L’Ange du Pardon, son message à l’humanité

 Derrière le voile du christianisme extérieur représenté par les 3 églises orthodoxe, catholique et protestante, existe une voie christique cachée, un chemin intérieur d’éveil de la conscience basé sur la connaissance de l’homme et l’alliance avec le monde des Anges.

Les Anges sont les gardiens de la véritable destinée de l’homme, qui est de devenir un homme-Ange, un Christ vivant, un libérateur, un thérapeute pour la terre et l’humanité.

Aujourd’hui, certains hommes sont parvenus à rétablir ce lien de Lumière qui jadis, reliait naturellement les hommes avec leurs Frères aînés, les Anges. Parmi eux, l’Ange du pardon s’est manifesté pour délivrer un message et un enseignement rare et précieux à l’humanité, dont voici un extrait*..

 * Vous trouverez le message et les enseignements de l’Ange du pardon dans leur intégralité dans le livre « L’Ange du pardon, son message à l’humanité« , de Loïc Albisetti, paru aux Editions Essénia. Vous trouverez déjà dans cet article quelques extraits de ce message sacré.

 ange du pardon

La mission de l’Ange du pardon au sein de la terre et de l’humanité

L’Ange du pardon* est semblable à une petite source cachée dans un temple de cristal au centre de la Terre. Ce temple sacré est le cœur même de la Mère du monde dont chaque battement fait jaillir de cette source une eau-lumière, une eau de l’âme invisible, qui pourtant fait vivre, croître et prospérer tout ce qui se trouve à la surface de la terre. Mais la tâche de l’Ange du pardon n’est pas de demeurer une petite source ; non, sa mission est de devenir un grand fleuve ardent, semblable à un courant de Lumière ascendant traversant tous les mondes jusqu’aux étoiles, en passant par l’homme.

Comme l’Ange du pardon lui-même le décrit à travers son message, ce courant lumineux passe d’abord par la terre et les pierres, l’eau et les plantes, l’air et les animaux pour finalement entrer dans l’homme, qui est la porte du feu et des mondes supérieurs. Malheureusement, cela fait bien longtemps que l’être humain ne porte plus les mondes supérieurs, mais plutôt des mondes sombres et malades, et ce, dans une totale inconscience et ignorance de la réalité et de leur emprise.

Cependant, si l’homme rétablit ce lien avec les mondes supérieurs et ouvre les portes de sa vie intérieure à la sainte présence de l’Ange du pardon, celui-ci peut accomplir sa mission : libérer l’âme de la terre, la Mère, et rétablir son lien originel avec le Père. Ainsi, il n’y a plus de séparation ni d’opposition entre le ciel et la terre, l’esprit et la matière, la pensée et le corps, l’invisible et le visible. Semblable au cobra royal qui s’éleva à travers la colonne vertébrale du Bouddha jusqu’à se dresser au-dessus de sa tête, l’Ange du pardon peut alors protéger tous les êtres du mauvais sort et rayonner sa bénédiction dans toutes les directions du monde.

L’Ange du pardon est donc indissociablement lié aux maîtres et aux sages qui constituent la grande Tradition immortelle de la Lumière sur la terre. C’est pourquoi cet Ange insiste tellement sur l’importance de cette tradition dans son message, demandant aux hommes de s’unir à elle pour retrouver leur origine divine et leur véritable chemin de destinée :

« Le Père m’a envoyé dans le monde de la chute (le monde manifesté, matériel) afin qu’à travers la Tradition des Maîtres, je puisse ramener tous Ses enfants vers le royaume de la Lumière.

Le maître Jésus était un avec moi et parlait de ma mission sur Terre lorsqu’il a prononcé la grande parole libératrice : « En allant vers mon Père, j’emmènerai la Terre entière avec moi.» Ainsi, je me manifeste dans votre monde à travers le corps de la Tradition des Maîtres et sachez qu’en dehors de ce corps pur, il est inutile et vain d’invoquer ma présence. » 

Les conséquences insoupçonnées de la présence ou de l’absence de l’Ange du pardon

À travers cette image vivante de l’Ange du pardon comme une petite source, puis un fleuve de Lumière qui s’élève du centre de la terre jusqu’à entrer dans l’homme préparé pour le recevoir, on peut mieux comprendre le sens profond de son message à l’humanité.

On peut également comprendre pourquoi cette vertu en apparence insignifiante est en réalité d’une importance capitale, non seulement dans nos vies d’êtres humains, mais également pour tous les règnes de la terre. En effet, si l’eau-Lumière du pardon et de la bienveillance ne circule plus entre nous, la terre de nos cœurs se dessèche, nos relations s’appauvrissent, se crispent et les conflits arrivent. Puis, par la loi de causes à effets, c’est la terre entière qui se dessèche et devient aride, se couvrant d’un manteau de tristesse et de désespoir, suivant l’expression de Baruch : « Jérusalem, quitte ta robe de tristesse » (Baruch 5:1). « Jérusalem » (littéralement : le « royaume de la paix et de l’unité ») désigne ici l’humanité dans son unité originelle, qui a été brisée par sa chute et la rupture de son lien intérieur avec les mondes supérieurs. C’est ainsi que la terre, notre Mère, s’est progressivement recouverte d’une « robe de tristesse » ; de la connaissance de cette réalité à la fois concrète et spirituelle, vient également l’antique expression des prêtres d’Egypte qui se faisaient appeler les « Fils de la Veuve », évoquant le deuil de la Déesse Mère Isis, divinité de la Terre.

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Par un heureux et miraculeux hasard – celui-ci n’existant pas ou alors étant Dieu Lui-même – j’ai découvert un précieux texte du maître essénien Peter Deunov au sujet de la vertu du pardon. Ce texte date déjà de plus d’un siècle et n’a pourtant pas perdu une ride ! En effet, on peut même dire qu’il est plus actuel que jamais. A travers cet enseignement, le maître révèle le lien vivant et subtil qui existe entre la nature de l’eau des relations humaines et l’état de la terre. Il nous montre ainsi l’importance du pardon et les conséquences insoupçonnées de sa présence ou de son absence sur la terre :

« Pardonner est l’une des plus petites vertus. Sur cette si petite vertu repose toute la culture actuelle. La fertilité de la terre aussi repose sur le pardon.

Si les hommes de culture dressaient des statistiques, ils pourraient remarquer l’action d’une grande loi de causes à effets. Ils pourraient remarquer que toutes les années de famine sur la terre sont la conséquence du manque de cette petite vertu. Si elle manque, surviennent alors les grandes catastrophes qui commencent d’abord à l’intérieur de la société comme par exemple, des persécutions entre les différentes églises pour savoir laquelle est la plus juste. J’appelle une église juste celle qui applique la loi du pardon, qui applique l’Amour, celle qui ne voit pas les erreurs chez son frère.

Soyez prêts à pardonner.

Tu vas pardonner à quelqu’un pour Dieu qui vit en lui.

Pourquoi l’homme doit-il pardonner ? Parce que chaque vexation qui vous est infligée, consciemment ou non par autrui, a pour but de vous préserver d’un mal qui doit se produire[1]. »

  1. Extrait du livre de Peter Deunov « le livre des Anges ».

En effet, bien souvent nous nous vexons d’une parole qui nous est dite et qui peut effectivement être parfois maladroite. Alors nous nous braquons, voire même entrons dans la rancune ou la colère. Mais en réagissant de la sorte, nous augmentons le mal et l’énergie destructrice de la guerre et du conflit, qui n’apporte jamais rien de positif, bien au contraire. Par contre, si nous entrons dans l’intelligence et la vision impersonnelles de l’Ange du pardon, notre regard s’élève naturellement au-delà des apparences et de la personne qui nous a contrariés. Nous pouvons alors constater avec étonnement que cette personne n’était qu’un trompe-l’œil, qu’un instrument de forces liées à notre propre karma − personnel, héréditaire ou culturel − ne demandant qu’à être libérées de notre inconscience… 

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°33 – avril-mai-juin 2017 par Loïc Albisetti 

L’Ange du Pardon, son message à l’humanité – Loïc Albisetti – Ed. Essénia

La renaissance de la science des 7 marches

 

L’ initiation essénienne comporte 7 degrés, appelés « marches ».

