La quatrième maison

 La quatrième maison dans LE RETOUR 01Poursuivant nonchalamment sa route, Mike se sentait au mieux de sa forme. Il ne pensait pas avoir été aussi bien depuis le début de son voyage. Ses nouveaux vêtements et son armure se mariaient parfaitement à l’endroit imposant qu’il traversait. Il se sentait tout à fait à l’aise dans ce décor. Bien qu’il ait passé la majeure partie de son temps depuis le départ à l’intérieur de l’une ou l’autre des maisons rencontrées sur son chemin, il lui semblait avoir fréquenté cette route depuis toujours. L’odeur et l’apparence des choses lui semblaient de plus en plus familières, comme si ses souvenirs de l’ancien Mike commençaient à s’estomper pour faire place aux attributs peu communs de cette nouvelle terre. Il avait l’impression de plus en plus forte que ce qui l’entourait maintenant faisait partie du connu, mais il savait pertinemment que ce n’était pas tout à fait vrai puisqu’il visitait l’endroit pour la première fois. 

 

Il avait la sensation aiguë d’être habité par une autre puissance et un fort sentiment d’appartenance. Il savait que ce sentiment récent était né des événements survenus dans la Maison de la biologie, et le simple souvenir de Vert le faisait largement sourire. Tout en marchant, il pensait à l’étape qu’il avait franchie pendant son séjour dans cette maison. Que pouvait-il survenir encore ? Il avait traversé le seuil de trois maisons seulement et se demandait quelles autres leçons il allait apprendre. 

 

Un bruit derrière lui attira son attention. 

Rapide comme l’éclair, Mike se retourna vivement, se plaçant en positon de défense. Il fut lui-même surpris de la rapidité de sa réaction. Il était penché vers l’avant, la main sur la poignée de l’épée de la vérité. Etait-ce son imagination ou l’épée vibrait-elle ? Toute son attention se concentra sur son ouïe pendant qu’il se tenait là immobile, prêt à bondir au moindre signal. 

 

Rien. 

Le vent avait pu l’induire en erreur, mais il remarqua qu’aucune feuille ne vibrait dans les arbres environnants. Ne bougeant que les yeux, le reste du corps parfaitement immobile, Michael scrutait les alentours. Il réalisa tout à coup que sa vue était très aiguisée. Elle n’avait jamais été d’une telle acuité depuis son départ, comme si, soudainement quelqu’un avait allumé une ampoule très brillante. 

 

Mike se concentra alors sur ce qu’il voyait afin de mieux examiner une immense pierre. 

Rien. 

Il comprit soudain que même s’il se sentait très à l’aise dans son nouvel environnement peuplé de maisons colorées, l’endroit demeurait dangereux. La forme sombre qui avait hanté ses rêves pendant son séjour dans la Maison de la biologie pouvait très bien se retrouver sur son chemin. Il devait se montrer prudent. Fait étrange, il n’avait pas peur. Il demeura figé, en état d’aller, les  sens affûtés à la limite. 

 

Dans cet état de conscience avivée, il découvrait un autre élément de ses aptitudes. Bien qu’il ne put ni voir ni entendre quoi que ce soit d’inhabituel, il sentait une présence. Son âme ressentait un inconfort, un sentiment de danger et d’avertissement. Pourtant….. 

Rien. 

Lentement, il se retourna et poursuivit sa route, tournant sa tête de gauche à droite pour mieux entendre tout bruit émis derrière lui, tâchant de percevoir quoi que ce soit d’inusité. Tout en marchant, il s’interrogeait sur cette énigme. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Sur cette terre si pleine d’amour et de découvertes spirituelles, comment pouvait-on expliquer l’existence d’une entité si négative ? Pourquoi le poursuivait-elle ? Pourquoi aucun des anges n’avait-il accepté d’en parler ? Un véritable mystère, mais Mike était prévenu et ne laisserait pas cette sombre créature l’atteindre encore une fois. Il restait alerte avec le sentiment de danger toujours présent. 

 

Il marcha jusqu’à une heure avancée de l’après-midi. Le crépuscule approchait et il n’avait pas encore vu la prochaine maison. Il décida de ralentir le pas et, se tournant pour mesurer le chemin parcouru, il sortit sa carte tout en demeurant attentif aux bruits et aux mouvements autour de lui. Il fut soulagé de constater que sa précieuse carte fonctionnait de nouveau et qu’elle était « à jour ». Il repéra le VOUS ETES ICI et, tout près, la prochaine maison. Elle était au détour suivant.  Avec un sourire de satisfaction, il replia sa carte et reprit sa route. 

 

Le voyage entre les deux maisons lui avait pris presque une journée. Il comprit que les maisons étaient séparées par une distance suffisante pour exiger un certain effort de la part du voyageur sans nécessiter toutefois une nuit en plein air. Il en était ravi. Il sentait une fatigue légère et savait qu’elle n’était pas simplement d’ordre physique. L’état d’alerte qu’il avait connu au cours des dernières heures l’avait privé d’une partie de son énergie. 

 

Dans cette lumière mystérieuse où les choses semblant toutes emprunter la même couleur, Mike aperçut la prochaine maison au détour du chemin. Elle baignait dans cette lumière rouge et orange propre à la tombée du jour. La maison, de style campagnard, rayonnait d’un pur violet, comme si la lueur environnante ne l’atteignait nullement. Mike s’arrêta, ébahi. Il n’avait jamais vu de plus magnifique teinte ! C’était un violet à la fois intense, serein et puissant. La maison donnait l’impression d’une structure parfaitement translucide dont la lumière luisait de l’intérieur. Il poursuivit sa route, se rappelant qu’un arrêt prolongé n’était pas prudent, même s’il était tout près du but. 

 

En matière de beauté, Michaël était loin d’avoir tout vu encore ! Lorsque l’ange qui serait son hôte ouvrit la porte, Mike ne parvint pas à prononcer une seule parole. Il n’avait jamais rencontré d’aussi belle créature. Il pensa même à s’agenouiller en signe de respect devant tant de beauté. Que se passait-il ? Sa perception des couleurs avait-elle augmenté ? Il n’avait même jamais vu de couleur pareille ! Il resta muet, tel un enfant qui aurait observé un coucher de soleil pour la première fois, se demandant s’il s’agissait là de magie. Puis il entendit sa voix, et quelle voix ! 

 

Des profondeurs de la tranquillité se fit entendre une voix de velours qui apaisait tout l’air ambiant qu’elle faisait vibrer. Et c’était indéniablement une voix féminine ! 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit la douce voix. Nous t’attendions. 

 

Toujours abasourdi, Mike n’arrivait pas à répondre. Il n’avait même pas une pensée à offrir à l’ange ! Confondu, il prit conscience d’avoir cessé de respirer. L’ange se mit à rire et ajouta : 

-       Je ne suis pas une femme, pas plus que ne l’était Vert. Les anges portent tous les attributs du genre biologique humain. Ma voix et mon apparence visent à rendre ton séjour ici plus confortable. 

 

Mike ne comprenait rien de ce que lui disait Violette. Il avait retrouvé son souffle, mais en savait toujours pas quoi dire. Les paroles qu’il réussit à prononcer résonnèrent horriblement à ses oreilles. 

-       Quelle apparence ! Non seulement le son, mais les paroles, étaient ridicules. Quelle stupidité à prononcer devant une si belle entité ! Il revécut l’embarras qu’il avait connu, enfant, alors qu’on attendait de lui, sans succès, qu’il dise des paroles sensées à un adulte. Sa stupeur était en partie provoquée par l’être devant lui. Mike se trouvait devant une créature angélique immense qui présentait toute la délicatesse du genre féminin, mais sans aucune distinction physique par rapport aux autres anges. Ils portaient tous ces mêmes vêtements flous de la couleur de leur maison qui cachaient toute caractéristique propre au genre. Ils étaient tous immenses, mais son visage… celui de Violette était indéniablement féminin. Il avait la douceur du visage de sa grand-mère et de sa mère et s’apparentait à la sainteté. Mike soupira avant d’essayer à nouveau de parler. 

-     Je m’excuse, Violette… il avait même l’impression qu’il lui manquait de respect en l’appelant par ce nom de couleur… trop familier. Il poursuivit : « Je ne m’attendais pas… enfin, je ne savais pas que les anges pouvaient aussi être des femmes ». Il regretta aussitôt d’avoir ouvert la bouche ! Quelle sottise ! Bien sûr, les anges étaient des femmes. Chaque ange représenté dans des tableaux n’était-il pas une femme ? Violette se tenait là, sans rien dire. Michaël reprit à nouveau : 

 

-       C’est que tous les autres avaient l’apparence d’un homme. Mike aurait voulu effacer tout ça et recommencer encore une fois. 

Ses capacités de communiquer et son éloquence avaient disparus. Il avait complètement échoué à saluer cet ange de façon décente. Il soupira encore et haussa les épaules. Violette lui souriait. 

-       Je comprends parfaitement, Michaël Thomas. 

 

Le regard qu’elle lui jeta aurait pu faire fondre son armure. Il ne présentait rien de romantique, mais bien plutôt un incroyable amour essentiellement maternel. Voilà qui  avait dérouté Mike. Comme s’il revoyait sa mère ! Il avait l’impression d’être réuni à sa famille disparue, se sentant à la fois heureux et incrédule. Il y avait si longtemps qu’on ne l’avait pas regardé de cette façon. Il aurait voulu se faire tout petit et être cajolé. Ses pensées l’embarrassèrent, car il savait que Violette pouvait les percevoir. Elle poursuivit : 

-       Tu t’habitueras très vite, Michaël. Mon apparence s’explique. Ce n’est pas ainsi pour tous les voyageurs, mais pour toi, c’est différent. 

 

Mike comprit. L’apparence et l’attitude de Violette devaient le servir. Mais il se demanda tout de même pourquoi il avait besoin de « voir » un ange maternel. 

-       Parce que tu l’as mérité, dis sagement Violette. Les événements d’ici ne servent pas toujours à l’enseignement. Plusieurs constituent des présents orientés vers la croissance. Tu as visité seulement trois maisons, et déjà, tu te démarques en tant que voyageur très spécial. 

 

Mike saisissait le sens de ces paroles mais, avant qu’il ne trouve à répondre au  compliment, Violette lui fit une demande qu’il n’était pas prêt d’oublier. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, dit-elle doucement, aurais-tu l’obligeance d’enlever tes chaussures ? 

Mika obéit. Il remarqua, près de la porte, un espace prêt à recevoir une paire de chaussures et les plaça là. Elles se fondaient parfaitement au décor. 

-       Mike, sais-tu pourquoi je t’ai demandé cela ? Michael réfléchit. 

-       Parce que je suis en terrain sacré à l’intérieur ? Il se rappelait Moïse et le buisson ardent, et le dialogue de cette histoire. 

-       Alors, pourquoi els autres n’ont-ils pas eu la même exigence ? Mike continua à réfléchir et risqua une autre réponse. 

-       Parce tu es un ange très spécial ? Violette s’amusait et se mit à rire. Perplexe, Mike savait qu’il n’avait pas donné la bonne réponse. 

-       Allons, entre. Violette se retourna pour pénétrer dans la maison. Mike la suivait mais s’inquiétait du manque d’intimité de leur conversation. Il l’interpella une fois à l’intérieur. 

-       Violette, dis-moi, pourquoi m’as-tu demandé de retirer mes chaussures ? 

-       C’est à toi de ME le dire, Michael, avant de repartir. 

Violette le guidait dans la maison. 

 

Mike n’appréciait pas que les anges le fassent attendra avant de lui donner les réponses, encore moins qu’on lui demande de les fournir lui-même. Trop exigeant, se dit-il. 

-       C’est la raison pour laquelle tu es ici, lui dit l’ange en continuant de le guider dans la maison violette. Encore une fois, il eut honte de ses pensées. 

 

La maison n’avait aucun éclat, l’opposé de son hôtesse. Mike constata que son ébahissement l’avait empêché de lire la pancarte à l’entrée. 

-       Violette, comment s’appelle la maison ? Le regardant fixement dans les yeux, elle lui dit : 

-       C’est la MAISON DES RESPONSABILITES, Michael Thomas. Elle attendait sa réponse, un air inquisiteur sur son beau visage. Mike sut que des difficultés l’attendaient ! 

 

Oh ! dit-il, tâchant de ne rien laisser paraître sur son visage. Il n’avait pas donné à Violette la réponse qu’elle espérait. Elle se retourna et continuer la visite. Le nom de la maison l’avait troublé. Il avait déjà imaginé le déroulement de plusieurs types de scénarios sous son toit. Quel vilain mot que la responsabilité ! Il lui rappelait ses parents le pressant de faire ceci ou cela. C’était un terme qui s’accompagnait d’un jugement. Par la suite, il l’entendit de la bouche des femmes qu’il fréquentait, toujours dans un esprit critique à l’égard de ses actions. Pourquoi, se demanda-t-il, les femmes essayaient-elles toujours de le « modeler » à leur goût. Il eut alors une pensée terrible. Peut-être était-ce le rôle de Violette ? Une autre envoyée de Dieu pour me changer. Et si Dieu était une femme ? Ce ne serait pas sérieux ! Puis, il se prit à sourire devant ces pensées humaines si « viriles », sachant très bien qu’elles n’avaient aucun sens. Dieu n’était ni homme, ni femme, mais le scénario qu’il imaginait l’amusait néanmoins. A quoi pouvait bien servir la Maison des responsabilités ? 

 

Violette le guidait par une série de petites pièces vers une salle à manger. 

-       Qu’y-t-il  ici ? demanda Mike alors qu’ils passaient devant deux immenses portes. 

-       Un cinéma. 

 

Un cinéma ? Les réflexions de Mike se succédaient à un rythme fou pendant qu’il marchait derrière Violette. Pourquoi une salle de cinéma dans une demeure d’ange ? Il eu une autre pensée étrange. Peut-être préparait-on une séance de cinéma ? L’idée d’assister à un film en compagnie de Violette l’amusait. Il se dit qu’ils verraient sans doute un de ces films sur les anges très à la mode. Il faillit en éclater de rire. Violette, percevant  les pensées de Mike, s’amusait aussi beaucoup mais pour d’autres motifs. 

 

Enfin, ils arrivèrent à destination. Les appartements de Michael et la salle à manger ressemblaient encore une fois aux autres. Dans le placard, il trouva des pantoufles et de magnifiques vêtements violets qui, de toute évidence, avaient été créés pour lui. L’odeur de la nourriture chatouillait ses narines. Encore une fois, on lui présenta un choix illimité d’aliments. Comment connaissait-on le moment de son arrivée ? En fait, il n’avait jamais rencontré de personnel de cuisine ou d’entretien ménager. Il se rappela le dégât que Vert et lui avaient créé après leur danse et les traces de fruits sur ses pieds pendant des jours. Ceux qui préparaient les plats savaient se déplacer sans se faire repérer, tels des lutins. Quel endroit ! 

 

Mike s’attendait à constater la disparition de Violette, comme avec les autres anges. Mais, elle était toujours là. 

-       L’ensemble te convient-il Michael ? Elle était vraiment magnifique. Mike était toujours sous le charme de ses qualités maternelles. 

-       Oui, merci. Il avait presque envie de s’incliner, en signe de respect. 

-       Nous commencerons demain matin. Bonne nuit, Michaël Thomas de l’Intention pure. Sur ce, elle quitta la pièce. 

Les choses changeaient. Tout comme Vert était demeuré sur le palier au moment où Mike avait quitté la Maison de la biologie, Violette avait quelque peu agit différemment ici. Les anges devenaient-ils plus polis ? Commençaient-ils à pratiquer l’étiquette des humains ? Mike constata la différence, mais décida de ne pas commenter. 

 

Il mangea, se mit au lit et tomba immédiatement endormi. Il se sentait en sécurité, au chand et aimé. Une autre aventure commencerait le lendemain et il savait que l’enseignement de Violette ajouterait à ses connaissances. Il rêva délicieusement de son enfance et de ses parents. 

 

01 dans LE RETOUR***** 

Aux abords de la maison, la forme sombre et fuyante exerçait une surveillance complète. Elle était à la fois aux aguets et en colère. Lorsque Mike avait quitté la maison verte en route vers celle-ci, l’horrible créature avait été estomaquée des transformations qu’il avait subies. Il avait acquis de la puissance, sans compter ces armes stupides. La vigilance de Mike ressemblait à celle d’un guerrier et il était sans peur ! Qu’avait-il bien pu se passer dans la dernière maison pour qu’il change à ce point ? La silhouette verte bouillait de colère à la pensée de l’occasion qu’elle avait ratée de le mettre au défi durant la tempête. 

 

Celle-ci commença à élaborer un meilleur plan pour mettre l’être humain en boîte. L’entité négative se dit d’abord que si Michael Thomas avait choisi de devenir un guerrier insaisissable, il aurait dû emprunter un chemin plus discret et non pas la route toute tracée comme il l’avait fait. Puis, elle réalisa que Mike suivait toujours le parcours. Il ne pouvait faire autrement puisqu’il ne savait pas où se trouvait la prochaine maison. La solution pour le piéger consistait donc à prendre les devants et à attendre sa proie à un détour du chemin. Si l’étrange créature avait pu sourire encore une fois, elle l’aurait fait. Sans sommeil, l’horrible forme avait des visions de la chute imminente de Michael Thomas de l’Intention pure

 

01****** 

 

 

Le matin suivant ressemblait à tous les autres. La journée s’annonçait magnifique. Le repas était splendide. Michael savoura un délicieux muffin aux bleuets, n’en finissant pas de s’extasier sur la fraîcheur et la saveur qu’il  y trouvait. 

-       Celui que j’ai déjà eu entre les orteils ne goûtait pas si bon. 

Il rit en se revoyant danser avec Vert dans la salle à manger de la dernière maison. 

 

Tout comme il finissait de revêtir ses nouveaux habits, on frappa à la porte. Tiens, les anges frappent aux portes maintenant ! 

-       Entrez, lança Mike d’une vois polie. Violette semblait flotter et Mike lui sourit. Il faudra voir à remercier les responsables de ce merveilleux petit déjeuner ! 

-       Je t’en prie, dit Violette. 

-       C’est toi ? 

-       C’est nous tous. nous ne formons qu’un. 

-       Oui, on m’en a déjà informé. Un jour, je comprendrai. D’ici là, je vous remercie tous. 

-       Es-u prêt ? 

-       Oui, bien sûr. 

Violette le guida dans des endroits qu’ils avaient traversés la veille. Les deux grandes portes étaient ouvertes, et Mike put entrer dans le cinéma aux teintes violettes. Il s’arrêta, ébahi et incrédule. Il n’arrivait plus à bouger et Violette ricanait. 

