La pratique ancestrale chez les Esséniens

 

2ème partie : Cet interview de Daniel Meurois et de Marie-Johanne Croteau-Meurois, réalisé par le magazine Sacré-Planète et publié dans le n°44, qui développe le concept des Thérapies égypto-esséniennes, met en évidence l’origine des Soins Esséniens et Égypto-esséniens et le concept de Vie qui les soutient.
Ce savoir et ces valeurs font partie de l’enseignement que Daniel et Marie-Johanne diffusent en France dans leur concept de « Soins à sensibilité essénienne et égyptienne ».

Bonne lecture
Jean-Paul Thouny

A

SP : Quel était pour les Esséniens – et les Égyptiens qui ont précédé ceux-ci – le rôle de la maladie chez l’être humain ?

Daniel Meurois. : Dans leur Tradition comme dans toutes les grandes Traditions du monde, les thérapeutes ayant une vision globale de la maladie ont toujours perçu celle-ci comme un rendez-vous de l’être avec lui-même. La maladie indique inévitablement un carrefour dans la vie d’une personne, un carrefour qui lui suggère de repenser sa façon d’être, essentiellement son hygiène de vie intérieure. Celle-ci est émotionnelle et mentale. Elle est aussi en rapport avec ses croyances, car ces dernières deviennent vite des conditionnements qui orientent le comportement. En termes modernes, on pourrait dire que la maladie, vue sous cet angle, est perçue comme un clignotant rouge sur le tableau de bord d’un véhicule. Elle est le signe d’un désordre à repérer, dont les racines sont peut-être éloignées du symptôme qui se manifeste, ou apparemment sans rapport avec lui.

Pour en revenir aux Esséniens et aux Égyptiens, je dirais qu’ils accordaient beaucoup d’importance aux masses énergétiques engendrées par les pensées humaines. Ils voyaient, dans ces masses qu’on appelle de nos jours « Forme-Pensées », les germes de la plupart des troubles de santé. Ils avaient remarqué, d’une part que ces masses affaiblissent ou déstructurent l’aura humaine mais que, d’autre part, elles aimantent des organismes toxiques émanant du bas-astral, les « entité-maladies ». Leur première préoccupation était donc de nettoyer l’organisme subtil du malade par toutes sortes de méthodes, puis d’y lever certains barrages énergétiques, avant même de tenter d’y rétablir un courant de vie réparateur.

Des sortes de mantras, puis des pratiques de « reconstruction mentale » par visualisation, étaient ensuite enseignées aux malades capables de se prendre en charge afin qu’ils modifient leur rapport à la vie, et ne retombent pas dans le même problème. De manière générale, passer à travers une maladie, digne de ce nom, était pour ces anciens peuples comme franchir le cap d’une initiation. On était idéalement tenu d’essayer d’en comprendre le sens. Ce qui ne veut pas dire que c’était toujours fait et réussi.

Cette approche préfigurait incontestablement ce que nous appelons aujourd’hui les psychothérapies… hormis le fait que l’existence de l’âme en était le pivot majeur… « détail » qui n’est pas nécessairement le cas de nos jours, loin s’en faut, hélas. L’être est une globalité indivisible, ce qui veut dire que, si on l’ampute de l’une de ses dimensions, on ne résout aucun problème en profondeur.
On ne fait que le déplacer et on lui donne alors un autre nom.

 

SP : Les thérapeutes étaient à l’époque des prêtres car soigner était un acte sacré. Aujourd’hui, les choses ont évidemment changé et on ne conçoit plus que la prêtrise ait nécessairement quelque chose à voir avec les thérapies. À qui s’adressent les formations en soins esséniens que vous donnez, Marie-Johanne, en collaboration avec Daniel ?

Marie-Johanne Croteau-Meurois : Notre formation en soins esséniens ne s’adresse évidemment pas à tous. Nous pensons très honnêtement que tout le monde ne possède, hélas, pas en soi les qualités de base d’un bon thérapeute. Les qualités essentielles que nous recherchons dans notre école de formation sont, entre autres, celles de la réelle compassion – beaucoup de gens ignorent d’ailleurs le véritable sens de ce mot – la volonté sincère d’aider, la capacité d’écoute et d’accueil de la personne malade. À cela, il faut ajouter l’honnêteté, le discernement, une démarche spirituelle évidente et ce qu’on appelle la foi. Enfin, l’idéal est aussi de manifester certains dons particuliers propres à faciliter l’approche de ce type de thérapie comme, par exemple, une sensibilité particulière aux niveaux des mains, de la clairaudience, de la clairvoyance, etc.

Il ne s’agit pas de dire : « Pour soigner, on injecte de la lumière, de la lumière qui est autour, dans les corps subtils… » car, à mon sens, c’est une formulation incohérente dans le cadre de la Tradition essénienne. Elle semble ignorer absolument tout de l’aspect sacré des soins, et est réductrice quant à leur principe de base : celui de la recherche intérieure chez le thérapeute d’une « qualité » de Lumière spécifique. Le but est de canaliser celle-ci et ensuite de l’infuser avec le Cœur et toute la Conscience requise dans le corps du malade… en n’omettant pas de demander l’assistance et l’aide des Présences célestes, des Guides de Lumière.

Il faut préciser que l’acte de soigner est un acte de symbiose totale avec le « Ciel ». Une trinité composée de la Présence divine, du thérapeute et du malade doit se manifester. L’énergie thérapeutique circule donc du Ciel vers le thérapeute, son outil et son canal. Le thérapeute, de par ses mains, transmet ensuite au corps du malade « l’Onde sacrée de Guérison », dont la Lumière retourne ensuite au « Ciel ». Il s’agit d’un mouvement trinitaire et continu de régénération de la circulation de l’Énergie de Guérison et d’Amour des sphères célestes.

SP : Quelle place accordez-vous au sacré dans ces soins ?

MJCM : J’y accorde toute la place car soigner est un acte sacré en lui-même. Pas d’appel à l’aide d’une Présence de Lumière ? Pas de reconnaissance du Sacré ? Alors pas de réelle guérison possible.
C’est aussi clair et simple que cela. Tout résultat positif, en soins esséniens-égyptiens, repose sur la foi du thérapeute et le respect de l’aspect sacré du soin, donc sur une vraie connexion avec l’Onde divine universelle.

Daniel et moi-même n’enseignons pas qu’un ensemble de données à intégrer mentalement. Nous enseignons à désapprendre le mental pour se connecter à la Source et au Cœur de celle-ci en soi ainsi qu’à l’extérieur de soi, afin de laisser s’exprimer le Courant thérapeutique sur le corps malade. Nous essayons de faire sentir à nos étudiants l’existence d’une autre « marche » à gravir, celle qui dépasse le simple niveau du thérapeute et qui mène à celui du thérapeute-guérisseur.

Nous recommandons.par ailleurs de travailler en parallèle avec la médecine officielle de notre société, car aucune médecine ne devrait en exclure une autre. Les thérapies esséniennes résultent d’une communion sacrée et intime de l’âme et du cœur. La sagesse et la maîtrise sont de savoir manier intelligemment l’une et l’autre. Si nos enseignements souhaitent donner tous les outils de cette méthode, ils espèrent par-dessus tout faire toucher son côté mystique en permettant aux mains du thérapeute et à son cœur d’intégrer en eux l’Onde de la Guérison et de multiplier ainsi l’impact d’une simple technique. « L’amour seul ne suffit pas, il lui faut ce Souffle qui s’appelle Vouloir (1). Sans lui vous ne rêvez rien, vous n’accomplissez rien » est-il dit dans « Les Enseignements premiers du Christ » (2).

SP : Le Christ occupe manifestement une place très importante dans ce que vous enseignez. Le considérez-vous comme un thérapeute essénien ?

MJCM : Oui, le Christ occupe effectivement une très grande place dans ce que nous enseignons mais certainement pas parce que nous considérons qu’Il était un thérapeute essénien. Certes, Il avait été formé par « la Grande Fraternité des Frères en Blanc » dès son tout jeune âge au Krmel mais Il avait été aussi initié en Égypte et y avait enseigné dans les temples de thérapies.

Daniel Meurois a donné de multiples témoignages à ce sujet dans ses écrits et séminaires mais pour en un bref rappel, il a dit à peu près ceci : « De retour de son long voyage de 17 ans en Inde et dans les Himalayas, le Maître Jeshua, lors d’une mort initiatique dans la grande pyramide de Chéops, fut investi par la supra-conscience solaire du Christ. Suite à cet événement majeur, Il fut investi par une autre Force au cours d’une seconde initiation, lors de la fameuse cérémonie du Baptême dans le Jourdain. À la supraconscience du Christ s’est ajoutée Celle du Logos de notre Galaxie. Lorsqu’on parle du Christ, on parle donc du Christ-Jésus. On évoque trois puissances en une : la première, celle du Maître de sagesse incarné, la deuxième, celle de l’Être le plus réalisé de notre système solaire, la troisième comme étant issue de la Grande Présence manifestée dans notre Galaxie ».

Marie-Johanne ajoute : « Jai eu la chance d’être un témoin féminin proche du Christ, il y a deux mille ans. Vous faire un portrait de qui « Il » était et de « Ce » qu’Il est toujours,
pour moi, m’est tellement difficile… les mots sont trop petits ou insignifiants… Encore aujourd’hui, je n’arrive pas à décrire ni à exprimer tout ce qui agissait et irradiait « de » et « par » Lui. Non, le Christ n’était pas un thérapeute essénien, Il était le Christ ! C’est par mon propre souvenir des enseignements du Maître Jeshua en personne reçus avec d’autres disciples en petit comité que j’enseigne maintenant. Je le fais donc avec la mémoire vive de mon âme. C’est par ce souvenir de Lui que je colore tous mes enseignements. Je n’oublie pas bien sûr, la source de base de ces soins reçus directement des Elohims (ou Frères des Étoiles) et revivifiés par Daniel ».

SP : Les thérapeutes esséniens étaient-ils plus souvent des hommes ou des femmes ?

Est-ce que les femmes avaient des fonctions spécifiques à l’aide, par exemple, d’huiles et de plantes ?

MJCM : Les Traditions des Églises sont essentiellement patriarcales et ont toujours eu tendance à laisser toute la place aux hommes. Le Maître Jeshua avait au contraire privilégié ou encouragé une tradition matriarcale. Ses premiers disciples étaient incontestablement des femmes, sa mère Myriam, Marie-Madeleine, Marie-Salomé, Marie-Jacobé… Ces femmes disciples s’appliquaient à soigner comme Lui au moins autant que les hommes.

Cela n’empêchait pas certaines d’entre elles de travailler à l’élaboration d’huiles précieuses utilisées en soins, de parfums spécifiques, et d’utiliser des plantes médicinales selon les méthodes ancestrales esséniennes et égyptiennes. Il ne faut cependant pas s’imaginer que tous les disciples du Maître Jeshua avaient tous des dons pour la guérison ou des connaissances dans ce domaine… comme il serait faux de croire qu’ils étaient tous des orateurs capables de rassembler des foules. C’est leur rayonnement qui a opéré l’essentiel de la transmission de sensibilité christique, qu’ils aient été hommes ou femmes, thérapeutes ou non.

SP : Daniel Meurois, y a-t-il eu une évolution des soins entre thérapeutes égyptiens et esséniens ? Est-il exact de dire que les soins esséniens étaient un peu plus éthérés ou peut-être plus dépouillés ?

D. M. : Il y a nécessairement eu une évolution ou plutôt un ensemble d’adaptations. C’est logique et rassurant car tout ce qui est figé, meurt. Chaque peuple, chaque culture a sa propre sensibilité, ses points forts et ses faiblesses. Une même connaissance qui voyage d’une tradition à l’autre se colore donc inévitablement au contact de la terre qui la reçoit. Elle peut s’enrichir dans certains domaines ou se fragiliser dans d’autres, c’est ce qui la rend vivante. Il ne faut pas oublier que la tradition de ces soins était d’abord orale. D’un enseignant à l’autre, de l’Égypte à la Palestine, on y trouvait par conséquent quelques variantes.

En réalité, affirmer que les soins étaient plus éthérés ou plus dépouillés chez les Esséniens que les Égyptiens serait un peu simpliste. Cela dépendait essentiellement du maître qui enseignait et du contexte dans lequel il communiquait sa connaissance. Je reconnais toutefois que les Esséniens craignaient un peu plus le contact du corps que les Égyptiens en raison de leur appartenance au Judaïsme. Je dirais aussi que les Égyptiens se montraient moins dualistes qu’eux à ce propos, car ils voyaient plus facilement le corps physique comme un temple à respecter que comme une manifestation pesante de la vie.

À ce niveau, Jeshua se montrait certainement plus Égyptien qu’Essénien car il ne craignait aucun des aspects du corps humain ; Il ne répugnait absolument pas au contact de la chair, contrairement à ce que toute la Tradition chrétienne a cherché à nous faire croire. À ses yeux, la vie était une globalité dont aucun des niveaux de manifestation n’était à exclure. C’est ce que Marie-Johanne et moi tentons de faire comprendre dans la façon dont nous communiquons les thérapies. Le subtil et le dense sont étroitement imbriqués et ne doivent pas se repousser ou s’exclure l’un l’autre.

