Essénien aujourd’hui

 

arbre, écolo,gifLorsque l’on prononce le mot  » Essénien « , on a l’habitude de désigner une fraternité spirituelle contemporaine du Maître Jésus, entourée de mystères. On attribue à cette belle communauté, à ce peuple, de grandes qualité d’âme, une bonté et une ouverture d’esprit, un respect de la vie sans pareils.  

En établissant quelques recherches, on découvre vite que la Tradition Essénienne, au sein de laquelle le Maître Jésus a été formé et initié, commence avec Énoch, le premier Maître et prêtre du Très-haut sur la Terre. La tradition Essénienne a donc été préservée dans une lignée ininterrompue de Énoch jusqu’à Jésus. 

Ensuite, les livres d’histoire effacent les Esséniens de la marche du temps et déclarent que ce  » peuple du passé  » n’est plus, qu’il s’est éteint pour toujours. Le mot  » Essénien  » devient alors synonyme de  » légende  » entre rêve et idéal brumeux. En réalité, il n’en est rien. La lignée Essénienne fut perpétuée par le Maître St Jean et par toute une lignée de Maîtres fidèles. La Flamme des origines est restée vivante sur la Terre et l’Alliance de Lumière a été renouvelée au fil des époques par les envoyés de l’Amour. Les Bogomiles et les Cathares étaient de ceux-là. Le Maître Peter Deunov, Omraam Mickaël Aivanhov, Rudolf Steiner… étaient également de vivants maillons de cette chaîne de Lumière, gardienne du Sacré. Les Esséniens ont réapparu sous de nombreux noms au fil des siècles, pour tenter de fleurir à nouveau le cours du temps.   

Seuls ceux qui étaient amoureux de la Vérité, seuls ceux qui cherchaient véritablement à vivre avec leur âme ont pu les approcher.  

Aujourd’hui, ce peuple fidèle à l’Amour, qui a dû rester discret pendant longtemps, se lève avec force. Il lance un appel à tous ceux qui se reconnaissent en lui, pour dire que les Esséniens n’appartiennent plus au passé, mais au Présent. Pour clamer haut et fort que l’Alliance de Lumière est de nouveau vivante sur la Terre, comme l’avaient annoncé les Maîtres du passé.  

Elle est vivante pour qui saura la reconnaître, l’approcher et la goûter. 

Le Maître du Présent qui actualise cette lignée de hauts Initiés dépositaires de la Science Essénienne est Olivier Manitara. Il ne s’est pas arrogé le titre de représentant de la Nation Essénienne sur la Terre, mais en a reçu l’autorité sur les plans visibles et invisibles, de par ses nombreuses Initiations et sa vie entièrement consacrée à son Idéal. 

N’en déplaise aux historiens, les Esséniens n’appartiennent plus au passé. La Flamme de leur cœur brille à nouveau  et le chant de leur âme fait vibrer une fois de plus le temple du Monde. 

Pour en savoir plus : www.oliviermanitara.org 

clic La Ronde des Archanges ( témoignage ) 

Le disciple…

Omraam Mikhaël Aïvanhov 

Extrait de conférence donnée à Vidélinata, Suisse
le 21 Mars 1981 (5 mn)
« Le disciple doit devenir un être parfait »

Le disciple... dans OMRAAM nous parle OmraamMikhaelAivanhov

Omraam Mikhaël Aïvanhov (1900-1986) maître spirituel français d’origine bulgare, vient en France en 1937 où il donne l’essentiel de son enseignement. 

Au travers de plus de 4500 conférences, il explore la nature humaine dans son environnement, à l’échelle individuelle, familiale, sociale, planétaire. Celui que nous appelons Maître, dans l’acception orientale du terme se référant à la maîtrise personnelle et au talent pédagogique, nous dit : « ce que je souhaite par cet enseignement, c’est vous donner des notions sur la vie, sur vous-même, comment vous êtes construits, quelles relations vous avez avec l’univers tout entier et quels échanges vous devez faire après entre vous et l’univers qui est la Vie ». 

Aider l’être humain à retrouver sa dimension spirituelle (qu’il appelle sa nature supérieure ou divine), à se perfectionner, se renforcer et s’épanouir au cœur du monde où il se trouve, voilà son objectif prioritaire. Omraam Mikhaël Aïvanhov précise : « Je me suis surtout efforcé d’éclairer un sujet : les deux natures de l’être humain, sa nature supérieure et sa nature inférieure, parce que c’est la clé qui permet de résoudre tous les problèmes. » 

Mais le travail intérieur, individuel, s’inscrit dans une perspective plus large et universelle : il permet d’acquérir la conscience que nous sommes citoyens du cosmos, membres de la grande famille humaine, la fraternité universelle, fils et filles d’un même créateur. Au-delà encore, l’enseignement du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov nous invite à participer à la réalisation d’un nouvel âge d’or sur la terre.

 Par son rayonnement et son enseignement, le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov a ouvert à d’innombrables personnes le chemin de l’épanouissement intérieur. 

Annales Akashiques Esséniennes

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Les Esséniens … un nom qui, aujourd’hui, revient souvent sous les yeux de ceux qui s’interrogent. Depuis la découverte des Manuscrits de la Mer Morte, il a fait le tour du monde, suscitant cependant plus d’interrogations que de réponses. 

Qui étaient les Esséniens ? Malgré les récents travaux des archéologues et des chercheurs, l’Histoire officielle est encore bien avare de renseignements. 

On parle d’une secte mystique à laquelle certains associent parfois le nom de Jésus… Qu’en est-il exactement ? A cela nous nous proposons, à travers ce livre, d’apporter une réponse … ou un début de réponse car ce domaine d’investigations est immense ! 

Ce n’est pas un travail d’historien que nous présentons dans les chapitres qui suivent, mais un récit, un témoignage vécu. En effet, aucun document, quel qu’il soit, n’a servi à sa rédaction. La raison se refuse, bien sûr, à admettre que l’on puisse fouiller le passé en dehors des méthodes traditionnelles d’investigation. Et pourtant… est-il raisonnable de poser des limites aux horizons qui s’offrent aujourd’hui à l’homme ? Les frontières de l’ «impossible » ne reculent-elles pas sans cesse ? 

Ce n’est cependant pas une technique de travail révolutionnaire qui nous a permis de mener à bien cet ouvrage, mais une méthode dont l’origine se perd dans la nuit des Temps. Il a été élaboré à partir d’une technique héritée des anciens Egyptiens et des mystiques de l’Himalaya ; il est le fruit d’une longue lecture dans les Annales akashiques.  Que sont les Annales akashiques ? Nous pourrions dire qu’elles sont la Mémoire de l’Univers, mais cela resterait encore bien vague. 

Penchons-nous donc sur le mot Akasha, d’origine sanscrite. Ce terme désigne un des éléments constitutifs de la Nature au même titre que la terre, l’eau, le feu et l’air. Les anciennes Traditions nous apprennent qu’il s’agit d’une substance infiniment subtile, d’une forme d’énergie dans laquelle baigne l’Univers et qui a la propriété de garder la mémoire visuelle et auditive de tout ce qui vie. L’Akasha serait donc la « plaque sensible » de l’Univers ou encore, pour employer un terme très contemporain, un gigantesque « film magnétoscopique » mis en place par la Nature elle-même et capable de nous révéler, dans certaines conditions, la mémoire du passé. 