 

Devant eux, s’érigeait un écran géant. A l’arrière de la pièce, on pouvait voir un projecteur des plus modernes et des tas de bobines de film empilées prêtes à la projection. Il devait y en avoir des centaines ! 

-       Eh bien, Michaël Thomas, nous allons regarder des films, toi et moi ! 

-       Pas possible ! C’est une blague ! 

Devant la réponse, Violette cessa de sourire et le regarda sérieusement. 

-       Oh non ! Absolument pas ! Vraiment pas ! Si tu veux bien prendre place dans la première rangée. 

 

Violette se dirigea vers l’arrière de la salle et mit l’équipement en branle. Mike demeurait confus devant le paradoxe qu’il observait. Un ange qui actionne un projecteur de cinéma. Ce n’est pas là un jouet de lieu sacré. Comme c’est étrange ! Mais il obéit et s’installa au centre de la première rangée. A l’encontre des salles de cinéma qu’il connaissait, la première rangée se trouvait au centre de la pièce. Il y avait un autre élément étrange ; le fauteuil central de la première rangée était rembourré et velouté. Tous les autres ne l’étaient pas, comme s’ils avaient été placés là pour créer un effet seulement. Mike s’installa dans le fauteuil moelleux, devant l’écran géant. 

-       Alors, qu’allons-nous regarder Violette ? Mike se sentait un peu nerveux. 

-       Du cinéma familial, lui répondit-elle, trop occupée à préparer la première bobine pour se tourner vers lui. Mike n’aimait vraiment pas le ton de la réponse. 

Il avait l’estomac noué. Encore cette sensation étrange. Décidément, son intuition toute nouvelle faisait des heures supplémentaires, lui faisant savoir que ce qui s’annonçait risquait de se révéler désagréable. Il pensa à blaguer ; et demander du maïs soufflé peut-être ? Il n’en eut pas le temps. Les lumières se tamisèrent, comme dans une vraie salle. Mike entendit le bruit du projecteur et l’écran s’anima. Il eut le cœur serré dès la première image. 

 

Le premier film qu’il vit ce jour-là, comme tous ceux qui suivraient, était d’une qualité impeccable ; aucun soubresaut, une image en trois dimensions, sans avoir à porter de stupides lunettes ! le son provenait de l’endroit approprié sur l’écran, même lorsque les personnages se déplaçaient. Mike souhaita aussitôt que le film n’ait pas été si réel. Il était trop près. L’écran circulaire lui donnait l’impression de faire partie de chacune des scènes. Il aurait voulu reculer, mais il ne le pouvait pas. 

 

Sur l’écran, devant lui, il voyait Michaël Thomas ! S’il avait dû donner un titre au film, il l’aurait intitulé « Les choses désagréables de ma vie ». Le film débutait alors qu’il était enfant, et c’était là d’une réalité désarmante. Sa mère avait l’air toute jeune et son père, tellement beau ! Tous ces souvenirs l’émouvaient et ranimaient en lui de précieux moments. Il revivait tout encore une fois ! Chaque épisode remplissait une bobine entière et se déroulait en temps réel, comme les événements s’étaient vraiment passés, à l’exception du fait qu’on ne lui montrait que les expériences négatives. 

 

Les premières bobines étaient amusantes. On y voyait Mike, un petit garçon blond de trois ans, qui jouait avec les produits de maquillage de sa mère. Il avait fait tout un dégât dans la salle de bain et sa mère l’avait pris sur le fait. Elle était en colère et lui administrait sa première fessée. En tant qu’adulte revivant la scène, Mike fut étonné de la vividité de l’expéri0ince. Il revivait les émotions rattachées à toutes tes séquences. Il craignait maintenant que ce cinéma maison ne se transforme en film d’horreur lorsqu’il se verrait, plus âgé sur l’écran. Mike avait l’impression qu’on l’avait attaché à une voie ferrée et que le train approchait. 

 

Il revit d’autres scènes de son enfance, chacune lui rappelant un événement qu’il avait oublié depuis longtemps. Il se revit dans la salle de bain à l’âge de six ans, incapable de sortir. Il revécut l’émotion d’alors ; ce n’était pas sa faute. La poignée était restée coincée, et on avait dû faire revenir son père des champs pour qu’il démonte la porte ! Il  était furieux, et Mike avait eu droit à sa deuxième fessée. Il ressentait encore la trahison subie  ce jour-là. Il n’avait pourtant rien fait de mal, mais son père, en colère, l’avait frappé avec sa plus grosse ceinture. Il avait perdu un temps précieux aux champs et prit du retard dans les récoltes. En tant qu’adulte, Mike commençait à se sentir déprimé. 

 

Il regarda bien d’autres bobines encore. Subitement, il eut dix ans. Il devait prendre l’autobus pour se rendre à l’école du village. Il revit Henry, le tyran qui revenait le tourmenter à chaque semestre. Les autres semblaient aussi le détester, mais ne faisaient rien contre lui. Ils avaient tous peur. Parce que Mike venait de la ferme t d’un village au nom bizarre, les autres élèves riaient de lui. Le tyran, par contre, était sans pitié. Des enfants de tous les milieux fréquentaient l’école, mais ceux qui vivaient sur des fermes devenaient de plus en plus rares. Mike portait des vêtements qui trahissaient ses origines ; c’était sa mère qui les cousait. Il se distinguait ainsi des autres, et le tyran ne ratait pas une occasion de le lui rappeler. De concert avec les autres écoliers, il se moquait des vêtements de Mike, de son odeur et même du mode de vie de ses parents. 

 

Mike revit le jour où un groupe d’enfants l’avaient invité à se joindre à leurs jeux. Il en était heureux. Ils voulaient jouer avec lui ! Mais, c’était un piège. Au lieu d’être inclus dans leurs jeux, il devint la risée du groupe. Ils le placèrent à un certain endroit pendant qu’un autre se mit à quatre pattes derrière lui. Puis ils le firent tomber à la renverse, exactement sur l’autre garçon à quatre pattes. Ils en riaient à gorge déployée. Mike rit aussi, essayant d’être bon joueur, mais ils s’écartèrent de lui, le laissant seul. C’était douloureux. La vue de ces images ne lui plaisait décidément pas. Ça servait à quoi ? Il commençait à s’irriter de voir sa vie exposée ainsi et surtout, d’avoir à la revivre de nouveau. Une fois ne suffisait-il pas ? 

 

Dans une autre bobine, il avait quatorze ans. Il se revit le jour où on l’avait accusé d’avoir triché en classe alors que tel n’était pas le cas. Un élève s’était emparé de documents appartenant au professeur et les avait remis sur son bureau en désordre pour bien indiquer qu’ils avaient été consultés. Puis, il avait faussement dénoncé Mike, affirmant l’avoir vu faire. L’enseignant l’avait cru. Après tout, Mike était un enfant de fermier qui portait toujours des vêtements étranges, bien qu’il ait de très bonnes notes en classe. On le renvoya chez lui, et il fut exclu de la classe pour la journée. Dans l’autobus qui le ramenait à la maison, il se demandait comment il allait expliquer la situation à ses parents. Il se détendit un peu, sûr qu’ils le croiraient. Hélas, ce ne fut pas le cas et Mike se sentit complètement abandonné sur cette terre. Il savait que ses parents l’aimaient, mais il aurait voulu qu’ils lui accordent le bénéfice du doute au moment où il en avait tant besoin. Il était anéanti par la solitude. 

 

Michael était assis dans son fauteuil de cinéma depuis des heures, mais le Mike sur l’écran n’avait pas encore terminé sa croissance. Il pensa au temps qu’il allait encore s’écouler avant qu’il n’arrive à la fin de sa torture. Il lui semblait avoir perdu toute trace de spiritualité. Il avait l’impression qu’on le battait. Empreints d’une précision inouïe, les films ne lui laissaient pas de répit. Il n’y manquait aucun détail, aucun élément ; les voix et les personnages se révélaient tels qu’il les avait effectivement connus. Le processus l’ébahissait, mais le sujet le désarmait ! 

 

Ses premières fréquentations maintenant ! Embarrassant ! Il portait toujours ces vêtements étranges, qui provenaient maintenant des magasins, mais sa mère n’avait aucun sens de la mode et faisait des combinaisons pour le moins étranges, sans parler de choix des tissus. Les filles, à l’école ou à l’église, jugeaient Mike intéressant, mais il savait qu’elles se moquaient de ses vêtements. Il avait honte ! Il ne mit pas longtemps après avoir surpris quelques conversations à son sujet, à se décider à faire des économies et à acheter ses propres vêtements. A partir de là, il sentit croître sa confiance, ca ril avait un certain flair pour choisir ce qui lui allait. Il examina la question et il décida d’aller faire ses chats en compagnie d’une fille ou deux pour l’aider à mieux choisir. Les filles adoraient ça ! Imaginez ! un gars qui aime fréquenter les magasins ! Ce fut le début d’une importante métamorphose. De l’adolescent mal fagoté qu’il était, il devin un jeune homme attrayant et désirable, ce qui entraîna chez lui un changement de sa personnalité. Il prit énormément d’assurance. Il réussit à maintenir de bonnes notes et s’engageant activement dans plusieurs activité parascolaires. Et puis un jour, la jalousie poussa quelqu’un à mener contre lui une campagne de dénigrement, ce qui lui fit perdre le poste de président qu’il convoitait. La rumeur circula qu’on l’avait surpris à faire des obscénités dans les toilettes des filles. Tout le monde avait envie d’y croire ; c’était à la fois une nouvelle à sensation et… complètement faux. Il était le favori aux électrons puisqu’il avait occupé la présidence à plusieurs reprises mais la rumeur l’emporta et Mike subit une énorme perte. Du même coup, il perdit l’affection de sa première petite amie,, Carole. Elle refusa dès lors de lui adresser la parole. Sa peine le rongea pendant des semaines et il laissa tomber toutes ses fonctions à l’école. Il était victime, encore une fois. Et il revoyait tout, étape par étape, sur l’écran devant lui. L’événement s’étira, toujours en temps réel, découvrant chaque parcelle de cet incident malheureux. Il en sortit changé, et le poids pesait encore sur lui pendant qui’ le revivait. 

 

Le cinéma se poursuivit. On ne lui offrit pas de repas du midi. En effet, l’entité qui actionnait le projecteur savait que Mike n’aurait pas d’appétit. Elle avait raison. A chaque fin de bobine, on entendait le bruit du ruban frappant le métal, et la noirceur tombait sur la pièce. Puis, il y avait un silence étrange, rompu seulement par le bruit des engrenages de la bobine et des interrupteurs du projecteur. Ni Mike ni Violette ne prononçaient une seule parole. Puis, l’écran s’animait de nouveau des pires images de la vie de Mike ! Il savait, alors que les projections avançaient dans le temps, que l’événement majeur serait bientôt devant lui. Puis, il le vit… le jour de l’accident mortel de ses parents. 

 

Michael savait très bien qu’il n’avait pas à demeurer dans son fauteuil s’il ne le voulait pas. Tous les anges l’avaient entretenu de son libre choix. Il aurait voulu fuir, et dans son esprit, il formulait des pensées qu’il souhaitait transmettre à tous les anges. Dieu, s’il te plaît, ne me faits pas vivre tout ça encore une fois. Ça suffit ! Mais, il revit toute la scène, convaincu qu’un camion lui roulait sur le corps. 

 

Mike ne flancha ni ne pleura dans son fauteuil. Il attendrait à plus tard. Il resta la, impassible, regardant le théâtre de sa vie se dérouler devant lui en temps réel. Il revécut l’appel téléphonique, le choc, les funérailles, la douleur et la peine, la vente de la maison, de la grange et des terres ; la vente de l’équipement de la ferme, y compris celle du vieux tracteur. Il revit le triage qu’il fit des effets personnes de ses parents, les photos des jours meilleurs, leurs photos de mariage et même les lettres d’amour qu’ils s’écrivaient durant leurs fréquentations. Mike resta immobile, essayant de ne pas revivre toutes ces émotions. Il força son esprit à les refouler, mais se sentit victime dans son fauteuil. Il sentit les convulsions involontaires de la douleur qui surgissaient par vagues dans son corps. Il brûlait de l’envie de laisser sortir sa peine en pleurant. La présentation était en tous points semblables à la réalité. C’était la chose la plus cruelle qu’on lui eut jamais imposée. Tout ce qu’il voyait depuis des heures avait fait de lui l’objet d’une mauvaise blague. Et maintenant,…on le poursuivait jusque dans cette pièce pour le punir. Il jugeait la situation injuste et se demandait à quoi elle pouvait bien servir. 

 

Il respira de soulagement lorsque l’épisode du décès prit fin. Il ne pouvait rien imaginer de pire. Il était en sueur, épuisé et se sentait diminué. Le sujet était d’envergure et il ne pouvait détacher ses yeux de l’écran tellement la réalité était prenante. 

 

Lorsqu’il vit « Criquet », de son véritable prénom, Shirley, il sut encore une fois ce qui l’attendait. L’incident qu’il allait revoir correspondait à la fin de son histoire d’amour à Los Angeles et à la rapidité avec laquelle la situation s’était détériorée. Il s’était jeté dans cette aventure à corps perdu alors que Criquet avait pris la chose avec une telle légèreté. Cela n’avait pas été une aventure mortelle, mais cela aurait pu l’être. En tout cas, cela avait été la mort dans son cœur, très certainement. Mike essaya encore une fois de s’endurcir pendant que la scène se déroulait devant lui. Qu’elle était belle ! Une voix inoubliable ! L’événement était encore tout frais et avait d’ailleurs été à l’origine de sa récente dépression, de son manque de confiance et du statu quo quant à son emploi minable. Devant lui s’étalaient en fait les scènes du deuxième grand malheur de sa vie. Puis le film lui montra son lieu de travail, des images de son patron maniant habilement la violence verbale et l’espace restreint dans lequel il avait accepté de travailler à Los Angeles. 

 

La séance prit fin à seize heures. Les dernières scènes se déroulaient dans son appartement, lorsqu’il avait été attaqué puis transport à l’hôpital. Puis, l’écran redevint vierge et il entendit le bruit du ruban signalant la fin d’une autre bobine. Le bruit continuait, mais la salle restait dans le noir. Mike se leva et, plaçant ses mains en forme de visière au-dessus de ses yeux, se retourna en direction de la lumière crue du projecteur pour essayer de voir Violette. Elle n’était pas là. La conclusion du film marquait sûrement la fin de la leçon d’aujourd’hui, et, comme dans le fils, Mike se retrouvait seul. 

 

La fin du ruban continuait de frapper la bobine de métal et Mike sortit de la salle pour se diriger vers ses appartements. Il n’avait toujours pas faim. Il était déprimé. On avait agité ses émotions jusqu’à la moelle et il se mit immédiatement au lit, sans se dévêtir. Violette ne vint jamais lui souhaiter une bonne nuit. Il appréciait son tact, car il n’avait absolument pas envie de parler. Cette nuit-là, il continua à voir les films dans ses rêves. Il revit le tyran de ses jeunes années, ses parents et Criquet. Décidément, ils ne le quittaient plus : n’en pouvant plus, il se laissa finalement aller, pleurant à chaudes larmes. Le fait d’avoir revu ses parents, tellement vivants, renforça sa peine. C’était la deuxième fois, depuis son arrivée sur cette terre sacrée, bénie et angélique, que Michael se sentait complètement seul et dans une noirceur totale, une véritable victime de la vie. Et maintenant, les scènes de film l’avaient prouvé ! 

 

 

01

**************** 

 

Le lendemain matin, Mike se sentit un peu reposé, mais resta songeur. Et il avait faim. Il ne se fit pas prier pour engouffrer un copieux petit déjeuner. La menace de la veille passait encore sur lui mais il avait l’impression que le pire était derrière lui. Il se sentait fort et même s’il ne comprenait pas encore l’utilité de tout cela, il était déterminé à ne pas se laisser glisser à nouveau dans la noirceur et la dépression. Aujourd’hui, il ne pouvait arriver que quelque chose de mieux. 

 

Après le petit déjeuner, Mike s’habilla. Comme par magie, on lui avait laissé de nouveaux vêtements violets, pour remplacer ceux dans lesquels il avait dormi. Lorsqu’il fut prêt, Violette se montra dans l’entrebâillement de la porte, sans dire un mot. On aurait dit qu’elle voulait lui offrir un moment pour s’exprimer et se « vider le cœur » ou simplement l’occasion de lui reprocher l’expérience douloureuse vécue la veille. Mike était conscient de sa présence. Elle le surveilla pendant quelques instants et finalement s’adressa à lui. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, as-tu quelque choses à dire ? 

-       Oui. Y a-t-il d’autres films ? 

-       Oui, répondit doucement Violette. 

-       Bon, alors, allons-y ! dit Mike, attendant qu’elle bouge. Violette était surprise. Dans cette maison, l’expérience des anges avec les humains n’avait jamais été telle. Vert avait raison. Ils avaient affaire à un être à part. il réussirait peut-être. Il ferait peut-être partie des rares élus. Elle n’avait jamais vu tant de détermination et un changement si rapide. Elle se sentait privilégiée de prendre part à sa formation et ressentit un grand amour pour lui. Elle se retourna et se dirigea vers la salle de cinéma. 

Mike connaissait la routine. Il s’installa dans son imposant fauteuil violet et bien rembourré de la première rangée, tel un prisonnier sur sa chaise électrique, attendant le courant ou plutôt, dans son cas, la fermeture des lumières et le début de la projection. Il était plus résolu que jamais. Rien ne l’empêcherait d’atteindre son but. RIEN ! 

 

Encore une fois, sa vie se déroula devant lui, depuis son enfance. Mais il comprit aussitôt que cette fois, ce serait différent. Le sujet avait changé. Le titre aurait pu être « Les mauvaises actions de ma vie ». Les épisodes de l’enfance étaient amusants, et Mike rit de bon cœur à plusieurs reprises. Il était bon de rire, même s’il avait encore les côtes endolories de ses pleurs de la nuit précédente. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, certaines des choses qu’il revoyait commençaient à l’embarrasser. Violette les connaissait sûrement toutes et il ne tenait pas à les revivre. Plus le temps passait, plus il se faisait petit dans son fauteuil. En fait, il se sentait de plus en plus mal à l’aise. 

 

Il avait dix ans et se trouvait dans l’église. Il s’amusait à faire circuler les dessins obscènes qu’il avait conçus avec ses petits copains. Ils les glissaient dans les enveloppes de l’église, puis dans la corbeille qui circulait parmi les fidèles pour recueillir les dons de la semaine. Ensemble, ils riaient en imaginant l’expression des dames patronnesses qui dépouillaient les enveloppes de la quête pour compter les fonds. Vraiment, ils s’amusaient beaucoup ! 