SP : La science actuelle découvre des notions dont les Égyptiens avaient, semble-t-il, connaissance il y a plusieurs milliers d’années. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

D. M. : j’ai effectivement évoqué, dans « Ainsi soignaient-ils« , l’existence dans le cœur humain d’un point précis que les Égyptiens du temps d’Akhenaton appelaient « le point-vie ». Un tel point paraît bien correspondre avec une zone mise en évidence depuis peu dans le cœur humain par les chercheurs de l’Institut Heartmath, aux États-Unis. Il s’agit d’une zone hyper-sensible constituée d’environ 40 000 cellules à laquelle il ne faudrait toucher en aucun cas, lors d’une chirurgie cardiaque, sous peine de provoquer la mort instantanée du patient.

Les chercheurs en parlent clairement comme d’un cerveau cardiaque doté de mémoire. En ce qui me concerne, ce point me fait nécessairement penser au prolongement ou à l’expression physique de ce que l’on nomme l’atome-germe.

L’atome-germe, je le rappelle, est un atome subtil fait de condensé d’Akasha. Il constitue, en quelque sorte, la base fondamentale de données – ou, si on préfère, le « disque dur  » – de chaque être humain. Il est sa mémoire totale depuis l’origine de ce qu’il est. Il véhicule donc les éléments karmiques de chacun, son histoire et son architecture profonde. Je ne doute pas que cette découverte moderne – qui est en réalité une redécouverte – puisse susciter beaucoup d’intérêt dans les années à venir et participer finalement au rapprochement du subtil et du dense. Finira-t-on par comprendre que l’intelligence du cœur n’est pas qu’un beau concept métaphorique et poétique ?

SP : Un tome II d’« Ainsi soignaient-ils ? » est-il en préparation ?

D. M. : À vrai dire, peut-être bien plus qu’un simple tome II… mais ce sera une surprise. Il y a tant à dire pour « ressusciter » tout cela !

Interview de Daniel Meurois et Marie-Johanne Croteau-Meurois

www.danielmeurois.com

Comprendre la Fête du WESAK

 

images (1) « Toutes les Hiérarchies Célestes sont organisées par des Intelligences Divines qui veillent à l’équilibre de l’Univers. De ce fait, parmi ces Intelligences on compte plusieurs « Maîtres » du monde, plusieurs Bouddhas, plusieurs Enseignants cosmiques et plusieurs Maha Chohan. Chacun est investi d’une tâche sacrée dépassant votre propre entendement. 

Il y a bien longtemps, quand l’Humanité commençait déjà a sombré dans les affres de la cupidité, de la haine et de l’ignorance, Sanat Kumara, Grand Maître de Vénus, s’est porté volontaire pour assister la Planète afin qu’elle ne soit pas anéantie par sa propre densité destructrice. Sanat Kumara, dont l’Amour est indicible a « bombardé

» la Terre d’un Amour puissant et pur afin que celle-ci puisse reprendre sa trajectoire lumineuse. Il avait alors fait la promesse de maintenir cette enveloppe d’amour jusqu’à ce que l’Humanité soit suffisamment éveillée pour achever son ascension. 

Puis est arrivé un temps où Sanat Kumara a dû passer le relai et c’est ainsi que le Maître de Vénus a fait appel à des volontaires vénusiens pour le soutenir dans cet engagement. Moi, Maitreya, j’ai répondu à l’appel. Ma vraie demeure est Vénus et mon Bien-aimé frère Bouddha Gautama s’est lui aussi Corté volontaire. Nous avons donc quitté Vénus afin de venir assister nos frères et soeurs de la Terre qui en avaient tant besoin. Lord Gautama et moi-même sommes allés au coeur des montages de l’Himalaya afin d’être enseignés par le Bien-aimé Himalaya où là nous avons encore plus profondément appris le vrai sens de l’Amour, de la Paix et de la Liberté. 

J’ai donc accepté l’initiation qui me préparait à être un Bouddha sur terre. Le rôle du Bouddha consiste à irradier l’Amour provenant directement de la  Source. Irradier l’Amour et maintenir ce Feu Sacré dans l’atmosphère de la terre permet à l’humanité de s’épanouir vers la Lumière. Le Bouddha reste ainsi relié à la source, car sans cela sa tâche serait des plus difficiles.. Le bouddha maintient les fréquences de la Quatrième Dimension et devient ainsi le lien entre la Cinquième et la Troisième Dimension sur Terre. 

L’énergie Bouddhique représente cette passerelle sans laquelle l’Humanité n’aurait pas pu maintenir la Vie sur ce plan terrien. La cinquième Dimension est très subtile et vibre d’une fréquence si raffinée qu’il fallait à la terre un relai, un intermédiaire pour que les fréquences de la Cinquième Dimension aient un ancrage dans la Planète. Cet ancrage maintenait et maintient la connexion de l’Humanité à sa Source. Grâce à cela nous étions toujours reliés à Shamballa, Coeur sacré de Vénus (Cité du Soleil de Vénus). Nous avions ainsi pour tâche d’encourager, de guider, d’enseigner toute âme qui manifestait le désir de s’éveiller et nous faisions tout ce qui était en notre pouvoir pour que ces âmes résistent aux adversités qu’elles rencontraient et quelles rencontrent encore aujourd’hui. 

La Présence Christique qui est une autre appellation de la conscience Bouddhique est une étape d’évolution avant de pouvoir intégrer pleinement la Présence JE SUIS.

Tout cela a été enseigné et vécu par notre frère et Maître Jésus. Jésus, comme nous tous, a suivi des « formations » intenses pour maintenir la pureté lors de son incarnation. Car, Le Christ en soi est l’intermédiaire vibratoire entre les différentes Dimensions, c’est une étape. Mais les temps que vous traversez sont « raccourcis » et vous vous déplacez à vive allure vers et dans les fréquences de la Cinquième Dimension où se tient votre Présence JE SUIS. Nous veillons encore à ce que ce passage soit protégé et consolidé. Sachez que le travail et la persévérance des Artisans de Lumière nous soutiennent considérablement dans la Tâche. 

Avec Mon Frère Gautama nous avons initiée tous les Esséniens et bien d’autres encore. Il vous est surement difficile de concevoir l’amplitude de ce qui a été orchestré pour que l’Humanité puisse être guérie. 

Voilà pourquoi Wesak est un festival si précieux car il commémore chaque année cette volonté cosmique à vouloir hisser l’Humanité au-dessus de sa médiocrité afin que son cœur redevienne le PUR réceptacle de l’Amour inconditionnel. Ainsi, nous vous guidons pour que chacune de vos pensées prenne naissance au coeur de ce coeur de diamant qui est en vous. Lors de la Pleine lune en Taureau en Mai, Maitre Gautama, vient « bénir » l’Humanité, car cette date est celle de son Ascension. En ce jour planétaire, où des pèlerins affluent du monde entier, là dans le creuset de cette vallée illuminée, Il vous insuffle l’Amour qui est son engagement inconditionnel pour que très prochainement nous célébrions ensemble Votre Victoire. 

Maître Gautama est assisté de tant de compagnons de route, tous si lumineux et si enthousiastes. Paul le Vénitien et de tant d’autres l’accompagnent lors de cette Bénédiction qui prend place en ce temps de Wesak. Cette période offre une telle puissance qu’elle propulse la Terre entière à un autre niveau de conscience. Bientôt

Wesak sera une célébration de chaque instant, alors les dates si précises que vous lui attribuées n’auront plus d’importance, Avril, Mai… chaque mois resplendira la lumière du Wesak Que Dieu vous illumine infiniment ! » 

Information révélée par Lord Maitreya à Tellis Papastravo et retransmise par Dominique Claire Germain paru au « Magazine Vivre sa Légende » n° 72

 

 

Les thérapies Esséniennes

Une entrevue de Marie Johanne Croteau Meurois et de Daniel Meurois.

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1 – La Tradition des soins énergétiques que l’on connait aujourd’hui sous l’étiquette globale de “Soins esséniens” était également connue en Égypte antique. Cependant, ne serait-elle pas plus ancienne encore ? Pouvez-vous nous parler de ses véritables origines ? Peut-on, par exemple, évoquer l’Atlantide ?

Daniel Meurois : En réalité, c’est une Tradition qui n’a pas d’âge.

Étant donné qu’elle se base sur une connaissance intime des circuits empruntés par le Courant universel de la Vie au sens le plus large du terme – c’est-à-dire cosmique et intemporel -  il est pratiquement impossible de parler de ses origines. Évoquer l’Atlantide ce serait mentionner une simple étape de son parcours rien de plus. Cela n’apporterait rien de plus.

Ce qui est certain, c’est que cette Tradition n’est pas uniquement “terrestre”. Je veux dire qu’elle a voyagé d’un monde à l’autre. Chaque type d’humanité et chaque peuple par lesquels elle est passée l’a évidemment un peu colorée à sa façon, c’est qui est logique. Par ailleurs, c’est ce qui fait aussi sa richesse.

En réalité, soigner avec l’aide des mains et en fonction de l’anatomie subtile du corps est un réflexe inné propre à toute personne sensible à l’existence de l’âme. C’est l’éducation que celui-ci reçoit dès sa plus petite enfance qui le fait généralement se détourner de ce genre de rapport avec l’être, sa maladie et sa souffrance. On peut penser sans craindre l’erreur que ce que j’appelle aujourd’hui la Tradition égypto-essénienne s’est construite au fil des âges et des mondes à force d’observations et d’expérimentations, d’abord intuitives, puis structurées en un système cohérent révélant clairement la présence d’une architecture subtile de l’être humain et, par conséquent, de son rapport avec le Divin.

2 – Quels furent les rôles d’Aménophis III et d’Akhenaton dans la diffusion de cette Tradition ?

D.M. : Ces deux pharaons ont été les principaux compilateurs éclairés et méthodiques de ce corpus de données. Pour l’Occident et dans le présent cycle d’humanité, ce sont eux qui ont structuré un tel système de références et de pratiques. Ils en sont restés les gardiens jusqu’à sa transmission à un groupe restreint de personnes au sein du peuple hébreu. C’est par Moïse que la transmission s’est opérée, même si celui-ci n’occupait pas une fonction de thérapeute parmi le siens. Lorsque je dis “Moïse” cela signifie lui et ses proches. C’est comme lorsqu’on dit “c’est Aménophis III et Akhenaton”… On devrait plutôt dire que c’est sur leur demande. En résumé, toutes les connaissances qui ont la réputation d’être ésotériques dans notre Culture occidentale ont été collectées, structurées puis développées par les Égyptiens. Les Esséniens n’ont pas adopté la totalité de cet héritage. Les thérapies les motivaient en priorité ainsi que les données concernant la constitution subtile de l’Univers… Pour quelle raison ? Tout simplement parce qu’il y a un rapport d’analogie entre ces deux sujets. Le corps humain est une réplique du cosmos. Pour le reste des connaissances traditionnelles, c’est la science de la Kabbale qui s’en est chargée.

3 – Certains ouvrages affirment que ceux qui ont été formés selon cette Tradition auraient été initiés à l‘immortalité ? Est-ce que les annales akashiques permettent de dire quelque chose à ce sujet ?

D.M. : Le principe d’immortalité ne figurait pas parmi les préoccupations des initiés thérapeutes esséniens. Pour eux comme pour nous, le corps physique n’était que transitoire. Il existait cependant des pratiques très particulières basées essentiellement sur la maîtrise du souffle et dont le but était de nettoyer le corps et le mental de la plupart des scories qui accélérant son vieillissement. Elles étaient réservées à un très petit nombre de personnes – un peu analogues à des yogis avancés – qui se sentaient appelées à prolonger à l’extrême le bon état de leur corps. Le fait de pouvoir amener le corps physique à un autre plan vibratoire sans passer par la mort – comme c’est le cas pour les Maîtres de Shambhalla et de leurs disciples alchimistes – est le résultat d’une illumination ou d’une transfiguration individuelle orientée vers une forme de service très précis. Ce n’est pas le fait d’une École initiatique spécifique. Aujourd’hui, la recherche, presque compulsive, de l’immortalité de la chair est clairement le délire d’une certaine Amérique qui est fascinée par tout ce qui ressemble à des pouvoirs et qui craint par dessus tout la vieillesse et la mort. Le véritable immortalité se situe à un tout autre niveau.

4 – Comment une telle Tradition a-t-elle perduré dans le temps ? Y a t-il aujourd’hui des groupes qui seraient encore détenteurs de ses connaissances ? On évoque parfois la Rose-Croix et le Catharisme…

D.M. : La Tradition égypto-essénienne a perduré de façon souterraine dans son aspect global à travers  les Écoles et Mouvements initiatiques occidentaux. Pour ne citer que les plus connus, on peut effectivement évoquer ici les Ordres Rosicruciens, certaines organisations qui se réclament des Templiers et même, par certains aspects, le Druidisme bien que la filiation des connaissances qui font celui-ci soit plus complexe. Il est exact que le Catharisme n’est pas à omettre d’une telle liste, même si on peut déplorer son côté très dualiste… lequel, par ailleurs, le fait se rapprocher un peu de l’ “Essénisme” des monastères.

