Les péchés du père

 Les péchés du père dans ENFANTS INDIGO corbeau2x-300x240Cela ne veut pas faire qu’il n’y a pas de discipline parentale dans les foyers de ces jeunes sans autodiscipline. Au contraire. Ces enfants sont souvent sévèrement punis pendant toute leur enfance – giflés, battus, roués de coups, ou même fouettés par leurs parents, parfois pour des vétilles. Mais cette répression n’a aucun sens, parce qu’elle n’est pas logique.

 Ces parents-là n’ont eux-mêmes aucune autodiscipline et, de fait, servent de modèles de comportement. Ils pratiquent le « fais ce que je dis, pas ce que je fais ». Il arrive qu’ils se soûlent en face de leurs enfants, ou qu’ils se battent sans retenue, sans dignité, sans raison ; qu’ils soient négligés ; qu’ils fassent des promesses qu’ils ne tiennent pas. Leurs vies sont si souvent, et de manière si évidente, désordonnées et confuses que leurs essais pour discipliner celle de leurs enfants ne veulent rien dire pour ceux-ci. « Si papa bat maman, pourquoi me donne-t-il une gifle parce que j’ai frappé mon frère ? » va s’interroger un jeune garçon. Est-ce que cela a un sens qu’on lui demande de se contrôler ?

 Les jeunes enfants n’ont pas de point de comparaison. Leurs parents représentent des figures divines et, lorsqu’ils agissent d’une certaine manière, c’est pour eux la bonne. Pourtant, l’amour est encore plus important que le modèle donné. Car, même dans les familles les plus défavorisées et les plus déséquilibrées, l’amour véritable est parfois présent, et il se peut que les enfants soient malgré tout disciplinés. Alors qu’il arrive, dans des familles où les parents font partie d el’ « élite » sociale et intellectuelle (médecins, avocats, etc…) et mènent des vies tout à fait ordonnées et strictes, mais d’où  l’amour est absent, que les enfants soient totalement perdus, indisciplinés et désorganisés.

 Finalement, tout nous ramène à l’amour. Le mystère de l’Amour sera étudié plus loin dans ces textes mais, pour des raisons de cohérence, nous allons l’effleurer brièvement dès maintenant. Lorsque nous aimons quelque chose, c’est que cela a de la valeur pour nous, et nous passons du temps à nous en occuper, à en profiter le plus possible. Regardez un jeune homme avec sa voiture, il consacre des heures à l’admirer, à l’astiquer, à la réparer. Ou une personne âge avec son jardin, elle reste un temps fous à l’observer, à le désherber, à tailler chaque branche. Il en va de même avec les enfants que nous aimons ; nous passons le temps de les câliner, de les guider – et même de les gronder.

 L’apprentissage d’une bonne discipline demande du temps. Lorsque nous en manquons ou que nous n’avons pas envie d’en donner à nos enfants, nous ne les observons pas assez pour être sensibles à l’expression subtile de leur besoin d’aide en cette matière. Si leur besoin est assez important pour toucher notre conscience, nos continuons parfois de l’ignorer sous prétexte qu’il faut les laisser faire ce qu’ils veulent : « Je n’ai pas le courage de m’occuper d’eux aujourd’hui » ou bien si, finalement, nous sommes obligés d’agir, à cause de leurs bêtises et de notre agacement, nos imposons la discipline, parfois brutalement, sous l’effet de la colère, sans examiner le problème n i même réfléchir au type de réaction approprié. Les parents qui consacrent du temps à leurs enfants répondront par des conseils bienveillants, des réprimandes ou des encouragements, toujours réfléchis et affectueux. Ils seront attentifs à leurs enfants : à la manière dont ils mangent leur gâteau, dont ils font leurs devoirs, ils verront s’ils ont tendance à dire des mensonges ou à éviter les problèmes au lieu de leur faire face. Ils prendront le temps de faire quelques petits réajustements en les coutant, en leur répondant, les restreignant un peu pour certaines choses et les laissant plus libres pour d’autres, leur donnant des petites leçons de temps en temps, des mises en garde, mais aussi des baisers, des caresses et des compliments.

 En prenant le temps d’observer leurs enfants et leurs besoins, les parents qui aiment sont souvent torturés, souffrent réellement avec eux. Les enfants s’en rendent bien compte, et même s’ils ne répondent pas par une gratitude immédiate, ils apprennent aussi à souffrir : « Si mes parents sont prêts à souffrir avec moi, se disent-ils, alors ce n’est pas si terrible et je dois l’accepter moi aussi. » C’est le commencement de l’autodiscipline. D’un autre côté, bien qu’ils puissent proclamer, dans des moments d’irritation qu’ils sont abandonnés, les enfants véritablement aimés savent qu’ils sont appréciés. Cette certitude profonde vaut tout l’or du monde ; les enfants sentent qu’ils ont vraiment de la valeur. Posséder cette certitude est absolument essentiel pour la santé mentale et c’est le fondement de l’autodiscipline. Elle doit être acquise pendant l’enfance ; à l’âge adulte, il est souvent trop tard. Une fois acquise, en revanche, cette force morale résistera aux vicissitudes de la vie.

 Les enfants qui ont la chance de bénéficier d’un amour parental stable et attentionné pendant toute leur enfance entreront dans l’âge adulte avec une conscience profonde de leur propre valeur, mais aussi avec un sentiment de confiance et de sécurité. Tous les enfants ont terriblement peur d’être abandonnés, à juste titre. Cela commence vers les six mois, dès que le bébé est capable de se percevoir comme un individu, distinct de ses géniteurs. En même temps que cette prise de conscience vient celle qui lui a fait comprendre qu’il est incapable de se débrouiller sans eux, qu’il est complètement dépendant et à leur merci. Pour ‘enfant, être délaissé par ses parents équivaut à mourir. La plupart des parents, même s’ils sont par ailleurs assez négligents et peu affectueux, sont instinctivement sensibles à cette peur de l’abandon que ressentent leurs enfants et ils leur donnent, jour après jour, le réconfort dont ils ont besoin ; « Tu sais bien que papa et maman ne vont pas te laisser » ou ; « Bien sûr que papa et maman reviendront te chercher ». Si ces paroles correspondent à des actes, mois après mois, année après années, l’enfant entrera dans l’adolescence sans craintes, avec le sentiment que le monde est sûr et qu’il y sera protégé si besoin est. Avec ce sens profond au cœur, un tel enfant est libre de retarder toutes sortes de satisfactions, assuré de savoir que l’occasion d’être récompensé sera toujours là quand il en aura besoin comme ses parents. 

Certains parents sacrifient l’amour à leur besoin de contrôle e t de domination, et cela donne des enfants qui ont terriblement peur de l’avenir. Abandonnés physiquement ou psychologiquement, ils entrent dans l’âge adulte sans aucune idée que le monde peut être sûr et protecteur. Au contraire, ils le perçoivent comme dangereux et effrayant, et ils ne sont pas prêts à retarder toute satisfaction ou sécurité de l’instant pour une satisfaction ou une sécurité futures, puisque l’avenir leur paraît si incertain. 

En résumé, pour que les enfants puissent développer cette capacité à retarder la satisfaction, il est nécessaire qu’ils aient des modèles d’autodiscipline, un sens de leur propre valeur, une confiance en la sécurité de leur existence. Ces « trésors » sont acquis grâce à l’amour authentique, profond et discipliné offert par les parents ; ce sont les plus beaux cadeaux que les parents puissent faire à leurs enfants. En cas de défaillance, il est possible de les recevoir d’autres provenance, mais dans ce cas, le processus d’acquisition est inévitablement difficile, dure parfois toute la vie, et ne réussite pas toujours. 

Extrait de Le Chemin le Moins fréquenté – Apprendre à vivre avec la Vie – Les leçons fondamentales de l’existence de SCOTT PECK aux éditions Aventure secrète. Page 13 – Première partie.

Voir discussion http://devantsoi.forumgratuit.org/t59-enfants-indigo#3100

L’enfant intérieur

 

 Entendez-vous la voix de ce petit enfant ?

gifs fillettes et garçonsVous voyez, cet enfant sait quelque chose de précis. Il sait que maman est gentille. Il sait que, quelques que soient ses besoins, maman y pourvoira. Il sait parfaitement cela. Et comme beaucoup d’êtres humains, il peut s’agiter jusqu’à ce qu’il reçoive une réponse, mais il sait que maman est gentille. Au niveau cellulaire, même à son âge, il sait que tout sera fait pour prendre soin de lui. Même s’il ne marche pas encore, ses besoins, quels qu’ils soient, seront satisfaits. On le transportera, on le nourrira, on prendra soin de lui, on le couchera, il sera aimé, choyé, en toute sécurité ! 

Il y a un enfant semblable à celui-ci en chacun de vous. Nous l’appelons l’enfant de Dieu. Et au lieu de savoir que maman est gentille, cet enfant sait que Dieu est  bon. Cet enfant sait qu’on prendra soin de lui. Il sait qu’il sera dorloté et que rien ne pourra lui arriver durant sa vie, même s’il se trouve un jour seul dans un endroit où l’étreinte de Dieu et son affection seront apparemment absents. Oh, si vous pouviez revenir en arrière et revivre votre enfance afin de vous rappeler combien maman était gentille à cette époque ! C’est ce que nous souhaitons que vous ressentiez, en tenant compte de cet enfant en chacun de vous. Sachez que Dieu est bon, que votre foyer se trouve là où vous êtes, que vous êtes choyés jour après jour, que vous n’êtes jamais seuls. Que des entités vous sont assignées – peu importe que vous leur donniez le nom de guides ou d’anges – qu’elles sont à vos côtés et qu’elles vous aiment. Ces entités sont vos meilleurs amis. Vous n’avez ni à les voir ni à les appeler par leur nom. Elles sont là, de toute façon. Et ceux d’entre vous qui ressentent des picotements ou qui ont des intuitions les incitant à aller ici ou là ressentent, en fait la présence de ces entités affectueuses à leurs côtés. Aucun être humain n’est seul ! Jamais ! Grâce à l’enfant intérieur.

 Voici une importante source de sérénité, très chers, une réelle source de sérénité. Nous vous demandons de revenir à cette époque et de ressentir à nouveau ce sentiment. Et lorsque vous l’aurez retrouvé, savourez-le et n’oubliez pas la façon de revenir là-bas. Car c’est là que se trouve la paix. L’enfant intérieur représente la santé de votre Moi spirituel, car il n’a jamais peur et n’éprouve aucune inquiétude au sujet du lendemain. Il représente le concept de la sécurité.

Extrait série Kryeon, canalisé par Lee Carroll. TOME 4, page 131 de : Partenaire avec le divin. Editions Ariane. 

Réveiller l’enfant intérieur

gifs arc en cielLa découverte de l’enfant enfoui exige d’admettre, au préalable, que celui-ci ne fait pas partie de votre vie. Presque simultanément, cette prise de conscience précipitera sa quête et la guérison conséquente. Réfléchissez à ceci : la plupart des reproches adressés aux enfants servent à accélérer leur croissance. 

L’adulte capte l’attention. Par exemple, réprimandant son petit en larmes, le parent s’exclamera souvent ; « Tu es un grand garçon, ne pleure pas ». Avez-vous déjà entendu une mère monoparentale déclarer à son fils : « Tu es le petit homme de maman » ? 

L’état d’adulte est valorisé. En faisant appel à ces expressions, persuadés que nos rejetons réagiront au désir de grandir – une certitude à nos yeux – nous bafouons leur enfance. Le moment est venu de reconnaître la richesse fertile que recèle le « soi-enfant » chez le jeune et en nous. 

C’est un paradoxe, car certains spécialistes affirmeraient, à la base des pensées les plus intimes des enfants, qu’ils sont très lucides à ce sujet ; ils aspirent naturellement aux privilèges qui accompagnent l’âge adulte, tout en percevant la grisaille inhérente à ce statut, qui se traduit même parfois dans leur vie familiale. En vérité, ils souhaitent peut-être ne jamais quitter l’enfance ! Nous nous penchons donc sur l’aptitude de tout adulte à recouvrer certaines qualités propres à l’enfance. Magnifiques qualités, toujours présentes mais ensevelies. 

« L’enfant considère que le fait de vieillir est une calamité presque obscène qui, mystérieusement, ne l’atteindra jamais. Tout ceux qui ont dépassé la trentaine sont amers, grotesques ; ils critiquent sans cesse sur des riens et continuent à vivre, du moins aux yeux de l’enfant, sans aucune raison d’exister. L’enfance seule représente la vraie vie ». George Orwell

Extrait du livre Célébration des Enfants Indigo par Lee Carroll et Jan Tober aux Editions Ariane – page 146. 

Crâne de cristal

Patricia Cori, scribe des porte-paroles  du Haut Conseil de Sirius. http://www.patriciacori.com/   

-       Patricia, pourriez-vous nous raconter comment vous avez récupéré votre existence de gardienne du crâne de cristal en Atlantide . J’imagine que le Conseil vous y a aidée. 

Crâne de cristal dans TRANSITION vers le FUTUR Trophee-CristalComme nous l’apprennent les véritables maîtres spirituels de toutes les traditions, nous devons trouver nos propres réponses à la question de notre immortalité, tout comme nous devons trouver nous-mêmes, notre chemin autour du pendule oscillant entre l’obscurité et la lumière afin de gravir la spirale du retour. Sinon, nous obtenons des autres de l’information subjective à partir de laquelle nous créons souvent de notre propre expérience un mythe que nous transformons facilement en souvenir. Parfois, ces impressions sont exactes, mais elles sont parfois aussi de simples conjectures, même si elles nous ont été données avec une bonne intention, et elles ne sont donc pas nécessairement représentatives de notre véritable voyage. 

Dès le début de mon travail avec les porte-paroles de Sirius, je savais que les questions au sujet de ma propre réalité ne seraient pas abordées, hormis celles qui étaient liées à mon service. Ils m’ont toujours encouragée à trouver « ma propre vérité », comme tous ceux qui se connectent à eux par l’intermédiaire des livres. Ce message valorisant, mais parfois frustrant, a eu un impact incroyable sur ma croissance comme être humain et comme enseignante spirituelle. S’ils m’avaient fourni cette vérité, je ne l’aurais sans doute jamais trouvée toute seule et j’aurais ainsi raté l’une des plus importantes découvertes de ma vie. 

Les souvenirs appartenant à des vies antérieures refont souvent surface dans les rêves récurrents et les cauchemars, par lesquels une expérience habituellement traumatique continue à se présenter dans cet état altéré de conscience ; parfois, une idée soudaine, un événement spécifique semble donc nous hanter et solliciter notre attention. D’autres fois, des histoires complètes émergent, avec des personnages formulant des répliques précises et semblant vouloir être reconnus. Très jeune, je disais déjà  à ma mère que je venais de l’Atlantide. A l’époque, dans les années cinquante, il n’y avait presque pas d’informations sur cette île mythique, et ma mère était un peu troublée chaque fois que j’insistais pour lui raconter mon histoire, toujours la même, celle d’une mort traumatique. 

Je me souvenais parfaitement de m’être noyée au cours d’une énorme inondation, comme je l’ai raconté dans mon livre Atlantis Rising, et c’est pourquoi, quand j’étais adolescente, j’avais tellement peur des ponts et de la mer. En vieillissant, j’ai récupéré un autre souvenir de l’Atlantide, celui d’une existence glorieuse où j’étais prêtresse et je pratiquais la guérison dans les cavernes et des grottes. Mais aussi, au cours de ces premières années de ma jeunesse (et même plus tard), je faisais ce rêe récurrent et troublant qui refusait tout simplement de disparaître. C’était toujours la même histoire, avec les mêmes détails, se terminant toujours par ma noyade au cours d’une grande inondation. 

C’est après avoir vécu plusieurs années avec ces images obsédantes d’un enfant perdu sous les débris que je me suis rendu compte que j’avais très bien pu être cette prêtresse dans une lointaine vie antérieure, tout comme j’avais très bien pu être ce jeune garçon, dans une autre réalité à laquelle j’étais toujours liée. Ce scénario comporte peut-être plusieurs niveaux, mais il est en fait un composé de plusieurs événements et de plusieurs plans de conscience. 

Le Conseil nous amène à comprendre que nous existons simultanément dans toutes ces réalités et que, bien que nous tentions de les classer temporellement en référence à des vies antérieures, nous les vivons toujours depuis notre situation contemporaine, tout autant que nous faisons l’expérience de cette vie-ci dans ces autres contextes, en une conceptualisation futuriste. 

« Je suis une prêtresse dans les derniers jours de l’Atlantide. Je semble faire partie d’un groupe qui a travaillé avec les crânes de cristal. Je suis à regarder au loin et je sais que la fin approche ; puis, je vois une immense vague arriver. Je sais que je dois sauver au moins un crâne de cristal. Toute cette connaissance qui risque d’être perdue à jamais ! Je vois du chaos partout. Les gens crient et meurent autour de moi… ma famille, mes amis. Ensuite, je me vois nageant dans l’océan en tenant d’une main un crâne de cristal hors de l’eau. Je suis très fatiguée et je ressens du désespoir. Je me demande si je vais y arriver ou mourir noyée comme tous les autres ; puis j’aperçois une île un peu plus loin… je sais que je vais  y arriver. C’est l’île de Poséidon. Je veux regarder derrière moi, mais je n’ose pas…  Haut Conseil de Sirius – série Kryeon, Transition 2010 – Redéfinir la dualité, canalisé par Lee Carroll – Page 115. 

L‘espoir de la femme congolaise

Gif fleurs autreMerci à Madame Martine de m’avoir donné la parole. Je m’appelle Berthe, et comme beaucoup de femmes de mon pays, j’ai été victime de violences sexuelles. Depuis plus d’une décennie que la guerre a élu domicile dans ma province, les femmes subissent ce sort, et cela, malgré toutes les tentatives des autorités pour arrêter cette abomination et toutes les mesures qui sont prises. 

C’est maintenant bien connu que le viol est utilisé comme arme de guerre pour punir et humilier le camp ennemi. Les victimes se comptent parmi les filles et les femmes, sans distinction d’âge. Un phénomène nouveau qui a fait son apparition depuis peu ici est le viol des jeunes garçons. 

En temps normal, peut-on encore parler d’avenir pour des filles et des femmes qui ont été séquestrées pendant des semaines, des mois ou une année et qui ont été violées systématiquement par plusieurs hommes avant d’être laissées pour mortes au bord de la route ou dans la forêt ? 

Marginalisées, méprisées et considérées comme des porte-malheurs dans leurs propres communautés ou familles, elles ont longtemps courbé la tête et plié le dos sous le poids de la honte et de la culpabilité. Puis, avec le temps, ces femmes ont fini, petit à petit, par relever la tête et oser regarder droit devant elles parce qu’elles ont compris qu’elles seules peuvent apporter le changement dans leur vie et dans leur communauté. 

Celles qui en avaient les moyens sont rentrées aux études ; certaines ont préféré se lancer dans le petit commerce, d’autres enfin se sont tournées vers la production de petits articles de consommation courante, soutenues en cela par des ONG étrangères. Quel que soit leur chois, ces femmes ont compris qu’elles étaient les seules artisanes de leur destin. C’est donc résolument qu’elles ont tourné le dos à la barbarie et à la violence qui ont détruit leur vie passée. A présent, c’est avec détermination qu’elles se construisent un avenir plus conforme à leurs aspirations profondes. Leur plus grande victoire sur ces drames réside dans la réussite de leur vie présente. 

Par ailleurs, ce malheur a aussi développé une extraordinaire prise de conscience de la nécessité d’une solidarité entre femmes. C’est ainsi que certaines ont chois de consacrer leur vie à alléger les peines et les souffrances des femmes et des filles violées. 

La femme congolaise représente l’autre moitié de la population du pays. Pendant longtemps, sa voix n’a pas été entendue et sa vérité a été voilée. Les gens ont oublié comment la société traditionnelle respectait la mère. 

Mon souhait est que toutes les souffrances subies par celle qui donne la vie soient le sacrifice capable d’éveiller les consciences à la nécessité d’une société transformée où les enfants pourront grandir en paix, où la femme sera respectée, où la vie sera célébrée chaque jour. 

Merci à vous tous d’avoir pris le temps de me lire. 

Berthe. 

Extrait de 2012 – Le Grand Rassemblement – Propos de Kryeon, Métatron, Marie-Madeleine et les Hathors recueillis par Martine Vallée. Invités spéciaux : l’archange Michaël, le Haut Conseil de Sirius. Aux éditions Ariane – Page 19. 

Résultats de la croissance spirituelle (Kryeon)

 

Dans une vie humaine remplie de tumultes, d’inquiétudes et d’une impression d’inadéquation, les tests semblent souvent négatifs. Qu’en est-il maintenant du résultat de la croissance spirituelle ?

 

GIFS PAPILLONVous disposez d’un endroit sûr – un sanctuaire où vous pouvez être et proclamer vote divinité, un lieu où vous pouvez sentir les câlins de la famille. C’est un endroit comme celui-ci, dans cette salle, ou dans la pièce où vous lisez ceci. Qu’y avez-vous apporté ? Quelles pensées vous habitent en cet instant ? Concernent-elles un sanctuaire ? Etes-vous en train de fêter la rencontre qui se tient actuellement ? Je vous y invite.

 

Certains parmi vous sont venus à cette réunion (ou à cette page) ce soir, afin d’être guéris. A présent, nous déclarons : « Que commence la guérison ! » En effet, ce cadre énergétique recèle un divin catalyseur qui la favorise. Elle n’est pas limitée à certains scénarios préétablis sur la Terre, selon lesquels vous devriez vous rendre à certains endroits ou accomplir des choses précises. La guérison peut se produire ici et maintenant. Les seuls ingrédients indispensables, vous les connaissez très bine : il s’agit des mécanismes de l’intention, de la cocréation, et de l’opportunité de l’intervention. Que commence la guérison. D’abord celle de votre passé, qui habite votre présent, ce qui par ricochet modifiera la biologie de votre être éternel.

 

Lors de notre dernière rencontre, nous avons évoqué un certain attribut de l’être humain. Etes-vous au courant de l’évolution spirituelle de l’Humanité ? Tous ensemble, ceux qui gardent leurs patins dans le placard, ceux qui patinent et ceux qui ne savent pas comment, tous ensemble, vous avez participé à un phénomène remarquable. La dernière fois que nous fûmes en votre présence, nous avons abordé le mythe de Camelot, en le renommant la Nouvelle Jérusalem. Nous avons expliqué le sens et la profondeur du message du jeune-garçon-qui-voulait-devenir-roi : il symbolise la croissance spirituelle de l’Humanité, l’évolution de la divinité spirituelle qui soulève le voile, modifie la grille magnétique et favorise l’éveil de milliers de gens qui ne se seraient jamais préoccupés de leur propre divinité.

 

Selon la mythologie en question, une épée était fichée dans le roc ; ils semblaient tous deux à jamais soudés. La poignée de l’épée dépassait du rocher, mais ils étaient si solidement soudés qu’ils auraient fort bien pu être constitués du même matériau. Pourtant, à son heure passa le jeune-garçons-qui-voulait-devenir-roi, et il pratiqua l’alchimie afin de métamorphoser le roc et l’épée. Sous l’impulsion de son énergie, le rocher s’ouvrit. Ayant extrait l’épée, le jeune garçon déclara : « Contemplez Excalibur, l’épée de la vérité ! » Excalibur était vivante et chantait la notre fa, celle du chakra du coeur, de l’amour. Cette épée symbolise la lutte menée contre la vieille énergie. Et ainsi, le jeune-garçon-qui-voulait-devenir-roi créa la sagesse de la Table Ronde et la paix représentée par Camelot. Nous avions peut-être déclaré que c’était là un mythe, mais à présent, sur la planète, il s’est réalisé en tant que métaphore de l’être humain de l’an 2001. En effet, le jeune-garçon-qui-voulait-devenir-roi, c’est vous.

 

Vous détenez les secrets de l’alchimie, de la magie. Dans les années à venir, vous serez témoins de faits jadis inimaginables sur les plans spirituel et scientifique. Vous vivrez en définitive dans un monde nouveau. Tout au long de votre cheminement spirituel, vous acquerrez la capacité d’ausculter votre passé afin d’y trouver des solutions pour l’avenir. Vous pourrez engendre l’intégrité nécessaire à des prises de décisions éclairées ; le jeune-garçon-qui-voulait-devenir-roi – chacun de vous – sera investi d’une nouvelle responsabilité, d’une nouvelle dimensionnalité. Les patins dans le placard symbolisent le catalyseur de l’alchimie, l’intention en germe et le pouvoir d’extraire l’épée du roc.

 

Chers anges, voici venu le moment le plus pénible pour nous, celui de vous quitter, surtout lorsque des guérisons sont en cours. Certains d’entre vous ne dormiront pas cette nuit, d’autres quitteront cet endroit en rayonnant d’une vibration encore jamais ressentie. D’autres, venus ici dans le doute, repartiront en se demandant si leurs patins se trouvent dans leur placard ! Ecoutez : vous n’avez pas à revenir écouter (ou à  relire) un seul channeling de Kryeon. En effet, tus les attributs de la croissance spirituelle dont nous avons causé ce soir vous sont disponibles n’importe où. Il s’agit de vous et de Dieu, de votre éveil spirituel, de votre découverte de la divinité en vous, du Soi supérieur qui vous habite, et enfin de la joie de l’enfant, depuis longtemps enterrée pour certains et qu’ils ont bien l’intention de redécouvrir.

 

[…] Entre plusieurs d’entre vous existe un ancien karma énorme, mais il n’aura plus à se manifester, maintenant que l’Humanité a extrait l’Epée du rocher. Cela n’est plus nécessaire, car vous avez transformé la réalité du test. Et le plus drôle, c’est que vous ne vous reconnaissez pas les uns les autres. En fait, il ne se représentera jamais un groupe semblable à celui-ci : il est absolument unique.