 

A l’âge de douze ans, Mike s’était faufilé dans la cour et avait fait démarrer le tracteur de son père pendant que ses parents étaient à l’église. Il avait feint d’être malade pour rester à la maison. Le tracteur démarra sans problème, mais Mike ne savait pas comment le faire avancer. Il essaya chaque manette et chaque pédale, de plus en plus frustré>. Il ne comprenait pas le fonctionnement de la pédale d’embrayage et pensait que, comme pour la voiture familiale, une pédale servait à avancer et une autre à arrêter. Il entendit plusieurs bruits étranges et, bien sûr, il brisa le mécanisme d’embrayage. Lorsque son père découvrit le problème, il demanda à Mike de lui dire la vérité. 

-       Mike, as-tu essayé de démarrer et de faire avancer le tracteur ? 

-       Mais non, voyons ! 

Mike eut aussitôt honte et se sentait encore honteux aujourd’hui. Son père savait la vérité ; Mike le voyait dans ses yeux. Ce jour-là, Mike comprit ce que signifiait rompre l’unité familiale. Le sentiment était affreux et l’avait poursuivi toute sa vie. La facture de réparation faramineuse avait fait prendre conscience à Mike de sa stupidité et les avait tous contraints à se priver de nourriture décente pendant plusieurs semaines. Chaque fois qu’ils se mettaient à table, Mike dégustait le résultat de son geste. Il lui fallait en plus le revivre en couleurs et en trois dimensions ! Il ne fit menu dans son fauteuil. Quelle vraisemblance ! 

 

En grandissant, Mike devint plus fort. A l’époque, les élèves se suivaient d’une école à l’autre tant et aussi longtemps que leurs parents respectifs habitaient au même endroit. C’est ainsi que le tyran Henry et Mike continuèrent de fréquenter les mêmes écoles. S’il menait le bal au primaire, il en fut autrement au secondaire. Il ne dépassait plus les autres d’une tête comme autrefois et les règles du jeune devinrent plus équilibrées. Henry ne réussissait pas bien en classe et il obtint difficilement son diplôme. Michael profita de chaque occasion qui s’offrait de lui rendre la vie impossible. Il se servit de sa taille et de sa popularité pour l’intimider, l’injurier ou le menacer. 

 

Au cours des premières années du secondaire, il se servit de son pouvoir de président pour l’exclure de tout ce qui pouvait être bon. Il utilisa habilement son influence pour éloigner l’ancien tyran d’événements agréables, comme la remise des diplômes et de domaines où il excellait. Mike agissait toujours sans demander l’avis de personne et se réjouissait de chaque occasion qui s’offrait de ruiner ses années au secondaire. Même si Henry savait ce qui se tramais, il n’y pouvait rien. Il fut éventuellement en mesure de se venger, mais Mike n’en sut rien avant de se retrouver dans on fauteuil violet pour avoir toute la situation se dérouler devant lui. C’était Henry qui lui avait fait perdre son poste de président : c’était lui qui avait lancé les rumeurs qui l’avaient empêché de conserver son poste. 

 

Plus tard, Mike avait appris que Henry avait mal tourné et qu’il s’était retrouvé en prison. Il s’était souvent demandé si les choses se  seraient passées autrement si Henry savait pu faire tranquillement son chemin durant ses années de secondaire. Mike avait honte de ce qu’il avait fait et se voyait de nouveau confronté à ses actions passées. 

 

Il se trouvait vraiment stupide. Le film montrant ses mauvais coups était plutôt long, et l’aspect immoral ressortait avec le temps. Michael avait peut-être même détruit toutes les chances d’un homme. Il se sentait tout à fait nul mais continua de regarder l’écran. A cours de sa dernière année au secondaire, il avait triché à un examen. Sa moyenne générale était bonne, mais sa note était faible en histoire des Etats-Unis. Il en imputait la faute à un professeur ennuyant et réussit, en utilisant la clé conservée d’un ex-président de classe, à se procurer une copie de l’examen. Il estimait que c’était une douce vengeance puisqu’on l’avait injustement accusé et puni quelques années auparavant. A son esprit, son geste était tout à fait justifié. Mais la situation se gâta. Le sort voulut que l’enseignant remarque immédiatement le progrès subit de Mike et l’accuse du geste qu’il avait commis. Mike, mettant à profit sa forte personnalité et s’appuyant sur ses bonnes notes dans les autres matières et sur sa réputation, dénonça le professeur à l’administration. Ce dernier vit inscrire à  son dossier une remarque qui ruina sans doute la progression de sa carrière; Mike n’en avait jamais eu conscience avant de s’installer dans le fauteuil moelleux de la salle violette. 

 

Oh ! Quelle horreur ! Etre victime de la vie est déjà difficile mais se regarder mentir et tricher est horrible. Mike ne désirait plus voir ces images et aurait souhaité qu’on y mette fin. Son vœu se réalisa. Il n’y avait pas d’incidents intéressants à observer à l’âge adulte. Toute sa vie avait été chavirée par le décès de ses parents. Il avait mûri rapidement, et une intégrité ferme s’était développée en lui. Il portait fièrement le nom de sa famille, et le travail ardu de ses parents lui servait de modèle. Il soupira d’aise lorsqu’il entendit encore une fois le bruit de la pellicule sur la bobine indiquant la fin du film. Cette fois, le projecteur s’arrêta et les lumières revinrent graduellement. Violette s’approcha près de lui. 

-       Michael, voudrais-tu me suivre ? 

Sans dire un mot, Mike obéit en se tirant lourdement du fauteuil où il avait passé tant d’heures. Il espérait ne plus jamais le revoir et détesta cet endroit où on lui avait déroulé le film de sa vie. En sortant, il jeta un coup d’œil au projecteur, s’attendant à  voir tous les films qu’on lui avait montré depuis les deux derniers jours, mais l’endroit était propre et dégagé. 

 

Villette était l’entité la plus prévenante qu’il ait rencontrée. Elle n’était pas pour autant meilleur que Bleu, Orange ou Vert, mais elle était différente. Chaque ange avait manifesté des qualités que Mike avait appréciées. Violette dégageait de la bienveillance et de l’affabilité. Mike aurait voulu s’installer dans la maison violette pour y vivre sous cette tutelle parentale apaisante. C’était merveilleux d’écouter sa conversation. Tout était si facile quand elle était là. Ce sentiment était familier à Mike ; il réalisa que c’était le le sentiment d’être un enfant sans responsabilité. Il était donc normal qu’il l’ait rencontrée dans la Maison des responsabilités. Elle représentait un parent, et Mike sentait comme un petit enfant, dégagé à la vie. 

 

Violette le guida vers une grande pièce. On aurait pu croire que c’était une salle de conférences, mais on n’y trouvait que deux fauteuils. Il y avait un tableau d’affichage sur un des murs et plusieurs symboles et graphiques sur les autres. 

Dans les premières maisons, les anges ne s’étaient jamais assis si longtemps. Puisqu’ils ne se fatiguaient pas et n’avaient pas besoin de dormir, ils n’avaient pas besoin non plus de s’asseoir comme les humains. Ils le faisaient uniquement pour les mettre à l’aise, comme maintenant. Violette avait pris place devant Michaël. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, comment te sens-tu ? 

Elle avait entamé la conversation par une question qui permettrait à Mike d’exprimer ses émotions au sujet du dernier jour de projection, ce qu’il fit, y ajoutant une pensée qui avait accaparé son esprit au cours de la soirée précédente. 

-       Ma chère Violette – Mike l’aimait vraiment beaucoup – je sais que tu ne peux intentionnellement blesser un humain ; je sais que ta conscience angélique ne te permet pas de causer de la douleur, de la souffrance, du doute ou de la peur. Mais en me montrant ces films, tu as produit tout cela et je suppose qu’il y a une explication. Comment je me sens ? 

Mike s’arrêta un peu pour réfléchir, car il voulait exprimer ses émotions des derniers jours, le plus honnêtement possible. 

-       Agressé, dit-il, horrible, attaqué, triste de mes propres échecs, coupable de mes actions, en colère contre ceux qui m’ont assailli, dévasté par la peine produite par des circonstances indépendantes da ma volonté, abattu, tourné vers l’intérieur. 

Mike ouvrait totalement son cœur à Violette. Il le faisait sans trop d’émotions puisqu’il le savait toutes exprimées la nuit précédente. Il essayait de décrie ce qu’il ressentait à Violette. Les mots vinrent d’abord aisément, puis il commença à répéter. Violette le laissa tout de même poursuivre. Le processus de libération était en cours. Michaël s’était exprimé, s’était plaint de plaint encore. Il ne demanda jamais pourquoi on lui avait montré ces films. Intuitivement, il savait que Violette allait répondre à cette question… et il avait raison. 

 

Quand il eut fini, il eut soif. Il but l’eau qu’on avait laissée à sa portée et indiqua par un geste de la main qu’il avait terminé. Violette se redressa et commença son enseignement. 

-       Michaël, lui dit-elle en le regardant droit dans les yeux avec une intensité dont l’origine devait être divine, il en était certains. 

« En tant qu’humain préparant son retour chez lui, c’est la dernière fois que tu ressens quelque chose du genre ». Elle le laissa réfléchir quelques instants et se leva pour se diriger vers un mur en apparence tout blanc. Elle déroula un parchemin fixé à l’extrémité du mur, près du plafond, ce qui rappela à Mike les cartes géographiques fixées aux murs des classes au-dessus des tableaux noirs. Le parchemin portait les mêmes étranges caractères de style arabe déjà vus dans la Maison des cartes. Il ne parvenait pas à les lire. 

-        mon rôle consiste à t’expliquer que toi, ainsi que tous ceux qui se sont retrouvés dans  ta vie, avez soigneusement planifié ce que tu as vu se dérouler sur l’écran du « cinéma de la vie » au cours des deux derniers jours. Mike écoutait attentivement, sans vraiment comprendre comment c’était possible. 

-       Planifié ? 

-       Oui. 

-       C’est impossible. Il y avait des accidents, des coïncidences, des faits divers, plusieurs facteurs dus au hasard. 

-       Tu as tout planifié avec les autres. 

-       Mais, comment ? 

-       Michaêl Thomas tu sais déjà que tu es une entité éternelle. Tu es ici pour obtenir l’autorisation et la formation nécessaires pour rentrer chez toi, pour retourner sur cette terre sacré où tu crois trouver des réponses, la paix, un sens à ta vie, selon ta propre définition des choses. Ce que tu ne sais pas encore, c’est que tu  as fait en tant qu’humain sur la terre plusieurs séjours. Cette fois, tu es Michael Thomas. 

 

Mike avait déjà entendu parler des vies antérieures, et une personne de confiance qui confirmait encore cette notion qu’l accepta avec émerveillement. Violette continua. 

-       Lorsque tu n’es pas sur la terre, tu planifies les leçons de ta prochaine vie, car tu es le seul à connaître tes besoins. En collaboration avec les autres, tu prépares tes leçons de vie. Certains acceptent de te mettre au défi. D’autres consentent à être le sable de ton huitre pendant des années ! D’autres encore acceptent d’être plus près de toi et certains même mourront pour t’aider à réaliser tes besoins et les leurs. Cela fait partie de leur contrat ! Ebahi par cette information, Mike demanda : 

-       Mes parents, savaient-ils ? 

-       Vous le saviez TOUS, Michael, et c’est le plus grand présent que tu aies reçu de toute ta vie. Les yeux de Violette laissaient voir une compassion comme Mike n’en avait jamais vu. Elle le connaissait à un tel point § Elle était prête à tout lui expliquer s’attendait à de fortes émotions et pouvait répondre à toutes ses questions. Elle était formidable. 

-       C’est assez complexe, vois-tu Michael. Chaque incarnation humaine est reliée aux autres. Des contrats sont établis avant ton arrivée, prévoyant ta puissance d’apprentissage et de croissance. Tu es l’épine de quelqu’un d’autre et une perle d’une valeur inestimable. Ce que tu appelles accident ou coïncidence est soigneusement planifié. 

-       C’est la prédestination ? 

-       Non, tu choisis tout. Le chemin est tracé et tu peux décider de le suivre ou non. Tu peux même en créer un nouveau si tu le désires. C’est d’ailleurs exactement ce que tu es en train de faire. Lorsque tu as exprimé l’intention d’emprunter ce chemin, tu as balancé le contrat que tu avais conclu avec les autres. Tu es allé au-delà des événements planifiés pour l’apprentissage de tes leçons et tu as plutôt choisi la mine d’or. Maintenant, tu as une véritable vision d’ensemble de toute la situation. 

-       Mais pourquoi les films, alors ? 

-       Pour que tu puisses revoir chaque détail de ta vie qui te semble négatif et comprendre que tu as participé à sa création. Tu as pris part à sa planification et u l’as accomplie selon un plan établi>. En d’autres termes, tu es responsable de tout. 

 

Mike était étonné par toutes ces idées. Il n’en comprenait pas encore le mécanisme 

-       Et si j’avais voulu tout changer ? Pourquoi ai-je chois des expériences si difficiles et si tragiques ? Violette était prête à répondre. 

-       Lorsque tu n’es pas ici, Michaêl, tu possèdes l’esprit de Dieu. Tu n’en es pas conscient maintenant, mais c’est ainsi. La mort et les circonstances émotives sont de l’énergie vers Dieu. Tu es éternel, et les allées et venues des humains sont destinées à des objectifs beaucoup plus élevés que tu ne le crois, un but que tu comprendras un jour quand tu prendras ma forme. Pour l’instant, qu’il te suffise de savoir que ce que tu appelles tragédie, malgré toute l’horreur que tu y perçois dans ton état d’esprit actuel, peut être le catalyseur d’un changement planétaire, d’une augmentation de la vibration et d’un présent au-delà de toute imagination. C’est la vision d’ensemble qui compte, et non pas l’événement réel. Malgré la confusion qui peut s’en dégager pour l’instant, c’est ainsi. Violette arrêta quelques instants pour permettre à Mike de réfléchir. Puis, elle reprit. 

-       Pour ce qui est de changer les événements, c’est un choix que tu as toujours eu, mais qui est caché à la plupart des humains. C’est le test de la vie, Michaël. Tu pourrais regarder la situation de cette façon : lorsque tu quitteras la maison, tu auras tendance à suivre la route. C’est la solution la plus naturelle. C’est facile et tu n’as pas à penser à ta direction. Le chemin est là et t’indique la voie ; alors, pourquoi ne pas le suivre ? Mais, en vérité, sur la terre des sept maisons, le chemin mène toujours dans la même direction, ondulant légèrement. Voilà pourquoi, tu pourrais atteindre la maison suivante sans doute plus rapidement si tu te dirigeais dans sa direction, sans emprunter le chemin. Tu pourrais même découvrir des merveilles sur ta route, hors des sentiers battus. Le chemin ondule mais conduit toujours dans la même direction, vers l’avenir. La plupart des humains restent sur la route, ne réalisant  jamais qu’ils peuvent la quitter s’ils le désirent. C’est lorsqu’ils font autrement que tout change pour eux, surtout leur avenir. Ils commencent en fait à s’écrie un nouveau futur dès qu’ils expriment l’intention e quitter la voie. Ils trouvent la paix lorsqu’ils parviennent à mieux maîtriser leur vie. Ils découvrent leur but. Certains passent même par ici ! Violette avait un sourire entendu. 

 

-       Et la Maison des responsabilités ? interrogea Michael. 

-       C’est ici que tu apprends que TOI, Michaël Thomas de l’Intention pure est directement responsable de tout ce qui constitue ta vie. La tristesse, la peine, les présumés accidents, les pertes, ce que les autres t’on fait, la douleur et, oui, même la mort. Tu savais qu’elle serait là, tu l’avais planifiée avec les autres et tu as joué le jeu jusqu’à maintenant. 

-       Dans quel but ? 

-       Dans un but d’amour, Michael. L’amour le plus élevé. Tu connaîtras le plan d’ensemble au moment opportun. Pour l’instant, tu dois saisir que tout est important et fait partie d’un amour que tu connais déjà et auquel tu participes dès à présent. Les apparences sont parfois trompeuses. 

 

Les mots résonnaient aux oreilles de Michael. Les apparences sont parfois trompeuses. C’était les paroles du premier ange, celui de la vision qui avait suivi le vol. Puis les autres les avaient aussi prononcées. L’esprit de Mike se récitait ces nouveaux concepts. Puis, il se rappela les paroles de Bleu dans la Maison des cartes. Ce sont les contrats de tous les êtres humains de la planète. Dans les petites cavités que Bleu gérait, et il y en avait des millions, se trouvaient les plans éventuels de toute l’humanité, établis par les individus eux-mêmes et prêts à être altérés par ceux qui le souhaitaient. 

 

La vérité du message frappa soudain Mike comme une masse. Si seulement il avait su ça lorsqu’il était jeune. Il aurait tellement mieux compris la vie. Il aurait pu changer son futur. Il aurait pu trouver la paix. Les décès, les amours perdus, la dépression, quels éléments d’espoir et de sagesse ils auraient pu constituer ! la pensée du choix lui permettant de modifier sa vie l’éblouissait. Violette avait raison. Mike avait suivi le chemin de sa vie sans broncher, permettant à tout ce qu’il avait planifié de se produire. Il avait du mal à saisir cette notion de planification. Elle le rendait responsable de tout ce qui s’était passé. Il se retrouvait devant une perspective totalement différente. Ça lui aurait été si utile ! Sa vie aurait été complètement différente. Aucun membre de l’église ne lui avait appris une chose pareille. Il aimait Dieu et il avait toujours accepté le caractère sacré de sa demeure, mais on lui avait  toujours appris qu’il était un mouton qui suivait un berger. Aucun enseignant spirituel ne lui avait dit qu’il avait tant de pouvoir. 

 

-       Violette, s’il en est ainsi, pourquoi ne m’a-t-il pas appris ça à l’église ? 

-       L’église n’enseigne pas tout sur Dieu, Michael. Il arrive même qu’on t’y  apprenne beaucoup de choses sur les humains et sur ce qu’ils pensent de Dieu. Violette ne portait pas de jugement et ne critiquait pas les humains ; elle rapportait simplement les faits. 

-       L’église a-t-elle eu tort ? 

-       Michal, la vérité est la vérité, et tu en trouveras des parties dans l’ensemble de tous les systèmes spirituels. Tu es hautement respecté pour ta recherche de la vérité à propos de Dieu. L’amour, les miracles et le mécanisme du fonctionnement des choses sont tous présents à un certain degré dans ton lieu de dévotion. Voilà pourquoi  tu y ressentais l’esprit de Dieu. L’esprit honore la quête, même en présence d’une connaissance partielle. N’oublie pas que ton existence véritable t’est inconnue même maintenant, au moment où tu entends la vérité. Ton église et toutes les quêtes spirituelles de ta planète sont grandement respectées parce qu’elles représentent la recherche de Dieu et de la vérité spirituelle. Mais il est triste que les humains exercent un contrôle sur cette quête et l’empêchent de se développer en la limitant et en maintenant ceux qu’ils dirigent dans la peur. 