Il convient de signaler que la consultation de ces Annales a eu lieu hors de notre monde physique et au cours d’une série de voyages astraux ou voyages hors du corps. 

Ce type de lecture n’a rien à voir avec ce que l’on peut appeler « phénomènes spontanés de vision ». Il nécessite le long apprentissage d’une méthode précise soutenue par un travail personnel d’ordre spirituel. En effet, et nous tenons à insister tout particulièrement sur ce point, une technique est loin d’être suffisante. Celle-ci n’est que le coup de pouce à une longue préparation, à un nettoyage des divers corps qu’aucun mode d’emploi ne pourra remplacer car elle est fondée sur l’amour. 

La lecture des Annales akashiques suppose, par ailleurs, une autorisation de la part des êtres spirituels qui en ont la garde.  Ces derniers s’assurent de la pureté d’intention des « voyageurs » et de leurs capacités d’assimilation. Enfin, les recherches en question ne doivent jamais être menées dans un but personnel. Le récit qui va suivre nous emmène il y a quelque deux mille ans, en Palestine, au sien même de la société essénienne. Il n’est guère facile de revivre son propre passé, aussi ne nous a-t-il pas toujours été agréable de parler de nous. Nos personnes, celles qui portaient à l’époque les noms de Simon et Myriam, n’ont d’ailleurs qu’une importance relative dans ce témoignage. A travers cette existence vécue au cœur de la Fraternité Essénienne et de ses enseignements, il sera souvent question de la personnalité et de la pensée de Jésus ainsi que des détails relatifs à sa vie, en son entourage. 

Nous n’ignorons pas que quelques-uns de ces aspects pourront surprendre, voire choquer et nous sommes conscients de la responsabilité que leur diffusion implique. Toutefois, le temps est venu de lever certains voiles.  Nous n’avons pas la prétention d’apporter exclusivement de l’inédit mais une pierre de plus à un édifice qui se met en place. Nous ne prétendons pas non plus rapporter la totalité des faits cachés dans ce domaine jusqu’ici, le moment de leur révélation n’étant pas encore venu. Il nous paraît aussi important d’insister sur un point ; rien n’a été romancé ou déformé dans un but quelconque. Le lecteur sera peut-être surpris de trouver une foule de détails concernant aussi bien des paysages, des portraits que des discours… La mémoire astrale est dotée d’une grande fidélité, les yeux de l’âme perçoivent plus intensément que ceux de la chair. 

Ainsi, rien de ce qui a été écrit ne l’a été approximativement. Nos efforts ont toujours tendu vers la plus grande fidélité par rapport au vécu, au mot près lorsqu’il s’agit de paroles rapportées. 

Nous tenons enfin à préciser ici de quelle façon la lecture des Annales akashiques s’effectue. Les scènes sont revécues avec une netteté absolue, les paroles sont perçues dans la langue de l’poque, mais comprises instantanément comme si nous en possédions aujourd’hui la maîtrise. En ce qui nous concerne, la sensation de vécu dut telle qu’elle nous a fait retrouver des émotions, des perceptions étrangères à notre personnalité actuelle. Certains verront peut-être dans ce livre un romain et d’autres seront tentés de le qualifier de délire mystique. Peu importe ! Nous l’avons écrit avec le cœur, tel que les épisodes s’en imprégnèrent en nous au jour le jour pendant près de deux années. Nous le confions donc aux êtres de cœur ! certains savent déjà ce qu’il en est et le temps décidera… Si temps il y a ! 

Nota – Bien que chacun des auteurs ait rédigé plus particulièrement une partie de cet ouvrage, la grande majorité de scènes a été revécue en commun

Extrait de : De Mémoires d’Esséniens : tome 1- L’autre visage de Jésus par Daniel Meurois et Anne Givaudan aux éditions Le Perséa en 2000. 

La maladie pour les Esséniens


N : Quel est le rôle de la maladie ? 

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AG : Chez les Esséniens, la maladie n’était jamais considérée comme une ennemie. Elle était le signal pour indiquer que quelque chose n’allait plus entre les différents niveaux de l’Être. Lorsqu’il n’y a plus accord entre nos pensées, nos actes et nos paroles, il se passe en nous une fissure, une baisse d’immunité qui laisse la porte ouverte à ce qui par la suite, générera nos maux des plus légers aux plus lourds.


Actuellement, rien pour nous n’a changé dans ce concept de la maladie. Nous expliquons toujours comment une maladie peut naître sur les plans les moins physiques et continuer son parcours durant des semaines, des mois, voire des années jusqu’au corps physique. Cela ne peut pourtant s’expliquer si l’on ne connaît pas le processus de ce que nous appelons les « formes pensées »… Ces petites bulles subtiles qui tournent autour de nous, qui nous encombrent, nous pèsent et que nous nourrissons au dépend de notre vitalité. Ce sont des pensées qui viennent de nous et que nous entretenons consciemment ou non.

Dès la gestation, dans le ventre de notre mère, nous commençons à vivre des émotions, à élaborer des « scénarios » qui seront déterminants pour notre vie future et pour notre santé, qu’elle soit physique, mentale ou spirituelle. C’est en fait dans notre façon de recevoir, de comprendre ce qui nous arrive (événements ou rencontres) que tout se joue, l’événement en lui-même est neutre, il s’avère une simple expérience mais il prend une forme, une couleur, une pensée, une émotion selon l’angle sous lequel nous allons le regarder. C’est de là, de cette simple façon de recevoir la vie que tout dépend. Sans doute est-ce pour cela que les grands courants de pensée prônent des façons de prendre la vie avec détachement et sérénité…

N : Peut-on soigner toutes les maladies de cette façon ?

AG : Prétendre cela serait en soi une aberration. En effet, le thérapeute de type « essénien » sait qu’il n’est pas le maître de la Vie, de la Mort ou de la guérison de qui que ce soit. Il ne peut intervenir en maître et se garde de cela. Son rôle est d’apporter les éléments de reconstruction à celui qui lui demande de l’aide et non de reconstruire à sa place. Il donne le coup de pouce nécessaire à cette reconstruction.

N : Cette thérapie est-elle compatible avec les méthodes de soin traditionnelles ?

AG : Cette façon de comprendre, d’aborder, de détecter et d’enrayer la maladie est compatible avec toutes les méthodes traditionnelles.

: Cette pratique s’enseigne. Y a-t-il des conditions préalables pour devenir un thérapeute essénien ?

AG : Il est évident que pour devenir thérapeute de n’importe quel style de thérapie, il est nécessaire d’avoir soi-même réglé certains problèmes, d’être clair avec ce que l’on veut et ce que l’on ne veut pas ou plus. Un thérapeute qui règle ses propres nœuds à travers les personnes qu’il rencontre n’est profitable ni pour lui ni pour les autres. Nous ne pouvons demander à ceux qui veulent soigner d’être parfaits et d’avoir tout résolu, cependant il est essentiel de se poser la question du pourquoi ? Pourquoi est-ce que je veux devenir thérapeute ?

