Après la catastrophe du vaisseau-mère : Pléiades

 

images (12)Vous devez comprendre que, depuis la catastrophe survenue au vaisseau-mère, les gens étaient condamnés à demeurer dans un environnement hostile. Ils souffrirent horriblement : la maladie, les empoisonnements, l’extrême chaleur et la difficulté à respirer étaient devenus leur lot.

L’équipement dont ils disposaient était inapproprié pour mener à bien une telle réalisation et, en raison de leur situation, ils n’étaient pas non plus aussi attentifs qu’il l’aurait fallu. Ils durent modifier quelque peu leurs procédures et apprendre plus rapidement tout en mettant aussitôt à profit l’expérience acquise au fur et à mesure. Les femmes se portèrent à nouveau volontaires. 

Tous travaillèrent très dur et collaborèrent assidûment avec la lumière du cristal à imprégner les petits fœtus. La nouvelle race fut appelée Uluru, ce qui signifie « Présent de Dieu », et on peut affirmer que le Peuple des Étoiles a connut le succès car ce sont ses descendants qui résident sur la Terre aujourd’hui. 

- Pourquoi, dans ce cas, me sens-je coupable? 

- Vous n’allez pas tarder à obtenir la réponse.- Qu’en est-il de tous ces Etres-chats dont a parlé mon mari ? 

- Une expédition avec des guerriers sirians et léonins fut mise sur pied. Son but était d’aller sur Terre et d’y exiger la réparation pour les abominations perpétrées par les reptiliens contre le vaisseau-mère et sa mission. Ces derniers eurent à répondre de leur comportement et, quoi qu’il vous en coûte, à en juger par vos remontrances d’hier, je dois vous dire qu’il n’y avait pas d’autre alternative que de les annihiler. Pour aussi cruel que cela puisse paraître, bien qu’ayant eu le choix, les reptiliens avaient pris la décision de renier leurs promesses ; une telle conduite leur avait fait perdre tout droit à la clémence.

Ces individus s’incarnèrent par la suite dans d’autres formes à partir desquelles ils reçurent assistance.- Et c’est John, mon mari d’aujourd’hui, qui dirigeait la mission?

- Oui, John était alors Himel, le commandant sirian.

Peu après l’arrivée de ses appareils à votre camp de fortune sur la Terre, il fut mordu à la cheville par un serpent, autre création des Reptoïdes,  et le venin l’infecta rapidement. Sa lumière s’altéra au point qu’il en perdit ses pouvoirs. Les Léonins, de leur côté, se dispersèrent sur la Terre dans le but d’éliminer ceux qui agissaient à l’encontre des ordres Elohims. Les quelques reptiliens qui survécurent à leurs attaques allèrent se réfugier dans des cavernes sous la Terre.

Impuissant et immobilisé, Himel était en proie à la colère car il supportait difficilement de devoir laisser les Léonins prendre la direction de la situation. Pourquoi était-il devenu si vulnérable?

Sa fragilité le rendait confus et l’inquiétait beaucoup. Pour avoir appris à dépasser ces émotions que lui ne faisait que découvrir

- vous étiez sur Terre depuis cinq ans – vous et d’autres dans la communauté, étiez en mesure de lui venir en aide. Himel s’attacha beaucoup à vous, mon enfant, et vous vous aimiez l’un l’autre. Quand, leur mission achevée, les Léonins et les Sirians décidèrent de retourner chez eux, il choisit de demeurer ici, auprès de vous, par amour, et aussi parce que sa propre lumière avait tellement décliné qu’il n’aurait pas pu servir pleinement, comme par le passé, au sein de sa société. IL savait qu’il serait plus utile en restant sur la Terre. C’était néanmoins difficile à accepter pour le guerrier inné qu’il était, même si son rôle n’avait plus de raison d’être.- Quand vous dites que nous nous aimions l’un l’autre, insinuez-vous que nous avions des relations sexuelles? demandai-je.

-  Vous vous aimiez et vous vous êtes consacrés l’un à l’autre également, cependant vous n’aviez pas de relations sexuelles. Himel était issu d’une race strictement mâle. Ils se reproduisaient par l’intermédiaire de ce que vous appelez le clonage, et pour lequel un ovule féminisé n’était nullement nécessaire. Il s’agissait d’un processus particulier créé par l’Esprit avec la permission de la Source, un acte hautement sacré. Imaginez une « fraction d’énergie » que l’on retire et que l’on copie. 

 C’est ce qui se pratiquait au sein de cette race exclusivement masculine. Dépourvus d’organes sexuels, ils expérimentaient cependant le plaisir dans différents aspects de leur corps. Il s’agissait d’une sensation d’élévation provoquant des fourmillements dans tout l’organisme, soit un effet comparable à un orgasme les connectant directement à la Source. Ce point est fondamental, j’aimerais que vous le compreniez, car l’expérience sexuelle sur la Terre et l’union qu’elle implique est en fait une manière de se relier à la Source par l’amour. C’est un merveilleux cadeau, le moyen le plus profond et le plus transcendant pour les petits Terriens de connaître et comprendre Dieu. A cet effet, la seule chose véritablement importante, voire essentielle, est de focaliser son attention sur le cœur et l’amour au lieu du corps physique. 

Voilà une façon absolument merveilleuse d’entrer en contact avec la Source. Le sexe, tel que pratiqué sur la Terre ne relie pas à la Source si la volonté qui le motive est erronée. L’intention, mon enfant, est la clé de l’histoire.- Est-ce donc, dis-je en souriant, la raison pour laquelle, en dépit de la douleur, j’ai ressenti une sorte d’orgasme démesuré, une extase, en donnant le jour à mes bébés?- C’est pareil, en effet. 

-        Et en ce qui concerne le mariage entre vous et moi au temps de la mission, comment avons-nous eu des enfants?- Nos organes sexuels étaient situés dans le corps physique que nous habitions à ce moment-là. Nous avions l’aptitude nécessaire pour concentrer notre énergie sur ces organes reproductifs et avons ainsi créé des enfants en nous unissant dans l’harmonie, dans le désir et dans l’amour, bien entendu. 

- Comment les bébés se sont-ils développés au sein de la mère des étoiles que j’étais alors? 

-       Le nouvel être grandissait à peu près de la même façon que le fait le fœtus chez la mère physiologique d’un Terrien. Sa croissance se déroulait à l’intérieur de sa propre petite chambre d’énergie, il était nourri par ses deux parents. Nous parlions tous les deux à la conscience qui devait investir l’embryon de l’enfant à naître. 

Vous n’aviez pas de vagin comme en ont les femmes d’aujourd’hui. En tant que Pléadienne (ou Lyrienne), vous avez mené à terme notre premier enfant. Notre corps possédait une ligne allant du nombril jusqu’à la base du chakra de la colonne vertébrale qui, le moment venu, s’ouvrait naturellement et sans douleur, un peu comme une fermeture à glissière. L’enfant et son enveloppe amniotique étaient alors dégagés, placés dans un réceptacle spécialement prévu à cet effet, pour se développer jusqu’au moment approprié où l’enveloppe se briserait spontanément et libérerait le bébé. 

Tel était l’aboutissement de millions d’années d’évolution.- Quand un bébé était retiré, il n’était donc pas prêt à naître? 

- Loin s’en faut. Pendant qu’il grandissait dans son enveloppe amniotique et était alimenté par la lumière de la Source, quelques femmes de la Lyre veillaient sur lui. A l’abri dans son réceptacle, tel le poussin dans sa coquille, le petit choisissait lui-même le moment de sortir. Lors de la phase que je viens de décrire, il était visible de tous. Ceux qui prenaient soin du fœtus, dans une communication consciente, ne cessaient de lui adresser une lumière aimante. Le petit être naissait dans un état de croissance plus avancée que ceux auxquels vous donnez le jour aujourd’hui. Je dirais qu’il ressemblait plus à un enfant de quatre ou cinq ans. 

-               Qu’arriva-t-il lorsque nous fûmes projetés sur la Terre, privés de tout notre attirail technologique?

- Ceux de vos vaisseaux ayant échappé à la catastrophe disposaient de matériel adéquat car de nombreuses races possédaient déjà cette connaissance. Les méthodes que vous avez dû utiliser sur la Terre n’étaient pas exactement celles par lesquelles vous et moi avons produit nos enfants, mais vous aviez compris le processus : un ovule était prélevé sur la femme volontaire et intégré aux cellules des créatures singes bipèdes. Une force de lumière fertilisait l’ovule qui alors se divisait. Les difficultés concernant la réfrigération et l’indisponibilité d’autres équipements vous obligèrent à implanter sans attendre le petit embryon chez les mères des étoiles consentantes. La fécondation se pratiquait à la base de l’estomac à travers l’aspect « fermeture à glissière » de l’être. L’ovule y était maintenu et alimenté jusqu’à ce que le moment soit venu pour l’enfant de voir le jour. 

En l’absence du matériel permettant la poursuite du processus évolutif de l’enfant, la mère devait continuer à le porter. Il naissait prématurément encore assez petit, mais en sûreté, et il survivait. Dans le cadre de l’expérimentation qui fut mise au point, certains ajustements s’avérèrent nécessaires. Les cellules étaient prélevées sur les grands singes bipèdes indifféremment dans diverses parties de leur corps ce qui avait pour résultat des comportements variables de la part des cellules en question. C’était une chose qu’il fallait comprendre et avec laquelle il était important de se familiariser. Le niveau vibratoire de la Terre altérait la progression de la cellule récemment introduite dans le petit embryon marquant ainsi des différences notables comparées à celles que vous connaissiez dans vos mondes d’origine. 

Les survivants des étoiles commençaient à s’accommoder de ces nouvelles conditions. Des reptiliens qui, après avoir rejeté la hiérarchie reptoïde, vous avaient rejoints, cherchèrent refuge auprès de vous. Ils apportaient leur concours en vous communiquant de précieuses informations. Les premières tentatives, pénibles et laborieuses, ne donnèrent pas les résultats escomptés. Les essais toutefois se poursuivirent et, finalement, atteignirent l’objectif désiré : la création d’une nouvelle race apte à recevoir l’esprit/âme à l’intérieur de chaque petit être. Une fois formés, ils pouvaient alors naître sur la dimension de la Terre et vivre confortablement dans son atmosphère. Vous comprenez maintenant que je distille l’information graduellement de façon à ce que vous ayez une vision plus ample de l’ensemble du tableau. Je suis très satisfait que vous ayez réagi ainsi que vous l’avez fait, mais il est vrai que j’ai donné mon accord pour vous assister bien longtemps avant votre venue sur cette Terre et vous le savez.- Bien, soupirai-je, ce n’est pas aussi abominable que je le craignais. Je crois que je comprends, merci.- Je suis très heureux de vous avoir communiqué ce savoir et je pense que l’expérience est plus profonde que les mots quand elle entre en résonance avec votre connaissance intérieure.

 

Extrait de « Contacts Avec Les Pléiadiens : La Mission Du Rexégéna » recopié par Francesca     paru aux éditions Hélios par Valérie J. Barrow

 

Après la catastrophe du vaisseau-mère : Pléiades

 

5825E877E3BEE89339ABF2DC5D3163_h498_w598_m2Vous devez comprendre que, depuis la catastrophe survenue au vaisseau-mère, les gens étaient condamnés à demeurer dans un environnement hostile. Ils souffrirent horriblement : la maladie, les empoisonnements, l’extrême chaleur et la difficulté à respirer étaient devenus leur lot.

L’équipement dont ils disposaient était inapproprié pour mener à bien une telle réalisation et, en raison de leur situation, ils n’étaient pas non plus aussi attentifs qu’il l’aurait fallu. Ils durent modifier quelque peu leurs procédures et apprendre plus rapidement tout en mettant aussitôt à profit l’expérience acquise au fur et à mesure. Les femmes se portèrent à nouveau volontaires. 

Tous travaillèrent très dur et collaborèrent assidûment avec la lumière du cristal à imprégner les petits fœtus. La nouvelle race fut appelée Uluru, ce qui signifie « Présent de Dieu », et on peut affirmer que le Peuple des Étoiles a connut le succès car ce sont ses descendants qui résident sur la Terre aujourd’hui. 

- Pourquoi, dans ce cas, me sens-je coupable? 

- Vous n’allez pas tarder à obtenir la réponse.- Qu’en est-il de tous ces Etres-chats dont a parlé mon mari ? 

- Une expédition avec des guerriers sirians et léonins fut mise sur pied. Son but était d’aller sur Terre et d’y exiger la réparation pour les abominations perpétrées par les reptiliens contre le vaisseau-mère et sa mission. Ces derniers eurent à répondre de leur comportement et, quoi qu’il vous en coûte, à en juger par vos remontrances d’hier, je dois vous dire qu’il n’y avait pas d’autre alternative que de les annihiler. Pour aussi cruel que cela puisse paraître, bien qu’ayant eu le choix, les reptiliens avaient pris la décision de renier leurs promesses ; une telle conduite leur avait fait perdre tout droit à la clémence.

Ces individus s’incarnèrent par la suite dans d’autres formes à partir desquelles ils reçurent assistance.- Et c’est John, mon mari d’aujourd’hui, qui dirigeait la mission?

- Oui, John était alors Himel, le commandant sirian.

Peu après l’arrivée de ses appareils à votre camp de fortune sur la Terre, il fut mordu à la cheville par un serpent, autre création des Reptoïdes,  et le venin l’infecta rapidement. Sa lumière s’altéra au point qu’il en perdit ses pouvoirs. Les Léonins, de leur côté, se dispersèrent sur la Terre dans le but d’éliminer ceux qui agissaient à l’encontre des ordres Elohims. Les quelques reptiliens qui survécurent à leurs attaques allèrent se réfugier dans des cavernes sous la Terre.

Impuissant et immobilisé, Himel était en proie à la colère car il supportait difficilement de devoir laisser les Léonins prendre la direction de la situation. Pourquoi était-il devenu si vulnérable?

Sa fragilité le rendait confus et l’inquiétait beaucoup. Pour avoir appris à dépasser ces émotions que lui ne faisait que découvrir

- vous étiez sur Terre depuis cinq ans – vous et d’autres dans la communauté, étiez en mesure de lui venir en aide. Himel s’attacha beaucoup à vous, mon enfant, et vous vous aimiez l’un l’autre. Quand, leur mission achevée, les Léonins et les Sirians décidèrent de retourner chez eux, il choisit de demeurer ici, auprès de vous, par amour, et aussi parce que sa propre lumière avait tellement décliné qu’il n’aurait pas pu servir pleinement, comme par le passé, au sein de sa société. IL savait qu’il serait plus utile en restant sur la Terre. C’était néanmoins difficile à accepter pour le guerrier inné qu’il était, même si son rôle n’avait plus de raison d’être.- Quand vous dites que nous nous aimions l’un l’autre, insinuez-vous que nous avions des relations sexuelles? demandai-je.

-  Vous vous aimiez et vous vous êtes consacrés l’un à l’autre également, cependant vous n’aviez pas de relations sexuelles. Himel était issu d’une race strictement mâle. Ils se reproduisaient par l’intermédiaire de ce que vous appelez le clonage, et pour lequel un ovule féminisé n’était nullement nécessaire. Il s’agissait d’un processus particulier créé par l’Esprit avec la permission de la Source, un acte hautement sacré. Imaginez une « fraction d’énergie » que l’on retire et que l’on copie. 

 C’est ce qui se pratiquait au sein de cette race exclusivement masculine. Dépourvus d’organes sexuels, ils expérimentaient cependant le plaisir dans différents aspects de leur corps. Il s’agissait d’une sensation d’élévation provoquant des fourmillements dans tout l’organisme, soit un effet comparable à un orgasme les connectant directement à la Source. Ce point est fondamental, j’aimerais que vous le compreniez, car l’expérience sexuelle sur la Terre et l’union qu’elle implique est en fait une manière de se relier à la Source par l’amour. C’est un merveilleux cadeau, le moyen le plus profond et le plus transcendant pour les petits Terriens de connaître et comprendre Dieu. A cet effet, la seule chose véritablement importante, voire essentielle, est de focaliser son attention sur le cœur et l’amour au lieu du corps physique. 

Voilà une façon absolument merveilleuse d’entrer en contact avec la Source. Le sexe, tel que pratiqué sur la Terre ne relie pas à la Source si la volonté qui le motive est erronée. L’intention, mon enfant, est la clé de l’histoire.- Est-ce donc, dis-je en souriant, la raison pour laquelle, en dépit de la douleur, j’ai ressenti une sorte d’orgasme démesuré, une extase, en donnant le jour à mes bébés?- C’est pareil, en effet. 

-        Et en ce qui concerne le mariage entre vous et moi au temps de la mission, comment avons-nous eu des enfants?- Nos organes sexuels étaient situés dans le corps physique que nous habitions à ce moment-là. Nous avions l’aptitude nécessaire pour concentrer notre énergie sur ces organes reproductifs et avons ainsi créé des enfants en nous unissant dans l’harmonie, dans le désir et dans l’amour, bien entendu. 

- Comment les bébés se sont-ils développés au sein de la mère des étoiles que j’étais alors? 

-       Le nouvel être grandissait à peu près de la même façon que le fait le fœtus chez la mère physiologique d’un Terrien. Sa croissance se déroulait à l’intérieur de sa propre petite chambre d’énergie, il était nourri par ses deux parents. Nous parlions tous les deux à la conscience qui devait investir l’embryon de l’enfant à naître. 

Vous n’aviez pas de vagin comme en ont les femmes d’aujourd’hui. En tant que Pléadienne (ou Lyrienne), vous avez mené à terme notre premier enfant. Notre corps possédait une ligne allant du nombril jusqu’à la base du chakra de la colonne vertébrale qui, le moment venu, s’ouvrait naturellement et sans douleur, un peu comme une fermeture à glissière. L’enfant et son enveloppe amniotique étaient alors dégagés, placés dans un réceptacle spécialement prévu à cet effet, pour se développer jusqu’au moment approprié où l’enveloppe se briserait spontanément et libérerait le bébé. 

Tel était l’aboutissement de millions d’années d’évolution.- Quand un bébé était retiré, il n’était donc pas prêt à naître? 

- Loin s’en faut. Pendant qu’il grandissait dans son enveloppe amniotique et était alimenté par la lumière de la Source, quelques femmes de la Lyre veillaient sur lui. A l’abri dans son réceptacle, tel le poussin dans sa coquille, le petit choisissait lui-même le moment de sortir. Lors de la phase que je viens de décrire, il était visible de tous. Ceux qui prenaient soin du fœtus, dans une communication consciente, ne cessaient de lui adresser une lumière aimante. Le petit être naissait dans un état de croissance plus avancée que ceux auxquels vous donnez le jour aujourd’hui. Je dirais qu’il ressemblait plus à un enfant de quatre ou cinq ans. 

-               Qu’arriva-t-il lorsque nous fûmes projetés sur la Terre, privés de tout notre attirail technologique?

- Ceux de vos vaisseaux ayant échappé à la catastrophe disposaient de matériel adéquat car de nombreuses races possédaient déjà cette connaissance. Les méthodes que vous avez dû utiliser sur la Terre n’étaient pas exactement celles par lesquelles vous et moi avons produit nos enfants, mais vous aviez compris le processus : un ovule était prélevé sur la femme volontaire et intégré aux cellules des créatures singes bipèdes. Une force de lumière fertilisait l’ovule qui alors se divisait. Les difficultés concernant la réfrigération et l’indisponibilité d’autres équipements vous obligèrent à implanter sans attendre le petit embryon chez les mères des étoiles consentantes. La fécondation se pratiquait à la base de l’estomac à travers l’aspect « fermeture à glissière » de l’être. L’ovule y était maintenu et alimenté jusqu’à ce que le moment soit venu pour l’enfant de voir le jour. 

En l’absence du matériel permettant la poursuite du processus évolutif de l’enfant, la mère devait continuer à le porter. Il naissait prématurément encore assez petit, mais en sûreté, et il survivait. Dans le cadre de l’expérimentation qui fut mise au point, certains ajustements s’avérèrent nécessaires. Les cellules étaient prélevées sur les grands singes bipèdes indifféremment dans diverses parties de leur corps ce qui avait pour résultat des comportements variables de la part des cellules en question. C’était une chose qu’il fallait comprendre et avec laquelle il était important de se familiariser. Le niveau vibratoire de la Terre altérait la progression de la cellule récemment introduite dans le petit embryon marquant ainsi des différences notables comparées à celles que vous connaissiez dans vos mondes d’origine. 

Les survivants des étoiles commençaient à s’accommoder de ces nouvelles conditions. Des reptiliens qui, après avoir rejeté la hiérarchie reptoïde, vous avaient rejoints, cherchèrent refuge auprès de vous. Ils apportaient leur concours en vous communiquant de précieuses informations. Les premières tentatives, pénibles et laborieuses, ne donnèrent pas les résultats escomptés. Les essais toutefois se poursuivirent et, finalement, atteignirent l’objectif désiré : la création d’une nouvelle race apte à recevoir l’esprit/âme à l’intérieur de chaque petit être. Une fois formés, ils pouvaient alors naître sur la dimension de la Terre et vivre confortablement dans son atmosphère. Vous comprenez maintenant que je distille l’information graduellement de façon à ce que vous ayez une vision plus ample de l’ensemble du tableau. Je suis très satisfait que vous ayez réagi ainsi que vous l’avez fait, mais il est vrai que j’ai donné mon accord pour vous assister bien longtemps avant votre venue sur cette Terre et vous le savez.- Bien, soupirai-je, ce n’est pas aussi abominable que je le craignais. Je crois que je comprends, merci.- Je suis très heureux de vous avoir communiqué ce savoir et je pense que l’expérience est plus profonde que les mots quand elle entre en résonance avec votre connaissance intérieure. 

Extrait de « Contacts Avec Les Pléiadiens : La Mission Du Rexégéna » recopié par Francesca     paru aux éditions Hélios par Valérie J. Barrow

 

KRYEON : un nouveau paradigme

Kryeon-Lee-Caroll

La séparation

Pourquoi ne pas cesser de séparer les choses ? Nous comprenons qu’il s’agit d’un comportement tout à fait normal pour des Êtres Humains, envers des choses qui semblent distinctes ou obscures. L’ancienne énergie place les Êtres Humains dans l’obscurité. Donc, chacun d’eux peut représenter un danger potentiel pour votre propre vie en incarnation. Vous deviez vous tenir à l’écart, vous séparer, afin de survivre. Toutefois, avec la nouvelle énergie, il y a de la lumière. Vous pouvez maintenant vous voir les uns les autres. Alors, pourquoi maintenir la séparation, puisque les ennemis potentiels seront visibles, s’ils s’approchent de vous ? Pourquoi ne pas tenter de vous réunir sous la lumière du soleil de la nouvelle énergie ? Je sais que c’est plus facile à dire qu’à réaliser. L’ancienne énergie est « dure à cuire ou dure à illuminer ». Elle ne lâchera pas facilement prise. Elle cherche à maintenir la séparation, car elle a peur de la force de cette nouvelle réunion « nouvelle énergie » qui menace son pouvoir dominateur. Reconnaissez-vous les phrases ci-dessous ?

Le téléphone est l’outil du diable.

La télévision corrompre l’esprit des enfants.

Internet est le début de l’antéchrist.

Facebook vole les compétences sociales des jeunes.

Toutes ces choses font partie d’une révolution sociale « nouvelle énergie », qui porte le monde à se rapprocher, mais le vieil instinct de survie de l’ancienne énergie a peur de chacune d’elles.

J’aimerais que vous commenciez à participer à des sortes de réunions que vous n’attendiez pas. Voici un exemple qui ne cherche pas du tout à offenser ni blesser le cœur d’un Être Humain. Imaginez que vous êtes un occidental, et que vous rencontrez une personne portant un turban. Regardons le processus de réflexion commune, sur une base de survie du style ancienne énergie.

La survie

Le turban vous indique immédiatement son système de croyance. Il indique peut-être d’où il vient, la lignée de sa culture, et peut-être la langue qu’il parle. Cela signifie également que, selon vos perceptions actuelles, mutuelles et ignorantes, non pas stupides, que cette personne ne vous aimera pas. Après tout, vous ne portez pas le turban. Alors, que faites-vous ? Normalement, vous changez de direction. Cet Être Humain est peut-être du Moyen-Orient, là où il y en a beaucoup qui portent un turban. Cependant, votre corps vibre en conformité avec tout ce que votre cerveau a appris. Voilà pourquoi vous êtes portés à vous éloigner ou « changer de trottoir » ! Votre cerveau ou intellect va commencer à faire clignoter son raisonnement logique comme un « logiciel ». Il vous dira que vous n’avez rien en commun, que si vous embarquez dans une conversation avec lui, cela va se terminer en « queue-de-poisson » [NDIT - Au sens figuré ; Finir en queue de poisson : se terminer brusquement, sans conclusion satisfaisante]. Vos croyances réciproques ne sont pas les mêmes. Donc, en plus de tout cela, ce sera « un dialogue de sourds », selon ce que vous pensez – mutuellement. Pourtant, chacun de vous pratique ce qu’il lui a été enseigné, n’est-ce pas ? Puisque vous ne connaissez pas grand-chose au sujet de l’un de l’autre, cela va demander à chacun de travailler fortement sur sa manière de penser, de penser différemment. Chaque Être Humain de la planète Terre, peut changer ces comportements du style « ancienne énergie ».

Un nouveau paradigme

Imaginons ceci. Vous rencontrez une personne portant un turban. Votre mental est loin de l’état de survie de l’ancienne énergie. Au lieu d’être en alerte, il voit une possibilité de partage réciproque de connaissances, non pas de croyances. Il verra peut-être les points que vous avez en commun. C’est le « nouveau point de survie », là où vous comprenez intuitivement qu’il est préférable de vous connecter, de vous réunir, au lieu de maintenir la séparation. Votre intuition est au travail, et voici ce qu’elle vous dit : « Selon la vérité de cette personne, le turban est sa façon d’honorer Dieu en lui. C’est sa culture, et elle le fait ouvertement, afin que je puisse savoir qu’elle croit en Dieu. Moi aussi je crois en Dieu, je crois à ma propre Divinité Intérieure ! Cette personne honore son Dieu au point où elle n’a pas peur de ce que les autres vont dire, au sujet du port du turban. »

C’est un peu comme la plupart d’entre vous, qui n’avez pas peur de dire ouvertement en quoi vous croyez, si l’occasion se présente. Vous avez quelque chose en commun avec cet Être Humain, puisque, après tout, vous aimez le même Dieu. Ensuite, que se passerait-il ? Savez-vous qu’il pensera que vous allez faire demi-tour ? Il a porté un turban pendant toute sa vie, et il marche parfois dans des sociétés qui ne le font pas. Il connait la réaction commune, car il l’a vue maintes et maintes fois. Alors, au lieu de faire demi-tour, que faites-vous ? Vous lui offrez une solide poignée de main, et le regardez dans les yeux. Vous souriez et saluez le Dieu en lui, de la part du Dieu en vous. Vous avez des choses en commun. Vous n’avez même pas à en parler. Vous n’avez même pas besoin de devenir des amis.

Selon vous, quelle sera la réaction de cette personne, de cet Être Humain à part entière ? Il va voir une personne douce et équilibrée qui ne se soucie pas du port de son turban. Voyez-vous que vous avez changé votre paradigme, et que, vous avez peut-être contribué à changer, un tant soit peu, le sien ? Il sera peut-être moins enclin à penser ou croire que les personnes dites ésotériques ne vont pas dans le bon sens. C’est le début d’une toute nouvelle série de comportements. Nous pourrions vous présenter une multitude d’exemples, sur ce sujet. Nous pourrions parler de ce que plusieurs pays pourraient le faire, dans un but de rassemblement, dans le but de rassembler ce qu’ils ont en commun, au lieu de maintenir l’ancienne énergie de la séparation. [NDIT - Au lieu de "diviser pour mieux régner".]

Le nouveau paradigme va demander de fonctionner dans un autre type de survie, dans celui de la « survie bienveillante ». Vous pouvez dire : « Kryeon, tu nous présentes un vrai beau concept ! » Ensuite, vous retournez à vos occupations et oubliez presque tout ce que nous avons dit. Nous vous demandons de le pratiquer au cours de vos occupations quotidiennes. Nous osons même vous mettre un peu au défi ! Alors, qu’en dites-vous ? Je sais que ce ne sera pas une sinécure, que vous devrez parfois faire face aux « vents et marées » de la conscience sociale. Le potentiel de ce nouveau paradigme est très fort, mais il est difficile à réaliser, car je l’ai souvent vu en d’autres endroits et en d’autres mondes. Tôt ou tard, il va se réaliser. C’est une certitude, non pas une divination. Si vous sautez en l’air, je vous affirme à 100 % que vous allez redescendre. Est-ce une divination ou une réalité de la gravité ? Je vous parle d’une connaissance, non pas d’une croyance. Je vous dis que ce potentiel actuel est aussi réel que la gravité.

Lorsque vous entrez dans une nouvelle perception qui cesse de séparer les autres de vous-mêmes, regardez ou ressentez ce qui se passe. Il ne s’agit pas seulement d’une personne portant un turban. Entre autres, que dites-vous du voisinage et/ou de votre entourage qui ne croit pas aux mêmes choses que vous, de toutes ces personnes qui semblent vous éviter, qui vont même jusqu’à changer de trottoir – afin de vous éviter ? Qui sait, vous auriez peut-être une possibilité de leur dire : « Bonjour, bonsoir, salut, etc. », d’une manière où la synchronicité serait activée ? Pourquoi ne pas sortir des normes contemporaines et oser ? Pourquoi ne pas, gentiment, leur tendre la main, sans plus, sans insister, et être préparés à ce que quelques-unes d’entre elles vous ignorent ? Se pourrait-il que vous receviez une réponse chaleureuse, de la part de quelques-unes ? Se pourrait-il que les autres y réfléchissent pendant un bon moment ? La Déesse ou le Dieu en vous, est-elle ou est-il en mesure de le faire ? Votre propre Divinité Intérieure est-elle en mesure de le faire ? La réponse est « OUI », chers Êtres Humains !

Dois-je vous dire que vous devrez y travailler ardemment ? Lorsque vous faites un choix et que vous passez à l’action, [NDIT - Sans tapisser notre chambre de diplômes et ne pas passer à l'action] que vous commencez à changer la perception de Qui et de Ce que vous êtes, que vous agissez et réagissez différemment, vous réécrivez votre comportement humain, n’est-ce pas ? Vous réécrivez la « nature humaine de base ». Voilà l’invitation ou le défi que nous vous lançons ! Plus que jamais auparavant, dans l’histoire de l’humanité terrestre et spirituelle, depuis l’ensemencement de cette planète Terre, les cellules de votre corps physique n’ont été aussi réceptives aux propositions de changement et de comportement. Au sujet de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas. Je me répète : « Le nouveau paradigme de la planète Terre, est la « survie équilibrée. » Les personnes équilibrées sembleront fortes, aux yeux perceptifs ou intuitifs des autres. Il y a des Êtres Humains qui vont s’intégrer au chaos du changement et qui vont apporter la « Paix sur Terre ».

Le nouvel équilibre

Dans le passé, il y a eu des personnes chaotiques ou spectaculaires qui ont fortement attiré l’attention et qui ont obtenu ce qu’elles voulaient. Dorénavant, elles seront considérées comme des enfants turbulents. L’humanité cherchera plutôt l’équilibre, au lieu d’accorder son attention à ces personnes. Les individus, les entreprises et les systèmes spirituels vont chercher un équilibre sensé et commun. Le Nouvel Âge est également considéré comme étant « ésotérique ». Il y a des endroits, sur la planète, où les mots « Nouvel Âge » signifient « culte ». Voilà pourquoi nous utilisons souvent le mot « ésotérique », au lieu de « Nouvel Âge » ! Cela vous aidera à comprendre ce qui suit.

Les aides bénévoles

Il y a beaucoup d’Êtres Humains qui canalisent des entités qui font partie de beaux groupes ésotériques. Quelques groupes sont très connus, puisque des personnes les ont canalisés depuis un bon bout de temps, [NDIT – Cela ressemble drôlement au Groupe, de Steve Rother -http://lightworker.com/VirtualLight/]. Dans un moment, je vais aller de l’avant et mentionner quelques-uns des groupes qui sont représentés. Je le fais en tout amour, sans aucune intention d’offenser qui que ce soit. Je le fais plutôt dans le but d’ajouter des informations additionnelles à leurs enseignements. Que dites-vous des groupes provenant de l’étoile rouge Arcturus, des Arcturiens, de ceux provenant de Sirius et d’Orion ? Nous devons aussi mentionner les Pléiadiens. Nous parlons de seulement de quatre groupes, mais il y en a beaucoup plus. Nous savons que cela porte à confusion, car vous ne savez pas vraiment quoi penser de tous ces groupes. [NDIT - Ouais, il y aurait peut-être le groupe Kryeon ! Qui sait ? : o )].

Je sais comment pensent les Êtres Humains, [NDIT - Le porte-parole d'un groupe utilise souvent le pronom personnel "je"]. Nous vivons avec vous ! Nous tenons votre main, lorsque vous expérimentez des moments difficiles. Si vous pleurez, nous pleurons avec vous. Si vous riez, nous rions avec vous, mais nous sommes toujours là, avec vous ! Si un channel vous arrive avec des informations qui résonnent en vous, cela « pique ou capte votre attention », n’est-ce pas ? La planète, constellation ou groupe source a peu d’importance, car c’est le message qui attire votre attention. Vous pourriez dire : « C’est mon groupe préféré. J’aime vraiment cette information » Ensuite, vous placeriez ce groupe dans une boîte ou dans un compartiment, à titre de « favoris ». Si jamais une personne vous pose des questions au sujet des Arcturiens, vous direz peut-être : « Oh ! Je ne les connais pas. J’ai seulement entendu parler d’eux. Je viens tout juste de connaître le groupe d’Orion. Le seul groupe avec lequel je suis en résonance. Il m’aide. »

C’était et c’est encore l’attitude 3D des Êtres Humains, mais ça commence à changer. Si vous agissez selon l’exemple que je viens de vous présenter, vous excluez tous les autres groupes, pour la simple raison que l’un d’eux a résonné en vous. C’est ce que fait la survie. Elle sépare et exclut. Les religions organisées l’ont fait pendant des siècles, amenant ainsi la majeure partie de la population terrestre à un endroit où il y a seulement « UN DIEU », mais le plaçant et le séparant dans centaines de boîtes différentes. Diriez-vous que c’est le « bon sens commun », selon votre propre expression ? Je veux démystifier les groupes ésotériques dont j’ai mentionnés. Il est maintenant temps, pour l’Être Humain ésotérique, de voir la beauté du système, car le Nouvel Âge a également compartimenté et séparé cette grande vérité universelle.