Aujourd’hui, la première marche consiste à entrer dans la Ronde des Archanges et à porter l’Ange de la Ronde des Archanges. Après un an, l’Essénien peut entreprendre la formation des 4 Corps – de terre, d’eau, d’air et de feu – , à l’issue de laquelle il reçoit le ‘Nom de la Mère’, le nom de son âme, qui correspond à sa mission pour cette incarnation.

Quand il est né de la Mère, il peut réaliser la formation des 5 Sens, durant laquelle il doit purifier ses sens par un travail sur soi et des méthodes magiques qui lui permettent d’éveiller progressivement la lumière de son âme et du monde divin dans chacun de ses sens. Il peut également réaliser l’initiation du serpent de la sagesse.

Quand il a réactivé ses 4 corps et purifié ses 5 sens, il peut entreprendre la formation des 6 Lunes, qui mène à l’alliance avec un Ange. À partir du moment où il réussit cette haute initiation, il se tient sur la deuxième marche.

Ensuite, il passe la troisième marche et il maîtrise le serpent tentateur. Puis il passe la quatrième marche, celle où se tiennent les maîtres, et il entre dans ce que l’on appelle le service des 4 Cultes. Il a accès au monde des Archanges.

La cinquième marche correspond à la sortie du monde de l’homme pour entrer dans le monde des Dieux (Elohim). La sixième correspond à l’union avec la Mère. La septième est l’union avec le Père.

Le maître Jésus se tenait sur la septième marche de l’Initiation. Plus près de nous, les maîtres Peter Deunov et Omraam Mikhaël Aïvanhov se tenaient tous 2 à la quatrième, et le maître Rudolf Steiner, sur la troisième.

 esseniens

La persécution de Mani et de ses disciples

De l’église de Justice naquit une civilisation de la Lumière comme il n’y en avait pas eu depuis la glorieuse Égypte des pharaons Fils du Soleil. Mais alors que le courant spirituel de Mani avait atteint son heure de gloire et gagné des millions d’âmes, le roi Shapur 1er fut remplacé par Bahram 1er. Ce roi, jaloux de la gloire de Mani, était une sorte de magicien noir qui prônait un retour du mazdéisme, la religion de Zoroastre, mais à l’origine, cette religion était pure. Sous couvert de rencontre diplomatique, il pria Mani de se rendre à sa cour et le fit emprisonner. Il fomenta un complot basé sur des faits mensongers, puis il ordonna son martyre.

Après l’avoir écorché vif et écartelé, ses bourreaux lui arrachèrent le cerveau et remplirent son crâne de sable avant de l’exposer au sommet d’un piquet à l’entrée de la capitale de l’empire. Ses membres furent exposés aux 4 coins de la ville. Ce fut alors une véritable chasse aux Manichéens qui s’engagea dans tous les lieux de la terre où leur philosophie et leur culte étaient répandus.

Mani était un grand sage, un être exceptionnel ; il avait le courage d’aller jusqu’au bout de ses convictions, quitte à perdre sa vie. En engendrant le manichéisme, il luttait contre l’église chrétienne, qui commençait à être dégénérée et fermée. Il disait : « Je suis Mani, apôtre du Christ (NdBP : Pour la sagesse essénienne, le Christ n’est pas un Dieu qui serait venu une seule fois sur la terre, il y a 2000 ans, en la personne du maître Jésus, pour finalement l’abandonner à son triste sort. Les Esséniens, de tout temps, ont honoré le Christ comme l’homme de Lumière, l’homme universel pensé et voulu par Dieu à l’origine de la Création. Il est comme l’archétype, l’image originelle que tout homme porte en lui comme la graine d’une rose porte en elle l’image de son futur, si seulement elle trouve la force de sortir des ténèbres

souterraines. Ainsi en est-il du Christ en l’homme.), descendant de Zoroastre, de Bouddha, d’Hermès Trismégiste… » Il voulait faire prendre conscience que le christianisme est un enseignement universel, relié au bouddhisme, aux enseignements de l’Égypte ancienne, à ceux de Zoroastre… Le christianisme est la tradition de tous les peuples, de tous les hommes et rien ne devrait lui être étranger. Comme le disait Jésus : « N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. » (Matthieu 5:17) Mani, comme Jésus, venait accomplir non pas seulement les anciens prophètes juifs, mais tous les prophètes, tous les grands Fils de Dieu qui s’étaient incarnés sur la terre.

Mani a offert sa vie pour le christianisme, c’est-à-dire pour la dignité de tous les hommes et pour le respect du sacré.

Le retour de la Lumière

Malgré toutes ces persécutions, l’église universelle de Mani, son culte de l’amour et de la sagesse illuminèrent des millions d’âmes pendant plus de 1000 ans avant d’être réactualisés et renouvelés en Europe dans le nouveau culte de la Lumière : tout d’abord, le bogomilisme, en Bulgarie (du 9e au 11e siècle), puis le catharisme (du 12e au 14e siècle). La véritable religion de la Lumière est indestructible et finit toujours par renaître de ses cendres.

La Religion est le lien de vie qui unit l’homme au monde divin, qui lui permet de se connaître, de tisser de bonnes relations avec les autres et tous les règnes de la nature. La religion de la Lumière, ou religion essénienne, n’appartient à aucun peuple, à aucune religion du monde des hommes. Elle est uniquement divine. Elle est l’intelligence supérieure qui permet de guider les hommes dans la sagesse et la véritable royauté.

Pour notre époque, elle s’est de nouveau manifestée à travers le maître bulgare Peter Deunov et son disciple bien-aimé, Omraam Mikhaël Aïvanhov.

En 1944, au moment où le maître Deunov quittait ce monde, Aïvanhov devenait un maître et commençait à répandre l’enseignement de la Lumière dans toute l’Europe. Aujourd’hui, c’est la Nation Essénienne qui continue cette œuvre de la Lumière.

 

Source : Olivier Manitara Enseignement Essénien 

L’ARBRE DE VIE

 

images1L’homme est considéré comme un arbre mobile ; en effet si l’homme ne s’enracine pas en terre à l’image de l’arbre végétal, il tire, malgré tout sa nourriture terrestre de la même source. Il tire sa nourriture spirituelle ou céleste de la lumière et du soleil captée par l’intermédiaire de ses sens et de ses chakras.

Pour se ressourcer, l’homme peut se mettre à la terre en se promenant pieds nus sur l’herbe où perle la rosée du matin, ainsi en contact avec les éléments Terre, Air, Eau et Feu (soleil), il rééquilibre ses différents corps énergétiques. D’autre part,
lorsque l’homme désire se ressourcer spirituellement, il peut le faire dans un temple ; immobile et recueilli, il connecte ses énergies subtiles à la terre et par la prière il communie avec Dieu. L’homme devient ainsi l’arbre, le lien vivant par lequel circule les énergies subtiles et spirituelles entre le ciel et la terre. La fonction de mobilité de l’homme-arbre confère à l’être humain d’avoir conscience de sa propre vie.

       L’homme vertical représente le lieu de la manifestation métaphysique de la volonté divine. L’homme devient un élément fondamental de la manifestation de Dieu sur terre. L’homme est comme un fusible entre le plan spirituel et le plan terrestre.

       Lorsqu’il surcharge sa vie de considérations matérialistes, il se « déconnecte », en quelque sorte de Dieu. Il rompt le courant descendant, divin en lui. Lorsqu’il observe une surcharge de spiritualité, il se détache de la réalité matérialiste, qui est en réalité une illusion de l’esprit, il se met à vivre sur un plan différent, plus subtil, presque irréel.

     Dans l’homme spirituel, l’axe vertical est symbolique de la « Voie Personnelle » qui conduit à la perfection. Cet axe figure également la « Voie Universelle » par laquelle nous pourrons et devrons accéder au plan divin un jour ou l’autre.

L’Arbre de la Connaissance

Au sein du jardin d’Eden l’Arbre de Vie et l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal sont un seul et même arbre qui contient ces deux aspects. L’arbre de vie est le
support de la Connaissance. Puisque la conscience de la vie est le propre de l’homme, cette Connaissance est la prise de conscience des opposés qui séparent la vie. L’homme primordial a découvert la dualité, l’opposition Bien-Mal, Lumière-Ténèbres, Beauté-Laideur, Positif-Négatif, etc…

Tant que l’homme ne hisse pas son niveau de conscience au-delà de cette dualité, l’ignorance règne en lui. C’est l’extinction de l’être primordial, l’Adam des origines. Ils faut transmuter dans notre esprit les opposés en complémentarité. L’homme, qui en principe est condamné à l’existence terrestre, doit faire l’effort pour accéder à la vie éternelle.

