La pratique ancestrale chez les Esséniens

 

2ème partie : Cet interview de Daniel Meurois et de Marie-Johanne Croteau-Meurois, réalisé par le magazine Sacré-Planète et publié dans le n°44, qui développe le concept des Thérapies égypto-esséniennes, met en évidence l’origine des Soins Esséniens et Égypto-esséniens et le concept de Vie qui les soutient.
Ce savoir et ces valeurs font partie de l’enseignement que Daniel et Marie-Johanne diffusent en France dans leur concept de « Soins à sensibilité essénienne et égyptienne ».

Bonne lecture
Jean-Paul Thouny

A

SP : Quel était pour les Esséniens – et les Égyptiens qui ont précédé ceux-ci – le rôle de la maladie chez l’être humain ?

Daniel Meurois. : Dans leur Tradition comme dans toutes les grandes Traditions du monde, les thérapeutes ayant une vision globale de la maladie ont toujours perçu celle-ci comme un rendez-vous de l’être avec lui-même. La maladie indique inévitablement un carrefour dans la vie d’une personne, un carrefour qui lui suggère de repenser sa façon d’être, essentiellement son hygiène de vie intérieure. Celle-ci est émotionnelle et mentale. Elle est aussi en rapport avec ses croyances, car ces dernières deviennent vite des conditionnements qui orientent le comportement. En termes modernes, on pourrait dire que la maladie, vue sous cet angle, est perçue comme un clignotant rouge sur le tableau de bord d’un véhicule. Elle est le signe d’un désordre à repérer, dont les racines sont peut-être éloignées du symptôme qui se manifeste, ou apparemment sans rapport avec lui.

Pour en revenir aux Esséniens et aux Égyptiens, je dirais qu’ils accordaient beaucoup d’importance aux masses énergétiques engendrées par les pensées humaines. Ils voyaient, dans ces masses qu’on appelle de nos jours « Forme-Pensées », les germes de la plupart des troubles de santé. Ils avaient remarqué, d’une part que ces masses affaiblissent ou déstructurent l’aura humaine mais que, d’autre part, elles aimantent des organismes toxiques émanant du bas-astral, les « entité-maladies ». Leur première préoccupation était donc de nettoyer l’organisme subtil du malade par toutes sortes de méthodes, puis d’y lever certains barrages énergétiques, avant même de tenter d’y rétablir un courant de vie réparateur.

Des sortes de mantras, puis des pratiques de « reconstruction mentale » par visualisation, étaient ensuite enseignées aux malades capables de se prendre en charge afin qu’ils modifient leur rapport à la vie, et ne retombent pas dans le même problème. De manière générale, passer à travers une maladie, digne de ce nom, était pour ces anciens peuples comme franchir le cap d’une initiation. On était idéalement tenu d’essayer d’en comprendre le sens. Ce qui ne veut pas dire que c’était toujours fait et réussi.

Cette approche préfigurait incontestablement ce que nous appelons aujourd’hui les psychothérapies… hormis le fait que l’existence de l’âme en était le pivot majeur… « détail » qui n’est pas nécessairement le cas de nos jours, loin s’en faut, hélas. L’être est une globalité indivisible, ce qui veut dire que, si on l’ampute de l’une de ses dimensions, on ne résout aucun problème en profondeur.
On ne fait que le déplacer et on lui donne alors un autre nom.

 

SP : Les thérapeutes étaient à l’époque des prêtres car soigner était un acte sacré. Aujourd’hui, les choses ont évidemment changé et on ne conçoit plus que la prêtrise ait nécessairement quelque chose à voir avec les thérapies. À qui s’adressent les formations en soins esséniens que vous donnez, Marie-Johanne, en collaboration avec Daniel ?

Marie-Johanne Croteau-Meurois : Notre formation en soins esséniens ne s’adresse évidemment pas à tous. Nous pensons très honnêtement que tout le monde ne possède, hélas, pas en soi les qualités de base d’un bon thérapeute. Les qualités essentielles que nous recherchons dans notre école de formation sont, entre autres, celles de la réelle compassion – beaucoup de gens ignorent d’ailleurs le véritable sens de ce mot – la volonté sincère d’aider, la capacité d’écoute et d’accueil de la personne malade. À cela, il faut ajouter l’honnêteté, le discernement, une démarche spirituelle évidente et ce qu’on appelle la foi. Enfin, l’idéal est aussi de manifester certains dons particuliers propres à faciliter l’approche de ce type de thérapie comme, par exemple, une sensibilité particulière aux niveaux des mains, de la clairaudience, de la clairvoyance, etc.

Il ne s’agit pas de dire : « Pour soigner, on injecte de la lumière, de la lumière qui est autour, dans les corps subtils… » car, à mon sens, c’est une formulation incohérente dans le cadre de la Tradition essénienne. Elle semble ignorer absolument tout de l’aspect sacré des soins, et est réductrice quant à leur principe de base : celui de la recherche intérieure chez le thérapeute d’une « qualité » de Lumière spécifique. Le but est de canaliser celle-ci et ensuite de l’infuser avec le Cœur et toute la Conscience requise dans le corps du malade… en n’omettant pas de demander l’assistance et l’aide des Présences célestes, des Guides de Lumière.

Il faut préciser que l’acte de soigner est un acte de symbiose totale avec le « Ciel ». Une trinité composée de la Présence divine, du thérapeute et du malade doit se manifester. L’énergie thérapeutique circule donc du Ciel vers le thérapeute, son outil et son canal. Le thérapeute, de par ses mains, transmet ensuite au corps du malade « l’Onde sacrée de Guérison », dont la Lumière retourne ensuite au « Ciel ». Il s’agit d’un mouvement trinitaire et continu de régénération de la circulation de l’Énergie de Guérison et d’Amour des sphères célestes.

SP : Quelle place accordez-vous au sacré dans ces soins ?

MJCM : J’y accorde toute la place car soigner est un acte sacré en lui-même. Pas d’appel à l’aide d’une Présence de Lumière ? Pas de reconnaissance du Sacré ? Alors pas de réelle guérison possible.
C’est aussi clair et simple que cela. Tout résultat positif, en soins esséniens-égyptiens, repose sur la foi du thérapeute et le respect de l’aspect sacré du soin, donc sur une vraie connexion avec l’Onde divine universelle.

Daniel et moi-même n’enseignons pas qu’un ensemble de données à intégrer mentalement. Nous enseignons à désapprendre le mental pour se connecter à la Source et au Cœur de celle-ci en soi ainsi qu’à l’extérieur de soi, afin de laisser s’exprimer le Courant thérapeutique sur le corps malade. Nous essayons de faire sentir à nos étudiants l’existence d’une autre « marche » à gravir, celle qui dépasse le simple niveau du thérapeute et qui mène à celui du thérapeute-guérisseur.

Nous recommandons.par ailleurs de travailler en parallèle avec la médecine officielle de notre société, car aucune médecine ne devrait en exclure une autre. Les thérapies esséniennes résultent d’une communion sacrée et intime de l’âme et du cœur. La sagesse et la maîtrise sont de savoir manier intelligemment l’une et l’autre. Si nos enseignements souhaitent donner tous les outils de cette méthode, ils espèrent par-dessus tout faire toucher son côté mystique en permettant aux mains du thérapeute et à son cœur d’intégrer en eux l’Onde de la Guérison et de multiplier ainsi l’impact d’une simple technique. « L’amour seul ne suffit pas, il lui faut ce Souffle qui s’appelle Vouloir (1). Sans lui vous ne rêvez rien, vous n’accomplissez rien » est-il dit dans « Les Enseignements premiers du Christ » (2).

SP : Le Christ occupe manifestement une place très importante dans ce que vous enseignez. Le considérez-vous comme un thérapeute essénien ?

MJCM : Oui, le Christ occupe effectivement une très grande place dans ce que nous enseignons mais certainement pas parce que nous considérons qu’Il était un thérapeute essénien. Certes, Il avait été formé par « la Grande Fraternité des Frères en Blanc » dès son tout jeune âge au Krmel mais Il avait été aussi initié en Égypte et y avait enseigné dans les temples de thérapies.

Daniel Meurois a donné de multiples témoignages à ce sujet dans ses écrits et séminaires mais pour en un bref rappel, il a dit à peu près ceci : « De retour de son long voyage de 17 ans en Inde et dans les Himalayas, le Maître Jeshua, lors d’une mort initiatique dans la grande pyramide de Chéops, fut investi par la supra-conscience solaire du Christ. Suite à cet événement majeur, Il fut investi par une autre Force au cours d’une seconde initiation, lors de la fameuse cérémonie du Baptême dans le Jourdain. À la supraconscience du Christ s’est ajoutée Celle du Logos de notre Galaxie. Lorsqu’on parle du Christ, on parle donc du Christ-Jésus. On évoque trois puissances en une : la première, celle du Maître de sagesse incarné, la deuxième, celle de l’Être le plus réalisé de notre système solaire, la troisième comme étant issue de la Grande Présence manifestée dans notre Galaxie ».

Marie-Johanne ajoute : « Jai eu la chance d’être un témoin féminin proche du Christ, il y a deux mille ans. Vous faire un portrait de qui « Il » était et de « Ce » qu’Il est toujours,
pour moi, m’est tellement difficile… les mots sont trop petits ou insignifiants… Encore aujourd’hui, je n’arrive pas à décrire ni à exprimer tout ce qui agissait et irradiait « de » et « par » Lui. Non, le Christ n’était pas un thérapeute essénien, Il était le Christ ! C’est par mon propre souvenir des enseignements du Maître Jeshua en personne reçus avec d’autres disciples en petit comité que j’enseigne maintenant. Je le fais donc avec la mémoire vive de mon âme. C’est par ce souvenir de Lui que je colore tous mes enseignements. Je n’oublie pas bien sûr, la source de base de ces soins reçus directement des Elohims (ou Frères des Étoiles) et revivifiés par Daniel ».

SP : Les thérapeutes esséniens étaient-ils plus souvent des hommes ou des femmes ?

Est-ce que les femmes avaient des fonctions spécifiques à l’aide, par exemple, d’huiles et de plantes ?

MJCM : Les Traditions des Églises sont essentiellement patriarcales et ont toujours eu tendance à laisser toute la place aux hommes. Le Maître Jeshua avait au contraire privilégié ou encouragé une tradition matriarcale. Ses premiers disciples étaient incontestablement des femmes, sa mère Myriam, Marie-Madeleine, Marie-Salomé, Marie-Jacobé… Ces femmes disciples s’appliquaient à soigner comme Lui au moins autant que les hommes.

Cela n’empêchait pas certaines d’entre elles de travailler à l’élaboration d’huiles précieuses utilisées en soins, de parfums spécifiques, et d’utiliser des plantes médicinales selon les méthodes ancestrales esséniennes et égyptiennes. Il ne faut cependant pas s’imaginer que tous les disciples du Maître Jeshua avaient tous des dons pour la guérison ou des connaissances dans ce domaine… comme il serait faux de croire qu’ils étaient tous des orateurs capables de rassembler des foules. C’est leur rayonnement qui a opéré l’essentiel de la transmission de sensibilité christique, qu’ils aient été hommes ou femmes, thérapeutes ou non.

SP : Daniel Meurois, y a-t-il eu une évolution des soins entre thérapeutes égyptiens et esséniens ? Est-il exact de dire que les soins esséniens étaient un peu plus éthérés ou peut-être plus dépouillés ?

D. M. : Il y a nécessairement eu une évolution ou plutôt un ensemble d’adaptations. C’est logique et rassurant car tout ce qui est figé, meurt. Chaque peuple, chaque culture a sa propre sensibilité, ses points forts et ses faiblesses. Une même connaissance qui voyage d’une tradition à l’autre se colore donc inévitablement au contact de la terre qui la reçoit. Elle peut s’enrichir dans certains domaines ou se fragiliser dans d’autres, c’est ce qui la rend vivante. Il ne faut pas oublier que la tradition de ces soins était d’abord orale. D’un enseignant à l’autre, de l’Égypte à la Palestine, on y trouvait par conséquent quelques variantes.

En réalité, affirmer que les soins étaient plus éthérés ou plus dépouillés chez les Esséniens que les Égyptiens serait un peu simpliste. Cela dépendait essentiellement du maître qui enseignait et du contexte dans lequel il communiquait sa connaissance. Je reconnais toutefois que les Esséniens craignaient un peu plus le contact du corps que les Égyptiens en raison de leur appartenance au Judaïsme. Je dirais aussi que les Égyptiens se montraient moins dualistes qu’eux à ce propos, car ils voyaient plus facilement le corps physique comme un temple à respecter que comme une manifestation pesante de la vie.

À ce niveau, Jeshua se montrait certainement plus Égyptien qu’Essénien car il ne craignait aucun des aspects du corps humain ; Il ne répugnait absolument pas au contact de la chair, contrairement à ce que toute la Tradition chrétienne a cherché à nous faire croire. À ses yeux, la vie était une globalité dont aucun des niveaux de manifestation n’était à exclure. C’est ce que Marie-Johanne et moi tentons de faire comprendre dans la façon dont nous communiquons les thérapies. Le subtil et le dense sont étroitement imbriqués et ne doivent pas se repousser ou s’exclure l’un l’autre.

SP : La science actuelle découvre des notions dont les Égyptiens avaient, semble-t-il, connaissance il y a plusieurs milliers d’années. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

D. M. : j’ai effectivement évoqué, dans « Ainsi soignaient-ils« , l’existence dans le cœur humain d’un point précis que les Égyptiens du temps d’Akhenaton appelaient « le point-vie ». Un tel point paraît bien correspondre avec une zone mise en évidence depuis peu dans le cœur humain par les chercheurs de l’Institut Heartmath, aux États-Unis. Il s’agit d’une zone hyper-sensible constituée d’environ 40 000 cellules à laquelle il ne faudrait toucher en aucun cas, lors d’une chirurgie cardiaque, sous peine de provoquer la mort instantanée du patient.

Les chercheurs en parlent clairement comme d’un cerveau cardiaque doté de mémoire. En ce qui me concerne, ce point me fait nécessairement penser au prolongement ou à l’expression physique de ce que l’on nomme l’atome-germe.

L’atome-germe, je le rappelle, est un atome subtil fait de condensé d’Akasha. Il constitue, en quelque sorte, la base fondamentale de données – ou, si on préfère, le « disque dur  » – de chaque être humain. Il est sa mémoire totale depuis l’origine de ce qu’il est. Il véhicule donc les éléments karmiques de chacun, son histoire et son architecture profonde. Je ne doute pas que cette découverte moderne – qui est en réalité une redécouverte – puisse susciter beaucoup d’intérêt dans les années à venir et participer finalement au rapprochement du subtil et du dense. Finira-t-on par comprendre que l’intelligence du cœur n’est pas qu’un beau concept métaphorique et poétique ?

SP : Un tome II d’« Ainsi soignaient-ils ? » est-il en préparation ?

D. M. : À vrai dire, peut-être bien plus qu’un simple tome II… mais ce sera une surprise. Il y a tant à dire pour « ressusciter » tout cela !

Interview de Daniel Meurois et Marie-Johanne Croteau-Meurois

www.danielmeurois.com

Les thérapies Esséniennes

Une entrevue de Marie Johanne Croteau Meurois et de Daniel Meurois.

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1 – La Tradition des soins énergétiques que l’on connait aujourd’hui sous l’étiquette globale de “Soins esséniens” était également connue en Égypte antique. Cependant, ne serait-elle pas plus ancienne encore ? Pouvez-vous nous parler de ses véritables origines ? Peut-on, par exemple, évoquer l’Atlantide ?

Daniel Meurois : En réalité, c’est une Tradition qui n’a pas d’âge.

Étant donné qu’elle se base sur une connaissance intime des circuits empruntés par le Courant universel de la Vie au sens le plus large du terme – c’est-à-dire cosmique et intemporel -  il est pratiquement impossible de parler de ses origines. Évoquer l’Atlantide ce serait mentionner une simple étape de son parcours rien de plus. Cela n’apporterait rien de plus.

Ce qui est certain, c’est que cette Tradition n’est pas uniquement “terrestre”. Je veux dire qu’elle a voyagé d’un monde à l’autre. Chaque type d’humanité et chaque peuple par lesquels elle est passée l’a évidemment un peu colorée à sa façon, c’est qui est logique. Par ailleurs, c’est ce qui fait aussi sa richesse.

En réalité, soigner avec l’aide des mains et en fonction de l’anatomie subtile du corps est un réflexe inné propre à toute personne sensible à l’existence de l’âme. C’est l’éducation que celui-ci reçoit dès sa plus petite enfance qui le fait généralement se détourner de ce genre de rapport avec l’être, sa maladie et sa souffrance. On peut penser sans craindre l’erreur que ce que j’appelle aujourd’hui la Tradition égypto-essénienne s’est construite au fil des âges et des mondes à force d’observations et d’expérimentations, d’abord intuitives, puis structurées en un système cohérent révélant clairement la présence d’une architecture subtile de l’être humain et, par conséquent, de son rapport avec le Divin.

2 – Quels furent les rôles d’Aménophis III et d’Akhenaton dans la diffusion de cette Tradition ?

D.M. : Ces deux pharaons ont été les principaux compilateurs éclairés et méthodiques de ce corpus de données. Pour l’Occident et dans le présent cycle d’humanité, ce sont eux qui ont structuré un tel système de références et de pratiques. Ils en sont restés les gardiens jusqu’à sa transmission à un groupe restreint de personnes au sein du peuple hébreu. C’est par Moïse que la transmission s’est opérée, même si celui-ci n’occupait pas une fonction de thérapeute parmi le siens. Lorsque je dis “Moïse” cela signifie lui et ses proches. C’est comme lorsqu’on dit “c’est Aménophis III et Akhenaton”… On devrait plutôt dire que c’est sur leur demande. En résumé, toutes les connaissances qui ont la réputation d’être ésotériques dans notre Culture occidentale ont été collectées, structurées puis développées par les Égyptiens. Les Esséniens n’ont pas adopté la totalité de cet héritage. Les thérapies les motivaient en priorité ainsi que les données concernant la constitution subtile de l’Univers… Pour quelle raison ? Tout simplement parce qu’il y a un rapport d’analogie entre ces deux sujets. Le corps humain est une réplique du cosmos. Pour le reste des connaissances traditionnelles, c’est la science de la Kabbale qui s’en est chargée.

3 – Certains ouvrages affirment que ceux qui ont été formés selon cette Tradition auraient été initiés à l‘immortalité ? Est-ce que les annales akashiques permettent de dire quelque chose à ce sujet ?