Il arrive bien souvent que sous des apparences de générosité et d’altruisme se cache une volonté de pouvoir, un désir de reconnaissance, et un immense besoin d’amour. Il est extrêmement important de déceler en soi ces écueils faute de quoi il n’est pas possible de devenir un thérapeute efficace. La question de croyance n’a rien à voir avec l’efficacité de ces soins, pourtant le thérapeute n’a rien à proposer. C’est au malade de faire la démarche, de demander de l’aide et non à celui qui soigne. L’essentiel est que le « malade » ou plutôt « le patient » sache que c’est lui qui est à l’origine de son problème et personne d’autre.

Même si dans un premier temps, cette approche semble culpabilisante : « Comment, vous prétendez que c’est moi qui suis à l’origine de mon cancer !… » Cela permet à l’intéressé de reprendre son « pouvoir » de ne pas se laisser embarquer n’importe où et n’importe comment comme une victime vers l’abattoir. Si notre façon de comprendre, d’appréhender un événement peut nous rendre malade, cela signifie aussi que nous avons en nous le pouvoir de dénouer, de changer, de transformer cette vision sur ce qui nous détruit pour en effacer les traces. Et là, je crois que la force intérieure de la personne est le principal vecteur de sa guérison sur tous les plans. 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Origine des soins Esséniens

 

N : Quelle est l’origine de ces soins ?

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AG : Lorsque l’on parle de « soins esséniens », il est significatif que l’on parle des thérapeutes esséniens de l’époque de Jésus. Les Esséniens ou « peuples du Soleil » étaient à l’époque une secte du judaïsme puisque les juifs refusaient sur leur territoire des groupements non-juifs. Les Esséniens devaient donc, pour plus de tranquillité, se convertir mais ils gardaient leurs pratiques et se regroupaient dans les lieux où ils savaient qu’ils ne seraient pas être inquiétés. Une majorité d’entre eux étaient thérapeutes et jouissaient d’une grande considération pour l’efficacité de leurs soins. Ceux-ci étaient simples, et avec la lumière et le son que les thérapeutes émettaient auprès du malade, ils obtenaient souvent des guérisons que la plupart des habitants du pays considéraient comme des miracles.

Derrière tout cela, il y avait cependant un enseignement précis de plusieurs années qui comprenaient une connaissance approfondie du corps physique, des corps subtils et de la psychologie tant sur le plan de la détection que sur celui de la guérison. L’écoute et l’émission du son est l’un des éléments essentiels à cette forme de thérapie. C’est celui qui est le plus difficile à enseigner car il demande que l’élève puisse avoir une perception subtile du son de chaque organe.

En parler demanderait beaucoup de temps car le Verbe est à l’origine de toute création et le son peut donc rendre l’harmonie là il n’y en a plus… J’ai donc retrouvé tout cet enseignement en revivant une vie de thérapeute de cette époque et j’ai été par la suite confortée dans ce que je venais de retrouver par la lecture d’archives qui abondaient en ce sens.

En fait, je parle de thérapies esséniennes mais leur origine est bien au-delà de cette époque. Les Esséniens avaient reçu leurs enseignements des thérapeutes d’Égypte qui eux-mêmes les tenaient de l’époque de l’Atlantide, des Hommes de Sagesse Atlantes qui avaient été eux-mêmes enseignés par des êtres de la planète Vénus. Je sais combien cela peut paraître aberrant aux yeux de certains mais je crois qu’il est plus que temps d’admettre que nous ne sommes pas le centre de l’Univers et que d’autres êtres existent sans que cela puisse nuire à notre existence. Si l’Homme n’avait pas un jour émis l’hypothèse d’aller sur la Lune, jamais nous n’aurions exploré l’univers. Il a pourtant bien fallu que certains « originaux » qui l’ont parfois payé de leur vie en émettant l’hypothèse ! 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Libération et ascension

Dans l’enseignement du Maître, il y avait une différence majeure entre la libération et l’ascension de l’être. Pour Lui, la libération signifiait la levée des fers du karma. Autrement dit, Il nous en parlait comme d’un état de légèreté atteint par l’âme lorsque celle-ci est parvenue à dissoudre tous les liens pesants l’obligeant à subir la loi de la réincarnation. Ce n’était qu’une étape mais l’étape majeure, celle vers laquelle Il nous poussait à travailler avant même d’envisager quoi que ce soit dans la direction d’une ascension. Cette ascension signifiait pour Lui la maîtrise totale des lois du temps, de l’espace et des différents niveaux vibratoires de la matière. 

Libération et ascension dans PARABOLES aux MIRACLES vrai-soi

Nous parler de ce concept était par conséquent secondaire à Ses yeux tant que nous ne maîtrisions pas au moins les rudiments d’une discipline de vie pouvant nous aider à nous libérer. Nous libérer voulait dire apprendre à nous dégager de ce que nous pensions être nous-mêmes mais qui, en réalité, se résumait à une accumulation d’illusions. – « Lorsque tu ne t’identifieras plus à ton manteau ou à ta robe, rétorqua-t-Il un jour à l’un de nous, alors nous pourrons parler de ton ascension. Que dirais-tu d’un homme qui prétendrait déjà récolter tandis qu’il vient à peine de faire les semailles dans son champ? » En fait, ce que le Maître tentait d’endiguer constamment en nous, c’était la prétention. Chez tous ceux qui se disent « intéressés par la voie spirituelle », elle constitue l’un des pièges principaux. L’accumulation des informations en représente certainement le moteur premier. Plus on engrange de données relatives aux mondes de l’Âme et de l’Esprit, plus on cultive la sensation de supériorité et de sagesse… tandis que c’est surtout la « tendance bibliothèque » qui se gonfle en nous. 

(suite…)

L’état de conscience

L’extraordinaire, au contact du Christ, surtout bien évidemment lorsqu’on était admis dans une intimité à ses côtés, c’était l’état de conscience dans lequel Il nous plongeait sans même que nous nous en apercevions. Des esprits retords me répliqueraient peut-être qu’Il nous endormait pour nous entraîner dans son rêve, nous privant ainsi de notre autonomie… Cependant, en tant que témoin et acteur, je n’hésite pas à dire que c’est exactement de l’inverse dont il était question. 

Sa lumière d’âme – son aura – avait ce « je ne sais quoi » d’enveloppant qui, loin de nous anesthésier, nous faisait précisément entrer dans une perception de nous et du monde qui n’était autre que celle d’un réveil en altitude. En fait, au-delà des paroles prononcées, le rayonnement de sa personne avait pour effet d’extraire notre conscience de son état réduit, autrement dit de sa prison de chair. Le phénomène étant quasi instantané. Il suffisait d’un regard, du simple frôlement de sa robe contre la nôtre… et le meilleur de nous-mêmes s’en trouvait stimulé. Nous oubliions alors le poids des peurs et de toutes les contingences matérielles qui, l’instant auparavant, agissaient encore sur nous à la façon d’un brouillard. 