On parle ici de connaissances dites purement ésotériques, de rituels faisant appel aux énergies subtiles de la Nature mais aussi de haute métaphysique et de philosophie au sens sacré du terme. Ces Mouvements et ces Écoles, se manifestent généralement par cycles d’activité et de sommeil, ce qui veut dire avec des hauts et des bas, des apogées et des décadences, comme tout ce qui est incarné.

En ce qui concerne une Tradition thérapeutique structurée et fournie, à ma connaissance, il est beaucoup moins évident d’en retrouver la trace au coeur de ces Écoles. Dans la théorie de la transmission de la structure énergétique du corps humain,  oui, c’est certain… ( encore que l’Orient ait été beaucoup plus précis à ce niveau ) mais pas dans l’enseignement organisé de pratiques thérapeutiques proprement dites.

Il ne faut pas oublier que la Tradition égypto-essénienne était essentiellement orale. Lorsque certaines données étaient couchées par écrit, sur des rouleaux de papyrus par exemple, c’était souvent de manière codée ou symbolique. Ce n’était pas tant pour dissimuler des informations que pour en préserver le caractère sacré et intangible. Aujourd’hui, nous avons l’impression que les mots peuvent tout définir alors que, très souvent, ils enferment des concepts dans une sorte d’enclos mental. C’est là où les symboles et les archétypes trouvent leur raison d’être. Ils amènent la réflexion à différents niveaux… sachant qu’on n’accède pas à ces niveaux simplement à l’aide de bonnes capacités intellectuelles.

5 – Comment est donc réapparue cette Tradition thérapeutique à notre époque ?

D.M. : Je dois dire que j’ai été personnellement amené à la faire ressurgir sans l’avoir toutefois recherchée. En premier lieu, il me faut préciser que cela ne s’est pas fait – contrairement à ce qui a été dit – par le biais des Annales akashiques, c’est-à-dire de la Mémoire du temps  mais par canalisation.

Ces canalisations – par incorporation – se sont produites dès l’automne 1984. Quant aux recherches de mon âme à travers les Annales akashiques, elles m’ont permis, quant à elles, d’approfondir puis de structurer progressivement l’ensemble des données découvertes au cours des décennies.

En 1984 donc, dans le petit village de Plazac, en plein Périgord, j’ai commencé à canaliser et à retransmettre ainsi, en direct, des informations d’ordre thérapeutique. Celles-ci m’étaient adressées à partir de sphères de consciences extérieures à celle de notre planète, Elles émanaient d’êtres non terrestres qui avaient déjà communiqué, dans un passé reculé, avec les anciens peuples de notre monde dont tout spécialement les Égyptiens et les Esséniens.

Notez bien que je préfère utiliser l’expression “sphères de conscience extérieures à celle de notre planète” plutôt qu’une autre qui serait plus contemporaine. Pourquoi, me demanderez-vous ? D’abord, basiquement, parce qu’une certaine science-fiction et certains écrits ont utilisé de n’importe quelle façon ces termes-là et les ont galvaudés. Ensuite parce que la notion de “sphère de conscience” fait avant tout référence à celle de “niveau de conscience”, autrement dit à une altitude intérieure de l’être et non pas à un écart technologique. Dans les anciens textes rattachés à notre culture, on parle en fait d’Élohims. C’est bien d’eux dont il s’agit ici ; ils sont à la source des informations que je reçois depuis 1984.

Un certain nombre d’Esséniens, mais pas leur totalité,  étaient – faut-il le rappeler ? – des hommes et des femmes qui entretenaient, de par leur sensibilité psychique, un rapport aisé avec l’Invisible. Le contact avec des présences d’origine non terrestre et d’envergure cosmique – donc en prise avec le Divin – leur était familier. Il arrivait que ceux-là communiquent donc avec les Élohims.

En 1984, lorsque j’ai été amené à me reconnecter régulièrement avec mes anciennes existences essénienne et égyptienne puis à donner le véritable “coup d’envoi” du travail que j’essaie de poursuivre aujourd’hui, j’ai commencé, de ce fait, à recevoir publiquement, devant une assistance de trente à cinquante personnes au rythme d’une ou deux fois par semaine, des enseignements relatifs aux thérapies esséniennes… ou, plus exactement, égypto-esséniennes.

Lors de chaque réunion, je consignais ces informations de ma propre main. Beaucoup de données passant par ma bouche lors des moments de canalisation ont également fait l’objet d’enregistrements sur bandes magnétiques tandis qu’elles étaient retransmises en direct devant les personnes présentes. Dans le Périgord, ce travail s’est étendu sur une douzaine d’années, il s’est ensuite prolongé au Québec. C’est de cette façon que la Tradition thérapeutique dont il est question ici a ressurgi. La méthode de soins énergétiques qui en résulte a toujours été accompagnée de messages précis, avec tout un ensemble d’informations.

Ces données à la fois pratiques et spirituelles ont finalement  et tout naturellement constitué au fil des ans un véritable corpus. De nombreuses lectures dans les Annales akashiques viennent toujours régulièrement les compléter.

C’est de cette façon que l’on peut résumer l’historique de cette Tradition thérapeutique telle qu’elle se manifeste de nos jours…

Lorsque les soins esséniens – ou égypto-esséniens si on préfère puisque que cette dénomination est somme toute plus précise – ont refait surface à travers les incorporations dont j’ai fait l’objet, on ne leur donnait d’ailleurs pas de nom spécifique. On évoquait simplement des soins énergétiques universels. On les a finalement nommés esséniens par assimilation puisque ce sont les thérapeutes esséniens qui ont été les derniers à les pratiquer il y a environ deux mille ans

Je dois ajouter que la somme d’informations qu’ils constituent maintenant s’enrichit encore aujourd’hui au rhyme des informations que je collecte et avec le concours et le savoir-faire de mon épouse, Marie Johanne, très “en prise” également avec “l’époque essénienne”.

6 – Quel était pour les Esséniens – et les Égyptiens qui ont précédé ceux-ci – le rôle de la maladie chez l’être humain ?

D.M. : Dans leur Tradition comme dans toutes les grandes Traditions du monde, les thérapeutes ayant une vision globale de la maladie ont toujours perçu celle-ci comme un rendez-vous de l’être avec lui-même. La maladie indique inévitablement un carrefour dans la vie d’une personne, un carrefour qui lui suggère de repenser sa façon d’être, essentiellement son hygiène de vie intérieure. Cette hygiène est émotionnelle et mentale. Elle est aussi en rapport avec ses croyances car ces dernières deviennent vite des conditionnements qui orientent le comportement. En termes modernes, on pourrait dire que la maladie vue sous cet angle est perçue comme un clignotant rouge sur le tableau de bord d’un véhicule. Elle est le signe d’un désordre à repérer, un désordre dont les racines sont peut-être éloignées du symptôme qui se manifeste ou apparemment sans rapport avec lui.

Pour en revenir aux Esséniens et aux Égyptiens, je dirais qu’il accordaient beaucoup d’importance aux masses énergétiques engendrées par les pensées humaines. Ils voyaient dans ces masses qu’on appelle de nos jours “formes-pensées”, les germes de la plupart des troubles de santé. Ils avaient remarqué, d’une part que ces masses affaiblissent ou déstructurent l’aura humaine mais que, d’autre part, elles aimantent des organismes toxiques émanant du bas-astral, les “entités-maladies”. Leur  première préoccupation était donc de nettoyer l’organisme subtil du malade par toutes sortes de méthodes puis d’y lever certains barrages énergétiques avant même de tenter d’y rétablir un courant de vie réparateur. La notion de “désinfection” était donc primordiale à leurs yeux.. Des sortes de mantras puis des pratiques de “reconstruction mentale” par visualisation étaient ensuite enseignés aux malades capables de se prendre en charge afin qu’ils modifient leur rapport à la vie et ne retombent éventuellement dans le même problème. De manière générale passer à travers une maladie digne de ce nom était pour ces anciens peuples comme franchir le cap d’une initiation. On était idéalement tenu d’essayer d’en comprendre le sens. Ce qui ne veut pas dire que c’était toujours fait et réussi. Cette approche préfigurait incontestablement ce que nous appelons aujourd’hui les psychothérapies… hormis le fait que l’existence de l’âme en était le pivot majeur… “détail” qui n’est pas nécessairement le cas de nos jours, loin s’en faut, hélas. L’être est une globalité indivisible, ce qui veut dire que, si on l’ampute de l’une de ses dimensions, on ne résoud en profondeur aucun problème. On ne fait que le déplacer et on lui donne alors un autre nom.

7 – Les thérapeutes étaient à l’époque des prêtres car soigner était un acte sacré. Aujourd’hui, les choses ont évidemment changé et on ne conçoit plus que la prêtrise ait nécessairement quelque chose à voir avec les thérapies. Marie Johanne Croteau Meurois à qui s’adressent les formations en soins esséniens que vous avez mises en place et que vous donnez actuellement en collaboration avec Daniel ? Quelle place y accordez-vous au Sacré ?

Marie Johanne Croteau Meurois : Notre formation en soins esséniens ne s’adresse évidemment pas à tout le monde car nous pensons très honnêtement  que tout le monde ne possède hélas pas en soi les qualités de base d’un bon thérapeute. Les qualités essentielles que nous recherchons dans notre École de formation sont, entre autres, celles de la réelle compassion – beaucoup de gens ignorent d’ailleurs le véritable sens de ce mot – la volonté sincère d’aider et de soigner, la capacité d’écoute et d’accueil de la personne malade. À cela il faut ajouter l’honnêteté, le discernement, une démarche spirituelle évidente et ce qu’on appelle la foi. Enfin, l’idéal est aussi de manifester certains dons particuliers propres à facilité l’approche de ce type de thérapie comme, par exemple, une sensibilité particulière aux niveaux des mains, de la clair-audience, de la clairvoyance, etc…

Il ne s’agit pas de dire, comme je l’ai malheureusement entendu récemment sur une vidéo consacrée à ce type de thérapies: « Pour soigner on injecte de la lumière, de la lumière qui est autour, dans les corps subtils…  ».

Cette réponse m’a laissée perplexe car, à notre sens, c’est une formulation incohérente et inconsistante dans le cadre de la Tradition essénienne. Une telle réponse semble ignorer absolument tout de l’aspect sacré des soins et est réductrice quant à leur principe de base : celui de la recherche intérieure chez le thérapeute d’une ¨qualité¨ de Lumière spécifique.  Le but est de canaliser celle-ci et ensuite de l’infuser avec le Cœur et toute la Conscience requise dans le corps du malade… en n’omettant pas de demander l’assistance et l’aide des Présences célestes,  des Guides de Lumière.

Il faut préciser que l’acte de soigner est un acte de symbiose totale avec le ¨Ciel¨. Une trinité composée de la Présence divine, du thérapeute et du malade doit se manifester. L’énergie thérapeutique circule donc du Ciel vers le thérapeute, son outil et son canal. Le thérapeute, de par ses mains, transmet ensuite au corps du malade ¨l’Onde sacrée de Guérison¨, dont la Lumière retourne ensuite au ¨Ciel¨. Il s’agit d’un mouvement trinitaire et continu de régénération de la circulation de l’Énergie de Guérison et d’Amour des sphères célestes.

Quelle place j’accorde au Sacré dans ces soins ?

J’y accorde toute la place car soigner est un acte sacré en lui-même.  Pas d’appel à l’aide d’une Présence de Lumière ? Pas de reconnaissance du Sacré ? Alors pas de réelle guérison possible. C’est aussi clair et simple que cela. Inutile d’apprendre à ¨gesticuler mentalement¨ dans le subtil d’un corps malade et à émettre des sons,  il ne se passera rien en profondeur. Tout résultat positif, en soins esséniens-égyptiens, repose sur la foi du thérapeute et le respect de l’aspect sacré du soin donc sur une vraie connexion avec l’Onde divine universelle.

Nous n’enseignons certainement pas qu’un ensemble de données à intégrer mentalement. Nous enseignons à désapprendre le mental pour se connecter à la Source et au Coeur de celle-ci en soi ainsi qu’à l’extérieur de soi afin de laisser s’exprimer le Courant thérapeutique sur le corps malade.

Nous essayons de faire sentir à nos étudiants l’existence d’une autre ¨marche¨ à gravir, celle qui dépasse le simple niveau du thérapeute et qui mène à celui du thérapeute-guérisseur.

Nous recommandons par ailleurs de travailler en parallèle avec la médecine officielle de notre société car aucune médecine ne devrait en exclure une autre. Les thérapies esséniennes ou égypto esséniennes ne sont pas des techniques à conjuguer plus ou moins habilement avec les mains mais résultent d’une communion sacrée et intime de l’âme et du cœur. La sagesse et la maîtrise sont de savoir manier intelligemment l’une et l’autre. Si nos enseignements souhaitent donner tous les outils de cette méthode, ils espèrent par dessus tout faire toucher son côté mystique en permettant aux  mains du thérapeute et à son  coeur d’intégrer en eux l’Onde de la Guérison et de multiplier ainsi l’impact d’une simple technique.

‘’ L’amour seul ne suffit pas, il lui faut ce Souffle qui s’appelle Vouloir. Sans lui vous ne rêvez rien vous n’accomplissez rien”   est-il dit dans ¨Les Enseignements premiers du Christ¨¨. ( note de bas de page : par Daniel Meurois, Éditions Le Passe-Monde)

8 – Le Christ occupe manifestement une place très importante dans ce que vous enseignez. Le     considérez-vous comme un thérapeute essénien ?