 

Le mérite se trouve dans la recherche et non dans la découverte. Le caractère sacré de la planète réside donc chez celui ou celle qui foule son sol et non dans ses édifices aux nombreux clochers. Violette s’approcha du parchemin qu’elle avait déroulé. « Tu penses que tes Saintes Ecritures sont sacrées. Regarde bien ceci, dit-elle en lui indiquant l’écriture cryptique du papier. Ce sont les dossiers akashiques de l’humanité. Ils contiennent les dossiers de toutes les vies et des contrats potentiels ». Elle fit une pause pour marquer son respect. « Michal, ce sont là les écrits les plus sacrés de l’univers et ils ont été écrits et réalisés par ceux qui ont décidé d’être des humains ». 

 

Elle le regarda fixement, ce qu’elle n’avait pas fait depuis quelque temps. Il saisissait le message. Tout à coup, il se rendit compte qu’elle avait adopté une attitude respect à son égard, de respect spirituel. Le renversement des rôles le mettait mal à l’aise. Il voulait en apprendre plus et elle répondait à sa demande. 

 

Les jours qui suivirent dans la Maison des responsabilités s’écoulèrent dans la découverte de messages profonds sur l’humanité et la vie. Non seulement Mike en apprit-il davantage sur ce qu’il était, mais il sut qui il avait été. Toutes les pièces du casse-tête s’imbriquaient les uns dans les autres. Violette lui fit voir les dossiers et les contrats de ses parents et d’autres qui avaient traversé sa vie. Tout ce qui lui était transmis était parfaitement approprié et il ne vit rien qui aurait pu changer son avenir. Toutefois, une image beaucoup plus étendue de sa vie commençait à prendre forme. Le détail le plus impressionnant ? Que les humains sont en fait des parties de Dieu qui errent sur la planète sans le savoir, ce qui leur permet de transformer les caractéristiques spirituelles et la vibration de la terre même ! Violette faisait constamment référence aux humains comme à des personnages haut placés. Les humains étaient des entités qui devaient changer le fondement même de la réalité sur une très vaste échelle ; et tout tournait autour des leçons apprises sur la terre, leçons qu’ils avaient planifiées ensemble ! 

 

Puis, il fut temps de repartir. Mike se sentait une nouvelle créature. Sa connaissance du déroulement des choses avait décuplé. Il avait tout assimilé et sentait qu’on l’avait induit en vérité. Au moment où il revêtait son armure pour entreprendre le voyage qui le mènerait à la prochaine maison, il entendit les paroles d’Orange résonner à ses oreilles. L’épée de la vérité, le bouclier de la connaissance, l’armure de la sagesse. Les éléments s’assemblaient pour former un tout spirituel serré. Il comprenait que les armes présentaient un caractère cérémonial et un but. Les paroles lui étaient répétées, expliquées et il parvenait finalement à les comprendre. 

 

Violette raccompagna Mike au seuil de la porte. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tu me manqueras. 

-       Violette, j’ai l’impression de quitter la maison et non d’être en route pour m’y rendre. Mike se sentait près d’elle et elle était devenue en quelque sorte un membre de la famille. Jusqu’à présent, il avait rencontré trois anges frères et, maintenant un ange mère ! Qu’est-ce qui m’attend maintenant ? 

-       D’autres membres de la famille, lui dit Violette, saisissant ses pensées. 

 

A la porte, Mike retrouva ses chaussures où il les avait déposées. Il se rappela aussi qu’on n’avait pas répondu à sa question sur ce point. Il regarda tour à tour ses chaussures et Violette. 

-       Encore une chose, dit-il, souhaitant savoir pourquoi on lui avait demandé de les enlever. 

-       Oui, Michaël, je n’ai pas oublié. Mais tu peux me répondre maintenant. Elle souriait, attendant patiemment la réponse. Mike le savait, mais hésitait à la verbaliser. C’était tellement grandiose, tellement flatteur ! 

-       Dis-le Michaël. Violette reprenait son rôle d’enseignante. 

-       Parce que l’humain est sacré. Et parce que dans cette maison, les humains foulent une vibration plus élevée. Visiblement émue, Violette répondit : 

-       Je n’aurais pu espérer de meilleure réponse, Michael Thomas de l’Intention pure. C’est en réalité la présence de l’humain et non celle de l’ange qui rend cette place sacrée. Michael, tu es vraiment un être humain extraordinaire. Je rends hommage au Dieu en toi. J’ai une question à te poser. Mike connaissait la question, mais permit tout de même à Violette de la poser. 

-       Mickael, est-ce que tu aimes Dieu ? 

-       Oui, Violette, j’aime Dieu. 

Il était sur le point d’éclater. Il ne craignait pas de montrer ses émotions à Violette. Il était triste de quitter l’endroit où il avait retrouvé l’énergie qu’il croyait avoir perdue à tout jamais à la mort de ses parents. Il se retourna et descendit quelques marches, et puis se retourna encore. 

 

-       Tu me manqueras, mais tu resteras dans mon cœur. 

Il se lança sur le chemin qui le mènerait à la prochaine maison et se retourna une fois de plus pour ajouter une dernière chose à l’ange qui le regardait s’éloigner. 

-       Regarde Violette ! 

Dans un style théâtral et avec des mouvements d’enfant, Michal Thomas quitta le chemin tracé dans un grand envol et s’aventura dans la plaine luxuriante. Il se retourna et s’écria : 

-       Regarde, j’ai décidé de tracer mon propre chemin ! Il riait et sautait et continua ainsi jusqu’à ce qu’i ne puisse plus apercevoir la maison violette. 

 

Violette demeura sur le seuil jusqu’à ce qu’il disparaisse. Telle un mère, elle était remplie de fierté. Puis elle rentra et referma la porte. Elle reprit sa forme naturelle, qui n’était pas humaine, mais tout de même magnifique et s’adressa aux autres. 

-       Si c’est là un spécimen de la nouvelle génération d’humains, toute une étape spirituelle nous attend ! 

 

 

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Sur le sentier, quelques mètres plus loin, une créature horrible attendait. La forme répugnante avait soigneusement préparé son piège et elle était convaincue que Michaël Thomas ne pourrait soupçonner ce piège. L’entité négative savait que Mike avait quitté la maison et avait repris sa route. Elle le sentait et était ravie ! 

Il ne faudra pas longtemps, maintenant. Alors que Michael Thomas me croira derrière lui, je l’attaquerai par devant. Il ne saura pas ce qui se passe ! Elle s’amusait de l’astuce qu’elle avait réussi à imaginer dans cette terre de rêve. A tout instant maintenant…. 

 

L’horrible forme attendit longtemps. Michael Thomas avait quitté le sentier

Ramathis-Mam (KROM)

  

Gif artifice 

Je suis né à Mieres, un petit village situé dans les Asturies, une région au nord de l’Espagne. Mes parents étaient chefs d’entreprise et j’étais le benjamin de la famille avec ma sœur jumelle. Dès ma plus tendre enfance, j’ai eu la sensation étrange de ne pas appartenir à cette planète et j’ai dû fournir de grands efforts pour essayer de m’adapter. Personne ne me comprenait, je ne comprenais personne, et cela m’amenait plus de conflits que d’amis. Vers l’âge de dix ans, à cause de l’ambiance familiale négative et des pressions sociales, j’ai tenté de me suicider. Ce jour-là, je m’apprêtais à boire un verre d’eau mélangé à de l’acide nitrique lorsqu’une force inconnue est intervenue, m’empêchant de donner suite. Une voix me disait nettement de rester en vie, car j’avais une mission à accomplir dans le futur pour la planète et l’humanité. À cet instant, je n’ai rien saisi de ce message, mais j’ai ressenti que la vie avait une certaine valeur et que j’avais une raison d’être.

Les années passèrent et, à l’adolescence, j’ai commencé une recherche spirituelle, achetant et lisant toutes sortes de livres philosophiques et d’éveil, en quête d’un sens à la vie. Par ailleurs, je m’adonnais déjà à la musique depuis l’âge de cinq ans, et cela fut pour moi un canal d’expression pour ma spiritualité naissante. Plus tard, le climat social des années 70 m’entraîna sur les chemins de la revendication et des mouvements culturels progressistes. Peu de temps après l’obtention de mon baccalauréat, je partis étudier à l’université du Massachusetts, aux États-Unis, où je terminai une maîtrise en musique et en composition. Mes pas me conduisirent ensuite à Miami, où j’étudiai la médecine naturelle à l’université. J’en sortis en ayant une maîtrise en naturopathie. 


Pendant mon séjour aux États-Unis, cette sensation de vide intérieur et d’insatisfaction m’envahissait encore sporadiquement. Le sexe, la drogue et le rock and roll étaient alors les piliers soutenant mon existence. Je menais une vie de libertinage, cherchant une explication à la souffrance, à l’injustice et à la violence dans le monde et en moi. Ma recherche se poursuivait, mais sans but ni signaux m’indiquant la voie à suivre. À la fin de mes études aux États-Unis, j’étais tellement frustré et déçu que j’ai pris la décision de changer de vie.

De retour en Espagne, je me suis installé à Madrid et j’ai cherché du travail. Mais n’ayant reçu aucune offre d’emploi, je me suis senti déphasé et inutile. Un jour, j’ai rencontré un médium ; il m’annonça que des êtres d’une autre dimension de l’univers désiraient me contacter. J’avais beau être conscient de l’existence d’êtres d’outre-espace, le fait qu’ils veuillent communiquer avec quelqu’un comme moi me parut un peu étrange. Je décidai cependant de m’ouvrir à l’inconnu. Une nuit, alors que j’exécutais les instructions du médium, l’inespéré se produisit. Des extraterrestres provenant de la constellation du Petit Chien se présentèrent à moi. La rencontre dura une demi-heure ; ils me dirent que je devais aller en Inde, vivre dans un monastère afin d’y recevoir une éducation spirituelle, et me préparer en vue d’une mission de divulgation d’enseignement à mener à bien dans le futur. Au début, je ne pouvais croire ce qui m’arrivait. L’Inde était même un pays qui ne m’avait jamais attiré. Le défi était de taille, mais je n’avais rien à perdre et l’expérience pouvait s’avérer très instructive.

Ayant pris la décision d’aller vers la « réserve spirituelle » de la planète dont je ne connaissais ni les coutumes ni la culture, je partis donc à l’aventure et visitai ce nouveau pays pendant un certain temps. Puis, je suis entré dans un monastère et, là, j’ai rencontré celui qui allait être mon maître spirituel pendant onze ans. J’avais alors vingt-sept ans.

La vie monastique n’était pas facile ; elle représentait une dimension et une culture totalement différentes de l’Occident. Il y régnait une discipline de fer. Le contrôle de l’esprit, du corps et des sens était l’objectif principal de l’enseignement. Il fallait transcender les dualités et les limitations de la matière. Le programme visant à intégrer tout cela comprenait la méditation, l’étude du vedanta et la pratique du service inconditionnel. Là, j’ai appris ce que signifiait être maître de soi et transcender les tendances passionnelles humaines. Le sacrifice et l’austérité étaient le fondement même de la vie des moines. Le froid, la chaleur, le sommeil, la faim, la soif et toutes les exigences corporelles furent graduellement dominés. Le mental retrouvait une totale harmonie par la méditation et la contemplation, qui duraient des heures. La nuit et le jour se confondaient ; je perdais la notion du temps. En fait, je me pliais à une soumission totale et absolue pour découvrir les énigmes de l’univers, de la vie et de l’évolution. J’ai dû apprendre la grammaire sanskrite pendant plusieurs années, car les Veda sont écrits dans cette langue millénaire à l’origine de toutes les langues de la planète. Je passai donc des jours à étudier et essayer de décrypter, dans des manuscrits très anciens, les révélations de l’univers, de l’homme, de la Divinité, et le sens de l’évolution.

Durant toutes ces années en Inde, j’ai eu la chance de voyager et de rencontrer de grands yogis et de grands maîtres qui ont contribué à renforcer et à nourrir ma démarche spirituelle. J’y ai également vécu de puissantes expériences où il m’a été permis de ressentir et de voir ce que signifie le plus loin de l’espace et du temps cosmique, de connaître le sens du vécu des humains, de leurs tribulations et de leurs souffrances. J’avais enfin découvert le but de l’existence et du voyage fascinant de l’évolution. 


Vers la fin de cette période au monastère, j’ai commencé à établir des connexions avec des êtres cosmiques désireux de me guider et de m’encourager. Ils mirent en place la suite de ma trajectoire spirituelle, qui s’est matérialisée par l’écriture des premiers livres – non publiés à ce jour. Ma période d’enseignement terminée, j’ai reçu de mon maître et de la Hiérarchie spirituelle l’instruction de retourner en Occident et d’entreprendre la divulgation de mes connaissances.
 

L’ADN renferme l’énergie du Créateur

  

bougievotre énergie, l’énergie de transformation humaine et celle de toutes vos incarnations.
par Lee Carrol 

Le moment est venu de dresser la liste des couches et de leurs propriétés. Néanmoins, je vais me livrer à quelque chose qui n’a jamais été fait dans mon travail jusqu’ici. Je vais laisser Kryeon prendre les commandes et présenter les sections décrivant l’ADN. Le texte sera plus puissant ainsi et beaucoup plus complet. 

La plupart des livres de Kryeon sont des transcriptions de canalisations en direct effectuées partout dans le monde. Très peu sont au départ des textes écrits. Seul le premier livre (La Graduation des temps) a été produit ainsi, avant que je ne canalise devant un auditoire. Le moment est désormais venu de revenir à mes racines et de laisser Kryeon vous transmettre ces énergies comme il le fit d’abord au fil des cinq ans qu’il a fallu pour dévoiler tout ce qui est désormais prêt à nous être accordé. 

Par Kryeon 

Salutations, très chers. Je suis Kryeon, du Service magnétique. Béni soit l’être humain qui s’intéresse suffisamment à sa voie pour parcourir ces pages, car j’ai perçu le potentiel de ce message il y a plusieurs années. Pour moi, il avait déjà été rédigé et publié. C’est l’ouvrage que vous tenez entre vos mains. À l’époque, mon partenaire, Lee, était au stade de l’enfance de sa croissance spirituelle et n’avait pas la moindre idée de ce qu’il avait devant lui. Aujourd’hui, il le sait. 

Permettez-moi de vous conduire quelque part. Pendant un instant, faites semblant que l’essence même de votre être est perceptible d’une manière nouvelle et merveilleuse. Laissez-moi vous emmener en un endroit tissé des secrets intimes de l’existence. C’est un lieu où les dimensions s’entrecroisent. Si vous étiez doués d’une vision multidimensionnelle, vous percevriez cela clairement. Comme les lignes de courants magnétiques apparaissant soudain à l’œil humain, les couleurs dansent telle la lumière miroitant sur des eaux tranquilles. Tout chante ici! Car le chevauchement des dimensions fait en sorte que ces dernières chantent et génèrent de la lumière. On peut mesurer les photons en trois dimensions, mais les chants sont de ceux que l’on chante aux confins du monde, là où le vent solaire rencontre la grille magnétique, car les mêmes processus ont cours au sein de l’ADN. 

Consentez à pénétrer à l’intérieur de l’ADN et à découvrir les aspects ésotériques et l’amour qu’il contient. Car, au-delà de la chimie, ce phénomène qu’est l’ADN définit le noyau sacré de la vie et l’amour de Dieu dans l’univers mariés aux confluences dimensionnelles et à la joie de la création. L’ADN est le carrefour où se croisent Dieu et l’homme, l’amalgame du quantique et du non quantique; il vibre de l’essence de la vérité de l’univers. Si vous vous trouviez au cœur de la double hélice et que vous observiez les vibrations comme moi, vous seriez éblouis, car dans la structure tridimensionnelle réside l’histoire de l’univers, de l’humanité, de la race semence, de leur amour à votre endroit et de vos rapports avec l’éternité et la Terre. Le spectacle de lumières multidimensionnelles est plus grandiose que ne peut le concevoir l’esprit humain, car il s’agit de lumières qui ne peuvent être vues, mais plutôt senties. D’elles émane une sonate d’énergies en fusion qui apaise l’âme; leurs accords sont similaires à ceux que l’on « entend » de mon côté du voile. Car l’ADN renferme l’énergie du Créateur, votre énergie, l’énergie de transformation humaine et celle de toutes vos incarnations. 

Par-dessus tout cela, on chante vos noms angéliques, et vous verrez bientôt ce qui se passe – une célébration de la majesté intérieure, car toute la chimie, quantique et non quantique, s’incline devant le tout et s’aligne, prête à ce que le couronné [l'être humain] énonce ses instructions. C’est un espace où la physique rencontre la spiritualité et où sont atteintes la paix et la sérénité de conscience. La passerelle menant à la réalité du Créateur y réside; et dans chaque molécule d’ADN se trouve un infime portail menant à un univers multidimensionnel. 

Ce que vous appelez « double hélice » est sacré, unique, et il l’est seulement pour l’être humain. Car dans l’ADN d’autres formes de vie, le Créateur ne réside pas; celui-ci est plutôt conçu pour percevoir d’autres ADN doués des attributs du Créateur. En termes plus simples, tout ce qui possède un ADN sur cette planète connaît l’ADN créateur de l’être humain et le révère adéquatement. Même un légume sait qui vous êtes et vit pour nourrir la vie qui l’entoure, ainsi que vous. Sur le plan génétique élémentaire, les animaux sont également conscients de la raison de leur présence ici et de quelle manière l’humain porte l’énergie du Créateur sur terre; ils ne sont ici que pour le soutenir et soutenir la planète. 

Une beauté spectaculaire réside à la fois dans la vision qui se présente à nous et dans la raison d’être de l’ADN. Car, malgré son existence tridimensionnelle, celui-ci est l’une des seules structures qui est d’abord multidimensionnelle, dissimulée dans une coquille chimique à trois dimensions. Suivez-moi un petit moment et réfléchissez à ce que cela représente. La structure atomique de l’univers chante aussi avec la Création; mais elle constitue également la pierre angulaire de tout, rassemblant des composantes multidimensionnelles dont les humains ne peuvent percevoir qu’une fraction, car ils évoluent dans leur propre réalité tridimensionnelle et le reste leur paraît uniquement comme de l’espace et du vide. Néanmoins, ce brouillard dans l’espace entre le noyau et l’électron est la « soupe » de la Création, la colle multidimensionnelle qui détermine les lois permettant que la physique fonctionne. Cette colle recèle une préconception, car elle est conçue pour invariablement engendrer la vie. 