L'état de conscience dans PARABOLES aux MIRACLES 2955

Oserais-je dire qu’Il nous faisait subitement passer d’un octave musical à l’octave  supérieur ? Je ne doute pas que cette analogie soit juste car il n’était pas rare qu’Il utilisât des notions en rapport avec des mélodies ou des tonalités musicales afin de nous faire comprendre ce qui se passait en nous lorsque, par la compréhension croissante de ce que nous sommes en vérité, nous parvenions à changer de niveau de conscience. 

Nous ignorions bien sûr ce que sont les vibrations au sens technique où nous sommes capables de les concevoir aujourd’hui mais leur concept ne nous était pourtant pas étranger. Nous admettions parfaitement qu’un corps ou qu’une âme vibre et résonne de manière analogue aux cordes d’une lyre, par exemple. Nous voyions bien qu’une corde au repos était visible alors que, sous l’action du doigt du musicien, elle se mettait à osciller puis disparaissait de la vue « ordinaire ». 

  Se servant souvent de cette comparaison, le Maître n’hésitait pas à affirmer qu’Il était le Musicien envoyé par l’Éternel pour nous enseigner à – non seulement percevoir mais redevenir le « non-ordinaire ». La lyre, ajoutait-Il, c’était nous, chaque être humain, tandis que son rôle à Lui se résumait à mettre en mouvement les cordes de notre âme afin qu’elles agissent sur celles de notre corps… ou vice versa, selon les circonstances. 

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Une vision de la pureté d’âme

J’ai évoqué un peu plus haut la notion de pureté d’âme comme condition première à toute véritable ascension spirituelle, aux yeux du Christ. Il me souvient que, même dans ce domaine, Il dérangeait, attisant notamment le goût des Sadducéens pour la polémique… C’était la veille du sabbat et le Maître, selon son habitude, avait pris pour prétexte un petit incident survenu dans l’échoppe d’un avide marchand de grains de Capharnaüm afin de délivrer un enseignement. Il y avait précisément là quelques Sadducéens qui ne purent s’empêcher d’intervenir d’un ton plutôt narquois. 

Une vision de la pureté d'âme  dans PARABOLES aux MIRACLES AmeenAction

- « Et alors c’est quoi, selon toi, la pureté de l’âme, Rabbi? Nous connaissons bien cet homme et toi aussi… Nieras-tu qu’il respecte tous les devoirs que lui il pose notre foi? Que veux-tu de lui? Il adore et honore l’Eternel selon les prescriptions de la règle de Moïse. Laisse-le donc travailler comme il l’entend… Il est du nombre des justes!» - « La pureté d’âme? s’exclama le Maître, voulez-vous vraiment savoir ce qu’est la pureté d’âme dans le coeur de mon Père? La pureté, sachez-le, ne s’exprime pas par le respect des lois, fussent-elles de Moïse. Les lois contraignent, elles n’enseignent pas l’âme, elles ne la restituent pas à sa vraie nature. Elles disent « vous devez» pour que l’on courbe l’échine, trop rarement pour faire grandir. Écoutez-moi… L’âme qui veut croître se soucie peu des lois mais recherche la Loi unique, celle qui est inscrite depuis l’éternité dans son ciel intérieur telle une marque solaire. Cette loi-là s’appelle Amour, elle s’appelle  Compassion… Elle s’appelle aussi Sincérité. Je vous le dis, l’âme qui se présente ainsi devant le Tout-Puissant se moque des façades, des prescriptions et des morales. C’est alors qu’elle connaît la pureté… Non pas parce qu’elle peut se prétendre pure au regard des hommes mais bien parce qu’elle est pure face à l’Oeil de mon Père. 

(suite…)

Thérapeute Essénien

 

 

Interview d’Anne Givaudan et d’Antoine Achram 

Je viens de retrouver un interview relativement ancien d’Anne Givaudan et d’Antoine Achram, réalisé par le Magazine Nexus en juin 2001 et publié dans son n°15 (juillet-août 2001).


Cet interview qui porte sur la question :
Qu’est-ce qu’un « thérapeute Essénien » aujourd’hui ? est parfaitement d’actualité, même s’il date de bientôt 9 ans. En effet, achevant actuellement ma formation de thérapeute Essénien avec Anne et Antoine, je n’ai pu que constater qu’il correspond point par point à l’enseignement qu’ils prodiguent aujourd’hui, en 2010. C’est pourquoi j’ai choisi de le partager avec vous.

Bonne lecture- Jean-Paul Thouny

 

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N : Anne, vous pratiquez et enseignez les soins « esséniens » depuis quelques années déjà, en quoi consiste cette pratique ? 

photo-couple dans ESSENIENS     AG : Voici des années que je pratique cette forme de thérapie et deux années que nous l’enseignons avec Antoine Achram. En ce qui me concerne, cet enseignement me paraît extrêmement actuel car il tient compte de l’individu dans sa globalité. Je ne souhaite pas schématiser les soins de ce type mais il est évident que lorsque l’on a compris le mécanisme des nœuds ou des maladies qui nous encombrent, nous avons envie d’aller plus loin. Cela signifie que l’on cesse alors de soigner uniquement une partie du corps qui souffre mais que l’on tient compte des multiples facteurs qui ont contribué à créer le « problème ». Que ce soit un malaise général, une blessure physique ou une maladie, rien de tout cela n’arrive par hasard, sur telle ou telle partie du corps, ni à une personne plutôt qu’à une autre.

La pratique à proprement parler consiste d’abord en une lecture des auras de la personne, un peu comme une radiographie plus poussée que ne le ferait un scanner. Nous avons aussi d’autres façons de sentir ou de voir le trajet de la maladie et surtout ce qui est à son origine. Il est une loi d’une simplicité extrême : si l’on se contente de soigner une zone malade sans toucher la cause, il est sûr et certain que le « problème » se reportera à nouveau au même endroit ou ailleurs si la zone touchée a été enlevée (par une opération par exemple).

C’est ainsi que l’on peut voir des cancers apparemment soignés et soi-disant guéris qui récidivent ou apparaissent à d’autres endroits du corps, en majeure partie parce que la cause n’a pas été trouvée et soignée. Cela n’est pas en contradiction avec la médecine officielle occidentale mais montre combien il lui reste encore à découvrir pour devenir réellement un outil de service de l’Homme et non une source non négligeable de revenus pour des organismes qui n’ont rien de philanthropiques.

N : Quelle conception de l’Homme sous-tend cette pratique ?

AG : Pour pratiquer cette thérapie, il est absolument indispensable de considérer l’homme comme un être aux multiples facettes. Si l’on se contente de prendre en compte ce qui est du domaine visible, nous perdons notre temps et le faisons perdre à celui qui demande de l’aide. L’enveloppe physique de l’homme n’est qu’une infime partie de l’iceberg qu’est un Être Humain dans sa totalité. Ne serait-ce que sur le plan des maladies, nous tenons compte dans notre pratique des cinq premières couches qui composent un individu quel qu’il soit : le corps physique, l’éthérique, l’astral, le mental et le causal.

Cela n’est pas propre à notre type de médecine. Ce n’est d’ailleurs que depuis peu, depuis la révolution industrielle, que la médecine occidentale a effacé toute conception autre que physique dans sa forme de thérapie. Les anciens sur lesquels repose une grande partie de la médecine occidentale d’aujourd’hui connaissaient les corps subtils et tenaient compte de l’ensemble de l’être et non un simple morceau de chair. Avoir tronqué ce savoir ancestral est une aberration qui coûte très cher aux malades.