Toutes les informations de notre message de ce jour ont une similitude. Donc, je commence par vous présenter une très belle histoire qui vous permettra peut-être de placer ces informations en ordre. Il se peut que vous l’ayez déjà entendue, de notre part ou de la part d’autres groupes.

Et c’est ainsi.

Kryeon

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EXTRAIT DE DÉMYSTIFIER LE NOUVEL-ÂGE – 1Vous pouvez diffuser librement cette traduction, à condition que ce qui suit soit inclus et que la présentation ne soit pas modifiée.

Interprétation et traduction québécoise de ; JM Site : http://kryeon.forumactif.com/forum.htm

Les informations ci-dessous sont gratuites. Vous pouvez les imprimer, les copier et les distribuer comme bon vous semble. Cependant, l’auteur interdit la vente sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation expresse de l’éditeur.

Channelling présenté à Tucson, Arizona, USA, le 18 janvier 2014 http://www.kryon.com/CHAN2014/k_channel14_TUCSON.html

Ce texte est adapté au lectorat, car l’ambiance ou l’énergie d’une canalisation en direct est différente.

NDIT – Je place les notes de Lee entre les ( ), et les miennes entre les [ ].

Les enfants Ambre

 

Les enfants Ambre dans ENFANTS INDIGO enfants« Je viens en tant qu’enfant Ambre et partage que nous sommes profondément connectés aux arbres et aux anciens chemins de lave sur la Terre. Nous portons des dons de guérison en lien avec le squelette et le système musculaire du corps humain et venons sur Terre afin de bouger puissamment à l’intérieur du corps physique. Notre point de concentration concerne le développement de la puissance à l’intérieur du corps physique, puisque nous nous ressentons à travers la puissance du corps. Notre énergie est dans la plus puissante synergie avec le plan physique lorsqu’il est donné au corps de manifester une grande flexibilité, une grande force, ainsi que les qualité d’endurance et de discipline. Nous détenons la capacité de renforcer le corps physique et de guider tous les êtres pour qu’ils ouvrent leur corps physique afin de recevoir l’acceptation de la responsabilité de la puissance et de la force à travers la connexion à la Mère Terre. L’esprit de la Terre nous parle et notre don le plus grand est notre capacité à voir le flux du courant de la Terre dans le corps et les endroits du corps qui ont besoin de recevoir le courant de la Terre. Nous sommes conscients du besoin qu’a l’humanité d’ouvrir les corps physiques au courant de la Terre et nous offrons nos dons de guérison ainsi que notre connexion à l’énergie divine pour aider ce processus. Notre seule demande est que nous soyons écoutés car nous sommes souvent confondus avec d’autres enfants, et nos dons ne sont pas toujours pleinement reçus par l’humanité puisque la connexion du courant de la Terre au corps physique commence juste à être explorée par l’humanité. »

Les enfants Ambre ne sont pas seulement porteurs de la source de puissance de la Terre ainsi que du courant de la Terre en tant que leur connexion énergétique naturelle, mais ils portent aussi la conscience de comment le courant de la Terre peut tout guérir au niveau du corps physique et régénérer tous les système du corps afin qu’ils laissent s’écouler la force de vie, la vitalité et la puissance de ce courant. Puisque chaque être s’identifie avec son propre corps et sa capacité à laisser s’écouler en lui la force de vie, ils sont capables de reconnaître le besoin pour un meilleur écoulement de l’énergie terrestre à l’intérieur des cellules, afin de permettre la régénération de chaque cellule. Ce sont les enfants Ambre qui portent la fréquence pour ouvrir les cellules du corps physique au courant de la Terre lorsque celles-ci ont été polarisées ou fermées à l’énergie. Ils vous invitent à recevoir d’eux la guérison de vos cellules et la réouverture au courant de la Terre. Tandis que vous respirez, demandez leur de vous donner ce cadeau de guérison. Ils demandent à l’humanité de devenir consciente des cellules et de comment chaque pensée, chaque sentiment et chaque action affecte le champ de toutes les cellules du corps et permet soit à la cellule de baigner dans la lumière, soit au contraire de stagner dans la négativité ou une conscience de peur. Ils demandent à l’humanité de devenir plus claire sur le plan cellulaire en choisissant de ne pas être négative dans son apparence extérieure et de choisir de voir l’issue la plus positive dans n’importe quelle situation de vie.

Qala Sri’ama Phoenix et les Emissaires des Nouveaux Enfants

La porte d’accueil

La porte d'accueil dans LE RETOUR Couloir_porte%2Bsans%2Bretour

-       Tiens-lui la tête sur le côté gauche, près du plateau ! ordonna l’infirmière au préposé. Il vomit. Le service des urgences était rempli à capacité, comme c’était bien souvent le cas le vendredi. 

Cette fois-ci, la pleine lune venait compliquer les choses. -       A-t-il repris conscience ? demanda le voisin qui l’avait amené à l’hôpital. 

Le préposé se pencha pour mieux examiner les yeux de Mike. -       Oui, il se réveille lentement, répondit-il. Lorsqu’il reviendra à lui complètement ne le laissez pas se soulever. Il a une mauvaise blessure à la tête et quelques points de suture qui ne doivent pas se défaire. 

Le préposé sortit de l’isoloir séparé de la grande salle par un rideau installé sur une tringle semi-circulaire. Ce système permettait d’offrir un peu d’intimité aux patients. 

Mike ouvrit les yeux. Il sut immédiatement où il se trouvait. Il était de retour sur la terre, là où tout avait commencé. Les tubes fluorescents qui éclairaient la salle des urgences d’une forte lumière aseptisée firent grimacer Mike et le forcèrent à fermer les yeux. La pièce était fraîche et Mike souhaita avoir une couverture. Le préposé aux soins en amena une, comme s’il avait entendu la demande muette de Mike. Puis, il ressortit. -       Tu nous a perdus de vue pendant quelque temps, mon ami, dit le voisin, se sentant un peu mal à l’aise de ne pas connaître le nom de Mike. Ils t’ont recousu la tête. N’essaie pas de parler. 

Le voisin tapota nerveusement sur la poitrine de Mickael avant de se retirer dans la grande salle. Mike se retrouva seul. La tête lui tournait au souvenir de tout ce qui s’était passé. Ce n’était qu’un rêve. La vilaine créature qu’il avait combattue avait bien raison. Il avait été sur la terre tout ce temps, dans un lit d’hôpital, en plein coma, et toutes ces expériences connues n’étaient pas réelles. Mike avait l’impression qu’l allait vomir de nouveau, cette fois-ci à cause de la réalité de la situation. Il était de retour. Il n’avait vécu qu’un rêve illusoire et la terre des anges correspondait à la réalité décrite par l’entité négative –un conte de fées ! Il ne s’était vraiment rien passé et Mike était jours à l’hôpital. Tout ce qu’il avait vu et tout ce qu’on lui avait appris n’avais ni substance ni fondement. Il referma les yeux ; il aurait voulu mourir. 

L’infirmière-chef s’approcha de son lit et se pencha au-dessus de lui. Il sentait son parfum léger dominant l’odeur des désinfectants. Elle examina le pansement sur sa tête et le touche légèrement. 

-       M.Thomas, êtes-vous éveillés ? -       Oui, dit-il d’une voix faible et déprimée. 

-       Vous pouvez partir. Nous avons soigné votre blessure et vous êtes guéri. Vous pouvez quitter l’hôpital. Mike sut qu’il y avait quelque chose de différent. -       Ma mâchoire, ma gorge ? 

-       Elles n’ont pas été touchées. Y a-t-il quelque chose que nous n’avons pas vu ? Mike bougea la mâchoire et passa la main sur son cou devant le regard inquiet de l’infirmière. Tout avait l’air en ordre. -       Non, je suppose que j’ai rêvé. Mike était de retour dans la réalité. A tel point qu’il demanda à l’infirmière : « Depuis combien de temps suis-je ici ? » 

-       Environ trois heures, M.Thomas. -       Et la facture ? 

-       Elle est couverte par un règlement quelconque provenant de votre assurance-habitation. Vous aurez des papiers à signer, mais rien à payer. -       Merci ! 

L’infirmière disparut derrière le rideau et Mike se retrouva de nouveau seul. Il y avait quelque chose de curieux. Même si, à ses yeux, l’événement semblait s’être produit deux mois auparavant au moins, Mike se rappelait que l’assaillant lui avait écrasé la gorge. Il avait subi des blessures avant sa vision ou son rêve ; vision ou rêve, ça n’avait certainement rien changé à cela. Et voilà que non seulement il n’avait pas de blessure à la gorge, mais aucune à la mâchoire. Rêvait-il encore ? Mike ressentait un besoin pressant d’aller à la salle de toilettes ! C’était vraiment le retour à la réalité, celle qu’il connaissait comme être humain. Mike se leva, sans tenir compte de ses douleurs à la tête. Il constata qu’il portait les mêmes vêtements qu’au moment de l’accident. Il partit à la recherche de la salle de toilettes qu’il trouva rapidement. Elle était conçue pour une seule personne, parfaitement désinfecté et extrêmement propre. Il soulagea sa vessie, un geste qui lui parut étrange, comme une action qu’on n’a pas exécutée depuis des mois. Il lui sembla que ça prenait des heures ! 

En se lavant les mains, il s’aperçut dans le miroir. Son visage avait changé. Il s’approcha un peu, se regarda longuement dans les yeux et s’interrogea sur ce qu’il voyait. Il se redressa. Il se sentait bien. Peut-être qu’un repos de trois heures dans un hôpital était ce dont il avait eu besoin ! Mike sortit lentement de la salle de traitement et se trouva nez à nez avec son voisin, qui l’attendait. Il lui serra la main. 

-       Merci Monsieur… euh ? Mike ne connaissait pas son nom. -       Je me nomme Hall ! Il était heureux de voir Mike debout et en forme. 

-       Ce n’est rien, Monsieur… Mike l’interrompit. -       Appelez-moi Mike, je vous en prie. 

-       D’accord, Mike. Ma voiture est ici. Allons-nous-en chez nous. Mike réagit à l’expression chez nous  et sentit comme un coup de poignard au creux de l’estomac, ce qui lui rappela combien il était déçu. -       Oui, d’accord, allons-y. Mike appréciait le service rendu. 

Pendant que Hall allait chercher sa voiture, il signa les papiers puis sortit. Sur le chemin du retour, Mike interrogea son voisin sur l’incident. Tout concordait avec ce dont il se souvenait, excepté les blessures. Est-ce que j’ai imaginé tout cela ? se demanda Mike. 

Mike remercia Hall de son aide et se dirigea vers son appartement. Il ouvrit la porte comme d’habitude, alluma la lumière faible, entra et referma derrière lui. Il fut assailli par des odeurs et des images qui auraient dû lui être familières, mais qui ne l’étaient pas. Même si les dégâts n’avaient pas été nettoyés et que la chaîne stéréo devait être replacée, l’aquarium ne s’était pas brisé comme dans ses souvenirs. Quelque chose n’allait vraiment pas. Il avait l’impression d’entrer dan le logis d’un être démuni à qui il avait offert son aide à remettre de l’ordre. Il promena son regard sur toute la pièce. Cette place ne lui appartenait pas ! Comment avait-il pu le croire d’ailleurs ? Pourquoi était-ce si sombre et si défraîchi ? Il y a trois heures, ce logement était à lui et, maintenant il avait l’impression qu’il appartenait à quelqu’un d’un autre monde. Qu’est-ce qui se passait ? Mike se rendit compte que sa conscience ne correspondait pas à celle de l’homme qui vivait ici. Ç a lui semblait même étranger et inapproprié de dormir ici. Il alla fouiller dans le premier tiroir de son bureau. Il y trouva une carte de crédit dont il n’avait jamais pensé avoir besoin. Le crédit est trop dispendieux. Je n’ai pas besoin de choses luxueuses. Mike inséra la carte dans son portefeuille, s’assura qu’il avait au moins quelques dollars en poche et réunit quelques affaires et des articles de toilette. Puis, il éteignit la lumière avant de partir. Il savait qu’il devrait revenir chercher ses choses et son poisson, mais il décida de donner son avis de départ immédiatement. Ensuite, il alla chez Hall et lui expliqua ce qu’il s’apprêtait à faire au cas où il y aurait ultérieurement un rapport de police. 

Il prit un taxi et se fit conduire dans une plus belle partie de la vile, puis s’arrêta dans un bon hôtel. Il soupira d’aise en voyant le hall d’entrée luxueusement meublé et agréablement décoré,. Voilà qui était mieux ! Il se trouverait un autre appartement demain, après avoir obtenu l’emploi qu’il méritait. Lorsqu’il traversa le hall pour se diriger vers les ascenseurs, les têtes se tournèrent dans sa direction. Sa présence dégageait une vibration positive et attirait l’attention. Croyait-on qu’il était une personne connue, une vedette ? Ce n’est qu’une fois étendu sur le lit de sa chambre qu’il commença à se demander ce qui s’était passé. Il se sentait très bien, en paix. Il était absolument certain de pouvoir se trouver un emploi extraordinaire le lendemain, en une seule journée, même à Los Angeles, parce qu’il excellait dans on métier. Il avait hâte d’entreprendre une nouvelle carrière et de donner aux autres et, qui sait, d’avoir beaucoup de succès. Puis un phénomène intéressant se produisit. Il pensa à Shirley, son amour perdu, sans éprouver de douleur. Il ne ressentait aucun remords concernant la perte d’une relation précieuse et ne se sentait pas non plus dans un état lamentable ni obligé de se cacher. Il fit une véritable grimace en se rappelant la personne qu’il avait été. Pour l’amour du ciel ! A quoi est-ce que je pensais pour me conduire de la sorte ? Cette femme ne faisait que remplir son contrat. J’ai été aussi responsable qu’elle de toute la situation. A quoi tenait ce nouveau discours ? Mais c’était vrai ! Mike posa un geste qui l’aurait fait terriblement souffrir il y a quelques heures à peine. Il prit le combiné du téléphone et composa le numéro qu’il connaissait si bien. La sonnerie se fit entendre une fois, puis deux fois et une charmante voix féminine répondit. 

-       Allô ! -       Shirley ! Mike était ravi d’entendre sa voix. 

-       Mike ? On ne pouvait en dire autant d’elle. -       Ecoute, je voulais simplement s’assurer que tu allais bien et te dire que je suis très heureux de tout ce qui s’est passé. 

-       Mike, est-ce vraiment toi ? Tu sembles différent. -       Je veux simplement mettre un point final à notre relation et te souhaiter une belle vie. Tu le mérites bien. Et tu étais vraiment une bonne compagne. 

-       Mike ? Est-ce vraiment toi ? -       C’est moi. 

-       Tu as une autre amie ? -       Non, Shirley. Je suis vraiment sérieux. Je voulais simplement te dire que tout allait bien et te souhaiter bonne chance dans tout ce que tu entreprendras. Nous nous sommes bien amusés et j’espère que tu garderas un bon souvenir de moi. 

-       Mike, qu’est-ce qui s’est passé ? -       Je n’ai pas le temps de parler maintenant ; peut-être une autre fois. Au revoir. 

-       Mike, c’est une blague ou quoi ? Mike raccrocha. Il éprouvait un agréable sentiment de sérénité. Il était heureux d’avoir mis un point final à cette partie de sa vie. Le son de sa voix n’avait pas suscité d’émotion négative, seulement un sentiment d’achèvement et de progrès. Il se sentait étrange. Quelque chose était changé. Il posait des gestes qui n’appartenaient pas à l’ancien Mike. Il ressentait l’énergie du moment et ne s’inquiétait pas de se trouver dans une chambre d’hôtel qui lui coûterait cent dollars. Il  était certain que son prochain emploi lui apporterait l’abondance lui permettant de payer sa note d’hôtel… emploi qu’il n’avait pas encore. Ce n’était certainement pas l’ancien Mike, mais bien plutôt le Mike « actuel » qui comprenait la confiance en soi et le fonctionnement universel des choses. Il avait l’impression d’avoir vécu une nouvelle naissance. La gamme des sentiments qui animent un homme heureux était en place. Des frissons traversaient son échine et il savait en quelque sorte ce que ça signifiait. Il se dirigea vers la porte de sa chambre et l’ouvrit. De l’autre côté, prêt à frapper, il trouva son ami John. 

-       Bonjour John, lui dit Mike en le serrant. -       Comment as-tu su que j’étais là ? lui demanda John d’un air perplexe. 

-       L’intuition, je suppose, Mais entre. -       Tu n’es pas facile à trouver. J’ai entendu parler de ce qui t’était arrivé à ton appartement et je suis venu aussi vite que j’ai pu. Ton voisin m’a dit que je te trouverais ici. Ça va ? Et ta tête ? Pourquoi n’es-tu pas chez toi ? Qu’est-ce donc cette histoire d’hôtel ? 

Mike leva la main en signe d’interruption et sourit à John. -       John, ma tête est parfaite. Et je n’ai plus rien à faire dans ce trou. Ni au travail, d’ailleurs. Nous le savons tous les deux. 

John était renversé. Il avait toujours cru que Mike s’en tirerait très bien, mais il ne s’attendait pas à une si rapide transformation à la Superman. -       Mickael, que s’est-il passé ? Tu es vraiment différent. 

-       Je sais. Je ne peux te dire pourquoi, mais j’ai appris tellement de choses ! Et je me sens bien, en paix et plein d’énergie. John écoutait sans rien dire. -       Je t’offrirais bien quelque chose à boire, mais je viens à peine d’arriver. Tu viens manger avec moi ? 

-       Tu veux dire au restaurant ? -       Oui, je t’invite. 

-       Bien sûr ! dit John en regardant Mike avec attention. Comme tu as changé. 

Les deux hommes quittèrent la petite chambre et se rendirent dans un restaurant de l’hôtel. John écouta Mike l’entretenir de tout, excepté de son rêve. Il mentionna sa conversation avec Shirley, et cause de ses projets d’emploi et de sa nouvelle perspective de la vie. Mike parla avec animation du triomphe de la vérité et de l’établissement de la paix par le pardon et l’honnêteté. Les choses qu’il avait jusque-là critiquées, il en parlait maintenant avec douceur, tout en nuances. Il discourut sur le fait que l’être humain n’avait pas à accepter ce qu’i lui était transmis et qu’il pouvait créer sa propre réalité. John ne disait rien. Pétrifié, il laissa Mike parler et parler tout au long du repas copieux suivi d’un dessert et d’un café. Il avait l’impression d’assister à une conférence sur le mieux-être qui, d’ailleurs, lui faisait beaucoup de bien. Tout ce qu’il entendait était bien inspiré. Il réussit enfin à placer un mot pendant que Mike avait la bouche pleine. 

-       Mike, as-tu vécu une expérience de vie après la mort ou quelque choses d’approchant ? John était sérieux. La veille, Mike était lui-même prêt à devenir itinérant et à souffrir en toute connaissance de cause. 

-       Non, John, je crois que j’ai eu une expérience de VIE APRES LA VIE. Les deux hommes éclatèrent de rire, ce qui libéra la tension. Malgré l’aspect comique de la situation, Mike s’interrogeait aussi sur ce qui s’était vraiment passé. Il n’était pas convaincu de la réalité de sa vision, mais il se sentait tellement bien. John ne voulait pas partir. Il était conscient de profiter de l’énergie que dégageait Mike. Il avait maintenant le désir de chercher aussi un nouvel emploi. Mike l’avait convaincu de sa véritable valeur et John en avait convenu. Il était animé par l’enthousiasme de Mike et par sa nouvelle personnalité positive. C’était contagieux.  Et ces nouvelles pensées élevées ? Là, John était moins certain, mais il n’y avait sûrement pas de mal à les entendre. Il avait l’impression que sa valeur personnelle s’intensifiait. 

En lui souhaitant une bonne nuit, Mike serra John affectueusement, et le geste surprit celui-ci, d’autant plus que c’était la deuxième fois au cours de la soirée. Que se passait-il ? On n’aurait pu souhaiter meilleur ami. Mike paraissait vivre dans un nouveau monde. Il semblait rempli de paix et d’amour pour l’humanité. Dans son bonheur nouveau, il ne portait aucun jugement. Décidément, il était transformé. 

Mickael retourna à sa chambre et s’assit sur son lit. Pouvait-il croire un seul instant que son voyage de rêve avait été réel ? Dans l’affirmative, pourquoi se trouvait-il de nouveau sur terre. Quelque chose clochait. Ce n’était pas comme il avait été prévu. Alors, les apparences sont parfois trompeuses ? Mike sentit une présence étrange mais familière. Son intuition agissait et son corps lui parlait. Mike se leva et se dirigea vers un fauteuil, à l’autre bout de la pièce. Puis, dans un mouvement tout à fait spontané, il ferma les yeux et étendit les mains avant de parler cérémonieusement à haute voix. -       Au nom de l’Esprit, je demande qu’on m’apprenne ce que je dois savoir sur ma situation actuelle. Je la respecte, sans toutefois la comprendre. 

Mike resta silencieux, les yeux fermés. Puis il se produisit une brillante explosion de lumière. Il fut projeté à travers un portail, dans un endroit qui lui était strictement réservé. C’était le sanctuaire intérieur de la communication de Michael Thomas avec l’Esprit, un lieu où il retournerait souvent durant ses méditations. Il y flotta dans l’espace, pleinement conscient de se trouver encore une fois dans son état de « rêve », sauf que ce n’était pas vraiment un rêve. -       Non, ce n’est pas un rêve, Mickael Thomas ! Mike reconnut la voix de Blanc. Oserait-il ouvrir les yeux ? Il ne voulait pas quitter cet endroit et savait pertinemment qu’il n’y était  que de passage. Il ne voulait pas se retrouver dans sa chambre d’hôtel avant d’être prêt. La voix du grand ange blanc se fit entendre de nouveau : 

-       - tu es tout simplement dans un autre état de réalité altérée. Lequel est le plus réel à tes yeux, Michael ? -       Blanc ! S’écria Mike. 

-       oui, Mickael. -       Je suis tellement heureux de t’entendre ! dit-il d’une voix remplie d’animation. Je savais que ce n’était pas un rêve. 

-       Non, Mickael,  ce n’était pas un rêve. -       Que s’est-il passé ? Pourquoi ne suis-je pas au paradis ? Y a-t-il eu un erreur ? Mike était tellement heureux de lui parler encore une fois. 

-       Ouvre les yeux, Mickael. Nous avons de la compagnie. 

7675691-nuage-de-briller-multicolore dans LE RETOUR

Mike obéit et ouvrit lentement les yeux. Le portail était toujours là et Mike ne fut pas projeté hors de son état méditatif. Il flottait en position du lotus dans un espace d’une indicible blancheur lui rappelant la pièce blanche où il avait d’abord rencontré le grand ange d’amour. Mais il était maintenant entouré de sept entités réunies en cercle. Puis, sept couleurs différentes se mirent à bouger. Chaque groupe constituait une couleur estompée qui se manifestait peu à peu et prenait une forme définie. Mickael savait ce qui se passait et son cœur était rempli de joie. Sous lui, les sept nuages de teintes subtiles s’intensifièrent pour créer une brillance étonnante. Il y avait là Bleu, Orange, Vert, Violette, Rouge, Blanc et même OR ! Espacés également, les petits nuages grossirent graduellement pour devenir les anges qu’l avait rencontrés et avec qui il avait passé du temps. Il lui semblait que c’était hier seulement. Mike était tout à fait ravi de les revoir. C’était ses amis. Il prit garde de ne pas rompre le lien spirituel qui le reliait à sa forme humaine demeurée dans la chambre d’hôtel. Il se trouvait à deux endroits en même temps. Les sept entités angéliques formèrent un cercle dans le sanctuaire de Mike pendant quelque temps, les mains levées vers lui, dans un geste cérémonial. Mike célébra en leur compagnie et ressentit l’immense caractère sacré émanant du cercle, qu’il loua par son silence. C’est l’ange doré qui parla en premier : 

-       Salut à toi, Mickael Thomas de l’Intention pure. -       Salut à to, répondit Mickael, calme et confiant. 

-       Que désires-tu savoir ? L’ange d’or riait presque. Il savait ce que Mike savait et, par conséquent, que celui-ci se présentait à lui avec le désir de comprendre ce qui avait cloché. Pourquoi était-il à nouveau sur terre ? Puis Blanc intervint, pour répondre à la question non formulée de Mike. 

-       Mickael, il serait peut-être bon que tu entendes ton souhait original. Mike ne comprenait pas la signification de ces paroles, mais il continua d’écouter. On lui fit écouter, à la manière d’un bande audio, les paroles qu’il avait lui-même prononcées devant Blanc pour lui expliquer sa vision d’un chez soi. Mike reconnut sa propre voix : -       Je veux être aimé et côtoyer l’amour, répondit Mike. Je veux ressentir la paix dans mon existence… je ne veux pas être assujetti aux préoccupations et aux poursuites futiles de ceux qui m’entourent. Je ne veux pas m’inquiéter à propos de l’argent. Je veux me sentir LIBERE. J’en ai assez d’être seul. Je veux me relier aux autres entités de l’Univers. Je veux connaître le sens de ma vie et jouer mon rôle au sein du paradis – si l’expression est bien choisie. Je veux être un fragment juste et pertinent du plan de Dieu. Je ne veux plus être un humain comme avant. Je veux être comme toi. 

C’est ainsi que Mike avait décrit son chez soi. C’était les mots mêmes qu’il avait employés.  Puis Bleu parla. -       Regarde ta vie, Mickael Thomas. Tu possèdes la carte de l’intuition qui t’accordera une existence paisible puisque tu comprends le fonctionnement de l’Esprit. 

Mike sut que Bleu avait raison. Il ne s’inquiétait pas de sa recherche d’emploi du lendemain. Il avait sa carte et elle l’aiderait à se rendre au bon endroit. Puis la voix d’Orange se fit entendre. -       Les présents et les outils de vibration supérieure t’aideront à conserver ton équilibre et te garderont à l’abri des drames de ton entourage, si tu le souhaites. Et tout au long du chemin, tu auras le pouvoir d’anéantir toute négativité qui essaiera de faire obstacle à ton cheminement. 

Mike savait qu’Orange disait la vérité. Il ne s’inquiétait plus des mauvaises expériences passées de sa vie. L’épisode avec Shirley était effacé de sa conscience, comme s’il n’avait jamais existé. Puis, ce fut au tour de Vert avec son humour non équivoque. -       Ta physiologie te procurera la liberté nécessaire puisqu’elle repose sur la sagesse et la connaissance. Mike ne s’était jamais senti aussi bien et savait comment le demeurer. Les enseignements de Vert avaient fait des merveilles ! 

Ensuite, Violette parla. Sa voix mélodieuse flotta aux oreilles de Mike. -       Tu fais maintenant partie du plan divin de Dieu. Tu as un but et des responsabilités. Tu crées ta propre réalité et il n’y aura plus jamais lieu de t’inquiéter. Toute ta famille t’entoure. 

Mike savait qu’elle avait raison. Il créerait effectivement son avenir sans s’inquiéter. Il savait que sa famille le protégeait et qu’l se trouverait toujours au bon endroit au bon moment. La voix de Rouge se fit entendre. -       Tu ne seras plus jamais le même type d’être humain qu’auparavant, Mickael. Tu t’es transformé pour toujours par ta propre intention. 

Encore une fois, l’ange avait raison. Mike ne retournerait jamais en arrière. Il n’était plus le même homme. Son logis appartenait à une personne pitoyable et il devrait même donner ses vêtements. Il était un homme neuf ! Puis il entendit de nouveau la voix caractéristique de Blanc. 

-       Tu es une partie appropriée du plan d’amour, Mickael. Nous t’aimons immensément et tu as la capacité de communiquer le même amour aux autres. Mais il te reste à prendre conscience du présent qui t’attend. Que pouvait bien vouloir dire tout cela ? Pourquoi Blanc prononçait-il sans cesse des mots qui appelaient une question ? 

Et enfin, ce fut l voix de l’ange doré, immense et puissant, mais sacré et… si doux. -       Tu voulais être un ange, Mickael ? Qu’as-tu appris dans ma maison ? Tu es une merveilleuse partie de Dieu qui existe sur la planète dans une vibration très élevée. Un ange déguisé, un des rares qui le sache et qui soit consacré par Dieu. En réalité, Mike avait demandé à être un ange, sans savoir qu’il en était déjà un. 

Tout à coup, ils semblèrent tous parler à l’unisson et Mike entendit la pensée qu’ils émettaient. -       Tu ES chez toi Mickael Thomas. Tu y es parce que tu l’as demandé. C’est ici que tu dois être si tu veux influencer la planète. Tout ce que tu as demandé est maintenant réalisé. Tu es un Guerrier de la Lumière. Comme Marie, ton homologue humain, tu résonnes de la vibration de Dieu. Tu as vaincu le géant, accepté l’insigne d’or et tu possèdes la sagesse de tous les temps

Mais ce n’était pas tout et Mickael Thomas le savait. Les êtres angéliques perdirent leur forme et redevinrent sept petits nuages de couleurs brillantes se réunissant en une seule lumière à l’éclat du diamant. Le chatoiement et la lumière de la nuée vibraient d’un éclat inégalé. Les anges se concertaient ! Mike le savait. Puis, il les sentit encore lui parler. 

-       Mickael Thomas, nous te donnons une nouvelle appellation à l’instant même. Lorsque tu cheminais sur le sentier, nous t’appelions Mickael Thomas de l’Intention pure. Aujourd’hui, tu reçois ton diplôme ; tu deviens une entité à la vibration élevée qui n’est plus tout à fait humaine ni complètement angélique. Tu es Mickael l’ACTUEL. Ton nom symbolise la vibration du présent et l’un des plus beaux compliments que nous puissions te faireMike trouva la chose amusante tout en sachant que les anges rendaient sérieusement hommage à sa nouvelle vibration. Le nuage spectaculaire prit finalement la forme d’un véritable diamant et s’éleva pour flotter au-dessus de sa tête, ceignant tout l’espace qu’il occupait de sa lumière. Il fut immergé dans l’amour et se sentit encore une fois imprégné de la présence de Dieu. Chaque cellule de son corps était  en état de célébration et toute sa biologie y répondait par un immense sentiment de gratitude, sentiment qui envahissait chaque parcelle de son corps. Il sut qu’il était temps de retourner dans le fauteuil de sa chambre d’hôtel. Les anges avaient un dernier message à lui communiquer. Il l’entendit une fois retourné à son fauteuil. 

-       Mickael l’ACTUEL, NOUS T’AIMONS TENDREMENT Mike demeura quelque temps dans son fauteuil, le temps de « revenir » de son état exaltant de méditation. Tout ce qu’il avait expérimenté dans les maisons de sa formation spirituelle était réel ! Tous les enseignements étaient précis et valides et il possédait encore toute la connaissance reçue alors qu’il se trouvait dans une simple chambre d’hôtel de Los Angeles. Cette pensée lui donnait le vertige et il se demanda combien il y en avait comme lui. 

Mike était épuisé. Il s’endormit presque sous la douche, mais réussit enfin à se mettre au lit. Il était trop fatigué pour songer à la suite des événements. Il avait besoin de sommeil et il dormit très bien  A son réveil, le lendemain, il était prêt à faire face à la vie. Il sortit sur son balcon et examina les environs. Il n’y avait aucune limite à ce qu’il pouvait faire. Il savait pouvoir changer tout ce qu’il toucherait. Mike était convaincu que de grandes réalisations l’attendaient, qu’il aurait beaucoup à faire à et à apprendre, surtout en ce qui avait trait à l’intégration de sa nouvelle vibration à celle des humains qu’il côtoierait. Il n’était pas inquiet. Il possédait en son âme l’amour et la sagesse compréhensive des temps. Son ange intérieur prendrait soin de tout et lui-même saurait comment se comporter à chaque instant. Il trouve un emploi beaucoup plus facilement qu’il ne l’avait cru. Les entreprises importantes recherchent constamment des vendeurs compétents et honnêtes et Mike sut exactement comment se présenter. Il s’était procuré de nouveaux habits et s’était fixé des objectifs élevés. Il s’était ensuite présenté dans la plus grande entreprise pouvant utiliser ses services sans tenir compte d’une affiche indiquant que le personnel était complet. Il avait décroché son emploi  en quelques minutes et quitté l’édifice, prêt à accomplir une autre cérémonie centrée sur le fait que les humains pouvaient créer leur propre réalité. 

Mike s’interrogeait sur son nouvel état. Le fait qu’il était maintenant chez lui commençait à pénétrer sa conscience. Son nouvel emploi était assuré et il décida de se chercher un autre appartement. Ce n’est qu’après trois jours qu’il fut frappé par une évidence, un matin, sous la douche. Qu’est-ce que Blanc avait dit à propos de ce qu’il n’avait pas saisi ? Il te reste encore à prendre conscience du présent qui t’attend ! Ses yeux s’emplirent de larmes parce qu’il en comprenait enfin le sens. C’était le plus grand présent de tous. il ne pouvait lui être offert qu’à titre d’être humain et il lui avait été bien caché au cours des derniers événements vécus sur terre. Il détenait une portée profonde et Mike s’agenouilla pour rendre grâce à la vérité de la révélation. Il tremble à la pensée du potentiel qu’elle offrait et fouilla dans sa mémoire pour trouver l’information dont il avait besoin. Son cœur vibrait à la pensée de ce que cette révélation comportait. 