MJ.C. Meurois : Oui, le Christ occupe effectivement une très grande place dans ce que nous enseignons mais certainement pas parce que nous considérons qu’Il était un thérapeute essénien. Certes,  Il avait été formé par le Grande Fraternité des Frères en Blanc dès son tout jeune âge au Krmel  mais Il avait été aussi initié en Égypte et y avait enseigné dans les temples de thérapies.

Daniel Meurois a donné de multiples témoignages à ce sujet dans ses écrits et séminaires mais pour en faire un bref rappel Il a dit à peu près ceci : ‘’De retour de son long voyage de 17 ans en Inde et dans les Himalayas, le Maître Jeshua, lors d’une mort initiatique dans la grande pyramide de Chéops, fut investi par la supra-conscience  solaire du Christ. Suite à cet événement majeur, Il fut investi par une autre Force au cours d’une seconde initiation. Lors de la fameuse cérémonie du Baptême dans le Jourdain, à la supra-conscience du Christ s’est ajoutée Celle du Logos de notre Galaxie. Lorsqu’on parle du Christ, on parle  donc du Christ-Jésus. On évoque trois puissances en une: la première, Celle du Maître de sagesse incarné, la deuxième Celle de l’Être le plus réalisé de notre système solaire, la troisième comme étant issue de la plus Grande Présence manifestée dans notre Galaxie’’.

J’ai eu la chance d’être un témoin féminin proche du Christ, il y a deux mille ans.  Vous faire un portrait de Ce qu’Il était et de Ce qu’il est toujours pour moi m’est tellement difficile… les mots sont trop petits ou insignifiants… Encore aujourd’hui je n’arrive pas à décrire ni à exprimer tout ce qui agissait et irradiait de Lui et par Lui.

Non, le Christ n’était pas un thérapeute essénien, Il était le Christ !

C’est par mon propre souvenir des enseignements du Maître Jeshua en personne reçus avec d’autres disciples en petit comité de plus ou moins dix personnes que j’enseigne maintenant. Je le fais donc avec la mémoire vive de mon âme. C’est par ce souvenir de Lui que je  colore tous mes enseignements. Je n’oublie pas, bien sûr, la source de base de ces soins reçus directement des Élohims (ou Frères des Étoiles) et revivifiés par Daniel depuis 1984.

9 – Les thérapeutes esséniens étaient-ils plus souvent des hommes ou des femmes ? Est-ce que les femmes avaient des fonctions spécifiques à l’aide, par exemple, d’huiles et de plantes ?

MJ.C. Meurois  : Les Traditions des Églises sont essentiellement patriarcales et ont toujours eu tendance à laisser toute la place aux hommes. Le Maître Jeshua avait au contraire privilégié ou encouragé une Tradition matriarcale. Ses premiers disciples étaient incontestablement des femmes, sa mère Myriam, Marie-Madeleine, Marie-Salomé, Marie-Jacobé… Ces femmes disciples s’appliquaient à soigner comme Lui au moins autant que les hommes. Cela n’empêchait pas certaines d’entre elles de travailler à l’élaboration d’huiles précieuses utilisées en soins, de parfums spécifiques et d’utiliser des plantes médicinales selon les méthodes ancestrales esséniennes et égyptiennes. Il ne faut cependant pas s’imaginer que tous les disciples du Maître Jeshua avaient tous des dons pour la guérison ou des connaissances dans ce domaine… comme il serait faux de croire qu’ils étaient tous des orateurs capables de rassembler des foules. C’est leur rayonnement qui a opéré l’essentiel de la transmission de la sensibilité christique, qu’ils aient été hommes ou femmes, thérapeutes ou non.

10 – Daniel Meurois, y a-t-il eu une évolution des soins entre thérapeutes égyptiens et esséniens ? Est-il exact de dire que les soins esséniens étaient un peu plus éthérés ou peut-être plus dépouillés ?

D.M. : Il y a nécessairement eu une évolution ou plutôt un ensemble d’adaptations. C’est logique et rassurant car tout ce qui est figé meurt. Chaque peuple, chaque culture a sa propre sensibilité, ses points forts et ses faiblesses. Une même connaissance qui voyage d’une Tradition à l’autre se colore donc inévitablement au contact de la terre qui la reçoit. Elle peut s’enrichir dans certains domaines ou se fragiliser dans d’autres, c’est ce qui la rend vivante. Il ne faut pas oublier que la Tradition de ces soins était d’abord orale. D’un enseignant à l’autre, de Égypte à la Palestine, on y trouvait par conséquent quelques variantes. En réalité, affirmer que les soins étaient plus éthérés ou plus dépouillés chez les Esséniens que chez les Égyptiens serait un peu simpliste. Cela dépendait essentiellement du maître qui enseignait et du contexte dans lequel il communiquait sa connaissance.

Je reconnais toutefois que les Esséniens craignaient un peu plus le contact du corps que les Égyptiens en raison de leur appartenance au Judaïsme. Je dirais aussi que les Égyptiens se montraient moins dualistes qu’eux à ce propos car ils voyaient plus facilement le corps physique comme un temple à respecter que comme une manifestation pesante de la vie. À ce niveau, Jeshua se montrait certainement plus Égyptien qu’Essénien car il ne craignait aucun des aspects du corps humain; Il ne répugnait absolument pas au contact de la chair, contrairement à ce que toute la Tradition chrétienne a cherché à nous faire croire. À ses yeux, la vie était une globalité dont aucun des niveaux de manifestation n’était à exclure. C’est ce que Marie Johanne et moi tentons de faire comprendre dans la façon dont nous communiquons les thérapies. Le subtil et le dense sont étroitement imbriqués et ne doivent pas se repousser ou s’exclure l’un l’autre. Beaucoup de personnes prétendent vouloir dépasser la dualité mais demeurent incapables de comprendre que celle-ci commence là. Le fait d’apprendre à entrer en contact avec les expressions éthérées de la vie ne sous-entend pas une perte et encore moins un reniement de ses racines plus denses

11 – La science actuelle découvre des notions dont les Égyptiens avaient, semble-t-il, connaissance il y a plusieurs milliers d’années. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

D.M. : J’ai effectivement évoqué dans “Ainsi soignaient-ils” l’existence dans le coeur humain d’un point très précis que les Égyptiens du temps d‘Akhenaton appelaient “le point-vie”. Un tel point parait bien correspondre avec une zone mise en évidence depuis peu dans le coeur humain par les chercheurs de l’Institut Heartmath, aux États-Unis. Il s’agit d’une zone hyper sensible constituée d’environ 40.000 cellules à laquelle il ne faudrait toucher en aucun cas lors d’une chirurgie cardiaque sous peine de provoquer la mort instantanée du patient.

Les chercheurs en parlent clairement comme d’un cerveau cardiaque doté de mémoire.

Daniel-Meurois-et-Marie-Johanne-CroteauEn ce qui me concerne, ce point me fait nécessairement penser au prolongement ou à l’expression physique de ce qu’on nomme l’atome-germe.

L’atome-germe, je le rappelle, est un atome subtil fait de condensé d’Akasha. Il constitue, en quelque sorte, la base de données fondamentale – ou, si on préfère, le “disque dur” -  de chaque être humain. Il est sa mémoire totale depuis l’origine de ce qu’il est. Il véhicule donc les éléments karmiques de chacun, son histoire et son architecture profonde. Je ne doute pas que cette découverte moderne – qui est en réalité une redécouverte – puisse susciter beaucoup d’intérêt dans les années à venir et participer finalement au rapprochement du subtil et du dense. Finira-t-on par comprendre que l’intelligence du coeur n’est pas qu’un beau concept métaphorique et poétique ?


« Le Grand Livre des Thérapies Esséniennes et Égyptiennes »
 par Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau Meurois  est paru en 2013 aux Éditions Le Passe-Monde.

Un bel ouvrage pratique, abondamment illustré.

 

Les Esséniens et le Messie

 

Les autorités juives considéraient avec méfiance et dédain toute proclamation et tout mouvement qui tendait à annoncer la venue du Messie, en dépit du fait qu’elles priaient pour que cet événement se réalise et qu’elles espéraient réellement qu’il se réaliserait. D’autre part, l’empire romain avait tiré d’amères leçons de l’apparition de ces faux prophètes et de leurs petits groupes de fidèles. Toute tentative de la part de quelque meneur pour faire accepter au peuple juif un faux Messie, se terminait par des émeutes parmi les gens de Palestine et par des tentatives pour chasser les fonctionnaires romains locaux. Cet état de fait, qui durait depuis tant d’années, avait obligé l’Empire Romain, non seulement à maintenir une armée en Palestine, mais aussi à y avoir des gardes spéciaux et des espions qui avaient pour mission de se mêler au petit peuple et d’écouter tout ce qui pouvait annoncer la proclamation ou la présentation d’un nouveau Messie pour les Juifs. Beaucoup de ces faux prophètes et de ces faux Messies avaient été persécutés officiellement par les Romains comme des traîtres et comme des meneurs d’émeutes et de rébellion. Les Juifs eux-mêmes avaient parfois lapidé, jusqu’à ce que mort s’ensuive, de faux prophètes qui avaient été la cause d’agitation et de mécontentement parmi leur propre peuple.

Les Esséniens et le Messie dans ESSENIENS esseniens

 Chez les Esséniens, on croyait aussi à la venue d’un Messie, car les Esséniens savaient que, pour chaque cycle important dans le processus de l’évolution de la civilisation, un grand Avatar ou messager de Dieu était venu pour apporter aux gens de nouvelles leçons, de nouvelles idées et de nouvelles règles. Ils savaient aussi, grâce à leur étude des lois naturelles et spirituelles, que le temps n’était pas loin où un grand Sauveur apparaîtrait aux générations montantes qui formeraient la nouvelle civilisation de cette partie du monde. Néanmoins, ils savaient également qu’un tel messager ne sortirait pas nécessairement de la Maison de David, de la foi juive, ni même de la race juive. Ils se rendaient compte qu’un tel Avatar ne serait limité par aucune croyance, aucune secte, et qu’il appartiendrait à la civilisation du monde, et non pas à celle d’un pays en particulier. Nous pouvons voir, dans cette croyance des Esséniens, une grande leçon pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Actuellement, dans ce vingt et unième siècle, nous entendons souvent proclamer qu’un Grand Sauveur est né pour le monde, qu’il a été formé dans une école particulière, et qu’il va se manifester comme le nouveau Christ du nouveau cycle. Il est souvent dit que ce nouveau Sauveur appartient à une certaine secte religieuse et que ses disciples et ses apôtres ont été choisis parmi les fidèles d’un mouvement bien déterminé.? Certains ajoutent qu’il se montrera comme un messager uniquement à ceux qui partagent certaines croyances. Le fait que de telles idées puissent être acceptées de nos jours dépasse notre entendement. Nous, qui pouvons plonger nos regards dans l’avenir, nous rendons compte que le prochain Grand Sauveur du monde, le prochain Christ de l’homme et Fils de Dieu naîtra libre de toute organisation, secte, religion ou mouvement qui se limite à certaines personnes, à certains peuples, à certaines races ou à certains fidèles de telle ou telle croyance.

 Comme nous l’avons dit, les Esséniens attendaient un Messie, et ils croyaient fermement qu’il serait la réincarnation de l’un des anciens Avatars et qu’il agirait comme eux-mêmes avaient agi. Ils pensaient que ce nouveau Messie viendrait avec un nouveau message et de nouvelles idées destinées à tous les peuples, à toutes les croyances et à tous les pays. Les chefs juifs croyaient exactement le contraire. Ceux-ci ne voulaient pas et n’auraient pas toléré un Messie venant avec de nouvelles lois, de nouvelles règles et de nouvelles révélations. Ils avaient du mal à maintenir la stricte orthodoxie de leurs fidèles. Ce qu’ils voulaient, ce pourquoi ils priaient, c’était un Messie qui sortirait de leur race et de leur rang, un Messie qui continuerait à prêcher les anciennes traditions du Judaïsme et à défendre ses lois et ses coutumes, et qui ramènerait la gloire et la puissance anciennes du Judaïsme primitif.

 Telle était la situation du pays lorsque Jésus naquit en Palestine. Juste avant sa naissance, les mages de la Grande Fraternité Blanche vinrent de différents pays en Palestine pour annoncer à la Fraternité Essénienne qu’un décret avait déclaré que l’heure était venue pour la naissance du nouveau fils de Dieu. Par l’astrologie et par d’autres méthodes permettant de déterminer les intentions et les manifestations cosmiques, les Esséniens et les membres de la G.F.B. savaient où et quand il convenait d’attendre le Messie, maintenant que l’heure de sa naissance était venue. Ainsi, les Mages étaient en Palestine au moment de la naissance de Jésus, et ils apparurent pour rendre hommage à l’enfant. La mère et le père de Jésus avaient vécu dans la communauté Essénienne. Joseph était membre des plus hauts degrés de la Fraternité, tandis que Marie était une jeune fille qui avait des fonctions de Vestale dans l’un des temples de la Fraternité. C’est ainsi que Jésus naquit au sein de la Fraternité Essénienne. Cependant, cette Fraternité ne constituait pas une religion ni une église, ni même réellement une secte. Si tous les Esséniens appartenaient à la race aryenne, ils ne constituaient pas une nation composée d’une seule nationalité. Il nous semble tout à fait évident que si un messager devait naître et représenter toutes les nations, tous les peuples, toutes les langues et toutes les croyances religieuses, il ne pouvait manquer de naître parmi les Esséniens pour satisfaire à toutes les conditions. Les Esséniens ne s’étaient jamais opposés à la foi juive, ne l’avaient jamais condamnée d’aucune façon, et pourtant aucun d’entre eux n’était juif, ni par la religion ni par le sang. Ils n’avaient pas critiqué les croyances des païens ou des Arabes, et pourtant ils n’appartenaient pas à ces peuples. Les Esséniens voyaient ce qui était bon dans tous les rites religieux, dans tous les enseignements religieux, même chez les Païens les plus ignorants. En conséquence, il était logique que le Grand Messie, Fils de Dieu, naisse parmi un groupe cosmopolite à l’esprit aussi large que les Esséniens.