Il existe donc bien un mouvement ascendant-descendant, le descendant du ciel vers la terre qui est lié à la connaissance des opposés et l’ascendant de la terre au ciel qui est lié à l’arbre de vie. La descente symbolise la dualité, les piliers latéraux de l’arbre des séphiroth, l’ascension symbolise la vie qui est l’axe central de cet arbre, le point d’équilibre par lequel on remonte vers nos origines.

Dans la kabbale, nous apprenons que l’homme primordial est l’Adam Kadmon, qui est le schéma ou le plan par lequel Dieu créa l’homme. Au jardin d’Eden Adam était seul. Il possédait en lui les deux sexes. Durant son sommeil, ou son inconscience, par l’une de ses côtes Eve fut créée, ce fut la première division, la manifestation de la dualité au sein du paradis. Dés lors ils sont tous les deux exposés à la mort. Mais il n’y a mort que s’il y a naissance car la vie ne s’oppose pas à la mort, elle se situe au-delà, sur un plan plus élevé.

Tous les corps de chair sont appelés à se décomposer, la mort dont nous parlons ici est la mort de l’esprit. Aussi, dans le christianisme, l’arbre de mort mène à l’arbrede vie tandis qu’au jardin d’Eden le sens en est inversé.

« Jésus, portant sa croix arrive au lieu du crâne, qui se dit en hébreu « Golgotha ». C’est là qu’il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu ».

C’est sur le plan de la conscience que l’arbre prend toute sa signification. Quelle image et quel enseignement significatif que les trois croix du Mont du Crâne,
le « Golgotha » ! La croix du Christ est entourée d’un bon larron et d’un mauvais larron (le Bien et le Mal). Elle  est un arbre « mort » qui reprend vie en servant de support au sacrifice de Dieu fait homme. Le Christ Jésus redonne ainsi vie à l’arbre central et symbolique, à la conscience des hommes par son sacrifice qui est une ascension vers Dieu.

La croix du bon larron, celle du Bien, est dite « d’équilibre ». C’est celle de l’équilibre antérieur à la chute. La croix du mauvais larron, celle du Mal, est dite « d’énergie » car elle concerne le futur qui prend naissance dans le présent. C’est la représentation exacte du schéma divin de l’Arbre des Séphiroth, c’est la voie du sacrifice qu’il faut suivre en devenant un feu salvateur, l’Esprit issu de la pensée, le cinquième élément, la Quintessence qui remonte vers Dieu par le pilier central, l’Arbre de Vie.

         L’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal est à la fois équilibre et énergie, passé
et futur, alors que l’Arbre de Vie est Esprit, instant présent. Il n’était pas convenable de traiter du symbolisme de l’Arbre sans en aborder l’un des aspects les plus mystérieux, l’Arbre de Vie. Cet Arbre est constitué par des réceptacles dans lesquels la lumière divine est reçue puis par lesquels elle émane et révèle l’essence divine.

Les séphiroth ne sont pas des êtres mais des émanations qui constituent le fondement du monde des idées divines. Le mot « Séphiroth » (pluriel de Séphira) a pour racine Samech-Pé-Resch. Cette racine procure trois significations : nombre, discours et écriture. L’Arbre des séphiroth constitue l’ensemble de la numération par laquelle Dieu se fait connaître aux hommes par la transition de l’unité vers le nombre. L’univers tout entier est régit par le nombre.

        « Sache qu’avant la création, seule existait la lumière supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace. Il n’y avait ni premier ni dernier, ni commencement, ni fin. Tout était douce lumière harmonieusement et uniformément équilibrée  en une apparence et une affinité parfaites, quand par sa volonté furent créés le monde et ses créatures, dévoilant ainsi sa perfection – source de la création du monde – ,
voici qu’il se contracta en son point central, il y eut alors restriction et retrait de la lumière, laissant autour du point central entouré de lumière un
espace vide formé de cercles.

Après cette restriction, d’en haut vers en-bas un rayon s’est étiré de la lumière infinie puis est descendu graduellement par évolution dans l’espace vide. Epousant le rayon, la lumière infinie dans l’espace vide est alors descendue, et tous les mondes parfaits furent émanés.

Avant les mondes, il n’y avait que Lui, dans une Unité d’une telle perfection, que les créatures ne peuvent en saisir la beauté, car aucune intelligence ne peut Le concevoir, car en aucun lieu Il ne réside, Il est infini, Il a été, Il est et Il sera. Et le rayon de lumière est descendu dans les mondes, dans la noirevacuité, chacun de ces mondes étant d’autant plus important qu’il est proche de la lumière, jusqu’à notre monde de matière, au centre situé, à l’intérieur de tous les cercles, au centre de la vacuité scintillante, bien loin de Celui qui est Un, bien plus loin que tous les autres mondes, alourdi à l’extrême par la matière, car à l’intérieur des cercles Il est, au centre même de la vacuité scintillante… »

Dans le principe les séphiroth sont des réceptacles de la lumière divine la plus pure. En traversant ces réceptacles la lumière se densifie comme un voile coloré qui l’alourdit et lui donne sa couleur. L’Arbre est constitué par dix séphiroth qui nous ramènent à la tétraktis divine par les quatre mondes que celui-ci traverse (1 + 2 + 3 + 4 = 10).

Les quatre mondes traversés par l’arbre de vie sont les mondes de :

1-     ATSILUTH :
Le monde de l’émanation. C’est le niveau de la conscience pure, le niveau le plus élevé des quatre, le plus proche de la source créatrice où le divin est parfaitement exprimé. Il est le monde de la volonté première où s’élabore l’intention de créer, il est positif.  Il est encore dans l’infinité de « l’Aïn –Soph ».

2-     BERIAH :
Le monde de la création. La notion du « Je » s’extrait du non être. La possibilité de créer devient effective. C’est à ce niveau que se constituent les archétypes de la création contenus dans le récit de la Genèse. C’est le monde passif. BERIAH est le monde de la manifestation universelle.

3-     YETZIRAH :
Le monde de la formation, le monde de la manifestation subtile. C’est également le monde intermédiaire angélique. La création devient intelligible, et les formes s’élaborent. Il est neutre.

4-     ASSIAH :
Le monde de l’action. Celui des faits et des phénomènes. L’effectivité de l’existence. C’est la construction proprement dite de l’univers, le monde matériel. Sur le plan humain, les séphiroth sont la source des dix puissances de l’âme ; les trois supérieures sont la conscience pure et les sept autres les forces émotionnelles de l’être. C’est l’avènement d’une nouvelle étape. ASSIAH est le stade final du processus créateur.

« Les quatre mondes et leurs sept palais sont dans l’homme ses différentes formes d’existence, disons ses différents corps, dont le plus dense du monde d’ASSIAH est le corps physique ».

     Les dix étapes qu’empreinte la lumière pour se manifester donnent à l’homme la possibilité d’en comprendre  l’aspect infini. Chaque séphira devient la représentation d’une vertu de la divinité.

Elles sont un principe universel, une représentation des lois de la nature dont les données régissent l’infiniment petit et l’infiniment grand. Cette organisation est adaptable à tous les êtres. Elle se nomme « numérotation » parce qu’elle fait tomber l’univers sous la gouverne du nombre.

 Dans l’ordre de la plus élevée, ou plus subtile, nous avons :

1-     KETER
« La Couronne ». Elle est le siège de la conscience. La lumière y est la plus pure. Elle est l’origine de tout, le lien avec Dieu.

2-     HOCHMAH
« La Sagesse ». Elle est la matière première, l’origine des puissances intellectuelles. Dans l’homme, c’est l’intuition, l’imagination.

3-     BINAH
« L’Intelligence ». Elle permet de comprendre Hochmah et d’intellectualiser ou de spéculer la sagesse.

4-     HESSED
« La Clémence » est la bienveillance illimitée. C’est le partage, l’expansion.

