Manuscrit de Marie-Madeleine

LE MANUSCRIT DE MARIE MADELEINE (initiation à la Magie sexuelle d’Isis) 

Manuscrit de Marie-Madeleine dans LIBERTE des MAITRES flecheUN 

« J’ai été élevée dans une famille pour qui la magie était familière. Mon père venait de Mésopotamie et ma mère était égyptienne. Avant ma naissance, elle avait adressé des prières à Isis pour avoir un enfant. Cet enfant, c’est moi. On me connaissait sous le nom de Marie Madeline.

Lorsque j’ai eu douze ans, on m’a envoyée étudier dans une communauté secrète d’initiés protégés par Isis. J’ai reçu les enseignements secrets de l’Egypte, les alchimies d’Horus et la magie sexuelle du culte d’Isis. Lorsque j’ai rencontré celui que vous appelez Yeshua, j’avais déjà reçu toutes les initiations. Je m’étais préparée à faire sa rencontre au puits. Les Evangiles font de moi une prostituée, car tous les initiés de mon ordre portaient un bracelet en or représentant un serpent ; cela signifiait que nous pratiquions la magie sexuelle, par conséquent, aux yeux des Hébreux nous étions des prostituées.

Lorsque j’ai vu Yeshua et que nos regards se sont rencontrés, j’ai su que nous étions destinés l’un à l’autre. Ce que je m’apprête à vous dire n’est connu que de ceux qui étaient avec moi. Bien des légendes ont couru concernant ce qui est arrivé. Mais pour moi c’est l’histoire d’un très grand amour. Que Yeshua ait eu une vision du monde, cela ne me concerne pas. Mon histoire est une histoire d’amour. Beaucoup de gens ont suivi Yeshua. Et les occasions que nous avons eues d’être ensemble n’ont pas été nombreuses. Les Evangiles n’évoquent pas ces faits, car seuls ceux qui étaient avec nous le savaient. Avant que Yeshua se rendre au jardin de Gethsémani, nous avons conçu un enfant, dont le nom devait être Sarh.

fleche dans LIBERTE des MAITRESDEUX 

L’histoire que je m’apprête à vous raconter va paraître fantastique. Je me souviens des roseaux de Saintes-Maries-de-la-Mer, bien qu’évidemment l’endroit ne portait pas ce nom à l’époque. C’est là que notre bateau a approché du rivage. Sar’h était encore très jeune. Elle n’avait pas un an. J’étais déchirée entre le chagrin et l’ébahissement le plus total. J’étais présente quand Yeshua a été crucifié. Avec sa mère, nous l’avons accompagné jusqu’à sa tombe et nous l’avons enveloppé. Je me souviendrai toujours de l’odeur de la myrrhe. C’est l’un des onguents que nous avons utilisés. Yeshua m’est apparu dans son corps de lumière. Je ne pouvais en croire mes yeux ; voilà pourquoi j’ai touché ses blessures. Les disciples étaient jaloux du fait qu’il soit venu à moi en premier.

C’est très bizarre d’un côté, mon bien-aimé était transporté dans une autre dimension, un autre monde, de l’autre côté, moi et notre fille traversions la Méditerranée seules, sans lui. Nous n’étions plus en sécurité et nous avions dû quitter l’Egypte où nous nous étions réfugiées. Lorsque nous avons fait la traversée et sommes arrivées sur les rives de ce qui allait devenir la France, tout était encore sauvage. Ce sont les prêtresses du culte d’Isis qui nous accueillirent, et nous nous sommes mises en chemin en direction du nord pour nous placer sous la protection des druides, car Isis les avait avertis ; ils avaient entendu son appel qui leur demandait de protéger sa fille, Sar’h. C’est ainsi que nous avons cheminé jusqu’à une autre vaste étendue d’eau, que nous avons traversée pour nous retrouver dans ce qui est aujourd’hui l’Angleterre. Et là, on nous a mises au secret dans le saint des saints des druides, au Tor et à Glastonbury. Nous étions moins en danger ici qu’en Israël ou en Egypte, mais l’influence de Rome s’étendait  jusqu’en Angleterre et nous avons dû nous cacher.

Nous avons vécu là pendant des années, et c’est à cet endroit que Sar’h a épousé un homme dont les descendants sont les chevaliers du Temple. Pour ma part, je suis allée vers le nord au Pays de Galles, là où j’ai vécu jusqu’à la fin de mes jours. Je dois dire que pendant ces années où j’ai vécu seule au bord de la mer. Yeshua m’a souvent rendu visite. Bien entendu, pas comme avant, car son était constitué davantage d’énergie et de lumière que de chair, mais c’était tout de même extraordinaire de me trouver de nouveau avec lui. A ma mort, il était là et m’a emportée vers ce que certains appellent le paradis qui, en vérité, est simplement un espace dans l’âme.

flecheTROIS 

Je commence mon récit par la rencontre à la margelle du puits, car par bien des côtés, c’est ici que ma vie a commencé vraiment. Toutes les années auparavant n’ont été qu’une préparation à cette rencontre. Ce matin-là, je sentais que quelque chose se préparait. Il y avait en moi un sentiment d’excitation –une sorte de tremblement des bras et des jambes – même avant notre rencontre. J’étais déjà au puits avant qu’il arrive. J’avais déjà descendu mon seau dans le puits, et il est venu me prêter main-forte. Certains des disciples, voyant le bracelet en serpent d’or, ont pris pour acquis que j’étais une prostituée et furent consternés que leur maître vienne en aide à une personne comme moi. Mais cela ne me toucha point. J’étais dans un autre monde, transportée par les yeux de Yeshua. Nos regards se rencontrèrent, et ce fut comme si je contemplais l’éternité entière. A ce moment-là, je sus que c’était pour lui qu’on m’avait préparée – et lui aussi le savait.

Je l’accompagnais, me tenant aux derniers rangs de ceux qui le suivaient, et le soir venu nous nous éloignions ensemble ; pas tous les soirs cependant, car il était très recherché. Moi qui avait été formée aux alchimies d’Horus et à la magie sexuelle d’Isis, et qui était considérée comme une adepte avancée par mes maîtres, la première fois que je fus dans les bras de Yeshua, je tremblais comme une feuille et je dus lutter pour retrouver dans mon désir le chemin central qui mène au trône  le plus élevé, chemin qui avait fait l’objet de ma formation. En mariant les techniques que j’avais apprises et les méthodes qu’il avait assimilées en Egypte, Yeshua et moi avons réussi à charger son corps ka, son corps énergétique d’une lumière et d’une force plus importante, de façon à ce qu’il lui soit plus facile de travailler avec ceux qui venaient le voir. Et voilà exactement ce qui est arrivé. Et ce n’est pas sans ironie que les Evangiles rapportent que j’étais au puits lorsque Yeshua est arrivé. Mais, ces nombreuses nuits où Yeshua et moi étions seuls, c’est lui qui vint à mon puits, pour s’abreuver par moi aux puissances d’Isis se recharger et se renforcer.

flecheQUATRE 

Je m’arrête un instant pour contempler tout ce qui est arrivé ; on dirait un rêve, un rêve d’une clarté extraordinaire encore aujourd’hui. A raconter cette histoire, mon cœur tremble comme si c’était hier. Ma première nuit avec Yeshua se dessine dans mon esprit aussi clairement que les cieux au-dessus de Jérusalem.

Après avoir réussi à vaincre mes désirs de femme et m’être élevée dans l’alchimie spirituelle à laquelle j’étais formée, j’ai pu voir la forme spirituelle de Yeshua – déjà lumineuse, déjà resplendissante de lumière. Une colombe se tenait au-dessus de sa tête, et des rayons dorés en émanaient. Sa forme spirituelle reculait les sceaux de Salomon, Hator, Isis, Anubis et Osiris, confirmant qu’il avait subi ces initiations. Il présentait aussi d’autres symboles que je ne comprenais pas, car ils provenaient de cultures qui m’étaient inconnues ou sur lesquelles je n’avais pas reçu d’enseignement ; mais à partir des sceaux égyptiens que je reconnaissais, je conclus qu’il était sur le sentier du dieu suprême Horus. Il n’était toutefois pas encore passé par son initiation à la mort, et je savais que c’était justement la raison pour laquelle j’avais été attirée vers lui cette fois-ci – afin de consolider son âme grâce aux pouvoirs d’Isis et de la Mère cosmique, de sorte qu’il puisse traverser le portail des ténèbres et atteindre Horus.

Cette nuit-là, après avoir fait l’amour et ainsi maniés nos corps spirituels et les avoir fusionné l’un à l’autre, et l’alchimie ayant déclenché ses effets en nous, Yeshua se laissa gagner par le sommeil. Tandis que je le tenais dans mes bras je sentis un changement s’amorcer en moi, un désir de le protéger, l’espoir d’être toujours avec lui, et j’eus en même temps, conscience que nous serions séparés par des forces plus puissantes que ma volonté.

flecheCINQ 

L’Eglise prétend que j’étais une prostituée ; moi je vous  dis que c’est l’Eglise qui est la prostituée, car elle voudrait vous faire croire que la femme est un être impur et que la passion sexuelle entre l’homme et la femme est mauvais. Pourtant, c’est dans le magnétisme de la passion qu’est engendrée la matrice de l’ascension.

Le secret des secrets était connu de tous les initiés d’Isis, mais je n’avais pas imaginé que ce pourrait être moi qui serais appelée à le réaliser pleinement avec un être tel que Yeshua. Pour moi, c’est un cheminement de l’esprit et du cœur. Pour ceux qui aimeraient savoir quel a été notre parcours physique cependant… Après la crucifixion de Yeshua, Marie, la mère de Yeshua, Joseph d’Arimathie, Aaron, son fils, alors âgé de douze ans, deux autres jeunes femmes et moi-même avons pris la route de l’Egypte du nord. Ironiquement,  nous avons d’abord été entraînés vers l’Est puis nous avons dû faire halte en chemin pour le ravitaillement, car notre bateau était minuscule. Ensuite, notre périple passa d’abord par Malte et la petite Ile d’Oudish, puis par la Sardaigne et la pointe de ce qu’on appelle aujourd’hui Cinque Terra. Finalement, nous avons abouti à Saintes-Maries-de-la-Mer, cheminé vers le nord de la France en passant par Rennes-le-Château, puis traversé la Manche pour se rendre en Angleterre comme on l’appelle aujourd’hui. Pour finir, nous nous sommes installés à Glastonbury pendant plusieurs années, jusqu’à ce que Sar’h ait douze ans.

Lorsqu’elle a eu douze ans, nous sommes retournées parmi les roseaux du bord de la Méditerranée, là où nous avions accosté en provenance d’Egypte. C’était le point le plus proche de l’Egypte qui soit aussi sans danger pour nous. Là, j’ai initié ma fille au culte d’Isis, et l’ai fait prendre un bain dans les eaux de la Méditerranée, comme l’indiquent les enseignements que j’avais reçus. Nous sommes ensuite retournées à Glastonbury, jusqu’à ce que ma fille – et fille de Yeshua – ait l’âge de se marier, à 16 ans. Elle a épousé le fils d’une famille bien connue, dont les descendants devaient donner naissance aux Templiers,  bien qu’à cette époque-là, les Chevaliers du Temple n’existaient pas. Le sang dont Sar’h est issue a donc couru dans les veines des Templiers eux-mêmes. Une fois Sar’h mariée et installée dans sa nouvelle vie, je suis partie vers le nord pour le Pays de Galles, où j’ai vécu le reste de mes jours dans une petite maison en pierre près de la mer.

Derrière ma maison coulait un ruisseau qui jaillissait du flanc de la colline. Bien souvent, je me suis assise auprès de ce ruisseau qui se divisait en deux. Sur une certaine distance, les deux bras affluaient parallèlement, puis l’un obliquait vers la gauche et l’autre vers la droite. Et je réfléchissais, assise entre les deux ruisseaux, au courant qui entraînait ma vie et à celui qui avait emporté la vie de Yeshua, et au fait que, pendant un moment, les deux courants avaient filé ensemble, puis s’étaient séparés.

flecheSIX 

Je me rappellerai toujours la première fois que Yeshua est venu à moi après sa résurrection. C’était un soir de nouvelle lune, le ciel était limpide. Une légère brume flottait sur les bruyères et tout était baigné de la lumière argentée de la lune et des étoiles. Je vis une forme s’approcher sur le chemin venteux qui menait à ma maison. Par une ironie du sort, je venais de sortie pour puiser de l’eau au puits, et c’est là qu’il se tenait. Il avait la même apparence, mais il rayonnait –impossible de ne pas le reconnaître. Mes yeux se sont remplis de larmes, mon cœur tremblait. Je courus vers lui, mais je m’arrêtai net, me souvenant de ses paroles, prononcées juste après la résurrection. « Ne me touche pas encore, avait-il dit alors, car je ne suis pas encore monté jusqu’au Père ». O Combien l’initiée d’Isis en moi, pendant toutes ces années, a désiré rétablir les faits ! Qu’a-t-il voulu dire par ces paroles ? car les chrétiens n’ont reçu en héritage qu’une partie de la vérité. La part la plus importante est demeurée cachée au milieu des mystères de la Grande Mère ; et comme l’Eglise a cherché à priver de ses droits tout ce qui est féminin, la vérité est restée scellée et inaccessible.

Et cette vérité concerne le corps ka même -  ce que les initiés nomment ; le double éthérique ou le jumeau spirituel, car chargé d’une quantité suffisante de vitalité et d’énergie, il ressemble au corps physique. Contrairement à celui-ci toutefois, le ka n’est pas constitué de matière, mais d’énergie – d’énergie et de lumière. Et lorsque Yeshua est venu à moi après sa résurrection, il est venu dans son ka. Cependant, son ka n’avait pas encore été stabilisé, car Yeshua ne s’était pas élevé jusqu’au Père – c’est-à-dire jusqu’à l’Esprit suprême de sa propre âme. Avant d’y parvenir, il devait passer par le portail de la mort et parcourir son chemin dans l’inframonde de son propre être. Il faisait cela pour deux raisons, d’après moi. Premièrement, en tant qu’âme maîtresse, c’était une façon d’apporter un important afflux de pouvoir à son ka. En second lieu, il lui fallait ouvrir le passage par la mort, afin que d’autres puissent le suivre et traverser les ténèbres plus facilement en suivant son sillage de lumière. Ainsi, cette première nuit de nos retrouvailles, mon cœur s’est rempli de la joie d’être de nouveau avec lui et je le ressens aujourd’hui aussi clairement et fortement qu’alors. Il est venu un peu avant minuit pour repartir au point du jour. Pendant ces heures où nous étions étendus tous les deux, nos corps ka s’entremêlèrent une fois de plus, nul besoin de parler. Nous communiquions par télépathie. Et sans l’acte sexuel physique, le pouvoir serpentin en lui s’unissait au pouvoir serpentin en moi, et ils montaient en suivant le trajet sacré le long de notre épine dorsale jusqu’au siège au sommet du crâne (le coronal) ; cela me plongeait dans une extase de béatitude pure. C’est ainsi que nous nous sommes rencontrés des années durant. Il venait me voir sous cette forme plusieurs fois par année. Parfois, nous bavardions. La plupart du temps nous étions tout simplement en union.

Je lui ai demandé où il allait quand il n’était pas avec moi. Il a répondu qu’il avait visité de nombreux lieux sacrés sur la terre, et qu’il avait rencontré bien des gens différents. A son dire, il traçait un chemin de lumière. Lors de l’un de ses visites, je lui ai demandé d’expliquer. Il traça un cercle sur la terre battue de ma maison, et je reconnus les deux triangles du sceau de Salomon, dont  l’intersection forme l’étoile de David. Il me dit que plusieurs régions du monde existaient dont nous nous n’avions pas connaissance dans notre région. Bon nombre présentaient des points qui correspondaient aux points du sceau de Salomon. En se rendant en ces lieux, il s’assurait que son œuvre s’enracinerait mieux dans le sol de ce monde.

flecheSEPT 

Parmi toutes les fois où Yeshua m’a rendu visite, celle dont le souvenir est le plus vif est la fois où il est venu alors que Sar’h était chez moi. Elle venait de tomber enceinte de voulait recevoir ma bénédiction. J’étais toute à ma joie de la retrouver et de recevoir ses compagnons de voyage. Elle m’avait fait prévenir par les druides, mais la nouvelle de sa visite ne m’était parvenue que la veille de son arrivée. Elle demeura avec moi trois jours, et Yeshua apparut le second jour.

Pouvez-vous vous rendre compte à quel point la situation était particulière ? Sar’h n’avait jamais rencontré son père, et Yeshua n’avait jamais connu sa fille. Et voilà qu’ils étaient l’un face à l’autre. Le corps de son père était retourné à l’état d’éléments en un éclair de lumière au moment de la résurrection. Donc, maintenant il avait la forme de son ka, qui émettait une lumière unique. Tous deux étaient très émus. Sar’h jusqu’aux larmes, Yeshua jusqu’au pathos. Ils ont passé une heure à marcher ensemble dehors. J’ignore de quoi ils ont discuté, mais du début à la fin de leur conversation, le ciel était zébré d’étoiles filantes. Avant de partir ce matin-là, juste avant l’aurore, Yeshua mit ses mains sur l’estomac de Sar’h et bénit l’enfant. Sar’h repartit le lendemain, rayonnant d’une paix incomparable. Tout est maintenant dit sur ce que je voulais établir à propos de ma vie de mère. Subséquemment, je vais parler en tant qu’initiée aux secrets d’Isis, dans les alchimies d’Horus.

flecheHUIT 

Je me tourne maintenant vers ma chère sœur, ma sœur en esprit, la mère de Yeshua, connue aussi sous le nom de Marie. Marie était une initiée de haut rang dans le culte d’Isis. Elle avait reçu sa formation en Egypte. C’est pourquoi Joseph et elle, fuyant la colère du roi en Israël, prirent la fuite vers l’Egypte. Marie était en sûreté parmi les prêtresses et les prêtres d’Isis. Sa formation avait été différente de la mienne, mais nous servions la même cause. Pour préciser comment je comprends Marie, je dois révéler l’un des secrets les mieux dissimulés du culte d’Isis. Selon notre croyance, et la mienne, dans certaines conditions, la déesse elle-même s’incarne, soit en naissant, soit par initiation spirituelle. Marie, la mère de Yeshua fut reconnue très jeune pour sa pureté d’esprit par les prêtresses des temples d’Isis. Elle reçut la formation, devint une initiée et atteint les niveaux les plus élevés. Mais plutôt que de devenir une prêtresse, elle suivit l’entraînement pour devenir ce qu’on appelle une incarnation.

Pour devenir une incarnation, il faut être une âme très avancée, il faut un entraînement spirituel et une discipline considérables. A l’initiation finale, Marie dépositaire d’un courant énergétique provenant d’Isis elle-même. De ce point de vue, elle était donc une incarnation de la Mère cosmique. Tout se passe comme s’il y avait deux Marie : Marie l’humaine, pure d’esprit et de cœur, cachant par-devers elle un portail direct menant à la Mère Suprême, créatrice de toute matière, du temps et de l’espace.

Les conditions étaient réunies pour la conception d’un être aux qualités remarquables, qui allait devenir son fils Yeshua. Lors de ce que l’Eglise appelle l’Immaculée Conception, Marie fut le témoin et le siège d’un processus d’insémination céleste et galactique, grâce auquel le principe du Père, ou Esprit, tel que nous le concevons dans le culte d’Isis, transféra son essence en Isis, la Mère recevant l’essence du Père, la matière recevant l’impulsion de l’Esprit. Et c’est cette énergie spirituelle raffinée et puissante qui prit racine dans la matrice de Marie et donna naissance à Yeshua.

flecheNEUF 

Marie parmi les disciples lorsqu’ils vinrent vers moi auprès du puits. Elle me reconnut aussitôt comme initiée, du fait que je portais à mon bras le bracelet d’or en forme de serpent et aussi en raison du sceau d’Isis qui étincelait dans mon corps ka, car Marie était tout à fait clairvoyante et télépathe.

La personne dont j’ai d’abord croisé le regard fut Yeshua et comme je l’ai rapporté, sa présence immense me transporta dans d’autres mondes. Par la suite, mon regard a rencontré celui de Marie, sa mère. Dans ses yeux, j’au lu qu’elle reconnaissait mon statut de consoeur initiée dans le culte d’Isis, et bien que sa formation n’ait pas été dans le domaine de la magie sexuelle comme moi, elle comprit que j’avais été préparée pour Yeshua. Entre eux deux, je me sentis soulevée sur les ailes transcendantes de l’amour. Mon esprit a pris son envol. Il est ironique que j’aie ensuite rencontré les yeux de ceux qui furent ceux des disciples, et qui me jugèrent et décidèrent que j’étais une prostituée ; cette opinion est perpétuée au fil de générations de croyants.

Mais je déclare, aux yeux de Yeshua et de sa mère, je n’étais pas une prostituée, mais le vase apportant les pouvoirs curatifs et nourrissants d’Isis elle-même. Dans la vie d’un homme, qui’l soit humain ou divin, vient un temps où sa mère ne peut plus lui donner l’essentiel. Son amour pour lui est toujours là, mais ce qu’il lui faut, c’est une nourriture d’une autre nature, soit celle d’une autre femme. J’ai été cette femme. Marie m’a reconnue et a admis mon statut, et m’a confié son fils en cet instant auprès du puits. Marie et moi avons passé beaucoup de temps ensemble, à discuter des besoins de Yeshua et de sa place dans ma vie. Il était entendu que j’étais la servante d’un pouvoir qui me dépassait. J’avais été formée pour ce rôle, mais je dois vous avouer que cette reconnaissance m’émeut encore aujourd’hui. Lorsque je pense au fait qu’il m’a reconnue, je frémis. Au fil de ces journées et ces nuits passées ensemble, Marie et moi nous sommes consacrées à la tâche de subvenir aux besoins de Yeshua et de ses disciples. A cette période, Marie et moi sommes devenues très proches car je l’aimais, et je l’aime toujours pour sa grande beauté, pour sa pureté de cœur et d’esprit et pour la douceur avec laquelle elle s’est occupée du monde.

Je puis affirmer, car c’est limpide dans mon esprit, que Marie, après avoir servi comme initiée d’Isis incarnée, était un maître accompli. Son service, sa maîtrise et sa perfection – sa perfection spirituelle – sont stupéfiants.

flecheDIX 

Marie habite dans les royaumes célestes. Sa compassion et son amour se répandent sur l’ensemble de l’humanité. Chacun peut s’adresser à elle, quelles que soient ses croyances. Si quelqu’un l’invoque, qu’il sache qu’il est entendu. Il faut maintenant que je clarifie ma compréhension des choses. Je veux parler de la magie sexuelle du culte d’Isis et des alchimies d’Horus. J’ai l’intention de révéler des secrets qu’un initié n’aurait jamais dévoilés, même sous menace de mort. Mais les temps ont changé. Il ne reste plus beaucoup de temps, comme vous le savez et j’ai reçu la permission de la déesse – en fait c’est la déesse elle-même qui m’a demandé de vous révéler certains des secrets les mieux gardés de tous les temps. Ils vous sont divulgués dans l’espoir de vous voir vous élever.

flecheONZE 

Les alchimies d’Horus sont un corps de connaissance et de méthodes visant à modifier le ka. Selon ces enseignements, si notre ka incorpore ou acquiert plus d’énergie ou de lumière, il se produit une intensification de notre champ magnétique, qui permet au désir de l’initié de se manifester plus rapidement. Toutefois, lorsque nous nous abandonnons à notre âme céleste, ou , la poursuite de désirs personnels, sans être abandonnée, n’est plus le centre de notre existence entière. Notre regard se tourne vers les hauteurs, pour ainsi dire, vers les capacités supérieures de notre être, telles qu’elles sont justement perçues par le Bâ, ou âme céleste.

Cette âme céleste, ou bâ, existe à un niveau vibratoire beaucoup plus élevé que le corps physique (le khat) ou le ka (le jumeau spirituel ou éthérique du corps physique). Au sien du ka, il existe des conduits que l’on peut stimuler et ouvrir. L’activation de ces passages secrets du ka lui confère un pouvoir très accru. Les alchimies d’Horus ont pour objet de les consolider, et d’activer les pouvoirs latents et les talents de l’initié par ce qui est désigné par le nom de Djed, les sept sceaux ascendants que les yogis et les yoginïs de l’Inde appellent les chakras.

flecheDOUZE 

Dans l’école où j’ai reçu ma formation, nous avons appris à activer le pouvoir serpentin, la kundalini, en faisant se mouvoir certains canaux de l’épine dorsale et en ouvrant certains circuits dans le cerveau. Ce procédé engendre ce qu’on l’appelle l’uroeus.