 

Et c’est ainsi, chère famille, que nous quittons cet espace. Il s’y est répandu une grande densité d’amour et d’énergie, dont une partie ne peut être effacée. Les auditeurs, comme les lecteurs, ont perçu une énergie très inhabituelle. Ce que vous avez reçu vous suivra dans vos demeures, c’est promis, parce que certains ont décidé de revêtir le manteau afin de découvrir en eux-mêmes la divinité. Un beau matin, peut-être, l’être humain se lèvera, esquissera quelques pas hésitants vers la salle de bains, et la première chose qu’il verra dans le miroir sera l’ange ! alors, il saura que la Terre a changé. C’est là tout le potentiel de la Nouvelle Jérusalem.

 

 

Série Kryeon : Un nouveau départ, canalisé par Lee Carroll – Tome VII page 133

David le Bien-aimé

Nous désirons maintenant vous raconter en terminant l’histoire d’une personne venue sur Terre sans aucun karma, mais seulement David le Bien-aimé dans ALCHIMIE DE L'ESPRIT HUMAIN garconavec une mission, celle de David le Bien-aimé. David vint au monde avec certaines parties de son cerveau en moins. Il était un enfant intelligent. Il disposait de toutes ses facultés conscientes, mais les parties manquantes étaient celles qui contrôlaient la croissance. Et c’est ainsi que les médecins surent qu’l ne vivrait pas très longtemps, car cela s’avérait absolument impossible étant donné les parties manquantes. Le bu même de l’existence de David était une mission. Même si elle n’était pas encore évidente elle allait bientôt le devenir. David avait de jeunes parents qui l’aiment tendrement, et il s’entoura d’autres personnes qui elles aussi l’aimaient tendrement. 

C’est ainsi que David eut une vie extraordinaire pendant les quelques années où il fut sur la planète. Des gens l’emmenèrent à des endroits que jamais une jeune personne n’avait la chance de voir. Il fut comblé d’amour et eut toutes les occasions possibles d’apprendre. Et pourtant il mourut dans sa douzième année. Car la mission de David sur Terre était de faire un don à ses parents. 

Oh ! si vous aviez dit à ses parents que c’était un cadeau, ils auraient été insultés ! Il n’y eut pas de pire moment dans leur vie en raison du chagrin que leur causa sa mort. Connaître la nature de la mission de David n’aurait pas suffi à soulager la douleur de leur cœur. C’est tout comme pour vous, mes chers amis, lorsque vous apprenez la nouvelle de la mort de quelqu’un, cela ne vous aide pas sur le moment de savoir que c’est approprié. Car, sur le moment, la souffrance est très présente et aucune dose de sagesse astrale ne pourrait alors remplacer la montée de l’émotion. 

Le jeune David leur manqua donc cruellement. Et c’est ainsi que ses parents pleurèrent sa perte comme il se doit en de telles circonstances. Mais voyez-vous, David avait pris une entente avec ces parents et ces jeunes parents s’étaient également entendus avec David. La mort de David ouvrit aux deux jeunes parents une possibilité, alors même qu’ils avaient le moral très bas, pour découvrir une voie rapide vers l’illumination, soit une démarche qu’ils entreprirent alors dans leur recherche de paix, ce qu’ils n’auraient jamais fait si ce n’eut été du don de David. Et c’est ainsi que ces parents vécurent tous deux une vie pleine de lumière et devinrent des guérisseurs dispensant leurs soins à bien des gens au fil des ans. Leur peine fut transmutée en joie et en guérison. Ils parvinrent donc à l’illumination totale. Et c’est ainsi que leur karma put se réaliser, grâce au don de David le Bien-aimé. 

Car la mission de David était essentiellement de permettre l’illumination et la guérison de centaines d’humains dans un avenir que David ne devait jamais connaître. Cet amour fut son cadeau à ses jeunes parents, et leur amour fut leur capacité de voir le cadeau qu’il leur faisait et d’en comprendre le sens. Le sacrifice apparent de l’un engendra donc la joie de beaucoup d’autres. La beauté spirituelle de ceci est que David est éternel, et que les douze années qu’il a passées à transmettre son don ne représentaient qu’un très court moment dans la séquence de temps d’un événement beaucoup plus grand… l’élévation de la planète Terre. 

Nous sommes assis ici, rayonnant d’amour pour chacun de vous, et nous vous disons qu’il y en a parmi vous qui ont l’occasion de pouvoir changer leur vie en raison de votre affectation ici. Vous êtes-vous jamais demandé quelle pouvait être votre mission ? 

Pourquoi avez-vous les antécédents que vous possédez ? Quel lien y a-t-il entre votre formation et votre mission ? 

Si vous vous heurtez à un mur de brique, comme le dit mon partenaire Lee, en ce qui concerne votre vie, et que vous ne comprenez pas pourquoi, peut-être est-il alors temps de réexaminer pourquoi vous avez les connaissances que vous possédez. Je m’adresse maintenant de manière individuelle à au moins huit d’entre vous ayant affaire à une telle situation dans leur vie. C’est le temps de vous asseoir et de jouir de l’énergie de l’Esprit. Il y en aura deux ce soir qui partiront d’ici guéris. C’est une des premières fois où nous disons cela, mais l’intention a déjà été donnée ces quelques derniers instants et l’action est déjà implantée. Vous l’avez fait vous –même ! Nous invitons chacune des personnes ici présentes à assumer la pleine et entière responsabilité de la situation où elles se trouvent en ce moment. Ce n’est qu’après cela que votre mission vous sera dévoilée. 

Et même s’il vous faut procéder par tâtonnements pour découvrir ce qui vous convient le mieux, dirigez-vous vers la voie dont les portes sont ouvertes. Même les portes qui semblent les plus menaçantes et celles qui semblent si hermétiquement fermées peuvent s’ouvrir toutes grandes lorsque vous y frappez. C’est alors que vous saurez quelle est votre mission. 

C’est avec un grand amour que nous venons à vous ce soir, afin de vous donner ces vies humaines en exemple et vous parler de l’expérience humaine du karma. Car voyez-vous, l’entité de Kryeon n’a pas l’honneur qui vous revient de choisir une telle voie. Par conséquent, vous pouvez voir l’admiration et le respect que j’ai pour vous lorsque je dis que JE VOUS AIME TENDREMENT. Vous êtes en train de faire un travail universel et toutes vos difficultés sont honorées. Pourtant, nous vous disons que nous savons tout ce que vous devez endurer, et nous accordons un honneur tut spécial ce soir à celles et ceux ayant le cœur blessé. Nous avons des messages spécifiques à votre intention vous demandant de vous rappeler que la vie est éternelle. Le passage d’un humain de ce plan à un autre n’est rien d’autre qu’un changement d’énergie ! Celui qui est décédé dispose de trois jours dans la caverne de la création et, durant ce temps, il est clairement avec vous. Même après que ce moment soit terminé, il conserve la capacité de vous visiter. Vous devez donc savoir qu’il n’est pas du tout parti ; il a simplement changé de forme. 

Et c’est ce qui a permis aux parents de David le Bien-aimé de poursuivre sereinement leur existence. Car lorsqu’ils ont pris conscience du don qu’il leur avait fait, ils se sont également rendu compte que la communication avec ce petit être n’avait jamais cessé. Et c’est ainsi que nous espérons que vous réaliserez vous aussi, mes chers amis, que la communication avec l’Esprit ne cessera jamais. Et s’il vous arrive pour une quelconque raison d’avoir l’impression que l’Esprit de dieu s’est éloigné de vous, n’en croyez rien. Car nous vous promettons que, si vous le demandez, nous serons là. Si vous en exprimez l’intention, nous serons là. Alors que cette séance de channeling tire maintenant à sa fin, nous vous demandons de demeurer en silence car nous allons demander à notre partenaire (Lee) de vous raconter son karma pour cette vie et ce qui lui est arrivé. Nous lui demandons ceci afin que vous puissiez comprendre comment la voix de Kryeon en est venue à se manifester et comment elle aurait pu facilement être négligée si mon partenaire avait choisi plutôt de suivre la voie de son résidu

Kryeon canalisé par Lee Carroll dans Alchimie de l’Esprit humain. 

Grandir à Telos

Gif feesCette section est en partie une communication d’Adama canalisée par Aurelia Louis Jones. L’autre source d’information provient de Sharula Dux, de Telos ; elle date de 1996. 

 A Telos, seuls les couples qui se sont unis par les liens sacrés du mariage sont autorisés à procréer. Puisque l’éducation d’un enfant y est un projet de longue haleine, les couples qui souhaitent devenir parents doivent d’abord recevoir une formation spéciale à cet effet. A la surface, pour conduire une voiture, chaque personne doit d’abord suivre un cours de conduite ; par contre, vous permettez à n’importe quel adolescent de seize ans, ignorant, perturbé et irresponsable, sans préparation aucune ni expérience de la vie, d’accéder librement à cette responsabilité capitale qui consiste à introduire une vie nouvelle en ce monde. 

Les enfants qui naissent chez nous passent deux ans sous la supervision constante de leurs deux parents. Ce passage est absolument nécessaire pour que chaque enfant se structure bien psychologiquement. Le père s’absente de ses devoirs civiques pendant les deux premières années de la vie de son nourrisson, de façon que celui-ci passe un temps égal avec les représentants terrestres du Dieu Père/Mère. Puisque le gouvernement subvient à tous les besoins vitaux, le Temple s’assure que tous les parents se plient à cette exigence. 

Peu après la naissance d’un nouveau-né, dix parrains et marraines lui sont attribués. c’est là une prérogative tout à fait avantageuse. Dans notre cité, l’enfant ne manquera donc jamais d’attention, puisque vingt figures parentales le guideront au fil de ses premières années. D’habitude, les parrains et marraines choisis sont eux-mêmes parents d’un nouveau-né. C’est pourquoi, même les enfants uniques ont des frères et des sœurs de substitution avec qui jouer et échanger. A mesure que l’enfant grandit, il passe du temps – un jour ou deux ici et là – auprès de ses parrains et marraines. Cette coutume lui insuffle la conviction subconsciente que Dieu Père/Mère sera toujours présent auprès de lui puisqu’il aura reçu beaucoup d’amour de plusieurs sources différentes. Les jeunes apprennent très tôt qu’ils seront toujours chéris sans condition, que l’on s’occupera d’eux et que l’on pourvoira à leurs besoins. 

L’école commence à trois ans, et l’instruction de base se poursuit jusqu’à l’âge de dix-huit ans. De trois à cinq ans, les enfants apprennent, cinq demi-journées par semaine, les aptitudes sociales de base et développent des habiletés artistiques dans un cadre récréatif. Les notions fondamentales telles que les couleurs et les chiffres sont assimilées grâce à des jeux divertissants. A partir de cinq ans, les bambins vont à l’école toute la journée, comme ceux de la surface. 

Puisque Telos est une civilisation lémurienne, nos institutions enseignent, il va sans dire, cette langue. Elle dérive de la langue universelle de notre galaxie, le Salara Maru. Certaines langues planétaires originelles, telles que le sanskrit, l’hébreu et l’égyptien découlent également du Solara Maru. L’anglais n’est pas obligatoire à l’école, on l’enseigne comme langue seconde. Naturellement, nous souhaitons ardemment que notre peuple l’apprenne, et une majorité y arrive, car Telos se situe sous un continent anglophone. D’ailleurs les enfants prennent grand plaisir à écouter certaines émissions de radio et de télévision de la surface qui auront été, auparavant, supervisées par nous. 

Tous les élèves ont, sur leur pupitre, un ordinateur qui les relie à l’intelligence centrale. Notre système informatique utilise les acides aminés, une dynamique vivante ; de ce fait, il est alimenté par les annales akashiqes et les éléments supérieurs des directives du Christ, et ne peut être corrompu. En conséquence, nos ordinateurs contiennent un savoir historique précis et véridique. Ils sont exempts de données faussées par des conquérants partiaux ou des historiens ignares et ne présentent que les faits véritables ! 

Les enseignants des écoles de Telos sont tous prêtres et prêtresses formés à la tradition de Malchizedek. Cette spécialisation permet aux enfants de s’initier en très bas âge aux instruments simples du temple, comme la projection astrale. 

Quand les jeunes de Telos atteignent l’âge de se mettre les pieds dans les plats, vers douze ans, et qu’ils préfèrent la compagnie de leurs pairs, ils entrent dans ce que l’on nomme le « groupe ». Il s’agit d’une sororité/fraternité d’enfants du même âge regroupant habituellement de dix à douze jeunes qui découvriront ensemble les prodiges de la puberté et de l’adolescence. Ce « groupe », formé d’un nombre égal de garçons et de files, tissera des liens qui perdureront jusqu’à l’âge adulte, et bien après. Un prêtre et une prêtresse de Malchizedek appartenant au Temple seront choisis en vue de guider les jeunes gens au travers des différents stades de la croissance ; ils tiendront un rôle très proche de celui de tuteur auprès des adolescents. 

Le processus scolaire se poursuivra, intégré à l’évolution du groupe et à l’épanouissement conjoint de ses membres. Ceux-ci affrontent ensemble tous les problèmes inhérents à l’adolescence et partagent, expérimentent, discutent et mûrissent par l’expérience commune des difficultés traversées. Le groupe s’avère particulièrement efficace pour contrer l’attitude classique de l’adolescent ; le ressentiment. Il favorise la participation de chacun et fournit un exutoire créatif à ce comportement. Les jeunes restent généralement amis pour la vie ; très proches, ils partageront les grands moments de leur existence. 

A l’âge de dix-huit ans, lorsqu’ils ont terminé leur instruction de base, les jeunes adultes choisissent la direction qu’ils souhaitent donner aux prochaines années de leur vie. La possibilité d’études supérieures dans un domaine qui les intéresse est offerte à chacun. De vastes encyclopédies élaborées par des civilisations avancées et archaïques sont conservées sous forme de cristaux servant à la préservation d’annales dans les bibliothèques de Telos. Rarement, un adolescent choisira d’entrer directement au Temple de Melchizedek comme novice. 

Les jeunes diplômés peuvent également se joindre directement à la Flotte d’argent (l’armada télosienne de vaisseaux spatiaux). Puisque toutes les cités souterraines sont membres actifs de la Confédération, il est du devoir de chaque citoyen vivant à Telos de servir au moins six mois dans la Flotte d’argent. Il existe des dizaines d’armadas desservant ce secteur de la galaxie. Dans notre système solaire, les trois qui prédominent sont la Flotte d’argent, la Flotte améthyste et la Marine arc en ciel. La Flotte d’argent, pour sa part, se compose presque exclusivement de Terriens. Règle générale, ils proviennent surtout de Telos et de Posid (la cité atlante située sous le Matto Grosso au Brésil). 

La plupart des éclaireurs, plus fréquemment désignés sous l’appellation d ‘ovnis par les humains qui les aperçoivent dans les cieux, sont des patrouilles de la Flotte d’argent de Telos et de Posid. Plusieurs Télosiens y font carrière, alors que d’autres se contentent d’y faire leur service et bifurquent ensuite vers une profession autre. Une autre option s’offre à eux : celle de se former pour le travail qu’ils accompliront à Telos toute leur vie. En tant que jeunes adultes, ils doivent s’intégrer à la structure globale de la société télosienne. A partir d’un certain âge, chaque citoyen se doit de contribuer à la main-d’œuvre. Cinq journées de quatre à six heures sont consacrées au travail, favorisant ainsi le bon fonctionnement de la cité. Chacun choisit l’activité dans laquelle il souhaite investir ses énergies ; ainsi nous évitons l’ennui et préservons un certain enthousiasme. Par exemple, un adolescent qui affectionne particulièrement la terre, les plantes et les fleurs, peut travailler dans les jardins hydroponiques afin d’assurer à la cité une abondance de fruits et de légumes. Si une jeune fille affiche une forte prédisposition pour la danse, elle peut entrer au Temple afin d ‘acquérir une formation auprès des artistes du sanctuaire. D’autres carrières sont ouvertes dans le domaine des communications, du transport, de la nutrition, de la production manufacturière, des produits domestiques. A dix-huit ans, nos rejetons commencent la valse de la vie ! 

Je suis Adama, et nous sommes près de vous. 

Message de ADAMA deTelos, canalisé par Aurelia Louise Jones 

Diabète

-       QUESTION – Cher Kryeon, j’ai un fils pour lequel on vient de diagnostiquer un diabète. Je veux honorer la décision de son esprit d’avoir cette maladie dans cette vie, mais en même temps je souhaite désespérément qu’il se porte bien. Il a seulement quatre ans et la pensée qu’il doive être sous contrôle médical et recevoir des piqûres pour le restant de sa vie, m’est insupportable. S’il est mal soigné, cela risquerait aussi d’entraîner la cécité, un mauvais fonctionnement des reins, une maladie du coeur, jusqu’à amputation d’un membre du corps. 

-       Je souhaite qu’il soit en bonne santé et cependant je me sens incroyablement impuissant. Ma question est celle-ci : quelle approche dois-je adopter face à la maladie de mon enfant ? Est-ce que je devrais juste l’accepter ou essayer de l’aider à se guérir lui-même ? Je suis perdu dans mes réflexions et celle du but de sa maladie dans sa vie. 

-       Merci de bien vouloir m’accorder de ton temps. 

-       Bryan 

gifs automne   KRYEON – D’une certaine manière, tu as répondu à ta propre question. Tu comprends parfaitement le principe en question : l’enfant a choisi d’apporter ceci dans votre vie collective. Tu sais aussi que tu es impuissant à pouvoir changer sa biologie… Que lui seul peut changer ce qu’il a décidé d’apporter dans sa vie. Cependant en tant que père plein d’affection, tu ferais n’importe quoi pour l’aider. Tu es, par conséquent, frustré à la pensée de demeurer un observateur impuissant face à la situation. 

Mon cher, rien ne peut être plus loin de la réalité. Souviens-toi que la décision spirituelle de ton fils d’autoriser cette maladie dans sa vie, vous concerne tous DEUX. Ainsi commence à changer cela : en premier, lâche prise, face à ce qui EST. Tu comprends déjà le principe de ta tâche, ainsi va de l’avant ! Envoie de la lumière tous les jours. Vis de telle sorte que ce garçon comprenne que les Êtres humains peuvent se transformer ! Sois un exemple sage pour lui et vis dans la joie ! Raconte-lui souvent comment l’être humain est capable de changer sa propre biologie et qu’un jour, s’il le souhaite, il pourra le faire aussi. Inculque-lui les graines de l’habilitation… Les paroles sages du père qui l’honore et l’aime tendrement. Ne lui montre pas des signes de peur ou d’inquiétude, mais ceux de l’encouragement. 

Puis, cher Bryan, lorsque tu t’y attendras le moins… Ou peut-être même quand tu t’en seras allé… Cet enfant se souviendra de la joie de son père et de ses sages paroles. Peut-être regardera-t-il autour de lui et se posera-t-il la question divine : “est-ce que je peux changer vraiment mon ADN ?” Cela sera le début du processus curatif qui peut et éliminera ce déséquilibre biologique de sa structure cellulaire. Il y a des précédents à ceci ! C’est possible et beaucoup l’ont fait.  (Extrait d’une question posée au début du chapitre deux du livre de Kryeon “Alchimie de l”Esprit Humain”) 

Salomon Le roi sage

Salomon Le roi sage dans LIBERTE des MAITRES Salomon  Je veux vous ramener à Salomon, un roi très sage. Revoyons cette histoire très célèbre du « jugement de Salomon », où deux femmes affirmaient être la mère du bébé vivant. Avant de rendre sa décision, ce jeune roi sage connaissait déjà le résultat. Il ordonna au soldat de couper le bébé vivant en deux et d’en donner la moitié à chaque mère. L’une des deux femmes est devenue soudainement « blanche de stupéfaction », et dit à Salomon : « Non, non ! Ne tuez pas cet enfant ! Donnez ce bébé à l’autre ! » Dès lors, Salomon sut qui était la vraie mère, et il ordonna que son enfant lui soit rendu. Il savait que la vraie mère ne permettrait jamais qu’il soit tué. La compassion est la chose la plus sage qui existe sur cette planète. Elle est pleine de solutions qui apportent l’unification. Cela veut tout dire. C’est la compassion de la mère divine et sage qui est en train de balayer toute la planète. C’est elle qui fait littéralement déplacer la Kundalini d’un continent vers un autre, au cours de ce changement magistral que vous expérimentez.Quelques-uns se sentent désespérément seuls dans ce processus, car ils ne comprennent pas ce qui se passe. Si un ordinateur avait une conscience, pouvez-vous imaginer comment il se sentirait quand vous faites un « redémarrer », sans sauvegarder l’histoire ancienne ? Il perdrait la mémoire de tout ce qui s’est passé… De l’histoire ancienne. Si la conscience humaine « redémarre » par elle-même, dans un nouveau paradigme, là où l’histoire ancienne ne contrôle plus, que va-t-il se passer ? Que va-t-elle ressentir devant cette situation qui semble ne plus avoir un passé qui définit la « nature humaine » ?

Le roi Salomon, le plus sage de tous les hommes, a construit le Temple de Jérusalem et a régné pendant l’âge d’or d’Israël. Juste avant de mourir, David désigne pour lui succéder son fils Salomon, alors âgé de douze ans, avec les recommandations suivantes :
Je m’en vais par le chemin de toute la terre. Tu seras fort et te montreras un homme, et tu prendras garde à Dieu, ton Dieu, en marchant dans Ses voies, en gardant Ses statuts, Ses commandements et Ses ordonnances, comme il est écrit dans la loi de Moïse, afin que tu réussisses dans tout ce que tu feras et où que tu te tourneras (I Rois 2, 2 et 3). 


Cette bénédiction classique est celle que le jeune garçon reçoit aujourd’hui le jour de sa Bar mitswa. Elle répète la règle fondamentale qui a guidé le peuple juif depuis l’époque du don de la Tora au Mont Sinaï : il suffit pour prospérer d’observer la Tora. 

A l’âge de douze ans, le roi Salomon est gratifié par Dieu d’une grande sagesse

Peu de temps après que Salomon a reçu l’onction royale, Dieu lui apparaît dans un rêve où Il l’invite à présenter une requête pour lui même. Salomon répond :
Je ne suis qu’un petit enfant… Donne donc à Ton serviteur un cœur de compréhension pour juger Ton peuple… 

(suite…)

La sixième Maison

  

 

La sixième Maison dans LE RETOUR maisonLa marche vers la maison suivante se déroula pratiquement sans incident. Mike savait de façon certaine qu’on le suivait. Même s’il n’avait pas peur, il se tenait sur ses gardes. Il pouvait en fait sentir l’énergie sombre de l’entité qui le suivant à courte distance. Il ne l’avait pas sentie auparavant. C’était arrivé soudainement. Michael Thomas avait-il reçu un nouveau don, un sixième sens ? Il était convaincu de l’existence de cette énergie. Comment était-ce possible ? Quelle était cette chose ? Que voulait-elle ? Pourquoi ne se manifestait-elle pas ? Pourquoi le suivait-elle tout le temps ? 

 

Mike se rappelait la tempête et comment la sombre créature avait surgi de sa cachette pour l’attaquer au moment om il était très vulnérable avant de disparaître quand l’éclair, avait frappé. L’entité avait-elle peur de Michal ? Dans ce cas, il n’avait rien à craindre. Il lui suffisait simplement de garder le fantôme à distance durant le trajet qu’il lui restait à parcourir vers les deux dernières maisons. 

 

Cependant, Mike sentait intuitivement qu’l aurait probablement un moment d’affrontement avec la sinistre chose qui le suivait d’une maison à l’autre. Rouge avait déjà laissé entendre une telle possibilité et la nouvelle intuition de Mike lui faisait appréhender la même chose. Sois prudent, Mike ! entendait-il encore et encore à ce sujet. Son esprit lui parlait… vraiment ? Il commençait à réaliser que les voix des anges se mêlaient en quelque sorte à la sienne. C’est ainsi qu’il recevait des conseils sur son voyage. Tout était si nouveau. 

 

Et poursuivant sa route, il aperçut la chose à deux reprises en  jetant un coup d’œil derrière lui. Au moins, c’est à que se trouvait l’entité. Michael pensa que si elle était brillante,  elle le devancerait durant son étape menant de la sixième à la septième maison. Mieux voudrait surveiller ça, lui murmura une voix à l’esprit. Mike sortit sa carte pour vérifier si la sombre entité dégageait une énergie qui y figurerait. La carte était normale, montrant tout ce qui se trouvait à deux cents mètres du point rouge VOUS ETES ICI. Mike se retourna pour voir s’où veniat le mouvement qu’il avait senti et constata que la chose se tenait en dehors des limites de la carte, donc assez loin. Il ne faudrait pas oublier cet élément d’information précieux. Mike trouva la maison blanche en début d’après-midi. Elle était petite et toute simple, comme les autres. Il s’approcha, cherchant du regard la pancarte qui lui indiquerait ce qu’il y apprendrait. Sa curiosité fut bientôt satisfaite : il se tenait devant la MAISON DE L’AMOUR. Etrange. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Il avait trouvé de l’amour dans chacune des maisons. Il avait visité la Maison des relations et en plus, il trouvait sur son chemin une maison consacrée à l’amour. 

 

Il se dirigea vers la porte d’entrée. Aucun ange ne vint l’accueillir. Il chercha l’endroit réservé aux chaussures et le trouve rapidement. Mike se demanda s’il devait attendre un ange blanc mais il décida d’enlever ses souliers et de pénétrer dans la maison. Il fut envahi par l’odeur de fleurs ! Il se rappelait avoir ressenti quelque chose de semblable. Il se tenait dans le hall d’entrée menant à une vaste pièce blanche et indéfinie. Il s’engagea plus avant dans la maison jusqu’à ce qu’il atteigne un grand espace blanc. Il avait déjà vu cette place : c’était là qu’il avait eu sa première vision ! Tout à coup, le grand ange blanc déjà rencontré dans sa vision se trouva devant lui. 