D.M. : Le principe d’immortalité ne figurait pas parmi les préoccupations des initiés thérapeutes esséniens. Pour eux comme pour nous, le corps physique n’était que transitoire. Il existait cependant des pratiques très particulières basées essentiellement sur la maîtrise du souffle et dont le but était de nettoyer le corps et le mental de la plupart des scories qui accélérant son vieillissement. Elles étaient réservées à un très petit nombre de personnes – un peu analogues à des yogis avancés – qui se sentaient appelées à prolonger à l’extrême le bon état de leur corps. Le fait de pouvoir amener le corps physique à un autre plan vibratoire sans passer par la mort – comme c’est le cas pour les Maîtres de Shambhalla et de leurs disciples alchimistes – est le résultat d’une illumination ou d’une transfiguration individuelle orientée vers une forme de service très précis. Ce n’est pas le fait d’une École initiatique spécifique. Aujourd’hui, la recherche, presque compulsive, de l’immortalité de la chair est clairement le délire d’une certaine Amérique qui est fascinée par tout ce qui ressemble à des pouvoirs et qui craint par dessus tout la vieillesse et la mort. Le véritable immortalité se situe à un tout autre niveau.

4 – Comment une telle Tradition a-t-elle perduré dans le temps ? Y a t-il aujourd’hui des groupes qui seraient encore détenteurs de ses connaissances ? On évoque parfois la Rose-Croix et le Catharisme…

D.M. : La Tradition égypto-essénienne a perduré de façon souterraine dans son aspect global à travers  les Écoles et Mouvements initiatiques occidentaux. Pour ne citer que les plus connus, on peut effectivement évoquer ici les Ordres Rosicruciens, certaines organisations qui se réclament des Templiers et même, par certains aspects, le Druidisme bien que la filiation des connaissances qui font celui-ci soit plus complexe. Il est exact que le Catharisme n’est pas à omettre d’une telle liste, même si on peut déplorer son côté très dualiste… lequel, par ailleurs, le fait se rapprocher un peu de l’ “Essénisme” des monastères.

On parle ici de connaissances dites purement ésotériques, de rituels faisant appel aux énergies subtiles de la Nature mais aussi de haute métaphysique et de philosophie au sens sacré du terme. Ces Mouvements et ces Écoles, se manifestent généralement par cycles d’activité et de sommeil, ce qui veut dire avec des hauts et des bas, des apogées et des décadences, comme tout ce qui est incarné.

En ce qui concerne une Tradition thérapeutique structurée et fournie, à ma connaissance, il est beaucoup moins évident d’en retrouver la trace au coeur de ces Écoles. Dans la théorie de la transmission de la structure énergétique du corps humain,  oui, c’est certain… ( encore que l’Orient ait été beaucoup plus précis à ce niveau ) mais pas dans l’enseignement organisé de pratiques thérapeutiques proprement dites.

Il ne faut pas oublier que la Tradition égypto-essénienne était essentiellement orale. Lorsque certaines données étaient couchées par écrit, sur des rouleaux de papyrus par exemple, c’était souvent de manière codée ou symbolique. Ce n’était pas tant pour dissimuler des informations que pour en préserver le caractère sacré et intangible. Aujourd’hui, nous avons l’impression que les mots peuvent tout définir alors que, très souvent, ils enferment des concepts dans une sorte d’enclos mental. C’est là où les symboles et les archétypes trouvent leur raison d’être. Ils amènent la réflexion à différents niveaux… sachant qu’on n’accède pas à ces niveaux simplement à l’aide de bonnes capacités intellectuelles.

5 – Comment est donc réapparue cette Tradition thérapeutique à notre époque ?

D.M. : Je dois dire que j’ai été personnellement amené à la faire ressurgir sans l’avoir toutefois recherchée. En premier lieu, il me faut préciser que cela ne s’est pas fait – contrairement à ce qui a été dit – par le biais des Annales akashiques, c’est-à-dire de la Mémoire du temps  mais par canalisation.

Ces canalisations – par incorporation – se sont produites dès l’automne 1984. Quant aux recherches de mon âme à travers les Annales akashiques, elles m’ont permis, quant à elles, d’approfondir puis de structurer progressivement l’ensemble des données découvertes au cours des décennies.

En 1984 donc, dans le petit village de Plazac, en plein Périgord, j’ai commencé à canaliser et à retransmettre ainsi, en direct, des informations d’ordre thérapeutique. Celles-ci m’étaient adressées à partir de sphères de consciences extérieures à celle de notre planète, Elles émanaient d’êtres non terrestres qui avaient déjà communiqué, dans un passé reculé, avec les anciens peuples de notre monde dont tout spécialement les Égyptiens et les Esséniens.

Notez bien que je préfère utiliser l’expression “sphères de conscience extérieures à celle de notre planète” plutôt qu’une autre qui serait plus contemporaine. Pourquoi, me demanderez-vous ? D’abord, basiquement, parce qu’une certaine science-fiction et certains écrits ont utilisé de n’importe quelle façon ces termes-là et les ont galvaudés. Ensuite parce que la notion de “sphère de conscience” fait avant tout référence à celle de “niveau de conscience”, autrement dit à une altitude intérieure de l’être et non pas à un écart technologique. Dans les anciens textes rattachés à notre culture, on parle en fait d’Élohims. C’est bien d’eux dont il s’agit ici ; ils sont à la source des informations que je reçois depuis 1984.

Un certain nombre d’Esséniens, mais pas leur totalité,  étaient – faut-il le rappeler ? – des hommes et des femmes qui entretenaient, de par leur sensibilité psychique, un rapport aisé avec l’Invisible. Le contact avec des présences d’origine non terrestre et d’envergure cosmique – donc en prise avec le Divin – leur était familier. Il arrivait que ceux-là communiquent donc avec les Élohims.

En 1984, lorsque j’ai été amené à me reconnecter régulièrement avec mes anciennes existences essénienne et égyptienne puis à donner le véritable “coup d’envoi” du travail que j’essaie de poursuivre aujourd’hui, j’ai commencé, de ce fait, à recevoir publiquement, devant une assistance de trente à cinquante personnes au rythme d’une ou deux fois par semaine, des enseignements relatifs aux thérapies esséniennes… ou, plus exactement, égypto-esséniennes.

Lors de chaque réunion, je consignais ces informations de ma propre main. Beaucoup de données passant par ma bouche lors des moments de canalisation ont également fait l’objet d’enregistrements sur bandes magnétiques tandis qu’elles étaient retransmises en direct devant les personnes présentes. Dans le Périgord, ce travail s’est étendu sur une douzaine d’années, il s’est ensuite prolongé au Québec. C’est de cette façon que la Tradition thérapeutique dont il est question ici a ressurgi. La méthode de soins énergétiques qui en résulte a toujours été accompagnée de messages précis, avec tout un ensemble d’informations.

Ces données à la fois pratiques et spirituelles ont finalement  et tout naturellement constitué au fil des ans un véritable corpus. De nombreuses lectures dans les Annales akashiques viennent toujours régulièrement les compléter.

C’est de cette façon que l’on peut résumer l’historique de cette Tradition thérapeutique telle qu’elle se manifeste de nos jours…

Lorsque les soins esséniens – ou égypto-esséniens si on préfère puisque que cette dénomination est somme toute plus précise – ont refait surface à travers les incorporations dont j’ai fait l’objet, on ne leur donnait d’ailleurs pas de nom spécifique. On évoquait simplement des soins énergétiques universels. On les a finalement nommés esséniens par assimilation puisque ce sont les thérapeutes esséniens qui ont été les derniers à les pratiquer il y a environ deux mille ans

Je dois ajouter que la somme d’informations qu’ils constituent maintenant s’enrichit encore aujourd’hui au rhyme des informations que je collecte et avec le concours et le savoir-faire de mon épouse, Marie Johanne, très “en prise” également avec “l’époque essénienne”.

6 – Quel était pour les Esséniens – et les Égyptiens qui ont précédé ceux-ci – le rôle de la maladie chez l’être humain ?

D.M. : Dans leur Tradition comme dans toutes les grandes Traditions du monde, les thérapeutes ayant une vision globale de la maladie ont toujours perçu celle-ci comme un rendez-vous de l’être avec lui-même. La maladie indique inévitablement un carrefour dans la vie d’une personne, un carrefour qui lui suggère de repenser sa façon d’être, essentiellement son hygiène de vie intérieure. Cette hygiène est émotionnelle et mentale. Elle est aussi en rapport avec ses croyances car ces dernières deviennent vite des conditionnements qui orientent le comportement. En termes modernes, on pourrait dire que la maladie vue sous cet angle est perçue comme un clignotant rouge sur le tableau de bord d’un véhicule. Elle est le signe d’un désordre à repérer, un désordre dont les racines sont peut-être éloignées du symptôme qui se manifeste ou apparemment sans rapport avec lui.

Pour en revenir aux Esséniens et aux Égyptiens, je dirais qu’il accordaient beaucoup d’importance aux masses énergétiques engendrées par les pensées humaines. Ils voyaient dans ces masses qu’on appelle de nos jours “formes-pensées”, les germes de la plupart des troubles de santé. Ils avaient remarqué, d’une part que ces masses affaiblissent ou déstructurent l’aura humaine mais que, d’autre part, elles aimantent des organismes toxiques émanant du bas-astral, les “entités-maladies”. Leur  première préoccupation était donc de nettoyer l’organisme subtil du malade par toutes sortes de méthodes puis d’y lever certains barrages énergétiques avant même de tenter d’y rétablir un courant de vie réparateur. La notion de “désinfection” était donc primordiale à leurs yeux.. Des sortes de mantras puis des pratiques de “reconstruction mentale” par visualisation étaient ensuite enseignés aux malades capables de se prendre en charge afin qu’ils modifient leur rapport à la vie et ne retombent éventuellement dans le même problème. De manière générale passer à travers une maladie digne de ce nom était pour ces anciens peuples comme franchir le cap d’une initiation. On était idéalement tenu d’essayer d’en comprendre le sens. Ce qui ne veut pas dire que c’était toujours fait et réussi. Cette approche préfigurait incontestablement ce que nous appelons aujourd’hui les psychothérapies… hormis le fait que l’existence de l’âme en était le pivot majeur… “détail” qui n’est pas nécessairement le cas de nos jours, loin s’en faut, hélas. L’être est une globalité indivisible, ce qui veut dire que, si on l’ampute de l’une de ses dimensions, on ne résoud en profondeur aucun problème. On ne fait que le déplacer et on lui donne alors un autre nom.

7 – Les thérapeutes étaient à l’époque des prêtres car soigner était un acte sacré. Aujourd’hui, les choses ont évidemment changé et on ne conçoit plus que la prêtrise ait nécessairement quelque chose à voir avec les thérapies. Marie Johanne Croteau Meurois à qui s’adressent les formations en soins esséniens que vous avez mises en place et que vous donnez actuellement en collaboration avec Daniel ? Quelle place y accordez-vous au Sacré ?

Marie Johanne Croteau Meurois : Notre formation en soins esséniens ne s’adresse évidemment pas à tout le monde car nous pensons très honnêtement  que tout le monde ne possède hélas pas en soi les qualités de base d’un bon thérapeute. Les qualités essentielles que nous recherchons dans notre École de formation sont, entre autres, celles de la réelle compassion – beaucoup de gens ignorent d’ailleurs le véritable sens de ce mot – la volonté sincère d’aider et de soigner, la capacité d’écoute et d’accueil de la personne malade. À cela il faut ajouter l’honnêteté, le discernement, une démarche spirituelle évidente et ce qu’on appelle la foi. Enfin, l’idéal est aussi de manifester certains dons particuliers propres à facilité l’approche de ce type de thérapie comme, par exemple, une sensibilité particulière aux niveaux des mains, de la clair-audience, de la clairvoyance, etc…

Il ne s’agit pas de dire, comme je l’ai malheureusement entendu récemment sur une vidéo consacrée à ce type de thérapies: « Pour soigner on injecte de la lumière, de la lumière qui est autour, dans les corps subtils…  ».

Cette réponse m’a laissée perplexe car, à notre sens, c’est une formulation incohérente et inconsistante dans le cadre de la Tradition essénienne. Une telle réponse semble ignorer absolument tout de l’aspect sacré des soins et est réductrice quant à leur principe de base : celui de la recherche intérieure chez le thérapeute d’une ¨qualité¨ de Lumière spécifique.  Le but est de canaliser celle-ci et ensuite de l’infuser avec le Cœur et toute la Conscience requise dans le corps du malade… en n’omettant pas de demander l’assistance et l’aide des Présences célestes,  des Guides de Lumière.

Il faut préciser que l’acte de soigner est un acte de symbiose totale avec le ¨Ciel¨. Une trinité composée de la Présence divine, du thérapeute et du malade doit se manifester. L’énergie thérapeutique circule donc du Ciel vers le thérapeute, son outil et son canal. Le thérapeute, de par ses mains, transmet ensuite au corps du malade ¨l’Onde sacrée de Guérison¨, dont la Lumière retourne ensuite au ¨Ciel¨. Il s’agit d’un mouvement trinitaire et continu de régénération de la circulation de l’Énergie de Guérison et d’Amour des sphères célestes.

Quelle place j’accorde au Sacré dans ces soins ?

J’y accorde toute la place car soigner est un acte sacré en lui-même.  Pas d’appel à l’aide d’une Présence de Lumière ? Pas de reconnaissance du Sacré ? Alors pas de réelle guérison possible. C’est aussi clair et simple que cela. Inutile d’apprendre à ¨gesticuler mentalement¨ dans le subtil d’un corps malade et à émettre des sons,  il ne se passera rien en profondeur. Tout résultat positif, en soins esséniens-égyptiens, repose sur la foi du thérapeute et le respect de l’aspect sacré du soin donc sur une vraie connexion avec l’Onde divine universelle.

Nous n’enseignons certainement pas qu’un ensemble de données à intégrer mentalement. Nous enseignons à désapprendre le mental pour se connecter à la Source et au Coeur de celle-ci en soi ainsi qu’à l’extérieur de soi afin de laisser s’exprimer le Courant thérapeutique sur le corps malade.

Nous essayons de faire sentir à nos étudiants l’existence d’une autre ¨marche¨ à gravir, celle qui dépasse le simple niveau du thérapeute et qui mène à celui du thérapeute-guérisseur.

Nous recommandons par ailleurs de travailler en parallèle avec la médecine officielle de notre société car aucune médecine ne devrait en exclure une autre. Les thérapies esséniennes ou égypto esséniennes ne sont pas des techniques à conjuguer plus ou moins habilement avec les mains mais résultent d’une communion sacrée et intime de l’âme et du cœur. La sagesse et la maîtrise sont de savoir manier intelligemment l’une et l’autre. Si nos enseignements souhaitent donner tous les outils de cette méthode, ils espèrent par dessus tout faire toucher son côté mystique en permettant aux  mains du thérapeute et à son  coeur d’intégrer en eux l’Onde de la Guérison et de multiplier ainsi l’impact d’une simple technique.

‘’ L’amour seul ne suffit pas, il lui faut ce Souffle qui s’appelle Vouloir. Sans lui vous ne rêvez rien vous n’accomplissez rien”   est-il dit dans ¨Les Enseignements premiers du Christ¨¨. ( note de bas de page : par Daniel Meurois, Éditions Le Passe-Monde)

8 – Le Christ occupe manifestement une place très importante dans ce que vous enseignez. Le     considérez-vous comme un thérapeute essénien ?

MJ.C. Meurois : Oui, le Christ occupe effectivement une très grande place dans ce que nous enseignons mais certainement pas parce que nous considérons qu’Il était un thérapeute essénien. Certes,  Il avait été formé par le Grande Fraternité des Frères en Blanc dès son tout jeune âge au Krmel  mais Il avait été aussi initié en Égypte et y avait enseigné dans les temples de thérapies.

Daniel Meurois a donné de multiples témoignages à ce sujet dans ses écrits et séminaires mais pour en faire un bref rappel Il a dit à peu près ceci : ‘’De retour de son long voyage de 17 ans en Inde et dans les Himalayas, le Maître Jeshua, lors d’une mort initiatique dans la grande pyramide de Chéops, fut investi par la supra-conscience  solaire du Christ. Suite à cet événement majeur, Il fut investi par une autre Force au cours d’une seconde initiation. Lors de la fameuse cérémonie du Baptême dans le Jourdain, à la supra-conscience du Christ s’est ajoutée Celle du Logos de notre Galaxie. Lorsqu’on parle du Christ, on parle  donc du Christ-Jésus. On évoque trois puissances en une: la première, Celle du Maître de sagesse incarné, la deuxième Celle de l’Être le plus réalisé de notre système solaire, la troisième comme étant issue de la plus Grande Présence manifestée dans notre Galaxie’’.

J’ai eu la chance d’être un témoin féminin proche du Christ, il y a deux mille ans.  Vous faire un portrait de Ce qu’Il était et de Ce qu’il est toujours pour moi m’est tellement difficile… les mots sont trop petits ou insignifiants… Encore aujourd’hui je n’arrive pas à décrire ni à exprimer tout ce qui agissait et irradiait de Lui et par Lui.

Non, le Christ n’était pas un thérapeute essénien, Il était le Christ !

C’est par mon propre souvenir des enseignements du Maître Jeshua en personne reçus avec d’autres disciples en petit comité de plus ou moins dix personnes que j’enseigne maintenant. Je le fais donc avec la mémoire vive de mon âme. C’est par ce souvenir de Lui que je  colore tous mes enseignements. Je n’oublie pas, bien sûr, la source de base de ces soins reçus directement des Élohims (ou Frères des Étoiles) et revivifiés par Daniel depuis 1984.

9 – Les thérapeutes esséniens étaient-ils plus souvent des hommes ou des femmes ? Est-ce que les femmes avaient des fonctions spécifiques à l’aide, par exemple, d’huiles et de plantes ?

MJ.C. Meurois  : Les Traditions des Églises sont essentiellement patriarcales et ont toujours eu tendance à laisser toute la place aux hommes. Le Maître Jeshua avait au contraire privilégié ou encouragé une Tradition matriarcale. Ses premiers disciples étaient incontestablement des femmes, sa mère Myriam, Marie-Madeleine, Marie-Salomé, Marie-Jacobé… Ces femmes disciples s’appliquaient à soigner comme Lui au moins autant que les hommes. Cela n’empêchait pas certaines d’entre elles de travailler à l’élaboration d’huiles précieuses utilisées en soins, de parfums spécifiques et d’utiliser des plantes médicinales selon les méthodes ancestrales esséniennes et égyptiennes. Il ne faut cependant pas s’imaginer que tous les disciples du Maître Jeshua avaient tous des dons pour la guérison ou des connaissances dans ce domaine… comme il serait faux de croire qu’ils étaient tous des orateurs capables de rassembler des foules. C’est leur rayonnement qui a opéré l’essentiel de la transmission de la sensibilité christique, qu’ils aient été hommes ou femmes, thérapeutes ou non.