L’uroeus est généralement un feu de couleur bleue qui se diffuse dans l’épine dorsale horizontalement et verticalement ; il ondule suivant les altérations énergétiques dans ces conduits. L’activation de l’uroeus accroît l’intelligence potentielle du cerveau, la créativité et surtout la réceptivité, car la tâche de l’initié est de changer la qualité de son être même, de façon à ce que l’entrée en résonance avec le ka, l’âme céleste, soit libre et non obstruée.

flecheTREIZE 

Lorsque j’ai rencontré Yeshua pour la première fois, au puits, sa simple présence a activé mes alchimies internes. La kundalini est montée le long de l’épine dorsale, comme si je m’étais livrée aux disciplines apprises.

La première nuit où nous nous sommes retrouvés seuls, dans les bras l’un de l’autre, étendus côte à côte, nous avons pratiqué la magie sexuelle d’Isis. Cette forme spécifique de magie charge le corps ka d’une extraordinaire force magnétique en utilisant le pouvoir de l’orgasme physique, car lors d’un orgasme, il se produit une décharge considérable d’énergie magnétique dans les cellules. Au moment où cette énergie se diffuse, elle dégage un potentiel magnétique que l’on peut mettre à profit. Je désire exposer ce processus spécifique en détail, mais pour ce faire, il faut d’abord expliquer un peu davantage certaines notions de base ayant trait à la sexualité et la réalisation spirituelle, car ce secret a été dérobé par l’Eglise.

flecheQUATORZE 

Lorsque je me suis unie à Yeshua en tant qu’initiée d’Isis, il y avait des canaux particuliers que je devais ouvrir en moi. Je fus pourtant stupéfaite de découvrir que ces conduits s’ouvraient spontanément en sa présence. Au début de mon récit, j’ai mentionné combien la femme en moi tressaillait et devait lutter contre ses passions et ses désirs, car le sentier de l’initié consiste à utiliser l’énergie de la passion d’une manière très précise et non pas de se laisser simplement emporter par elle. L’alchimie exige que l’énergie, en vue d’être transformée, soit d’abord maîtrisée.

(suite…)

L’ADN est conçu pour fonctionner dans de nombreuses dimensions

Gif artificePermettez-moi de vous parler un peu de la neuvième couche et du scénario en deux parties concernant le mécanisme de guérison à l’intérieur du corps humain, ainsi que de l’incroyable système d’autodiagnostic qui est disponible dans l’ADN.

Tout d’abord, regardons ensemble le côté linéaire, puisque vous êtes un Être qui habitez actuellement une biologie humaine. Que feriez-vous si je vous disais qu’il y a présentement un virus dans votre corps biologique ? Que feriez-vous si je vous disais qu’il y a présentement une menace cancéreuse qui est en train de s’attacher à l’un de vos organes ? Est-ce que votre corps physique vous le dirait ? Non ! Ne trouvez-vous pas que cela est dérangeant, déstabilisant ? N’est-il pas étrange que vous deviez aller voir un médecin pour trouver ces choses, grâce à des tests ? Cette bizarrerie ne crie-t-elle pas à votre structure cellulaire qu’il y a quelque chose qui manque, quelque chose qui ne va pas ? En effet, il y a un manque magistral. Ce manque flagrant est le 90 % d’information quantique de votre ADN. Il n’a pas été planifié et mis en place pour servir uniquement d’agent informateur. Il est là pour prendre soin, pour « veiller au grain ». En ce moment, hélas, il n’accomplit pas sa fonction initiale et primordiale.

L’ADN peut fonctionner sur les « deux tableaux », pour ainsi dire. Il peut fonctionner avec la chimie, le génome humain (moins de 5 %), et il peut aussi fonctionner avec son attribut multidimensionnel, quantique, ésotérique ou spirituel (95 %), peu importe les noms que vous lui attribuez. Puis-je vous dire que ce 95 % attend d’être pleinement activé ? La première partie du système immunitaire est linéaire. C’est la partie que vous connaissez. C’est la partie que votre médecine d’aujourd’hui reconnaît comme étant réelle. L’autre partie, le 90 % et plus, ne peut être activée qu’avec les énergies multidimensionnelles. Veuillez noter que ce sont des énergies que vous avez connues par le passé, mais vous les avez perdues, au « fil du temps ».

Oui, je sais, ce sont des informations qui ne sont pas nouvelles. Les « matriarches » et patriarches n’avaient pas nécessairement une connaissance intellectuelle et technique de ces attributs de l’ADN, mais ces Êtres Humains accomplissaient des guérisons dites « miraculeuses ». Que dites-vous des méridiens ou canaux énergétiques, situés dans vos corps physiques ? Combien est-ce qu’il y en a ? Est-ce que vos rayons X les voient ? Non. Sont-ils réels ? Oui. Il y en a 12. Chacun représente une sorte de portail multidimensionnel, afin que votre corps physique puisse avoir accès à l’Intelligence de votre ADN. Ces choses sont connues par une partie de l’humanité depuis des milliers d’années. Est-ce que votre médecine moderne d’aujourd’hui utilise cette connaissance ? Si oui, de quelle manière ? La réalité est que votre médecine ne l’utilise pas, car elle considère que c’est une ancienne tradition ignorante.

Que dire de l’acupuncture et des autres systèmes similaires qui travaillent avec les méridiens ? Pourtant, ces 12 méridiens créent de l’énergie qui transfère de l’information aux parties intelligentes de l’ADN. Ils aident le corps à se guérir par lui-même, car il reçoit une série d’instructions qui se rapportent directement à sa propre chimie. Il n’est plus nécessaire de « dynamiter » le corps physique avec une chimie extérieure, en le traitant comme s’il était ignorant et qu’il avait besoin d’aide.

Permettez-moi de vous parler d’une autre méthode thérapeutique à laquelle vous n’avez peut-être pas pensé ; l’homéopathie. Vous pourriez dire : « Eh bien, cette méthode utilise la chimie ! » Vraiment ? Pensez-vous qu’une dose infinitésimale de produits chimiques introduite dans le système du corps humain est un traitement réactionnaire ? La recherche médicale dit que l’homéopathie est un système où la réaction est impossible, car une substance qui représente seulement quelques parties par million ne peut pas avoir une influence réelle sur le métabolisme du corps humain. En effet, car il s’agit simplement d’envoyer un signal d’information à l’ADN multidimensionnel, afin que le corps sache comment procéder pour guérir. C’est un signal qui est intentionnellement envoyé à l’intelligence innée de l’ADN, dans le but de recevoir l’information nécessaire à la guérison. Le corps n’a pas besoin d’un « dynamitage de produits chimiques » pour se guérir.

Il y a une formidable énergie de guérison au sein de la neuvième couche de votre ADN. Cette énergie attend d’avoir les instructions quantiques, afin de changer systématiquement sa propre conception. Étant donné que l’ADN fonctionne dans un monde multidimensionnel, il n’est pas toujours et facilement compréhensible à votre « logiciel humain » [NDT - Peu importe que ce logiciel provienne de Windows, Linux, Mac et autres, hihihi.] Voyez plutôt ce système comme étant un effet quantique et actuel qui se réalise dans le corps physique. Les particules infimes se conduisent très bizarrement, selon la notion 3-D. De simples expériences avec la lumière, le montrent (l’expérience du « double slit » ou Fentes de Young).

Kryeon, canalisé par Lee Carroll -les 12 couches de l’ADN

La cinquième maison

gifs papillonsIl ne fallut pas longtemps avant que Mike s’aperçoive que le trajet hors du sentier battu comportait certains défis. Il devait constamment vérifier la positon du soleil pour s’assurer de marcher dans la bonne direction. De plus, il consultait régulièrement sa carte pour ne pas rater la maison. Il progressait donc beaucoup plus lentement. 

Malgré ces quelques difficultés, il trouvait l’étape plus agréable que les autres. Il réalisait un désir de rendre Violette fière de lui. Il le faisait aussi pour lui, pour se prouver qu’il pouvait s’opposer à tout ce qui était établi, même en terre spirituelle. Il songeait aussi qu’une fois suffirait et que lorsqu’il aurait atteint la prochaine maison, il reprendrait probablement le sentier tout racé pour se rendre aux autres demeures. C’était plus facile, sans faire obstacle à ses choix. En fait; il sentait plus que jamais que sa décision de rester sur le sentier s’affermirait parce qu’il aurait connu l’opposé. Il pouvait faire un choix éclairé depuis qu’il avait expérimenté les deux façons de voyager et ne se sentait pas tenu de suivre la voie tracée. 

Mike constata aussi que l’impression d’être surveillé avait disparu. Avait-il conjuré le sort de son poursuivant ? L’entité sombre et sinistre qui le poursuivait avait-elle tout simplement disparu ? Non, dans sa sagesse, Mike comprit que le fait d’avoir modifié sa façon de se déplacer avait confondu la vilaine créature qui s’était acharnée sur lui depuis le début. Elle réaliserait sans doute rapidement ce qui s’était passé et se mettrait à sa recherche. Dans ces conditions, Mike devait faire preuve de prudence, assurer ses arrières et surveiller la voie qui s’étendait devant lui. 

Au bout de quatre heures environ, le ciel se couvrit. Michael ne se faisait pas d’illusions. Une autre de ces tempêtes bizarres, effrayantes et violentes se préparait ; mieux valait songer à se trouver rapidement un abri. Il se rappelait que la dernière fois il s’était retrouvé écrasé au sol, priant qu’on lui conserve la vie. 

Mike sortit sa carte pour voir ce qui l’entourait. Encore une fois, elle lui indiquait son entourage immédiat. Il constatait qu’il venait de passer un abri ressemblant à une grotte. Mike se rappelait l’avoir contournée, mais du côté opposé à son ouverture. Il remit la carte dans es bagages et rebroussa chemin jusqu’à ce qu’il retrouve l’entrée de la grotte. 

Pendant le peu de temps qu’il avait mis à revenir sur ces pas vers l’abri qu’il croyait trouver, la tempête avait pris une ampleur étonnante. Le ciel était devenu noir et le vent s’élevait. La pluie commençait à se joindre aux vents lorsque Mike entrevit l’ouverture de la grotte et décida de presser le pas. Au moment même où il franchissait l’entrée, la nature se déchaina. Mike dut se placer tout au fond de la grotte pour éviter de se faire mouiller ou d’être attiré par la force colérique des éléments. Il ne pouvait s’empêcher d’être émerveillé par la vigueur de l’intempérie et remercia Bleu de lui avoir remis cette carte lui ayant permis de se mettre à l’abri du danger au tout dernier moment. Encore une fois, la carte, toujours à jour, lui avait rendu un fier service. 

Il regarda le spectacle, bien au chaud, à l’intérieur. Il ne pouvait quitter des yeux l’action terrible qui se déroulait dehors. Quelle chance d’être en sécurité ! 

Alors qu’il se demandait pourquoi il y avait de telles tempêtes sur cette terre sacrée, il lui sembla entendre la voix de Bleu. -       Michael Thomas, il n’y a jamais de tempête sur cette terre, sauf lorsqu’un humain est sur la voie de l’apprentissage. 

-       Tu veux dire que si je n’était pas ici, il n’ y aurait pas de tempête ? -       Oui, lui répondit la voix de Bleu. 

-       Mais, je n’en fais pas partie. La tempête ne m’atteint pas. -       Voilà ! dit Bleu en riant. Tu as appris à te service de la carte. Crois-le ou non, des humains ont écarté la carte dès le début de leur voyage, pensant que c’était une blague. Tu as compris son rôle et son caractère « actuel » est devenu ton mode de vie. Tu as un pied dans le temps spirituel présent, mais tu apprends aussi à mesurer le temps linéaire au fur et à mesure que tu progresses sur la route. Voilà pourquoi, lorsque la leçon de la tempête se présente, tu peux y échapper et te mettre à l’abri. Michael, nous t’aimons tendrement ! 

Cette idée fit sourire Mike. Tout ça pour lui ! Une telle énergie ! Et toute cette planification ! Il regarda dehors et hurla au vent : -       Tu peux te calmer maintenant. Je suis en sécurité. Il ne parvenait pas à arrêter de rire. 

La tempête dura environ deux heures. Le temps s’éclaircit au crépuscule. Mike se demandait s’il avait le temps d’atteindre la prochaine maison et s’il parviendrait à la trouver sans la présence du soleil. Cependant, il se sentait bien et apte à se défendre. Il examina la grotte, observa l’angle du soleil et se dirigea vers le nord, où il savait trouver la maison. 

Il n’avançait pas très vitre dans cette obscurité. C’était la première fois qu’il était dehors en pleine nuit sur cette terre. Y aurait-il des étoiles, une lune ? Il le sut rapidement. Il ne vit rien de tout cela. Lorsque la dernière lueur du crépuscule eut disparu, il se retrouva dans la noirceur totale. Et quelle noirceur ! Impossible de voir la carte. Il comprit qu’il aurait dû rester dans la grotte. Il n’était pas prêt à affronter ce type de situation. Il s’assit, ne voulant pas trébucher sur un objet qu’il n’aurait pas vu en travers du chemin. 

Au bout d’une heure dans cette obscurité totale, Mike remarqua que ses yeux fonctionnaient d’une étrange façon. Peut-être se passait-il quelque chose de bizarre ? Plus tôt, le soleil s’était éteint à l’ouest comme il se devait. Mike en avait déduit que le nord se trouvait du côté de cette montagne qu’il avait décidé d’utiliser comme point de repère. Or, comme il n’y avait ni lune ni étoiles, il ne parvenait plus à voir la montage, du moins au début. Faiblement, au nord, le sommet de la montage commençait à se poindre. La même lueur rouge qui avait accompagné le coucher de soleil était tout à coup visible, faisant ressortir le point de repère que Mike s’était fixé. Et un éclairage quelconque provenait de cette direction. 

Mike se leva, alerte mais prudent. Cette faible lueur rouge émanant du nord lui permettait graduellement de voir la terre qui l’entourait. Il se dirigeant lentement et silencieusement, vers la lueur rouge. Il glissait ses pieds sur le sol, pour éviter d’être surpris par une dénivellation trop abrupte. Penché vers l’avant et scrutant le sol du regard, il avançait à pas de tortue. 

Dans on cheminement laborieux, Mike trébucha et tomba sur une surface plutôt douce. Le sentier ! Il avait décidé de l’abandonner, et c’est lui qui le retrouvait au moment opportun. Quel endroit étrange ! 

Mike vit que le sentier formait un angle oblique par rapport à la montagne qu’il avait choisie pour lui indiquer le nord. Il était par contre convaincu que le chemin le mènerait vers la prochaine maison qu’il n’avait pas encore dépassée, il en était certain. De plus, il constata que la lueur provenait d’un point vers lequel le sentier se dirigeait. Il se plaça vers ce qu’il estimait être le centre du sentier et continua d’avancer toujours très lentement.  Il essayait de se tenir au milieu du sentier, mais de temps en temps, il en frôlait ses extrémités. Il riait. 

C’est encore pire que le brouillard sur la côte de Santa Monica, en juin ! Il se rappelait avoir circulé à bicyclette le soir dans un brouillard si épais qu’il parvenait à peine à discerner la ligne blanche au centre de la route. Comme il aurait voulu que le sentier ait une ligne blanche ! 

Mike remarqua qu’à l’approche de la lueur, il pouvait voir plus clairement. Peu à peu, le sentier devint presque complètement éclairé, ou du moins, suffisamment pour que Michael puisse se redresser et marcher normalement. Il devait tout de même être prudent. Il ne connaissait pas l’origine de la lumière et devait être prêt à toute éventualité. 

Au détour du chemin, Mike comprit l’origine de la lueur. Il n’en croyait pas ses yeux ! C’était la prochaine demeure. Elle était d’un rouge vif. Mike constata qu’à encontre des autres maisons, celle-ci brillait vraiment de l’intérieur. 

Il se permit de ralentir son rythme à l’approche de la maison rouge. La lumière de la maison se rendait jusqu’à lui et, en s’approchant, Mike vit la pancarte indiquant MAISON DES RELATIONS. Il s’arrêta. 

-       Oh là là ! dit-il en soupirant. Voilà une matière que j’ai déjà ratée ! J’espère qu’il n’y a pas d’autres films ! -       Eh oui, il y en a ! Le jeune ange rouge était apparu soudainement sur le palier. « Salut à toi Michael Thomas de l’Intention pure. Nous croyions t’avoir perdu ! 

-       Pas de chance, mon ami rouge, dit Mike, j’ai tout simplement décidé de prendre mon temps. Je suppose que je n’avais pas particulièrement envie de voir tes films. Ressemblent-ils à ceux de Violette ? -       Absolument pas ! 

L’ange rouge était magnifique. Une véritable vedette de cinéma, un personnage d’action au corps taillé au couteau. Il était immense. Il avait une personnalité décontractée et agréable, de sorte que sa haute stature n’effrayait pas, comme dans le cas des autres anges d’ailleurs. Ses vêtements rouges lui donnaient un air sacré. Mike se rappelait avoir vu cette couleur chez les hauts prélats de l’église. 

-       As-tu faim, Mike ? -       Terriblement. 

Rouge guida Mike dans la maison, après lui avoir fait signe d’enlever ses chaussures ! Il fit un clin d’œil à Mike, comme pour lui rappeler pourquoi le sol était sacré. Michael était intimidé d’attirer encore une fois tant de respect et ne dit rien. Il retira ses chaussures et les déposa devant la porte. 

Comme auparavant, l’extérieur de la maison ne laissait rien prévoir de son intérieur. La maison était immense. Elle comportait des escaliers, des arches, et les fenêtres laissaient voir des paysages qu’on ne devinait pas de l’extérieur. Décidément, Mike ne s’habituerait jamais à l’inconsistance entre la physique et la réalité. Tout ça n’était pas sans lui rappeler Alice au pays des merveilles, et il se demanda si l’auteur avait déjà visité cette terre dans ses rêves. 

Quelle pensée étrange ! Devait-il chercher un lapin blanc ? -       Blanc, c’est la suivante, Michael ; pas de lapin hélas ! 

Mike rit. Donc, la prochaine maison était blanche ! La Maison blanche ! Il trouvait l’idée amusante et Rouge aussi. Mike avait le sentiment que ce qu’il allait apprendre ici serait intéressant. Il percevait Rouge comme un membre de sa famille. Tout comme Vert, Rouge aurait pu être son frère, peut-être même un frère célèbre. Bleu et Orange étaient comme des oncles et, bien sûr, Violette était la mère. Il avait hâte de rencontrer le père ! -       Tu as l’impression de faire partie de la famille ? Rouge s’était arrêté devant les appartements de Mike. Et, bien sûr, l’odeur de nourriture se percevait aisément. 

-       Oui ! -       Tu ne pouvais mieux tomber. Tu es dans la bonne maison. Rouge avait guidé Mike jusqu’à la salle à manger et, comme toujours, un merveilleux repas l’y attendait. 

-       A demain matin, Michael Thomas. Dors bien et que tes leçons t’apportent la paix. Avant de retirer et de refermer la porte, Rouge lui souhaita un dernier bonsoir. 

Mike riait sous cape en constatant la politesse dont les anges faisaient preuve au fur et à mesure qu’il avançait sur son chemin. Il se sentait très en paix. Il savait que Rouge était au courant de ses expériences dan la maison violette ainsi que des sentiments et des émotions puissants qui en avaient surgi dans l’âme de Mike. Il appréciait qu’on lui fasse savoir que les prochaines leçons seraient différentes. 

Mike mangea d’un bon appétit. Il n’avait pas pris de repas durant la journée et son parcours dans la noirceur avait exigé beaucoup d’énergie, plus qu’il ne l’avait d’abord cru. Fatigué, il s’endormit aussitôt après le repas. Il était calme et ressentit la paix et le confort que lui offrait la maison rouge. Il dormit paisiblement et profondément, tout comme s’il avait déjà atteint son but. 

Plus tard, alors que Michael Thomas dormais profondément, une créature verte, sale, repoussante et en colère boudait sur le sentier, devant la maison rouge. La forme sombre et répugnante savait que Mike était à l’intérieur. Elle avait attendu encore et encore sa venue au détour de la route, mais rien ne s’était produit. La silhouette difforme écumait de colère et de rage bouillante et n’y comprenait rien. Comment Mike avait-il su qu’elle l’attendait ? Il devait avoir quitté le chemin. Michael avait effectivement atteint la maison sans suivre le même parcours. Mais comment ? L’entité malveillante savait que les anges ne pouvaient intervenir. Ils n’avaient donc pu lui dire qu’elle était là. Il faudrait revoir le plan d’attaque. En devançant Michael, elle l’avait perdu. Fallait-il retourner à la tactique de la poursuite ? C’était en tout cas, la façon de savoir où Mike se trouvait. Que faire ? 

Comme d’habitude, l’horrible créature trouva une place pour faire le guet en attendant que Mike reparte de la maison rouge. Tant et aussi longtemps qu’elle savait où Mike se trouvait, elle était contente. L’entité négative s’occupa à penser à sa confrontation avec Mike. Elle refit sans cesse des plans, révisant les stratégies et en construisant de nouvelles. Il faudrait beaucoup d’énergie et un peu de tricherie, mais elle connaissait bien  Michael Thomas; l’entité connaissait ses pensées et ses réactions et réexamina les techniques à utiliser pour la réussite du plan. La confrontation aurait lieu sur le chemin menant à la dernière maison, là où Michael serait le plus vulnérable. Elle attendrait. Il fallait compter sur la ruse. Il faudrait faire semblant emprunter une autre forme, quelque choses que la masse verte ne parviendrait à maintenir qu’un court instant, mais c’est tout ce qu’il fallait. 

gifs papillonsComme dans les maisons précédentes, Mike se leva et enfila les vêtements prévus à son intention. Propres et frais, ils étaient rouges. Michael se rappela encore une fois les paroles d’Orange qui lui avait dit qu’il n’y aurait pas de déchets humains reliés à ses raps sur cette terre. Mike se rendit également compte que sa barbe n’avait pas poussé depuis le début de son voyage. C’était en quelque sorte comme si le temps était suspendu, prévenant le fonctionnement et le vieillissement de ses cellules. Quel endroit ! Il se régala du petit déjeuner préparé pour lui dans la pièce attenant et songeait à son périple lorsqu’on frappa à la porte. Rouge enta. -       Je vois que tu es frais et dispo, Michael Thomas. 

-       Tout à fait, Merci de cette charmante hospitalité. Mike se sentait bien. Il était encore ébahi de l’apparence éblouissante de Rouge. -       Tu mérites tout cela, Michael Thomas de l’Intention pure, dit Rouge en souriant. 

Puis il fit signe à Mike de se lever et de la suivre dans la salle de formation de la Maison des relations. Rouge guida Mike vers des pièces qu’il n’avait pas vues la veille. Cette maison était très différente des autres. Tout ce rouge rendait Mike vivant et énergique c’était une sensation extraordinaire. Puis, ils arrivèrent dans une grande salle de spectacle dont la disposition ressemblait étrangement à celle de la maison violette, sans oublier le fauteuil moelleux, encore une fois trop près de l’écran. Rouge savait que, de cette place la projection risquait d’indisposer Michael à la suite de son expérience dans la maison précédente. 

-       N’est pas ce que tu crois, Michael, dit Rouge d’un ton rassurant. -       Merci, mon ami, dit Mike avec reconnaissance. Dois-je m’asseoir ? 

-       Oui. Rouge se dirigea vers l’arrière de la salle comme l’avait fait Volette avant li et entreprit de faire fonctionner l’équipement. Confortablement installé dans son fauteuil, Mike était prêt, et la projection commença. 

Cette fois, il n’y avait pas de son. Rouge expliquait ce qui se déroulait sur l’écran. Il avait eu raison. Les images étaient régénératrices formatrices, inspirantes et extraordinaires ! Il n’y avait ni tristesse ni repli sur soi, et les émotions de Mike n’étaient pas sollicitées. On avait plutôt l’impression d’assister une représentation de diapositives et non à des images animées. 