 

-       Salut à toi Michael Thomas de l’Intention pure ! Nous voici de nouveau face à face. 

 

L’ange arborait un sourire radieux et… quelle voix ! Mike était ravi de le revoir. La superbe qualité de ses vêtements le frappa une fois de plus. L’ange semblait se fondre dans la maison. Mike reconnu immédiatement que Blanc était différent des autres. Il flottait ! Les autres marchaient. Blanc avait une contenance qui lui conférait presque une distinction divine plus élevée, si la chose était possible. Les autres anges qu’il avait rencontrés étaient devenus ses amis, ses frères. Celui-ci était plutôt comme un prêtre. Il irradiait ! Mike sentait qu’il ne fallait pas le toucher et que son énergie était immense. Les nouvelles forces intuitives de Mike le servaient bien. 

-       Tu as un visage cette fois, lui dit Mike en clignant de l’œil. Il se souvenait que tous ses traits étaient flous la dernière fois qu’ils s’étaient rencontrés. 

-       Et oui, et c’est parce que tu ‘es rendu jusqu’ici que tu peux les voir. Tu as bien réussi, Mickael. Ta vibration est plus élevée que celle de tous les humains qui sont passés ici avant toi. Ton nom affiche déjà des couleurs qui en témoignent, des couleurs que tu conserveras, peu importe ton degré de succès ici, que tu te rendes à la prochaine maison ou non. 

 

Tiens, encore cette insinuation. Voulait-on le prévenir qu’il ne réussirait pas ? Est-ce qu’on en doutait ? Rouge lui avait laissé entendre la même chose, avait supposé que peut-être, il flancherait dans les derniers moments de son périple sacré. Qu’est-ce qui l’attendait de si ardu ? 

-       C’est dans cette maison que ton désir de poursuivre sera mis à l’épreuve, dit Blanc, qui captait l’énergie de Mike. Les apparences sont parfois trompeuses. Sers-toi de cette phrase comme guide et tu réussiras ce qui t’attend. 

 

Mike se tenait devant l’ange qui avait exprimé cette idée le premier, une idée qui s’était révélées si vraie ! Elle le prévenait contre les suppositions, le mettait en garde et l’aiderait. Mike souhaitait mieux connaître Blanc. 

-       Blanc, tu es différent. 

-       Oui, Michael. Je le SUIS. Tu es dans la Maison de l’amour. Elle vient au dixième rang de la pureté dans toutes les maisons que tu auras visitées. Ce n’est pas une maison de formation comme les autres. Elle est la source des maisons. Elle est le centre. 

-       Mais, elle est la sixième ou la septième d’une série de maisons ! s’exclama Mike. 

-       C’est que les apparences sont parfois trompeuses, dit l’ange en souriant. Crois-moi, elle est le centre. La disposition des maisons ne sert qu’à ton enseignement ; elle ne fait que se conformer à des exigences humaines. 

 

Mike voulus aussitôt en savoir plus sur la maison. 

-       Que va-t-il se passer ici ? 

-       La révélation. 

L’ange flotta plus près de Mike. Quel beau visage il avait ! Il servait sûrement à témoigner de l’amour. Magnifique, frappant et si paisible. Blanc continua à répondre aux questions. 

-       Une percée au pays des choix. Un réexamen de tout ce qui est. Un autre changement de vibration, si tu le désires. 

-       Qui es-tu vraiment ? Tu n’es pas seulement l’ange blanc de la sixième maison, j’en suis certain. 

-       Je SUIS connu de tous, Michael Thomas, et parce que je suis connu de tous, j’existe. 

 

C’était la même réponse que Mike avait reçue la première fois qu’il avait posé la question. Il n’y comprenait rien. 

-       Je ne comprends pas vraiment ta réponse, Blanc, mais je suis sûr qu’un jour j’y arriverai. De tous les anges que j’ai rencontrés jusqu’à maintenant, tu es incontestablement le plus grand. 

Mike était sincère. Il commençait à réaliser que l’entité devant lui portait une importance spirituelle indéniable et une énergie puissante. 

-       c’est peut-être vrai, mais il y en a un autre encore plus grand que nous tous. 

 

Blanc attendit pendant que Mike réfléchissait à cette phrase. Puis il tourna en flottant, faisant signe à Mike de le suivre. Il le guida à travers un dédale de corridors flous et indescriptibles. Mike ne distinguait aucun détail ! Les pièces et les corridors, dans la mesure où on pouvait vraiment leur attribuer ces noms, aurait pu avoir n’importe quelle forme. 

-       Est-ce que j’ai des problèmes de vision ? Tout s’entremêle. 

-       Presque tout ce que tu vois ici appartient à une dimension plus élevée, Michael Thomas, et ton esprit est incapable de bien le percevoir. C’est pourquoi je ne suis pas allé t’accueillir à la porte ; je peux difficilement sortir de la maison car les lois de la physique à l’extérieur n’acceptent pas ma dimension. 

Mike savait qu’on l’entraînait sur un terrain de connaissance qui lui est encore inconnu et il ne poursuivit pas le sujet. Blanc le guida vers une porte familière qu’il pouvait distinguer clairement et il lui dit : 

-       Tes appartements sont à ta mesure. Tu dois y entrer seul. Je t’attendrai ici, demain, après ton petit déjeuner. 

Dans toute son élégance, Blanc montrait un sourire radieux, ce qui rendait Mike très à l’aise. Quelque chose dans sa voie portait Mike à vouloir l’entendre encore et encore. Elle était magnifique. Michael se rappela l’impression que lui avait faite son rire la première fois qu’il l’avait entendu. Il aimait sa compagnie. 

-       dois-tu vraiment partir ? 

-       Oui, mais je serai là demain matin. 

-       Tu me manqueras. 

 

Mike avait le sentiment de dire au revoir à un membre de la famille perdu de vue depuis longtemps. Il ne voulait pas vraiment qu’il s’en aille. Il ne pouvait se passer de l’énergie qui circulait entre eux. Le phénomène était hors du commun. Il parvint à la verbaliser en quelques mots dans une question que Blanc avait d’ailleurs devinée. 

-       Blanc, qu’est-ce que je ressens ? Peux-tu me l’expliquer dans des termes que je pourrais comprendre. 

-       Non. Mais je vais quand même te répondre. 

L’ange magnifique était prêt à répondre à tout, même si ses propos dépassaient l’entendement spirituel de Mike. Il dit : 

-       Je représente la source de la matière. Mon existence est la raison d’être de l’univers. Je vis sur le plan du paradoxe scientifique le plus élevé qui soit, mais je suis responsable des émotions du cœur humain. Je suis le plus petit fragment de la matière et la plus grande partie de l’univers. Je représente l’ensemble de la lumière. Je suis l’espace entre le noyau de l’atome et la brume de l’électron. Je suis la force la plus puissante de l’univers et la plus grande source d’énergie. Je viens de la plus lointaine et la plus puissante force de l’univers. Je suis le sable du sablier et je suis le centre, là où le temps n’existe pas. Je suis la force créatrice qui permet à la matière de réagir à la conscience. Je suis un miracle. Je SUIS l’amour. 

 

Mike ne comprit rien à ce qui venait de se dire, mais il n’en demeurait pas moins ébahi par le message. Une impression de sacré et de sainteté se dégageait de Blanc. Mike se tenait devant un aspect de Dieu sacré et béni. Il n’était pas devant un professeur, mais devant une personnalité, une célébrité à la voix incomparable. Mike avait d’ailleurs eut la même impression la première fois qu’il l’avait rencontré. 

-       Merci Blanc, lui dit-il, merci beaucoup. 

Blanc regarda longue Mike avant de reprendre la parole. Sa voix soyeuse coula aux oreilles de Mike comme la rosée du matin sur les pétales d’une fleur. 

-       Tu ne passeras pas beaucoup de temps ici, Michaël Thomas. Demain, je t’expliquerai les quatre attributs de l’amour et je te ferai rencontrer quelqu’un. 

 

A la façon dont le regard de Blanc se posait sur lui, Mike savait que quelque chose d’important se préparait. Il ressentit tout l’amour et la compassion de l’ange. Blanc se retira, laissant Mike sur son appétit ; il aurait voulu entendre cette merveilleuse voix plus longtemps, il aurait voulu plus de connaissances, plus de paix. Mais ce qui se dégageait de Blanc c’était la paix ! Malgré son départ, la paix demeurait. Quelle extraordinaire sensation ! 

 

Mika avait oublié la faim qui le tenaillait jusqu’à ce qu’il sente l’odeur de nourriture provenant de la pièce voisine. Comme chaque fois, il déposa rapidement ses effets dans le placard et se rafraîchit avant de passer à table. Après le repas, il dormit mieux qu’il ne l’avait fait de toute sa vie. La qualité de son sommeil surpassa de beaucoup tout ce qu’il avait expérimenté dans les maisons précédentes. Le sentiment de paix était si dense qu’on aurait pu le trancher au couteau. Une sérénité imposante lui apporta un repos profond et complet. 

 

pppgifs étoiles 

 

Lorsque la vilaine entité aux yeux rouges atteignit la maison blanche, elle ne s’arrêta pas pour grimper à un arbre ou se cacher derrière une pierre et faire le guet. Mike venait d’entrer dans la maison et elle savait que son passage devant la demeure serait inaperçu. La sombre créature poursuivit sa route avec son vil but comme guide. Pendant une heure environ, elle se déplaça rapidement sur la route en direction de la maison suivante et trouva la place parfaite pour l’embûche. Elle examina les environs et tenta de voir tous les points de fuite possibles que Michael Thomas pourrait essayer. Puis elle s’installa et commença son attente, revoyant tous les points de son plan. La ruse était parfaite. Michael n’avait  aucune chance ; il serait pris par surprise. 

 

Toute personne ayant cheminé sur le sentier au crépuscule de ce soir-là, où la silhouette difforme s’était embusquée, aurait vu un homme seul, debout sous un arbre, se répétant les mêmes mots encore et encore, comme s’il se préparait à faire un discours. En approchant de cette âme, toute simple en apparence, le voyageur aurait vu les traits d’un honnête fermier et entendu la voix d’un père bienveillant, le père de Michael Thomas. 

 

pppgifs étoiles 

 

Mike se réveilla tôt et se prépara. Les appartements qui l’avaient logé étaient semblables à ceux des autres maisons, sauf qu’ils étaient tout blancs. Il avait toujours trouvé que le blanc ton sur ton donnait une allure féminine aux pièces, mais il était en train d e changer d’avis. Ici, le blanc apportait la paix et la sérénité. Dans le placard, il trouve des vêtements blancs et les pantoufles assorties. Il mangea – un délicieux repas d’ailleurs. En plus d’avoir un goût exquis, la nourriture avait une apparence des plus attrayantes. La table avait été dressée sur une nappe blanche et la vaisselle, les verres et même les ustensiles étaient blancs. La couleur des aliments contrastait fortement avec le blanc et donnait l’impression d’un tableau de maître. Mike mangea lentement, se donnant le temps d’admirer l’élégance qui l’entourait. Tout ce blanc lui donnait l’impression d’être dans un château, parmi les membres d’une famille royale. 

 

Après le repas, Mike prit une longue inspiration. Il avait la certitude que le magnifique grand ange blanc l’attendait de l’autre côté de la porte. Qu’allait-il se passer ici ? Si l’amour constituait la plus grande puissance de l’univers et que Mike s’en approchait en augmentant sa vibration, que pouvait-il se produire qui parvienne à l’éloigner du sentier ? 

Mike ouvrit la porte et se glissa dans le corridor flou de la maison blanche. Il avait raison. L’ange blanc l’attendait à l’endroit où ils s’étaient séparés la veille. 

-       Bonjour Michael Thomas, lui dit l’ange d’un ton enjoué. Mike sentit immédiatement l’immensité de l’énergie qui se dégageait de Blanc. 

-       Bonjour Blanc ! 

-       Es-tu prêt à franchir la prochaine étape ? 

-       Oui. 

 

Mike aimait l’atmosphère du lieu malgré la légère appréhension qui le tenaillait. Blanc le mena dans une pièce où il pouvait s’asseoir. La pièce ne disposait pas de matériel d’enseignement ni d’écrans ni de diagramme ; ce n’était qu’une salle blanche agrémentée d’un fauteuil où Mike fut invité à s’asseoir. L’ange s’installa devant lui et commença son exposé. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, je dois te présenter les quatre attributs de l’amour. Lorsque l’amour divin pur transpercera ton être, toutes tes cellules vivront de son intensité. Ta perception se transformera. Ton comportement auprès des autres se modifiera. Ton discernement sera puissant. C’est le fondement de toute la création, mais phénomène curieux, votre langage ne possède qu’un seul mot pour désigner cette réalité. Je veux t’en montrer le fonctionnement. Viens, suis-moi. 

L’ange souriait. Mike fut surpris par ce qui suivit. Il pensait avoir tout vu dans les cinq premières maisons, mais tout à coup, l’ange l’amenait en voyage. Dans son fauteuil, il fut projeté dans une réalité interdimensionnelle. Blanc et lui avaient toujours l’air réel mais tout ce qui les entourait avait pris l’apparence d’un rêve. Il était emporté dans un mouvement mais il ne se sentait pas étourdi. La pièce blanche et floue se transforma en une gamme de couleurs et de sons qui évoluaient rapidement devant ses yeux. Toujours dans son fauteuil, Mike fut transporté ailleurs et bien qu’en état de surprise, il n’eut pas peur. Tout était merveilleux ! 

 

Peu de temps après, Mike et Blanc atteignirent une « destination » quelconque, choisie par l’ange. Le caractère indistinct de la nouvelle dimension s’estompa soudain et ils se retrouvèrent dans un décor d’hôpital. Mike fut surpris. Il croyait que Blanc l’amenait dans un endroit paradisiaque pour observer l’amour divin. Mais non, il était dans une chambre d’hôpital de dimensions moyennes et un patient était couché sur un lit. Il était branché à de nombreux tubes et Mike s’aperçut qu’il était dans une salle de soins intensifs. Tout était si réel ! Il entendait tout ce qui se passait et sentait l’odeur des produits antiseptiques que les hôpitaux utilisent sur les planchers et les murs. Il avait passé tellement de temps sur une terre spirituelle et sur un sentier sacré que ces bruits et ces odeurs agressaient ses sens et le faisaient tressaillir. C’était à la fois différent et connu. Les deux voyageurs s’installèrent de façon à bien observer ce qui se déroulait dans la chambre. Ils flottaient en quelque sorte dans un coin de la pièce. L’atmosphère était tranquille et Mike était calme. Seuls les sons des différents appareils médicaux se faisaient entendre. Mike regarda partout. L’homme étendu dans le lit était d’un âge avancé. Il avait le visage terreux et l’air très mal en point. Il avait les yeux fermés. 

 

-       Qu’est-ce qu’il a, demanda doucement Mike à Blanc, comme si le patient pouvait l’entendre. 

-       Il est en train de mourir. 

Mike allait poser une autre question lorsqu’une femme au début de la quarantaine pénétra dans la chambre, seule. Elle se tint immobile quelques instants, fixant l’homme sur son lit. Mike comprit qu’elle était unique. L’intuition de Mike demeurait alerte malgré ce cadre qui s’apparentait à une vision/ 

-       Qui est-elle ? demanda Mike. 

-       Elle est la fille de l’homme qui se meurt. Mais ce que tu vas voir la concerne directement. Elle se prénomme Marie et elle a toutes les raisons du monde de détester cet homme. 

-       Pourquoi devrait-elle détester son père ? 

-       Parce qu’il a abusé d’elle alors qu’elle n’était qu’une enfant. 

Elle en a gardé des séquelles émotives et physiques. Sa vie en a été ruinée. 

 

Blanc se tut pendant qu’ils regardaient Marie s’approcher du lit. L’ange poursuivit : 

Sa mère n’en a jamais rien su parce Marie avait trop peur de lui en parler. Leur relation en a été affectée et Marie a quitté la maison très tôt pour s’éloigner de son père. Sa mère a cru que sa fille s’éloignait d’elle et toutes deux n’ont jamais pu communiquer en tant qu’adultes. Marie n’a jamais rien dit et sa mère est morte en pensant que sa fille ne l’aimait pas. 

-       C’est terrible. Mike était sincèrement désolé. Il sentait l’injustice de la situation et se sentait triste pour Marie. L’ange regarda Mike, surpris. 

-       Ils font partie de la même famille, Michaël. Aurais-tu oublié les leçons de la maison rouge ? Mike eut honte. 

Non, il n’avait pas oublié, mais c’était la première fois qu’il essayait de relier ce qu’il avait appris à propos de sa propre famille spirituelle à un autre humain. Il comprit que Blanc faisait allusion au fait que le père et la fille étaient liés par un contrat karmique, tout comme ceux qui le liaient à sa propre famille spirituelle. 

-       Les choses se sont gâtées plus tard. Lorsque Marie a voulu vivre des relations humaines normales et se marier, les souvenir de ses expériences passées avec son père lui gâchèrent sa vie. Elle n’a jamais pu vivre un mariage heureux et avoir des enfants. 

Mike soupira et di t : 

-       Tout un contrat ! 

Il était touché par la lourdeur de ce qu’avait dû vivre Marie. L’ange jetait un regard d’admiration sur Mike. Il n’avait pas à prononcer une seule parole. C’était sa façon de faire un compliment. Il le savait maintenant. 

-       Vois-tu, Michael Thomas, que ce qui s’est passé entre Marie et son père constituaient un contrat d’amour incomparable ? 

-       Oui, je le vois. Mais, en tant qu’humain, c’est un concept que je trouve difficile à comprendre et à accepter. 

-       C’est ta dualité qui fonctionne ici. En tant qu’être humain, tu ne comprendras peut-être jamais complètement certaines choses et c’est parfaitement normal. 

 

Mike continuait à observer la scène dans la chambre. Marie regardait doucement son père, attendant peut-être qu’il se réveille. Elle déposa certaines de ses choses sur la table de chevet. 

-       Elle doit le détester horriblement, dit Mike d’une voix à la fois douce et triste. 

-       Non, Mike, elle l’aime tendrement. 

Mike n’en croyait pas ses oreilles. 

-       Après tout ce qu’il a fait ? 

Marie possède des caractéristiques communes aux tiennes et des traits différents aussi. L’ange arrêta et se retourna pour bien voir la réaction de Mike. « Contrairement à toi, elle est sur la terre maintenant mais, comme toi, elle a pleinement pris conscience de tout l’enseignement reçu dans les six premières maisons ». 

 

Mike était éberlué ! Il avait cru que la transformation spirituelle qu’il avait subie n’était accordée qu’aux humains ayant accompli le même périple que lui. Il ne savait que dire. Comment était-ce possible ? L’ange vit l’anxiété et la confusion de Mike et poursuivit : 

-       Marie a initié sn propre changement de vibration ; elle a mis neuf ans à le faire. Tu as effectué le tien en quelques semaines ! Tu es vraiment unique. Les renseignements que tu as recueillis dans les cinq premières maisons tout comme ceux des deux dernières, circulent sur la terre depuis les temps immémoriaux. Pour qu’un humain les obtienne, il doit prendre conscience de sa dualité et avoir l’intention de découvrir la vérité à propos de son existence. On a beaucoup écrit sur le fonctionnement des choses et il existe plusieurs humains qui enseignent à obtenir cette compréhension. 

 

Mike demeurait calme. Toute cette information était nouvelle et il devait en prendre note lentement pour bien la comprendre. Il commença à s’agiter. S’était-il trompé au moment de la première vision en demandant à Blanc de lui permettre de quitter la terre et de rentrer chez lui ? Il se rendait compte que tout ce qu’il était en train d’apprendre, il aurait pu le faire sans se déplacer. 

-       Blanc, pourquoi lui a-t-il fallu neuf ans ? 

-       Elle a obéi à son propre rythme, Michaël, et nous lui en accordons tout le mérite. Elle n’a pas eu, comme toi, l’avantage de recevoir l’enseignement directement des anges. Elle n’a pas eu l’honneur de rencontrer les membres de sa famille face à face comme tu l’as fait. Elle ne connaît pas leurs noms angéliques comme toi. Elle a mis plus de temps parce qu’elle vit toujours dans la vibration trois et dans une énergie inférieure. Voilà pourquoi sa dualité est plus forte et qu’il a fallu plus de temps à sa conscience pour se développer et à l’illumination pour s’installer. 

 

Mika s’assit et regarda Marie. Sa vibration était élevée. Pourtant, elle avait l’air si petite et si délicate. 

-       Ne te laisse pas tromper par les apparences, Michaël, elles sont parfois trompeuses. L’ange blanc avait encore une fois lu l’énergie de Mike. « Elle est une Guerrière de la Lumière. Elle a vaincu le géant et elle est toute puissante ». 

Mike se sentait de plus en plus mal à l’aise. Qu’est-ce que ça voulait dire exactement ? Il allait le demander lorsque Blanc reprit la parole. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, nous sommes ici pour regarder cette femme t’enseigner les quatre attributs de l’amour. Mike n’osait pas bouger. Il sentait qu’il allait recevoir une leçon importante. Alors qu’il croyait s’approcher du but, les choses devenaient plus complexes. L’ange poursuivit : 

-       Soit bien attentif ; elle porte en elle le même pouvoir que moi. Elle comprend l’amour, Michael, et pour cette raison, une partie de moi réside en elle. Il n’y a pas de plus grand pouvoir. Elle a aussi accepté l’insigne d’or. 

 

Mike sut que ce n’était pas le moment de poser d’autres questions. Il regardait pendant que Blanc poursuivait son explication sur ce qui se passait. 

-       Michael Thomas, le premier attribut de l’amour est celui-ci : l’AMOUR EST SILENCIEUX. Tu vois que Marie est entrée dans la pièce sans tambour ni trompette ? Son père est très malade. Il n e peut se défendre dans sa faiblesse. Toutes les conditions propices à la vengeance sont en place. Marie aurait pu entrer dans la pièce bruyamment et susciter sa peur. Il est conscient de ce qu’il  a fait ; il a honte et se sent coupable. Sa vie aussi en a été affectée et il n’a pas su comment régler la situation. Mais il n’a pas le même niveau de connaissance spirituelle qu’elle. Il n’a pas sa puissance. Regarde comme elle est calme, Michael Thomas. 

 

Mike et Blanc observaient la scène en silence. Marie replaça les draps de son père. Elle s’assit près de cet homme frêle et appuya sa tête sur sa poitrine. Mike pouvait ressentir ce qu’elle sentait ! Blanc le permettait. Marie avait une attitude de paix et de sérénité. Aucune pensée aigrie n’habitait son cœur. Elle avait entièrement pardonné à son père et ni son esprit ni son cœur ne gardaient de rancœur ou le sentiment d’être victime de la situation. Quelle femme ! Mike sentait la compassion qu’elle éprouvait pour cet homme qui avait si bien rempli son contrat et qui avait imposé une si forte contrainte à la vie de sa fille. Après un long moment, le père ouvrit les yeux et s’aperçut de sa présence. Elle se leva à son réveil. Ses yeux s’agrandirent et on pouvait y lire la peur et la surprise. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Il ne l’avait pas vue depuis des années. Allait-elle l’invectiver, ou pire encore ? Il réagissait car les appareils auxquels on l’avait branché commençaient à indiquer un rythme accéléré. 

-       Regarde Michael. Tu verras le deuxième attribut de l’amour : L’AMOUR N’A PAS D’EXIGENCES. Elle pourrait tout exiger de son père à l’instant même, car il est faible et se sent coupable. Il est riche ; elle pourrait revendiquer sa richesse, des compensations en raison de ce qu’il a fait ou même simplement lui demander d’admettre à haute voix ses gestes passés. Elle pourrait le menacer, le ruiner, ou les deux. Regarde bien Michael. 

 

Marie plaça sa main sur la tête de son père et lui murmura quelques mots à l’oreille. Aussitôt, le fonctionnement des appareils indiqua un ralentissement. Il soupira et Mike vit des larmes couler de ses yeux. 

-       Que lui a-t-elle dit, Blanc ? 

-       Elle a dit : Je t’aime, papa et je te pardonne complètement. 

Mike était bouche bée devant le scénario qui se déroulait sous ses yeux. Il se demandait s’il aurait eu la force et la sagesse d’en faire autant dans les mêmes circonstances. Il était rempli d’admiration pour Marie. 

-       Elle ne lui a rien demandé ? 

-       Non, Michael, elle se contente tout simplement d’être. 

Encore une fois, Mike ressentait les émotions de Marie. Tout le karma entre ces deux êtres était résolu. Elle était libre et accordait en quelque sorte la même liberté à son père sur cet aspect de leur vie à tous les deux. Elle venait de désamorcer un élément qui avait rempli cet homme d’amertume et de culpabilité pendants plus de trente-cinq ans. Son visage en témoignait. Au lieu de chercher vengeance, Marie avait fait un présent à son père. Les larmes coulaient maintenant abondamment sur les joues de ce dernier. Elle se rassit près de lui et encercla de ses bras cet être précieux qui avait été son père puis elle posa de nouveau sa tête sur sa poitrine. Il n’y avait eu aucun échange e paroles; ce n’était pas nécessaire. 