10 – Daniel Meurois, y a-t-il eu une évolution des soins entre thérapeutes égyptiens et esséniens ? Est-il exact de dire que les soins esséniens étaient un peu plus éthérés ou peut-être plus dépouillés ?

D.M. : Il y a nécessairement eu une évolution ou plutôt un ensemble d’adaptations. C’est logique et rassurant car tout ce qui est figé meurt. Chaque peuple, chaque culture a sa propre sensibilité, ses points forts et ses faiblesses. Une même connaissance qui voyage d’une Tradition à l’autre se colore donc inévitablement au contact de la terre qui la reçoit. Elle peut s’enrichir dans certains domaines ou se fragiliser dans d’autres, c’est ce qui la rend vivante. Il ne faut pas oublier que la Tradition de ces soins était d’abord orale. D’un enseignant à l’autre, de Égypte à la Palestine, on y trouvait par conséquent quelques variantes. En réalité, affirmer que les soins étaient plus éthérés ou plus dépouillés chez les Esséniens que chez les Égyptiens serait un peu simpliste. Cela dépendait essentiellement du maître qui enseignait et du contexte dans lequel il communiquait sa connaissance.

Je reconnais toutefois que les Esséniens craignaient un peu plus le contact du corps que les Égyptiens en raison de leur appartenance au Judaïsme. Je dirais aussi que les Égyptiens se montraient moins dualistes qu’eux à ce propos car ils voyaient plus facilement le corps physique comme un temple à respecter que comme une manifestation pesante de la vie. À ce niveau, Jeshua se montrait certainement plus Égyptien qu’Essénien car il ne craignait aucun des aspects du corps humain; Il ne répugnait absolument pas au contact de la chair, contrairement à ce que toute la Tradition chrétienne a cherché à nous faire croire. À ses yeux, la vie était une globalité dont aucun des niveaux de manifestation n’était à exclure. C’est ce que Marie Johanne et moi tentons de faire comprendre dans la façon dont nous communiquons les thérapies. Le subtil et le dense sont étroitement imbriqués et ne doivent pas se repousser ou s’exclure l’un l’autre. Beaucoup de personnes prétendent vouloir dépasser la dualité mais demeurent incapables de comprendre que celle-ci commence là. Le fait d’apprendre à entrer en contact avec les expressions éthérées de la vie ne sous-entend pas une perte et encore moins un reniement de ses racines plus denses

11 – La science actuelle découvre des notions dont les Égyptiens avaient, semble-t-il, connaissance il y a plusieurs milliers d’années. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

D.M. : J’ai effectivement évoqué dans “Ainsi soignaient-ils” l’existence dans le coeur humain d’un point très précis que les Égyptiens du temps d‘Akhenaton appelaient “le point-vie”. Un tel point parait bien correspondre avec une zone mise en évidence depuis peu dans le coeur humain par les chercheurs de l’Institut Heartmath, aux États-Unis. Il s’agit d’une zone hyper sensible constituée d’environ 40.000 cellules à laquelle il ne faudrait toucher en aucun cas lors d’une chirurgie cardiaque sous peine de provoquer la mort instantanée du patient.

Les chercheurs en parlent clairement comme d’un cerveau cardiaque doté de mémoire.

Daniel-Meurois-et-Marie-Johanne-CroteauEn ce qui me concerne, ce point me fait nécessairement penser au prolongement ou à l’expression physique de ce qu’on nomme l’atome-germe.

L’atome-germe, je le rappelle, est un atome subtil fait de condensé d’Akasha. Il constitue, en quelque sorte, la base de données fondamentale – ou, si on préfère, le “disque dur” -  de chaque être humain. Il est sa mémoire totale depuis l’origine de ce qu’il est. Il véhicule donc les éléments karmiques de chacun, son histoire et son architecture profonde. Je ne doute pas que cette découverte moderne – qui est en réalité une redécouverte – puisse susciter beaucoup d’intérêt dans les années à venir et participer finalement au rapprochement du subtil et du dense. Finira-t-on par comprendre que l’intelligence du coeur n’est pas qu’un beau concept métaphorique et poétique ?


« Le Grand Livre des Thérapies Esséniennes et Égyptiennes »
 par Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau Meurois  est paru en 2013 aux Éditions Le Passe-Monde.

Un bel ouvrage pratique, abondamment illustré.

 

Tradition Essénienne

Tradition Essénienne dans ESSENIENS telechargement-4Depuis  la découverte archéologique des manuscrits  de  la  Mer  Morte  en  1946,  le mot    «  essénien  »  a  fait  le  tour  du  monde, interpellant  et  suscitant  souvent  un  grand  nombre  de questions.  Certains  découvraient  avec  stupéfaction  qu’il y  a  deux  mille  ans,  une fraternité de saints hommes vivant en communauté, portait en elle tous les germes du christianisme et de la future  civilisation occidentale. Cette fraternité, plus ou moins persécutée, exclue, 

allait donner naissance à des hommes et des femmes qui ont changé la 

face du monde et le cours de l’histoire. 

En effet, les principaux personnages fondateurs de ce qui devait plus tard 

s’appeler le christianisme, étaient presque tous des

 Esséniens : Sainte-Anne, Joseph et Marie, Jean le  Baptiste,  Jésus, Marie-Madeleine, Jean l’Evangéliste,  etc..

Alors, en entendant pour la première fois le mot « essénien », un grand nombre de gens ont eu l’intuition qu’il y avait là un grand

 secret. Secret dans les deux sens du terme : 

- Quelque chose de sacré, de précieux qui touchait à leur propre âme et à 

celle de toute l’humanité.

-  Et  quelque  chose  de  volontairement  occulté  pour préserver certains intérêts et manipuler les consciences.

Dès le début, une polémique, voire même un conflit est né  autour  des  précieux manuscrits.  Certains voulaient en révéler le contenu au monde, d’autres en cacher 

l’existence et si possible les détruire. Certains sont d’ailleurs 

parvenus  à dissimuler les informations les plus gênantes et à diluer le  reste  sur plusieurs dizaines d’années  afin de  «  noyer le poisson ».

On  sait  maintenant  que  la  fraternité  essénienne  était connue  à  l’époque  de  Jésus  car  elle  avait  des  antennes dans presque  toutes les grandes villes jusqu’en Egypte. Les villageois  pouvaient  s’y  rendre  pour  y être soignés et Les voyageurs y séjourner pour trouver repos et nourriture. L’existence  de tels êtres, emplis de lumière, de sagesse, d’amour, de bonté et de force, maîtrisant les circonstances, devenus 

immortels… est tout à fait conforme et naturelle et a été 

connue  de tous les peuples et cultures.

Les Hébreux les appelaient: « L’Ecole des prophètes » et les Egyptiens : « Les guérisseurs, les médecins, les thérapeutes ».

Tout le monde  savait que Jésus était un des Maîtres de la Fraternité Essénienne car 

il portait 

la même  robe de lin sans  couture, signe  distinctif  de  tous  les  membres. 

C’est la  robe  blanche  de  la  communion,  de  l’union  consciente et  harmonieuse  de  l’homme  avec  les  sept  règnes  qui constituent l’Alliance de Lumière de la Nation Essénienne.

La question qui vient alors à l’esprit est : « Pourquoi, dans les Evangiles, ne  trouve-t-on pas une seule fois une seule allusion à l’existence des Esséniens ? »

L’unique  réponse qui  vient  naturellement  est que  ceux qui connaissaient l’histoire de la fraternité ont tout fait pour en  cacher  l’existence  afin de  barrer  le  chemin d’accès qui conduit  à la  source pure de  toute  expérience religieuse et à la perception libre d’une sagesse éternelle, d’une lumière universelle qui vit en chaque être humain.

Pour asseoir leurs pouvoirs religieux et politiques, ces êtres ont savamment et volontairement caché la source qui coule librement et gratuitement pour tous, 

afin que les humains aient besoin d’eux pour boire… Et notre époque est là pour nous le montrer. Après  avoir falsifié les Evangiles, une partie de l’Eglise a même créé de toute pièce la ville de Nazareth pour ne pas reconnaître  que Jésus  est  né  au  sein  de  la  Fraternité  des Esséniens, appelés aussi les Nazaréens, comme le prophète Elie, Samson et beaucoup d’autres.

En  fait,  «  Nazareth  »  était  l’un  des  noms  donnés  à  la Fraternité  Essénienne  du  temps  de  la  civilisation  atlante. 

Dans un ancien langage « Nazar » désigne le côté caché et mystérieux de la nature ; ce qui faisait des « Nazarites » les Initiés 

aux Mystères. Mais  pire  encore  :  une  partie  de  l’Eglise  n’a  cessé  de calomnier,  de  persécuter  et  d’assassiner  tous  ceux  qui 

proclamaient l’origine essénienne de Jésus, demeurant ainsi fidèles  à  son  enseignement.  Tous  les  moyens  possibles  et 

imaginables ont été mis en œuvre pour exterminer ce que cette partie de l’Eglise a nommé « l’hérésie johannite ». En effet  saint Jean, le disciple bien-aimé du Maître,  a  été  –et est  encore–  le  continuateur  de  la  Sagesse  Essénienne  au sein  du  christianisme.  Les Johannites,  les  Gnostiques,  les Manichéens, les Bogomiles, les  Templiers, les Cathares, les Rose+Croix,  les  Francs-Mâçons  des  origines…,  tous  ces courants  initiatiques  qui  ont  été  calomniés  et massacrés alors qu’ils prêchaient l’amour, la tolérance, le haut savoir et l’initiation, se réclamaient tous de l’Ecole de saint Jean.

 Leur secret si légendaire est le même que celui des Esséniens : ils connaissaient la Lumière de la vérité qui rend libre. 

Ils  ne  la  connaissaient  pas  sous  forme  de  dogme  et de  croyance  mais  par 

une  expérience  intérieure  directe qui  élève  l’homme  dans  la  Lumière  et  l’ennoblit.  Pour être  initié  à  ces  mystères, 

il  suffisait  d’étudier  la  sagesse millénaire  des  Esséniens  et  de  l’appliquer  concrètement, dans tous les domaines de la vie quotidienne. 

Voilà ce qui a été  caché depuis des  siècles à l’humanité pour  son plus grand malheur. Mais l’essénisme n’est pas mort, il est bien vivant… 

Il  ne peut pas disparaître  tant que  certains êtres viennent sur la terre pour répondre à la prière de millions d’âmes qui cherchent 

ardemment la Lumière, avec un 

cœur et une intention pure. L’essénisme est un état de conscience éveillé dans la 

compréhension claire des lois de l’harmonie 

régissant l’univers et les appliquant à travers une qualité de vie supérieure. 

L’essénisme, en tant que source de toutes les sagesses 

du monde, n’a jamais cessé de se réincarner sous des formes différentes. 

Ainsi, s’intéresser aux Esséniens, ce n’est pas se limiter à

 de l’archéologie ou à la lecture de quelques manuscrits  plus  ou moins  poussiéreux  :  c’est  l’esprit qui confère la vie et l’esprit est éternel. 

A  travers  l’Ecole  de  Dieu  activée  dans  de  nombreux peuples, l’Enseignement universel a survécu. 

Déjà à l’époque de  Qumrân,  la  Fraternité  Essénienne  était  internationale et  beaucoup plus vaste que ne le croient les chercheurs modernes. 

L’essénisme existe depuis le commencement des temps. 

A partir du moment où le premier humain est né et a cherché à pénétrer  avec un  cœur pur les mystères de la vie  et du cosmos, alors l’essénisme est apparu .

La Tradition Essénienne de Olivier Manitara

 

Les Esséniens d’aujourd’hui

 

Lorsque l’on prononce le mot  » Essénien « , on a l’habitude de désigner une fraternité spirituelle contemporaine du Maître Jésus, entourée de mystères. On attribue à cette belle communauté, à ce peuple, de grandes qualité d’âme, une bonté et une ouverture d’esprit, un respect de la vie sans pareils. 

En établissant quelques recherches, on découvre vite que la Tradition Essénienne, au sein de laquelle le Maître Jésus a été formé et initié, commence avec Énoch, le premier Maître et prêtre du Très-haut sur la Terre. La tradition Essénienne a donc été préservée dans une lignée ininterrompue de Énoch jusqu’à Jésus.

Les Esséniens d'aujourd'hui dans ESSENIENS i_logo-300x150

Ensuite, les livres d’histoire effacent les Esséniens de la marche du temps et déclarent que ce  » peuple du passé  » n’est plus, qu’il s’est éteint pour toujours. Le mot  » Essénien  » devient alors synonyme de  » légende  » entre rêve et idéal brumeux. En réalité, il n’en est rien. La lignée Essénienne fut perpétuée par le Maître St Jean et par toute une lignée de Maîtres fidèles. La Flamme des origines est restée vivante sur la Terre et l’Alliance de Lumière a été renouvelée au fil des époques par les envoyés de l’Amour. Les Bogomiles et les Cathares étaient de ceux-là. Le Maître Peter Deunov, Omraam Mickaël Aivanhov, Rudolf Steiner… étaient également de vivants maillons de cette chaîne de Lumière, gardienne du Sacré. Les Esséniens ont réapparu sous de nombreux noms au fil des siècles, pour tenter de fleurir à nouveau le cours du temps.  

Seuls ceux qui étaient amoureux de la Vérité, seuls ceux qui cherchaient véritablement à vivre avec leur âme ont pu les approcher. 

Aujourd’hui, ce peuple fidèle à l’Amour, qui a dû rester discret pendant longtemps, se lève avec force. Il lance un appel à tous ceux qui se reconnaissent en lui, pour dire que les Esséniens n’appartiennent plus au passé, mais au Présent. Pour clamer haut et fort que l’Alliance de Lumière est de nouveau vivante sur la Terre, comme l’avaient annoncé les Maîtres du passé. 

Elle est vivante pour qui saura la reconnaître, l’approcher et la goûter.

Le Maître du Présent qui actualise cette lignée de hauts Initiés dépositaires de la Science Essénienne est Olivier Manitara. Il ne s’est pas arrogé le titre de représentant de la Nation Essénienne sur la Terre, mais en a reçu l’autorité sur les plans visibles et invisibles, de par ses nombreuses Initiations et sa vie entièrement consacrée à son Idéal.

N’en déplaise aux historiens, les Esséniens n’appartiennent plus au passé. La Flamme de leur cœur brille à nouveau  et le chant de leur âme fait vibrer une fois de plus le temple du Monde.

Pour en savoir plus : www.oliviermanitara.org

Les Esséniens et le Messie

 

Les autorités juives considéraient avec méfiance et dédain toute proclamation et tout mouvement qui tendait à annoncer la venue du Messie, en dépit du fait qu’elles priaient pour que cet événement se réalise et qu’elles espéraient réellement qu’il se réaliserait. D’autre part, l’empire romain avait tiré d’amères leçons de l’apparition de ces faux prophètes et de leurs petits groupes de fidèles. Toute tentative de la part de quelque meneur pour faire accepter au peuple juif un faux Messie, se terminait par des émeutes parmi les gens de Palestine et par des tentatives pour chasser les fonctionnaires romains locaux. Cet état de fait, qui durait depuis tant d’années, avait obligé l’Empire Romain, non seulement à maintenir une armée en Palestine, mais aussi à y avoir des gardes spéciaux et des espions qui avaient pour mission de se mêler au petit peuple et d’écouter tout ce qui pouvait annoncer la proclamation ou la présentation d’un nouveau Messie pour les Juifs. Beaucoup de ces faux prophètes et de ces faux Messies avaient été persécutés officiellement par les Romains comme des traîtres et comme des meneurs d’émeutes et de rébellion. Les Juifs eux-mêmes avaient parfois lapidé, jusqu’à ce que mort s’ensuive, de faux prophètes qui avaient été la cause d’agitation et de mécontentement parmi leur propre peuple.

Les Esséniens et le Messie dans ESSENIENS esseniens

 Chez les Esséniens, on croyait aussi à la venue d’un Messie, car les Esséniens savaient que, pour chaque cycle important dans le processus de l’évolution de la civilisation, un grand Avatar ou messager de Dieu était venu pour apporter aux gens de nouvelles leçons, de nouvelles idées et de nouvelles règles. Ils savaient aussi, grâce à leur étude des lois naturelles et spirituelles, que le temps n’était pas loin où un grand Sauveur apparaîtrait aux générations montantes qui formeraient la nouvelle civilisation de cette partie du monde. Néanmoins, ils savaient également qu’un tel messager ne sortirait pas nécessairement de la Maison de David, de la foi juive, ni même de la race juive. Ils se rendaient compte qu’un tel Avatar ne serait limité par aucune croyance, aucune secte, et qu’il appartiendrait à la civilisation du monde, et non pas à celle d’un pays en particulier. Nous pouvons voir, dans cette croyance des Esséniens, une grande leçon pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Actuellement, dans ce vingt et unième siècle, nous entendons souvent proclamer qu’un Grand Sauveur est né pour le monde, qu’il a été formé dans une école particulière, et qu’il va se manifester comme le nouveau Christ du nouveau cycle. Il est souvent dit que ce nouveau Sauveur appartient à une certaine secte religieuse et que ses disciples et ses apôtres ont été choisis parmi les fidèles d’un mouvement bien déterminé.? Certains ajoutent qu’il se montrera comme un messager uniquement à ceux qui partagent certaines croyances. Le fait que de telles idées puissent être acceptées de nos jours dépasse notre entendement. Nous, qui pouvons plonger nos regards dans l’avenir, nous rendons compte que le prochain Grand Sauveur du monde, le prochain Christ de l’homme et Fils de Dieu naîtra libre de toute organisation, secte, religion ou mouvement qui se limite à certaines personnes, à certains peuples, à certaines races ou à certains fidèles de telle ou telle croyance.

 Comme nous l’avons dit, les Esséniens attendaient un Messie, et ils croyaient fermement qu’il serait la réincarnation de l’un des anciens Avatars et qu’il agirait comme eux-mêmes avaient agi. Ils pensaient que ce nouveau Messie viendrait avec un nouveau message et de nouvelles idées destinées à tous les peuples, à toutes les croyances et à tous les pays. Les chefs juifs croyaient exactement le contraire. Ceux-ci ne voulaient pas et n’auraient pas toléré un Messie venant avec de nouvelles lois, de nouvelles règles et de nouvelles révélations. Ils avaient du mal à maintenir la stricte orthodoxie de leurs fidèles. Ce qu’ils voulaient, ce pourquoi ils priaient, c’était un Messie qui sortirait de leur race et de leur rang, un Messie qui continuerait à prêcher les anciennes traditions du Judaïsme et à défendre ses lois et ses coutumes, et qui ramènerait la gloire et la puissance anciennes du Judaïsme primitif.