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 C’est ici que nous nous séparons de Mickael Thomas. 

Il doit poursuivre sa quête. Sa nouvelle intuition et ses présents lui font savoir qu’il n’est pas achevé. Sa carte le guidera dans la direction appropriée et son épée éternelle de la vérité restera son phare dans la noirceur, une fréquence de vibration en fa qui proclamera sa joie au moment opportun. La vision que Mike a perçue lors de son séjour dans la maison de Blanc est clairement imprimée en lui. Rien ne saura arrêter Mickael l’Actuel dans sa course vers le présent sacré qui l’attend dans cette mer humaine qui l’entoure. Son sourire se veut le plus radieux qu’un être humain puisse arborer lorsqu’il sait parfaitement que sa quête s’achèvera dans la réussite la plus totale et qu’il suffit pour lui de l’entreprendre. 

Mike a compris qu’on vient de lui donner une seconde change en lui offrant la possibilité de trouver sa perle, l’amour de sa vie, un contrat si puissant qu’ils seront irrésistiblement attirés l’un vers l’autre, sans aucune possibilité de vire séparément sur cette planète. Mike se met à la recherche d’une merveilleuse femme rousse au teint d’ivoire et aux yeux d’émeraude. Il ne connaît pas son nom terrestre, mais c’est sans importance. L’énergie d’Anolee sera semblable à un phare dirigeant son âme dans la pénombre. 

Il pensa eux enfants à venir et sa détermination à trouver son amour se décupla. L’air qui l’entourait était chargé d’électricité qui se mêlait à l’énergie de la volonté et de l’amour spirituels, le tout prêt à éclore et à s’épanouir. L’odeur de la victoire embaumait l’espace. La seule rose prévue à la vie de Mike allait être découverte, admirée et aimée pour sa beauté. Son parfum serait apprécié pendant toute une vie, conservé et adoré pour sa beauté parfaite et son élégance naturelle. Elle vivait là, quelque part, et Mike allait la découvrir. Les anges souriaient, sachant bien que Mickael atteindrait son but. 

Mickael Thomas était enfin rentré chez lui. 

LE RETOUR – histoire de Michael Thomas – Livre de la série Kryeon – Editions Ariane 1998– Kryeon canalisé par Lee Carroll.  

La septième Maison

La septième Maison dans LE RETOUR mini_2_gif  Le temps ne s’était pas vraiment gâté, mais il aurait pu être plus agréable. Mike s’était habitué à un merveilleux ensoleillement accompagné de températures modérées ou à un assaut violent des éléments au point de transformer une pastèque en raison en moins de dix minutes. Mais aujourd’hui, le ciel était couvert et gris et donnait aux choses une apparence uniforme. La journée était fraîche et une brise légère rôdait telle une menace avec une irrégularité semblant vouloir communiquer un message mystérieux. Les nuages ne s’accumulaient pas, mais ne se dissipaient pas non plus. Mike marchait depuis une heure. Le temps ne le préoccupait pas, mais il en était tout de même conscient. 

 

Son allure était réglée. En se dirigeant vers la prochaine maison, il demeurait vigilant, jetant un coup d’œil derrière lui de temps à autre, mais son esprit était envahi par la décision qu’il avait prise. En avançant vers la dernière maison, il avait le sentiment puissant qu’il venait de franchir une étape spirituelle subtile et un point déterminant de son périple. Il ne parvenait pas à oublier la vision de sa vie sur terre avec Anolee et les enfants à leurs côtés, tous souriants. Lorsqu’il y repensait, son cœur planait et il se sentait bien. Devant lui, le sentier ondulé menant à un défi inconnu le rendait triste et plein d’un immense sentiment de perte. La mort n’avait pas frappé, mais un coin de son cœur était en deuil. Il poursuivit sa route, ne se rendant pas compte que le paysage se modifiait graduellement. Mike aborda un angle particulièrement prononcé. Il remarqua qu’il venait de franchir un bout de chemin très étroit dont les côtés abrupts descendaient vers une sorte de canyon. Il remarqua pour le première fois que les collines arrondies et les plaines luxuriantes qu’il avait traversées jusque-là avant été remplacées par un paysage plutôt désertique parsemé de gros rocs et de falaises  et agrémenté à l’occasion d’un arbre majestueux qui en accentuait la nudité. Il s’aperçut que le changement topographique lui avait complètement échappé tant il était absorbé par ses pensées. Le sentier s’engageait dans une gorge aux abords très escarpés, ce qui, ajouté aux nuages gris, diminuait l’intensité de la lumière à un point tel qu’on aurait pu se croire au crépuscule et non au petit matin. L’intuition de Mike se faisait sentir. Les objets devant lui n’étaient pas clairs. Etait-ce des roches ou… ? 

 

Sois plus alerte. Attention au danger ! 

Mike réalisa soudain qu’il avait passé la dernière heure dans un état d’hébétude. Il s’arrêta pour prendre quelques bonnes respirations afin de clarifier son esprit. Il se sentait étrange. Mais pourquoi donc ? Obéissant à son instinct, Mike se mit à chercher des signes de danger. Il fouilla du regard le sentier derrière lui, pensant y trouver peut-être la sombre entité qui l’avait suivi chaque fois qu’il était à l’extérieur. Rien. Aucun mouvement. L’uniformité grise qui sévissait depuis une heure avait contribué à la léthargie de son esprit. Mis à part le changement de température et du paysage, il ne distinguait rien d’inhabituel ni de menaçant mais son instinct l’incitait tout de même à se préparer à quelque chose. Mike remercia intérieurement son nouveau pouvoir, qui jouait bien son rôle. Il sortit sa carte. Peut-être l’informerait-elle ? 

 

Il l’examina. Etrange. Elle indiquait le passage étroit dans lequel il se trouvait et les environs, mais il y avait quelque chose de différent. Il regarda de plus près. Là ! A cent mètres devant lui, un point qu’il ne pouvait apercevoir de l’endroit où il se tenait était complètement vierge. Habituellement, la carte indiquait ce qui se situait autour de VOUS ETES ICI. Elle ne donnait que peu d’indices sur le passé ou le futur mais elle était en général précise et éloquente. Alors, que pouvait bien signifier ce point vierge vers l’avant, comme si l’endroit avait été effacé ? 

-       Bleu, que signifie un point vierge sur la carte ? demanda Mike à haute voix. 

Bleu ne répondit pas, mais l’intuition de Mike s’exprima. La réponse lui vint presque immédiatement. Il lui revint en mémoire que la « chose » qui le suivait s’était toujours tenue en dehors des limites de la carte. Peut-être se montrait-elle sous la forme d’un point vierge ! Bleu lui avait dit que la carte se comparait au présent. Elle représentait l’énergie en présence au cours d’un déplacement sacré et reflétait un type de vibration particulier. Devant lui se trouvait un élément qui ne relevait pas du présent, quelque chose au détour du chemin que la puissante vibration de la carte ne pouvait lire. Ce point vierge résultait d’une vibration non-conforme à celle de la terre sacrée qui l’entourait. 

Mike sentait que ses conclusions étaient justes. Quelque chose l’attendait au détour du chemin. Il aurait dû se montrer plus alerte. Que serait-il advenu si sa nouvelle intuition ne l’avait pas prévenu ? Il maudit faiblement son esprit romantique en apparence démuni et se concentra plutôt sur le nouveau guerrier en lui. Il anima chacune de ses cellules avec le message d’un événement imminent, de quelque chose d’important. 

-       réveillez-vous ! Mike souriait à la pensée de s’adresser à son système biologique et crut encore une fois entendre le rire de Vert. Ce dernier lui manquait. L’humour s’avérait un excellent remède en ce temps de préparation. Préparation ? A quoi ? Au combat ? 

 

Soudain, Mike eut une révélation. Comme une énorme vague de compréhension, un amas de pensées et d’images l’envahirent, entraînant avec elles tout le poids d’une terrible prise de conscience. Il était figé. Il verbalisa sa peur pour quiconque pouvait l’entendre. 

-       MON DIEU ! ET SI J’AVAIS EFFECTIVEMENT A ME SERVIR DE CES ARMES ? 

Il en tremblait. Il sentait l’anxiété lui traverser le corps. Ça n’avait aucun sens. 

-       Ce sont des symboles des Guerriers de la Lumière du Nouvel Age. DES SYMBOLES ! cria-t-il en regardant vers le ciel 

Tout en pivotant sur lui-même, s’attendant peut-être à voir ses amis angéliques tapis sur les parois de la gorge à peine éclairée. Sa voix se fit entendre encore une fois : 

-       Orange, tu ne m’as pas appris à me battre ! J’ai cru que les armes ne serviraient à rien… 

Il s’arrêta au milieu de sa phrase en se rendant compte qu’il criait. Il entendit le rebondissement de sa voix sur les murs du canyon. D’autres pensées traversaient son esprit. Les paroles de ceux qu’il avait rencontrés le long de son parcours lui revenaient en tête. Il se rappela les propos de Rouge à l’effet que certaines épreuves l’effraieraient, mais il avait alors présumé de celui-ci faisant allusion à la tempête croisée sur sa route. Il se rendait maintenant compte que Rouge parlait des événements à venir et non de ceux du passé. Qu’est-ce qui l’attendait ? Il se souvint des paroles récentes de Blanc, qui décrivait Marie dans la chambre d’hôpital. 

-       Ne te laisse pas tromper par les apparences, Mickael. Elle est une Guerrière de la Lumière. Elle a vaincu le géant et elle est tout puissante. 

Vaincu le géant ? Puis il se rappela les paroles de Blanc au moment où il quittait la maison blanche. 

-       Ce n’est pas terminé mon ami. 

Tant d’avertissements et de nuances. Y a-t-il une bataille à l’horizon ? Une vraie ? Une où je devrai effectivement UTILISER l’épée ? Mike s’assit sur le chemin. Ses genoux tremblaient tellement il avait peur. Il ne se sentait pas guerrier, en tout cas pas dans le véritable sens du terme. 

-       Hé ! les anges ! Vous ne m’avez pas préparé à ça ! lança-t-il au ciel gris et aux parois menaçantes du canyon. Je ne me bats pas. Ç a n’a aucun sens. Les batailles et les armes correspondent à des anciennes vibrations. Voilà une façon désuète de penser. Ce n’est pas de cette terre. 

Un calme étrange s’installa. Le vent tomba. Un silence de mort régnait. Puis des voix se firent entendre. 

-       Sauf si tu combats une ancienne énergie. Il avait entendu clairement la vois d’orange. Mike se leva brusquement et regarda autour de lui, cherchant à déceler l’origine de la voix. 

-       Et sauf si tu te prépares à combattre un élément biologique qui n’a pas une vibration aussi élevée que la tienne. C’était la voix de Vert. Les voix angéliques émanaient de son propre intérieur. 

-       Et sauf s’il n’y a pas d’amour, Mickael, dit la voix douce et rassurante de Blanc. 

-       JE N’AVAIS PAS CONSCIENCE DE TOUT ÇA ! dit Mike d’un ton anxieux. Blanc, je ne suis pas un véritable guerrier ! 

-       Marie ne l’était pas non plus, dit Blanc d’une voix réconfortante. 

-       L’énergie ancienne réagit à un vieux paradigme. C’est ce qu’elle comprend, dit la charmante vois de Violette. 

-       Orange apprends-moi à combattre, implora Mike d’un ton laissant percer le découragement. 

-       Je l’ai déjà fait. Tu es prêt, Michael Thomas de l’Intention pure, tu es prêt, lui dit Orange d’une voix encourageante. 

-       Que dois-je faire ? hurla Mike aux parois du canyon. 

Silence. Puis il entendit la voix de Bleu. 

-       N’oublie pas, Michael Thomas, les apparences sont parfois trompeuses ! 

Les mots résonnèrent comme jamais auparavant. Ils portaient un avertissement et des conseils qui pouvaient se révéler utiles sur-le-champ. Tous les anges l’entouraient. Pour qu’une telle puissance soit en place, il doit y avoir un danger réel au prochain détour ! 

 

Mike était nerveux. Il savait qu’il ne possédait aucune qualité de guerrier. Pourtant, les anges lui affirmaient le contraire. Il devait leur faire confiance. De toute façon, il n’avait pas le choix. Il était au front. Il regarda autour de lui et acquiesça de manière sarcastique. Aucune échappée. La chose ou la personne qui l’attendait avait vraiment bien choisi son point d’attaque. Les parois étaient trop hautes et la fuite n’était possible que par un canal étroit où la poursuite serait un jeu d’enfant. Tout avait été bien calculé. Michael savait au moins où se trouvait l’horrible créature. Il n’y aurait pas d’effet surprise. Plus il examinait la situation, plus il devenait confiant devant la menace. Sa nouvelle vibration l’aidait ; il en était conscient. Une paix l’envahit, illogique mais spirituelle. Il sentait son habileté augmenter, même s’il ne savait pas trop ce qu’il allait affronter ni comment il allait le faire. C’était bien ainsi, pensa-t-il. Après tout, ce sont les règles du jeu de l’endroit. Je n’ai pas accès au futur mais il s’est déjà produit dans l’esprit de Dieu. La solution à ma situation s’est donc déjà manifestée, même si je ne la connais pas encore. Je le saurai en temps voulu. Je détiens la connaissance, le pouvoir, et je suis en terrain connu. J’ai l’avantage d’être chez moi ! 

-       D’accord, dit Mike à haute voix. J’ai été attaqué par une tempête, piétiné par un ange ; j’ai perdu tous mes biens personnels ; mes émotions ont été passées au crible ; mon système biologique a été modifié et élevé ; et mon cœur a été brisé et examiné avant de m’être rendu. Quoi d’autre ? J’ai les outils, je suis prêt. Mais, j’aimerais bien savoir me battre, ajouta-t-il en soupirant et en regardant dans la direction du défi qui s’annonçait. 

Mika décida de faire quelque chose qui lui aurait semblé ridicule quelques semaines auparavant. Il s’agenouilla et fit une courte cérémonie à l’égard des événements qui se préparaient. Il toucha chacune de ses armes et mentionna leur utilité. Il se rappela les mouvements d’équilibre qu’Orange lui avait appris. Il passa vingt minutes en état de gratitude, remerciant d’avoir été choisi pour le combat présagé. Il loua le sol sur lequel il se trouvait. Il remémora sa place au sien de sa famille spirituelle. Puis il se leva, prêt à combattre, dans toute la mesure du possible.Mike reprit sa route. Il franchit un bout de sentier après lequel apparut un long chemin devant lui. Les murs escarpés du canyon lui donnaient l’impression d’être au seuil du sombre tunnel du destin. Il savait que l’entité malveillante se trouvait devant lui. La carte l’indiquait clairement. Le corps de Mike aurait normalement d’y entrer en état de choc. Son système d’alarme intérieur aurait dû se déclencher et il aurait dû être une masse tremblante. Après tout, il n’était qu’un vendeur et non un guerrier sue le point de rencontrer un énorme vampire noir ! Mais tous ses sens étaient en alerte et il était rempli de détermination et non pas de crainte. Tous ses pouvoirs de vibration et ses nouveaux présents entraient graduellement en jeu. Son intuition se faisait rassurante et il l’écoutait à chaque instant, sachant qu’elle ne le trahirait pas. 

Rien. 

Puis, un mouvement sur la gauche ! 

Michael se retourna rapidement et vit un immense arbre à trente mètres devant lui sur la gauche. D’où venait le mouvement ? Bon sang ! et toute cette noirceur en plein jour ! Cela faisait-il partie du test ? Pourquoi pas plus de lumière à cette heure du jour ? 

Un autre mouvement ! Mike réalisa qu’il provenait du dessous des branches de l’arbre. 

-       QUI EST LA ? MONTRE-TOI ! La voix de Mike était puissante et autoritaire. SI TU NE TE MONTRES PAS, J’APPROCHE ! Il se tenait en attente, toutes les cellules de son corps en éveil. 

Lentement, un homme à l’air tout à fait normal s’avança et s’arrêta sous les branches extérieures. Il était vêtu comme un fermier, excepté qu’il ne portait pas de chaussures. Il leva les mains en signe d’arrêt, les paumes tournées vers Mike. 

-       Mike, je t’en prie, ne me frappe pas. Je vais me montrer. 

L’homme se dégagea lentement des branches de l’arbre et se dirigea vers Michael. Comme il avançait, Mike crut reconnaître sa démarche. Non ! Pas possible ! Maintenant, il voyait clairement son visage. 

-       Papa ? Le père de Mike s’avança vers le sentier. Il se tenait à deux mètres de Mike. Celui-ci aurait juré qu’il pouvait sentir l’odeur de la ferme émerger de l’homme. 

-       - oui, Mike. C’est moi. Je t’en prie, ne me frappe pas. Mike ne se leurrait pas. Il savait parfaitement que tout ça pouvait être faux. Après tout, les apparences sont parfois trompeuses. L’homme qui se présentait sous les traits de son père pouvait très bien être quelqu’un d’autre. En fait, il y avait de fortes chances que ce soit le cas. Mike restait sur ses gardes et en état d’alerte. 

-       - monsieur, vous êtes exactement à l’endroit où je m’attendais à rencontrer un ennemi. Ne vous approchez pas. 

-       Je sais Mike. C’est droit devant toi. Ne te laisse pas tromper. La chose qui t’attend compte capturer ton âme. Je t’en prie, crois-moi. 

Mais Mike n’y arrivait pas. 

-       Faits-u ici ? 

-       Par la grâce de Dieu, je suis ici pour t’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. On m’a permis d’être ici pour t’avertir. Je t’attends depuis plusieurs jours, sachant que tu finirais par passer. Tout ce qui s’aventurera plus avant sera anéanti par la bête. Plusieurs sont venus et ils ont tous péri. C’est une terre maudite et on te trompe. Mike ne croyait toujours pas être en présence de son père. C’était trop facile. 

-       Pardonne-moi, mais il me faut des preuves. Dis-moi quel était mon surnom quand j’étais enfant. 

L’homme répondit sur-le-champ. 

-       Mykee-Wykee. 

Mike grimaça à la vérité. 

-       Que s’est-il passé dans la grange des Connel en 1964? 

-       Une grande fête pour célébrer la naissance des jumelles Sarah et Helen. 

Mike scrutait à la loupe les paroles de l’homme. La voix et le corps étaient parfaitement ressemblants. Il continua son interrogatoire et lui demanda des détails sur son enfance – ses écoles, ses amis, ses vêtements et certains événements. Les deux hommes se faisaient face sur la route. Là, le père débita pendant une demi-heure des fragments du passé de Mike avec une précision parfaitement rigoureuse. Mike commençait à se détendre. Cet homme savait tout. Aucune entité maligne n’aurait pu mémoriser tous ces détails connus de Mike seulement. Son intuition était toujours en alerte, mais il se tenait vraiment devant son père. Celui-ci commençait à transpirer abondamment. 

-       Papa, qu’est-ce qui se passe ? 

-       Oh ! Michael, je t’aime tellement ! présentement, tu reposes sur un lit d’hôpital et tu as de graves blessures au cou. Rappelle-toi. Tu te souviens de ce qui s’est passé dans ton appartement ? 

Depuis cet instant, tu flottes dans un coma, sensible aux manipulations du démon lui-même. Et tout ce que tu vois ici… Le père de Mike montra de la main les montagnes qui els encerclaient … « tout ça est un conte de fée. C’est irréel. Tout ce qu’on t’a appris et toutes mignonnes maisons que tu as visitées, tout est faux, c’est un truc pour s’emparer de ton âme ! » La respiration de l’homme devenait laborieuse. 

 

Mike savait quelles paroles de son père ne pouvaient être vraies. Quelle confusion ! Il s’avait qui il était et ce qu’il avait expérimenté. Pourtant les paroles de son père étaient pleines d’autorité. Et cet homme en savait long ! Mais pourquoi expérimentait-il des difficultés respiratoires tout à coup ? N’était-il pas lui-même un esprit ? Après tout, il était mort et venait d’un autre monde. Il n’aurait pas dû éprouver de problèmes physiques. 

-       Papa, est-ce que ça va ? 

-       Oui, mon fils, mais je ne peux pas rester encore très longtemps. Cette place est maudite et je viens d’une terre céleste. 

Les deux ne sont pas compatibles, tu sais. 

-       oui, c’est ce qu’on m’a dit. 

-       Mike, viens avec moi. Cet arbre abrite un portail céleste. Je peux te ramener. Tu reprendras conscience sur la terre et sortira de ton coma. Ta vie et ton âme seront sauves. Je t’en prie, accompagne-moi ! l’homme s’affaiblissait à vue d’œil et Mike crut voir s’embrouiller la silhouette devant lui. 

Mike était torturé par l’indécision. Il devait se montrer avisé. Tout dans on corps le mettait en garde, mais il se trouvait confronté à un père aimant aux paroles crédibles. Et si ce pays était faux ? NON. Il ne l’était pas. Son être intérieur en était convaincu. Il voulut essayer autre choses. Quel était le nom ? Il avait fait un effort pour le retenir. Le nom lui revint en mémoire et il le prononça. 

-       Annehu ! dit Mike en dévisageant son père. Celui-ci le regarda droit dans les yeux. 

-       Que dis-tu ? 

-       Anneehu, répéta-t-il, en commençant à reculer. 

-       Est-ce là un terme de fée que tu as appris ici, mon fils ? 

L’homme se montrait de plus en plus nerveux ; ses vêtements se mouillaient de sueur. 

Mike demeura immobile. Un frisson lui parcourut l’échine. Son père ne l’avait jamais appelé « mon fils ». Mike se redressa. L’heure  était venue. Il commença à sentir la vibration de son armure. Son bouclier commençait à osciller, comme s’il avait voulu qu’on le saisisse. Il donna la réponse qu’il fallait. 

-       Non, pas du tout. Anneehu est ton nom céleste, et tu ne le savais pas. 

Les deux regards s’affrontèrent dans un éclair qui sembla durer une éternité mais qui, en réalité, n’avait pris qu’une seconde. Le jeu était fini. Le truc n’avait pas marché et la masse difforme et répugnante n’était plus capable de maintenir l’énergie pour le prolonger. Elle se préparait à combattre. 

-       ASSEZ ! dans un cri qui semblait avoir été poussé par dis hommes, la 

silhouette qui avait été le père de Mike se transforma peu à peu. Le fermier en sueur se modifia graduellement en une énorme forme vampirique et menaçante. Mike recula au fur et à mesure de la transformation ; il demeurait alerte et prêt. L’horrible entité avait au moins cinq mètres de hauteur ; ses yeux étaient rouges et agressifs. Sa peau, couverte de verrues, était d’un vert repoussant. On aurait dit une créature qui ne s’était pas lavée depuis des milliards de siècles. Elle avait des mains énormes aux ongles sales et des bras beaucoup trop longs, disproportionnés par rapport au reste du corps, et… cette épouvantable odeur : des jambes trapues et arquées venaient ajouter à l’étrangeté de l’apparence, mais Mike savait combien elle pouvait être agile. Il l’avait vu plusieurs fois se dissiper derrière lui. La distance entre Mike et la créature hideuse devait atteindre environs six mètres et Michael essayerai de la maintenir ainsi sinon de l’agrandir. 

 

Mike trouvait repoussante la chose qui se développait devant ses yeux. La forme malveillante n’était ni un humain ni une bête. Elle n’était pas naturelle et ne relevait d’aucune réalité connue de Mike. L’odeur que cette entité négative dégageait était infecte. Le visage de l’énorme tête chauve passait constamment d’une forme horrible à une autre. Lorsqu’elle ouvrait la bouche, Mike pouvait voir ses terribles dents aiguisées. Lorsqu’elle la refermait, la cavité  menaçante disparaissait sous un amas de verrues et de peau. La masse verte avait un gros nez manifestement incapable de sentir, sinon il n’aurait pu vivre avec soi-même. Tout ce qu’un humain pouvait imaginer de plus répugnant et de plus repoussant se manifestait dans cette créature. Etait-ce réel ou une illusion ? Mike ne le savait pas. Choses certaine, elle représentait une expression révoltante d’énergies anciennes. Cette bête sombre et laide représentait l’antithèse de la paix et de l’amour et sentait la mort. La haine et la méchanceté de sa conscience envahissaient l’espace. Elle regardait Mike avec satisfaction comme s’il avait été une fourmi qu’on se préparait à faire disparaître sans pensée ni remords. La haine du monde auquel Mike appartenait animait cette créature. Elle projetait directement son énergie sur Michaël qui était devenu le point de convergence de son courroux. 

 

Mike supportait mal cette créature qui le révoltait et le rebutait. Il sentait la haine qu’elle projetait. Mais lorsqu’il se rendit compte que sa réaction correspondait à ce que la créature attendait de lui, il étouffa ses vagues de nausée. Les apparences sont parfois trompeuses, se répéta-t-il. Il constata soudain que la forme dégoûtante jouait un jeu, qu’elle créait l’illusion d’un ogre malin dans le seul but de produire un certain effet. Le corps de Mike réagit instinctivement à la situation. Le niveau vibratoire de son nouvel être était en plein éveil. Tel un soldat aguerri ou un vétéran de nombreuses batailles, Mike se sentait prêt à prêt à réagir au moindre mouvement de l’horreur verte devant lui. Même si son corps vibrait de force et de vitalité, Mike demeurait immobile. Son épée commençait à vibrer. Ill l’entendait ! Il entendait un bourdonnement subtil. Même là, il ne bougeait pas. Il était trop curieux. Il voulait en savoir davantage. C’était à lui maintenant d’user de ruse. 

-       Tu es tellement gigantesque. Mike feignait la peur. Il leva les bras pour protéger son visage et fit trembler sa voix de façon convaincante. « Est-u la bête venue s’emparer de mon âme ? » 

Des plis de peau verte et de verrues s’écartèrent pour permettre à la créature d’ouvrir la bouche et de parler. Mike entendit sa véritable voix pour la première fois. 

-       Tellement faible, cracha la voix. Je m’en doutais bien. La voix caverneuse rappelait à Mike celles que l’on entendait dans les mauvais films d’horreur. 

-       S’il te plaît, je ferai tout ce que tu voudras, risqua Mike. 

Veux-tu que j’aille à l’arbre, sous le portail ? 

Mike sentait son épée bouger dans le fourreau. Il espérait que la créature n’entendrait pas le bruit du métal. 

-       Ne sois pas ridicule ; je suis venu te tuer. La forme semblait continuer de grandir ! Mike pensa qu’elle avait sans doute la faculté de prendre la taille qu’elle voulait. 

-       Qui es-tu ? demanda Mike dans un cri aigu. Il espérait que son jeu n’était pas trop gauche, mais la créature malveillante semblait le croire complètement. Quel ego ! 

-       Mykee-Wykee, je suis la partie de toi, qui est le véritable Michael Thomas ! Je suis la partie forte ! Regarde ton pouvoir ! Je suis l’essence de ton intellect et la base de ta logique. La forme de ton père était peut-être un déguisement mais les paroles prononcées étaient vraies. Tu es présentement dans un lit d’hôpital, dans le coma, et je suis venu te tirer de cette fausse terre peuplée d’entités insensées et de bons sorciers pour te ramener à la vie. Mais pour cela, je dois détruire le petit esprit ridicule que tu es devenu

Mike savait que, dans une certaine mesure, l’horrible créature n’avait pas tout à fait tort. Elle faisait partie de lui ; c’était la partie dont il voulait se débarrasser pour toujours, un aspect vieilli, détestable, qu’il ne souhaitait montrer à personne. Il se recroquevilla un peu. Tout de même, n’exagère pas ! lui dit une voix intérieure. 

-       Et tu dois me tuer ? Son épée bougeait violemment contre le fourreau, mais Mike estimait que ce tremblement s’ajoutait à l’illusion qu’il voulait créer. 

-       Au sens figuré, oui. Ton départ de cette terre de bêtises mettra fin à ton illusion et te ramènera directement dans le monde réel. J’ai pris conscience de ta stupidité dès que tu as franchi la porte d’entrée. Heureusement, je suis parvenu à me glisser à l’intérieur  à ta suite. Depuis lors, j’essaie de te ramener à la réalité. 

La chose se déplaçait tranquillement vers lui. 

-       Suis-je si mauvais ? Fais-le parler. Epée, continue à bouger ! L’illusion est parfaite. 

-       Dans ta faiblesse physique, tu t’es fait prendre à leur verbiage, à leur discours creux. Il n’y a rien de réel ici. Tu es tellement pris par l’illusion que je dois complètement détruire une partie de toi pour sauver ton esprit et ton âme. Je déteste tout ce que tu es devenu ! 

Mike devait agir rapidement. 

-       Avant de me tuer, peux-tu prouver que tu dis la vérité ? Si tu es logique et intellectuel, aide-moi à voir la logique de la situation. 

Mike savait que l’horrible chose passerait bientôt à l’action. En faisant appel à son ego monstrueux, il pensait gagner un peu de temps. Mike fit la poule mouillée encore un peu, y ajoutant un peu de tremblements. La vibration de son épée ajoutait à l’image. 

-       Bien sûr ! Elle savait qu’elle avait la maîtrise de la situation et qu’elle allait anéantir cette terre de Nouvel Age pour toujours. 

L’horrible silhouette détestait cet endroit et toutes ses prétentions. Elle provenait d’un monde réel où il n’y avait pas de ces faibles et pathétiques créatures comme Michael Thomas. La masse sombre et répugnante prônait la logique et le pragmatisme, un système de croyances reposant sur l’expérience et la justification d’historiens et de scientifiques réputés. 

 

La créature se leva et déclara : 

-       CELUI QUI EST CONFORME DETIENT UN POUVOIR ABSOLU, SEULES LA LOGIQUE ET LA RAISON CONSTITUENT LA VERITE. VOILA POURQUOI JE PEUX EXISTER DANS CE MONDE SANS SUBSTANCE. PARCE QUE JE SUIS LA VERITE. RIEN NE PEUT AVOIR D’EMPRISE SUR MOI ! 

Elle laissa sortir un cri qui perça les oreilles de Mike et qui coucha l’herbe à ses pieds, la rendant brun-vert et l’assortissant à la peau de l’horrible créature. 

-       Vraiment : dit Mike avec un sourire affecté. Puis, il laissa tomber son rôle et se planta bien droit devant le monstre. 

-       Eh bien, que la preuve soit faite ! hurla-t-il. 

Mike n’avait jamais cru qu’il pouvait se déplacer si vite. Grâce à l’équilibre et à l’expérience qu’il avait acquis dans la maison d’Orange, il se retrouva rapidement sur un rocher de deux mètres à moins de cinq mètres du monstre. Il était déjà en position de supériorité. Son épée s’échappa littéralement de son fourreau et commença à chantonner la note fa, émettant même des accords d’accompagnement. Mike l’avait empoignée solidement. Elle lançait un son mystérieux, mais rempli de force et de promesses. Mike pointait l’épée vers le ciel et non vers l’entité négative. Il se rendit compte qu’il tenait son bouclier dans la main gauche. Dès l’instant qu’il   s’était élancé vers le rocher, le bouclier s’était retrouvé dans sa main. Il le brandissait et ses incrustations d’argent faisaient face à la sombre masse. Le guerrier Mickael Thomas était prêt. Il serait bien au-dessous de la vérité d’affirmer que la créature fut surprise. Elle examinait la situation lorsque soudain la proie frivole et craintive devint une menace au comportement transformé. Michael se préparait-il à attaquer ? C’était d’un ridicule. Elle pouvait l’écraser comme une mouche ; c’était presque trop facile. La proximité de Mike obligea l’horrible forme à reculer pour être en mesure d’utiliser ses longs bras monstrueux. Elle recula, refermant ses poings puissants, prête au combat. Alors que la créature se mettait en positon d’attaque, la voix de Mike résonna : 

-       VOICI L’EPEE DE LA VERITE. QU’ELLE DETERMINE QUI POSSEDE LE POUVOIR ! 

Mike n’avait pas fini de parler lorsque la bête attaqua. Mickael avait l’impression de se trouver devant un navire s’approchant à toute vapeur. Il dut faire un effort pour ne pas fermer les yeux. A l’instant même, une lumière d’une intensité incroyable sembla émerger de l’épée de Mike et frapper le monstre d’une force indicible. La portée de l’éclair n’arrêta pas le mouvement de la bête, mais fit dévier son attaque sur le côté et servit à la déséquilibrer. Malgré tout, le monstre parvint à lancer un poing dans la direction de Mike mais celui-ci éleva son bouclier pour se protéger, craignant toutefois que le coup ne l’emporte avec son bouclier.Mais encore une fois, le bouclier et l’armure jouèrent leur rôle tout comme ils l’avaient fait durant la tempête, à l’insu de Michal Thomas. L’armure entourait instantanément Michael Thomas d’une bulle de lumière protectrice. Le bouclier lança une série d’intenses pulsations vers le bras du monstre. Une sorte de lumière surgissait de Mike et volait dans toutes les directions. L’odeur d’ozone émanant de l’air ionisé et de l’interaction de la matière et de l’antimatière était saisissante. Au lieu de recevoir un coup asséné par le bras monstrueux, Mike vit l’extrémité aussitôt repoussée par la lumière protectrice. La force en était tellement puissante qu’elle souleva la créature pour la faire retomber à une certaine distance, vers l’arrière. Sain et sauf, Mike se tenait toujours au même endroit. La lumière était magnifique. Michael Thomas était ébahi par les présents qu’il tenait dans ses mains. Ils avaient travaillé de concert pour repousser l’attaque du géant. Mike constata que la lumière de la bataille lui était agréable, mais que la monstrueuse bête devait se protéger les yeux contre son intensité. Elle continuait à jouer en sa faveur. Habitué à l’éclat atténué du jour gris, le monstre avait peine à s’adapter à la lumière. Mike souriait de reconnaissance envers ce cadeau de la nature. Il se sentait chez lui ! Il s’adressa en tout confiance à la bête, lui répétant des paroles d’Orange. 