5-     GEBURAH
« La Rigueur », la restriction, l’intransigeance, la discipline.

6-     TIPHERET
« La Beauté », l’harmonie des forces émotionnelles énergiques de l’être.

7-     NETZACH
« La Victoire », elle structure l’ouverture de Hessed, permet de produire l’acte qui réalisera l’intention.

8-     HOD
« La Splendeur », qui contrôle et maîtrise l’acte pratique de Netzach.

9-     YESSOD
« Le Fondement » ou fondation sur qui reposent les forces émotionnelles de l’âme, si Yessod est stable, l’édifice se maintient.

10- MALKUTH

« Le Royaume » ou la matérialisation. C’est le support physique des émotions, l’acte exprimé.

Les séphiroth sont reliées entre elles par des canaux, 22 branches au total, qui portent chacun une lettre de l’alphabet hébreu. Les dix séphiroth et les vingt-deux canaux constituent les trente-deux sentiers de la sagesse.

L’attribution des lettres aux sentiers est issue d’un ancien commentaire du Sépher Yetzirah ; elle peut être différente de l’ordre alphabétique le plus communément adopté, mais au regard de la Genèse, tout devient clair. Dans le premier chapitre de la Genèse, le nom d’HELOHIM est dit 32 fois, allusion sans doute aux nombres des sentiers. L’expression « Dieu a dit » apparaît 10 fois comme les 10 paroles qui présidèrent à la création du monde. 32 sentiers moins 10 séphiroth donnent 22. Il reste 22 fois le nom d’HELOHIM, qui se décomposent ainsi :

-   L’expression « Dieu fit » revient 3 fois et peut se
rattacher aux 3 lettres mères.

-   L’expression « Dieu vit » revient 7 fois et peut se
rattacher aux 7 lettres doubles.

-   Les 12 noms qui restent sont en relation avec les 12 lettres
simples de l’alphabet.

images (1)La composition de l’arbre des séphiroth et des sentiers révèlent la chronologie des actions des ELOHIM. Chacun des sentiers expriment un aspect particulier de la création. L’homme étant considéré comme un microcosme, les six jours de la création décrivent les deux bras, les deux jambes, le tronc et le sexe. C’est pour cette raison que le texte de la Genèse dit : « créons l’homme à notre image ». A l’image du système nerveux du corps humain, la fonction des sentiers est de permettre à l’Esprit un contrôle sur la création, l’autre de permettre à la création d’accéder à l’Esprit. Pour l’être, contrôler les sentiers, c’est pénétrer l’Esprit de Dieu et pour cela, il doit voyager le long des 32 sentiers.

L’arbre de vie est donc la construction non visible du schéma du plan divin. En effet, comme on vient de le voir, c’est par un engagement religieux, voire mystique, que l’être humain peut reconstruire son corps de gloire, son corps lumineux, son corps divin. Au terme d’un voyage au long des sentiers de la sagesse, l’être va ouvrir sa conscience à la lumière divine. Cet arbre est comme un schéma psychologique où chaque couloir, où chaque pièce doivent être visités pour comprendre la création de Dieu et réintégrer le Divin.

L’arbre est un plan archétype de l’homme primordial que Dieu a créé avant la chute d’Adam, création émanant du ciel vers la terre. Aussi le seul moyen de remonter vers Dieu est de refaire le chemin inverse, depuis la terre vers le ciel, en cheminant sur les 32 sentiers de l’arbre de vie. La méditation sur les séphiroth permet de parvenir à la Connaissance et de pouvoir mettre en pratique celle-ci, car la kabbale n’est pas qu’une pratique mystique, c’est également une pratique magique.

C’est ce en quoi le symbolisme de l’arbre est si important ; il nous révèle que nos véritables racines sont célestes et non terrestres, que nous ne vivons qu’une vie illusoire en ce bas monde et que la vraie vie est celle promise par la remontée de l’arbre. Au fils des incarnations nous franchissons de nouveaux paliers qui nous mènent vers la perfection.

Cette démarche demande de la volonté et de la persévérance. Nous pouvons comprendre la création en méditant chacune des séphira et en cheminant sur les divers sentiers. C’est une quête qui demande beaucoup de temps, c’est pourquoi le meilleur moyen d’y parvenir est la méditation qui permet d’accéder à un autre plan de conscience.

Nous ne pouvons connaître Dieu uniquement par ses multiples aspects mais en étudiant l’ensemble de ceux-ci simultanément, car Dieu est indivisible. Les kabbalistes parlent d’une onzième séphira, mystérieuse et invisible, née du mariage de Binah et d’Hochmah.

Cette séphira, qui se nomme Daath, représente la Connaissance Intérieure, son nombre est 11 et onze est un nombre solaire ; c’est donc la représentation du Christ en soi, le Cœur, siège de l’Ame, le Soleil Intérieur qu’il nous faut reconquérir…

« Au milieu de la place de la cité et des deux bras du fleuve, est un arbre de vie, produisant douze récoltes. Chaque mois il rend son fruit, et son feuillage sert à la guérison des nations »

(Apocalypse de Saint Jean ch 22, v2) 

« Heureux qui a trouvé la sagesse, et qui possède l’intelligence, car sa possession vaut mieux que possession l’argent et son revenu est meilleur que l’or. Elle est plus estimable que le corail et rien de ce que l’on peut désirer ne l’égale. Dans sa droite, longueur des jours, dans sa gauche, richesse et gloire. Ses voies sont des voies délicieuses et ses sentiers sont paisibles. Elle est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent, et bienheureux ceux qui la possèdent »

(Proverbes ch.3, 13 et 3, 18)

 

source / http://chevalerietemplieretraditionnelle.fr/

Tradition Essénienne

Tradition Essénienne dans ESSENIENS telechargement-4Depuis  la découverte archéologique des manuscrits  de  la  Mer  Morte  en  1946,  le mot    «  essénien  »  a  fait  le  tour  du  monde, interpellant  et  suscitant  souvent  un  grand  nombre  de questions.  Certains  découvraient  avec  stupéfaction  qu’il y  a  deux  mille  ans,  une fraternité de saints hommes vivant en communauté, portait en elle tous les germes du christianisme et de la future  civilisation occidentale. Cette fraternité, plus ou moins persécutée, exclue, 

allait donner naissance à des hommes et des femmes qui ont changé la 

face du monde et le cours de l’histoire. 

En effet, les principaux personnages fondateurs de ce qui devait plus tard 

s’appeler le christianisme, étaient presque tous des

 Esséniens : Sainte-Anne, Joseph et Marie, Jean le  Baptiste,  Jésus, Marie-Madeleine, Jean l’Evangéliste,  etc..

Alors, en entendant pour la première fois le mot « essénien », un grand nombre de gens ont eu l’intuition qu’il y avait là un grand

 secret. Secret dans les deux sens du terme : 

- Quelque chose de sacré, de précieux qui touchait à leur propre âme et à 

celle de toute l’humanité.

-  Et  quelque  chose  de  volontairement  occulté  pour préserver certains intérêts et manipuler les consciences.

Dès le début, une polémique, voire même un conflit est né  autour  des  précieux manuscrits.  Certains voulaient en révéler le contenu au monde, d’autres en cacher 

l’existence et si possible les détruire. Certains sont d’ailleurs 

parvenus  à dissimuler les informations les plus gênantes et à diluer le  reste  sur plusieurs dizaines d’années  afin de  «  noyer le poisson ».

On  sait  maintenant  que  la  fraternité  essénienne  était connue  à  l’époque  de  Jésus  car  elle  avait  des  antennes dans presque  toutes les grandes villes jusqu’en Egypte. Les villageois  pouvaient  s’y  rendre  pour  y être soignés et Les voyageurs y séjourner pour trouver repos et nourriture. L’existence  de tels êtres, emplis de lumière, de sagesse, d’amour, de bonté et de force, maîtrisant les circonstances, devenus 

immortels… est tout à fait conforme et naturelle et a été 

connue  de tous les peuples et cultures.

Les Hébreux les appelaient: « L’Ecole des prophètes » et les Egyptiens : « Les guérisseurs, les médecins, les thérapeutes ».