Jésus et les Esseniens

 


angeDe tout temps la vie inconnue de Jésus-Christ a intrigué aussi bien les chercheurs que le peuple des croyants. Déjà sa brève apparition « connue » sur la terre –naissance, prédication (moins de trois ans) et mort– soulève un nombre considérable d’interrogations, parce que les seules sources disposnibles sont d’origine chrétienne.

Il est vrai que Tacite, Pline le Jeune et Flavius Josèphe écrivirent quelques lignes sur un dénommé « Chrestos », mais certes sans commune mesure avec la place qu’il a occupée dans l’Histoire. Ces très courts passages sont soit négatifs [Tacite], soit interrogatifs [Pline le Jeune] ou alors incertains [Flavius Josèphe - on a de fortes raisons de douter de l’authenticité de ses phrases élogieuses sur Jésus, car elles seraient dues à un copiste chrétien zélé]. Tout ce que nous savons du Jésus historique vient donc, essentiellement, des quatre Evangiles et de versets épars dans les Epîtres, les Actes des Apôtres et dans quelques textes non canoniques.

Que dire alors des périodes inconnues de sa vie ? Sur celles-ci, nous sommes encore plus démunis car nous ne possédons que des données générales sur le milieu juif de l’époque, notamment essénien, et sur la géographie de la région. Nous nous trouvons donc réduits à utiliser, à solliciter plutôt, les vagues indications que l’on peut glaner çà et là. Pour y voir plus clair, il faudrait considérer cet aspect inconnu de la vie de Jésus sur deux périodes :

1. Celle qui va de sa naissance jusqu’à sa Bar-Mitzva, moment solennel dans la vie de tout jeune Israélite qui, vers sa douzième/treizième année, fait sa profession de foi en récitant le célèbre verset de la Thora : Schema Israël. C’est, dans les Canoniques, l’épisode relaté par Luc et connu sous le titre de « Jésus parmi les docteurs » [Lc 0241-52]. Cette période est couverte par une multitude d’évangiles apocryphes, appelés « évangiles de l’Enfance », eux-mêmes bourrés d’une foule de détails concoctés par la ferveur populaire et son goût du merveilleux. En revanche, les évangiles canoniques sont plutôt circonspects et seuls Luc et Matthieu (par ordre d’importance) en parlent. Pas un mot dans Marc et Jean.

Deux remarques s’imposent à propos de ces apocryphes de l’Enfance : d’abord, curieusement, ils s’arrêtent comme les Canoniques à la Bar-Mitzva et ne disent rien de la jeunesse de Jésus ; ensuite, et non moins curieusement, tandis que l’Eglise les rejetait en bloc, elle leur « empruntait » néanmoins quantité de faits, de descriptions et d’élaborations théologiques, tels que le boeuf et l’âne de la crêche, les noms des Rois mages et des parents de Marie, et même sa virginité « in partu », qui ont été solidement intégrés dans la tradition et la dogmatique chrétiennes.

2. Celle qui va de la Bar-Mitzva jusqu’au début de sa prédication. Laquelle inaugure ce qu’il est convenu d’appeler la vie publique de Jésus, par opposition à sa « vie cachée ». Or, c’est précisément cette vie cachée qui est la plus intriguante, car la question qui se pose est la suivante : Qu’a fait Jésus pendant la vingtaine d’années –décisives dans la vie d’un homme– qui se sont écoulées entre ses 12/13 ans, l’âge de sa Bar-Mitzva, et ses 30/37 ans, l’âge de sa vie publique ? C’est à cette question qu’on va tenter de répondre en suggérant quelques éléments de réflexion. Comme Canoniques et apocryphes signalent laconiquement qu’après la Bar-Mitzva, Jésus rentra à Nazareth avec ses parents, qu’il leur était soumis et qu’il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes [Lc 0251-52], libre cours était laissé à l’imagination pour meubler cette vingtaine d’années. Des diverses hypothèses avancées, nous en retiendrons deux : celle, invérifiée, du Manuscrit Himis et celle, plus plausible, de la Filière Essénienne.

Annales Akashiques Esséniennes

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Les Esséniens … un nom qui, aujourd’hui, revient souvent sous les yeux de ceux qui s’interrogent. Depuis la découverte des Manuscrits de la Mer Morte, il a fait le tour du monde, suscitant cependant plus d’interrogations que de réponses. 

Qui étaient les Esséniens ? Malgré les récents travaux des archéologues et des chercheurs, l’Histoire officielle est encore bien avare de renseignements. 

On parle d’une secte mystique à laquelle certains associent parfois le nom de Jésus… Qu’en est-il exactement ? A cela nous nous proposons, à travers ce livre, d’apporter une réponse … ou un début de réponse car ce domaine d’investigations est immense ! 

Ce n’est pas un travail d’historien que nous présentons dans les chapitres qui suivent, mais un récit, un témoignage vécu. En effet, aucun document, quel qu’il soit, n’a servi à sa rédaction. La raison se refuse, bien sûr, à admettre que l’on puisse fouiller le passé en dehors des méthodes traditionnelles d’investigation. Et pourtant… est-il raisonnable de poser des limites aux horizons qui s’offrent aujourd’hui à l’homme ? Les frontières de l’ «impossible » ne reculent-elles pas sans cesse ? 

Ce n’est cependant pas une technique de travail révolutionnaire qui nous a permis de mener à bien cet ouvrage, mais une méthode dont l’origine se perd dans la nuit des Temps. Il a été élaboré à partir d’une technique héritée des anciens Egyptiens et des mystiques de l’Himalaya ; il est le fruit d’une longue lecture dans les Annales akashiques.  Que sont les Annales akashiques ? Nous pourrions dire qu’elles sont la Mémoire de l’Univers, mais cela resterait encore bien vague. 

Penchons-nous donc sur le mot Akasha, d’origine sanscrite. Ce terme désigne un des éléments constitutifs de la Nature au même titre que la terre, l’eau, le feu et l’air. Les anciennes Traditions nous apprennent qu’il s’agit d’une substance infiniment subtile, d’une forme d’énergie dans laquelle baigne l’Univers et qui a la propriété de garder la mémoire visuelle et auditive de tout ce qui vie. L’Akasha serait donc la « plaque sensible » de l’Univers ou encore, pour employer un terme très contemporain, un gigantesque « film magnétoscopique » mis en place par la Nature elle-même et capable de nous révéler, dans certaines conditions, la mémoire du passé. 

Il convient de signaler que la consultation de ces Annales a eu lieu hors de notre monde physique et au cours d’une série de voyages astraux ou voyages hors du corps. 

Ce type de lecture n’a rien à voir avec ce que l’on peut appeler « phénomènes spontanés de vision ». Il nécessite le long apprentissage d’une méthode précise soutenue par un travail personnel d’ordre spirituel. En effet, et nous tenons à insister tout particulièrement sur ce point, une technique est loin d’être suffisante. Celle-ci n’est que le coup de pouce à une longue préparation, à un nettoyage des divers corps qu’aucun mode d’emploi ne pourra remplacer car elle est fondée sur l’amour. 

La lecture des Annales akashiques suppose, par ailleurs, une autorisation de la part des êtres spirituels qui en ont la garde.  Ces derniers s’assurent de la pureté d’intention des « voyageurs » et de leurs capacités d’assimilation. Enfin, les recherches en question ne doivent jamais être menées dans un but personnel. Le récit qui va suivre nous emmène il y a quelque deux mille ans, en Palestine, au sien même de la société essénienne. Il n’est guère facile de revivre son propre passé, aussi ne nous a-t-il pas toujours été agréable de parler de nous. Nos personnes, celles qui portaient à l’époque les noms de Simon et Myriam, n’ont d’ailleurs qu’une importance relative dans ce témoignage. A travers cette existence vécue au cœur de la Fraternité Essénienne et de ses enseignements, il sera souvent question de la personnalité et de la pensée de Jésus ainsi que des détails relatifs à sa vie, en son entourage. 

Nous n’ignorons pas que quelques-uns de ces aspects pourront surprendre, voire choquer et nous sommes conscients de la responsabilité que leur diffusion implique. Toutefois, le temps est venu de lever certains voiles.  Nous n’avons pas la prétention d’apporter exclusivement de l’inédit mais une pierre de plus à un édifice qui se met en place. Nous ne prétendons pas non plus rapporter la totalité des faits cachés dans ce domaine jusqu’ici, le moment de leur révélation n’étant pas encore venu. Il nous paraît aussi important d’insister sur un point ; rien n’a été romancé ou déformé dans un but quelconque. Le lecteur sera peut-être surpris de trouver une foule de détails concernant aussi bien des paysages, des portraits que des discours… La mémoire astrale est dotée d’une grande fidélité, les yeux de l’âme perçoivent plus intensément que ceux de la chair. 

Ainsi, rien de ce qui a été écrit ne l’a été approximativement. Nos efforts ont toujours tendu vers la plus grande fidélité par rapport au vécu, au mot près lorsqu’il s’agit de paroles rapportées. 

Nous tenons enfin à préciser ici de quelle façon la lecture des Annales akashiques s’effectue. Les scènes sont revécues avec une netteté absolue, les paroles sont perçues dans la langue de l’poque, mais comprises instantanément comme si nous en possédions aujourd’hui la maîtrise. En ce qui nous concerne, la sensation de vécu dut telle qu’elle nous a fait retrouver des émotions, des perceptions étrangères à notre personnalité actuelle. Certains verront peut-être dans ce livre un romain et d’autres seront tentés de le qualifier de délire mystique. Peu importe ! Nous l’avons écrit avec le cœur, tel que les épisodes s’en imprégnèrent en nous au jour le jour pendant près de deux années. Nous le confions donc aux êtres de cœur ! certains savent déjà ce qu’il en est et le temps décidera… Si temps il y a ! 

Nota – Bien que chacun des auteurs ait rédigé plus particulièrement une partie de cet ouvrage, la grande majorité de scènes a été revécue en commun

Extrait de : De Mémoires d’Esséniens : tome 1- L’autre visage de Jésus par Daniel Meurois et Anne Givaudan aux éditions Le Perséa en 2000. 

Thérapeute Essénien

 

 

Interview d’Anne Givaudan et d’Antoine Achram 

Je viens de retrouver un interview relativement ancien d’Anne Givaudan et d’Antoine Achram, réalisé par le Magazine Nexus en juin 2001 et publié dans son n°15 (juillet-août 2001).


Cet interview qui porte sur la question :
Qu’est-ce qu’un « thérapeute Essénien » aujourd’hui ? est parfaitement d’actualité, même s’il date de bientôt 9 ans. En effet, achevant actuellement ma formation de thérapeute Essénien avec Anne et Antoine, je n’ai pu que constater qu’il correspond point par point à l’enseignement qu’ils prodiguent aujourd’hui, en 2010. C’est pourquoi j’ai choisi de le partager avec vous.

Bonne lecture- Jean-Paul Thouny

 

Thérapeute Essénien dans ESSENIENS Aide-a-garder-le-cap.


N : Anne, vous pratiquez et enseignez les soins « esséniens » depuis quelques années déjà, en quoi consiste cette pratique ? 

photo-couple dans ESSENIENS     AG : Voici des années que je pratique cette forme de thérapie et deux années que nous l’enseignons avec Antoine Achram. En ce qui me concerne, cet enseignement me paraît extrêmement actuel car il tient compte de l’individu dans sa globalité. Je ne souhaite pas schématiser les soins de ce type mais il est évident que lorsque l’on a compris le mécanisme des nœuds ou des maladies qui nous encombrent, nous avons envie d’aller plus loin. Cela signifie que l’on cesse alors de soigner uniquement une partie du corps qui souffre mais que l’on tient compte des multiples facteurs qui ont contribué à créer le « problème ». Que ce soit un malaise général, une blessure physique ou une maladie, rien de tout cela n’arrive par hasard, sur telle ou telle partie du corps, ni à une personne plutôt qu’à une autre.

La pratique à proprement parler consiste d’abord en une lecture des auras de la personne, un peu comme une radiographie plus poussée que ne le ferait un scanner. Nous avons aussi d’autres façons de sentir ou de voir le trajet de la maladie et surtout ce qui est à son origine. Il est une loi d’une simplicité extrême : si l’on se contente de soigner une zone malade sans toucher la cause, il est sûr et certain que le « problème » se reportera à nouveau au même endroit ou ailleurs si la zone touchée a été enlevée (par une opération par exemple).