 Telle était la situation du pays lorsque Jésus naquit en Palestine. Juste avant sa naissance, les mages de la Grande Fraternité Blanche vinrent de différents pays en Palestine pour annoncer à la Fraternité Essénienne qu’un décret avait déclaré que l’heure était venue pour la naissance du nouveau fils de Dieu. Par l’astrologie et par d’autres méthodes permettant de déterminer les intentions et les manifestations cosmiques, les Esséniens et les membres de la G.F.B. savaient où et quand il convenait d’attendre le Messie, maintenant que l’heure de sa naissance était venue. Ainsi, les Mages étaient en Palestine au moment de la naissance de Jésus, et ils apparurent pour rendre hommage à l’enfant. La mère et le père de Jésus avaient vécu dans la communauté Essénienne. Joseph était membre des plus hauts degrés de la Fraternité, tandis que Marie était une jeune fille qui avait des fonctions de Vestale dans l’un des temples de la Fraternité. C’est ainsi que Jésus naquit au sein de la Fraternité Essénienne. Cependant, cette Fraternité ne constituait pas une religion ni une église, ni même réellement une secte. Si tous les Esséniens appartenaient à la race aryenne, ils ne constituaient pas une nation composée d’une seule nationalité. Il nous semble tout à fait évident que si un messager devait naître et représenter toutes les nations, tous les peuples, toutes les langues et toutes les croyances religieuses, il ne pouvait manquer de naître parmi les Esséniens pour satisfaire à toutes les conditions. Les Esséniens ne s’étaient jamais opposés à la foi juive, ne l’avaient jamais condamnée d’aucune façon, et pourtant aucun d’entre eux n’était juif, ni par la religion ni par le sang. Ils n’avaient pas critiqué les croyances des païens ou des Arabes, et pourtant ils n’appartenaient pas à ces peuples. Les Esséniens voyaient ce qui était bon dans tous les rites religieux, dans tous les enseignements religieux, même chez les Païens les plus ignorants. En conséquence, il était logique que le Grand Messie, Fils de Dieu, naisse parmi un groupe cosmopolite à l’esprit aussi large que les Esséniens.

La Fraternité Essénienne

 

La Fraternité Essénienne dans ESSENIENSLa Fraternité Essénienne poursuivit les enseignements de la Grande Fraternité Blanche, en secret et en privé pendant son séjour en Palestine. Ses moines, ou ses membres masculins célibataires, qui vivaient dans le monastère situé au sommet du Mont Carmel, se consacraient à la traduction et à la rédaction des manuscrits, à la conservation des anciens documents, ainsi qu’à la mise à l’épreuve de nouvelles lois et nombreux principes afin de les ajouter au programme des études. Il est évident que la Fraternité Essénienne découvrit rapidement que l’un des plus grands besoins de la Palestine concernait une forme d’aide sociale en raison des masses de gens qui vivaient dans la pauvreté, la maladie et les coutumes primitives. Nous devons nous rappeler que la Palestine avait été un pays presque barbare jusqu’à l’arrivée de Moïse et des Enfants d’Israël et que, si les Juifs avaient une bonne éducation et une civilisation avancée, ils vivaient à l’intérieur de leur clan et ne faisaient pas grande chose pour aider ceux qui étaient païens ou étrangers à la foi juive. Le résultat fut que Jérusalem devint une ville bien construite et presque exclusivement juive, une ville entourée de murailles et réservée à ceux qui avaient adopté les coutumes juives. En dehors des murs de Jérusalem, et dans toutes les petites localités de Palestine, il y avait beaucoup de pauvreté, de maladie et de souffrance. Pour cette raison, les Esséniens ne se consacrèrent pas exclusivement à l’organisation d’écoles pour répandre leurs principes, mais ils entreprirent aussi d’aider les pauvres et les nécessiteux, par l’application pratique de leurs principes mystiques.

 

Au cours des quelques années qui précédèrent la naissance de Jésus, les Esséniens avaient établi un grand nombre de grottes, de maisons et de lieux de retraite retirés où les malades, les nécessiteux, les étrangers pouvaient y trouver soulagement et aide. Certains de ces lieux étaient petits, de peu d’importance, et se trouvaient le long de certaines routes afin que les pèlerins puissent s’arrêter la nuit pour se protéger des orages ou trouver des conseils et une main secourable. Cependant, quelques-uns de leurs établissements étaient vastes et ressemblaient presque à des hôpitaux. En fait, on les appelait hospices et ils fonctionnaient comme tels. C’est dans cette forme de travail que nous trouvons l’origine des hospitaliers, ces hommes qui se consacrèrent à l’établissement d’hospices et qui formèrent un ordre de chevalerie et une organisation à part. Les Esséniens établirent un refuge juste à l’extérieur des enceintes de Jérusalem et de quelques autres grandes villes. Celui de Jérusalem, appelé la Porte des Esséniens, a été découvert, il y a quelques années, et en partie restauré comme un haut lieu historique.

 

Ainsi, juste avant la naissance de Jésus, nous trouvons une situation très intéressante en Palestine. Nous voyons les Juifs de stricte obédience organisés en une seule secte bien définie, et que les Juifs qui avaient adopté des croyances hérétiques divisés en un certain nombre de sectes, chacune essayant de surpasser les autres et de les dominer. Naturellement, il y avait ceux qu’on appelait les Païens, les Grecs, les Arabes, et ceux qui n’avaient aucune croyance religieuse. Tous ces gens étaient censés vouer obéissance à l’empereur de Rome. Les Juifs ressentaient vivement le joug romain et les impôts prélevés par Rome, et tout particulièrement les lois romaines qui, jusqu’à un certain point, s’opposaient aux coutumes juives. Pourtant, si nous considérons la situation de notre point de vue actuel, nous dirions que les Romains avaient une attitude assez loyale à l’égard des Juifs, les exemptant de faire beaucoup de choses que les autres habitants de Palestine devaient accomplir. Les juifs avaient le droit de fêter le Sabbat le Samedi, de fermer leurs magasins et d’une façon générale, de n’effectuer aucune activité commerciale ce jour-là. Les chefs Juifs avaient le droit d’établir certains règlements concernant les gens qui appartenaient à leur foi, sans que les Romains s’y opposent. C’est ainsi que les Juifs s’efforcèrent de faire de la Palestine une puissance juive, tout en s’acquittant de leur devoir d’obéissance envers l’empereur de Rome. Cela demandait de la diplomatie des deux côtés, et nous pouvons comprendre que les exagérations de tout fanatique ne pouvait manquer de provoquer des troubles, car Rome veillait toujours soigneusement à ce qu’aucune loi promulguée par les Juifs, ne devint un obstacle à sa puissance. Ajoutez à cela le fait que les Juifs, au fond d’eux-mêmes, désiraient vivement se débarrasser de la domination romaine et qu’ils croyaient que cela ne pouvait se faire que la venue d’un Grand Messie, d’un grand chef qui sortirait de la Maison de David pour diriger et gouverner le peuple élu de Dieu.

 

Dans toute la liturgie de leurs synagogues, dans toutes leurs prières, les Juifs s’exprimaient ou impliquaient toujours l’espoir fervent que le jour n’était pas loin où ils seraient gouvernés par un grand seigneur ou roi juif, comme dans le passé, et qu’ils n’auraient alors plus à obéir aux lois de l’empire romain. Nous voyons dans des documents que certains individus de cette époque ressemblaient beaucoup, dans leur comportement, à certains d’aujourd’hui. Ces individus comprenaient parfaitement ce pour quoi les Juifs priaient et ce qu’ils attendaient, et ils profitaient de cette situation. Ainsi, nous voyons que, de temps en temps, un personnage méconnu du peuple juif, voire même qui n’appartenait pas à la race juive, rassemblait soudain des disciples et se proclamait le héraut qui annonçait la venue du Sauveur ou du Messie qui libérerait les Juifs et leur rendrait leur terre pour leur seul bénéfice, sous leur seule domination. Durant les quelques siècles qui précédèrent la naissance de Jésus, il apparut une centaine ou plus d’individus de ce genre. Les gens naïfs et sans instruction se rassemblaient autour de ces chefs qui s’étaient désignés tout seuls et les soutenaient en les aidant souvent à attirer un nombre encore plus grand de disciples. Finalement, ils finissaient par découvrir qu’ils avaient été trompés et que le Messie annoncé ne venait pas, ou bien si on leur en présentait un, il se révélait comme étant fait uniquement de chair, à l’image de ceux qu’il était soi-disant venu sauver.

Essénien aujourd’hui

 

arbre, écolo,gifLorsque l’on prononce le mot  » Essénien « , on a l’habitude de désigner une fraternité spirituelle contemporaine du Maître Jésus, entourée de mystères. On attribue à cette belle communauté, à ce peuple, de grandes qualité d’âme, une bonté et une ouverture d’esprit, un respect de la vie sans pareils.  

En établissant quelques recherches, on découvre vite que la Tradition Essénienne, au sein de laquelle le Maître Jésus a été formé et initié, commence avec Énoch, le premier Maître et prêtre du Très-haut sur la Terre. La tradition Essénienne a donc été préservée dans une lignée ininterrompue de Énoch jusqu’à Jésus. 

Ensuite, les livres d’histoire effacent les Esséniens de la marche du temps et déclarent que ce  » peuple du passé  » n’est plus, qu’il s’est éteint pour toujours. Le mot  » Essénien  » devient alors synonyme de  » légende  » entre rêve et idéal brumeux. En réalité, il n’en est rien. La lignée Essénienne fut perpétuée par le Maître St Jean et par toute une lignée de Maîtres fidèles. La Flamme des origines est restée vivante sur la Terre et l’Alliance de Lumière a été renouvelée au fil des époques par les envoyés de l’Amour. Les Bogomiles et les Cathares étaient de ceux-là. Le Maître Peter Deunov, Omraam Mickaël Aivanhov, Rudolf Steiner… étaient également de vivants maillons de cette chaîne de Lumière, gardienne du Sacré. Les Esséniens ont réapparu sous de nombreux noms au fil des siècles, pour tenter de fleurir à nouveau le cours du temps.   

Seuls ceux qui étaient amoureux de la Vérité, seuls ceux qui cherchaient véritablement à vivre avec leur âme ont pu les approcher.  

Aujourd’hui, ce peuple fidèle à l’Amour, qui a dû rester discret pendant longtemps, se lève avec force. Il lance un appel à tous ceux qui se reconnaissent en lui, pour dire que les Esséniens n’appartiennent plus au passé, mais au Présent. Pour clamer haut et fort que l’Alliance de Lumière est de nouveau vivante sur la Terre, comme l’avaient annoncé les Maîtres du passé.  

Elle est vivante pour qui saura la reconnaître, l’approcher et la goûter. 

Le Maître du Présent qui actualise cette lignée de hauts Initiés dépositaires de la Science Essénienne est Olivier Manitara. Il ne s’est pas arrogé le titre de représentant de la Nation Essénienne sur la Terre, mais en a reçu l’autorité sur les plans visibles et invisibles, de par ses nombreuses Initiations et sa vie entièrement consacrée à son Idéal. 

N’en déplaise aux historiens, les Esséniens n’appartiennent plus au passé. La Flamme de leur cœur brille à nouveau  et le chant de leur âme fait vibrer une fois de plus le temple du Monde. 

Pour en savoir plus : www.oliviermanitara.org 

clic La Ronde des Archanges ( témoignage ) 

Annales Akashiques Esséniennes

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Les Esséniens … un nom qui, aujourd’hui, revient souvent sous les yeux de ceux qui s’interrogent. Depuis la découverte des Manuscrits de la Mer Morte, il a fait le tour du monde, suscitant cependant plus d’interrogations que de réponses. 

Qui étaient les Esséniens ? Malgré les récents travaux des archéologues et des chercheurs, l’Histoire officielle est encore bien avare de renseignements. 

On parle d’une secte mystique à laquelle certains associent parfois le nom de Jésus… Qu’en est-il exactement ? A cela nous nous proposons, à travers ce livre, d’apporter une réponse … ou un début de réponse car ce domaine d’investigations est immense ! 

Ce n’est pas un travail d’historien que nous présentons dans les chapitres qui suivent, mais un récit, un témoignage vécu. En effet, aucun document, quel qu’il soit, n’a servi à sa rédaction. La raison se refuse, bien sûr, à admettre que l’on puisse fouiller le passé en dehors des méthodes traditionnelles d’investigation. Et pourtant… est-il raisonnable de poser des limites aux horizons qui s’offrent aujourd’hui à l’homme ? Les frontières de l’ «impossible » ne reculent-elles pas sans cesse ? 

Ce n’est cependant pas une technique de travail révolutionnaire qui nous a permis de mener à bien cet ouvrage, mais une méthode dont l’origine se perd dans la nuit des Temps. Il a été élaboré à partir d’une technique héritée des anciens Egyptiens et des mystiques de l’Himalaya ; il est le fruit d’une longue lecture dans les Annales akashiques.  Que sont les Annales akashiques ? Nous pourrions dire qu’elles sont la Mémoire de l’Univers, mais cela resterait encore bien vague. 

Penchons-nous donc sur le mot Akasha, d’origine sanscrite. Ce terme désigne un des éléments constitutifs de la Nature au même titre que la terre, l’eau, le feu et l’air. Les anciennes Traditions nous apprennent qu’il s’agit d’une substance infiniment subtile, d’une forme d’énergie dans laquelle baigne l’Univers et qui a la propriété de garder la mémoire visuelle et auditive de tout ce qui vie. L’Akasha serait donc la « plaque sensible » de l’Univers ou encore, pour employer un terme très contemporain, un gigantesque « film magnétoscopique » mis en place par la Nature elle-même et capable de nous révéler, dans certaines conditions, la mémoire du passé. 

Il convient de signaler que la consultation de ces Annales a eu lieu hors de notre monde physique et au cours d’une série de voyages astraux ou voyages hors du corps. 

Ce type de lecture n’a rien à voir avec ce que l’on peut appeler « phénomènes spontanés de vision ». Il nécessite le long apprentissage d’une méthode précise soutenue par un travail personnel d’ordre spirituel. En effet, et nous tenons à insister tout particulièrement sur ce point, une technique est loin d’être suffisante. Celle-ci n’est que le coup de pouce à une longue préparation, à un nettoyage des divers corps qu’aucun mode d’emploi ne pourra remplacer car elle est fondée sur l’amour. 

La lecture des Annales akashiques suppose, par ailleurs, une autorisation de la part des êtres spirituels qui en ont la garde.  Ces derniers s’assurent de la pureté d’intention des « voyageurs » et de leurs capacités d’assimilation. Enfin, les recherches en question ne doivent jamais être menées dans un but personnel. Le récit qui va suivre nous emmène il y a quelque deux mille ans, en Palestine, au sien même de la société essénienne. Il n’est guère facile de revivre son propre passé, aussi ne nous a-t-il pas toujours été agréable de parler de nous. Nos personnes, celles qui portaient à l’époque les noms de Simon et Myriam, n’ont d’ailleurs qu’une importance relative dans ce témoignage. A travers cette existence vécue au cœur de la Fraternité Essénienne et de ses enseignements, il sera souvent question de la personnalité et de la pensée de Jésus ainsi que des détails relatifs à sa vie, en son entourage. 

Nous n’ignorons pas que quelques-uns de ces aspects pourront surprendre, voire choquer et nous sommes conscients de la responsabilité que leur diffusion implique. Toutefois, le temps est venu de lever certains voiles.  Nous n’avons pas la prétention d’apporter exclusivement de l’inédit mais une pierre de plus à un édifice qui se met en place. Nous ne prétendons pas non plus rapporter la totalité des faits cachés dans ce domaine jusqu’ici, le moment de leur révélation n’étant pas encore venu. Il nous paraît aussi important d’insister sur un point ; rien n’a été romancé ou déformé dans un but quelconque. Le lecteur sera peut-être surpris de trouver une foule de détails concernant aussi bien des paysages, des portraits que des discours… La mémoire astrale est dotée d’une grande fidélité, les yeux de l’âme perçoivent plus intensément que ceux de la chair. 

Ainsi, rien de ce qui a été écrit ne l’a été approximativement. Nos efforts ont toujours tendu vers la plus grande fidélité par rapport au vécu, au mot près lorsqu’il s’agit de paroles rapportées. 

Nous tenons enfin à préciser ici de quelle façon la lecture des Annales akashiques s’effectue. Les scènes sont revécues avec une netteté absolue, les paroles sont perçues dans la langue de l’poque, mais comprises instantanément comme si nous en possédions aujourd’hui la maîtrise. En ce qui nous concerne, la sensation de vécu dut telle qu’elle nous a fait retrouver des émotions, des perceptions étrangères à notre personnalité actuelle. Certains verront peut-être dans ce livre un romain et d’autres seront tentés de le qualifier de délire mystique. Peu importe ! Nous l’avons écrit avec le cœur, tel que les épisodes s’en imprégnèrent en nous au jour le jour pendant près de deux années. Nous le confions donc aux êtres de cœur ! certains savent déjà ce qu’il en est et le temps décidera… Si temps il y a ! 

Nota – Bien que chacun des auteurs ait rédigé plus particulièrement une partie de cet ouvrage, la grande majorité de scènes a été revécue en commun

Extrait de : De Mémoires d’Esséniens : tome 1- L’autre visage de Jésus par Daniel Meurois et Anne Givaudan aux éditions Le Perséa en 2000. 

Lavement des pieds

Pour en revenir à cette préoccupation de Jeshua qui consistait à vouloir gommer les différences séparant manifestement les êtres humains et en affirmant l’équilibre entre l’offrande et la réception, je citerai ici l’événement du « lavement des pieds ». Je vous dirai tout d’abord que cet épisode de la vie du Christ n’eut pas lieu qu’une fois mais qu’il se produisit à de multiples reprises. Laver les pieds d’un maître spirituel était chose classique et normale dans la culture de l’époque, tout comme cela l’est encore de nos jours dans la Tradition ancestrale de l’Inde, par exemple. Dans une telle attitude d’esprit, ce n’est pas s’humilier ni s’infliger pénitence que de laver les pieds d’un être que l’on estime être plus avancé spirituellement que soi. Cela ne signifie pas non plus vénérer sa personnalité humaine mais reconnaître et honorer le Feu divin s’exprimant à travers Lui. Les pieds sont alors considérés comme particulièrement sacrés puisqu’ils représentent le point de contact entre le corps du Maître – l’Esprit – et la terre qui L’accueille – la Matière dense. 

