La pratique ancestrale chez les Esséniens

 

2ème partie : Cet interview de Daniel Meurois et de Marie-Johanne Croteau-Meurois, réalisé par le magazine Sacré-Planète et publié dans le n°44, qui développe le concept des Thérapies égypto-esséniennes, met en évidence l’origine des Soins Esséniens et Égypto-esséniens et le concept de Vie qui les soutient.
Ce savoir et ces valeurs font partie de l’enseignement que Daniel et Marie-Johanne diffusent en France dans leur concept de « Soins à sensibilité essénienne et égyptienne ».

Bonne lecture
Jean-Paul Thouny

A

SP : Quel était pour les Esséniens – et les Égyptiens qui ont précédé ceux-ci – le rôle de la maladie chez l’être humain ?

Daniel Meurois. : Dans leur Tradition comme dans toutes les grandes Traditions du monde, les thérapeutes ayant une vision globale de la maladie ont toujours perçu celle-ci comme un rendez-vous de l’être avec lui-même. La maladie indique inévitablement un carrefour dans la vie d’une personne, un carrefour qui lui suggère de repenser sa façon d’être, essentiellement son hygiène de vie intérieure. Celle-ci est émotionnelle et mentale. Elle est aussi en rapport avec ses croyances, car ces dernières deviennent vite des conditionnements qui orientent le comportement. En termes modernes, on pourrait dire que la maladie, vue sous cet angle, est perçue comme un clignotant rouge sur le tableau de bord d’un véhicule. Elle est le signe d’un désordre à repérer, dont les racines sont peut-être éloignées du symptôme qui se manifeste, ou apparemment sans rapport avec lui.

Pour en revenir aux Esséniens et aux Égyptiens, je dirais qu’ils accordaient beaucoup d’importance aux masses énergétiques engendrées par les pensées humaines. Ils voyaient, dans ces masses qu’on appelle de nos jours « Forme-Pensées », les germes de la plupart des troubles de santé. Ils avaient remarqué, d’une part que ces masses affaiblissent ou déstructurent l’aura humaine mais que, d’autre part, elles aimantent des organismes toxiques émanant du bas-astral, les « entité-maladies ». Leur première préoccupation était donc de nettoyer l’organisme subtil du malade par toutes sortes de méthodes, puis d’y lever certains barrages énergétiques, avant même de tenter d’y rétablir un courant de vie réparateur.

Des sortes de mantras, puis des pratiques de « reconstruction mentale » par visualisation, étaient ensuite enseignées aux malades capables de se prendre en charge afin qu’ils modifient leur rapport à la vie, et ne retombent pas dans le même problème. De manière générale, passer à travers une maladie, digne de ce nom, était pour ces anciens peuples comme franchir le cap d’une initiation. On était idéalement tenu d’essayer d’en comprendre le sens. Ce qui ne veut pas dire que c’était toujours fait et réussi.

Cette approche préfigurait incontestablement ce que nous appelons aujourd’hui les psychothérapies… hormis le fait que l’existence de l’âme en était le pivot majeur… « détail » qui n’est pas nécessairement le cas de nos jours, loin s’en faut, hélas. L’être est une globalité indivisible, ce qui veut dire que, si on l’ampute de l’une de ses dimensions, on ne résout aucun problème en profondeur.
On ne fait que le déplacer et on lui donne alors un autre nom.

 

SP : Les thérapeutes étaient à l’époque des prêtres car soigner était un acte sacré. Aujourd’hui, les choses ont évidemment changé et on ne conçoit plus que la prêtrise ait nécessairement quelque chose à voir avec les thérapies. À qui s’adressent les formations en soins esséniens que vous donnez, Marie-Johanne, en collaboration avec Daniel ?

Marie-Johanne Croteau-Meurois : Notre formation en soins esséniens ne s’adresse évidemment pas à tous. Nous pensons très honnêtement que tout le monde ne possède, hélas, pas en soi les qualités de base d’un bon thérapeute. Les qualités essentielles que nous recherchons dans notre école de formation sont, entre autres, celles de la réelle compassion – beaucoup de gens ignorent d’ailleurs le véritable sens de ce mot – la volonté sincère d’aider, la capacité d’écoute et d’accueil de la personne malade. À cela, il faut ajouter l’honnêteté, le discernement, une démarche spirituelle évidente et ce qu’on appelle la foi. Enfin, l’idéal est aussi de manifester certains dons particuliers propres à faciliter l’approche de ce type de thérapie comme, par exemple, une sensibilité particulière aux niveaux des mains, de la clairaudience, de la clairvoyance, etc.

Il ne s’agit pas de dire : « Pour soigner, on injecte de la lumière, de la lumière qui est autour, dans les corps subtils… » car, à mon sens, c’est une formulation incohérente dans le cadre de la Tradition essénienne. Elle semble ignorer absolument tout de l’aspect sacré des soins, et est réductrice quant à leur principe de base : celui de la recherche intérieure chez le thérapeute d’une « qualité » de Lumière spécifique. Le but est de canaliser celle-ci et ensuite de l’infuser avec le Cœur et toute la Conscience requise dans le corps du malade… en n’omettant pas de demander l’assistance et l’aide des Présences célestes, des Guides de Lumière.

Il faut préciser que l’acte de soigner est un acte de symbiose totale avec le « Ciel ». Une trinité composée de la Présence divine, du thérapeute et du malade doit se manifester. L’énergie thérapeutique circule donc du Ciel vers le thérapeute, son outil et son canal. Le thérapeute, de par ses mains, transmet ensuite au corps du malade « l’Onde sacrée de Guérison », dont la Lumière retourne ensuite au « Ciel ». Il s’agit d’un mouvement trinitaire et continu de régénération de la circulation de l’Énergie de Guérison et d’Amour des sphères célestes.

SP : Quelle place accordez-vous au sacré dans ces soins ?

MJCM : J’y accorde toute la place car soigner est un acte sacré en lui-même. Pas d’appel à l’aide d’une Présence de Lumière ? Pas de reconnaissance du Sacré ? Alors pas de réelle guérison possible.
C’est aussi clair et simple que cela. Tout résultat positif, en soins esséniens-égyptiens, repose sur la foi du thérapeute et le respect de l’aspect sacré du soin, donc sur une vraie connexion avec l’Onde divine universelle.

Daniel et moi-même n’enseignons pas qu’un ensemble de données à intégrer mentalement. Nous enseignons à désapprendre le mental pour se connecter à la Source et au Cœur de celle-ci en soi ainsi qu’à l’extérieur de soi, afin de laisser s’exprimer le Courant thérapeutique sur le corps malade. Nous essayons de faire sentir à nos étudiants l’existence d’une autre « marche » à gravir, celle qui dépasse le simple niveau du thérapeute et qui mène à celui du thérapeute-guérisseur.

Nous recommandons.par ailleurs de travailler en parallèle avec la médecine officielle de notre société, car aucune médecine ne devrait en exclure une autre. Les thérapies esséniennes résultent d’une communion sacrée et intime de l’âme et du cœur. La sagesse et la maîtrise sont de savoir manier intelligemment l’une et l’autre. Si nos enseignements souhaitent donner tous les outils de cette méthode, ils espèrent par-dessus tout faire toucher son côté mystique en permettant aux mains du thérapeute et à son cœur d’intégrer en eux l’Onde de la Guérison et de multiplier ainsi l’impact d’une simple technique. « L’amour seul ne suffit pas, il lui faut ce Souffle qui s’appelle Vouloir (1). Sans lui vous ne rêvez rien, vous n’accomplissez rien » est-il dit dans « Les Enseignements premiers du Christ » (2).

SP : Le Christ occupe manifestement une place très importante dans ce que vous enseignez. Le considérez-vous comme un thérapeute essénien ?

MJCM : Oui, le Christ occupe effectivement une très grande place dans ce que nous enseignons mais certainement pas parce que nous considérons qu’Il était un thérapeute essénien. Certes, Il avait été formé par « la Grande Fraternité des Frères en Blanc » dès son tout jeune âge au Krmel mais Il avait été aussi initié en Égypte et y avait enseigné dans les temples de thérapies.