Autrefois, il y avait autour de ces malades, les thérapeutes et les docteurs qui ensemble œuvraient à la guérison. Les premiers tenaient compte de l’âme et de la psyché de l’individu tandis que les autres s’occupaient de l’ensemble du corps physique. L’équilibre était ainsi préservé et la guérison était autant celle de l’âme que celle du corps. Les médecines orientales qui souvent demandent bien plus d’années et de connaissances que l’occidentale tient aussi compte des divers étages qui composent un être humain…

Alors, pourquoi vouloir à tout prix réduire un être à ce qu’il n’est pas, un amas de chair et d’os ?

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Pourquoi les Soins Esséniens ?

Pourquoi les Soins Esséniens ? dans ESSENIENS Rosace-de-l-Arbre-de-Vie


La maladie peut prendre sa source dans l’enfance, dans le moment présent ou dans une autre vie. Elle peut aussi avoir été générée par une façon erronée de comprendre un événement, par un sentiment dévastateur, par une vieille culpabilité, peu importe, elle ne se trompe jamais de route et ira droit à l’organe ou à l’endroit qui lui correspond.

Elle mettra simplement quelques secondes à agir dans les cas d’un accident, quelques jours s’il s’agit d’un rhume ou quelques années pour un cancer. L’entité-maladie ne comptabilise pas son temps, cette notion lui est étrangère car elle se nourrit en permanence des pensées non évacuées que nous émettons quotidiennement. Les formes-pensées que nous émettons sont toutes à l’origine de nos maux actuels. Lorsque je conseille dans les soins, de couper les vivres ou de cesser d’alimenter une forme-pensée, il s’agit bien de cela. C’est aussi pour cette raison qu’il est important de retrouver nos vieux contentieux, nos nœuds non réglés et souvent oubliés car si notre conscient fait mine d’oublier, le travail de destruction ne cesse que lorsque tout est nettoyé.

Le pardon envers nous-mêmes, le pardon envers l’autre est le facteur le plus puissant de cette dissolution. Il éclaire la vie différemment, demande de la compassion pour accepter et comprendre ce que nous étions, ce que l’autre était….à ce moment-là. Pardonner en superficie, intellectuellement, mentalement, ne peut suffire à éradiquer une forme-pensée car celle-ci n’est pas dupe et vous ne pouvez la tromper. S’il reste au fond de votre cœur la moindre particule de grief, le nettoyage n’est pas fait et le résultât sera toujours en dessous de ce que vous vous attendiez.
(Extrait de Lecture d’Aura et Soins Esséniens)

Les soins Essénniens travaillent à la fois sur le corps physique et sur les corps subtils ce qui leur permet d’avoir un large registre et d’être aussi efficaces que ce soit pour un problème de santé précis ou pour un mal être profond. Cependant ils demandent la coopération des deux parties: le thérapeute et le patient. Le grand art du thérapeute essénien tient dans le fait « d’aider le patient à se guérir lui-même. » Ce qui est la Clé de toute Véritable GUERISON. 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Jeshua Maître tantrique

Jeshua Maître tantrique dans LIBERTE des MAITRES Fee-Fleur-12Cette coloration qui a marqué la Parole du Christ il y a deux millénaires me vaut de revenir non seulement sur le rôle occupé par Myriam de Magdala mais encore sur le côté le plus secret de la vie du Maître. Secret parce que difficilement compréhensible dans son principe à la majorité des humains que nous sommes; secret aussi parce que faisant appel à une pureté d’âme que peu d’entre nous peuvent manifester. Je veux parler ici de Jeshua en tant que Maître tantrique. 

Cette particularité de son enseignement me vaut de demander de la part de ceux qui me lisent la plus grande liberté d’esprit – donc l’absence de préjugés – et le coeur le plus ouvert possible. Aujourd’hui comme autrefois, nous sommes extrêmement peu nombreux à pouvoir poser un regard sain sur la discipline tantrique en tant qu’outil de propulsion de la conscience vers des horizons insoupçonnables. 

Dans les faits, nous fûmes un tout petit noyau de disciples à pouvoir approcher cet enseignement, aussi bien dans sa partie métaphysique que dans sa mise en pratique. Ce groupe ne dépassait guère les dix ou douze personnes auxquelles il était naturellement demandé la plus grande des discrétions ainsi que l’engagement le plus total. 

La voie révélée par la pratique tantrique telle que nous en a entretenu le Maître est en effet d’une exigence qui ne permet pas le moindre faux pas. Elle requiert un mental si centré, un coeur si dénué d’impuretés majeures et un rapport avec le corps si libre qu’elle ne souffre pas l’à peu près. Elle brûle puis calcine ceux qui n’y sont pas vrais. Ce que le Maître en savait, Il l’avait développé au Cachemire après en avoir retrouvé les bases dans les hauteurs himalayennes auprès du yogi-avatar Babaji qui fut son instructeur dans ce domaine pendant plus d’une année. 

L’approche « kashmiri » du Tantrisme est sans doute la plus large et la moins sèche de toutes celles qui se sont développées de par le monde. C’est du moins de cette façon que nous en parlait le Christ. Je dois dire que le tout petit nombre que nous étions à pouvoir bénéficier de la Parole du Maître dans ce domaine ne fut pas surpris de l’ouverture de l’enseignement dans cette direction. En effet, dans la pensée de Jeshua, il a toujours été inconcevable d’opposer, comme deux ennemis, le corps et l’esprit, contrairement à ce que l’Église a tenté de nous inculquer au fil des siècles. Bien que notre monde ne fût pas le sien de par la « couleur terne » de ce qui s’y manifeste, Il le reconnaissait avant tout comme le prolongement de celui de son Père, comme son outil et son tremplin. Il faisait partie, disait-Il, du Plan d’Ascension mis en place par la Vague de Vie issue de l’Éternel. 

Le Maître nous apprenait donc à en respecter toutes les expressions et les contingences par le développement du regard pur et l’approche du feu sacré, d’origine éminemment divine, donnant naissance et structurant l’être humain, en commençant par sa réalité corporelle. Dans les sphères de la spiritualité, il n’y a guère d’image plus classique – et donc plus dévitalisée – que celle qui consiste à affirmer: « Votre corps est un temple ». Parole de vérité mais aussi parole sur laquelle on s’attarde peu ou du moins trop partiellement. .. juste ce qu’il faut pour ne 

pas déranger. Le Christ, quant à Lui, était un être dérangeant… 

Lorsqu’Il nous parlait du corps, Il ne craignait pas d’en parler réellement, c’est-à-dire certainement pas comme d’une globalité floue. Chacun de ses organes devenait alors un monde à part entière avec ses fonctions évidentes mais nécessaires et aussi ses contreparties plus subtiles établissant toutes un pont avec le monde divin. Le Maître ne censurait rien à ce propos. Pour Lui, il n’y avait pas, d’un côté, les parties nobles du corps et, de l’autre, ses zones basses ou viles, indignes d’intérêt. Tout, dans un organisme, traduisait la Présence de l’Éternel et exprimait la Vie en développement, telle que Celui-ci l’ avait conçue dans Son coeur. C’est ainsi que Jeshua nous apprit à découvrir puis à respecter ce qu’Il appelait l’âme des sens, c’est-à-dire le fil sacré qui unit ceux-ci à une forme d’intelligence subtile. En sa compagnie, nous passâmes donc de longues heures à nous promener tout au long de ce lien secret qui relie la réalité physique de chaque sens à sa racine céleste. 

