Omraam par Georg

Georg Feuerstein
op. cit.

 

ange » Aïvanhov, comme Deunov, était un porte-parole inlassable de l’idéal de fraternité entre tous les hommes, quels que soient leur race, leur nationalité, leurs croyances, leur niveau d’éducation ou leur situation dans la vie… Il a toujours incité ses disciples à cultiver une attitude d’amour fraternel, non seulement les uns envers les autres, mais aussi dans leur relation avec le monde en général. Il reconnaissait que la paix et l’harmonie individuelle et universelle ne peuvent se manifester que lorsque l’amour fait fondre les barrières que les gens tendent à ériger autour d’eux-mêmes. «Dans l’harmonie, tout s’épanouit»…

Aïvanhov consacrait inlassablement ses énergies au bien de son école… Fidèle à son idéal d’équilibre et d’harmonie, il passait une partie de son temps à faire son travail intérieur, et l’autre partie en compagnie de ses disciples et visiteurs. Quand il était seul, il travaillait, priait, méditait et s’occupait de son merveilleux jardin. Il explique pourquoi il agissait ainsi :
« Si vous êtes toujours seul et que vous ne donniez rien de vous-même, vous vous sentez malheureux, déprimé, il vous manque quelque chose. Et si vous êtes tout le temps avec les autres, vous perdez tout, le réservoir se vide, et il ne vous reste même plus rien pour vous-même. »

La philosophie de l’Unité

floatiesUnité ne veut pas dire : uniformité, standardisation. Il ne s’agit pas de devenir tous pareils. Nos origines, nos cultures, nos expériences sont diverses. Mais l’image de la pyramide nous invite à nous retrouver en un même point élevé : le bien commun.
Les peuples comme les individus peuvent s’harmoniser tout en gardant leurs caractères distinctifs. Cela suppose une conscience ouverte, impartiale, résolue à trouver des ententes justes et des décisions d’intérêt général.

Seul un travail pour l’unité sauvera la terre - Pensée du 1er juillet 2003

Le Ciel ne cesse d’envoyer sur la terre des courants d’harmonie afin d’entraîner les humains vers l’unité, et ceux qui sont prêts à capter ces courants ne doivent plus attendre mais se mettre enfin au travail. Le jour où ils réaliseront cette unité sera le plus beau moment de l’histoire humaine. Que de changements vont se produire quand la terre ne formera qu’une famille! Tous ces milliards qui s’en vont inutilement dans l’armement, l’espionnage, seront utilisés pour l’éducation et le bien-être de tous. Malheureusement, pour le moment encore on croit que ces idées sont irréalisables. On dit: utopie!… Et alors? Seule cette utopie peut sauver l’humanité. Les humains auront beau faire, ils auront beau envisager toutes les autres solutions, il n’y en a qu’une : quelles que soient les difficultés, quels que soient les efforts à faire, travailler sans relâche pour l’unité.

 

La véritable unité dont rien ni personne n’est exclu – Pensée du 16 novembre 2004

Dans le domaine politique, économique, quand il est question de faire l’unité, il s’agit presque toujours d’ententes fondées sur des intérêts égoïstes, un peu comme les brigands qui s’unissent pour faire de mauvais coups. Ce n’est évidemment pas cela la véritable unité, mais c’est ainsi qu’on la comprend: s’unir pour se jeter sur quelqu’un d’autre et l’évincer ou même l’anéantir. Quand les membres d’une nation disent: «Unissons-nous!» et que cette union n’a pour but que de combattre le voisin, on ne peut pas réellement parler d’unité. La véritable unité doit être toujours la plus vaste possible. Si, dans le corps, un organe réalise l’unité pour lui-même sans travailler en harmonie avec les autres, lui peut-être se sentira bien, mais les autres souffriront et l’unité sera donc compromise. Quand nous parlons d’unité, nous sous-entendons une unité universelle, cosmique, dont rien ni personne n’est exclu. Mais cette unité doit d’abord se faire en nous-mêmes: toutes nos cellules, toutes nos tendances unies vers Dieu. Cet effort que nous faisons se reflètera sur les autres unités et toutes ces unités éparpillées feront, en se rassemblant, une unité universelle.