Daniel Meurois a donné de multiples témoignages à ce sujet dans ses écrits et séminaires mais pour en un bref rappel, il a dit à peu près ceci : « De retour de son long voyage de 17 ans en Inde et dans les Himalayas, le Maître Jeshua, lors d’une mort initiatique dans la grande pyramide de Chéops, fut investi par la supra-conscience solaire du Christ. Suite à cet événement majeur, Il fut investi par une autre Force au cours d’une seconde initiation, lors de la fameuse cérémonie du Baptême dans le Jourdain. À la supraconscience du Christ s’est ajoutée Celle du Logos de notre Galaxie. Lorsqu’on parle du Christ, on parle donc du Christ-Jésus. On évoque trois puissances en une : la première, celle du Maître de sagesse incarné, la deuxième, celle de l’Être le plus réalisé de notre système solaire, la troisième comme étant issue de la Grande Présence manifestée dans notre Galaxie ».

Marie-Johanne ajoute : « Jai eu la chance d’être un témoin féminin proche du Christ, il y a deux mille ans. Vous faire un portrait de qui « Il » était et de « Ce » qu’Il est toujours,
pour moi, m’est tellement difficile… les mots sont trop petits ou insignifiants… Encore aujourd’hui, je n’arrive pas à décrire ni à exprimer tout ce qui agissait et irradiait « de » et « par » Lui. Non, le Christ n’était pas un thérapeute essénien, Il était le Christ ! C’est par mon propre souvenir des enseignements du Maître Jeshua en personne reçus avec d’autres disciples en petit comité que j’enseigne maintenant. Je le fais donc avec la mémoire vive de mon âme. C’est par ce souvenir de Lui que je colore tous mes enseignements. Je n’oublie pas bien sûr, la source de base de ces soins reçus directement des Elohims (ou Frères des Étoiles) et revivifiés par Daniel ».

SP : Les thérapeutes esséniens étaient-ils plus souvent des hommes ou des femmes ?

Est-ce que les femmes avaient des fonctions spécifiques à l’aide, par exemple, d’huiles et de plantes ?

MJCM : Les Traditions des Églises sont essentiellement patriarcales et ont toujours eu tendance à laisser toute la place aux hommes. Le Maître Jeshua avait au contraire privilégié ou encouragé une tradition matriarcale. Ses premiers disciples étaient incontestablement des femmes, sa mère Myriam, Marie-Madeleine, Marie-Salomé, Marie-Jacobé… Ces femmes disciples s’appliquaient à soigner comme Lui au moins autant que les hommes.

Cela n’empêchait pas certaines d’entre elles de travailler à l’élaboration d’huiles précieuses utilisées en soins, de parfums spécifiques, et d’utiliser des plantes médicinales selon les méthodes ancestrales esséniennes et égyptiennes. Il ne faut cependant pas s’imaginer que tous les disciples du Maître Jeshua avaient tous des dons pour la guérison ou des connaissances dans ce domaine… comme il serait faux de croire qu’ils étaient tous des orateurs capables de rassembler des foules. C’est leur rayonnement qui a opéré l’essentiel de la transmission de sensibilité christique, qu’ils aient été hommes ou femmes, thérapeutes ou non.

SP : Daniel Meurois, y a-t-il eu une évolution des soins entre thérapeutes égyptiens et esséniens ? Est-il exact de dire que les soins esséniens étaient un peu plus éthérés ou peut-être plus dépouillés ?

D. M. : Il y a nécessairement eu une évolution ou plutôt un ensemble d’adaptations. C’est logique et rassurant car tout ce qui est figé, meurt. Chaque peuple, chaque culture a sa propre sensibilité, ses points forts et ses faiblesses. Une même connaissance qui voyage d’une tradition à l’autre se colore donc inévitablement au contact de la terre qui la reçoit. Elle peut s’enrichir dans certains domaines ou se fragiliser dans d’autres, c’est ce qui la rend vivante. Il ne faut pas oublier que la tradition de ces soins était d’abord orale. D’un enseignant à l’autre, de l’Égypte à la Palestine, on y trouvait par conséquent quelques variantes.

En réalité, affirmer que les soins étaient plus éthérés ou plus dépouillés chez les Esséniens que les Égyptiens serait un peu simpliste. Cela dépendait essentiellement du maître qui enseignait et du contexte dans lequel il communiquait sa connaissance. Je reconnais toutefois que les Esséniens craignaient un peu plus le contact du corps que les Égyptiens en raison de leur appartenance au Judaïsme. Je dirais aussi que les Égyptiens se montraient moins dualistes qu’eux à ce propos, car ils voyaient plus facilement le corps physique comme un temple à respecter que comme une manifestation pesante de la vie.

À ce niveau, Jeshua se montrait certainement plus Égyptien qu’Essénien car il ne craignait aucun des aspects du corps humain ; Il ne répugnait absolument pas au contact de la chair, contrairement à ce que toute la Tradition chrétienne a cherché à nous faire croire. À ses yeux, la vie était une globalité dont aucun des niveaux de manifestation n’était à exclure. C’est ce que Marie-Johanne et moi tentons de faire comprendre dans la façon dont nous communiquons les thérapies. Le subtil et le dense sont étroitement imbriqués et ne doivent pas se repousser ou s’exclure l’un l’autre.

SP : La science actuelle découvre des notions dont les Égyptiens avaient, semble-t-il, connaissance il y a plusieurs milliers d’années. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

D. M. : j’ai effectivement évoqué, dans « Ainsi soignaient-ils« , l’existence dans le cœur humain d’un point précis que les Égyptiens du temps d’Akhenaton appelaient « le point-vie ». Un tel point paraît bien correspondre avec une zone mise en évidence depuis peu dans le cœur humain par les chercheurs de l’Institut Heartmath, aux États-Unis. Il s’agit d’une zone hyper-sensible constituée d’environ 40 000 cellules à laquelle il ne faudrait toucher en aucun cas, lors d’une chirurgie cardiaque, sous peine de provoquer la mort instantanée du patient.

Les chercheurs en parlent clairement comme d’un cerveau cardiaque doté de mémoire. En ce qui me concerne, ce point me fait nécessairement penser au prolongement ou à l’expression physique de ce que l’on nomme l’atome-germe.

L’atome-germe, je le rappelle, est un atome subtil fait de condensé d’Akasha. Il constitue, en quelque sorte, la base fondamentale de données – ou, si on préfère, le « disque dur  » – de chaque être humain. Il est sa mémoire totale depuis l’origine de ce qu’il est. Il véhicule donc les éléments karmiques de chacun, son histoire et son architecture profonde. Je ne doute pas que cette découverte moderne – qui est en réalité une redécouverte – puisse susciter beaucoup d’intérêt dans les années à venir et participer finalement au rapprochement du subtil et du dense. Finira-t-on par comprendre que l’intelligence du cœur n’est pas qu’un beau concept métaphorique et poétique ?

SP : Un tome II d’« Ainsi soignaient-ils ? » est-il en préparation ?

D. M. : À vrai dire, peut-être bien plus qu’un simple tome II… mais ce sera une surprise. Il y a tant à dire pour « ressusciter » tout cela !

Interview de Daniel Meurois et Marie-Johanne Croteau-Meurois

www.danielmeurois.com

Les thérapies Esséniennes

Une entrevue de Marie Johanne Croteau Meurois et de Daniel Meurois.

 370

1 – La Tradition des soins énergétiques que l’on connait aujourd’hui sous l’étiquette globale de “Soins esséniens” était également connue en Égypte antique. Cependant, ne serait-elle pas plus ancienne encore ? Pouvez-vous nous parler de ses véritables origines ? Peut-on, par exemple, évoquer l’Atlantide ?

Daniel Meurois : En réalité, c’est une Tradition qui n’a pas d’âge.

Étant donné qu’elle se base sur une connaissance intime des circuits empruntés par le Courant universel de la Vie au sens le plus large du terme – c’est-à-dire cosmique et intemporel -  il est pratiquement impossible de parler de ses origines. Évoquer l’Atlantide ce serait mentionner une simple étape de son parcours rien de plus. Cela n’apporterait rien de plus.

Ce qui est certain, c’est que cette Tradition n’est pas uniquement “terrestre”. Je veux dire qu’elle a voyagé d’un monde à l’autre. Chaque type d’humanité et chaque peuple par lesquels elle est passée l’a évidemment un peu colorée à sa façon, c’est qui est logique. Par ailleurs, c’est ce qui fait aussi sa richesse.