-       Est-ce que le bouclier de la connaissance t’irrite, mon ennemi verdâtre ? La noirceur ne peut cohabiter avec la connaissance. Les secrets ne résistent pas à la lumière et celle-ci jaillit lorsque la vérité se manifeste ! 

Sur ces mots, le montre se redressa sur ses pieds et attaqua Mike encore une fois, avec une détermination encore plus menaçante. Mike ne croyait pas pouvoir résister à l’attaque cette fois-ci. Il avait pu tenir à un bras, mais que pouvait-il faire contre toute cette masse ? Il attendit jusqu’à la dernière minute puis s’élança en bas de son rocher au moment où la créature l’atteignait. Encore  une fois, il avançait au lieu de reculer et encore une fois, il créa une situation imprévue où il se trouvait trop près pour être saisi ou maîtrisé facilement. La taille et le poids de la bête jouaient contre elle.  Mike se retrouva entre les jambes énormes du géant. Se glissant vers l’arrière, il étendit son bras et planta son épée dans l’entrejambe de la bête dans un éclat de lumière resplendissante. En même temps, il balança son bouclier pour qu’il frappe une des jambes, et encore une fois, une forte puissance repoussa la masse de peau verdâtre dans un mouvement semblable à celui de deux aimants de polarité contraires. Un autre éclat de lumière provenant du bouclier projeta la bête dans les airs. Le bond qu’il fit aurait pu se comparer au mouvement d’un plongeur effectuant une double boucle. L’horrible créature se retrouva au sol, en état d’agonie et dépourvue de dignité. Elle roula sur le sol dans un cri de protestation, et la fumée s’échappait de cette blessure grouillante. Des étincelles jaillissaient entre ses jambes, là où l’épée de Mike avait frappé. 

-       Pas de descendants pour toi ! Mike avait prononcé sa phrase d’un ton calme et détaché. Il avança vers la forme hideuse et éleva son épée dans les airs en s’approchant lentement et avec précaution de la bête monstrueuse étendue au sol. Il s’arrêta, hors d’atteinte de son bras maléfique. 

-       Vas-tu capituler ? Qui détient la vérité ? Qui a le pouvoir ? 

-       PLUTOT MOURIR ! marmonna la vile créature. Sa voix ébréchée était à peine audible. 

-       Qu’il en soit ainsi ! proclama Mike sans peur, sans tenir compte de la puanteur de la bête blessée. 

Mais la créature malodorante allait frapper un autre coup. Elle n’était pas un être spirituel. Comme Mike, c’était une entité biologique circulant au pax des anges colorés et des épées foudroyantes. Elle saignait des suites de ses blessures. Mike voyait très bien la plaie que lui avait infligée son épée magique pendant la dernière altercation et il grimaça à sa vue. Une substance noire et collante s’échappait de la blessure et souillait la peau déjà vilaine. Ses jambes devenaient toutes noires et Mike croyait que la créature souffrait terriblement, mais voilà qu’elle se relevait ! Une fois debout, elle vacilla légèrement. Ses yeux étaient devenus des fentes étroites, la lumière qui l’entourait étant trop forte. Mike savait qu’il avait gagné. 

 

Tuer n’entrait pas dans ses intentions. Il n’avait jamais tué personne ou quoi que ce soit intentionnellement. Même jà la ferme, il refusait de tuer les poulets. Mais il savait que tout assassinat sur cette terre était symbolique. La chose détestable qui se trouvait devant lui n’allait pas mourir. Elle serait tout simplement et douloureusement vaincue.  La scène créée par les deux combattants était classique. L’éclat continuait à jaillir des armes de Mike. Les étincelles surgissaient du corps fumant du monstre blessé alors qu’il se redressait pour se préparer à une nouvelle attaque. Mais l’armure de Mike commençait à chanter une mélodie de victoire. Les ombres parfaitement délimitées provenant de la lumière, de la vérité, de la connaissance et de la sagesse laissaient voir le corps blessé massif, mais vacillant, de la vile créature qui s’apprêtait désespérément à se sacrifier au pouvoir des armes menues de Mike. David et Goliath dans une mise en scène surréaliste avec, pour décor, les parois d’un étroit canyon sans issue. Les deux guerriers de force inégale se tenaient à six mètres l’un de l’autre, chacun défendant ardemment son territoire. Une fois de plus, Mike fit le premier mouvement.

 

 Michael était beaucoup trop agile pour cette masse blessée. Il se concentra sur ses parties les plus faibles et avant que la bête puisse réagir, l’éclair de l’épée et la polarité inversée de son bouclier faisaient leur travail. Dans une tentative ridicule et désespérée pour éliminer son agresseur, la bête commença à agiter vigoureusement les bras, ce qui lui attira d’autres difficultés de la part des armes invincibles de la lumière, de la vérité et de la connaissance. Le spectacle en valait la peine. Non seulement les éclats de lumière présentaient-ils des proportions incroyables, mais les effets sonores étaient surprenants. Les armes spirituelles unirent leurs voix en un chant de victoire éclatant et harmonieux. Orange n’avait jamais dit que toutes les armes pouvaient chanter ! Le combat prit fin en peu de temps. L’énergie lancée par l’épée et le bouclier eurent rapidement raison de l’ennemi. L’entité négative s’étendit dans toute sa longueur nauséabonde devant le regard de Mike en une masse putride et écoeurante. La puanteur du sang qui jaillissait des blessures envahit les narines de Mike. Puis tout à coup, les armes mirent fin à leurs chants. La chose puante et verdâtre étendue sur le sol commença à se dissiper ! 

-       Je n’en ai pas terminé avec toi, Michael Thomas. Nous nous reverrons un jour ! 

La créature grognait en disparaissant. 

-       Je sais, répondit Mike en regardant dans les yeux rouges du géant repoussant. 

Il savait que sa mort était symbolique, mais il savait aussi que la bataille avait été réelle. Il trembla à la pensée que le combat aurait pu résulter en une issue différente. Michael aurait pu être blessé et périr. Il aurait pu se dissiper dans l’obscurité, n’eut été de ses armes spirituelles. 

Il était heureux que ce soit terminé. Il rengaina sa magnifique épée de vérité, mais pas avant de l’avoir remerciée à haute voix. Il en fit de même avec le bouclier avant de la replacer sur son dos. Il serra son armure et loua son bon travail. Et puis, un phénomène étrange se produisit !  Mike sentit que les trois présents le quittaient. Ils disparaissaient, tout comme le monstre. 

-       NON ! hurla-t-il. Ne partez pas. J’ai besoin de vous. 

Mais les armes de Michael Thomas étaient absorbées par sa biologie. Une  fusion se produisait, qui n’était rendue possible que par l’intention de sa propre cérémonie, et à cause de la victoire qu’elles venaient d’accomplir. Ebahi, Mike exigea une explication : 

-       Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi partez-vous ? 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tes présents merveilleux sont toujours là mais, dorénavant ils sont à l’intérieur ! lui dit la voix rassurante d’orange. C’est Orange qui lui avait d’abord offert ces présents. L’ange continua : « Tu t’es mérité le droit de les assimiler. Ils font maintenant partie de toi, Michael Thomas et sont intégrés à même tes cellules« . 

Mike s’assit sur une roche à proximité. 

-       Et le prochain combat ? 

-       Tu le remporteras de la même manière, mais sans la présence tangible des armes. La vérité se trouve maintenant à l’intérieur de toi, tout comme le pouvoir de la connaissance et de la sagesse. Aucun monstre ne pourra te les enlever

Mike réfléchit aux propos d’Orange puis invoqua un autre ange : 

-       Vert, ai-je subi une autre transformation ? 

-       Oui, Michael. L’absorption des présents t’a rendu complet. Tu n’as plus que l’un de nous à rencontrer. Quel réconfort d’entendre la voix de Vert encore une fois ! 

-       Qui est-ce ? demanda Mike, ne pouvant supporter d’attendre à la prochaine maison. 

-       Le plus grand de nous tous, tu verras, répondit Vert. 

Mike se leva. Il se sentait étrange. Tout s’était passé si vite ; la rencontre de la forme de son père, la constatation du combat qui se préparait, la victoire sur le monstre et enfin, l’apparente disparition des présents auxquels il était devenu si habitué. Il se rassit et repassa dans sa mémoire les événements des vingt dernières minutes. 

-       Blanc, qui était vraiment cette bête ? 

Mike s’adressa à Blanc parce qu’il sentait que sa réponse serait la plus inspirante. Il ne fut pas déçu. 

-       C’était la partie de toi dépourvue d’amour, Michael. C’était la partie humaine qui est toujours là et dont il faut toujours tenir compte. L’humanité sans amour crée la noirceur. La voix de Blanc était magnifique et elle mit immédiatement Mike à l’aise. 

-       - reviendra-t-elle ? 

-       Tant et aussi longtemps que tu seras humain, elle sera toujours en arrière-plan, prête à bondir. Mais l’amour la tiendra à distance

Mike devin songeur. Il me reste une seule leçon à apprendre et je pourrai me départir de mon enveloppe humaine. Mike était impatient d’arriver chez lui. La porte magique qui l’y mènerait était son but ultime. Il essayait d’imaginer à quoi l’existence ressemblerait alors ; paisible, remplie d’amour et de spiritualité. Mike se rendit soudain compte que le temps s’était complètement éclairci. Il regarda le champ de bataille éclairé par les chauds rayons du soleil. Il pouvait encore voir les marques laissées par ses armes puissantes. Il porta la main à sa taille, là où l’épée avait été suspendue, puis à sa poitrine, où il avait porté l’armure. Ses outils lui manquaient, mais il savait que les anges lui avaient dit la vérité. Il ne se sentait ni différent ni plus léger. Il portait sa puissance à l’intérieur, ce qui faisait de lui un guerrier accompli de l’amour, tout comme Marie. Il sourit en pensant à la force qu’elle dégageait et la remercia mentalement pour la vision. Puis il porta de nouveau la main à sa poitrine et constata que la carte était disparue, elle aussi ! 

-       La carte ! s’écria-t-il déçu. 

-       Elle est aussi en toi, lui dit Bleu. Ton intuition sera tout aussi valable

Mike se sentit dépouillé. Ça va, pensa-t-il, je ne serai pas humain encore longtemps. Je n’aurai pas besoin de ces outils lorsque j’irai au paradis. Il ne me reste plus qu’une seule maison ! 

Il ne mit pas longtemps à sortir du canyon et une vue grandiose l’attendait à la sortie du sentier escarpé. Il vit soudain un paysage serein au loin devant lui. Un arc-en-ciel glorieux était suspendu au-dessus du ravin. Il brillait clairement sur un fond de ciel bleu clair. Il marquait à la fois la limite du canyon et la fin de son périple. Michael avança, figé par la majesté de l’arc-en-ciel, regardant le sol de temps à autre avant d’y poser le pied.Puis il vit l’origine de l’arc-en-ciel. Ses six énormes amis resplendissants de lumière se tenaient dans les cieux devant lui. Dans leur magnificence et leur grandeur, ils se tenaient par la main et formaient un arc-en-ciel pour célébrer l’être humain qu’ils avaient appelé Michael Thomas de l’Intention pure. Il passa devant eux, mentionnant chacun de leurs noms et les remerciant avec émotion. Il vit Bleu, qui lui avait remis sa carte et lui avait indiqué le route à suivre ; Orange, responsable des présents qui lui avaient permis d’abattre le géant ; Vert, son ami au sens de l’humour, qui lui avait enseigné la biologie, écrasé l’orteil et fait expérimenter sa première transformation de vibration : Violette, la mère, qui lui avait fait revivre sa vie et lui avait appris la responsabilité qu’il détenait dans chaque cas ; Rouge et ses mauvaises manières à table, qui lui avait présenté sa famille spirituelle et enfin, l’aimable Blanc, l’essence de la pureté, de qui Mike avait appris l’amour véritable en observant une femme d’une force extraordinaire et avec lequel il avait ressenti la brisure produite par une occasion ratée. Mike savait que tous célébraient sa victoire à leur façon puisqu’il se rendait à la dernière maison et qu’il n’aurait désormais plus besoin d’eux. A formation était presque terminée. Il avait bien appris et avait réussi un grand test en conquérant lui-même la bête monstrueuse. Il savait qu’ils lui disaient adieu. 

-       Je vous bénis mes amis, leur cria Mike. Et il regarda les glorieuses couleurs s’estomper lentement pour faire place à nouveau au ciel tout bleu. 

 

 

ppp Ange-Decor-3 dans LE RETOUR 

Mike n’eut pas à marcher bien longtemps avant d’apercevoir la prochaine maison. Mais cette fois, il ne s’agissait pas d’une maison ; c’était plutôt un énorme manoir !  En s’approchant davantage. Mike réalisa qu’en plus de sa taille inhabituelle, la demeure qui lui avait d’abord semblé brune était en réalité dorée ! puis, de plus près encore, ce qui  lui avait paru une veste résidence à un seul étage se révéla être une habitation gigantesque à plusieurs étages. Et elle n’était pas seulement dorée, elle avait l’air faite d’or ! 

La demeure surplombait des pelouses bien entretenues et l’on pouvait voir plusieurs ruisseaux et fontaines qui coulaient ou lançaient leur jet dans un décor splendide. On avait semé des fleurs d’espèces variées dissociées par couleurs dans un effet à couper le souffle. Puis Mike remarqua autre chose qui le laissa momentanément bouche bée. Le sentier prenait fi à la porte de la demeure ! Le but doit être à l’intérieur. Ce n’était pas simplement une maison ; c’était le portail des cieux. C’était la porte qui le menait chez lui ! Mike se rendit compte de son anxiété et du fait qu’il respirait difficilement lorsqu’il quitta le sentier pour prendre la petite allée qui ondulait vers la porte du palais doré. Lorsqu’il se trouva finalement devant l’imposante porte ouvragée d’or, il se demanda comment il allait parvenir à l’ouvrir tant elle semblait lourde. Il s’arrêta pour retirer ses chaussures et les placer dans l’endroit qui leur était manifestement réservé, puis il attendit. Il savait qu’il ne les reverrait plus jamais. 

 

Aucun ange ne se montra. 

Il se demanda s’il était convenable d’essayer d’ouvrir la porte et d’entrer en se souvenant que ç a s’était passé ainsi dans la sixième maison puisque Blanc ne sortait jamais à l’extérieur. Il décida donc d’entrer et lorsqu’il tira l’immense porte dorée, inutilement vaste, elle s’ouvrit d’un mouvement léger. Il franchit le seuil et demeura immobile de stupeur. Tout était fait d’or ; les murs, les colonnes, les planchers ! Un décor grandiose ! Epoustouflant ! Et puis, encore cette odeur de fleurs. L’odeur de milliers de lilas chatouilla ses narines, portant avec elle un merveilleux sentiment d’amour ! Il venait indéniablement de franchir le seuil d’un endroit sacré. Tout à coup, il perçut l’ironie de la situation. Alors que les autres maisons de l’endroit lui avaient paru petites de l’extérieur et s’étaient révélées immenses à l’intérieur, celle-ci présentait un intérieur restreint elle ne comportait pas de corridors sans fin comme les autres maisons. Tous les corridors et les portes menaient à un seul point. Elle n’offrait aucun autre choix que de se diriger vers une seule pièce. Elle était la sobriété même ; élégante, grandiose, magnifique et superbe, mais simple. Elle ne comportait aucune annexe ; aucune pièce n’était réservée à Mike rien ici n’était semblable à ce que l’on pouvait voir dans les maisons précédentes. Même l’atmosphère était différente. Mike essayait de qualifier l’impression que la demeure dégageait tout en se dirigeant là où elle conduisait. Et puis, il comprit ; c’était le sentiment qui régnait dans les grands lieux du culte. Il se sentit envahi de respect par ce lieu majestueux qui lui rappelait les endroits sacrés. 

 

Il ne savait à quoi s’atteindre; il n’avait pas encore rencontré d’ange. C’était la première fois qu’il franchissait le seuil d’une  maison sans être accueilli par l’un d’eux. Après son important combat et toute l’agitation qui l’avait entouré, il aurait dû avoir faim, mais il n’en était rien. Il était trop agité. Michael continua à circuler dans la maison et se trouva soudain devant une porte différente des autres. Elle portait un nom. Toujours cet étrange caractère de style arabe qu’il avait vu dans la maison des cartes, puis dans les diagrammes de Violette. Il se dit que ce devait être le nom de l’ange doré. Mike ouvrit la porte et en franchit le seuil. Ce qu’il y trouva ne pourrait s’oublier. Il se retrouva dans une pièce d’un éclat majestueux. C’était une véritable salle de dévotion ou quelque chose d’approchant. On aurait dit une cathédrale aux verrières lumineuses, laissant pénétrer la lumière extérieure dont les rayons aux couleurs d’arc-en-ciel ondulaient sur le plancher d’or. En portant le regard plus haut, Mike put distinguer un espace d’or qui s’étirait sans fin. La pièce était circulaire et la porte qu’il avait traversée était la seule issue qui en permettait l’accès. Un léger nuage d’or régnait dans la pièce, produisant une atmosphère qui rappelait celle d’un étang au petit matin, quand la fraîcheur embaume encore l’air. La rencontre du nuage et de la lumière créaient une ambiance punique. Chaque fois que la nuage bougeait sur l’éclat de lumière, il l’absorbait et transformait l’air humide en un autre arc-en-ciel qui venait se mêler à toutes les couleurs du spectre déjà en place. Mike dut faire un effort pour reprendre son souffle.

 

 

Puis, il se rendit compte que la lumière et le décor de la pièce étaient centrés sur le cœur du sanctuaire ovale. Des grands escaliers limitaient l’espace ovale mais ils menaient à des balcons qui surplombaient le centre de la pièce. Mike se concentra sur la pièce. Le centre en était rempli de brouillard d’or, mais il y avait là quelque chose d’autre. Mike s’avança avec a certitude que son périple achevait. Lorsqu’il fut plus près du centre de la pièce, il constata que celle-ci était beaucoup plus vaste qu’il ne l’avait d’abord cru. L’or et la configuration de la pièce se prêtaient au jeu de l’illusion pour l’œil humain. Michal se dirigeait toujours vers le centre, constatant qu’il fallait beaucoup plus de temps que prévu. Puis, il fut à quelques centimètres du centre et s’arrêta. Qu’y avait-il là, à travers le nuage ? Une autre structure ?

 

 Il était presque au centre lorsqu’il se senti frappé par un immense éclat d’énergie. Il se retrouva sur ses genoux. Un incroyable sentiment de sacré et de sainteté l’avait atteint et sa puissance le forçait à s’agenouiller. Il avait le souffle coupé et gardait les yeux baissés, de peur de violer une règle sacrée non exprimée. Son corps tremblait au rythme d’une vibration animée qui ne pouvait que surgir de la présence de Dieu. Ça y était ; il approchait de la dernière porte qui le mènerait chez lui, au paradis. Peut-être qu’il ne rencontrerait pas d’ange. Mais pourtant, tous les autres anges lui avaient dit qu’il allait rencontrer la plus importe entité de tous. Mike sentait une présence majestueuse, la présence bénie et miraculeuse de Dieu lui-même. Il respirait de plus en plus difficilement. Michael leva les yeux et vit le nuage se dissiper. Il resta à genoux, mais se redressa pour observer ce qui se déroulait. La disparition du nuage laissa voir une imposante structure massive et dorée. Puis il vit que le bloc comportait des marches. Cet escalier menait peut-être vers… la porte du paradis ? L’énergie croissait et Mike ne se sentait pas digne d’être à. En tant qu’être humain et malgré toutes les expériences qu’il avait vécues, il ne se trouvait pas à la hauteur de la sainteté et de la grandeur de ce qui l’entourait. Il était à la porte du paradis et se sentait telle une marionnette. Il se sentait immobilisé par le pouvoir de l’esprit et le resplendissement de Dieu. Il savait qu’à quelques pas de lui se trouvait la plus grande puissance qu’il ait jamais rencontrée, un élément d’amour si intense et d’une beauté si spectaculaire qu’on y décelait la création même !  Mike manquait d’oxygène, mais gardait la tête haute. Il voulait bien coir. Il comprit qu’il lui restait bien une entité à rencontrer, la plus imposante d’entre toutes. Ce devait être vrai sinon, comment expliquer toute l’énergie qui se dégageait de ces lieux ? Il espérait pouvoir résister à l’intensité de la vibration suffisamment longtemps pour rencontrer l’entité. Même s’il pouvait, d’un instant à l’autre, être vaporisé dans un éclat de lumière paradisiaque multidimensionnelle, il tenait à cette rencontre ! Il se rappelait ce qui était advenu à ceux qui avaient touché l’arche d’alliance. Ils s’étaient évanouis dans un nuage de vapeur puisqu’il avait touché Dieu. Il avait l’impression que le même phénomène pouvait se reproduire ici, si l’énergie continuait à augmenter. Il pensait que ses cellules allaient éclater tant elles voulaient toutes célébrer à la fois. Il ressentait un sentiment d’expansion provenant de l’intérieur. Mike commençait à s’inquiéter non pas pour sa vie, mais de peur de ne pas rencontrer l’entité qui régnait dans cette incroyable demeure. Le brouillard continuait à se dissiper. 

 

Le bloc d’or qui se manifestait à sa vue ne comportait pas seulement des marches mais…un trône ! Magnifiquement ouvré, d’une splendeur indescriptible, majestueusement conçu et tout en or, il irradiait de son propre caractère sacré. L’ange devait s’y trouver. Qui pouvait-il être ? 

Mike s’aperçut soudain qu’il sanglotait. Toute sa biologie éclatait sous l’effet de la magnitude de cette énergie sainte et il sentait des vagues de gratitude et d’amour émerger de son cœur. Il ne parvenait pas à maîtriser ses émotions. Une énergie dense se déversait sur lui et il savait que l’entité d’or qu’il attendait était en train de descendre les marches. Le plus grand ange de tous allait bientôt émerger du brouillard doré qui masquait le trône. Il en était sûr. Il allait sans doute rencontrer le gardien de la porte qui menait chez lui, celui qu’il souhait voir depuis le début, celui qui savait tout !  Mike se sentait terriblement mal. il ne voulait pas qu’on le voie ainsi. Il aurait voulu être fort, mais il ne pouvait même pas se tenir debout. Il voulait que l’être d’or sache qu’il avait réussi toutes les épreuves et qu’il avait vaincu le géant, mais il ne parvenait même pas à ouvrir la bouche. Il se sentait un enfant incapable de maîtriser ses émotions. Sa poitrine vibrait de gratitude et… d’un manque d’oxygène. Sa tête lui faisait mal; qui pouvait donc manifester tant de pouvoir. Quelle entité de l’univers représentait la force divine d’une façon si intense ? 

-       Ne crains rien, Michael Thomas de l’Intention pure, nous t’attendions, dit le grand ange dont le torse commençait à poindre alors qu’il descendait les marches. 

Cette voix lui é tait familière. Qui était-ce ? La voix, même si elle portait un caractère immensément sacré, était douce et paisible. L’entité qui se présentait était peut-être la plus élevée de toutes mais la rencontre s’amorçait doucement et sobrement par un mot rassurant. Malgré tout, Mike ne parvenait pas à parler et l’émotion qu’il ressentait ne semblait pas vouloir s’apaiser. En observant la scène, il plaça sa main sur son cœur pour éviter qu’il sorte de sa poitrine devant le maître doré de l’amour qui lui adressait la parole. Michael ne voulait rien rater et espérait ne pas s’évanouir, mais sa vue s’embrouillait peu à peu. Le magnifique ange céleste flotta au-dessus des marches d’or, s’approchant doucement de Mikael Thomas toujours tremblant et agenouillé. Même dans son état de ravissement, Mike parvint à s’interroger sur l’utilité des marches pour une entité qui n’en avait aucunement besoin. Mike vit d’abord l’imposant corps brillant. Sa tête était toujours voilée par le brouillard d’or. L’ange s’arrêta. Mike vit qu’il était énorme, plus grand que tous els autres rencontrés précédemment. La couleur d’or de ses vêtements était tellement brillante que les plis en semblaient électrifiés. Il pouvait voir le bas de ses ailes. Il savait qu’il aurait des ailes ! Elles vibraient comme dis mille papillons, mais sans émettre un son. Mike était certain que, lorsqu’il verrait sa tête, elle serait coiffée d’un somptueux halo, élément approprié à une si magnifique créature. Mike ne s’habituait pas vraiment à cette énergie, mais il réalisa qu’une transformation s’opérait en lui lorsque l’ange s’arrêta. On lui offrait un présent, il en était certain. Il se formait autour de lui une bulle de lumière douce, blanche et caressante qui lui procurait un sentiment de paix intérieure.il soupira de soulagement car il savait qu’il n’aurait pu supporter cette énergie intense beaucoup plus longtemps. Il recommença peu à peu à respirer normalement, toujours agenouillé sur le plancher. La vague envahissante d’amour qui l’avait submergé devint une vague de paix et il recouvra lentement son équilibre humain normal. Dix minutes s’écoulèrent sans que l’ange bouge. Mike retrouvait ses forces. Il savait que l’ange lui avait ménagé de l’espace en le protégeant par cette bulle de lumière. Ainsi, sa vibration pourrait exister auprès de la vibration divine d’une prodigieuse créature du paradis. Pus, il parla sans toutefois se lever. 

-       Merci magnifique ange d’or, dit-il en reprenant son souffle. 

Je n’a pas peur. 

-       Je sais exactement ce que t u ressens, Michael, et je sais que tu n’as pas peu. 

L’ange ne bougeait toujours pas. Mike essayait encore d’identifier cette voix. Elle avait la même énergie paisible que celle de Blanc et elle se faisait rassurante pour l’âme. La voix était pleine nourrissant tout l’espace, mais elle était aussi calme. Il savait qu’il l’avait déjà entendue, mais où ? En quel autre coin de cette terre spirituelle l’avait-il entendue ? Lorsqu’il fut certain de pouvoir parler, il se risqua. 

-       Est-ce que je te connais, Ô ! Être sacré ? 

-       Oh oui ! répondit l’ange partiellement caché ! Nous nous connaissons bien. 

La majesté de la voix était puissante, remplie de gloire et de splendeur. Mike ne comprenait pas, mais n’insista aucunement. La situation était cérémonieuse. Elle exigeait que l’on se soumette et qu’on attende d’être invité à parler. Mike respectait la différence de vibration entre son hôte et lui. Celui-ci parla de nouveau. 

-       Le temps que nous passerons ensemble dans cette maison sera de très courte durée, Michael Thomas. Il sera rempli de révélations et de grands accomplissements. La différence de vibration entre nous est tellement grande que nous ne pourrons pas supporter la présence l’un de l’autre très longtemps, mais ce sera suffisant. 

Suffisant pour quoi ? s’interrogea Mike. L’ange poursuivit et, encore une fois, la force glorieuse de sa voix adoucit les molécules du corps de Mike. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, est-ce que tu aimes Dieu ? 

Les cellules de Mike s’animèrent. Toujours cette question ! Des frissons de clarté parcoururent son échine. Il avait cru que Blanc était le dernier à lui poser cette question, mais il s’était trompé. On la lui posait encore une fois. Cette fois devait être la bonne ! Toutes ses cellules voulaient répondre en même temps. Dis-lui OUI ! La réponse qu’il donnerait à l’ange d’or constituerait la clé de la porte le menant chez lui. C’était la dernière fois qu’on lui posait la question et sûrement la plus importante. Il voulait que ce moment soit intense. Il fit une pause mais ne put trouver de réponse éloquente. Son esprit ne vibrait à rien d’autre qu’à l’honneur de se trouver dans un tel endroit, devant cette entité divine. 

-       Oui, j’aime Dieu, dit-il d’une voix directe et claire, sans tremblement. 

-       Et Michael Thomas de l’Intention pure, ajouta la merveilleuse voix émergeant du visage toujours dans l’ombre dansante, désires-tu voir le visage de Dieu, celui que tu déclares aimer ? 

Mike était figé par les possibilités qui jaillissaient de ces paroles. Qu’est-ce que ça signifiait ? Qu’est-ce qui serait révélé ? Où cela le mènerait-il ? Encore une fois, les cellules de Mike le pressaient de répondre dans l’affirmative, ce qu’il fit spontanément et simplement. 

-       Oui, je le veux. Cette fois-ci sa voix tremblait et il savait que l’ange s’en était aperçu. 

-       Alors, Michael Thomas de l’Intention pure, poursuivit l’ange en reprenant sa descente des marches, voici le visage de Dieu, celui que tu nous as dit aimer – à huit reprises. 

Dans sa brillante magnificence, l’entité la plus sacrée d’entre toutes s’approcha de Mike. Malgré la bulle de protection qu’on lui avait fournie, Mike sentit monter le niveau d’énergie au moment où l’entité commença à émerger de l’épais nuage d’or et à descendre l’escalier doré pour rejoindre Mike. Lorsqu’il fut enfin près de celui-ci, le nuage qui entourait son visage n’était pas encore tout à fait dissipé. 

-       Lève-toi, Michael, tu dois être debout dans les circonstances. 

Mickael savait que quelque chose de grand se préparait. Il se leva avec peine, ses jambes le portant difficilement, et fouilla le nuage d’or de tous ses yeux et de tout son esprit, fixant l’endroit d’où le visage devait surgir. Lorsqu’il le vit enfin, Michael Thomas de l’Intention pure, l’être humain qui avait presque tout expérimenté sur sa route, qui avait rencontré et vaincu l’entité négative, qui avait réalisé la transition mieux que tout autre humain ne l’avait fait jusqu’à présent dans cet endroit spirituel, se retrouva dépourvu de tous ses moyens devant la révélation qui lui fut faite. L’abasourdissement se lisait dans ses yeux remplis de larmes. La compréhension basculait entre la logique et la spiritualité de son esprit tout en essayant de distinguer ce qu’il voyait et sa signification. Ses émotions étaient suspendues et ne pouvaient l’aider à traiter l’information que ses yeux lui révélaient subitement. Ses jambes faiblirent et il se retrouva involontairement sur ses genoux pour la deuxième fois depuis son entrée dans cet enceinte d’or sacré. 

Le visage de la grande entité spirituelle qui avait descendu les marches ciselées du trône imposant était celui de Michael Thomas ! Et ce n’était pas une illusion. Le visage appartenait à l’ange. C »était l’ange. L’ange était Mickael. 

-       Donc, si tu aimes Dieu, tu m’aimes. 

L’être doré savait que Mike n’écoutait pas vraiment. Son esprit était trop confus. Un état de choc avait envahi l’ensemble de ses cellules et Mike faisait encore des efforts de compréhension. Qu’est-ce que ça signifiait ? Tout cela est-il réel ? Pendant que Mike demeurait immobile sur le plancher, toujours figé, l’ange poursuivit : 

-       Voici un autre présent, dit-il d’une voix qui se voulait rassurante et apaisante et qui imprégnait Mike de paix et d’intelligence. Je t’offre le présent du discernement pendant que tu écoutes mes explications. 

L’esprit de Mike commença à s’éclaircir. Il s’aperçut encore une fois que l’ange lui apportait une aide directe. Cette fois, ce soutien lui permettait de libérer son esprit humain de tout préjugé. L’ange reprit la parole. 

-       Chez tout être humain, un élément existe qui lui permet de combattre de façon acharnée – en utilisant jusqu’à la dernière synapse de son cerveau –l’idée qu’il puisse être autre chose qu’un être humain. 

L’ange sourit et Mike crut se voir dans un miroir, s’adressant l’ébauche d’un sourire. La voix était la sienne, mais il ne l’avait pas reconnue. La seule occasion qu’ont les humains d’entendre leur propre voix avec précision est lorsqu’elle provient d’un enregistrement. Dans son cas, l’occasion s’était rarement présentée. Il devait écouter ce que l’ange avait à dire et son esprit s’y préparait. 

-       JE SUIS ton moi supérieur, Michael Thomas, le fragment de toi qui réside en toi pendant ton séjour sur la planète terre. Ceci est ta dernière leçon et ta dernière révélation avant que tu n’atteignes ton but. C’est la dernière pièce d’information que tu dois absorber. C’est la vérité la plus élevée et la plus puissante pour l’humanité, celle qui est la mieux préservée et la plus difficile à accepter. 

Les paroles de l’ange s’avéraient fascinantes, mais Mike trouvait très difficile de se concentrer parce qu’il avait son visage ! Mike était tout de même attiré par l’information et souhaitait en comprendre la portée. Il devait progresser. Il devait en savoir davantage. L’ange flotta un peu sur le côté, révélant une plus grande part du décor qui s’était jusqu’là trouvé derrière lui. 

-       Tu es dans la MAISON D’OR DE LA CONFIANCE, Mickael; rien ne peut t’arrêter plus sûrement sur le chemin de l’illumination que le sentiment que tu ne la mérites pas; voilà pourquoi nous avons choisi de te révéler qui tu es vraiment. TU es une partie de moi, Michael. Tu es un ange de niveau supérieur, comme tous les humains. Nous faisons partie de ceux qui ont choisi de visiter la terre, de faire l’expérience de la vie humaine et d’élever la vibration de la planète par les leçons et les expériences de notre séjour. Nous sommes ceux qui peuvent transformer l’humanité et même l’univers. Crois-moi, Michael Thomas, tes actions sur terre ont modifié fortement d’autres secteurs. 

-       Mais je ne suis pas resté ! 

Mike avait presque hurlé ce qu’il avait à l’esprit et, en entendant ses paroles, il senti qu’encore une fois il avait abandonné trop facilement. « En plus, je n’ai rien appris ». 

-       Ça n’a aucune importance, lui dit l’ange; c’est l’intention d’entreprendre le voyage et l’acceptation première de participer au sacrifice qui sont les plus précieuses. Ta seule présence sur la planète est respectée et appropriée. Tu ne t’es jamais rendu compte de cela ! As-tu déjà entendu l’histoire de l ‘enfant prodigue. Elle fait partie de toutes les cultures, tu sais. 