-       Tu vois, Mike tout ceci traite de la famille. Tu as déjà appris dans la maison précédente que tu joues plusieurs rôles sur la planète et il en va de même pour ceux qui sont autour de toi. Tu as aussi appris que tous les humains acceptent et planifient la direction de leur vie avant même de la commencer. Maintenant, le temps est venu pour toi de comprendre la relation entres acteurs. Nous allons bien définir la famille. 

Incrédule, Mike vit apparaître devant lui, vingt-sept beaux visages. Rouge leur attribua des noms très longs que Mike n’avait jamais entendus. Ils avaient tous une résonnance  angélique et Mike pensa qu’il devait être difficile de les écrie. Il entendit des noms comme Angenon, Aleeilou, Beaurifee, Vereeifon, Kooigre, et encre bien d’autres. Ensuite, Rouge lui présenta ce qui ressemblait à l’arbre généalogique de chacun. En tête du tableau, Mike vit des noms terrestres et des visages qu’il reconnaissait, mais aussi des noms et des visages inconnus. Michael reconnut d’abord ses parents, des amis de l’école ou de l’église, des confrères de travail et plusieurs personnes qu’il avait à peine connues. Il y avait même des étrangers. Mike prit le temps d’identifier chacun d’eux. Il revit des enseignants qui l’avaient influencé ; il revit Henry le Tyran et son premier amour, Carole ! Il vit son ami John, puis le voleur qui l’avait presque assassiné dans son appartement. Et, il revit Shirley, la femme qu’il avait aimée et perdue à Los Angeles. 

Il y avait d’autres images de gens qu’il ne connaissait absolument pas. Une femme attira particulièrement son attention. Elle arborait une magnifique chevelure rousse, des yeux verts et un sourire éclatant. Mike ressentait l’énergie de cette image, sans savoir pourquoi. L’image suivante lui fit dresser les cheveux sur la tête ! C’était la femme ivre dont la voiture avait percuté celle de ses parents et causé l’accident fatal. Elle avait été tuée sur le coup et Mike pensa qu’elle l’avait bien mérité. Mais qu’est-ce qu’elle faisait là ? Mais… sa propre image était là aussi. Sous la première rangée de photos reliées entre elles par des lignes, se trouvaient d’autres images de gens à leur tour reliées par des lignes horizontales. 

-       Tu vois, chaque ligne horizontale représente la durée d’une vie, Michael Thomas, dit Rouge pendant que Mike examinait l’ensemble. Ce sont toujours les mêmes acteurs. Les noms changent et les genres aussi, mais ce sont les mêmes entités et elles composent ta véritable famille. E groupe, vous voyagez à travers le temps ; certains s’ajoutent, d’autres se retirent mais vous formez tous une famille. Maintenant, tu vas entendre leur histoire. 

Ce qui se produisit ensuite fut l’un des phénomènes les plus extraordinaires et les plus révolutionnaires que Mike eut jamais expérimenté. Il fut totalement décontenancé par ce qu’il vécut dans la salle aux fauteuils rouges et en présence du magnifique ange de la même couleur. Il était immobile et bouche bée dans son fauteuil rouge, revêtu de ses vêtements rouges. 

La première image dans l’angle supérieur gauche du tableau se décupla soudain pour couvrir toutes les autres et s’anima. Puis, il y eut du son et Shirley, l’amour de Mike, apparut vivante sur l’écran, dont elle sortit pour se placer devant Mike. Elle était réelle et ne faisait plus partie d’un film ou d’une séance de diapositives. Elle s’adressa directement à Mike et se mit à lui raconter son histoire. 

-       Michael Thomas, je suis Reenuei de Quadril Cinq. Je fais partie de ta famille et je t’aime tendrement. Pour toi, dans cette vie, je Shirley. Au siècle dernier, j’étais Fred, ton frère. Puis avant, Cynthia, ton épouse. Michael Thomas de l’Intention pure, nous avons un contrat dont l’énergie s’appelle le karma. Nous avions prévu nous rencontrer encore dans cette vie, ce que nous avons fait. Nous avons conclu une relation entreprise il y a des siècles et nous l’avons bien fait. Nous avions convenu de générer en toi des sentiments qui te mèneraient à la croisée que tu franchis maintenant. C’est le présent que nous avons échangé. Nous avons accompli cette étape ensemble. 

Mike restait bouche bée. Elle n’était pas une image sur l’écran, mais bien réelle. Il écoutait une entité qu’il connaissait bien lui dire qu’elle était Shirley, qu’il l’avait connue avant , encore et encore. Quelle manifestation d’amour ! Chaque parole regorgeait de vérité et de signification. Chaque explication se révélait indéniablement complète. Quelle histoire ! Quel endroit ! Mike ne savait pas si Shirley pouvait l’entendre là où elle était, mais la silhouette incontestablement réelle qui se tenait devant lui méritait une réponse. -       Merci, chère Shirley ! Mike salua celle qu’il avait connue et aimée. Il avait capté la relation selon un angle tout nouveau. Elle était devenue une amie plus qu’une femme qui avait ruiné sa vie. Shirley disparut graduellement de l’espace occupé devant lui. 

L’image qui se présenta ensuite faisait référence à une relation d’amour complexe, à une intrigue. C’était le professeur de secondaire préféré de Mike, M.Bourroughs. il lui expliqua avoir fait partie de sa vie à plusieurs reprises, comme bien des gens d’ailleurs. Cette fois, ça avait été durant la formation scolaire de Mike. Le rôle le de celui-ci était évident. Ils s’étaient en fait aidés mutuellement de plusieurs façons, ce dont Mike n’était pas vraiment conscient. Ils avaient un contrat et l’énergie karmique de l’apprentissage, bien que très subtile. Mike le salua à haute vois, et l’image de son professeur s’évanouit également. 

Soudainement, grande comme la vie, apparut l’image de son père. Mike n’était pas triste : son père était vivant ! La forme de ce dernier se retira de l’écran pour prendre tout bonnement place devant Mike. Il commença à parler et Mike l’écouta avec grand plaisir. 

-       Michael Thomas, je ne suis pas qui tu crois, dit une entité source dont la voix résonnait différemment de ce que Mike avait connu. Je suis Anneehu de Quadril Cinq et je fais partie de ta véritable famille. Le visage que tu vois devant toi est celui de ton père et j’ai joué mon rôle dans la vie humaine exactement comme je l’avais planifié avec ta mère et toi avant même que nous n’arrivions sur terre. Tout ce qui s’est passé était pertinent et nous sommes partis rapidement pour accomplir encore plus dans d’autres domaines spirituels. En te quittant pour vaquer à d’autres occupations, nous t’avons laissé ton plus grand présent, Michael. Notre départ a servi de catalyseur à ton illumination. Nous étions nés à la vie et avions à enseigner la lourde leçon karmique de la mort et out s’est déroulé comme prévu. C’et la raison pour laquelle tu occupes ce fauteuil. Nous t’aimons tendrement pour le voyage que tu accomplis et pour le fait que tu reconnaisses maintenant le présent. 

Mike sentait la vie émanant de cette entité qui s’adressait à lui. Il mémorisa son nom Anneehu. Il voulait que sa reconnaissance soit désormais empreinte en lui. Comment la tristesse pouvait-elle entourer la mort de son père, maintenant qu’il savait la vérité à ce sujet ? La notion de présent prenait de plus en plus d’importance au fur et à mesure que l’entité qui avait été son père poursuivait son histoire. Elle l’entretenait des guerres qu’ils avaient faites ensembles, des frères et de soeurs qu’ils avaient été, il y avait bien longtemps, sur des continents qui n’existaient déjà plus sur la terre. 

Quand le père de Michal eut terminé, il sourit et s’évapora, comme les autres avant lui. Mike était ému, mais ni triste, ni replié sur lui-même. Tout était tellement énergisant ! Il parla à l’image de son père au moment où elle disparaissait. -       Je suis très reconnaissant de ce présent. Mike était convaincu de la véracité de ces faits et inclina la tête en signe de respect. 

Sa mère apparut ensuite et Mike écouta avidement, cloué sur sa chaise, son histoire sur la leçon karmique auprès de lui et des autres. 

-       Je suis Eleeuin, aussi de Quadril Cinq. Je t’aime tendrement et t’ai accompagné de nombreuses fois par le passé. Elle poursuivit son explication des rôles qu’elle avait joués dans ses vies. Elle l’avait même tué, alors qu’ils étaient deux sœurs. Elle parla de l’énergie créée par les actions d’une vie et qui se répercutait sur les suivantes et de la façon dont elle participait aux leçons d’interaction. Elle n’ébranla pas Mike sur le plan émotif e tne suscita pas en lui de mélancolie. Elle lui donna de l’information dans un style magnifique. Elle aussi était réelle, vivante. Lorsqu’elle commença à disparaître, il s’adressa aussi à elle. -       Merci du présent, Eleeuin. Mike tenait à se souvenir des véritables noms de ses parents. Se rappeler ceux de tous les autres était au-delà de ses compétences, mais il voulait conserver ces deux-là éternellement dans sa mémoire. 

Une à une, les images se manifestèrent devant Mike dans toute leur réalité. Elles se présentèrent et évoquèrent l’amour qu’elles avaient eu pour Michael Thomas. Elles parlaient souvent de la famille et toutes venaient de cette place au nom étrange de Quadril Cinq. 

Durant la journée, Mike ne rencontra que neuf des vingt-sept visages qui figuraient à l’écran, et les lumières furent rallumées. Silencieux, Mike constata encore une fois qu’il n’avait pas pris de repas du midi. Rouge quitta son poste de projectionniste et se planta devant lui. -       Fatigué ? 

-       Non, vivifié ! Faut-il arrêter ? Rouge rit de bon cœur et fit signe à Mike de la suivre vers la salle à manger. -       Nos avons des images pour deux autres journées encore. 

Presque toute la famille y passera ! Des millions de questions venaient à l’esprit de Mike se dirigent vers la salle à manger. -       Rouge, je t’invite à dîner. Je sais que vous ne mangez pas mais, j’ai tellement de questions à te poser. 

-       Oui, bien sûr. Rouge s’amusait. Mike pensa qu’il avait certainement autre chose à faire, oubliant qu’il était là pour lui et tous les autres qui empruntaient ce chemin. 

Ils pénétrèrent dans la salle à manger où deux places avaient été mises. Surpris, Mike regarda Rouge. 

-       Qui manque avec nous ? -       Je pensais que tu m’avais invité, dit Rouge d’un ton légèrement ironique. 

-       Mais tu ne t’alimentes pas ! -       Qui adit ça ? Rouge s’amusait vraiment et il s’installa à la table devant Mike avant de se verser un verre de jus de fruits. Mike était ébahi. 

-       Je n’ai jamais… enfin, les autres anges n’ont jamais mangé. J’ai conclu que… Rouge l’interrompit. -       Michael, les anges n’ont pas besoin de se nourrir, mais je vais me joindre à toi dans cette obligation humaine parce qu’il est agréable pour toi d’avoir de la compagnie pour dîner, n’est-ce pas ? 

-       Exact. Mike ne pouvait réfuter cet argument. Il  y avait des semaines qu’il ne s’était pas attablé en bonne compagnie. Il avait bien failli en avoir lorsqu’il était avec Vert. Au moins, il n’avait pas toujours été seul à l’heure des repas. Rouge était amusant. Il était peut-être le plus amusant d’eux tous. 

-       Je me sens honoré de cette pensée, lui dit Rouge en mangeant son pain, lisant dans ses pensées. Mike dînait en prenant de nombreuses poses pour faire place aux questions s’adressant à Rouge. -       Ce qui vient de se passer est-il réel ? quand ces gens me parlaient, le faisaient-ils par le biais d’un nouveau type de projection technique que je ne connais pas encore ? Rouge ne put s’empêcher de rire encore une fois, en s’essuyant le menton avec sa serviette. 

-       Pourquoi les humains veulent-ils absolument associer la réalité à l’illusion ? Même lorsque la vérité saute aux yeux, les humains la rejettent parce qu’elle leur semble irréelle. Décidément, je ne comprendrai jamais ! -       Et alors ? insista Mike. 

-       Absolument réel. Plus réel que la réalité sur terre, Michael. Ils sont ici, en personne, pour toi, dans cette maison. 

Sans véritablement comprendre, Mike continua quand même à interroger Rouge. -       Et tous ces noms aux consonances étranges ? J’ai remarqué que mon image n’en avait pas, seulement l’écriture bizarre que j’avais déjà vue. 

-       Tu en as un, Michael, mais il est dissimulé pour l’instant. T l’apprendras un jour, si nécessaire ; ou du moins la partie que tu parviendras à prononcer. Pour l’instant, c’est sans incidence sur ton illumination. Tu vois, tu ne sais pas mon nom et ça ne t’a pas empêché de profiter de ton temps ici. Rouge prit une autre bouchée. 

Michael ne s’était jamais arrêté au fait qu’il ne connaissait pas les noms des anges qu’il avait rencontrés dans les maisons. Il les nommait par leur couleur. Ça semblait plus facile ainsi, et tous l’y encourageaient. - rouge, quel est ton véritable nom ? Mike voulait vraiment le savoir. Il reprit encore un peu de salade en attenant la réponse de Rouge. 

Tu supposes qu’un nom est un son ? 

Mike remarqua que Rouge mangeait très maladroitement. C’était la première fois, de toute évidence ! La nourriture s’échappait de sa bouche et retombait dans son assiette. Il avait utilisé quatre serviettes jusqu’à maintenant et tentait de son mieux d’imiter les manières des humains en matière de consommation. C’était d’ailleurs très drôle mais Mike était trop préoccupé par ses questions pour s’arrêter à ce détail? Ce n’est que plus tard qu’il en rirait, mais pas aux dépens de Rouge bien sûr. Rouge poursuivit, après s’être encore une fois essuyé la bouche. 

-       Tous les noms des entités de l’univers constituent de l’énergie, y compris le tien et le mien. Ils ont des couleurs, des vibrations, des sons et même… une intention ! On ne peut les attribuer simplement comme un son résonnant dans l’air, comme un nom terrestre. Tous les noms que tu as entendus ou lus aujourd’hui ne représentant qu’une partie de l’énergie du nom entier de l’entité. Tu les as entendus ou lus du mieux que tu le pouvais, en fonction de tes capacités. Lorsque les entités spirituelles se rencontrent, elles peuvent « voie » les noms. Chaque entité porte avec elle sa lignée entière et ses réalisations dans les couleurs et les vibrations de son Mer-Ka-Ba, le nom du corps angélique. C’et beaucoup plus complexe que ce que tu peux saisir maintenant, Michael, parce que c’est interdimensionnel. -       Rouge, dit Mike, comptant en apprendre plus long, aujourd’hui, dans la salle de cinéma, pourquoi certaines images de la rangée du haut n’ont-elles pas présenté leur histoire alors que ç’aurait dû être leur tour ? 

Mike pensait surtout à la femme à la chevelure rousse dont l’énergie l’avait frappé. Elle était dans la première rangée, mais n’avait pas pris la parole. -       Ce sont des humains que tu n’as pas encore rencontrés, Michael. Rouge but une gorgée de jus et tenta sans succès d’éviter que le liquide ne coule de chaque côté de sa bouche. Il dut avoir recours à une autre serviette, la septième ! 

-       Alors, ceux que je n’ai pas connus, ils ne comptent pas ? -       Les contrats non remplis ne sont normalement pas montrés ici, Michael. Ça ne signifierait rien pour toi puisque tu n’as pas rencontré ces personnes. Ceux qui se présenteront à toi sont ceux que tu connais déjà. 

Mike s’appuya sur le dossier de sa chaise pour mieux réfléchir à une pensée qu’il n’avait pas eue depuis quelque temps. Il s’interrogea sur la pertinence de ce voyage au pas des sept maisons. S’il était resté à Los Angeles, il aurait pu connaître les personnes dont les plans spirituels correspondaient aux siens. Avait-il mis fin à quelque plan cosmique ? Quelles en seraient les conséquences ? Rouge « écoutait » et répondit à la question non formulée. 

-       Michael, écoute-moi bien. Certaines choses qui s’offrent à toi sont incompréhensibles sur le plan des trois dimensions. Ton esprit n’est pas celui de Dieu ici. Tu ne peux pas savoir ce que nous savons déjà. Tu es encore humain et nous t’aimons beaucoup pour ce que tu es. Il se passe plus de choses ici que tu ne le crois. Tu as choisi de quitter le chemin, et c’est un accomplissement. Il n’y arien d’inapproprié dans ce que tu as chois de faire. Nous ne t’apporterions pas toute notre aide s’il n’était pas sacré que tu sois ici au moment présent. Mike n’avait jamais perçu son choix de faire ce voyage comme une décision sacrée. Il continuait à le percevoir telle une fuite. Il apprenait à rentrer chez lui et, pour une raison quelconque, c’était un geste honoré et béni de ces êtres angéliques. Rouge avait raison. Mike ne voyait pas la situation dans son ensemble. 

-       Vais-je comprendre un jour ? -       Lorsque tu seras devant la porte du but et que tu l’ouvriras, tu comprendras. 

Rouge se leva et quitta gracieusement la pièce. Après son départ, Mike se leva et alla se placer près de la chaise qu’il avait occupée. On aurait cru qu’un enfant de trois ans avait mangé là. Les miettes de nourriture et le jus étaient répandus partout. Mike éclata de rire. 

-       Rouge, je t’aime, s’exclama-t-il. Mike réalisa la générosité de Rouge, qui avait accepté de partager son repas. Il avait essayé ! Même les anges ne sont pas doués dans certains domaines, je suppose. Puis, il se mit à réfléchir et se demanda s’il y avait des choses que Dieu ne pouvait pas faire ! Une voix se fit immédiatement entendre à son esprit… celle de Violette ! -       Oui, Dieu ne peut pas mentir. Dieu est incapable de détester. Dieu ne peut prendre de décision partiale dans on champ d’amour. C’est essentiellement la raison pour laquelle il y a toutes ces leçons sur la terre, pour que Dieu puisse subir un test d’impartialité. 

Oh là là ! Mike savait que quelque chose de profond venait d’être divulgué, mais il n’y comprenait rien. Sans doute qu’en temps et lieu, ces choses prendront leur véritable sens, pensa-t-il. Que c’était bon d’entendre la voix de Violette encore une fois. Quel endroit magnifique ! 

Durant son sommeil, Mike revit les deux entités angéliques Aneehu et Eleeuin entourées de couleurs vives et de motifs géométriques. Une vraie merveille ! En dépit du spectacle de lumières, il dormit très bien. 

gifs papillonsMichael était impatient de recommencer le lendemain. Il engouffra son petit déjeuner et suivit Rouge dans la salle de spectacle. Il se rua littéralement vers son fauteuil moelleux et attendit les exposés et les paroles éclairées de sa nouvelle famille. Tout était parfait. 

Henry le Tyran, se présenta à lui. Il parla du contrat qui les liait et de sa lourdeur. Mike et Henry avaient navigué ensemble autrefois et leurs vies d’alors avaient dicté les leçons à tirer dans celle qu’ils venaient de franchir. C’était fascinant et surtout plein de sens. Ils étaient associés dans une danse d’énergie éternelle. Il disparut, et Mike le remercia d’avoir si bien joué son rôle. 

Ensuite, la femme qui avait provoqué l’accident de ses parents s’adressa à lui. Elle prenait plaisir à s’exprimer. Elle se qualifiait de « catalyseur final » un autre langage spirituel que Mike ne captait pas encore. Elle laissait entendre que ce soir-là elle avait rendez-vous avec les parents de Mike sur cette route de campagne sombre et qu’elle s’était présentée à l’heure prévue. Elle parla des sessions de planification et de la façon dont les entités avaient applaudi lorsque tout fut joué. La mort offrait une énergie tout à fait différente pour ceux qui étaient  de l’autre côté. Une vraie pièce de théâtre ! 

La femme ne s’excusa nullement pour ce qu’elle avait fait. Elle n’avait pas à le faire puisque tout était dans l’ordre des choses. Mike ne portait plus de jugement. Il abonda même dans son sens. -       Merci du précieux présent, dit-il. Il avait prononcé ces paroles sincèrement. 

Le défilé des membres de la famille était terminé pour la journée. Mike se leva pour aller dîner. Il avait rencontré neuf autres personnes. Cette fois, il n’invita pas Rouge à manger, mais lui demanda tout de même de rester avec lui pendant le repas. Il avait d’autres questions à poser et ne voulait pas être distrait par la nourriture éparpillée ici et là et le jus renversé ! 

-       Rouge, plusieurs de ces entités vient encore sur la Terre. Comment peuvent-elles alors se présenter à moi et me parler ? -       Tu fais encore appel à l’expérience humaine pour comprendre la réalité du retour chez toi. Le véritable Michael Thomas peut être à plusieurs endroits à la fois. L’aspect de Dieu qui constitue la partie la plus élevée de ton âme n’est pas entièrement présent lorsque tu es sur la terre. Il est ailleurs, vaquant à d’autres occupations comme la conception d ‘autres plans d’énergie avec la famille puisque tu as décidé de changer de route. Rouge  souriait pendant que Mike prenait le temps de saisir ce qu’il venait d’entendre. 

-       De nouveaux plans ? -       Oui, de nouveaux plans. 

Mike était estomaqué. Les pièces du casse-tête commençaient à se placer. Les séances de planification se déroulaient non seulement au début, avant son arrivée, mais il devait y en avoir de nouvelles, à cause des choix éclairés qu’il avait faits. Elles faisaient appel à des parties de lui qu’l n’avait même pas conscience qu’elles existaient ! 

-       Cela veut-il signifier que j’ai une personnalité multiple ? -       Michael, ferme les yeux. Concentre-toi. Rappelle-toi les événements de la journée. Imagine-toi de nouveau dans la salle rouge… Où es-tu maintenant ? 

-       Dans la salle rouge. -       Je croyais que tu étais ici en train de manger ? 

Mike ouvrit les yeux et regarda Rouge d’un air découragé. -       Attends un peu. C’est dans mon imagination. Ce n’est pas plus important que mes rêves. Mon corps réel est ici. Mes pensées sont dans la salle rouge. 

-       Bien. Qu’est-ce qui est le plus réel : ton corps ou tes pensées ? -       Mon corps… enfin je pense. Mike était incertain de sa réponse. Rouge ne dit rien. Il se pencha plutôt vers Mike et lui donna matière à réflexion. 

-       Michaêl, la nuit dernière… tu as rencontré tes parents encore une fois. Et cette fois, ils t’ont montré leur énergie réelle et tu les as appelés de leurs noms véritables. Tu as voyagé avec eux et tu t’es bien amusé. 

Mike cessa de manger. -       Es-tu en train de me dire que c’était réel ? 

-       Oui. -       Mais je dormais, c’était un rêve. 

-       Ta nature humaine ne te permet pas de saisir la réalité de l’esprit, Michael. Seule ta conscience forme la réalité. L’aspect physique est temporaire. Ta structure cellulaire, bien qu’elle soit un véhicule sacré, n’est que la résidence de ta conscience, et tu peux amener ton esprit où tu veux. Crois-moi, c’est ainsi. 

Rouge souriait. -       Je peux quitter mon corps ? 

-       Tu le fais régulièrement, Michael. Par conséquent, tu peux être à deux endroits à la fois, comme tu dis toi-même. Ce n’est pas aussi inhabituel que ti le crois. Dans la mesure où tu n’oublies pas de revenir à ton véhicule humain, tant est bien. Tu t’es engagé à mouvoir ta conscience dans ce véhicule, tant et aussi longtemps que tu seras sur terre. Mais tu peux quand même voyager. -       Tu dis qu’il y a des parties de moi qui ne sont pas ici ? 

-       Oui. Rouge connaissait la question qui suivrait. -       Où sont-elles 

Rouge se leva de sa chaise et se dirigea vers la porte, comptant laisser Mike se reposer pour la nuit. Il se retourna pour répondre à la dernière question. 

-       Dans le lieu le plus sacré qui soit. Avec tous les autres. Dans le temple de la physique. Avec Dieu. 