En réalité, soigner avec l’aide des mains et en fonction de l’anatomie subtile du corps est un réflexe inné propre à toute personne sensible à l’existence de l’âme. C’est l’éducation que celui-ci reçoit dès sa plus petite enfance qui le fait généralement se détourner de ce genre de rapport avec l’être, sa maladie et sa souffrance. On peut penser sans craindre l’erreur que ce que j’appelle aujourd’hui la Tradition égypto-essénienne s’est construite au fil des âges et des mondes à force d’observations et d’expérimentations, d’abord intuitives, puis structurées en un système cohérent révélant clairement la présence d’une architecture subtile de l’être humain et, par conséquent, de son rapport avec le Divin.

2 – Quels furent les rôles d’Aménophis III et d’Akhenaton dans la diffusion de cette Tradition ?

D.M. : Ces deux pharaons ont été les principaux compilateurs éclairés et méthodiques de ce corpus de données. Pour l’Occident et dans le présent cycle d’humanité, ce sont eux qui ont structuré un tel système de références et de pratiques. Ils en sont restés les gardiens jusqu’à sa transmission à un groupe restreint de personnes au sein du peuple hébreu. C’est par Moïse que la transmission s’est opérée, même si celui-ci n’occupait pas une fonction de thérapeute parmi le siens. Lorsque je dis “Moïse” cela signifie lui et ses proches. C’est comme lorsqu’on dit “c’est Aménophis III et Akhenaton”… On devrait plutôt dire que c’est sur leur demande. En résumé, toutes les connaissances qui ont la réputation d’être ésotériques dans notre Culture occidentale ont été collectées, structurées puis développées par les Égyptiens. Les Esséniens n’ont pas adopté la totalité de cet héritage. Les thérapies les motivaient en priorité ainsi que les données concernant la constitution subtile de l’Univers… Pour quelle raison ? Tout simplement parce qu’il y a un rapport d’analogie entre ces deux sujets. Le corps humain est une réplique du cosmos. Pour le reste des connaissances traditionnelles, c’est la science de la Kabbale qui s’en est chargée.

3 – Certains ouvrages affirment que ceux qui ont été formés selon cette Tradition auraient été initiés à l‘immortalité ? Est-ce que les annales akashiques permettent de dire quelque chose à ce sujet ?

D.M. : Le principe d’immortalité ne figurait pas parmi les préoccupations des initiés thérapeutes esséniens. Pour eux comme pour nous, le corps physique n’était que transitoire. Il existait cependant des pratiques très particulières basées essentiellement sur la maîtrise du souffle et dont le but était de nettoyer le corps et le mental de la plupart des scories qui accélérant son vieillissement. Elles étaient réservées à un très petit nombre de personnes – un peu analogues à des yogis avancés – qui se sentaient appelées à prolonger à l’extrême le bon état de leur corps. Le fait de pouvoir amener le corps physique à un autre plan vibratoire sans passer par la mort – comme c’est le cas pour les Maîtres de Shambhalla et de leurs disciples alchimistes – est le résultat d’une illumination ou d’une transfiguration individuelle orientée vers une forme de service très précis. Ce n’est pas le fait d’une École initiatique spécifique. Aujourd’hui, la recherche, presque compulsive, de l’immortalité de la chair est clairement le délire d’une certaine Amérique qui est fascinée par tout ce qui ressemble à des pouvoirs et qui craint par dessus tout la vieillesse et la mort. Le véritable immortalité se situe à un tout autre niveau.

4 – Comment une telle Tradition a-t-elle perduré dans le temps ? Y a t-il aujourd’hui des groupes qui seraient encore détenteurs de ses connaissances ? On évoque parfois la Rose-Croix et le Catharisme…

D.M. : La Tradition égypto-essénienne a perduré de façon souterraine dans son aspect global à travers  les Écoles et Mouvements initiatiques occidentaux. Pour ne citer que les plus connus, on peut effectivement évoquer ici les Ordres Rosicruciens, certaines organisations qui se réclament des Templiers et même, par certains aspects, le Druidisme bien que la filiation des connaissances qui font celui-ci soit plus complexe. Il est exact que le Catharisme n’est pas à omettre d’une telle liste, même si on peut déplorer son côté très dualiste… lequel, par ailleurs, le fait se rapprocher un peu de l’ “Essénisme” des monastères.

On parle ici de connaissances dites purement ésotériques, de rituels faisant appel aux énergies subtiles de la Nature mais aussi de haute métaphysique et de philosophie au sens sacré du terme. Ces Mouvements et ces Écoles, se manifestent généralement par cycles d’activité et de sommeil, ce qui veut dire avec des hauts et des bas, des apogées et des décadences, comme tout ce qui est incarné.

En ce qui concerne une Tradition thérapeutique structurée et fournie, à ma connaissance, il est beaucoup moins évident d’en retrouver la trace au coeur de ces Écoles. Dans la théorie de la transmission de la structure énergétique du corps humain,  oui, c’est certain… ( encore que l’Orient ait été beaucoup plus précis à ce niveau ) mais pas dans l’enseignement organisé de pratiques thérapeutiques proprement dites.

Il ne faut pas oublier que la Tradition égypto-essénienne était essentiellement orale. Lorsque certaines données étaient couchées par écrit, sur des rouleaux de papyrus par exemple, c’était souvent de manière codée ou symbolique. Ce n’était pas tant pour dissimuler des informations que pour en préserver le caractère sacré et intangible. Aujourd’hui, nous avons l’impression que les mots peuvent tout définir alors que, très souvent, ils enferment des concepts dans une sorte d’enclos mental. C’est là où les symboles et les archétypes trouvent leur raison d’être. Ils amènent la réflexion à différents niveaux… sachant qu’on n’accède pas à ces niveaux simplement à l’aide de bonnes capacités intellectuelles.

5 – Comment est donc réapparue cette Tradition thérapeutique à notre époque ?

D.M. : Je dois dire que j’ai été personnellement amené à la faire ressurgir sans l’avoir toutefois recherchée. En premier lieu, il me faut préciser que cela ne s’est pas fait – contrairement à ce qui a été dit – par le biais des Annales akashiques, c’est-à-dire de la Mémoire du temps  mais par canalisation.

Ces canalisations – par incorporation – se sont produites dès l’automne 1984. Quant aux recherches de mon âme à travers les Annales akashiques, elles m’ont permis, quant à elles, d’approfondir puis de structurer progressivement l’ensemble des données découvertes au cours des décennies.

En 1984 donc, dans le petit village de Plazac, en plein Périgord, j’ai commencé à canaliser et à retransmettre ainsi, en direct, des informations d’ordre thérapeutique. Celles-ci m’étaient adressées à partir de sphères de consciences extérieures à celle de notre planète, Elles émanaient d’êtres non terrestres qui avaient déjà communiqué, dans un passé reculé, avec les anciens peuples de notre monde dont tout spécialement les Égyptiens et les Esséniens.

Notez bien que je préfère utiliser l’expression “sphères de conscience extérieures à celle de notre planète” plutôt qu’une autre qui serait plus contemporaine. Pourquoi, me demanderez-vous ? D’abord, basiquement, parce qu’une certaine science-fiction et certains écrits ont utilisé de n’importe quelle façon ces termes-là et les ont galvaudés. Ensuite parce que la notion de “sphère de conscience” fait avant tout référence à celle de “niveau de conscience”, autrement dit à une altitude intérieure de l’être et non pas à un écart technologique. Dans les anciens textes rattachés à notre culture, on parle en fait d’Élohims. C’est bien d’eux dont il s’agit ici ; ils sont à la source des informations que je reçois depuis 1984.

Un certain nombre d’Esséniens, mais pas leur totalité,  étaient – faut-il le rappeler ? – des hommes et des femmes qui entretenaient, de par leur sensibilité psychique, un rapport aisé avec l’Invisible. Le contact avec des présences d’origine non terrestre et d’envergure cosmique – donc en prise avec le Divin – leur était familier. Il arrivait que ceux-là communiquent donc avec les Élohims.

En 1984, lorsque j’ai été amené à me reconnecter régulièrement avec mes anciennes existences essénienne et égyptienne puis à donner le véritable “coup d’envoi” du travail que j’essaie de poursuivre aujourd’hui, j’ai commencé, de ce fait, à recevoir publiquement, devant une assistance de trente à cinquante personnes au rythme d’une ou deux fois par semaine, des enseignements relatifs aux thérapies esséniennes… ou, plus exactement, égypto-esséniennes.