 

L’unité est la loi de la vie – Pensée du 12 août 2003

N’acceptez jamais cet état de bifurcation où deux pensées contraires, deux désirs contraires vous tiraillent et vous laissent désemparé, disloqué. Pour échapper à cette dislocation, vous devez créer l’unité en vous. « Unité » signifie que toutes les parties de la périphérie sont liées harmonieusement avec le centre, afin de maintenir l’équilibre nécessaire à la manifestation et à la conservation de la vie. Cette unité est la loi de la vie: atomes, molécules, organes, membres, individus, pays, tous, à des niveaux différents, doivent converger vers un centre, tous doivent se lier au centre, et même s’y cramponner pour ne pas être emportés par des courants contraires. En nous, ce centre peut être appelé Dieu, mais il peut être aussi un idéal très élevé, une vocation. Celui qui néglige de se lier au centre par ses pensées, ses sentiments et ses actes, crée une bifurcation qui, même brève, entraîne des désordres, des oppositions, des cassures.

 

Le centre et la périphérie – Extrait des Oeuvres Complètes – Volume 17

… Lorsqu’on prend le chemin vers le haut, on constate que la multiplicité des faits et des phénomènes tend à se simplifier de plus en plus et à se réduire à quelques lois. Si on continue à monter, on voit que les lois se résument à quelques principes, et plus haut encore, ce que l’on découvre, c’est l’unité. Voilà la simplicité: le nombre 1. C’est lorsqu’on s’éloigne de la source, du Créateur, pour explorer la périphérie que commencent les complications, et on rencontre toutes sortes de choses auxquelles on se heurte. Tous les malentendus, toutes les luttes viennent de ce que les créatures ont quitté la «maison paternelle» pour aller s’aventurer à la périphérie tenter leur chance.

Comme les humains n’ont aucun critère, c’est dans les livres de philosophie qu’ils vont chercher des explications compliquées à ce qui leur arrive, alors que c’est tellement simple ! Quand vous sentez un trouble en vous, quelque chose qui ne vibre pas à l’unisson avec la Cause Première, sachez que vous êtes en train de vous éloigner, c’est tout, ne cherchez pas d’autres explications. Et lorsque, intérieurement, tout se facilite pour vous, que vous sentez que vous devenez un fils de Dieu, sachez aussi que vous vous approchez du soleil spirituel, et il faut continuer. Evidemment, il y aura toujours quelques variations, comme pour le temps: le printemps, l’été, l’automne, l’hiver…

 

« Mon Père et moi nous sommes un» – Extrait des Oeuvres Complètes – Volume 17

« … Quand on divise le un à l’infini, c’est la mort que l’on trouve (1/∞=0). La vie est dans le 1, il faut donc travailler chaque jour à s’approcher du nombre 1, qui est Dieu Lui-même. Lorsque Jésus disait: «Mon Père et moi nous sommes un», il montrait qu’il avait réalisé cette grande vérité, cette grande simplicité. Il a voulu se fondre dans le Père pour devenir Un avec Lui. Toutes les créatures qui ne sont pas inspirées par cette philosophie de Jésus se compliquent l’existence. Retenez ces quelques paroles. Si vous me comprenez, votre vie prendra une autre direction, un autre aspect, une autre lumière, une autre couleur, un autre sens: le sens de la vie…”

 

Conscience de l’universalité – Extrait de la Collection Synopsis Vol 2

La conscience s’éveille véritablement en l’homme quand se manifeste chez lui la sensibilité aux notions d’universalité. Cette faculté lui permet de sentir que les autres et lui-même sont étroitement liés, comme les différentes parties d’un organisme. Même si en apparence chaque être est isolé, séparé, en réalité il y a une part spirituelle de lui-même qui entre dans la collectivité, qui vit dans toutes les créatures. Au moment où cette conscience spirituelle s’éveille en lui, chacun ressent tout ce qui arrive de bon ou de mauvais aux autres comme si c’était en lui et il s’efforce de ne leur faire que du bien, car c’est à lui-même qu’il fait ce bien.

Omraam Mikhaël Aïvanhov

La philosophie de l’unité par Omraam

Unité ne veut pas dire : uniformité, standardisation. Il ne s’agit pas de devenir tous pareils. Nos origines, nos cultures, nos expériences sont diverses. Mais l’image de la pyramide nous invite à nous retrouver en un même point élevé : le bien commun.
Les peuples comme les individus peuvent s’harmoniser tout en gardant leurs caractères distinctifs. Cela suppose une conscience ouverte, impartiale, résolue à trouver des ententes justes et des décisions d’intérêt général.
 