Sur ce, Rouge se retira. Mike venait d’entendre une somme importante d’informations et ne parvenait pas à la comprendre. Le temps de la physique ? Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Un projet à la fois physique et religieux ? Ça ressemblait à un film de Harrison Ford ! Qu’est-ce que ça pouvait bien signifier ? Chaque nouvelle question semblait en soulever d’autres. 

Mike se mit au lit. Tout juste avant de s’endormir, il se rappela ce que Rouge lui avait dit sur la réalité de ses rêves. S’était-il vraiment déplacé la veille, avec ses parents ? C’était tellement nouveau, si étonnant ! Mike y pensait encore lorsqu’il s’enfonça dans cet état où l’esprit humain perd toute conscience claire de ce qui se passe vraiment. Il se dirigea encore une fois vers son endroit préféré, là où il s’était rendu plusieurs fois : le point de jonction entre l’amour et la réalité où les membres de la famille se réunissent pour s’entretenir du passé, du présent et du futur. Là où les lois de la physique sont en apparence violées mais où, en fait, elles se créent. Bien sûr, il oublierait tout par la suite. 

gifs papillonsIl en était à sa dernière journée dans la maison rouge. Il ne lui restait que quelques entités astrales à rencontrer, puisqu’on avait passé par-dessus cinq d’entre elles qui ne faisaient pas partie de l’expérience de Mike jusqu’à maintenant. Il revit le professeur qu’il avait signalé à l’administration et le voleur qui avait apparemment tout déclenché en pénétrant dans son appartement. Tout ça semblait si loin ! 

Mike les écouta tous. Il respectait le fait qu’ils fassent partie de sa famille et qu’ils soient reliés de diverses façons à sa vie actuelle et à ses vies passées. Lorsque tout fut terminé, il possédait une vision d’ensemble comme très peu d’êtres humains en ont. Il comprenait plus clairement le sens de la vie. Encore une fois, il regratta de ne rien pouvoir ramener de tout cela à Los Angeles ou de n’en rien avoir su plutôt. 

S’il avait saisi la notion de contrat et d’énergie karmique  plus tôt, il aurait pu comprendre beaucoup mieux la moindre expérience émotive, ce qui aurait fait de lui l’être humain le plus accompli à avoir vécu sur la planète ! Mais peut-être ces choses ne devaient-elles jamais être connues des humains de la terre ? Peut-être était-ce là une partie des leçons dont on parlait si souvent ? C’était comme être dans la noirceur et tenter de voir la lumière à tout prix. C’était un casse-tête immense. Mike se sentait Reconnaissant devant la connaissance et l’illumination que lui apportait son périple. 

Ce soir-là, Michael célébra son corps, comme Vert le lui avait appris. Il sentit une autre transition et se comporta exactement comme le lui avait appris Vert. En moins de quelques heures, tout fut terminé, et Mike sut hors de tout doute qu’il avait franchi une autre étape où, d’une certaine manière, la biologie avait fusionné avec son esprit. Il semblait que l’acceptation des connaissances acquises ici et dans les autres maisons avait produit une réaction psychologique de ses cellules. Puis, il se rappela l’explication de Vert sur la façon dont son esprit se manifestait dans chacune de ses cellules. Tout se tenait, décidément. 

Il dormit profondément, encore une fois,  sans tenir compte de ses voyages astraux et de ses réunions de famille et se réveilla reposé. Après le petit déjeuner, il revêtit son armure, se para de son épée et de son bouclier et partit à la recherche de Rouge. Il était là, prêt à le raccompagner à la porte. Il fut touché à l’approche de Mike. -       Michael Thomas de l’Intention pure, tu as changé. 

-       Je sais. Mike était timide à la pensée de la cérémonie et du changement qu’il avait vécu la veille. « Comment peux-tu le savoir ? Comment un ange peut-il déterminer qu’un humain a subi une transformation de vibration ? » 

Rouge regardait Mike avec une expression d’ébahissement. 

-       Tes couleurs te trahissent. Je n’ai jamais vu un humain se transformer si profondément, si rapidement. Tu es un cas unique ici. Tu as tout accueilli et saisi rapidement ce qui t’a été offert. Tu es un être humain vraiment spécial 

Rouge se retourna et guida Mike dans le dédale de corridors, vers la porte d’entrée de la maison rouge. Mike commença à mettre ses chaussures, qu’il trouva là où il les avait laissées. Il n’avait rien compris à propos des couleurs, mais  c’était sans importance. -       Je n’oublierai jamais cette maison, mon cher Rouge. C’est ici que j’a rencontré ma famille pour la première fois. 

Rouge souriait. Il savait la vérité. Michael avait rencontré sa véritable famille pour la première fois en tant que Michael Thomas, l’être humain. Mais Michael la connaissait en fait très bien. -       Michael Thomas, tu n’es pas au bout de tes surprises. Il te reste encore deux maisons. Ta nouvelle maison te permettra de percevoir de façon  encore plus intense ce qui t’attend. Te sens-tu prêt ? 

Etait-ce un avertissement ? -       Y a-t-il un problème qui m’attend ? demanda Mike d’un ton inquiet. 

-       Tu devras affronter certains défis. Spirituels, physiques et d’autres, qui feront appel à tes émotions humaines avant que tu ne franchisses la porte du but. Ce seront sans doute les plus grands que tu auras rencontrés sur cette terre. Certains pourraient même remettre en question tout ce chemin et sa réalité. D’autres t’étonneront par leur ampleur. Tu pourrais même avoir peur. 

Mike réagit en entendant cela. Il savait qu’une épreuve l’attendait. Mais il restait déterminé, jugeant qu’il ne pouvait abandonnera près avoir parcouru tout ce chemin. -       Je comprends, dit-il. Je suis prêt. 

-       Oui, je sais que tu l’es, cher ami humain. Rouge regardait Mike comme s’il le voyait pour la première fois. « Jai une question à te poser. Tu l’entendras ce matin, puis deux autres fois seulement. La dernière fois sera la plus importante. » 

Enfin ! Mike était heureux qu’un ange lui donne des renseignements sur la raison de cette question qu’on lui posait à chacune des maisons. Il devait y avoir un lien avec la septième maison et avec ce qu’il trouverait. -       Je suis prêt à entendre la question, Rouge. Bien sûr, Mike connaissait la question, mais voulait laisser à Rouge l’honneur de la poser. Rouge savait que Mike lui laissait savourer ce moment et l’appréciait. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, est-ce que tu aimes Dieu ? -       Tout comme je t’aime et aime tous les autres, oui, j’aime Dieu. 

 Mike s’avança et posa un geste qu’il risquait pour la première fois. Il serra Rouge dans ses bras. Il n’était pas facile d’encercler cet immense ange rouge de ses bras, mais Mike fit de son mieux. Rouge accepta gracieusement la salutation physique et se pencha même pour permettre à Mike de le voir dans les yeux. Rouge enlaça Mike complètement, l’enrobant dans le tissu léger des vêtements rouges. -       Ce geste est très significatif, dit Rouge en s’éloignant de Mike. Comme Vert et Violette me l’ont dit, tu es le premier dont la vibration permet le contact physique avec un ange. Rouge était ému. « Nous n’avons jamais pu serrer un humain dans nos bras jusqu’à maintenant. Jamais je ne l’oublierai. 

Mike considéra cette remarque comme un compliment et s’engagea sur le sentier le menant à son parcours. Il devait choisir entre la route toute tracée ou l’autre. Oui, cette fois il emprunterait le chemin tracé jusqu’à la prochaine maison, blanche selon ses renseignements. Il se retourna une dernière fois pour saluer Rouge de la main. Rouge était sur le palier et regardait Mike s’éloigner. Il était émerveillé de ses progrès. Il était fier que les présents de Mike et ses armes s’harmonisent si bien à lui en tant qu’être humain. Il ne l’avait jamais vu à un tel degré. 

Il ne fallut que quelques instants avant que la répugnante créature imprégnée de mort ne surgisse des arbres et se mette en route derrière l’être humain qui se dirigeait vers la prochaine maison. L’horrible créature ne laissait aucune trace de pas en  marchant. Elle passa tout près de Rouge en le regardant de ses yeux féroces. Pour la première fois, l’ange lui adressa la parole. 

-       Fantôme, tu n’as aucune chance.  Sur ce, Rouge se retourna et se retira dans sa maison rouge. 

La quatrième maison

 La quatrième maison dans LE RETOUR 01Poursuivant nonchalamment sa route, Mike se sentait au mieux de sa forme. Il ne pensait pas avoir été aussi bien depuis le début de son voyage. Ses nouveaux vêtements et son armure se mariaient parfaitement à l’endroit imposant qu’il traversait. Il se sentait tout à fait à l’aise dans ce décor. Bien qu’il ait passé la majeure partie de son temps depuis le départ à l’intérieur de l’une ou l’autre des maisons rencontrées sur son chemin, il lui semblait avoir fréquenté cette route depuis toujours. L’odeur et l’apparence des choses lui semblaient de plus en plus familières, comme si ses souvenirs de l’ancien Mike commençaient à s’estomper pour faire place aux attributs peu communs de cette nouvelle terre. Il avait l’impression de plus en plus forte que ce qui l’entourait maintenant faisait partie du connu, mais il savait pertinemment que ce n’était pas tout à fait vrai puisqu’il visitait l’endroit pour la première fois. 

 

Il avait la sensation aiguë d’être habité par une autre puissance et un fort sentiment d’appartenance. Il savait que ce sentiment récent était né des événements survenus dans la Maison de la biologie, et le simple souvenir de Vert le faisait largement sourire. Tout en marchant, il pensait à l’étape qu’il avait franchie pendant son séjour dans cette maison. Que pouvait-il survenir encore ? Il avait traversé le seuil de trois maisons seulement et se demandait quelles autres leçons il allait apprendre. 

 

Un bruit derrière lui attira son attention. 

Rapide comme l’éclair, Mike se retourna vivement, se plaçant en positon de défense. Il fut lui-même surpris de la rapidité de sa réaction. Il était penché vers l’avant, la main sur la poignée de l’épée de la vérité. Etait-ce son imagination ou l’épée vibrait-elle ? Toute son attention se concentra sur son ouïe pendant qu’il se tenait là immobile, prêt à bondir au moindre signal. 

 

Rien. 

Le vent avait pu l’induire en erreur, mais il remarqua qu’aucune feuille ne vibrait dans les arbres environnants. Ne bougeant que les yeux, le reste du corps parfaitement immobile, Michael scrutait les alentours. Il réalisa tout à coup que sa vue était très aiguisée. Elle n’avait jamais été d’une telle acuité depuis son départ, comme si, soudainement quelqu’un avait allumé une ampoule très brillante. 

 

Mike se concentra alors sur ce qu’il voyait afin de mieux examiner une immense pierre. 

Rien. 

Il comprit soudain que même s’il se sentait très à l’aise dans son nouvel environnement peuplé de maisons colorées, l’endroit demeurait dangereux. La forme sombre qui avait hanté ses rêves pendant son séjour dans la Maison de la biologie pouvait très bien se retrouver sur son chemin. Il devait se montrer prudent. Fait étrange, il n’avait pas peur. Il demeura figé, en état d’aller, les  sens affûtés à la limite. 

 

Dans cet état de conscience avivée, il découvrait un autre élément de ses aptitudes. Bien qu’il ne put ni voir ni entendre quoi que ce soit d’inhabituel, il sentait une présence. Son âme ressentait un inconfort, un sentiment de danger et d’avertissement. Pourtant….. 

Rien. 

Lentement, il se retourna et poursuivit sa route, tournant sa tête de gauche à droite pour mieux entendre tout bruit émis derrière lui, tâchant de percevoir quoi que ce soit d’inusité. Tout en marchant, il s’interrogeait sur cette énigme. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Sur cette terre si pleine d’amour et de découvertes spirituelles, comment pouvait-on expliquer l’existence d’une entité si négative ? Pourquoi le poursuivait-elle ? Pourquoi aucun des anges n’avait-il accepté d’en parler ? Un véritable mystère, mais Mike était prévenu et ne laisserait pas cette sombre créature l’atteindre encore une fois. Il restait alerte avec le sentiment de danger toujours présent. 

 

Il marcha jusqu’à une heure avancée de l’après-midi. Le crépuscule approchait et il n’avait pas encore vu la prochaine maison. Il décida de ralentir le pas et, se tournant pour mesurer le chemin parcouru, il sortit sa carte tout en demeurant attentif aux bruits et aux mouvements autour de lui. Il fut soulagé de constater que sa précieuse carte fonctionnait de nouveau et qu’elle était « à jour ». Il repéra le VOUS ETES ICI et, tout près, la prochaine maison. Elle était au détour suivant.  Avec un sourire de satisfaction, il replia sa carte et reprit sa route. 

 

Le voyage entre les deux maisons lui avait pris presque une journée. Il comprit que les maisons étaient séparées par une distance suffisante pour exiger un certain effort de la part du voyageur sans nécessiter toutefois une nuit en plein air. Il en était ravi. Il sentait une fatigue légère et savait qu’elle n’était pas simplement d’ordre physique. L’état d’alerte qu’il avait connu au cours des dernières heures l’avait privé d’une partie de son énergie. 

 

Dans cette lumière mystérieuse où les choses semblant toutes emprunter la même couleur, Mike aperçut la prochaine maison au détour du chemin. Elle baignait dans cette lumière rouge et orange propre à la tombée du jour. La maison, de style campagnard, rayonnait d’un pur violet, comme si la lueur environnante ne l’atteignait nullement. Mike s’arrêta, ébahi. Il n’avait jamais vu de plus magnifique teinte ! C’était un violet à la fois intense, serein et puissant. La maison donnait l’impression d’une structure parfaitement translucide dont la lumière luisait de l’intérieur. Il poursuivit sa route, se rappelant qu’un arrêt prolongé n’était pas prudent, même s’il était tout près du but. 

 

En matière de beauté, Michaël était loin d’avoir tout vu encore ! Lorsque l’ange qui serait son hôte ouvrit la porte, Mike ne parvint pas à prononcer une seule parole. Il n’avait jamais rencontré d’aussi belle créature. Il pensa même à s’agenouiller en signe de respect devant tant de beauté. Que se passait-il ? Sa perception des couleurs avait-elle augmenté ? Il n’avait même jamais vu de couleur pareille ! Il resta muet, tel un enfant qui aurait observé un coucher de soleil pour la première fois, se demandant s’il s’agissait là de magie. Puis il entendit sa voix, et quelle voix ! 

 

Des profondeurs de la tranquillité se fit entendre une voix de velours qui apaisait tout l’air ambiant qu’elle faisait vibrer. Et c’était indéniablement une voix féminine ! 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit la douce voix. Nous t’attendions. 

 

Toujours abasourdi, Mike n’arrivait pas à répondre. Il n’avait même pas une pensée à offrir à l’ange ! Confondu, il prit conscience d’avoir cessé de respirer. L’ange se mit à rire et ajouta : 

-       Je ne suis pas une femme, pas plus que ne l’était Vert. Les anges portent tous les attributs du genre biologique humain. Ma voix et mon apparence visent à rendre ton séjour ici plus confortable. 

 

Mike ne comprenait rien de ce que lui disait Violette. Il avait retrouvé son souffle, mais en savait toujours pas quoi dire. Les paroles qu’il réussit à prononcer résonnèrent horriblement à ses oreilles. 

-       Quelle apparence ! Non seulement le son, mais les paroles, étaient ridicules. Quelle stupidité à prononcer devant une si belle entité ! Il revécut l’embarras qu’il avait connu, enfant, alors qu’on attendait de lui, sans succès, qu’il dise des paroles sensées à un adulte. Sa stupeur était en partie provoquée par l’être devant lui. Mike se trouvait devant une créature angélique immense qui présentait toute la délicatesse du genre féminin, mais sans aucune distinction physique par rapport aux autres anges. Ils portaient tous ces mêmes vêtements flous de la couleur de leur maison qui cachaient toute caractéristique propre au genre. Ils étaient tous immenses, mais son visage… celui de Violette était indéniablement féminin. Il avait la douceur du visage de sa grand-mère et de sa mère et s’apparentait à la sainteté. Mike soupira avant d’essayer à nouveau de parler. 

-     Je m’excuse, Violette… il avait même l’impression qu’il lui manquait de respect en l’appelant par ce nom de couleur… trop familier. Il poursuivit : « Je ne m’attendais pas… enfin, je ne savais pas que les anges pouvaient aussi être des femmes ». Il regretta aussitôt d’avoir ouvert la bouche ! Quelle sottise ! Bien sûr, les anges étaient des femmes. Chaque ange représenté dans des tableaux n’était-il pas une femme ? Violette se tenait là, sans rien dire. Michaël reprit à nouveau : 

 

-       C’est que tous les autres avaient l’apparence d’un homme. Mike aurait voulu effacer tout ça et recommencer encore une fois. 

Ses capacités de communiquer et son éloquence avaient disparus. Il avait complètement échoué à saluer cet ange de façon décente. Il soupira encore et haussa les épaules. Violette lui souriait. 

-       Je comprends parfaitement, Michaël Thomas. 

 

Le regard qu’elle lui jeta aurait pu faire fondre son armure. Il ne présentait rien de romantique, mais bien plutôt un incroyable amour essentiellement maternel. Voilà qui  avait dérouté Mike. Comme s’il revoyait sa mère ! Il avait l’impression d’être réuni à sa famille disparue, se sentant à la fois heureux et incrédule. Il y avait si longtemps qu’on ne l’avait pas regardé de cette façon. Il aurait voulu se faire tout petit et être cajolé. Ses pensées l’embarrassèrent, car il savait que Violette pouvait les percevoir. Elle poursuivit : 

-       Tu t’habitueras très vite, Michaël. Mon apparence s’explique. Ce n’est pas ainsi pour tous les voyageurs, mais pour toi, c’est différent. 

 

Mike comprit. L’apparence et l’attitude de Violette devaient le servir. Mais il se demanda tout de même pourquoi il avait besoin de « voir » un ange maternel. 

-       Parce que tu l’as mérité, dis sagement Violette. Les événements d’ici ne servent pas toujours à l’enseignement. Plusieurs constituent des présents orientés vers la croissance. Tu as visité seulement trois maisons, et déjà, tu te démarques en tant que voyageur très spécial. 

 

Mike saisissait le sens de ces paroles mais, avant qu’il ne trouve à répondre au  compliment, Violette lui fit une demande qu’il n’était pas prêt d’oublier. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, dit-elle doucement, aurais-tu l’obligeance d’enlever tes chaussures ? 

Mika obéit. Il remarqua, près de la porte, un espace prêt à recevoir une paire de chaussures et les plaça là. Elles se fondaient parfaitement au décor. 

-       Mike, sais-tu pourquoi je t’ai demandé cela ? Michael réfléchit. 

-       Parce que je suis en terrain sacré à l’intérieur ? Il se rappelait Moïse et le buisson ardent, et le dialogue de cette histoire. 

-       Alors, pourquoi els autres n’ont-ils pas eu la même exigence ? Mike continua à réfléchir et risqua une autre réponse. 

-       Parce tu es un ange très spécial ? Violette s’amusait et se mit à rire. Perplexe, Mike savait qu’il n’avait pas donné la bonne réponse. 

-       Allons, entre. Violette se retourna pour pénétrer dans la maison. Mike la suivait mais s’inquiétait du manque d’intimité de leur conversation. Il l’interpella une fois à l’intérieur. 

-       Violette, dis-moi, pourquoi m’as-tu demandé de retirer mes chaussures ? 

-       C’est à toi de ME le dire, Michael, avant de repartir. 

Violette le guidait dans la maison. 

 

Mike n’appréciait pas que les anges le fassent attendra avant de lui donner les réponses, encore moins qu’on lui demande de les fournir lui-même. Trop exigeant, se dit-il. 

-       C’est la raison pour laquelle tu es ici, lui dit l’ange en continuant de le guider dans la maison violette. Encore une fois, il eut honte de ses pensées. 

 

La maison n’avait aucun éclat, l’opposé de son hôtesse. Mike constata que son ébahissement l’avait empêché de lire la pancarte à l’entrée. 

-       Violette, comment s’appelle la maison ? Le regardant fixement dans les yeux, elle lui dit : 

-       C’est la MAISON DES RESPONSABILITES, Michael Thomas. Elle attendait sa réponse, un air inquisiteur sur son beau visage. Mike sut que des difficultés l’attendaient ! 

 

Oh ! dit-il, tâchant de ne rien laisser paraître sur son visage. Il n’avait pas donné à Violette la réponse qu’elle espérait. Elle se retourna et continuer la visite. Le nom de la maison l’avait troublé. Il avait déjà imaginé le déroulement de plusieurs types de scénarios sous son toit. Quel vilain mot que la responsabilité ! Il lui rappelait ses parents le pressant de faire ceci ou cela. C’était un terme qui s’accompagnait d’un jugement. Par la suite, il l’entendit de la bouche des femmes qu’il fréquentait, toujours dans un esprit critique à l’égard de ses actions. Pourquoi, se demanda-t-il, les femmes essayaient-elles toujours de le « modeler » à leur goût. Il eut alors une pensée terrible. Peut-être était-ce le rôle de Violette ? Une autre envoyée de Dieu pour me changer. Et si Dieu était une femme ? Ce ne serait pas sérieux ! Puis, il se prit à sourire devant ces pensées humaines si « viriles », sachant très bien qu’elles n’avaient aucun sens. Dieu n’était ni homme, ni femme, mais le scénario qu’il imaginait l’amusait néanmoins. A quoi pouvait bien servir la Maison des responsabilités ? 

 

Violette le guidait par une série de petites pièces vers une salle à manger. 

-       Qu’y-t-il  ici ? demanda Mike alors qu’ils passaient devant deux immenses portes. 

-       Un cinéma. 

 

Un cinéma ? Les réflexions de Mike se succédaient à un rythme fou pendant qu’il marchait derrière Violette. Pourquoi une salle de cinéma dans une demeure d’ange ? Il eu une autre pensée étrange. Peut-être préparait-on une séance de cinéma ? L’idée d’assister à un film en compagnie de Violette l’amusait. Il se dit qu’ils verraient sans doute un de ces films sur les anges très à la mode. Il faillit en éclater de rire. Violette, percevant  les pensées de Mike, s’amusait aussi beaucoup mais pour d’autres motifs. 

 

Enfin, ils arrivèrent à destination. Les appartements de Michael et la salle à manger ressemblaient encore une fois aux autres. Dans le placard, il trouva des pantoufles et de magnifiques vêtements violets qui, de toute évidence, avaient été créés pour lui. L’odeur de la nourriture chatouillait ses narines. Encore une fois, on lui présenta un choix illimité d’aliments. Comment connaissait-on le moment de son arrivée ? En fait, il n’avait jamais rencontré de personnel de cuisine ou d’entretien ménager. Il se rappela le dégât que Vert et lui avaient créé après leur danse et les traces de fruits sur ses pieds pendant des jours. Ceux qui préparaient les plats savaient se déplacer sans se faire repérer, tels des lutins. Quel endroit ! 

 

Mike s’attendait à constater la disparition de Violette, comme avec les autres anges. Mais, elle était toujours là. 

-       L’ensemble te convient-il Michael ? Elle était vraiment magnifique. Mike était toujours sous le charme de ses qualités maternelles. 

-       Oui, merci. Il avait presque envie de s’incliner, en signe de respect. 

-       Nous commencerons demain matin. Bonne nuit, Michaël Thomas de l’Intention pure. Sur ce, elle quitta la pièce. 

Les choses changeaient. Tout comme Vert était demeuré sur le palier au moment où Mike avait quitté la Maison de la biologie, Violette avait quelque peu agit différemment ici. Les anges devenaient-ils plus polis ? Commençaient-ils à pratiquer l’étiquette des humains ? Mike constata la différence, mais décida de ne pas commenter. 

 

Il mangea, se mit au lit et tomba immédiatement endormi. Il se sentait en sécurité, au chand et aimé. Une autre aventure commencerait le lendemain et il savait que l’enseignement de Violette ajouterait à ses connaissances. Il rêva délicieusement de son enfance et de ses parents. 

