Message des vénusiens aux peuples de la Terre

 

images (3)A l’école des Sages 

Nous pénétrons dans une habitation qui dégage une sensation de paix et d’harmonie indicibles. Dans une salle de dimensions modestes un homme nous attend. Il paraît un peu plus âgé que mes compagnons, mais si peu, que je suis étonnée lorsqu’il m’accueille de la sorte :

« Sois la bienvenue ici. Je t’attendais, et j’ai des éléments à te donner qui pourront peut-être montrer aux hommes de la Terre un chemin qu’ils soupçonnent déjà au fond d’eux-mêmes. Je suis maintenant très vieux, plus de cinq cents de vos années terrestres et j’ai bien souvent eu des missions sur la planète Terre.»

L’homme s’arrête quelques instants, pendant lesquels il nous fait signe de nous asseoir autour d’une table ovale entourée de sept sièges confortables. Il est vêtu d’une longue robe blanche, serrée à la taille par un lien souple, dont je ne détermine pas la matière. Un petit boîtier y est accroché. A ses pieds, des sandales d’une matière souple font corps avec lui. J’avais déjà remarqué sans y prêter attention, qu’aucun des vêtements ne comportait de couture. Tous semblaient faits d’un seul tenant et je rapprochai cela des robes esséniennes que nous portions il y a deux mille ans. Je m’aperçois alors que le sol est comme un grand miroir aux multiples reflets.

« Chacune de ces missions, continue-t’il, a eu pour but d’entrer en contact avec certains des vôtres d’une façon très physique, et aussi de manifester notre présence aux êtres qui vivent à l’intérieur de votre terre. Là encore, il n’y a pas les bons et les méchants, mais des êtres qui évoluent à leur façon. Certains d’entre eux ont des connaissances plus avancées que celles qui ont cours à la surface de la terre. Ils connaissent les lois de la gravitation, de l’antimatière et ont aussi des vaisseaux que vous pourriez appeler intra-terrestres.

Parmi eux, il est des êtres d’une grande sagesse, qui pendant longtemps ont cependant refusé de manifester leur présence à ceux de la surface. Ils ne souhaitaient pas entrer en communication avec les humains qu’il sconsidéraient comme trop orgueilleux. Il y a de cela nombre de vos années, un pacte s’est enfin établi, et la compassion de certains d’entre eux fit qu’ils acceptèrent d’entrer dans la grande opération d’aide que nous avions alors envisagée pour la Terre. Leur action est encore souterraine, ajouta-t’il avec un sourire, mais elle n’en est pas moins efficace, et ils éveillent sur terre tout ce qui est connaissance occulte, de façon à rendre lumineuses les grandes lois cachées, jusqu’à présent réservées aux seuls initiés. »

Le grand être blond s’est tu quelques instants et disparaît, pour réapparaître aussitôt avec un plateau de fruits et des verres remplis d’un liquide odorant.

« Lorsque mon passage sur terre devait durer plus de quelques mois, il me fallait alors une identité spécifique et un travail qui me permette de m’intégrer et de rester les deux ou trois années prévues. Actuellement, certains hommes de la Terre qui connaissent notre action souhaiteraient contrôler tout cela, et vos puces, vos cartes de crédit, vos identités et la façon dont chacun peut être surveillé même chez lui, vont contribuer à nous identifier. Ceci étant, nous ne craignons pas la technologie terrienne. Mais il est pourtant parmi vous des êtres d’autres planètes qui eux savent comment nous détecter et nuire à notre action. Cependant, aucune peur ne nous habite car ce qui doit être sera, dans un sens comme dans l’autre.

De votre réveil, de la croissance de votre cœur, dépendra la suite de votre histoire, et par répercussion de la nôtre. Nous ne craignons pas la mort et jamais nous n’enlevons la vie. C’est une évidence pour nous tous ici, aussi nos missions sont-elles un don joyeux que nous faisons quelles qu’en soient les conséquences. Lorsque nous atteignons l’atmosphère terrestre, il arrive que nos vaisseaux densifiés soient susceptibles d’accident. Il en est même qui sont sur votre Terre dans des zones interdites ou seules quelques hautes personnalités ont accès.

Les hommes de pouvoir cherchent comment ouvrir nos engins spatiaux sans succès, car ils ne connaissent pas le pouvoir du son et celui du cœur qui, combinés à des symboles, ouvrent les portes invisibles. Ces hommes savent seulement comment emprisonner des évidences. Ils connaissent aussi les champs d’énergie qui peuvent affaiblir notre action… Un jour viendra, où vous n’aurez plus la possibilité de penser et d’agir d’une autre façon que celle qui vous sera dictée. Les marginaux, les révolutionnaires de l’Amour seront des exclus qui ne pourront vivre sur le sol de la Terre, car tout y sera contrôlé, prévu, pour ceux qui voudront bien être fichés et suivis. Ces temps sont proches, mais ils ne seront que ce que vous accepterez d’en faire. Nul ne peut obliger une âme à vivre ce qui est contraire à ses décisions. Encore faut-il choisir et ne pas laisser choisir qui que ce soit pour vous ! »

Un sentiment de tristesse mêlé à une confiance profonde m’habite. Je sais que nous avons la responsabilité de notre futur et que ce qui arrivera sera voulu par nous, mais en même temps un sentiment de lassitude m’envahit. Nous allons, peu à peu, vers une pensée, une monnaie, une uniformité générale qui permettront à toute forme d’autorité de gérer un groupe, et non des individus. Quelle facilité pour imposer et soumettre qui que ce soit ! Je lève les yeux vers les murs qui m’entourent, pour m’apercevoir que deux d’entre eux sont décorés de ce qui pourrait paraître une fresque ou un grand tableau… Rien de figuratif pourtant, mais des circulations d’ondes qui dansent et rendent l’ensemble très vivant.

« Chez nous, l’art a souvent une fonction précise. Ce que tu vois sur ces murs est une porte du temps. Selon tes pensées et tes recherches, les cristaux qui composent ces ensembles te permettent un contact avec telle ou telle période de n’importe quelle planète et à n’importe quelle époque de son humanité. Les cristaux sont de grands Êtres à la mémoire fabuleuse. L’une de leurs capacités est d’enregistrer la mémoire du temps. Sur Terre, les hommes savent très rarement collaborer avec eux. En effet, ils imaginent à peine une partie des pouvoirs de ce règne minéral et pensent l’exploiter, sans savoir qu’ils peuvent y perdre leur âme. Je ne parle pas ici, du port de pierres en bijoux ou des utilisations momentanées que l’on peut en faire : je fais allusion aux objets de pouvoir que vous croyez détenir à travers eux. Leur puissance est tellement supérieure à la vôtre, que si votre alignement avec vos divers corps n’est pas parfait, si vos pensées elles-mêmes ne sont pas totalement claires, c’est lui qui sera votre maître et fera de vous son esclave !…

Certains êtres de l’Atlantide ont cru avoir atteint un niveau suffisant pour contraindre le cristal à les servir. Ils ont oublié que cette simple pensée de pouvoir créait en eux une faille et une faiblesse. Ce fut l’une des causes de la chute de cette grande civilisation. »

Un grand silence paisible occupe l’espace. Le Sage nous regarde tous trois, et il émane de ce regard une tendresse immense, sans barrière, sans attente. J’ai, l’espace d’un instant, la sensation de plonger dans ce regard irisé et de me perdre dans un ciel constellé d’étoiles. J’y suis tellement bien que j’aimerais rester là indéfiniment, car c’est l’infini, le non créé qui m’habitent alors ! Au fond de ma nuit étoilée j’entends la voix du Maître :

« Ici, la mort n’est rien d’autre qu’un passage semblable à une naissance. Les êtres de la Terre en ont oublié l’Essence et ils ont tellement peur de cette mort, qu’ils vivent d’elle et la produisent à tout moment ! Il est rare de voir une planète dont les habitants tuent tout ce qui peut avoir forme de vie, soit pour se protéger, soit pour s’en nourrir. Ces actions renforcent en vous la peur de votre propre mort, car ces morts que vous provoquez vous habitent en permanence, et vous vivez ainsi en symbiose étroite avec la souffrance que vous créez. Mais regarde plutôt… »

Sur l’écran de ma nuit, apparaît alors une scène à l’intérieur d’un édifice semblable à celui de l’École de Sagesse. Là, dans une salle aux lumières douces et dans toute la gamme des bleus violets, je perçois, allongé dans une sorte de lit en forme de coquille, un homme blond du même âge que le Sage chez qui nous sommes. Une musique qui semble être une musique des sphères, s’écoule doucement dans l’air parfumé de la pièce. Tout ce qui émane du lieu est empreint de beauté, d’harmonie, de sérénité. Sur le mur qui fait face au lit, apparaissent des symboles lumineux, des lettres… L’homme allongé sourit à une personne qui, assise à côté de lui, semble lui parler par télépathie.

« Nous nous trouvons dans l’une des salles du temple des désincarnations. Celui qui est dans le lit va quitter son enveloppe physique. Il l’utilise depuis plus de cinq cents ans et souhaite maintenant en prendre une nouvelle afin de se régénérer et de continuer avec d’autres données plus récentes. Il a pris soin de terminer ce qui lui paraissait important pour cette vie et pour les quelques mois que vous appelez curieusement d’après-vie, où il sera en préparation pour ses nouvelles fonctions. Ses proches l’ont laissé maintenant avec l’accompagnateur de son choix. Ils savent que celui qui part a besoin de calme et de sérénité, pour que le voyage soit le plus agréable possible. Avant d’arriver dans ce lieu, l’habitant de ce corps a contacté ses futurs parents. Ils ont préparé son départ et son retour avec minutie. La famille d’accueil sait qu’elle n’est là que pour un temps, celui durant lequel le nouvel incarné aura besoin de soutien et de présence physique… Mais cela dure très peu chez nous, contrairement à la Terre.

Là-bas, sur Terre, les êtres s’extasient devant un enfant et essaient de le maintenir dans cet état le plus longtemps possible, si bien que la dépendance est souvent très longue par rapport au peu d’années d’activité restantes. Un Humain passe 21 années au moins à se construire sur un plan subtil, 30 années à travailler, et le reste à vivre ce qui n’a pas été vécu jusqu’à sa mort. La lenteur vibratoire de la planète explique ces faits. Ici, un être s’incarne et passe cinq à huit des années terrestres tout au plus, à réapprendre ce qui est nécessaire à sa croissance intérieure et au projet pour lequel il s’est incarné. À partir de ce moment-là, il devient complètement autonome et le restera durant toute sa vie active, c’est-à-dire, une moyenne de cinq cents ans… jusqu’à ce qu’il sente que son corps et son âme ont besoin d’un nouveau vêtement.

Les familles d’accueil ont donc un rôle important, de par les qualités et les possibilités qu’elles pourront offrir à celui qui s’incarne, mais ce rôle n’a rien à voir avec celui que se donnent les parents sur terre. Il n’y a aucune idée de possession, aucun orgueil de créateur, aucun lien privilégié dû au rôle de géniteur. Il s’agit bien davantage d’offrir des possibilités à des entités qui n’appartiennent qu’à elles-mêmes et qui, dès le moment de leur naissance savent où elles vont et ce qui les attend. Il n’y a aucune obligation ou contrainte dans cette relation parentale. L’expression la chair de ma chair nous fait beaucoup sourire ici, surtout vu la compréhension qu’en ont les parents terriens. Ici, la chair est simplement le vêtement que l’on construit dans un acte d’amour, et à travers lequel se glissera l’entité à un moment précis. Ce vêtement est tissé au fil du temps avec tendresse, mais ne donne aucune priorité à ceux qui sont à son origine.

Les Grands Êtres de la nature qui contribuent à construire le véhicule, sont un peu semblables à ceux qui interviennent sur terre, même si nos corps sont plus subtils. A ce niveau, il y a peu de différences. Au moment de sa naissance, l’être qui s’incarne a pour objectif d’être au plus tôt utile et actif. En accord avec son âme, il passera donc les premières années à devenir autonome et prêt pour ses fonctions futures. C’est en ce sens aussi qu’il a encore besoin de l’aide de ses parents. L’amour ou l’affection sont pour nous des évidences mais il n’est guère besoin d’être parent pour en donner, et la qualité de ce don ne sera pas différente qu’il s’agisse d’enfants que nous faisons, d’enfants auxquels nous enseignons, ou d’adultes que nous rencontrons.

Sur Terre, posséder fait croire que l’on peut mieux aimer. Ce n’est guère le cas ici, et notre cœur est ouvert selon ses propres capacités, et non selon que l’on soit attaché ou non à une famille. Nous savons tous que notre famille n’est jamais que provisoire et pour une incarnation présente. Nous savons aussi combien nous sommes tous reliés les uns aux autres par des liens changeant au fil de nos incarnations. Sur Terre, il en est de même, et si vous saviez quelle parenté vous avez eu au fil de vos nombreuses vies les uns avec les autres, vous seriez surpris de vous considérer encore comme des ennemis ! »

Dans la pièce des désincarnations, l’homme allongé pense et de lui émanent des ondes colorées, des visages, des scènes. Tout semble fluide. C’est un peu comme si, avant de prendre son envol, il faisait le bilan de sa vie sur le point de se terminer. J’y vois des événements heureux, d’autres moins, mais à chaque séquence, l’accompagnateur qui l’assiste, écoute et dénoue les fils restants lorsque cela s’avère nécessaire. Les couleurs qui environnent celui qui s’en va deviennent de plus en plus pastel, de plus en plus transparentes, de plus en plus lumineuses. Les scènes s’arrêtent tout à coup comme si le film était fini. L’accompagnateur se lève et va se placer à la tête de l’homme blond qui semble dormir très légèrement. Je perçois alors une brume légère qui enveloppe son corps, ou plutôt qui en sort par le haut de la tête . Peu à peu, cette brume prend forme : c’est la silhouette de l’être allongé qui quitte son enveloppe physique.

Tandis que durait tout ce processus, les symboles se sont éclairés et éteints les uns après les autres. Ils sont au nombre de 12 et leur couleur va du rouge au blanc cristal, mais je n’en comprends pas encore toute l’utilité. L’être est maintenant face à nous, son accompagnateur et moi, et avec beaucoup de douceur, il nous fait de la main un signe amical. La silhouette a disparu et l’accompagnateur reste en méditation quelque temps encore…

« Il accompagne celui qui part durant quelques instants, comme l’on fait parfois un bout de chemin avec un ami cher. Puis celui qui s’en va continue seul sa route, et durant quelques semaines, parfois quelques mois, il va se construire une nouvelle personnalité, de nouvelles bases sur lesquelles il pourra s’appuyer. Il va contacter les sept Sages de la Vie, et d’autres menant de planètes et d’univers différents de celui-ci. Cela va lui permettre d’apprendre ce qui sera nécessaire à sa future incarnation, sur tous les plans de son être. Il saura précisément les liens qui lui restent à affiner, à libérer, car son âme continue son évolution et l’apprentissage de l’amour total. Il va faire le point comme tu aimes à le dire. Puis viendra le temps de sa nouvelle incarnation qu’il acceptera avec joie, car il sait que la vie continue tantôt sous une forme, tantôt sous une autre*.

Ce futur corps est un cadeau de l’Amour à la Vie, à sa vie, sans limite de temps, de matière ou d’espace. Il : retrouvera ses futurs parents et avec eux il construira les bases de ce que sera sa vie. Les rencontres seront fréquentes entre eux. Mais tu vas voir cela bientôt. »

La nuit étoilée s’estompe peu à peu ; notre hôte, qui nous fait signe de le suivre, m’invite à sortir. Nous empruntons un chemin bordé d’une végétation verte, rosé et blanche qui nous mène à un petit bâtiment : arrondi au toit en coupole fait d’une matière cristalline en irisée.

 

Extrait du livre de Anne Givaudan: ‘ALLIANCE’ - Message des vénusiens aux peuples de la Terre - Chapitre 11 – Le passage

 

 

Groupe souche ADN par Kryeon

 

Groupe souche ADN par Kryeon dans DOUZE COUCHES DE L'ADN singe Nous avons si peu parlé du nouvel ADN – qui répond aux nouvelles résonances de la planète – mais viendra un temps ou nous en parlerons. Tant de choses se cachent derrière la réalité 4D à laquelle vous êtes habitués. Si peu est perçu de ce qui fait effectivement partie de la mécanique de l’ADN. Il y a en vous une mécanique créative qui est une réserve d’information sur vous-même, votre passé, votre présent, et vos potentiels. Tout cela est dans l’ADN.

La première paire, le groupe souche

Par le passé, nous avons dit qu’il y a six paires d’ADN – douze niveaux. Vous êtes conscients d’une paire seulement, la paire 4D que vous pouvez voir. Nous appellerons cette paire le « groupe souche ». Toute l’information de l’ADN part de là. C’est la base, puisqu’elle réside dans votre principale réalité. Il n’y a pas de hiérarchie dans l’importance des couches d’ADN. Ainsi le groupe souche n’est pas le premier. En dehors de la linéarité, vous devez penser différemment, et le groupe souche se situe au milieu d’un cercle d’ADN. Il est pour nous difficile de vous parler des interactions entre le groupe souche et les autres niveaux. Il n’y a pas de « filaments ». Au lieu de cela il y a des couches. Pensez à celles que vous ne pouvez voir comme recouvrant celle que vous pouvez voir. Si vous vous sentez mieux de les compter, faites-le. Mais nous rappelons que dès que vous passez la quatrième dimension, le temps n’est plus linéaire. En conséquence, il n’y a pas non plus de cinquième dimension, mais cela vous conforte de le dire. [Kryon dit qu'il y en quatre plus une]. Nous avons déjà parlé de cela. Nous vous disons donc que les autres couches n’ont pas de numéro, mais qu’elles ont plutôt des noms et des énergies, toutes dans le cercle du douze.

Les autres couches d’ADN

Il y 30 interactions spécifiques entre les autres paires d’ADN et la paire racine. Un jour nous vous dirons ce qu’elles sont, et aussi ce qu’il y a de spécifique pour ces autres paires. Mais pour l’instant, laissez-moi vous donner un indice. L’un d’entre vous s’est-il déjà interrogé sur sa réelle origine? Si vous êtes éternel, où est votre maison? Si vous êtes éternel, où étiez-vous avant de venir ici? Jusque récemment, il n’y avait pas tant de monde sur la planète, alors d’où êtes-vous venu? Vous êtes-vous jamais interrogé sur ce qui s’est passé quand on vous a touché l’épaule et demandé, « Voulez-vous aller sur Terre? » Que faisiez-vous alors? Où étiez-vous? Dans le spectre interdimensionnel de l’existence de l’Esprit, ou travailliez-vous quand vous avez reçu l’appel? Etiez-vous sur une autre planète, dans une autre dimension, dans un autre cadre temporel? Quel était votre nom? Quelle était votre motivation? Pensez-vous que vous flottiez comme une forme angélique dans un cercle éternellement béni, et que vous êtes soudain arrivé sur terre pour un temps? Se pourrait-il que le plan de l’univers soit de loin plus compliqué que cela? Ce pourrait-il que vous soyez appelé à venir et à repartir souvent comme un être spirituel qui travaille au sein d’une famille spirituelle dénommée Dieu?

 Eh bien, il y a un plan dans les couches non visible de l’ADN qui raconte cette histoire la! Qui influe aussi sur ce que vous êtes en ce moment, et sur ce que vous vous attendez à accomplir durant votre bref séjour ici. Combien de fois avez vous été sur Terre? Qui étiez-vous et que faisiez-vous? Comment cela vous affecte-t-il aujourd’hui? Il y a des couches d’ADN qui contiennent toute votre histoire. Quelles ont été les énergies développées? Comment sont-elles liées à ce qui vous amène aujourd’hui dans cette pièce (ou sur cette page)? Tout cela est inscrit dans le plan formé par les couches de l’ADN que vous ne pouvez voir.

 Aujourd’hui l’enseignante Barbra Dillenger nous a indiqué que dans une réalité interdimensionnelle, tout arrive au même instant. Cela nous amène aussi à vous dire que si vous considérez cela en dehors de votre linéarité, cela signifie que toutes vos vies « passées » ont lieu en cet instant même! Nous vous avons déjà dit cela, mais peut-être n’avez-vous jamais considéré que cela puisse avoir trait à ce que vous ressentez dans une nouvelle énergie où les « lumières sont allumées ». Anxieux? En train d’attendre ce qui va tomber ensuite? Apeurés? Peut-être que toutes les vies que vous pensiez « passées » deviennent plus présentes? Si tel est le cas, alors nous vous félicitons et vous donnons l’énergie qui correspond à cette nouvelle conscience afin que vous la fêtiez plutôt que de la craindre. Voyez-vous, le groupe souche sait qu’il se trouve dans la 4D. C’est pourquoi il est au milieu du cercle. Tout le reste, modifie ou module…oui, même résonne, avec le groupe souche.