Que le Christ ait inversé les rôles en lavant à son tour les pieds de ses proches représente bien sûr une révolution dans la mentalité de l’époque. Cela s’inscrit exactement dans le ligne de pensée de son enseignement, à savoir que le mouvement de la Vie est basé sur un échange continuel. 

S’il Y a parmi les âmes incarnées des fleurs plus ouvertes que d’autres, même celles qui sont encore en bourgeon sont une promesse qui nourrit le coeur. Ainsi, par son geste, Jeshua illustrait le fait que, d’une part, nous sommes tous sans le réaliser, des maîtres les uns pour les autres et que, d’autre part, la Divinité réside au même titre en chacun de nous. 

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Par le lavement des pieds, c’est la Présence de l’Étincelle divine en chaque femme et chaque homme qu’Il tenait à souligner et à honorer. Par ailleurs, pour bien marquer les esprits, le Maître eut soin d’inverser les rôles non pas seulement une fois, comme indiqué dans les Évangiles, mais à plusieurs reprises. Pour Lui, Dieu était en chacun aussi sûrement que nous étions tous en Lui. Se penser séparés de Sa Réalité et de Sa Présence était par conséquent un non sens, une aberration d’amnésique. Bien que cette attitude fût révolutionnaire il y a deux mille ans, il faut malgré tout être conscient du fait que le Christ n’a pas été le premier à la proposer sur cette Terre. Le principe qui la sous-tend faisait déjà partie des enseignements de base de la Fraternité essénienne, notamment de celle qui vivait au monastère du Krmel. N’oublions pas que cette Communauté en avait elle-même hérité de la Tradition égyptienne instituée environ mille cinq cents ans plus tôt par le Pharaon Akhénatonl, lequel voyait en chaque être humain un prêtre potentiel par essence, un véritable réceptacle du Divin. Une semblable disposition d’esprit peut, reconnaissons-le, prêter à rire lorsque l’on considère le triste spectacle des monstruosités commises par l’espèce humaine… ou qui se prétend telle. Ce « spectacle » est même l’un des arguments majeurs à la négation de l’existence d’un Principe divin. Il le sera toujours tant que nous n’aurons pas désinfantilisé notre façon de concevoir cette Energie appelée Dieu. 

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C’est la tâche démesurée a laquelle Jeshua s’est attaché. Éradiquer les racines de la puérilité, de la dépendance et du réflexe viscéral de dualité n’est pas concevable en deux petits millénaires car cela requiert une maturation naturelle qu’aucun Maître de Sagesse ne saurait remplacer, fût-il le Christ. – « Celui qui ne grandit pas par lui-même ne grandit pas vraiment; il donne seulement l’illusion de la croissance en faisant plaisir à ses instructeurs. S’il ne lâche jamais la main de ceux-ci, il ne se trouve pas lui-même et, ne se trouvant pas, il continue d’ignorer la vraie nature de l’Éternel. Je vous le dis, tant que vous vous penserez étrangers à Sa Réalité, vous L’accuserez des injustices et des ignominies de ce monde. Souvenez-vous que vous êtes Sa Liberté qui s’exprime et qu’ainsi vous ne rencontrez que ce que vous engendrez depuis l’aube des Temps. Si chaque jour, par mille petits détails, vous soufflez le vent de la dispersion, ne vous étonnez pas qu’une énorme bourrasque de séparativité puis de dissolution finisse par vous revenir. 

L’Éternel est fait de cette Lumière absolue et sans ombre qui contient la lumière et l’ombre. Même par cette ombre, qui est un ennui de Lui, Il clame Sa Présence en vous.» Des paroles comme celles-ci conduisirent parfois le Maître à entamer des commentaires majeurs quant à la nature de Celui qu’Il nommait son Père. À ceux qui pouvaient l’entendre, Il n’hésitait alors pas à dire que cette appellation n’était autre qu’une convention puisque, dans le fond de son coeur, cette Force apparemment paternelle, n’était ni masculine ni féminine mais englobait ces deux principes. Si accepter une telle idée nous paraît évident aujourd’hui, c’est la preuve que « quelque chose » a changé en nous qui nous rend un peu plus capables d’aborder le concept 

de Dieu de façon moins anthropomorphe. Depuis le début de notre Ère ou presque, les autorités religieuses ont laissé croire à toute la Chrétienté que le « Notre Père » est une prière qui a été composée par le Christ. Les théologiens honnêtes savent pourtant fort bien qu’il n’en est rien. Il s’agit d’un texte très ancien rattaché à la même Tradition que celle qui est à la base du « Sermon sur la montagne »l. Par contre, ce que l’on ignore mais que gardent gravé les Annales akashiques, c’est que le Maître prit plaisir, en notre présence, à composer une prière analogue qu’Il adressa à la Mère divine. Celle-ci fut notée à la fois par Jean et par Judas. La voici, telle que je peux la restituer aujourd’hui selon mon souvenir car il nous arrivait de la réciter collectivement comme une petite litanie, sur trois ou quatre notes tandis que nous marchions par les sentiers : 

Notre Mère… Mère divine, 

Toi qui nous accueilles sur Terre comme aux Cieux Que Ta Présence habite notre âme, 

Que la Lumière prenne corps en nous Et qu’ainsi Ton Souffle purifie toute chose dans l’unité des mondes. Fais que chaque jour nous soit une vraie nourriture, 

Rends-nous conscients de nos manques Et donne-nous la force de tendre la main à ceux qui trébuchent. 

Offre-nous le discernement Et englobe-nous dans le Soleil de Ton Amour 

Car il n’est que Lui pour seule Demeure. 

Je suis personnellement convaincu que si cette prière n’est pas parvenue à passer les siècles comme le « Notre Père » c’est parce qu’elle a très vite fait l’objet d’une mise à l’index de la part des premiers « bâtisseurs » de l’Église. Son côté féminin dérangeait inévitablement les patriarches qui ont structuré l’architecture du dogme qui domine devrais-je dire sévit – encore aujourd’hui. Seule l’École d’Alexandrie, avec le Mouvement gnostique!, a osé retransmettre dans ses enseignements la place que revêtait l’élément féminin dans le coeur du Christ. On a tout fait pour détruire les textes qui en portaient témoignage… Je ne serais cependant pas étonné que certaines caves vaticanes en gardent encore précieusement et secrètement la trace. 

Bien sûr, il n’est pas plus juste de vénérer le « visage » féminin de Dieu que son aspect masculin, aussi reste-t-il « quelque chose » à inventer dans notre vocabulaire courant pour tenter d’exprimer de manière lumineuse ce que la notion d’hermaphrodisme ne parvient pas à traduire par son caractère trop incarné. L’Ain Soph des Kabbalistes, l’Inconnaissable, est peut-être le terme qui laisse transparaître le mieux l’Essence de cet Absolu qui nous échappe sans cesse. Je l’ai déjà signalé dans ces pages, la place que le Maître accordait à la sensibilité féminine au coeur de son enseignement comme dans sa vie quotidienne est certainement l’un des facteurs qui a le plus dérangé la société de son temps et, a fortiori, tout le Collège du Sanhédrin devant lequel Il fut traduit après son arrestation. Le pouvoir mâle supporte difficilement l’idée de devoir partager son autorité… tout comme le pouvoir femelle lorsqu’il oublie sa sensibilité féminine pour imiter le jeu masculin.  Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

L’affaire Judas

 

Cet enseignement, je ne le réalise que maintenant, nous fut délivré environ deux ans après que le Maître eût généré autour de Lui un noyau de disciples bien constitué et apparemment très solide. C’était un noyau, rappelons-le, au sein duquel il était trop tentant de se sentir élu et comme faisant partie d’un plan parfait, justement promis à l’éternité. Aucun de nous, j’en suis certain, ne fit le rapport entre ce qui nous était enseigné et ce que nous vivions. Nous marchions à la suite du Maître, de ce fait nous étions convaincus toucher à la Vérité et il n’y avait aucune raison pour que cela cesse puisque nous fonctionnions entre nous comme une famille où chacun remplissait sa tâche du mieux qu’il le pouvait, même parmi les inévitables petites rivalités. 

 

L'affaire Judas dans PERSONNAGES HISTORIQUES JudasKiss

 

Cet état d’esprit qu’on pourrait définir comme celui de la « bonne conscience » était nôtre lorsque survint ce que j’appelle aujourd’hui « l’affaire Judas »; le choc n’en fut que plus foudroyant. Parmi les plus proches du Maître, Judas avait toujours tenu une place quelque peu marginale. Il n’était pas le seul lettré comme on le prétend parfois. Lévi le leveur d’impôts savait aussi un peu lire et écrire, tout comme Jean et quelques autres dont la plupart étaient issus de la Fraternité essénienne

 

Ce n’était pas son instruction qui particularisait donc Judas mais son côté volontiers impertinent, frondeur et sa mémoire qui nous semblait prodigieuse. Il savait tout de ce qu’avait déclaré le Maître, quel jour ce dernier avait délivré tel enseignement, qui était présent et quels étaient les aspects les plus pointus de cet enseignement… En réalité, il provoquait un peu la jalousie ainsi que la méfiance car son vocabulaire et ses remarques traduisaient souvent son ancienne appartenance au clan zélote. Jeshua, qui plus est, paraissait lui accorder une confiance toute spéciale… Judas se trouvait donc fréquemment, contre son gré, au centre de quelques luttes intestines. Le fait que les Évangiles canoniques ne lui laissent aucune chance en faisant radicalement de lui l’archétype du traître parfait est dû pour une bonne part, à mon sens, à la convoitise dont il faisait l’objet. Il faut dire aussi que son caractère quelque peu secret ne l’a sans doute pas aidé à se faire aimer de tous. Au-delà de ces considérations, Judas n’était pas le personnage sombre et intriguant qu’on a fait de lui. Bien que peu bavard, il appréciait la plaisanterie et  se montrait attentif à la peine d’autrui. 

 

Après l’arrestation survenue sur le Mont des Oliviers, il est certain que, sous le coup de l’émotion, nous crûmes tous – ou presque – en sa trahison. L’affaire n’était cependant pas aussi simple ni aussi évidente qu’on le laisse croire dans les Évangiles. Nous étions quelques-uns à savoir que Judas souhaitait organiser une rencontre entre Jeshua et le Sanhédrin afin de poser les bases d’une entente face à une tension sociale politico-religieuse qui s’échauffait à un rythme dangereux.  C’était, selon lui, la seule solution pour enrayer celle-ci puisque le Rabbi se tenait au carrefour de nombre de préoccupations et d’intentions. 

 

Dans un cénacle restreint, nous savions aussi, par ailleurs, que le Maître et Judas s’étaient rencontrés en privé chez Nicodème ou Zachée à plusieurs reprises. Qu’il y eut là un accord entre l’Iscariote et Jeshua menant à une arrestation au jardin de Gethsémané me paraît plausible ainsi que le soutient la thèse née de la récente publication de L’Évangile selon Judas. Il n’y eut aucun témoin à ces rencontres et celles-ci ne semblent pas accessibles par le biais des Annales akashiques… Cependant une telle hypothèse est vraisemblable car conforme en tous points avec l’enseignement délivré par le Maître et qui est cité un peu plus haut… à savoir qu’il faut des « briseurs de systèmes » pour générer des dynamiques et aller de l’avant. 

 

Que serait-il advenu de la Mission du Christ sans le rôle terrible joué par Judas? On peut se le demander. Si la Crucifixion était une nécessité ainsi que l’affirment les mystiques et les théologiens, nous devons en conclure qu’il y avait une entente, subtile pour le moins, au niveau de l’ âme entre le Maître et l’Iscariote. D’autre part, on peut être certain que les rédacteurs successifs des Évangiles ont déformé la scène de l’ arrestation. Le fameux « baiser de Judas » et les pièces de monnaie échangées sont une pure allégorie qu’une légère approche de l’alchimie permet de décoder. Une petite parenthèse… Cette prise de conscience du rapport existant entre certains passages des textes sacrés et l’élaboration du Grand OEuvre nous force à admettre que certains des rédacteurs des Évangiles – au-delà des censeurs et des falsificateurs – étaient férus d’alchimie puisqu’ils ont ponctué « leurs » textes de références précises en établissant un rapport entre la vie du Christ et l’élaboration de la Pierre philosophale. 

 

Pour ceux que la question intéresse, en voici deux exemples significatifs: Il y a, tout d’abord, le célèbre reniement de Pierre qui eut lieu trois fois avant le chant du coq. Cet épisode évoque clairement une phase précise dans l’élaboration finale de la Pierre philosophale, celle où la Matière première dans son athanor, juste avant l’aube, donne à trois reprises l’impression de ne pas évoluer dans la direction où il le faut, ce qui ferait alors échouer l’OEuvre. Je citerai ensuite le symbolisme entourant le rouge du manteau dont on couvrit les épaules du Christ juste avant sa crucifixion. Bien que son tissu ne fût pas si éclatant que cela à l’époque, il faut y voir une allusion à la couleur rubis caractérisant la Pierre philosophale lorsque celle-ci parvient à l’état de sublimation. Dans le dégagement de la Conscience du Christ hors du corps de Jeshua sur la croix, on retrouve le même acte de sublimation. C’est l’instant de la croisée des chemins, celui où le plomb de la matière dense humaine rencontre l’Or spirituel de l’Esprit divin, le Transmutateur. J’ai encore en mémoire l’explication que certains prêtres donnaient de la couleur rouge du manteau attribué au Christ avant sa mise en croix… On nous disait qu’il s’ agissait, il y a deux mille ans, du manteau des fous et que c’ était ainsi une façon de dénoncer la folie qu’Il avait eue de se prétendre « roi des Juifs ». Là encore, il y a déformation et appauvrissement. Si certains alchimistes se sont emparés de la notion de folie il y a de nombreux siècles, c’était dans son acception mystique et symbolique, par référence au Fou des arcanes majeurs du Tarot, celui qui ré-écrit toute chose et qu’il est « dangereux » de suivre… 

 

Pour en revenir à Judas, il est bien certain qu’il ne lui a pas été nécessaire d’identifier le Maître aux yeux des Romains par un baiser. Le visage du Rabbi était connu et sa stature le rendait facilement repérable… surtout, ne l’ oublions pas, en un temps où la population de Jérusalem et de la Palestine n’était guère nombreuse. Quant au suicide de l’Iscariote, il est pure légende. Judas disparut bel et bien pendant de nombreuses années afin d’éviter les réactions de ses co-disciples. Si la majorité d’entre eux étaient incapables d’admettre le fondement de ce qui s’était passé, chacun savait cependant qu’il était vivant et qu’il avait même femme et enfants!. 

 

Ce ne fut que vers la fin de sa vie, après être sorti à grand peine d’un long état dépressif – une nuit de l’âme qu’il consentit à rédiger lui-même la première ébauche du texte qui est parvenu jusqu’à nous. Par ailleurs, quelques brèves incursions dans les Annales du Temps m’ont permis de comprendre que l’intervention de Jean fut pour beaucoup dans son déblocage et sa libération psychologiques. En supposant qu’il y ait véritablement eu entente entre Judas et Jeshua au sujet de la nécessité d’une arrestation, on peut a priori se demander pourquoi le Maître lui infligea une telle épreuve n’entraînant, de toute évidence, que rejet et haine. Je crois que la réponse est assez simple et qu’elletient dans une remarque que le Christ faisait  volontiers à ceux qui avaient l’impression que le sort s’acharnait toujours sur eux ou qui étaient terrassés par une grande souffrance. – « Ne maudissez jamais l’étroitesse des portes par lesquelles il vous est demandé de passer. Une épreuve est toujours le signe que mon Père s’occupe de vous. S’Il laboure le champ de votre âme, c’est qu’Il a l’intention d’y semer quelque chose. Lorsqu’une terre est retournée, les mauvaises herbes se retrouvent racines en l’air… C’est cela qui fait mal. Ainsi, mes amis, ne voyez pas vos souffrances comme une malédiction ou un châtiment mais comme une préparation. 

 

Ce qui rugit en vous, c’est toujours la partie superficielle de votre âme ~ l’autre, celle qui n’est pas semblable à une terre meuble, celle qui est solide comme le roc et qui renferme cristaux et pierres précieuses demeure intacte dans vos profondeurs. Je vous le dis dès lors, ce que la souffrance ébranle en vous n’est pas le meilleur de vous-même, ce n’est pas même vous mais l’illusion que vous entretenez de vous. Ne recherchez pas le labourage de la souffrance en croyant ainsi plaire à l’Éternel car le premier devoir est de s’aimer et d’aimer ce qui nous est donné… Cependant, lorsque la souffrance apparaît, sachez l’accueillir comme un maître surgi du désert pour vous enseigner ~ sachez l’ accueillir comme vous m’accueillez car, je vous l’annonce, ce n’est pas la quiétude qui pousse en premier lieu dans l’empreinte de mes pas. » Lorsqu’on se laisse pénétrer par le sens profond de ces paroles, il est alors plus aisé de comprendre pourquoi le Christ ne craignait pas d’affirmer parfois qu’Il venait tout autant apporter le glaive que la paix. C’était sa façon de nous dire qu’étant donné l’état de maladie de l’ensemble de l’espèce humaine, seules de profondes mutations avaient valeur de remède. 

 

Pour en conclure ici avec Judas, il devient enfin aujourd’hui évident qu’il n’est pas à considérer comme le dernier des disciples, le « rouquin au regard fourbe » dont l’image a été entretenue par un grand nombre de peintres. Dans notre système d’univers, tout n’est pas organisé ainsi qu’on le pense souvent selon le modèle décimal mais selon le principe du duodénaire, c’est-à-dire à partir de la loi du douze. Si, dans la symbolique chrétienne, Judas joue le rôle de treizième convive lors de la dernière Cène, , engendrant ainsi la base d’une superstition, il faut surtout comprendre que, pour passer d’un système de fonctionnement au système suivant, il convient d’introduire en son sein un élément de rupture. Passer de la logique d’un duodénaire à celle du duodénaire suivant requiert donc l’apparition du treize, lequel entraînera une dynamique obligatoire de transformation. Le nombre treize est celui qui, symboliquement, autorise à regarder ailleurs et plus avant. 

 

Étrangement, en langue française on appelle judas une petite lucarne discrète permettant d’observer ce qu’il y a au-delà d’un mur ou d’une porte. Analogiquement, Judas n’est pas l‘obstacle mais une sorte de portier – au sens noble du terme – offrant l’opportunité d’appréhender Ce qui est plus loin et qui nous attend… si nous le souhaitons

 

 

Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ

Réflexions esséniennes

Réflexions esséniennes dans ESSENIENS esseniens       Qui sont les Esséniens ?