Le plan atomique, infinitésimal, comporte un schéma directeur qui n’est pas fortuit, car il se configurera lui-même encore et encore afin que la vie puisse naître partout. Cela signifie que la vie est aussi sacrée que vous l’imaginez et que votre intuition vous le dicte. Vous pouvez constater que la molécule d’ADN est le produit de cette conception et non pas le fruit du hasard. C’est peut-être le moment de lui accorder le respect dont seul est capable un penseur quantique. Pouvez-vous imaginer ce que l’ADN porte en lui pour engendrer la maîtrise qui s’offre à vous? 

Suivez-moi bien ici. Quel âge croyez-vous qu’ont les chants que l’on entend au sein de l’enchevêtrement complexe des énergies multidimensionnelles? Songez à une ère datant de bien avant la formation de la Terre et entièrement contenue dans cette double hélice multidimensionnelle. Il en existe plus de 100 trillions d’autres exactement comme celle où vous vous trouvez et elles s’expriment toutes d’une seule voix, ce qui leur permet une meilleure faculté de communication que n’importe quel processus sur la planète. La mémoire de l’ADN évoque la formation de la Terre et de l’ensemble de toute vie allant et venant. Tout est contenu là, comme dans le matériel d’enregistrement de votre technologie; simplement, tout est sous forme multidimensionnelle – il n’y a donc aucune restriction en matière d’espace. L’infime portail dans l’ADN représente la clé, car il relie l’humain à tout ce qui est et qui a jamais été. Par conséquent, l’ADN devient un portail de connexion avec l’Esprit lui-même; il n’est jamais sans cette connexion. 

Sa puissance, son énergie ou son rôle ne sont nullement exagérés. Tout réside là, vibrant aux commandements d’un maître compositeur: l’être humain unique que l’ADN représente. Il n’existe pas deux êtres humains doués du même ADN. Même les vrais jumeaux n’ont pas un ADN identique. Seulement 47 % de l’ADN est identique ; le reste est non structuré et multidimensionnel, évoquant les existences et les expériences que chacun a vécues au fil de l’histoire de la Terre et de la Voie lactée. 

Vous vous demanderez peut-être pourquoi vous pressentez un tel amour dans tout cela, car l’ADN est un plan directeur et une propriété de la création biologique, pourquoi vous êtes incités à réfléchir à d’autres sujets, et ce qui, ici, engendre un tel sentiment d’appartenance. 

La réponse pourrait vous surprendre, car l’ADN est la substance maîtresse de création sur la planète. Il porte en effet l’image du Créateur et le reflète en tout. Il se livre au corps humain de manière élégante, mais il est malgré tout nanti d’une conscience supérieure dissimulée et prête à être comprise par tout individu désireux d’examiner les sources de la conscience.  Par Kryeon canalisé par  Lee Carroll    

La première maison

La première maison dans LE RETOUR anjinho2        mini_5_gif dans LE RETOUR          

Le lendemain matin, la température était plutôt morne, mais Mike se sentait très bien. Il puise dans ses maigres économies et se paye un petit déjeuner copieux à la terrasse d’un bistro. Ça lui semblait curieux d’être dehors si tôt. Normalement, il aurait été au travail, où il aurait mangé son lunch et où on l’y aurait encore trouvé au coucher du soleil. 

 

Planté devant le bistro, deux sacs à la main et un autre sur l’épaule, Mike ne savait quelle direction prendre. Il ne pouvait aller vers l’ouest puisqu’il se retrouverait vitre face à l’océan. Il irait donc vers l’est jusqu’à ce qu’on lui indique une autre voie. Il se sentait bien à l’idée d’entreprendre un voyage fondé sur la foi, mais il aurait tout de même aimé un peu de précision sur sa destination. 

 

Si seulement j’avais quelques indices, une carte ou une indication quelconque sur ma position actuelle, se dit-il en marchant vers l’est. Il traversa lentement la banlieue de Los Angeles, en direction des montagnes. Devant lui, il n’y avait aucune limite. Il me faudra des semaines pour m’y rendre, pensa-t-il. 

 

Il ne savait pas vraiment où il allait, mais il pousse vers l’est. Vers midi, il s’assit en bordure d’une route et termina les restes du petit déjeuner qu’il avait conservés, se demandant toujours s’il était sur la bonne voie. 

 

-       Si tu es là, j’ai vite besoin de toi ! s’écria-t-il, implorant le ciel. Où sont les portes du chemin ? 

 

-       Tu as une carte ! lui murmura une voix familière à l’oreille. Il se leva et regarda autour de lui sans tien remarque, mais il avait reconnu la voix de l’ange. 

 

-       Ai-je entendu ou senti ? marmonna-t-il, soulagé. Enfin, une communication ! Tu en as mis du temps, 

 

-       T’avais qu’à demander plus tôt ! répondit la voix. 

 

-       M’ais j’erre depuis des heures ! 

 

-       C’est ton choix, déclara la voix. Pourquoi as-tu mis tant de temps à verbaliser ta demande ? Il était évident que la voix s’amusait à réfuter les objections de Mike. 

 

-       Es-tu en train de me dire que j’obtiens de l’aide seulement si je la demande ? 

 

-       Oui, tout un concept, n’est-ce pas ? Tu es un esprit libre, respecté, puissant et apte à prendre les propres décisions. C’est ce que tu as fait tout au long de ta vie. Nous sommes toujours là, mais n’entrons en jeu que si tu le demandes. Est-ce si étrange ? Mike fut agacé par la logique absolue des paroles de l’ange. 

 

-       Bon d’accord. Où dois-je aller ? Il est plus de midi, et j’ai l’impression d’avoir passé la matinée à deviner la direction à prendre. 

 

-       Pas moi d’ailleurs ! Répondit la voix espiègle. Les portes du chemin sont droit devant toi. 

 

-       Durant tout ce temps j’étais sur la bonne voie ? 

 

-       Ne sois pas si étonné d’avoir pris la bonne direction. Tu fais partie du tout, Michaël Thomas de l’Intention pure. L’expérience te permettra de mieux utiliser ton intuition. Pour l’instant, mon rôle consiste simplement à t’aider dans les petites choses. La voix fit une pause. Regarde, les portes sont déjà là ! Michaël se tenait devant une immense haie qui  menait vers une gorge entres les rangées de maisons. 

 

-       Je ne vois rien. 

 

-       Regarde encore, Michaël Thomas. 

 

En y regardant de plus près, Mike crut percevoir les portes à travers la haie. Elles ne se laissaient pas voir facilement, car elles se mêlaient étroitement à l’ensemble du feuillage. Puis, tout à coup, il les vit clairement ! Elles ne pouvaient plus lui échapper, même s’il l’avait voulu. Elles étaient si évidentes ! Il en détourna légèrement les yeux et les regarda de nouveau d’une manière différente. Elles étaient encore plus apparentes ! 

-       Que se passe-t-il ? demanda Mike, conscient du changement de sa perception. 

-       Lorsque les choses cachées deviennent évidents, lui dit la voix douce de l’ange, tu ne peux retourner à l’ignorance. Dorénavant, tu verras toutes les portes clairement, puisque tu as manifesté l’intention de les voir. 

 

Même s’il ne comprenait pas toute la signification de ce qu’on lui disait, il n’en demeurait pas moins prêt à s’engager sur le chemin de son périple. La haie cessa de ressembler à des portes et devint ces portes. Sous les yeux mêmes de Mike, elles se changeaient, prenant de l’expansion. 

-       Un véritable miracle ! se dit-il en continuant d’observer la longue haie se transformer en portes bien visibles. Il recula un peu pour mieux voir le phénomène. 

 

-       Pas vraiment, repris la voix, ton intention spirituelle t’a légèrement changé et les choses qui vibrent à cet autre niveau où tu es se sont tout simplement manifestées : rien de miraculeux dans tout ça. C’est ainsi que vont les choses. 

 

-       Tu veux dire que ma conscience peut modifier la réalité ? demanda Mike. 

 

-       Oui, d’une certaine manière. La réalité est l’essence de Dieu et elle est constante. Ta conscience humaine n’en révèle que les parties que tu veux expérimenter. Au fur et à mesure de ton évolution, tu en perçois une part toujours plus grande. Tu peux expérimenter et utiliser les choses qui se révèlent à toi comme tu le désires, mais tu ne peux retourner en arrière. 

 

Mike commençait à saisir, mais il souhaitait poser une autre question avant de se diriger vers les portes qui, maintenant, s’offraient clairement à lui. Il était toujours prêt à soumettre la vérité à l’épreuve, même cette voix angélique qu’il entendait dans son esprit. Il réfléchit à sa question avant de la formuler. 

 

-       Tu as dit que j’étais une créature possédant le libre arbitre. Pourquoi alors ne puis-je revenir en arrière si tel est mon souhait ? Pourquoi ne puis-je m’écarter de la nouvelle réalité et en reprendre une autre plus simple ? N’est-ce pas là justement le libre arbitre ? 

 

-       La physique de la spiritualité crée un axiome selon lequel tu ne peux retourner à un état de conscience inférieur, répondit la voix. Si tu choisissais délibérément de le faire malgré tout, tu nierais l’illumination qui s’offre à toi et tu deviendrais déséquilibré. En fait, tu peux essayer de revenir en arrière, car tu possèdes le libre arbitre. En vérité, il est triste que certains humains essaient de mettre de côté la vérité qu’ils connaissent, car ils ne pourront survivre longtemps à deux niveaux de vibrations. 

 

Mika ne comprenait pas entièrement la nouvelle information spirituelle transmise par la voix, mais il avait reçu la réponse à sa question. Il savait pouvoir rebrousser chemin sur-le-champ et retourner en ville. Le choix lui appartenait. Là où il se tenait, il voyait les portes et, sachant qu’elles s étaient là, il ne pouvait pas ne pas en tenir compte. Autrement, il deviendrait déséquilibré et sans doute, malade. Tout ça lui paraissait absolument logique, et il souhaitait aller de l’avant et certainement pas faire marche arrière. Alors, il prit ses bagages et s’avança vers les portes, vers le sentier sur lequel s’amorçait son périple. C’était un simple chemin de terre, comme tous les autres dans cette gorge. Tout animé, Mike franchit rapidement les portes. 

 

A peine les avait-il franchies qu’une sombre silhouette verdâtre se glissa aussi sur le sentier. Les buissons flétrissaient sur son passage et si Mike n’avait pas continué d’avancer, il aurait senti cette odeur infecte. Une entité négative se mit à suivre Michaël Thomas, gardant une certaine distance pour ne pas être vue, maintenant le rythme alerte du voyageur. A la manière d’un fantôme vif et malin, il combattait l’enthousiasme de Mike avec sa haine et sa noirceur. Mike n’avait pas la moindre idée d’être suivi. 

 

Aussitôt que Michaël fut sur le sentier, le paysage et son sentiment à son égard se transformèrent considérablement. Il ne pouvait plus voir la cité tentaculaire ni sa multitude de banlieues. 

 

Il n’y avait plus le moindre signe de civilisation : ni poteaux téléphoniques, ni avion, ni autoroute. Il s’était lancé sur le sentier de terre qui s’étirait devant lui avec la même ardeur qu’un enfant met à ouvrir ses cadeaux de Noël, fonçant sans réfléchir. Soudain, il constata que chaque pas le menait plus avant dans un autre monde. Ce voyage le conduisait dans une réalité bien différente de celle qu’il venait tout juste de quitter. Il se demandait d’ailleurs s’il ne se trouvait pas quelque part entre la terre et le paradis, un lieu où il pouvait entreprendre son éducation spirituelle, une étape qu’il croyait imminente et nécessaire s’il devait un jour avoir l’honneur de franchir le seuil d’un chez soi. Le sentier s’était peu à peu élargi et offrait maintenant la dimension d’une route d’un peu plus d’un mètre, sans empreintes de pas d’aucune sorte et très facile à suivre. 

 

Mike se tourna subitement. Qu’y avait-il là ? Une forme d’un vert foncé attira son œil avant de se précipiter sur la gauche, derrière un bloc de pierre. Un animal sauvage sans doute, se dit-il. La route qu’il voyait derrière lui reflétait exactement celle qui s’étendait devant : un long sentier tortueux disparaissant derrière les collines et bordé d’arbres verts luxuriants, de plaines et d’affleurements rocailleux. Quelques fleurs ponctuaient le paysage de points de couleurs disposés parfaitement sur le grand tapis de verdure. 

 

Mike s’arrêta pour se reposer. Il n’avait aucune montre, mais la position du soleil lui indiquait qu’il devait être quatorze heures, le temps de casser la croûte. Il s’assit en bordure de la route et termina les miettes qui lui restaient encore de son petit déjeuner. Autour de lui, l’atmosphère baignait dans le calme. 

 

Pas d’oiseaux, constata-t-il. Il examina attentivement le sol. Pas d’insectes non plus. Comme s’est étrange. Mike contemplait son environnement. Il sentit une brise dans ses cheveux. Au moins, il y a de l’air. Il regarda vers le ciel et vit qu’il était de ce bleu des plus beaux jours. 

 

Son sac ne contenait plus de nourriture, mais il savait qu’il n’était pas seul et que Dieu pourvoirait à son alimentation. Il se rappela l’histoire de Moïse dans le désert, errant pendant quarante ans avec le peuple d’Israël. Il lui revint en mémoire que leur nourriture provenait du ciel et, en y réfléchissant, il se demanda si c’était vrai. Toutes ces familles qui suivaient Moïse comptaient certainement des adolescents aux têtes fortes comme nous en avons aujourd’hui, pensa-t-il. Il pouvait facilement en imaginer un se plaindre à ses parents : « J’ai vu cette même roche au moins huit fois depuis que je suis né. Pourquoi faites-vous confiance à ce Moïse ? Il nous fait tourner en rond. Le désert a ses limites, après tout. Aie ! M’écoutez-vous ? » 

 

Entrevoir la scène le faisait rire. Puis, il se demanda s’il allait revoir bientôt la même roche, signe qu’il tournait en rond lui aussi ! Il n’avait pas la moindre idée de sa destination, tout comme les Israélites dans le désert, et sans nourriture en plus. Il rit encore plus fort en constatant les similitudes. 

 

Peut-être son rire fut-il entendu ou il était tout simplement temps, mais au détour suivant de la route, il la vit. La première maison était d’un bleu éclatant. Pour l’amour du ciel ! s’exclama Mike intérieurement. Si un architecte voyait ça, il hurlerait ! Mike riait sous cape. J’espère que je ne suis pas insolent, mais c’est la première fois que je vois une maison toute bleue. Le sentier menait jusqu’à la porte, de sorte qu’il sut que c’était là son premier arrêt. Sans compter qu’il n’y avait rien d’autre autour. 

 

En approchant de la petite maison, il remarqua qu’elle était d’un bleu cobalt et qu’elle irradiait de l’intérieur. Comme il tournait pour s’engager sur le petit chemin qui y menait, il vit une pancarte sur laquelle figuraient les mots : MAISON DES CARTES. Mike se rendit compte que c’était ce qu’il avait demandé. Il pourrait enfin se diriger. Le reste du trajet serait sans doute plus rassurant. Une carte à jour serait un objet bien utile en cet étrange pays.   

 

La porte de la maison s’ouvrit tout à coup et une immense créature du même bleue que la maison en surgit ! C’était vraisemblablement une entité angélique puisque, comme l’ange de la vision, elle était plus grande que nature, plus grande qu’un humain. Sa présence emplissait l’atmosphère d’un sentiment de splendeur et d’un parfum de fleur. Michaël pouvait encore une fois sentir l’odeur de l’entité. Le grand être se tenait là devant lui. 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure. Nous t’attendions. 

 

Contrairement à l’ange de la vision, le visage de cette entité était parfaitement visible, et Mike pouvait y déceler une expression de bien-être et de bonheur constants, peu importe ce qu’il sentit, Mike appréciait sa compagnie et se montra respectueux dans les circonstances. Il salua l’ange. 

-       Salut à toi, grand être bleu ! Soudain mal à l’aise, Michaël senti le besoin d’avaler. Peut-être l’ange ne voulait-il pas qu’on le nomme ainsi. Sa couleur n’était peut-être qu’une perception de l’œil humain. Etait-il vraiment bleu ? Peut-être même qu’il l’aimait pas le bleu ! Mike soupira à la pensée de tous ces doutes qui l’assaillaient. 

 

-       Je suis bleu aux yeux de toutes les entités, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit l’ange d’un ton rêveur. J’accepte ta salutation avec joie. Si tu veux bien entrer dans la Maison des cartes, tu y passeras la nuit. 

 

Cette fois, Mike fut heureux qu’un ange lise dans ses pensées. Qu’avait dit l’ange de la vision à ce propos ? Qu’il pouvait les sentir ? De toute façon, Mike était heureux de ne pas avoir offensé le gardien de la première maison. 

 

Mike et l’ange bleu, deux êtres très disparates, se retournèrent et entrèrent dans la maison bleue. Au moment où la porte se refermait derrière eux, deux yeux rouges immenses et flamboyants de colère perçaient à travers un buisson, à quelque spas de la maison. Alertes, silencieux et patients, ils ne bougeraient pas jusqu’à ce que Mike reprenne sa route. Dès l’instant où il entra, Mike fut ébahi parce qu’il vit. La structure intérieure de la maison était immense ! Elle semblait interminable. Pourtant, elle était si modeste d e l’extérieur ! Il se rappela les paroles de l’ange de la vision qui affirmait que les apparences étaient parfois trompeuses. Il se trouvait certainement dans une partie de l’étrange réalité de sa nouvelle conscience. Il se demanda si cette autre perception portait une signification plus étendue. 

 

Il déambulait derrière l’ange par les grands corridors de la Maison des cartes. L’intérieur ressemblait à une librairie luxueuse, comme celles que l’on retrouve en Europ et qui contiennent des livres historiques inestimables de toutes sortes. Mais, il  n’y avait là ni rayons, ni livres. Les murs étaient percés de dizaines de milliers de petites cavités dont l’intérieur en bois semblait contenir des parchemins. La hauteur des murs était interminable et ces cavités se retrouvaient dans chaque salle qu’ils traversaient, d’un étage à l’autre. Il ne pouvait voir ces ouvertures de près, mais il se dit qu’elles contenaient sans doute des cartes, comme l’indiquait le nom de la maison. Mais pourquoi un si grand nombre ? Durant toute la durée de la longue visite des immenses pièces de la maison, il ne rencontra pas âme qui vive. 

 

-       Sommes-nous seuls ? demande Mike. L’ange étouffa un rire. 

-       Ça dépend de ce qu’être seul signifie, je suppose. Ce que tu vois là, ce sont les contrats de chaque être humain de la planète. L’ange continuait d’avancer d’un air détaché. 