-       Michael Thomas, le troisième attribut de l’amour est le suivant : L’AMOUR NE S’ENORGUILLIT PAS. Après avoir établi toute la gloire de sa maturité, elle n’a rien à ajouter. Il lui doit beaucoup à cause de cette réconciliation divine, mais elle garde le silence. Elle aurait pu se réjouir de sa puissance et s’enorgueillir de son acte de pardon. Pourtant elle demeure silencieuse. Elle aurait amplement raison de se vanter des neuf années qu’elle a consacrées à atteindre son but, mais elle ne dit rien. 

 

Mike était en admiration devant cette femme. Elle était une guerrière accomplie et percevait des choses que Mike commençait tout juste à apprendre. Et elle était toujours sur la terre ! Quelle vie riche et paisible elle devait connaître ! Tourné vers lui-même, Mike demeurait tout de même ébahi de la scène qu’il venait de voir. Le père n’avait rien à ajouter. Tout avait été pardonné et chacune de ses fibres ressentait une inestimable paix et un immense soulagement. Marie n’avait posé aucun geste spirituel à l’égard de son père. Elle n’avait fait que s’améliorer elle-même, mais il en avait été atteint. C’était là un autre phénomène qui méritait qu’on s’y arrête. Mike savait que ce qu’il venait d’observer portait une signification importante. 

 

Le père regarda longuement sa magnifique fille et ferma doucement les yeux. Son visage s’éclairait d’un sourire de pure paix. Elle lui avait offert le meilleur présent qui soit, au moment opportun. Les appareils de mesure commencèrent à faire entendre des tonalités différentes pour finalement cesser. Mike sut que le père s’en était allé. Les préposés aux soins se précipitèrent à son chevet, mais il n’y avait plus rien à faire. Après s’être agités autour de lui pendant quelques minutes et avoir effectué les derniers gestes, ils lui recouvrirent la tête et le laissèrent seul avec Marie. Blanc s’adresse à Mike encore une fois : 

-       Michel Thomas, le quatrième attribut de l’amour est le suivant : L’AMOUR A LA SAGESSE D’UTILISER PARFAITEMENT LES TROIS PREMIERS ATTRIBUTS ! Elle a utilisé sa carte intuitive, ce qui lui a permis de se présenter exactement au bon moment. Regarde ce qu’elle fait maintenant. 

 

Mike porta son attention sur ce qui se passait dans la chambre. Marie ne pleurait pas sans retenue la mort de son père. Elle n’était pas envahie par la douleur, même si elle ressentait un amour illimité par cet homme. Elle avait demandé la permission de rester près de lui. Mike la vit poser la main sur la poitrine de l’homme qui avait été son père, la semence de sa propre existence. Elle leva la tète et regarda Blanc et Mike. Elle semblait s’adresser directement à eux. Ils purent entendre sa voix forte pour la première fois. 

-       Que la terre se rappelle cet homme que j’aime tendrement ! D’une vois assurée, elle poursuivit : « Il est venu accomplir son contrat de façon parfaite. J’accepte son présent ! Célébrez son retour chez lui ». 

Marie rebaissa les yeux, prit ses affaires et quitta la pièce. Mike était ébahi devant ce qu’il venait de voir. Il était rempli de l’émotion du moment. Il venait d’être témoin de l’accomplissement et de la conclusion d’un contrat. Et quelle conclusion ! 

 

-       C’est la sagesse de l’amour qui a permis à Marie de célébrer la mort de son père et non de la pleurer, dit Blanc dans toute sa propre sagesse. Puis il se tourna vers Mike, voulant susciter l’expression de sa réaction. 

-       Que ressens-tu devant tout ceci, Michael Thomas de l’Intention pure ? Avec une grande patience, Blanc attendit que Mike retrouve ses esprits. 

-       Je sens, dit Mike en avalant la boule qui lui serrait la gorge, je sens que je viens d’apprendre autant en ces quelques instants et par cette femme frêle, qu’auprès de tous les anges depuis le début de mon voyage. 

Prenant conscience de ce qu’il venait de dire, il se sentit ridicule et ajouta : 

-       Ce n’est pas que je n’apprécie pas… Blanc leva son bras flou pour empêcher Mike de continuer. 

-       Ta réponse était parfaite, Michael Thomas. Parfaite. C’est l’être humain qui a pu faire la différence. C’est ainsi que doivent être les choses et ainsi qu’elles seront lors des prochaines épreuves. 

 

Puis la scène devin floue et Mike eut encore une fois l’impression qu’il se déplaçait et qu’on le transportait. Ils furent rapidement de retour dans la salle blanche de la maison blanche, là où tout avait commencé. Mike était silencieux. 

-       As-tu d’autres questions Michael Thomas ? demanda Blanc. Mike réfléchissait sur ce qu’il aurait vraiment souhaité. Il savait ne pas avoir atteint la puissance de Marie. Il savait que même s’il en avait appris beaucoup et avait compris plus en profondeur le fonctionnement des choses, il n’avait rien de la force silencieuse de Marie. Il avait des outils, une carte magique et une importante somme de connaissances. Il avait atteint un niveau vibratoire élevé et vécu de nouvelles expériences, mais il ne possédait pas l’amour de Marie. Il demanda la question magique : 

-       - puis-je avoir cet amour puissant, Blanc ? 

-       Si telle est ton intention, Michael Thomas. 

-       C’est mon intention. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, aimes-tu Dieu ? 

 

Mike se redressa, se disant que ce devait être la raison pour laquelle tous les anges lui avaient posé la question – pour cet instant précieux, pour qu’il puisse se lever et répondre : 

-       Oui, j’aime Dieu, dit Mike d’une voix assurée. 

-       Alors, que ton intention pure crée la puissance. 

Mike ne sut pas très bien ce qui se passa ensuite. Il perdit sa conscience d’être humain et rêva… qu’on le transportait quelque part. Il assista à une cérémonie, à une célébration ; on lui remit quelque chose, un présent qui s’intégrerait à sa structure moléculaire. Il vit ses parents de nouveau. Tout était à la fois flou et merveilleux. Lorsqu’il revint à lui, il était dans le lit de sa chambre blanche. C’était le soir et il était épuisé. Il avait l’impression d’avoir vécu une cérémonie d’initiation quelconque. Son esprit était ombragé et il ne parvenait à se concentrer que s’était-il passé ? Il avait besoin de dormir. Il se glissa sous les ouvertures et s’endormit aussitôt. Comme toujours, il dormit profondément. 

 

pppgifs étoiles 

 

Dès son réveil, le lendemain, Mike sut qu’un autre changement biologique s’était produit en lui. Il resta longtemps assis sur le bord de son lit à réfléchir. Il se sentait reposé, en paix, presque rajeuni ! Même s’il lui était difficile de le définir de façon précise, il avait le sentiment d’être plus sage. C’et tout ce qu’il savait et ça brouillait tout. Il ne parvenait pas à chasser de son esprit l’image de marie et de on père. Elle vivait sur la terre et cependant, elle était un être spirituel remarquable. Elle avait accompli de grands changements de vibration et avait la maîtrise de sa vie. Elle était restée là; elle n’avait pas demandé à rentrer chez elle. Elle avait traversé toute l’étendue de la vie terrestre. Lui, il s’y était soustrait ! Avait-il été intègre ? Mike commençait à comprendre que sa nouvelle sagesse le menait à l’introspection d’une façon qu’il n’avait jamais connue auparavant. Bien sûr, il était honnête ; il était probablement l’un des hommes les plus honnêtes qui soient. Sa vie sur la ferme auprès de parents vertueux avait donné des résultats, mais il n’avait encore jamais éprouvé de sentiments tels que ceux qu’il ressentait maintenant. L’honnêteté terrestre ne se comparait en rien à l’honnêteté spirituelle. Celle-ci incluait la sagesse à plusieurs niveaux avant de se transformer en intégrité totale. 

 

Mike saisissait peu à peu ce que Rouge et Blanc avaient voulu dire à propos de son choix de poursuivre la route. Sa nouvelle vision des choses modifiait graduellement son mode de pensée. Empruntait-il la bonne voie ? Y avait-il une quête spirituelle plus élevée que celle qu’il avait entreprise ? Il continua à réfléchir à la question en s’habillant pour le petit déjeuner. Il se promettait de poser des questions bien précises à Blanc. Les murs, les planchers et les corridors présentaient à ses yeux une forme tout à fait définie maintenant. Il vit certains détails pour la première fois. C’était d’une beauté magnifique ! Mais ce n’était pas tout. Il était envahi par le sentiment de pénétrer dans le monde des anges. Il sentait qu’il faisait équipe avec la grande entité blanche. Il avait l’impression d’être une partie de la réalité de Blanc. Il l’aimait beaucoup. Cette simple pensée accéléra sa respiration. 

-       Ta vision s’est modifiée, Michael Thomas. C’est instauration d’un changement dimensionnel et biologique. C’est le même qua subi Marie. Tu le vis parce que tu l’as souhaité avec une pureté que nous avons rarement vue. Blanc avait parlé avant que Mike ne s’adresse à lui. 

-       Blanc, j’ai des questions importantes à te poser. 

 

Alors qu’il avait voulu s’exprimer doucement et respectueusement, Mike fut surpris par le son de sa propre voix. Elle était beaucoup plus pleine que d’habitude, ou plus forte, il ne savait trop. Elle était différente en tout cas, d’une manière étrange, et il n’était pas à l’aise devant ce changement. Comme si on abusait de lui. Il était tendu. 

-       Essaie de te calmer un peu, lui dit l’ange d’un ton rassurant. Qu’est-ce que tu entends quand ma voix te parle ? La paix et l’amour t’ont atteint depuis le début de notre relation. Tu as même posé des questions à ce sujet, tu te souviens ? Ton intention d’avancer peut sembler te priver de biens personnels précieux, mais c’est une étape de ton périple. Rappelle-toi les paroles de Bleu. Il t’a dit que tu étais à l’aise avec ton ancienne vibration et qu’il faudrait du temps pour t’ajuster à la nouvelle. Tu en as fait l’expérience près de la maison d’Orange lorsque tu as été dépouillé de tes biens. Tu as pleuré leur perte, mais elle était nécessaire à ta progression. Puis tu les as oubliés. Hier tu as exprimé l’intention de subir ta plus importante transformation, à la suite de quoi, tu as énormément changé. Tout prend un caractère plus personnel au fur et à mesure du progrès. Ta vue, ta voix et même tes pensées servent tes fins dans une plus vaste mesure. Tu te transformes en Guerrier de la Lumière, comme Marie ! 

 

Mike saisissait très bien ce que Blanc lui disait, mais l’information l’amenait à sentir davantage l’urgence de l’interroger sur sa quête spirituelle. Il fit un effort pour ne pas tenir compte du nouveau son étrange de sa voix. 

-       Merci Blanc, je comprends. Je te suis reconnaissant du présent et je vais m’y habituer, comme je l’ai fait auparavant. Mais j’ai besoin de conseils. 

Sachant ce qui préoccupait Mike, Blanc poursuivit : 

-       Je peux te dire beaucoup de choses et je vais le faire dans toute la mesure du possible. Il existe un domaine qui relève uniquement de ta sagesse. Ton intention t’a accordé le pouvoir de choisir et un discernement avisé. Ce sont des choix imprégnés de ta propre essence. Ils forment ton avenir et créent ta réalité. Ils touchent ceux qui t’entourent et c’est pourquoi ils t’appartiennent entièrement. 

Mike s’attendait à entendre de pareils propos. Il avait assez d’expérience de l’endroit pour savoir que les anges ne feraient pas le trajet qui lui était réservé. Il savait que les leçons s’dressaient uniquement à lui et que ces gestes devaient émerger de sa pensée. Mais il voulait obtenir des connaissances qui pourraient l’aider à mieux comprendre ce qui se passait vraiment et ce qu’il devait faire à partir de maintenant. 

-       Blanc, tu es un excellent professeur, dit Mike de sa nouvelle voix  qui le rendait fou ! ça lui rappelait la première fois qu’il l’avait entendu sur un enregistrement lorsqu’il était enfant. « C’est ma voix ? Impossible ! » 

 

Blanc se retourna rapidement avant que Mike ne puisse lui demander autre chose et s’élança dans le corridor. Mike suivit l’immense entité flottante. Il avait l’impression qu’on lui faisait faire un tour guidé d’une maison qu’il ne connaissait pas. Tout semblait tellement différent ! Elle était d’une beauté spectaculaire. On aurait dit un musée d’architecture et de sculptures. Des objets à couper le souffle s’offraient constamment à la vue du visiteur. Sa vision d’autrefois ne lui avait pas permis de out voir et il en vint à s’interroger sur ce qu’il ne parvenait pas à capter maintenant et sur ce qu’il verrait en atteignant une dimension encore plus élevée. 

-       Les couleurs  Michael, dit Blanc sans même se retourner. 

-       Quoi ? fit Mike sans comprendre et en suivant Blanc. 

-       Ce que tu ne vois pas, ce sont les couleurs. 

-       Mais nous sommes dans la maison blanche. L’ange laissa sortir un grand éclat de rire qui remplit tout l’espace et fit sourire Mike. 

-       Seulement pour l’œil humain, Michael. La véritable couleur de l’amour dépasse la vibration que tu parviens à percevoir. Elle n’a pas le blanc que tu perçois maintenant. Tu vois tout en blanc parce que tu ne disposes pas des vibrations appropriées. C’et une absence de couleur que tu vois mais, en réalité, la couleur reflète l’échelle du spectre. C’est la couleur de la lumière interdimensionnelle, tellement resplendissante qu’elle possède une substance et une épaisseur. Son éclat est des milliards de fois supérieure à la lumière de votre soleil. C’est la couleur de la vérité. Mais en tant qu’être humain, tu ne peux pas tout voir. 

-       J’adore cet endroit ! s’exclama Mike. 

-       Nous verrons si ton sentiment se maintient, lui dit Blanc. 

 

Encore une fois, Mike éprouva de la curiosité devant la supposition de Blanc concernant un autre changement en lui. D’autres questions lui venaient à l’esprit. Ils franchirent encore des corridors éclatants jusqu’à ce que Blanc conduise Mike dans une pièce qui contenait des fenêtres et un fauteuil. 

-       Un autre voyage, demande Mike ? 

-       Non, pas vraiment. Mais tu iras quelque part. 

Blanc s’installa devant Mike et se déclara prêt à poursuivre les activités. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, que désires-tu savoir ? 

Mika avait des tas de questions à l’esprit. 

-       Blanc, du fond de ta sagesse et dans des termes que je puisse comprendre, peux-tu me dire si ma quête spirituelle sur cette grande terre est appropriée. 

Mike sentait le besoin de savoir si sa démarche avait du sens. 

-       Oui, je le peux. Blanc demeura muet quelques instants, comme s’il se préparait à répondre par un oui ou par un non à la question. Puis il reprit la parole avant que Mike n’ait la chance de préciser son point. 

-       Je t’ai dit dès le début que tes actions correspondent à ta vie. Et d’ailleurs, nous n’appuierions jamais un geste qui ne te conviendrait pas. 

-       Mais Marie ? lança Mike avec des mots qui s’empêtraient dans sa nouvelle voix. Elle a reçu tous les présents et les outils et elle est toujours sur la terre. N’est-ce pas mieux ? Ne poursuit-elle pas ainsi un objectif spirituel plus élevé ? 

-       Pour elle, répondit sagement Blanc. 

-       Mais Blanc, je suis en train d’apprendre à me servir moi-même ! Je retourner chez moi, où se trouve l’amour. Mes prétentions sont égoïstes. Elles ne servent pas la terre. Je suis un chemin qui semble me fournir ce que je veux seulement. 

-       Semble, coupa Blanc ? 

-       Oui, ça semble, rétorqua Mike d’un ton exaspéré. Puis il se tut. 

-       Depuis quand te préoccupes-tu d’être au service de la terre, Michael ? Blanc s’amusait et Mike était surpris par cette question à laquelle il mit quelque temps à répondre. 

-       Je ne sais pas, avoua Mike, songeur. J’imagine que ça fait partie du nouveau moi. 

-       Qu’est-ce que je t’ai dit à propos de l’apparence des choses quand nous nous sommes rencontrés ? Blanc mettait Mike à l’épreuve. 

-       Que les apparences sont parfois trompeuses, répondit Mike. 

C’était le thème de son voyage. Même Bleu et Violette avaient utilisé ces termes. Avec Blanc, on arrivait à trois. 

-       Très bien, assura Blanc. Quoi d’autre ? Mike se tut. 

Il ne se rappelait pas. L’ange poursuivit : « ton désir de rentrer chez toi n’est pas égoïste, mais naturel, et n’entre pas en conflit avec ton désir de rendre grâce à ton rôle d’être humain. Maintenant que tu as accompli tout ce chemin, je vais ajouter quelque chose d’autre. Il y a une nouvelle énergie sur votre planète. Elle vibre en laissant entrevoir la possibilité d’un but merveilleux. Ton désir de rentrer chez toi s’insère dans la réalité de cette nouvelle énergie. Le voyage que tu as entrepris est réservé à quelques êtres humains seulement et n’est possible que depuis quelques temps. Michael Thomas, tu es un précurseur dans ce domaine. Voilà pourquoi nous célébrons ton succès et ta sagesse »‘. 

 

Mike réfléchit quelques instants avant de parler. Sa logique mesurait les faits qu’il avait devant lui. 

-       Bon d’accord, alors le voyage est approuvé. Mais dans mon cas, aurait-il pu être préférable que je demeure sur la terre et que je fasse ce que Marie a fait ? 

-       Pour toi ? Serais-tu égoïste ? 

-       Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. 

Mike se rendait compte que les arguments logiques ne fonctionneraient pas auprès du maître de l’amour. « Je me demande tout simplement où je devrais être, ce que je devrais faire pour accomplir le plus grand bien. C’est là ma véritable question ». 

La question remplit Blanc de fierté.il sourit à Mike et parla lentement. 

- Michael, le fait de soulever cette question démontre que tu commences vraiment à comprendre comment les choses se passent. Ta sagesse s’exprime peu à peu. 

- merci, mais quelle est la réponse ? Mike ne tient pas compte du compliment et grimaça en insistant pour obtenir une réponse de l’ange. 

 

Il ne se sentait pas à l’aise de se montrer un peu agressif envers une entité si douce. 

-       Le plus grand bien ? C’est ta propre réalité, Michael. Et, en tant qu’humain dont la vibration vient de s’intensifier, tu créeras pour toi-même. Aucune entité de l’univers ne peut le faire pour toi. 

Blanc s’était déplacé vers la porte et Mike comprit qu’il s’était engagé dans une discussion qui ne le mènerait nulle part. Il y avait des questions auxquelles les anges ne voulaient ou ne pouvaient répondre. Il essaya tout de même une autre tactique. 

-       Blanc, serais-je capable de distinguer le plus grand bien ? 

-       Le prochain événement sera un test à cet égard. Il ouvrir la porte, se préparant à sortir. 

Mike se demanda où il allait. Blanc continua à parler. « Tu ne possèdes pas encore tous les renseignements. Tu es dans la Maison de l’amour et il te reste des éléments à apprendre ici ». Sur ce, il se glissa dan le corridor. En refermant la porte, il ajouta ; « ça va devenir plus difficile à partir de maintenant ». Mike entendit le bruit de la porte qui se refermait et ce fut le silence total. 

 

Il savait que quelque chose se préparait, quelque chose de puissant. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Qu’est-ce qu’on pourrait bien lui enseigner qui lui causerait une détresse encore plus grande sur l’opportunité de son voyage ? Il se retourna face à l’emplacement qu’avait occupé Blanc. Il se sentait patient. Il savait maintenant que la prochaine étape s’accomplirait dans la solitude, sans Blanc, et que ce dernier l’avait voulu ainsi. La pièce se transforma lentement et la lumière qui l’enveloppait prit un aspect différent. Le blanc des murs s’estompa et un espace délimité d’environ cinq mètres devant Mike se mit à briller. Puis Michael vit graduellement apparaître une forme difficile à distinguer. Mike était très attentif. Il allait rencontrer quelqu’un. Il se rappela que Blanc avait mentionné cette rencontre. La silhouette continua à se préciser et la lumière qui l’entourait devint de plus en plus brillante. Mike pouvait voir la personne qui se présentait devant lui. Il n’était plus surpris par cette façon magique d e lui présenter les choses et c’est sur le bout de sa chaise qu’il regardait l’espace se modifier devant ses yeux. 

 

C’était une femme. Sa silhouette se précisa lentement. Il se mit à respirer plus intensément, avec un peu d’appréhension. Son intuition était très aiguisée. Toutes les cellules de son corps vibraient d’excitation, lui signalant qu’il voyait quelque chose d’extraordinaire. Son nouveau pouvoir de discernement l’incitait à se préparer à quelque chose d’unique et de puissant. L’image devint enfin complète. Son visiteur était arrivé ! La femme qui se trouvait devant lui le laissa sans souffle. Il ne s’agissait pas simplement de beauté. Il se sentit instantanément à l’aise, en terrain familier, et c’est ce qui émut tout son être. Elle était resplendissante. Mais qu’est-ce qu’il ressentait. Il lui semblait que son cœur était en état d’alerte. Sa chevelure rousse tombante encadrait un visage rempli de compassion et d’une beauté indescriptible. Elle souriait à Mike, dont le cœur battait la chamade. Comparables à des émeraudes, ses yeux contrastaient fortement avec son teint d’ivoire. Mike aurait juré qu’il sentait une odeur de violettes. Son esprit fut envahi d’une multitude de pensées. Peut-être était-il en présence de la déesse de l’amour, comme ces sirènes des légendes anciennes ? Il avait du mal à respirer jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il retenait son souffle ! Que se passait-il ? Il la regardait avec ravissement. Qu’est-ce qui le faisait se pâmer de la sorte ? Pourquoi son cœur s’emballait-il ? Son esprit s’embrouillait et il soupirait de désir devant cette créature de rêve. 

 

Mike avait déjà rencontré plusieurs anges, mais celui-ci était le plus merveilleux. C’était peut-être de lui que Blanc parlait quand il avait laissé entendre la possibilité d’un ange encore plus grand que les autres. Mike ne parvenait pas à prononcer une seule parole. Le lien qui unissait leurs deux cœurs était renversant. Il avait l’impression de se retrouver à une réunion d’anciens et d’être sur le point de revoir un amour perdu. Le brouillard avait complètement disparu et elle se tenait là dans toute sa grandeur. Mike était en état de choc. Toutes ses expériences ne l’avaient encore jamais amené à vibrer de cette façon? Il ne parvenait pas à se concentrer sur les paroles qu’il aurait voulu prononcer. Il ne savait pas quoi demander. Il la connaissait… mais la connaissait-il vraiment ? Pourquoi sa présence l’affectait-il à ce point ? Quel sentiment cela lui rappelait-il ? Puis il se rendit compte qu’il la connaissait. Elle était un des visages de la maison rouge sur le diagramme de la famille. Elle n’était pas venue alors lui parler comme les autres. Elle était l’image de cette femme à la chevelure rousse dont l’énergie l’avait attiré instantanément. Pourquoi ne l’avait-il pas rencontrée alors ? Qu’est-ce que Rouge lui avait dit à propos des visages qu’il n’avait pas rencontrés ? Ils correspondaient à des contrats non remplis. Qu’est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ? 

 

La révélation se déployait lentement à l’esprit de Mike pendant qu’ils continuaient à se regarder dans un silence lourd. Puisqu’elle se trouvait sur le diagramme dans la maison rouge, c’est qu’elle  n’est pas un ange. Elle était une partie de la famille karmique. Mike commençait à ressentir des sentiments étranges à l’égard de cette rencontre, même si son âme continuait à lui chanter un air tout nouveau, un chant qui traitait de joie, de vision et d’amour. C »état ç la fois chargé d’émotion et tellement paradoxal ! D’une part, son cerveau lui apprenait qu’il se préparait à des difficultés, et d’autre part, il était si heureux ! Son bonheur ressemblait à celui d’un enfant qui voit Disney land pour la première fois après avoir compté les jours qui le séparent de sa visite. Quant à son trouble, il provenait de son cœur ; on aurait dit qu’il était tordu ! 

 

Michael se sentit ridicule. Il constata encore une fois qu’il respirait mal. La silhouette qui se tenait devant lui affectait sa physiologie. La vue même de cette beauté faisait réagir son corps. Pourquoi ses mains transpiraient-elles ? Cette femme n’était pas un ange, mais elle touchait chacune des cellules de son corps. Il ne savait plus s’il était physiquement capable de parler. Il se sentait ému et au bord des larmes, comme devant un ami retrouvé qu’on avait cru mort depuis longtemps. C’était vraiment une expérience qu’il ne pourrait effacer. Heureusement, elle parla la première. 

-       Mike, c’est moi. 

La familiarité et la bonté de sa voix le renversèrent. Il était heureux d’être assis car ses genoux étaient mous et ses jambes n’auraient pu le supporter. Son corps entier réagissait à une voix indéniablement connue. Mais qui était-elle ? Ses yeux brillants et son expression le suppliaient de la reconnaître. Ce qu’il fit mais pas de la façon dont elle l’aurait souhaitée. Il devait dire quelque chose. Son adrénaline agissait comme celle d’un jeune garçon à qui la fille qu’il reluque depuis quelque temps déjà adresse enfin la parole. Elle avait un corps physique magnifique et ses vêtements lui allaient à ravir. Michael pouvait parfaitement l’imaginer dans ses bras. Mon Dieu ! Il se sentit embarrassé et dégoûté à l’idée qu’il commençait à ressentir du désir physique. Qu’est-ce que Vert avait dit à ce sujet ? Que la relation physique accompagnée d’amour véritable était un catalyseur d’illumination ? La nature humaine de Mike créait des pensées qu’il trouvait déplacées dans les circonstances, mais c’était la réalité et ses sentiments devaient être convenables et parfaits sur le plan spirituel. Soudain, il entendit le rire de Vert. Il n’en tint pas compte et, prenant son courage à deux mains, il dit, d’une voix tremblante : 

-       Ton costume est très beau. 