 

Extraits du channeling « Une nouvelle dispensation », 2 septembre 2002
par Kryeon, canalisé par Lee Carroll  

Le Grand Changement par Kryeon

 

Gif satellites Maintenant, quelle est votre réaction à ce message ? Horrible dites-vous ? Vous pourriez dire, « Kryeon, je ne pourrai jamais accepter cela! » Bon! Alors, vous êtes sur la bonne voie pour changer cela! Comment aimeriez-vous vous en débarrasser? Comment aimeriez-vous changer l’équilibre entre la lumière et l’ombre sur cette merveilleuse planète pour qu’il y ait moins de petite Sally et de petit Sans-Noms? Laissez-moi vous dire quelque chose: C’est pourquoi vous êtes ici!

 Il n’y a jamais eu de période dans l’histoire où les vieilles âmes de la planète pouvaient revenir et rétablir une énergie ancienne… raffinez-là, purifiez-là et changez la conscience humaine. Voyez-vous une augmentation de haine sur la planète dernièrement? Voyez-vous l’ombre sortant de sous les rochers et des cavernes? C’est ce qui se produit quand vous allumez les lumières! Ce que certains d’entre vous considérez comme étant des événements insupportables et « tournant au pire » sur la planète, sont les derniers soubresauts d’un ancien équilibre entre l’ombre et la lumière… La fondation d’une ancienne énergie qui est en train de se nettoyer complètement. Et c’est pourquoi, cher être humain, vous êtes appelé Travailleur de la Lumière.

 Retournez avec moi pour un moment à votre entrée dans votre expression présente [vie présente]. Quand vous étiez de l’autre côté du voile et que vous avez vu ce qui se passait ici, et vous avez quand même continué à aller de l’avant. Tout en sachant le potentiel de l’Armageddon et le fait et vous pouviez ne pas terminer… même si votre culture pouvait être brûlée dans un holocauste d’horreur. C’était la prédiction quand la plupart d’entre vous êtes nés. Retournez et vérifiez les nombreuses prophéties. Vous êtes quand même venu. Ce n’est pas tellement différent de Sally ou de Sans-Nom, n’est-ce pas ? Cela démontre combien vous vous souciez de la famille.

 Mais cette fois, plusieurs d’entre vous ont choisi une culture d’abondance ou vous auriez du temps libre, où vous ne seriez pas pris en mode survie comme tellement d’autres aujourd’hui le sont. Voici un autre postulat, un axiome: (4) Vous ne retournerez jamais sur Terre (réincarné) dans un état de moindre conscience. C’est une promesse. Nous avons entendu certains d’entre vous dire en privé: « Si je dois repasser par ça encore, je ne reviendrai jamais! » Et vous pensez qu’on ne vous a pas entendu? [Rires] Bien, vous n’avez pas besoin de passer à travers ça encore. La plupart des Lémuriens dans cette pièce sont ici dans le simple but de changer l’équilibre lumière/ombre sur la planète. C’est pourquoi vous avez pris ce livre, et pourquoi vous vous retrouvez dans une réunion de channeling, après tout! Et vous êtes dans la bonne culture au bon moment. Un accident? Non.

 Il y a des maîtres tout autour qui ne veulent pas entrer dans ce placard spirituel, prendre ce vêtement qu’on appelle Travailleur de la Lumière et l’endosser. C’est leur libre choix. Ils peuvent ne jamais le faire durant leur vie. Mais il y a aussi ceux qui le font. À chaque fois que les humains arrivent à ce point dans leur vie, s’ils veulent faire le choix d’ouvrir ce placard métaphorique, tout ce qu’ils avaient déjà appris de Dieu durant toutes leurs vies passées, seraient sur eux. Tout comme vous, maintenant, vous souvenant pourquoi vous êtes venu ici. Juste comme vous maintenant, abordant le problème de ce que vous devez faire ensuite qui va vous aider, ainsi que ceux qui vous entourent.

 

Kryeon, canalisé par Lee Carrol– 12 couches de l’ADN – 2011

Message de Jésus…

 

Gif sonoJ’aimerais maintenant partager des passages et des exposés spirituels supplémentaires que je tirerai du livre Anna, la Voix des Madeleines. Nous allons maintenant parler du retour et de l’expansion du pouvoir du Féminin divin, tel qu’exprimé à travers l’Ordre de la Madeleine dont la voix a été réprimée durant des millénaires mais tout d’abord, Yeshua s’avance. Il vous livrera d’autres détails intimes de sa vie après sa résurrection et il vous offrira une méditation guidée ; « Le souffre de l’Unité ».

 Ainsi donc, je vous fais mes adieux affectueux jusqu’à une prochaine saison où nous pourrons nous rencontrer à la porte du jardin de la Mère et attacher les rubans de paix à des rameaux à jamais verts.

 « … La bénédiction de Jésus (Yeshua)

« Yeshua et l’agneau » par Clair Heartsong

 Jésus (Yeshua) ; je suis votre frère et votre ami bien-aimé. En langue araméenne, ma famille m’appelle Yeshua. Je suis là pour cette réunion comme je l’ai été dans les années qui ont suivi mon passage par le portail de la crucifixion et de la résurrection. Je fais cela pour pouvoir apparaître à mes frères et à mes sœurs en tout lieu, à travers toutes les lignes de temps et toutes les dimensions.

 Nombre de mystères et de malentendus entourent ma vie, mon travail et mes relations ; aux fins de cette histoire, je mêle ma voix aux voix de ceux avec qui j’ai marché il y a 2000 ans. Parmi ces gens, il y avait ceux qui me connaissaient dans mon corps de chair et ceux qui me connaissaient dans mon corps de lumière immortelle puisqu’après ma crucifixion, j’ai atteint l’illumination complète de mes corps physique et subtils. Je suis devenu celui qu’on pourrait appeler « le Oint de Lumière » ou le Chrité car je me suis réalisé en tant que Christ – un Maître de Droiture parmi ma famille essénienne, de même que Gautama s’est réalisé en tant que Bouddha dans sa culture. Je suis demeuré sur le plan terrestre quarante années supplémentaires. J’ai poursuivi le travail que j’avais commencé plus tôt, mais je l’ai fait de façon plus subtile durant la période de ma vie à laquelle se réfère cette histoire.

 Quand je me suis présenté après la résurrection, je l’ai fait sous diverses apparences afin de pouvoir marcher librement parmi les êtres humains ; la majorité du temps, je n’attirais pas l’attention. Même maintenant, je passe inaperçu parmi mes frères et mes sœurs comme à l’époque. Les âmes qui sont prêtes à me voir, que ce soit dans une forme ou hors d’une forme, reconnaissent ma fréquence vibratoire et nous communions ensemble. Je me présente souvent sous le jour par lequel on m’ connu ; comme un fils, un frère, un oncle, un mari ou un père, ou comme un guide et un ami. Quelquefois j’apparais un peu plus âgé, quelquefois passablement jeune, et quelquefois même comme un enfant. Je suis reconnu pour mon sens de l’humour et la gaieté que je dégage. Parfois, je me présente dans un corps tangible, quoique ce corps exsude beaucoup d’énergie et de lumière. Animé de sentiments bienveillants envers toutes les formes de vie, je me suis aussi présenté sous des formes plus subtiles comme le vent ou un plan d’eau, divers animaux, des oiseaux oud es insectes, oud es essences d’arbres et des fleurs. Quelquefois, je viens comme un rayon ou un orbe de lumière. Mais la plupart du temps, je manifeste simplement ma présence par une vibration qui touche le cœur comme le fait le Saint-Esprit, n’étant ni male ni femelle, étant les deux, unifié et entier.

 Pour la personne qui a la capacité d me voir complètement et qui peut supporter et fusionner avec mon intense champ d’énergie, il se produit une combinaison exquise par laquelle nous pouvons connaître le ravissement de l’Union divine au-delà du temps et de la forme. En communion profonde, nous exaltons et glorifions le Père/la Mère, géniteur de la vie.

 J’ai passé de nombreuses années… à parcourir des régions que vous appelez la Grande-Bretagne, la France et l’Europe de l’Est. Souvent, nous nous retirions du monde et résidions dans des cavernes où nous approfondissions nos pratiques alchimiques et élevions nos fréquences. C’est dans de telles cavernes-utérus en Europe, au Moyen-Orient et en Extrême Orient que la plupart de mes enfants furent conçus dans la Lumière. Nous choisissions d’ancrer notre présence dans ces régions particulière du monde pour de longs moments même si nous voyagions aussi dans nos corps de lumière en d’autres endroits et plans d’existence.

 Quand tout fut accompli, je partis pour l’Himalaya qui devint mon lieu de retraite primordial pour atteindre d’autres niveaux d’ascension cosmiques. Mes bien-aimés m’y rejoignirent à la fin de mes jours pour une retraite prolongée. Ensemble, nous avons atteint les plus profonds niveaux de la Haute Alchimie pour le bénéfice de tous les êtres qui existent de tous les temps et dans tous les royaumes.

 Je retins une mesure de mon corps physique jusqu’au moment où mon dernier souffle conscient quitta mes poumons éthérés. Alors que j’étais assis dans une posture assurant l’équilibre du corps, en toute conscience omnisciente, mon corps de Lumière immortel s’éleva et traversant la couronne au sommet de ma tête, et se fondit avec le Tout – le Grand Vide – au-delà du Soleil central. Je quittai donc mon tabernacle terrestre avec mes Madeleines comme témoins. Ma forme élémentaire résiduelle fut mise au repos dans une caverne de montagne isolée d’où se dégage une radiation continue de Lumière cosmique. Est-ce que j’ai participé à la conception d’enfants ? Je vous le dis, oui, en effet.

 Mais mon intention ne fut jamais d’établir une lignée dynastique pour gouverner les fils et les filles des hommes… Car l’humanité entière est ma famille que la Lumière de mon Père a ensemencée. Vous vous souvenez que dans votre sang sont cachés les codes de lumière du Christ ; lorsqu’ils sont activés, ils peuvent guider vos pas vers la maison. Agenouillés devant l’Etre Père-Mère qui vous a donné la vie, vous pouvez être oints par les élixirs, vous éveiller à votre vraie nature et réaliser que vous êtes vous-mêmes les Fils de Dieu et les Lumières du monde.

 Ma vibration imprègne le premier livre de ma grand-mère Anna, ainsi que le deuxième livre qui présente la suite de l’histoire. Ceux qui me réclament peuvent le ressentir comme une présence réconfortante. Et je vous le dis, à vous mon bien-aimé, invitez-moi. Et je le redis, invitez-moi à venir vers vous en tant qu’Ami bien-aimé. Vous avez pensé que nous étions séparés et distants l’un de l’autre. Je vous le dis, je suis ici et vous pouvez venir dans mes bras. Si vous le souhaitez, à n’importe quel moment de votre choix, nous pouvons entrer dans un espace méditatif où nous pouvons nous rencontrer et connaître la présence de l’Amour.

Extrait du livre « Anna, la Voix des Madeleines » de Anna, grand-mère de Jésus, Issue de l’Ordre de la Madeleine – Extrait de la série Kryeon  – 2011 Devenir – canalisé par Lee Carroll Eveiller le grand potentiel Humain – page 182 – propos de Anna, grand-mère de Jésus, invité spécial : Simion, recueillis par Martine Vallée.

La parabole de la Chambre d’apprentissage Kryeon

Les diverses paraboles de Kryeon ont été une source de grandes découvertes pour moi. Dans ce livre, on en retrouve quatre. Je commencerai par celle que je préfère. On appelle parabole une histoire toute simple dont on se sert pour illustrer une leçon ou tirer une moralité. Dans les paraboles de Kryeon, l’histoire est effectivement très simple, mais la compréhension de son sens profond demande en général une recherche et une étude beaucoup plus sérieuses. Puisque nous sommes en communication avec l’Esprit lorsqu’une parabole nous est citée, il nous appartient de tirer le maximum du message tel qu’il nous est présenté. De plus, dans ce cas-ci, puisque je suis celui qui traduit les paraboles, j’ai la chance d’ajouter quelques lumières additionnelles quand je revois le channeling et de vous faire part de mon interprétation. (Lee) 

pingouins gifDans notre langue, comme dans la plupart des langues, on donne un genre aux mots. On dit : « Il » a fait ceci ou « elle » est allée là. Kryeon précise, dans cette parabole, que le « il » ne sera utilisé que pour une raison grammaticale. Voici un indice important qui nous fait comprendre, que lorsque nous ne sommes pas sur la Terre, nous n’avons pas de sexe ; si ce n’était pas le cas, cette distinction n’aurait pas autant d’importance. Je souligne ceci à l’intention de ceux qui croient qu’ils seront « mariés en tant qu’homme et femme dans le Ciel ». Le mariage est, en fait très différent dans l’au-delà du partenariat en usage sur la Terre. 

Dans cette parabole, la maison de Wo représente de toute évidence sa vie, ou, si vous préférez, son expression de vie sur la Terre (que Kryeon appelle un temps de vie). L’analogie des diverses chambres fait référence aux ouvertures possibles qui se présentent à nous tous, lesquelles viennent avec notre engagement, notre karma et, par conséquent, notre potentiel. 

Dans cette parabole, Wo n’est pas issu d’une culture où existent la guerre et la famine. Ce qui est le cas de la plupart d’entre nous qui lisons ce livre puisque, tel que Kryeon nous l’a précisé, ce channeling s’adresse surtout aux gens du premier monde. Wo était donc l’un des nôtres. (Rappelez-vous toutefois que Kryeon nous a dit que la même information était channelée par huit autres intermédiaires à travers le monde, répandant le même message à d’autres cultures). L’esprit nous invite donc à nous identifier à Wo dans cette parabole. Si cette histoire avait raconté la vie d’un individu soumis à la famine ou parlé d’une économie ravagée par la guerre par exemple, nous n’y trouverions aucun lien avec ce que nous vivons. 

La partie qui décrit Wo en train d’apprendre ce qui le rend soit heureux, triste ou furieux, puis accrochant des choses au mur afin de mieux ressentir ses émotions, est une excellente analyse du comportement humain. Cela fait référence à notre mémoire humaine qui, en fouillant dans le passé, se rappelle certains événements et cherche à les ressentir d’une manière ou d’une autre. Généralement, cela n’est pas une attitude éclairée ni appropriée puisqu’alors on déterre souvent de vieux souvenirs qui nous font ressentir de la colère, de la haine, de la vengeance ou l’on se prend pour des victimes. De temps à autre, cependant, nous avons tout simplement le goût de vouloir être de nouveau dans un endroit où nous avons été  heureux… comme lors de notre enfance, par exemple. 

Le fait que Kryeon raconte que Wo « accroche des choses au mur » est significatif. Si vous venez chez moi, vous verrez ce qu’il y a sur le mur ; c’est à la vue de tous. Il y a des photos de ma famille et des œuvres d’art. Cela signifie que ce que j’ai placé sur le mur a de l’importance pour moi, même face aux étrangers qui pénètrent dans ma demeure ; ces objets sont spéciaux à mes yeux. Kryeon nous dit donc que Wo suspend ses émotions à la vue de tous afin qu’ils soient témoins de ses expériences de vie. Avez-vous déjà visité des gens où vous vous êtes retrouvés assis au milieu d’une histoire triste qui racontait comment ils avaient été maltraités ou quel malheur s’était abattu sur eux ? La situation de cette parabole vous semble-t-elle familière ? Wo tente d’impliquer les autres dans son processus individuel parce que, ce faisant, il se sent mieux. Wo ne sait pas encore ce que le mot responsabilité veut dire. Même si nous apprendrons plus tard que peu importe le niveau où se situe Wo dans sa recherche de la lumière, cela ne changera pas… Kryeon ne porte aucun jugement là-dessus… jamais. 

La partie la plus merveilleuse de cette histoire est que, même si Wo adhère banalement à une quelconque doctrine religieuse, ses prières sont exaucées ! Il reçoit la protection demandée ; il est effectivement protégé du changement et de toute manifestation troublante en provenance du fond de son âme. Une fois de plus, Kryeon nous dit que le mécanisme de l’Esprit est absolu et que l’énergie d’amour qui se dégage d’une bonne intention de prière porte fruit. Vous rappelez-vous de ce conseil ; « Faites attention à ce que vous demandez… car vous pourriez l’obtenir ? » C’est absolument vrai ! Et cette parabole nous le prouve bien. 

Plus loin, nous découvrons que la maison de Wo est immense ; cependant par choix, il a décidé de vivre dans une seule chambre et d’y mourir. Ceci, évidemment, fait référence au potentiel que nous avons de remplir notre engagement lorsque nous arrivons dans n’importe quelle vie. Ceci, selon la quantité de karma dissout, nous pousse à découvrir les pièces importantes de la maison. Bien que ce ne soit pas mentionné dans cette parabole, il existe plusieurs « Wo » dans le monde, qui ont plusieurs chambres qui ne sont pas encore remplies de pouvoirs spirituels. Chaque cas fait référence au type de karma avec lequel vous devez travailler. Dans le cas de Wo, sa peur du changement le portait à ne pas s’aventurer trop loin dans sa propre maison. 

Au cours de route, Wo reconnaît ses guides ; ceci nous démontre que nous savons qui sont vraiment nos guides mais que ce fait nous est caché pendant notre existence sur la Terre. Imaginez-vous que vous passez votre vie avec deux ou trois amis prêts à vous aider en tout temps… et que vous les ignorez ! C’est ce que Wo a fait et malgré tout, ils n’ont jamais porté de jugement envers lui. C’est ainsi que l’amour de l’Esprit est conçu. Quelques noms qui figurent sur les portes sont étonnants ! J’aime celui des enfants à naître. Ceci se réfère directement au fait que d’autres entités auraient pu se glisser dans la vie de Wo afin d’’établir une interaction karmique si celui-ci l’avait désiré. Mais dans cette parabole, Wo n’avait pas de partenaire. Cette éventualité des enfants à naître requiert une planification antérieure, pensez-y ! 

Sur une autre porte on peut lire leader mondial ; ceci indique qu’une partie de l’engagement de Wo aurait pu le pousser à devenir une figure politique éminente, un leader sur la scène mondiale. C’est probablement la dernière chose que vous auriez associé au caractère de Wo, et pourtant c’est bien là ! C’est assurément un concept aussi éloigné du tempérament de Wo que celui d’un pragmatique homme d’affaires qui devient un channel du Nouvel âge dans la quarantaine avancée (eh oui). Pensez à ce que l’Esprit essaie de nous dire ici ; il n’y a pas de limite à votre imagination sur ce que Dieu vous permet d’accomplir. Si une partie de l’engagement de Wo était de devenir un leader mondial, qu’est-ce qui, pensez-vous se cache derrière vos portes, cela devrait vous donner des frissons. 

Wo commence maintenant à comprendre l’ensemble du scénario et se sent très mal à l’aise d’avoir échoué si lamentablement. Ses guides, toutefois, le ramènent immédiatement dans le droit chemin et lui disent ; « Ne critique pas ton état d’âme, cela n’est pas approprié et n’apportera rien à ton ultime beauté ». 

C‘est donc ainsi que Wo passa à l’autre monde. A partir de ce moment, il passa « d’être un humain en apprentissage » à ce qu’il avait toujours été… une étincelle de Dieu, une entité universelle. Ce qu’il examina ensuite fut son véritable nom sur la porte, et il se souvint de tout. 

Ce sont les derniers paragraphes de cette parabole qui m’ont le plus marqué. Je vous les répète ici pour faciliter la référence : 

« Wo connaissait la routine, car à présent il se souvenait de tout ; il n’était plus Wo, il dit adieu à ses guides et les remercia de leur loyauté. Il demeura debout longtemps à les regarder et à les aimer. Puis, il se retourna et se dirigea vers la lumière au bout du corridor. Il était déjà venu ici auparavant. Il savait ce qui l’attendait durant son bref voyage de trois jours jusqu’à la caverne de la création pour aller y récupérer son essence… et ensuite dans la salle d’honneur et de la célébration où ceux qui l’aimaient tendrement étaient réunis pour l’attendre, y compris ceux qu’il avait aimés et perdus au cours de son passage sur la Terre. Il savait où il avait été et où il allait. Wo s’en retournait à la maison ». 