Lors de chaque réunion, je consignais ces informations de ma propre main. Beaucoup de données passant par ma bouche lors des moments de canalisation ont également fait l’objet d’enregistrements sur bandes magnétiques tandis qu’elles étaient retransmises en direct devant les personnes présentes. Dans le Périgord, ce travail s’est étendu sur une douzaine d’années, il s’est ensuite prolongé au Québec. C’est de cette façon que la Tradition thérapeutique dont il est question ici a ressurgi. La méthode de soins énergétiques qui en résulte a toujours été accompagnée de messages précis, avec tout un ensemble d’informations.

Ces données à la fois pratiques et spirituelles ont finalement  et tout naturellement constitué au fil des ans un véritable corpus. De nombreuses lectures dans les Annales akashiques viennent toujours régulièrement les compléter.

C’est de cette façon que l’on peut résumer l’historique de cette Tradition thérapeutique telle qu’elle se manifeste de nos jours…

Lorsque les soins esséniens – ou égypto-esséniens si on préfère puisque que cette dénomination est somme toute plus précise – ont refait surface à travers les incorporations dont j’ai fait l’objet, on ne leur donnait d’ailleurs pas de nom spécifique. On évoquait simplement des soins énergétiques universels. On les a finalement nommés esséniens par assimilation puisque ce sont les thérapeutes esséniens qui ont été les derniers à les pratiquer il y a environ deux mille ans

Je dois ajouter que la somme d’informations qu’ils constituent maintenant s’enrichit encore aujourd’hui au rhyme des informations que je collecte et avec le concours et le savoir-faire de mon épouse, Marie Johanne, très “en prise” également avec “l’époque essénienne”.

6 – Quel était pour les Esséniens – et les Égyptiens qui ont précédé ceux-ci – le rôle de la maladie chez l’être humain ?

D.M. : Dans leur Tradition comme dans toutes les grandes Traditions du monde, les thérapeutes ayant une vision globale de la maladie ont toujours perçu celle-ci comme un rendez-vous de l’être avec lui-même. La maladie indique inévitablement un carrefour dans la vie d’une personne, un carrefour qui lui suggère de repenser sa façon d’être, essentiellement son hygiène de vie intérieure. Cette hygiène est émotionnelle et mentale. Elle est aussi en rapport avec ses croyances car ces dernières deviennent vite des conditionnements qui orientent le comportement. En termes modernes, on pourrait dire que la maladie vue sous cet angle est perçue comme un clignotant rouge sur le tableau de bord d’un véhicule. Elle est le signe d’un désordre à repérer, un désordre dont les racines sont peut-être éloignées du symptôme qui se manifeste ou apparemment sans rapport avec lui.

Pour en revenir aux Esséniens et aux Égyptiens, je dirais qu’il accordaient beaucoup d’importance aux masses énergétiques engendrées par les pensées humaines. Ils voyaient dans ces masses qu’on appelle de nos jours “formes-pensées”, les germes de la plupart des troubles de santé. Ils avaient remarqué, d’une part que ces masses affaiblissent ou déstructurent l’aura humaine mais que, d’autre part, elles aimantent des organismes toxiques émanant du bas-astral, les “entités-maladies”. Leur  première préoccupation était donc de nettoyer l’organisme subtil du malade par toutes sortes de méthodes puis d’y lever certains barrages énergétiques avant même de tenter d’y rétablir un courant de vie réparateur. La notion de “désinfection” était donc primordiale à leurs yeux.. Des sortes de mantras puis des pratiques de “reconstruction mentale” par visualisation étaient ensuite enseignés aux malades capables de se prendre en charge afin qu’ils modifient leur rapport à la vie et ne retombent éventuellement dans le même problème. De manière générale passer à travers une maladie digne de ce nom était pour ces anciens peuples comme franchir le cap d’une initiation. On était idéalement tenu d’essayer d’en comprendre le sens. Ce qui ne veut pas dire que c’était toujours fait et réussi. Cette approche préfigurait incontestablement ce que nous appelons aujourd’hui les psychothérapies… hormis le fait que l’existence de l’âme en était le pivot majeur… “détail” qui n’est pas nécessairement le cas de nos jours, loin s’en faut, hélas. L’être est une globalité indivisible, ce qui veut dire que, si on l’ampute de l’une de ses dimensions, on ne résoud en profondeur aucun problème. On ne fait que le déplacer et on lui donne alors un autre nom.

7 – Les thérapeutes étaient à l’époque des prêtres car soigner était un acte sacré. Aujourd’hui, les choses ont évidemment changé et on ne conçoit plus que la prêtrise ait nécessairement quelque chose à voir avec les thérapies. Marie Johanne Croteau Meurois à qui s’adressent les formations en soins esséniens que vous avez mises en place et que vous donnez actuellement en collaboration avec Daniel ? Quelle place y accordez-vous au Sacré ?

Marie Johanne Croteau Meurois : Notre formation en soins esséniens ne s’adresse évidemment pas à tout le monde car nous pensons très honnêtement  que tout le monde ne possède hélas pas en soi les qualités de base d’un bon thérapeute. Les qualités essentielles que nous recherchons dans notre École de formation sont, entre autres, celles de la réelle compassion – beaucoup de gens ignorent d’ailleurs le véritable sens de ce mot – la volonté sincère d’aider et de soigner, la capacité d’écoute et d’accueil de la personne malade. À cela il faut ajouter l’honnêteté, le discernement, une démarche spirituelle évidente et ce qu’on appelle la foi. Enfin, l’idéal est aussi de manifester certains dons particuliers propres à facilité l’approche de ce type de thérapie comme, par exemple, une sensibilité particulière aux niveaux des mains, de la clair-audience, de la clairvoyance, etc…

Il ne s’agit pas de dire, comme je l’ai malheureusement entendu récemment sur une vidéo consacrée à ce type de thérapies: « Pour soigner on injecte de la lumière, de la lumière qui est autour, dans les corps subtils…  ».

Cette réponse m’a laissée perplexe car, à notre sens, c’est une formulation incohérente et inconsistante dans le cadre de la Tradition essénienne. Une telle réponse semble ignorer absolument tout de l’aspect sacré des soins et est réductrice quant à leur principe de base : celui de la recherche intérieure chez le thérapeute d’une ¨qualité¨ de Lumière spécifique.  Le but est de canaliser celle-ci et ensuite de l’infuser avec le Cœur et toute la Conscience requise dans le corps du malade… en n’omettant pas de demander l’assistance et l’aide des Présences célestes,  des Guides de Lumière.

Il faut préciser que l’acte de soigner est un acte de symbiose totale avec le ¨Ciel¨. Une trinité composée de la Présence divine, du thérapeute et du malade doit se manifester. L’énergie thérapeutique circule donc du Ciel vers le thérapeute, son outil et son canal. Le thérapeute, de par ses mains, transmet ensuite au corps du malade ¨l’Onde sacrée de Guérison¨, dont la Lumière retourne ensuite au ¨Ciel¨. Il s’agit d’un mouvement trinitaire et continu de régénération de la circulation de l’Énergie de Guérison et d’Amour des sphères célestes.

Quelle place j’accorde au Sacré dans ces soins ?

J’y accorde toute la place car soigner est un acte sacré en lui-même.  Pas d’appel à l’aide d’une Présence de Lumière ? Pas de reconnaissance du Sacré ? Alors pas de réelle guérison possible. C’est aussi clair et simple que cela. Inutile d’apprendre à ¨gesticuler mentalement¨ dans le subtil d’un corps malade et à émettre des sons,  il ne se passera rien en profondeur. Tout résultat positif, en soins esséniens-égyptiens, repose sur la foi du thérapeute et le respect de l’aspect sacré du soin donc sur une vraie connexion avec l’Onde divine universelle.

Nous n’enseignons certainement pas qu’un ensemble de données à intégrer mentalement. Nous enseignons à désapprendre le mental pour se connecter à la Source et au Coeur de celle-ci en soi ainsi qu’à l’extérieur de soi afin de laisser s’exprimer le Courant thérapeutique sur le corps malade.

Nous essayons de faire sentir à nos étudiants l’existence d’une autre ¨marche¨ à gravir, celle qui dépasse le simple niveau du thérapeute et qui mène à celui du thérapeute-guérisseur.