 

Pour l’amour du ciel, qu’est-ce qu’il avait dit ? Quelle sorte de phrase ridicule, insignifiante, déplacée, inepte et insipide venait-il d’exprimer ? Une créature éblouissante se présente devant lui dans la Maison de l’amour et, dans son ravissement béat, voilà tout ce qu’il a trouvé à dire. Il avait honte de sa stupidité. Elle sourit. Il craqua. 

-       Merci, Michael, répliqua-t-elle en un clin d’œil. Je suis Anolee, ta partenaire d’amour. 

Jusqu’à un certain point, il le savait déjà. Son cœur battait encore plus fort au son de sa voix.  Il essuya ses mains moites sur son pantalon puis se rendit compte qu’elle avait remarqué son geste. Elle s’avança vers lui. La lumière qui l’entourait la suivit. Il se cala dans son fauteuil, comme pour disparaître. C’est le bruit du coussin qui s’écrasait qui lui en fit prendre conscience. Il aurait voulu se lever, mais il craignait d’être incapable de se tenir debout et il n’aurait pas supporté qu’elle le voit vaciller ! Il s’était déjà montré assez ridicule. Elle s’amusait de sa timidité, mais ne fit aucune remarque à ce sujet. Il était envahi par sa présence. Lorsqu’elle s’était approchée, il l’avait regardée marcher et avait reconnu sa démarche. En fait, il y avait quelque chose en elle qu’il connaissait intimement. Sa présence ne faisait que rendre cette réalité plus intense. Elle poursuivit : 

 

-       Si tu étais resté sur la terre, Michael, l’énergie était favorable à notre rencontre. Nous l’avions planifiée ensemble, tu te souviens ? 

Mike ne s’en souvenait pas et il ne voulait pas l’entendre. Elle lut la douleur naissante sur son visage et la défaillance de son cœur. 

-       C’est sans importance, lui dit-elle. Je suis venue te dire que la voie que tu poursuis est respectée. La famille est fière et nous célébrons tous. Moi plus particulièrement. 

Mais Mike ne parvenait pas à fuir ce qui lui sautait aux yeux. Ça n’avait pas d’importance que tout soit bien. Il n’avait rien à faire des réjouissances de la famille. Tout ce qu’il voulait, c’était elle ! Toute sa vie, il avait cherché le véritable amour. Il savait que c’était possible et qu’il pouvait vivre une relation prévue et approuvée par Dieu. Il l’avait souhaité, enfant, en voyant l’amour qui unissait ses parents et le respect qu’ils se témoignaient. Il l’avait souhaité, adulte, et c’est pourquoi l’échec d’une relation amoureuse l’avait laissé si déprimé. C’était là la difficulté de sa quête sur la terre. C’était dans son contrat. Maintenant, la réalité était devant lui et il pouvait l’accueillir et prendre conscience qu’elle avait toujours été présente. La vérité le frappa de plain fouet : IL AVAIT QUITTE TROP TOT

 

Puis, une autre pensée l’envahit et il dut demander : 

-       Anolee, devions-nous avoir des enfants ? 

-       Oui… trois, lui répondit-elle. 

Il fut attristé par la réponse et demeura muet. Il la laissa lui donner les noms spirituels des enfants, mais chaque mot le faisait souffrir. Même si la présence d’Anolee devait le remplir d’amour, il se sentait torturé. Chaque mot déchirait son cœur et l’amenait à prendre conscience de ce qui lui avait manqué. Les enfants qui n’étaient pas nés, les expériences. Qu’est-ce qu’il avait fait ? Il commençait à perdre la maîtrise de ses émotions. Il voulait la tenir dans ses bras et lui dire combien il regrettait de n’être pas resté. Ce n’était pas la raison de sa présence devant lui, mais c’était tout de même ce qu’il aurait voulu faire. Les larmes coulaient sur ses joues et il se mit à trembler. Elle lui avait donné toute l’information qu’elle devait lui communiquer. 

 

Elle se tenait devant Michael Thomas sans parler. L’énergie en puissance qui les unissait était tellement forte qu’on aurait pu la trancher au couteau. Mike avait devant lui la plus belle créature qui soit et il ne parvenait qu’à pleurer. C’était pathétique. Tous ses sens étaient remplis d’un sentiment d’échec. L’ai était chargé d’électricité et d’une énergie d’intention spirituelle et d’amour, malgré le sentiment d’insatisfaction et de perte irréversible. Quelle amère ironie ! La seule rose qu’il aurait pu croiser sur son chemin lui avait échappé. Il ne pourrait jamais apprécier son parfum et elle finirait par se faner sans jamais avoir été tenue et aimée pour sa beauté parfaite et son élégance. Le contrat entre eux présentait une immense puissance et c’est pourquoi le cœur et l’esprit de Mike étaient rompus. La silhouette commençait à s’effacer et il réagit immédiatement. Il s’entendit presque crier : 

-       NON, s’il te plaît, ne t’en vas pas ! 

Mike avait l’impression qu’il ne la reverrait plus jamais. Il voulait encore quelques instants. Les mots qu’elle lui adressa en guide d’adieu résonnèrent comme du charabia d’ange à ses oreilles. 

 

-       Michael, les apparences sont parfois trompeuses. 

La femme radieuse et resplendissante qui aurait pu être le grand amour de sa vie s’évanouissait devant ses yeux en prononçant des banalités qu’il avait déjà entendues. Avec son départ disparaissaient tous les espoirs d’une vie. Il venait de voir et d’entendre ses rêves de bonheur s’anéantir pour des prétendues intentions spirituelles. 

 

Mike était au désespoir. Il ne pouvait pas bouger. Immobile telle une statue, il garda le regard fixe pendant des heures avec l’espoir que la précieuse entité reviendrait occuper l’espace qu’elle avait empli, espace que sa seule présence rendait sacré. Il supplia Dieu de lui accorder encore quelques instants avec sa partenaire disparue. La lumière de la pièce s’estompa et changea de couleur avec la tombée du jour. Puis ce fut la noirceur, qui s’apparentait à la nuit sans lune et au désespoir qui s’était installé dans le cœur de Mike. Il demeura assis dans le silence propre à ceux qui viennent de subir une défaite certaine et décisive. Il était dépourvu de toute joie. L’agonie de la douleur et un sentiment de perte pénible et sombre venaient de se substituer à la paix que son voyage spirituel lui avait apportée. Son énergie épuisée par l’intensité de la blessure et de la révélation, Mike finit par s’endormir. Il demeura immobile même dans son sommeil et ses rêves rejouèrent à maintes reprises l’angoisse de la rencontre ratée. Le coeur de Mike était déchiré. 

 

pppgifs étoiles 

 

L’aube ramena la lumière dans la pièce. Mike n’avait pas quitté son fauteuil. Il avait l’impression d’avoir participé à un marathon et ses articulations le faisaient souffrir puisqu’il avait passé un grand nombre d’heures dans la même position. Il avait besoin de manger, mais n’avait pas vraiment faim. Il se tira péniblement de son fauteuil et se dirigea vers ses appartements. Comme toujours, la nourriture était prête. Il mangea sans un regard d’appréciation pour la beauté qui l’entourait ni reconnaissance pour la saveur du repas. Lorsqu’il eut terminé, il se dirigea près du lit qui n’avait pas été touché. Il ouvrit le placard et retrouva les présents que les anges lui avaient remis avec amour lorsqu’il s’était arrêté dans leurs maisons. Il se senti envahi d’un sentiment de tristesse empreint de sagesse. Il se rappela sa question à Blanc ; serais-je capable de distinguer le geste destiné au plus grand bien ? Maintenant, il comprenait le test. Son essence même le poussait à retourner sur terre à l’instant. Tout ce qu’il avait à faire était de refermer le placard, de sortir de la maison et de prendre à gauche au lieu de continuer à droite. Il le savait très bien. Ce serait le signe qu’il souhaitait mettre fin à son périple et rebrousser chemin. Blanc lui avait bien dit qu’il ne serait alors pas jugé, qu’il ne serait pas coupable, mais qu’il ne serait pas non plus illuminé. 

 

Mike savait parfaitement quel geste poser. Même Anolee lui avait rappelé à quel point ils étaient tous fiers de lui et il pensa que le cœur de sa bien-aimée souffrait probablement autant que le sien. Et pourtant, elle l’avait incité à poursuivre sa route. Il distinguait le plus grand bien.  Tourner à gauche consistait à le servir et à répondre à ses désirs d’amour humain. Blanc lui avait expliqué que son discernement de la vérité serait perçant et c’était vrai. Il n’avait aucun doute sur le chemin à prendre ; il était seulement extrêmement tenté de dévier. Son cœur le suppliait de rebrousser chemin. Il n e détruirait rien, reprendrait sa vie humaine et rencontrerait Anolee. Sa vie terrestre serait agréable. Il saisit sa carte pour la tenir près de lui, fermant les yeux et revoyant le temps qu’il avait passé dans la maison bleue. Il revêtit lentement son armure et sentit le pouvoir qu’elle lui procurait. Il la loua et remercia Dieu du précieux symbole qu’elle représentait. Il prit son bouclier et le plaça contre sa poitrine, le tenant de ses deux mains, savourant toute sa signification. Puis il le mit sur son dos, pour mieux le transporter et le rendre prêt à l’utilisation au besoin. Comme un guerrier se préparant au combat, il saisit son épée et la brandit d’un geste majestueux qui la fit vibrer dans l’air. Il revit la cérémonie auprès d’Orange et la signification de l’épée. Puis, il la loua aussi et la glissa dans son fourreau, où elle était protégée mais prête à servir. Mike se redressa dans ses beaux habits de voyage et quitta la pièce d’un pas déterminé. 

 

Blanc l’attendait à la sortie de sa chambre. Il vit l’armure, le bouclier, l’épée et comprit aussitôt les intentions de Mike. Blanc sourit et salua Mike bien bas, ses mains réunis comme pour une prière, un geste de respect que Mike ne saisit pas. Puis, il parla : 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, comment te sens-tu ? 

-       Ce n’est pas facile, Blanc, tu avais raison. Je n’avais pas soupçonné combien se serait difficile. C’est la chose la plus difficile  que j’ai jamais eu à faire. Je ne suis pas complètement à l’aise… mais je sais que c’est ce qu’il faut faire. Si tu n’y vois pas d’inconvénient, j’aimerais partir maintenant puisque l’endroit ne produit pas de bons souvenirs. 

-       Qu’il en soit ainsi ! 

Blanc se tourna et accompagna Mike vers la porte en continuant à lui parler. « Ce n’est pas terminé, mon ami ». Blanc flottait dans le corridor qui menait vers la porte principale. 

-       Je sais. 

Sans connaître les détails, mais avec toute la force de son intuition, il savait qu’il lui restait beaucoup à voir et à faire durant ce voyage, même s’il n’avait plus qu’une seule maison à visiter. Une fois de plus, son intuition ne le trompait pas. 

 

Blanc se tint sur le pas de la porte pendant que Mike remettait ses chaussures. Somme toute, Michael n’avait pas tellement aimé la maison blanche. Blanc avait bien pressenti les sentiments de Mike, qui était heureux de partir. Blanc le sentait sans poser de jugement. D’ailleurs, il était en admiration devant cet humain. Les autres avaient raison. Mike était différent. Il réussirait s’il parvenait à franchir la dernière partie de son chemin. Il jouissait d’un excellent discernement d’une détermination encore plus forte. Après s’être chaussé, Mike s’avança sur le terrain de la maison. Il arrêta et se retourna vers la porte. Blanc lui parla de l’intérieur puisqu’il ne pouvait se risque à l’extérieur. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, il n’y pas de plus grand amour pour un homme que de sacrifier son cœur au bénéfice du tout. 

Il lui sourit en refermant la porte et Mike entendit à peine ses dernières paroles couvertes par le bruit de la porte. 

-       Apparences trompeuses. Tu verras, tu verras. Nous t’aimons tendrement. 

Mike franchit lentement et péniblement le trottoir de la maison qui menait au sentier. Il quittait la maison qu’l avait le moins aimée et commençait à en avoir assez de cette phrase qu’on lui avait servie à plusieurs reprises. Tout le monde l’avait citée. Il avait l’impression que cette maison lui avait tout pris, alors qu’en réalité il en avait retiré beaucoup. Il resta longtemps près de la barrière blanche qui menait à la maison, regardant à gauche et à droite. Puis, il franchit la barrière et se plaça au centre du sentier où il se tint longtemps immobile. Il était tourné vers la gauche, les yeux fermés, prenant bien soin de ne pas avancer. Il fit une petite cérémonie qui lui était propre et demanda aux anges qu’il avait rencontrés d’y assister. Puis il parla  à haute voix : 

-       Je ne fais pas de sacrifice parce que je vais te rencontrer un jour, Anolee. Et au moment opportun, je connaîtrai ces enfants qui ne me sont jamais nés lorsque je rentrerai chez moi. 

Il prenait à cœur l’enseignement des anges sur la nature temporaire de la terre et la réalité absolue de l’esprit. Sa déclaration portait la promesse d’un amour différent dans un autre lieu, mais d’une réunion néanmoins. Il s’accrochait résolument à la réalité d’une éventuelle réunion sacrée, où il retrouverait l’amour de sa vie, sa partenaire bien-aimée. Il pourrait alors consacrer son temps à l’aimer et elle le lui rendrait. Dans un soupir, Mike fit volte-face. Il reprit sa route à grands pas décidés. Son armure résonnait doucement sous le soleil. Il était conscient de laisser derrière lui une des plus grandes occasions de bonheur qui soient. Il  lui avait tourné le dos et même si sa décision le faisait souffrir, il se consolait à la pensée de la promesse d’amour de Dieu et à la conviction absolue qu’il reverrait Anolee. Il était pensif, résolu et sérieux. Michael Thomas venait d’en apprendre long sur l’amour. Cette maison lui avait donné la plus importante leçon sur lui-même et sur Dieu ; son âme avait été vidée jusqu’à ce qu’il parvienne à distinguer la moindre parcelle de vérité et de discernement pour les mettre à son service. 

 

Cette fois-ci, il ne regarda pas derrière lui. Il marchait d’un pas assuré. Bien que quelque peu tiraillé, il se sentait puissant et en sécurité. Cette terre lui appartenait. Il sentait qu’il la possédait. Il en avait payé le prix. Il découvrirait rapidement si tout cela était vrai puisque à une heure environ sur la route, une autre épreuve l’attendait. L’entité négative lui fournirait LA bataille de son âme

 

 

Le Retour – de Michael Thomas – Editions Ariane 1998– Kryeon canalisé par Lee Carroll. 

Les enfants Indigo ne sont pas comme nous

 

Gif spheres     Justine Turner : 

 

Les indigos ne réagissent pas aux stratégies culpabilisantes propres aux structures familiales et sociales d’autrefois. Ils ne se plient pas à la coercition, à l’humiliation, aux punitions, aux « va dans ta chambre », aux « pas de récréation » ni à aucune des mesures habituelles que les professeurs ou les familles ont déployées pour imposer la discipline. Ils n’obéissent pas au directeur d’école (le grand patron) comme nous le faisions, et encore moins aux raclées. Il existe très peu de mesures qu’ils ne rejettent pas et auxquelles ils acceptent de se plier. D’abord, ils refusent de se mettre au pas, et puis, il n’existe même plus de « pas »…. 

 

Les indigos obéissent au respect – le respect à l’égard de ce qu’ils sont en tant qu’individus sages et enfants, et le respect face à leurs problèmes, qui leur semblent tout aussi accablants à eux qu’à nous. Ils se soumettent à la considération que l’on témoigne devant leurs choix et leur pouvoir. Avec un petit coup de pouce, ils arrivent à prendre les bonnes décisions et luttent avec acharnement pour exercer leur pouvoir naissant et avoir de l’importance. Et ils en ont ! Car ils seront bientôt responsables d e notre monde. Ce seul fait devrait éveiller en nous de la déférence. 

 

A mes yeux, l’enseignement ne devrait pas comporter de chiffres, de règles et de structures. Ce n’est plus le processus où la réussite est évaluée à partir d’examens ou de tables de multiplication. Pourquoi donc ? Les indigos disposent de potentiels et de ressources dont nous n’aurions jamais osé rêver (quelques-uns d’entre nous ont tout de même osé) ; et à l’avenir, ils auront à  leur disposition des outils inimaginables. Il s ont besoin de goûter le plaisir d’apprendre, d’explorer et de lire sur l’histoire, les maths, l’écologie, la Terre et les sciences physiques pour ainsi tisser leurs propres rêves. 

 

Il leur faut étudier les mathématiques, sans nul doute, mais ils doivent apprendre d’une manière qui les incitera à jouer avec les formes géométriques, les structures, les astuces et les formules. Ils doivent assimiler ces notions fondamentales, mais une fois qu’ils les ont saisies, laissez-les faire leurs comptes à l’ordinateur. Ils faut qu’ils sachent lire pour le bonheur que leur procure la lecture et celui de concevoir la vie sous un angle original. 

 

Je considère que l’enseignement doit chercher à être plus que jamais, un procédé qui serve à élever des êtres humains. Chaque enseignant  la chance, 183 jours par an au plus, d’avoir un impact positif sur ces jeunes vies ; nous sommes donc tous en mesure de façonner un monde meilleur. L’école est l’endroit où ces enfants ont l’occasion de comprendre qu’ils ne seront pas toujours foulés aux pieds par des adultes ignorants de leur nature véritable. Leur pouvoir doit provenir de l’intérieur. L’école sera soit le lieu où ils se casseront la figure, soit l’oasis où quelqu’un se préoccupera suffisamment d’eux pour les écouter, les comprendre, leur raconter des histoires, rire avec eux et les aider à se « raccommoder ». Ce sera un sanctuaire où ces jeunes auront la chance de constater qu’ils sont importants aux yeux d’autrui, mais aussi vis à vis d’eux même. Voilà ce à quoi ils se plieront. 

 

Ces petits s’expriment avec une grande sagesse. Ils doivent affronter l’insécurité, le fait de grandir, l’impuissance, l’inaptitude acquise et les injustices sociales. Ils sont confrontés au fait d’être différents, garçons ou filles, d’avoir des amis ou pas, d’exceller ou non dans les sports. Tout ce qu’ils ont à exprimer, nous sommes capables de la saisir parfaitement, à condition d ‘écouter. Les sentiments qu’ils éprouvent, nous les avons aussi ressentis à un moment ou à un autre de notre existence. Voilà ce dont ils semblent avoir besoin et ce à quoi ils réagissent présentement ; que nous partagions ce qu’ils éprouvent afin de savoir qu’ils ne sont pas seuls. C’est ainsi qu’ils apprendront. Qu’ils feront l’effort de s’intéresser à ce que nous avons à leur offrir en tant qu’adultes, puisque nous nous seront d’abord pensés sur ce qu’eux ont à offrir. 

 

A partir de là, il nous sera possible à nous, les professeurs, d’introduire les notions se rapportant aux adjectifs, aux additions, à la zoologie et aux fuseaux horaires. A l’heure actuelle, nous avons la chance exceptionnelle d’enseigner des matières – par exemple l’histoire – en leur donnant une tournure qui éclaire le passé et leur ouvre les portes de l’avenir.  Nous pouvons leur apprendre la science décrivant la Terre, son fonctionnement et sa place spéciale dans l’univers. Leur définir les rouages aux gouvernements et leur faire l’historique des divergences religieuses, afin qu’ils développent d’autres points de vue sur la vie. Nous pouvons croire que nous les façonnons en vue de leur avenir, mais en réalité, c’est en vue du nôtre que nous les éduquons. 

 

Observez ces indigos quand ils sont en présence de tout-petits – leur manière d’en prendre soin et de les traiter. Remarquez comment ils les guident, ce qu’ils disent, ce qu’ils manifestent. De leur bouche, vos propres paroles vous feront sourire. Ecoutez-les se plaindre que les bambins n’obéissent pas ! Soyez heureux en sachant qu’ils sont une bénédiction. Soyez certains qu’ils vous ont entendus et qu’ils ont assez apprécié vos discours pour les reprendre à leur compte. Priez de vous être bien exprimés. Riez avec eux en leur faisant remarquer vos sentiments communs. Leurs propos désobligeants vous offenseront peut-être, mais sachez que la vie n’est pas tendre avec tous. Mesurez leur pouvoir quand ils empêchent le petit frère ou la sœurette de commettre une erreur, comme de faire les cent coups à l’école ou de se joindre à une bande de voyous. Dans certains cas, seuls les jeunes sont capables de soutenir et de sauver les plus petits qu’eux. Observez-les en présence d’adultes. Qu’il s’agisse d’un ouvrier, d’un pompier ou d’un directeur d’école, ce qui importe, c’est le respect dont ils font preuve envers autrui. Il faut leur apprendre ce que la considération éveille chez autrui. 

 

Ils savent que la responsabilité du monde leur échoit. Ils conçoivent qu’ils auront de graves décisions à prendre et ils ont peur. Tous, jusqu’au dernier d’entre eux, souhaitent faire d e leur mieux, que ce soit au baseball ou en technologie. Ils désirent avoir un impact positif, se sentir spéciaux et être entendus. Ils veulent tous faire ce qui est juste. 

 

Ils ne font pas toujours ce qu’il faut. Certains sont perdus – très perturbés. D’autre se sentent marginalisés des années durant avant d’arriver enfin à mieux se connaître. Quelques-uns disposent spontanément de pouvoir, mais le défi qu’ils auront à surmonter consistera à en faire un juste usage. Ils n’y réussiront pas tous, naturellement. D’aucuns possèdent ce pouvoir discrètement, puisque secrètement. D’autres s’y brûleront les ailes. Mais chacun d’eux aura la chance d’être guidé par nous d’une façon qui l’incitera à être à son meilleur. Voilà qui leur permettra à tous de se voir « réussir », de poursuivre leurs propres rêves de grandeur. 

 

Nous croyons avoir affaire à des gamins qui font des rédactions sur des châteaux en Espagne et autres chimère. Pourtant, ce sont de jeunes adultes en quête de leur voie et de leur pouvoir. Soyez à leur écoute. Parlez-leur de la grandeur et exprimez-vous intelligemment. Structurez vos propos avec clarté, avec honnêteté, et instaurez des limites qu’ils comprendront et auxquelles vous vous tiendrez. Voilà ce qu’est le respect. Voilà ce qu’ils comprendront et ce à quoi ils obéiront. 

 

 

Lee Carroll et Jan Tober sa compagne spirituelle. 

La quatrième maison

 La quatrième maison dans LE RETOUR 01Poursuivant nonchalamment sa route, Mike se sentait au mieux de sa forme. Il ne pensait pas avoir été aussi bien depuis le début de son voyage. Ses nouveaux vêtements et son armure se mariaient parfaitement à l’endroit imposant qu’il traversait. Il se sentait tout à fait à l’aise dans ce décor. Bien qu’il ait passé la majeure partie de son temps depuis le départ à l’intérieur de l’une ou l’autre des maisons rencontrées sur son chemin, il lui semblait avoir fréquenté cette route depuis toujours. L’odeur et l’apparence des choses lui semblaient de plus en plus familières, comme si ses souvenirs de l’ancien Mike commençaient à s’estomper pour faire place aux attributs peu communs de cette nouvelle terre. Il avait l’impression de plus en plus forte que ce qui l’entourait maintenant faisait partie du connu, mais il savait pertinemment que ce n’était pas tout à fait vrai puisqu’il visitait l’endroit pour la première fois. 

 

Il avait la sensation aiguë d’être habité par une autre puissance et un fort sentiment d’appartenance. Il savait que ce sentiment récent était né des événements survenus dans la Maison de la biologie, et le simple souvenir de Vert le faisait largement sourire. Tout en marchant, il pensait à l’étape qu’il avait franchie pendant son séjour dans cette maison. Que pouvait-il survenir encore ? Il avait traversé le seuil de trois maisons seulement et se demandait quelles autres leçons il allait apprendre. 

 

Un bruit derrière lui attira son attention. 

Rapide comme l’éclair, Mike se retourna vivement, se plaçant en positon de défense. Il fut lui-même surpris de la rapidité de sa réaction. Il était penché vers l’avant, la main sur la poignée de l’épée de la vérité. Etait-ce son imagination ou l’épée vibrait-elle ? Toute son attention se concentra sur son ouïe pendant qu’il se tenait là immobile, prêt à bondir au moindre signal. 

 

Rien. 

Le vent avait pu l’induire en erreur, mais il remarqua qu’aucune feuille ne vibrait dans les arbres environnants. Ne bougeant que les yeux, le reste du corps parfaitement immobile, Michael scrutait les alentours. Il réalisa tout à coup que sa vue était très aiguisée. Elle n’avait jamais été d’une telle acuité depuis son départ, comme si, soudainement quelqu’un avait allumé une ampoule très brillante. 

 

Mike se concentra alors sur ce qu’il voyait afin de mieux examiner une immense pierre. 

Rien. 

Il comprit soudain que même s’il se sentait très à l’aise dans son nouvel environnement peuplé de maisons colorées, l’endroit demeurait dangereux. La forme sombre qui avait hanté ses rêves pendant son séjour dans la Maison de la biologie pouvait très bien se retrouver sur son chemin. Il devait se montrer prudent. Fait étrange, il n’avait pas peur. Il demeura figé, en état d’aller, les  sens affûtés à la limite. 

 

Dans cet état de conscience avivée, il découvrait un autre élément de ses aptitudes. Bien qu’il ne put ni voir ni entendre quoi que ce soit d’inhabituel, il sentait une présence. Son âme ressentait un inconfort, un sentiment de danger et d’avertissement. Pourtant….. 

Rien. 