Seul un travail pour l’unité sauvera la terre - Pensée du 1er juillet 2003 

Le Ciel ne cesse d’envoyer sur la terre des courants d’harmonie afin d’entraîner les humains vers l’unité, et ceux qui sont prêts à capter ces courants ne doivent plus attendre mais se mettre enfin au travail. Le jour où ils réaliseront cette unité sera le plus beau moment de l’histoire humaine. Que de changements vont se produire quand la terre ne formera qu’une famille! Tous ces milliards qui s’en vont inutilement dans l’armement, l’espionnage, seront utilisés pour l’éducation et le bien-être de tous. Malheureusement, pour le moment encore on croit que ces idées sont irréalisables. On dit: utopie!… Et alors? Seule cette utopie peut sauver l’humanité. Les humains auront beau faire, ils auront beau envisager toutes les autres solutions, il n’y en a qu’une : quelles que soient les difficultés, quels que soient les efforts à faire, travailler sans relâche pour l’unité. 

  

La véritable unité dont rien ni personne n’est exclu – Pensée du 16 novembre 2004  

Dans le domaine politique, économique, quand il est question de faire l’unité, il s’agit presque toujours d’ententes fondées sur des intérêts égoïstes, un peu comme les brigands qui s’unissent pour faire de mauvais coups. Ce n’est évidemment pas cela la véritable unité, mais c’est ainsi qu’on la comprend: s’unir pour se jeter sur quelqu’un d’autre et l’évincer ou même l’anéantir. Quand les membres d’une nation disent: «Unissons-nous!» et que cette union n’a pour but que de combattre le voisin, on ne peut pas réellement parler d’unité. La véritable unité doit être toujours la plus vaste possible. Si, dans le corps, un organe réalise l’unité pour lui-même sans travailler en harmonie avec les autres, lui peut-être se sentira bien, mais les autres souffriront et l’unité sera donc compromise. Quand nous parlons d’unité, nous sous-entendons une unité universelle, cosmique, dont rien ni personne n’est exclu. Mais cette unité doit d’abord se faire en nous-mêmes: toutes nos cellules, toutes nos tendances unies vers Dieu. Cet effort que nous faisons se reflètera sur les autres unités et toutes ces unités éparpillées feront, en se rassemblant, une unité universelle. 

  

L’unité est la loi de la vie – Pensée du 12 août 2003 

N’acceptez jamais cet état de bifurcation où deux pensées contraires, deux désirs contraires vous tiraillent et vous laissent désemparé, disloqué. Pour échapper à cette dislocation, vous devez créer l’unité en vous. « Unité » signifie que toutes les parties de la périphérie sont liées harmonieusement avec le centre, afin de maintenir l’équilibre nécessaire à la manifestation et à la conservation de la vie. Cette unité est la loi de la vie: atomes, molécules, organes, membres, individus, pays, tous, à des niveaux différents, doivent converger vers un centre, tous doivent se lier au centre, et même s’y cramponner pour ne pas être emportés par des courants contraires. En nous, ce centre peut être appelé Dieu, mais il peut être aussi un idéal très élevé, une vocation. Celui qui néglige de se lier au centre par ses pensées, ses sentiments et ses actes, crée une bifurcation qui, même brève, entraîne des désordres, des oppositions, des cassures

  

Le centre et la périphérie – Extrait des Oeuvres Complètes – Volume 17 

… Lorsqu’on prend le chemin vers le haut, on constate que la multiplicité des faits et des phénomènes tend à se simplifier de plus en plus et à se réduire à quelques lois. Si on continue à monter, on voit que les lois se résument à quelques principes, et plus haut encore, ce que l’on découvre, c’est l’unité. Voilà la simplicité: le nombre 1. C’est lorsqu’on s’éloigne de la source, du Créateur, pour explorer la périphérie que commencent les complications, et on rencontre toutes sortes de choses auxquelles on se heurte. Tous les malentendus, toutes les luttes viennent de ce que les créatures ont quitté la «maison paternelle» pour aller s’aventurer à la périphérie tenter leur chance. 