 

Mike s’arrêta, les yeux agrandis, étonné des paroles de l’entité bleue. La distance entre eux s’allongea, l’ange poursuivant son chemin tandis que Mike restait sur place. Sentant que Mike ne le suivait pas, l’ange s’arrêta, se retourna et l’attendit, sans rien ajouter. 

 

Michaël voyait les échelles appuyées contre les hauts murs remplis des cavités boisées contenant toutes les parchemins. Des contrats avait dit l’ange. Qu’est-ce que ça pouvait bien signifier ? 

-       N’y comprends rien, dit-il en rattrapant l’ange. 

-       Avant que ton périple prenne fin, tu auras compris, lui répondit l’ange d’une voix rassurante. Il n’y arien ici qui doive te faire peur, Michaël. Tout est en ordre. Ta visite était attendue et elle est honorée. Ton intention est pure, et nous pouvons tous la percevoir. Détends-toi et accepte l’amour que nous t’offrons. 

 

Les paroles de l’entité bleue eurent un effet indicible sur Mike. Aucune autre entité de l’univers n’aurait pu prononcer de paroles plus appropriées. Commençait-il à mieux sentir les choses ? L’ange de la vision lui avait communiqué les mêmes vibrations d’amour, mais il réagissait avec beaucoup plus d’émotion cette fois. 

 

-       C’est bien de se sentir aimé, n’est-ce pas Michaël ? L’ange était revenu près de lui et le dominait de sa taille. 

-       Je ne comprends pas l’effet que ça me fait. Je me sens au bord des larmes. 

-       Tu es en train de passer à une autre vibration, Michaël. 

-       Je n’arrive pas à saisir la signification de tout ça. Au fait, as-tu un nom ? Michaël craignait encore une fois d’avoir offensé l’entité. Et si c’était « un » ange féminin ? Mike ne s’y connaissait pas vraiment dans ce domaine, mais d’après son apparence, l’ange aurait pu tout aussi bien être « une » ange. 

-       Appelle-moi Bleu, tout simplement, dit l’ange en lui faisant un clin d’œil. Je n’ai pas de genre, bien que ma taille et ma voix disent à ton esprit que je sois « un » ange. Partons de ce principe, si tu le veux bien. 

 

L’ange fit une pause pour mieux permettre à Mike d’assimiler ce qu’il venait d’entendre. Puis, il poursuivit : « Ta structure cellulaire d’être humain peut exister à divers niveaux de vibration. Nous appellerons niveau un, celui auquel tu es habitué. Tu le connais bien et il t’a bien servi jusqu’à présent. Mais, au cours de ce voyage, tu devras atteindre le niveau six ou sept si tu veux parvenir à ton but. Pour l’instant, tu es en train d’arriver à ce que j’appelle le niveau deux, à défaut d’un meilleur terme. Chaque niveau de vibration donne une plus grande conscience de la réalité de Dieu, comme on te l’a déjà dit. Ce que tu ressens maintenant est une plus grande conscience de l’amour. L’amour est immense, Michaël. Il a des propriétés physiques et il est puissant. Ton nouveau degré de vibration te permet de le ressentir comme tu ne l’as jamais pu auparavant. Il est l’essence même de son but et il ira en s’intensifiant dans chacune des maisons où tu pénètreras. 

 

Mike adorait écouter Bleu. Il lui donnait plus d’explications qu’il n’en avait reçues jusqu’à maintenant. 

-       Est-u professeur ? demanda Mike. 

-       Oui, le rôle de chaque ange de chacune des maisons est d’enseigner, excepté le dernier. J’aurai à te révéler des vérités reliées à ma maison et il en va de même des autres. A la fin de ton périple, tu auras une vision beaucoup plus grande de la façon dont les choses se déroulent dans l’univers.  J’ai pour tâche de te transmettre ce que tu as mérité par l’expression de ton intention. Ton passage dans ma maison te permet de recevoir la carte de ton contrat. Demain en début de journée, je te la remettrai et répondrai à quelques-unes de tes questions avant que tu poursuives ton chemin. Il était important que tu visites cette maison d’abord puisque tu y recevras de l’aide pour ton voyage. Mais pour l’instant, je t’invite à te nourrir et à te reposer. 

 

Mike suivit Bleu. Il se sentait de plus en plus à l’aise avec son nouvel ami… bleu. Celui-ci le dirigea vers un magnifique jardin intérieur où l’on cultivait toutes les variétés de fruits et de légumes en rangées interminables. Comme dans les autres pièces, la lumière provenait du toit. Elle donnait un effet naturel à chaque espace de la maison; on sentait une odeur de pain fraîchement sorti du four depuis une autre pièce. 

 

-       Qui prend soin de tout, ici ? demanda Mike. Je ne vois personne d’autre… t’arrive-t-il de te nourrir ? 

-       Chaque maison a des pièces semblables à celles-ci. Et non, je ne manque pas. Le jardin sert aux humains qui font le même parcours que toi et qui s’arrêtent ici dans la poursuite de leur apprentissage. Il est entretenu par plusieurs… que tu ne vois pas en ce moment. Tu ne manqueras ni de nourriture, ni d’abri tant que tu exploreras le sentier de la connaissance. C’est notre façon de t’honorer et d’honorer ton intention.   

 

Mike se sentit envahi par le sentiment d’être protégé pendant qu’ils se déplaçaient vers d’autres pièces, l’être humain suivant, l’imposante entité bleue. Ils atteignirent une pièce curieuse, prévue pour le sommeil. Isolée, elle était garnie d’un superbe lit antique à baldaquin recouvert de draps de dentelle invitant Mike à y déposer son corps exténué. Les oreillers dodus l’attiraient et promettaient le confort et la sécurité propres à un sommeil profond. Mike était ébahi par l’accueil qu’on lui réservait. 

 

-       Tout ça pour moi ? dit-il, impressionné. 

-       Pour toi et les autres, Michaël. Nous recevons tous ceux qui ont exprimé la même intention que toi. 

 

La pièce attenante offrait un festin que Mike ne pouvait même pas envisager d’entamer. Il y avait là plus de délices qu’il n’en avait jamais vus à la fois, beaucoup trop pour une seule personne. 

 

-       Mange ce que tu veux, Michaël, lui dit Bleu. Rien de tout cela ne sera perdu. Mais ne prends rien avec toi. Résiste à cette tentation. C’est un test sur ta voie, quelque chose que tu comprendras pleinement plus tard. 

 

Bleu se retira. Mike déposa ses bagages, s’assit et mangea comme il ne l’avait jamais fait. Il ne voulut pas se montrer glouton, mais il emplit son estomac de ces mets délicieux. Ses yeux commençaient à se fermer de fatigue et le décor créait un sentiment de confort qu’il n’avait pas connu depuis qu’il était le petit enfant chéri de ses parents. 

 

Si je pouvais seulement conserver cette sensation ! se dit-il. Le fait d’être humain prenait à l’instant se pleine mesure. Il quitta la table et décida de laver la vaisselle sale le lendemain matin. Oh ! qu’il était las ! Il arriva même difficilement à se déshabiller et à surprendre ses vêtements. Il se mit au lit, et le bien-être enveloppant d’un sommeil paisible l’envahit aussitôt. 

 

Dans le silence matinal, il se réveilla superbement reposé. Il se lava, se dirigea vers la salle à manger et découvrit avec surprise que les restes de la veille avaient été enlevés et qu’un magnifique petit déjeuner l’attendait. En fait, c’était en partie l’odeur des œufs frais, des pommes de terre et du pain chaud qui l’avait éveillé. Il profita de son petit déjeuner en solitaire et s’interrogea une fois de plus sur l’idée qu’il avait eue de demander à rentrer chez lui. 

 

Est-ce une bonne idée de vouloir se retirer de l’expérience terrestre ? se demanda-t-il. Qu’arrive-t-il à ceux qui restent ? Ils ne pourront pas expérimenter les autres niveaux de vibration qui m’attendent. Est-ce juste ? Il ressentit une légère mélancolie à la pensée de ses amis et de ses collègues. Il songea même à son ancienne amante ! 

 

Qu’est-ce qui m’arrive ? se demande Mike. Je commence à ressentir de l’empathie pour ceux qui m’entourent. Ça ne me ressemble pas. Je trouve ça plutôt pénible ! Je commence à regretter d’avoir quelque chose que les autres n’ont pas. Cela signifie-t-il que je suis sur la mauvaise voie ? Devrais-je rebrousser chemin ? 

 

-       Il est inévitable que tu te poses toutes ces questions, Michaël, dit Bleu, qui apparut soudain dans l’entrebâillement de la porte et qui, encore une fois, se glissa dans les pensées de Mike. Bien qu’étonné, celui-ci fut ravi de voir l’ange et le salua d’un signe de la tête. 

 

-       Parle-moi de ces choses, Bleu. J’ai vraiment besoin de directives. Je commence à me demander si j’ai pris la bonne décision. 

 

-       Les méandres de l’esprit sont merveilleux, Michaël Thomas de l’Intention pure. Et le postulat de l’illumination de l’homme consiste d’abord à prendre soin de soi. Ensuite, le résultat du périple sera transmis à ceux qui nous entourent puisque l’intuition de l’un affecte les autres. 

 

-       Encore une fois, je ne suis pas sûr de bien comprendre, rétorqua Mike, confus. 

 

-       Même si tu ne saisis pas maintenant, Michaël, tes actions affectent les autres et leur offrent l’occasion de faire un choix, ce qui aurait été impossible sans ta décision d’être ici, en ce moment même. Fais confiance à la vérité des événements et ne te fais aucun reproche. 

 

Mike se senti soulagé d’un poids immense. Bleu n’avait pas réussi à lui faire comprendre entièrement le fonctionnement du plan spirituel, mais il l’avait suffisamment rassuré. Michaël se sentait confiant dans la poursuite de sa quête. 

 

Il fit ses bagages et quitta sa chambre. Il revint dans le hall d’entrée menant à la porte par laquelle il avait pénétré la veille. Bleu le suivi, et Mike s’émerveilla encore de l’immensité de l’endroit. L’entité ne fit aucune remarque en constant que Mike avait glissé un bagel et quelques baguettes dans son sac. 

 

-       Où allons-nous ? demanda ce dernier. Dois-je aller par là ? 

Il s’avait qu’il allait recevoir sa propre carte, et il voulait que Bleu prenne les devants. 

 

-       Tu peux t’arrêter ici. Ils s’immobilisèrent au centre du vaste hall bleu magnifiquement décoré, et Bleu se dirigea sans rien dire vers un mur éloigné sur lequel s’appuyait une échelle. « Viens ici, Mike ». 

 

Mike obéit et, en un rien de temps, Bleu lui fit grimper une longue échelle par laquelle il devait atteindre une cavité où se trouvait sa carte. En grimpant, Mike remarqua que chaque cavité portait un nom. En réalité, chacune en contenait deux : un qui semblait écrit en caractères arabes et un autre, en caractères romains. Il n’y avait aucun classement alphabétique, et les cavités semblaient obéir à un ordre connu de Bleu seul et que Mike ne saisissait pas. L’ange lui avait dit exactement où regarder et il se trouvait maintenant à quelques centimètres de l’endroit indiqué. 

 

Puis, il la vit. La case portait la mention « Michaël Thomas » et une autre, étrangère à ses yeux, probablement en langue d’ange, se dit-il. On lui avait donné instruction de ne pas regarder ailleurs, de retirer le parchemin de la cavité et de redescendre afin de l’examiner. Il venait tout juste de saisir le parchemin et s’apprêtait à descendre lorsqu’un groupe de noms attira son regard. Son cœur fit un bond… les noms de ses parents étaient là. La disposition était faite par famille. C’était le système spirituel du grand hall ! Il savait qu’on lui avait formellement interdit de toucher aux autres parchemins, mais il s’attarda tout de même et se prit à examiner les noms qui ne signifiaient rien pour lui. Pourquoi ces autres noms accolés à ceux de ma famille ? 

 

-       Michaël ? 

-       J’arrive tout de suite, dit-il d’un ton contrit. 

Bleu savait ce qui lui passait par la tête mais Mike ne poserait aucune question pouvant violer le protocole de cet endroit sacré. Songeur, Mike redescendit la longue échelle bleue et remit le parchemin à lange. Celui-ci regarda Mike longuement. Dans ce regard intense, il n’y avait pas de secrets. Bleu faisait part de sa gratitude à Mike d’avoir respecté le système sacré, et Michaël sentit l’amour de Dieu transpercer son être entier. Tous deux sourirent devant cette communication sans paroles. Mike commençait à comprendre l’inutilité des mots ! Il lui semblait qu’il pouvait tout dire à Bleu sans prononcer une seule parole. Comme c’est étrange, pensa-t-il. 

 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, déclara formellement Bleu, voici la carte de ta vie. D’une façon ou d’une autre, elle te suivra partout dorénavant. Elle t’est remise avec amour et deviendra une de tes possessions le splus précieuses. Mike se rappela soudain les paroles de l’ange de la vision à propos de la nouvelle énergie beaucoup plus courante que la précédente. 

 

-       La carte est-elle à jour ? 

 

-       Beaucoup plus que tu ne peux le souhaiter, répondit Bleu d’un ton espiègle. Mike crut même l’avoir entendu ricaner ! 

 

L’entité tendit la carte à Mike en l’invitant d’un geste à l’examiner de plus près. Mike la posa sur son cœur quelques instants pour bien la savourer, comme un enfant l’aurait fait. Il sentait le caractère sacré de cet instant et ouvrit la carte d’une façon toute cérémonieuse qui fit sourire Bleu. Il savait ce qui allait se produire. 

 

Tout l’émerveillement que Mike avait ressenti disparut lorsqu’il déroula le parchemin. La carte était vierge ! Ou plutôt non. En plein milieu, à peine visibles, se trouvaient quelques lettres et symboles. Mike y regarda de plus près. Une flèche pointait vers un petit point rouge près duquel on pouvait lire : VOUS ETES ICI. Un petit symbole indiquant la maison des cartes était placé près du point. Trois centimètres de détails figuraient autour du point, y compris le sentier que Mike avait suivi, puis, plus rien, le vide total ! La carte indiquait seulement l’endroit où se trouvait Mike et une centaine de mètres tout autour.    

 

-       Qu’est-ce que c’est ? demanda Mike, quelque peu irrespectueux. C’est une blague d’ange ou quoi ? J’ai fait tout ce chemin jusqu’à la Maison des cartes pour recevoir un merveilleux parchemin sacré qui me dit que je suis.. dans la Maison des cartes ? 

 

-       Les apparences sont parfois trompeuses, Michaël Thomas de l’Intention pure. Accepte ce cadeau et garde-le précieusement. 

Bleu ne répondait pas à la question. 

Mike sut intuitivement qu’il ne servait à rien de la reposer. Il enroula sa prétendue carte et la mit dans son sac. Il était très déçu. Bleu le reconduisit vers la porte et sortit au grand air, Mike sur ses talons. L’ange se retourna. 

 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, je dois te poser une question avant que tu reprennes ta route. 

-       Oui, laquelle mon ami ? répondit Mike. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, aimes-tu Dieu ? Bleu était très sérieux. 

 

Mika trouva étrange que l’ange de la vision ait posé la même question, presque sur le même ton. Il se demanda pourquoi on la lui reposait. 

 

-       Cher magnifique professeur bleu, puisque tu peux lire dans mon cœur, tu sais que j’aime sincèrement Dieu. Mike fixait l’ange droit dans les yeux en formulant sa réponse honnête. 

 

-       Qu’il en soit ainsi, dit l’entité en rentrant dans la petite maison bleue et en refermant solidement la porte derrière elle. Mike se sentit soudain débranché. Est-ce qu’ils ne disent jamais au revoir ? se demanda-t-il. 

 

L’air était embauché et agréable. Mike souleva ses bagages dans lesquels il avait glissé le pain de la maison bleue et prit une direction qui devait le mener à une autre maison où il recevrait des enseignements. Il passa en revue les événements amusants de sa visite à la Maison des cartes. Incroyable, une carte qui t’indique seulement où tu te trouves à l’instant. A quoi ça sert ? Bien sûr que je sais où je me trouve ! Quel étrange endroit ! 

 

Un éclat de rire carillonna des montages où Michaël Thomas de l’Intention pur clamait sa joie aux roches et aux arbres en poursuivant la route qui le menait chez lui. Son rire atteignait les oreilles couvertes de verrues d’une entité vert foncé tapie à quelque deux cents mètres derrière lui. Mike était loin de soupçonner que cette forme sombre avait attendu patiemment qu’il reprenne sa route pour le suivre pas à pas. La chose n’appartenait pas à ce royaume. Elle n’avait besoin ni de nourriture ni de sommeil. Elle n’éprouvait aucune joie, mais elle était totalement déterminée à ce que Michaël Thomas n’atteigne jamais la dernière maison. Son but était clair, et elle resserrait peu à peu la distance qui la séparait de Michaël Thomas de l’Intention pure

 

Kryeon 

La deuxième expérience personnelle

  La deuxième expérience personnelle dans GRANDE TRANSFORMATION icones_01101(celle de l’implant neutre ou la perception que j’en ai). 

A la fin de l’année 1990, j’étais enceinte et je vivais heureuse avec le père de mon futur enfant dans une belle maison de campagne. Un jour, alors que je recevais plusieurs personnes, dont un channel, je demandai à celui-ci, par simple amusement, de me dire si je portais une fille ou un garçon. Il me répondit ; « Pour l’instant, c’est un garçon. J’ai répliqué : « Pour l’instant ? Mais que voulez-vous dire ? » Et il me répondit ceci : « Il arrive parfois que ça change. » A vrai dire, je ne l’ai pas cru, car j’avais toujours pensé que j’aurais un garçon. Puis un jour, lors d’un examen à l’hôpital, l’infirmière me demanda après m’avoir dit que tout allait bien, si je voulais savoir si ce serait un garçon ou une fille. Je lui répondis : « Bien sûr ! », tout à fait certaine qu’elle allait me dire que ce serait un garçon. Elle me dit aussitôt : « Félicitations ! C’est une fille ! » 

….. Deux ans et demi plus tard…. 

Nous sommes maintenant en 1993. Je vis seule dans un petit appartement, avec la possibilité de perdre mon emploi, sans argent, endettée, et avec un enfant à ma charge. Un soir, avant de m’endormir, je me demande bien ce qui va nous arriver. Je me sens au point zéro. Cette nuit-là, je me réveille à 4 heures en proie à un rêve très intense, avec le sentiment que je dois absolument m’en souvenir. Dans ce rêve, en bref, une amie venait d’accoucher et son mari, en me voyant entrer dans la chambre me regarde avec un sourire radieux et me présente un immense plateau rempli de pâtisseries et de friandises. 