C’est ainsi que l’on peut voir des cancers apparemment soignés et soi-disant guéris qui récidivent ou apparaissent à d’autres endroits du corps, en majeure partie parce que la cause n’a pas été trouvée et soignée. Cela n’est pas en contradiction avec la médecine officielle occidentale mais montre combien il lui reste encore à découvrir pour devenir réellement un outil de service de l’Homme et non une source non négligeable de revenus pour des organismes qui n’ont rien de philanthropiques.

N : Quelle conception de l’Homme sous-tend cette pratique ?

AG : Pour pratiquer cette thérapie, il est absolument indispensable de considérer l’homme comme un être aux multiples facettes. Si l’on se contente de prendre en compte ce qui est du domaine visible, nous perdons notre temps et le faisons perdre à celui qui demande de l’aide. L’enveloppe physique de l’homme n’est qu’une infime partie de l’iceberg qu’est un Être Humain dans sa totalité. Ne serait-ce que sur le plan des maladies, nous tenons compte dans notre pratique des cinq premières couches qui composent un individu quel qu’il soit : le corps physique, l’éthérique, l’astral, le mental et le causal.

Cela n’est pas propre à notre type de médecine. Ce n’est d’ailleurs que depuis peu, depuis la révolution industrielle, que la médecine occidentale a effacé toute conception autre que physique dans sa forme de thérapie. Les anciens sur lesquels repose une grande partie de la médecine occidentale d’aujourd’hui connaissaient les corps subtils et tenaient compte de l’ensemble de l’être et non un simple morceau de chair. Avoir tronqué ce savoir ancestral est une aberration qui coûte très cher aux malades.

Autrefois, il y avait autour de ces malades, les thérapeutes et les docteurs qui ensemble œuvraient à la guérison. Les premiers tenaient compte de l’âme et de la psyché de l’individu tandis que les autres s’occupaient de l’ensemble du corps physique. L’équilibre était ainsi préservé et la guérison était autant celle de l’âme que celle du corps. Les médecines orientales qui souvent demandent bien plus d’années et de connaissances que l’occidentale tient aussi compte des divers étages qui composent un être humain…

Alors, pourquoi vouloir à tout prix réduire un être à ce qu’il n’est pas, un amas de chair et d’os ?

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Myriam de Magdala

La magie spontanée de Sarah m’amène bien sûr à aborder ici la « question » de cette mystérieuse et controversée Myriam issue du petit village de Magdala, sur les bords du lac de Tibériade. Lorsque son nom est évoqué, on voit aujourd’hui les oreilles se tendre plus que jamais comme si nous pressentions, au-delà de ce que les Écritures en disent, qu’elle était détentrice d’un puissant secret. Pour ma part, lorsque je me tourne vers elle au fond de ma mémoire, je dois reconnaître que les images et les souvenirs abondent à tel point qu’il est parfois difficile de les ordonner. 

Myriam de Magdala dans PERSONNAGES HISTORIQUES mariemadeleine_1

Ainsi que je me suis efforcé de le dire depuis de nombreuses années1, elle n’a jamais, au grand jamais, été la prostituée, que nous présentent les Évangiles canoniques. Vers le verne siècle de notre ère, les Pères de l’Église ont simplement utilisé son côté hors-norme et dérangeant pour leurs propres visées afin de ternir son image qui mettait trop en valeur l’importance de la Femme dans l’enseignement christique. Nul ne peut cependant tout voiler éternellement et la vérité des faits finit toujours par s’imposer, tôt ou tard. 

La Mémoire du Temps nous apprend ce qui était connu de tous il y a deux millénaires, à savoir que Myriam de Magdala, d’ascendance essénienne bien que n’étant pas rattachée à une communauté particulière, a d’abord été vers sa quinzième année l’épouse de Saül de Tarse, le futur Paul des Epîtres. Saül, dont l’une des fiertés était d’avoir accédé au titre de citoyen romain, se montra, il faut le dire, un homme et un mari plutôt violent et porté vers l’alcool. Il entretenait des objectifs politiques et, ni son monde intérieur, ni ses relations n’avaient quelque chose à voir avec de sincères préoccupations d’ordre spirituel. Son univers était celui du pouvoir temporel, bien qu’il affichât une certaine piété en présence du peuple. Lorsqu’il m’arrivait de le croiser dans les ruelles de Jérusalem, il était fréquemment entouré de trois ou quatre dignitaires, soit romains soit sadducéens et il fallait. qu’ on s’écarte sur son passage. Je reconnais volontiers qu’il a fallu  une certaine prestance. C’est sans doute là ce qui est parvenu à séduire Myriam en un temps où elle cherchait son chemin. 

Leur mariage, arrangé comme tous ceux de ce temps là fut aussi un mariage d’amour…, Cependant, comment l’amour peut-il survivre lorsque l’un a les deux pieds enracinés dans la terre et l’autre des ailes qui n’aspirent qu’à se déployer? La rupture eût lieu quelques années après les noces, le temps que Mynam mette au monde un enfant, Marcus, et l’éduque jusqu’à le rendre autonome. Ce fut bien évidemment un scandale car, si un mari pouvait répudier son épouse sans que cela soit choquant, l’inverse était inconcevable… à moins de n’être qu’une « femme de mauvaise vie ». ., 

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Lorsque j’ai rencontré Myriam pour la première fois, non pas à Jérusalem mais aux alentours de Béthanie, cette réputation de prostituée flottait toujours autour d’elle. Bien que je ne l’aie pas vue faire partie du tout premier groupe  de disciples, lorsqu’elle nous rejoignit de façon constante auprès du Maître je me rendis compte qu’elle le connaissait déjà fort bien et qu’elle était même dans son ombre la plus grande. Tout cela d’abord pour une raison très simple qui n’étonnait personne : son père, qui n’était autre que le riche armateur Joseph d’Arimathie, était aussi l’oncle de Jeshua. Ensuite parce que la proximité qui se manifestait entre eux pouvait n’avoir rien d’inadmissible dans le contexte de  l’époque. 

Il faut savoir que tous les hommes auxquels on reconnaissait le droit de commenter les Écritures dans les synagogues se devaient d’être mariés. Myriam de Magdala était-elle l’épouse du Maître Jeshua? C’est la thèse que certains défendent. Elle ne me choque guère, bien au contraire, mais je ne puis pour l’instant l’appuyer car rien de ce que j’ai pu revivre par le biais des Annales akashiques ne me permet de le faire … Cependant, étant donné que le « livre » de la Mémoire du Temps ne cesse de s’ouvrir davantage d’année en année, il n’est pas inconcevable que je puisse, à ce propos, apporter un jour d’autres éléments ou précisions à mon témoignage. Ce qui me paraît toutefois évident et incontestable, c’est qu’il existait entre Jeshua et Myriam une complicité qui ne se limitait pas aux âmes. Je veux dire par cela qu’ils vivaient assurément l’intimité qui est pour le moins celle d’un couple tantrique. Cette affirmation mérite d’être précisée car notre culture occidentale est très peu familiarisée avec une telle notion. 

Dans son ignorance, elle confond en effet avec un sourire souvent goguenard la discipline qu’est le Tantrisme et la pratique – exclusivement tournée vers le plaisir des sens – d’un certain Kama Sutra. S’il fait intervenir le corps dans son aspect le plus intime, le Tantrisme, dont l’enseignement remonte à l’aube des Temps, constitue une voie de nature purement spirituelle dans son essence. Le corps physique y est considéré comme le  temple du Divin tandis que les sens qui le caractérisent deviennent les leviers potentiels d’une véritable libération de la Conscience. Lorsqu’on sait que Jeshua séjourna dans sa jeunesse plusieurs années au coeur des Himalayas et qu’Il y reçut les enseignements de l’Avatar Babaji, sa connaissance des lois du Tantrisme n’a, dès lors, rien de surprenant. 

Une  telle connaissance a pour moyen d’action la mise en mouvement contrôlée de cette force ascensionnelle appelée traditionnellement kundalini et dont le réservoir énergétique se situe à la base de la colonne vertébrale. Cette force est lovée à la façon d’un serpent interne, entre le coccyx et les vertèbres fort justement appelées sacrées. Au niveau humain, son énergie peut-être comparée à une véritable bombe atomique, en ce sens que son activation modifie radicalement la nature vibratoire de l’être. Je suis personnellement convaincu que c’est le côté tantrique et donc éminemment sacré et exigeant de l’Amour qui s’est développé entre le Maître et Myriam de Magdala qui a fait d’elle l’Initiée et la grande Disciple que l’on devient capable de reconnaître enfin en elle depuis quelques années. 

Je garde le souvenir, depuis deux millénaires, de l’évidence pour tous les proches du Christ que Myriam bénéficiait d’un enseignement « à part » ainsi que d’une place « à part » dans le coeur du Christ. Certains s’étonneront, ainsi que je l’ai entendu dire, qu’un Être de son envergure ait pu développer un attachement d’ordre affectif. J’affirme sans hésiter que c’est pourtant ce qui s’est passé et qu’il s’agit sans doute là de l’un des aspects les plus éveillants pour l’Humanité qu’ait manifesté l’incarnation du Christ. Il nous montre à quel point le Divin et l’humain peuvent se côtoyer, se compléter et s’embellir l’un l’autre dans un même monde

A CE SUJET vous pouvez consulter ce site :   http://othoharmonie.unblog.fr/2011/05/08/le-manuscrit-de-marie-madeleine-2/    et vous en saurez beaucoup plus ! 

Revenons cependant à Myriam de Magdala elle-même. On peut aisément concevoir que, pour avoir pu jouer un tel rôle auprès du Maître, son âme devait être d’une nature peu commune. Mes propres souvenirs me poussent à affirmer qu’en termes modernes, le mouvement féministe pourrait faire d’elle le prototype de la « femme libérée ». De tempérament naturellement fougueux, bien qu’ également capable de grands élans de tendresse et d’abandon à la manière d’un félin, Myriam a fait de sa vie une sorte de défi permanent. Elle brava en effet la plupart des tabous de l’époque, à commencer par le rejet de l’assujettissement féminin à la société patriarcale de son temps. 

Pour l’avoir côtoyée de près durant quelques années, je peux néanmoins dire l’avoir vue considérablement changer après l’événement de la Crucifixion. Son tempérament plutôt tumultueux s’apaisa considérablement pour laisser transparaître une connaissance puis une sagesse surprenantes. Il est indéniable que ce qu’elle a véhiculé dès lors a fait de sa personne la véritable héritière de l’Enseignement du Christ. Sa vie illustre parfaitement le mariage audacieux du Ciel et de la Terre. Une telle union, traditionnellement réputée improbable, représente à mes yeux le point-clé de la compréhension de la Parole du Christ. En venant abolir les anciennes lois figées et sclérosantes, le Maître ouvrait la porte à la possible fusion entre les apparents contraires. Avec l’École de pensée développée par Myriam de Magdalal , c’est tout le principe de la non-dualité qui nous est enseigné. 

Ombre et Lumière, Matière et Esprit nous y sont présentés comme les déclinaisons inévitables et enrichissantes – parce que formatrices – de cette seule et même Force qu’on appelle Dieu. En ce sens, l’âme et le corps de la compagne du Christ sont devenus le réel réceptacle puis le dispensateur de l’Onde de Transmutation proposée à la Terre. Je partage donc pleinement l’hypothèse qui fait de Myriam d’un des aspects du Graal. Si descendance du Christ il y a, elle est avant tout de nature mystique. Entendons-nous bien, cependant… Dans l’esprit des enseignements que le Christ nous a communiqués il y a deux mille ans, le concept de mysticisme n’avait rien de désincarné. L’union sacrée que Myriam a vécue avec le Maître représentait un levain, un levain dont l’égrégore commence seulement à agir aujourd’hui de façon étonnante sur notre inconscient collectif au point d’ébranler les vieux dogmes. Alors, balayons désormais radicalement de notre pensée l’image mensongère d’une « Marie-Madeleine-pécheresse-repentie » établie par l’Église aux alentours du vème siècle.

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Aux yeux du témoin que je suis, un tel mensonge équivaut à une véritable trahison de la Connaissance et de la nature de l’Amour que le Maître a offert à notre humanité. Voilà pourquoi je n’hésite pas à dire que la misogynie flagrante des premiers Pères de l’Église a provoqué un total détournement de la pensée christique au profit de la mainmise temporelle d’un Collège de mâles dominants. 

 Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  – les  enseignements premier du Christ.  

Marie

 

Et pourquoi ne pas parler ici de Marie puisque l’empreinte qu’elle a laissée dans l’Histoire illustre bien, après celle de son fils, une certaine rencontre du Ciel et de la Terre en notre monde? Depuis bien des siècles, nous, les Occidentaux, avons souvent entretenu d’elle l’image d’une petite blonde obéissante plutôt aérienne, d’une chasteté totale, assez passive et portant un regard de vénération douloureux sur Celui qu’elle a mis au monde. 