Comme les humains n’ont aucun critère, c’est dans les livres de philosophie qu’ils vont chercher des explications compliquées à ce qui leur arrive, alors que c’est tellement simple ! Quand vous sentez un trouble en vous, quelque chose qui ne vibre pas à l’unisson avec la Cause Première, sachez que vous êtes en train de vous éloigner, c’est tout, ne cherchez pas d’autres explications. Et lorsque, intérieurement, tout se facilite pour vous, que vous sentez que vous devenez un fils de Dieu, sachez aussi que vous vous approchez du soleil spirituel, et il faut continuer. Evidemment, il y aura toujours quelques variations, comme pour le temps: le printemps, l’été, l’automne, l’hiver… 

  

« Mon Père et moi nous sommes un» – Extrait des Oeuvres Complètes – Volume 17 

« … Quand on divise le un à l’infini, c’est la mort que l’on trouve (1/∞=0). La vie est dans le 1, il faut donc travailler chaque jour à s’approcher du nombre 1, qui est Dieu Lui-même. Lorsque Jésus disait: «Mon Père et moi nous sommes un», il montrait qu’il avait réalisé cette grande vérité, cette grande simplicité. Il a voulu se fondre dans le Père pour devenir Un avec Lui. Toutes les créatures qui ne sont pas inspirées par cette philosophie de Jésus se compliquent l’existence. Retenez ces quelques paroles. Si vous me comprenez, votre vie prendra une autre direction, un autre aspect, une autre lumière, une autre couleur, un autre sens: le sens de la vie…” 

  

Conscience de l’universalité – Extrait de la Collection Synopsis Vol 2  

La conscience s’éveille véritablement en l’homme quand se manifeste chez lui la sensibilité aux notions d’universalité. Cette faculté lui permet de sentir que les autres et lui-même sont étroitement liés, comme les différentes parties d’un organisme. Même si en apparence chaque être est isolé, séparé, en réalité il y a une part spirituelle de lui-même qui entre dans la collectivité, qui vit dans toutes les créatures. Au moment où cette conscience spirituelle s’éveille en lui, chacun ressent tout ce qui arrive de bon ou de mauvais aux autres comme si c’était en lui et il s’efforce de ne leur faire que du bien, car c’est à lui-même qu’il fait ce bien. 


Omraam Mikaël Aïvanhov aux Editions Prosveta 

L’Ecran De La Conscience

 

 

L'Ecran De La Conscience  dans OMRAAM nous parle 3292490123018FSTant que l’homme ne fait pas un travail sur ses corps physique, astral et mental, il stagne dans les niveaux inférieurs de sa conscience ; et dans les niveaux inférieurs de la conscience, il se sent non seulement séparé des autres hommes et de la nature, mais aussi coupé de son origine divine.  

La conscience n’existe que comme une conséquence de tous les processus physiques et psychiques qui se déroulent en l’homme. Elle est comme un écran sur lequel son être intérieur projette des images. Et si ces images le tourmentent, le font souffrir, c’est dans sa vie même qu’il doit apporter des changements. Sinon il ressemble à celui qui, allant au cinéma et, mécontent du film qu’il voit projeter, en rendrait l’écran responsable et voudrait le changer. Eh non, ce n’est pas l’écran, c’est la bobine du film qu’il faut changer. De même, quand une émission de télévision ne vous plaît pas, vous ne vous en prenez pas à l’écran ; vous changez de chaîne ou bien vous éteignez le poste.  

Parce que la conscience se manifeste au niveau du cerveau, on s’imagine que c’est dans la tête, dans la pensée qu’il faut changer quelque chose pour changer d’état de conscience. Non, c’est une erreur.  

La conscience est le résultat du fonctionnement de toutes les cellules du corps ; c’est donc sur toutes les cellules du corps qu’il faut agir pour changer la conscience, et non sur l’écran, le cerveau, qui n’y est pour rien. Combien de personnes se plaignent d’être tourmentées par des angoisses, des obsessions dont elles ne savent pas comment se débarrasser ! Elles ne se doutent pas que c’est elles-mêmes qui, depuis plusieurs incarnations, ont fabriqué ce film ; la bobine a été donnée quelque part à un opérateur qui la projette maintenant sur l’écran de leur conscience.  

Toutes ces images qui tourmentent les êtres viennent de très loin.  

Ce n’est pas la conscience qui les fabrique, elle ne fait que servir d’écran, elle n’est en rien responsable de tout ce qui s’y projette de bon ou de mauvais. Le film a été préparé depuis longtemps, et maintenant il tourne ; par moments ce sont des images harmonieuses avec de belles couleurs ; puis tout s’assombrit, des images peu rassurantes défilent à nouveau… Et ainsi de suite, le film se déroule implacablement jusqu’à ce que l’homme ait compris qu’il doit mobiliser toutes les puissances de son être afin de travailler à réaliser un nouveau film.  