J’avais une très forte intuition que je devais absolument trouver la signification de ce rêve, qu’il était en quelques sortes un message. Malgré l’heure tardive, j’ai fouillé dans mes boîtes à la recherche d’un livre sur l’interprétation des rêves. Il était écrit que la naissance d’un bébé symbolisait « un nouveau départ, une nouvelle vie » et que le plateau de friandises signifiait que je récolterais « les grandes récompenses de la vie ».Je savais que c’était un message de l’Univers m’incitant à tenir bon. Cela eut un puissant effet sur moi, car je n’ai plus jamais douté, après ce rêve, que tout finirait pas s’arranger. En 1994, débuta ma mission d’éditrice de livres de spiritualité. 

-       Je perçois cette expérience ainsi : à un certain moment, une question fut posée au niveau inconscient quant à ce que je choisirais de faire. A mon avis, c’était lié à la Convergence harmonique et à tout ce qui a suivi. Je pense que certaines personnes ont peut-être reçu l’implant neutre avant même que l’on en connaisse l’existence

Kryeon, si ma perception est bonne, cette expérience était-elle liée à un changement total de direction et à l’autorisation d’implanter l’illumination (l’implant neutre) ? 

Puisque je ne l’avais pas demandé, est-il possible que je l’aie reçu sans même savoir qu’il existait ? Si c’est le cas, il y a donc des gens qui le reçoivent avant même d’en connaître l’existence ? Pourriez-vous m’expliquer comment tout cela fonctionne ? 

Tu as raison Martine au sujet de ce que nous appelons « l’implant neutre ». C’est l’implantation de l’autorisation de change spirituellement. Ce la peut annuler votre karma et changer toute votre vie. Plusieurs l’avaient demandé bien des années avant que quiconque ait entendu parle de Kryeon. 

La Convergence harmonique a créé une meilleure énergie pour que cela fonctionne, mais c’était également réalisable auparavant. Plusieurs travailleurs de la Lumière l’ont fait avant l’événement de 1987, sans pouvoir donner un nom à la chose ni même en être conscients. Mais, dans la nouvelle énergie, c’est devenu beaucoup plus commun. Donc, après la Convergence harmonique, nous en avons parlé beaucoup et nous avons expliqué comment faire. C’était toutefois possible depuis très longtemps. Tous les maîtres du passé l’ont fait ! 

Tu es également responsable du changement de sexe de ton enfant. Tu l’as d’abord perçu comme un garçon, par prédisposition inhérente à l’ancienne direction que tu suivais, mais dès que tu as donné l’autorisation de changer de parcours, le sexe de ton futur enfant a changé également puisque tu avais besoin d’une autre énergie pour continuer. Cependant, contrairement à ce que tu penses… il ne s’est rien produit dans l’utérus ! C’est là un paradoxe du temps dans votre tridimensionnalité. Est-ce juste de dire que tu aurais quand même eu une fille si tu n’avais pas changé de direction ?» Tu l’as portée neuf mois ! Mais d’où vient la perception que c’était un garçon ? La vérité est assez complexe. Voici ce qui s’est passé : l’Esprit a vu, que, avec le libre arbitre, tu changerais de direction. Ce n’était donc pas prédestiné ; plutôt, la potentialité était si forte que cela se produise qu’elle est devenue réalité. Par conséquent, même avant que tu ne changes de direction, il était établi que ce serait une fille, même si tu étais convaincue que ce serait un garçon à cause de ta perception et de ceux qui te « lisaient » dans l’énergie d’une vieille potentialité. 

[…] 

Voici une autre façon de l’expliquer… 

Une femme va consulter un voyant. Elle est enceinte d’une fille à cause des décisions futures que l’Esprit savait qu’elle prendrait. Plusieurs importantes décisions spirituelles potentielles résultent de la synchronie qu’elle est sur le point de créer. Elle entre dans la pièce où se trouve le voyant avec les mots « c’est un garçon » qui semblent « clignoter » sur son front. Le voyant perçoit la situation ainsi puisqu’il voit encore la vieille énergie qui existait avant que la femme enceinte prennent la décision de changer. 

Mon partenaire (Lee) est venu en ce monde avec un seul rein et une prédisposition au mal de mer. Il a tenté d’entrer dans la marine, mais il n’a pas réussi. Cette prédisposition avait été créée à cause de la forte potentialité qu’il accomplisse le travail spirituel qu’il fait maintenant. S’il étant entré dans la marine, il y avait la forte possibilité qu’il se retrouve sur un patrouilleur au Viêt Nam. Nous ne l’avons encore jamais dit, mais cette piste de vie comportait la potentialité qu’il ne revienne pas. Vous comprenez ? Avant même qu’il prenne la décision de travailler avec Kryeon, son corps était préparé pour les potentialités que nous voyons. Ses attributs innés l’ont empêché de réaliser son vieux désir karmique de servir dans la marine, ce qui lui a sauvé la vie afin qu’il puisse faire ce qu’il fait maintenant. 

Remarquez que la forte potentialité s’est réalisée dans les deux cas. Lee a effectivement commencé à travailler avec Kryeon plus tard au cours de sa vie et toi Martine, tu as fait le choix de transmettre ces paroles à des milliers de lecteurs. Il était nécessaire que tu asi une fille plutôt qu’un garçon pour entrer dans une nouvelle énergie, et cela a donc eu l’ai d’une simple permutation dans la tridimensionnalité. 

A vous chers lecteurs, nous ne nous attendons pas à ce que vous compreniez ce paradoxe temporel, mais nous essayerons toujours de vous familiariser avec le fait que votre livre arbitre devant les potentialités constitue le secret de la cocréation immédiate. De plus, est-ce que vous vous rendez compte de tout l’amour que cela implique ? Dieu se préoccupe de vous tous.

Kryeon, canalisé par Lee Carroll 

L’abus des drogues

 

L’abus des drogues dans NOUVEAU DON DE LUMIERE LibelluleD’autres vont plus loin. Ils disent : « Kryeon, mon cas est encore pire. Je suis accroché aux drogues. Je suis conscient de leurs effets nocifs sur mon corps, mais j’ai beaucoup de difficultés à m’en sortir. Plusieurs ont prétendu que la spiritualité et les drogues ne faisaient pas bon ménage. Je ne peux suivre un sentier spirituel et en même temps détruire mon corps. Que dis-je faire ? » 

 

Quelle bonne question ! Entendez-moi bien ici ! Vous êtes entouré d’une famille qui vous aime inconditionnellement et éternellement. Elle vous soutient dans tous vos actes et vos désirs. Si vous choisissez ouvertement d’abuser de votre structure cellulaire en prenant des substances nocives, elle ne vous jugera pas. Vous êtes le seul maître de vos cellules. Elle en conclut cependant que vous déclarez à votre structure cellulaire que vous ne vivrez pas aussi longtemps que vous le pourriez. Ce faisant, elle ne porte pas de jugement ; elle dresse un simple constat. 

 

Certains d’entre vous se demandent pourquoi ils ont parfois l’impression que leur vie s’accélère. Voici la réponse. C’est souvent parce que l’Esprit, qui les observe constamment, leur signale ceci : « Nous n’avons pu nous empêcher de remarquer que vous avez choisi de vivre moins longtemps que prévu. Voyant cela, nous allons donc accélérer certains événements spirituels afin que votre développement puisse s’accomplir plus rapidement. » Cela peut expliquer certaines choses. Personne, toutefois, ne porte de jugement sur la manière dont vous traitez votre corps. 

 

En même temps cependant, nous ajoutons ceci. Votre accoutumance incontrôlable à ces substances que vos cellules réclament, vous pouvez la modifier. Lorsque vous élever votre niveau vibratoire, les cellules le perçoivent. Un processus, dont nous parlerons bientôt, a alors lieu dans votre ADN en réponse à ce nouvel apport interdimensionnel. Ce processus modifie votre structure cellulaire. Vous pouvez alors rompre des habitudes dont vous pensiez ne jamais pouvoir vous débarrasser. C’est de ce nouveau pouvoir des cellules dont il est question. Vous êtes votre propre maître. Ce nouveau pouvoir est celui de votre conscience qui, s’imposant et devant une partie de vous-même, communique enfin avec votre structure cellulaire. Pourquoi mettre cela en doute alors que des yogis vous l’ont démontré dans votre réalité ? 

 

Très chers, nous sentons le besoin de vous redemander ceci : « Combien d’entre vous craignent leur corps ? » Dans l’ancienne énergie, on vous a dit que vous ne pouviez rien contrôler. Vous êtes donc toujours inquiets, espérant que vos cellules se comporteront correctement et ne laisseront pas la maladie les investir. Vous souhaitez qu’elles ne deviennent pas le siège d’un cancer, mais semblez penser que vous n’avez pas un mot à dire là-dedans ! Qui donc vous a fait croire cela ? Je vous assure qu’il s’agit là d’un concept de l’ancienne énergie. En fait, vous avez le contrôle de toutes vos cellules ! Il faut réapprendre le processus, et avec le nouvel alignement de la grille magnétique, l’invitation vous est lancée. Le temps est venu de vous adresser à vos cellules, d’établir avec elles un véritable contact. 

 

Kryeon, canalisé par Lee Carroll 

La vision

La vision dans LE RETOUR fond-cree-gif-1 

Mike se réveilla en milieu inconnu. Puis, soudain, la mémoire lui revint. Il scruta les lieux autour de lui et se rendit compte qu’il ne se trouvait pas dans son appartement, ni dans un hôpital de la ville. Il régnait là un calme plat, un silence tellement envahissant qu’il en ressenti un malaise. Il ne percevait pas le bruit de sa respiration. Aucun bruit de voiture ou de climatiseur, absolument rien. Il parvint à s’accouder. 

Il baissa le regard sur lui et constata qu’il était étendu sur un étrange petit lit blanc. On ne lui avait pas donné de couverture, mais il portait exactement les mêmes vêtements qu’au moment de l’attaque. Il dirigea la main à son cou. Il se rappelait avoir été blessé mais, à son grand soulagement, il ne pouvait déceler aucune blessure. En fait, il se sentait bien ! Il se tâta avec précaution en plusieurs endroits et ne trouva ni blessure ni même de douleur. Mais qu’el silence ! C’était presque à en devenir fou. Et l’éclairage : tellement bizarre. Il semblait émaner de partout et de nul part à la fois. Il était d’un blanc éclatant, un blanc tellement dépourvu de toute couleur qu’il blessait les yeux. Mike décida de mieux examiner son environnement. 

Etrange ! Il  n’était ni dans une pièce ni à l’extérieur. Il était là sur ce petit lit, et sous lui, le plancher blanc s’étendait à perte de vue. Mike se recoucha, comprenant ce qui s’était passé. Il était mort. Nul besoin d’être un expert en sciences pour constater que ce qu’il voyait et ressentait ne s’appliquait pas au monde réel. Mais pourquoi avait-il encore son corps ? 

Mike décida d’essayer quelque chose de stupide. Il se pinça pour vérifier s’il ressentirait ou non une douleur. En sursautant, il laissa échapper un « Aie ! » retentissant. 

-       Comment vas-tu Mike ? demanda une voix masculine rassurant. 

Mike se tourna immédiatement dans la direction de la voix et vit quelque chose qu’il n’était pas près d’oublier. Il senti une présence angélique, un grand sentiment d’amour. Il se fiait toujours à ses émotions d’abord, puis à ce qu’il voyait ensuite. Du moins, c’est ainsi qu’il expliquait ses expériences et, cette fois, il vit une silhouette blanche à la fois inquiétant et splendide. Quelles belles ailes blanches ! pensa-t-il. Mike sourit à la vision, croyant difficilement à sa réalité. 

-       Suis-je mort ? demanda-t-il stoïquement, mais respectueusement, à l’être qui se trouvait devant lui. 

-      Absolument pas ! Tu es en plein rêve, Michaël Thomas, lui dit la silhouette en s’approchant. L’apparition s’approcha encore plus près, sans vraiment marcher. Mike vit que le grand « homme » qui se trouvait maintenant près de son lit avait un visage voilé et flou mais, curieusement, il sentait qu’on le réconfortait et qu’on prenait soin de lui. L’impression était on ne peut plus agréable. 

La silhouette était recouverte d’un vêtement blanc, mais ce n’était ni une robe ni un costume. La tenue semblait presque vivante et bougeait avec cette forme, comme si elle en avait été la peau. Le visage était également indistinct. Mike ne pouvait discerner ni plis ni boutons, ni voir clairement la limite entre la peau et l’habillement. Pourtant, tout était fluide, léger et même rayonnant. Devant cette vision, Mike parvenait mal à distinguer le blanc de l’habillement de l’homme et l’arrière-plan incroyablement blanc de l’environnement. Il était difficile de départager la silhouette et ce qui l’entourait. 

-       Où suis-je ? semble peut-être une question stupide, mais je suppose que j’ai le droit de la poser ? dit Mike d’une voix peu assurée. 

-      Tu es dans un endroit sacré, répondit la silhouette. Une place de ton cru, un lieu rempli d’un grand amour. C’est ce que tu ressens présentement. La silhouette angélique s’inclina devant Mike et le mouvement sembla remplir l’endroit d’une plus forte lumière encore. 

-      Et à qui ai-je l’honneur ? demanda respectueusement Mika d’une voix tremblante. 

-      Tu as sans doute deviné que je suis un ange. 

Mike ne sourcilla même pas. Il savait que la vision devant lui disait la vérité absolue. Il sentait nettement que la situation, dans toute son étrangeté, était tout à fait réelle. 

-      Tous les anges sont-ils des mâles ? demanda Mike, regrettant sa question aussitôt après l’avoir posée. Quelle demande stupide ! Il était évident que la circonstance était particulière. S’il était en plein rêve, ce dernier était aussi réel que d’autres expériences qu’il avait déjà pu vivre. 

-       Je suis seulement ce que tu désires voir, Michaël Thomas. Je ne suis pas de nature humaine, et ce que tu vois devant toi a pris une forme qui te rend à l’aise. Et bien non, tous les anges ne sont pas des mâles. En fait, nous n’avons pas de genre. Nous ne portons pas tous les ailes non plus. 

Mike sourit encore, se rendant compte qu’il regardait une vision surgissant de sa propre imagination. 

-       A quoi ressembles-tu vraiment ? demanda Mike, commençant à se sentir un peu plus à l’aise de s’exprimer librement devant cet être tout aimant. Et pourquoi ton visage est-il caché ? La question était appropriée, compte tenu des circonstances. 

-       Ma forme te surprendrait et, en même temps, elle te rappellerait un étrange souvenir puisque c’est ce dont tu as l’air lorsque tu n’es pas sur terre. C’est au-delà de toute description possible. Voilà pourquoi je vais garder cette forme pour l’instant. Quant à mon visage, tu le verras bien assez tôt. 

-       Pendant que je ne suis pas sur terre ? risque Mike. 

-      L’existence terrestre est temporaire. Mais tu le sais déjà, n’est-ce pas ? Je sais que tu es, Michaël Thomas. Tu es un homme spirituel et tu comprends la nature éternelle des humains. Tu as maintes fois rendu grâce pour ta nature spirituelle et les membres de mon espèce ont entendu chacune de tes paroles de remerciement. 

Mike demeurait silencieux. Bien sûr, il avait prié à l’église et chez lui, mais constater que tout avait été entendu dépassait son entendement. Cette entité à laquelle il rêvait le connaissait ! 

-       D’où viens-tu ? demanda Mike. 

-       De chez nous

La tendre entité rayonnait directement devant le lit étroit de Mike. Elle penchait la tête sur le côté et semblait attendre patiemment que Mike saisisse ce qu’il venait d’entendre. Il sentit des fourmillements le long de son échine. Il avait le sentiment puissant que la vérité se tenait devant lui et qu’l lui suffisait d’interroger pour voir jaillir une merveilleuse connaissance. 

-       Tu as raison, dit l’ange, faisant écho aux réflexions de Mike. 

Ce que tu es en train de faire transformera ton avenir. Tu le sens bien, n’est-ce pas ? 

-       Tu peux lire dans mes pensées ? rétorqua Mike, tout décontenancé. 

-       Non, nous les ressentons. Ton cœur est relié au tout, tu sais, et nous te répondons quand tu as besoin de nous.

 

-       Nous ? La situation devenait de plus en plus étrange ! Mais je ne vois personne d’autre ! 

L’ange lança un éclat de rire d’une sonorité inouïe et d’une énergie intense. Mike ressentait tout l’humour exprimé par l’ange dans chaque cellule de son corps. Chacune des actions de cet être était remplie de fraîcheur, plus grande que nature, et titillait quelque souvenir agréable au plus profond de l’inconscient de Mike, qui fut remué par le rire, mais n’en laissa rien paraître. 

-       Je te parle avec une seule voix, mais j’en représente bien d ‘autres proclama l’ange, étendant ses bras, ce qui laissa voir son vêtement flotter et onduler. Nous sommes plusieurs au service de chaque être humain. Tu le comprendras vite si tu le veux. 

-      JE LE VEUX ! s’écria Mike. Comment pouvait-il laisse passer une telle occasion ? Puis il se sentit un peu embarrassé, sentant qu’il avait agi tel un enfant en admiration devant son idole. Silencieux, il regardait l’ange se déplacer doucement de haut en bas comme s’il avait été placé sur un mini-ascenseur. Il se demandait rêveusement si ce qu’il voyait n’était pas le résultat d’un certain désir de perception suscité par le cinéma, la fréquentation de l’église ou les grandes œuvres d’art. tout restait silencieux. Et quel silence ! de toute évidence, l’ange n’allait pas communiquer d’information. Il attendait les questions. 

-      Dans quel genre de situation suis-je ? demanda Mike d’un ton respectueux. S’agit-il d’un rêve ? Tout cela semble tellement réel. 

-      Qu’est-ce qu’un rêve humain, Michaël Thomas ? demanda l’ange, en se rapprochant un peu. C’est une visite dans votre esprit biologique et spirituel qui vous permet de recevoir de l’information provenant de mon côté par le biais, parfois, d’une métaphore. Le savais-tu ? Le rêve peut sembler éloigné de ta réalité mais, en fait, il est plus près de la réalité de Dieu que tout ce que tu expérimentes habituellement. Chaque fois que tu as vu tes parents en rêve, comment te sentais-tu ? Avais-tu l’impression que c’était vrai ? Eh bien, ça l’était. Rappelle-toi la semaine après l’accident, lorsqu’ils sont venus te voir. Tu as réagi en pleurant pendant des jours. C’était leur réalité. Les messages qu’ils te communiquaient étaient réels. Ils continuent à t’aimer encore aujourd’hui, Michaël, parce qu’ils sont éternels, tout comme toi. Quant aux questions que tu te poses sur ta situation, pourquoi crois-tu que tu fais ce rêve ? c’st le seul but de cette visite, et elle se produit au bon moment. 