Officiellement, les Esséniens sont définis comme ayant formé, il y a environ 2000 ans, une « secte du Judaïsme », c’est-à-dire un groupuscule de mystiques ayant eu ses particularités au sein de la Tradition mise en place par Moïse. On dit aussi qu’ils vivaient essentiellement dans un monastère situé sur les hauteurs de la Mer Morte, à Qumran… d’où le nom des manuscrits qui font état de leur existence.

 

Non officiellement maintenant, on parle surtout d’une Communauté de mystiques vivant par familles et mettant en pratique un idéal de vie en communion avec la nature, prêchant la tolérance, le partage et la non-violence,  en résumé l’amour. Toujours non officiellement, il est également dit que cette Communauté, en étroit rapport avec l’Invisible, se manifestait par quelques minuscules villages, essentiellement répartis en Galilée et qu’elle avait créé une École initiatique au sommet du Mont Carmel. C’est au sein de l’un de ces villages qu’aurait grandi le Maître Jésus.

Deux approches…

 

Les partisans de ces deux approches ne peuvent que difficilement se rencontrer. En effet, les premiers ne décrivent que le regroupement de quelques centaines de religieux plutôt fanatiques aux thèses passablement apocalyptiques et dont la vie, parfois guerrière, était réglée par une multitude d’interdits et d’obligations. Quant aux seconds, leur perception de ce qu’étaient les Esséniens est rigoureusement opposée. Ils en font un peuple d’initiés, détenteurs de la Connaissance, terreau évident de la pensée christique.

 

C’est l’idée qu’en a donné, il y a une trentaine d’années, Edmond Bordeaux Székély par ses livres consacrés essentiellement à leur hygiène globale de vie. C’est l’approche qu’a également véhiculé ma propre expérience à travers la rédaction de « De mémoire d’Essénien« , au début des années 80, un livre-témoignage qui privilégie cependant avant tout l’aspect mystique de la Communauté. Je ne peux renier un tel vécu débouchant sur une sensibilisation accrue aux mondes de l’Invisible et aux thérapies énergétiques.

 

On comprend qu’il y a donc un fossé difficile à combler entre ces deux compréhensions du Mouvement essénien, d’autant plus que, dans notre société, les perceptions mystiques marginalisent inévitablement.

 

De mon côté, les décennies se sont par bonheur succédées avec leur lot de découvertes. Tout au long de leur course, elles n’ont cessé de me pousser à investiguer avec davantage d’acuité en direction des Esséniens des villages et de l’empreinte qui a vraiment été la leur.

 

De toute évidence, ce ne sont pas les ascètes du Qumran, coupés du monde et dont les préceptes laissent transparaître des accents d’intolérance qui peuvent aujourd’hui nous aider. Les dogmatismes ont déjà fait, me semble-t-il, tellement de dégâts dans notre monde pour que l’on soit tenté de se réfugier derrière eux, une fois encore.

 

Au sein des Communautés villageoises 
 

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C’est donc en direction des Communautés villageoises qu’il nous faut plutôt nous tourner afin de trouver une source d’inspiration.


C’est parmi elles que le Maître Jésus a passé une partie de sa jeunesse et aussi que les thérapeutes, les « Frères à la voix de lait » ont beaucoup œuvré pour parfaire leurs méthodes de travail sur les corps énergétiques.

 
Ces hommes et ces femmes étaient discrets. C’est la raison majeure qui a abouti à ce que pratiquement rien d’eux ne subsiste, hormis une étonnante somme de connaissances voyageant souterrainement et subtilement depuis deux millénaires. Nous leur devons beaucoup, non pas en tant qu’inventeurs d’un mode de vie prônant l’équité, la douceur et le maniement des énergies de Lumière mais en tant que relais majeurs d’une Tradition sans âge dont les anciens Égyptiens avaient été, avant eux, les gardiens puis les transmetteurs.

 

Le seul bémol que j’apporterai à la question, c’est le regard qu’un certain nombre de nos contemporains posent sur cette Communauté. J’en parle aujourd’hui d’autant plus librement que je pense avoir largement contribué à la diffusion de la pensée essénienne par un grand nombre d’ouvrages.   

Ne pas idéaliser…

 

En ce qui me concerne, il me paraît maintenant clair que l’on a sans doute tendance à idéaliser à l’excès le peuple essénien dans son ensemble. Celui-ci est  certes fascinant  et ¨différent¨ des autres dans le contexte de son temps et de sa terre, mais il ne faut pas nier qu’il avait ses raideurs et ses contradictions.

 

Ainsi, il ne suffisait certainement pas d’appartenir à la Communauté essénienne, pour pouvoir se targuer d’être initié à la plus grande des sagesses ni à l’art des thérapies…

 

C’est pourtant ce que l’on croit trop facilement actuellement. Je puis en témoigner par mes recherches personnelles : la Fraternité des hommes en blanc, ne produisait pas que des sages. On trouvait aussi parmi elle nombre d’intransigeants, de superstitieux et même parfois d’extrémistes capables de violence.

 

Cette dernière affirmation a de quoi surprendre et même choquer, j’en suis conscient. Il suffit pourtant de se souvenir de ce récit évangélique qui mentionne Jésus de retour dans son propre village puis contraint de quitter ce dernier, chassé par les jets de pierres et les injures. Si on s’accorde à dire qu’il s’agissait bien d’un village essénien, cela devrait pousser à réfléchir.

La perfection n’existe pas et n’a pas existé…

 

La vérité de qui étaient les Esséniens se cache en fait derrière le simple bon sens. En réalité, si les chercheurs officiels, généralement assujettis à un dogme qu’ils ont pour mission de défendre, manquent souvent de lumière et d’ouverture dans leur approche des choses, ceux qui idéalisent sans discernement le Mouvement essénien manquent, quant à eux, de racines et de réalisme.

 

Notre tort, à nous qui appelons à un changement de conscience et qui ne rêvons qu’à l’ouverture du cœur, c’est de trop fréquemment et trop facilement croire avec nostalgie en une perfection passée qui ne souffre pas de discussion.

 

Qui étaient les Ésséniens, que ce soient ceux de Qumran ou des villages ? Finalement des hommes et des femmes comme nous, avec leurs défauts et leurs qualités, leurs connaissances et leurs illusions, leurs rêves et leurs combats, leurs espoirs et leurs erreurs.

 

Des Initiés et des Maîtres de Sagesse ? Oui, il y en a bien évidemment eu parmi eux, Jésus étant leur aboutissement ultime. Cependant, leur Communauté comptait nombre de gens ordinaires, s’efforçant de vivre au mieux, parfois avec leur grandeur, parfois avec leur bêtise et leurs limitations. Exactement comme nous ! Reconnaissons qu’ils tentaient de vivre un aspect de la vérité « incarnable » sur Terre… mais pourquoi s’acharner à prétendre qu’ils incarnaient La Vérité ? 


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Nul n’est « élu », seul l’appartenance au genre humain compte…

 
Comme je viens de le souligner,  Jésus lui-même n’a pas été reconnu par l’ensemble de sa propre Communauté. Pourquoi ?

 

Parce qu’Il a dépassé celle-ci en brisant la forme d’élitisme qu’elle entretenait implicitement. Parce qu’Il en a brisé certains tabous et bousculé les règles internes. En fait, plus simplement parce que la notion de ¨peuple élu¨ était incompatible avec ce qu’Il incarnait. Pour Lui, il  y avait l’appartenance au genre humain et c’était tout.

 

Ainsi, affirmer que l’on a été autrefois Essénien comme on arborerait – si cela existait – un diplôme de Sagesse, n’a pas beaucoup de sens, même si c’est exact.

 

Je ne nie pas que beaucoup d’anciens Esséniens se soient aujourd’hui réincarnés. Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois dans l’Histoire; la période cathare en témoigne à sa façon. Je pense simplement qu’il est un peu vain de se prévaloir aujourd’hui du nom d’Essénien…

 

Nous n’avons pas à reproduire le passé mais à inventer un présent qui tente de parfaire le meilleur de ce l’on sait de ce passé.  Des Esséniens, il subsiste avant tout la sensibilité cristalline, celle que les plus purs d’entre eux ont semée dans le Temps, souterrainement comme dans le subtil. Je crois que c’est par le biais de cette sensibilité que leur patrimoine tente de ré-émerger… Un cadeau énorme et précieux pour notre monde asphyxié.

 

C’est un très beau legs qui dépasse surtout les multiples aspects de l’ »Essénisme » d’il y a 2000 ans. Ce ¨Essénisme¨-là, celui que nous pouvons vivifier aujourd’hui est universel, il ne doit plus traduire une Tradition particulière mais viser à toucher tous les cœurs humains de par le monde.

 

Ne craignons pas de le dire, un tel idéal essénien peut tout simplement se confondre dans ses grands principes avec l’idéal amérindien, bouddhiste, musulman, hindouiste et, bien sûr, chrétien au sens le plus ouvert du terme.

 

C’est vers lui, qu’il nous faut nous diriger. C’est de lui dont il faut manifester l’esprit, un esprit sans frontière ni nation.

 

Il est temps de s’y atteler car nous fonçons tête baissée vers un mur…

Voir :


• « De Mémoire d’Essénien«  par Daniel Meurois-Givaudan, aux Éditions Le Passe-Monde

• « Les enseignements premiers du Christ » par Daniel Meurois-Givaudan, au même éditeur 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Marie

 

Et pourquoi ne pas parler ici de Marie puisque l’empreinte qu’elle a laissée dans l’Histoire illustre bien, après celle de son fils, une certaine rencontre du Ciel et de la Terre en notre monde? Depuis bien des siècles, nous, les Occidentaux, avons souvent entretenu d’elle l’image d’une petite blonde obéissante plutôt aérienne, d’une chasteté totale, assez passive et portant un regard de vénération douloureux sur Celui qu’elle a mis au monde. 

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Tout d’abord, le simple bon sens devrait nous permettre de réaliser qu’en fait de « blonde hollywoodienne », Marie – que l’on appelait Myriam, un nom lui aussi très répandu – était une femme aux traits sémites très prononcés. Celle-ci s’imposait naturellement dans une assemblée non pas par les canons classiques de la beauté mais plutôt par la noblesse de ses traits, la droiture de sa démarche corporelle et par le respect que quelque chose en elle imposait. Bien qu’elle fût relativement discrète et silencieuse ainsi que se devait de l’être une femme de l’époque, elle ne se montrait pourtant ni soumise ni souffrante. Je l’ai vue capable de rébellion, notamment dans les circonstances que j’ai citées plus haut, mais aussi face à l’attitude de certains disciples du Maître dont elle comprenait parfois difficilement que ce dernier leur accordât tant de confiance. En fait, elle entendait et observait beaucoup de choses en coulisses et admettait souvent mal ce qu’elle interprétait alors comme de l’insouciance ou de la passivité de la part de son fils. 

 

Il est vrai que cette attitude changea assez radicalement à compter du jour où le « passage » du fils au Maître de Sagesse fut pleinement accepté par son âme en tant qu’évidence. Son réflexe protecteur de mère s’estompa dès lors à la façon d’un voile qui se serait soudainement déchiré. Elle s’en ouvrit à quelques-uns d’entre nous dont j’eus le bonheur de faire incidemment partie. Voici ce que les Annales m’ont permis de restituer des propos qu’elle nous tint alors: – « Lorsque mon fils nous a quittés, il n’avait que treize ans… Cela a été un déchirement consenti car nous sommes d’une famille où nous nous dédions au Très-Haut… parfois comme si c’était une fatalité sacrée inscrite dans notre chair. Lorsqu’Il réapparut après dix-sept longues années, je ne Le connaissais plus… Il fallait qu’Il me redécouvre aussi et qu’Il apprivoise la réalité de ses frères et soeurs que j’avais portés après Lui. On aurait dit qu’Il connaissait d’emblée leur âme tandis que eux découvraient un être dont ils ignoraient tout. Contrairement à moi, le Maître en Lui leur apparut très vite, tout au moins au plus grand nombre d’entre eux. 

 

J’ai souffert de voir en Lui plus qu’un rabbi. Le rabbi appartenait encore à ma chair… tandis que le Maître s’évertuait à me montrer qu’Il n’était plus tout à fait de ce monde et qu’Il vivait d’une autre Lumière que celle que j’avais cru Lui communiquer à tout jamais. Ma fierté de mère – qui s’était transmuée inconsciemment en orgueil – ne signifiait plus rien et je fus durement rappelée à l’humilité qui m’avait autrefois été enseignée au Temple. Maintenant, j’ai accepté d’être sa disciple plus que sa mère. C’est un état de fait contre lequel je ne peux rien. J’accepte aussi le fait de dire que ce n’est pas moi qui ai mis pleinement cet homme au monde. Il nous dépasse tous, vous le voyez bien, et je ne sais pas où Il nous mènera… Parfois, c’est une amère constatation pour mon coeur de mère; parfois aussi c’est une invraisemblable joie. Il me reste juste la confiance en l’Éternel parce que je sais bien que rien ne peut combler mon ignorance face à ce Mystère auquel j’ai servi de vase. » Je me souviens que, pour discrète qu’elle ait été, Marie ne s’en montrait pas moins très présente lorsqu’il lui arrivait de se déplacer avec nous. Il n’était pas rare alors qu’elle soit prise à l’écart par des disciples ou de simples curieux et qu’on la pressât de donner son enseignement à elle. 

La-Vierge-Marie dans PERSONNAGES HISTORIQUES

 

Elle acceptait de se plier à cette demande mais il est certain qu’elle communiquait davantage les principes de base empreints de douceur caractérisant notre Fraternité que les audaces de son fils. Sans vouloir le moins du monde diminuer la beauté et la qualité de son âme, je dois dire que le rôle et l’impact qu’elle joua il y a deux millénaires fut beaucoup moins considérable que celui qu’une certaine faction de la Chrétienté lui a fait endosser depuis. Dans l’inconscient collectif, on s’est empressé de lui attribuer la place archétypale de la Vierge-mère, un rôle analogue à celui tenu par Isis en Égypte ou encore à celui de Devaki, la mère de Krishna, en Inde, pour ne citer qu’elles. Pour tous ceux qui l’ont connue à l’époque, il est clair que la virginité de Marie relève du mythe absolu se conformant aux grands schémas symboliques parsemant l’histoire de notre humanité

 

Elle représente la terre-mère primordiale, celle où se plante la graine d’ascension, la matière première des Alchimistes qui la subliment pour en faire jaillir Ce qui permettra au plomb humain de se transmuer en or spirituel. Elle est aussi la pâte feuilletée de la galette des rois, celle au coeur de laquelle la fève initiatique et rédemptrice a été cachée… En tant que « pâte feuilletée » symbolique, Marie nous rappelle que tout être humain conscient de lui-même et de sa dimension intuitive peut se considérer comme éminemment porteur du germe divin et qu’il doit faire éclater les feuilles, les strates, les écailles de sa personnalité incarnée pour révéler le germe en question

 

Le fait que Marie elle-même ait été conçue « sans tache », ainsi que le prétendent les Traditions, est à comprendre en tant qu’allusion à son poids karmique neutre, autrement dit à son absence de bagage karmique « négatif’. Cela signifie qu’en sa présence nous avions affaire à une âme réalisée n’étant plus soumise aux nécessités de la roue des réincarnations. Les Orientaux pourraient dire d’elle qu’elle était un Boddhisatva accompli et possiblement aussi un Avatar de polarité féminine. En effet, après la mort officielle de son fils et l’ événement auquel on donna le nom de « Pentecôte » J, nous fûmes quelques-uns à être informés du fait qu’elle avait sombré dans une inconscience profonde, sans signe apparent de maladie. Cela dura presque une semaine. Lorsqu’elle revint à elle, elle n’était plus la même personne en ce sens qu’une autre énergie s’en dégageait. Elle parlait différemment, avec une force accrue et des concepts métaphysiques rappelant ceux du Maître. J’eus la chance de la rencontrer durant quelques heures environ trois semaines après son « réveil ». Elle me fit une si vive impression que je me suis demandé si le Maître n’allait pas poursuivre son oeuvre à travers elle. Avec le regard que je peux porter aujourd’hui sur ce phénomène, je reste persuadé qu’elle vivait alors une sorte d’adombrement ou qu’elle était habitée par une Présence extérieure à sa personnalité première, ainsi que c’est souvent ponctuellement le cas chez la plupart des grands missionnés.Selon des données que j’ai pu obtenir ultérieurement au contact de différents Maîtres reliés à la Fraternité de Shambhalla, c’est à partir de ce moment-là que l’egrégore de la « Vierge Marie » s’est peu à peu constitué. Son véritable impact est donc postérieur à la période publique de l’enseignement du Christ. Si la manifestation de son illumination a éclaté aux yeux de tous dans les deux ans qui sui-virent le départ du Maître, son aspect « virginal » aurait alors, je le répète, fait sourire tout un chacun comme n’ayant aucun sens. 

 

À ma connaissance, Marie n’a dicté aucun enseignement. Ce qui a été placé sous son nom l’a donc été largement a posteriori, pour légitimer une pensée à laquelle on voulait donner du poids. Bien qu’elle ait été instruite à l’art de l’écriture en tant que vestale essénienne, je me souviens l’avoir entendu dire qu’elle ne créerait aucune École de pensée et n’aurait aucun disciple. C’était une femme simple qui a tenu à rester simple. Les Annales akashiques la montrent vieillissant et s’ arrondissant, comme la plupart des êtres humains qui prennent un peu d’âge. Encore une fois, ce n’est pas l’amoindrir que de signaler cela. Si je mentionne ce fait, c’est parce qu’il me semble important de briser les images figées par nos catéchismes pour aller vers davantage de vérité. Naïveté et puérilisation n’ont jamais fait grandir qui que ce soit. Le poids de la matière, dont le vieillissement est un des constituants majeurs, a sa propre beauté et sa noblesse. Pourquoi ne pas le respecter? Le Maître Jeshua en personne, bien que véhiculant le Divin à son plus haut niveau concevable sur Terre, s’est Lui-même plié à la loi de l’affaiblissement du corps. C’est entretenir une supercherie que de prétendre que le vieillissement d’un Avatar, avec les troubles de santé que cela présuppose, est dû au fait que le Maître en question ne manifeste ces signes que parce qu’il endosse le poids des fautes de notre humanité. Cette ignorance, doublée d’un mensonge, se rencontre encore souvent de nos jours, dans le cas de sages ou d’Avatars avérés… comme si les tribus que chaque être doit payer à la loi de l’incarnation étaient une honte. Tout corps physique résulte d’une entente ou d’une complicité entre les forces de la Terre et celles des mondes célestes. Cette complicité a son prix qui est assujetti à l’acceptation du temps qui passe à l’intérieur d’une pièce de théâtre donnée. 