On parle ici de la lumière au bout du corridor, souvent décrite par ceux qui ont vécu des expériences de mort clinique, et du voyage de trois jours dans la caverne de la création. Je ne savais pas que ce voyage durait trois jours et j’ignore ce qui se passe pendant ce temps. Peut-être en apprendrons-nous davantage plus tard ? Quelque chose de totalement différent me touche à propos de cette dernière citation. C’est qu’en plus de décrire cette histoire,  j’y suis aussi présent lors de son channeling ! Bien que non rapporté dans le chapitre 10, il s’agit ici d’une transcription d’un channeling en direct donné devant un groupe de personnes. Lorsque Kryeon parle de voyages et donne des paraboles, il m’emmène véritablement là-bas. Dans le cas des voyages, je peux sentir le vent, la température etc… C’est pourquoi la saveur de ces channelings est légèrement différente. Kryeon me laisse souvent décrire ce que je vois, en plus de me confier la traduction de ses pensées de groupe. Dans le processus, cependant je suis fortement affecté ; souvent, le fait de comprendre pleinement ce qui est présenté, tout en restant assis sur ma chaise, me fait pleurer de joie. Rien ne peut se comparer à cela, même de loin, excepté ce que l’on ressent dans un rêve vraiment, mais vraiment très réel. 

J’étais effectivement là en même temps que Wo, à deux doigts de rentrer aussi à la maison.. baignant dans l’Esprit. J’ai ressenti l’élan d’amour de ceux qui étaient déjà là et je m’ennuyais de mes amis. J’ai vu mes guides rayonnants de lumière (mais je n’ai pu apercevoir leur visage) et j’ai ressenti leur amour ; puis j’ai pris la main de Kryeon et je suis revenu à ma chaise au milieu de l’assemblée de Del Mar

Extrait du Livre : Aller au-delà de l’Humain, TOME II – canalisations de Kryeon par Lee Carroll aux Editions Ariane – page 251. 

Célébrez la naissance

« Kryeon, qu’est-ce que cela a à voir avec moi ? pourriez-vous demander. Oh, vous nous avez parlé de l’Ancre, de notre place en tant que Phares, mais quel rapport avec moi ? Quelle est la question la plus importante au moment d’aborder l’année 2001 ? »

Nous allons vous répondre. Même si cela ressemble à une révision, il est bon que vous l’entendiez de ce côté de l’océan. 

angeVotre culture est actuellement en fête. Chaque année en cette période (mois de décembre), la musique change, les lumières s’allument, et cette culture se surpasse à l’occasion de la naissance d’un bébé, celui que vous avez appelé le Maître d’amour. Vous vous offrez des cadeaux et fêtez en famille. Certains, d’une autre culture, passent à côté de cette fête, mais elle est tout de même là, n’est-ce pas ? Je vais vous faire une révélation et vous lancer une invitation : il est temps de célébrer la naissance d’un bébé, mais ce n’est pas celui que vous pensez. 

Quelques-uns d’entre vous soupçonnent ou sentent quelque chose au sujet des vieilles prophéties. Certaines informations religieuses profondes, transmises à l’Humanité en quatre dimensions il y a très longtemps, sont vraiment interdimensionnelles. Je les appellerai « ré-union », ou même « ré-union finale ». Voici venu le temps où le Soi supérieur a la permission de se fondre à la biologie. C’est le moment où vous mettez ensemble toutes les parties de votre divinité, où l’interdimensionnalité se met à augmenter chez l’être humain, c’est le moment du retour des Maîtres ascensionnés. 

Un des événements attendus par beaucoup de cultures au sein de l’énergie du nouveau millénaire était le retour des Maîtres. Lesquels ? Cela dépendait de votre conception de Dieu. Ce que nous essayons de dire, c’est que le fait que tant de cultures aient attendu le retour de leur Maitre à peu près au même moment de l’histoire de l’Humanité, soit au changement de millénaire, n’était pas accidentel ! En réalité, l’énergie du Maintenant est mûre pour le retour des avatars, des Maîtres divins – le groupe chamanique de tous ceux dont le retour était attendu à peu près maintenant, de tous systèmes de croyances et toutes cultures. Mais ce n’est pas exactement ce à quoi vous vous attendiez en quatre dimensions. 

Ecoutez ; ce bébé que nous vous invitons à célébrer, c’est la conscience des Maîtres ascensionnés venant se rejoindre de nouveau dans l’énergie d’un enfant, cet enfant nouveau-né célébré dans le coeur de tant d’humains. « Quel Maître » ? pourriez-vous demander. Après tout, ils représentent tous des systèmes de croyances différents ». Vraiment ? Jetez un coup d’œil au message central de chacun d ‘eux. Regardez la source des informations qu’ils vous ont données. Vous découvrirez une seule divinité et un seul et même message ! Le message du Buisson ardent ? Celui de la grotte ? Le Sermon sur la Montagne ? Le message transmis aux Maîtres de l’Asie ? C’est chaque fois le même message, en provenance de la même source, révélé aux humains de diverses cultures en différents espaces-temps de l’histoire ; mais ce message parle d’un Dieu, d’une divinité et du pouvoir des humains de réaliser l’union de tout parce qu’ils sont Dieu ! Regardez ! Soyez conscients que les doctrines et les dogmes qui en sont issus sont l’œuvre des hommes, non celle de Dieu. Comprenez que la séparation est née de la peur, non de l’amour. Si vous aviez pu vous trouver à portée de voix des paroles prophétiques les plus grandes révélées aux Maîtres dans de nombreuses langues à travers les âges, vous auriez entendu la même voix, le même ange, livrant un message identique ! 

Chaque fois que ce temps de l’année approche, j’aimerais que vous pensiez à l’enfant en vous qui possède maintenant l’essence du Buisson ardent, de l’Ange Gabrile assis devant Mahomet, des Maîtres ascensionnés et des grands prophètes. On avait appris qu’ Elie reviendrait préparer le chemin pour le Messie. C’est arrivé ! Célébrez l’enfant Elie dans votre cœur. 

Pour ceux d’entre vous qui fêtent Pâques, il est temps d’inviter à se joindre à eux celui pur qui ils préparent la chaise, car il est ici, de même que le Messie qu’il était censé précéder ! 

Celui dont les chrétiens ont demandé le retour est là ! Même l’ascension de Mahomet sur le mont du Temple est inversée, et cela fait aussi partie des énergies du bébé divin. Il s’agit d’amour, de retour, de réunion. Ce mouvement du Deux vers le Trois représente ce que vos prophéties avaient prédit. Cela initie le potentiel d’un cycle de mille ans, un règne de paix, une Nouvelle Jérusalem. Mais cela ne ressemble pas à ce que vous attendiez, n’est-ce pas ? Il s’agit d’union, pas de séparation. Il s’agit de rassemblement, du retour de la famille divine. Pouvez-vous regarder les choses sous cet angle ? Etes-vous capables de transcender vos préjugés culturels et d’accepter l’énergie divine qui inclut tous ceux qui ne faisaient pas partie de vos prophètes ? N’est-ce pas là un beau défi, tout comme votre nouvelle voie en politique ou le train quittant la gare, ses wagons bien attachés, et se dirigeant vers une nouvelle énergie ? 

Passer du Deux au Trois représente pour vous une grande différence. Ce changement vous invite à dire ; « Je suis prêt pour la naissance de l’enfant nouveau, l’énergie de tous les Maîtres ascensionnés, des avatars qui ont promis de revenir, tous marchant unis, la main dans la main ». 

Pendant que tant d’humains de la Terre combattent pour savoir qui a raison, le bébé naît dans la conscience de beaucoup d’autres, unis dans l’amour de Dieu. Et c’est ce qui est en train de se produire, très chers. C’est vraiment ce qui est en train de se passer. Célébrez l’enfant ! Célébrez le retour ! Certains d’entre vous vibrent d’impatience. Vous êtes venus connaissant le potentiel. Vous avez franchi le seuil (l’an 2000) et ce ne fut pas la fin du monde. Vous étiez impatients d’avancer et de vous ancrer. Certains commencent seulement à s’éveiller, à se rappeler pourquoi ils sont ici. […] 

Pour la plupart d’entre vous, le plan d’ensemble manque toujours. Vous vous demandez encore ; « Pourquoi ? Pourquoi suis-je ici ?  Pourquoi dois-je vivre cela ? De quoi s’agit-il ? » La prochaine fois que vous traverserez le voile, vos yeux brilleront, car vous saurez, vous saurez. Et vous me chanterez votre nom dans la lumière, et nous nous étreindrons. Ca r alors, tout sera clair ; 

Pour l’instant toutefois, le voile est encore là, la dualité aussi. Nous vous disons : « Croyez ce que votre cœur vous souffle sur l’importance de prendre soin de vous sur le plan spirituel. Plus vous vivrez sur cette planète, chers travailleurs de la lumière, plus grande sera votre ancre, plus brillante sera votre lumière, et plus la Terre changera. Réclamez les maillons manquants de l’ADN, dont certains se mettent déjà en place. Vivez longtemps et en paix. Durant tout ce temps ressentez l’amour de la famille qui vous entoure ; et la prochaine fois que vous verrez les  chiffres doubles, les lettres doubles, pourquoi ne pas dire : « Je vous aime (référence à ceux qui continuent de voir 11 :11, 12 : 12 ou 4 : 44 sur leurs horloges) ? Ce sera une reconnaissance d e l’interdimensionnalité de l’Esprit qui vous entoure, vous tapant sur l’épaule comme pour vous dire : « Regarde l’horloge ! Nous sommes là ! Regarde ce signal ! Nous sommes là ». 

En aucun temps dans l’Histoire, de ce côté-ci du voile, n’avons-nous été aussi proches de ce groupe interdimensionnel appelé l’Humanité du millénaire. La preuve en est la conscience et la compréhension des yeux posés sur cette page et des oreilles qui écoutent ce message. Et ainsi, très chers, le cortège se retire de cet endroit. Et ainsi, l’amour de Dieu fut aujourd’hui partagé avec la famille. Et il en est ainsi.  Kryeon – Un nouveau départ – canalisé par Lee Carroll 

La cinquième maison

gifs papillonsIl ne fallut pas longtemps avant que Mike s’aperçoive que le trajet hors du sentier battu comportait certains défis. Il devait constamment vérifier la positon du soleil pour s’assurer de marcher dans la bonne direction. De plus, il consultait régulièrement sa carte pour ne pas rater la maison. Il progressait donc beaucoup plus lentement. 

Malgré ces quelques difficultés, il trouvait l’étape plus agréable que les autres. Il réalisait un désir de rendre Violette fière de lui. Il le faisait aussi pour lui, pour se prouver qu’il pouvait s’opposer à tout ce qui était établi, même en terre spirituelle. Il songeait aussi qu’une fois suffirait et que lorsqu’il aurait atteint la prochaine maison, il reprendrait probablement le sentier tout racé pour se rendre aux autres demeures. C’était plus facile, sans faire obstacle à ses choix. En fait; il sentait plus que jamais que sa décision de rester sur le sentier s’affermirait parce qu’il aurait connu l’opposé. Il pouvait faire un choix éclairé depuis qu’il avait expérimenté les deux façons de voyager et ne se sentait pas tenu de suivre la voie tracée. 

Mike constata aussi que l’impression d’être surveillé avait disparu. Avait-il conjuré le sort de son poursuivant ? L’entité sombre et sinistre qui le poursuivait avait-elle tout simplement disparu ? Non, dans sa sagesse, Mike comprit que le fait d’avoir modifié sa façon de se déplacer avait confondu la vilaine créature qui s’était acharnée sur lui depuis le début. Elle réaliserait sans doute rapidement ce qui s’était passé et se mettrait à sa recherche. Dans ces conditions, Mike devait faire preuve de prudence, assurer ses arrières et surveiller la voie qui s’étendait devant lui. 

Au bout de quatre heures environ, le ciel se couvrit. Michael ne se faisait pas d’illusions. Une autre de ces tempêtes bizarres, effrayantes et violentes se préparait ; mieux valait songer à se trouver rapidement un abri. Il se rappelait que la dernière fois il s’était retrouvé écrasé au sol, priant qu’on lui conserve la vie. 

Mike sortit sa carte pour voir ce qui l’entourait. Encore une fois, elle lui indiquait son entourage immédiat. Il constatait qu’il venait de passer un abri ressemblant à une grotte. Mike se rappelait l’avoir contournée, mais du côté opposé à son ouverture. Il remit la carte dans es bagages et rebroussa chemin jusqu’à ce qu’il retrouve l’entrée de la grotte. 

Pendant le peu de temps qu’il avait mis à revenir sur ces pas vers l’abri qu’il croyait trouver, la tempête avait pris une ampleur étonnante. Le ciel était devenu noir et le vent s’élevait. La pluie commençait à se joindre aux vents lorsque Mike entrevit l’ouverture de la grotte et décida de presser le pas. Au moment même où il franchissait l’entrée, la nature se déchaina. Mike dut se placer tout au fond de la grotte pour éviter de se faire mouiller ou d’être attiré par la force colérique des éléments. Il ne pouvait s’empêcher d’être émerveillé par la vigueur de l’intempérie et remercia Bleu de lui avoir remis cette carte lui ayant permis de se mettre à l’abri du danger au tout dernier moment. Encore une fois, la carte, toujours à jour, lui avait rendu un fier service. 

Il regarda le spectacle, bien au chaud, à l’intérieur. Il ne pouvait quitter des yeux l’action terrible qui se déroulait dehors. Quelle chance d’être en sécurité ! 

Alors qu’il se demandait pourquoi il y avait de telles tempêtes sur cette terre sacrée, il lui sembla entendre la voix de Bleu. -       Michael Thomas, il n’y a jamais de tempête sur cette terre, sauf lorsqu’un humain est sur la voie de l’apprentissage. 

-       Tu veux dire que si je n’était pas ici, il n’ y aurait pas de tempête ? -       Oui, lui répondit la voix de Bleu. 

-       Mais, je n’en fais pas partie. La tempête ne m’atteint pas. -       Voilà ! dit Bleu en riant. Tu as appris à te service de la carte. Crois-le ou non, des humains ont écarté la carte dès le début de leur voyage, pensant que c’était une blague. Tu as compris son rôle et son caractère « actuel » est devenu ton mode de vie. Tu as un pied dans le temps spirituel présent, mais tu apprends aussi à mesurer le temps linéaire au fur et à mesure que tu progresses sur la route. Voilà pourquoi, lorsque la leçon de la tempête se présente, tu peux y échapper et te mettre à l’abri. Michael, nous t’aimons tendrement ! 

Cette idée fit sourire Mike. Tout ça pour lui ! Une telle énergie ! Et toute cette planification ! Il regarda dehors et hurla au vent : -       Tu peux te calmer maintenant. Je suis en sécurité. Il ne parvenait pas à arrêter de rire. 

La tempête dura environ deux heures. Le temps s’éclaircit au crépuscule. Mike se demandait s’il avait le temps d’atteindre la prochaine maison et s’il parviendrait à la trouver sans la présence du soleil. Cependant, il se sentait bien et apte à se défendre. Il examina la grotte, observa l’angle du soleil et se dirigea vers le nord, où il savait trouver la maison. 

Il n’avançait pas très vitre dans cette obscurité. C’était la première fois qu’il était dehors en pleine nuit sur cette terre. Y aurait-il des étoiles, une lune ? Il le sut rapidement. Il ne vit rien de tout cela. Lorsque la dernière lueur du crépuscule eut disparu, il se retrouva dans la noirceur totale. Et quelle noirceur ! Impossible de voir la carte. Il comprit qu’il aurait dû rester dans la grotte. Il n’était pas prêt à affronter ce type de situation. Il s’assit, ne voulant pas trébucher sur un objet qu’il n’aurait pas vu en travers du chemin. 

Au bout d’une heure dans cette obscurité totale, Mike remarqua que ses yeux fonctionnaient d’une étrange façon. Peut-être se passait-il quelque chose de bizarre ? Plus tôt, le soleil s’était éteint à l’ouest comme il se devait. Mike en avait déduit que le nord se trouvait du côté de cette montagne qu’il avait décidé d’utiliser comme point de repère. Or, comme il n’y avait ni lune ni étoiles, il ne parvenait plus à voir la montage, du moins au début. Faiblement, au nord, le sommet de la montage commençait à se poindre. La même lueur rouge qui avait accompagné le coucher de soleil était tout à coup visible, faisant ressortir le point de repère que Mike s’était fixé. Et un éclairage quelconque provenait de cette direction. 

Mike se leva, alerte mais prudent. Cette faible lueur rouge émanant du nord lui permettait graduellement de voir la terre qui l’entourait. Il se dirigeant lentement et silencieusement, vers la lueur rouge. Il glissait ses pieds sur le sol, pour éviter d’être surpris par une dénivellation trop abrupte. Penché vers l’avant et scrutant le sol du regard, il avançait à pas de tortue. 

Dans on cheminement laborieux, Mike trébucha et tomba sur une surface plutôt douce. Le sentier ! Il avait décidé de l’abandonner, et c’est lui qui le retrouvait au moment opportun. Quel endroit étrange ! 

Mike vit que le sentier formait un angle oblique par rapport à la montagne qu’il avait choisie pour lui indiquer le nord. Il était par contre convaincu que le chemin le mènerait vers la prochaine maison qu’il n’avait pas encore dépassée, il en était certain. De plus, il constata que la lueur provenait d’un point vers lequel le sentier se dirigeait. Il se plaça vers ce qu’il estimait être le centre du sentier et continua d’avancer toujours très lentement.  Il essayait de se tenir au milieu du sentier, mais de temps en temps, il en frôlait ses extrémités. Il riait. 

C’est encore pire que le brouillard sur la côte de Santa Monica, en juin ! Il se rappelait avoir circulé à bicyclette le soir dans un brouillard si épais qu’il parvenait à peine à discerner la ligne blanche au centre de la route. Comme il aurait voulu que le sentier ait une ligne blanche ! 

Mike remarqua qu’à l’approche de la lueur, il pouvait voir plus clairement. Peu à peu, le sentier devint presque complètement éclairé, ou du moins, suffisamment pour que Michael puisse se redresser et marcher normalement. Il devait tout de même être prudent. Il ne connaissait pas l’origine de la lumière et devait être prêt à toute éventualité. 

Au détour du chemin, Mike comprit l’origine de la lueur. Il n’en croyait pas ses yeux ! C’était la prochaine demeure. Elle était d’un rouge vif. Mike constata qu’à encontre des autres maisons, celle-ci brillait vraiment de l’intérieur. 

Il se permit de ralentir son rythme à l’approche de la maison rouge. La lumière de la maison se rendait jusqu’à lui et, en s’approchant, Mike vit la pancarte indiquant MAISON DES RELATIONS. Il s’arrêta. 

-       Oh là là ! dit-il en soupirant. Voilà une matière que j’ai déjà ratée ! J’espère qu’il n’y a pas d’autres films ! -       Eh oui, il y en a ! Le jeune ange rouge était apparu soudainement sur le palier. « Salut à toi Michael Thomas de l’Intention pure. Nous croyions t’avoir perdu ! 

-       Pas de chance, mon ami rouge, dit Mike, j’ai tout simplement décidé de prendre mon temps. Je suppose que je n’avais pas particulièrement envie de voir tes films. Ressemblent-ils à ceux de Violette ? -       Absolument pas ! 

L’ange rouge était magnifique. Une véritable vedette de cinéma, un personnage d’action au corps taillé au couteau. Il était immense. Il avait une personnalité décontractée et agréable, de sorte que sa haute stature n’effrayait pas, comme dans le cas des autres anges d’ailleurs. Ses vêtements rouges lui donnaient un air sacré. Mike se rappelait avoir vu cette couleur chez les hauts prélats de l’église. 

-       As-tu faim, Mike ? -       Terriblement. 

Rouge guida Mike dans la maison, après lui avoir fait signe d’enlever ses chaussures ! Il fit un clin d’œil à Mike, comme pour lui rappeler pourquoi le sol était sacré. Michael était intimidé d’attirer encore une fois tant de respect et ne dit rien. Il retira ses chaussures et les déposa devant la porte. 