Tout le monde  savait que Jésus était un des Maîtres de la Fraternité Essénienne car 

il portait 

la même  robe de lin sans  couture, signe  distinctif  de  tous  les  membres. 

C’est la  robe  blanche  de  la  communion,  de  l’union  consciente et  harmonieuse  de  l’homme  avec  les  sept  règnes  qui constituent l’Alliance de Lumière de la Nation Essénienne.

La question qui vient alors à l’esprit est : « Pourquoi, dans les Evangiles, ne  trouve-t-on pas une seule fois une seule allusion à l’existence des Esséniens ? »

L’unique  réponse qui  vient  naturellement  est que  ceux qui connaissaient l’histoire de la fraternité ont tout fait pour en  cacher  l’existence  afin de  barrer  le  chemin d’accès qui conduit  à la  source pure de  toute  expérience religieuse et à la perception libre d’une sagesse éternelle, d’une lumière universelle qui vit en chaque être humain.

Pour asseoir leurs pouvoirs religieux et politiques, ces êtres ont savamment et volontairement caché la source qui coule librement et gratuitement pour tous, 

afin que les humains aient besoin d’eux pour boire… Et notre époque est là pour nous le montrer. Après  avoir falsifié les Evangiles, une partie de l’Eglise a même créé de toute pièce la ville de Nazareth pour ne pas reconnaître  que Jésus  est  né  au  sein  de  la  Fraternité  des Esséniens, appelés aussi les Nazaréens, comme le prophète Elie, Samson et beaucoup d’autres.

En  fait,  «  Nazareth  »  était  l’un  des  noms  donnés  à  la Fraternité  Essénienne  du  temps  de  la  civilisation  atlante. 

Dans un ancien langage « Nazar » désigne le côté caché et mystérieux de la nature ; ce qui faisait des « Nazarites » les Initiés 

aux Mystères. Mais  pire  encore  :  une  partie  de  l’Eglise  n’a  cessé  de calomnier,  de  persécuter  et  d’assassiner  tous  ceux  qui 

proclamaient l’origine essénienne de Jésus, demeurant ainsi fidèles  à  son  enseignement.  Tous  les  moyens  possibles  et 

imaginables ont été mis en œuvre pour exterminer ce que cette partie de l’Eglise a nommé « l’hérésie johannite ». En effet  saint Jean, le disciple bien-aimé du Maître,  a  été  –et est  encore–  le  continuateur  de  la  Sagesse  Essénienne  au sein  du  christianisme.  Les Johannites,  les  Gnostiques,  les Manichéens, les Bogomiles, les  Templiers, les Cathares, les Rose+Croix,  les  Francs-Mâçons  des  origines…,  tous  ces courants  initiatiques  qui  ont  été  calomniés  et massacrés alors qu’ils prêchaient l’amour, la tolérance, le haut savoir et l’initiation, se réclamaient tous de l’Ecole de saint Jean.

 Leur secret si légendaire est le même que celui des Esséniens : ils connaissaient la Lumière de la vérité qui rend libre. 

Ils  ne  la  connaissaient  pas  sous  forme  de  dogme  et de  croyance  mais  par 

une  expérience  intérieure  directe qui  élève  l’homme  dans  la  Lumière  et  l’ennoblit.  Pour être  initié  à  ces  mystères, 

il  suffisait  d’étudier  la  sagesse millénaire  des  Esséniens  et  de  l’appliquer  concrètement, dans tous les domaines de la vie quotidienne. 

Voilà ce qui a été  caché depuis des  siècles à l’humanité pour  son plus grand malheur. Mais l’essénisme n’est pas mort, il est bien vivant… 

Il  ne peut pas disparaître  tant que  certains êtres viennent sur la terre pour répondre à la prière de millions d’âmes qui cherchent 

ardemment la Lumière, avec un 

cœur et une intention pure. L’essénisme est un état de conscience éveillé dans la 

compréhension claire des lois de l’harmonie 

régissant l’univers et les appliquant à travers une qualité de vie supérieure. 

L’essénisme, en tant que source de toutes les sagesses 

du monde, n’a jamais cessé de se réincarner sous des formes différentes. 

Ainsi, s’intéresser aux Esséniens, ce n’est pas se limiter à

 de l’archéologie ou à la lecture de quelques manuscrits  plus  ou moins  poussiéreux  :  c’est  l’esprit qui confère la vie et l’esprit est éternel. 

A  travers  l’Ecole  de  Dieu  activée  dans  de  nombreux peuples, l’Enseignement universel a survécu. 

Déjà à l’époque de  Qumrân,  la  Fraternité  Essénienne  était  internationale et  beaucoup plus vaste que ne le croient les chercheurs modernes. 

L’essénisme existe depuis le commencement des temps. 

A partir du moment où le premier humain est né et a cherché à pénétrer  avec un  cœur pur les mystères de la vie  et du cosmos, alors l’essénisme est apparu .

La Tradition Essénienne de Olivier Manitara

 

Transcender la matière

 


Transcender la matière dans SAGESSE des PLEIADES plantes-feuilles-00014 Le savoir spirituel ou ésotérique se sert de la métaphore et du symbole pour transmettre des faits subtils de l’existence, qui transcendent l’univers matériel et qui exercent sur lui un effet puissant. Nous nageons dans un océan de symboles, auxquels l’esprit humain réagit spontanément. Ils s’impriment facilement dans notre ADN, qui les conserve, ainsi que dans notre mémoire profonde, dans le mental inconscient et subconscient. En l’absence de symboles, comment parviendrions-nous à nous exprimer ? La langue dépend d’accords télépathiques où le sens inhérent est attribué à des symboles sonores. Cependant, les gens considèrent la parole comme allant de soi et s’interrogent rarement sue la provenance des mots qu’ils s’apprêtent à prononcer. Ils ne s’aperçoivent pas non plus qu’ils traduisent leurs pensées en mots et qu’ils jouent avec le pouvoir de nommer, de qualifier, d’identifier et de créer l’existence. Les mots sont porteurs d’information, mais celle-ci n’est pas les mots. Ils évoquent des significations se fondant sur des accords collectifs sur a réalité consensuelle, tout en la façonnant.

 Pour exercer l’art de l’écriture, il suffit de deux lignes et de quelques gribouillis bidimensionnels utilisant un code, l’alphabet. Les mots qu’ils forment fabriquent littéralement quelque chose à partir de rien, parce que le geste physique d’écrire produit et oriente l’énergie. L’écriture est une forme de magie que l’on acceptait spontanément et qui fut élaborée comme méthode pour influer sur la réalité. A fil du temps, la signification des symboles dans chaque langue s’est modifiée, s’adaptant aux exigences, à l’intelligence et à la curiosité des divers peuples ; parfois cependant, on altéra délibérément certains mots, on les réinventa ou on les bannit même de la langue orale, parce qu’ils étaient doués d’une puissance spéciale. Pour finir, on les interdit.

 Il y a fort longtemps, l’aptitude à identifier et à nommer les mystères de la vie et leurs forces naturelles était considérée comme un acte de pouvoir permettant de se prévaloir de leurs propriétés magiques. On concevait la nature comme une scène où se manifestaient dans une dimension spécifique les lois spirituelles et cosmique et leurs forces, ce qui permettait à la conscience d’explorer la réalité depuis ce point de vue particulier. Toutes les formes de conscience sont dotées d’une curiosité innée, et les gens cherchaient autrefois à comprendre l’interaction et le rapport entre ces lois et ces forces cosmiques. Ils aspiraient à des connaissances qui leur permettraient d’employer les propriétés mystiques de la nature et de l’atmosphère pour influencer la vaste sphère de l’existence.

 Nos ancêtres faisaient appel à cette tradition consistant à noter la position du Soleil dans les cieux afin de localiser la leur dans l’existence et pour marquer le temps. Ils comprenaient que les cycles célestes contenaient la clef de leur identité supérieure ; les gens d’aujourd’hui ont une curiosité déformée et peu d’entre eux reconnaissent et admettent spontanément les forces de la nature. Dans l’hémisphère nord, bien avant l’avènement du christianisme, le 25 décembre étaient consacré à la célébration du retour de la lumière qui délivrerait le monde nordique des longues nuits obscures. Naissant de nouveau à l’horizon, le soleil commençait à s’élever dans le ciel après avoir atteint son point culminant dans les latitudes méridionales au solstice d’hiver, en décembre.