 

01 dans LE RETOUR***** 

Aux abords de la maison, la forme sombre et fuyante exerçait une surveillance complète. Elle était à la fois aux aguets et en colère. Lorsque Mike avait quitté la maison verte en route vers celle-ci, l’horrible créature avait été estomaquée des transformations qu’il avait subies. Il avait acquis de la puissance, sans compter ces armes stupides. La vigilance de Mike ressemblait à celle d’un guerrier et il était sans peur ! Qu’avait-il bien pu se passer dans la dernière maison pour qu’il change à ce point ? La silhouette verte bouillait de colère à la pensée de l’occasion qu’elle avait ratée de le mettre au défi durant la tempête. 

 

Celle-ci commença à élaborer un meilleur plan pour mettre l’être humain en boîte. L’entité négative se dit d’abord que si Michael Thomas avait choisi de devenir un guerrier insaisissable, il aurait dû emprunter un chemin plus discret et non pas la route toute tracée comme il l’avait fait. Puis, elle réalisa que Mike suivait toujours le parcours. Il ne pouvait faire autrement puisqu’il ne savait pas où se trouvait la prochaine maison. La solution pour le piéger consistait donc à prendre les devants et à attendre sa proie à un détour du chemin. Si l’étrange créature avait pu sourire encore une fois, elle l’aurait fait. Sans sommeil, l’horrible forme avait des visions de la chute imminente de Michael Thomas de l’Intention pure

 

01****** 

 

 

Le matin suivant ressemblait à tous les autres. La journée s’annonçait magnifique. Le repas était splendide. Michael savoura un délicieux muffin aux bleuets, n’en finissant pas de s’extasier sur la fraîcheur et la saveur qu’il  y trouvait. 

-       Celui que j’ai déjà eu entre les orteils ne goûtait pas si bon. 

Il rit en se revoyant danser avec Vert dans la salle à manger de la dernière maison. 

 

Tout comme il finissait de revêtir ses nouveaux habits, on frappa à la porte. Tiens, les anges frappent aux portes maintenant ! 

-       Entrez, lança Mike d’une vois polie. Violette semblait flotter et Mike lui sourit. Il faudra voir à remercier les responsables de ce merveilleux petit déjeuner ! 

-       Je t’en prie, dit Violette. 

-       C’est toi ? 

-       C’est nous tous. nous ne formons qu’un. 

-       Oui, on m’en a déjà informé. Un jour, je comprendrai. D’ici là, je vous remercie tous. 

-       Es-u prêt ? 

-       Oui, bien sûr. 

Violette le guida dans des endroits qu’ils avaient traversés la veille. Les deux grandes portes étaient ouvertes, et Mike put entrer dans le cinéma aux teintes violettes. Il s’arrêta, ébahi et incrédule. Il n’arrivait plus à bouger et Violette ricanait. 

 

Devant eux, s’érigeait un écran géant. A l’arrière de la pièce, on pouvait voir un projecteur des plus modernes et des tas de bobines de film empilées prêtes à la projection. Il devait y en avoir des centaines ! 

-       Eh bien, Michaël Thomas, nous allons regarder des films, toi et moi ! 

-       Pas possible ! C’est une blague ! 

Devant la réponse, Violette cessa de sourire et le regarda sérieusement. 

-       Oh non ! Absolument pas ! Vraiment pas ! Si tu veux bien prendre place dans la première rangée. 

 

Violette se dirigea vers l’arrière de la salle et mit l’équipement en branle. Mike demeurait confus devant le paradoxe qu’il observait. Un ange qui actionne un projecteur de cinéma. Ce n’est pas là un jouet de lieu sacré. Comme c’est étrange ! Mais il obéit et s’installa au centre de la première rangée. A l’encontre des salles de cinéma qu’il connaissait, la première rangée se trouvait au centre de la pièce. Il y avait un autre élément étrange ; le fauteuil central de la première rangée était rembourré et velouté. Tous les autres ne l’étaient pas, comme s’ils avaient été placés là pour créer un effet seulement. Mike s’installa dans le fauteuil moelleux, devant l’écran géant. 

-       Alors, qu’allons-nous regarder Violette ? Mike se sentait un peu nerveux. 

-       Du cinéma familial, lui répondit-elle, trop occupée à préparer la première bobine pour se tourner vers lui. Mike n’aimait vraiment pas le ton de la réponse. 

Il avait l’estomac noué. Encore cette sensation étrange. Décidément, son intuition toute nouvelle faisait des heures supplémentaires, lui faisant savoir que ce qui s’annonçait risquait de se révéler désagréable. Il pensa à blaguer ; et demander du maïs soufflé peut-être ? Il n’en eut pas le temps. Les lumières se tamisèrent, comme dans une vraie salle. Mike entendit le bruit du projecteur et l’écran s’anima. Il eut le cœur serré dès la première image. 

 

Le premier film qu’il vit ce jour-là, comme tous ceux qui suivraient, était d’une qualité impeccable ; aucun soubresaut, une image en trois dimensions, sans avoir à porter de stupides lunettes ! le son provenait de l’endroit approprié sur l’écran, même lorsque les personnages se déplaçaient. Mike souhaita aussitôt que le film n’ait pas été si réel. Il était trop près. L’écran circulaire lui donnait l’impression de faire partie de chacune des scènes. Il aurait voulu reculer, mais il ne le pouvait pas. 

 

Sur l’écran, devant lui, il voyait Michaël Thomas ! S’il avait dû donner un titre au film, il l’aurait intitulé « Les choses désagréables de ma vie ». Le film débutait alors qu’il était enfant, et c’était là d’une réalité désarmante. Sa mère avait l’air toute jeune et son père, tellement beau ! Tous ces souvenirs l’émouvaient et ranimaient en lui de précieux moments. Il revivait tout encore une fois ! Chaque épisode remplissait une bobine entière et se déroulait en temps réel, comme les événements s’étaient vraiment passés, à l’exception du fait qu’on ne lui montrait que les expériences négatives. 

 

Les premières bobines étaient amusantes. On y voyait Mike, un petit garçon blond de trois ans, qui jouait avec les produits de maquillage de sa mère. Il avait fait tout un dégât dans la salle de bain et sa mère l’avait pris sur le fait. Elle était en colère et lui administrait sa première fessée. En tant qu’adulte revivant la scène, Mike fut étonné de la vividité de l’expéri0ince. Il revivait les émotions rattachées à toutes tes séquences. Il craignait maintenant que ce cinéma maison ne se transforme en film d’horreur lorsqu’il se verrait, plus âgé sur l’écran. Mike avait l’impression qu’on l’avait attaché à une voie ferrée et que le train approchait. 

 

Il revit d’autres scènes de son enfance, chacune lui rappelant un événement qu’il avait oublié depuis longtemps. Il se revit dans la salle de bain à l’âge de six ans, incapable de sortir. Il revécut l’émotion d’alors ; ce n’était pas sa faute. La poignée était restée coincée, et on avait dû faire revenir son père des champs pour qu’il démonte la porte ! Il  était furieux, et Mike avait eu droit à sa deuxième fessée. Il ressentait encore la trahison subie  ce jour-là. Il n’avait pourtant rien fait de mal, mais son père, en colère, l’avait frappé avec sa plus grosse ceinture. Il avait perdu un temps précieux aux champs et prit du retard dans les récoltes. En tant qu’adulte, Mike commençait à se sentir déprimé. 

 

Il regarda bien d’autres bobines encore. Subitement, il eut dix ans. Il devait prendre l’autobus pour se rendre à l’école du village. Il revit Henry, le tyran qui revenait le tourmenter à chaque semestre. Les autres semblaient aussi le détester, mais ne faisaient rien contre lui. Ils avaient tous peur. Parce que Mike venait de la ferme t d’un village au nom bizarre, les autres élèves riaient de lui. Le tyran, par contre, était sans pitié. Des enfants de tous les milieux fréquentaient l’école, mais ceux qui vivaient sur des fermes devenaient de plus en plus rares. Mike portait des vêtements qui trahissaient ses origines ; c’était sa mère qui les cousait. Il se distinguait ainsi des autres, et le tyran ne ratait pas une occasion de le lui rappeler. De concert avec les autres écoliers, il se moquait des vêtements de Mike, de son odeur et même du mode de vie de ses parents. 

 

Mike revit le jour où un groupe d’enfants l’avaient invité à se joindre à leurs jeux. Il en était heureux. Ils voulaient jouer avec lui ! Mais, c’était un piège. Au lieu d’être inclus dans leurs jeux, il devint la risée du groupe. Ils le placèrent à un certain endroit pendant qu’un autre se mit à quatre pattes derrière lui. Puis ils le firent tomber à la renverse, exactement sur l’autre garçon à quatre pattes. Ils en riaient à gorge déployée. Mike rit aussi, essayant d’être bon joueur, mais ils s’écartèrent de lui, le laissant seul. C’était douloureux. La vue de ces images ne lui plaisait décidément pas. Ça servait à quoi ? Il commençait à s’irriter de voir sa vie exposée ainsi et surtout, d’avoir à la revivre de nouveau. Une fois ne suffisait-il pas ? 

 

Dans une autre bobine, il avait quatorze ans. Il se revit le jour où on l’avait accusé d’avoir triché en classe alors que tel n’était pas le cas. Un élève s’était emparé de documents appartenant au professeur et les avait remis sur son bureau en désordre pour bien indiquer qu’ils avaient été consultés. Puis, il avait faussement dénoncé Mike, affirmant l’avoir vu faire. L’enseignant l’avait cru. Après tout, Mike était un enfant de fermier qui portait toujours des vêtements étranges, bien qu’il ait de très bonnes notes en classe. On le renvoya chez lui, et il fut exclu de la classe pour la journée. Dans l’autobus qui le ramenait à la maison, il se demandait comment il allait expliquer la situation à ses parents. Il se détendit un peu, sûr qu’ils le croiraient. Hélas, ce ne fut pas le cas et Mike se sentit complètement abandonné sur cette terre. Il savait que ses parents l’aimaient, mais il aurait voulu qu’ils lui accordent le bénéfice du doute au moment où il en avait tant besoin. Il était anéanti par la solitude. 

 

Michael était assis dans son fauteuil de cinéma depuis des heures, mais le Mike sur l’écran n’avait pas encore terminé sa croissance. Il pensa au temps qu’il allait encore s’écouler avant qu’il n’arrive à la fin de sa torture. Il lui semblait avoir perdu toute trace de spiritualité. Il avait l’impression qu’on le battait. Empreints d’une précision inouïe, les films ne lui laissaient pas de répit. Il n’y manquait aucun détail, aucun élément ; les voix et les personnages se révélaient tels qu’il les avait effectivement connus. Le processus l’ébahissait, mais le sujet le désarmait ! 

 

Ses premières fréquentations maintenant ! Embarrassant ! Il portait toujours ces vêtements étranges, qui provenaient maintenant des magasins, mais sa mère n’avait aucun sens de la mode et faisait des combinaisons pour le moins étranges, sans parler de choix des tissus. Les filles, à l’école ou à l’église, jugeaient Mike intéressant, mais il savait qu’elles se moquaient de ses vêtements. Il avait honte ! Il ne mit pas longtemps après avoir surpris quelques conversations à son sujet, à se décider à faire des économies et à acheter ses propres vêtements. A partir de là, il sentit croître sa confiance, ca ril avait un certain flair pour choisir ce qui lui allait. Il examina la question et il décida d’aller faire ses chats en compagnie d’une fille ou deux pour l’aider à mieux choisir. Les filles adoraient ça ! Imaginez ! un gars qui aime fréquenter les magasins ! Ce fut le début d’une importante métamorphose. De l’adolescent mal fagoté qu’il était, il devin un jeune homme attrayant et désirable, ce qui entraîna chez lui un changement de sa personnalité. Il prit énormément d’assurance. Il réussit à maintenir de bonnes notes et s’engageant activement dans plusieurs activité parascolaires. Et puis un jour, la jalousie poussa quelqu’un à mener contre lui une campagne de dénigrement, ce qui lui fit perdre le poste de président qu’il convoitait. La rumeur circula qu’on l’avait surpris à faire des obscénités dans les toilettes des filles. Tout le monde avait envie d’y croire ; c’était à la fois une nouvelle à sensation et… complètement faux. Il était le favori aux électrons puisqu’il avait occupé la présidence à plusieurs reprises mais la rumeur l’emporta et Mike subit une énorme perte. Du même coup, il perdit l’affection de sa première petite amie,, Carole. Elle refusa dès lors de lui adresser la parole. Sa peine le rongea pendant des semaines et il laissa tomber toutes ses fonctions à l’école. Il était victime, encore une fois. Et il revoyait tout, étape par étape, sur l’écran devant lui. L’événement s’étira, toujours en temps réel, découvrant chaque parcelle de cet incident malheureux. Il en sortit changé, et le poids pesait encore sur lui pendant qui’ le revivait. 

 

Le cinéma se poursuivit. On ne lui offrit pas de repas du midi. En effet, l’entité qui actionnait le projecteur savait que Mike n’aurait pas d’appétit. Elle avait raison. A chaque fin de bobine, on entendait le bruit du ruban frappant le métal, et la noirceur tombait sur la pièce. Puis, il y avait un silence étrange, rompu seulement par le bruit des engrenages de la bobine et des interrupteurs du projecteur. Ni Mike ni Violette ne prononçaient une seule parole. Puis, l’écran s’animait de nouveau des pires images de la vie de Mike ! Il savait, alors que les projections avançaient dans le temps, que l’événement majeur serait bientôt devant lui. Puis, il le vit… le jour de l’accident mortel de ses parents. 

 

Michael savait très bien qu’il n’avait pas à demeurer dans son fauteuil s’il ne le voulait pas. Tous les anges l’avaient entretenu de son libre choix. Il aurait voulu fuir, et dans son esprit, il formulait des pensées qu’il souhaitait transmettre à tous les anges. Dieu, s’il te plaît, ne me faits pas vivre tout ça encore une fois. Ça suffit ! Mais, il revit toute la scène, convaincu qu’un camion lui roulait sur le corps. 

 

Mike ne flancha ni ne pleura dans son fauteuil. Il attendrait à plus tard. Il resta la, impassible, regardant le théâtre de sa vie se dérouler devant lui en temps réel. Il revécut l’appel téléphonique, le choc, les funérailles, la douleur et la peine, la vente de la maison, de la grange et des terres ; la vente de l’équipement de la ferme, y compris celle du vieux tracteur. Il revit le triage qu’il fit des effets personnes de ses parents, les photos des jours meilleurs, leurs photos de mariage et même les lettres d’amour qu’ils s’écrivaient durant leurs fréquentations. Mike resta immobile, essayant de ne pas revivre toutes ces émotions. Il força son esprit à les refouler, mais se sentit victime dans son fauteuil. Il sentit les convulsions involontaires de la douleur qui surgissaient par vagues dans son corps. Il brûlait de l’envie de laisser sortir sa peine en pleurant. La présentation était en tous points semblables à la réalité. C’était la chose la plus cruelle qu’on lui eut jamais imposée. Tout ce qu’il voyait depuis des heures avait fait de lui l’objet d’une mauvaise blague. Et maintenant,…on le poursuivait jusque dans cette pièce pour le punir. Il jugeait la situation injuste et se demandait à quoi elle pouvait bien servir. 

 

Il respira de soulagement lorsque l’épisode du décès prit fin. Il ne pouvait rien imaginer de pire. Il était en sueur, épuisé et se sentait diminué. Le sujet était d’envergure et il ne pouvait détacher ses yeux de l’écran tellement la réalité était prenante. 

 

Lorsqu’il vit « Criquet », de son véritable prénom, Shirley, il sut encore une fois ce qui l’attendait. L’incident qu’il allait revoir correspondait à la fin de son histoire d’amour à Los Angeles et à la rapidité avec laquelle la situation s’était détériorée. Il s’était jeté dans cette aventure à corps perdu alors que Criquet avait pris la chose avec une telle légèreté. Cela n’avait pas été une aventure mortelle, mais cela aurait pu l’être. En tout cas, cela avait été la mort dans son cœur, très certainement. Mike essaya encore une fois de s’endurcir pendant que la scène se déroulait devant lui. Qu’elle était belle ! Une voix inoubliable ! L’événement était encore tout frais et avait d’ailleurs été à l’origine de sa récente dépression, de son manque de confiance et du statu quo quant à son emploi minable. Devant lui s’étalaient en fait les scènes du deuxième grand malheur de sa vie. Puis le film lui montra son lieu de travail, des images de son patron maniant habilement la violence verbale et l’espace restreint dans lequel il avait accepté de travailler à Los Angeles. 

 

La séance prit fin à seize heures. Les dernières scènes se déroulaient dans son appartement, lorsqu’il avait été attaqué puis transport à l’hôpital. Puis, l’écran redevint vierge et il entendit le bruit du ruban signalant la fin d’une autre bobine. Le bruit continuait, mais la salle restait dans le noir. Mike se leva et, plaçant ses mains en forme de visière au-dessus de ses yeux, se retourna en direction de la lumière crue du projecteur pour essayer de voir Violette. Elle n’était pas là. La conclusion du film marquait sûrement la fin de la leçon d’aujourd’hui, et, comme dans le fils, Mike se retrouvait seul. 

 

La fin du ruban continuait de frapper la bobine de métal et Mike sortit de la salle pour se diriger vers ses appartements. Il n’avait toujours pas faim. Il était déprimé. On avait agité ses émotions jusqu’à la moelle et il se mit immédiatement au lit, sans se dévêtir. Violette ne vint jamais lui souhaiter une bonne nuit. Il appréciait son tact, car il n’avait absolument pas envie de parler. Cette nuit-là, il continua à voir les films dans ses rêves. Il revit le tyran de ses jeunes années, ses parents et Criquet. Décidément, ils ne le quittaient plus : n’en pouvant plus, il se laissa finalement aller, pleurant à chaudes larmes. Le fait d’avoir revu ses parents, tellement vivants, renforça sa peine. C’était la deuxième fois, depuis son arrivée sur cette terre sacrée, bénie et angélique, que Michael se sentait complètement seul et dans une noirceur totale, une véritable victime de la vie. Et maintenant, les scènes de film l’avaient prouvé ! 

 

 

01

**************** 

 

Le lendemain matin, Mike se sentit un peu reposé, mais resta songeur. Et il avait faim. Il ne se fit pas prier pour engouffrer un copieux petit déjeuner. La menace de la veille passait encore sur lui mais il avait l’impression que le pire était derrière lui. Il se sentait fort et même s’il ne comprenait pas encore l’utilité de tout cela, il était déterminé à ne pas se laisser glisser à nouveau dans la noirceur et la dépression. Aujourd’hui, il ne pouvait arriver que quelque chose de mieux. 

 

Après le petit déjeuner, Mike s’habilla. Comme par magie, on lui avait laissé de nouveaux vêtements violets, pour remplacer ceux dans lesquels il avait dormi. Lorsqu’il fut prêt, Violette se montra dans l’entrebâillement de la porte, sans dire un mot. On aurait dit qu’elle voulait lui offrir un moment pour s’exprimer et se « vider le cœur » ou simplement l’occasion de lui reprocher l’expérience douloureuse vécue la veille. Mike était conscient de sa présence. Elle le surveilla pendant quelques instants et finalement s’adressa à lui. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, as-tu quelque choses à dire ? 

-       Oui. Y a-t-il d’autres films ? 

-       Oui, répondit doucement Violette. 

-       Bon, alors, allons-y ! dit Mike, attendant qu’elle bouge. Violette était surprise. Dans cette maison, l’expérience des anges avec les humains n’avait jamais été telle. Vert avait raison. Ils avaient affaire à un être à part. il réussirait peut-être. Il ferait peut-être partie des rares élus. Elle n’avait jamais vu tant de détermination et un changement si rapide. Elle se sentait privilégiée de prendre part à sa formation et ressentit un grand amour pour lui. Elle se retourna et se dirigea vers la salle de cinéma. 

Mike connaissait la routine. Il s’installa dans son imposant fauteuil violet et bien rembourré de la première rangée, tel un prisonnier sur sa chaise électrique, attendant le courant ou plutôt, dans son cas, la fermeture des lumières et le début de la projection. Il était plus résolu que jamais. Rien ne l’empêcherait d’atteindre son but. RIEN ! 

 

Encore une fois, sa vie se déroula devant lui, depuis son enfance. Mais il comprit aussitôt que cette fois, ce serait différent. Le sujet avait changé. Le titre aurait pu être « Les mauvaises actions de ma vie ». Les épisodes de l’enfance étaient amusants, et Mike rit de bon cœur à plusieurs reprises. Il était bon de rire, même s’il avait encore les côtes endolories de ses pleurs de la nuit précédente. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, certaines des choses qu’il revoyait commençaient à l’embarrasser. Violette les connaissait sûrement toutes et il ne tenait pas à les revivre. Plus le temps passait, plus il se faisait petit dans son fauteuil. En fait, il se sentait de plus en plus mal à l’aise. 

 

Il avait dix ans et se trouvait dans l’église. Il s’amusait à faire circuler les dessins obscènes qu’il avait conçus avec ses petits copains. Ils les glissaient dans les enveloppes de l’église, puis dans la corbeille qui circulait parmi les fidèles pour recueillir les dons de la semaine. Ensemble, ils riaient en imaginant l’expression des dames patronnesses qui dépouillaient les enveloppes de la quête pour compter les fonds. Vraiment, ils s’amusaient beaucoup ! 

 

A l’âge de douze ans, Mike s’était faufilé dans la cour et avait fait démarrer le tracteur de son père pendant que ses parents étaient à l’église. Il avait feint d’être malade pour rester à la maison. Le tracteur démarra sans problème, mais Mike ne savait pas comment le faire avancer. Il essaya chaque manette et chaque pédale, de plus en plus frustré>. Il ne comprenait pas le fonctionnement de la pédale d’embrayage et pensait que, comme pour la voiture familiale, une pédale servait à avancer et une autre à arrêter. Il entendit plusieurs bruits étranges et, bien sûr, il brisa le mécanisme d’embrayage. Lorsque son père découvrit le problème, il demanda à Mike de lui dire la vérité. 

-       Mike, as-tu essayé de démarrer et de faire avancer le tracteur ? 

-       Mais non, voyons ! 

Mike eut aussitôt honte et se sentait encore honteux aujourd’hui. Son père savait la vérité ; Mike le voyait dans ses yeux. Ce jour-là, Mike comprit ce que signifiait rompre l’unité familiale. Le sentiment était affreux et l’avait poursuivi toute sa vie. La facture de réparation faramineuse avait fait prendre conscience à Mike de sa stupidité et les avait tous contraints à se priver de nourriture décente pendant plusieurs semaines. Chaque fois qu’ils se mettaient à table, Mike dégustait le résultat de son geste. Il lui fallait en plus le revivre en couleurs et en trois dimensions ! Il ne fit menu dans son fauteuil. Quelle vraisemblance ! 

 

En grandissant, Mike devint plus fort. A l’époque, les élèves se suivaient d’une école à l’autre tant et aussi longtemps que leurs parents respectifs habitaient au même endroit. C’est ainsi que le tyran Henry et Mike continuèrent de fréquenter les mêmes écoles. S’il menait le bal au primaire, il en fut autrement au secondaire. Il ne dépassait plus les autres d’une tête comme autrefois et les règles du jeune devinrent plus équilibrées. Henry ne réussissait pas bien en classe et il obtint difficilement son diplôme. Michael profita de chaque occasion qui s’offrait de lui rendre la vie impossible. Il se servit de sa taille et de sa popularité pour l’intimider, l’injurier ou le menacer. 

 

Au cours des premières années du secondaire, il se servit de son pouvoir de président pour l’exclure de tout ce qui pouvait être bon. Il utilisa habilement son influence pour éloigner l’ancien tyran d’événements agréables, comme la remise des diplômes et de domaines où il excellait. Mike agissait toujours sans demander l’avis de personne et se réjouissait de chaque occasion qui s’offrait de ruiner ses années au secondaire. Même si Henry savait ce qui se tramais, il n’y pouvait rien. Il fut éventuellement en mesure de se venger, mais Mike n’en sut rien avant de se retrouver dans on fauteuil violet pour avoir toute la situation se dérouler devant lui. C’était Henry qui lui avait fait perdre son poste de président : c’était lui qui avait lancé les rumeurs qui l’avaient empêché de conserver son poste. 

 

Plus tard, Mike avait appris que Henry avait mal tourné et qu’il s’était retrouvé en prison. Il s’était souvent demandé si les choses se  seraient passées autrement si Henry savait pu faire tranquillement son chemin durant ses années de secondaire. Mike avait honte de ce qu’il avait fait et se voyait de nouveau confronté à ses actions passées. 