Comme auparavant, l’extérieur de la maison ne laissait rien prévoir de son intérieur. La maison était immense. Elle comportait des escaliers, des arches, et les fenêtres laissaient voir des paysages qu’on ne devinait pas de l’extérieur. Décidément, Mike ne s’habituerait jamais à l’inconsistance entre la physique et la réalité. Tout ça n’était pas sans lui rappeler Alice au pays des merveilles, et il se demanda si l’auteur avait déjà visité cette terre dans ses rêves. 

Quelle pensée étrange ! Devait-il chercher un lapin blanc ? -       Blanc, c’est la suivante, Michael ; pas de lapin hélas ! 

Mike rit. Donc, la prochaine maison était blanche ! La Maison blanche ! Il trouvait l’idée amusante et Rouge aussi. Mike avait le sentiment que ce qu’il allait apprendre ici serait intéressant. Il percevait Rouge comme un membre de sa famille. Tout comme Vert, Rouge aurait pu être son frère, peut-être même un frère célèbre. Bleu et Orange étaient comme des oncles et, bien sûr, Violette était la mère. Il avait hâte de rencontrer le père ! -       Tu as l’impression de faire partie de la famille ? Rouge s’était arrêté devant les appartements de Mike. Et, bien sûr, l’odeur de nourriture se percevait aisément. 

-       Oui ! -       Tu ne pouvais mieux tomber. Tu es dans la bonne maison. Rouge avait guidé Mike jusqu’à la salle à manger et, comme toujours, un merveilleux repas l’y attendait. 

-       A demain matin, Michael Thomas. Dors bien et que tes leçons t’apportent la paix. Avant de retirer et de refermer la porte, Rouge lui souhaita un dernier bonsoir. 

Mike riait sous cape en constatant la politesse dont les anges faisaient preuve au fur et à mesure qu’il avançait sur son chemin. Il se sentait très en paix. Il savait que Rouge était au courant de ses expériences dan la maison violette ainsi que des sentiments et des émotions puissants qui en avaient surgi dans l’âme de Mike. Il appréciait qu’on lui fasse savoir que les prochaines leçons seraient différentes. 

Mike mangea d’un bon appétit. Il n’avait pas pris de repas durant la journée et son parcours dans la noirceur avait exigé beaucoup d’énergie, plus qu’il ne l’avait d’abord cru. Fatigué, il s’endormit aussitôt après le repas. Il était calme et ressentit la paix et le confort que lui offrait la maison rouge. Il dormit paisiblement et profondément, tout comme s’il avait déjà atteint son but. 

Plus tard, alors que Michael Thomas dormais profondément, une créature verte, sale, repoussante et en colère boudait sur le sentier, devant la maison rouge. La forme sombre et répugnante savait que Mike était à l’intérieur. Elle avait attendu encore et encore sa venue au détour de la route, mais rien ne s’était produit. La silhouette difforme écumait de colère et de rage bouillante et n’y comprenait rien. Comment Mike avait-il su qu’elle l’attendait ? Il devait avoir quitté le chemin. Michael avait effectivement atteint la maison sans suivre le même parcours. Mais comment ? L’entité malveillante savait que les anges ne pouvaient intervenir. Ils n’avaient donc pu lui dire qu’elle était là. Il faudrait revoir le plan d’attaque. En devançant Michael, elle l’avait perdu. Fallait-il retourner à la tactique de la poursuite ? C’était en tout cas, la façon de savoir où Mike se trouvait. Que faire ? 

Comme d’habitude, l’horrible créature trouva une place pour faire le guet en attendant que Mike reparte de la maison rouge. Tant et aussi longtemps qu’elle savait où Mike se trouvait, elle était contente. L’entité négative s’occupa à penser à sa confrontation avec Mike. Elle refit sans cesse des plans, révisant les stratégies et en construisant de nouvelles. Il faudrait beaucoup d’énergie et un peu de tricherie, mais elle connaissait bien  Michael Thomas; l’entité connaissait ses pensées et ses réactions et réexamina les techniques à utiliser pour la réussite du plan. La confrontation aurait lieu sur le chemin menant à la dernière maison, là où Michael serait le plus vulnérable. Elle attendrait. Il fallait compter sur la ruse. Il faudrait faire semblant emprunter une autre forme, quelque choses que la masse verte ne parviendrait à maintenir qu’un court instant, mais c’est tout ce qu’il fallait. 

gifs papillonsComme dans les maisons précédentes, Mike se leva et enfila les vêtements prévus à son intention. Propres et frais, ils étaient rouges. Michael se rappela encore une fois les paroles d’Orange qui lui avait dit qu’il n’y aurait pas de déchets humains reliés à ses raps sur cette terre. Mike se rendit également compte que sa barbe n’avait pas poussé depuis le début de son voyage. C’était en quelque sorte comme si le temps était suspendu, prévenant le fonctionnement et le vieillissement de ses cellules. Quel endroit ! Il se régala du petit déjeuner préparé pour lui dans la pièce attenant et songeait à son périple lorsqu’on frappa à la porte. Rouge enta. -       Je vois que tu es frais et dispo, Michael Thomas. 

-       Tout à fait, Merci de cette charmante hospitalité. Mike se sentait bien. Il était encore ébahi de l’apparence éblouissante de Rouge. -       Tu mérites tout cela, Michael Thomas de l’Intention pure, dit Rouge en souriant. 

Puis il fit signe à Mike de se lever et de la suivre dans la salle de formation de la Maison des relations. Rouge guida Mike vers des pièces qu’il n’avait pas vues la veille. Cette maison était très différente des autres. Tout ce rouge rendait Mike vivant et énergique c’était une sensation extraordinaire. Puis, ils arrivèrent dans une grande salle de spectacle dont la disposition ressemblait étrangement à celle de la maison violette, sans oublier le fauteuil moelleux, encore une fois trop près de l’écran. Rouge savait que, de cette place la projection risquait d’indisposer Michael à la suite de son expérience dans la maison précédente. 

-       N’est pas ce que tu crois, Michael, dit Rouge d’un ton rassurant. -       Merci, mon ami, dit Mike avec reconnaissance. Dois-je m’asseoir ? 

-       Oui. Rouge se dirigea vers l’arrière de la salle comme l’avait fait Volette avant li et entreprit de faire fonctionner l’équipement. Confortablement installé dans son fauteuil, Mike était prêt, et la projection commença. 

Cette fois, il n’y avait pas de son. Rouge expliquait ce qui se déroulait sur l’écran. Il avait eu raison. Les images étaient régénératrices formatrices, inspirantes et extraordinaires ! Il n’y avait ni tristesse ni repli sur soi, et les émotions de Mike n’étaient pas sollicitées. On avait plutôt l’impression d’assister une représentation de diapositives et non à des images animées. 

-       Tu vois, Mike tout ceci traite de la famille. Tu as déjà appris dans la maison précédente que tu joues plusieurs rôles sur la planète et il en va de même pour ceux qui sont autour de toi. Tu as aussi appris que tous les humains acceptent et planifient la direction de leur vie avant même de la commencer. Maintenant, le temps est venu pour toi de comprendre la relation entres acteurs. Nous allons bien définir la famille. 

Incrédule, Mike vit apparaître devant lui, vingt-sept beaux visages. Rouge leur attribua des noms très longs que Mike n’avait jamais entendus. Ils avaient tous une résonnance  angélique et Mike pensa qu’il devait être difficile de les écrie. Il entendit des noms comme Angenon, Aleeilou, Beaurifee, Vereeifon, Kooigre, et encre bien d’autres. Ensuite, Rouge lui présenta ce qui ressemblait à l’arbre généalogique de chacun. En tête du tableau, Mike vit des noms terrestres et des visages qu’il reconnaissait, mais aussi des noms et des visages inconnus. Michael reconnut d’abord ses parents, des amis de l’école ou de l’église, des confrères de travail et plusieurs personnes qu’il avait à peine connues. Il y avait même des étrangers. Mike prit le temps d’identifier chacun d’eux. Il revit des enseignants qui l’avaient influencé ; il revit Henry le Tyran et son premier amour, Carole ! Il vit son ami John, puis le voleur qui l’avait presque assassiné dans son appartement. Et, il revit Shirley, la femme qu’il avait aimée et perdue à Los Angeles. 

Il y avait d’autres images de gens qu’il ne connaissait absolument pas. Une femme attira particulièrement son attention. Elle arborait une magnifique chevelure rousse, des yeux verts et un sourire éclatant. Mike ressentait l’énergie de cette image, sans savoir pourquoi. L’image suivante lui fit dresser les cheveux sur la tête ! C’était la femme ivre dont la voiture avait percuté celle de ses parents et causé l’accident fatal. Elle avait été tuée sur le coup et Mike pensa qu’elle l’avait bien mérité. Mais qu’est-ce qu’elle faisait là ? Mais… sa propre image était là aussi. Sous la première rangée de photos reliées entre elles par des lignes, se trouvaient d’autres images de gens à leur tour reliées par des lignes horizontales. 

-       Tu vois, chaque ligne horizontale représente la durée d’une vie, Michael Thomas, dit Rouge pendant que Mike examinait l’ensemble. Ce sont toujours les mêmes acteurs. Les noms changent et les genres aussi, mais ce sont les mêmes entités et elles composent ta véritable famille. E groupe, vous voyagez à travers le temps ; certains s’ajoutent, d’autres se retirent mais vous formez tous une famille. Maintenant, tu vas entendre leur histoire. 

Ce qui se produisit ensuite fut l’un des phénomènes les plus extraordinaires et les plus révolutionnaires que Mike eut jamais expérimenté. Il fut totalement décontenancé par ce qu’il vécut dans la salle aux fauteuils rouges et en présence du magnifique ange de la même couleur. Il était immobile et bouche bée dans son fauteuil rouge, revêtu de ses vêtements rouges. 

La première image dans l’angle supérieur gauche du tableau se décupla soudain pour couvrir toutes les autres et s’anima. Puis, il y eut du son et Shirley, l’amour de Mike, apparut vivante sur l’écran, dont elle sortit pour se placer devant Mike. Elle était réelle et ne faisait plus partie d’un film ou d’une séance de diapositives. Elle s’adressa directement à Mike et se mit à lui raconter son histoire. 

-       Michael Thomas, je suis Reenuei de Quadril Cinq. Je fais partie de ta famille et je t’aime tendrement. Pour toi, dans cette vie, je Shirley. Au siècle dernier, j’étais Fred, ton frère. Puis avant, Cynthia, ton épouse. Michael Thomas de l’Intention pure, nous avons un contrat dont l’énergie s’appelle le karma. Nous avions prévu nous rencontrer encore dans cette vie, ce que nous avons fait. Nous avons conclu une relation entreprise il y a des siècles et nous l’avons bien fait. Nous avions convenu de générer en toi des sentiments qui te mèneraient à la croisée que tu franchis maintenant. C’est le présent que nous avons échangé. Nous avons accompli cette étape ensemble. 

Mike restait bouche bée. Elle n’était pas une image sur l’écran, mais bien réelle. Il écoutait une entité qu’il connaissait bien lui dire qu’elle était Shirley, qu’il l’avait connue avant , encore et encore. Quelle manifestation d’amour ! Chaque parole regorgeait de vérité et de signification. Chaque explication se révélait indéniablement complète. Quelle histoire ! Quel endroit ! Mike ne savait pas si Shirley pouvait l’entendre là où elle était, mais la silhouette incontestablement réelle qui se tenait devant lui méritait une réponse. -       Merci, chère Shirley ! Mike salua celle qu’il avait connue et aimée. Il avait capté la relation selon un angle tout nouveau. Elle était devenue une amie plus qu’une femme qui avait ruiné sa vie. Shirley disparut graduellement de l’espace occupé devant lui. 

L’image qui se présenta ensuite faisait référence à une relation d’amour complexe, à une intrigue. C’était le professeur de secondaire préféré de Mike, M.Bourroughs. il lui expliqua avoir fait partie de sa vie à plusieurs reprises, comme bien des gens d’ailleurs. Cette fois, ça avait été durant la formation scolaire de Mike. Le rôle le de celui-ci était évident. Ils s’étaient en fait aidés mutuellement de plusieurs façons, ce dont Mike n’était pas vraiment conscient. Ils avaient un contrat et l’énergie karmique de l’apprentissage, bien que très subtile. Mike le salua à haute vois, et l’image de son professeur s’évanouit également. 

Soudainement, grande comme la vie, apparut l’image de son père. Mike n’était pas triste : son père était vivant ! La forme de ce dernier se retira de l’écran pour prendre tout bonnement place devant Mike. Il commença à parler et Mike l’écouta avec grand plaisir. 

-       Michael Thomas, je ne suis pas qui tu crois, dit une entité source dont la voix résonnait différemment de ce que Mike avait connu. Je suis Anneehu de Quadril Cinq et je fais partie de ta véritable famille. Le visage que tu vois devant toi est celui de ton père et j’ai joué mon rôle dans la vie humaine exactement comme je l’avais planifié avec ta mère et toi avant même que nous n’arrivions sur terre. Tout ce qui s’est passé était pertinent et nous sommes partis rapidement pour accomplir encore plus dans d’autres domaines spirituels. En te quittant pour vaquer à d’autres occupations, nous t’avons laissé ton plus grand présent, Michael. Notre départ a servi de catalyseur à ton illumination. Nous étions nés à la vie et avions à enseigner la lourde leçon karmique de la mort et out s’est déroulé comme prévu. C’et la raison pour laquelle tu occupes ce fauteuil. Nous t’aimons tendrement pour le voyage que tu accomplis et pour le fait que tu reconnaisses maintenant le présent. 

Mike sentait la vie émanant de cette entité qui s’adressait à lui. Il mémorisa son nom Anneehu. Il voulait que sa reconnaissance soit désormais empreinte en lui. Comment la tristesse pouvait-elle entourer la mort de son père, maintenant qu’il savait la vérité à ce sujet ? La notion de présent prenait de plus en plus d’importance au fur et à mesure que l’entité qui avait été son père poursuivait son histoire. Elle l’entretenait des guerres qu’ils avaient faites ensembles, des frères et de soeurs qu’ils avaient été, il y avait bien longtemps, sur des continents qui n’existaient déjà plus sur la terre. 

Quand le père de Michal eut terminé, il sourit et s’évapora, comme les autres avant lui. Mike était ému, mais ni triste, ni replié sur lui-même. Tout était tellement énergisant ! Il parla à l’image de son père au moment où elle disparaissait. -       Je suis très reconnaissant de ce présent. Mike était convaincu de la véracité de ces faits et inclina la tête en signe de respect. 

Sa mère apparut ensuite et Mike écouta avidement, cloué sur sa chaise, son histoire sur la leçon karmique auprès de lui et des autres. 

-       Je suis Eleeuin, aussi de Quadril Cinq. Je t’aime tendrement et t’ai accompagné de nombreuses fois par le passé. Elle poursuivit son explication des rôles qu’elle avait joués dans ses vies. Elle l’avait même tué, alors qu’ils étaient deux sœurs. Elle parla de l’énergie créée par les actions d’une vie et qui se répercutait sur les suivantes et de la façon dont elle participait aux leçons d’interaction. Elle n’ébranla pas Mike sur le plan émotif e tne suscita pas en lui de mélancolie. Elle lui donna de l’information dans un style magnifique. Elle aussi était réelle, vivante. Lorsqu’elle commença à disparaître, il s’adressa aussi à elle. -       Merci du présent, Eleeuin. Mike tenait à se souvenir des véritables noms de ses parents. Se rappeler ceux de tous les autres était au-delà de ses compétences, mais il voulait conserver ces deux-là éternellement dans sa mémoire. 

Une à une, les images se manifestèrent devant Mike dans toute leur réalité. Elles se présentèrent et évoquèrent l’amour qu’elles avaient eu pour Michael Thomas. Elles parlaient souvent de la famille et toutes venaient de cette place au nom étrange de Quadril Cinq. 

Durant la journée, Mike ne rencontra que neuf des vingt-sept visages qui figuraient à l’écran, et les lumières furent rallumées. Silencieux, Mike constata encore une fois qu’il n’avait pas pris de repas du midi. Rouge quitta son poste de projectionniste et se planta devant lui. -       Fatigué ? 

-       Non, vivifié ! Faut-il arrêter ? Rouge rit de bon cœur et fit signe à Mike de la suivre vers la salle à manger. -       Nos avons des images pour deux autres journées encore. 

Presque toute la famille y passera ! Des millions de questions venaient à l’esprit de Mike se dirigent vers la salle à manger. -       Rouge, je t’invite à dîner. Je sais que vous ne mangez pas mais, j’ai tellement de questions à te poser. 

-       Oui, bien sûr. Rouge s’amusait. Mike pensa qu’il avait certainement autre chose à faire, oubliant qu’il était là pour lui et tous les autres qui empruntaient ce chemin. 

Ils pénétrèrent dans la salle à manger où deux places avaient été mises. Surpris, Mike regarda Rouge. 

-       Qui manque avec nous ? -       Je pensais que tu m’avais invité, dit Rouge d’un ton légèrement ironique. 

-       Mais tu ne t’alimentes pas ! -       Qui adit ça ? Rouge s’amusait vraiment et il s’installa à la table devant Mike avant de se verser un verre de jus de fruits. Mike était ébahi. 

-       Je n’ai jamais… enfin, les autres anges n’ont jamais mangé. J’ai conclu que… Rouge l’interrompit. -       Michael, les anges n’ont pas besoin de se nourrir, mais je vais me joindre à toi dans cette obligation humaine parce qu’il est agréable pour toi d’avoir de la compagnie pour dîner, n’est-ce pas ? 

-       Exact. Mike ne pouvait réfuter cet argument. Il  y avait des semaines qu’il ne s’était pas attablé en bonne compagnie. Il avait bien failli en avoir lorsqu’il était avec Vert. Au moins, il n’avait pas toujours été seul à l’heure des repas. Rouge était amusant. Il était peut-être le plus amusant d’eux tous. 

-       Je me sens honoré de cette pensée, lui dit Rouge en mangeant son pain, lisant dans ses pensées. Mike dînait en prenant de nombreuses poses pour faire place aux questions s’adressant à Rouge. -       Ce qui vient de se passer est-il réel ? quand ces gens me parlaient, le faisaient-ils par le biais d’un nouveau type de projection technique que je ne connais pas encore ? Rouge ne put s’empêcher de rire encore une fois, en s’essuyant le menton avec sa serviette. 

-       Pourquoi les humains veulent-ils absolument associer la réalité à l’illusion ? Même lorsque la vérité saute aux yeux, les humains la rejettent parce qu’elle leur semble irréelle. Décidément, je ne comprendrai jamais ! -       Et alors ? insista Mike. 

-       Absolument réel. Plus réel que la réalité sur terre, Michael. Ils sont ici, en personne, pour toi, dans cette maison. 

Sans véritablement comprendre, Mike continua quand même à interroger Rouge. -       Et tous ces noms aux consonances étranges ? J’ai remarqué que mon image n’en avait pas, seulement l’écriture bizarre que j’avais déjà vue. 

-       Tu en as un, Michael, mais il est dissimulé pour l’instant. T l’apprendras un jour, si nécessaire ; ou du moins la partie que tu parviendras à prononcer. Pour l’instant, c’est sans incidence sur ton illumination. Tu vois, tu ne sais pas mon nom et ça ne t’a pas empêché de profiter de ton temps ici. Rouge prit une autre bouchée. 

Michael ne s’était jamais arrêté au fait qu’il ne connaissait pas les noms des anges qu’il avait rencontrés dans les maisons. Il les nommait par leur couleur. Ça semblait plus facile ainsi, et tous l’y encourageaient. - rouge, quel est ton véritable nom ? Mike voulait vraiment le savoir. Il reprit encore un peu de salade en attenant la réponse de Rouge. 

Tu supposes qu’un nom est un son ? 

Mike remarqua que Rouge mangeait très maladroitement. C’était la première fois, de toute évidence ! La nourriture s’échappait de sa bouche et retombait dans son assiette. Il avait utilisé quatre serviettes jusqu’à maintenant et tentait de son mieux d’imiter les manières des humains en matière de consommation. C’était d’ailleurs très drôle mais Mike était trop préoccupé par ses questions pour s’arrêter à ce détail? Ce n’est que plus tard qu’il en rirait, mais pas aux dépens de Rouge bien sûr. Rouge poursuivit, après s’être encore une fois essuyé la bouche. 