Nous en venions à pénétrer ainsi plus profondément au coeur des chakras, expérimentant en eux de véritables systèmes stellaires. Après nous avoir conduits en état de vacuité, Jeshua avait ensuite pour principe d’émettre un son généralement fait de deux ou trois syllabes. Nous répétions ce son à sa suite jusqu’à ce que sa vibration mette en éveil l’un de nos sens. Nous ignorions toujours lequel allait être sollicité mais lorsque cela survenait, c’était toujours dans de telles proportions que notre âme et notre coeur s’en trouvaient incroyablement dilatés. 

Notre corps aussi, bi91 sûr, réagissait; cependant ce n’était jamais dans la direction de l’animalité. Nous le sentions aspiré dans un mouvement de sublimation tel qu’aucun mot ne nous venait pour le décrire lorsque le moment arrivait de partager notre vécu autour du traditionnel feu nocturne et d’une galette de pois chiches. Le Maître, alors, souriait en silence et nous laissait nous endormir sans rien ajouter de plus. Par cet enseignement adjoint à des pratiques de souffle assez complexes, Il nous permit de prendre conscience que chaque fonction corporelle et chaque sens étaient semblables à un portail donnant accès à une sphère émanant d’un aspect de la Divinité. 

Est-il besoin de préciser que cela nous mena rapidement à une communion profonde avec tout ce qui nous entourait quotidiennement ? Que ce tout soit animé ou non nous importait peu car nous ressentions alors progressivement du dedans l’Onde de Vie qui y circulait en réalisant qu’elle était aussi la nôtre. Le but était de nous amener relativement vite à une prise de conscience de la sacralité de l’incarnation et de la puissance infiniment respectable de ce Feu d’ascension déjà évoqué qui sommeille à la base de chaque corps et que l’on nomme  kundalini. Arrivé à cette perception, nous recevions alors un enseignement précis relatif à la maîtrise de la force sexuelle et à l’orientation de celle-ci. Ainsi que le Maître nous l’avait fait pressentir, le corps devenait notre tremplin et la plante de nos pieds touchait aux étoiles … Dans les pratiques qui en dérivaient naturellement, nous fonctionnions par couples d’affinités, selon ses conseils toujours extrêmement précis qui n’autorisaient aucune fausse note. 

Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

Rêver l’Univers

gifs papillonJe garde en mémoire cette discussion que nous avions eue, quelques proches du Maître et moi, sur le bord de mer, non loin de Joppé. Certains prétendaient qu’Il savait toujours longtemps à l’avance où Il allait et quand Il y allait tandis que d’autres estimaient que, la plupart du temps, Il décidait au jour le jour et parfois d’une heure à l’autre, de son itinéraire comme de ses actes. 

Je ne savais, quant à moi, quel « camp » choisir… 

Vingt siècles plus tard, il me paraît notable que les deux positions étaient justes en ce sens que, tout en respectant exactement une trajectoire sacrée fixée par avance, le Christ prenait plaisir à y ajouter des « fioritures » ainsi que le ferait un musicien virtuose voulant personnaliser la grande partition classique qu’il doit interpréter. De tout cela, il faut retenir que rien n’est immuable ni figé par le sceau d’une prédétermination incontournable. J’ai souvenir, à ce propos, que l’un de nous se hasarda un jour à demander à Jeshua s’il Lui semblait possible de ne pas accomplir sa Mission et ne pas répondre ainsi en tous points à l’attente du Très-Haut. 

L’impertinence de la question sembla beaucoup L’amuser. Sa première réaction fut de la commenter en déclarant que l’indépendance d’esprit qu’elle traduisait était réellement analogue avec celle que Lui-même manifestait par rapport à ce qu’Il pressentait de son destin. Pour Lui, l’indépendance devait s’affirmer jusque dans la capacité de rébellion, le moteur de la croissance et du renouvellement de la Vie. 

- « Si vous passez vos jours à ne faire que copier ce qu’un Ancien vous montre, vous ne vivez pas, vous végétez… Ainsi, si vous ne participez pas tant soi peu à l’écriture de la Création en lui communiquant de votre parfum, vous passez à côté de votre rôle en ce monde. » – « Mais quel est ce rôle, précisément, Rabbi? À part te suivre et tenter de répercuter ta Parole, nous ne savons trop… » – « Votre rôle? C’est de vous parfaire à chaque pas que vous osez et, par la même occasion, d’améliorer ce monde afin qu’il se propulse vers celui de mon Père. 

Le passé ressemble aux racines d’un arbre. Il vous nourrit et vous ne sauriez le rejeter. Si vous avez besoin de sa sève, c’est pour générer des branches et des fruits … Cependant, écoutez-moi bien : Votre conscience dépasse celle de l’arbre qui n’a d’autre choix que de produire toujours les mêmes fruits. Votre conscience a la liberté d’inventer et de tout créer, son bonheur, son malheur, son univers… y compris de se réinventer elle-même en participant volontairement à l’oeuvre de l’Éternel. En vous faisant don de toute liberté, même de celle de lui dire non, mon Père vous a dit : « C’est en vous recréant vous-même, en retrouvant votre dignité première que vousprendrez le chemin de mon Coeur afin d y demeurer. » 

Quant à moi, en vous rappelant cette liberté, je vous dis : « Osez rêver l’univers qui vous habite secrètement, osez le projeter en dehors de vous pour en faire un monde car, en vérité, c’est la qualité de votre regard qui crée. Votre regard a des mains dans la Conscience de l’Éternel… » 

Pour conclure momentanément son propos, le Maître revint enfin vers la première question qui Lui avait été posée. – « Oui, je te le dis, j’ai la liberté de manquer à ma Mission, faute de quoi je serais l’esclave de mon Père. Quiconque vient en ce monde, qu’il soit nain ou géant au fond de son coeur, a le choix de tourner le dos à la Lumière qui l’anime. Il peut la mettre sous le boisseau ou encore la détourner, par peur, par orgueil… par oubli de Ce qu’elle est vraiment! Tant que je n’aurai pas rendu mon dernier souffle, rien ne sera accompli de ce qui m’est demandé. » -« …Et que t’est-il demandé?» hasarda Jean. – « De vous ouvrir la porte un peu plus grande et de vous apprendre à désirer votre liberté. » – « Ce que tu appelles notre libération? » – « Ce que j’appelle aussi votre pouvoir de création, celui de vous souvenir de vous. » C’est à ce moment-là, me souvient-il, que le Maître nous émerveilla et nous enseigna en même temps par un petit geste simple mais ô combien éloquent. 