 Lorsque la Terre achève sa rotation de vingt-quatre heures sur son axe incliné, elle franchit l’espace, complètement synchronisée avec le système solaire, parcourant son orbite autour du Soleil et 365 jours. En raison de l’inclinaison de l’axe polaire, le Soleil paraît changer de position dans l’azur, semblant migrer à chaque saison vers le nord ou vers le sud tout en jetant de nouvelle sombres et reflets par une transmission continue d’informations encodées dans la lumière ; le Soleil est notre première source d’énergie. En tant que maître de notre système solaire, il fournit sans faillir la lumière qui anime la vie telle que nous la connaissons. Le signe de la croix, ces deux lignes qui se coupent, est un symbole archaïque multicouche qui était utilisé dans les temps anciens comme point localisateur et aussi pour représenter les étoiles et le Soleil. La croix signifiait également : « là où l’esprit rencontre la matière ». Le ciel semblait s’unir à la Terre à l’horizon pour former une croix cosmique. Jadis, l’atmosphère, ou éther, était toujours figurativement placée au milieu de la croix ; l’éther déborde de force vitale cosmique et, à la jonction des lignes, une vitalité abondante ouvre des portails sur d’autres dimensions de la réalité.

 Il y a longtemps, les gens se servaient du soleil pour situer leur positon dans l’existence et ils plaçaient des marqueurs de pierre en des endroits spécifiques de la surface terrestre afin de découvrir le schème des mouvements des rayons solaires. Ils observaient les positions des autres – la Lune, les planètes, les comètes et les étoiles – pour déchiffrer les  symboles et les schèmes célestes définissant et marquant le paysage existentiel. Comme marqueur et point de localisation, la croix en vint aussi à représenter les quatre points cardinaux – le nord, l’est, le sud et l’ouest – ainsi que les quatre points intermédiaires, les quatre saisons et les quatre éléments : la terre, l’air, le feu et l’eau. Ceux qui comprenaient respectaient la puissance des énergies de la déesse ont toujours considéré que les carrefours représentaient ses sites sacrés. Jadis, il était bien connu que les activités exécutées au centre précis de deux lignes qui se croisent possédaient le pouvoir d’influer sur plusieurs versions de la réalité. Les deux lignes se rencontrent et forment un point de pouvoir qui réfère invariablement à l’éther, à la force vitale de l’existence.

 Le motif de l’échiquier est une version plus complexe de la croix, une extension qui a évolué naturellement à partir d’une série de croix entrecroisées. Il s’agit d’un motif en grille composé de soixante-quatre carrés, huit par côté suivant une alternance de carrés blancs et de carrés noirs. Ce motif symbolique familier se retrouve partout dans le monde, ainsi que dans plusieurs lignes temporelles. Dissimulé tout en demeurant parfaitement visible, ce dessin noir et blanc formé de carrés est un moyen de conception archaïque simple, mais puissant, pour rappeler à l’humanité l’étendue infinie de la sphère de l’existence et surtout la manière d’y naviguer. Ce symbole s’inscrivait aisément sur les couches plus profondes de la psyché humaine ; il faut transmis dans les schèmes innés de perception d’une génération à l’autre. Le motif entrelacé représentait les complexités encodées du multivers. Chaque point de croisement sur la grille est un vortex et un portail d’énergie où s’unissent des réalités, et chaque carré symbolise une propriété spécifique de l’énergie, noir pour les propriétés négatives, blanc pour celles qui sont positives, tout comme les charges électriques positives et négatives.

 En synthétisant cette information cruciale en une forme bidimensionnelle appartenant à la réalité tridimensionnelle, on cherchait à illustrer métaphoriquement la prépondérance de la polarité dans l’ordre naturel du multivers. L’échiquier est un symbole qui traduit l’ultime complexité de la sphère de l’existence grâce à son motif à significations symboliques en dégradé. Malgré tout, il présente une absolue simplicité, la présence innocente d’un damier aux yeux du monde. Les peuples anciens savaient que, dans le vaste jeu de l’existence, ils auraient à revivre encore et encore. Ils savaient également que la manière de percevoir et d’interpréter la réalité déterminait la qualité d e leur expérience de vie, ici-bas et au-delà. Par ailleurs, ils comprenaient que l’échiquier avait été conçu comme symbole pour imprimer leurs banque mnémoniques, afin qu’lis se souviennent et soient en mesure d’évoquer ce qu’ils avaient appris d’une incarnation à l’autre…

 

Extrait du livre : SAGESSE DES PLÉIADES, BARBARA MARCINIAK – Ariane Éditions page 208.

Origines du Christianisme

AUX ORIGINES DU CHRISTIANISME : QUI ÉTAIENT LES ESSÉNIENS ?

Gif spheresEdmond Bordeaux-Szekely découvrit au début du siècle dans les archives du Vatican, des manuscrits traitant des idées et du mode de vie des Esséniens, qui vécurent il y a deux mille ans au Moyen-Orient et exercèrent une profonde influence sur la genèse du christianisme.

Il consacra sa vie à l’étude de l’enseignement essénien et de ses applications pratiques pour l’homme du vingtième siècle.

Il s’appuie sur des preuves historiques, archéologiques, philologiques et exégétiques pour montrer comment le christianisme se développa. Laissons-lui la parole :”Il y a deux mille ans, dans une partie du monde appelée la Palestine, prit place un événement qui transforma tout le destin de notre planète. Rien dans l’histoire de la civilisation occidentale n’est comparable en importance et en influence à cet événement. Dans la lutte titanesque entre deux colosses qu’étaient l’Empire romain, le plus fort de tous les empires, et le flot incessant d’envahisseurs venus d’Asie, la plus grande puissance d’invasion de l’histoire, une troisième force apparut. D’une manière mystérieuse et avec une rapidité extraordinaire, elle vainquit ces deux géants apparemment invincibles. Il ne fallut que quelques siècles à cette force nommée christianisme pour développer son autorité sur toutes les nations occidentales. Elle devint la force militaire et politique suprême qui régna sur des centaines de milliers de gens, sur les rois et sur les empereurs. Trente-cinq ans avant notre ère, devant la répétition des luttes armées des sectes israélites contre l’Empire romain, l’empereur Hadrien détruisit Jérusalem et dispersa les juifs. Après leur défaite sur le terrain, ces sectes se vengèrent de Rome en développant un message fanatique qui servit de support aux groupes religieux dont allait naître L’Eglise catholique. Pour tenter de les neutraliser, l’empereur Constantin reconnut leur religion en lui donnant une existence officielle. L’Eglise devint alors une institution qui, pour augmenter son pouvoir, consacra plusieurs siècles à manipuler les manuscrits anciens, modifiant ce qui n’allait pas dans ses vues et supprimant les enseignements contraires à ses intérêts. Au quatrième siècle, le Concile de Nicée élimina un grand nombre de textes considérés comme non conformes aux dogmes de L’Eglise et le message de paix et d’harmonie des Esséniens disparut presque totalement de la tradition chrétienne. Lorsque l’Empire romain s’effondra sous la pression des barbares, L’Eglise chrétienne seule subsista au milieu des ruines, ayant pu, grâce à sa bonne organisation, échapper au désastre qu’elle avait en grande partie elle-même provoqué. Le propre de L’Eglise des premiers siècles fut vraiment d’imposer les dogmes qu’elle professait et de déclarer hérétiques ceux qui pensaient différemment. Comme l’a dit John Lilly, dans “Les Simulacres de Dieu” (éditions du groupe de Charamande): “Des traitements horribles furent réservés aux hérétiques et à ceux qui déclarèrent n’avoir aucune foi en tout ce qui se passait. Des gens furent noyés et écartelés, pendus, brûlés; on leur infligea toutes les atrocités que l’homme a pu inventer pour tourmenter son prochain, et cela au nom de Dieu, celui que je connais et que je vais t’apprendre à connaître. Si tu t’y refuses, je me verrai dans l’obligation de te torturer jusqu’à ce que tu croies en Lui. Et si par accident tu mourais en cours de route, je prierai pour que ton âme aille au Paradis”.

