez-moi vous dire ce que c’est. Trois mots : sage, divine, féminine. Hmm… Mais ne vous trompez pas. Ça n’a rien à voir avec l’énergie de la déesse, n’ayez pas peur. Ça n’a rien à voir avec le masculin ou le féminin, vos corps ou vos esprits. Je vais vous dire ce que ça concerne la Mère. 

Par Kryeon canalisé par  Lee Carroll    

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