Mike la connaissait, bien sûr, mais il n’y avait vu aucun lien avec sa situation. Il se souvenait que le fils de l’histoire avait été aimé et accueilli par son père, même s’il n’avait pas respecté les traditions familiales. L’ange se déplaça encore avant de poursuivre ses explications. 

-       Michael, les autres anges t’aimaient beaucoup. Ne t’es-tu jamais demandé ce que tu avais fait pour mériter un tel amour ? maintenant, tu le sais. Nous – toi et moi – faisons partie d’une élite. Nous sommes parties intégrante de ceux qui sont chèrement aimés et respectés parce qu’ils ont choisi de venir sur la terre, de vivre avec un système biologique inférieur, alors que toute cette réalité leur est cachée. TU est en fait un fragment de Dieu circulant sur la planète dans un objectif de grandeur et tu vois cette manifestation devant toi à l’instant même. 

Totalement impressionné, Mike fit un survol de ses dernières semaines. Tout ce qu’il avait découvert sur la famille et les contrats dans la maison de Violette l’avait laissé atterré. Mais là, la révélation que lui, l’être humain Michael Thomas, comptait parmi les anges les plus évolués ! Et les autres humains également ! Se pouvait-il qu’il soit si grand ? 

-       Oui, Michael, tu l’es. NOUS le sommes tous. Il est maintenant temps que tu comprennes et que tu te rendes compte que tu as mérité ton passage sur terre. Tu l’as même planifié et tu as dû attendre ton tour ! Tu es une entité respectée pour l’avoir fait et tu es maintenant prêt à franchir une autre étape. Dans la même mesure où tu as affirmé aimer Dieu à plusieurs reprises durant ton voyage, TU DOIS DORENAVANT T’AIMER TOI-MÊME. Pensez-y bien, Michael Thomas, parce que cette vérité doit changer ta perspective et l’essence même de ton objectif en tant qu’être humain. 

Mike était maintenant plus ouvert à l’information puisque l’ange lui avait accordé la paix et le discernement. Il avait l’esprit clair. L’information n’était pas facile à assimiler. L’ange allait ajouter autre chose. 

-       L’étape finale – et elle aurait été la même si tu étais resté sur terre – consiste à assumer ce « partenariat ». Il faut que tu saches qu’il est réel. Ressens la valeur et la divinité de ton humanité. Sache que tu es une entité sacrée du paradis. Sache aussi que tu relèves de ce monde et que tu est éternel ! Assume l’insigne d’or qui te revient, Michael Thomas. 

Mike se remémora son séjour dans la maison blanche, alors que Blanc lui avait montré l’image de Marie dans la chambre d’hôpital. Il réalisa un point qui lui avait jusque-là échappé. Blanc avait prononcé des paroles qu’il n’avait pas comprises à ce moment-là. Selon lui, Marie avait accepté l’insigne d’or. 

-       Marie te connaissait-elle ? demanda Mike. 

-       Marie connaissait le grand Soi, Michael, si c’est ce que tu veux dire. Elle y était associée tout ce temps où tu l’observais. C’est cela que tu ressentais. Elle savait qui elle était. Elle connaissait la salle d’or et son trône. Elle savait qu’elle était sacrée et qu’elle avait mérité son passage sur terre. Elle maîtrisait son caractère sacré. 

Mike ressentit une nouvelle fois une immense admiration à l’égard de Marie, cette petite femme qui lui avait tant appris sans même qu’il la rencontre. 

-       Et puis, elle te connaît, Michael. 

-       Vraiment ? Comment est-ce possible ? 

-       Tout comme nous nous connaissons tous, répondit l’ange. 

Elle était très consciente des effets profonds que produisait sur les autres le présent qu’elle offrait à son père au moment de sa mort. Elle le savait par intuition. Elle savait même qu’on l’observait. Comme toi, elle avait tous les présents, les outils et les cartes à l’intérieur d’elle-même et elle avait le don précieux du discernement divin que je te transmets maintenant. Tel est le pouvoir d’un être humain illuminé sur terre. 

-       Merveilleux ! 

Mickael en apprenait toujours plus et son respect pour Marie dépassait tout ce qu’il avait été jusqu’à présent. Elle savait ! Son intuition lui disait que son geste était observé et qu’il m’aidait. 

-       Le moment de l’épreuve est arrivé, Mickael Thomas. 

L’ange passait aux choses sérieuses. Mickael savait qu’il devait subir une épreuve quelconque. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Comment l’entité, avec son visage et son âme pouvait-elle savoir si l’être humain Michael Thomas avait accepté lé réalité de sa valeur personnelle ou non ? 

-       Il n’y a qu’une seule façon de le savoir, dit l’ange en se déplaçant de côté. Ne crains rien, Mickael, mais je dois enlever la bulle qui te mets à l’abri des vibrations pour le temps qu’il nous reste à passer ensemble. Tu as absorbé la vérité ou non. Le test est simple, mais il est impossible de le réussir sans être pur et sans avoir accepté la vérité du partenariat. 

-       Je l’ai acceptée, di Mike d’un ton anxieux. Qu’allait faire l’ange d’or ? La bulle blanche qui l’entourait se dissipait peu à peu et Mickael se sentait de nouveau envahi par la vibration de sainteté de la force divine qui l’entourait. Il ressentait la présence d’un grand amour, d’une forte énergie et l’attention de millions d’entités. Mais un élément nouveau s’ajouta. Il avait le sentiment, quoique très mince, de faire partie de l’ensemble. Peut-être était-ce là l’épreuve ? 

-       Oui, je vois dit Mickael. Il espérait avoir réussi. L’épreuve était-elle terminée ? Pas de chance puisque l’immense ange d’or au visage de Mikael Thomas s’approchait. 

-       Mickael Thomas de l’Intention pure, viens t’asseoir sur la troisième marche. 

Mike recommençait à respirer difficilement. Ses cellules ne saisissaient pas la forte vibration qui l’entourait. Mike s’adressa à haute voix à son corps, ayant oublié la présence de l’ange d’or. Il devait reprendre la maîtrise de sa biologie, sans plus attendre. 

-       NOUS sommes en sécurité, dit-il à ses cellules. N’ayez pas peur ! NOUS avons mérité ce qui nous arrive. 

Mike s’exprimait à très haute voix et il le savait. Il suivait spontanément l’enseignement de Vert et les résultats étaient immédiats. Il s’assit sur la troisième marche du grand trône d’or et commença à se calmer. Puis, il se rendit compte que le grand ange d’or l’observait attentivement, affichant un sourire des plus radieux ! 

-       Tu sais vraiment comment agir, mon frère humain. Ce sont là des éléments que je ne pouvais pas t’enseigner, mais tu les as bien appris des autres. Voyons maintenant si tu as assimilé de la même façon ce que je t’ai remis. 

Ce qui se produisit alors surprit Mike d’une manière encore plus importante que le dévoilement du visage de l’ange quelques instants plus tôt. Le grand ange d’or qui, jusque là, avait représenté l’incarnation de la force divine, s’agenouilla devant Mickael Thomas. Ses superbes ailes d’or se déployèrent dans un mouvement royal, telle une cape accompagnant l’ange vers le sol. Leurs extrémités magnifiques s’étalèrent, sans toutefois toucher le sol pour permettre au corps majestueux de se pencher gracieusement. Le corps de Mike réagit fortement encore une fois mais cette fois-ci, il n’en fut pas désemparé. Mike fut plutôt envahi d’amour et il pu continuer à observer les mouvements de l’ange. 

En s’agenouillant, le grand ange fit apparaître un bol doré qu’il déposa cérémonieusement devant lui. Il regarda Mike directement et lui prononça des paroles où se lisait un grand amour. 

-       Ce bol contient le symbole des larmes de joie que je ressens pour TOI, Mickael Thomas. Je veux oindre et laver tes pieds puisque tu as grandement mérité cet honneur. 

Oh non ! Cette entité divine se prépare effectivement à me toucher ! Maintenant, Mickael comprenait l’épreuve. Le contact avec l’ange d’or allait déterminer si les cellules de Mike avaient vraiment compris la valeur de l’enjeu et si son corps avait pris conscience de son origine sacrée. Les résultats ne pouvaient tromper. C’était l’épreuve véritable. L’ange fit une pause avant de toucher le pied gauche de Mickael Thomas et de répondre aux questions que ce dernier avait à l’esprit. 

-       Ce n’est pas là un test de changement vibratoire, Mickael. 

Toi et moi n’aurons la même vibration que lorsque nous nous fusionnerons de nouveau à la fin. L’épreuve s’adresse à ta croyance humaine. NOUS devons posséder le fait que NOUS, en tant que Dieu, avons mérité de devenir humains. Le geste que je m’apprête à poser vérifiera si tu comprends vraiment que tu mérites d’avoir les pieds lavés par l’Esprit même et si ton amour de Dieu se reflète dans ton amour de toi-même. 

 

Mike soupira d’aise. Il connaissait son esprit et savait qu’il avait accepté cette notion et cet enseignement de la Grandeur même. Il se rendait compte que l’épreuve communiquerait cette certitude à l’ange. Il se sentait prêt. Il se trouvait devant le grand des grands. L’ange, malgré son range, s’était placé en deçà du regard de Mike. Mike avait perçu cet écart au protocole et se sentit immensément ému devant ce qui se préparait. La noble entité prit délicatement son pied et une sensation de chatouillement incroyable parcourut le corps de Mike et atteignit même son cœur et son esprit. Il débordait de compassion et des larmes coulaient sur son visage. Il ne dit rien pendant que l’ange lavait doucement son pied. Mike se sentit aimé au-delà de tout. Il ne disparut pas. Il ne s’évanouit pas dans un éclat d’énergie. Même s’il sentait la pression de l’énergie qui vibrait entre eux et qu’il la supportait avec peine, il savait en être digne. Mais il restait silencieux, sachant que l’amour est silencieux. Il savait que l’amour véritable n’a pas d’exigences et que l’ange glorieux n’allait rien lui demander en retour. Il savait que l’amour ne s’enorgueillit pas et que l’ange n’allait pas subitement se trouver entouré par une légion d’habitants du paradis. L’échange était personnel et l’ange demandait silencieusement à Mickael Thomas de simplement accepter l’honneur et d’ETRE. Aucun mot n’aurait pu décrire ce que Mickael Thomas ressentait. Des larmes de joie et de gratitude coulaient toujours sur son visage, mais il n’en éprouvait aucune honte. Il savait que l’ange comprenait que c’était là la façon humaine d’exprimer les remerciements, aussi étrange que cela puisse paraître. Puis, l’ange s’exprima encore une fois, dans une vois remplie de fierté à l’égard de Mickael. 

-       Mickael Thomas de l’Intention pure, tu as réussi cette grande épreuve, une des plus grandes. Je vais te montrer quelque chose de plus grand encore. Même si tu as réussi toutes les épreuves et même si tu te sens prêt à franchir la porte qui te mènera chez toi, je vais laver ton autre pied. Je considère ce geste comme un honneur et un témoignage de l’amour de Dieu pour toi. Les épreuves sont terminées. Je n’ai rien à en tirer. Je le fait parce que je t’aime. N’oublie jamais ce moment. 

Mike ne se rappelait pas avoir vécu de moment plus sacré que celui-ci de toute sa vie. Ses larmes coulaient sans cesse et un flot d’amour circulait entre les deux entités dont les forces d’âme se rapprochaient pendant que le grand ange d’or lavait doucement le pied de Mike. Celui-ci avait l’air tout petit dans l’immense main de l’ange. Puis, le geste prit fin, le bol disparut comme par magie et l’ange se releva, ses ailes se repliant contre son corps. 

-       Si tu veux bien te lever, Mickael Thomas. Ton intention est manifestement pure et tu es prêt à rentrer chez toi. 

Mickael se leva, promena sn regard dans la pièce, puis de nouveau sur l’ange. Comme s’il lisait dans son esprit, l’ange pris sa main et lui indiqua la voie. 

-       Tu peux monter les marches, dit-il en souriant. 

Mike se retourna et regarda le nuage d’or ondulant. Les marches vers le trône d’or l’invitaient vers un autre endroit inconnu. Il regarda de nouveau l’ange, cherchant son approbation avant de grimper l’escalier. 

-       La porte que tu cherches est là, Mickael. Et n’oublie pas : les apparences sont parfois trompeuses. 

Cette fois, Mike ne s’interrogea pas sur le sens de la petite phrase. Elle était devenue le mantra de l’endroit. Il se rendait compte qu’il ne pouvait séjourner dans ce lieu plus longtemps. L’ange le savait aussi et c’est pourquoi il le poussa doucement, entourant cette fois ses épaules de son bras. D’une voix douce et rassurante, il prononça ces dernières paroles. 

-       J’arrive de là, moi aussi. Ça ira. Tu dois partir maintenant. Le but est à portée de ta main. Je t’y rejoindrai très bientôt. Nous ne disons jamais au revoir puisque nous ne formons qu’un. 

Mike savait qu’il devait se soustraire à cette énergie puissante. Il se retourna et entreprit aussitôt l’ascension des marches. Il comprenait maintenant leur présence. Elles étaient destinées aux humains, et non pas aux anges et leur  disposition était parfaitement adaptée aux pieds de Mike. Tout se reliait, mais Mike n’avait plus envie d’analyser les éléments. Il était temps de recevoir son diplôme ! Il était temps de franchir le seuil de sa demeure. Il continua à grimper les marches menant au grand trône ouvré. Il s’arrêta pour regarder une dernière fois le grand ange d’or, le fragment de Dieu qu’il était lui-même ; celui-ci se tenait majestueusement, les mains jointes, souriant à Mickael Thomas du pied de l’escalier. L’ange avait raison. Il n’y avait pas de sentiment d’adieu. Tout constituait une partie de lui-même. D’ailleurs, au cours de la dernière journée, il avait rencontré deux de ces parties : celle qui ne comportait pas d’amour et l’autre qui en était remplie. Entre les deux se situait la conscience humaine et il devait choisir entre les deux. Tout un concept ! 

 

Mike se retourna et poursuivit son ascension. Un brouillard épais obstruait ce qui se trouvait sur son chemin immédiat et il pouvait voir seulement dix marches à la fois. Il montait avec précaution. Il ne voulait surtout pas chuter alors qu’il se trouvait si près du but de son périple sacré. Il s’amusait à la pensée d’une malencontreuse chute qui l’aurait stupidement ramené au pied de l’escalier et l’aurait amené à se confondre en excuses devant son grand Soi. Cet état d’humour l’aida à se détendre.  Il savait conscience d’avoir grimpé au moins deux étages et il entrevoyait un palier devant lui. Quel magnifique trône, se dit-il ! E t d’une immensité ! Et c’était le sien ! Une fois au sommet, Mickael ne fut pas déjà. Près d’un fauteuil d’or immense et somptueusement ouvragé, il trouva la porte qu’il avait imaginée durant toutes ces semaines. La vision se transformait en réalité devant ses yeux. Elle était bien éclairée et bien visible, tout près du fauteuil. Elle semblait suspendue, sans murs de soutien et les limites qui la distinguaient du trôle d’or n’étaient pas bien déterminées. Mike constata qu’elle ne faisait pas partie de la Maison de la confiance ni de la structure dans laquelle il se tenait. C’était un portail présentant des attributs dimensionnels autres. La porte portait de nombreuses écritures, certaines que Mickael ne parvenait pas à lire, mais il vit aussi la mention ACCUEIL. Mike attendait cet instant depuis si longtemps. Il avait vécu de nombreuses expériences, appris énormément et avait modifié sa structure cellulaire en préparation à ce qui l’attendait derrière cette porte. L’action était sur le point de se dénouer. Il se tenait sur le seuil se rappelant tout ce qui s’était passé et le magnifique ange d’or au pied de l’escalier. Il pensa de nouveau à ce qui venait de se produire quelques instants auparavant. En fait, cette dernière expérience l’avait encore une fois transformé. Mike regarda cérémonieusement la porte. 

-       Je mérite ce qui m’arrive dit-il, d’un ton confiant. Et je rends hommage à l’univers pour ce geste que je m’apprête à poser. Dans un amour  total, j’entre là où j’ai demandé à être. 

La cérémonie achevée, Mickael Thomas prit une grande respiration humaine et ouvrit courageusement la porte où le mot ACCUEIL était inscrit. 

 

************ 

 

Mike vomissait…. 

 

 

LE RETOUR – histoire de Michael Thomas – Livre de la série Kryeon – Editions Ariane 1998– Kryeon canalisé par Lee Carroll.  

La sixième Maison

  

 

La sixième Maison dans LE RETOUR maisonLa marche vers la maison suivante se déroula pratiquement sans incident. Mike savait de façon certaine qu’on le suivait. Même s’il n’avait pas peur, il se tenait sur ses gardes. Il pouvait en fait sentir l’énergie sombre de l’entité qui le suivant à courte distance. Il ne l’avait pas sentie auparavant. C’était arrivé soudainement. Michael Thomas avait-il reçu un nouveau don, un sixième sens ? Il était convaincu de l’existence de cette énergie. Comment était-ce possible ? Quelle était cette chose ? Que voulait-elle ? Pourquoi ne se manifestait-elle pas ? Pourquoi le suivait-elle tout le temps ? 

 

Mike se rappelait la tempête et comment la sombre créature avait surgi de sa cachette pour l’attaquer au moment om il était très vulnérable avant de disparaître quand l’éclair, avait frappé. L’entité avait-elle peur de Michal ? Dans ce cas, il n’avait rien à craindre. Il lui suffisait simplement de garder le fantôme à distance durant le trajet qu’il lui restait à parcourir vers les deux dernières maisons. 

 

Cependant, Mike sentait intuitivement qu’l aurait probablement un moment d’affrontement avec la sinistre chose qui le suivait d’une maison à l’autre. Rouge avait déjà laissé entendre une telle possibilité et la nouvelle intuition de Mike lui faisait appréhender la même chose. Sois prudent, Mike ! entendait-il encore et encore à ce sujet. Son esprit lui parlait… vraiment ? Il commençait à réaliser que les voix des anges se mêlaient en quelque sorte à la sienne. C’est ainsi qu’il recevait des conseils sur son voyage. Tout était si nouveau. 

 

Et poursuivant sa route, il aperçut la chose à deux reprises en  jetant un coup d’œil derrière lui. Au moins, c’est à que se trouvait l’entité. Michael pensa que si elle était brillante,  elle le devancerait durant son étape menant de la sixième à la septième maison. Mieux voudrait surveiller ça, lui murmura une voix à l’esprit. Mike sortit sa carte pour vérifier si la sombre entité dégageait une énergie qui y figurerait. La carte était normale, montrant tout ce qui se trouvait à deux cents mètres du point rouge VOUS ETES ICI. Mike se retourna pour voir s’où veniat le mouvement qu’il avait senti et constata que la chose se tenait en dehors des limites de la carte, donc assez loin. Il ne faudrait pas oublier cet élément d’information précieux. Mike trouva la maison blanche en début d’après-midi. Elle était petite et toute simple, comme les autres. Il s’approcha, cherchant du regard la pancarte qui lui indiquerait ce qu’il y apprendrait. Sa curiosité fut bientôt satisfaite : il se tenait devant la MAISON DE L’AMOUR. Etrange. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Il avait trouvé de l’amour dans chacune des maisons. Il avait visité la Maison des relations et en plus, il trouvait sur son chemin une maison consacrée à l’amour. 

 

Il se dirigea vers la porte d’entrée. Aucun ange ne vint l’accueillir. Il chercha l’endroit réservé aux chaussures et le trouve rapidement. Mike se demanda s’il devait attendre un ange blanc mais il décida d’enlever ses souliers et de pénétrer dans la maison. Il fut envahi par l’odeur de fleurs ! Il se rappelait avoir ressenti quelque chose de semblable. Il se tenait dans le hall d’entrée menant à une vaste pièce blanche et indéfinie. Il s’engagea plus avant dans la maison jusqu’à ce qu’il atteigne un grand espace blanc. Il avait déjà vu cette place : c’était là qu’il avait eu sa première vision ! Tout à coup, le grand ange blanc déjà rencontré dans sa vision se trouva devant lui. 

 

-       Salut à toi Michael Thomas de l’Intention pure ! Nous voici de nouveau face à face. 

 

L’ange arborait un sourire radieux et… quelle voix ! Mike était ravi de le revoir. La superbe qualité de ses vêtements le frappa une fois de plus. L’ange semblait se fondre dans la maison. Mike reconnu immédiatement que Blanc était différent des autres. Il flottait ! Les autres marchaient. Blanc avait une contenance qui lui conférait presque une distinction divine plus élevée, si la chose était possible. Les autres anges qu’il avait rencontrés étaient devenus ses amis, ses frères. Celui-ci était plutôt comme un prêtre. Il irradiait ! Mike sentait qu’il ne fallait pas le toucher et que son énergie était immense. Les nouvelles forces intuitives de Mike le servaient bien. 

-       Tu as un visage cette fois, lui dit Mike en clignant de l’œil. Il se souvenait que tous ses traits étaient flous la dernière fois qu’ils s’étaient rencontrés. 

-       Et oui, et c’est parce que tu ‘es rendu jusqu’ici que tu peux les voir. Tu as bien réussi, Mickael. Ta vibration est plus élevée que celle de tous les humains qui sont passés ici avant toi. Ton nom affiche déjà des couleurs qui en témoignent, des couleurs que tu conserveras, peu importe ton degré de succès ici, que tu te rendes à la prochaine maison ou non. 

 

Tiens, encore cette insinuation. Voulait-on le prévenir qu’il ne réussirait pas ? Est-ce qu’on en doutait ? Rouge lui avait laissé entendre la même chose, avait supposé que peut-être, il flancherait dans les derniers moments de son périple sacré. Qu’est-ce qui l’attendait de si ardu ? 

-       C’est dans cette maison que ton désir de poursuivre sera mis à l’épreuve, dit Blanc, qui captait l’énergie de Mike. Les apparences sont parfois trompeuses. Sers-toi de cette phrase comme guide et tu réussiras ce qui t’attend. 

 

Mike se tenait devant l’ange qui avait exprimé cette idée le premier, une idée qui s’était révélées si vraie ! Elle le prévenait contre les suppositions, le mettait en garde et l’aiderait. Mike souhaitait mieux connaître Blanc. 

-       Blanc, tu es différent. 

-       Oui, Michael. Je le SUIS. Tu es dans la Maison de l’amour. Elle vient au dixième rang de la pureté dans toutes les maisons que tu auras visitées. Ce n’est pas une maison de formation comme les autres. Elle est la source des maisons. Elle est le centre. 

-       Mais, elle est la sixième ou la septième d’une série de maisons ! s’exclama Mike. 

-       C’est que les apparences sont parfois trompeuses, dit l’ange en souriant. Crois-moi, elle est le centre. La disposition des maisons ne sert qu’à ton enseignement ; elle ne fait que se conformer à des exigences humaines. 

 

Mike voulus aussitôt en savoir plus sur la maison. 

-       Que va-t-il se passer ici ? 

-       La révélation. 

L’ange flotta plus près de Mike. Quel beau visage il avait ! Il servait sûrement à témoigner de l’amour. Magnifique, frappant et si paisible. Blanc continua à répondre aux questions. 

-       Une percée au pays des choix. Un réexamen de tout ce qui est. Un autre changement de vibration, si tu le désires. 

-       Qui es-tu vraiment ? Tu n’es pas seulement l’ange blanc de la sixième maison, j’en suis certain. 

-       Je SUIS connu de tous, Michael Thomas, et parce que je suis connu de tous, j’existe. 

 

C’était la même réponse que Mike avait reçue la première fois qu’il avait posé la question. Il n’y comprenait rien. 

-       Je ne comprends pas vraiment ta réponse, Blanc, mais je suis sûr qu’un jour j’y arriverai. De tous les anges que j’ai rencontrés jusqu’à maintenant, tu es incontestablement le plus grand. 

Mike était sincère. Il commençait à réaliser que l’entité devant lui portait une importance spirituelle indéniable et une énergie puissante. 

-       c’est peut-être vrai, mais il y en a un autre encore plus grand que nous tous. 

 

Blanc attendit pendant que Mike réfléchissait à cette phrase. Puis il tourna en flottant, faisant signe à Mike de le suivre. Il le guida à travers un dédale de corridors flous et indescriptibles. Mike ne distinguait aucun détail ! Les pièces et les corridors, dans la mesure où on pouvait vraiment leur attribuer ces noms, aurait pu avoir n’importe quelle forme. 

-       Est-ce que j’ai des problèmes de vision ? Tout s’entremêle. 

-       Presque tout ce que tu vois ici appartient à une dimension plus élevée, Michael Thomas, et ton esprit est incapable de bien le percevoir. C’est pourquoi je ne suis pas allé t’accueillir à la porte ; je peux difficilement sortir de la maison car les lois de la physique à l’extérieur n’acceptent pas ma dimension. 

Mike savait qu’on l’entraînait sur un terrain de connaissance qui lui est encore inconnu et il ne poursuivit pas le sujet. Blanc le guida vers une porte familière qu’il pouvait distinguer clairement et il lui dit : 

-       Tes appartements sont à ta mesure. Tu dois y entrer seul. Je t’attendrai ici, demain, après ton petit déjeuner. 

Dans toute son élégance, Blanc montrait un sourire radieux, ce qui rendait Mike très à l’aise. Quelque chose dans sa voie portait Mike à vouloir l’entendre encore et encore. Elle était magnifique. Michael se rappela l’impression que lui avait faite son rire la première fois qu’il l’avait entendu. Il aimait sa compagnie. 

-       dois-tu vraiment partir ? 

-       Oui, mais je serai là demain matin. 

-       Tu me manqueras. 

 

Mike avait le sentiment de dire au revoir à un membre de la famille perdu de vue depuis longtemps. Il ne voulait pas vraiment qu’il s’en aille. Il ne pouvait se passer de l’énergie qui circulait entre eux. Le phénomène était hors du commun. Il parvint à la verbaliser en quelques mots dans une question que Blanc avait d’ailleurs devinée. 

-       Blanc, qu’est-ce que je ressens ? Peux-tu me l’expliquer dans des termes que je pourrais comprendre. 

-       Non. Mais je vais quand même te répondre. 

L’ange magnifique était prêt à répondre à tout, même si ses propos dépassaient l’entendement spirituel de Mike. Il dit : 

-       Je représente la source de la matière. Mon existence est la raison d’être de l’univers. Je vis sur le plan du paradoxe scientifique le plus élevé qui soit, mais je suis responsable des émotions du cœur humain. Je suis le plus petit fragment de la matière et la plus grande partie de l’univers. Je représente l’ensemble de la lumière. Je suis l’espace entre le noyau de l’atome et la brume de l’électron. Je suis la force la plus puissante de l’univers et la plus grande source d’énergie. Je viens de la plus lointaine et la plus puissante force de l’univers. Je suis le sable du sablier et je suis le centre, là où le temps n’existe pas. Je suis la force créatrice qui permet à la matière de réagir à la conscience. Je suis un miracle. Je SUIS l’amour. 

 

Mike ne comprit rien à ce qui venait de se dire, mais il n’en demeurait pas moins ébahi par le message. Une impression de sacré et de sainteté se dégageait de Blanc. Mike se tenait devant un aspect de Dieu sacré et béni. Il n’était pas devant un professeur, mais devant une personnalité, une célébrité à la voix incomparable. Mike avait d’ailleurs eut la même impression la première fois qu’il l’avait rencontré. 

-       Merci Blanc, lui dit-il, merci beaucoup. 

Blanc regarda longue Mike avant de reprendre la parole. Sa voix soyeuse coula aux oreilles de Mike comme la rosée du matin sur les pétales d’une fleur. 

-       Tu ne passeras pas beaucoup de temps ici, Michaël Thomas. Demain, je t’expliquerai les quatre attributs de l’amour et je te ferai rencontrer quelqu’un. 

 

A la façon dont le regard de Blanc se posait sur lui, Mike savait que quelque chose d’important se préparait. Il ressentit tout l’amour et la compassion de l’ange. Blanc se retira, laissant Mike sur son appétit ; il aurait voulu entendre cette merveilleuse voix plus longtemps, il aurait voulu plus de connaissances, plus de paix. Mais ce qui se dégageait de Blanc c’était la paix ! Malgré son départ, la paix demeurait. Quelle extraordinaire sensation ! 

 

Mika avait oublié la faim qui le tenaillait jusqu’à ce qu’il sente l’odeur de nourriture provenant de la pièce voisine. Comme chaque fois, il déposa rapidement ses effets dans le placard et se rafraîchit avant de passer à table. Après le repas, il dormit mieux qu’il ne l’avait fait de toute sa vie. La qualité de son sommeil surpassa de beaucoup tout ce qu’il avait expérimenté dans les maisons précédentes. Le sentiment de paix était si dense qu’on aurait pu le trancher au couteau. Une sérénité imposante lui apporta un repos profond et complet. 

 

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Lorsque la vilaine entité aux yeux rouges atteignit la maison blanche, elle ne s’arrêta pas pour grimper à un arbre ou se cacher derrière une pierre et faire le guet. Mike venait d’entrer dans la maison et elle savait que son passage devant la demeure serait inaperçu. La sombre créature poursuivit sa route avec son vil but comme guide. Pendant une heure environ, elle se déplaça rapidement sur la route en direction de la maison suivante et trouva la place parfaite pour l’embûche. Elle examina les environs et tenta de voir tous les points de fuite possibles que Michael Thomas pourrait essayer. Puis elle s’installa et commença son attente, revoyant tous les points de son plan. La ruse était parfaite. Michael n’avait  aucune chance ; il serait pris par surprise. 

 

Toute personne ayant cheminé sur le sentier au crépuscule de ce soir-là, où la silhouette difforme s’était embusquée, aurait vu un homme seul, debout sous un arbre, se répétant les mêmes mots encore et encore, comme s’il se préparait à faire un discours. En approchant de cette âme, toute simple en apparence, le voyageur aurait vu les traits d’un honnête fermier et entendu la voix d’un père bienveillant, le père de Michael Thomas. 

 

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Mike se réveilla tôt et se prépara. Les appartements qui l’avaient logé étaient semblables à ceux des autres maisons, sauf qu’ils étaient tout blancs. Il avait toujours trouvé que le blanc ton sur ton donnait une allure féminine aux pièces, mais il était en train d e changer d’avis. Ici, le blanc apportait la paix et la sérénité. Dans le placard, il trouve des vêtements blancs et les pantoufles assorties. Il mangea – un délicieux repas d’ailleurs. En plus d’avoir un goût exquis, la nourriture avait une apparence des plus attrayantes. La table avait été dressée sur une nappe blanche et la vaisselle, les verres et même les ustensiles étaient blancs. La couleur des aliments contrastait fortement avec le blanc et donnait l’impression d’un tableau de maître. Mike mangea lentement, se donnant le temps d’admirer l’élégance qui l’entourait. Tout ce blanc lui donnait l’impression d’être dans un château, parmi les membres d’une famille royale. 

 

Après le repas, Mike prit une longue inspiration. Il avait la certitude que le magnifique grand ange blanc l’attendait de l’autre côté de la porte. Qu’allait-il se passer ici ? Si l’amour constituait la plus grande puissance de l’univers et que Mike s’en approchait en augmentant sa vibration, que pouvait-il se produire qui parvienne à l’éloigner du sentier ? 

Mike ouvrit la porte et se glissa dans le corridor flou de la maison blanche. Il avait raison. L’ange blanc l’attendait à l’endroit où ils s’étaient séparés la veille. 

-       Bonjour Michael Thomas, lui dit l’ange d’un ton enjoué. Mike sentit immédiatement l’immensité de l’énergie qui se dégageait de Blanc. 

-       Bonjour Blanc ! 

-       Es-tu prêt à franchir la prochaine étape ? 

-       Oui. 

 

Mike aimait l’atmosphère du lieu malgré la légère appréhension qui le tenaillait. Blanc le mena dans une pièce où il pouvait s’asseoir. La pièce ne disposait pas de matériel d’enseignement ni d’écrans ni de diagramme ; ce n’était qu’une salle blanche agrémentée d’un fauteuil où Mike fut invité à s’asseoir. L’ange s’installa devant lui et commença son exposé. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, je dois te présenter les quatre attributs de l’amour. Lorsque l’amour divin pur transpercera ton être, toutes tes cellules vivront de son intensité. Ta perception se transformera. Ton comportement auprès des autres se modifiera. Ton discernement sera puissant. C’est le fondement de toute la création, mais phénomène curieux, votre langage ne possède qu’un seul mot pour désigner cette réalité. Je veux t’en montrer le fonctionnement. Viens, suis-moi. 

L’ange souriait. Mike fut surpris par ce qui suivit. Il pensait avoir tout vu dans les cinq premières maisons, mais tout à coup, l’ange l’amenait en voyage. Dans son fauteuil, il fut projeté dans une réalité interdimensionnelle. Blanc et lui avaient toujours l’air réel mais tout ce qui les entourait avait pris l’apparence d’un rêve. Il était emporté dans un mouvement mais il ne se sentait pas étourdi. La pièce blanche et floue se transforma en une gamme de couleurs et de sons qui évoluaient rapidement devant ses yeux. Toujours dans son fauteuil, Mike fut transporté ailleurs et bien qu’en état de surprise, il n’eut pas peur. Tout était merveilleux ! 

 

Peu de temps après, Mike et Blanc atteignirent une « destination » quelconque, choisie par l’ange. Le caractère indistinct de la nouvelle dimension s’estompa soudain et ils se retrouvèrent dans un décor d’hôpital. Mike fut surpris. Il croyait que Blanc l’amenait dans un endroit paradisiaque pour observer l’amour divin. Mais non, il était dans une chambre d’hôpital de dimensions moyennes et un patient était couché sur un lit. Il était branché à de nombreux tubes et Mike s’aperçut qu’il était dans une salle de soins intensifs. Tout était si réel ! Il entendait tout ce qui se passait et sentait l’odeur des produits antiseptiques que les hôpitaux utilisent sur les planchers et les murs. Il avait passé tellement de temps sur une terre spirituelle et sur un sentier sacré que ces bruits et ces odeurs agressaient ses sens et le faisaient tressaillir. C’était à la fois différent et connu. Les deux voyageurs s’installèrent de façon à bien observer ce qui se déroulait dans la chambre. Ils flottaient en quelque sorte dans un coin de la pièce. L’atmosphère était tranquille et Mike était calme. Seuls les sons des différents appareils médicaux se faisaient entendre. Mike regarda partout. L’homme étendu dans le lit était d’un âge avancé. Il avait le visage terreux et l’air très mal en point. Il avait les yeux fermés. 