L’Eglise chrétienne parvint à l’apogée de sa puissance lorsqu’elle donna à Charlemagne sa couronne d’empereur en échange de sa soumission aux dogmes pontificaux. La suite des siècles nous montre son déclin. Aujourd’hui, la puissance de L’Eglise n’est plus que l’ombre de sa grandeur passée. La perte de confiance des populations envers une institution étouffée par le poids de traditions rigides s’accentue sans cesse. Si l’histoire de la civilisation occidentale montre comment L’Eglise est devenue victime de ses dogmes, il n’empêche que le message originel des Esséniens, même fortement dénaturé par les traditions, garde toute sa puissance spirituelle. Depuis l’apôtre Paul, L’Eglise n’a cessé d’enseigner aux hommes la haine de leur propre corps. Elle a dénigré une relation harmonieuse avec soi-même pour ne valoriser que la vie intellectuelle en prônant une spiritualité purement cérébrale. Le bien-être, la santé, l’observation de soi, la connaissance intérieure ont été supprimés pour faire place à une science analytique dont on mesure actuellement les limites et les dangers.

Comme le dit Edmond Bordeaux-Szekely dans “La Vie Biogénique”:

“Obsédée par un esprit démoniaque de cupidité et de compétition, notre société dévaste et gaspille follement le capital précieux des ressources naturelles de la planète pour produire une marée sans fin de biens de consommations inutiles, non biodégradables et non recyclables. Ainsi se développe à une vitesse vertigineuse une pollution sans cesse croissante des sources de la vie sur terre – atmosphère, océans, rivières, lacs, sols, champs, forêts – détruisant à jamais des milliers et des milliers de formes de vie créées il y a des millions d’années. Dans un très proche futur, l’industrie géante centralisée, cet insatiable monstre, nous aura complètement séparé de la nature qui recouvre notre mère la terre et nous achèvera en immolant nos corps affaiblis, anémiques et malades au sommet d’une montagne de déchets empoisonnés aussi grande que la planète.”

 

Le divin message d’unité de Mahomet par Kryeon

http://www.kryon.com/k_channel10_seattle.html 

Channelling présenté à Seattle, Washington, USA, le 20 novembre 2010 Ce texte est adapté au lectorat, car l’ambiance ou l’énergie d’une canalisation en direct est différente. 

Permettez-moi de vous parler du prophète Mahomet [Muhammad, en arabe] (Note 1). Il faisait partie de la lignée d’Ismaël qui était de la lignée d’Abraham. Donc, Mahomet avait du sang juif, même si sa culture était différente. Son lignage akashique provenait d’Abraham (selon le Coran, Abraham est le fondateur de l’Islam).

Le divin message d'unité de Mahomet par Kryeon dans KRYEON nous parle 220px-Isaac_Blessing_Jacob_-_Govert_FlinckMahomet a fait quelques rencontres avec une présence angélique, et il y a eu de belles discussions. En ces temps-là, il arrivait parfois que les anges parlent directement à l’humanité, d’une manière 3-D. Avez-vous remarqué que la plupart des anges qui ont parlé aux Êtres Humains de cette époque, s’adressaient à des personnes de la lignée juive, telles que : Mahomet, Moïse, Jésus, Abraham, etc. ? C’est parce que le setup ou “mise en scène” de cette partie de votre histoire était ainsi. Une partie importante du lignage juif devait être intégrée à la base du système akashique de l’humanité. Nous avons déjà dit : « Ainsi vont les Juifs, ainsi va la Terre ! » En effet, il y a des choses importantes à voir dans cette histoire, mais cela va bientôt changer. Selon notre vision ou perception, tous les peuples du Proche-Orient sont des Juifs. 

[NDIT – Kryeon ou Lee Carroll utilise le mot “Middle East” qui se traduit par “Moyen-Orient”, mais je pense que le mot “Proche-Orient” serait plus approprié. Voici la définition des deux mots, selon mon bibliorom Larousse ; Proche-Orient, ensemble des pays riverains de la Méditerranée orientale (Turquie, Syrie, Liban, Israël, Égypte). On y inclut parfois la Jordanie et les pays du pourtour du golfe Persique. 
; Moyen-Orient, ensemble formé par l’Égypte et par les États d’Asie occidentale. L’expression englobe parfois aussi l’Afghanistan, le Pakistan et la Libye. Elle recouvre partiellement l’ensemble désigné sous le nom de Proche-Orient.]
 

L’information que Mahomet reçut de l’ange était celle-ci : « Unifie les Arabes et donne-leur le Dieu d’Israël. » Et il l’a fait ! Cette information était tout simplement divine, et plus tard, elle fut écrite pour ses disciples. Elle parlait de l’incroyable amour de Dieu et l’unité de tous les Êtres Humains. Mahomet, le prophète, a été un rassembleur, non pas un séparatiste. 

Bien avant Mahomet, il y a eu Jésus – Jésus le Juif. Le christianisme d’aujourd’hui est basé sur ce qui a été perçu par son enseignement. Tous ses disciples étaient Juifs. Pierre, Pierre le pêcheur, celui qui a initié l’église chrétienne, était un Juif. Nous vous parlons de ces choses dans le but de vous rappeler qu’il y a une sorte de suite logique, une “union”, dans ces événements. Chers Êtres Humains, c’est peut-être la raison pour laquelle les douze couches d’ADN portent des noms hébreux. En effet, cela rend honneur aux maîtres et à leur lignage, incluant Mahomet, Ismaël, Isaac, Abraham et Jésus. Tout ceci fait partie du langage spirituel d’origine [la langue hébraïque]. 

Évidemment, vous pourriez me dire qu’avant eux, il y a eu les Sumériens, et encore avant, il y a eu les Lémuriens. Il y a également eu le Sanskrit, le Tamoul et bien d’autres anciennes langues parlées. C’est vrai, sauf que nous parlons des langues en usage aujourd’hui, de celles que vous pouvez vérifier, et qui étaient utilisées par le lignage pur de ces maîtres qui ont marché sur cette planète. 

Alors, qu’est-ce que l’humanité a fait de tout cela ? Qu’a-t-elle fait de toute cette information sacrée qui provenait de ces maîtres juifs ? Elle a déclenché des guerres [NDIT - Des guerres dites “saintes”, là où je peux librement, officiellement et avec honneur, tuer mon ennemi, au nom d'un prétendu amour de Dieu.] C’était une chose “usuelle”, mais pas nécessairement “normale”, puisque les masques des attitudes des Êtres Humains en 3-D avaient l’habitude de séparer les choses. Ces masques parlent d’un Dieu unique, mais ils ne le mettent pas tous “dans la même poche”.

 Donc, nous voilà en présence d’un Dieu qui est tout amour, un créateur de tout ce qui est, et des millions d’Êtres Humains qui croient en lui, mais ils vont quand même se faire la guerre les uns les autres, à ce sujet… À cause d’une idéologie qui prône que Dieu a dit ceci au lieu de cela, une idéologie qui cherche à prouver que ses prophètes sont meilleurs que les autres… Une idéologie qui cherche à prouver, même par la force, que c’est elle qui a les faveurs de Dieu, que Dieu “est de leur bord” – pour ainsi dire. C’est l’histoire ancienne, qui date seulement de quelques milliers d’années. Cependant, elle vous donne une idée globale de ce qu’est l’ancienne énergie. 

Vous pouvez diffuser librement cette traduction, à condition que ce qui suit soit inclus et que la présentation ne soit pas modifiée. Interprétation et traduction de ; Jean-M. Gobeil Site : http://kryeon.forumactif.com/forum.htm 

Le « karma » du Maître

Le   Je crois plus utile de m’étendre ici sur une notion qui pourrait paraître sacrilège mais qui, à mon sens, vaut qu’on s’y attarde… ne serait-ce que parce que Jeshua souhaitait ardemment que l’on ose toutes les questions. Je veux évoquer ici ce que l’on pourrait appeler le « karma » du Maître. A priori, cette direction est absurde et insolente puisqu’il est évident qu’un Maître de Sagesse libéré, à plus forte raison un Avatar, est par définition dégagé de son karma personnel. Il oeuvre sans avoir de « contentieux » à régler avec qui que ce soit et donc dans une optique de Service total et libre à l’humanité. Cependant, en poussant audacieusement la réflexion, il est légitime de se demander si un tel Être n’engendre pas inévitablement, par les conséquences de ses oeuvres, une impressionnante série de réactions en chaîne qui lui vaut de réamorcer en Lui un mécanisme karmique. Ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions ? 