Lentement, il se retourna et poursuivit sa route, tournant sa tête de gauche à droite pour mieux entendre tout bruit émis derrière lui, tâchant de percevoir quoi que ce soit d’inusité. Tout en marchant, il s’interrogeait sur cette énigme. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Sur cette terre si pleine d’amour et de découvertes spirituelles, comment pouvait-on expliquer l’existence d’une entité si négative ? Pourquoi le poursuivait-elle ? Pourquoi aucun des anges n’avait-il accepté d’en parler ? Un véritable mystère, mais Mike était prévenu et ne laisserait pas cette sombre créature l’atteindre encore une fois. Il restait alerte avec le sentiment de danger toujours présent. 

 

Il marcha jusqu’à une heure avancée de l’après-midi. Le crépuscule approchait et il n’avait pas encore vu la prochaine maison. Il décida de ralentir le pas et, se tournant pour mesurer le chemin parcouru, il sortit sa carte tout en demeurant attentif aux bruits et aux mouvements autour de lui. Il fut soulagé de constater que sa précieuse carte fonctionnait de nouveau et qu’elle était « à jour ». Il repéra le VOUS ETES ICI et, tout près, la prochaine maison. Elle était au détour suivant.  Avec un sourire de satisfaction, il replia sa carte et reprit sa route. 

 

Le voyage entre les deux maisons lui avait pris presque une journée. Il comprit que les maisons étaient séparées par une distance suffisante pour exiger un certain effort de la part du voyageur sans nécessiter toutefois une nuit en plein air. Il en était ravi. Il sentait une fatigue légère et savait qu’elle n’était pas simplement d’ordre physique. L’état d’alerte qu’il avait connu au cours des dernières heures l’avait privé d’une partie de son énergie. 

 

Dans cette lumière mystérieuse où les choses semblant toutes emprunter la même couleur, Mike aperçut la prochaine maison au détour du chemin. Elle baignait dans cette lumière rouge et orange propre à la tombée du jour. La maison, de style campagnard, rayonnait d’un pur violet, comme si la lueur environnante ne l’atteignait nullement. Mike s’arrêta, ébahi. Il n’avait jamais vu de plus magnifique teinte ! C’était un violet à la fois intense, serein et puissant. La maison donnait l’impression d’une structure parfaitement translucide dont la lumière luisait de l’intérieur. Il poursuivit sa route, se rappelant qu’un arrêt prolongé n’était pas prudent, même s’il était tout près du but. 

 

En matière de beauté, Michaël était loin d’avoir tout vu encore ! Lorsque l’ange qui serait son hôte ouvrit la porte, Mike ne parvint pas à prononcer une seule parole. Il n’avait jamais rencontré d’aussi belle créature. Il pensa même à s’agenouiller en signe de respect devant tant de beauté. Que se passait-il ? Sa perception des couleurs avait-elle augmenté ? Il n’avait même jamais vu de couleur pareille ! Il resta muet, tel un enfant qui aurait observé un coucher de soleil pour la première fois, se demandant s’il s’agissait là de magie. Puis il entendit sa voix, et quelle voix ! 

 

Des profondeurs de la tranquillité se fit entendre une voix de velours qui apaisait tout l’air ambiant qu’elle faisait vibrer. Et c’était indéniablement une voix féminine ! 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit la douce voix. Nous t’attendions. 

 

Toujours abasourdi, Mike n’arrivait pas à répondre. Il n’avait même pas une pensée à offrir à l’ange ! Confondu, il prit conscience d’avoir cessé de respirer. L’ange se mit à rire et ajouta : 

-       Je ne suis pas une femme, pas plus que ne l’était Vert. Les anges portent tous les attributs du genre biologique humain. Ma voix et mon apparence visent à rendre ton séjour ici plus confortable. 

 

Mike ne comprenait rien de ce que lui disait Violette. Il avait retrouvé son souffle, mais en savait toujours pas quoi dire. Les paroles qu’il réussit à prononcer résonnèrent horriblement à ses oreilles. 

-       Quelle apparence ! Non seulement le son, mais les paroles, étaient ridicules. Quelle stupidité à prononcer devant une si belle entité ! Il revécut l’embarras qu’il avait connu, enfant, alors qu’on attendait de lui, sans succès, qu’il dise des paroles sensées à un adulte. Sa stupeur était en partie provoquée par l’être devant lui. Mike se trouvait devant une créature angélique immense qui présentait toute la délicatesse du genre féminin, mais sans aucune distinction physique par rapport aux autres anges. Ils portaient tous ces mêmes vêtements flous de la couleur de leur maison qui cachaient toute caractéristique propre au genre. Ils étaient tous immenses, mais son visage… celui de Violette était indéniablement féminin. Il avait la douceur du visage de sa grand-mère et de sa mère et s’apparentait à la sainteté. Mike soupira avant d’essayer à nouveau de parler. 

-     Je m’excuse, Violette… il avait même l’impression qu’il lui manquait de respect en l’appelant par ce nom de couleur… trop familier. Il poursuivit : « Je ne m’attendais pas… enfin, je ne savais pas que les anges pouvaient aussi être des femmes ». Il regretta aussitôt d’avoir ouvert la bouche ! Quelle sottise ! Bien sûr, les anges étaient des femmes. Chaque ange représenté dans des tableaux n’était-il pas une femme ? Violette se tenait là, sans rien dire. Michaël reprit à nouveau : 

 

-       C’est que tous les autres avaient l’apparence d’un homme. Mike aurait voulu effacer tout ça et recommencer encore une fois. 

Ses capacités de communiquer et son éloquence avaient disparus. Il avait complètement échoué à saluer cet ange de façon décente. Il soupira encore et haussa les épaules. Violette lui souriait. 

-       Je comprends parfaitement, Michaël Thomas. 

 

Le regard qu’elle lui jeta aurait pu faire fondre son armure. Il ne présentait rien de romantique, mais bien plutôt un incroyable amour essentiellement maternel. Voilà qui  avait dérouté Mike. Comme s’il revoyait sa mère ! Il avait l’impression d’être réuni à sa famille disparue, se sentant à la fois heureux et incrédule. Il y avait si longtemps qu’on ne l’avait pas regardé de cette façon. Il aurait voulu se faire tout petit et être cajolé. Ses pensées l’embarrassèrent, car il savait que Violette pouvait les percevoir. Elle poursuivit : 

-       Tu t’habitueras très vite, Michaël. Mon apparence s’explique. Ce n’est pas ainsi pour tous les voyageurs, mais pour toi, c’est différent. 

 

Mike comprit. L’apparence et l’attitude de Violette devaient le servir. Mais il se demanda tout de même pourquoi il avait besoin de « voir » un ange maternel. 

-       Parce que tu l’as mérité, dis sagement Violette. Les événements d’ici ne servent pas toujours à l’enseignement. Plusieurs constituent des présents orientés vers la croissance. Tu as visité seulement trois maisons, et déjà, tu te démarques en tant que voyageur très spécial. 

 

Mike saisissait le sens de ces paroles mais, avant qu’il ne trouve à répondre au  compliment, Violette lui fit une demande qu’il n’était pas prêt d’oublier. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, dit-elle doucement, aurais-tu l’obligeance d’enlever tes chaussures ? 

Mika obéit. Il remarqua, près de la porte, un espace prêt à recevoir une paire de chaussures et les plaça là. Elles se fondaient parfaitement au décor. 

-       Mike, sais-tu pourquoi je t’ai demandé cela ? Michael réfléchit. 

-       Parce que je suis en terrain sacré à l’intérieur ? Il se rappelait Moïse et le buisson ardent, et le dialogue de cette histoire. 

-       Alors, pourquoi els autres n’ont-ils pas eu la même exigence ? Mike continua à réfléchir et risqua une autre réponse. 

-       Parce tu es un ange très spécial ? Violette s’amusait et se mit à rire. Perplexe, Mike savait qu’il n’avait pas donné la bonne réponse. 

-       Allons, entre. Violette se retourna pour pénétrer dans la maison. Mike la suivait mais s’inquiétait du manque d’intimité de leur conversation. Il l’interpella une fois à l’intérieur. 

-       Violette, dis-moi, pourquoi m’as-tu demandé de retirer mes chaussures ? 

-       C’est à toi de ME le dire, Michael, avant de repartir. 

Violette le guidait dans la maison. 

 

Mike n’appréciait pas que les anges le fassent attendra avant de lui donner les réponses, encore moins qu’on lui demande de les fournir lui-même. Trop exigeant, se dit-il. 

-       C’est la raison pour laquelle tu es ici, lui dit l’ange en continuant de le guider dans la maison violette. Encore une fois, il eut honte de ses pensées. 

 

La maison n’avait aucun éclat, l’opposé de son hôtesse. Mike constata que son ébahissement l’avait empêché de lire la pancarte à l’entrée. 

-       Violette, comment s’appelle la maison ? Le regardant fixement dans les yeux, elle lui dit : 

-       C’est la MAISON DES RESPONSABILITES, Michael Thomas. Elle attendait sa réponse, un air inquisiteur sur son beau visage. Mike sut que des difficultés l’attendaient ! 

 

Oh ! dit-il, tâchant de ne rien laisser paraître sur son visage. Il n’avait pas donné à Violette la réponse qu’elle espérait. Elle se retourna et continuer la visite. Le nom de la maison l’avait troublé. Il avait déjà imaginé le déroulement de plusieurs types de scénarios sous son toit. Quel vilain mot que la responsabilité ! Il lui rappelait ses parents le pressant de faire ceci ou cela. C’était un terme qui s’accompagnait d’un jugement. Par la suite, il l’entendit de la bouche des femmes qu’il fréquentait, toujours dans un esprit critique à l’égard de ses actions. Pourquoi, se demanda-t-il, les femmes essayaient-elles toujours de le « modeler » à leur goût. Il eut alors une pensée terrible. Peut-être était-ce le rôle de Violette ? Une autre envoyée de Dieu pour me changer. Et si Dieu était une femme ? Ce ne serait pas sérieux ! Puis, il se prit à sourire devant ces pensées humaines si « viriles », sachant très bien qu’elles n’avaient aucun sens. Dieu n’était ni homme, ni femme, mais le scénario qu’il imaginait l’amusait néanmoins. A quoi pouvait bien servir la Maison des responsabilités ? 

 

Violette le guidait par une série de petites pièces vers une salle à manger. 

-       Qu’y-t-il  ici ? demanda Mike alors qu’ils passaient devant deux immenses portes. 

-       Un cinéma. 

 

Un cinéma ? Les réflexions de Mike se succédaient à un rythme fou pendant qu’il marchait derrière Violette. Pourquoi une salle de cinéma dans une demeure d’ange ? Il eu une autre pensée étrange. Peut-être préparait-on une séance de cinéma ? L’idée d’assister à un film en compagnie de Violette l’amusait. Il se dit qu’ils verraient sans doute un de ces films sur les anges très à la mode. Il faillit en éclater de rire. Violette, percevant  les pensées de Mike, s’amusait aussi beaucoup mais pour d’autres motifs. 

 

Enfin, ils arrivèrent à destination. Les appartements de Michael et la salle à manger ressemblaient encore une fois aux autres. Dans le placard, il trouva des pantoufles et de magnifiques vêtements violets qui, de toute évidence, avaient été créés pour lui. L’odeur de la nourriture chatouillait ses narines. Encore une fois, on lui présenta un choix illimité d’aliments. Comment connaissait-on le moment de son arrivée ? En fait, il n’avait jamais rencontré de personnel de cuisine ou d’entretien ménager. Il se rappela le dégât que Vert et lui avaient créé après leur danse et les traces de fruits sur ses pieds pendant des jours. Ceux qui préparaient les plats savaient se déplacer sans se faire repérer, tels des lutins. Quel endroit ! 

 

Mike s’attendait à constater la disparition de Violette, comme avec les autres anges. Mais, elle était toujours là. 

-       L’ensemble te convient-il Michael ? Elle était vraiment magnifique. Mike était toujours sous le charme de ses qualités maternelles. 

-       Oui, merci. Il avait presque envie de s’incliner, en signe de respect. 

-       Nous commencerons demain matin. Bonne nuit, Michaël Thomas de l’Intention pure. Sur ce, elle quitta la pièce. 

Les choses changeaient. Tout comme Vert était demeuré sur le palier au moment où Mike avait quitté la Maison de la biologie, Violette avait quelque peu agit différemment ici. Les anges devenaient-ils plus polis ? Commençaient-ils à pratiquer l’étiquette des humains ? Mike constata la différence, mais décida de ne pas commenter. 

 

Il mangea, se mit au lit et tomba immédiatement endormi. Il se sentait en sécurité, au chand et aimé. Une autre aventure commencerait le lendemain et il savait que l’enseignement de Violette ajouterait à ses connaissances. Il rêva délicieusement de son enfance et de ses parents. 

 

01 dans LE RETOUR***** 

Aux abords de la maison, la forme sombre et fuyante exerçait une surveillance complète. Elle était à la fois aux aguets et en colère. Lorsque Mike avait quitté la maison verte en route vers celle-ci, l’horrible créature avait été estomaquée des transformations qu’il avait subies. Il avait acquis de la puissance, sans compter ces armes stupides. La vigilance de Mike ressemblait à celle d’un guerrier et il était sans peur ! Qu’avait-il bien pu se passer dans la dernière maison pour qu’il change à ce point ? La silhouette verte bouillait de colère à la pensée de l’occasion qu’elle avait ratée de le mettre au défi durant la tempête. 

 

Celle-ci commença à élaborer un meilleur plan pour mettre l’être humain en boîte. L’entité négative se dit d’abord que si Michael Thomas avait choisi de devenir un guerrier insaisissable, il aurait dû emprunter un chemin plus discret et non pas la route toute tracée comme il l’avait fait. Puis, elle réalisa que Mike suivait toujours le parcours. Il ne pouvait faire autrement puisqu’il ne savait pas où se trouvait la prochaine maison. La solution pour le piéger consistait donc à prendre les devants et à attendre sa proie à un détour du chemin. Si l’étrange créature avait pu sourire encore une fois, elle l’aurait fait. Sans sommeil, l’horrible forme avait des visions de la chute imminente de Michael Thomas de l’Intention pure

 

01****** 

 

 

Le matin suivant ressemblait à tous les autres. La journée s’annonçait magnifique. Le repas était splendide. Michael savoura un délicieux muffin aux bleuets, n’en finissant pas de s’extasier sur la fraîcheur et la saveur qu’il  y trouvait. 

-       Celui que j’ai déjà eu entre les orteils ne goûtait pas si bon. 

Il rit en se revoyant danser avec Vert dans la salle à manger de la dernière maison. 

 

Tout comme il finissait de revêtir ses nouveaux habits, on frappa à la porte. Tiens, les anges frappent aux portes maintenant ! 

-       Entrez, lança Mike d’une vois polie. Violette semblait flotter et Mike lui sourit. Il faudra voir à remercier les responsables de ce merveilleux petit déjeuner ! 

-       Je t’en prie, dit Violette. 

-       C’est toi ? 

-       C’est nous tous. nous ne formons qu’un. 

-       Oui, on m’en a déjà informé. Un jour, je comprendrai. D’ici là, je vous remercie tous. 

-       Es-u prêt ? 

-       Oui, bien sûr. 

Violette le guida dans des endroits qu’ils avaient traversés la veille. Les deux grandes portes étaient ouvertes, et Mike put entrer dans le cinéma aux teintes violettes. Il s’arrêta, ébahi et incrédule. Il n’arrivait plus à bouger et Violette ricanait. 

 

Devant eux, s’érigeait un écran géant. A l’arrière de la pièce, on pouvait voir un projecteur des plus modernes et des tas de bobines de film empilées prêtes à la projection. Il devait y en avoir des centaines ! 

-       Eh bien, Michaël Thomas, nous allons regarder des films, toi et moi ! 

-       Pas possible ! C’est une blague ! 

Devant la réponse, Violette cessa de sourire et le regarda sérieusement. 

-       Oh non ! Absolument pas ! Vraiment pas ! Si tu veux bien prendre place dans la première rangée. 

 

Violette se dirigea vers l’arrière de la salle et mit l’équipement en branle. Mike demeurait confus devant le paradoxe qu’il observait. Un ange qui actionne un projecteur de cinéma. Ce n’est pas là un jouet de lieu sacré. Comme c’est étrange ! Mais il obéit et s’installa au centre de la première rangée. A l’encontre des salles de cinéma qu’il connaissait, la première rangée se trouvait au centre de la pièce. Il y avait un autre élément étrange ; le fauteuil central de la première rangée était rembourré et velouté. Tous les autres ne l’étaient pas, comme s’ils avaient été placés là pour créer un effet seulement. Mike s’installa dans le fauteuil moelleux, devant l’écran géant. 

-       Alors, qu’allons-nous regarder Violette ? Mike se sentait un peu nerveux. 

-       Du cinéma familial, lui répondit-elle, trop occupée à préparer la première bobine pour se tourner vers lui. Mike n’aimait vraiment pas le ton de la réponse. 

Il avait l’estomac noué. Encore cette sensation étrange. Décidément, son intuition toute nouvelle faisait des heures supplémentaires, lui faisant savoir que ce qui s’annonçait risquait de se révéler désagréable. Il pensa à blaguer ; et demander du maïs soufflé peut-être ? Il n’en eut pas le temps. Les lumières se tamisèrent, comme dans une vraie salle. Mike entendit le bruit du projecteur et l’écran s’anima. Il eut le cœur serré dès la première image. 

 

Le premier film qu’il vit ce jour-là, comme tous ceux qui suivraient, était d’une qualité impeccable ; aucun soubresaut, une image en trois dimensions, sans avoir à porter de stupides lunettes ! le son provenait de l’endroit approprié sur l’écran, même lorsque les personnages se déplaçaient. Mike souhaita aussitôt que le film n’ait pas été si réel. Il était trop près. L’écran circulaire lui donnait l’impression de faire partie de chacune des scènes. Il aurait voulu reculer, mais il ne le pouvait pas. 

 

Sur l’écran, devant lui, il voyait Michaël Thomas ! S’il avait dû donner un titre au film, il l’aurait intitulé « Les choses désagréables de ma vie ». Le film débutait alors qu’il était enfant, et c’était là d’une réalité désarmante. Sa mère avait l’air toute jeune et son père, tellement beau ! Tous ces souvenirs l’émouvaient et ranimaient en lui de précieux moments. Il revivait tout encore une fois ! Chaque épisode remplissait une bobine entière et se déroulait en temps réel, comme les événements s’étaient vraiment passés, à l’exception du fait qu’on ne lui montrait que les expériences négatives. 

 

Les premières bobines étaient amusantes. On y voyait Mike, un petit garçon blond de trois ans, qui jouait avec les produits de maquillage de sa mère. Il avait fait tout un dégât dans la salle de bain et sa mère l’avait pris sur le fait. Elle était en colère et lui administrait sa première fessée. En tant qu’adulte revivant la scène, Mike fut étonné de la vividité de l’expéri0ince. Il revivait les émotions rattachées à toutes tes séquences. Il craignait maintenant que ce cinéma maison ne se transforme en film d’horreur lorsqu’il se verrait, plus âgé sur l’écran. Mike avait l’impression qu’on l’avait attaché à une voie ferrée et que le train approchait. 

 

Il revit d’autres scènes de son enfance, chacune lui rappelant un événement qu’il avait oublié depuis longtemps. Il se revit dans la salle de bain à l’âge de six ans, incapable de sortir. Il revécut l’émotion d’alors ; ce n’était pas sa faute. La poignée était restée coincée, et on avait dû faire revenir son père des champs pour qu’il démonte la porte ! Il  était furieux, et Mike avait eu droit à sa deuxième fessée. Il ressentait encore la trahison subie  ce jour-là. Il n’avait pourtant rien fait de mal, mais son père, en colère, l’avait frappé avec sa plus grosse ceinture. Il avait perdu un temps précieux aux champs et prit du retard dans les récoltes. En tant qu’adulte, Mike commençait à se sentir déprimé. 

 

Il regarda bien d’autres bobines encore. Subitement, il eut dix ans. Il devait prendre l’autobus pour se rendre à l’école du village. Il revit Henry, le tyran qui revenait le tourmenter à chaque semestre. Les autres semblaient aussi le détester, mais ne faisaient rien contre lui. Ils avaient tous peur. Parce que Mike venait de la ferme t d’un village au nom bizarre, les autres élèves riaient de lui. Le tyran, par contre, était sans pitié. Des enfants de tous les milieux fréquentaient l’école, mais ceux qui vivaient sur des fermes devenaient de plus en plus rares. Mike portait des vêtements qui trahissaient ses origines ; c’était sa mère qui les cousait. Il se distinguait ainsi des autres, et le tyran ne ratait pas une occasion de le lui rappeler. De concert avec les autres écoliers, il se moquait des vêtements de Mike, de son odeur et même du mode de vie de ses parents. 

 

Mike revit le jour où un groupe d’enfants l’avaient invité à se joindre à leurs jeux. Il en était heureux. Ils voulaient jouer avec lui ! Mais, c’était un piège. Au lieu d’être inclus dans leurs jeux, il devint la risée du groupe. Ils le placèrent à un certain endroit pendant qu’un autre se mit à quatre pattes derrière lui. Puis ils le firent tomber à la renverse, exactement sur l’autre garçon à quatre pattes. Ils en riaient à gorge déployée. Mike rit aussi, essayant d’être bon joueur, mais ils s’écartèrent de lui, le laissant seul. C’était douloureux. La vue de ces images ne lui plaisait décidément pas. Ça servait à quoi ? Il commençait à s’irriter de voir sa vie exposée ainsi et surtout, d’avoir à la revivre de nouveau. Une fois ne suffisait-il pas ? 

 

Dans une autre bobine, il avait quatorze ans. Il se revit le jour où on l’avait accusé d’avoir triché en classe alors que tel n’était pas le cas. Un élève s’était emparé de documents appartenant au professeur et les avait remis sur son bureau en désordre pour bien indiquer qu’ils avaient été consultés. Puis, il avait faussement dénoncé Mike, affirmant l’avoir vu faire. L’enseignant l’avait cru. Après tout, Mike était un enfant de fermier qui portait toujours des vêtements étranges, bien qu’il ait de très bonnes notes en classe. On le renvoya chez lui, et il fut exclu de la classe pour la journée. Dans l’autobus qui le ramenait à la maison, il se demandait comment il allait expliquer la situation à ses parents. Il se détendit un peu, sûr qu’ils le croiraient. Hélas, ce ne fut pas le cas et Mike se sentit complètement abandonné sur cette terre. Il savait que ses parents l’aimaient, mais il aurait voulu qu’ils lui accordent le bénéfice du doute au moment où il en avait tant besoin. Il était anéanti par la solitude. 

 

Michael était assis dans son fauteuil de cinéma depuis des heures, mais le Mike sur l’écran n’avait pas encore terminé sa croissance. Il pensa au temps qu’il allait encore s’écouler avant qu’il n’arrive à la fin de sa torture. Il lui semblait avoir perdu toute trace de spiritualité. Il avait l’impression qu’on le battait. Empreints d’une précision inouïe, les films ne lui laissaient pas de répit. Il n’y manquait aucun détail, aucun élément ; les voix et les personnages se révélaient tels qu’il les avait effectivement connus. Le processus l’ébahissait, mais le sujet le désarmait ! 

 

Ses premières fréquentations maintenant ! Embarrassant ! Il portait toujours ces vêtements étranges, qui provenaient maintenant des magasins, mais sa mère n’avait aucun sens de la mode et faisait des combinaisons pour le moins étranges, sans parler de choix des tissus. Les filles, à l’école ou à l’église, jugeaient Mike intéressant, mais il savait qu’elles se moquaient de ses vêtements. Il avait honte ! Il ne mit pas longtemps après avoir surpris quelques conversations à son sujet, à se décider à faire des économies et à acheter ses propres vêtements. A partir de là, il sentit croître sa confiance, ca ril avait un certain flair pour choisir ce qui lui allait. Il examina la question et il décida d’aller faire ses chats en compagnie d’une fille ou deux pour l’aider à mieux choisir. Les filles adoraient ça ! Imaginez ! un gars qui aime fréquenter les magasins ! Ce fut le début d’une importante métamorphose. De l’adolescent mal fagoté qu’il était, il devin un jeune homme attrayant et désirable, ce qui entraîna chez lui un changement de sa personnalité. Il prit énormément d’assurance. Il réussit à maintenir de bonnes notes et s’engageant activement dans plusieurs activité parascolaires. Et puis un jour, la jalousie poussa quelqu’un à mener contre lui une campagne de dénigrement, ce qui lui fit perdre le poste de président qu’il convoitait. La rumeur circula qu’on l’avait surpris à faire des obscénités dans les toilettes des filles. Tout le monde avait envie d’y croire ; c’était à la fois une nouvelle à sensation et… complètement faux. Il était le favori aux électrons puisqu’il avait occupé la présidence à plusieurs reprises mais la rumeur l’emporta et Mike subit une énorme perte. Du même coup, il perdit l’affection de sa première petite amie,, Carole. Elle refusa dès lors de lui adresser la parole. Sa peine le rongea pendant des semaines et il laissa tomber toutes ses fonctions à l’école. Il était victime, encore une fois. Et il revoyait tout, étape par étape, sur l’écran devant lui. L’événement s’étira, toujours en temps réel, découvrant chaque parcelle de cet incident malheureux. Il en sortit changé, et le poids pesait encore sur lui pendant qui’ le revivait. 