C’était la nuit tombante et nous étions une vingtaine à être réunis à Magdala, chez Myriam. Il y avait là, dans la cour, l’un de ces petits feux de bois que nous allumions systématiquement lorsque l’air fraîchissait. Jeshua tendit sa main en direction des flammes, les balaya doucement avec le plat de la paume puis retourna celle-ci en nous la présentant grande ouverte. Une flammèche bien vive y dansait en son creux, autonome et sans lui causer la moindre brûlure. Nous fimes tous un sursaut mais le Maître continua, imperturbable. – « Je vous l’affirme, vous êtes semblables à elle … Vous êtes issus du grand Foyer qui brûle dans le coeur de l’Infini. Vous vous en êtes détachés par le jeu de la liberté. Regardez… Comme elle, vous portez l’essence de votre origine… Lumière et douce chaleur! Mais comme elle aussi, vous réclamez l’Amour pour vous en souvenir et devenir brasier à votre tour. » 

Disant cela, le Christ souffla alors légèrement sur la flammèche qui prit soudain tant de force qu’elle s’éleva jusqu’au-dessus de nos têtes pour disparaître ensuite dans l’atmosphère. – « Elle est toujours là, mes amis… En se souvenant de son origine, elle a tout naturellement ascensionné vers le grand Brasier originel, celui qui crépite constamment autour de nous et qui nous maintient en vie, sans même que nous nous en souciions. Oui… sachez que le Feu est constamment présent en toute chose et en tout être et que votre destination est de le restituer de façon éclatante à ce monde. Vous avez la liberté de vous y brûler ou de vous y réchauffer.»  Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

Sarah

 

Quelques mots à propos de cette énigmatique Sarah puisqu’elle est aujourd’hui honorée dans une crypte sous les traits d’une vierge noire. Hormis le fait que sa présence sous cette forme puisse se justifier par le symbolisme alchimique, j’ai souvenir que Sarah était effectivement de race noire. Plus jeune que moi d’environ une quinzaine d’années, elle a fait partie de ces femmes de la première heure qui ont tout de suite perçu la dimension du Maître et qui n’ont jamais quitté l’empreinte de ses pas malgré les turbulences de la vie. De toutes les femmes qui imprégnèrent fortement le rivage méditerranéen de la Gaule, je puis dire qu’elle fut celle dont la sensibilité de base, la vivacité, se rapprochait le plus de celle de Myriam de Magdala. 

 

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Issue d’une famille d’esclaves enfuis d’Égypte et réfugiés en Palestine, Sarah connut pratiquement l’existence d’une nomade. Je me souviens qu’elle inspirait une certaine crainte, tout d’abord par la couleur de sa peau… ensuite par la connaissance qu’elle avait de certaines pratiques magiques héritées de son pays d’origine. C’est certainement ce dernier élément qui constitua pour elle une sorte de handicap dans la mesure où il n’entrait pas dans le cadre de l’enseignement que le Maître s’efforçait de diffuser. Ce n’était pas qu’elle continuât à pratiquer des rituels de magie depuis son accession au cercle le plus proche du Christ mais elle portait en elle le pouvoir de ceux-ci tel une sorte de parfum subtil et inquiétant pour ceux qui venaient l’écouter. 

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Je garde de Sarah le souvenir d’une femme à la fois tendre et rebelle, essayant de cacher la cicatrice d’une blessure difficilement identifiable – peut-être celle de son ancien état d’esclave – une femme capable aussi de véritables excès d’enthousiasme pour tenter de traduire la pensée du Maître. Sa nature insaisissable et enflammée fascinait dans les villages où elle passait. Il est indubitable qu’en l’écoutant ou même en la voyant simplement, ceux qui ne la connaissaient pas ne pouvaient s’empêcher de se poser la question suivante: « Mais par Qui est-elle donc habitée? » Certains, j’en garde la mémoire, craignaient chez elle une présence destructrice en raison, encore une fois, de la couleur de sa peau, rarissime en Gaule, tandis que d’autres se laissaient rapidement convaincre par ce qui se dégageait de sa personne. Par ailleurs, ce qui se dégageait d’elle ne venait pas essentiellement de ses mots car elle éprouvait de grandes difficultés à manier la langue de son nouveau peuple d’accueil. Cela passait par les guérisons que ses mains offraient généreusement. 

 

On a tendance à oublier aujourd’hui cet aspect – celui des soins – qui aida les premiers témoins du Christ à faire connaître sa Présence sur Terre. Il est néanmoins capital. – « Le miracle de guérison est semblable à la musique, proclama un jour le Maître. Il s’adresse aux oreilles de l’âme, sans avoir besoin d’être traduit ou commenté. » Dans les faits, ce sont surtout les femmes qui ont commencé à soigner et guérir dans les traces du Christ, comme si Celui-ci leur avait communiqué – ou avait réveillé en elles – une sorte de grâce plus difficilement accessible aux hommes. 

 

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Esséniens et Thérapie


P. A. : On dit et vous avez dit vous aussi, Daniel, que les Esséniens étaient des thérapeutes. On parle d’ailleurs beaucoup de thérapies esséniennes actuellement… Qu’en est-il au juste ?

 

Esséniens et Thérapie dans ESSENIENS esseniens


D. M. : Oui, effectivement les Esséniens étaient des thérapeutes. C’est officiel… non pas parce qu’ils avaient inventé à proprement parler une méthode de soins ou collecté un ensemble de connaissances thérapeutiques mais parce qu’ils en avaient hérité des anciens Égyptiens… Je veux parler ici des Égyptiens de l’époque d’Aménophis III et d’Aménophis IV, plus connu sous le nom d’Akhenaton. Ceux-ci s’étaient donnés pour mission de rassembler la somme des connaissances thérapeutiques disponible à leur époque, une somme de données qui voyageait souterrainement depuis les Temps les plus reculés. Certains disent depuis l’Atlantide mais on pourrait dire aussi depuis la Lémurie, c’est-à-dire depuis l’aube des Temps qu’il est humainement possible d’évoquer. Les Égyptiens régnaient sur l’ensemble du bassin méditerranéen. Ce sont eux qui ont construit, aux abords de ce qui est devenu aujourd’hui la ville Haïfa, le fameux monastère du Krmel dont j’ai parlé précédemment. Ce monastère s’est fait connaître, on peut le dire, comme une ambassade majeure de la connaissance thérapeutique et initiatique égyptienne sur les rives de la Méditerranée. À l’époque, cette terre n’était pas encore la Palestine sur laquelle le peuple israélite s’est installé. C’était une terre sous domination égyptienne.

Tout cela constitue la raison pour laquelle les héritiers spirituels des thérapeutes égyptiens, les Esséniens, poursuivirent la tâche de ces derniers en ce lieu. Moïse a été le grand transmetteur des connaissances égyptiennes vers peuple juif. Les Esséniens, une toute petite minorité en leur sein se sont donc retrouvés avec un énorme corpus de données essentiellement thérapeutiques. C’est pour cette raison qu’ils étaient particulièrement réputés à l’époque du Christ pour les soins qu’ils pouvaient prodiguer.

Ils avaient par ailleurs mis au point tout un réseau de « dispensaires », plus ou moins souterrains ou troglodytiques dans lesquels on prodiguait des soins. À travers toute la Palestine de l’époque, on les appelait des bethsaïds. L’aide y était gratuite ou faisait l’objet d’échanges de services.