Prenons le cas d’un malfaiteur ; un voleur ou un meurtrier… Quoi qu’il fasse, il ne peut se débarrasser de certaines inquiétudes : la police, la prison, la vengeance de ses victimes, le remords.  

Pourquoi ? Parce qu’il a déclenché certains processus qui se reflètent maintenant sur sa conscience : il ne peut plus avoir la paix. Rien ne pourra apaiser sa conscience tourmentée, excepté s’il répare ses erreurs. C’est pourquoi on voit parfois des personnes qui viennent se livrer spontanément à la police et acceptent d’être punies pour leurs fautes : quelque chose en elles leur dit qu’elles méritent une sanction mais aussi qu’elles doivent réparer. Car c’est en réparant qu’elles libèrent leur conscience : ainsi sur leur écran passera désormais “un nouveau film”.  

Un homme a commis un crime et on lui inflige une punition ; c’est normal, mais c’est insuffisant. Il ne faut pas se contenter de punir les malfaiteurs, il faut aussi leur donner les moyens de réparer leurs fautes. Sinon ils en veulent d’autant plus à celui qui a pris les sanctions contre eux, car ils vivent continuellement avec l’obsession du mal qu’ils ont fait. Pour les remettre sur la bonne voie, il faut les aider à libérer leur conscience en leur donnant des conditions pour réparer leurs fautes.  

Que ce soit donc bien clair : nous n’avons pas le pouvoir de changer notre conscience, nous n’avons que celui de changer notre vie. Mais comment convaincre les humains ? Ils croient posséder un pouvoir formidable sur eux-mêmes : ils feront n’importe quelle bêtise, mais cela n’aura aucune conséquence, ils vivront tranquilles… par le raisonnement il leur suffira de changer quelque chose dans leur tête.  

Les pauvres, ils auront vite fait de mesurer l’étendue de leur pouvoir ! Ils arriveront peut-être à se donner un air assuré devant les autres, mais s’ils ont mal agi, quoi qu’ils fassent, quelque chose en eux va de plus en plus s’obscurcir et s’effriter. Même les mages à qui les esprits de la nature obéissent, s’ils commettent des erreurs, doivent subir les conséquences de ces erreurs, car quelque chose s’est inscrit là, sur l’écran de leur conscience, et cette inscription les poursuit, aucune volonté n’a  le pouvoir de l’effacer.  

Pour avancer dans la vie avec assurance et vous sentir en sécurité, vous devez soumettre vos pensées, vos sentiments et vos actes aux lois de la droiture, de l’intégrité, du désintéressement. Dès qu’une de ces lois est transgressée, vous perdez vos pouvoirs. Ils ne reviennent que si vous réparez vos erreurs et reprenez la bonne direction.  

Et justement, ce qui différencie les vrais spiritualiste des hommes ordinaires, c’est qu’ils prennent rapidement conscience de leurs erreurs et s’empressent de les réparer. Voilà où est leur pouvoir : dans le fait de reconnaître qu’ils se sont trompés et de chercher à réparer. C’est ainsi qu’ils agissent indirectement sur leur conscience : d’autres inscriptions apparaissent alors sur l’écran et ils peuvent continuer à avancer dans la lumière et dans la paix.  

Une conscience tourmentée ne peut pas être apaisée d’une façon durable par des raisonnements, des médicaments ou des visites chez un psychologue. Je le répète, si on veut vraiment aider les humains, il faut leur fournir des conditions pour réparer leurs erreurs et donner ainsi une nouvelle orientation à leur existence. Les philosophes, les psychologues, les psychanalystes, les psychiatres devraient mieux étudier cette question de la conscience : qu’est-ce que la conscience et comment travailler sur elle.  

La conscience est un domaine très vaste, car, ainsi que je viens de vous le dire, elle n’est pas uniquement une propriété du cerveau. Chaque cellule qui compose notre corps physique, chaque cellule de chaque organe possède sa conscience propre. Evidemment cette conscience est réduite, mais elle est aussi bien réelle, car chaque cellule est vivante et tout ce qui vit est doté d’une conscience. Seules les modalités sont différentes.  