-       Tous les noms des entités de l’univers constituent de l’énergie, y compris le tien et le mien. Ils ont des couleurs, des vibrations, des sons et même… une intention ! On ne peut les attribuer simplement comme un son résonnant dans l’air, comme un nom terrestre. Tous les noms que tu as entendus ou lus aujourd’hui ne représentant qu’une partie de l’énergie du nom entier de l’entité. Tu les as entendus ou lus du mieux que tu le pouvais, en fonction de tes capacités. Lorsque les entités spirituelles se rencontrent, elles peuvent « voie » les noms. Chaque entité porte avec elle sa lignée entière et ses réalisations dans les couleurs et les vibrations de son Mer-Ka-Ba, le nom du corps angélique. C’et beaucoup plus complexe que ce que tu peux saisir maintenant, Michael, parce que c’est interdimensionnel. -       Rouge, dit Mike, comptant en apprendre plus long, aujourd’hui, dans la salle de cinéma, pourquoi certaines images de la rangée du haut n’ont-elles pas présenté leur histoire alors que ç’aurait dû être leur tour ? 

Mike pensait surtout à la femme à la chevelure rousse dont l’énergie l’avait frappé. Elle était dans la première rangée, mais n’avait pas pris la parole. -       Ce sont des humains que tu n’as pas encore rencontrés, Michael. Rouge but une gorgée de jus et tenta sans succès d’éviter que le liquide ne coule de chaque côté de sa bouche. Il dut avoir recours à une autre serviette, la septième ! 

-       Alors, ceux que je n’ai pas connus, ils ne comptent pas ? -       Les contrats non remplis ne sont normalement pas montrés ici, Michael. Ça ne signifierait rien pour toi puisque tu n’as pas rencontré ces personnes. Ceux qui se présenteront à toi sont ceux que tu connais déjà. 

Mike s’appuya sur le dossier de sa chaise pour mieux réfléchir à une pensée qu’il n’avait pas eue depuis quelque temps. Il s’interrogea sur la pertinence de ce voyage au pas des sept maisons. S’il était resté à Los Angeles, il aurait pu connaître les personnes dont les plans spirituels correspondaient aux siens. Avait-il mis fin à quelque plan cosmique ? Quelles en seraient les conséquences ? Rouge « écoutait » et répondit à la question non formulée. 

-       Michael, écoute-moi bien. Certaines choses qui s’offrent à toi sont incompréhensibles sur le plan des trois dimensions. Ton esprit n’est pas celui de Dieu ici. Tu ne peux pas savoir ce que nous savons déjà. Tu es encore humain et nous t’aimons beaucoup pour ce que tu es. Il se passe plus de choses ici que tu ne le crois. Tu as choisi de quitter le chemin, et c’est un accomplissement. Il n’y arien d’inapproprié dans ce que tu as chois de faire. Nous ne t’apporterions pas toute notre aide s’il n’était pas sacré que tu sois ici au moment présent. Mike n’avait jamais perçu son choix de faire ce voyage comme une décision sacrée. Il continuait à le percevoir telle une fuite. Il apprenait à rentrer chez lui et, pour une raison quelconque, c’était un geste honoré et béni de ces êtres angéliques. Rouge avait raison. Mike ne voyait pas la situation dans son ensemble. 

-       Vais-je comprendre un jour ? -       Lorsque tu seras devant la porte du but et que tu l’ouvriras, tu comprendras. 

Rouge se leva et quitta gracieusement la pièce. Après son départ, Mike se leva et alla se placer près de la chaise qu’il avait occupée. On aurait cru qu’un enfant de trois ans avait mangé là. Les miettes de nourriture et le jus étaient répandus partout. Mike éclata de rire. 

-       Rouge, je t’aime, s’exclama-t-il. Mike réalisa la générosité de Rouge, qui avait accepté de partager son repas. Il avait essayé ! Même les anges ne sont pas doués dans certains domaines, je suppose. Puis, il se mit à réfléchir et se demanda s’il y avait des choses que Dieu ne pouvait pas faire ! Une voix se fit immédiatement entendre à son esprit… celle de Violette ! -       Oui, Dieu ne peut pas mentir. Dieu est incapable de détester. Dieu ne peut prendre de décision partiale dans on champ d’amour. C’est essentiellement la raison pour laquelle il y a toutes ces leçons sur la terre, pour que Dieu puisse subir un test d’impartialité. 

Oh là là ! Mike savait que quelque chose de profond venait d’être divulgué, mais il n’y comprenait rien. Sans doute qu’en temps et lieu, ces choses prendront leur véritable sens, pensa-t-il. Que c’était bon d’entendre la voix de Violette encore une fois. Quel endroit magnifique ! 

Durant son sommeil, Mike revit les deux entités angéliques Aneehu et Eleeuin entourées de couleurs vives et de motifs géométriques. Une vraie merveille ! En dépit du spectacle de lumières, il dormit très bien. 

gifs papillonsMichael était impatient de recommencer le lendemain. Il engouffra son petit déjeuner et suivit Rouge dans la salle de spectacle. Il se rua littéralement vers son fauteuil moelleux et attendit les exposés et les paroles éclairées de sa nouvelle famille. Tout était parfait. 

Henry le Tyran, se présenta à lui. Il parla du contrat qui les liait et de sa lourdeur. Mike et Henry avaient navigué ensemble autrefois et leurs vies d’alors avaient dicté les leçons à tirer dans celle qu’ils venaient de franchir. C’était fascinant et surtout plein de sens. Ils étaient associés dans une danse d’énergie éternelle. Il disparut, et Mike le remercia d’avoir si bien joué son rôle. 

Ensuite, la femme qui avait provoqué l’accident de ses parents s’adressa à lui. Elle prenait plaisir à s’exprimer. Elle se qualifiait de « catalyseur final » un autre langage spirituel que Mike ne captait pas encore. Elle laissait entendre que ce soir-là elle avait rendez-vous avec les parents de Mike sur cette route de campagne sombre et qu’elle s’était présentée à l’heure prévue. Elle parla des sessions de planification et de la façon dont les entités avaient applaudi lorsque tout fut joué. La mort offrait une énergie tout à fait différente pour ceux qui étaient  de l’autre côté. Une vraie pièce de théâtre ! 

La femme ne s’excusa nullement pour ce qu’elle avait fait. Elle n’avait pas à le faire puisque tout était dans l’ordre des choses. Mike ne portait plus de jugement. Il abonda même dans son sens. -       Merci du précieux présent, dit-il. Il avait prononcé ces paroles sincèrement. 

Le défilé des membres de la famille était terminé pour la journée. Mike se leva pour aller dîner. Il avait rencontré neuf autres personnes. Cette fois, il n’invita pas Rouge à manger, mais lui demanda tout de même de rester avec lui pendant le repas. Il avait d’autres questions à poser et ne voulait pas être distrait par la nourriture éparpillée ici et là et le jus renversé ! 

-       Rouge, plusieurs de ces entités vient encore sur la Terre. Comment peuvent-elles alors se présenter à moi et me parler ? -       Tu fais encore appel à l’expérience humaine pour comprendre la réalité du retour chez toi. Le véritable Michael Thomas peut être à plusieurs endroits à la fois. L’aspect de Dieu qui constitue la partie la plus élevée de ton âme n’est pas entièrement présent lorsque tu es sur la terre. Il est ailleurs, vaquant à d’autres occupations comme la conception d ‘autres plans d’énergie avec la famille puisque tu as décidé de changer de route. Rouge  souriait pendant que Mike prenait le temps de saisir ce qu’il venait d’entendre. 

-       De nouveaux plans ? -       Oui, de nouveaux plans. 

Mike était estomaqué. Les pièces du casse-tête commençaient à se placer. Les séances de planification se déroulaient non seulement au début, avant son arrivée, mais il devait y en avoir de nouvelles, à cause des choix éclairés qu’il avait faits. Elles faisaient appel à des parties de lui qu’l n’avait même pas conscience qu’elles existaient ! 

-       Cela veut-il signifier que j’ai une personnalité multiple ? -       Michael, ferme les yeux. Concentre-toi. Rappelle-toi les événements de la journée. Imagine-toi de nouveau dans la salle rouge… Où es-tu maintenant ? 

-       Dans la salle rouge. -       Je croyais que tu étais ici en train de manger ? 

Mike ouvrit les yeux et regarda Rouge d’un air découragé. -       Attends un peu. C’est dans mon imagination. Ce n’est pas plus important que mes rêves. Mon corps réel est ici. Mes pensées sont dans la salle rouge. 

-       Bien. Qu’est-ce qui est le plus réel : ton corps ou tes pensées ? -       Mon corps… enfin je pense. Mike était incertain de sa réponse. Rouge ne dit rien. Il se pencha plutôt vers Mike et lui donna matière à réflexion. 

-       Michaêl, la nuit dernière… tu as rencontré tes parents encore une fois. Et cette fois, ils t’ont montré leur énergie réelle et tu les as appelés de leurs noms véritables. Tu as voyagé avec eux et tu t’es bien amusé. 

Mike cessa de manger. -       Es-tu en train de me dire que c’était réel ? 

-       Oui. -       Mais je dormais, c’était un rêve. 

-       Ta nature humaine ne te permet pas de saisir la réalité de l’esprit, Michael. Seule ta conscience forme la réalité. L’aspect physique est temporaire. Ta structure cellulaire, bien qu’elle soit un véhicule sacré, n’est que la résidence de ta conscience, et tu peux amener ton esprit où tu veux. Crois-moi, c’est ainsi. 

Rouge souriait. -       Je peux quitter mon corps ? 

-       Tu le fais régulièrement, Michael. Par conséquent, tu peux être à deux endroits à la fois, comme tu dis toi-même. Ce n’est pas aussi inhabituel que ti le crois. Dans la mesure où tu n’oublies pas de revenir à ton véhicule humain, tant est bien. Tu t’es engagé à mouvoir ta conscience dans ce véhicule, tant et aussi longtemps que tu seras sur terre. Mais tu peux quand même voyager. -       Tu dis qu’il y a des parties de moi qui ne sont pas ici ? 

-       Oui. Rouge connaissait la question qui suivrait. -       Où sont-elles 

Rouge se leva de sa chaise et se dirigea vers la porte, comptant laisser Mike se reposer pour la nuit. Il se retourna pour répondre à la dernière question. 

-       Dans le lieu le plus sacré qui soit. Avec tous les autres. Dans le temple de la physique. Avec Dieu. 

Sur ce, Rouge se retira. Mike venait d’entendre une somme importante d’informations et ne parvenait pas à la comprendre. Le temps de la physique ? Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Un projet à la fois physique et religieux ? Ça ressemblait à un film de Harrison Ford ! Qu’est-ce que ça pouvait bien signifier ? Chaque nouvelle question semblait en soulever d’autres. 

Mike se mit au lit. Tout juste avant de s’endormir, il se rappela ce que Rouge lui avait dit sur la réalité de ses rêves. S’était-il vraiment déplacé la veille, avec ses parents ? C’était tellement nouveau, si étonnant ! Mike y pensait encore lorsqu’il s’enfonça dans cet état où l’esprit humain perd toute conscience claire de ce qui se passe vraiment. Il se dirigea encore une fois vers son endroit préféré, là où il s’était rendu plusieurs fois : le point de jonction entre l’amour et la réalité où les membres de la famille se réunissent pour s’entretenir du passé, du présent et du futur. Là où les lois de la physique sont en apparence violées mais où, en fait, elles se créent. Bien sûr, il oublierait tout par la suite. 

gifs papillonsIl en était à sa dernière journée dans la maison rouge. Il ne lui restait que quelques entités astrales à rencontrer, puisqu’on avait passé par-dessus cinq d’entre elles qui ne faisaient pas partie de l’expérience de Mike jusqu’à maintenant. Il revit le professeur qu’il avait signalé à l’administration et le voleur qui avait apparemment tout déclenché en pénétrant dans son appartement. Tout ça semblait si loin ! 

Mike les écouta tous. Il respectait le fait qu’ils fassent partie de sa famille et qu’ils soient reliés de diverses façons à sa vie actuelle et à ses vies passées. Lorsque tout fut terminé, il possédait une vision d’ensemble comme très peu d’êtres humains en ont. Il comprenait plus clairement le sens de la vie. Encore une fois, il regratta de ne rien pouvoir ramener de tout cela à Los Angeles ou de n’en rien avoir su plutôt. 

S’il avait saisi la notion de contrat et d’énergie karmique  plus tôt, il aurait pu comprendre beaucoup mieux la moindre expérience émotive, ce qui aurait fait de lui l’être humain le plus accompli à avoir vécu sur la planète ! Mais peut-être ces choses ne devaient-elles jamais être connues des humains de la terre ? Peut-être était-ce là une partie des leçons dont on parlait si souvent ? C’était comme être dans la noirceur et tenter de voir la lumière à tout prix. C’était un casse-tête immense. Mike se sentait Reconnaissant devant la connaissance et l’illumination que lui apportait son périple. 

Ce soir-là, Michael célébra son corps, comme Vert le lui avait appris. Il sentit une autre transition et se comporta exactement comme le lui avait appris Vert. En moins de quelques heures, tout fut terminé, et Mike sut hors de tout doute qu’il avait franchi une autre étape où, d’une certaine manière, la biologie avait fusionné avec son esprit. Il semblait que l’acceptation des connaissances acquises ici et dans les autres maisons avait produit une réaction psychologique de ses cellules. Puis, il se rappela l’explication de Vert sur la façon dont son esprit se manifestait dans chacune de ses cellules. Tout se tenait, décidément. 

Il dormit profondément, encore une fois,  sans tenir compte de ses voyages astraux et de ses réunions de famille et se réveilla reposé. Après le petit déjeuner, il revêtit son armure, se para de son épée et de son bouclier et partit à la recherche de Rouge. Il était là, prêt à le raccompagner à la porte. Il fut touché à l’approche de Mike. -       Michael Thomas de l’Intention pure, tu as changé. 

-       Je sais. Mike était timide à la pensée de la cérémonie et du changement qu’il avait vécu la veille. « Comment peux-tu le savoir ? Comment un ange peut-il déterminer qu’un humain a subi une transformation de vibration ? » 

Rouge regardait Mike avec une expression d’ébahissement. 

-       Tes couleurs te trahissent. Je n’ai jamais vu un humain se transformer si profondément, si rapidement. Tu es un cas unique ici. Tu as tout accueilli et saisi rapidement ce qui t’a été offert. Tu es un être humain vraiment spécial 

Rouge se retourna et guida Mike dans le dédale de corridors, vers la porte d’entrée de la maison rouge. Mike commença à mettre ses chaussures, qu’il trouva là où il les avait laissées. Il n’avait rien compris à propos des couleurs, mais  c’était sans importance. -       Je n’oublierai jamais cette maison, mon cher Rouge. C’est ici que j’a rencontré ma famille pour la première fois. 

Rouge souriait. Il savait la vérité. Michael avait rencontré sa véritable famille pour la première fois en tant que Michael Thomas, l’être humain. Mais Michael la connaissait en fait très bien. -       Michael Thomas, tu n’es pas au bout de tes surprises. Il te reste encore deux maisons. Ta nouvelle maison te permettra de percevoir de façon  encore plus intense ce qui t’attend. Te sens-tu prêt ? 

Etait-ce un avertissement ? -       Y a-t-il un problème qui m’attend ? demanda Mike d’un ton inquiet. 

-       Tu devras affronter certains défis. Spirituels, physiques et d’autres, qui feront appel à tes émotions humaines avant que tu ne franchisses la porte du but. Ce seront sans doute les plus grands que tu auras rencontrés sur cette terre. Certains pourraient même remettre en question tout ce chemin et sa réalité. D’autres t’étonneront par leur ampleur. Tu pourrais même avoir peur. 

Mike réagit en entendant cela. Il savait qu’une épreuve l’attendait. Mais il restait déterminé, jugeant qu’il ne pouvait abandonnera près avoir parcouru tout ce chemin. -       Je comprends, dit-il. Je suis prêt. 

-       Oui, je sais que tu l’es, cher ami humain. Rouge regardait Mike comme s’il le voyait pour la première fois. « Jai une question à te poser. Tu l’entendras ce matin, puis deux autres fois seulement. La dernière fois sera la plus importante. » 

Enfin ! Mike était heureux qu’un ange lui donne des renseignements sur la raison de cette question qu’on lui posait à chacune des maisons. Il devait y avoir un lien avec la septième maison et avec ce qu’il trouverait. -       Je suis prêt à entendre la question, Rouge. Bien sûr, Mike connaissait la question, mais voulait laisser à Rouge l’honneur de la poser. Rouge savait que Mike lui laissait savourer ce moment et l’appréciait. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, est-ce que tu aimes Dieu ? -       Tout comme je t’aime et aime tous les autres, oui, j’aime Dieu. 

 Mike s’avança et posa un geste qu’il risquait pour la première fois. Il serra Rouge dans ses bras. Il n’était pas facile d’encercler cet immense ange rouge de ses bras, mais Mike fit de son mieux. Rouge accepta gracieusement la salutation physique et se pencha même pour permettre à Mike de le voir dans les yeux. Rouge enlaça Mike complètement, l’enrobant dans le tissu léger des vêtements rouges. -       Ce geste est très significatif, dit Rouge en s’éloignant de Mike. Comme Vert et Violette me l’ont dit, tu es le premier dont la vibration permet le contact physique avec un ange. Rouge était ému. « Nous n’avons jamais pu serrer un humain dans nos bras jusqu’à maintenant. Jamais je ne l’oublierai. 

Mike considéra cette remarque comme un compliment et s’engagea sur le sentier le menant à son parcours. Il devait choisir entre la route toute tracée ou l’autre. Oui, cette fois il emprunterait le chemin tracé jusqu’à la prochaine maison, blanche selon ses renseignements. Il se retourna une dernière fois pour saluer Rouge de la main. Rouge était sur le palier et regardait Mike s’éloigner. Il était émerveillé de ses progrès. Il était fier que les présents de Mike et ses armes s’harmonisent si bien à lui en tant qu’être humain. Il ne l’avait jamais vu à un tel degré. 

Il ne fallut que quelques instants avant que la répugnante créature imprégnée de mort ne surgisse des arbres et se mette en route derrière l’être humain qui se dirigeait vers la prochaine maison. L’horrible créature ne laissait aucune trace de pas en  marchant. Elle passa tout près de Rouge en le regardant de ses yeux féroces. Pour la première fois, l’ange lui adressa la parole. 

-       Fantôme, tu n’as aucune chance.  Sur ce, Rouge se retourna et se retira dans sa maison rouge. 

La quatrième maison

 La quatrième maison dans LE RETOUR 01Poursuivant nonchalamment sa route, Mike se sentait au mieux de sa forme. Il ne pensait pas avoir été aussi bien depuis le début de son voyage. Ses nouveaux vêtements et son armure se mariaient parfaitement à l’endroit imposant qu’il traversait. Il se sentait tout à fait à l’aise dans ce décor. Bien qu’il ait passé la majeure partie de son temps depuis le départ à l’intérieur de l’une ou l’autre des maisons rencontrées sur son chemin, il lui semblait avoir fréquenté cette route depuis toujours. L’odeur et l’apparence des choses lui semblaient de plus en plus familières, comme si ses souvenirs de l’ancien Mike commençaient à s’estomper pour faire place aux attributs peu communs de cette nouvelle terre. Il avait l’impression de plus en plus forte que ce qui l’entourait maintenant faisait partie du connu, mais il savait pertinemment que ce n’était pas tout à fait vrai puisqu’il visitait l’endroit pour la première fois. 

 

Il avait la sensation aiguë d’être habité par une autre puissance et un fort sentiment d’appartenance. Il savait que ce sentiment récent était né des événements survenus dans la Maison de la biologie, et le simple souvenir de Vert le faisait largement sourire. Tout en marchant, il pensait à l’étape qu’il avait franchie pendant son séjour dans cette maison. Que pouvait-il survenir encore ? Il avait traversé le seuil de trois maisons seulement et se demandait quelles autres leçons il allait apprendre. 

 

Un bruit derrière lui attira son attention. 

Rapide comme l’éclair, Mike se retourna vivement, se plaçant en positon de défense. Il fut lui-même surpris de la rapidité de sa réaction. Il était penché vers l’avant, la main sur la poignée de l’épée de la vérité. Etait-ce son imagination ou l’épée vibrait-elle ? Toute son attention se concentra sur son ouïe pendant qu’il se tenait là immobile, prêt à bondir au moindre signal. 