 

Le cinéma se poursuivit. On ne lui offrit pas de repas du midi. En effet, l’entité qui actionnait le projecteur savait que Mike n’aurait pas d’appétit. Elle avait raison. A chaque fin de bobine, on entendait le bruit du ruban frappant le métal, et la noirceur tombait sur la pièce. Puis, il y avait un silence étrange, rompu seulement par le bruit des engrenages de la bobine et des interrupteurs du projecteur. Ni Mike ni Violette ne prononçaient une seule parole. Puis, l’écran s’animait de nouveau des pires images de la vie de Mike ! Il savait, alors que les projections avançaient dans le temps, que l’événement majeur serait bientôt devant lui. Puis, il le vit… le jour de l’accident mortel de ses parents. 

 

Michael savait très bien qu’il n’avait pas à demeurer dans son fauteuil s’il ne le voulait pas. Tous les anges l’avaient entretenu de son libre choix. Il aurait voulu fuir, et dans son esprit, il formulait des pensées qu’il souhaitait transmettre à tous les anges. Dieu, s’il te plaît, ne me faits pas vivre tout ça encore une fois. Ça suffit ! Mais, il revit toute la scène, convaincu qu’un camion lui roulait sur le corps. 

 

Mike ne flancha ni ne pleura dans son fauteuil. Il attendrait à plus tard. Il resta la, impassible, regardant le théâtre de sa vie se dérouler devant lui en temps réel. Il revécut l’appel téléphonique, le choc, les funérailles, la douleur et la peine, la vente de la maison, de la grange et des terres ; la vente de l’équipement de la ferme, y compris celle du vieux tracteur. Il revit le triage qu’il fit des effets personnes de ses parents, les photos des jours meilleurs, leurs photos de mariage et même les lettres d’amour qu’ils s’écrivaient durant leurs fréquentations. Mike resta immobile, essayant de ne pas revivre toutes ces émotions. Il força son esprit à les refouler, mais se sentit victime dans son fauteuil. Il sentit les convulsions involontaires de la douleur qui surgissaient par vagues dans son corps. Il brûlait de l’envie de laisser sortir sa peine en pleurant. La présentation était en tous points semblables à la réalité. C’était la chose la plus cruelle qu’on lui eut jamais imposée. Tout ce qu’il voyait depuis des heures avait fait de lui l’objet d’une mauvaise blague. Et maintenant,…on le poursuivait jusque dans cette pièce pour le punir. Il jugeait la situation injuste et se demandait à quoi elle pouvait bien servir. 

 

Il respira de soulagement lorsque l’épisode du décès prit fin. Il ne pouvait rien imaginer de pire. Il était en sueur, épuisé et se sentait diminué. Le sujet était d’envergure et il ne pouvait détacher ses yeux de l’écran tellement la réalité était prenante. 

 

Lorsqu’il vit « Criquet », de son véritable prénom, Shirley, il sut encore une fois ce qui l’attendait. L’incident qu’il allait revoir correspondait à la fin de son histoire d’amour à Los Angeles et à la rapidité avec laquelle la situation s’était détériorée. Il s’était jeté dans cette aventure à corps perdu alors que Criquet avait pris la chose avec une telle légèreté. Cela n’avait pas été une aventure mortelle, mais cela aurait pu l’être. En tout cas, cela avait été la mort dans son cœur, très certainement. Mike essaya encore une fois de s’endurcir pendant que la scène se déroulait devant lui. Qu’elle était belle ! Une voix inoubliable ! L’événement était encore tout frais et avait d’ailleurs été à l’origine de sa récente dépression, de son manque de confiance et du statu quo quant à son emploi minable. Devant lui s’étalaient en fait les scènes du deuxième grand malheur de sa vie. Puis le film lui montra son lieu de travail, des images de son patron maniant habilement la violence verbale et l’espace restreint dans lequel il avait accepté de travailler à Los Angeles. 

 

La séance prit fin à seize heures. Les dernières scènes se déroulaient dans son appartement, lorsqu’il avait été attaqué puis transport à l’hôpital. Puis, l’écran redevint vierge et il entendit le bruit du ruban signalant la fin d’une autre bobine. Le bruit continuait, mais la salle restait dans le noir. Mike se leva et, plaçant ses mains en forme de visière au-dessus de ses yeux, se retourna en direction de la lumière crue du projecteur pour essayer de voir Violette. Elle n’était pas là. La conclusion du film marquait sûrement la fin de la leçon d’aujourd’hui, et, comme dans le fils, Mike se retrouvait seul. 

 

La fin du ruban continuait de frapper la bobine de métal et Mike sortit de la salle pour se diriger vers ses appartements. Il n’avait toujours pas faim. Il était déprimé. On avait agité ses émotions jusqu’à la moelle et il se mit immédiatement au lit, sans se dévêtir. Violette ne vint jamais lui souhaiter une bonne nuit. Il appréciait son tact, car il n’avait absolument pas envie de parler. Cette nuit-là, il continua à voir les films dans ses rêves. Il revit le tyran de ses jeunes années, ses parents et Criquet. Décidément, ils ne le quittaient plus : n’en pouvant plus, il se laissa finalement aller, pleurant à chaudes larmes. Le fait d’avoir revu ses parents, tellement vivants, renforça sa peine. C’était la deuxième fois, depuis son arrivée sur cette terre sacrée, bénie et angélique, que Michael se sentait complètement seul et dans une noirceur totale, une véritable victime de la vie. Et maintenant, les scènes de film l’avaient prouvé ! 

 

 

01

**************** 

 

Le lendemain matin, Mike se sentit un peu reposé, mais resta songeur. Et il avait faim. Il ne se fit pas prier pour engouffrer un copieux petit déjeuner. La menace de la veille passait encore sur lui mais il avait l’impression que le pire était derrière lui. Il se sentait fort et même s’il ne comprenait pas encore l’utilité de tout cela, il était déterminé à ne pas se laisser glisser à nouveau dans la noirceur et la dépression. Aujourd’hui, il ne pouvait arriver que quelque chose de mieux. 

 

Après le petit déjeuner, Mike s’habilla. Comme par magie, on lui avait laissé de nouveaux vêtements violets, pour remplacer ceux dans lesquels il avait dormi. Lorsqu’il fut prêt, Violette se montra dans l’entrebâillement de la porte, sans dire un mot. On aurait dit qu’elle voulait lui offrir un moment pour s’exprimer et se « vider le cœur » ou simplement l’occasion de lui reprocher l’expérience douloureuse vécue la veille. Mike était conscient de sa présence. Elle le surveilla pendant quelques instants et finalement s’adressa à lui. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, as-tu quelque choses à dire ? 

-       Oui. Y a-t-il d’autres films ? 

-       Oui, répondit doucement Violette. 

-       Bon, alors, allons-y ! dit Mike, attendant qu’elle bouge. Violette était surprise. Dans cette maison, l’expérience des anges avec les humains n’avait jamais été telle. Vert avait raison. Ils avaient affaire à un être à part. il réussirait peut-être. Il ferait peut-être partie des rares élus. Elle n’avait jamais vu tant de détermination et un changement si rapide. Elle se sentait privilégiée de prendre part à sa formation et ressentit un grand amour pour lui. Elle se retourna et se dirigea vers la salle de cinéma. 

Mike connaissait la routine. Il s’installa dans son imposant fauteuil violet et bien rembourré de la première rangée, tel un prisonnier sur sa chaise électrique, attendant le courant ou plutôt, dans son cas, la fermeture des lumières et le début de la projection. Il était plus résolu que jamais. Rien ne l’empêcherait d’atteindre son but. RIEN ! 

 

Encore une fois, sa vie se déroula devant lui, depuis son enfance. Mais il comprit aussitôt que cette fois, ce serait différent. Le sujet avait changé. Le titre aurait pu être « Les mauvaises actions de ma vie ». Les épisodes de l’enfance étaient amusants, et Mike rit de bon cœur à plusieurs reprises. Il était bon de rire, même s’il avait encore les côtes endolories de ses pleurs de la nuit précédente. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, certaines des choses qu’il revoyait commençaient à l’embarrasser. Violette les connaissait sûrement toutes et il ne tenait pas à les revivre. Plus le temps passait, plus il se faisait petit dans son fauteuil. En fait, il se sentait de plus en plus mal à l’aise. 

 

Il avait dix ans et se trouvait dans l’église. Il s’amusait à faire circuler les dessins obscènes qu’il avait conçus avec ses petits copains. Ils les glissaient dans les enveloppes de l’église, puis dans la corbeille qui circulait parmi les fidèles pour recueillir les dons de la semaine. Ensemble, ils riaient en imaginant l’expression des dames patronnesses qui dépouillaient les enveloppes de la quête pour compter les fonds. Vraiment, ils s’amusaient beaucoup ! 

 

A l’âge de douze ans, Mike s’était faufilé dans la cour et avait fait démarrer le tracteur de son père pendant que ses parents étaient à l’église. Il avait feint d’être malade pour rester à la maison. Le tracteur démarra sans problème, mais Mike ne savait pas comment le faire avancer. Il essaya chaque manette et chaque pédale, de plus en plus frustré>. Il ne comprenait pas le fonctionnement de la pédale d’embrayage et pensait que, comme pour la voiture familiale, une pédale servait à avancer et une autre à arrêter. Il entendit plusieurs bruits étranges et, bien sûr, il brisa le mécanisme d’embrayage. Lorsque son père découvrit le problème, il demanda à Mike de lui dire la vérité. 

-       Mike, as-tu essayé de démarrer et de faire avancer le tracteur ? 

-       Mais non, voyons ! 

Mike eut aussitôt honte et se sentait encore honteux aujourd’hui. Son père savait la vérité ; Mike le voyait dans ses yeux. Ce jour-là, Mike comprit ce que signifiait rompre l’unité familiale. Le sentiment était affreux et l’avait poursuivi toute sa vie. La facture de réparation faramineuse avait fait prendre conscience à Mike de sa stupidité et les avait tous contraints à se priver de nourriture décente pendant plusieurs semaines. Chaque fois qu’ils se mettaient à table, Mike dégustait le résultat de son geste. Il lui fallait en plus le revivre en couleurs et en trois dimensions ! Il ne fit menu dans son fauteuil. Quelle vraisemblance ! 

 

En grandissant, Mike devint plus fort. A l’époque, les élèves se suivaient d’une école à l’autre tant et aussi longtemps que leurs parents respectifs habitaient au même endroit. C’est ainsi que le tyran Henry et Mike continuèrent de fréquenter les mêmes écoles. S’il menait le bal au primaire, il en fut autrement au secondaire. Il ne dépassait plus les autres d’une tête comme autrefois et les règles du jeune devinrent plus équilibrées. Henry ne réussissait pas bien en classe et il obtint difficilement son diplôme. Michael profita de chaque occasion qui s’offrait de lui rendre la vie impossible. Il se servit de sa taille et de sa popularité pour l’intimider, l’injurier ou le menacer. 

 

Au cours des premières années du secondaire, il se servit de son pouvoir de président pour l’exclure de tout ce qui pouvait être bon. Il utilisa habilement son influence pour éloigner l’ancien tyran d’événements agréables, comme la remise des diplômes et de domaines où il excellait. Mike agissait toujours sans demander l’avis de personne et se réjouissait de chaque occasion qui s’offrait de ruiner ses années au secondaire. Même si Henry savait ce qui se tramais, il n’y pouvait rien. Il fut éventuellement en mesure de se venger, mais Mike n’en sut rien avant de se retrouver dans on fauteuil violet pour avoir toute la situation se dérouler devant lui. C’était Henry qui lui avait fait perdre son poste de président : c’était lui qui avait lancé les rumeurs qui l’avaient empêché de conserver son poste. 

 

Plus tard, Mike avait appris que Henry avait mal tourné et qu’il s’était retrouvé en prison. Il s’était souvent demandé si les choses se  seraient passées autrement si Henry savait pu faire tranquillement son chemin durant ses années de secondaire. Mike avait honte de ce qu’il avait fait et se voyait de nouveau confronté à ses actions passées. 

 

Il se trouvait vraiment stupide. Le film montrant ses mauvais coups était plutôt long, et l’aspect immoral ressortait avec le temps. Michael avait peut-être même détruit toutes les chances d’un homme. Il se sentait tout à fait nul mais continua de regarder l’écran. A cours de sa dernière année au secondaire, il avait triché à un examen. Sa moyenne générale était bonne, mais sa note était faible en histoire des Etats-Unis. Il en imputait la faute à un professeur ennuyant et réussit, en utilisant la clé conservée d’un ex-président de classe, à se procurer une copie de l’examen. Il estimait que c’était une douce vengeance puisqu’on l’avait injustement accusé et puni quelques années auparavant. A son esprit, son geste était tout à fait justifié. Mais la situation se gâta. Le sort voulut que l’enseignant remarque immédiatement le progrès subit de Mike et l’accuse du geste qu’il avait commis. Mike, mettant à profit sa forte personnalité et s’appuyant sur ses bonnes notes dans les autres matières et sur sa réputation, dénonça le professeur à l’administration. Ce dernier vit inscrire à  son dossier une remarque qui ruina sans doute la progression de sa carrière; Mike n’en avait jamais eu conscience avant de s’installer dans le fauteuil moelleux de la salle violette. 

 

Oh ! Quelle horreur ! Etre victime de la vie est déjà difficile mais se regarder mentir et tricher est horrible. Mike ne désirait plus voir ces images et aurait souhaité qu’on y mette fin. Son vœu se réalisa. Il n’y avait pas d’incidents intéressants à observer à l’âge adulte. Toute sa vie avait été chavirée par le décès de ses parents. Il avait mûri rapidement, et une intégrité ferme s’était développée en lui. Il portait fièrement le nom de sa famille, et le travail ardu de ses parents lui servait de modèle. Il soupira d’aise lorsqu’il entendit encore une fois le bruit de la pellicule sur la bobine indiquant la fin du film. Cette fois, le projecteur s’arrêta et les lumières revinrent graduellement. Violette s’approcha près de lui. 

-       Michael, voudrais-tu me suivre ? 

Sans dire un mot, Mike obéit en se tirant lourdement du fauteuil où il avait passé tant d’heures. Il espérait ne plus jamais le revoir et détesta cet endroit où on lui avait déroulé le film de sa vie. En sortant, il jeta un coup d’œil au projecteur, s’attendant à  voir tous les films qu’on lui avait montré depuis les deux derniers jours, mais l’endroit était propre et dégagé. 

 

Villette était l’entité la plus prévenante qu’il ait rencontrée. Elle n’était pas pour autant meilleur que Bleu, Orange ou Vert, mais elle était différente. Chaque ange avait manifesté des qualités que Mike avait appréciées. Violette dégageait de la bienveillance et de l’affabilité. Mike aurait voulu s’installer dans la maison violette pour y vivre sous cette tutelle parentale apaisante. C’était merveilleux d’écouter sa conversation. Tout était si facile quand elle était là. Ce sentiment était familier à Mike ; il réalisa que c’était le le sentiment d’être un enfant sans responsabilité. Il était donc normal qu’il l’ait rencontrée dans la Maison des responsabilités. Elle représentait un parent, et Mike sentait comme un petit enfant, dégagé à la vie. 

 

Violette le guida vers une grande pièce. On aurait pu croire que c’était une salle de conférences, mais on n’y trouvait que deux fauteuils. Il y avait un tableau d’affichage sur un des murs et plusieurs symboles et graphiques sur les autres. 

Dans les premières maisons, les anges ne s’étaient jamais assis si longtemps. Puisqu’ils ne se fatiguaient pas et n’avaient pas besoin de dormir, ils n’avaient pas besoin non plus de s’asseoir comme les humains. Ils le faisaient uniquement pour les mettre à l’aise, comme maintenant. Violette avait pris place devant Michaël. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, comment te sens-tu ? 

Elle avait entamé la conversation par une question qui permettrait à Mike d’exprimer ses émotions au sujet du dernier jour de projection, ce qu’il fit, y ajoutant une pensée qui avait accaparé son esprit au cours de la soirée précédente. 

-       Ma chère Violette – Mike l’aimait vraiment beaucoup – je sais que tu ne peux intentionnellement blesser un humain ; je sais que ta conscience angélique ne te permet pas de causer de la douleur, de la souffrance, du doute ou de la peur. Mais en me montrant ces films, tu as produit tout cela et je suppose qu’il y a une explication. Comment je me sens ? 

Mike s’arrêta un peu pour réfléchir, car il voulait exprimer ses émotions des derniers jours, le plus honnêtement possible. 

-       Agressé, dit-il, horrible, attaqué, triste de mes propres échecs, coupable de mes actions, en colère contre ceux qui m’ont assailli, dévasté par la peine produite par des circonstances indépendantes da ma volonté, abattu, tourné vers l’intérieur. 

Mike ouvrait totalement son cœur à Violette. Il le faisait sans trop d’émotions puisqu’il le savait toutes exprimées la nuit précédente. Il essayait de décrie ce qu’il ressentait à Violette. Les mots vinrent d’abord aisément, puis il commença à répéter. Violette le laissa tout de même poursuivre. Le processus de libération était en cours. Michaël s’était exprimé, s’était plaint de plaint encore. Il ne demanda jamais pourquoi on lui avait montré ces films. Intuitivement, il savait que Violette allait répondre à cette question… et il avait raison. 

 

Quand il eut fini, il eut soif. Il but l’eau qu’on avait laissée à sa portée et indiqua par un geste de la main qu’il avait terminé. Violette se redressa et commença son enseignement. 

-       Michaël, lui dit-elle en le regardant droit dans les yeux avec une intensité dont l’origine devait être divine, il en était certains. 

« En tant qu’humain préparant son retour chez lui, c’est la dernière fois que tu ressens quelque chose du genre ». Elle le laissa réfléchir quelques instants et se leva pour se diriger vers un mur en apparence tout blanc. Elle déroula un parchemin fixé à l’extrémité du mur, près du plafond, ce qui rappela à Mike les cartes géographiques fixées aux murs des classes au-dessus des tableaux noirs. Le parchemin portait les mêmes étranges caractères de style arabe déjà vus dans la Maison des cartes. Il ne parvenait pas à les lire. 

-        mon rôle consiste à t’expliquer que toi, ainsi que tous ceux qui se sont retrouvés dans  ta vie, avez soigneusement planifié ce que tu as vu se dérouler sur l’écran du « cinéma de la vie » au cours des deux derniers jours. Mike écoutait attentivement, sans vraiment comprendre comment c’était possible. 

-       Planifié ? 

-       Oui. 

-       C’est impossible. Il y avait des accidents, des coïncidences, des faits divers, plusieurs facteurs dus au hasard. 

-       Tu as tout planifié avec les autres. 

-       Mais, comment ? 

-       Michaêl Thomas tu sais déjà que tu es une entité éternelle. Tu es ici pour obtenir l’autorisation et la formation nécessaires pour rentrer chez toi, pour retourner sur cette terre sacré où tu crois trouver des réponses, la paix, un sens à ta vie, selon ta propre définition des choses. Ce que tu ne sais pas encore, c’est que tu  as fait en tant qu’humain sur la terre plusieurs séjours. Cette fois, tu es Michael Thomas. 

 

Mike avait déjà entendu parler des vies antérieures, et une personne de confiance qui confirmait encore cette notion qu’l accepta avec émerveillement. Violette continua. 

-       Lorsque tu n’es pas sur la terre, tu planifies les leçons de ta prochaine vie, car tu es le seul à connaître tes besoins. En collaboration avec les autres, tu prépares tes leçons de vie. Certains acceptent de te mettre au défi. D’autres consentent à être le sable de ton huitre pendant des années ! D’autres encore acceptent d’être plus près de toi et certains même mourront pour t’aider à réaliser tes besoins et les leurs. Cela fait partie de leur contrat ! Ebahi par cette information, Mike demanda : 

-       Mes parents, savaient-ils ? 

-       Vous le saviez TOUS, Michael, et c’est le plus grand présent que tu aies reçu de toute ta vie. Les yeux de Violette laissaient voir une compassion comme Mike n’en avait jamais vu. Elle le connaissait à un tel point § Elle était prête à tout lui expliquer s’attendait à de fortes émotions et pouvait répondre à toutes ses questions. Elle était formidable. 

-       C’est assez complexe, vois-tu Michael. Chaque incarnation humaine est reliée aux autres. Des contrats sont établis avant ton arrivée, prévoyant ta puissance d’apprentissage et de croissance. Tu es l’épine de quelqu’un d’autre et une perle d’une valeur inestimable. Ce que tu appelles accident ou coïncidence est soigneusement planifié. 

-       C’est la prédestination ? 

-       Non, tu choisis tout. Le chemin est tracé et tu peux décider de le suivre ou non. Tu peux même en créer un nouveau si tu le désires. C’est d’ailleurs exactement ce que tu es en train de faire. Lorsque tu as exprimé l’intention d’emprunter ce chemin, tu as balancé le contrat que tu avais conclu avec les autres. Tu es allé au-delà des événements planifiés pour l’apprentissage de tes leçons et tu as plutôt choisi la mine d’or. Maintenant, tu as une véritable vision d’ensemble de toute la situation. 

-       Mais pourquoi les films, alors ? 

-       Pour que tu puisses revoir chaque détail de ta vie qui te semble négatif et comprendre que tu as participé à sa création. Tu as pris part à sa planification et u l’as accomplie selon un plan établi>. En d’autres termes, tu es responsable de tout. 

 

Mike était étonné par toutes ces idées. Il n’en comprenait pas encore le mécanisme 

-       Et si j’avais voulu tout changer ? Pourquoi ai-je chois des expériences si difficiles et si tragiques ? Violette était prête à répondre. 

-       Lorsque tu n’es pas ici, Michaêl, tu possèdes l’esprit de Dieu. Tu n’en es pas conscient maintenant, mais c’est ainsi. La mort et les circonstances émotives sont de l’énergie vers Dieu. Tu es éternel, et les allées et venues des humains sont destinées à des objectifs beaucoup plus élevés que tu ne le crois, un but que tu comprendras un jour quand tu prendras ma forme. Pour l’instant, qu’il te suffise de savoir que ce que tu appelles tragédie, malgré toute l’horreur que tu y perçois dans ton état d’esprit actuel, peut être le catalyseur d’un changement planétaire, d’une augmentation de la vibration et d’un présent au-delà de toute imagination. C’est la vision d’ensemble qui compte, et non pas l’événement réel. Malgré la confusion qui peut s’en dégager pour l’instant, c’est ainsi. Violette arrêta quelques instants pour permettre à Mike de réfléchir. Puis, elle reprit. 

-       Pour ce qui est de changer les événements, c’est un choix que tu as toujours eu, mais qui est caché à la plupart des humains. C’est le test de la vie, Michaël. Tu pourrais regarder la situation de cette façon : lorsque tu quitteras la maison, tu auras tendance à suivre la route. C’est la solution la plus naturelle. C’est facile et tu n’as pas à penser à ta direction. Le chemin est là et t’indique la voie ; alors, pourquoi ne pas le suivre ? Mais, en vérité, sur la terre des sept maisons, le chemin mène toujours dans la même direction, ondulant légèrement. Voilà pourquoi, tu pourrais atteindre la maison suivante sans doute plus rapidement si tu te dirigeais dans sa direction, sans emprunter le chemin. Tu pourrais même découvrir des merveilles sur ta route, hors des sentiers battus. Le chemin ondule mais conduit toujours dans la même direction, vers l’avenir. La plupart des humains restent sur la route, ne réalisant  jamais qu’ils peuvent la quitter s’ils le désirent. C’est lorsqu’ils font autrement que tout change pour eux, surtout leur avenir. Ils commencent en fait à s’écrie un nouveau futur dès qu’ils expriment l’intention e quitter la voie. Ils trouvent la paix lorsqu’ils parviennent à mieux maîtriser leur vie. Ils découvrent leur but. Certains passent même par ici ! Violette avait un sourire entendu. 

 

-       Et la Maison des responsabilités ? interrogea Michael. 

-       C’est ici que tu apprends que TOI, Michaël Thomas de l’Intention pure est directement responsable de tout ce qui constitue ta vie. La tristesse, la peine, les présumés accidents, les pertes, ce que les autres t’on fait, la douleur et, oui, même la mort. Tu savais qu’elle serait là, tu l’avais planifiée avec les autres et tu as joué le jeu jusqu’à maintenant. 

-       Dans quel but ? 

-       Dans un but d’amour, Michael. L’amour le plus élevé. Tu connaîtras le plan d’ensemble au moment opportun. Pour l’instant, tu dois saisir que tout est important et fait partie d’un amour que tu connais déjà et auquel tu participes dès à présent. Les apparences sont parfois trompeuses. 

 

Les mots résonnaient aux oreilles de Michael. Les apparences sont parfois trompeuses. C’était les paroles du premier ange, celui de la vision qui avait suivi le vol. Puis les autres les avaient aussi prononcées. L’esprit de Mike se récitait ces nouveaux concepts. Puis, il se rappela les paroles de Bleu dans la Maison des cartes. Ce sont les contrats de tous les êtres humains de la planète. Dans les petites cavités que Bleu gérait, et il y en avait des millions, se trouvaient les plans éventuels de toute l’humanité, établis par les individus eux-mêmes et prêts à être altérés par ceux qui le souhaitaient. 

 

La vérité du message frappa soudain Mike comme une masse. Si seulement il avait su ça lorsqu’il était jeune. Il aurait tellement mieux compris la vie. Il aurait pu changer son futur. Il aurait pu trouver la paix. Les décès, les amours perdus, la dépression, quels éléments d’espoir et de sagesse ils auraient pu constituer ! la pensée du choix lui permettant de modifier sa vie l’éblouissait. Violette avait raison. Mike avait suivi le chemin de sa vie sans broncher, permettant à tout ce qu’il avait planifié de se produire. Il avait du mal à saisir cette notion de planification. Elle le rendait responsable de tout ce qui s’était passé. Il se retrouvait devant une perspective totalement différente. Ça lui aurait été si utile ! Sa vie aurait été complètement différente. Aucun membre de l’église ne lui avait appris une chose pareille. Il aimait Dieu et il avait toujours accepté le caractère sacré de sa demeure, mais on lui avait  toujours appris qu’il était un mouton qui suivait un berger. Aucun enseignant spirituel ne lui avait dit qu’il avait tant de pouvoir. 