Le créateur a donné une conscience à toutes les créatures animées ou inanimées, mais selon leur degré d’évolution cette conscience est plus ou moins éloignée de leur corps physique, matériel. Chez les minéraux, elle se situe très loin, c’est pourquoi ils sont dans cet état d’inertie. Chez les plantes, elle est plus proche, et chez les animaux encore davantage. Les minéraux, les végétaux et les animaux ne possèdent pas une conscience individuelle, mais une conscience collective. Pourquoi les animaux, par exemple, ont-ils des périodes déterminées pour la procréation, pour la ponte, pour les migrations, pour la mue, etc ?… parce qu’ils obéissent à une âme-groupe qui les dirige. Seuls les humains ont une conscience individuelle, donc une volonté propre. C’est cette conscience individuelle qui fait d’eux non seulement des êtres pensants, mais des individus autonomes. La question maintenant pour eux est de savoir comment utiliser cette autonomie.  

A quelque organe qu’elles appartiennent, les cellules ont des représentants dans le cerveau pour transmettre leurs réclamations, exprimer leur satisfaction ou leur mécontentement. Exactement comme les citoyens qui élisent un député pour les représenter au Parlement ou les ouvriers qui choisissent un représentant syndical pour défendre leurs intérêts. Oui, c’est le même principe, parce que les humains ne peuvent rien inventer qui n’existe déjà quelque part dans l’organisme ou dans l’univers. Par l’intuition, la réminiscence ou le tâtonnement, nous sommes obligés de retrouver des lois, des processus, des phénomènes qui existaient bien avant nous, car ils sont l’œuvre de l’Intelligence cosmique.  

Dans la partie antérieur du cerveau se trouvent des cellules qui sont les représentantes conscientes de tout le corps ; les cellules des autres parties du cerveau sont aussi des représentantes, mais inconscientes ou subconscientes. La soi-conscience a seulement pour siège ces quelques cellules en avant du cerveau. Dans la partie postérieure, le cervelet par exemple est le siège des pulsions instinctives ; l’avidité, la sexualité, l’agressivité. Ces cellules ont donc aussi des représentantes qui montent à la tribune pour réclamer, exiger. C’est ainsi que dans l’homme se manifestent des besoins dont il ne comprend pas toujours la nature ni l’origine.  

Combien de personnes, par exemple, sont étonnées des rêves qu’il lui arrive de faire la nuit ! Et elles le disent : ces rêves n’ont aucun rapport, leur semble-t-il, avec leurs préoccupations conscientes. Et bien, justement, le rêve est le moyen qu’a trouvé la nature pour faire apparaître à la conscience des désirs enfouis jusque-là dans les profondeurs de l’inconscient. Et la conscience, je vous l’ai dit, est un écran ou un tableau d’affichage où viennent s’inscrire les demandes formulées par ces différents “moi” qui constituent notre double nature inférieur et supérieure. Alors de temps en temps, il s’y inscrit des choses tout à fait surprenantes qui n’apparaissent jamais à l’état de veille. 

L’être humain est donc une entité double, faite de deux natures, inférieure et supérieure, mais il est aussi l’écran sur lequel ces deux natures viennent se projeter. Sur cet écran il peut produire des changements, mais indirectement, en agissant sur l’un ou l’autre de ses deux natures. Et en même temps, il peut agir dans l’univers entier, car, par ses différents corps, il est lié à tout ce qui existe. C’est pourquoi il lui est tellement difficile, impossible même, de se connaître ; il se manifeste le plus souvent à son insu, tantôt dans un plan, tantôt dans un autre, et c’est l’écran de sa conscience qui lui renvoie plus ou moins clairement les échos, les reflets de ce qu’il est en train de faire. Cet écran lui permet de s’étudier, de se regarder comme dans un miroir, mais il ne peut pas agir directement sur le miroir. Il peut agir partout dans l’univers parce qu’il possède ces instruments très puissants que sont la pensée, le désir, l’imagination, la volonté, mais sur le miroir il ne peut pas agir ; le miroir ne fait que lui renvoyer le reflet de ses différentes activités.  