Mike se régalait du long discours de cette merveilleuse entité avec qui il se sentait de plus en plus à l’aise. 

-       Vais-je m’en sortir ? Il me semble être grièvement blessé et inconscient. Peut-être même suis-je en train de mourir ! 

-       Tout dépend, répondit l’ange. 

-       De quoi ? 

-       Que veux-tu vraiment, Michaël ? demanda l’ange avec empathie. Dis-nous ce que tu veux vraiment. Réfléchis bien avant de répondre, Michaël Thomas, parce que l’énergie divine doit souvent être prise au pied de la lettre. Et puis, nous avons ce que tu sais. Tu ne peux pas tromper ta véritable nature. 

Michaël voulait donner une réponse honnête. Chaque instant écoulé rendait la situation encore plus réelle. Il se rappelait clairement les rêves qu’il avait faits à propos de ses parents peu après leur accident. Son père et sa mère s’étaient présentés tous les deux à lui durant les seuls instants où il avait pu trouver le sommeil au cours de la semaine qui avait suivi et lui avaient démontré leur amour en le serrant contre eux. Ils lui avaient dit qu’il était temps pour eux de se retirer, mais il n’était pas certains d’avoir bien compris et ne l’avait pas accepté. 

Ses parents avaient également ajouté qu’une partie de l’entente à propos de leur mort consistait à lui laisser un souvenir de leur passage. Mike s’était toujours demandé de quoi il s’agissait, mais comme ce n’était qu’un rêve… L’ange confirma que tout cela était bel et bien réel. En tout cas, l’expérience qu’il était en train de vivre lui semblait bien craie. De ce point de vue, les messages de ses parents l’étaient aussi, tout comme cet ange. Michaël commençait à n’éprouver que confusion et frustration dans son rêve ou sa vision. 

Qu’est-ce que je veux vraiment ? se demanda-t-il. Il songea à sa vie et à toutes les choses qui lui étaient arrivées. Il savait se qu’il voulait, mais avait l’impression qu’il n’était pas correct de le demander. 

-       Il ne sied pas à ta magnificence de retenir tes désirs les plus profonds, murmura l’ange à Mike. 

-       Bon sans ! s’exclama Mike intérieurement .. L’ange perçoit tout de moi. Je ne peux rien cacher. 

-       Si tu le sais déjà, pourquoi me le demandes-tu ? rétorqua Mike. Et qu’est-ce que c’est que cette histoire de magnificence ? 

Pour la première foi, l’ange laissa voir autre chose qu’un sourire. Il exprimait davantage du respect, de l’honneur ! 

-       Tu n’as pas la moindre idée de ce que tu représentes ni de qui tu es, Michaël Thomas, dit sérieusement l’ange. Tu crois que je suis magnifique ? Tu devrais te voir ! Un jour, tu y arriveras. Bien sûr, je connais tes pensées et tes sentiments. Je suis ici pour t’appuyer et je t’accompagne d’une façon toute personnelle. J’ai l’honneur de me présenter à toi, mais c’est ta propre intention qui provoquera le changement dès maintenant. Tu as le choix de me dire ou non ce que tu souhaites le plus en tant qu’humain maintenant. La réponse doit surgir de ton cœur et être énoncée de vive voix, afin que tous l’entendent, même toi. Ce que tu choisiras de faire maintenant aura une influence énorme. 

Mike prit le temps de réfléchir. Il devait répondre selon sa propre vérité, même si ce n’était pas ce que l’ange voulait entendre. Il resta un peu songeur avant de parler. 

-       Je veux rentrer CHEZ MOI ! J’en ai assez de cette vie d’être humain. Voilà, il l’avait dit. Mais je ne veux pas me retirer d’un plan que Dieu jugerait important. Mike était animé par la passion. La vie semble tellement vide ! Mais on m’a appris que j’avais été créé à l’image de Dieu dans un but défini. Que dois-je faire ? 

L’ange se plaça sur le côté du lit, permettant ainsi à Mike de mieux le voir. C’était ahurissant cette vision, ce rêve ! Mike avait l’impression de sentir les effluves de violettes ou de roses. Pourquoi les fleurs ? L’ange avait, bel et bien, une odeur ! Plus cet être s’approchait, plus il lui semblait magnifique. Mike prenait conscience du plaisir engendré par ce dialogue. Il le sentait, même s’il ne parvenait pas à distinguer d’expression particulière sur le visage de l’ange. 

-       Dis-moi, Michaël Thomas, ton intention est-elle pure ? 

Veux-tu réellement ce que Dieu veut ? Tu veux rentrer chez toi, mais tu sais aussi qu’il existe un plan plus élevé et tu ne veux pas nous décevoir ni agir d’une façon qui ne serait pas appropriée sur le plan spirituel ? 

-       Oui, c’est bien ça. Je veux quitter ma situation mais mon désir m’apparaît étrange et me semble égoïste. 

-       Que dirais-tu si je t’apprenais que tu peux peut-être obtenir les deux ? ajouta l’ange, en souriant. Et que ton désir de rentrer chez toi n’est pas égoïste, mais naturel, et qu’il n’entre pas en conflit avec celui de réaliser ton but en tant qu’être humain. 

-       Mais de quelle façon ? Je t’en prie, dis-moi comment je peux y arriver, dit Mike d’une voix de plus en plus animée.

L’ange avait perçu le cœur de Mike, et maintenant, il pouvait rendre hommage à sa spiritualité. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, je dois te poser une autre question, afin de déterminer ta véritable quête, dit l’ange en se retirant quelque peu. Qu’est-ce que tu espères gagner en rentrant  « chez toi » ? 

Mike réfléchissait. Son silence aurait paru étrange dans une conversation humaine habituelle, mais l’ange le comprenait totalement et savait que c’était là un moment sacré pour Michaël Thomas. En temps terrestre, Michaël resta silencieux une bonne dizaine de minutes, mais l’ange ne fit aucun mouvement et ne dit rien. Il ne montra non plus aucun signe d’impatience ou d’ennui. Mike prenait peu à peu conscience de l’intemporalité de cet être qui ne ressentait pas l’impatience des humains soumis seulement au temps linéaire. 

-       Je veux être aimé et côtoyer l’amour, répondit Mike. Je  veux ressentir la paix dans mon existence… Je ne veux pas être assujetti aux préoccupations et aux poursuites futiles de ceux qui m’entourent. Je ne veux pas m’inquiéter à propos de l’argent. Je veux me sentir libéré. J’en ais assez d’être seul. Je veux me relier aux autres entités de l’Univers. Je veux connaître le sens de ma vie et jouer mon rôle au sein du paradis – peu importe le nom que vous lui donnez. Je veux être une partie juste et correcte du plan de Dieu. Je ne peux plus être l’humain que j’étais. Je veux être comme toi… C’est ce que je veux dire par rentrer chez moi. 

L’ange revint près du lit. 

-       Bien, Michaël Thomas de l’Intention pure, tu auras ce que tu désires. L’ange semblait devenir plus clair. Etait-ce possible ? il irradiait de blancheur, mais s’y mêlait maintenant un peu d’or. Tu dois suivre un chemin tout établi et tu dois y arriver de ton plein gré. Alors, tu pourras retourner chez toi. Te sens-tu prêt ? 

-      Oui, répondit Mike. Il sentait monter en lui un sentiment merveilleux, une vague d’amour. L’air commençait à être plus dense. L’éclat de l’ange se déplaçait vers le lit et enveloppait les pieds de Mike. Il commença à ressentir des frissons le long de l’échine et se mit à trembler involontairement, ce qui ne lui était jamais arrivé auparavant. C’était comme un bourdonnement d’un rythme incroyablement rapide. Puis, le mouvement se répandait dans tout son corps, jusque vers sa tête. Sa vision se transforma ; il voyait des éclats de bleu et de violet qui contrastaient fortement sur le fond blanc qui l’avait entouré depuis le début de cette scène. 

-       Que sa passe-t-il ? demanda Mike effrayé. 

-       Ton intention change ta réalité. 

-       Je ne comprends pas, poursuivit-il, terrifié. 

-       Je sais, dit l’ange avec compassion. N’aie pas peur de l’intégration de Dieu dans ton être. C’est l’atout que tu as demandé et qui te sera utile pour retourner chez toi. 

L’ange s’éloigna du lit de Mike, comme pour lui céder le passage. 

-       Ne pars pas,  je t’en prie, s’exclama Mike, encore abasourdi et craintif. 

-      Je ne fais que m’adapter à ta nouvelle taille, dit l’ange d’un ton plutôt amusé. Je partirai seulement lorsque nous aurons terminé. 

-      Je ne comprends toujours pas, mais je n’ai pas peur, mentit Mike. L’ange laissa encore une fois échapper ce rire dont la résonnance surprit Mike et dégageait une superbe gaieté et un amour intense. Michaël se rendit compte que le secret n’avait pas sa place et décida de continuer à parler. Il devait identifier ce sentiment. Et l’ange se remit à rire. 

-      Je ne sais pas ce qui se passe quand tu ris, mais ça me touche profondément et je ressens quelque chose de tout à fait nouveau. La remarque plaisait à l’ange. 

-      Ce que tu entends et ressens sont des attributs de source purement divine, répondit l’ange. L’humour est un des seuls traits qui reste inchangé malgré notre passage de votre côté. T’es-tu jamais demandé pourquoi les humains sont les seules entités biologiques terrestres à rire ? On pourrait croire que les animaux rient, mais ne font que réagir à des stimuli. Vous êtes les seuls à posséder la véritable étincelle de conscience spirituelle apte à produire cette caractéristique, les seuls à pouvoir créer l’humour à partir d’une abstraction ou d’une pensée. C’est votre conscience qui en est la clé et crois-moi, c’est un attribut sacré. Michaël Thomas de l’Intention pure, le rire est salutaire. 

L’ange venait de fournir la plus longue explication de toute leur rencontre. Mike sentit qu’il pourrait en tirer d’autres précieuses vérités avant la fin. Il s’y mit avec ardeur. 

-       Comment te nommes-tu ? 

-       Je n’ai aucun nom. La réponse fit place à un long silence. Ça y est, se dit Mike, de retour aux réponses brèves. 

-       Comment te connaît-on ? poursuit Mike. 

-       Je suis connu de tous, Michaël Thomas, et parce que JE LE SUIS, j’existe.

 

-       Je ne comprends pas. 

-      Je sais. L’ange s’amusait, mais non aux dépens de son interlocuteur. Il honorait la naïveté de Mike, qui ne pouvait savoir tout cela, à la manière d’un parent qui répond aux questions de son enfant sur la vie. Chaque parole et chaque geste de l’ange était remplis d’amour. Mike sentit qu’il était temps de cesser d’exiger des réponses et d’en arriver à l’essentiel. 

-      Quel est ce chemin dont tu parles, cher ange ? Pendant un instant, il se senti mal à l’aise d’avoir utilisé le qualificatif « cher », mais il sentait en même temps que c’était là un mot approprié à la personnalité devant lui. L’ange était à la fois un parent, un frère, une sœur et laissait même paraître le sentiment intime d’un amoureux. Mike ne pourrait oublier de sitôt cette curieuse impression. Il souhaitait continuer à ressentir cette énergie et craignait l’instant où elle pourrait se dissiper. 

-       Quand tu retourneras à ta réalité, Michaël, prépare-toi à vivre une aventure de plusieurs jours. Lorsque tu seras prête, le point de départ de ta route te sera indiqué. Tu devras passer par sept maisons de l’Esprit et, dans chacune d’elles, tu rencontreras une entité semblable à moi qui jouera chaque fois un rôle particulier. Le chemin pourra présenter des surprises et mêmes du danger, mais tu pourras arrêter quand tu le voudras sans être jugé. Tu changeras en cours de route et tu apprendras énormément de choses. Tu devras étudier les attributs de Dieu. Si tu parviens à traverser les sept maisons, la porte qui te conduire chez toi te sera montrée. L’ange fit une pause en souriant et poursuivit : « et Michaël Thomas de l’Intention pure, l’ouverture de cette porte s, fera avec une immense  célébration ». 

Mike ne savait que répondre. Il se sentait libéré, mais également nerveux à l’idée d’entreprendre ce voyage vers l’inconnu. Qu’y trouverait-il ? Devait-il se lancer ? Peut-être était-il en train de fabuler de manière insensée ! Et puis, à quoi la réalité correspondait-elle ? 

-       Ce qui se trouve devant toi est réel, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit l’ange, lisant encore une fois les sentiments de Mike. Tu retourneras à une réalité temporaire conçue exclusivement pour les humains dans le but de leur apprentissage. 

-        

Aussitôt que Mike ressentait un doute, l’ange s’en apercevait. Encore une fois, il se sentait en quelque sorte violé dans ce nouveau mode de communication, mais en étant toutefois honoré. Dans un rêve, se dit-il, on est en contact avec son propre cerveau. On ne peut plus rien se cacher à soi-même. Voilà peut-être pourquoi il convenait d’avoir ce genre de conversation avec cette entité qui savait ce qu’il pensait. En outre, Mike ressentait vraiment ce que l’ange avait exprimé. Il commençait à se sentir tout à fait à l’aise dans cette réalité onirique et n’était nullement pressé de retourner à un état moindre. 

-       Par où commence-t-on ? demanda Mike en hésitant. 

-      Tu as exprimé l’intention de ce voyage. Alors, tu vas retourner à ta conscience humaine. Tu devras te rappeler certains point en cours de route : les apparences sont parfois trompeuses, Michaël. Au fur et à mesure que tu avanceras, tu reviendras plus près de la réalité que tu expérimentes présentement auprès de moi. Il est donc possible que, en t’approchant de la porte qui mènera chez toi, tu aies à développer une nouvelle façon d’être un peu plus, disons, à jour, que ce que tu connais maintenant. Mike ne saisissait pas vraiment ce que l’ange entendait par là, mais il l‘écoutait tout de même attentivement. 

-       Je dois maintenant te poser une autre question, Michaël Thomas de l’Intention pure. 

-       Je suis prêt, rétorqua Mike, se sentant plus ou moins confiant, mais sincèrement prêt à avancer. « Quelle est la question ? » L’ange s’approcha du pied du lit.

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, est-ce que tu aimes Dieu ? Mike était estomaqué de la question. Bien sûr qu’il aimait Dieu ! Pourquoi cette question ? il répondit rapidement. 

-       Puisque tu connais mon cœur et mes sentiments, tu dois savoir que j’aime Dieu. Dans le silence qui s’ensuivit, Mike comprit que l’ange était satisfait de sa réponse. 

-       En effet. 

Tels furent les derniers mots que Mike entendit prononcer par les lèvres invisibles de cette créature magnifique qui l’aimait, de tout évidence, tendrement. L’ange se pencha vers Mike et fit un mouvement de la main qui rejoignit sa gorge. Comment pouvait-il s’étirer à ce point ? Mike ressenti immédiatement une sensation qui aurait pu ressembler à des centaines de lucioles grouillant dans son cou et modifiant sa personne. Sans ressentir aucune douleur, il se mit tout à coup à vomir. 

*********************************** 

-      Tiens-lui la tête au-dessus du plateau, clama l’infirmière à l’intention du préposé aux soins. Il vomit. 

La salle du service des urgences était bondée, comme chaque vendredi soir, et la pleine lune n’allait pas sans compliquer les choses. Il arrive que, sans croire le moindrement à l’astrologie ou à la métaphysique, les dirigeants d’hôpitaux aient tendance à mieux doter leur service des urgences de personnel les soirs de pleine lune. En effet, des situations inhabituelles semblent survenir à ce moment-là. L’infirmière ressortit de la pièce pour voir à d’autres cas tout aussi urgents. 

Kryeon, canalisé par Lee Carroll 

Habitudes émotionnelles

Habitudes émotionnelles dans NOUVEAU DON DE LUMIERE 1ea811df               Les habitudes émotionnelles 

 

« Cher Esprit, il y a des habitudes émotionnelles dont je ne peux me débarrasser. J’occupe une partie de mon temps à un genre d’activités dont je sais intuitivement qu’elles ne sont pas bonnes, puisqu’elles me déséquilibrent et que je m’y livre avec excès. Emotionnellement, elles me dominent. Ces activités m’obsèdent, mais en même temps je désire l’ascension. Je veux recevoir de l’Esprit tout ce qui est possible. Mes habitudes ne semblent pas nuire à quiconque, mais elles me consument. On m’a dit que je ne pourrai jamais m’élever à un plus haut niveau vibratoire tant que je conserverai ces habitudes excessives. Que dois-je faire ? » 

 

Ecoutez-moi attentivement, car ceci est primordial : Dieu, l’Esprit, votre famille ne se trouvent pas dans un vide à l’égard de ces choses. Vous croyez que nous ne savons pas ce que vous faites ? Nous vous accompagnons partout où vous allez. Nous connaissons vos habitudes et vos difficultés. Nous ne portons toutefois aucun jugement sur elles. Vous seul menez votre barque et décidez de la manière dont vous utilisez votre énergie. Tout ce que nous constatons ici, c’est un gaspillage d’énergie que vous avez vous-même choisi. Et ce choix vous appartient entièrement. 

 

Si vous avez bien voulu accorder à ces activités une place dans votre vie, c’est que vous avez décidé de ne vouer qu’une partie de votre temps à la spiritualité et de conserver le reste pour d’autres activités de votre choix. Cela n’est pas un jugement. Vous êtes un enfant de l’Esprit, aimé autant que tout autre habitant de cette planète, et devez vous-même déterminer combien de temps vous consacrerez à l’ascension et combien vous en allouerez à votre bagage émotionnel. C’est la vérité. Vous êtes tous tendrement aimés. 

 

Cette part d’effort et de temps que vous consacrerez à l’ascension, nous vous aiderons à l’augmenter quand vous aurez la capacité d’y travailler. Nous sommes prêts à remplir la coupe autant que vous nous le permettrez. 

 

« Cela signifie que je peux entamer le processus ? » Oui. « Que personne ne me juge ? » Oui. Dans cette situation, vous ne servez pas deux maîtres, comme certains ont pu vous le laisser croire. Au contraire, vous avouez que vous désirez entamer un processus… qui se déroulera à votre propre rythme. Vous êtes le seul maître des cellules de votre corps ; à ce titre, vous pouvez choisir de les investir d’une énergie qui vous appartient en propre. Et dans ce processus, très cher, la solution à votre problème sera facilitée. Ne soyez pas surpris si vous réussissez alors à mieux contrôler ces activités qui vous déséquilibrent. 

 

 

par Lee Carroll canal de Kryeon 

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