 

Il se trouvait vraiment stupide. Le film montrant ses mauvais coups était plutôt long, et l’aspect immoral ressortait avec le temps. Michael avait peut-être même détruit toutes les chances d’un homme. Il se sentait tout à fait nul mais continua de regarder l’écran. A cours de sa dernière année au secondaire, il avait triché à un examen. Sa moyenne générale était bonne, mais sa note était faible en histoire des Etats-Unis. Il en imputait la faute à un professeur ennuyant et réussit, en utilisant la clé conservée d’un ex-président de classe, à se procurer une copie de l’examen. Il estimait que c’était une douce vengeance puisqu’on l’avait injustement accusé et puni quelques années auparavant. A son esprit, son geste était tout à fait justifié. Mais la situation se gâta. Le sort voulut que l’enseignant remarque immédiatement le progrès subit de Mike et l’accuse du geste qu’il avait commis. Mike, mettant à profit sa forte personnalité et s’appuyant sur ses bonnes notes dans les autres matières et sur sa réputation, dénonça le professeur à l’administration. Ce dernier vit inscrire à  son dossier une remarque qui ruina sans doute la progression de sa carrière; Mike n’en avait jamais eu conscience avant de s’installer dans le fauteuil moelleux de la salle violette. 

 

Oh ! Quelle horreur ! Etre victime de la vie est déjà difficile mais se regarder mentir et tricher est horrible. Mike ne désirait plus voir ces images et aurait souhaité qu’on y mette fin. Son vœu se réalisa. Il n’y avait pas d’incidents intéressants à observer à l’âge adulte. Toute sa vie avait été chavirée par le décès de ses parents. Il avait mûri rapidement, et une intégrité ferme s’était développée en lui. Il portait fièrement le nom de sa famille, et le travail ardu de ses parents lui servait de modèle. Il soupira d’aise lorsqu’il entendit encore une fois le bruit de la pellicule sur la bobine indiquant la fin du film. Cette fois, le projecteur s’arrêta et les lumières revinrent graduellement. Violette s’approcha près de lui. 

-       Michael, voudrais-tu me suivre ? 

Sans dire un mot, Mike obéit en se tirant lourdement du fauteuil où il avait passé tant d’heures. Il espérait ne plus jamais le revoir et détesta cet endroit où on lui avait déroulé le film de sa vie. En sortant, il jeta un coup d’œil au projecteur, s’attendant à  voir tous les films qu’on lui avait montré depuis les deux derniers jours, mais l’endroit était propre et dégagé. 

 

Villette était l’entité la plus prévenante qu’il ait rencontrée. Elle n’était pas pour autant meilleur que Bleu, Orange ou Vert, mais elle était différente. Chaque ange avait manifesté des qualités que Mike avait appréciées. Violette dégageait de la bienveillance et de l’affabilité. Mike aurait voulu s’installer dans la maison violette pour y vivre sous cette tutelle parentale apaisante. C’était merveilleux d’écouter sa conversation. Tout était si facile quand elle était là. Ce sentiment était familier à Mike ; il réalisa que c’était le le sentiment d’être un enfant sans responsabilité. Il était donc normal qu’il l’ait rencontrée dans la Maison des responsabilités. Elle représentait un parent, et Mike sentait comme un petit enfant, dégagé à la vie. 

 

Violette le guida vers une grande pièce. On aurait pu croire que c’était une salle de conférences, mais on n’y trouvait que deux fauteuils. Il y avait un tableau d’affichage sur un des murs et plusieurs symboles et graphiques sur les autres. 

Dans les premières maisons, les anges ne s’étaient jamais assis si longtemps. Puisqu’ils ne se fatiguaient pas et n’avaient pas besoin de dormir, ils n’avaient pas besoin non plus de s’asseoir comme les humains. Ils le faisaient uniquement pour les mettre à l’aise, comme maintenant. Violette avait pris place devant Michaël. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, comment te sens-tu ? 

Elle avait entamé la conversation par une question qui permettrait à Mike d’exprimer ses émotions au sujet du dernier jour de projection, ce qu’il fit, y ajoutant une pensée qui avait accaparé son esprit au cours de la soirée précédente. 

-       Ma chère Violette – Mike l’aimait vraiment beaucoup – je sais que tu ne peux intentionnellement blesser un humain ; je sais que ta conscience angélique ne te permet pas de causer de la douleur, de la souffrance, du doute ou de la peur. Mais en me montrant ces films, tu as produit tout cela et je suppose qu’il y a une explication. Comment je me sens ? 

Mike s’arrêta un peu pour réfléchir, car il voulait exprimer ses émotions des derniers jours, le plus honnêtement possible. 

-       Agressé, dit-il, horrible, attaqué, triste de mes propres échecs, coupable de mes actions, en colère contre ceux qui m’ont assailli, dévasté par la peine produite par des circonstances indépendantes da ma volonté, abattu, tourné vers l’intérieur. 

Mike ouvrait totalement son cœur à Violette. Il le faisait sans trop d’émotions puisqu’il le savait toutes exprimées la nuit précédente. Il essayait de décrie ce qu’il ressentait à Violette. Les mots vinrent d’abord aisément, puis il commença à répéter. Violette le laissa tout de même poursuivre. Le processus de libération était en cours. Michaël s’était exprimé, s’était plaint de plaint encore. Il ne demanda jamais pourquoi on lui avait montré ces films. Intuitivement, il savait que Violette allait répondre à cette question… et il avait raison. 

 

Quand il eut fini, il eut soif. Il but l’eau qu’on avait laissée à sa portée et indiqua par un geste de la main qu’il avait terminé. Violette se redressa et commença son enseignement. 

-       Michaël, lui dit-elle en le regardant droit dans les yeux avec une intensité dont l’origine devait être divine, il en était certains. 

« En tant qu’humain préparant son retour chez lui, c’est la dernière fois que tu ressens quelque chose du genre ». Elle le laissa réfléchir quelques instants et se leva pour se diriger vers un mur en apparence tout blanc. Elle déroula un parchemin fixé à l’extrémité du mur, près du plafond, ce qui rappela à Mike les cartes géographiques fixées aux murs des classes au-dessus des tableaux noirs. Le parchemin portait les mêmes étranges caractères de style arabe déjà vus dans la Maison des cartes. Il ne parvenait pas à les lire. 

-        mon rôle consiste à t’expliquer que toi, ainsi que tous ceux qui se sont retrouvés dans  ta vie, avez soigneusement planifié ce que tu as vu se dérouler sur l’écran du « cinéma de la vie » au cours des deux derniers jours. Mike écoutait attentivement, sans vraiment comprendre comment c’était possible. 

-       Planifié ? 

-       Oui. 

-       C’est impossible. Il y avait des accidents, des coïncidences, des faits divers, plusieurs facteurs dus au hasard. 

-       Tu as tout planifié avec les autres. 

-       Mais, comment ? 

-       Michaêl Thomas tu sais déjà que tu es une entité éternelle. Tu es ici pour obtenir l’autorisation et la formation nécessaires pour rentrer chez toi, pour retourner sur cette terre sacré où tu crois trouver des réponses, la paix, un sens à ta vie, selon ta propre définition des choses. Ce que tu ne sais pas encore, c’est que tu  as fait en tant qu’humain sur la terre plusieurs séjours. Cette fois, tu es Michael Thomas. 

 

Mike avait déjà entendu parler des vies antérieures, et une personne de confiance qui confirmait encore cette notion qu’l accepta avec émerveillement. Violette continua. 

-       Lorsque tu n’es pas sur la terre, tu planifies les leçons de ta prochaine vie, car tu es le seul à connaître tes besoins. En collaboration avec les autres, tu prépares tes leçons de vie. Certains acceptent de te mettre au défi. D’autres consentent à être le sable de ton huitre pendant des années ! D’autres encore acceptent d’être plus près de toi et certains même mourront pour t’aider à réaliser tes besoins et les leurs. Cela fait partie de leur contrat ! Ebahi par cette information, Mike demanda : 

-       Mes parents, savaient-ils ? 

-       Vous le saviez TOUS, Michael, et c’est le plus grand présent que tu aies reçu de toute ta vie. Les yeux de Violette laissaient voir une compassion comme Mike n’en avait jamais vu. Elle le connaissait à un tel point § Elle était prête à tout lui expliquer s’attendait à de fortes émotions et pouvait répondre à toutes ses questions. Elle était formidable. 

-       C’est assez complexe, vois-tu Michael. Chaque incarnation humaine est reliée aux autres. Des contrats sont établis avant ton arrivée, prévoyant ta puissance d’apprentissage et de croissance. Tu es l’épine de quelqu’un d’autre et une perle d’une valeur inestimable. Ce que tu appelles accident ou coïncidence est soigneusement planifié. 

-       C’est la prédestination ? 

-       Non, tu choisis tout. Le chemin est tracé et tu peux décider de le suivre ou non. Tu peux même en créer un nouveau si tu le désires. C’est d’ailleurs exactement ce que tu es en train de faire. Lorsque tu as exprimé l’intention d’emprunter ce chemin, tu as balancé le contrat que tu avais conclu avec les autres. Tu es allé au-delà des événements planifiés pour l’apprentissage de tes leçons et tu as plutôt choisi la mine d’or. Maintenant, tu as une véritable vision d’ensemble de toute la situation. 

-       Mais pourquoi les films, alors ? 

-       Pour que tu puisses revoir chaque détail de ta vie qui te semble négatif et comprendre que tu as participé à sa création. Tu as pris part à sa planification et u l’as accomplie selon un plan établi>. En d’autres termes, tu es responsable de tout. 

 

Mike était étonné par toutes ces idées. Il n’en comprenait pas encore le mécanisme 

-       Et si j’avais voulu tout changer ? Pourquoi ai-je chois des expériences si difficiles et si tragiques ? Violette était prête à répondre. 

-       Lorsque tu n’es pas ici, Michaêl, tu possèdes l’esprit de Dieu. Tu n’en es pas conscient maintenant, mais c’est ainsi. La mort et les circonstances émotives sont de l’énergie vers Dieu. Tu es éternel, et les allées et venues des humains sont destinées à des objectifs beaucoup plus élevés que tu ne le crois, un but que tu comprendras un jour quand tu prendras ma forme. Pour l’instant, qu’il te suffise de savoir que ce que tu appelles tragédie, malgré toute l’horreur que tu y perçois dans ton état d’esprit actuel, peut être le catalyseur d’un changement planétaire, d’une augmentation de la vibration et d’un présent au-delà de toute imagination. C’est la vision d’ensemble qui compte, et non pas l’événement réel. Malgré la confusion qui peut s’en dégager pour l’instant, c’est ainsi. Violette arrêta quelques instants pour permettre à Mike de réfléchir. Puis, elle reprit. 

-       Pour ce qui est de changer les événements, c’est un choix que tu as toujours eu, mais qui est caché à la plupart des humains. C’est le test de la vie, Michaël. Tu pourrais regarder la situation de cette façon : lorsque tu quitteras la maison, tu auras tendance à suivre la route. C’est la solution la plus naturelle. C’est facile et tu n’as pas à penser à ta direction. Le chemin est là et t’indique la voie ; alors, pourquoi ne pas le suivre ? Mais, en vérité, sur la terre des sept maisons, le chemin mène toujours dans la même direction, ondulant légèrement. Voilà pourquoi, tu pourrais atteindre la maison suivante sans doute plus rapidement si tu te dirigeais dans sa direction, sans emprunter le chemin. Tu pourrais même découvrir des merveilles sur ta route, hors des sentiers battus. Le chemin ondule mais conduit toujours dans la même direction, vers l’avenir. La plupart des humains restent sur la route, ne réalisant  jamais qu’ils peuvent la quitter s’ils le désirent. C’est lorsqu’ils font autrement que tout change pour eux, surtout leur avenir. Ils commencent en fait à s’écrie un nouveau futur dès qu’ils expriment l’intention e quitter la voie. Ils trouvent la paix lorsqu’ils parviennent à mieux maîtriser leur vie. Ils découvrent leur but. Certains passent même par ici ! Violette avait un sourire entendu. 

 

-       Et la Maison des responsabilités ? interrogea Michael. 

-       C’est ici que tu apprends que TOI, Michaël Thomas de l’Intention pure est directement responsable de tout ce qui constitue ta vie. La tristesse, la peine, les présumés accidents, les pertes, ce que les autres t’on fait, la douleur et, oui, même la mort. Tu savais qu’elle serait là, tu l’avais planifiée avec les autres et tu as joué le jeu jusqu’à maintenant. 

-       Dans quel but ? 

-       Dans un but d’amour, Michael. L’amour le plus élevé. Tu connaîtras le plan d’ensemble au moment opportun. Pour l’instant, tu dois saisir que tout est important et fait partie d’un amour que tu connais déjà et auquel tu participes dès à présent. Les apparences sont parfois trompeuses. 

 

Les mots résonnaient aux oreilles de Michael. Les apparences sont parfois trompeuses. C’était les paroles du premier ange, celui de la vision qui avait suivi le vol. Puis les autres les avaient aussi prononcées. L’esprit de Mike se récitait ces nouveaux concepts. Puis, il se rappela les paroles de Bleu dans la Maison des cartes. Ce sont les contrats de tous les êtres humains de la planète. Dans les petites cavités que Bleu gérait, et il y en avait des millions, se trouvaient les plans éventuels de toute l’humanité, établis par les individus eux-mêmes et prêts à être altérés par ceux qui le souhaitaient. 

 

La vérité du message frappa soudain Mike comme une masse. Si seulement il avait su ça lorsqu’il était jeune. Il aurait tellement mieux compris la vie. Il aurait pu changer son futur. Il aurait pu trouver la paix. Les décès, les amours perdus, la dépression, quels éléments d’espoir et de sagesse ils auraient pu constituer ! la pensée du choix lui permettant de modifier sa vie l’éblouissait. Violette avait raison. Mike avait suivi le chemin de sa vie sans broncher, permettant à tout ce qu’il avait planifié de se produire. Il avait du mal à saisir cette notion de planification. Elle le rendait responsable de tout ce qui s’était passé. Il se retrouvait devant une perspective totalement différente. Ça lui aurait été si utile ! Sa vie aurait été complètement différente. Aucun membre de l’église ne lui avait appris une chose pareille. Il aimait Dieu et il avait toujours accepté le caractère sacré de sa demeure, mais on lui avait  toujours appris qu’il était un mouton qui suivait un berger. Aucun enseignant spirituel ne lui avait dit qu’il avait tant de pouvoir. 

 

-       Violette, s’il en est ainsi, pourquoi ne m’a-t-il pas appris ça à l’église ? 

-       L’église n’enseigne pas tout sur Dieu, Michael. Il arrive même qu’on t’y  apprenne beaucoup de choses sur les humains et sur ce qu’ils pensent de Dieu. Violette ne portait pas de jugement et ne critiquait pas les humains ; elle rapportait simplement les faits. 

-       L’église a-t-elle eu tort ? 

-       Michal, la vérité est la vérité, et tu en trouveras des parties dans l’ensemble de tous les systèmes spirituels. Tu es hautement respecté pour ta recherche de la vérité à propos de Dieu. L’amour, les miracles et le mécanisme du fonctionnement des choses sont tous présents à un certain degré dans ton lieu de dévotion. Voilà pourquoi  tu y ressentais l’esprit de Dieu. L’esprit honore la quête, même en présence d’une connaissance partielle. N’oublie pas que ton existence véritable t’est inconnue même maintenant, au moment où tu entends la vérité. Ton église et toutes les quêtes spirituelles de ta planète sont grandement respectées parce qu’elles représentent la recherche de Dieu et de la vérité spirituelle. Mais il est triste que les humains exercent un contrôle sur cette quête et l’empêchent de se développer en la limitant et en maintenant ceux qu’ils dirigent dans la peur. 

 

Le mérite se trouve dans la recherche et non dans la découverte. Le caractère sacré de la planète réside donc chez celui ou celle qui foule son sol et non dans ses édifices aux nombreux clochers. Violette s’approcha du parchemin qu’elle avait déroulé. « Tu penses que tes Saintes Ecritures sont sacrées. Regarde bien ceci, dit-elle en lui indiquant l’écriture cryptique du papier. Ce sont les dossiers akashiques de l’humanité. Ils contiennent les dossiers de toutes les vies et des contrats potentiels ». Elle fit une pause pour marquer son respect. « Michal, ce sont là les écrits les plus sacrés de l’univers et ils ont été écrits et réalisés par ceux qui ont décidé d’être des humains ». 

 

Elle le regarda fixement, ce qu’elle n’avait pas fait depuis quelque temps. Il saisissait le message. Tout à coup, il se rendit compte qu’elle avait adopté une attitude respect à son égard, de respect spirituel. Le renversement des rôles le mettait mal à l’aise. Il voulait en apprendre plus et elle répondait à sa demande. 

 

Les jours qui suivirent dans la Maison des responsabilités s’écoulèrent dans la découverte de messages profonds sur l’humanité et la vie. Non seulement Mike en apprit-il davantage sur ce qu’il était, mais il sut qui il avait été. Toutes les pièces du casse-tête s’imbriquaient les uns dans les autres. Violette lui fit voir les dossiers et les contrats de ses parents et d’autres qui avaient traversé sa vie. Tout ce qui lui était transmis était parfaitement approprié et il ne vit rien qui aurait pu changer son avenir. Toutefois, une image beaucoup plus étendue de sa vie commençait à prendre forme. Le détail le plus impressionnant ? Que les humains sont en fait des parties de Dieu qui errent sur la planète sans le savoir, ce qui leur permet de transformer les caractéristiques spirituelles et la vibration de la terre même ! Violette faisait constamment référence aux humains comme à des personnages haut placés. Les humains étaient des entités qui devaient changer le fondement même de la réalité sur une très vaste échelle ; et tout tournait autour des leçons apprises sur la terre, leçons qu’ils avaient planifiées ensemble ! 

 

Puis, il fut temps de repartir. Mike se sentait une nouvelle créature. Sa connaissance du déroulement des choses avait décuplé. Il avait tout assimilé et sentait qu’on l’avait induit en vérité. Au moment où il revêtait son armure pour entreprendre le voyage qui le mènerait à la prochaine maison, il entendit les paroles d’Orange résonner à ses oreilles. L’épée de la vérité, le bouclier de la connaissance, l’armure de la sagesse. Les éléments s’assemblaient pour former un tout spirituel serré. Il comprenait que les armes présentaient un caractère cérémonial et un but. Les paroles lui étaient répétées, expliquées et il parvenait finalement à les comprendre. 

 

Violette raccompagna Mike au seuil de la porte. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tu me manqueras. 

-       Violette, j’ai l’impression de quitter la maison et non d’être en route pour m’y rendre. Mike se sentait près d’elle et elle était devenue en quelque sorte un membre de la famille. Jusqu’à présent, il avait rencontré trois anges frères et, maintenant un ange mère ! Qu’est-ce qui m’attend maintenant ? 

-       D’autres membres de la famille, lui dit Violette, saisissant ses pensées. 

 

A la porte, Mike retrouva ses chaussures où il les avait déposées. Il se rappela aussi qu’on n’avait pas répondu à sa question sur ce point. Il regarda tour à tour ses chaussures et Violette. 

-       Encore une chose, dit-il, souhaitant savoir pourquoi on lui avait demandé de les enlever. 

-       Oui, Michaël, je n’ai pas oublié. Mais tu peux me répondre maintenant. Elle souriait, attendant patiemment la réponse. Mike le savait, mais hésitait à la verbaliser. C’était tellement grandiose, tellement flatteur ! 

-       Dis-le Michaël. Violette reprenait son rôle d’enseignante. 

-       Parce que l’humain est sacré. Et parce que dans cette maison, les humains foulent une vibration plus élevée. Visiblement émue, Violette répondit : 

-       Je n’aurais pu espérer de meilleure réponse, Michael Thomas de l’Intention pure. C’est en réalité la présence de l’humain et non celle de l’ange qui rend cette place sacrée. Michael, tu es vraiment un être humain extraordinaire. Je rends hommage au Dieu en toi. J’ai une question à te poser. Mike connaissait la question, mais permit tout de même à Violette de la poser. 

-       Mickael, est-ce que tu aimes Dieu ? 

-       Oui, Violette, j’aime Dieu. 

Il était sur le point d’éclater. Il ne craignait pas de montrer ses émotions à Violette. Il était triste de quitter l’endroit où il avait retrouvé l’énergie qu’il croyait avoir perdue à tout jamais à la mort de ses parents. Il se retourna et descendit quelques marches, et puis se retourna encore. 

 

-       Tu me manqueras, mais tu resteras dans mon cœur. 

Il se lança sur le chemin qui le mènerait à la prochaine maison et se retourna une fois de plus pour ajouter une dernière chose à l’ange qui le regardait s’éloigner. 

-       Regarde Violette ! 

Dans un style théâtral et avec des mouvements d’enfant, Michal Thomas quitta le chemin tracé dans un grand envol et s’aventura dans la plaine luxuriante. Il se retourna et s’écria : 

-       Regarde, j’ai décidé de tracer mon propre chemin ! Il riait et sautait et continua ainsi jusqu’à ce qu’i ne puisse plus apercevoir la maison violette. 

 

Violette demeura sur le seuil jusqu’à ce qu’il disparaisse. Telle un mère, elle était remplie de fierté. Puis elle rentra et referma la porte. Elle reprit sa forme naturelle, qui n’était pas humaine, mais tout de même magnifique et s’adressa aux autres. 

-       Si c’est là un spécimen de la nouvelle génération d’humains, toute une étape spirituelle nous attend ! 

 

 

01************ 

 

Sur le sentier, quelques mètres plus loin, une créature horrible attendait. La forme répugnante avait soigneusement préparé son piège et elle était convaincue que Michaël Thomas ne pourrait soupçonner ce piège. L’entité négative savait que Mike avait quitté la maison et avait repris sa route. Elle le sentait et était ravie ! 

Il ne faudra pas longtemps, maintenant. Alors que Michael Thomas me croira derrière lui, je l’attaquerai par devant. Il ne saura pas ce qui se passe ! Elle s’amusait de l’astuce qu’elle avait réussi à imaginer dans cette terre de rêve. A tout instant maintenant…. 

 

L’horrible forme attendit longtemps. Michael Thomas avait quitté le sentier

La petite valise technique – sécurité ( ?)

 

La petite valise technique – sécurité ( ?) dans FRANCHIR LE SEUIL MILLENAIRE Gif_anime_Coeur_07L’Ange parvient maintenant aux dernières valises et Wo est content. L’Ange vérificateur se saisit d’une toute petite mallette et dit : « Wo, celle-ci est très petite et contient quelque chose de technique. De quoi s’agit-il ? » 

 

« c’est mon téléphone ». Un nuage passe alors que l’Ange regarde Wo avec beaucoup d’attention et que ce dernier baisse les yeux. Une minute entière s’écoule, puis l’Ange ne peut retenir davantage son hilarité. Comme il aime cet humain qui se trouve devant lui ! 

 

« Wo, pourquoi as-tu besoin d’un téléphone ? » demande-t-il plein d’affection et de gentillesse. Wo sait que son explication va paraître bizarre, mais il se lance, néanmoins. 

 

« vous savez que, parfois, des incidents surviennent sur la route. Vous avez-vous-même déclaré que dans le royaume spirituel, toutes les choses ne seront pas merveilleuses. J’aurai à résoudre certains problèmes, n’est-il pas vrai ? » Wo s’assoit, tout heureux d’obliger, pour une fois, l’Ange à répondre. 

 

« Oui, tu as raison, Wo », répond celui-ci. Un silence embarrassé s’installe. 