Depuis des milliards d’années, l’être humain a attiré à lui des éléments de toutes les régions de l’espace, et c’est grâce à ces éléments qu’il a réussi à se construire non seulement un corps physique, un corps astral, un corps mental, mais aussi l’ébauche d’un corps causal, d’un corps bouddhique et d’un corps atmique. Son “moi” est donc dispersé à travers tous ces corps, toutes ces régions, et c’est pourquoi il arrive à toucher des puissances, des forces qui se reflètent ensuite sur sa conscience. S’il est lucide, attentif, il regarde cet écran, il déchiffre et il se dit :Ah, là, par ma pensée, par ma volonté, mes désirs, j’ai remué des marécages, ça se voit sur l’écran, il faut que j’y remédie“. Et s’il a touché le Ciel, il voit des splendeurs apparaître sur l’écran et il s’instruit, se réjouit. C’est ainsi qu’il “prend conscience”, comme on dit, de la réalité des choses.  

En fait, ces prises de conscience n’apportent à chacun de nous que quelques indices. Ce que nous découvrons dans ces moments-là ne représente pas encore la totalité de nos activités ; nous possédons un champ d’action beaucoup plus vaste, même si nous ne savons ni comment ni où nous agissons, car notre conscience ne reflète qu’une infime partie de notre véritable existence et de nos véritables activités. Nous avons des racines dans toutes les régions de l’espace et nous sommes donc formés de particules de toutes ces régions. C’est pourquoi, même si notre conscience ne reflète pas la totalité de nos activités dans ces différents plans et régions, elle nous fournit suffisamment d’indices pour nous éclairer sur la nature et l’origine de nos pensées, de nos sentiments, de nos désirs, de nos actes. Pour mieux se connaître, chacun doit s’habituer à travailler avec ce miroir qu’est la conscience, sinon il ne deviendra jamais le maître de sa destinée.  

Car, il faut le savoir, chaque être humain héberge en lui-même des ennemis qui ne sont pas encore déclarés, jusqu’au jour où, tout à coup, ils sortent, et alors quelle surprise ! Oui, en nous des ennemis sont là depuis longtemps ; nous n’en avons aucune idée parce qu’ils ne se sont pas encore manifestés sur l’écran de notre conscience, mais un jour ou l’autre ils font irruption et nous devons nous y préparer afin d’avoir des armes pour nous défendre. De même, il nous arrivera certainement aussi de prendre soudain conscience que, depuis longtemps déjà, nous étions accompagnés de présences lumineuses qui nous orientaient, nous soutenaient, nous réconfortaient.  

Par sa conscience, l’homme est donc placé à la frontière des mondes inférieur et supérieur. S’il n’est pas vigilant, si sa conscience n’est pas éveillée, ce sont les forces obscures du monde inférieur, et particulièrement les forces du plan astral, qui cherchent à s’emparer de lui pour le broyer et le dévorer. Mais de même qu’il ne doit pas se laisser aller à l’attraction du monde inférieur, il doit aussi éviter de s’abandonner totalement à celle du monde supérieur : il faut qu’il travaille avec les forces célestes bénéfiques, oui, mais sans perdre de vue l’équilibre qui doit régner entre le haut et le bas. Du moment qu’il est sur la terre, il ne doit pas chercher à la quitter prématurément ni à se dérober à ses obligations, car il a pour mission de travailler sur la terre avec les moyens du Ciel. La conscience de l’homme doit être une conscience du milieu, du centre, à la limite des mondes supérieur et inférieur.  

S’il est si difficile pour l’être humain de se connaître vraiment, c’est qu’il représente un monde immense et d’une extrême diversité. En haut, dans son Moi supérieur, son Moi divin, sans doute se connaît-il, mais de cette connaissance il n’a pas encore, intellectuellement, une conscience claire. C’est pourquoi maintenant ses efforts doivent tendre vers un but ; se connaître ici, à travers son cerveau, à travers la matière. Sinon, à quoi lui sert-il que Dieu l’ait créé avec tant de sagesse s’il reste dans l’ignorance de sa propre réalité ?  

Comme Dieu, qui l’a fait à son image l’être humain par sa conscience existe dans toute la création. Et c’est parce qu’il ne le sait pas que sa vie est tellement difficile. En particulier, quand il se heurte aux êtres et aux choses sans savoir qu’ils sont en lui et que lui est en eux. Cette vérité est la base de la morale. Tous les commandements concernant le respect, l’amour du prochain, ont pour fondement que ce que l’on fait aux autres, c’est également à soi-même qu’on le fait. Même s’il ne le sent pas, parce que sa conscience est tellement limitée et obscurcie, les souffrances que l’homme inflige à son prochain se reflètent sur lui ; en détruisant quelque chose chez les autres, il détruit à son insu quelque chose en lui-même. Un jour, il éprouve certains malaises, certains troubles, et il ne comprend pas pourquoi : eh bien, c’est tout simplement la manifestation en lui des dégâts qu’il croyait avoir seulement commis chez les autres.  