 

Rien. 

Le vent avait pu l’induire en erreur, mais il remarqua qu’aucune feuille ne vibrait dans les arbres environnants. Ne bougeant que les yeux, le reste du corps parfaitement immobile, Michael scrutait les alentours. Il réalisa tout à coup que sa vue était très aiguisée. Elle n’avait jamais été d’une telle acuité depuis son départ, comme si, soudainement quelqu’un avait allumé une ampoule très brillante. 

 

Mike se concentra alors sur ce qu’il voyait afin de mieux examiner une immense pierre. 

Rien. 

Il comprit soudain que même s’il se sentait très à l’aise dans son nouvel environnement peuplé de maisons colorées, l’endroit demeurait dangereux. La forme sombre qui avait hanté ses rêves pendant son séjour dans la Maison de la biologie pouvait très bien se retrouver sur son chemin. Il devait se montrer prudent. Fait étrange, il n’avait pas peur. Il demeura figé, en état d’aller, les  sens affûtés à la limite. 

 

Dans cet état de conscience avivée, il découvrait un autre élément de ses aptitudes. Bien qu’il ne put ni voir ni entendre quoi que ce soit d’inhabituel, il sentait une présence. Son âme ressentait un inconfort, un sentiment de danger et d’avertissement. Pourtant….. 

Rien. 

Lentement, il se retourna et poursuivit sa route, tournant sa tête de gauche à droite pour mieux entendre tout bruit émis derrière lui, tâchant de percevoir quoi que ce soit d’inusité. Tout en marchant, il s’interrogeait sur cette énigme. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Sur cette terre si pleine d’amour et de découvertes spirituelles, comment pouvait-on expliquer l’existence d’une entité si négative ? Pourquoi le poursuivait-elle ? Pourquoi aucun des anges n’avait-il accepté d’en parler ? Un véritable mystère, mais Mike était prévenu et ne laisserait pas cette sombre créature l’atteindre encore une fois. Il restait alerte avec le sentiment de danger toujours présent. 

 

Il marcha jusqu’à une heure avancée de l’après-midi. Le crépuscule approchait et il n’avait pas encore vu la prochaine maison. Il décida de ralentir le pas et, se tournant pour mesurer le chemin parcouru, il sortit sa carte tout en demeurant attentif aux bruits et aux mouvements autour de lui. Il fut soulagé de constater que sa précieuse carte fonctionnait de nouveau et qu’elle était « à jour ». Il repéra le VOUS ETES ICI et, tout près, la prochaine maison. Elle était au détour suivant.  Avec un sourire de satisfaction, il replia sa carte et reprit sa route. 

 

Le voyage entre les deux maisons lui avait pris presque une journée. Il comprit que les maisons étaient séparées par une distance suffisante pour exiger un certain effort de la part du voyageur sans nécessiter toutefois une nuit en plein air. Il en était ravi. Il sentait une fatigue légère et savait qu’elle n’était pas simplement d’ordre physique. L’état d’alerte qu’il avait connu au cours des dernières heures l’avait privé d’une partie de son énergie. 

 

Dans cette lumière mystérieuse où les choses semblant toutes emprunter la même couleur, Mike aperçut la prochaine maison au détour du chemin. Elle baignait dans cette lumière rouge et orange propre à la tombée du jour. La maison, de style campagnard, rayonnait d’un pur violet, comme si la lueur environnante ne l’atteignait nullement. Mike s’arrêta, ébahi. Il n’avait jamais vu de plus magnifique teinte ! C’était un violet à la fois intense, serein et puissant. La maison donnait l’impression d’une structure parfaitement translucide dont la lumière luisait de l’intérieur. Il poursuivit sa route, se rappelant qu’un arrêt prolongé n’était pas prudent, même s’il était tout près du but. 

 

En matière de beauté, Michaël était loin d’avoir tout vu encore ! Lorsque l’ange qui serait son hôte ouvrit la porte, Mike ne parvint pas à prononcer une seule parole. Il n’avait jamais rencontré d’aussi belle créature. Il pensa même à s’agenouiller en signe de respect devant tant de beauté. Que se passait-il ? Sa perception des couleurs avait-elle augmenté ? Il n’avait même jamais vu de couleur pareille ! Il resta muet, tel un enfant qui aurait observé un coucher de soleil pour la première fois, se demandant s’il s’agissait là de magie. Puis il entendit sa voix, et quelle voix ! 

 

Des profondeurs de la tranquillité se fit entendre une voix de velours qui apaisait tout l’air ambiant qu’elle faisait vibrer. Et c’était indéniablement une voix féminine ! 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit la douce voix. Nous t’attendions. 

 

Toujours abasourdi, Mike n’arrivait pas à répondre. Il n’avait même pas une pensée à offrir à l’ange ! Confondu, il prit conscience d’avoir cessé de respirer. L’ange se mit à rire et ajouta : 

-       Je ne suis pas une femme, pas plus que ne l’était Vert. Les anges portent tous les attributs du genre biologique humain. Ma voix et mon apparence visent à rendre ton séjour ici plus confortable. 

 

Mike ne comprenait rien de ce que lui disait Violette. Il avait retrouvé son souffle, mais en savait toujours pas quoi dire. Les paroles qu’il réussit à prononcer résonnèrent horriblement à ses oreilles. 

-       Quelle apparence ! Non seulement le son, mais les paroles, étaient ridicules. Quelle stupidité à prononcer devant une si belle entité ! Il revécut l’embarras qu’il avait connu, enfant, alors qu’on attendait de lui, sans succès, qu’il dise des paroles sensées à un adulte. Sa stupeur était en partie provoquée par l’être devant lui. Mike se trouvait devant une créature angélique immense qui présentait toute la délicatesse du genre féminin, mais sans aucune distinction physique par rapport aux autres anges. Ils portaient tous ces mêmes vêtements flous de la couleur de leur maison qui cachaient toute caractéristique propre au genre. Ils étaient tous immenses, mais son visage… celui de Violette était indéniablement féminin. Il avait la douceur du visage de sa grand-mère et de sa mère et s’apparentait à la sainteté. Mike soupira avant d’essayer à nouveau de parler. 

-     Je m’excuse, Violette… il avait même l’impression qu’il lui manquait de respect en l’appelant par ce nom de couleur… trop familier. Il poursuivit : « Je ne m’attendais pas… enfin, je ne savais pas que les anges pouvaient aussi être des femmes ». Il regretta aussitôt d’avoir ouvert la bouche ! Quelle sottise ! Bien sûr, les anges étaient des femmes. Chaque ange représenté dans des tableaux n’était-il pas une femme ? Violette se tenait là, sans rien dire. Michaël reprit à nouveau : 

 

-       C’est que tous les autres avaient l’apparence d’un homme. Mike aurait voulu effacer tout ça et recommencer encore une fois. 

Ses capacités de communiquer et son éloquence avaient disparus. Il avait complètement échoué à saluer cet ange de façon décente. Il soupira encore et haussa les épaules. Violette lui souriait. 

-       Je comprends parfaitement, Michaël Thomas. 

 

Le regard qu’elle lui jeta aurait pu faire fondre son armure. Il ne présentait rien de romantique, mais bien plutôt un incroyable amour essentiellement maternel. Voilà qui  avait dérouté Mike. Comme s’il revoyait sa mère ! Il avait l’impression d’être réuni à sa famille disparue, se sentant à la fois heureux et incrédule. Il y avait si longtemps qu’on ne l’avait pas regardé de cette façon. Il aurait voulu se faire tout petit et être cajolé. Ses pensées l’embarrassèrent, car il savait que Violette pouvait les percevoir. Elle poursuivit : 

-       Tu t’habitueras très vite, Michaël. Mon apparence s’explique. Ce n’est pas ainsi pour tous les voyageurs, mais pour toi, c’est différent. 

 

Mike comprit. L’apparence et l’attitude de Violette devaient le servir. Mais il se demanda tout de même pourquoi il avait besoin de « voir » un ange maternel. 

-       Parce que tu l’as mérité, dis sagement Violette. Les événements d’ici ne servent pas toujours à l’enseignement. Plusieurs constituent des présents orientés vers la croissance. Tu as visité seulement trois maisons, et déjà, tu te démarques en tant que voyageur très spécial. 

 

Mike saisissait le sens de ces paroles mais, avant qu’il ne trouve à répondre au  compliment, Violette lui fit une demande qu’il n’était pas prêt d’oublier. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, dit-elle doucement, aurais-tu l’obligeance d’enlever tes chaussures ? 

Mika obéit. Il remarqua, près de la porte, un espace prêt à recevoir une paire de chaussures et les plaça là. Elles se fondaient parfaitement au décor. 

-       Mike, sais-tu pourquoi je t’ai demandé cela ? Michael réfléchit. 

-       Parce que je suis en terrain sacré à l’intérieur ? Il se rappelait Moïse et le buisson ardent, et le dialogue de cette histoire. 

-       Alors, pourquoi els autres n’ont-ils pas eu la même exigence ? Mike continua à réfléchir et risqua une autre réponse. 

-       Parce tu es un ange très spécial ? Violette s’amusait et se mit à rire. Perplexe, Mike savait qu’il n’avait pas donné la bonne réponse. 

-       Allons, entre. Violette se retourna pour pénétrer dans la maison. Mike la suivait mais s’inquiétait du manque d’intimité de leur conversation. Il l’interpella une fois à l’intérieur. 

-       Violette, dis-moi, pourquoi m’as-tu demandé de retirer mes chaussures ? 

-       C’est à toi de ME le dire, Michael, avant de repartir. 

Violette le guidait dans la maison. 

 

Mike n’appréciait pas que les anges le fassent attendra avant de lui donner les réponses, encore moins qu’on lui demande de les fournir lui-même. Trop exigeant, se dit-il. 

-       C’est la raison pour laquelle tu es ici, lui dit l’ange en continuant de le guider dans la maison violette. Encore une fois, il eut honte de ses pensées. 

 

La maison n’avait aucun éclat, l’opposé de son hôtesse. Mike constata que son ébahissement l’avait empêché de lire la pancarte à l’entrée. 

-       Violette, comment s’appelle la maison ? Le regardant fixement dans les yeux, elle lui dit : 

-       C’est la MAISON DES RESPONSABILITES, Michael Thomas. Elle attendait sa réponse, un air inquisiteur sur son beau visage. Mike sut que des difficultés l’attendaient ! 

 

Oh ! dit-il, tâchant de ne rien laisser paraître sur son visage. Il n’avait pas donné à Violette la réponse qu’elle espérait. Elle se retourna et continuer la visite. Le nom de la maison l’avait troublé. Il avait déjà imaginé le déroulement de plusieurs types de scénarios sous son toit. Quel vilain mot que la responsabilité ! Il lui rappelait ses parents le pressant de faire ceci ou cela. C’était un terme qui s’accompagnait d’un jugement. Par la suite, il l’entendit de la bouche des femmes qu’il fréquentait, toujours dans un esprit critique à l’égard de ses actions. Pourquoi, se demanda-t-il, les femmes essayaient-elles toujours de le « modeler » à leur goût. Il eut alors une pensée terrible. Peut-être était-ce le rôle de Violette ? Une autre envoyée de Dieu pour me changer. Et si Dieu était une femme ? Ce ne serait pas sérieux ! Puis, il se prit à sourire devant ces pensées humaines si « viriles », sachant très bien qu’elles n’avaient aucun sens. Dieu n’était ni homme, ni femme, mais le scénario qu’il imaginait l’amusait néanmoins. A quoi pouvait bien servir la Maison des responsabilités ? 

 

Violette le guidait par une série de petites pièces vers une salle à manger. 

-       Qu’y-t-il  ici ? demanda Mike alors qu’ils passaient devant deux immenses portes. 

-       Un cinéma. 

 

Un cinéma ? Les réflexions de Mike se succédaient à un rythme fou pendant qu’il marchait derrière Violette. Pourquoi une salle de cinéma dans une demeure d’ange ? Il eu une autre pensée étrange. Peut-être préparait-on une séance de cinéma ? L’idée d’assister à un film en compagnie de Violette l’amusait. Il se dit qu’ils verraient sans doute un de ces films sur les anges très à la mode. Il faillit en éclater de rire. Violette, percevant  les pensées de Mike, s’amusait aussi beaucoup mais pour d’autres motifs. 

 

Enfin, ils arrivèrent à destination. Les appartements de Michael et la salle à manger ressemblaient encore une fois aux autres. Dans le placard, il trouva des pantoufles et de magnifiques vêtements violets qui, de toute évidence, avaient été créés pour lui. L’odeur de la nourriture chatouillait ses narines. Encore une fois, on lui présenta un choix illimité d’aliments. Comment connaissait-on le moment de son arrivée ? En fait, il n’avait jamais rencontré de personnel de cuisine ou d’entretien ménager. Il se rappela le dégât que Vert et lui avaient créé après leur danse et les traces de fruits sur ses pieds pendant des jours. Ceux qui préparaient les plats savaient se déplacer sans se faire repérer, tels des lutins. Quel endroit ! 

 

Mike s’attendait à constater la disparition de Violette, comme avec les autres anges. Mais, elle était toujours là. 

-       L’ensemble te convient-il Michael ? Elle était vraiment magnifique. Mike était toujours sous le charme de ses qualités maternelles. 

-       Oui, merci. Il avait presque envie de s’incliner, en signe de respect. 

-       Nous commencerons demain matin. Bonne nuit, Michaël Thomas de l’Intention pure. Sur ce, elle quitta la pièce. 

Les choses changeaient. Tout comme Vert était demeuré sur le palier au moment où Mike avait quitté la Maison de la biologie, Violette avait quelque peu agit différemment ici. Les anges devenaient-ils plus polis ? Commençaient-ils à pratiquer l’étiquette des humains ? Mike constata la différence, mais décida de ne pas commenter. 

 

Il mangea, se mit au lit et tomba immédiatement endormi. Il se sentait en sécurité, au chand et aimé. Une autre aventure commencerait le lendemain et il savait que l’enseignement de Violette ajouterait à ses connaissances. Il rêva délicieusement de son enfance et de ses parents. 

 

01 dans LE RETOUR***** 

Aux abords de la maison, la forme sombre et fuyante exerçait une surveillance complète. Elle était à la fois aux aguets et en colère. Lorsque Mike avait quitté la maison verte en route vers celle-ci, l’horrible créature avait été estomaquée des transformations qu’il avait subies. Il avait acquis de la puissance, sans compter ces armes stupides. La vigilance de Mike ressemblait à celle d’un guerrier et il était sans peur ! Qu’avait-il bien pu se passer dans la dernière maison pour qu’il change à ce point ? La silhouette verte bouillait de colère à la pensée de l’occasion qu’elle avait ratée de le mettre au défi durant la tempête. 

 

Celle-ci commença à élaborer un meilleur plan pour mettre l’être humain en boîte. L’entité négative se dit d’abord que si Michael Thomas avait choisi de devenir un guerrier insaisissable, il aurait dû emprunter un chemin plus discret et non pas la route toute tracée comme il l’avait fait. Puis, elle réalisa que Mike suivait toujours le parcours. Il ne pouvait faire autrement puisqu’il ne savait pas où se trouvait la prochaine maison. La solution pour le piéger consistait donc à prendre les devants et à attendre sa proie à un détour du chemin. Si l’étrange créature avait pu sourire encore une fois, elle l’aurait fait. Sans sommeil, l’horrible forme avait des visions de la chute imminente de Michael Thomas de l’Intention pure

 

01****** 

 

 

Le matin suivant ressemblait à tous les autres. La journée s’annonçait magnifique. Le repas était splendide. Michael savoura un délicieux muffin aux bleuets, n’en finissant pas de s’extasier sur la fraîcheur et la saveur qu’il  y trouvait. 

-       Celui que j’ai déjà eu entre les orteils ne goûtait pas si bon. 

Il rit en se revoyant danser avec Vert dans la salle à manger de la dernière maison. 

 

Tout comme il finissait de revêtir ses nouveaux habits, on frappa à la porte. Tiens, les anges frappent aux portes maintenant ! 

-       Entrez, lança Mike d’une vois polie. Violette semblait flotter et Mike lui sourit. Il faudra voir à remercier les responsables de ce merveilleux petit déjeuner ! 

-       Je t’en prie, dit Violette. 

-       C’est toi ? 

-       C’est nous tous. nous ne formons qu’un. 

-       Oui, on m’en a déjà informé. Un jour, je comprendrai. D’ici là, je vous remercie tous. 

-       Es-u prêt ? 

-       Oui, bien sûr. 

Violette le guida dans des endroits qu’ils avaient traversés la veille. Les deux grandes portes étaient ouvertes, et Mike put entrer dans le cinéma aux teintes violettes. Il s’arrêta, ébahi et incrédule. Il n’arrivait plus à bouger et Violette ricanait. 

 

Devant eux, s’érigeait un écran géant. A l’arrière de la pièce, on pouvait voir un projecteur des plus modernes et des tas de bobines de film empilées prêtes à la projection. Il devait y en avoir des centaines ! 

-       Eh bien, Michaël Thomas, nous allons regarder des films, toi et moi ! 

-       Pas possible ! C’est une blague ! 

Devant la réponse, Violette cessa de sourire et le regarda sérieusement. 

-       Oh non ! Absolument pas ! Vraiment pas ! Si tu veux bien prendre place dans la première rangée. 

 

Violette se dirigea vers l’arrière de la salle et mit l’équipement en branle. Mike demeurait confus devant le paradoxe qu’il observait. Un ange qui actionne un projecteur de cinéma. Ce n’est pas là un jouet de lieu sacré. Comme c’est étrange ! Mais il obéit et s’installa au centre de la première rangée. A l’encontre des salles de cinéma qu’il connaissait, la première rangée se trouvait au centre de la pièce. Il y avait un autre élément étrange ; le fauteuil central de la première rangée était rembourré et velouté. Tous les autres ne l’étaient pas, comme s’ils avaient été placés là pour créer un effet seulement. Mike s’installa dans le fauteuil moelleux, devant l’écran géant. 

-       Alors, qu’allons-nous regarder Violette ? Mike se sentait un peu nerveux. 

-       Du cinéma familial, lui répondit-elle, trop occupée à préparer la première bobine pour se tourner vers lui. Mike n’aimait vraiment pas le ton de la réponse. 

Il avait l’estomac noué. Encore cette sensation étrange. Décidément, son intuition toute nouvelle faisait des heures supplémentaires, lui faisant savoir que ce qui s’annonçait risquait de se révéler désagréable. Il pensa à blaguer ; et demander du maïs soufflé peut-être ? Il n’en eut pas le temps. Les lumières se tamisèrent, comme dans une vraie salle. Mike entendit le bruit du projecteur et l’écran s’anima. Il eut le cœur serré dès la première image. 

 

Le premier film qu’il vit ce jour-là, comme tous ceux qui suivraient, était d’une qualité impeccable ; aucun soubresaut, une image en trois dimensions, sans avoir à porter de stupides lunettes ! le son provenait de l’endroit approprié sur l’écran, même lorsque les personnages se déplaçaient. Mike souhaita aussitôt que le film n’ait pas été si réel. Il était trop près. L’écran circulaire lui donnait l’impression de faire partie de chacune des scènes. Il aurait voulu reculer, mais il ne le pouvait pas. 

 

Sur l’écran, devant lui, il voyait Michaël Thomas ! S’il avait dû donner un titre au film, il l’aurait intitulé « Les choses désagréables de ma vie ». Le film débutait alors qu’il était enfant, et c’était là d’une réalité désarmante. Sa mère avait l’air toute jeune et son père, tellement beau ! Tous ces souvenirs l’émouvaient et ranimaient en lui de précieux moments. Il revivait tout encore une fois ! Chaque épisode remplissait une bobine entière et se déroulait en temps réel, comme les événements s’étaient vraiment passés, à l’exception du fait qu’on ne lui montrait que les expériences négatives. 

 

Les premières bobines étaient amusantes. On y voyait Mike, un petit garçon blond de trois ans, qui jouait avec les produits de maquillage de sa mère. Il avait fait tout un dégât dans la salle de bain et sa mère l’avait pris sur le fait. Elle était en colère et lui administrait sa première fessée. En tant qu’adulte revivant la scène, Mike fut étonné de la vividité de l’expéri0ince. Il revivait les émotions rattachées à toutes tes séquences. Il craignait maintenant que ce cinéma maison ne se transforme en film d’horreur lorsqu’il se verrait, plus âgé sur l’écran. Mike avait l’impression qu’on l’avait attaché à une voie ferrée et que le train approchait. 