« C’est vrai, lorsque la nécessité s’en fait sentir, j’ai besoin de mon téléphone pour appeler certaines personnes à mon secours ! Me refuseriez-vous la possibilité d’obtenir de l’aide si j’en ai besoin ? » L’Ange sort doucement de la valise le petit appareil et le place avec les vêtements, les livres, la carte, les outils et les cadeaux. Wo comprend qu’il doit dire adieu à sa fausse sécurité. Considérant Wo avec grand sérieux, l’Ange lui dit : « Le moment est venu de te débarrasser de ton téléphone, et voilà pourquoi. Béni soit l’être humain sur la voie de l’ascension, poursuit l’Ange, car il sait qu’il n’est jamais seul. » Puis, il fait une pause afin de vérifier si Wo saisit, véritablement, le sens de ses paroles. « L’être humain doté d’un taux vibratoire élevé possède la sécurité d’une armée – une légion d’anges appelés la famille. Cette famille est plus utile qu’un téléphone, car elle est toujours à sa portée, jamais isolée dans un coin perdu, ne nécessite pas de numéro pour être contactée et est toujours éveillée, même lorsque l’être humain ne l’est pas. Et en plus, il s’agit de ta famille. Cela signifie que ses membres t’aiment, Wo ! » 

 

Ce dernier commence à se sentir mieux. Il a appris encore certaines choses à l’Ange vérificateur et sait que ce n’est pas terminé. L’Ange se dirige vers la valise suivante. Elle est au milieu des bagages rejetés et des objets personnels que Wo va abandonner. Celui-ci se demande si elle trouvera grâce aux yeux de l’Ange

 

 Kryeon, canalisé par Lee Carroll 

 

 

La troisième expérience personnelle

gif arbre

(celle de l’implant neutre ou la perception que j’en ai). 

Il y a environ deux ans, je me trouvais dans ma voiture avec ma mère et ma fille. En arrivant à un feu de circulation, j’ai ralenti un peu, mais quand j’ai vu que le feu était vert, j’ai accéléré. Je ne voyais pas la voiture qui s’en venait dans l’autre sens, car des arbres m’en empêchaient, mais j’ai présumé qu’elle s’arrêterait au feu rouge. Comme j’allais traverser l’intersection, je me suis aperçue qu’elle ne s’arrêtait pas et j’ai alors eu une expérience bizarre. Je me suis vue avoir un accident, j’ai aperçu le visage surpris du chauffeur qui me regardait, puis tout à coup, j’ai entendu le brut des freins tandis que l’autre voiture passait à toute vitesse devant la mienne. J’ai alors regardé ma mère qui se demandait autant que moi comment nous avions échappé  à l’accident. 

Etait-ce le fruit de mon imagination ou bien deux potentialités se sont-elles croisées ? Si c’est le cas, quel fut le facteur décisif ? S’agissait-il là d’un résidu karmique ? 

Ce n’était pas le fruit de ton imagination ! Kryeon n’a-t-il pas expliqué lors de messages précédents que vos prédispositions karmiques disparaissent quand vous commencez à contrôler votre destinée ? Lorsque vous le faites, vous pouvez continuer évidemment d’habiter la même ville et de conduire la même voiture qu’avant votre réorientation, mais ces « collisions évitées de justesse » représentent ce qui aurait pu se produire sui vous n’étiez pas sortie du chemin auquel vous étiez prédisposée. Alors oui Martine, ton intuition est juste ; c’est bien une vieille potentialité qui est passée sous tes yeux. 

A cours de plusieurs messages canalisés, j’ai souvent mentionné ce qui suit : heureux sont les humains qui se rendent compte qu’ils n’ont pas besoin de suivre leurs prédispositions karmiques car ils passeront souvent devant leur propre mort en s’acheminant vers une vie longue et heureuse. 

Chers lecteurs quand vous prenez en charge votre destin au lieu de suivre simplement la voie qui vous a été donnée, vous vous changez, vous changer la direction de votre vie et vous changez le moment de votre mort. 

Kryeon, canalisé par Lee Carroll 

Lémurie et atlantide

Lémurie et atlantide dans ALLER AU-DELA DE L'HUMAIN lemurie        et          atlante dans ALLER AU-DELA DE L'HUMAIN 

Vous avez reçu beaucoup de bonnes informations au sujet de la Lémurie et de l’Atlantide, mais l’information que j’ai à vous offrir peut vous donner une perspective différente. Je vous ai dit précédemment que je suis venu ici faire mon travail à trois autres reprises. Le temps est maintenant venu de révéler ce qu’il en est exactement. Le but de ma première visite était de mettre en place le système du réseau magnétique en vertu de l’autorisation donnée en ce sens par le groupe exerçant le contrôle sur de telles choses. Ce fut une époque merveilleuse, débordante d’une grande science et de travaux spectaculaires. La Terre était suffisamment vieille et stable, et elle était prête à recevoir le système. 

Je disposais de beaucoup d’aide et il y en eut certains parmi vous qui ont apporté une assistance considérable pour faire fonctionner le système initial. Ce fut à cette époque que la caverne de la création fut installée, et que fut dressée la liste de toutes les entités qui allaient partager la planète, autant à la surface qu’en dessous. Ce fut réellement un grand effort de planification, et tous les travaux furent exécutés dans l’amour et l’espérance. Il en est ainsi lors de chaque installation planétaire, mais votre planète était particulière du fait qu’elle allait être la seule planète où régnerait le libre arbitre. Aucune autre n’avait été ainsi. 

Votre empreinte et vos implants sont conçus de telle façon que votre conscience demeure embrumée et simple, et que vous soyez incités à chercher activement la vérité. Cette même situation vous amène à penser à Dieu et à concevoir l’Univers comme un endroit parfait. Vous croyez que tout est planifié à l’avance, et vous avez de ce fait une tendance marquée à adhérer à la théorie de la prédestination. Rien de tel n’est exact. Il y a bon nombre d’interactions qui ne sont connues que lorsqu’elles surviennent. Je vous ai parlé des mécanismes régissant la leçon de vie que vous recevez sur Terre et aussi de la façon dont vous vous incarnez pour apprendre. Beaucoup d’entre vous apprennent ; d’autres pas. L’effort à donner est le travail, et la prise de conscience en est le fruit, mais aucune entité n’en connaît le résultat à l’avance. 

Comme c’est vous qui avez déterminé les leçons à recevoir, il y a un plan qui entre en jeu pour ce qui est de déterminer les personnes avec lesquelles vous êtes en contact… ce qui se produit lorsque vous êtes ici… qui vous êtes… où vous vivez… qui fait l’expérience de la mort terrestre… et quand. Il y a également un certain contrôle qui est exercé sur les grands événements touchant la Terre, puisque nous (l’Univers) comprenons comment la planète fonctionne intérieurement et extérieurement. La façon dont vous vous en tirez pendant que vous êtes ici dépend entièrement de vous, et personne ne le sait à l’avance. 

Il y a aussi une bonne dose d’ajustements spontanés que nous (l’Univers) savons devoir se produire naturellement pour ce qui est de la Terre dans son ensemble, mais nous ne faisons rien pour les provoquer. Comme vous pouvez le voir, il y a eu une part considérable de planification et de travail qui eu lieu en vue de préparer la salle de classe pour vos leçons ; mais ne vous trompez pas : nous ne contrôlons pas vos leçons. Toutefois, il va de soi que nous contrôlons la salle de classe. Vous souvenez-vous de ce que j’ai dit lorsque j’ai expliqué avec quel respect nous saluons le travail que vous avez effectué au cours du dernier demi-siècle ? Ça n’avait pas été prédit, et cela a créé une grande vague d’enthousiasme. Mon retour était prévu, mais c’était pour faire un ajustement tout à fait différent. J’ai peine à contenir mes élans d’éloges, de célébration et d’amour lorsque je prends conscience que je suis revenu ici  pour aligner dans un but de pouvoir plutôt que d’interruption. Une activité incessante se produit tout autour de vous en rapport avec ces changements. Des entités en provenance de partout dans l’Univers arrivent pour se mettre à votre service. Alors qu’auparavant vous étiez en train de sombrer dans l’obscurité, vous avez refait surface pour vous élancer avec une nouvelle force dans la lumière. Vous n’avez aucune idée de ce que cela signifie pour le plan universel. Vous n’avez aucune idée à quel point vous serez honorés lorsque cessera finalement votre leçon de vie sur Terre. Je ne peux vous envoyer aucune énergie qui soit assez puissante pour traduire correctement ce qu’il en est à ce sujet. 

Lorsque fut terminée la mise en place du réseau magnétique et que les premiers humains purent recevoir leur empreinte d’âme, ce fut là une chose vraiment merveilleuse. Cela se passa il y a beaucoup plus longtemps qu’aucun d’entre vous ne se l’imagine, et il ne reste nulle part aucune trace de cette première civilisation. Un bon jour, quand la Terre, dans une de ses convulsions, restituera la preuve de son existence à la surface, il y aura longtemps que vous n’y serez plus comme humains incarnés. 

Même si l’évolution de la vie sur Terre a donné naissance assez tôt à la biologie humanoïde, l’apport d’autres types biologiques humains de taux vibratoire élevé en provenance d’une autre planète fut nécessaire pour la suite pour aider votre type. Il n’est pas important pour vous de comprendre ceci pour l’instant, si ce n’est que pour dire que votre biologie humaine actuelle n’est pas entièrement originaire de la Terre et que ces êtres bien-aimés ayant partagé leur semence de vie ont veillé sur vous depuis des temps immémoriaux avec amour et sollicitude. Leur semence était nécessaire pour que votre ADN réponde au stimulus universel, et pour enclencher la différenciation dans votre conscience entre les bêtes et les humains. Il s’agit du chaînon manquant que vous ne pourrez découvrir jusqu’à ce qu’il émerge finalement de lui-même. 

Après l’établissement de votre civilisation, il était prévu que je revienne pour faire un ajustement, car tout comme vous ne pouvez maintenant savoir à l’avance comment vous allez vous débrouiller dans votre incarnation, nous n’avions aucun moyen de savoir à l’avance comment  votre nouvelle biologie allait se comporter dans l’énergie créée par le système du réseau magnétique tel qu’il avait été originellement mis en place. Lorsqu’on fit à nouveau appel à mes services, c’était dans le but de mettre fin à la vie et de procéder aux réajustements. Cela peut vous sembler très dur, mais c’était ce qu’il convenait de faire et ce qui était prévu. Alors que s’est-il produit au juste (vous demandez-vous à juste titre) ? 

Le système du réseau magnétique laissait à cette poque beaucoup plus de tolérance à  l’illumination que nous ne l’avions anticipé. Le système que vous avez maintenant est très bien équilibré pour le type de leçon que reçoit votre âme, et il en a été ainsi depuis des milliers d’années. Il a fallu deux ajustements majeurs pour qu’il soit enfin correct, et le premier qui eut lieu concernait l’interruption de la civilisation de la Lémurie et de l’Atlantide. Bien que ces peuples furent alors séparés par de grandes distances sur Terre, et que leur ancienneté différait, la plupart des humains avaient quelque chose en commun ; ils étaient très au fait de la science de l’illumination. Certains d’entre eux (les atlantes) étaient proches d’une très haute communication vibratoire avec leur âme, mais sans vraiment comprendre ce que tout cela signifiait. Cela allait à l’encore du but même de la leçon de vie, car ce qui était appris était des plus limités. Au lieu de cela, tout leur était donné (c’était absorbé de façon naturelle à travers un voile très ténu). Le voile était loin d’être en place comme il aurait dû l’être, et presque tous les humains avaient des réponses automatiques aux épreuves plutôt que d’avoir à les apprendre et à les appliquer. Nous avons toléré cette situation durant très longtemps, dans l’espoir que les choses s’arrangeraient d’elles-mêmes, afin d’éviter de créer le karma additionnel qui serait plus tard associé avec l’interruption ; mais ça ne s’est pas passé ainsi. Ce premier alignement du réseau magnétique a donné lieu à une bizarre combinaison d’illumination et de déséquilibre qui engendra une civilisation d’humains avec une dualité faible en certains domaines, et fortes en d’autres. Ceci rendit possible la présence de l’esclavage à côté d’une science spirituelle avancée, et un sentiment de puissance sans que la source en soit connue. En outre, grâce à la science, l’élite humaine de l’époque parvint à prolonger considérablement sa durée de vie, et cela n’était pas productif ni approprié pour la façon dont la planète avait été conçue. Les membres de l’élite vivaient de longues vies, équivalentes à 5 ou 6 générations de celles de leurs esclaves qui se mirent à ressembler de moins en moins à des humains. L’élite ne partageait pas le savoir dont elle disposait. La destruction totale des masses continentales associées avec cette civilisation accompagna le réalignement que je fis, suivie d’une brève ère glaciaire cyclique afin de permettre à l’action des glaciers de faire disparaître tout vestige résiduel de l’événement. Nous avons ensuite laissé s’écouler un cycle aussi long qu’avait duré la civilisation, afin de rétablir l’équilibre de la planète. 

Je demeurai ici durant tout ce temps, et nous avons de nouveau obtenu des semences de vie des autres planètes afin de vous créer une biologie qui vous convienne. Puis vers la fin de cotre dernière ère glaciaire de courte durée, nous avons une fois encore déclenché un autre réalignement magnétique avec cette fois une tendance moins marquée vers une illumination et une réalisation personnelle au départ. En d’autres termes, la dualité (le voile) fut accentuée. Durant les années qui suivirent, on fit de nouveau appel à mes services sur la planète (pour ma troisième visite), puisqu’une petite correction s’avéra nécessaire afin d’ajuster vers une vibration légèrement supérieure. Car cette fois, il y avait une abondance de karma qui était créé, mais très peu de karma se trouvait réglé. La dualité était légèrement trop accentuée (il n’y avait absolument aucune conscience du voile). Ceci créa une civilisation qui était totalement dénuée de toute illumination, et une fois encore, la Terre n’eut aucune chance de voir s’élever ses vibrations. Seules quelques très rares personnes étaient en tant soit peu conscientes au niveau spirituel. Cela ne contribuait nullement au but poursuivi. C’est alors qu’on me fit revenir pour effectuer l’ajustement final de l’alignement. Ce dernier alignement eut lieu il n’y a pas si longtemps, et c’est sous la forme d’un déluge mondial que vote histoire a conservé la trace de cet événement. La biologie humaine fut préservée et perpétuée jusqu’à l’époque actuelle, et même si une grande partie de la vie fut rayée de la surface, le déluge n’a pas recouvert toutes les terres comme on a tenté de vous le faire croire. C’est sous l’effet de ce dernier alignement que vous avez grandi, et il s’est maintenu jusqu’à maintenant alors qu’il est de nouveau changé et réaligné en vue de vous permettre d’assumer votre puissance et de progresser vers les étapes finales de votre graduation planétaire ! Voilà, vous connaissez maintenant la chronologie des interventions du groupe Kryeon, et les raison de mes quatre visites ici. 

Mes très chers, si tout cela vous semble fantastique, il n’est pas important pour vous de tout comprendre. Il s’agit simplement de faits historiques. La seule chose qu’il est important pour vous de comprendre, c’est le sens de ma présence ici et maintenant. La situation de la Terre en ce moment est d’une importance considérable pour le fonctionnement universel des choses. Cette source de tout amour dont il m’arrive de temps à autre de parler représente le cœur de toutes choses. Rien ne peut jamais nous séparer de cette source. Tout ce qui a été fait dans le passé, et tout ce qui le sera dans le futur, l’est dans le but d’accroître cette énergie d’amour. Maintenant, et plus que jamais auparavant, vous avez le pouvoir, tandis que vous êtes sur Terre, d’avoir collectivement une influence positive pour la planète, pour les autres et pour vous-mêmes. Ce faisant, l’amour affluera en vous, et vos esprits recevront en récompense le plus grand don que les humains aient jamais reçu de nous… la paix venant de la source singulière d’amour, la paix de Dieu, de même que la tolérance et la sagesse issues d’innombrables années d’expérience ! 

Ce don est d’une grande importance, car il vous permettra de poursuivre le travail et de vivre dans un contexte qui vous est familier, mais avec un pouvoir et une paix accrus. Cet âge vous appartient ; vous l’avez acheté et payé grâce à vos milliers d’années d’incarnation et de travail ? Revendiquez-le. Vous avez les pleins pouvoirs pour ce faire. 

Je vous aime tendrement Kryeon, canalisé par Lee Carroll 

La vision

La vision dans LE RETOUR fond-cree-gif-1 

Mike se réveilla en milieu inconnu. Puis, soudain, la mémoire lui revint. Il scruta les lieux autour de lui et se rendit compte qu’il ne se trouvait pas dans son appartement, ni dans un hôpital de la ville. Il régnait là un calme plat, un silence tellement envahissant qu’il en ressenti un malaise. Il ne percevait pas le bruit de sa respiration. Aucun bruit de voiture ou de climatiseur, absolument rien. Il parvint à s’accouder. 

Il baissa le regard sur lui et constata qu’il était étendu sur un étrange petit lit blanc. On ne lui avait pas donné de couverture, mais il portait exactement les mêmes vêtements qu’au moment de l’attaque. Il dirigea la main à son cou. Il se rappelait avoir été blessé mais, à son grand soulagement, il ne pouvait déceler aucune blessure. En fait, il se sentait bien ! Il se tâta avec précaution en plusieurs endroits et ne trouva ni blessure ni même de douleur. Mais qu’el silence ! C’était presque à en devenir fou. Et l’éclairage : tellement bizarre. Il semblait émaner de partout et de nul part à la fois. Il était d’un blanc éclatant, un blanc tellement dépourvu de toute couleur qu’il blessait les yeux. Mike décida de mieux examiner son environnement. 

Etrange ! Il  n’était ni dans une pièce ni à l’extérieur. Il était là sur ce petit lit, et sous lui, le plancher blanc s’étendait à perte de vue. Mike se recoucha, comprenant ce qui s’était passé. Il était mort. Nul besoin d’être un expert en sciences pour constater que ce qu’il voyait et ressentait ne s’appliquait pas au monde réel. Mais pourquoi avait-il encore son corps ? 

Mike décida d’essayer quelque chose de stupide. Il se pinça pour vérifier s’il ressentirait ou non une douleur. En sursautant, il laissa échapper un « Aie ! » retentissant. 

-       Comment vas-tu Mike ? demanda une voix masculine rassurant. 

Mike se tourna immédiatement dans la direction de la voix et vit quelque chose qu’il n’était pas près d’oublier. Il senti une présence angélique, un grand sentiment d’amour. Il se fiait toujours à ses émotions d’abord, puis à ce qu’il voyait ensuite. Du moins, c’est ainsi qu’il expliquait ses expériences et, cette fois, il vit une silhouette blanche à la fois inquiétant et splendide. Quelles belles ailes blanches ! pensa-t-il. Mike sourit à la vision, croyant difficilement à sa réalité. 

-       Suis-je mort ? demanda-t-il stoïquement, mais respectueusement, à l’être qui se trouvait devant lui. 

-      Absolument pas ! Tu es en plein rêve, Michaël Thomas, lui dit la silhouette en s’approchant. L’apparition s’approcha encore plus près, sans vraiment marcher. Mike vit que le grand « homme » qui se trouvait maintenant près de son lit avait un visage voilé et flou mais, curieusement, il sentait qu’on le réconfortait et qu’on prenait soin de lui. L’impression était on ne peut plus agréable. 

La silhouette était recouverte d’un vêtement blanc, mais ce n’était ni une robe ni un costume. La tenue semblait presque vivante et bougeait avec cette forme, comme si elle en avait été la peau. Le visage était également indistinct. Mike ne pouvait discerner ni plis ni boutons, ni voir clairement la limite entre la peau et l’habillement. Pourtant, tout était fluide, léger et même rayonnant. Devant cette vision, Mike parvenait mal à distinguer le blanc de l’habillement de l’homme et l’arrière-plan incroyablement blanc de l’environnement. Il était difficile de départager la silhouette et ce qui l’entourait. 

-       Où suis-je ? semble peut-être une question stupide, mais je suppose que j’ai le droit de la poser ? dit Mike d’une voix peu assurée. 

-      Tu es dans un endroit sacré, répondit la silhouette. Une place de ton cru, un lieu rempli d’un grand amour. C’est ce que tu ressens présentement. La silhouette angélique s’inclina devant Mike et le mouvement sembla remplir l’endroit d’une plus forte lumière encore. 

-      Et à qui ai-je l’honneur ? demanda respectueusement Mika d’une voix tremblante. 

-      Tu as sans doute deviné que je suis un ange. 

Mike ne sourcilla même pas. Il savait que la vision devant lui disait la vérité absolue. Il sentait nettement que la situation, dans toute son étrangeté, était tout à fait réelle. 

-      Tous les anges sont-ils des mâles ? demanda Mike, regrettant sa question aussitôt après l’avoir posée. Quelle demande stupide ! Il était évident que la circonstance était particulière. S’il était en plein rêve, ce dernier était aussi réel que d’autres expériences qu’il avait déjà pu vivre. 

-       Je suis seulement ce que tu désires voir, Michaël Thomas. Je ne suis pas de nature humaine, et ce que tu vois devant toi a pris une forme qui te rend à l’aise. Et bien non, tous les anges ne sont pas des mâles. En fait, nous n’avons pas de genre. Nous ne portons pas tous les ailes non plus. 

Mike sourit encore, se rendant compte qu’il regardait une vision surgissant de sa propre imagination. 

-       A quoi ressembles-tu vraiment ? demanda Mike, commençant à se sentir un peu plus à l’aise de s’exprimer librement devant cet être tout aimant. Et pourquoi ton visage est-il caché ? La question était appropriée, compte tenu des circonstances. 

-       Ma forme te surprendrait et, en même temps, elle te rappellerait un étrange souvenir puisque c’est ce dont tu as l’air lorsque tu n’es pas sur terre. C’est au-delà de toute description possible. Voilà pourquoi je vais garder cette forme pour l’instant. Quant à mon visage, tu le verras bien assez tôt. 

-       Pendant que je ne suis pas sur terre ? risque Mike. 

-      L’existence terrestre est temporaire. Mais tu le sais déjà, n’est-ce pas ? Je sais que tu es, Michaël Thomas. Tu es un homme spirituel et tu comprends la nature éternelle des humains. Tu as maintes fois rendu grâce pour ta nature spirituelle et les membres de mon espèce ont entendu chacune de tes paroles de remerciement. 

Mike demeurait silencieux. Bien sûr, il avait prié à l’église et chez lui, mais constater que tout avait été entendu dépassait son entendement. Cette entité à laquelle il rêvait le connaissait ! 

-       D’où viens-tu ? demanda Mike. 

-       De chez nous

La tendre entité rayonnait directement devant le lit étroit de Mike. Elle penchait la tête sur le côté et semblait attendre patiemment que Mike saisisse ce qu’il venait d’entendre. Il sentit des fourmillements le long de son échine. Il avait le sentiment puissant que la vérité se tenait devant lui et qu’l lui suffisait d’interroger pour voir jaillir une merveilleuse connaissance. 

-       Tu as raison, dit l’ange, faisant écho aux réflexions de Mike. 

Ce que tu es en train de faire transformera ton avenir. Tu le sens bien, n’est-ce pas ? 

-       Tu peux lire dans mes pensées ? rétorqua Mike, tout décontenancé. 

-       Non, nous les ressentons. Ton cœur est relié au tout, tu sais, et nous te répondons quand tu as besoin de nous.

 

-       Nous ? La situation devenait de plus en plus étrange ! Mais je ne vois personne d’autre ! 

L’ange lança un éclat de rire d’une sonorité inouïe et d’une énergie intense. Mike ressentait tout l’humour exprimé par l’ange dans chaque cellule de son corps. Chacune des actions de cet être était remplie de fraîcheur, plus grande que nature, et titillait quelque souvenir agréable au plus profond de l’inconscient de Mike, qui fut remué par le rire, mais n’en laissa rien paraître. 

-       Je te parle avec une seule voix, mais j’en représente bien d ‘autres proclama l’ange, étendant ses bras, ce qui laissa voir son vêtement flotter et onduler. Nous sommes plusieurs au service de chaque être humain. Tu le comprendras vite si tu le veux. 

-      JE LE VEUX ! s’écria Mike. Comment pouvait-il laisse passer une telle occasion ? Puis il se sentit un peu embarrassé, sentant qu’il avait agi tel un enfant en admiration devant son idole. Silencieux, il regardait l’ange se déplacer doucement de haut en bas comme s’il avait été placé sur un mini-ascenseur. Il se demandait rêveusement si ce qu’il voyait n’était pas le résultat d’un certain désir de perception suscité par le cinéma, la fréquentation de l’église ou les grandes œuvres d’art. tout restait silencieux. Et quel silence ! de toute évidence, l’ange n’allait pas communiquer d’information. Il attendait les questions. 