En effet, en jetant un regard purement rationnel et historique sur les deux derniers millénaires relativement à l’impact du Christianisme sur Terre, il faut bien reconnaître que le bilan est particulièrement douloureux. Il y a tout d’abord la mise à mort de quelques uns des proches disciples de Jeshua. Les milliers de morts provoquées par la vague de persécution des premiers Chrétiens. Il y a ensuite, évidemment, l’épopée incroyablement sanglante des Croisades, les bûchers dressés par milliers afin d’éradiquer certaines « hérésies » comme, par exemple, le Catharisme. Citons encore le drame des guerres de religion dont la racine est d’ailleurs toujours bien vivante et aussi, ce qu’on passe sous silence, les millions de morts engendrées par des siècles d’invasions « missionnaires » cherchant officiellement et à tout prix à « sauver les âmes des sauvages ». Tout cela se solde, en définitive, par un nombre incalculable d’iniquités et de massacres avec pour seul prétexte… la paix du Christ ! 

De ce rapide coup d’oeil, faut-il conclure que la Mission du Maître – aussi pure et lumineuse fût-elle dans son essence – est un échec et que, de ce fait, Jeshua a pris la charge d’un nouveau karma personnel qui L’enchaîne à notre humanité? On pourrait s’aventurer à le supposer… Cependant, ce n’est pas ainsi qu’il convient d’analyser la situation. Pour éclairer ce point, je me baserai une nouvelle fois sur des paroles rapportées par Jean… Celui-ci rassembla une vingtaine d’entre nous quelques mois seulement après la Crucifixion. Il revenait juste de l’une de ces courtes visites qu’il pouvait rendre au Maître secrètement retiré au monastère du Krmel. Ses questions avaient porté sur l’attitude à tenir face aux rixes qui éclataient de ci-delà dans Jérusalem au nom du « mouvement de libération » qu’Il avait stimulé malgré Lui. Les Zélotes n’en étaient pas les seuls instigateurs; certains farouches partisans de la résurrection du Rabbi Jeshua qui se réunissaient sur les places publiques se heurtaient régulièrement à de petits détachements de légionnaires demandés par le Sanhédrin. 

On comptait déjà des blessés, peut-être plus. Comment une vie dédiée à l’Amour pouvait-elle provoquer cela? Jean lui-même se sentait en partie responsable d’avoir participé à la mise à feu d’un tel processus. Il se questionnait… Voici ce dont ma mémoire garde trace du propos qu’il nous tint : 

- « Le Maître m’a beaucoup parlé de sa responsabilité dans tout ce qu’Il apprenait de ma bouche et ayant trait aux émeutes. Il ne s’est pas dit surpris car Il en avait déjà eu quelques visions dans les semaines qui précédèrent sa mise en croix. Je L’ai vu pourtant profondément peiné… Comme je continuais de L’interroger à ce propos, Il m’a dit que si l’homme de chair en Lui souffrait, le Maître savait que tout cela était inévitable, compte tenu de l’état de conscience de notre monde. Je Lui ai alors demandé s’Il trouvait cela juste puisqu’Il n’avait voulu que la paix. Sa réponse fut qu’il était juste qu’Il accomplisse ce qu’Il a accompli. Il me dit aussi que, pour semer, Il avait dû labourer un sol rocailleux et sec et que les réactions des hommes face à sa Parole étaient comme des mottes de terre aride qui éclataient les unes après les autres sous le soc de la charrue. Ensuite Il ajouta: – « Ce monde nourrissait une plaie infectée. Il fallait une Force pour l’inciser. C’est la conscience de l’infection et le pus qui s’écoule de la plaie qui commencent à faire mal… 

- Qui commence seulement, Maître? ai-je alors demandé. 

- Oui, je le vois, je le sais au fond de mon âme, fit-Il. 

Lorsqu’un prisonnier sort de son cachot obscur pour la première fois depuis bien longtemps, il n’a que le souvenir de ce qu’est le soleil et il lui tarde de le redécouvrir… Mais lorsqu’enfin ses yeux le contemplent, il se trouve totalement aveuglé et a mal. Est-ce pour cela qu’il ne faut pas le libérer? Même si le soleil lui brûle les yeux pendant longtemps, comment ne pas bénir le fait qu’il réapprenne à respirer à l’air libre? C’est cela que je suis venu faire … Vous enseigner à redécouvrir le soleil et l’air pur… même si, en chemin, cela fait saigner votre âme et votre corps. » 

Le Maître m’expliqua ensuite que toute action, même et surtout si celle-ci est sacrée, comporte son risque et que sans risque tout végète toujours. À cela Il ajouta que la Vie elle-même était le risque pris par l’Éternel. Mais écoutez encore… Tandis que je croyais devoir prendre congé de Lui et que je Le saluais, le Maître me pria à nouveau de m’asseoir sur les dalles de pierre de la cellule où Il vit. Il me confia alors qu’Il ne portait pas à Lui seul la responsabilité de ce qu’Il savait avoir initialisé pour les temps à venir. C’est là qu’Il m’expliqua faire partie d’une Fraternité de douze Maîtres veillant au destin de notre humanité depuis des temps immémoriaux 

• Il continua en me disant aussi que si, pendant toutes ces années, Il avait été habité par la Présence du Soleil, c’était parce qu’Il avait été désigné par ses onze Frères en esprit pour être le porte-parole de leur Fraternité et en devenir le « fer de lance » pour le bien des femmes et des hommes. – « Tu es donc le plus grand d’entre eux, Rabbi… Lui ai-je aussitôt demandé. – Ne crois pas cela, Jean… Il n’y a ni grand ni petit parmi nous. Nous sommes semblables aux organes vitaux d’un même corps. Chacun de nous est unique dans sa spécificité et aucun n’a de primauté sur l’autre… C’est par la Conscience du Coeur que nous portons en nous que nos efforts s’unissent. Ce Coeur-là, je te le dis, est extérieur à notre Fraternité bien que perpétuellement présent dans son essence. 

Il est ce Soleil béni qui parla à travers moi durant toutes ces années passées et qui m’a quitté le jour où, en croix, le sommet de mon crâne s’est tellement dilaté… Parmi ces douze dont je te parle, j’ai simplement été le mieux placé à un moment précis de l’histoire de ce monde, c’est à ce titre que j’ai accepté mon rôle. Ainsi, Jean, la responsabilité de ce qui a été engendré au nom du Fils de notre Père à tous n’est pas mon fardeau personnel. Elle est celle de la Conscience collective de la Fraternité des Douze. Elle est de l’ordre d’un autre système d’évolution dans lequel cette Terre est une fleur parmi d’autres. Essaie de comprendre ceci encore : Lorsque nos douze âmes sont réunies, elles forment comme un seul être sous le flambeau d’un Esprit unifié. C’est cet Esprit qui a engagé Sa responsabilité et qui porte donc une forme de karma dans une autre sphère de la Création de l’Éternel. C’est un grand mystère que tout cela… 

En vérité, il manque des mots à toutes les langues humaines pour en exprimer la Merveille. Ce n’est que lorsque les consciences se marient qu’elles en pénètrent le secret. .. » Voilà, mes amis, ce que le Maître m’a confié, non sans émotion dans la gorge. Il Affirme que le Soleil de notre Père à tous L’a quitté et ne veut plus que le titre de Rabbi. .. Mais moi je vous le dis, si cela est vrai, Il a gardé de ce Soleil un éclat dans le regard et une chaleur dans la voix qui jamais ne Le quitteront. » Je me souviens qu’aucun de nous ne fit de commentaires à ces confidences de Jean. Ce qu’il nous avait dit était trop important et trop énorme pour nous qui étions encore sous le choc du Golgotha et qui appelions de nos voeux une direction toujours plus précise venant de la part du Maître. 

Celui-ci avait beau nous avoir demandé de parler et de soigner en son Nom afin de poursuivre son OEuvre, nous avions beau ressentir aussi la présence d’un Souffle inconnu circuler dans nos veines, il fallait que quelque chose en nous se réorganise… 

Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

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