Nous recommandons par ailleurs de travailler en parallèle avec la médecine officielle de notre société car aucune médecine ne devrait en exclure une autre. Les thérapies esséniennes ou égypto esséniennes ne sont pas des techniques à conjuguer plus ou moins habilement avec les mains mais résultent d’une communion sacrée et intime de l’âme et du cœur. La sagesse et la maîtrise sont de savoir manier intelligemment l’une et l’autre. Si nos enseignements souhaitent donner tous les outils de cette méthode, ils espèrent par dessus tout faire toucher son côté mystique en permettant aux  mains du thérapeute et à son  coeur d’intégrer en eux l’Onde de la Guérison et de multiplier ainsi l’impact d’une simple technique.

‘’ L’amour seul ne suffit pas, il lui faut ce Souffle qui s’appelle Vouloir. Sans lui vous ne rêvez rien vous n’accomplissez rien”   est-il dit dans ¨Les Enseignements premiers du Christ¨¨. ( note de bas de page : par Daniel Meurois, Éditions Le Passe-Monde)

8 – Le Christ occupe manifestement une place très importante dans ce que vous enseignez. Le     considérez-vous comme un thérapeute essénien ?

MJ.C. Meurois : Oui, le Christ occupe effectivement une très grande place dans ce que nous enseignons mais certainement pas parce que nous considérons qu’Il était un thérapeute essénien. Certes,  Il avait été formé par le Grande Fraternité des Frères en Blanc dès son tout jeune âge au Krmel  mais Il avait été aussi initié en Égypte et y avait enseigné dans les temples de thérapies.

Daniel Meurois a donné de multiples témoignages à ce sujet dans ses écrits et séminaires mais pour en faire un bref rappel Il a dit à peu près ceci : ‘’De retour de son long voyage de 17 ans en Inde et dans les Himalayas, le Maître Jeshua, lors d’une mort initiatique dans la grande pyramide de Chéops, fut investi par la supra-conscience  solaire du Christ. Suite à cet événement majeur, Il fut investi par une autre Force au cours d’une seconde initiation. Lors de la fameuse cérémonie du Baptême dans le Jourdain, à la supra-conscience du Christ s’est ajoutée Celle du Logos de notre Galaxie. Lorsqu’on parle du Christ, on parle  donc du Christ-Jésus. On évoque trois puissances en une: la première, Celle du Maître de sagesse incarné, la deuxième Celle de l’Être le plus réalisé de notre système solaire, la troisième comme étant issue de la plus Grande Présence manifestée dans notre Galaxie’’.

J’ai eu la chance d’être un témoin féminin proche du Christ, il y a deux mille ans.  Vous faire un portrait de Ce qu’Il était et de Ce qu’il est toujours pour moi m’est tellement difficile… les mots sont trop petits ou insignifiants… Encore aujourd’hui je n’arrive pas à décrire ni à exprimer tout ce qui agissait et irradiait de Lui et par Lui.

Non, le Christ n’était pas un thérapeute essénien, Il était le Christ !

C’est par mon propre souvenir des enseignements du Maître Jeshua en personne reçus avec d’autres disciples en petit comité de plus ou moins dix personnes que j’enseigne maintenant. Je le fais donc avec la mémoire vive de mon âme. C’est par ce souvenir de Lui que je  colore tous mes enseignements. Je n’oublie pas, bien sûr, la source de base de ces soins reçus directement des Élohims (ou Frères des Étoiles) et revivifiés par Daniel depuis 1984.

9 – Les thérapeutes esséniens étaient-ils plus souvent des hommes ou des femmes ? Est-ce que les femmes avaient des fonctions spécifiques à l’aide, par exemple, d’huiles et de plantes ?

MJ.C. Meurois  : Les Traditions des Églises sont essentiellement patriarcales et ont toujours eu tendance à laisser toute la place aux hommes. Le Maître Jeshua avait au contraire privilégié ou encouragé une Tradition matriarcale. Ses premiers disciples étaient incontestablement des femmes, sa mère Myriam, Marie-Madeleine, Marie-Salomé, Marie-Jacobé… Ces femmes disciples s’appliquaient à soigner comme Lui au moins autant que les hommes. Cela n’empêchait pas certaines d’entre elles de travailler à l’élaboration d’huiles précieuses utilisées en soins, de parfums spécifiques et d’utiliser des plantes médicinales selon les méthodes ancestrales esséniennes et égyptiennes. Il ne faut cependant pas s’imaginer que tous les disciples du Maître Jeshua avaient tous des dons pour la guérison ou des connaissances dans ce domaine… comme il serait faux de croire qu’ils étaient tous des orateurs capables de rassembler des foules. C’est leur rayonnement qui a opéré l’essentiel de la transmission de la sensibilité christique, qu’ils aient été hommes ou femmes, thérapeutes ou non.

10 – Daniel Meurois, y a-t-il eu une évolution des soins entre thérapeutes égyptiens et esséniens ? Est-il exact de dire que les soins esséniens étaient un peu plus éthérés ou peut-être plus dépouillés ?

D.M. : Il y a nécessairement eu une évolution ou plutôt un ensemble d’adaptations. C’est logique et rassurant car tout ce qui est figé meurt. Chaque peuple, chaque culture a sa propre sensibilité, ses points forts et ses faiblesses. Une même connaissance qui voyage d’une Tradition à l’autre se colore donc inévitablement au contact de la terre qui la reçoit. Elle peut s’enrichir dans certains domaines ou se fragiliser dans d’autres, c’est ce qui la rend vivante. Il ne faut pas oublier que la Tradition de ces soins était d’abord orale. D’un enseignant à l’autre, de Égypte à la Palestine, on y trouvait par conséquent quelques variantes. En réalité, affirmer que les soins étaient plus éthérés ou plus dépouillés chez les Esséniens que chez les Égyptiens serait un peu simpliste. Cela dépendait essentiellement du maître qui enseignait et du contexte dans lequel il communiquait sa connaissance.

Je reconnais toutefois que les Esséniens craignaient un peu plus le contact du corps que les Égyptiens en raison de leur appartenance au Judaïsme. Je dirais aussi que les Égyptiens se montraient moins dualistes qu’eux à ce propos car ils voyaient plus facilement le corps physique comme un temple à respecter que comme une manifestation pesante de la vie. À ce niveau, Jeshua se montrait certainement plus Égyptien qu’Essénien car il ne craignait aucun des aspects du corps humain; Il ne répugnait absolument pas au contact de la chair, contrairement à ce que toute la Tradition chrétienne a cherché à nous faire croire. À ses yeux, la vie était une globalité dont aucun des niveaux de manifestation n’était à exclure. C’est ce que Marie Johanne et moi tentons de faire comprendre dans la façon dont nous communiquons les thérapies. Le subtil et le dense sont étroitement imbriqués et ne doivent pas se repousser ou s’exclure l’un l’autre. Beaucoup de personnes prétendent vouloir dépasser la dualité mais demeurent incapables de comprendre que celle-ci commence là. Le fait d’apprendre à entrer en contact avec les expressions éthérées de la vie ne sous-entend pas une perte et encore moins un reniement de ses racines plus denses

11 – La science actuelle découvre des notions dont les Égyptiens avaient, semble-t-il, connaissance il y a plusieurs milliers d’années. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

D.M. : J’ai effectivement évoqué dans “Ainsi soignaient-ils” l’existence dans le coeur humain d’un point très précis que les Égyptiens du temps d‘Akhenaton appelaient “le point-vie”. Un tel point parait bien correspondre avec une zone mise en évidence depuis peu dans le coeur humain par les chercheurs de l’Institut Heartmath, aux États-Unis. Il s’agit d’une zone hyper sensible constituée d’environ 40.000 cellules à laquelle il ne faudrait toucher en aucun cas lors d’une chirurgie cardiaque sous peine de provoquer la mort instantanée du patient.

Les chercheurs en parlent clairement comme d’un cerveau cardiaque doté de mémoire.

Daniel-Meurois-et-Marie-Johanne-CroteauEn ce qui me concerne, ce point me fait nécessairement penser au prolongement ou à l’expression physique de ce qu’on nomme l’atome-germe.

L’atome-germe, je le rappelle, est un atome subtil fait de condensé d’Akasha. Il constitue, en quelque sorte, la base de données fondamentale – ou, si on préfère, le “disque dur” -  de chaque être humain. Il est sa mémoire totale depuis l’origine de ce qu’il est. Il véhicule donc les éléments karmiques de chacun, son histoire et son architecture profonde. Je ne doute pas que cette découverte moderne – qui est en réalité une redécouverte – puisse susciter beaucoup d’intérêt dans les années à venir et participer finalement au rapprochement du subtil et du dense. Finira-t-on par comprendre que l’intelligence du coeur n’est pas qu’un beau concept métaphorique et poétique ?