 

-       Violette, s’il en est ainsi, pourquoi ne m’a-t-il pas appris ça à l’église ? 

-       L’église n’enseigne pas tout sur Dieu, Michael. Il arrive même qu’on t’y  apprenne beaucoup de choses sur les humains et sur ce qu’ils pensent de Dieu. Violette ne portait pas de jugement et ne critiquait pas les humains ; elle rapportait simplement les faits. 

-       L’église a-t-elle eu tort ? 

-       Michal, la vérité est la vérité, et tu en trouveras des parties dans l’ensemble de tous les systèmes spirituels. Tu es hautement respecté pour ta recherche de la vérité à propos de Dieu. L’amour, les miracles et le mécanisme du fonctionnement des choses sont tous présents à un certain degré dans ton lieu de dévotion. Voilà pourquoi  tu y ressentais l’esprit de Dieu. L’esprit honore la quête, même en présence d’une connaissance partielle. N’oublie pas que ton existence véritable t’est inconnue même maintenant, au moment où tu entends la vérité. Ton église et toutes les quêtes spirituelles de ta planète sont grandement respectées parce qu’elles représentent la recherche de Dieu et de la vérité spirituelle. Mais il est triste que les humains exercent un contrôle sur cette quête et l’empêchent de se développer en la limitant et en maintenant ceux qu’ils dirigent dans la peur. 

 

Le mérite se trouve dans la recherche et non dans la découverte. Le caractère sacré de la planète réside donc chez celui ou celle qui foule son sol et non dans ses édifices aux nombreux clochers. Violette s’approcha du parchemin qu’elle avait déroulé. « Tu penses que tes Saintes Ecritures sont sacrées. Regarde bien ceci, dit-elle en lui indiquant l’écriture cryptique du papier. Ce sont les dossiers akashiques de l’humanité. Ils contiennent les dossiers de toutes les vies et des contrats potentiels ». Elle fit une pause pour marquer son respect. « Michal, ce sont là les écrits les plus sacrés de l’univers et ils ont été écrits et réalisés par ceux qui ont décidé d’être des humains ». 

 

Elle le regarda fixement, ce qu’elle n’avait pas fait depuis quelque temps. Il saisissait le message. Tout à coup, il se rendit compte qu’elle avait adopté une attitude respect à son égard, de respect spirituel. Le renversement des rôles le mettait mal à l’aise. Il voulait en apprendre plus et elle répondait à sa demande. 

 

Les jours qui suivirent dans la Maison des responsabilités s’écoulèrent dans la découverte de messages profonds sur l’humanité et la vie. Non seulement Mike en apprit-il davantage sur ce qu’il était, mais il sut qui il avait été. Toutes les pièces du casse-tête s’imbriquaient les uns dans les autres. Violette lui fit voir les dossiers et les contrats de ses parents et d’autres qui avaient traversé sa vie. Tout ce qui lui était transmis était parfaitement approprié et il ne vit rien qui aurait pu changer son avenir. Toutefois, une image beaucoup plus étendue de sa vie commençait à prendre forme. Le détail le plus impressionnant ? Que les humains sont en fait des parties de Dieu qui errent sur la planète sans le savoir, ce qui leur permet de transformer les caractéristiques spirituelles et la vibration de la terre même ! Violette faisait constamment référence aux humains comme à des personnages haut placés. Les humains étaient des entités qui devaient changer le fondement même de la réalité sur une très vaste échelle ; et tout tournait autour des leçons apprises sur la terre, leçons qu’ils avaient planifiées ensemble ! 

 

Puis, il fut temps de repartir. Mike se sentait une nouvelle créature. Sa connaissance du déroulement des choses avait décuplé. Il avait tout assimilé et sentait qu’on l’avait induit en vérité. Au moment où il revêtait son armure pour entreprendre le voyage qui le mènerait à la prochaine maison, il entendit les paroles d’Orange résonner à ses oreilles. L’épée de la vérité, le bouclier de la connaissance, l’armure de la sagesse. Les éléments s’assemblaient pour former un tout spirituel serré. Il comprenait que les armes présentaient un caractère cérémonial et un but. Les paroles lui étaient répétées, expliquées et il parvenait finalement à les comprendre. 

 

Violette raccompagna Mike au seuil de la porte. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tu me manqueras. 

-       Violette, j’ai l’impression de quitter la maison et non d’être en route pour m’y rendre. Mike se sentait près d’elle et elle était devenue en quelque sorte un membre de la famille. Jusqu’à présent, il avait rencontré trois anges frères et, maintenant un ange mère ! Qu’est-ce qui m’attend maintenant ? 

-       D’autres membres de la famille, lui dit Violette, saisissant ses pensées. 

 

A la porte, Mike retrouva ses chaussures où il les avait déposées. Il se rappela aussi qu’on n’avait pas répondu à sa question sur ce point. Il regarda tour à tour ses chaussures et Violette. 

-       Encore une chose, dit-il, souhaitant savoir pourquoi on lui avait demandé de les enlever. 

-       Oui, Michaël, je n’ai pas oublié. Mais tu peux me répondre maintenant. Elle souriait, attendant patiemment la réponse. Mike le savait, mais hésitait à la verbaliser. C’était tellement grandiose, tellement flatteur ! 

-       Dis-le Michaël. Violette reprenait son rôle d’enseignante. 

-       Parce que l’humain est sacré. Et parce que dans cette maison, les humains foulent une vibration plus élevée. Visiblement émue, Violette répondit : 

-       Je n’aurais pu espérer de meilleure réponse, Michael Thomas de l’Intention pure. C’est en réalité la présence de l’humain et non celle de l’ange qui rend cette place sacrée. Michael, tu es vraiment un être humain extraordinaire. Je rends hommage au Dieu en toi. J’ai une question à te poser. Mike connaissait la question, mais permit tout de même à Violette de la poser. 

-       Mickael, est-ce que tu aimes Dieu ? 

-       Oui, Violette, j’aime Dieu. 

Il était sur le point d’éclater. Il ne craignait pas de montrer ses émotions à Violette. Il était triste de quitter l’endroit où il avait retrouvé l’énergie qu’il croyait avoir perdue à tout jamais à la mort de ses parents. Il se retourna et descendit quelques marches, et puis se retourna encore. 

 

-       Tu me manqueras, mais tu resteras dans mon cœur. 

Il se lança sur le chemin qui le mènerait à la prochaine maison et se retourna une fois de plus pour ajouter une dernière chose à l’ange qui le regardait s’éloigner. 

-       Regarde Violette ! 

Dans un style théâtral et avec des mouvements d’enfant, Michal Thomas quitta le chemin tracé dans un grand envol et s’aventura dans la plaine luxuriante. Il se retourna et s’écria : 

-       Regarde, j’ai décidé de tracer mon propre chemin ! Il riait et sautait et continua ainsi jusqu’à ce qu’i ne puisse plus apercevoir la maison violette. 

 

Violette demeura sur le seuil jusqu’à ce qu’il disparaisse. Telle un mère, elle était remplie de fierté. Puis elle rentra et referma la porte. Elle reprit sa forme naturelle, qui n’était pas humaine, mais tout de même magnifique et s’adressa aux autres. 

-       Si c’est là un spécimen de la nouvelle génération d’humains, toute une étape spirituelle nous attend ! 

 

 

01************ 

 

Sur le sentier, quelques mètres plus loin, une créature horrible attendait. La forme répugnante avait soigneusement préparé son piège et elle était convaincue que Michaël Thomas ne pourrait soupçonner ce piège. L’entité négative savait que Mike avait quitté la maison et avait repris sa route. Elle le sentait et était ravie ! 

Il ne faudra pas longtemps, maintenant. Alors que Michael Thomas me croira derrière lui, je l’attaquerai par devant. Il ne saura pas ce qui se passe ! Elle s’amusait de l’astuce qu’elle avait réussi à imaginer dans cette terre de rêve. A tout instant maintenant…. 

 

L’horrible forme attendit longtemps. Michael Thomas avait quitté le sentier

Les Indigos enseignants

 

Gif avions passagersVoici un recueil intitulé « Les leçons que m’ont enseignées mes enfants (sérieusement et sans blague) ». Il provient d’Internet et portait la mention suivante : « D’une mère anonyme d’Austin, au Texas ». Si vous êtes cette mère, faites-le savoir ! 

 

·         Un lit d’eau très grand contient assez de liquide pour inonder une maison de cent mètre carrés sur dix centimètres de profondeur. 

 

·         Si vous vaporisez du fixatif à cheveux sur des moutons de poussière et roulez dessus en patins à roulettes ils prennent feu. 

 

·         La voix d’un enfant de trois ans peut couvrir celles de 200 adultes dans un restaurant. 

 

·         Si vous accrochez une laisse à chien à un ventilateur, le moteur ne peut pas supporter le poids d’un garçon de 20 kilos déguisé en Batman avec sa cape de Superman. Ce même moteur est toutefois capable de vaporiser de la peinture sur les quatre murs d’une pièce mesurant six mètres sur six. 

 

·         Quand on utilise le ventilateur comme batte de base-ball, il faut lancer la balle en l’air plusieurs fois avant d’arriver à frapper un coup. Ces appareils sont capables d’envoyer une balle très loin. 

 

·         Quand vous entendez tirer la chasse des toilettes puis l’exclamation « Oh oh… », il est déjà trop tard. 

 

·         Du liquide à freins mélangé à de l’eau de Javel produit de la fumée. Beaucoup de fumée. 

 

·         Un enfant de six ans peut faire du feu avec un silex, même si un homme de 36 ans affirme que ce n’est possible que dans les films. 

 

·         Toujours regarder à l’intérieur du four avant de le mettre en marche. Les jouets de plastique ne font pas des mets de choix. 

 

·         Le cycle « essorage » de la machine à laver n’étourdit pas les vers de terre. Par contre, il soûlera les chats. 

 

·         Une fois bien étourdis, les chats vomissent deux fois leur poids 

 

Lee Carroll et Jan Tober sa compagne spirituelle. 

La compétition

La compétition  dans MESSAGES DE NOTRE FAMILLE Dely125158814602_mini- c’est un concept de l’ancienne énergie 

Il y a encore un dernier détail dont nous aimerions vous entretenir. 

Un guerrier de la lumière en rencontre un autre. Ils réalisent tous deux avec horreur qu’ils travaillent dans le même domaine. Chacun d’eux s’aperçoit brusquement que ce qu’il pensait être « son » énergie ou « son » projet est également accaparé par d’autres. Que se passe-t-il alors, à votre avis ? L’un décide de dépasser l’autre. Après tout, ils ne peuvent travailler ensemble – l’un des deux doit partir. Chacun établit alors des plans pour décourager l’autre, peut-être même pour le discréditer : « Je sais ce que je vais faire. Je vais dire qu’il incarne le mal. Ça marchera. Cela créera le doute dans les esprits, et nombreux seront ceux qui le fuiront. Ainsi, pourrai-je continuer seul mes travaux et développer mes propres idées. » 

Cela vous semble difficile à croire ? Et pourtant, c’est un fait. Il s’agit d’un concept de l’ancienne énergie qui reste inscrit dans l’ancienne structure cellulaire. Selon ce concept, il doit y avoir un gagnant et un perdant en toute chose. La pensée que les deux adversaires pourraient gagner n’est même pas envisagée – et cette étrange idée est encore ancrée en vous aujourd’hui, même parmi les guerriers de la lumière.

 Une femme donne naissance à des jumeaux : un garçon et une fille. Ils sont précieux et infiniment aimés. Leur maman veille sur leur existence et constate qu’ils présentent tous les deux des dons artistiques. Mais ils se chamaillent pour les crayons et les pinceaux. La mère décide alors que seul l’un d’entre eux peut devenir un artiste et elle empêche l’autre de développer ses talents. 

À nouveau, est-ce que cette attitude vous semble raisonnable dans le cadre d’une famille aimante ? Non. Ce que vous venez d’entendre (et de lire) n’est pas la réaction d’une famille aimante, mais bien plutôt le comportement agressif de l’humanité dans le passé. Cela représente la façon de penser de l’ancienne énergie – comme si l’autre guerrier de la lumière pouvait, d’une manière ou d’une autre, dévaloriser la tâche du premier tout en faisant la même chose que lui. C’est la preuve criante de la crainte du manque et des limitations. Cette approche présume que deux individus ne peuvent posséder la même chose – et elle ne célèbre pas la vraie conscience de l’amour de la famille envers les membres de la famille. 

Lorsque la mère découvrit que ses enfants avaient les mêmes centres d’intérêt et qu’ils se chamaillaient pour utiliser les crayons, savez-vous ce qu’elle fit ? Elle alla acheter une autre boîte de crayons ! Elle laissa ses enfants grandir ensemble, et tous deux créèrent ainsi cinq fois plus d’énergie que s’ils avaient été isolés. Guerriers de la lumière, entendez-vous ? Lorsque vous trouverez celui qui paraîtra entrer en compétition avec vous, faites-lui savoir que la synchronicité doit être prise en considération. Que pourrez-vous lui offrir ? Qu’aura-t-il à vous offrir ? Peut-être qu’en coexistant sur la planète tout en accomplissant la même oeuvre créerez-vous ensemble cinq fois plus d’énergie, puisque l’Esprit permettra à chacun d’obtenir les mêmes bienfaits. Ceci concerne également l’équilibre et le mouvement de l’énergie. Surveillez ce qui se passe lorsque vous partagerez avec l’autre ce que vous possédez et que vous retournerez chacun à votre existence respective – baigné d’une harmonie que vous n’avez jamais connue auparavant. C’est la sagesse d’un nouveau paradigme qui créera davantage de synchronicité  et d’abondance pour chacun de vous. Vous gagnez tous les deux ! Vous êtes tous les deux valorisés. Vous êtes tous les deux membres de la famille. 

Cette situation illustre le nouveau paradigme consistant à coopérer avec l’islam, le christianisme, le judaïsme, le bouddhisme, l’hindouisme et toutes les autres croyances, y compris celles des indigènes répartis sur l’ensemble du globe. Que représentent ces croyances ? La quête individuelle pour l’amour de Dieu, la quête culturelle pour trouver Dieu en soi. Elles font, toutes, partie de la famille ! Que vous demandons-nous ? Qu’un jour, grâce à une nouvelle conscience, vous réunissiez toutes les croyances dans une salle et que vous leviez tous vos mains au ciel en proclamant : « Nous nous aimons les uns les autres ! 

Nous possédons nos propres croyances, mais ne considérons pas les autres comme une menace. Nous honorons les autres comme nous nous honorons. Il est temps que les parois des boîtes s’abaissent. Nous sommes tous membres de la même famille. » 

J’ajouterai également que, dans cette pièce, se trouvent ceux qui se font appeler « adeptes du Nouvel Âge » ou « métaphysiciens ». Ils sont alignés avec les autres, permettant à chaque croyance d’exister, n’entrant pas en compétition avec eux mais  les célébrant. Tous se regroupent en disant: « Finalement, n’est-il pas grandiose que les membres de la famille puissent s’aimer les uns les autres -abattre les parois des boîtes ? » Impossible, dites-vous ? Aujourd’hui, le champ magnétique de la planète s’est modifié suffisamment pour que tout ceci soit manifeste par l’intermédiaire de la transformation cellulaire de l’humanité – mais cela nécessitera une intention consciente. 

Peut-être vous, qui entendez ces paroles, ou vous, qui lisez ces lignes, contribuerez-vous à cette tâche ? Quelle est votre intention ? 

Une sagesse nouvelle se répand sur la planète, même si, parfois, vous vous interrogez lorsque vous considérez la bataille que se livrent les énergies anciennes et nouvelles en ces quelques années précédant 2012. Un profond équilibre règne entre ces deux énergies, et des étincelles jailliront lorsque les différences commenceront à apparaître et décideront de quel côté doit pencher la balance. Vous rappelez-vous ce que nous vous avons dit en 1989 concernant le possible chaos qui submergerait certains leaders mondiaux déséquilibrés en 1999 ? Reportez-vous aux transcriptions passées. 

Les dictateurs disparaîtront peu à peu et seront remplacés par des personnes choisies – mais cela ne s’effectuera pas sans remous. L’ancienne énergie ne disparaîtra pas facilement. Les murs sont épais. Les tribus qui se combattent aujourd’hui trouveront l’occasion de définir de nouvelles frontières au sein des pays existants qui n’ont pas changé depuis des siècles et entameront un processus d’assimilation qui supplantera le processus d’annihilation. Il s’agit là, bien sûr, de potentialités, et non pas de certitudes. Ce sont vos défis, car, contrairement à toute autre époque, l’heure est venue aujourd’hui de créer une profonde différence grâce à vos nouvelles capacités. Votre intention est la clef du processus. 

Savez-vous ce qui pourrait se passer ? La paix sur terre. Rien ne peut s’opposer à l’évolution d’une planète dont les habitants ont appris à s’aimer réciproquement ! C’est un vieux message, n’est-ce pas ? Vous pouvez le trouver dans les Écritures ainsi que dans les textes sacrés très anciens répartis sur les divers continents, parce que ce message vous a été offert, très chers, il y a des milliers et des milliers d’années, simultanément, dans différents endroits. Ce message n’a pas changé et ne changera point parce que votre famille ne change pas. L’amour  est absolu. La seule différence entre ces temps anciens et aujourd’hui est la « transformation » de la famille terrestre. Aujourd’hui, vous disposez du pouvoir vous permettant de créer quelque chose qui n’a toujours représenté qu’une notion fort vague, soit la vraie tolérance, la capacité d’abattre les murs de la protection culturelle, ce qui représente le début d’une ère de paix. 

Une femme donne naissance à des jumeaux: un garçon et une fille. Ils sont tous les deux infiniment aimés. Ils sont une parcelle du Dieu père/mère. Ils sont membres de la famille. C’est ce que vous êtes également – un fragment divin. Il n’y a pas de favori, et les membres de la famille ne se moquent pas les uns des autres, car tous sont égaux à nos yeux, tous restent dans l’attente des dons extraordinaires qu’ils recevront dans l’abondance et dans la paix Comme la maman au moment de la naissance, nous vous serrons dans nos bras et disons : « Bienvenue pour votre retour sur cette planète. » 

Il faudra toute la sagesse d’un chaman pour saisir pleinement ce qui est véritablement en train de se passer sur la Terre d’ici les prochains mois et les années à venir. Beaucoup suivront une voie « d’effacement des ténèbres » (un concept de mémoire cellulaire concernant l’ancienne théorie de la fin de la Terre et qui incite un grand nombre de personnes à suivre « l’ancienne énergie » ). Nombreux sont ceux qui ne concevront pas les potentialités dont nous parlons et qui ne percevront que la façon dont les choses furent. C’est le choix qu’il vous appartient de faire Souvenez-vous du mantra de ce temps nouveau: « Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. » Les échecs présumés d’aujourd’hui seront les enseignements de demain. La blessure d’aujourd’hui sera la guérison de demain. En fait, les potentialités d’aujourd’hui sont infiniment plus grandioses que tout ce que vous avez pu voir en votre qualité d’humains. La Terre est une maison en rénovation – et bien des murs devront être abattus pour permettre un nouveau départ. 

Comment y parvenir ? « Aimez-vous les uns les autres. » Et les parois s’écrouleront.  Kryeon canalisé par Lee Carroll 

Les enfants : nos maîtres

Les enfants : nos maîtres dans ENFANTS INDIGO mouchesNous avons déniché un si grand nombre d’anecdotes au sujet de la sagesse des tout-petits qu’il a été difficile de déterminer lesquels éliminer – toutes étaient formidables. Pour chaque récit que vous lirez ici, des dizaines d’autres ont été omis. Les enfants d’aujourd’hui ne sont pas seulement sages, ils sont souvent nos maîtres ! En voici une illustration

Un Valentin exceptionnel (Nancy Coleman) 

David avait quatre ans, et l’on célébrait le jour de la Saint-Valentin à son école. Les enfants devaient offrir un valentin à chaque élève de leur classe. Mon fils me dit : « Maman, il y a un garçon qui est très méchant et il ne mérite pas de valentin. Mais j’ai pensé que si je lui en offrais un et que je le traitais bien, même s’il n’est pas gentil, alors il se sentirait mieux dans sa peau. » J’étais très émue ! 

Zachary (William Linville) 

Il me fait plaisir de partager avec vous quelques anecdotes concernant notre fils de sept ans, Zachary. Il a transformé notre vie de manière importante. Grâce à lui, ma femme Laura et moi-même en sommes venus  à comprendre le rôle qu’il a à jouer dans notre existence. Par le fait même, notre raison d’être s’est précisée. 

Les faits que je souhaite partager ont eu lieu quand il avait six ans. Un jour, je l’ai retrouvé assis sur le canapé du salon, les yeux clos. Ses jouets étaient éparpillés dans toute la pièce, et le moment était venu de les ranger. Je lui ai donc dit : « Zachary, je te prie de ranger tes jouets ». Il n’a rien répondu, ne montrant pas qu’il avait entendu. Quelque peu troublé, j’ai haussé le ton légèrement et réitérer ma requête. « Zachary, c’est le moment de ranger tes jouets, s’il te plaît ! » A la suite de quoi il a ouvert les yeux et m’a répondu : « Pas maintenant, papa. Je discute avec mon Soi supérieur et je n’ai pas encore terminé ! » 

Inutile de préciser que j’ai été sidéré par cette réponse inattendue. Par après, une joie immense et une profonde compréhension ont surgi en moi, à un point tel que nous nous sommes mis  lui proposer des choix similaire à ceux que vous suggérez dans votre livre. Et depuis, la vie entre nous s’est sérieusement simplifiée. 

La plus grande passion de Zachary, c’est la nature. L’autre jour, nous sortions d’un magasin de produits naturels et il s’est mis à m’expliquer pourquoi l’écorce et les feuilles de certains arbres tombent. Je sais qu’à son école cette question n’est pas encore au programme. Par curiosité, je lui ai donc demandé comment il en savait tant sur les arbres. Sa réponse a fusé, sans ambages : « Je le sais, tout simplement ». 

Mon message aux parents est le suivant : Soyez conscients des potentiels innés des enfants d’aujourd’hui. Plusieurs d’entre eux percent à jour la façade des « vieilles manières de faire du monde ». Ils sont venus pour nous ramener « à la maison » et nous indiquer une « meilleure façon de procéder », un style de vie plus harmonieux, plus heureux et qui nous permette de faire l’expérience de notre lien profond à toute chose et à TOUT CE QUI EST. 

Lee Carroll et sa partenaire spirituelle Jan Tober 

Des défis différents

Des défis différents dans MESSAGES DE NOTRE FAMILLE etoiles

Parlons maintenant d’un sujet auquel vous avez peut-être déjà réfléchi. Vous savez être les planificateurs de votre venue sous votre personnalité actuelle, exactement tels que vous êtes aujourd’hui. C’est votre contrat. Certains arrivent avec des défis importants au niveau cellulaire, parfois même avec leur chimie intérieure prédisposée aux craintes ou autres caractéristiques psychologiques. Certains d’entre vous ont peur facilement, d’autres, sont dépressifs. D’autres encore recherchent la compagnie de ceux qui compliquent les choses et rendent ainsi leur vie encore plus pénible. 

Certains, enfin, sont nés dans des régions qui augmentent la difficulté de leur leçon. C’est ce que l’on appelle la « prédisposition cellulaire », et cela concerne les défis de votre propre existence. Souvenez-vous !  C’est vous qui l’avez déterminée. 

Une femme donne naissance à des jumeaux: un garçon et une fille. Elle est remplie de sagesse et, en contemplant ses enfants, elle peut voir que l’un d’entre eux devra relever des défis particulièrement élevés. Aussi décide-t-elle que celui-là doit être détesté, car il est mauvais, et elle doit donc le rejeter. Cette attitude vous semble-t-elle correcte ? De même, bénis sont ceux qui naissent avec les caractéristiques physiques d’un sexe et la conscience de l’autre sexe. En effet, ils sont intensément aimés, tout comme vous. Ils sont membres de la famille ! Ils ont choisi un défi  difficile, et vous en faites partie ! 

Dieu n’a point de haine. Vous êtes tous membres de la famille et il est temps que vous compreniez, très chers, que certains d’entre vous doivent franchir des obstacles considérables. Ceux-là possèdent un corps physique dont les caractéristiques sont celles d’un sexe donné, mais dont la conscience est celle de l’autre sexe, et il s’agit là d’un défi élevé. Certains autres prétendent que Dieu n’aime pas ces individus. À les entendre, Dieu déplore leur comportement et les a en horreur. Est-ce là l’attitude d’un Dieu père/mère ? Est-ce là l’attitude d’une vraie famille ? D’après vous, qui a établi ces règles, il y a fort longtemps – et pour quelle raison ? 

Voici les instructions que nous vous destinons, à vous, membres de la famille : Aimez-vous les uns les autres. Comprenez bien ce qu’est véritablement la famille. Comprenez bien quel est votre défi et prenez conscience que ce n’est pas l’Esprit qui a décidé de ces règles. Elles ont été faites par les hommes et les femmes isolés dans leurs boîtes respectives, leurs chapelles protégées par des murs élevés de crainte et de méfiance, les hauts murs de protection culturelle. Il est temps pour eux de comprendre le grand dessein et de s’aimer les uns les autres. 

Kryeon canalisé par Lee Carroll 

la révolution arabe |
TOUT EST Là !!!!! |
histoire de mes histoires |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | My head
| Existence Amère
| Douces sensations d'un jour...