 

-       Qu’est-ce qu’il a, demanda doucement Mike à Blanc, comme si le patient pouvait l’entendre. 

-       Il est en train de mourir. 

Mike allait poser une autre question lorsqu’une femme au début de la quarantaine pénétra dans la chambre, seule. Elle se tint immobile quelques instants, fixant l’homme sur son lit. Mike comprit qu’elle était unique. L’intuition de Mike demeurait alerte malgré ce cadre qui s’apparentait à une vision/ 

-       Qui est-elle ? demanda Mike. 

-       Elle est la fille de l’homme qui se meurt. Mais ce que tu vas voir la concerne directement. Elle se prénomme Marie et elle a toutes les raisons du monde de détester cet homme. 

-       Pourquoi devrait-elle détester son père ? 

-       Parce qu’il a abusé d’elle alors qu’elle n’était qu’une enfant. 

Elle en a gardé des séquelles émotives et physiques. Sa vie en a été ruinée. 

 

Blanc se tut pendant qu’ils regardaient Marie s’approcher du lit. L’ange poursuivit : 

Sa mère n’en a jamais rien su parce Marie avait trop peur de lui en parler. Leur relation en a été affectée et Marie a quitté la maison très tôt pour s’éloigner de son père. Sa mère a cru que sa fille s’éloignait d’elle et toutes deux n’ont jamais pu communiquer en tant qu’adultes. Marie n’a jamais rien dit et sa mère est morte en pensant que sa fille ne l’aimait pas. 

-       C’est terrible. Mike était sincèrement désolé. Il sentait l’injustice de la situation et se sentait triste pour Marie. L’ange regarda Mike, surpris. 

-       Ils font partie de la même famille, Michaël. Aurais-tu oublié les leçons de la maison rouge ? Mike eut honte. 

Non, il n’avait pas oublié, mais c’était la première fois qu’il essayait de relier ce qu’il avait appris à propos de sa propre famille spirituelle à un autre humain. Il comprit que Blanc faisait allusion au fait que le père et la fille étaient liés par un contrat karmique, tout comme ceux qui le liaient à sa propre famille spirituelle. 

-       Les choses se sont gâtées plus tard. Lorsque Marie a voulu vivre des relations humaines normales et se marier, les souvenir de ses expériences passées avec son père lui gâchèrent sa vie. Elle n’a jamais pu vivre un mariage heureux et avoir des enfants. 

Mike soupira et di t : 

-       Tout un contrat ! 

Il était touché par la lourdeur de ce qu’avait dû vivre Marie. L’ange jetait un regard d’admiration sur Mike. Il n’avait pas à prononcer une seule parole. C’était sa façon de faire un compliment. Il le savait maintenant. 

-       Vois-tu, Michael Thomas, que ce qui s’est passé entre Marie et son père constituaient un contrat d’amour incomparable ? 

-       Oui, je le vois. Mais, en tant qu’humain, c’est un concept que je trouve difficile à comprendre et à accepter. 

-       C’est ta dualité qui fonctionne ici. En tant qu’être humain, tu ne comprendras peut-être jamais complètement certaines choses et c’est parfaitement normal. 

 

Mike continuait à observer la scène dans la chambre. Marie regardait doucement son père, attendant peut-être qu’il se réveille. Elle déposa certaines de ses choses sur la table de chevet. 

-       Elle doit le détester horriblement, dit Mike d’une voix à la fois douce et triste. 

-       Non, Mike, elle l’aime tendrement. 

Mike n’en croyait pas ses oreilles. 

-       Après tout ce qu’il a fait ? 

Marie possède des caractéristiques communes aux tiennes et des traits différents aussi. L’ange arrêta et se retourna pour bien voir la réaction de Mike. « Contrairement à toi, elle est sur la terre maintenant mais, comme toi, elle a pleinement pris conscience de tout l’enseignement reçu dans les six premières maisons ». 

 

Mike était éberlué ! Il avait cru que la transformation spirituelle qu’il avait subie n’était accordée qu’aux humains ayant accompli le même périple que lui. Il ne savait que dire. Comment était-ce possible ? L’ange vit l’anxiété et la confusion de Mike et poursuivit : 

-       Marie a initié sn propre changement de vibration ; elle a mis neuf ans à le faire. Tu as effectué le tien en quelques semaines ! Tu es vraiment unique. Les renseignements que tu as recueillis dans les cinq premières maisons tout comme ceux des deux dernières, circulent sur la terre depuis les temps immémoriaux. Pour qu’un humain les obtienne, il doit prendre conscience de sa dualité et avoir l’intention de découvrir la vérité à propos de son existence. On a beaucoup écrit sur le fonctionnement des choses et il existe plusieurs humains qui enseignent à obtenir cette compréhension. 

 

Mike demeurait calme. Toute cette information était nouvelle et il devait en prendre note lentement pour bien la comprendre. Il commença à s’agiter. S’était-il trompé au moment de la première vision en demandant à Blanc de lui permettre de quitter la terre et de rentrer chez lui ? Il se rendait compte que tout ce qu’il était en train d’apprendre, il aurait pu le faire sans se déplacer. 

-       Blanc, pourquoi lui a-t-il fallu neuf ans ? 

-       Elle a obéi à son propre rythme, Michaël, et nous lui en accordons tout le mérite. Elle n’a pas eu, comme toi, l’avantage de recevoir l’enseignement directement des anges. Elle n’a pas eu l’honneur de rencontrer les membres de sa famille face à face comme tu l’as fait. Elle ne connaît pas leurs noms angéliques comme toi. Elle a mis plus de temps parce qu’elle vit toujours dans la vibration trois et dans une énergie inférieure. Voilà pourquoi sa dualité est plus forte et qu’il a fallu plus de temps à sa conscience pour se développer et à l’illumination pour s’installer. 

 

Mika s’assit et regarda Marie. Sa vibration était élevée. Pourtant, elle avait l’air si petite et si délicate. 

-       Ne te laisse pas tromper par les apparences, Michaël, elles sont parfois trompeuses. L’ange blanc avait encore une fois lu l’énergie de Mike. « Elle est une Guerrière de la Lumière. Elle a vaincu le géant et elle est toute puissante ». 

Mike se sentait de plus en plus mal à l’aise. Qu’est-ce que ça voulait dire exactement ? Il allait le demander lorsque Blanc reprit la parole. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, nous sommes ici pour regarder cette femme t’enseigner les quatre attributs de l’amour. Mike n’osait pas bouger. Il sentait qu’il allait recevoir une leçon importante. Alors qu’il croyait s’approcher du but, les choses devenaient plus complexes. L’ange poursuivit : 

-       Soit bien attentif ; elle porte en elle le même pouvoir que moi. Elle comprend l’amour, Michael, et pour cette raison, une partie de moi réside en elle. Il n’y a pas de plus grand pouvoir. Elle a aussi accepté l’insigne d’or. 

 

Mike sut que ce n’était pas le moment de poser d’autres questions. Il regardait pendant que Blanc poursuivait son explication sur ce qui se passait. 

-       Michael Thomas, le premier attribut de l’amour est celui-ci : l’AMOUR EST SILENCIEUX. Tu vois que Marie est entrée dans la pièce sans tambour ni trompette ? Son père est très malade. Il n e peut se défendre dans sa faiblesse. Toutes les conditions propices à la vengeance sont en place. Marie aurait pu entrer dans la pièce bruyamment et susciter sa peur. Il est conscient de ce qu’il  a fait ; il a honte et se sent coupable. Sa vie aussi en a été affectée et il n’a pas su comment régler la situation. Mais il n’a pas le même niveau de connaissance spirituelle qu’elle. Il n’a pas sa puissance. Regarde comme elle est calme, Michael Thomas. 

 

Mike et Blanc observaient la scène en silence. Marie replaça les draps de son père. Elle s’assit près de cet homme frêle et appuya sa tête sur sa poitrine. Mike pouvait ressentir ce qu’elle sentait ! Blanc le permettait. Marie avait une attitude de paix et de sérénité. Aucune pensée aigrie n’habitait son cœur. Elle avait entièrement pardonné à son père et ni son esprit ni son cœur ne gardaient de rancœur ou le sentiment d’être victime de la situation. Quelle femme ! Mike sentait la compassion qu’elle éprouvait pour cet homme qui avait si bien rempli son contrat et qui avait imposé une si forte contrainte à la vie de sa fille. Après un long moment, le père ouvrit les yeux et s’aperçut de sa présence. Elle se leva à son réveil. Ses yeux s’agrandirent et on pouvait y lire la peur et la surprise. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Il ne l’avait pas vue depuis des années. Allait-elle l’invectiver, ou pire encore ? Il réagissait car les appareils auxquels on l’avait branché commençaient à indiquer un rythme accéléré. 

-       Regarde Michael. Tu verras le deuxième attribut de l’amour : L’AMOUR N’A PAS D’EXIGENCES. Elle pourrait tout exiger de son père à l’instant même, car il est faible et se sent coupable. Il est riche ; elle pourrait revendiquer sa richesse, des compensations en raison de ce qu’il a fait ou même simplement lui demander d’admettre à haute voix ses gestes passés. Elle pourrait le menacer, le ruiner, ou les deux. Regarde bien Michael. 

 

Marie plaça sa main sur la tête de son père et lui murmura quelques mots à l’oreille. Aussitôt, le fonctionnement des appareils indiqua un ralentissement. Il soupira et Mike vit des larmes couler de ses yeux. 

-       Que lui a-t-elle dit, Blanc ? 

-       Elle a dit : Je t’aime, papa et je te pardonne complètement. 

Mike était bouche bée devant le scénario qui se déroulait sous ses yeux. Il se demandait s’il aurait eu la force et la sagesse d’en faire autant dans les mêmes circonstances. Il était rempli d’admiration pour Marie. 

-       Elle ne lui a rien demandé ? 

-       Non, Michael, elle se contente tout simplement d’être. 

Encore une fois, Mike ressentait les émotions de Marie. Tout le karma entre ces deux êtres était résolu. Elle était libre et accordait en quelque sorte la même liberté à son père sur cet aspect de leur vie à tous les deux. Elle venait de désamorcer un élément qui avait rempli cet homme d’amertume et de culpabilité pendants plus de trente-cinq ans. Son visage en témoignait. Au lieu de chercher vengeance, Marie avait fait un présent à son père. Les larmes coulaient maintenant abondamment sur les joues de ce dernier. Elle se rassit près de lui et encercla de ses bras cet être précieux qui avait été son père puis elle posa de nouveau sa tête sur sa poitrine. Il n’y avait eu aucun échange e paroles; ce n’était pas nécessaire. 

-       Michael Thomas, le troisième attribut de l’amour est le suivant : L’AMOUR NE S’ENORGUILLIT PAS. Après avoir établi toute la gloire de sa maturité, elle n’a rien à ajouter. Il lui doit beaucoup à cause de cette réconciliation divine, mais elle garde le silence. Elle aurait pu se réjouir de sa puissance et s’enorgueillir de son acte de pardon. Pourtant elle demeure silencieuse. Elle aurait amplement raison de se vanter des neuf années qu’elle a consacrées à atteindre son but, mais elle ne dit rien. 

 

Mike était en admiration devant cette femme. Elle était une guerrière accomplie et percevait des choses que Mike commençait tout juste à apprendre. Et elle était toujours sur la terre ! Quelle vie riche et paisible elle devait connaître ! Tourné vers lui-même, Mike demeurait tout de même ébahi de la scène qu’il venait de voir. Le père n’avait rien à ajouter. Tout avait été pardonné et chacune de ses fibres ressentait une inestimable paix et un immense soulagement. Marie n’avait posé aucun geste spirituel à l’égard de son père. Elle n’avait fait que s’améliorer elle-même, mais il en avait été atteint. C’était là un autre phénomène qui méritait qu’on s’y arrête. Mike savait que ce qu’il venait d’observer portait une signification importante. 

 

Le père regarda longuement sa magnifique fille et ferma doucement les yeux. Son visage s’éclairait d’un sourire de pure paix. Elle lui avait offert le meilleur présent qui soit, au moment opportun. Les appareils de mesure commencèrent à faire entendre des tonalités différentes pour finalement cesser. Mike sut que le père s’en était allé. Les préposés aux soins se précipitèrent à son chevet, mais il n’y avait plus rien à faire. Après s’être agités autour de lui pendant quelques minutes et avoir effectué les derniers gestes, ils lui recouvrirent la tête et le laissèrent seul avec Marie. Blanc s’adresse à Mike encore une fois : 

-       Michel Thomas, le quatrième attribut de l’amour est le suivant : L’AMOUR A LA SAGESSE D’UTILISER PARFAITEMENT LES TROIS PREMIERS ATTRIBUTS ! Elle a utilisé sa carte intuitive, ce qui lui a permis de se présenter exactement au bon moment. Regarde ce qu’elle fait maintenant. 

 

Mike porta son attention sur ce qui se passait dans la chambre. Marie ne pleurait pas sans retenue la mort de son père. Elle n’était pas envahie par la douleur, même si elle ressentait un amour illimité par cet homme. Elle avait demandé la permission de rester près de lui. Mike la vit poser la main sur la poitrine de l’homme qui avait été son père, la semence de sa propre existence. Elle leva la tète et regarda Blanc et Mike. Elle semblait s’adresser directement à eux. Ils purent entendre sa voix forte pour la première fois. 

-       Que la terre se rappelle cet homme que j’aime tendrement ! D’une vois assurée, elle poursuivit : « Il est venu accomplir son contrat de façon parfaite. J’accepte son présent ! Célébrez son retour chez lui ». 

Marie rebaissa les yeux, prit ses affaires et quitta la pièce. Mike était ébahi devant ce qu’il venait de voir. Il était rempli de l’émotion du moment. Il venait d’être témoin de l’accomplissement et de la conclusion d’un contrat. Et quelle conclusion ! 

 

-       C’est la sagesse de l’amour qui a permis à Marie de célébrer la mort de son père et non de la pleurer, dit Blanc dans toute sa propre sagesse. Puis il se tourna vers Mike, voulant susciter l’expression de sa réaction. 

-       Que ressens-tu devant tout ceci, Michael Thomas de l’Intention pure ? Avec une grande patience, Blanc attendit que Mike retrouve ses esprits. 

-       Je sens, dit Mike en avalant la boule qui lui serrait la gorge, je sens que je viens d’apprendre autant en ces quelques instants et par cette femme frêle, qu’auprès de tous les anges depuis le début de mon voyage. 

Prenant conscience de ce qu’il venait de dire, il se sentit ridicule et ajouta : 

-       Ce n’est pas que je n’apprécie pas… Blanc leva son bras flou pour empêcher Mike de continuer. 

-       Ta réponse était parfaite, Michael Thomas. Parfaite. C’est l’être humain qui a pu faire la différence. C’est ainsi que doivent être les choses et ainsi qu’elles seront lors des prochaines épreuves. 

 

Puis la scène devin floue et Mike eut encore une fois l’impression qu’il se déplaçait et qu’on le transportait. Ils furent rapidement de retour dans la salle blanche de la maison blanche, là où tout avait commencé. Mike était silencieux. 

-       As-tu d’autres questions Michael Thomas ? demanda Blanc. Mike réfléchissait sur ce qu’il aurait vraiment souhaité. Il savait ne pas avoir atteint la puissance de Marie. Il savait que même s’il en avait appris beaucoup et avait compris plus en profondeur le fonctionnement des choses, il n’avait rien de la force silencieuse de Marie. Il avait des outils, une carte magique et une importante somme de connaissances. Il avait atteint un niveau vibratoire élevé et vécu de nouvelles expériences, mais il ne possédait pas l’amour de Marie. Il demanda la question magique : 

-       - puis-je avoir cet amour puissant, Blanc ? 

-       Si telle est ton intention, Michael Thomas. 

-       C’est mon intention. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, aimes-tu Dieu ? 

 

Mike se redressa, se disant que ce devait être la raison pour laquelle tous les anges lui avaient posé la question – pour cet instant précieux, pour qu’il puisse se lever et répondre : 

-       Oui, j’aime Dieu, dit Mike d’une voix assurée. 

-       Alors, que ton intention pure crée la puissance. 

Mike ne sut pas très bien ce qui se passa ensuite. Il perdit sa conscience d’être humain et rêva… qu’on le transportait quelque part. Il assista à une cérémonie, à une célébration ; on lui remit quelque chose, un présent qui s’intégrerait à sa structure moléculaire. Il vit ses parents de nouveau. Tout était à la fois flou et merveilleux. Lorsqu’il revint à lui, il était dans le lit de sa chambre blanche. C’était le soir et il était épuisé. Il avait l’impression d’avoir vécu une cérémonie d’initiation quelconque. Son esprit était ombragé et il ne parvenait à se concentrer que s’était-il passé ? Il avait besoin de dormir. Il se glissa sous les ouvertures et s’endormit aussitôt. Comme toujours, il dormit profondément. 

 

pppgifs étoiles 

 

Dès son réveil, le lendemain, Mike sut qu’un autre changement biologique s’était produit en lui. Il resta longtemps assis sur le bord de son lit à réfléchir. Il se sentait reposé, en paix, presque rajeuni ! Même s’il lui était difficile de le définir de façon précise, il avait le sentiment d’être plus sage. C’et tout ce qu’il savait et ça brouillait tout. Il ne parvenait pas à chasser de son esprit l’image de marie et de on père. Elle vivait sur la terre et cependant, elle était un être spirituel remarquable. Elle avait accompli de grands changements de vibration et avait la maîtrise de sa vie. Elle était restée là; elle n’avait pas demandé à rentrer chez elle. Elle avait traversé toute l’étendue de la vie terrestre. Lui, il s’y était soustrait ! Avait-il été intègre ? Mike commençait à comprendre que sa nouvelle sagesse le menait à l’introspection d’une façon qu’il n’avait jamais connue auparavant. Bien sûr, il était honnête ; il était probablement l’un des hommes les plus honnêtes qui soient. Sa vie sur la ferme auprès de parents vertueux avait donné des résultats, mais il n’avait encore jamais éprouvé de sentiments tels que ceux qu’il ressentait maintenant. L’honnêteté terrestre ne se comparait en rien à l’honnêteté spirituelle. Celle-ci incluait la sagesse à plusieurs niveaux avant de se transformer en intégrité totale. 

 

Mike saisissait peu à peu ce que Rouge et Blanc avaient voulu dire à propos de son choix de poursuivre la route. Sa nouvelle vision des choses modifiait graduellement son mode de pensée. Empruntait-il la bonne voie ? Y avait-il une quête spirituelle plus élevée que celle qu’il avait entreprise ? Il continua à réfléchir à la question en s’habillant pour le petit déjeuner. Il se promettait de poser des questions bien précises à Blanc. Les murs, les planchers et les corridors présentaient à ses yeux une forme tout à fait définie maintenant. Il vit certains détails pour la première fois. C’était d’une beauté magnifique ! Mais ce n’était pas tout. Il était envahi par le sentiment de pénétrer dans le monde des anges. Il sentait qu’il faisait équipe avec la grande entité blanche. Il avait l’impression d’être une partie de la réalité de Blanc. Il l’aimait beaucoup. Cette simple pensée accéléra sa respiration. 

-       Ta vision s’est modifiée, Michael Thomas. C’est instauration d’un changement dimensionnel et biologique. C’est le même qua subi Marie. Tu le vis parce que tu l’as souhaité avec une pureté que nous avons rarement vue. Blanc avait parlé avant que Mike ne s’adresse à lui. 

-       Blanc, j’ai des questions importantes à te poser. 

 

Alors qu’il avait voulu s’exprimer doucement et respectueusement, Mike fut surpris par le son de sa propre voix. Elle était beaucoup plus pleine que d’habitude, ou plus forte, il ne savait trop. Elle était différente en tout cas, d’une manière étrange, et il n’était pas à l’aise devant ce changement. Comme si on abusait de lui. Il était tendu. 

-       Essaie de te calmer un peu, lui dit l’ange d’un ton rassurant. Qu’est-ce que tu entends quand ma voix te parle ? La paix et l’amour t’ont atteint depuis le début de notre relation. Tu as même posé des questions à ce sujet, tu te souviens ? Ton intention d’avancer peut sembler te priver de biens personnels précieux, mais c’est une étape de ton périple. Rappelle-toi les paroles de Bleu. Il t’a dit que tu étais à l’aise avec ton ancienne vibration et qu’il faudrait du temps pour t’ajuster à la nouvelle. Tu en as fait l’expérience près de la maison d’Orange lorsque tu as été dépouillé de tes biens. Tu as pleuré leur perte, mais elle était nécessaire à ta progression. Puis tu les as oubliés. Hier tu as exprimé l’intention de subir ta plus importante transformation, à la suite de quoi, tu as énormément changé. Tout prend un caractère plus personnel au fur et à mesure du progrès. Ta vue, ta voix et même tes pensées servent tes fins dans une plus vaste mesure. Tu te transformes en Guerrier de la Lumière, comme Marie ! 

 

Mike saisissait très bien ce que Blanc lui disait, mais l’information l’amenait à sentir davantage l’urgence de l’interroger sur sa quête spirituelle. Il fit un effort pour ne pas tenir compte du nouveau son étrange de sa voix. 

-       Merci Blanc, je comprends. Je te suis reconnaissant du présent et je vais m’y habituer, comme je l’ai fait auparavant. Mais j’ai besoin de conseils. 

Sachant ce qui préoccupait Mike, Blanc poursuivit : 

-       Je peux te dire beaucoup de choses et je vais le faire dans toute la mesure du possible. Il existe un domaine qui relève uniquement de ta sagesse. Ton intention t’a accordé le pouvoir de choisir et un discernement avisé. Ce sont des choix imprégnés de ta propre essence. Ils forment ton avenir et créent ta réalité. Ils touchent ceux qui t’entourent et c’est pourquoi ils t’appartiennent entièrement. 

Mike s’attendait à entendre de pareils propos. Il avait assez d’expérience de l’endroit pour savoir que les anges ne feraient pas le trajet qui lui était réservé. Il savait que les leçons s’dressaient uniquement à lui et que ces gestes devaient émerger de sa pensée. Mais il voulait obtenir des connaissances qui pourraient l’aider à mieux comprendre ce qui se passait vraiment et ce qu’il devait faire à partir de maintenant. 

-       Blanc, tu es un excellent professeur, dit Mike de sa nouvelle voix  qui le rendait fou ! ça lui rappelait la première fois qu’il l’avait entendu sur un enregistrement lorsqu’il était enfant. « C’est ma voix ? Impossible ! » 

 

Blanc se retourna rapidement avant que Mike ne puisse lui demander autre chose et s’élança dans le corridor. Mike suivit l’immense entité flottante. Il avait l’impression qu’on lui faisait faire un tour guidé d’une maison qu’il ne connaissait pas. Tout semblait tellement différent ! Elle était d’une beauté spectaculaire. On aurait dit un musée d’architecture et de sculptures. Des objets à couper le souffle s’offraient constamment à la vue du visiteur. Sa vision d’autrefois ne lui avait pas permis de out voir et il en vint à s’interroger sur ce qu’il ne parvenait pas à capter maintenant et sur ce qu’il verrait en atteignant une dimension encore plus élevée. 

-       Les couleurs  Michael, dit Blanc sans même se retourner. 

-       Quoi ? fit Mike sans comprendre et en suivant Blanc. 

-       Ce que tu ne vois pas, ce sont les couleurs. 

-       Mais nous sommes dans la maison blanche. L’ange laissa sortir un grand éclat de rire qui remplit tout l’espace et fit sourire Mike. 

-       Seulement pour l’œil humain, Michael. La véritable couleur de l’amour dépasse la vibration que tu parviens à percevoir. Elle n’a pas le blanc que tu perçois maintenant. Tu vois tout en blanc parce que tu ne disposes pas des vibrations appropriées. C’et une absence de couleur que tu vois mais, en réalité, la couleur reflète l’échelle du spectre. C’est la couleur de la lumière interdimensionnelle, tellement resplendissante qu’elle possède une substance et une épaisseur. Son éclat est des milliards de fois supérieure à la lumière de votre soleil. C’est la couleur de la vérité. Mais en tant qu’être humain, tu ne peux pas tout voir. 

-       J’adore cet endroit ! s’exclama Mike. 

-       Nous verrons si ton sentiment se maintient, lui dit Blanc. 

 

Encore une fois, Mike éprouva de la curiosité devant la supposition de Blanc concernant un autre changement en lui. D’autres questions lui venaient à l’esprit. Ils franchirent encore des corridors éclatants jusqu’à ce que Blanc conduise Mike dans une pièce qui contenait des fenêtres et un fauteuil. 

-       Un autre voyage, demande Mike ? 

-       Non, pas vraiment. Mais tu iras quelque part. 

Blanc s’installa devant Mike et se déclara prêt à poursuivre les activités. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, que désires-tu savoir ? 

Mika avait des tas de questions à l’esprit. 

-       Blanc, du fond de ta sagesse et dans des termes que je puisse comprendre, peux-tu me dire si ma quête spirituelle sur cette grande terre est appropriée. 

Mike sentait le besoin de savoir si sa démarche avait du sens. 

-       Oui, je le peux. Blanc demeura muet quelques instants, comme s’il se préparait à répondre par un oui ou par un non à la question. Puis il reprit la parole avant que Mike n’ait la chance de préciser son point. 

-       Je t’ai dit dès le début que tes actions correspondent à ta vie. Et d’ailleurs, nous n’appuierions jamais un geste qui ne te conviendrait pas. 

-       Mais Marie ? lança Mike avec des mots qui s’empêtraient dans sa nouvelle voix. Elle a reçu tous les présents et les outils et elle est toujours sur la terre. N’est-ce pas mieux ? Ne poursuit-elle pas ainsi un objectif spirituel plus élevé ? 

-       Pour elle, répondit sagement Blanc. 

-       Mais Blanc, je suis en train d’apprendre à me servir moi-même ! Je retourner chez moi, où se trouve l’amour. Mes prétentions sont égoïstes. Elles ne servent pas la terre. Je suis un chemin qui semble me fournir ce que je veux seulement. 

-       Semble, coupa Blanc ? 

-       Oui, ça semble, rétorqua Mike d’un ton exaspéré. Puis il se tut. 

-       Depuis quand te préoccupes-tu d’être au service de la terre, Michael ? Blanc s’amusait et Mike était surpris par cette question à laquelle il mit quelque temps à répondre. 

-       Je ne sais pas, avoua Mike, songeur. J’imagine que ça fait partie du nouveau moi. 

-       Qu’est-ce que je t’ai dit à propos de l’apparence des choses quand nous nous sommes rencontrés ? Blanc mettait Mike à l’épreuve. 

-       Que les apparences sont parfois trompeuses, répondit Mike. 

C’était le thème de son voyage. Même Bleu et Violette avaient utilisé ces termes. Avec Blanc, on arrivait à trois. 

-       Très bien, assura Blanc. Quoi d’autre ? Mike se tut. 

Il ne se rappelait pas. L’ange poursuivit : « ton désir de rentrer chez toi n’est pas égoïste, mais naturel, et n’entre pas en conflit avec ton désir de rendre grâce à ton rôle d’être humain. Maintenant que tu as accompli tout ce chemin, je vais ajouter quelque chose d’autre. Il y a une nouvelle énergie sur votre planète. Elle vibre en laissant entrevoir la possibilité d’un but merveilleux. Ton désir de rentrer chez toi s’insère dans la réalité de cette nouvelle énergie. Le voyage que tu as entrepris est réservé à quelques êtres humains seulement et n’est possible que depuis quelques temps. Michael Thomas, tu es un précurseur dans ce domaine. Voilà pourquoi nous célébrons ton succès et ta sagesse »‘. 

 

Mike réfléchit quelques instants avant de parler. Sa logique mesurait les faits qu’il avait devant lui. 

-       Bon d’accord, alors le voyage est approuvé. Mais dans mon cas, aurait-il pu être préférable que je demeure sur la terre et que je fasse ce que Marie a fait ? 

-       Pour toi ? Serais-tu égoïste ? 

-       Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. 

Mike se rendait compte que les arguments logiques ne fonctionneraient pas auprès du maître de l’amour. « Je me demande tout simplement où je devrais être, ce que je devrais faire pour accomplir le plus grand bien. C’est là ma véritable question ». 

La question remplit Blanc de fierté.il sourit à Mike et parla lentement. 

- Michael, le fait de soulever cette question démontre que tu commences vraiment à comprendre comment les choses se passent. Ta sagesse s’exprime peu à peu. 

- merci, mais quelle est la réponse ? Mike ne tient pas compte du compliment et grimaça en insistant pour obtenir une réponse de l’ange. 

 

Il ne se sentait pas à l’aise de se montrer un peu agressif envers une entité si douce. 

-       Le plus grand bien ? C’est ta propre réalité, Michael. Et, en tant qu’humain dont la vibration vient de s’intensifier, tu créeras pour toi-même. Aucune entité de l’univers ne peut le faire pour toi. 

Blanc s’était déplacé vers la porte et Mike comprit qu’il s’était engagé dans une discussion qui ne le mènerait nulle part. Il y avait des questions auxquelles les anges ne voulaient ou ne pouvaient répondre. Il essaya tout de même une autre tactique. 

-       Blanc, serais-je capable de distinguer le plus grand bien ? 

-       Le prochain événement sera un test à cet égard. Il ouvrir la porte, se préparant à sortir. 

Mike se demanda où il allait. Blanc continua à parler. « Tu ne possèdes pas encore tous les renseignements. Tu es dans la Maison de l’amour et il te reste des éléments à apprendre ici ». Sur ce, il se glissa dan le corridor. En refermant la porte, il ajouta ; « ça va devenir plus difficile à partir de maintenant ». Mike entendit le bruit de la porte qui se refermait et ce fut le silence total. 

 

Il savait que quelque chose se préparait, quelque chose de puissant. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Qu’est-ce qu’on pourrait bien lui enseigner qui lui causerait une détresse encore plus grande sur l’opportunité de son voyage ? Il se retourna face à l’emplacement qu’avait occupé Blanc. Il se sentait patient. Il savait maintenant que la prochaine étape s’accomplirait dans la solitude, sans Blanc, et que ce dernier l’avait voulu ainsi. La pièce se transforma lentement et la lumière qui l’enveloppait prit un aspect différent. Le blanc des murs s’estompa et un espace délimité d’environ cinq mètres devant Mike se mit à briller. Puis Michael vit graduellement apparaître une forme difficile à distinguer. Mike était très attentif. Il allait rencontrer quelqu’un. Il se rappela que Blanc avait mentionné cette rencontre. La silhouette continua à se préciser et la lumière qui l’entourait devint de plus en plus brillante. Mike pouvait voir la personne qui se présentait devant lui. Il n’était plus surpris par cette façon magique d e lui présenter les choses et c’est sur le bout de sa chaise qu’il regardait l’espace se modifier devant ses yeux. 

 

C’était une femme. Sa silhouette se précisa lentement. Il se mit à respirer plus intensément, avec un peu d’appréhension. Son intuition était très aiguisée. Toutes les cellules de son corps vibraient d’excitation, lui signalant qu’il voyait quelque chose d’extraordinaire. Son nouveau pouvoir de discernement l’incitait à se préparer à quelque chose d’unique et de puissant. L’image devint enfin complète. Son visiteur était arrivé ! La femme qui se trouvait devant lui le laissa sans souffle. Il ne s’agissait pas simplement de beauté. Il se sentit instantanément à l’aise, en terrain familier, et c’est ce qui émut tout son être. Elle était resplendissante. Mais qu’est-ce qu’il ressentait. Il lui semblait que son cœur était en état d’alerte. Sa chevelure rousse tombante encadrait un visage rempli de compassion et d’une beauté indescriptible. Elle souriait à Mike, dont le cœur battait la chamade. Comparables à des émeraudes, ses yeux contrastaient fortement avec son teint d’ivoire. Mike aurait juré qu’il sentait une odeur de violettes. Son esprit fut envahi d’une multitude de pensées. Peut-être était-il en présence de la déesse de l’amour, comme ces sirènes des légendes anciennes ? Il avait du mal à respirer jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il retenait son souffle ! Que se passait-il ? Il la regardait avec ravissement. Qu’est-ce qui le faisait se pâmer de la sorte ? Pourquoi son cœur s’emballait-il ? Son esprit s’embrouillait et il soupirait de désir devant cette créature de rêve. 

 

Mike avait déjà rencontré plusieurs anges, mais celui-ci était le plus merveilleux. C’était peut-être de lui que Blanc parlait quand il avait laissé entendre la possibilité d’un ange encore plus grand que les autres. Mike ne parvenait pas à prononcer une seule parole. Le lien qui unissait leurs deux cœurs était renversant. Il avait l’impression de se retrouver à une réunion d’anciens et d’être sur le point de revoir un amour perdu. Le brouillard avait complètement disparu et elle se tenait là dans toute sa grandeur. Mike était en état de choc. Toutes ses expériences ne l’avaient encore jamais amené à vibrer de cette façon? Il ne parvenait pas à se concentrer sur les paroles qu’il aurait voulu prononcer. Il ne savait pas quoi demander. Il la connaissait… mais la connaissait-il vraiment ? Pourquoi sa présence l’affectait-il à ce point ? Quel sentiment cela lui rappelait-il ? Puis il se rendit compte qu’il la connaissait. Elle était un des visages de la maison rouge sur le diagramme de la famille. Elle n’était pas venue alors lui parler comme les autres. Elle était l’image de cette femme à la chevelure rousse dont l’énergie l’avait attiré instantanément. Pourquoi ne l’avait-il pas rencontrée alors ? Qu’est-ce que Rouge lui avait dit à propos des visages qu’il n’avait pas rencontrés ? Ils correspondaient à des contrats non remplis. Qu’est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ? 