-      Dans quel genre de situation suis-je ? demanda Mike d’un ton respectueux. S’agit-il d’un rêve ? Tout cela semble tellement réel. 

-      Qu’est-ce qu’un rêve humain, Michaël Thomas ? demanda l’ange, en se rapprochant un peu. C’est une visite dans votre esprit biologique et spirituel qui vous permet de recevoir de l’information provenant de mon côté par le biais, parfois, d’une métaphore. Le savais-tu ? Le rêve peut sembler éloigné de ta réalité mais, en fait, il est plus près de la réalité de Dieu que tout ce que tu expérimentes habituellement. Chaque fois que tu as vu tes parents en rêve, comment te sentais-tu ? Avais-tu l’impression que c’était vrai ? Eh bien, ça l’était. Rappelle-toi la semaine après l’accident, lorsqu’ils sont venus te voir. Tu as réagi en pleurant pendant des jours. C’était leur réalité. Les messages qu’ils te communiquaient étaient réels. Ils continuent à t’aimer encore aujourd’hui, Michaël, parce qu’ils sont éternels, tout comme toi. Quant aux questions que tu te poses sur ta situation, pourquoi crois-tu que tu fais ce rêve ? c’st le seul but de cette visite, et elle se produit au bon moment. 

Mike se régalait du long discours de cette merveilleuse entité avec qui il se sentait de plus en plus à l’aise. 

-       Vais-je m’en sortir ? Il me semble être grièvement blessé et inconscient. Peut-être même suis-je en train de mourir ! 

-       Tout dépend, répondit l’ange. 

-       De quoi ? 

-       Que veux-tu vraiment, Michaël ? demanda l’ange avec empathie. Dis-nous ce que tu veux vraiment. Réfléchis bien avant de répondre, Michaël Thomas, parce que l’énergie divine doit souvent être prise au pied de la lettre. Et puis, nous avons ce que tu sais. Tu ne peux pas tromper ta véritable nature. 

Michaël voulait donner une réponse honnête. Chaque instant écoulé rendait la situation encore plus réelle. Il se rappelait clairement les rêves qu’il avait faits à propos de ses parents peu après leur accident. Son père et sa mère s’étaient présentés tous les deux à lui durant les seuls instants où il avait pu trouver le sommeil au cours de la semaine qui avait suivi et lui avaient démontré leur amour en le serrant contre eux. Ils lui avaient dit qu’il était temps pour eux de se retirer, mais il n’était pas certains d’avoir bien compris et ne l’avait pas accepté. 

Ses parents avaient également ajouté qu’une partie de l’entente à propos de leur mort consistait à lui laisser un souvenir de leur passage. Mike s’était toujours demandé de quoi il s’agissait, mais comme ce n’était qu’un rêve… L’ange confirma que tout cela était bel et bien réel. En tout cas, l’expérience qu’il était en train de vivre lui semblait bien craie. De ce point de vue, les messages de ses parents l’étaient aussi, tout comme cet ange. Michaël commençait à n’éprouver que confusion et frustration dans son rêve ou sa vision. 

Qu’est-ce que je veux vraiment ? se demanda-t-il. Il songea à sa vie et à toutes les choses qui lui étaient arrivées. Il savait se qu’il voulait, mais avait l’impression qu’il n’était pas correct de le demander. 

-       Il ne sied pas à ta magnificence de retenir tes désirs les plus profonds, murmura l’ange à Mike. 

-       Bon sans ! s’exclama Mike intérieurement .. L’ange perçoit tout de moi. Je ne peux rien cacher. 

-       Si tu le sais déjà, pourquoi me le demandes-tu ? rétorqua Mike. Et qu’est-ce que c’est que cette histoire de magnificence ? 

Pour la première foi, l’ange laissa voir autre chose qu’un sourire. Il exprimait davantage du respect, de l’honneur ! 

-       Tu n’as pas la moindre idée de ce que tu représentes ni de qui tu es, Michaël Thomas, dit sérieusement l’ange. Tu crois que je suis magnifique ? Tu devrais te voir ! Un jour, tu y arriveras. Bien sûr, je connais tes pensées et tes sentiments. Je suis ici pour t’appuyer et je t’accompagne d’une façon toute personnelle. J’ai l’honneur de me présenter à toi, mais c’est ta propre intention qui provoquera le changement dès maintenant. Tu as le choix de me dire ou non ce que tu souhaites le plus en tant qu’humain maintenant. La réponse doit surgir de ton cœur et être énoncée de vive voix, afin que tous l’entendent, même toi. Ce que tu choisiras de faire maintenant aura une influence énorme. 

Mike prit le temps de réfléchir. Il devait répondre selon sa propre vérité, même si ce n’était pas ce que l’ange voulait entendre. Il resta un peu songeur avant de parler. 

-       Je veux rentrer CHEZ MOI ! J’en ai assez de cette vie d’être humain. Voilà, il l’avait dit. Mais je ne veux pas me retirer d’un plan que Dieu jugerait important. Mike était animé par la passion. La vie semble tellement vide ! Mais on m’a appris que j’avais été créé à l’image de Dieu dans un but défini. Que dois-je faire ? 

L’ange se plaça sur le côté du lit, permettant ainsi à Mike de mieux le voir. C’était ahurissant cette vision, ce rêve ! Mike avait l’impression de sentir les effluves de violettes ou de roses. Pourquoi les fleurs ? L’ange avait, bel et bien, une odeur ! Plus cet être s’approchait, plus il lui semblait magnifique. Mike prenait conscience du plaisir engendré par ce dialogue. Il le sentait, même s’il ne parvenait pas à distinguer d’expression particulière sur le visage de l’ange. 

-       Dis-moi, Michaël Thomas, ton intention est-elle pure ? 

Veux-tu réellement ce que Dieu veut ? Tu veux rentrer chez toi, mais tu sais aussi qu’il existe un plan plus élevé et tu ne veux pas nous décevoir ni agir d’une façon qui ne serait pas appropriée sur le plan spirituel ? 

-       Oui, c’est bien ça. Je veux quitter ma situation mais mon désir m’apparaît étrange et me semble égoïste. 

-       Que dirais-tu si je t’apprenais que tu peux peut-être obtenir les deux ? ajouta l’ange, en souriant. Et que ton désir de rentrer chez toi n’est pas égoïste, mais naturel, et qu’il n’entre pas en conflit avec celui de réaliser ton but en tant qu’être humain. 

-       Mais de quelle façon ? Je t’en prie, dis-moi comment je peux y arriver, dit Mike d’une voix de plus en plus animée.

L’ange avait perçu le cœur de Mike, et maintenant, il pouvait rendre hommage à sa spiritualité. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, je dois te poser une autre question, afin de déterminer ta véritable quête, dit l’ange en se retirant quelque peu. Qu’est-ce que tu espères gagner en rentrant  « chez toi » ? 

Mike réfléchissait. Son silence aurait paru étrange dans une conversation humaine habituelle, mais l’ange le comprenait totalement et savait que c’était là un moment sacré pour Michaël Thomas. En temps terrestre, Michaël resta silencieux une bonne dizaine de minutes, mais l’ange ne fit aucun mouvement et ne dit rien. Il ne montra non plus aucun signe d’impatience ou d’ennui. Mike prenait peu à peu conscience de l’intemporalité de cet être qui ne ressentait pas l’impatience des humains soumis seulement au temps linéaire. 

-       Je veux être aimé et côtoyer l’amour, répondit Mike. Je  veux ressentir la paix dans mon existence… Je ne veux pas être assujetti aux préoccupations et aux poursuites futiles de ceux qui m’entourent. Je ne veux pas m’inquiéter à propos de l’argent. Je veux me sentir libéré. J’en ais assez d’être seul. Je veux me relier aux autres entités de l’Univers. Je veux connaître le sens de ma vie et jouer mon rôle au sein du paradis – peu importe le nom que vous lui donnez. Je veux être une partie juste et correcte du plan de Dieu. Je ne peux plus être l’humain que j’étais. Je veux être comme toi… C’est ce que je veux dire par rentrer chez moi. 

L’ange revint près du lit. 

-       Bien, Michaël Thomas de l’Intention pure, tu auras ce que tu désires. L’ange semblait devenir plus clair. Etait-ce possible ? il irradiait de blancheur, mais s’y mêlait maintenant un peu d’or. Tu dois suivre un chemin tout établi et tu dois y arriver de ton plein gré. Alors, tu pourras retourner chez toi. Te sens-tu prêt ? 

-      Oui, répondit Mike. Il sentait monter en lui un sentiment merveilleux, une vague d’amour. L’air commençait à être plus dense. L’éclat de l’ange se déplaçait vers le lit et enveloppait les pieds de Mike. Il commença à ressentir des frissons le long de l’échine et se mit à trembler involontairement, ce qui ne lui était jamais arrivé auparavant. C’était comme un bourdonnement d’un rythme incroyablement rapide. Puis, le mouvement se répandait dans tout son corps, jusque vers sa tête. Sa vision se transforma ; il voyait des éclats de bleu et de violet qui contrastaient fortement sur le fond blanc qui l’avait entouré depuis le début de cette scène. 

-       Que sa passe-t-il ? demanda Mike effrayé. 

-       Ton intention change ta réalité. 

-       Je ne comprends pas, poursuivit-il, terrifié. 

-       Je sais, dit l’ange avec compassion. N’aie pas peur de l’intégration de Dieu dans ton être. C’est l’atout que tu as demandé et qui te sera utile pour retourner chez toi. 

L’ange s’éloigna du lit de Mike, comme pour lui céder le passage. 

-       Ne pars pas,  je t’en prie, s’exclama Mike, encore abasourdi et craintif. 

-      Je ne fais que m’adapter à ta nouvelle taille, dit l’ange d’un ton plutôt amusé. Je partirai seulement lorsque nous aurons terminé. 

-      Je ne comprends toujours pas, mais je n’ai pas peur, mentit Mike. L’ange laissa encore une fois échapper ce rire dont la résonnance surprit Mike et dégageait une superbe gaieté et un amour intense. Michaël se rendit compte que le secret n’avait pas sa place et décida de continuer à parler. Il devait identifier ce sentiment. Et l’ange se remit à rire. 

-      Je ne sais pas ce qui se passe quand tu ris, mais ça me touche profondément et je ressens quelque chose de tout à fait nouveau. La remarque plaisait à l’ange. 

-      Ce que tu entends et ressens sont des attributs de source purement divine, répondit l’ange. L’humour est un des seuls traits qui reste inchangé malgré notre passage de votre côté. T’es-tu jamais demandé pourquoi les humains sont les seules entités biologiques terrestres à rire ? On pourrait croire que les animaux rient, mais ne font que réagir à des stimuli. Vous êtes les seuls à posséder la véritable étincelle de conscience spirituelle apte à produire cette caractéristique, les seuls à pouvoir créer l’humour à partir d’une abstraction ou d’une pensée. C’est votre conscience qui en est la clé et crois-moi, c’est un attribut sacré. Michaël Thomas de l’Intention pure, le rire est salutaire. 

L’ange venait de fournir la plus longue explication de toute leur rencontre. Mike sentit qu’il pourrait en tirer d’autres précieuses vérités avant la fin. Il s’y mit avec ardeur. 

-       Comment te nommes-tu ? 

-       Je n’ai aucun nom. La réponse fit place à un long silence. Ça y est, se dit Mike, de retour aux réponses brèves. 

-       Comment te connaît-on ? poursuit Mike. 

-       Je suis connu de tous, Michaël Thomas, et parce que JE LE SUIS, j’existe.

 

-       Je ne comprends pas. 

-      Je sais. L’ange s’amusait, mais non aux dépens de son interlocuteur. Il honorait la naïveté de Mike, qui ne pouvait savoir tout cela, à la manière d’un parent qui répond aux questions de son enfant sur la vie. Chaque parole et chaque geste de l’ange était remplis d’amour. Mike sentit qu’il était temps de cesser d’exiger des réponses et d’en arriver à l’essentiel. 

-      Quel est ce chemin dont tu parles, cher ange ? Pendant un instant, il se senti mal à l’aise d’avoir utilisé le qualificatif « cher », mais il sentait en même temps que c’était là un mot approprié à la personnalité devant lui. L’ange était à la fois un parent, un frère, une sœur et laissait même paraître le sentiment intime d’un amoureux. Mike ne pourrait oublier de sitôt cette curieuse impression. Il souhaitait continuer à ressentir cette énergie et craignait l’instant où elle pourrait se dissiper. 

-       Quand tu retourneras à ta réalité, Michaël, prépare-toi à vivre une aventure de plusieurs jours. Lorsque tu seras prête, le point de départ de ta route te sera indiqué. Tu devras passer par sept maisons de l’Esprit et, dans chacune d’elles, tu rencontreras une entité semblable à moi qui jouera chaque fois un rôle particulier. Le chemin pourra présenter des surprises et mêmes du danger, mais tu pourras arrêter quand tu le voudras sans être jugé. Tu changeras en cours de route et tu apprendras énormément de choses. Tu devras étudier les attributs de Dieu. Si tu parviens à traverser les sept maisons, la porte qui te conduire chez toi te sera montrée. L’ange fit une pause en souriant et poursuivit : « et Michaël Thomas de l’Intention pure, l’ouverture de cette porte s, fera avec une immense  célébration ». 

Mike ne savait que répondre. Il se sentait libéré, mais également nerveux à l’idée d’entreprendre ce voyage vers l’inconnu. Qu’y trouverait-il ? Devait-il se lancer ? Peut-être était-il en train de fabuler de manière insensée ! Et puis, à quoi la réalité correspondait-elle ? 

-       Ce qui se trouve devant toi est réel, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit l’ange, lisant encore une fois les sentiments de Mike. Tu retourneras à une réalité temporaire conçue exclusivement pour les humains dans le but de leur apprentissage. 

-        

Aussitôt que Mike ressentait un doute, l’ange s’en apercevait. Encore une fois, il se sentait en quelque sorte violé dans ce nouveau mode de communication, mais en étant toutefois honoré. Dans un rêve, se dit-il, on est en contact avec son propre cerveau. On ne peut plus rien se cacher à soi-même. Voilà peut-être pourquoi il convenait d’avoir ce genre de conversation avec cette entité qui savait ce qu’il pensait. En outre, Mike ressentait vraiment ce que l’ange avait exprimé. Il commençait à se sentir tout à fait à l’aise dans cette réalité onirique et n’était nullement pressé de retourner à un état moindre. 

-       Par où commence-t-on ? demanda Mike en hésitant. 

-      Tu as exprimé l’intention de ce voyage. Alors, tu vas retourner à ta conscience humaine. Tu devras te rappeler certains point en cours de route : les apparences sont parfois trompeuses, Michaël. Au fur et à mesure que tu avanceras, tu reviendras plus près de la réalité que tu expérimentes présentement auprès de moi. Il est donc possible que, en t’approchant de la porte qui mènera chez toi, tu aies à développer une nouvelle façon d’être un peu plus, disons, à jour, que ce que tu connais maintenant. Mike ne saisissait pas vraiment ce que l’ange entendait par là, mais il l‘écoutait tout de même attentivement. 

-       Je dois maintenant te poser une autre question, Michaël Thomas de l’Intention pure. 

-       Je suis prêt, rétorqua Mike, se sentant plus ou moins confiant, mais sincèrement prêt à avancer. « Quelle est la question ? » L’ange s’approcha du pied du lit.

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, est-ce que tu aimes Dieu ? Mike était estomaqué de la question. Bien sûr qu’il aimait Dieu ! Pourquoi cette question ? il répondit rapidement. 

-       Puisque tu connais mon cœur et mes sentiments, tu dois savoir que j’aime Dieu. Dans le silence qui s’ensuivit, Mike comprit que l’ange était satisfait de sa réponse. 

-       En effet. 

Tels furent les derniers mots que Mike entendit prononcer par les lèvres invisibles de cette créature magnifique qui l’aimait, de tout évidence, tendrement. L’ange se pencha vers Mike et fit un mouvement de la main qui rejoignit sa gorge. Comment pouvait-il s’étirer à ce point ? Mike ressenti immédiatement une sensation qui aurait pu ressembler à des centaines de lucioles grouillant dans son cou et modifiant sa personne. Sans ressentir aucune douleur, il se mit tout à coup à vomir. 

*********************************** 

-      Tiens-lui la tête au-dessus du plateau, clama l’infirmière à l’intention du préposé aux soins. Il vomit. 

La salle du service des urgences était bondée, comme chaque vendredi soir, et la pleine lune n’allait pas sans compliquer les choses. Il arrive que, sans croire le moindrement à l’astrologie ou à la métaphysique, les dirigeants d’hôpitaux aient tendance à mieux doter leur service des urgences de personnel les soirs de pleine lune. En effet, des situations inhabituelles semblent survenir à ce moment-là. L’infirmière ressortit de la pièce pour voir à d’autres cas tout aussi urgents. 

Kryeon, canalisé par Lee Carroll 

Enfants de tous âges

AEk6Pour les enfants de tous âges : Dallas, Texas 1998  

 Commentaire de Lee Carroll : depuis quelques années, beaucoup de gens me demandent s’il serait possible de canaliser Kryeon pour les enfants. Puisque toute la question des enfants indigo fut d’abord publiée dans un de ses livres (tome IV, Partenaire avec le Divin), il semblait normal que celui-ci le désire et puisse le faire.    Ainsi, pour tous ceux qui l’ont demandé, nous présentons un des deux channelings enregistrés il y a plusieurs années, en présence des enfants, au cours d’un séminaire de Kryeon au Texas. À cette occasion, la salle était pleine de jeunes de trois à douze ans. Il y avait également quelques bébés, et plusieurs parents et aînés qui tenaient eux aussi à être là. La présentation débute par mon introduction, puis Kryeon commence en s’adressant directement aux enfants. Vous êtes les premiers à lire ce channeling, qui avait été enfoui tout ce temps au fond d’un tiroir et qu’on a récemment découvert et transcrit.  

Les propos de Lee aux enfants    

Bonjour, les enfants ! Bienvenue ! Je remarque que le plus jeune a environ deux mois et le plus âgé, soixante-quatorze ans. Ne levez pas la main si vous êtes le plus âgé, je sais qui vous êtes ! [rires] C’est un événement rare ! Ça m’est arrivé une seule fois, et j’imagine facilement qu’un jour ce court channeling sera partie intégrante d’un livre. Toutefois, si nous faisons ça seulement une fois par année, il pourrait se passer des dizaines d’années avant qu’on puisse créer un livre ! [rires] 

Si vous êtes ici et que vous avez de neuf ans à vingt ans, je suis désolé que vous ayez dû venir à ce channeling destiné aux enfants, puisque nous savons tous que vous n’en êtes plus, n’est-ce pas ? [petits clins d'oeil]. Mais ceci est vraiment pour nous tous, bien que les enfants soient ici juste pour ça. [Un enfant pousse un cri strident. Lee s'arrête et le regarde.] Parfois, je me sens exactement comme toi ! Mais je ne peux pas faire comme toi ! Les grands m’en empêcheraient !  

 D’accord, ça, c’est juste pour vous. Je ne sais pas si vous savez ce que c’est que le channeling : ce n’est pas bizarre et ça ne donne pas la chair de poule, parce que même vous, vous le faites quelquefois, mais vous ne voulez pas l’admettre. Je sais que vous le faites lorsque vous parlez à vos anges et qu’ils vous donnent des réponses. Même que certains d’entre vous voient les anges, mais n’en parlent pas aux adultes. Voici ce qui va se passer maintenant : je suis Lee Carroll, c’est mon nom, et je vais me mettre en contact avec un ange nommé Kryeon. Peut-être que vous ne verrez pas l’ange, ni ses grandes ailes, ni autre chose du genre, mais je vais fermer les yeux, et cet ange spécial va m’envoyer un message spécialement pour vous. Vous avez sûrement déjà entendu le nom de Kryeon, puisque toutes ces grandes personnes sont ici avec vous. En fait, ce sont elles qui vous ont emmenés ici. Mais ce moment vous appartient, alors faites semblant qu’elles ne sont pas dans la salle. Il s’agit de l’ange spécial, Kryeon, et de son message spécialement pour vous. Vous n’aurez pas besoin de fermer les yeux quand je fermerai les miens. En fait, vous n’avez rien à faire, mais je vous invite à regarder et à écouter, tout simplement. Quand Kryeon arrivera, il pourrait bien y avoir une histoire pour vous… Voyons ce qui va se passer.  

 [Le silence s'installe.]   Salutations, chers amis, et Salutations, chers amis, et vous, les tout-petits, je suis bien Kryeon, du Service magnétique !  

Ne vous laissez pas tromper, car je suis vraiment un ange, et pour vous, j’ai quelque chose de différent des autres grandes personnes présentes ici : en fait, je n’ai jamais, jamais été un être humain ! Même si c’est difficile à expliquer, cela veut dire que je peux ressentir les choses comme un enfant. Cela veut dire aussi que je peux comprendre ce que vous pensez et que, pour cette raison, je peux mieux vous aimer et vous aider !  

Avant de commencer notre histoire, nous allons nous adresser à ceux qui sont juste un peu plus âgés que vous, présents dans cette salle ou en train de lire ces mots dans un livre qui sera imprimé un jour. Patientez quelques instants pendant que je leur parle. Ensuite, nous commencerons vraiment notre histoire.  

 À vous, très chers, qui n’êtes plus des enfants, mais qui pouvez vous souvenir de l’avoir été il y a quelques années, j’aimerais rappeler quelque chose. Quand vous étiez petits et que vous regardiez les adultes, peut-être avez-vous vu en eux une chose dont vous n’avez jamais parlé, parce que c’était trop secret, mais je sais ce que vous avez pensé à ce moment-là. Vous les regardiez en vous disant : « Je ne veux pas devenir comme ça parce que les adultes ont perdu leur plaisir de vivre ! Ils ne rient plus. Ils ne savent plus jouer. » Alors, mon message pour vous est le suivant : ne perdez pas les plaisirs de l’enfance, car le plaisir des petits qui sont assis ici est si précieux ! C’est un catalyseur d’illumination ! Il peut avoir été retenu pendant toute votre vie. Pourtant, vous pouvez encore jouer ! Ceci est un moment précieux pour vous. C’est aussi un moment où vous pouvez oublier ce plaisir. C’est votre choix !  

 Les adultes ont l’habitude de répéter: « Quand j’étais enfant, je parlais et pensais comme un enfant, mais quand j’ai grandi, j’ai mis de côté les choses enfantines. » Aujourd’hui, nous vous le disons : « Ne rangez pas l’enfant dans un placard !  Conservez le plaisir de vivre qui sera toujours là, c’est le secret pour trouver l’ange invisible qui habite en vous. »  

Maintenant, à nous, les tout-petits ! Je vais m’adresser à vous comme un ange, je vais vous envoyer un message que même les grandes personnes n’ont encore jamais entendu. Saviez-vous, les enfants, que les anges ne devenaient jamais des adultes ? C’est la vérité ! Ils ont toujours le même âge. Les adultes croient les grands anges, et ils pensent qu’ils sont des anges adultes, mais ce n’est pas vrai. Ils restent toujours des enfants dans de grands corps. Ils ont toujours le même âge. C’est un peu comme un secret, mais je pense que vous savez tout ça, n’est-ce pas ? Nous avons autre chose à vous confier ; il y a un ange près de vous sans arrêt. Les aviez-vous ? Vous pourriez répondre ; « J’en ai jamais vu mon ange. Qu’est-ce que tu veux dire, Kryeon ? » Je vais vous l’expliquer. 

Je vais vous raconter une histoire à propos d’une petite créature qui avait le même problème. Elle disait : « S’il y aune chose que je n’ai jamais vue, alors comment est-ce que je peux savoir qu’elle existe vraiment ? » C’est une histoire sur les choses invisibles, spécialement pour vous. Cet ange, Kryeon, qui est en train de vous parler, et qui est aussi un enfant, peut raconter ces histoires avec l’aide de Lee, son partenaire, qui, lui aussi, n’a jamais grandi ! [rires] 

Nous allons vous raconter l’histoire de Bernie, cet oiseau qui avait peur de voler. Nous voulons vous narrer comment ça s’est passé, parce que c’est une histoire merveilleuse que tout le monde connaît au pays des oiseaux. Tous les oiseaux s’en souviennent d’ailleurs. 

Kryeon canalisé par Lee Carroll 

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