« Le Grand Livre des Thérapies Esséniennes et Égyptiennes »
 par Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau Meurois  est paru en 2013 aux Éditions Le Passe-Monde.

Un bel ouvrage pratique, abondamment illustré.

 

La destruction du Réxégéna : extrait de Contacts Pléiadiens

 

 images (4)

  La destruction du Rexégéna était assez préoccupante pour le Peuple Lézard car elle représentait une attaque sans précédent contre un vaisseau qui n’était pas un agresseur. Ils étaient tentés de pourchasser les survivants et d’effacer toute trace de leur forfait pour échapper à d’éventuelles représailles. Je leur affirmai qu’il serait plus sage de se montrer aimables avec les naufragés, d’autant plus que cela permettrait peut-être d’obtenir certaines informations de premier plan. L’un des Lézards déclara que je pourrais bien être plus intéressé par la promotion des Gens des Etoiles que par la leur. 

 A leurs yeux, je n’étais qu’un traître et ils m’abattirent sans aucun état d’âme, mettant ainsi un terme à mon étroite collaboration avec eux. Vous pouvez donc dire que je suis mort pour votre peuple. Un sentiment de colère s’empara de moi. 

Les Gens des Etoiles avaient-ils été naïfs au point d’autoriser qu’on les menât vers le mensonge et la tromperie? 

Je ne voulais pas croire que cela put être vrai. Peter avait parlé d’un Conseil qui aurait sacrifié les Gens des Etoiles. Steven avait mentionné la suggestion faite par les Elohims au Conseil invitant à ce que les Gens des Etoiles laissent leurs corps avant de partir pour la Terre. 

Devais-je croire Peter et Steven, et dans ce cas, de quel Conseil s’agissait-il vraiment? 

Les choses restaient confuses. Pourquoi Alcheringa ne m’avait -il rien dit ? Il fallait que je sache. 

J’allai dans mon bureau, je m’installai avec la pierre Alcheringa et je l’appelai. A ma question, il répondit :- Il y avait bien un Conseil Galactique un peu comme vos Nations Unies, regroupant les races issues de nombreuses régions de la Voie Lactée. 

- La décision d’envoyer le Rexégéna dans cette mission fut-elle prise par ce Conseil? 

- En effet, sauf qu’une fois commencé le périple du Rexégéna, les conditions prévues se modifièrent : un accord du Conseil avec les Reptoïdes fut remis en question par ces derniers après le départ du vaisseau, dévoilant ainsi ouvertement qu’ils n’avaient pas la moindre intention de quitter la Terre. 

- Les membres du Conseil savaient-ils que le bâtiment allait être anéanti ? 

- Non, enfin, pas tous. Comme je l’ai dit, certains, parmi ceux qui avaient contribué à cette alliance, trahirent leur promesse. 

- Une machination a-t-elle été organisée au sein du Conseil ? 

- Oui, pourtant celle-ci était plus imputable aux intermédiaires ayant interféré avec le Conseil qu’aux membres du Conseil lui-même, et ce n’est que bien plus tard que ce dernier fut informé de l’importance du stratagème. 

- Comment une organisation de dimension « galactique » a-t-elle pu passer à côté de quelque chose d’aussi énorme? m’exclamai-je. 

Ces gens n’étaient-ils donc pas télépathes ? 

- Si bien sûr, pourtant, comme les êtres humains ils étaient physiques eux aussi et donc limités dans leurs capacités. Des erreurs furent commises comme il arrive souvent avec des institutions de cet acabit. 

Vos Nations Unies font elles aussi des erreurs de jugement. Mais, vous vous en rendez compte, n’est-ce pas ? 

Une mission diplomatique avait été envoyée auparavant pour intervenir auprès des Reptoïdes. Elle était revenue avec des rapports très sérieux déclarant que ceux-ci étaient disposés à partir suite à un édit du Conseil leur enjoignant de quitter la planète qu’ils s’étaient appropriés contre la volonté de Dieu. Néanmoins, lorsqu’il devint incontestable que les Reptoïdes ne s’en iraient pas, il fallut procéder à des ajustements.

 - De quel ordre ? 

- S’adapter au fait que la mission était condamnée. Il y eut beaucoup de tristesse, évidemment. 

Les Gens des Etoiles se tournèrent alors vers un Elohim pour solliciter une guidance et ils la reçurent. 

- Steven dit que c’est pour laisser leur être de lumière et leur empreinte physique sur la Terre que ces derniers durent abandonner leur enveloppe chamelle, est-ce vrai ? 

- Oui, cette décision de leur part qui fut prise au niveau vibratoire de l’âme émane de la guidance de cet Elohim. Ce que j’entendais ne me plaisait pas du tout : 

- Un effort a-t-il été entrepris pour tirer ces gens de leur situation désespérée. Existait-il un plan B qui aurait peut-être pu les sauver? 

- Une fois le Rexégéna lancé, il n’y avait aucun moyen de faire machine arrière car nous devions tenir compte de l’accord passé entre un Elohim et les âmes des passagers. Comprenez qu’il s’agit, au sein de ces races galactiques, d’un degré de conscience transcendant la conscience physique car, il va sans dire qu’ils n’auraient pas, autrement, sacrifié leurs vies aussi facilement. 

Des décisions furent tout de même prises par le Conseil Galactique afin de tenter d’apporter assistance à ceux qui survivraient. A mes yeux, il s’agissait d’une mission suicide inconsciente : 

- Avant de partir, les Gens des Etoiles savaient-ils d’une manière ou d’une autre ce qui les attendait? 

- Non, et comme je vous l’ai dit, le Conseil non plus. Ce n’est qu’après le départ du vaisseau que les intermédiaires dévoilèrent le subterfuge et la manipulation à laquelle ils s’étaient livrés. Une grande diligence fut apportée à assister les survivants. 

Ceux qui décédèrent revinrent dans leurs corps de lumière afin de réaliser ce qui avait été convenu. Il n’avait pas été écrit noir sur blanc que la mission était condamnée, loin de là et, comme pour n’importe quelle autre mission, des accommodements durent être trouvés… C’est généralement ce qui se passe quand il devient manifeste que l’on ne veut pas gagner la guerre. Il faut se retirer pour réfléchir et c’est exactement ce qui arriva. 

- Voulez-vous dire qu’il y eut une guerre? 

- Ce ne fut pas une guerre avec des armes telle que nous la concevons, mais un conflit contre les ténèbres et nous apportions la lumière du Cristal. Les Gens des Etoiles sont maintenant de retour pour faire ressurgir l’histoire. Ils ont accompli ce pour quoi ils sont venus. Il est vrai que les survivants ont connu la souffrance mais maintenant ils sont à nouveau réunis. Si vous considérez la vie comme s’inscrivant dans une éternité, comme un continuum, vous réaliserez qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter de savoir s’ils auraient dû ou non mourir à l’époque car ils sont aujourd’hui présents dans d’autres corps physiques, ils s’incarnent encore et encore d’une vie à l’autre. Ces gens sont ceux qui ont propagé la lumière au cours des âges pour assister les humains dans leur évolution. Cela demande beaucoup de courage et ils s’en sont bien tirés.

  »Peut-être, pensai-je, mais l’histoire dans son ensemble avait de forts relents dracos. » 

- Steven prétend que les Dracos étaient conscients de tout ceci et ravis du résultat avant même la conclusion de l’évènement. 

 Les Dracos opèrent sur une fréquence différente de celle du Conseil. Eux aussi sont connectés aux Elohims et à leur fréquence, car ils proviennent des anges déchus. Ils avaient une compréhension et une prémonition de la façon dont la Source pouvait leur bénéficier et aussi qu’elle introduirait la lumière dans ce coin de la galaxie. Les Dracos influencèrent les Reptoïdes afin de les faire revenir sur leur acceptation de quitter la Terre.  

Les évènements qui se déroulèrent furent, donc au préalable, planifiés par les Dracos. Lorsqu’ils s’en ouvrirent aux Elohims, ces derniers réalisèrent qu’il n’y avait pas moyen de faire marche arrière, aussi influencèrent-ils le Conseil Galactique. 

- Pour faire adopter la décision de laisser l’évènement prendre place? 