 

La révélation se déployait lentement à l’esprit de Mike pendant qu’ils continuaient à se regarder dans un silence lourd. Puisqu’elle se trouvait sur le diagramme dans la maison rouge, c’est qu’elle  n’est pas un ange. Elle était une partie de la famille karmique. Mike commençait à ressentir des sentiments étranges à l’égard de cette rencontre, même si son âme continuait à lui chanter un air tout nouveau, un chant qui traitait de joie, de vision et d’amour. C »état ç la fois chargé d’émotion et tellement paradoxal ! D’une part, son cerveau lui apprenait qu’il se préparait à des difficultés, et d’autre part, il était si heureux ! Son bonheur ressemblait à celui d’un enfant qui voit Disney land pour la première fois après avoir compté les jours qui le séparent de sa visite. Quant à son trouble, il provenait de son cœur ; on aurait dit qu’il était tordu ! 

 

Michael se sentit ridicule. Il constata encore une fois qu’il respirait mal. La silhouette qui se tenait devant lui affectait sa physiologie. La vue même de cette beauté faisait réagir son corps. Pourquoi ses mains transpiraient-elles ? Cette femme n’était pas un ange, mais elle touchait chacune des cellules de son corps. Il ne savait plus s’il était physiquement capable de parler. Il se sentait ému et au bord des larmes, comme devant un ami retrouvé qu’on avait cru mort depuis longtemps. C’était vraiment une expérience qu’il ne pourrait effacer. Heureusement, elle parla la première. 

-       Mike, c’est moi. 

La familiarité et la bonté de sa voix le renversèrent. Il était heureux d’être assis car ses genoux étaient mous et ses jambes n’auraient pu le supporter. Son corps entier réagissait à une voix indéniablement connue. Mais qui était-elle ? Ses yeux brillants et son expression le suppliaient de la reconnaître. Ce qu’il fit mais pas de la façon dont elle l’aurait souhaitée. Il devait dire quelque chose. Son adrénaline agissait comme celle d’un jeune garçon à qui la fille qu’il reluque depuis quelque temps déjà adresse enfin la parole. Elle avait un corps physique magnifique et ses vêtements lui allaient à ravir. Michael pouvait parfaitement l’imaginer dans ses bras. Mon Dieu ! Il se sentit embarrassé et dégoûté à l’idée qu’il commençait à ressentir du désir physique. Qu’est-ce que Vert avait dit à ce sujet ? Que la relation physique accompagnée d’amour véritable était un catalyseur d’illumination ? La nature humaine de Mike créait des pensées qu’il trouvait déplacées dans les circonstances, mais c’était la réalité et ses sentiments devaient être convenables et parfaits sur le plan spirituel. Soudain, il entendit le rire de Vert. Il n’en tint pas compte et, prenant son courage à deux mains, il dit, d’une voix tremblante : 

-       Ton costume est très beau. 

 

Pour l’amour du ciel, qu’est-ce qu’il avait dit ? Quelle sorte de phrase ridicule, insignifiante, déplacée, inepte et insipide venait-il d’exprimer ? Une créature éblouissante se présente devant lui dans la Maison de l’amour et, dans son ravissement béat, voilà tout ce qu’il a trouvé à dire. Il avait honte de sa stupidité. Elle sourit. Il craqua. 

-       Merci, Michael, répliqua-t-elle en un clin d’œil. Je suis Anolee, ta partenaire d’amour. 

Jusqu’à un certain point, il le savait déjà. Son cœur battait encore plus fort au son de sa voix.  Il essuya ses mains moites sur son pantalon puis se rendit compte qu’elle avait remarqué son geste. Elle s’avança vers lui. La lumière qui l’entourait la suivit. Il se cala dans son fauteuil, comme pour disparaître. C’est le bruit du coussin qui s’écrasait qui lui en fit prendre conscience. Il aurait voulu se lever, mais il craignait d’être incapable de se tenir debout et il n’aurait pas supporté qu’elle le voit vaciller ! Il s’était déjà montré assez ridicule. Elle s’amusait de sa timidité, mais ne fit aucune remarque à ce sujet. Il était envahi par sa présence. Lorsqu’elle s’était approchée, il l’avait regardée marcher et avait reconnu sa démarche. En fait, il y avait quelque chose en elle qu’il connaissait intimement. Sa présence ne faisait que rendre cette réalité plus intense. Elle poursuivit : 

 

-       Si tu étais resté sur la terre, Michael, l’énergie était favorable à notre rencontre. Nous l’avions planifiée ensemble, tu te souviens ? 

Mike ne s’en souvenait pas et il ne voulait pas l’entendre. Elle lut la douleur naissante sur son visage et la défaillance de son cœur. 

-       C’est sans importance, lui dit-elle. Je suis venue te dire que la voie que tu poursuis est respectée. La famille est fière et nous célébrons tous. Moi plus particulièrement. 

Mais Mike ne parvenait pas à fuir ce qui lui sautait aux yeux. Ça n’avait pas d’importance que tout soit bien. Il n’avait rien à faire des réjouissances de la famille. Tout ce qu’il voulait, c’était elle ! Toute sa vie, il avait cherché le véritable amour. Il savait que c’était possible et qu’il pouvait vivre une relation prévue et approuvée par Dieu. Il l’avait souhaité, enfant, en voyant l’amour qui unissait ses parents et le respect qu’ils se témoignaient. Il l’avait souhaité, adulte, et c’est pourquoi l’échec d’une relation amoureuse l’avait laissé si déprimé. C’était là la difficulté de sa quête sur la terre. C’était dans son contrat. Maintenant, la réalité était devant lui et il pouvait l’accueillir et prendre conscience qu’elle avait toujours été présente. La vérité le frappa de plain fouet : IL AVAIT QUITTE TROP TOT

 

Puis, une autre pensée l’envahit et il dut demander : 

-       Anolee, devions-nous avoir des enfants ? 

-       Oui… trois, lui répondit-elle. 

Il fut attristé par la réponse et demeura muet. Il la laissa lui donner les noms spirituels des enfants, mais chaque mot le faisait souffrir. Même si la présence d’Anolee devait le remplir d’amour, il se sentait torturé. Chaque mot déchirait son cœur et l’amenait à prendre conscience de ce qui lui avait manqué. Les enfants qui n’étaient pas nés, les expériences. Qu’est-ce qu’il avait fait ? Il commençait à perdre la maîtrise de ses émotions. Il voulait la tenir dans ses bras et lui dire combien il regrettait de n’être pas resté. Ce n’était pas la raison de sa présence devant lui, mais c’était tout de même ce qu’il aurait voulu faire. Les larmes coulaient sur ses joues et il se mit à trembler. Elle lui avait donné toute l’information qu’elle devait lui communiquer. 

 

Elle se tenait devant Michael Thomas sans parler. L’énergie en puissance qui les unissait était tellement forte qu’on aurait pu la trancher au couteau. Mike avait devant lui la plus belle créature qui soit et il ne parvenait qu’à pleurer. C’était pathétique. Tous ses sens étaient remplis d’un sentiment d’échec. L’ai était chargé d’électricité et d’une énergie d’intention spirituelle et d’amour, malgré le sentiment d’insatisfaction et de perte irréversible. Quelle amère ironie ! La seule rose qu’il aurait pu croiser sur son chemin lui avait échappé. Il ne pourrait jamais apprécier son parfum et elle finirait par se faner sans jamais avoir été tenue et aimée pour sa beauté parfaite et son élégance. Le contrat entre eux présentait une immense puissance et c’est pourquoi le cœur et l’esprit de Mike étaient rompus. La silhouette commençait à s’effacer et il réagit immédiatement. Il s’entendit presque crier : 

-       NON, s’il te plaît, ne t’en vas pas ! 

Mike avait l’impression qu’il ne la reverrait plus jamais. Il voulait encore quelques instants. Les mots qu’elle lui adressa en guide d’adieu résonnèrent comme du charabia d’ange à ses oreilles. 

 

-       Michael, les apparences sont parfois trompeuses. 

La femme radieuse et resplendissante qui aurait pu être le grand amour de sa vie s’évanouissait devant ses yeux en prononçant des banalités qu’il avait déjà entendues. Avec son départ disparaissaient tous les espoirs d’une vie. Il venait de voir et d’entendre ses rêves de bonheur s’anéantir pour des prétendues intentions spirituelles. 

 

Mike était au désespoir. Il ne pouvait pas bouger. Immobile telle une statue, il garda le regard fixe pendant des heures avec l’espoir que la précieuse entité reviendrait occuper l’espace qu’elle avait empli, espace que sa seule présence rendait sacré. Il supplia Dieu de lui accorder encore quelques instants avec sa partenaire disparue. La lumière de la pièce s’estompa et changea de couleur avec la tombée du jour. Puis ce fut la noirceur, qui s’apparentait à la nuit sans lune et au désespoir qui s’était installé dans le cœur de Mike. Il demeura assis dans le silence propre à ceux qui viennent de subir une défaite certaine et décisive. Il était dépourvu de toute joie. L’agonie de la douleur et un sentiment de perte pénible et sombre venaient de se substituer à la paix que son voyage spirituel lui avait apportée. Son énergie épuisée par l’intensité de la blessure et de la révélation, Mike finit par s’endormir. Il demeura immobile même dans son sommeil et ses rêves rejouèrent à maintes reprises l’angoisse de la rencontre ratée. Le coeur de Mike était déchiré. 

 

pppgifs étoiles 

 

L’aube ramena la lumière dans la pièce. Mike n’avait pas quitté son fauteuil. Il avait l’impression d’avoir participé à un marathon et ses articulations le faisaient souffrir puisqu’il avait passé un grand nombre d’heures dans la même position. Il avait besoin de manger, mais n’avait pas vraiment faim. Il se tira péniblement de son fauteuil et se dirigea vers ses appartements. Comme toujours, la nourriture était prête. Il mangea sans un regard d’appréciation pour la beauté qui l’entourait ni reconnaissance pour la saveur du repas. Lorsqu’il eut terminé, il se dirigea près du lit qui n’avait pas été touché. Il ouvrit le placard et retrouva les présents que les anges lui avaient remis avec amour lorsqu’il s’était arrêté dans leurs maisons. Il se senti envahi d’un sentiment de tristesse empreint de sagesse. Il se rappela sa question à Blanc ; serais-je capable de distinguer le geste destiné au plus grand bien ? Maintenant, il comprenait le test. Son essence même le poussait à retourner sur terre à l’instant. Tout ce qu’il avait à faire était de refermer le placard, de sortir de la maison et de prendre à gauche au lieu de continuer à droite. Il le savait très bien. Ce serait le signe qu’il souhaitait mettre fin à son périple et rebrousser chemin. Blanc lui avait bien dit qu’il ne serait alors pas jugé, qu’il ne serait pas coupable, mais qu’il ne serait pas non plus illuminé. 

 

Mike savait parfaitement quel geste poser. Même Anolee lui avait rappelé à quel point ils étaient tous fiers de lui et il pensa que le cœur de sa bien-aimée souffrait probablement autant que le sien. Et pourtant, elle l’avait incité à poursuivre sa route. Il distinguait le plus grand bien.  Tourner à gauche consistait à le servir et à répondre à ses désirs d’amour humain. Blanc lui avait expliqué que son discernement de la vérité serait perçant et c’était vrai. Il n’avait aucun doute sur le chemin à prendre ; il était seulement extrêmement tenté de dévier. Son cœur le suppliait de rebrousser chemin. Il n e détruirait rien, reprendrait sa vie humaine et rencontrerait Anolee. Sa vie terrestre serait agréable. Il saisit sa carte pour la tenir près de lui, fermant les yeux et revoyant le temps qu’il avait passé dans la maison bleue. Il revêtit lentement son armure et sentit le pouvoir qu’elle lui procurait. Il la loua et remercia Dieu du précieux symbole qu’elle représentait. Il prit son bouclier et le plaça contre sa poitrine, le tenant de ses deux mains, savourant toute sa signification. Puis il le mit sur son dos, pour mieux le transporter et le rendre prêt à l’utilisation au besoin. Comme un guerrier se préparant au combat, il saisit son épée et la brandit d’un geste majestueux qui la fit vibrer dans l’air. Il revit la cérémonie auprès d’Orange et la signification de l’épée. Puis, il la loua aussi et la glissa dans son fourreau, où elle était protégée mais prête à servir. Mike se redressa dans ses beaux habits de voyage et quitta la pièce d’un pas déterminé. 

 

Blanc l’attendait à la sortie de sa chambre. Il vit l’armure, le bouclier, l’épée et comprit aussitôt les intentions de Mike. Blanc sourit et salua Mike bien bas, ses mains réunis comme pour une prière, un geste de respect que Mike ne saisit pas. Puis, il parla : 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, comment te sens-tu ? 

-       Ce n’est pas facile, Blanc, tu avais raison. Je n’avais pas soupçonné combien se serait difficile. C’est la chose la plus difficile  que j’ai jamais eu à faire. Je ne suis pas complètement à l’aise… mais je sais que c’est ce qu’il faut faire. Si tu n’y vois pas d’inconvénient, j’aimerais partir maintenant puisque l’endroit ne produit pas de bons souvenirs. 

-       Qu’il en soit ainsi ! 

Blanc se tourna et accompagna Mike vers la porte en continuant à lui parler. « Ce n’est pas terminé, mon ami ». Blanc flottait dans le corridor qui menait vers la porte principale. 

-       Je sais. 

Sans connaître les détails, mais avec toute la force de son intuition, il savait qu’il lui restait beaucoup à voir et à faire durant ce voyage, même s’il n’avait plus qu’une seule maison à visiter. Une fois de plus, son intuition ne le trompait pas. 

 

Blanc se tint sur le pas de la porte pendant que Mike remettait ses chaussures. Somme toute, Michael n’avait pas tellement aimé la maison blanche. Blanc avait bien pressenti les sentiments de Mike, qui était heureux de partir. Blanc le sentait sans poser de jugement. D’ailleurs, il était en admiration devant cet humain. Les autres avaient raison. Mike était différent. Il réussirait s’il parvenait à franchir la dernière partie de son chemin. Il jouissait d’un excellent discernement d’une détermination encore plus forte. Après s’être chaussé, Mike s’avança sur le terrain de la maison. Il arrêta et se retourna vers la porte. Blanc lui parla de l’intérieur puisqu’il ne pouvait se risque à l’extérieur. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, il n’y pas de plus grand amour pour un homme que de sacrifier son cœur au bénéfice du tout. 

Il lui sourit en refermant la porte et Mike entendit à peine ses dernières paroles couvertes par le bruit de la porte. 

-       Apparences trompeuses. Tu verras, tu verras. Nous t’aimons tendrement. 

Mike franchit lentement et péniblement le trottoir de la maison qui menait au sentier. Il quittait la maison qu’l avait le moins aimée et commençait à en avoir assez de cette phrase qu’on lui avait servie à plusieurs reprises. Tout le monde l’avait citée. Il avait l’impression que cette maison lui avait tout pris, alors qu’en réalité il en avait retiré beaucoup. Il resta longtemps près de la barrière blanche qui menait à la maison, regardant à gauche et à droite. Puis, il franchit la barrière et se plaça au centre du sentier où il se tint longtemps immobile. Il était tourné vers la gauche, les yeux fermés, prenant bien soin de ne pas avancer. Il fit une petite cérémonie qui lui était propre et demanda aux anges qu’il avait rencontrés d’y assister. Puis il parla  à haute voix : 

-       Je ne fais pas de sacrifice parce que je vais te rencontrer un jour, Anolee. Et au moment opportun, je connaîtrai ces enfants qui ne me sont jamais nés lorsque je rentrerai chez moi. 

Il prenait à cœur l’enseignement des anges sur la nature temporaire de la terre et la réalité absolue de l’esprit. Sa déclaration portait la promesse d’un amour différent dans un autre lieu, mais d’une réunion néanmoins. Il s’accrochait résolument à la réalité d’une éventuelle réunion sacrée, où il retrouverait l’amour de sa vie, sa partenaire bien-aimée. Il pourrait alors consacrer son temps à l’aimer et elle le lui rendrait. Dans un soupir, Mike fit volte-face. Il reprit sa route à grands pas décidés. Son armure résonnait doucement sous le soleil. Il était conscient de laisser derrière lui une des plus grandes occasions de bonheur qui soient. Il  lui avait tourné le dos et même si sa décision le faisait souffrir, il se consolait à la pensée de la promesse d’amour de Dieu et à la conviction absolue qu’il reverrait Anolee. Il était pensif, résolu et sérieux. Michael Thomas venait d’en apprendre long sur l’amour. Cette maison lui avait donné la plus importante leçon sur lui-même et sur Dieu ; son âme avait été vidée jusqu’à ce qu’il parvienne à distinguer la moindre parcelle de vérité et de discernement pour les mettre à son service. 

 

Cette fois-ci, il ne regarda pas derrière lui. Il marchait d’un pas assuré. Bien que quelque peu tiraillé, il se sentait puissant et en sécurité. Cette terre lui appartenait. Il sentait qu’il la possédait. Il en avait payé le prix. Il découvrirait rapidement si tout cela était vrai puisque à une heure environ sur la route, une autre épreuve l’attendait. L’entité négative lui fournirait LA bataille de son âme

 

 

Le Retour – de Michael Thomas – Editions Ariane 1998– Kryeon canalisé par Lee Carroll. 

Le petit avantage à l’intérieur

gifs étoilesJenny Marrs 

Nous vous avons promis un poème. Celui-ci est de Jenny Marrs, la mère d’un enfant indigo affligé de trisomie. Je pense que vous percevrez la sagesse chez la mère comme chez l’indigo. 

Chaque cellule possède un chromosome en excédent, disent-ils. 

Et tout ce qu’ils constatent, c’est « Il y aura un retard ». Un retard de développement. « Il ne marchera pas avant l’âge de deux ans ». 

Un retard de langage. « Il parlera peu ». Un retard cognitif. « Saura-t-il lire, écrire ? » 

Les pronostics d’avenir n’étaient pas reluisants. John les a pourtant démentis sur toute la ligne. 

Mais ce n’est qu’une pâle victoire en comparaison du message qu’il porte. 

Bébé naissant, il émanait de lui tant d’amour, son cœur chaleureux évoquait le divin. Sa grand-mère disait : « Je suis mystérieusement attirée par l’amour si spécial qui émane de John ». 

Et qui voyait-il dans ce coin de sa chambre ? 

Quand il riait et gazouillait – je ne peux que deviner ; babillait-il aux anges ? Ceux-ci étaient-ils la source de son délice ? 

Se penchaient-ils déjà sur ce minuscule bébé ? Lui ont-ils instillé sa compassion, son don de savoir intuitivement qui a besoin d’un sourire ? 

Si souvent, il pénètre dans une pièce accompagné de soleil et de bonheur, là où régnait peu avant la tristesse. 

Son cœur tout grand ouvert, il est sincère, il est vrai. Son charme et sa gentillesse n’échappent à personne. 

Un inconnu remarque : « Les enfants perdent leur ailes vers l’âge de sept ans et se tournent vers des préoccupations plus terrestres ». 

« mais votre petit est doué d’un projet plus vaste ajouta-t-il ; il gardera ses ailes et est touché par la main de Dieu. Il apprend toujours et grandis, mais il est plus près que la plupart». 

De la perfection de Dieu ; c’est pourtant lui qu’on affuble d’un diagnostic. 

N’est-ce pas plutôt nous qui sommes dépourvus de ce chromosome et de l’illumination qui nous mène à notre demeure céleste ? 

John fait tant d’efforts pour apprendre toutes ces choses terrestres. Il lit, écrit, il adore l’école et il chante. Il parle plutôt bien mais demeure un petit taciturne parce que ce n’est que dans le silence que s’élève la voix de Dieu. 

Asseyez-vous près de lui et écoutez-le si le cœur vous en dit, car ce petit enfant possède la sagesse des âges à partager. 

▲▲▲ 

« Un enfant jeune et vif ne connaît pas les limites de sa volonté. C’est là sa seule réalité. Ce n’est pas qu’il cherche dès le départ à s’opposer aux désirs d’autrui. Mais tout simplement, ils n’existent pas pour lui. Tel un artiste, il s’absorbe dans le travail de création. Glorieusement seul » 

Jane Harrison, spécialiste du classicisme anglais. 

Lee Carroll et Jan Tober sa compagne spirituelle. les enfants indigo. 

Le retour : la 3è maison

Gif maisons  La troisième maison 

 

Mike s’arrêta sur le sentier avant de pénétrer dans la troisième maison. Un écriteau planté dans le gazon annonçait la MAISON DE LA BIOLOGIE. La maison et la pancarte arboraient une seule et même teinte, comme cela avait été le cas pour les maisons précédentes. Celle-ci était d’un vert irlandais resplendissant qui se mariait parfaitement aux arbres et aux parterres luxuriants du voisinage, adouci par la lumière diffuse de la brunante. Mika savait qu’il allait rencontrer un autre ange avec qui il se lierait certainement d’amitié. Il passa en revue ce qu’il avait traversé jusqu’à maintenant et conclut que les deux premières maisons avaient été des lieux où on l’avait aidé à préparer son voyage. Ce qui l’attendait maintenant devait être plus substantiel et formateur. Après tout ce qui m’est arrivé jusqu’à présent, pensa-t-il, ça devrait maintenant devenir plus facile. 

 

Au moment où il approchait de la maison, un ange vert énorme se présenta sur le palier et, à l’approche du voyageur, formula la salutation d’usage. 

 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure ! L’ange, que Mike appellerait Vert, bien sûr, était particulièrement vigoureux et joyeux. Touts les anges lui avaient paru animés, mais Vert affichait comme une sorte de sourire permanent. Il regarda Mike de la tête aux pieds. 

-       Belle épée ! 

-       Salut à toi Vert, répondit Mike sans se soucier du commentaire de l’ange. Je suis prêt à parier qu’il a dit ça seulement pour me faire oublier que je dois transporter un objet si saugrenu dans ma quête spirituelle, pensa Mike. 

-       Non, répliqua l’ange, qui avait lu les pensées de Michaël, Les épées ne sont pas toutes aussi grandioses que la tienne. Je le sais. J’en vois régulièrement. 

-       Quelle est différence ? 

-       Nous t’avons donné un nom approprié, Michaël. Ton intention est vraiment pure et ton cœur résonne encore de ta quête. Tes outils reflètent par conséquent ce que ceux de mon groupe peuvent percevoir. Si tu veux bien te donner la peine d’entrer. 

 

Mika suivit Vert dans la maison, poursuivant la conversation. 

-       Suis-je pour cela différent, spécial, meilleur ? 

-       Ça te donne un potentiel immense, Michaël ! Rappelle-toi qu’en tant qu’être humain, tu as la possibilité de choisir. Nous ne notons pas les humains et ne les divisions pas en catégories. Nous voyons chacun d’entre vous en fonction d’un degré de potentiel d’énergie. 

-       Potentiel pour quoi ? 

-       Pour changer ! 

-       Pour quelle raison ? 

 

Vert s’arrêta pour faire face à Mike. Ils venaient de traverser une série de petites pièces vertes et se trouvaient maintenant dans l’entrée de ce qui semblait être l’appartement temporaire de Mike. Dans un langage doux et empreint d’une incroyable patience et de respect à l’égard de l’être humain qui se tenait devant lui, l’ange lui dit : 

 

-       Pourquoi es-tu ici, Michaël Thomas ? 

-       Pour retourner chez moi, déclara rapidement et honnêtement Mike. 

-       Et que dois-tu faire pour ça ? L’entité lui offrait l’occasion de définir sa situation actuelle. 

-       Franchir la route des sept maisons. 

-       Et ? Vert voulait qu’il lui en dise davantage. 

-       Devenir un être aux dimensions différentes. Mike répétait gauchement les paroles d’Orange. Vert laissa voir un large sourire et dit : 

-       Un jour, Michaël de l’Intention pure, tu comprendras certains des concepts que tu énonces maintenant. Orange te l’a-t-il dit ? Mike savait que son jeu avait été découvert. 

-       Oui, il l’a fait. Je ne comprends pas encore tout. 

-       Je sais, dit le grand Vert d’un ton moqueur. Pour en revenir à la question, comment te prépares-tu à rentrer chez toi ? 

-       Je change ! déclara Mike d’un ton triomphant. 

-       Pourquoi ? questionna Vert. Ils avaient fait le tour de la question et Mike devait exprimer son opinion. 

-       Je ne peux y arriver sans change ? risque Mike. 

-       Voilà ! Le chemin du retour présente diverses voies, mon ami. D’abord, il faut l’intention ; ensuite, la préparation. Ces étapes sont toujours suivies de la découverte de soi et de la réalisation selon laquelle les transformations à subir sont nécessaires pour atteindre un but. Mais, tu sens déjà tout ça. Une autre étape consiste à examiner le fonctionnement des choses pour s’adapter à la vision d’ensemble. L’ouverture de la porte qui permet d’entrer chez soi est l’équivalent d’une remise de diplôme. Il n’y a rien de comparable. 

 

C’était la première fois qu’un ange parlait du but et de l’étape finale. Mike en était tout agité. 

-       A quoi dois-je m’attendre ? C’est ce qui l’intéressait le plus : l’étape finale, ce qu’il trouverait en rentrant chez lui. 

-       Quand tu l’as demandé, tu l’as défini, répondit Vert. 

-       Quand ? 

-       Quant u as demandé à faire ce voyage, au début. 

 

Mike se rappela tout à coup la conversation avec le grand ange sans visage, où tout avait démarré, lorsqu’il lui avait demandé de décrire le but. 

-       Tu es au courant ? demande Mike, surpris. 

-       Nous faisons tous partie de la même famille, Michaël. Vert se glissa dans la pièce où Mike devait loger. Voilà qui doit te sembler familier, n’est-ce pas ? 

 

Mike jeta un coup d’œil autour de lui. La pièce ressemblait aux autres chambres qu’il avait occupées. Elle invitait au repos et au sommeil. L’odeur du repas qui l’attendait dans la pièce attenant chatouillait ses narines. 

-       Nous avons prévu des vêtements de rechange pour toi cette fois-ci, dit l’ange en indiquant le placard. 

 

Mike se rendit soudain compte qu’il devait offrir une image terrible, le sang et la boue ayant séché sur ses vêtements déchirés. La violente tempête qu’il avait essuyée avait laissé des traces. Il se tourna vers le placard. Des vêtements de voyage à sa taille et un confortable peignoir vert s’offraient. Il se tourna pour demander à Vert comment on avait su sa taille, mais celui-ci avait disparu. Mike sourit et dit à haute vois, sachant que Vert l’entendrait : 

-       Bonne nuit, mon ami angélique vert. A demain ! 

 

Michaël mangea et dormit profondément jusqu’à cinq heures du matin, mais il fit un cauchemar. Il revit l’horrible créature sombre qui se rapprochait de lui durant la tempête. Il ressentit à nouveau la menace d’une fin qui pesait sur lui et il en fut terrifié. Il se réveilla brusquement, en sueur. Vert était là, au pied de son lit ! 

-       Tu es prêt ? 

-       Vous ne dormez donc jamais ? 

-       Bien sûr que non ! 

-       Le jour n’est même pas encore levé. Mike ressentait l’épuisement relié au manque de sommeil et au rêve terrifiant. 

-       Il faudra que tu t’habitues à la Maison de la biologie, Michaël Thomas. Vert souriait sans bouger. Je serai ici tous les matins à 5 h 30 pour le début de ton enseignement. Avant que nous  ayons terminé, tu sauras tout des étapes du sommeil, de l’énergie biologique et des mauvais rêves. 

-       Tu connais mes rêves ? demanda Mike. 

-       Michaël, tu ne comprends pas encore notre relation avec toi. Nous savons tout de toi et nous honorons hautement ton fonctionnement. Vert recula légèrement et fit signe à Mike de se préparer à le suivre. Mike se sentait plutôt mal à l’aise. 

-       Vert, je suis complètement nu. 

-       C’est ainsi que tu commenceras la leçon, Michaël. Ne soit pas timide. Enfile le peignoir vert qui est dans le placard. 

 

Mike obéit et passa dans l’autre pièce pour prendre son petit déjeuner. Vert ne le quittait pas d’une semelle. Il s’assit près de lui et le regarda manger sans prononcer une seule parole. C’était la première fois qu’une entité angélique l’observait de si près. Il y avait quelque chose de différent. Après le repas, Vert conduisit Mike dans une pièce particulière. Les autres maisons étaient énormes et leurs pièces, immenses avec des plafonds très élevés. Celle-ci, par contre, offrait de petites pièces et presque tout l’enseignement se fit dans une seule d’entre elles. Vert commença sur le champ. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, montre-moi ton illumination. 

-       Je ne comprends pas, dit Mike. 

-       Où est ton intention pure ? Où est ton amour ? Où est la partie de toi qui connaît Dieu ? Résolu, Vert poursuivit : « Aller, montre-moi la partie de ta biologie qui possède ces attributs ». 

 

Mike n’avait pas à réfléchir longuement à la question. Il comprenait que l’ange vert voulait qu’il lui montre où se situaient ces valeurs dans son corps humain. 

-       Il y en a ici, dit-il en pointant son front, d’autres là, en plaçant la paume de sa main sur sa poitrine. C’est là que je ressens ce que tu me demandes. 

-       Faux ! dit vert d’une voix assourdissante qui étonna Mike. Tu veux essayer encore ? 

 

Michaël pointa lentement diverses parties de son corps, demandant chaque fois à Vert si c’était ici ou là. Vert répondait  inlassablement par la négative. 

-       Je n’en sais rien alors, finit par avouer Mike, presque exaspéré, après avoir pratiquement fait le tour de toutes les parties de son corps. Où est-ce ? 

-       Je vais te raconter une blogue. Ensuite, tu pourras essayer de nouveau. 

 

Mike trouvait la situation très amusante. Il était là, en compagnie d’un ange, sur une terre d’un genre qu’il n’avait pas connu dans sa vie précédente, et voilà que l’entité s’apprêtait à lui raconter une blague ! Qui l’eut cru ? Quel endroit étonnant ! 

-       Il était une fois un homme qui se sentait illuminé, dit Vert en s’amusant vraiment à l’idée de raconter son histoire. Sentant qu’il avait atteint un degré d’illumination lui permettant de poursuivre sa route, il décida de prendre un taxi. 

Vert s’arrêta, en souriant. Mike aurait dû réagir devant l’utilisation du mot taxi par un ange. Mais il n’accorda pas ce plaisir à Vert et n’exprima aucunement l’envie de rire qui le tenaillait. Il grimaça tout de même un peu. Et Vert poursuivit son histoire. 

 

-       Ayant trouvé le taxi qu’il cherchait, l’homme glissa sa tête par la fenêtre entrouverte et dit au chauffeur ; « Je suis prêt, allons-y ! » Le chauffeur obéit et partit aussitôt à vive allure dans la direction indiquée, n’emportant que la tête de l’homme dans la voiture ! Le visage impassible, Mike pencha la tête sur le côté en ayant l’air de dire ; « Et après ? » Vert conclut son histoire : 

-       Béni soit celui qui installe tout son corps dans le taxi avant de dire qu’il est prêt à partir ! Vert était fier de son histoire, malgré le manque de réaction de Mike, et savoura le silence qui suivit. 

-       Quel affreux blagueur tu fais ! s’exclama Michaël en retenant à peine son envie de ‘esclaffer. Alors, ta blague signifie quoi au juste ? 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, chaque cellule de ton corps enferme une conscience qui connaît Dieu. Chaque cellule dispose d’un potentiel d’illumination, d’amour et de changement vibratoire. Laisse-moi te montrer. Au même instant, Vert posa un geste qui consterna Mike. Il s’approcha sans crier gare et, à la vitesse de l’éclair, lui écrase l’orteil avec son pied ! 

-       Hé ! protesta Mike devant cette violation de confiance. Qu’est-ce qui te prend ? 

 

Son orteil brûlait et il tenta de le masser pour atténuer la douleur tout en sautillant sur le plancher. « ça fait mal ! » hurla Mike à l’intention de Vert. Son orteil vira au rouge puis au noir. « C’est atroce. Je crois qu’il est fracturé ». 

-       Qu’est-ce qui est douloureux, Michaël ? demanda Vert, comme si de rien n’était en regardant Mike s’agiter dans la pièce et grimacer de douleur. 

-       Mon orteil, espèce de sadique ! Mike ne savait plus ce qu’il disait ; il était en colère. Mais sa colère n’atteignait pas Vert qui se rapprocha. 

-       N’approche pas ! lui lança Mike en se protégeant de ses mains. Je n’ai plus envie de massage angélique ni de thérapie de l’âme. Reste où tu es ! 

-       Qu’est-ce qui te fait mal ? demanda Vert encore une fois. Ce n’est pas ton orteil. 

-       Ah non ? rétorqua Mike, s’installant sur le plancher en position de lotus, soufflant sur son pied et parvenant à peine à garder son équilibre. « Alors, dis-moi ce qui fait mal, ô sainte verdure ! » 

La « verdure » demeura indifférente au sarcasme de Mike. 

 

-       NOUS avons mal, dit l’ange. Chaque cellule de notre corps ressent ton inconfort actuel. Dis-le Michaël : « NOUS AVONS MAL » Mike obéit. 

-       NOUS avons mal, réussit-il à prononcer sans trop d’enthousiasme. 

-       Accordes-tu la permission d’une guérison ? demanda Vert. 

-       Oui, répondit Mike, se montrant tout à coup intéressé. 

-       Exprime ta permission. 

-       Je te donne la permission de guérir mon orteil, dit Mike. 

-       FAUX ! énonça Vert d’une voix forte. Mike n’avait pas besoin d’une carte pour comprendre qu’il avait mal répondu. Il essaya encore. 

-       Je te donne la permission de guérir… euh … je veux dire NOUS. 

 

Vert n’était toujours pas satisfait de la réponse et le lui dit : 

-       Michaël, donne la permission à l’événement, pas à MOI. 