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Tout d’abord, le simple bon sens devrait nous permettre de réaliser qu’en fait de « blonde hollywoodienne », Marie – que l’on appelait Myriam, un nom lui aussi très répandu – était une femme aux traits sémites très prononcés. Celle-ci s’imposait naturellement dans une assemblée non pas par les canons classiques de la beauté mais plutôt par la noblesse de ses traits, la droiture de sa démarche corporelle et par le respect que quelque chose en elle imposait. Bien qu’elle fût relativement discrète et silencieuse ainsi que se devait de l’être une femme de l’époque, elle ne se montrait pourtant ni soumise ni souffrante. Je l’ai vue capable de rébellion, notamment dans les circonstances que j’ai citées plus haut, mais aussi face à l’attitude de certains disciples du Maître dont elle comprenait parfois difficilement que ce dernier leur accordât tant de confiance. En fait, elle entendait et observait beaucoup de choses en coulisses et admettait souvent mal ce qu’elle interprétait alors comme de l’insouciance ou de la passivité de la part de son fils. 

 

Il est vrai que cette attitude changea assez radicalement à compter du jour où le « passage » du fils au Maître de Sagesse fut pleinement accepté par son âme en tant qu’évidence. Son réflexe protecteur de mère s’estompa dès lors à la façon d’un voile qui se serait soudainement déchiré. Elle s’en ouvrit à quelques-uns d’entre nous dont j’eus le bonheur de faire incidemment partie. Voici ce que les Annales m’ont permis de restituer des propos qu’elle nous tint alors: – « Lorsque mon fils nous a quittés, il n’avait que treize ans… Cela a été un déchirement consenti car nous sommes d’une famille où nous nous dédions au Très-Haut… parfois comme si c’était une fatalité sacrée inscrite dans notre chair. Lorsqu’Il réapparut après dix-sept longues années, je ne Le connaissais plus… Il fallait qu’Il me redécouvre aussi et qu’Il apprivoise la réalité de ses frères et soeurs que j’avais portés après Lui. On aurait dit qu’Il connaissait d’emblée leur âme tandis que eux découvraient un être dont ils ignoraient tout. Contrairement à moi, le Maître en Lui leur apparut très vite, tout au moins au plus grand nombre d’entre eux. 

 

J’ai souffert de voir en Lui plus qu’un rabbi. Le rabbi appartenait encore à ma chair… tandis que le Maître s’évertuait à me montrer qu’Il n’était plus tout à fait de ce monde et qu’Il vivait d’une autre Lumière que celle que j’avais cru Lui communiquer à tout jamais. Ma fierté de mère – qui s’était transmuée inconsciemment en orgueil – ne signifiait plus rien et je fus durement rappelée à l’humilité qui m’avait autrefois été enseignée au Temple. Maintenant, j’ai accepté d’être sa disciple plus que sa mère. C’est un état de fait contre lequel je ne peux rien. J’accepte aussi le fait de dire que ce n’est pas moi qui ai mis pleinement cet homme au monde. Il nous dépasse tous, vous le voyez bien, et je ne sais pas où Il nous mènera… Parfois, c’est une amère constatation pour mon coeur de mère; parfois aussi c’est une invraisemblable joie. Il me reste juste la confiance en l’Éternel parce que je sais bien que rien ne peut combler mon ignorance face à ce Mystère auquel j’ai servi de vase. » Je me souviens que, pour discrète qu’elle ait été, Marie ne s’en montrait pas moins très présente lorsqu’il lui arrivait de se déplacer avec nous. Il n’était pas rare alors qu’elle soit prise à l’écart par des disciples ou de simples curieux et qu’on la pressât de donner son enseignement à elle. 

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Elle acceptait de se plier à cette demande mais il est certain qu’elle communiquait davantage les principes de base empreints de douceur caractérisant notre Fraternité que les audaces de son fils. Sans vouloir le moins du monde diminuer la beauté et la qualité de son âme, je dois dire que le rôle et l’impact qu’elle joua il y a deux millénaires fut beaucoup moins considérable que celui qu’une certaine faction de la Chrétienté lui a fait endosser depuis. Dans l’inconscient collectif, on s’est empressé de lui attribuer la place archétypale de la Vierge-mère, un rôle analogue à celui tenu par Isis en Égypte ou encore à celui de Devaki, la mère de Krishna, en Inde, pour ne citer qu’elles. Pour tous ceux qui l’ont connue à l’époque, il est clair que la virginité de Marie relève du mythe absolu se conformant aux grands schémas symboliques parsemant l’histoire de notre humanité

 

Elle représente la terre-mère primordiale, celle où se plante la graine d’ascension, la matière première des Alchimistes qui la subliment pour en faire jaillir Ce qui permettra au plomb humain de se transmuer en or spirituel. Elle est aussi la pâte feuilletée de la galette des rois, celle au coeur de laquelle la fève initiatique et rédemptrice a été cachée… En tant que « pâte feuilletée » symbolique, Marie nous rappelle que tout être humain conscient de lui-même et de sa dimension intuitive peut se considérer comme éminemment porteur du germe divin et qu’il doit faire éclater les feuilles, les strates, les écailles de sa personnalité incarnée pour révéler le germe en question

 

Le fait que Marie elle-même ait été conçue « sans tache », ainsi que le prétendent les Traditions, est à comprendre en tant qu’allusion à son poids karmique neutre, autrement dit à son absence de bagage karmique « négatif’. Cela signifie qu’en sa présence nous avions affaire à une âme réalisée n’étant plus soumise aux nécessités de la roue des réincarnations. Les Orientaux pourraient dire d’elle qu’elle était un Boddhisatva accompli et possiblement aussi un Avatar de polarité féminine. En effet, après la mort officielle de son fils et l’ événement auquel on donna le nom de « Pentecôte » J, nous fûmes quelques-uns à être informés du fait qu’elle avait sombré dans une inconscience profonde, sans signe apparent de maladie. Cela dura presque une semaine. Lorsqu’elle revint à elle, elle n’était plus la même personne en ce sens qu’une autre énergie s’en dégageait. Elle parlait différemment, avec une force accrue et des concepts métaphysiques rappelant ceux du Maître. J’eus la chance de la rencontrer durant quelques heures environ trois semaines après son « réveil ». Elle me fit une si vive impression que je me suis demandé si le Maître n’allait pas poursuivre son oeuvre à travers elle. Avec le regard que je peux porter aujourd’hui sur ce phénomène, je reste persuadé qu’elle vivait alors une sorte d’adombrement ou qu’elle était habitée par une Présence extérieure à sa personnalité première, ainsi que c’est souvent ponctuellement le cas chez la plupart des grands missionnés.Selon des données que j’ai pu obtenir ultérieurement au contact de différents Maîtres reliés à la Fraternité de Shambhalla, c’est à partir de ce moment-là que l’egrégore de la « Vierge Marie » s’est peu à peu constitué. Son véritable impact est donc postérieur à la période publique de l’enseignement du Christ. Si la manifestation de son illumination a éclaté aux yeux de tous dans les deux ans qui sui-virent le départ du Maître, son aspect « virginal » aurait alors, je le répète, fait sourire tout un chacun comme n’ayant aucun sens. 

 

À ma connaissance, Marie n’a dicté aucun enseignement. Ce qui a été placé sous son nom l’a donc été largement a posteriori, pour légitimer une pensée à laquelle on voulait donner du poids. Bien qu’elle ait été instruite à l’art de l’écriture en tant que vestale essénienne, je me souviens l’avoir entendu dire qu’elle ne créerait aucune École de pensée et n’aurait aucun disciple. C’était une femme simple qui a tenu à rester simple. Les Annales akashiques la montrent vieillissant et s’ arrondissant, comme la plupart des êtres humains qui prennent un peu d’âge. Encore une fois, ce n’est pas l’amoindrir que de signaler cela. Si je mentionne ce fait, c’est parce qu’il me semble important de briser les images figées par nos catéchismes pour aller vers davantage de vérité. Naïveté et puérilisation n’ont jamais fait grandir qui que ce soit. Le poids de la matière, dont le vieillissement est un des constituants majeurs, a sa propre beauté et sa noblesse. Pourquoi ne pas le respecter? Le Maître Jeshua en personne, bien que véhiculant le Divin à son plus haut niveau concevable sur Terre, s’est Lui-même plié à la loi de l’affaiblissement du corps. C’est entretenir une supercherie que de prétendre que le vieillissement d’un Avatar, avec les troubles de santé que cela présuppose, est dû au fait que le Maître en question ne manifeste ces signes que parce qu’il endosse le poids des fautes de notre humanité. Cette ignorance, doublée d’un mensonge, se rencontre encore souvent de nos jours, dans le cas de sages ou d’Avatars avérés… comme si les tribus que chaque être doit payer à la loi de l’incarnation étaient une honte. Tout corps physique résulte d’une entente ou d’une complicité entre les forces de la Terre et celles des mondes célestes. Cette complicité a son prix qui est assujetti à l’acceptation du temps qui passe à l’intérieur d’une pièce de théâtre donnée. 

 

- « Un acteur n’est qu’un acteur, nous enseignait le Christ, il y a deux millénaires. Son rôle débute par une certaine réplique et s’achève par une autre. Ainsi, dans l’univers dont la scène est tracée par mon Père, tout ce qui a un commencement a nécessairement une fin… Vous verrez mon corps pousser, mûrir puis se faire moissonner comme le blé sur le bord du chemin. » Il faut bien réaliser qu’au moment du retrait du Maître Jeshua de sa vie publique, sa mère, Marie, avait moins de cinquante ans et qu’elle était donc loin d’être vieille au sens où nous l’entendons maintenant. Dans les derniers temps où je l’ai connue, on venait pourtant la consulter comme une Aînée, non pas tant parce que la moyenne d’âge de l’époque lui aurait permis de revendiquer ce titre qu’à cause de son discours soudainement devenu celui d’une « vieille âme ». Je me souviens que son enseignement passait essentiellement par des réponses aux questions qu’on lui posait. Elle prenait rarement l’initiative d’aller au devant de ces questions mais se comportait plutôt comme un livre dont on consulte les pages à volonté. 

 

Tout comme le Maître et Myriam de Magdala, elle ne manquait pas une occasion pour tenter de combler le gouffre que l’on ne peut s’empêcher de percevoir entre le corps et l’esprit. 

 

Le noyau de l’enseignement qu’elle véhiculait avait donc pour base l’annihilation du sentiment de dualité et, par conséquent, de séparativité. Pour elle, le problème ne résidait ni dans la polarisation du corps, ni dans celle de l’esprit mais dans l’idée que l’âme se faisait de la notion de polarité. 

 

Elle traduisait ainsi la Parole de son fils pour qui, plus et moins, jour et nuit, homme et femme ne s’opposaient pas mais se multipliaient en se complétant. Elle plaçait par conséquent la racine de la souffrance au niveau de l’âme qui, au lieu de jouer le rôle de trait d’union entre le corps et l’esprit, établissait une dissociation radicale entre ces deux principes

 

- « Ainsi, l’ai-je entendu dire au grand étonnement de ceux qui l’écoutaient, ce n’est pas le corps qui est à dépasser, c’est l’âme dans les couches successives de ses aveuglements et de ses habitudes figées … car les racines d’un arbre sont en tous points analogues à ses branches. Le tronc, l’âme, est semblable à un axe d’ascension; ne voyez pas en lui l’expression majeure de l’arbre; il n’est ni un commencement ni un aboutissement, juste un intermédiaire par lequel le Ciel et la Terre s’épousent… celui dont on finit par faire un feu. » 

 

 Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  – les  enseignements premier du Christ.  

Mode de vie des Esséniens


P. A. : Pouvez-vous nous parler un peu du mode de vie des Esséniens des villages et nous dire en quoi ces Esséniens étaient différents des autres ? 

 

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D. M. : Les Esséniens des Communautés villageoises étaient forts différents de ceux de Qumrân même s’ils menaient aussi une vie rigoureuse autour de règles strictes. Ils observaient une discipline de vie en accord global avec la Tradition judaïque de leur époque mais, en même temps, ils vivaient marginalement parce que de façon plus ouverte et souple car en prise constante avec les forces de la Nature.

On le sait, le Judaïsme est une religion qui se caractérise par un certain nombre de principes assez rigides et au sein de laquelle il faut s’en tenir à l’observance d’un certain nombre de lois. Il y avait tout cela dans les villages esséniens mais leurs habitants se sentaient totalement à part dans la mesure où ils parlaient beaucoup plus librement d’un certain nombre de sujets. Il y avait entre eux infiniment moins de tabous que dans l’ensemble du peuple qui se conformait, lui, à l’observance de la loi, à la lettre près.

Cependant, tout cela et le fait que le Maître Jésus ait été formé parmi eux ne signifie pas que les Esséniens étaient nécessairement des initiés au sens où nous l’entendons dans les milieux dits spiritualistes. Vous savez, aujourd’hui, on a tendance à les idéaliser un peu trop. On voit souvent systématiquement en eux des sortes d’initiés absolus dans les différents livres qui s’écrivent ici et là à leur sujet.

P. A. : Ce n’était pas le cas ?

D. M. : Il y avait évidemment de grands initiés parmi eux, de véritables Maîtres de Sagesse mais je dirais, au risque de décevoir certaines personnes, que la plupart des Esséniens c’étaient très simplement des personnes qui tentaient de mettre en pratique une éthique de vie où la pureté de la conscience et de la morale passaient avant toute chose, où on apprenait à partager, à donner. Certains s’appliquaient à cultiver ce qu’on appelait « la langue de lait », c’est-à-dire l’art de la parole douce et fluide. Tout cela ne veut cependant pas dire qu’ils étaient parfaits pour autant ! Il faut comprendre qu’il ne suffisait d’être essénien pour prétendre être un être de Sagesse ou encore un initié.