- Le Rexégéna était déjà parti quand Elohim appréhenda quelle avait été depuis le début la véritable nature des intentions des Dracos. 

Comprenez-vous? 

- Je comprends ce que vous dites, l’accepter est une autre histoire.- Je voudrais que vous admettiez que les choses ont fonctionné. Considérez le côté positif. Si vous contemplez l’immensité du Plan, vous vous apercevrez que la lumière s’est installée dans cette partie de la Voie Lactée et qu’une grande quantité d’êtres ont beaucoup à y gagner. 

La forme reptilienne, la forme draco et d’autres races appartenant à cette région du système solaire font l’expérience de l’amour et de la compassion pour la toute première fois de leur histoire. Cette énergie aide l’ensemble des peuples à élever leur taux vibratoire. Les Elohims sont venus pour réaliser qu’il n’y avait pas moyen d’apporter assistance à la région sans travailler aussi avec les Dracos jusqu’à un certain point. L’acceptation finale du Conseil Galactique concernant cette affaire a été établie sur une demande formulée par Elohim. Au fil du temps, la fréquence change et fait évoluer toutes ces races. 

Rappelez-vous : Dieu, la Source, est le créateur de toute chose. Dieu est pur amour et compassion dont sont imbibées toutes ces races qui font l’expérience de la forme humaine. L’être humain qui fut façonné par les Gens des Etoiles est imprégné par le Cristal, ou énergie du Christ. 

C’est l’être humain qui procure le niveau au terrain d’action de ceux quine connaissent pas l’amour et grâce à lui, l’énergie de cet endroit est maintenant celle de l’amour.- Pourquoi ne m’expliquez-vous ceci qu’aujourd’hui ?- Je vous ai communiqué une information fragmentée, assimilable, de manière à ce que vous ayez une vue d’ensemble du tableau dans sa globalité. Je suis très content que vous réagissiez comme vous le faites, merci mon enfant. Que Dieu vous bénisse et merci. 

Extrait de « Contacts Avec Les Pléiadiens : La Mission Du Rexégéna » recopié par Francesca     paru aux éditions Hélios par Valérie J. Barrow

 

Apparition des Elohims : message Pléiadiens

 

 

téléchargement (5)Quand nous, Elohims, choisissons de nous manifester, nous sommes munis de membres longs et de corps quasiment humains. Nos visages sont plus expressifs que les vôtres, plus divins. Nous sommes exceptionnellement présents sur Terre, j’irai même jusqu’à dire « omnipotents », ce qui ne nous empêche pas d’être dans d’autres mondes à la fois. Certains d’entre nous sont très soucieux de l’évolution des choses, aussi sommes-nous dans l’action en permanence. Nous avons aussi un rôle de conseillers qui consiste à orienter et à enseigner comment acquérir une grande force physique. Nous pouvons travailler simultanément dans plus de six mille endroits de l’espace-temps. 

Voyez-vous, pour mener à bien notre projet concernant l’élévation énergétique de votre sphère, il fallait qu’un petit nombre de créatures des étoiles s’y trouve pour nous permettre de perfectionner tous les détails. Nous avions besoin de l’influence de leur supra conscience sur la Terre. Il leur a bien été signifié que nous pouvions nous passer d’eux et qu’il leur suffisait de nous abandonner quelques spécimens d’eux-mêmes que nous aurions modifiés génétiquement. Les Peuples des étoiles, peu enclins à ce genre de manipulations des corps, déclinèrent notre proposition et répondirent qu’ils viendraient personnellement. 

Nous pensâmes que c’était une mauvaise idée, mais après tout, n’était-ce pas leur décision ? 

Ils étaient résolus à implanter leur propre société. Nous avons tenté de leur expliquer que les conditions de vie seraient ardues, voire extrêmement hostiles et qu’ils avaient peu de chances de réussir par les moyens habituels mais c’était, à leur avis, une opportunité d’étendre leur civilisation. Nous insistâmes sur le fait qu’il y avait vraiment d’autres méthodes pour amplifier l’énergie sur la planète Terre que d’y vivre … ce fut peine perdue. 

Selon eux, leur présence était indispensable pour donner plus de valeur à leur sens communautaire. Ils affirmèrent qu’il serait plus simple et plus conforme à l’éthique d’amener leurs familles pour une adaptation progressive aux conditions de vie sur la planète que de nous voir les utiliser comme référence génétique. Nous acceptâmes donc leur proposition. Nous étions tous d’accord : la mission aurait pour but le bien de la planète. Voilà ce que nous, les Elohims, leur avons dit ! Nous leur donnâmes l’assurance d’une bonne organisation et d’une parfaite sécurité. A cet instant de la régression, Binjala éclata de rire, puis il continua : 

 - Les Peuples des Etoiles étaient convaincus de pouvoir pratiquer quelques petites modifications génétiques sur eux-mêmes, au fur et à mesure, et que cela serait suffisant pour leur permettre de vivre sur la planète. Pour notre part, nous avions quelques doutes. En fait, doute n’est pas le terme qui convient : nous connaissions le futur. Nous étions juste courtoisement respectueux. 

Ils ne possédaient pas la technologie adéquate pour survivre, mais ils y allèrent malgré tout. Son rire sonnait étrangement. La tête de Steven se redressa soudain et il m’adressa un regard glacial. Sa voix changea et prit une nuance d’insatisfaction, un nouveau personnage s’exprima à travers lui : 

- Je me présente: je suis la conscience secrète draco de l’empereur lézard. Vous ne m’aimeriez pas, je suis très crocodile physiquement. Ma peau est coriace et bosselée. J’ai un large museau, presque comme celui d’un dragon, avec de nombreuses dents et de grandes oreilles. Notre visite à la cérémonie est un grand honneur pour le peuple lézard qui nous considère comme des dieux. C’est normal, nous sommes leurs créateurs, les seigneurs et maîtres qui, il y a bien longtemps, les ont émancipés. Depuis lors, nous avons déménagé vers une autre dimension en empruntant un portail cosmique. 

Le sort des lézards nous est complètement indifférent de même que celui de nos autres créations. En réalité, nous nous nourrissons de la conscience de différents êtres que nous rencontrons, qu’ils soient singes ou autres. Dévorer la conscience d’une quelconque entité m’apparaissait abject… 

Quelle sorte de créature était ce Draco ? Mais pour lui la chose était tout à fait naturelle à en juger par la suite de son discours : 

 - Je n’ai pas d’état d’âme, aucune culpabilité ; d’ailleurs il n’y a pas vraiment de but à ce que nous faisons sur Terre. Ah si ! Il y en a un : nous, les Dracos, sommes venus prendre l’or que les créatures singes extraient des mines pour nous. C’est un matériau trans-mutationnel. Il crée des petits vortex dans notre corps après que nous l’ayons ingéré. La poudre d’or blanc permet de manipuler les atomes en quelque sorte. Nous devenons plus transparents, ce qui nous permet de nous mouvoir dans plusieurs dimensions à la fois. 

En ce moment, je suis dans un tunnel temporel en partance pour une ville qui pourrait se situer quelque part aux Etats-Unis, pendant les années trente .Maintenant, je me dirige vers un type, au hasard et sans arrière pensée, mais en me voyant il détale en hurlant. J’ai oublié que j’ai conservé mon apparence de Draco, j’aurais dû en changer pour ne pas l’effrayer! Partir en courant est la meilleure chose qu’il pouvait faire car les Dracos sont très lents. En m’approchant de quelqu’un, j’ai tout loisir d’absorber une partie ou l’intégralité de sa conscience. Les personnes qui habitent les corps concernés n’aiment pas du tout être consommées. En tout cas, aucune de celles que j’ai mangées !Il fit entendre un rire saccadé : 

- Les souvenirs de centaines et de milliers de gens hurlant font partie de la personnalité du Draco. Pour vivre, je dévore uniquement les consciences, les corps ne me concernent pas. Cela a pour effet que je suis imprégné des sentiments de ceux dont je me nourris. Cependant, je les ressens depuis une perspective différente, ils me semblent étrangers, j’ai plutôt l’impression d’être la mémoire des autres et je n’ai nullement envie de mettre fin à mon activité. 

- En êtes-vous heureux, l’interrompis-je? 

- Eh bien, on ne peut pas dire que je sois heureux mais ça ne m’inquiète pas outre mesure, c’est comme ça, c’est tout. Il ne m’est jamais venu à l’idée d’agir autrement. Je suis sûr que j’en mourrais si je devais m’arrêter. 