Celui qui travaille avec la sagesse, développe son corps causal, et un jour son corps causal ne fera qu’un avec son corps mental. S’il travaille avec l’amour désintéressé, il développe son corps bouddhique qui viendra se fondre dans son corps astral. S’il travaille avec la ferme détermination de réaliser la volonté de Dieu, il développe son corps atmique qui représente la force primordiale et cette force se manifestera à travers son corps physique. L’homme ne doit jamais séparer en lui ces deux natures, mais travailler à réaliser leur fusion, car c’est à ce moment-là qu’il deviendra tout-puissant dans le plan physique, tout amour dans son cœur et omniscient dans son intellect.  

Pour le moment, le haut et le bas en lui sont séparés ; il y a entre eux cet écran où l’un et l’autre viennent se projeter à tour de rôle. Mais un jour, quand ils se seront fusionnés, il n’y aura plus d’écran, ou plutôt tout sera écran, parce que ce n’est pas avec un petit écran que l’on peut tout connaître et être partout à la fois. Si vous êtes limité, vous vous trouvez devant un écran limité ; mais si vous n’avez plus de limite, tout l’univers devient écran, vous habitez l’immensité et vous possédez la connaissance véritable. 

 

 Omraam Mikhaël Aïvanhov – Extrait du Synopsis n° 3 – « Et il me montre un fleuve d’eau de la vie” Chapitre1, page 195  : L’ECRAN DE LA CONSCIENCE aux Editions Prosveta    

Qu’est-ce qu’un Maître spirituel ?

Qu'est-ce qu'un Maître spirituel ?  dans OMRAAM nous parle dyn004_original_129_135_gif_2612499_caeb95d83539ae21dfea658d6568ba09Extrait des Oeuvres Complètes – Vol 1   “… Qu’est-ce qu’un Maître ? C’est un être qui est parvenu à contrôler, à dominer ses pensées, ses sentiments et ses actes … 

… Dominer ses pensées ses sentiments et ses actes sous-entend des méthodes, une discipline spéciale, un savoir profond concernant la structure de l’être humain, les forces qui circulent en lui, les correspondances qui existent entre tout son être (ses organes et ses différents corps) et les différents domaines de la nature. Etre maître de soi suppose aussi que l’on connaît les entités du monde invisible et la structure de l’univers entier. Un Maître est un être qui a résolu les problèmes essentiels de la vie, il est libre, il possède une volonté forte, mais, par-dessus tout, il est rempli d’amour, de bonté, de douceur et de lumière. Pour devenir un Maître, que de travaux, d’études et de persévérance sont nécessaires ! … 

… Les véritables Maîtres sont puissants parce qu’ils ont réussi à accorder leur philosophie et leur conduite. Ce qu’ils enseignent, ils sont les premiers à le mettre en pratique dans leur vie personnelle. Ils sont des exemples vivants. Et être un exemple vivant, c’est être une source, comme je vous l’ai dit dans ma première conférence, une source qui attirera les plantes, les animaux et les hommes. Voilà pourquoi autour d’un Maître vivent des disciples. …” 

Prophétie d’Omraam Mikhaël Aïvanhov à propos de l’avènement de l’Ère du Verseau : 


 » Bientôt, l’Âge du Verseau amènera de grands bouleversements qui feront comprendre à ceux qui survivront qu’il y a des lois à respecter. La nouvelle vie qui se prépare dépassera toute imagination par sa beauté, sa splendeur et son harmonie. Car toutes les créatures qui sont dispersées dans le monde et travaillent dans le secret à la recherche du Royaume de Dieu, se retrouveront et agiront par des moyens grandioses, et les forteresses de l’ignorance, du matérialisme, du despotisme, s’effondreront. Je vous le dis et ce sera comme je vous le dis : rien ne pourra empêcher l’avènement de la nouvelle Époque, de l’Âge d’Or. «  

Omraam Mikhaël Aïvanhov
Le Verseau et l’Avènement de l’Âge d’Or – Éditions Prosveta 1983 

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