La plupart des Esséniens des campagnes qui étaient des gens simples et analphabètes qui, comme tout un chacun, exprimaient aussi leurs colères, leurs frustrations etc. Ils constituaient évidemment une communauté fascinante parce qu’elle avait une ouverture d’esprit largement au-delà de la moyenne à l’époque mais qu’il ne faut pas non plus, je le répète, idéaliser à l’extrême.

P. A. : Pouvez-vous nous parler des autres Communautés de ce temps-là ?

D. M. : D’abord, il faut savoir que le nom « Essénien » n’était pas employé communément à l’époque. On confondait généralement les Esséniens avec les Nazarites
et les Nazaréens qui étaient des mystiques se démarquant, eux aussi, par le port de la robe blanche, les cheveux longs, la barbe et par certains rituels également.

La plupart du temps, quand des Esséniens apparaissaient sur un lieu, on les confondait avec les Nazaréens ou les Nazarites. En réalité, ils étaient extrêmement discrets. Ce qui les distinguait beaucoup des Nazaréens et des Nazarites, c’était leur pratique des soins et des thérapies. Ils s’intéressaient vraiment beaucoup aux plantes et aux onguents et à tout ce que l’on appelle aujourd’hui « soins énergétiques ». On pourra y revenir plus tard. Leur Fraternité en tant que telle était relativement peu connue mais on savait qu’elle formait des guérisseurs.

Parallèlement à cela, les Esséniens étaient plutôt craints par l’ensemble de leurs contemporains parce qu’on avait l’impression qu’ils manipulaient ce qu’on appelle la magie, c’est-à-dire le maniement des lois énergétiques… avec des pratiques pas toujours très « nettes ».

Ce qui n’était pas du tout le cas mais disons que cela contribuait à ce qu’ils se tiennent à part, quelquefois excessivement. Cela se traduisait chez beaucoup d’entre eux par un indéniable sentiment d’élitisme.

Il existait malgré tout une espèce de fluidité entre toutes les petites Communautés esséniennes et l’ensemble du peuple. Cela fonctionnait bien et circulait bien mais… les Esséniens n’en restaient pas moins des gens qu’on montrait du doigt. On les appréciait pour leurs talents mais on les craignait un peu.

P. A. : Toujours à cause de leur côté « élite » ?

D. M. : Nombre d’entre eux se percevaient de toute évidence comme appartenant à une élite. Ils n’étaient pas systématiquement perçus comme tels mais leur marginalité intriguait, inquiétait parfois et en faisait des êtres à part avec tout ce que cela sous-entend. 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Qui étaient les Esséniens ?

  

 

Qui étaient les Esséniens ? dans ESSENIENS danielmeurois   Interview de Daniel Meurois 

 

Cet interview de Daniel Meurois, réalisé en septembre 2010 par Pierre Abraham, apporte un précieux éclairage sur les Esséniens ainsi que sur Jésus et son entourage à l’époque. Beaucoup de choses sont dites actuellement sur cette collectivité, aussi un témoignage pertinent et objectif, issu des anales akashiques, est des plus précieux nous notre compréhension. 



Bonne lecture – Jean-Paul Thouny 


esseniens dans ESSENIENS


P. A. : Daniel Meurois, nous entendons parler du peuple essénien depuis la découverte des premiers Manuscrits de la Mer Morte… mais qui étaient au juste les Esséniens ? 



D. M. : Tout d’abord, il faudrait savoir de quel point de vue on part puisqu’il y a deux points de vues pour répondre à cette question. En effet, il y a le point de vue que l’on peut définir comme officiel, c’est celui des historiens, des archéologues et des théologiens. Ensuite vient le deuxième point de vue, celui du mystique. Celui-ci, on s’en doute, est davantage le mien. 

 

Faisons d’abord très rapidement le tour du premier point de vue…
La découverte en 1947 des Manuscrits de la Mer Morte, aux abords du monastère de Qumrân, en Israël, s’est étalée sur une période de cinq ou six ans je crois, c’est-à-dire jusqu’en 1956. 

                
Elle fait état de presque 900 manuscrits. Ces textes manuscrits témoignent de l’existence, il y a 2000 ans et même un peu plus, d’une communauté monastique très stricte considérée aujourd’hui comme ayant formé une secte du Judaïsme. Il s’agissait d’un regroupement d’ascètes, de moines, d’ermites vivant retirés du monde dans le désert de Judée sur les bords de la Mer Morte. Le point de vue officiel part de cela et aussi de ce qu’en a dit, dans de rares écrits, l’historien Flavius Josephe. Celui-ci a été le premier et peut-être le seul, me semble-t-il, à mentionner les Esséniens dans les textes de son temps.

L’origine des manuscrits de la Mer Morte se situe entre le deuxième et le troisième siècle avant Jésus Christ et se prolonge environ jusqu’au milieu du premier siècle de notre ère. Passons maintenant à l’autre point de vue, le mien, celui du mystique. Je me définis effectivement comme mystique dans le sens où, depuis maintenant une trentaine d’années, j’expérimente intérieurement une perception particulière des Esséniens. Cette expérimentation se fait à partir de ce qu’on appelle la lecture des Annales Akashiques Ces Annales constituent la Mémoire du Temps. Je pense que ceux qui me lisent, savent de quoi il s’agit, c’est pourquoi nous n’aborderons pas cette notion aujourd’hui. J’ajouterai seulement qu’elle constitue mon outil de travail, un outil qui me permet, depuis trois décennies, de « lire » dans le Passé, sous forme de visions extrêmement précises et répétées, certains événements de l’Histoire et, plus spécialement, la réalité des Communautés esséniennes d’il y a deux millénaires.

Lorsqu’on a la capacité d’aller chercher dans le Temps des informations, on s’aperçoit alors qu’il existait deux façons d’appartenir à la Communauté essénienne. Il y avait, bien sûr, les Esséniens des monastères, tel celui de Qumrân mais l’essentiel du peuple essénien vivait quant à lui, dans de petits villages situés pour la plupart en Galilée. C’était des villages basés sur l’entraide et constituant une véritable Fraternité emprunte de discrétion. L’ensemble de cette Communauté observait un code de vie basé sur des règles de pureté physique, mentale et morale extrêmement importantes. La notion de possession, par ailleurs, était étrangère aux Esséniens. Dans leurs villages, on mettait tout en commun. À noter aussi que les Esséniens étaient très proches de la Nature et des forces de celle-ci. Chacun avait sa famille, son travail et œuvrait avec ardeur dans le respect du Sacré de la vie, tout en se pliant aux Traditions globales du Judaïsme dont ils estimaient être des membres « à part ».

Le mode vie des Esséniens des villages était, je le rappelle, très différent de celui des moines de Qumrân, lesquels étaient remarquables pour leur grande rigidité. Ces derniers étaient des ascètes extrêmement intransigeants qui se conformaient beaucoup au code de vie du Lévitique, remarquable pour ses centaines d’interdits et d’obligations. De tels moines étaient des gens passablement – il faut le dire – intolérants. Ce n’est pas à eux que je me suis intéressés le plus mais à ceux des Communautés villageoises.

Je dois toutefois ajouter que l’idéal de ces Communautés vivant par familles était également présent au monastère du Krmel, une énorme bâtisse située sur les hauteurs de l’actuelle ville de Haïfa. Il n’existe hélas plus de vestiges de celle-ci. À son emplacement se trouve actuellement un important temple de la foi Baha’ie. C’est entre ses murs qu’étaient instruits les enfants considérés comme les plus psychiquement doués de l’ensemble de la Fraternité essénienne.

Ce temple était une École très réputée dont l’origine remontait à la Tradition égyptienne d’Aménophis III, le père d’Akhenaton.

Les Annales Akashiques révèlent en effet qu’il existait une filiation très directe entre les mystiques de l’ancienne Égypte d’Akhenaton et les mystiques esséniens. C’est cette filiation qui est fascinante. Il s’agit d’une Tradition dont la source première se perd dans la Nuit des Temps, une Tradition que les Initiés se communiquaient oralement. C’est elle que j’ai essentiellement évoquée à travers mes ouvrages. Pourquoi ? Parce que je crois que ce sont ses héritiers esséniens, par leur sensibilité et leur perception du Sacré, qui peuvent nous rejoindre le plus aujourd’hui. 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens

A propos des Esséniens

gifs étoilesCet interview de Daniel Meurois, réalisé en octobre 2008 par Louise-Anne Holstein est bien entendu toujours d’actualité ! 


Il « remet les pendules à l’heure » sur certaines réalités qui ont été quelque peu galvaudées ces dernières années. Son témoignage est précieux car, sans vouloir s’approprier quoi que ce soit, il « rend à César ce qui est à César » ; nous ne saurions lui en tenir gré et, c’est pour cela que j’ai choisi de publier cet interview.


Bonne lecture – Jean-Paul Thouny 

A propos des Esséniens dans ESSENIENS danielmeurois

S. P. : Daniel Meurois – Givaudan, cela fait exactement 28 ans que votre livre « De mémoire d’Essénien » est paru et qu’il demeure un livre de référence… Aujourd’hui, on parle plus que jamais de la communauté des Esséniens et des soins que ceux-ci prodiguaient. Comment vous situez-vous dans ce contexte ?

 

D. M. : Comme depuis le début, je crois, c’est à dire de façon très libre. Ces derniers temps cependant, j’observe beaucoup ce qui se passe et je ne cesse de m’étonner de l’ampleur que tout cela prend au fil des années. Je suis également souvent stupéfait par ce qui se colporte parfois d’un continent à l’autre et qui rattache systématiquement presque toute la connaissance en thérapie énergétique actuelle à la minuscule communauté essénienne qui vivait en Palestine il y a environ 2000 ans.

 

Il est vrai que les Esséniens se transmettaient de solides enseignements dans ce domaine… mais ils avaient aussi leurs limitations, leurs peurs et leurs tabous qui font que, si on les voyait agir aujourd’hui, on ne reconnaîtrait pas ce que nous entendons actuellement par thérapies esséniennes.

 

En dehors d’une célèbre École traditionnelle qui faisait référence à ce peuple, hormis les énigmatiques manuscrits de la Mer Morte et les ouvrages d’hygiène alimentaire de E. Bordeaux-Szekely, « De mémoire d’Essénien » a sans doute été le premier livre qui, il y a effectivement 28 ans, a été amplement consacré aux Esséniens et diffusé auprès d’un large public.

 

Je me rends pourtant compte aujourd’hui que cet ouvrage a peut-être trop idéalisé les Esséniens dans leur ensemble en en faisant des sortes d’initiés absolus. En réalité, les communautés que j’ai décrites dans ce livre ne représentaient qu’une modeste portion de la population de « coloration » essénienne… qui, elle–même, était une petite portion de la population de culture judaïque.

Ce qu’on peut qualifier de « culture essénienne » et dont j’ai témoigné à travers plusieurs livres n’était pas figé en une seule doctrine mais partagé entre trois tendances.

 

Celle qui était à l’honneur dans les villages était beaucoup plus ouverte que celle des monastères qui, il faut bien le dire, se montrait incroyablement sectaire. Élitiste à l’extrême, celle-ci se basait sur l’observance absolue d’un grand nombre d’interdits fort inspirés du fameux code de vie appelé « Lévitique ». Pour ces communautés monastiques, ce que nous entendons aujourd’hui par soins esséniens aurait été à peine pensable car le rejet du corps physique les caractérisait. 

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Ce n’est qu’au monastère du Krmel – la troisième expression du « courant essénien » – que le corps humain et ses rouages subtils ont été vraiment étudiés et enseignés. Pourquoi ? Parce que le Krmel tenait sa Tradition des anciens Égyptiens, beaucoup plus proches de leur corps que les Juifs de l’époque. Cette culture et les pratiques qui en découlaient ont beaucoup compté dans la formation du Maître Jésus, Son sens de la liberté et celui d’une nécessité de non-conformisme. Cela permet de comprendre pourquoi Sa propre communauté, dans Son village d’adoption, L’a rejeté.

 

Pour en revenir aux soins eux-mêmes, l’approche qui était précisément celle du « Rabbi Jeshua »  s’apparentait beaucoup à celle en vigueur chez les prêtres thérapeutes du temps du Pharaon Amenophis III et de son fils Akhenaton. Une approche magnifiée bien évidemment par Son incroyable dimension christique qui Le plaçait hors de tout repère possible.  C’est cette parenté avec une certaine Égypte qui m’a poussé à rédiger « Ainsi soignaient-ils », un prolongement à une première approche des soins énergétiques et de la lecture d’aura telle qu’abordée dans « Les robes de Lumière » puis ensuite complétée par « Ce qu’Ils m’ont dit… » selon la même source. 
Personnellement, en considérant tout cela, j’aurais tendance à ne pas vouloir me laisser enfermer dans un contexte strictement essénien qui, à mon sens, devient quelque peu galvaudé, schématique sur le plan historique et trop facile d’emploi parce que pratique et donc fourre-tout. 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – de Mémoires d’Esséniens. 

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