 

Il revit d’autres scènes de son enfance, chacune lui rappelant un événement qu’il avait oublié depuis longtemps. Il se revit dans la salle de bain à l’âge de six ans, incapable de sortir. Il revécut l’émotion d’alors ; ce n’était pas sa faute. La poignée était restée coincée, et on avait dû faire revenir son père des champs pour qu’il démonte la porte ! Il  était furieux, et Mike avait eu droit à sa deuxième fessée. Il ressentait encore la trahison subie  ce jour-là. Il n’avait pourtant rien fait de mal, mais son père, en colère, l’avait frappé avec sa plus grosse ceinture. Il avait perdu un temps précieux aux champs et prit du retard dans les récoltes. En tant qu’adulte, Mike commençait à se sentir déprimé. 

 

Il regarda bien d’autres bobines encore. Subitement, il eut dix ans. Il devait prendre l’autobus pour se rendre à l’école du village. Il revit Henry, le tyran qui revenait le tourmenter à chaque semestre. Les autres semblaient aussi le détester, mais ne faisaient rien contre lui. Ils avaient tous peur. Parce que Mike venait de la ferme t d’un village au nom bizarre, les autres élèves riaient de lui. Le tyran, par contre, était sans pitié. Des enfants de tous les milieux fréquentaient l’école, mais ceux qui vivaient sur des fermes devenaient de plus en plus rares. Mike portait des vêtements qui trahissaient ses origines ; c’était sa mère qui les cousait. Il se distinguait ainsi des autres, et le tyran ne ratait pas une occasion de le lui rappeler. De concert avec les autres écoliers, il se moquait des vêtements de Mike, de son odeur et même du mode de vie de ses parents. 

 

Mike revit le jour où un groupe d’enfants l’avaient invité à se joindre à leurs jeux. Il en était heureux. Ils voulaient jouer avec lui ! Mais, c’était un piège. Au lieu d’être inclus dans leurs jeux, il devint la risée du groupe. Ils le placèrent à un certain endroit pendant qu’un autre se mit à quatre pattes derrière lui. Puis ils le firent tomber à la renverse, exactement sur l’autre garçon à quatre pattes. Ils en riaient à gorge déployée. Mike rit aussi, essayant d’être bon joueur, mais ils s’écartèrent de lui, le laissant seul. C’était douloureux. La vue de ces images ne lui plaisait décidément pas. Ça servait à quoi ? Il commençait à s’irriter de voir sa vie exposée ainsi et surtout, d’avoir à la revivre de nouveau. Une fois ne suffisait-il pas ? 

 

Dans une autre bobine, il avait quatorze ans. Il se revit le jour où on l’avait accusé d’avoir triché en classe alors que tel n’était pas le cas. Un élève s’était emparé de documents appartenant au professeur et les avait remis sur son bureau en désordre pour bien indiquer qu’ils avaient été consultés. Puis, il avait faussement dénoncé Mike, affirmant l’avoir vu faire. L’enseignant l’avait cru. Après tout, Mike était un enfant de fermier qui portait toujours des vêtements étranges, bien qu’il ait de très bonnes notes en classe. On le renvoya chez lui, et il fut exclu de la classe pour la journée. Dans l’autobus qui le ramenait à la maison, il se demandait comment il allait expliquer la situation à ses parents. Il se détendit un peu, sûr qu’ils le croiraient. Hélas, ce ne fut pas le cas et Mike se sentit complètement abandonné sur cette terre. Il savait que ses parents l’aimaient, mais il aurait voulu qu’ils lui accordent le bénéfice du doute au moment où il en avait tant besoin. Il était anéanti par la solitude. 

 

Michael était assis dans son fauteuil de cinéma depuis des heures, mais le Mike sur l’écran n’avait pas encore terminé sa croissance. Il pensa au temps qu’il allait encore s’écouler avant qu’il n’arrive à la fin de sa torture. Il lui semblait avoir perdu toute trace de spiritualité. Il avait l’impression qu’on le battait. Empreints d’une précision inouïe, les films ne lui laissaient pas de répit. Il n’y manquait aucun détail, aucun élément ; les voix et les personnages se révélaient tels qu’il les avait effectivement connus. Le processus l’ébahissait, mais le sujet le désarmait ! 

 

Ses premières fréquentations maintenant ! Embarrassant ! Il portait toujours ces vêtements étranges, qui provenaient maintenant des magasins, mais sa mère n’avait aucun sens de la mode et faisait des combinaisons pour le moins étranges, sans parler de choix des tissus. Les filles, à l’école ou à l’église, jugeaient Mike intéressant, mais il savait qu’elles se moquaient de ses vêtements. Il avait honte ! Il ne mit pas longtemps après avoir surpris quelques conversations à son sujet, à se décider à faire des économies et à acheter ses propres vêtements. A partir de là, il sentit croître sa confiance, ca ril avait un certain flair pour choisir ce qui lui allait. Il examina la question et il décida d’aller faire ses chats en compagnie d’une fille ou deux pour l’aider à mieux choisir. Les filles adoraient ça ! Imaginez ! un gars qui aime fréquenter les magasins ! Ce fut le début d’une importante métamorphose. De l’adolescent mal fagoté qu’il était, il devin un jeune homme attrayant et désirable, ce qui entraîna chez lui un changement de sa personnalité. Il prit énormément d’assurance. Il réussit à maintenir de bonnes notes et s’engageant activement dans plusieurs activité parascolaires. Et puis un jour, la jalousie poussa quelqu’un à mener contre lui une campagne de dénigrement, ce qui lui fit perdre le poste de président qu’il convoitait. La rumeur circula qu’on l’avait surpris à faire des obscénités dans les toilettes des filles. Tout le monde avait envie d’y croire ; c’était à la fois une nouvelle à sensation et… complètement faux. Il était le favori aux électrons puisqu’il avait occupé la présidence à plusieurs reprises mais la rumeur l’emporta et Mike subit une énorme perte. Du même coup, il perdit l’affection de sa première petite amie,, Carole. Elle refusa dès lors de lui adresser la parole. Sa peine le rongea pendant des semaines et il laissa tomber toutes ses fonctions à l’école. Il était victime, encore une fois. Et il revoyait tout, étape par étape, sur l’écran devant lui. L’événement s’étira, toujours en temps réel, découvrant chaque parcelle de cet incident malheureux. Il en sortit changé, et le poids pesait encore sur lui pendant qui’ le revivait. 

 

Le cinéma se poursuivit. On ne lui offrit pas de repas du midi. En effet, l’entité qui actionnait le projecteur savait que Mike n’aurait pas d’appétit. Elle avait raison. A chaque fin de bobine, on entendait le bruit du ruban frappant le métal, et la noirceur tombait sur la pièce. Puis, il y avait un silence étrange, rompu seulement par le bruit des engrenages de la bobine et des interrupteurs du projecteur. Ni Mike ni Violette ne prononçaient une seule parole. Puis, l’écran s’animait de nouveau des pires images de la vie de Mike ! Il savait, alors que les projections avançaient dans le temps, que l’événement majeur serait bientôt devant lui. Puis, il le vit… le jour de l’accident mortel de ses parents. 

 

Michael savait très bien qu’il n’avait pas à demeurer dans son fauteuil s’il ne le voulait pas. Tous les anges l’avaient entretenu de son libre choix. Il aurait voulu fuir, et dans son esprit, il formulait des pensées qu’il souhaitait transmettre à tous les anges. Dieu, s’il te plaît, ne me faits pas vivre tout ça encore une fois. Ça suffit ! Mais, il revit toute la scène, convaincu qu’un camion lui roulait sur le corps. 

 

Mike ne flancha ni ne pleura dans son fauteuil. Il attendrait à plus tard. Il resta la, impassible, regardant le théâtre de sa vie se dérouler devant lui en temps réel. Il revécut l’appel téléphonique, le choc, les funérailles, la douleur et la peine, la vente de la maison, de la grange et des terres ; la vente de l’équipement de la ferme, y compris celle du vieux tracteur. Il revit le triage qu’il fit des effets personnes de ses parents, les photos des jours meilleurs, leurs photos de mariage et même les lettres d’amour qu’ils s’écrivaient durant leurs fréquentations. Mike resta immobile, essayant de ne pas revivre toutes ces émotions. Il força son esprit à les refouler, mais se sentit victime dans son fauteuil. Il sentit les convulsions involontaires de la douleur qui surgissaient par vagues dans son corps. Il brûlait de l’envie de laisser sortir sa peine en pleurant. La présentation était en tous points semblables à la réalité. C’était la chose la plus cruelle qu’on lui eut jamais imposée. Tout ce qu’il voyait depuis des heures avait fait de lui l’objet d’une mauvaise blague. Et maintenant,…on le poursuivait jusque dans cette pièce pour le punir. Il jugeait la situation injuste et se demandait à quoi elle pouvait bien servir. 

 

Il respira de soulagement lorsque l’épisode du décès prit fin. Il ne pouvait rien imaginer de pire. Il était en sueur, épuisé et se sentait diminué. Le sujet était d’envergure et il ne pouvait détacher ses yeux de l’écran tellement la réalité était prenante. 

 

Lorsqu’il vit « Criquet », de son véritable prénom, Shirley, il sut encore une fois ce qui l’attendait. L’incident qu’il allait revoir correspondait à la fin de son histoire d’amour à Los Angeles et à la rapidité avec laquelle la situation s’était détériorée. Il s’était jeté dans cette aventure à corps perdu alors que Criquet avait pris la chose avec une telle légèreté. Cela n’avait pas été une aventure mortelle, mais cela aurait pu l’être. En tout cas, cela avait été la mort dans son cœur, très certainement. Mike essaya encore une fois de s’endurcir pendant que la scène se déroulait devant lui. Qu’elle était belle ! Une voix inoubliable ! L’événement était encore tout frais et avait d’ailleurs été à l’origine de sa récente dépression, de son manque de confiance et du statu quo quant à son emploi minable. Devant lui s’étalaient en fait les scènes du deuxième grand malheur de sa vie. Puis le film lui montra son lieu de travail, des images de son patron maniant habilement la violence verbale et l’espace restreint dans lequel il avait accepté de travailler à Los Angeles. 

 

La séance prit fin à seize heures. Les dernières scènes se déroulaient dans son appartement, lorsqu’il avait été attaqué puis transport à l’hôpital. Puis, l’écran redevint vierge et il entendit le bruit du ruban signalant la fin d’une autre bobine. Le bruit continuait, mais la salle restait dans le noir. Mike se leva et, plaçant ses mains en forme de visière au-dessus de ses yeux, se retourna en direction de la lumière crue du projecteur pour essayer de voir Violette. Elle n’était pas là. La conclusion du film marquait sûrement la fin de la leçon d’aujourd’hui, et, comme dans le fils, Mike se retrouvait seul. 

 

La fin du ruban continuait de frapper la bobine de métal et Mike sortit de la salle pour se diriger vers ses appartements. Il n’avait toujours pas faim. Il était déprimé. On avait agité ses émotions jusqu’à la moelle et il se mit immédiatement au lit, sans se dévêtir. Violette ne vint jamais lui souhaiter une bonne nuit. Il appréciait son tact, car il n’avait absolument pas envie de parler. Cette nuit-là, il continua à voir les films dans ses rêves. Il revit le tyran de ses jeunes années, ses parents et Criquet. Décidément, ils ne le quittaient plus : n’en pouvant plus, il se laissa finalement aller, pleurant à chaudes larmes. Le fait d’avoir revu ses parents, tellement vivants, renforça sa peine. C’était la deuxième fois, depuis son arrivée sur cette terre sacrée, bénie et angélique, que Michael se sentait complètement seul et dans une noirceur totale, une véritable victime de la vie. Et maintenant, les scènes de film l’avaient prouvé ! 

 

 

01

**************** 

 

Le lendemain matin, Mike se sentit un peu reposé, mais resta songeur. Et il avait faim. Il ne se fit pas prier pour engouffrer un copieux petit déjeuner. La menace de la veille passait encore sur lui mais il avait l’impression que le pire était derrière lui. Il se sentait fort et même s’il ne comprenait pas encore l’utilité de tout cela, il était déterminé à ne pas se laisser glisser à nouveau dans la noirceur et la dépression. Aujourd’hui, il ne pouvait arriver que quelque chose de mieux. 

 

Après le petit déjeuner, Mike s’habilla. Comme par magie, on lui avait laissé de nouveaux vêtements violets, pour remplacer ceux dans lesquels il avait dormi. Lorsqu’il fut prêt, Violette se montra dans l’entrebâillement de la porte, sans dire un mot. On aurait dit qu’elle voulait lui offrir un moment pour s’exprimer et se « vider le cœur » ou simplement l’occasion de lui reprocher l’expérience douloureuse vécue la veille. Mike était conscient de sa présence. Elle le surveilla pendant quelques instants et finalement s’adressa à lui. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, as-tu quelque choses à dire ? 

-       Oui. Y a-t-il d’autres films ? 

-       Oui, répondit doucement Violette. 

-       Bon, alors, allons-y ! dit Mike, attendant qu’elle bouge. Violette était surprise. Dans cette maison, l’expérience des anges avec les humains n’avait jamais été telle. Vert avait raison. Ils avaient affaire à un être à part. il réussirait peut-être. Il ferait peut-être partie des rares élus. Elle n’avait jamais vu tant de détermination et un changement si rapide. Elle se sentait privilégiée de prendre part à sa formation et ressentit un grand amour pour lui. Elle se retourna et se dirigea vers la salle de cinéma. 

Mike connaissait la routine. Il s’installa dans son imposant fauteuil violet et bien rembourré de la première rangée, tel un prisonnier sur sa chaise électrique, attendant le courant ou plutôt, dans son cas, la fermeture des lumières et le début de la projection. Il était plus résolu que jamais. Rien ne l’empêcherait d’atteindre son but. RIEN ! 

 

Encore une fois, sa vie se déroula devant lui, depuis son enfance. Mais il comprit aussitôt que cette fois, ce serait différent. Le sujet avait changé. Le titre aurait pu être « Les mauvaises actions de ma vie ». Les épisodes de l’enfance étaient amusants, et Mike rit de bon cœur à plusieurs reprises. Il était bon de rire, même s’il avait encore les côtes endolories de ses pleurs de la nuit précédente. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, certaines des choses qu’il revoyait commençaient à l’embarrasser. Violette les connaissait sûrement toutes et il ne tenait pas à les revivre. Plus le temps passait, plus il se faisait petit dans son fauteuil. En fait, il se sentait de plus en plus mal à l’aise. 

 

Il avait dix ans et se trouvait dans l’église. Il s’amusait à faire circuler les dessins obscènes qu’il avait conçus avec ses petits copains. Ils les glissaient dans les enveloppes de l’église, puis dans la corbeille qui circulait parmi les fidèles pour recueillir les dons de la semaine. Ensemble, ils riaient en imaginant l’expression des dames patronnesses qui dépouillaient les enveloppes de la quête pour compter les fonds. Vraiment, ils s’amusaient beaucoup ! 

 

A l’âge de douze ans, Mike s’était faufilé dans la cour et avait fait démarrer le tracteur de son père pendant que ses parents étaient à l’église. Il avait feint d’être malade pour rester à la maison. Le tracteur démarra sans problème, mais Mike ne savait pas comment le faire avancer. Il essaya chaque manette et chaque pédale, de plus en plus frustré>. Il ne comprenait pas le fonctionnement de la pédale d’embrayage et pensait que, comme pour la voiture familiale, une pédale servait à avancer et une autre à arrêter. Il entendit plusieurs bruits étranges et, bien sûr, il brisa le mécanisme d’embrayage. Lorsque son père découvrit le problème, il demanda à Mike de lui dire la vérité. 

-       Mike, as-tu essayé de démarrer et de faire avancer le tracteur ? 

-       Mais non, voyons ! 

Mike eut aussitôt honte et se sentait encore honteux aujourd’hui. Son père savait la vérité ; Mike le voyait dans ses yeux. Ce jour-là, Mike comprit ce que signifiait rompre l’unité familiale. Le sentiment était affreux et l’avait poursuivi toute sa vie. La facture de réparation faramineuse avait fait prendre conscience à Mike de sa stupidité et les avait tous contraints à se priver de nourriture décente pendant plusieurs semaines. Chaque fois qu’ils se mettaient à table, Mike dégustait le résultat de son geste. Il lui fallait en plus le revivre en couleurs et en trois dimensions ! Il ne fit menu dans son fauteuil. Quelle vraisemblance ! 

 

En grandissant, Mike devint plus fort. A l’époque, les élèves se suivaient d’une école à l’autre tant et aussi longtemps que leurs parents respectifs habitaient au même endroit. C’est ainsi que le tyran Henry et Mike continuèrent de fréquenter les mêmes écoles. S’il menait le bal au primaire, il en fut autrement au secondaire. Il ne dépassait plus les autres d’une tête comme autrefois et les règles du jeune devinrent plus équilibrées. Henry ne réussissait pas bien en classe et il obtint difficilement son diplôme. Michael profita de chaque occasion qui s’offrait de lui rendre la vie impossible. Il se servit de sa taille et de sa popularité pour l’intimider, l’injurier ou le menacer. 

 

Au cours des premières années du secondaire, il se servit de son pouvoir de président pour l’exclure de tout ce qui pouvait être bon. Il utilisa habilement son influence pour éloigner l’ancien tyran d’événements agréables, comme la remise des diplômes et de domaines où il excellait. Mike agissait toujours sans demander l’avis de personne et se réjouissait de chaque occasion qui s’offrait de ruiner ses années au secondaire. Même si Henry savait ce qui se tramais, il n’y pouvait rien. Il fut éventuellement en mesure de se venger, mais Mike n’en sut rien avant de se retrouver dans on fauteuil violet pour avoir toute la situation se dérouler devant lui. C’était Henry qui lui avait fait perdre son poste de président : c’était lui qui avait lancé les rumeurs qui l’avaient empêché de conserver son poste. 

 

Plus tard, Mike avait appris que Henry avait mal tourné et qu’il s’était retrouvé en prison. Il s’était souvent demandé si les choses se  seraient passées autrement si Henry savait pu faire tranquillement son chemin durant ses années de secondaire. Mike avait honte de ce qu’il avait fait et se voyait de nouveau confronté à ses actions passées. 

 

Il se trouvait vraiment stupide. Le film montrant ses mauvais coups était plutôt long, et l’aspect immoral ressortait avec le temps. Michael avait peut-être même détruit toutes les chances d’un homme. Il se sentait tout à fait nul mais continua de regarder l’écran. A cours de sa dernière année au secondaire, il avait triché à un examen. Sa moyenne générale était bonne, mais sa note était faible en histoire des Etats-Unis. Il en imputait la faute à un professeur ennuyant et réussit, en utilisant la clé conservée d’un ex-président de classe, à se procurer une copie de l’examen. Il estimait que c’était une douce vengeance puisqu’on l’avait injustement accusé et puni quelques années auparavant. A son esprit, son geste était tout à fait justifié. Mais la situation se gâta. Le sort voulut que l’enseignant remarque immédiatement le progrès subit de Mike et l’accuse du geste qu’il avait commis. Mike, mettant à profit sa forte personnalité et s’appuyant sur ses bonnes notes dans les autres matières et sur sa réputation, dénonça le professeur à l’administration. Ce dernier vit inscrire à  son dossier une remarque qui ruina sans doute la progression de sa carrière; Mike n’en avait jamais eu conscience avant de s’installer dans le fauteuil moelleux de la salle violette. 

 

Oh ! Quelle horreur ! Etre victime de la vie est déjà difficile mais se regarder mentir et tricher est horrible. Mike ne désirait plus voir ces images et aurait souhaité qu’on y mette fin. Son vœu se réalisa. Il n’y avait pas d’incidents intéressants à observer à l’âge adulte. Toute sa vie avait été chavirée par le décès de ses parents. Il avait mûri rapidement, et une intégrité ferme s’était développée en lui. Il portait fièrement le nom de sa famille, et le travail ardu de ses parents lui servait de modèle. Il soupira d’aise lorsqu’il entendit encore une fois le bruit de la pellicule sur la bobine indiquant la fin du film. Cette fois, le projecteur s’arrêta et les lumières revinrent graduellement. Violette s’approcha près de lui. 