- Cela vous inquiète?- Oui, bien sûr. L’idée même de la mort génère une sorte d’horreur, la sensation de dériver au milieu de tous les sentiments des gens que j’ai absorbés. Mourir signifierai me retrouver littéralement par mieux. Mais nous, les Dracos, nous vivons exceptionnellement longtemps. J’avais l’impression d’être dans un film d’horreur et d’entendre parler Dracula, lui précisai-je. 

- Mais ce nom vient de Draco ! rugit-il de rire. C’était logique … De plus, tous les Dracos agissaient comme celui à qui Steven prêtait sa voix. 

- Y a-t-il des races supérieures à vous?- IL existe des êtres que nous sommes dans l’incapacité de consommer. Ce sont des structures cristallines en expansion. Lorsque nous sommes face à eux, leur conscience nous semble beaucoup plus grande que la nôtre. Nous sommes impressionnés par ces constitutions cristallines. 

- Décrivez-les, suggérai-je. La voix de Steven revint à la normale : 

- C’est curieux, dit-il, je peux voir un cristal lumineux enserré dans un cylindre doré, maintenu en place par une charpente corporelle cristalline. Steven luttait pour s’exprimer mais la voix du Draco reprit le dessus :- Ce cristal est un agent des royaumes angéliques et je pense que ces derniers sont impliqués dans sa construction. La profondeur innée de l’obscurité chez le Draco est exactement à l’opposé de celle du cristal 

Je me vois, il y a bien des millions d’années, très longtemps avant l’aventure du Rexégéna, sur un vaisseau draco, voguant dans un espace inter dimensionnel. Nous découvrîmes à cette occasion une source d’énergie phénoménale pour les Dracos affamés que nous étions : un magnétisme émanait de ce qui est aujourd’hui la Terre; c’était la manifestation de toutes les formes de vie qui la peuplaient. Nous étions irrésistiblement attirés, comme des abeilles vers une fleur. Nous nous mîmes à consommer l’énergie de toutes ces entités tout en renvoyant vers la planète la même quantité d’énergie draco en compensation. 

C’est ainsi que la conscience de notre race devint partie intégrante de la Terre. A ce stade, autant dire qu’il était quasiment impossible aux Dracos d’atteindre leur soi angélique et ils étaient terrifiés à l’idée de ce que la mort pourrait signifier pour eux. Je le regardai en fronçant les sourcils : 

- Les Dracos sont-ils présents sur Terre? 

- Non, pas actuellement. Mais nous y avons été dans le passé et nous y reviendrons dans le futur. Pour l’heure, c’était assurément un soulagement. 

- Les Reptoïdes vous ressemblent-ils sous certains aspects ? 

- Les Lézards sont plus intelligents et plus réactifs. Ils se déplacent plus rapidement. Ils sont mâles et femelles et très belliqueux. Celui que je contrôle, le roi lézard, est fasciné par le commandement. Son analyse de la situation est fondée sur le pouvoir personnel et le prestige qu’il peut en retirer. Il cherche toujours à dominer les autres, que ce soit physiquement ou autrement, car toujours …Steve » s’interrompit, exténué, et lorsqu’il reprit la parole, le Draco l’avait quitté, sa voix était redevenue normale : 

- Voilà qui est très étrange, précisa-t-il. 

C’est comme si j’étais dans un rêve. Me voici de retour dans l’incarnation du peintre Raphaël : je me vois peindre une fresque et, en même temps, c’est curieux, j’aila mémoire des hiéroglyphes. Troublante impression que celle de vivre deux situations en parallèle. Maintenant, j’ai la sensation de sortir de ce rêve et d’être projeté dans une nouvelle forme de vie évoluée avec la consigne de l’aider à progresser davantage. Steven ouvrit ses grands yeux bleus et se redressa, affichant un large sourire sur son jeune visage, symbole d’innocence. A cet instant je compris qu’il n’irait pas plus loin. Une nouvelle révélation arriva avec Michael. Il était allé visiter Kariong seul. Après un quart d’heure dans la grotte, il fut abasourdi devant le spectacle qui s’offrait à lui, réveillant dans son esprit une multitude d’émotions et d’images. Quelqu’un lui donna mon numéro de téléphone et quand, surmontant de longues hésitations, il se décida à m’appeler, je lui fixai rendez-vous. 

A la seconde même où il apparut sur le pas de ma porte, il suscita en moi des émotions contradictoires. Généralement, j’ai une réaction immédiate aux gens, positive ou négative, mais dans le cas de Michael, j’eus les deux. Dès qu’il fut installé dans « le fauteuil » avec les photos, des mémoires émergèrent en lui. En premier lieu, il m’informa que deux anges l’accompagnaient dans cette vision pour lui donner un enseignement. Ensuite il me décrivit deux vaisseaux éclaireurs. Dans son souvenir, il était passager de l’un d’eux et se dirigeait vers le vaisseau-mère du Peuple des Etoiles. 

Quand j’essayai de le diriger vers ce dernier, il eut des difficultés à le visualiser et il parla d’une voix hésitante : 

- Maintenant, je distingue la forme d’un reptile à bord d’un autre vaisseau. C’est curieux, je ne suis pas ce reptile, mais je peux recevoir ses sensations, ses pensées, sentir aussi ses doigts palmés comme si j’habitais son corps. Dans ses yeux grands ouverts, les pupilles étaient dilatées alors que la pièce était très éclairée. Ses mains se mirent à trembler et je fis de mon mieux pour le rassurer. 

Il se calma légèrement et je tentai d’aller plus loin : 

- Tout va bien, continuez … Focalisez-vous davantage sur les anges qui vous accompagnent et demandez-leur de vous montrer ce que vous avez à comprendre. 

- C’est ce qu’ils font en me faisant ressentir ce corps reptilien. 

- A quoi ressemble-t-il ?- Ses yeux jaunes humanoïdes percent à travers deux fentes verticales. Il a une curieuse crinière d’écailles ainsi que quelques poils en désordre sur le devant. Il porte un gilet avec des manches jaunes. Il a des bras, des jambes et une queue qui se prolonge en traîne sur le sol. Sa tête est de proportion raisonnable en relation au reste du corps. C’est étonnant, je ne suis pas ce reptile, je ne suis pas dans son corps, mais j’en fais tout de même l’expérience. Et, en même temps, je suis conscient que je fais partie du Peuple des Etoiles. J’ai l’impression d’être présent en tant qu’observateur et j’éprouve de la colère à l’encontre de ce personnage recouvert d’écailles. Michael s’assombrit.- Près de lui se tient un commandant. Il lui donne l’ordre de faire feu sur le vaisseau-mère. 

Oh, non ! Il obéit et déclenche son arme à faisceau de particules en direction de l’engin spatial! Je ressens les choses comme si c’était moi-même qui commettais cet acte. A ma grande stupéfaction, j’avais malheureusement affaire au Reptoïde qui avait attaqué le vaisseau-mère. Michael hurlait et, en même temps, j’étais indignée.

 - Vous sentez-vous satisfait d’avoir détruit le vaisseau ? 

- Non, dit-il d’une voix devenue très douce, une partie de moi, de lui, souffre. Il sanglotait sans retenue, laissant libre cours à une culpabilité ancestrale. 

Je ne savais pas comment agir, partagée entre sympathie et animosité : 

- Michael, je vous en prie, ne vous jugez pas ! Il secoua la tête vigoureusement 

- Maintenant je vois des centaines de petits appareils qui s’échappent du vaisseau-mère. Des pans entiers de celui-ci commencent à s’effondrer. Les appareils reptiliens font feu sur les petits vaisseaux et les désintègrent. C’est une abomination …Cette dernière remarque résumait toute l’histoire, et il rit amèrement, désespéré et furieux contre le Reptoïde qui avait donné l’ordre. Mais il vivait à travers le reptilien qui avait déclenché l’explosion, la culpabilité d’avoir tiré sur le vaisseau, ne trouvant ainsi aucune validation à sa colère contre le commandant

 

Extrait de « Contacts Avec Les Pléiadiens : La Mission Du Rexégéna » recopié par Francesca     paru aux éditions Hélios par Valérie J. Barrow

 

la révolution arabe |
TOUT EST Là !!!!! |
histoire de mes histoires |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | My head
| Existence Amère
| Douces sensations d'un jour...