 

- « Un acteur n’est qu’un acteur, nous enseignait le Christ, il y a deux millénaires. Son rôle débute par une certaine réplique et s’achève par une autre. Ainsi, dans l’univers dont la scène est tracée par mon Père, tout ce qui a un commencement a nécessairement une fin… Vous verrez mon corps pousser, mûrir puis se faire moissonner comme le blé sur le bord du chemin. » Il faut bien réaliser qu’au moment du retrait du Maître Jeshua de sa vie publique, sa mère, Marie, avait moins de cinquante ans et qu’elle était donc loin d’être vieille au sens où nous l’entendons maintenant. Dans les derniers temps où je l’ai connue, on venait pourtant la consulter comme une Aînée, non pas tant parce que la moyenne d’âge de l’époque lui aurait permis de revendiquer ce titre qu’à cause de son discours soudainement devenu celui d’une « vieille âme ». Je me souviens que son enseignement passait essentiellement par des réponses aux questions qu’on lui posait. Elle prenait rarement l’initiative d’aller au devant de ces questions mais se comportait plutôt comme un livre dont on consulte les pages à volonté. 

 

Tout comme le Maître et Myriam de Magdala, elle ne manquait pas une occasion pour tenter de combler le gouffre que l’on ne peut s’empêcher de percevoir entre le corps et l’esprit. 

 

Le noyau de l’enseignement qu’elle véhiculait avait donc pour base l’annihilation du sentiment de dualité et, par conséquent, de séparativité. Pour elle, le problème ne résidait ni dans la polarisation du corps, ni dans celle de l’esprit mais dans l’idée que l’âme se faisait de la notion de polarité. 

 

Elle traduisait ainsi la Parole de son fils pour qui, plus et moins, jour et nuit, homme et femme ne s’opposaient pas mais se multipliaient en se complétant. Elle plaçait par conséquent la racine de la souffrance au niveau de l’âme qui, au lieu de jouer le rôle de trait d’union entre le corps et l’esprit, établissait une dissociation radicale entre ces deux principes

 

- « Ainsi, l’ai-je entendu dire au grand étonnement de ceux qui l’écoutaient, ce n’est pas le corps qui est à dépasser, c’est l’âme dans les couches successives de ses aveuglements et de ses habitudes figées … car les racines d’un arbre sont en tous points analogues à ses branches. Le tronc, l’âme, est semblable à un axe d’ascension; ne voyez pas en lui l’expression majeure de l’arbre; il n’est ni un commencement ni un aboutissement, juste un intermédiaire par lequel le Ciel et la Terre s’épousent… celui dont on finit par faire un feu. » 

 

 Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  – les  enseignements premier du Christ.  

Que sont devenus les Esséniens

 

P. A. : Mais… en fait… que sont devenus les Esséniens après le passage de Christ ?

 

Que sont devenus les Esséniens dans ESSENIENS dico_esseniens_qumran


D. M. : Historiquement… pas grand-chose ! Ils se sont éteints rapidement. Le mouvement comptait finalement peu d’hommes et de femmes. C’était une petite Communauté, peut être mille à mille cinq cents personnes sur l’ensemble du pays, réparties à travers de tout petits villages et des monastères qui n’étaient pas non plus extraordinairement peuplés.

Vous savez que l’empire romain s’est étendu à l’ensemble de la Palestine d’il y a deux mille ans. Il y a eu des affrontements extrêmement violents et les Esséniens ont fini par faire cause commune avec les Zélotes. Ceux-ci étaient les résistants de l’époque face à l’armée romaine. Les Esséniens, en pleine fièvre messianique, se sont réfugiés à leurs côtés en l’an 66 de notre ère dans la forteresse de Massada, sur une imposante masse rocheuse face à la Mer Morte. Ils y ont tenu un siège commun face à la légion pendant des jours et des jours avant de se faire finalement massacrer.

On peut dire que c’est à partir de la prise de Jérusalem en l’an 70 qu’on n’entendra vraiment plus parler des Esséniens. Ils semblent alors disparaître dans la nature. On peut penser que la Communauté s’est complètement disloquée, de même que tout le mouvement zélote. On le voit, la Fraternité essénienne a eu une période de vie relativement courte dans l’Histoire, du moins en tant que Communauté structurée.

P. A. : On parle de combien d’années ?

D. M. : À peu près trois à quatre cents ans. Pas plus que cela.

P. A. : C’est assez court !

D. M. : C’est assez court effectivement. Leurs connaissances ont cependant continué à circuler de façon souterraine à travers le Proche-Orient et l’Occident. Ce sont elles qui ont alimenté certaines des Écoles initiatiques que l’on retrouve de nos jours. Je pense par exemple aux organisations se réclamant de la Rose-Croix.
Il y a là une filiation évidente même si celle-ci ne s’arrête pas là.

Ce que j’ai envie de signaler, c’est qu’un certain nombre d’Esséniens de cœur, de sensibilité, se sont entre-temps manifestement réincarnés dans le peuple cathare. On retrouve dans l’état d’esprit du peuple cathare, dans certaines de ses disciplines, dans son ascèse également, des aspects de la pensée essénienne.

Ce qui est très étonnant, c’est ce qui s’est passé à la fin du Catharisme… Tout le monde sait comment le mouvement cathare a été décapité après la chute de Monségur. On se souvient de cette forteresse assiégée par l’armée du Roi de France, avec les Cathares réunis dans son enceinte et aidés – on le sait moins – par quelques Templiers. Tous, finalement, se feront massacrer ou monteront sur le bûcher.

Qu’est-ce qu’il s’est passé à Massada, environ mille deux cents plus tôt ? Il s’agissait également d’une forteresse. Les Esséniens qui s’y étaient réfugiés (de futurs Cathares ?) y faisaient cause commune avec les Zélotes, des hommes d’armes, comme les Templiers le furent plus tard. Les uns et les autres finissent pratiquement de la même façon : les Esséniens et les Zélotes se suicident plutôt que de se rendre aux Romains et leurs derniers survivants s’immolent par le feu tandis que deux ou trois d’entre eux s’évadent à la dérobée par l’arrière de la forteresse, préfigurant ainsi ce qui se passera à Monségur.

Bien sûr, les Cathares ne sont pas suicidés mais leur résistance désespérée équivalait à une mort programmée. S’ils ne se sont pas immolés, ils ont néanmoins péri par le feu aussitôt après la prise de leur château par l’armée royale. C’est comme si l’histoire s’était répétée… Cette analogie m’a toujours fasciné. Toujours est-il que les Esséniens en tant que tels ne se sont plus manifestés à partir de ce moment-là, du moins comme Fraternité incarnée. 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Mode de vie des Esséniens


P. A. : Pouvez-vous nous parler un peu du mode de vie des Esséniens des villages et nous dire en quoi ces Esséniens étaient différents des autres ? 

 

Mode de vie des Esséniens dans ESSENIENS esseniens1ac




D. M. : Les Esséniens des Communautés villageoises étaient forts différents de ceux de Qumrân même s’ils menaient aussi une vie rigoureuse autour de règles strictes. Ils observaient une discipline de vie en accord global avec la Tradition judaïque de leur époque mais, en même temps, ils vivaient marginalement parce que de façon plus ouverte et souple car en prise constante avec les forces de la Nature.

On le sait, le Judaïsme est une religion qui se caractérise par un certain nombre de principes assez rigides et au sein de laquelle il faut s’en tenir à l’observance d’un certain nombre de lois. Il y avait tout cela dans les villages esséniens mais leurs habitants se sentaient totalement à part dans la mesure où ils parlaient beaucoup plus librement d’un certain nombre de sujets. Il y avait entre eux infiniment moins de tabous que dans l’ensemble du peuple qui se conformait, lui, à l’observance de la loi, à la lettre près.

Cependant, tout cela et le fait que le Maître Jésus ait été formé parmi eux ne signifie pas que les Esséniens étaient nécessairement des initiés au sens où nous l’entendons dans les milieux dits spiritualistes. Vous savez, aujourd’hui, on a tendance à les idéaliser un peu trop. On voit souvent systématiquement en eux des sortes d’initiés absolus dans les différents livres qui s’écrivent ici et là à leur sujet.

P. A. : Ce n’était pas le cas ?

D. M. : Il y avait évidemment de grands initiés parmi eux, de véritables Maîtres de Sagesse mais je dirais, au risque de décevoir certaines personnes, que la plupart des Esséniens c’étaient très simplement des personnes qui tentaient de mettre en pratique une éthique de vie où la pureté de la conscience et de la morale passaient avant toute chose, où on apprenait à partager, à donner. Certains s’appliquaient à cultiver ce qu’on appelait « la langue de lait », c’est-à-dire l’art de la parole douce et fluide. Tout cela ne veut cependant pas dire qu’ils étaient parfaits pour autant ! Il faut comprendre qu’il ne suffisait d’être essénien pour prétendre être un être de Sagesse ou encore un initié.

La plupart des Esséniens des campagnes qui étaient des gens simples et analphabètes qui, comme tout un chacun, exprimaient aussi leurs colères, leurs frustrations etc. Ils constituaient évidemment une communauté fascinante parce qu’elle avait une ouverture d’esprit largement au-delà de la moyenne à l’époque mais qu’il ne faut pas non plus, je le répète, idéaliser à l’extrême.

P. A. : Pouvez-vous nous parler des autres Communautés de ce temps-là ?

D. M. : D’abord, il faut savoir que le nom « Essénien » n’était pas employé communément à l’époque. On confondait généralement les Esséniens avec les Nazarites
et les Nazaréens qui étaient des mystiques se démarquant, eux aussi, par le port de la robe blanche, les cheveux longs, la barbe et par certains rituels également.

La plupart du temps, quand des Esséniens apparaissaient sur un lieu, on les confondait avec les Nazaréens ou les Nazarites. En réalité, ils étaient extrêmement discrets. Ce qui les distinguait beaucoup des Nazaréens et des Nazarites, c’était leur pratique des soins et des thérapies. Ils s’intéressaient vraiment beaucoup aux plantes et aux onguents et à tout ce que l’on appelle aujourd’hui « soins énergétiques ». On pourra y revenir plus tard. Leur Fraternité en tant que telle était relativement peu connue mais on savait qu’elle formait des guérisseurs.

Parallèlement à cela, les Esséniens étaient plutôt craints par l’ensemble de leurs contemporains parce qu’on avait l’impression qu’ils manipulaient ce qu’on appelle la magie, c’est-à-dire le maniement des lois énergétiques… avec des pratiques pas toujours très « nettes ».

Ce qui n’était pas du tout le cas mais disons que cela contribuait à ce qu’ils se tiennent à part, quelquefois excessivement. Cela se traduisait chez beaucoup d’entre eux par un indéniable sentiment d’élitisme.

Il existait malgré tout une espèce de fluidité entre toutes les petites Communautés esséniennes et l’ensemble du peuple. Cela fonctionnait bien et circulait bien mais… les Esséniens n’en restaient pas moins des gens qu’on montrait du doigt. On les appréciait pour leurs talents mais on les craignait un peu.

P. A. : Toujours à cause de leur côté « élite » ?

D. M. : Nombre d’entre eux se percevaient de toute évidence comme appartenant à une élite. Ils n’étaient pas systématiquement perçus comme tels mais leur marginalité intriguait, inquiétait parfois et en faisait des êtres à part avec tout ce que cela sous-entend. 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Pourquoi les Esséniens ?

                  

gifs étoilesP. A. : Vous êtes effectivement connu pour avoir écrit plusieurs ouvrages sur les Esséniens et le rôle de leur Fraternité. Mais… comment êtes-vous venu à vous intéresser à ce sujet ?


D. M. : Eh bien, c’est ce que j’ai un peu évoqué il y a quelques instants lorsque j’ai survolé très rapidement ma méthode de travail : la lecture des « 
Annales Akashiques ». Voici donc succinctement comment cela se passe pour ceux qui ignorent encore de quoi il s’agit… 

Pourquoi les Esséniens ? dans ESSENIENS annales


Il y a une trentaine d’années, j’ai découvert le phénomène de la sortie de la conscience hors du corps physique et, par conséquent, la capacité qu’a l’être humain de voyager en dehors de son corps. Je ne vais pas m’exprimer ici en détail sur ce qu’est ce type de voyage qu’on appelle globalement « astral », ce serait trop long… cela pourrait faire l’objet d’une autre rencontre.

Je le mentionne toutefois parce que c’est dans cet état d’extériorisation de mon âme hors de mon corps physique, que je me connecte à ce que l’on appelle la Mémoire du Temps. Cette Mémoire est accessible sur une sorte de longueur d’onde ou de fréquence vibratoire. Tout ce qui est, ce qui se vit et s’éprouve par une conscience quelle qu’elle soit s’y enregistre systématiquement. On pourrait dire que la « Mémoire du Temps » est analogue à un incroyable et colossal « disque dur » informatique naturel dans lequel le moindre événement d’une vie vient se graver.

Lorsqu’une âme – ou une conscience, si on préfère – découvre, par un certain travail sur elle-même, la capacité de se connecter à cette longueur d’onde, elle parvient à entrer dans le film du passé que constituent les Annales Akashiques. Personnellement, c’est d’une façon totalement involontaire que j’ai découvert, il y a trente ans, cette méthode de travail.

L’une des conséquences de cette expérience fondamentale fut pour moi celle de la réalité de la réincarnation. J’ai alors compris clairement que j’avais vécu au sein d’une Communauté essénienne, exactement à l’époque du Christ. C’est de cette façon-là que j’ai été amené à investiguer longuement un certain passé et que j’ai réussi à en ramener des notions extrêmement précises.

Je peux ainsi affirmer aujourd’hui que j’ai grandi dans le milieu essénien d’il y a deux mille ans et que les souvenirs continuels auxquels j’ai accès me donnent régulièrement des informations à son propos. Ainsi, c’est mon propre vécu qui me pousse à écrire et à témoigner et qui fait que, sur un certain nombre de points, je ne peux être en accord avec ce que l’Église chrétienne nous transmet relativement à la personne de Jésus et à son temps. Il m’apparaît en effet indiscutable que Jésus était d’ascendance essénienne et l’héritier d’une très longue Tradition.

Partant de là, je m’aperçois chaque jour un peu plus qu’il y a une distorsion importante entre ce qui est véhiculé par le dogme, par l’immense majorité des théologiens-historiens et ce qui a pu se passer réellement dans le contexte précis de la Palestine d’il y a deux millénaires..

P. A. : Vous avez écrit à ce jour une trentaine de livres… La thématique des Esséniens a inspiré la plupart d’entre eux ou simplement quelques-uns ?

D. M. : Eh bien, quelques-uns simplement… Il est certain que mon travail ne se limite pas à rechercher la trace des Esséniens et du véritable visage Christ dans le Temps… Cependant il est incontestable qu’avec la sensibilité que cette quête a réveillée en moi, cela colore l’ensemble de mon travail. C’est inévitable. On ne peut pas rester insensible à un vécu de cette intensité et puis passer simplement à un autre thème de réflexion et de témoignage sous prétexte de penser avoir « déjà » exploré celui-là… Non, je crois que les Temps évangéliques, la personne du Maître Jésus et l’apport de la Tradition essénienne à notre monde n’ont pas encore été explorés suffisamment à fond. Le seront-ils jamais assez, d’ailleurs ? Le regard que je tente de poser sur l’origine de notre ère et du Christianisme essaie seulement de répondre aux besoins d’espérance de notre époque en perte totale de valeurs. Un véritable idéal de vie et l’espoir… c’est ce qui manque au plus grand nombre d’entre nous aujourd’hui. 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens

Qui étaient les Esséniens ?

  

 

Qui étaient les Esséniens ? dans ESSENIENS danielmeurois   Interview de Daniel Meurois 

 

Cet interview de Daniel Meurois, réalisé en septembre 2010 par Pierre Abraham, apporte un précieux éclairage sur les Esséniens ainsi que sur Jésus et son entourage à l’époque. Beaucoup de choses sont dites actuellement sur cette collectivité, aussi un témoignage pertinent et objectif, issu des anales akashiques, est des plus précieux nous notre compréhension. 



Bonne lecture – Jean-Paul Thouny 


esseniens dans ESSENIENS


P. A. : Daniel Meurois, nous entendons parler du peuple essénien depuis la découverte des premiers Manuscrits de la Mer Morte… mais qui étaient au juste les Esséniens ? 



D. M. : Tout d’abord, il faudrait savoir de quel point de vue on part puisqu’il y a deux points de vues pour répondre à cette question. En effet, il y a le point de vue que l’on peut définir comme officiel, c’est celui des historiens, des archéologues et des théologiens. Ensuite vient le deuxième point de vue, celui du mystique. Celui-ci, on s’en doute, est davantage le mien. 

 

Faisons d’abord très rapidement le tour du premier point de vue…
La découverte en 1947 des Manuscrits de la Mer Morte, aux abords du monastère de Qumrân, en Israël, s’est étalée sur une période de cinq ou six ans je crois, c’est-à-dire jusqu’en 1956. 

                
Elle fait état de presque 900 manuscrits. Ces textes manuscrits témoignent de l’existence, il y a 2000 ans et même un peu plus, d’une communauté monastique très stricte considérée aujourd’hui comme ayant formé une secte du Judaïsme. Il s’agissait d’un regroupement d’ascètes, de moines, d’ermites vivant retirés du monde dans le désert de Judée sur les bords de la Mer Morte. Le point de vue officiel part de cela et aussi de ce qu’en a dit, dans de rares écrits, l’historien Flavius Josephe. Celui-ci a été le premier et peut-être le seul, me semble-t-il, à mentionner les Esséniens dans les textes de son temps.

L’origine des manuscrits de la Mer Morte se situe entre le deuxième et le troisième siècle avant Jésus Christ et se prolonge environ jusqu’au milieu du premier siècle de notre ère. Passons maintenant à l’autre point de vue, le mien, celui du mystique. Je me définis effectivement comme mystique dans le sens où, depuis maintenant une trentaine d’années, j’expérimente intérieurement une perception particulière des Esséniens. Cette expérimentation se fait à partir de ce qu’on appelle la lecture des Annales Akashiques Ces Annales constituent la Mémoire du Temps. Je pense que ceux qui me lisent, savent de quoi il s’agit, c’est pourquoi nous n’aborderons pas cette notion aujourd’hui. J’ajouterai seulement qu’elle constitue mon outil de travail, un outil qui me permet, depuis trois décennies, de « lire » dans le Passé, sous forme de visions extrêmement précises et répétées, certains événements de l’Histoire et, plus spécialement, la réalité des Communautés esséniennes d’il y a deux millénaires.