 

Mike réfléchit avant de reformuler sa phrase. 

-       J’autorise la guérison. NOUS avons mal et NOUS allons tous en bénéficier. 

-       Voilà ! dit Vert d’un ton réjoui et en frappant des mains. Tu as réussi, Michaël Thomas de l’Intention pure ! Tu as guéri ton orteil ! 

 

L’orteil de Mike cessa sur le champ de le faire souffrir. La rougeur prit une teinte toute rosée, et son corps entier se sentit soulagé. Vert s’approcha de lui et celle fois-ci, Mike ne lui demanda pas de garder ses distances. 

-       Michael, sais-tu ce qui vient de se produire ? demanda Vert d’une vois douce et gentille. 

-       Je pense que oui, mais j’ai besoin que tu le précises. Mike avait été affaibli par cette leçon ; la douleur l’avait épuisé. Vert poursuivit. 

-       Jamais plus je ne te ferai souffrir, mon cher ami. Je te le promets. A partir de maintenant, ton apprentissage ne se fera pas dans la douleur. Ce que tu viens d’apprendre est ceci : la douleur d’une partie affecte l’ensemble. C’était une expérience collective. Tu te sens fatigué n’est-ce pas ? Si l’expérience avait seulement mis ton orteil en cause, pourquoi donc est-ce que ton comportement entier a-t-il été atteint ? Pourquoi étais-tu en colère ? Est-ce ton orteil qui m’a crié après ? Non. C’est ton corps tout entier. Ton orteil expérimentait la douleur, mais ton être entier y a participé. L’orteil était la source du problème, mais je te jure que toutes tes cellules étaient au courant ! Le même phénomène existe, qu’il soit question de joie, de plaisir, de passion oud e vérité. Chaque cellules ressent tout et est consciente de l’ensemble de la situation. Vert fit une pause pour bien marquer le reste de ses paroles : « Il en va de même de l’illumination spirituelle et de la quête divine ». 

 

-       Bon, alors où se situe exactement mon illumination ? Mike souhaitait une réponse claire, sans blague ni blessure à l’orteil. 

 

-       Elle est répartie également dans chaque cellule de ton corps, michaël Thomas. Chaque cellule est consciente du tout. Chaque cellule connaît tout de l’autre. Chacune prend part à la vibration de l’être humain dans sa totalité. Vert finit une autre pause et se retourna pour faire face à Mike. « Pendant ton séjour ici, tu apprendra les caractéristiques de l’élévation vibratoire. Avant que nous commencions, tu dois te percevoir comme un groupe de cellules qui savent tout, et non comme un ensemble de parties détachées. » 

 

-       Je pense que je peux y arriver, dit Mike avec une intention ardente. 

-       Moi aussi ! Vert montrait un sourire éclatant. Il se leva : « es-tu prêt ? » Encore marqué par l’incident de l’orteil, Mike eut un mouvement involontaire vers son pied, mais répondit : 

-       Tout à fait. 

 

Les heures suivantes s’écoulèrent dans l’apprentissage de l’anatomie humaine et de la santé. Ce n’était pas une formation médicale, mais plutôt tune série de conseils pratiques sur le mode de vie et la santé. L’information transmise semblait inépuisable. Vert lui parla d’alimentation, de façons d’acquérir de l’énergie, du rôle et du moment propice pour pratiquer certains exercices, et surtout, de reconnaître le moment idéal de s’y adonner. Tout au long de l’enseignement, Vert s’assurait que Mike saisissait bien le NOUS de son être. Mike commençait à penser qu’on ne lui permettrait plus d’avoir des parties, et Vert approuvait. 

 

Michaël dormit très profondément cette nui-là, sans cauchemar. Le lendemain matin, Vert était déjà là, au pied de son lit, et resta près de lui pendant le petit déjeuner. Il en profita pour lui donner des explications sur la nourriture qu’il avalait. Il ne semblait pas se préoccuper de ce que Mike choisissait, lui  expliquant tout ce qui se trouvait sur la table pendant que Mike se régalait en essayant de retenir tout ce qu’on lui apprenait. 

 

Dans les jours qui suivirent, Mike entreprit un programme d’exercices. Certains jours, Vert lui ordonnait de revêtir son armure pour ne pas qu’il en oublie la sensation. C’était les jours que Mike préférait. Il comprit que son épée, son bouclier et son armure lui avaient manqué lorsqu’il s’en revêtit de nouveau. 

 

Vert enseigna à Mike l’équilibre naturel du corps, le rôle de la  nourriture, des plantes, des herbes. Mike s’émerveillait devant le travail ordonné des cellules, comme si elles savaient quelque chose qu’il ignorait. C’était étonnant ! Vert lui expliqua qu’il existait une polarité magnétique subtile pour chaque organe et chaque cellule. Les cellules étaient « au courant » et travaillaient à réaliser un équilibre parfait. Lorsqu’elles étaient en équilibre, les cellules pouvaient se régénérer et Mike comprit de quelle façon le corps parvenait à se renouveler constamment. Un jour, il posa à Vert une question plutôt amusante : 

 

-       Mes cellules, je veux dire NOUS, sont très habiles à équilibrer la biologie. Comment se fait-il que moi, je sois ignorant du processus ? Puis-je améliorer la situation ? Mon esprit n’a pas la connaissance que les cellules possèdent. Quel est mon rôle en tant que Mike ? 

-       Question très intéressante, Michaël Thomas de l’Intention pure  ! Vert avait insisté sur intention pure et Mike savait où il voulait en venir. Vert poursuivit : « Ton corps a seulement besoin que tu lui fournisses ce qu’il lui fait, que tu l’entoures de sagesse et que tu t’en occupes, et il fera le reste. Jusqu’à maintenant, tu as appris à lui procurer le confort, à bien le nourrir et à lui assurer de l’exercice. Ton système n’a pas besoin d’autre chose. Mais il est temps que tu comprennes le rôle de ton esprit. Car il ya quelque chose que tu dois fournir à ton corps qu’il ne pourrait acquérir sans toi. Sais-tu de quoi il s’agit ? 

 

 

Mike croyait le savoir. 

-       Oui, je sais. Mike se sentait en forme comme il ne l’avait jamais été. Sa nudité ne le gênait pas, encore moins en présence de Vert, qui lui fit part des changements qu’il avait remarqués chez lui. Le comportement de Vert se rapprochait à la fois de celui d’un père et d’un entraîneur de champion mondial. « Il est temps que je fasse un choix », lâcha Mike. Vert faillit exploser de joie. 

-       C’est la première fois qu’un humain fait cette prise de conscience si vite. 

 

Mike comprit qu’il avait enfin énoncé quelque chose de bien, et la réaction de Vert l’enchantait. La présence angélique se rua dans la pièce, démontrant pour la première fois sa capacité de défier la gravité et de change de forme. Mike aurait pu être effrayé, mais le spectacle ne s’adressait qu’à lui. Vert retrouva son calme et se planta devant Mike. Il avait retrouvé son apparence habituelle, mais son regard demeurait complètement ébahi. Le visage orné d’un large sourire, il dit : 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, que choisis-tu ? 

-       Je choisis d’utiliser les nouveaux présents de l’Esprit et d’élever ma vibration. 

Encore une fois, Mike était conscient de s’être exprimé correctement. Vers recula de quelques pas, comme pour permettre à la sagesse croissante de Mike de mieux se répondre. Vert était de toute évidence impressionné. 

-       Qu’il en soit ainsi à partir de maintenant, Michaël Thomas, s’exclama Vert. Tu as bien compris. Tes cellules sont incapables d’utiliser l’aspect de Dieu que tu portes en toi et qui a le pouvoir de choisir de s’illuminer. Seul ton esprit peut faire ce choix et, malgré cela, chaque cellule saura que tu as accordé ta permission. Quand ton orteil te faisait souffrir, ton esprit le savait. Alors, quand tu demanderas une vibration plus élevée, ton orteil le saura. Le NOUS en toi est en fête à l’instant même, Michaël. Toutes tes cellules savent qu’elle intention tu as exprimée. Tu dois aller te reposer maintenant. 

 

La journée avait été merveilleuse, et la compréhension spirituelle de Mike s’intensifiait. Il avait accompli quelque chose hors de l’ordinaire. En le conduisant à sa chambre, Vert lui expliqua qu’il avait exprimé l’intention d’une poursuite sacrée, la première demande d’une longue série à venir. Chaque fois qu’il devrait s’élever à un autre niveau, sa biologie devrait être équilibrée et il devrait en accorder la permission. La fierté que Vert ressentait à l’égard de Mike le poussait à le traiter avec un respect plus profond encore. Lorsqu’ils arrivèrent à la porte de la chambre, Vert demanda à Mike de le regarder en face. 

 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, j’ai l’habitude de me retirer maintenant  et de revenir le lendemain matin. Tu connais l’horaire. Je suis ici pour te dire que je t’aime tendrement. Les attributs du changement de vibration comportent des conséquences avec lesquelles tu dois te familiariser. Je t’ai assuré que je ne te blesserai pas, et je tiendrai ma promesse. Tout ce qui se déroulera dorénavant suivra le rythme de ton choix. Toute blessure que tu ressentiras dépendra de toi. Plus rien ne sera désormais semblable. Ce soir, tu t’endormiras en tant qu’humain que tu connais mais, au réveil, tu seras différent et tu aura toutes les caractéristiques de ta nouvelle vibration. 

 

Vert fixa longuement Mike, et ce dernier se sentit honoré par tant d’attention. Il savait que l’instant était différent et il eut envie de demander des précisons à Vert. Qu’est-ce qui est différent ? Le saurai-je demain ? Qu’apprendrai-je demain ? Dis-le moi maintenant ! 

 

Mais il n’en fit rien et Vert prétendit ne pas entendre. Il recula lentement pour sortir de la chambre, ce qu’il ne faisait pas habituellement. Quelque chose se transformait, et Mike ressentait une certaine menace. Il s’adressa aux murs. 

 

-       Je suppose que je dois m’attendre à une transition frappante avant d’arriver chez moi. Peut-être même vais-je devenir un ange avant d’y arriver ! Et si je prenais aussi une couleur particulière ! 

Le simple fait d’imaginer tout cela le faisait presque rire et il s’attendait à une riposte de la part d’un ange, mais il n’entendit que le silence. Un changement s’opérait déjà à l’intérieur de lui. Il sentit une vibration au creux de l’estomac et frissonna. Il savait qu’il était temps de se mettre au lit. 

 

Il dormit mal et souhaita se retourner vte à 5 h 30 car Vert lui manquait. Il ne se sentait pas en sécurité. Chaque fois qu’il s’endormait, le même rêve lui venait à l’esprit. L’horrible forme se présentait devant lui, le fixant intensément et, chaque fois, l’attrapait et le détruisait. Il perdait tous ses membres, se réveillait en sueur et angoissé, entendait ses propres cris, qui cessaient subitement, et puis c’était le silence total. Il se rendormait pour recommencer le même rêve de nouveau. Combien de fois pourrait-il être tué ? Cinq ou six ? C’était interminable. Sa mort se répétait inlassablement avec à l’occasion, de légères variantes. Le rêve se clarifiait peu à peu. Finalement, n’en pouvant plus, il se mit à pleurer. Le manège se poursuivit, et il constata qu’il déversait son âme entière sur l’oreiller. Il ne se rappelait pas avoir été autant désespéré de toute sa vie. Même la mort de ses parents ne l’avait pas si ébranlé. Il pleura à chaudes larmes, se mit à gémir ; il avait perdu toute maîtrise de lui-même. 

 

Il pleura sur lui-même et sur ses parents. Il pleura son amour perdu et les occasions qu’il avait ratées. Il sentait que l’entité négative l’avait tué, et il pleura finalement sa propre mort. Il se tordait de désespoir. Son corps se convulsait dans des sensations de douleur qu’il analysait et combattait. 

 

Michaël finit par s’assoupir d’épuisement pendant quelques heures avant le petit matin. Quelque chose n’allait pas. Le soleil était déjà levé. Où était Vert ? Pourquoi l’avait-on laissé dormir ? Mike se leva et ressentit une douleur au ventre après sa nuit si agitée par les pleurs. Il devait se tenir les côtes. 

-       Oh ! Que NOUS souffrons ! s’entendit-il dire à son corps. 

 

Il se dirigea vers la pièce où ses repas lui étaient habituellement servis. On n’y avait pas laissé de nourriture. Il revêtit son peignoir vert et partir à la recherche de Vert. Il constata que les pièces qu’il connaissait bien semblaient tourner au brun et se demanda si ce n’était pas l’effet de la lumière. Il avait d’ailleurs l’impression qu’elle faiblissait. Où  est Vert ? Qu’est-ce qui se passe ? 

-       Vert, où es-tu ? Il n’obtint pas de réponse. 

Mike fit le tour de la maison, amis ne trouva l’ange nulle part. Puis, fatigué et affamé, il s’installa dans la pièce où Vert lui  avait donné son enseignement. Perplexe, il sentit une sorte de noirceur l’envahir, ce qu’il n’avait pas expérimenté depuis le début de son voyage. Mais ce sentiment lui était familier ; c’était la dépression qu’il avait connue pendant si longtemps à Los Angeles. 

-       Qu’est-ce qui se passe ? se demanda-t-il à haute vois. Seul un silence l’entourait. « Où sont-ils passés ? Bleu ? Orange ? Vert ? Hé ! J’ai besoin de vous ! » Silence. 

Il constatait que la dépression l’envahissait toujours. Il ne fallut pas longtemps avant qu’il se retrouve dans un état où plus rien ni personne ne l’intéressait. Mais il refusa la situation. 

-       Bon, d’accord. Si vous ne voulez pas m’aider, j’emprunterai la voie difficile. 

Ne sachant pas trop ce qu’il entendait exactement par là, Mike ne cherchait qu’à produire une réaction quelconque. Il retourna à sa chambre et, en ouvrant le placard, se rappela la carte. Peut-être lui donnerait-elle quelque indication. Elle l’avait toujours fait lorsque ça ne tournait pas rond sur cette étrange terre spirituelle. Il retrouva le parchemin et s’empressa de le dérouler. Il ne s’attendait absolument pas à ce qu’il vit. Tout  à fait sceptique, il déposa la carte, se remit au lit vêtu de son peignoir et s’abrita sous les ouvertures. Il était une heure. Quelle importance. Mike fixait intensément les murs. 

 

Sur le parchemin, là où se trouvait habituellement le VOUS ETES ICI, il n’avait trouvé que le néant, rien, aucun signe. La carte ne fonctionnait plus. Elle était dépourvue de sa magie. 

La forme verte avait-elle réussi à se glisser dans la maison et à le tuer au cours de la nuit ? Avait-il rêvé ou connu la réalité dans son sommeil ? La sombre silhouette avait-elle aussi tué les anges ? 

 

Comment était-ce possible ? Michaël se battait contre la dépression et les ténèbres. Il essayait de comprendre et fouillait son esprit pour se rappeler le moindre petit élément transmis par Vert pouvant expliquer ce qui se passait. Dans le brouillard de sa conscience, Mike se rappela les propos de vert : « Toute la souffrance que tu connaîtras dorénavant sera créée par toi. Rien ne sera plus pareil désormais. Je t’aime tendrement ». Etait-ce là des paroles d’adieux ? Mike se rappela cette phrase prononcée par le grand ange blanc au début : « Les apparences sont parfois trompeuses… » Il devait s’accrocher. Mike croyait en Dieu, et tout ceci n’était qu’un jeu, qu’un test ! 

 

Mike fit la seule chose qui lui semblait sensée. Il se leva et revêtit son armure. Elle n’était plus aussi confortable. Elle lui paraissait plus lourde que dans ses souvenirs, et l’épée restait encombrante. Peu importe. Il l’arbora fièrement et s’exprima à haute voix. 

-       Rien ne vaincra mon esprit. J’exige la victoire contre ma dépression ! 

Rien. Silence. Paroles vides. Aucun sentiment d’amour ou de gloire ni de sensation d’être protégé par qui ou quoi que ce soit. Cette terre était complètement vide. Michaël Thomas était seul. Mike luttait sans relâche pour conserver tous ses esprits. Il était décidé à ne pas céder ! Il se rendit dans la salle d’enseignement et s’installa, vêtu de son armure, dans le fauteuil de l’élève. Il y resta jusqu’au coucher du soleil, en attente, dans le silence absolu d’une terre dépourvue de la moindre sonorité. Il demeura alerte tout ce temps, ne sachant trop à quoi s’attendre, mais il ne  s’abandonnerait pas aux ténèbres de la dépression qu’il avait su vaincre une fois déjà avant de pénétrer sur cette terre merveilleuse. 

 

Puis, la pièce s’assombrit, et il s’assoupit. Cette fois son sommeil ne fut pas agité. Mike commençait à établir la paix où elle ne s’était jamais située. Il développait graduellement le pouvoir de le faire. Pendant son sommeil, son épée oscillait doucement, chantait, en réponse à la nouvelle vibration de l’être humain unique qui la possédait. Michaël Thomas n’était pas conscient du phénomène. Son bouclier luisait légèrement, en réponse à de nouvelles directives émanant d’une biologie en transformation. Mike n’était pas conscient de cela non plus. Son armure le tenait au chaud, en réponse à des directives spirituelles provenant d’une source nouvellement éveillée dans son ADN. Michaël Thomas n’était pas non plus conscient de cela. Toutes les cellules de son corps étaient en pleine transformation et la métamorphose était presque achevée. Mike dormit très bien. 

 

 

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Tout était différent lorsqu’il s’éveilla le lendemain matin. Il était toujours dans le fauteuil, mais la pièce était plus claire et plus gaie. Il se leva et mit son esprit à l’épreuve. Il trouvé étrange de constater que sa première pensée n’était pas de voir s’il était toujours seul, mais ‘il allait bien. Partie, la dépression ! Il remarqua qu’il portait toujours son armure, mais sans en ressentir tout son poids. Comme il marchait d’un pas alerte vers la pièce om ses repas lui étaient normalement servis en se demandant s’il allait encore devoir se priver aujourd’hui, il sentit l’arôme appétissant du petit déjeuner. Il sut alors que tout irait à nouveau pour le mieux. 

 

Il mangea comme il ne l’avait jamais fait. Affamé, il dévorait presque tout ce qui s’offrait à lui, se réjouissant de son bien-être. Il se surprit même à chanter la bouche pleine ! 

-       Ma mère aurait honte de mes mauvaises manières, se dit-il, la nourriture dégoulinant le long de son menton. 

-       Elle est très fière de toi, Mike. Et nous le sommes aussi. Vert se tenait sur le pas de la porte entrouverte. 

 

Mike se leva en guise de respect pour son ami Vert. Il était enchanté de le revoir. 

-       Vert ! Je croyais t’avoir perdu. Entre et viens t’asseoir. Mike reprit sa chaise et poursuivit son repas. 

 

L’ange imposant se dirigea vers la table, s’assit devant Mike et attendit que ce dernier prenne la parole. Il savait qu’il devait avoir des tas de questions à poser sur ce qui s’était passé la veille, mais Vert attendait qu’il commence. Il s n’échangèrent aucune parole. Mike continuait de manger tout en fredonnant, souriant béatement et regardant Vert d’un œil brillant. Vert l’observait, examinant attentivement son corps toujours revêtu de l’armure. Il ne put résister plus longtemps ; 

-       Belle épée ! 

 

Mika éclata de rire en entendant la même remarque qu’à son arrivée. La nourriture jaillit de sa bouche, et Vert se joignit à lui dans cette manifestation de joie. Ils se serrèrent affectueusement. C’était la première fois que Mike était autorisé à toucher un ange de cette terre, ais il sut instinctivement que ce geste était désormais approprié. Ni l’un ni l’autre ne pouvais cesser de rire. Michaël se mit à danser au centre de la pièce, accompagné de l’ange ; il se laissait aller au son de la musique de son âme, foulant de ses pieds les miettes échouées sur le plancher dans ce moment d’excitation et dont certaines se collaient à ses orteils. La pièce était dans un fouillis total mais c’était sans importance. Les contorsions qu’il avait subies la veille le faisaient encore souffrir. Il dut se rasseoir afin de se reposer un peu. Puis, il s’adressa à Vert : 

 

-       Je savais que tu reviendrais, tu sais. 

-       Comment le savais-tu ? 

-       Parce que tu m’avais dit que tu m’aimais. 

-       C’est vrai, je t’aime. Mike avala une autre bouchée. 

-       Mes parents peuvent-ils vraiment me voir ? La question s’avérait très importante à ses yeux. Il se rappelait le commentaire de Vert lorsqu’il était entré dans la pièce. 

 

-       Le fait que tu poses d’abord cette question reflète ta nouvelle conscience, Michaël Thomas de l’Intention pure. Il arrive que les anges d’ici s’amusent à prendre des paris sur les questions qui seront énoncées en premier lieu après un changement de consigne. Celle que l’on pose habituellement, tu ne l’as pas encore formulée. Nous avons passé passablement de temps ensemble, et u ne l’as pas encore posée. Tu t’interroges plutôt sur tes parents. Vraiment, j’ai devant moi un être humain hors de l’ordinaire ! 

 

Mika hésitait à le croire, mais il avait l’impression que Vert devenait émotif, si un tel sentiment était possible chez les anges. Il y eut un silence, et Vert reprit la parole. 

-       Oui, Michaël Thomas, tes parents peuvent te voir, et ils sont vraiment fiers. Vert attendait la suite des questions. 

 

Mike réfléchit à ces propos et poursuivit : 

-       Je crois saisir le sens de la journée d’hier. 

-       Ah oui ! Vraiment ? Alors explique-moi, di t Vert en penchant la tête sur le côté, comme pour mieux entendre les paroles à venir. 

Normalement, à cette étape de l’enseignement dans la Maison de la biologie, l’entité passait beaucoup de temps à expliquer à un humain perplexe où avait bien pu passer tout le monde la veille et la raison de l’horrible journée solitaire et de la noirceur de l’esprit. 

-       J’ai changé, Vert, tout comme tu me l’avais prédit. Je me sens différent. Je me sens… NOUS nous sentons plus puissant. J’ai une conscience de toi que je n’avais pas auparavant. D’une certaine manière, tu es passé à mes yeux du rôle d’enseignant à celui de.. Mike s’arrêta pour mieux réfléchir sur le terme à utiliser, mais Vert prit la parole. 

-       … membre de la famille ? 

-       Oui, approuva Mike sur le champ. Il se tourna vers l’intérieur, mais parvint à poursuivre : « Ce qui s’est passé hier, j’ai cru que c’était un test, mais ce n’était pas le cas ». Vert écoutait attentivement, laissant Mike exprimer son opinion sur ce qui s’était produit. « Je sais que tu m’expliqueras éventuellement les détails de tout cela, mais je crois savoir pourquoi ». Michaël parlait lentement, avec précaution, tel un professeur. « Chaque cellule de mon corps s’est en quelque sorte retirée. Comme si j’avais coupé le courant pour mourir. Je ne trouvais aucune consolation. Même mon esprit ne parvenait pas à trouver une seule raison d’exister. J’étais comme un être humain neutre, et j’ai alors compris ce qui se passait lorsque j’ai consulté ma carte. Ça été un signal pour mon esprit ». 

 

Vert était impressionné. Il n’avait encore jamais rencontré d’élève de passage dans la maison verte qui comprenait si clairement les caractéristiques du changement de vibration. Il fallait en général beaucoup de temps pour l’expliquer. C’est pourquoi Vert savait qu’il était en présence d’une entité spéciale, Michaël Thomas. Il était fier de son élève et l’en aimait d’autant plus. Mike poursuivit : 

-       La carte est « morte » aussi ; j’étais dans les limbes. C’est alors que j’ai saisi. Pour recevoir le présent spirituel de l’intention, je devais en quelque sorte renaître. Comme si le courant avait été coupé de mon existence pendant une journée et qu’il avait été rebranché sur un nouveau mode. Je savais que si je conservais mes esprits durant le processus, j’allais m’en sortir. J’ai utilisé une visualisation de toi où je te voyais me dire que tu m’aimais. C »st la seule chose qui fonctionnait. Quand je pensais à toi, je parvenais à me concentrer sur la raison de ma présence ici; Mike regarda Vert en souriant. Il essayait de cacher les larmes qui lui montaient aux yeux. « J’ai raison, n’est-ce pas ? » 

 

-       Je n’ai presque rien à ajouter, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit Vert en se levant. Mais je vais te dire cependant que lorsque tu pensais à mon amour pour toi, ce n’était pas seulement le mien. Je fais partie d’une collectivité. Lorsque tu t’adresses à moi, tu t’adresses au TOUT. Tu en fais partie également mais tu ne le sens pas de la même façon que moi. Au fur et à mesure de l’élévation de ta vibration, tu deviendras plus conscient de tout cela. Lorsque tu as ressenti l’amour de Vert, tu as aussi ressenti celui de Bleu, d’Orange et même celui de tes parents et même celui de ceux que tu rencontreras sur ton chemin. Tu ne les connais pas encore, mais ils te connaissent. Nous formons un tout, Michaël, et u l’as ressenti au moment où tu en avais le plus besoin. Ton intuition a gagné ! Quel atout tu as déjà en main ! 

 

Mike savait qu’il y avait une suite. Il resta silencieux pour permettre à Vert de suivre le fil de ses pensées. Celui-ci continua : 

-       Tout ce que tu as dit est vrai. Pour passer à un plus haut niveau, il faut faire face au défi. C’est à ce moment-là que nous nous éloignons de toi pour te permettre de changer. Nous ne pouvons rien faire pour toi durant ce temps ; notre énergie nuirait même à ta transformation. Tu parviens spirituellement à franchir l’étape. Tu as éprouvé la perte de ta famille. Tu as ressenti l’abandon et la solitude durant cette courte période où tu devais demeurer  seul. La seule chose qui te recentrait était l’amour et, à titre d’enseignant de cette maison, je ne pouvais pas te fournir la solution. Tu l’as trouvée au centre de ta noirceur. Je te félicite de ta conscience et de ta maturité. Vert fit une pause pour permettre à Mike de recevoir le compliment. « As-tu d’autres questions ? » 

-       Oui. Tout ça va-t-il se reproduire . 

-       Oui, caque fois que tu passeras à une nouvelle vibration. 

-       Puis-je faciliter la prochaine transition . 

 

Vert regarda Mike droit dans les yeux et lui répondit sérieusement : 

-       Lorsque tu verras le processus s’amorcer encore une fois, occupe-toi à autre chose. Ne t’y arrête pas et rappelle-toi qu’il est temporaire. Rends-lui grâce. Honore-le  au milieu de la noirceur ! Fais exactement ce que tu as fait, Michaël Thomas de l’Intention pure, ressens l’amour qui accompagne ce présent. 

 

Mike comprit les paroles de Vert et les assuma. 

 

 

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Peu à peu, dans les jours suivants, l’enseignement reprit son cours. La nouvelle vibration de Mike exigeait une formation toujours plus poussée. On lui apprit les subtilités de la conscience se répercutant dans le corps et la façon de déceler la présence d’un déséquilibre. Vert expliqua à Mike les nouvelles courbes de sommeil et les choix alimentaires correspondant à chaque changement de vibration. Il y avait tant à apprendre ! 

 

Le séjour dans la maison verte tirait à sa fin lorsque Vert aborda un point dont on n’ava t jamais discuté encore. 

-       Est-u prêt à parler de sexualité ? demanda Vert. Mike faillit tomber à la renverse. Il regarda son grand ami vert droit dans les yeux, certain qu’il blaguait. 

-       Tu n’es pas sérieux, lui dit-il, embarrassé. 

-       Absolument, répondit vert. 

 

Mike s’exprima tout bas, comme pour éviter que quelqu’un ne les entende. 

-       un tel  propos n’est pas du ressort des anges. C’est quelque chose que les humains font dans le noir. C’est de la basse luxure. Je suis même étonné que tu veuilles t’y arrêter. Je ne pense pas que nous devrons aborder ce sujet dans un endroit si sacré, ajouta Mike, tournant son visage vers un coin de la pièce. Vert insista. 

-       Ce n’est pas tu tout ça. Ta réaction correspond à ce que les humains ont fait de la sexualité. C’est là un phénomène biologique et c’est ta raison d’être ici. 

 

Vert se tut pour laisser à Mike le temps de réfléchir sur ce qu’il venait tout juste de lui dire. Michaël était résigné. Il savait qu’il ne pourrait échapper à l’enseignement de Vert. Il se rappelait ses classes de sexualité à l’école, alors qu’un malheureux professeur avait l’ingrate tâche d’expliquer à un groupe d’adolescents des choses qu’ils savaient déjà. Ils riaient sous cape tout au long du cours, s’échangeant des coups d’œil complices et souhaitant être ailleurs. C’était vraiment trop intime. 

-       Vert, est-ce qu’il le faut vraiment ? 

-       Oui. 

L’enseignement qui suivit devait changer à tout jamais la conception de Mike sur les relations physiques entre humains. Vert parla d’un ton assuré, comme s’il parlait d’expérience. Pourtant, il n’était ni homme ni femme ! Il expliqua à Mike que la sexualité était un des aspects les plus spirituels de la biologie. Il lui décrivit le véritable objectif de l’expérience sexuelle, ce que les humains devaient en tirer, outre les enfants. Il parla de la dynamique de l’élévation simultanée de deux consciences individuelles par la réunion particulière des émotions. Vert expliqua même à Mike comment les choses se passaient sur le plan du corps spirituel lorsque la passion était maîtrisée et canalisée de certaines façons. La sexualité était un catalyseur de l’illumination ! Mike en tétait bouche bée. 

-        je n’arrive pas à le croire ! dit-il en plaçant son visage dans ses mains. Tout ce temps-là, j’ai cru que c’était un geste dégradant, un acte à garder sous silence, un acte charnel qui accompagnait notre évolution et, maintenant, tu m’apprends que c’est un acte spirituel ! Quel concept ! Attends que les prêtres entendent ça ! 

 

Mike s’amusait, mais le concept était absolument révolutionnaire pour un natif de la campagne qui avait découvert le phénomène en observant les animaux et plus tard, en glanant ici et là des miettes d’informations de ses amis. Mike releva soudain la tête. 

-       J’ai perdu tellement de temps. Je regrette de ne pas avoir vécu cette expérience avec une femme que j’aurais aimée. Maintenant, il est trop tard. 

-       Ne regrette pas la route que tu as choisie, Michaël. Les apparences sont parfois trompeuses. Même si cet enseignement t’est donné tard, il aura son utilité en temps opportun. L’information est importante, même si elle peut sembler inutile aux besoins de ta cause. Le secret consiste à changer ton attitude. Vois le processus comme un élément sacré. Tu en respecteras d’autant plus ta biologie. 

 

Vert avait raison. En tant qu’être humain, Mike conservait son imagination et ses rêves, même dans un lieu comme celui où il se trouvait. Il devrait commencer à les respecter au lieu de croire qu’ils étaient mauvais ou corrompus, ce qui revêtait une importance extrême à ses yeux. Il saisissait l’ensemble de la situation et se sentait complet. Certaines parties de son corps pouvaient dorénavant se relier au NOUS dans une atmosphère de respect ! Cette pensée le fit rire. Vert comprit et sourit. 

 

Le jour suivant fut celui de son départ. Mike revêtit les nouveaux vêtements apportés comme par magie. Il venait de vivre dans cette maison l’expérience la plus intense de toute sa vie. Sur le pas de la porte, en compagnie de Vert sous un ciel ensoleillé, il ne savait que dire. Il se sentait bien. Son équipement de combat flamboyait sur ses nouveaux habits, dont le tissu était tout à fait confortable. Tout lui allait à merveille et il s’étonnait, comme toujours, de ce que ceux qui avaient conçu ses habits aient pu les ajuster si parfaitement à sa taille, compte tenu des transformations que son corps avait subies au cours des dernières semaines. 

 

Vert l’examina attentivement, s’arrêtant plus longuement sur ses armes et s’apprêtait à parler quand Mike interrompit son élan : 

-       Je sais, je sais : belle épée ! 

 

Vert éclata de rire. 

-       Tu m’enlèves les mots de la bouche ! Un silence étrange s’installa entre eux alors qu’ils se tenaient sous le chaud soleil. Mike le rompit. 

-       Promets-moi que je te reverrai. 

-       Je te le promets, dit Vert sans hésiter. 

-       Tu as une question à me poser ? 

 

Mike se rappelait ses départs précédents alors qu’on lui demandait toujours s’il aimait Dieu. 

-       Oui, j’ai une question à te poser, mais tu la connais. Veux-tu y répondre avant que je ne la pose ? 

-       Oui, répondit Mike solennellement. J’aime Dieu de tout mon cœur. Mon intention est pure et mon corps est en communion avec votre esprit à tous. je suis plus près que jamais de votre vibration et cette proximité s’accompagne d’un sentiment de vision, de sacré et d’appartenance. Je suis sur le chemin du retour chez moi. 

 

Vert ne pouvait rien ajouter. Alors qu’à chaque départ précédent, l’ange avait subitement tourné le dos et pénétré dans la maison sans dire un mot, cette fois, c’est Mike qui le quitta en silence sans rien dire. Il se lança avec confiance sur le sentier, en direction nord, là où se trouvait la prochaine maison. Vert demeura sur le seuil jusqu’à la disparition complète de Mike. Puis, il parla à haute voix : 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, si tu survis à la prochaine maison, tu deviendras véritablement le guerrier que je perçois en toi. Et Vert resta là. 

 

Il ne fallut pas longtemps avant qu’une détestable créature verte et horrible passe silencieusement devant la porte, poursuivant Mike tout en regardant Vert directement. L’ange ne dit rien et ne tint pas compte de sa présence. Vert savait tout de cette entité négative. Il savait aussi que Mike en apprendrait plus très bientôt. L’idée le fit sourire. 

-       Ce sera tout une rencontre ! 

 

Sur ce, il se retourna et rentra dans la maison. 

 

Le Retour – Kryeon canalisé par Lee Caroll 

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