-       Michael, voudrais-tu me suivre ? 

Sans dire un mot, Mike obéit en se tirant lourdement du fauteuil où il avait passé tant d’heures. Il espérait ne plus jamais le revoir et détesta cet endroit où on lui avait déroulé le film de sa vie. En sortant, il jeta un coup d’œil au projecteur, s’attendant à  voir tous les films qu’on lui avait montré depuis les deux derniers jours, mais l’endroit était propre et dégagé. 

 

Villette était l’entité la plus prévenante qu’il ait rencontrée. Elle n’était pas pour autant meilleur que Bleu, Orange ou Vert, mais elle était différente. Chaque ange avait manifesté des qualités que Mike avait appréciées. Violette dégageait de la bienveillance et de l’affabilité. Mike aurait voulu s’installer dans la maison violette pour y vivre sous cette tutelle parentale apaisante. C’était merveilleux d’écouter sa conversation. Tout était si facile quand elle était là. Ce sentiment était familier à Mike ; il réalisa que c’était le le sentiment d’être un enfant sans responsabilité. Il était donc normal qu’il l’ait rencontrée dans la Maison des responsabilités. Elle représentait un parent, et Mike sentait comme un petit enfant, dégagé à la vie. 

 

Violette le guida vers une grande pièce. On aurait pu croire que c’était une salle de conférences, mais on n’y trouvait que deux fauteuils. Il y avait un tableau d’affichage sur un des murs et plusieurs symboles et graphiques sur les autres. 

Dans les premières maisons, les anges ne s’étaient jamais assis si longtemps. Puisqu’ils ne se fatiguaient pas et n’avaient pas besoin de dormir, ils n’avaient pas besoin non plus de s’asseoir comme les humains. Ils le faisaient uniquement pour les mettre à l’aise, comme maintenant. Violette avait pris place devant Michaël. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, comment te sens-tu ? 

Elle avait entamé la conversation par une question qui permettrait à Mike d’exprimer ses émotions au sujet du dernier jour de projection, ce qu’il fit, y ajoutant une pensée qui avait accaparé son esprit au cours de la soirée précédente. 

-       Ma chère Violette – Mike l’aimait vraiment beaucoup – je sais que tu ne peux intentionnellement blesser un humain ; je sais que ta conscience angélique ne te permet pas de causer de la douleur, de la souffrance, du doute ou de la peur. Mais en me montrant ces films, tu as produit tout cela et je suppose qu’il y a une explication. Comment je me sens ? 

Mike s’arrêta un peu pour réfléchir, car il voulait exprimer ses émotions des derniers jours, le plus honnêtement possible. 

-       Agressé, dit-il, horrible, attaqué, triste de mes propres échecs, coupable de mes actions, en colère contre ceux qui m’ont assailli, dévasté par la peine produite par des circonstances indépendantes da ma volonté, abattu, tourné vers l’intérieur. 

Mike ouvrait totalement son cœur à Violette. Il le faisait sans trop d’émotions puisqu’il le savait toutes exprimées la nuit précédente. Il essayait de décrie ce qu’il ressentait à Violette. Les mots vinrent d’abord aisément, puis il commença à répéter. Violette le laissa tout de même poursuivre. Le processus de libération était en cours. Michaël s’était exprimé, s’était plaint de plaint encore. Il ne demanda jamais pourquoi on lui avait montré ces films. Intuitivement, il savait que Violette allait répondre à cette question… et il avait raison. 

 

Quand il eut fini, il eut soif. Il but l’eau qu’on avait laissée à sa portée et indiqua par un geste de la main qu’il avait terminé. Violette se redressa et commença son enseignement. 

-       Michaël, lui dit-elle en le regardant droit dans les yeux avec une intensité dont l’origine devait être divine, il en était certains. 

« En tant qu’humain préparant son retour chez lui, c’est la dernière fois que tu ressens quelque chose du genre ». Elle le laissa réfléchir quelques instants et se leva pour se diriger vers un mur en apparence tout blanc. Elle déroula un parchemin fixé à l’extrémité du mur, près du plafond, ce qui rappela à Mike les cartes géographiques fixées aux murs des classes au-dessus des tableaux noirs. Le parchemin portait les mêmes étranges caractères de style arabe déjà vus dans la Maison des cartes. Il ne parvenait pas à les lire. 

-        mon rôle consiste à t’expliquer que toi, ainsi que tous ceux qui se sont retrouvés dans  ta vie, avez soigneusement planifié ce que tu as vu se dérouler sur l’écran du « cinéma de la vie » au cours des deux derniers jours. Mike écoutait attentivement, sans vraiment comprendre comment c’était possible. 

-       Planifié ? 

-       Oui. 

-       C’est impossible. Il y avait des accidents, des coïncidences, des faits divers, plusieurs facteurs dus au hasard. 

-       Tu as tout planifié avec les autres. 

-       Mais, comment ? 

-       Michaêl Thomas tu sais déjà que tu es une entité éternelle. Tu es ici pour obtenir l’autorisation et la formation nécessaires pour rentrer chez toi, pour retourner sur cette terre sacré où tu crois trouver des réponses, la paix, un sens à ta vie, selon ta propre définition des choses. Ce que tu ne sais pas encore, c’est que tu  as fait en tant qu’humain sur la terre plusieurs séjours. Cette fois, tu es Michael Thomas. 

 

Mike avait déjà entendu parler des vies antérieures, et une personne de confiance qui confirmait encore cette notion qu’l accepta avec émerveillement. Violette continua. 

-       Lorsque tu n’es pas sur la terre, tu planifies les leçons de ta prochaine vie, car tu es le seul à connaître tes besoins. En collaboration avec les autres, tu prépares tes leçons de vie. Certains acceptent de te mettre au défi. D’autres consentent à être le sable de ton huitre pendant des années ! D’autres encore acceptent d’être plus près de toi et certains même mourront pour t’aider à réaliser tes besoins et les leurs. Cela fait partie de leur contrat ! Ebahi par cette information, Mike demanda : 

-       Mes parents, savaient-ils ? 

-       Vous le saviez TOUS, Michael, et c’est le plus grand présent que tu aies reçu de toute ta vie. Les yeux de Violette laissaient voir une compassion comme Mike n’en avait jamais vu. Elle le connaissait à un tel point § Elle était prête à tout lui expliquer s’attendait à de fortes émotions et pouvait répondre à toutes ses questions. Elle était formidable. 

-       C’est assez complexe, vois-tu Michael. Chaque incarnation humaine est reliée aux autres. Des contrats sont établis avant ton arrivée, prévoyant ta puissance d’apprentissage et de croissance. Tu es l’épine de quelqu’un d’autre et une perle d’une valeur inestimable. Ce que tu appelles accident ou coïncidence est soigneusement planifié. 

-       C’est la prédestination ? 

-       Non, tu choisis tout. Le chemin est tracé et tu peux décider de le suivre ou non. Tu peux même en créer un nouveau si tu le désires. C’est d’ailleurs exactement ce que tu es en train de faire. Lorsque tu as exprimé l’intention d’emprunter ce chemin, tu as balancé le contrat que tu avais conclu avec les autres. Tu es allé au-delà des événements planifiés pour l’apprentissage de tes leçons et tu as plutôt choisi la mine d’or. Maintenant, tu as une véritable vision d’ensemble de toute la situation. 

-       Mais pourquoi les films, alors ? 

-       Pour que tu puisses revoir chaque détail de ta vie qui te semble négatif et comprendre que tu as participé à sa création. Tu as pris part à sa planification et u l’as accomplie selon un plan établi>. En d’autres termes, tu es responsable de tout. 

 

Mike était étonné par toutes ces idées. Il n’en comprenait pas encore le mécanisme 

-       Et si j’avais voulu tout changer ? Pourquoi ai-je chois des expériences si difficiles et si tragiques ? Violette était prête à répondre. 

-       Lorsque tu n’es pas ici, Michaêl, tu possèdes l’esprit de Dieu. Tu n’en es pas conscient maintenant, mais c’est ainsi. La mort et les circonstances émotives sont de l’énergie vers Dieu. Tu es éternel, et les allées et venues des humains sont destinées à des objectifs beaucoup plus élevés que tu ne le crois, un but que tu comprendras un jour quand tu prendras ma forme. Pour l’instant, qu’il te suffise de savoir que ce que tu appelles tragédie, malgré toute l’horreur que tu y perçois dans ton état d’esprit actuel, peut être le catalyseur d’un changement planétaire, d’une augmentation de la vibration et d’un présent au-delà de toute imagination. C’est la vision d’ensemble qui compte, et non pas l’événement réel. Malgré la confusion qui peut s’en dégager pour l’instant, c’est ainsi. Violette arrêta quelques instants pour permettre à Mike de réfléchir. Puis, elle reprit. 

-       Pour ce qui est de changer les événements, c’est un choix que tu as toujours eu, mais qui est caché à la plupart des humains. C’est le test de la vie, Michaël. Tu pourrais regarder la situation de cette façon : lorsque tu quitteras la maison, tu auras tendance à suivre la route. C’est la solution la plus naturelle. C’est facile et tu n’as pas à penser à ta direction. Le chemin est là et t’indique la voie ; alors, pourquoi ne pas le suivre ? Mais, en vérité, sur la terre des sept maisons, le chemin mène toujours dans la même direction, ondulant légèrement. Voilà pourquoi, tu pourrais atteindre la maison suivante sans doute plus rapidement si tu te dirigeais dans sa direction, sans emprunter le chemin. Tu pourrais même découvrir des merveilles sur ta route, hors des sentiers battus. Le chemin ondule mais conduit toujours dans la même direction, vers l’avenir. La plupart des humains restent sur la route, ne réalisant  jamais qu’ils peuvent la quitter s’ils le désirent. C’est lorsqu’ils font autrement que tout change pour eux, surtout leur avenir. Ils commencent en fait à s’écrie un nouveau futur dès qu’ils expriment l’intention e quitter la voie. Ils trouvent la paix lorsqu’ils parviennent à mieux maîtriser leur vie. Ils découvrent leur but. Certains passent même par ici ! Violette avait un sourire entendu. 

 

-       Et la Maison des responsabilités ? interrogea Michael. 

-       C’est ici que tu apprends que TOI, Michaël Thomas de l’Intention pure est directement responsable de tout ce qui constitue ta vie. La tristesse, la peine, les présumés accidents, les pertes, ce que les autres t’on fait, la douleur et, oui, même la mort. Tu savais qu’elle serait là, tu l’avais planifiée avec les autres et tu as joué le jeu jusqu’à maintenant. 

-       Dans quel but ? 

-       Dans un but d’amour, Michael. L’amour le plus élevé. Tu connaîtras le plan d’ensemble au moment opportun. Pour l’instant, tu dois saisir que tout est important et fait partie d’un amour que tu connais déjà et auquel tu participes dès à présent. Les apparences sont parfois trompeuses. 

 

Les mots résonnaient aux oreilles de Michael. Les apparences sont parfois trompeuses. C’était les paroles du premier ange, celui de la vision qui avait suivi le vol. Puis les autres les avaient aussi prononcées. L’esprit de Mike se récitait ces nouveaux concepts. Puis, il se rappela les paroles de Bleu dans la Maison des cartes. Ce sont les contrats de tous les êtres humains de la planète. Dans les petites cavités que Bleu gérait, et il y en avait des millions, se trouvaient les plans éventuels de toute l’humanité, établis par les individus eux-mêmes et prêts à être altérés par ceux qui le souhaitaient. 

 

La vérité du message frappa soudain Mike comme une masse. Si seulement il avait su ça lorsqu’il était jeune. Il aurait tellement mieux compris la vie. Il aurait pu changer son futur. Il aurait pu trouver la paix. Les décès, les amours perdus, la dépression, quels éléments d’espoir et de sagesse ils auraient pu constituer ! la pensée du choix lui permettant de modifier sa vie l’éblouissait. Violette avait raison. Mike avait suivi le chemin de sa vie sans broncher, permettant à tout ce qu’il avait planifié de se produire. Il avait du mal à saisir cette notion de planification. Elle le rendait responsable de tout ce qui s’était passé. Il se retrouvait devant une perspective totalement différente. Ça lui aurait été si utile ! Sa vie aurait été complètement différente. Aucun membre de l’église ne lui avait appris une chose pareille. Il aimait Dieu et il avait toujours accepté le caractère sacré de sa demeure, mais on lui avait  toujours appris qu’il était un mouton qui suivait un berger. Aucun enseignant spirituel ne lui avait dit qu’il avait tant de pouvoir. 

 

-       Violette, s’il en est ainsi, pourquoi ne m’a-t-il pas appris ça à l’église ? 

-       L’église n’enseigne pas tout sur Dieu, Michael. Il arrive même qu’on t’y  apprenne beaucoup de choses sur les humains et sur ce qu’ils pensent de Dieu. Violette ne portait pas de jugement et ne critiquait pas les humains ; elle rapportait simplement les faits. 

-       L’église a-t-elle eu tort ? 

-       Michal, la vérité est la vérité, et tu en trouveras des parties dans l’ensemble de tous les systèmes spirituels. Tu es hautement respecté pour ta recherche de la vérité à propos de Dieu. L’amour, les miracles et le mécanisme du fonctionnement des choses sont tous présents à un certain degré dans ton lieu de dévotion. Voilà pourquoi  tu y ressentais l’esprit de Dieu. L’esprit honore la quête, même en présence d’une connaissance partielle. N’oublie pas que ton existence véritable t’est inconnue même maintenant, au moment où tu entends la vérité. Ton église et toutes les quêtes spirituelles de ta planète sont grandement respectées parce qu’elles représentent la recherche de Dieu et de la vérité spirituelle. Mais il est triste que les humains exercent un contrôle sur cette quête et l’empêchent de se développer en la limitant et en maintenant ceux qu’ils dirigent dans la peur. 

 

Le mérite se trouve dans la recherche et non dans la découverte. Le caractère sacré de la planète réside donc chez celui ou celle qui foule son sol et non dans ses édifices aux nombreux clochers. Violette s’approcha du parchemin qu’elle avait déroulé. « Tu penses que tes Saintes Ecritures sont sacrées. Regarde bien ceci, dit-elle en lui indiquant l’écriture cryptique du papier. Ce sont les dossiers akashiques de l’humanité. Ils contiennent les dossiers de toutes les vies et des contrats potentiels ». Elle fit une pause pour marquer son respect. « Michal, ce sont là les écrits les plus sacrés de l’univers et ils ont été écrits et réalisés par ceux qui ont décidé d’être des humains ». 

 

Elle le regarda fixement, ce qu’elle n’avait pas fait depuis quelque temps. Il saisissait le message. Tout à coup, il se rendit compte qu’elle avait adopté une attitude respect à son égard, de respect spirituel. Le renversement des rôles le mettait mal à l’aise. Il voulait en apprendre plus et elle répondait à sa demande. 

 

Les jours qui suivirent dans la Maison des responsabilités s’écoulèrent dans la découverte de messages profonds sur l’humanité et la vie. Non seulement Mike en apprit-il davantage sur ce qu’il était, mais il sut qui il avait été. Toutes les pièces du casse-tête s’imbriquaient les uns dans les autres. Violette lui fit voir les dossiers et les contrats de ses parents et d’autres qui avaient traversé sa vie. Tout ce qui lui était transmis était parfaitement approprié et il ne vit rien qui aurait pu changer son avenir. Toutefois, une image beaucoup plus étendue de sa vie commençait à prendre forme. Le détail le plus impressionnant ? Que les humains sont en fait des parties de Dieu qui errent sur la planète sans le savoir, ce qui leur permet de transformer les caractéristiques spirituelles et la vibration de la terre même ! Violette faisait constamment référence aux humains comme à des personnages haut placés. Les humains étaient des entités qui devaient changer le fondement même de la réalité sur une très vaste échelle ; et tout tournait autour des leçons apprises sur la terre, leçons qu’ils avaient planifiées ensemble ! 

 

Puis, il fut temps de repartir. Mike se sentait une nouvelle créature. Sa connaissance du déroulement des choses avait décuplé. Il avait tout assimilé et sentait qu’on l’avait induit en vérité. Au moment où il revêtait son armure pour entreprendre le voyage qui le mènerait à la prochaine maison, il entendit les paroles d’Orange résonner à ses oreilles. L’épée de la vérité, le bouclier de la connaissance, l’armure de la sagesse. Les éléments s’assemblaient pour former un tout spirituel serré. Il comprenait que les armes présentaient un caractère cérémonial et un but. Les paroles lui étaient répétées, expliquées et il parvenait finalement à les comprendre. 

 

Violette raccompagna Mike au seuil de la porte. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tu me manqueras. 

-       Violette, j’ai l’impression de quitter la maison et non d’être en route pour m’y rendre. Mike se sentait près d’elle et elle était devenue en quelque sorte un membre de la famille. Jusqu’à présent, il avait rencontré trois anges frères et, maintenant un ange mère ! Qu’est-ce qui m’attend maintenant ? 

-       D’autres membres de la famille, lui dit Violette, saisissant ses pensées. 

 

A la porte, Mike retrouva ses chaussures où il les avait déposées. Il se rappela aussi qu’on n’avait pas répondu à sa question sur ce point. Il regarda tour à tour ses chaussures et Violette. 

-       Encore une chose, dit-il, souhaitant savoir pourquoi on lui avait demandé de les enlever. 

-       Oui, Michaël, je n’ai pas oublié. Mais tu peux me répondre maintenant. Elle souriait, attendant patiemment la réponse. Mike le savait, mais hésitait à la verbaliser. C’était tellement grandiose, tellement flatteur ! 

-       Dis-le Michaël. Violette reprenait son rôle d’enseignante. 

-       Parce que l’humain est sacré. Et parce que dans cette maison, les humains foulent une vibration plus élevée. Visiblement émue, Violette répondit : 

-       Je n’aurais pu espérer de meilleure réponse, Michael Thomas de l’Intention pure. C’est en réalité la présence de l’humain et non celle de l’ange qui rend cette place sacrée. Michael, tu es vraiment un être humain extraordinaire. Je rends hommage au Dieu en toi. J’ai une question à te poser. Mike connaissait la question, mais permit tout de même à Violette de la poser. 

-       Mickael, est-ce que tu aimes Dieu ? 

-       Oui, Violette, j’aime Dieu. 

Il était sur le point d’éclater. Il ne craignait pas de montrer ses émotions à Violette. Il était triste de quitter l’endroit où il avait retrouvé l’énergie qu’il croyait avoir perdue à tout jamais à la mort de ses parents. Il se retourna et descendit quelques marches, et puis se retourna encore. 

 

-       Tu me manqueras, mais tu resteras dans mon cœur. 

Il se lança sur le chemin qui le mènerait à la prochaine maison et se retourna une fois de plus pour ajouter une dernière chose à l’ange qui le regardait s’éloigner. 

-       Regarde Violette ! 

Dans un style théâtral et avec des mouvements d’enfant, Michal Thomas quitta le chemin tracé dans un grand envol et s’aventura dans la plaine luxuriante. Il se retourna et s’écria : 

-       Regarde, j’ai décidé de tracer mon propre chemin ! Il riait et sautait et continua ainsi jusqu’à ce qu’i ne puisse plus apercevoir la maison violette. 

 

Violette demeura sur le seuil jusqu’à ce qu’il disparaisse. Telle un mère, elle était remplie de fierté. Puis elle rentra et referma la porte. Elle reprit sa forme naturelle, qui n’était pas humaine, mais tout de même magnifique et s’adressa aux autres. 

-       Si c’est là un spécimen de la nouvelle génération d’humains, toute une étape spirituelle nous attend ! 

 

 

01************ 

 

Sur le sentier, quelques mètres plus loin, une créature horrible attendait. La forme répugnante avait soigneusement préparé son piège et elle était convaincue que Michaël Thomas ne pourrait soupçonner ce piège. L’entité négative savait que Mike avait quitté la maison et avait repris sa route. Elle le sentait et était ravie ! 

Il ne faudra pas longtemps, maintenant. Alors que Michael Thomas me croira derrière lui, je l’attaquerai par devant. Il ne saura pas ce qui se passe ! Elle s’amusait de l’astuce qu’elle avait réussi à imaginer dans cette terre de rêve. A tout instant maintenant…. 

 

L’horrible forme attendit longtemps. Michael Thomas avait quitté le sentier

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