Lorsqu’on a la capacité d’aller chercher dans le Temps des informations, on s’aperçoit alors qu’il existait deux façons d’appartenir à la Communauté essénienne. Il y avait, bien sûr, les Esséniens des monastères, tel celui de Qumrân mais l’essentiel du peuple essénien vivait quant à lui, dans de petits villages situés pour la plupart en Galilée. C’était des villages basés sur l’entraide et constituant une véritable Fraternité emprunte de discrétion. L’ensemble de cette Communauté observait un code de vie basé sur des règles de pureté physique, mentale et morale extrêmement importantes. La notion de possession, par ailleurs, était étrangère aux Esséniens. Dans leurs villages, on mettait tout en commun. À noter aussi que les Esséniens étaient très proches de la Nature et des forces de celle-ci. Chacun avait sa famille, son travail et œuvrait avec ardeur dans le respect du Sacré de la vie, tout en se pliant aux Traditions globales du Judaïsme dont ils estimaient être des membres « à part ».

Le mode vie des Esséniens des villages était, je le rappelle, très différent de celui des moines de Qumrân, lesquels étaient remarquables pour leur grande rigidité. Ces derniers étaient des ascètes extrêmement intransigeants qui se conformaient beaucoup au code de vie du Lévitique, remarquable pour ses centaines d’interdits et d’obligations. De tels moines étaient des gens passablement – il faut le dire – intolérants. Ce n’est pas à eux que je me suis intéressés le plus mais à ceux des Communautés villageoises.

Je dois toutefois ajouter que l’idéal de ces Communautés vivant par familles était également présent au monastère du Krmel, une énorme bâtisse située sur les hauteurs de l’actuelle ville de Haïfa. Il n’existe hélas plus de vestiges de celle-ci. À son emplacement se trouve actuellement un important temple de la foi Baha’ie. C’est entre ses murs qu’étaient instruits les enfants considérés comme les plus psychiquement doués de l’ensemble de la Fraternité essénienne.

Ce temple était une École très réputée dont l’origine remontait à la Tradition égyptienne d’Aménophis III, le père d’Akhenaton.

Les Annales Akashiques révèlent en effet qu’il existait une filiation très directe entre les mystiques de l’ancienne Égypte d’Akhenaton et les mystiques esséniens. C’est cette filiation qui est fascinante. Il s’agit d’une Tradition dont la source première se perd dans la Nuit des Temps, une Tradition que les Initiés se communiquaient oralement. C’est elle que j’ai essentiellement évoquée à travers mes ouvrages. Pourquoi ? Parce que je crois que ce sont ses héritiers esséniens, par leur sensibilité et leur perception du Sacré, qui peuvent nous rejoindre le plus aujourd’hui. 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens

Le Rabbi Jeshua

 

 

 

Il faut prendre conscience que le nom de Jeshua, lui aussi, était celui d’un grand nombre de personnes. Il existait même un autre rabbi qui le portait, ce qui provoqua, dans les premiers temps, un peu de confusion car son origine était également galiléenne!. 

Le Maître, Lui, n’avait pas toujours porté ce nom. 

 

Nous étions peu à le savoir. Ceux qui étaient issus de la Fraternité essénienne des villages et qui avaient été instruits au Krmel – c’était son cas – se voyaient parfois attribuer un nouveau nom. Ainsi, le petit « Joseph,,2 que j’avais connu durant mon enfance ne devint-il Jeshua que lors de son séjour formateur au Krmel. 

 

Le Rabbi Jeshua dans PERSONNAGES HISTORIQUES jesus-desert

 

Avant que de faire appel à mes souvenirs pour parler du Maître qu’Il devint, je voudrais d’abord évoquer le rabbi – ou encore le « rabboune » comme nous disions parfois affectueusement – c’est-à-dire l’homme que nous côtoyions presque quotidiennement. En effet, un Maître de Sagesse, fût-il destiné à être investi par la Présence du Christ, est d’abord et avant tout un homme, ce qui signifie un être « obligé » de composer avec les lois de ce monde. Je comprends que cette vérité puisse en choquer plus d’un mais il faut pourtant qu’elle soit dite. Elle n’a d’ailleurs rien qui puisse diminuer ou ternir l’image et l’œuvre d’un Maître, bien au contraire. Quel mérite y aurait-il à incarner la Maîtrise de la Sagesse et à être habité par une Force supra-humaine sans avoir à oeuvrer sur soi-même pour révéler sa propre essence divine? La vraie grandeur  vient toujours de Ce que l’on s’efforce de cultiver et de la quantité de « plomb humain » que l’on parvient à transmuter en or spirituel au fond de soi. 

 

Ainsi le « petit Joseph » – lui-même fils de Joseph – qui avait grandi dans une communauté villageoise essénienne avant de passer par l’École terriblement formatrice du Krmel a-t-il dû, comme tout un chacun, se soumettre à une discipline exigeante afin de faire ressurgir avec éclat la magnificence de son être. 

 

Lorsque nous passions de longues soirées à ses côtés, il était très rare qu’Il acceptât d’en parler. Tout ce dont je me souviens des confidences qu’il Lui est arrivé de faire provient d’une série de courts instants éparpillés sur plusieurs années. Je ne crois pas que cette attitude ait été la conséquence d’une pudeur ou d’une volonté d’entretenir un secret. 

Pour Lui, c’était tout simplement sans importance; Il avait, disait-Il, mieux à faire qu’à nous confier ses souvenirs « humains ». Cette partie humaine, celle qui portait le titre de Frère essénien, se montrait pourtant toujours extrêmement présente. 

 

Aujourd’hui encore, je demeure persuadé que c’est cet aspect, en apparence secondaire, qui a contribué à immortaliser sa Présence et son Oeuvre. La croyance populaire, essentiellement entretenue par l’Église catholique romaine, veut que Jeshua soit né Christ, c’est-à-dire dans toute sa conscience et sa perfection, quasiment dès l’instant de son premier cri. Selon cette affirmation, Jésus n’aurait rien eu à apprendre puisque, d’emblée Il était Dieu incarné et que, par conséquent, Il avait la Connaissance et la Puissance absolues… 

 

En tant que témoin de ce qui s’est passé il y a deux millénaires, j’affirme que cette vision des choses est d’une naïveté tout à fait étonnante et entretient un mensonge. Que le petit Joseph – le futur Jeshua – ait manifesté des connaissances et des talents exceptionnels dès sa tendre enfance est incontestable mais prétendre qu’Il ait été pleinement Lui-même et parfaitement « christ » dès le départ résulte d’une ignorance totale des lois de l’évolution imposées par le seul fait de l’incarnation. Je dirai que Jeshua, avant même que de pouvoir porter le titre de rabbi, a eu à travailler pour se re-souvenir de sa propre nature, donc pour se reconnecter avec sa mémoire profonde et redécouvrir sa charge.. 

 

Quand il Lui arrivait de céder à nos questions, Il ne s’en cachait pas. Il parlait de Lui humblement comme d’un élève qui avait dû faire face à ses propres difficultés et à des enseignants incroyablement exigeants, d’autant plus exigeants que ses maîtres pressentaient à Qui ils avaient affaire. Dans de tels moments, nous comprenions alors que la grandeur d’un être n’était pas donnée à celui-ci par quelque grâce divine mais que cet être devait l’extirper de lui-même pour la ressusciter des profondeurs de la Maîtrise acquise de ses vies passées. 

 

Un jeune enfant ou un adolescent sont toujours enfant ou adolescent devant se plier aux rythmes naturels de la maturation… même si leur être essentiel renferme le plus inouï des diamants. Pour ma part, lorsque re-défilent en moi les images précises des moments d’intimité et de partage dont il m’est arrivé de bénéficier avec le Maître, il me semble impossible de parler du Christ qu’Il manifestait tout en faisant exclusion de l’homme qu’Il continuait d’être. Celui-ci avait les mêmes besoins que nous. Il avait faim et soif ; Il éprouvait de la fatigue, parfois même Il tombait de sommeil… et il Lui arrivait de ronfler. Cela paraît peut-être stupide ou prosaïque à préciser mais, même si sa conscience était d’une nature différente de la nôtre et développait constamment une volonté et des capacités stupéfiantes, son corps était bel et bien un corps humain. Tout comme nous, le Maître pouvait s’entailler la plante du pied en marchant sur une roche coupante; tout comme nous, Il devait se protéger de la brûlure du soleil et de maintes autres choses. 

 

Je dois dire qu’à plusieurs reprises, je l’ai même vu pleurer; dont une fois à chaudes larmes, lorsqu’Il apprit la décapitation du Baptiste. À l’époque, cela nous paraissait normal car nul ne pouvait ressentir de honte dans l’expression de sa peine. Aujourd’hui, dans notre monde occidental, il en va tout autrement. Lorsqu’un homme ne parvient pas à contenir ses émotions ou qu’il ose les laisser s’exprimer, on se prend souvent à le trouver faible et sans contrôle de lui-même. En fait, tout ceci est purement culturel. Cependant, lorsqu’il m’arrive d’évoquer les larmes du Maître Jeshua, on me pose souvent cette question: « Il avait donc des émotions? » 

Eh bien oui, Jeshua, l’homme, le rabbi, était capable d’émotions. Et j’ajouterai que, par bonheur, Il éprouvait des émotions… 

[…] 

Pour parler encore de Jeshua en tant qu’homme, il n’est sans doute pas inutile de signaler que, malgré la dimension spirituelle qu’Il incarnait d’évidence, Il avait l’humilité de demander de l’aide lorsqu’Il en avait besoin. Je me souviens qu’il Lui arriva de se blesser l’articulation d’un genou en enjambant des rochers dans les montagnes surplombant le lac de Galilée. Il demanda un massage à l’aide d’un onguent puis qu’on le déchargeât de son sac pour le reste de la journée. On me dira: « Mais ne pouvait-Il pas se guérir Lui-même? » Il l’aurait vraisemblablement pu en faisant appel à ses liens avec le monde subtil mais il est clair que son intention était de demeurer le plus humain possible parmi les humains. Je ne l’ai jamais vu utiliser ses capacités – disons miraculeuses – dans le cas d’événements simples appartenant à la banalité du quotidien. Ainsi, par exemple, lorsque nous avions faim, Il ne se serait pas « amusé » gratuitement à matérialiser de la nourriture. Nous nous en procurions par les voies normales: achat, troc ou service rendu. Lorsqu’il Lui  est arrivé d’utiliser ses pouvoirs dans ce domaine, c’était toujours en vue d’un enseignement afin d’illustrer la toute puissance de l’Esprit. 

 

Du reste, nous mangions fort peu. L’homme qu’était le Rabbi Jeshua ne contraignait personne au jeûne ou à la frugalité. Son rayonnement seul induisait le fait que nous pensions peu à une abondance de vivres. Par contre, celle-ci nous était offerte de temps à autre, tel un véritable présent du Ciel lorsque, par exemple, un Sadducéen quelque peu dissident ou téméraire nous invitait en sa demeure. Quand on Lui proposait un peu de vin, le Maître ne dédaignait pas celui-ci. Sans jamais en abuser, Il reconnaissait l’apprécier pour la détente et la joie dont son principe pouvait être porteur. J’ai entendu quelques-uns de nos contemporains affiliés à certains regroupements religieux prétendre qu’il ne s’agissait pas vraiment de vin… mais plutôt de jus de raisin ! Quelle plaisanterie ou, plutôt, quelle hypocrisie! Jamais le Maître ne fut un poseur de barrière ou un dresseur d’interdits. Il incarnait un merveilleux message de liberté et de tempérance, ce qui a toujours hérissé le poil des Pharisiens… ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui !   

 

jesus-says-the-true dans PERSONNAGES HISTORIQUES

 

Jésus, l’homme, était étonnamment libre, libre et déconcertant, capable de changer de direction géographique en l’espace d’un instant comme un animal qui aurait senti quelque chose dans le vent, un danger ou une invitation. Le suivre devenait donc un exercice de lâcher-prise continuel. À ce sujet, Il nous incitait souvent à nous rebeller sur le bord du chemin. – « Alors si, d’un coup, je me jetais du haut de ce rocher, vous me suivriez? » Et Il ajoutait encore parfois: « Il peut m’arriver de chercher mon chemin… Je ne veux pas dire mon chemin intérieur – celui-là est gravé – je veux parler de mon « chemin de terre ». Je ne suis pas un bloc de granit, voyez-vous; mon Père m’a donné la liberté de mes mouvements, alors l’hésitation que peut éprouver la plante de mes pieds est aussi un cadeau… Ceci est un plus grand enseignement qu’il n’y paraît: Retenez-le… » La Tradition colporte le fait qu’Il aurait appris le travail du bois auprès de son père durant son enfance. C’est exact mais, en réalité, Il montrait peu de dispositions pour ce genre de tâche. Il n’aimait guère cela. Par contre, Il pouvait prendre plaisir à ériger ou à réparer un muret de pierre, à tailler un arbre ou encore à aider un paysan à ensemencer son carré de terre. Les travaux liés à la matière ne le rebutaient pas. En ce sens, Il mettait scrupuleusement en pratique la façon d’être qui était enseignée au Krmel. 

 

Pour Lui, de la même façon qu’un arbre ne poussait pas sans racines, il était indispensable qu’un être humain ne soit jamais étranger aux choses de la terre. À ses yeux, la perméabilité entre les mondes que l’homme est amené à côtoyer et dont il est naturellement issu devait être impérativement entretenue. Jeshua ignorait la notion de coupure ou de rupture. S’il Lui arrivait de ne plus souhaiter être en contact avec telle ou telle personne ou de ne pas retourner dans certains endroits, Il ne considérait sa décision que comme une parenthèse momentanée, une parenthèse qui se verrait un jour ou l’autre ré-ouverte de façon constructive en des temps plus propices puisque toutes les âmes étaient amenées à nécessairement communier au bout de leur évolution. 

 

Si un rapport conflictuel se dessinait entre Lui et quelqu’un d’autre, Il vivait la situation de manière tout à fait dépassionnée, un peu comme un acteur qui ne se laisserait pas « manger » par le rôle qu’il interprète et qui garderait une constante altitude par rapport au scénario. En tant que témoin, je vous assure que cela ne signifiait nullement qu’Il adoptait une attitude froide, détachée ou lointaine lors des situations de tension. J’ai constaté à maintes reprises que le Rabbi pouvait éprouver de la peine. Il n’a jamais été un bloc de marbre difficile à entailler au burin. Il avait seulement une extraordinaire capacité à prendre une distance très rapide relativement à une situation agressante ou blessante. Si on dit de quelqu’un qu’il parvient à vivre dans l »‘ici et maintenant« , c’était exactement son cas. Non pas que sa mémoire s’ingéniât à ne vouloir conserver que les choses agréables de l’existence mais parce que tout son être se montrait capable de transcender avec une vitesse étonnante chaque blessure ou chaque agression. 

 

La notion de ressentiment Lui était inconnue. L’insulte, la médisance ou la calomnie glissaient sur Lui… au point où il s’en trouva de temps à autre pour dresser de sa personne le portrait d’un lâche ou d’un peureux. Dieu sait pourtant que ces deux tristes qualificatifs ne pouvaient en aucun cas s’appliquer à Lui! Régulièrement, en effet, c’était Jeshua qui, par ses prodiges ou ses paroles, générait des situations dont Il pouvait prévoir qu’elles déclencheraient des tempêtes et se retourneraient contre sa personne. Le Rabbi était, par essence, un provocateur. Non pas qu’Il aimât les ambiances conflictuelles mais parce qu’Il estimait qu’une partie de la tâche qui Lui incombait était de secouer l’être humain pour mettre en évidence ses attitudes mentales poussiéreuses et toxiques. 

 

Du reste, la seule présence physique de l’homme qu’Il était ne pouvait pas passer inaperçue. Si elle fascinait, elle dérangeait tout autant ceux dont le coeur était sec ou constamment sur la défensive, prêt à se fermer comme une huître. Tout d’abord, sa stature était bien supérieure à celle de la moyenne. Dans une foule, qu’on l’ait voulu ou pas, on ne remarquait que Lui avec sa longue chevelure sombre, légèrement auburn et sa barbe toujours finement entretenue. Quant à son regard, si vous parveniez à le croiser, il était de ceux que l’on ne peut pas lâcher tant il allait chercher loin en vous quelque chose que vous ignoriez vous-même. Je crois pouvoir dire que beaucoup étaient indisposés par ce regard parce qu’il avait la particularité de mettre l’âme à nu et parce qu’il nous disait tout de suite que nous ne pourrions pas tricher… ce qui n’arrangeait pas tout le monde, évidemment! Il n’était pas question pour Lui, dans sa réalité quotidienne humaine, d’imposer quoi que ce soit de Ce qui L’habitait. Ce n’était donc pas sa façon d’être qu’Il espérait nous inculquer. Il mettait plutôt tout en oeuvre pour nous révéler la nôtre, c’est-à-dire notre état de servilité et de coupure d’avec notre essence. 

 

L’homme Jeshua ne parlait pas aussi souvent de son Père que ce que mettent en exergue les Écritures canoniques. L’homme, le rabbi, nous entretenait d’abord de nous, de nos  invraisemblances, de nos contradictions, de nos passivités, de nos peurs… en résumé de nos petitesses en regard des arrogances que nous affichions. Pour cela, Il n’avait aucune retenue dans ses discours. Il employait les termes que maniait le peuple dans sa vie ordinaire. Il ne craignait pas non plus les plaisanteries à la limite de « ce qui pouvait se dire », pour peu que celles-ci soient porteuses d’une réflexion allant dans le sens de l’ouverture du coeur. Les prêtres de tous bords Lui reprochaient souvent cette attitude, arguant qu’Il « ratissait trop bas et trop large » pour pouvoir prétendre qu’Il se faisait l’interprète des Paroles du Très-Haut. Pour Lui cependant, qui se contentait alors de sourire, il n’y avait « ni trop bas, ni trop large », de la même manière qu’il n’y avait jamais de « trop haut ». Avant le Maître, l’homme en Lui voulait parler vrai, c’est-à-dire s’exprimer selon son coeur et selon le degré d’ouverture des oreilles auxquelles Il s’adressait. En cela, bien qu’Il fût lettré, les lettrés ne L’appréciaient généralement que très modérément. Pour tout résumer, Il ne faisait le jeu de personne. Pas même de ceux de la Fraternité essénienne. Est-il utile de préciser que ces derniers refusaient de voir en Lui davantage qu’un rabbi audacieux, voire prétentieux et passablement hérétique ? Rares sont ceux, dans sa propre communauté d’origine, qui ont eu l’humilité de reconnaître en Lui le Maître de Sagesse et, plus tard, le Massiah1 qu’ils disaient attendre. 

 

(1)     Le terme de Massiah – le Messie – est pratiquement l’équivalent du mot Christ, l’Élu, l’Oint, c’est-à-dire le Béni par l’Éternel.

 

 Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

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