Les Esséniens étaient connus pour ces lieux d’accueil – ceux-ci pouvaient par exemple servir de maternités – et pour la connaissance, je dirais « occultes » des lois subtiles qui régissent le corps humain. C’est à partir de cette réalité qu’a été véhiculée un peu partout à travers l’Occident l’approche énergétique du corps avec les techniques qui vont de pair.

En ce qui me concerne, j’ai redécouvert cela par moi-même, non pas en premier lieu par les Annales Akashiques mais par canalisation il y a à partir de l’automne 1984. La plongée de mon âme dans les Annales Akashiques m’a permis quant à elle d’approfondir la question au fil des années. À cette époque, dans un petit village du Périgord, j’ai donc commencé à recevoir puis à retransmettre des informations thérapeutiques provenant de sphères de consciences extérieures à celle de notre planète. Elles émanaient d’êtres non terrestres ayant déjà communiqué, dans un passé reculé, avec les anciens peuples de notre monde dont les Égyptiens et les Esséniens.

Les Esséniens étaient, je le rappelle des hommes et des femmes qui, psychiquement parlant, étaient en rapport aisé avec l’Invisible. Ils recevaient par conséquent eux-mêmes fréquemment des informations, des enseignements d’origine non terrestre et d’envergure cosmique, en prise avec le Divin pourrait-on dire.

Il se trouve donc qu’en 1984, lorsque j’ai été amené à me reconnecter avec mes anciennes existences essénienne et égyptienne et à amorcer tout le travail que j’essaie de mener à bien aujourd’hui, j’ai commencé moi-même à recevoir, publiquement, devant trente à cinquante personnes au rythme d’une ou deux fois par semaine, des informations concernant ces thérapies esséniennes… ou, plus précisément, égypto-esséniennes. J’ai noté ces informations de ma main, beaucoup ont aussi été enregistrées sur bandes magnétiques en même temps qu’elles étaient retransmises en direct devant une assemblée. J’ai travaillé pendant une douzaine d’années en France avec les personnes qui formaient celle-ci. Nous avons ainsi commencé à révéler et à pratiquer une méthode de soins énergétiques en fonction des messages reçus, avec leurs détails, et l’ensemble des informations qui m’étaient fournies.

Tout cela a fini par constituer une espèce de corpus que, depuis, j’ai continué à alimenter par d’autres informations qui me sont fournies ainsi que par de nombreuses lectures dans les Annales Akashiques…

Voilà donc l’historique de la question… On se trouve donc aujourd’hui avec une véritable somme de connaissances. Avec le temps, bien sûr, d’autres personnes que moi ont entrepris de la véhiculer. Elles ont repris la méthode dans ses fondements et l’enseignent à leur façon.

Les « soins esséniens » ont donc été réinitialisés comme cela à notre époque. Lorsqu’ils ont ressurgi à travers mes canalisations, on ne les appelait d’ailleurs pas spécifiquement « esséniens », on parlait de soins énergétiques universels. On a fini par les nommer esséniens par assimilation puisqu’il y a deux millénaires ce sont les thérapeutes esséniens qui les ont le mieux mis en pratique.

Aujourd’hui, je continue régulièrement à collecter des informations afin de les enrichir. Il y a environ vingt-cinq ans cette recherche a abouti à un livre d’initiation, « 
Les robes de Lumière » que beaucoup connaissent. Quelques années plus tard, cela a été la parution de « Ainsi soignaient-ils » puis de « Ce qu’Ils m’ont dit… » qui replace les informations reçues dans leur contexte… 


 jesuss dans ESSENIENS  Peut-être y aura-t-il, un prochain jour, un « Ainsi soignaient-ils » Tome II, ce n’est pas exclu,… Toujours est-il que cette Tradition thérapeutique est bien vivante ; elle constitue un héritage universel, tout simplement.

Je ne pense pas que qui que ce soit puisse se l’approprier même si je constate avec effarement qu’il en est pour songer à des appellations brevetées… Bien évidemment, il a fallu à cette Tradition une impulsion pour réapparaître. Celle-ci, il me faut bien le dire, est simplement passé à travers moi il y a quelques décennies. La vérité toute nue est là…

En dehors de cet aspect historique et au-delà du fait qu’il s’agit d’une méthode avec ses techniques qui lui sont propres, l’approche proposée sollicite avant tout une ouverture du cœur et de la conscience.

Vous savez, je pourrais peut-être écrire deux, trois ou quatre cents pages au sujet de cette méthode de traitements énergétiques, cependant ce n’est pas cela qui ferait pour autant de mes lecteurs des thérapeutes. Ce qui est important, à travers ce type de soins, c’est l’amour de l’autre, c’est l’empathie et la compassion. C’est le travail qui s’opère en triangle entre le Divin, le malade et le thérapeute. Il y a la circulation d’une « Force de Consolation de l’âme et du corps » qui est mise en mouvement par ce fameux triangle. On en revient toujours au principe de La Trinité… S’il n’y a pas cette circulation, cette onde d’amour qui voyage de façon triangulaire, eh bien… toutes les techniques du monde, aussi belles soient-elles, quelles soient atlantes, égyptiennes ou esséniennes – peu importe car finalement c’est la même chose – ne peuvent mener à rien. L’élan du cœur, l’écartèlement du cœur est primordial.

Afin de mettre l’accent sur cela j’ai accepté, voilà deux ans, d’accompagner mon épouse, Marie-Johanne Croteau dans l’enseignement de ces soins qu’elle porte également en elle depuis toujours. Conjointement, nous avons donc entrepris de donner en France, sur une période de trois ans, une formation à un certain nombre de personnes.

Ce n’est pas parce que cela nous est soudainement passé par la tête mais à force de recevoir des quantités et des quantités de demandes. On me demandait sans arrêt « Mr Meurois, quand allez-vous entreprendre une formation, etc.. etc… ». De mon côté, je ne me sentais pas poussé à reprendre ce type de travail tandis que mon épouse, Marie-Johanne, en voyait l’urgence et l’importance. Elle avait incontestablement raison et nous avons fini par envisager la question. Nous nous sommes dit que le temps était sans doute effectivement venu de reprendre la transmission avec la sensibilité requise. C’est elle, Marie Johanne, qui a finalement structuré la façon dont nous travaillons maintenant dans le cycle de formation qui s’est mis en place en France. Elle en est par conséquent l’instigatrice et la maîtresse d’œuvre.

Ni elle ni moi n’avons pour intention de créer une École à proprement parler mais disons que nous nous sommes sentis portés à transmettre les informations thérapeutiques découvertes puisqu’il y avait manifestement beaucoup trop de données qui n’avaient pas encore été diffusées. Il y avait les connaissances engrangées en moi depuis longtemps mais également dans sa mémoire à elle. Il faut savoir que Marie Johanne est très connectée, par son vécu, à sa propre mémoire essénienne et à la mémoire source d’il y a deux mille ans. Vous voyez qu’il n’y a aucun hasard au fait que l’on se soit retrouvé…

Ainsi donc, le travail continue, il se diffuse sous son impulsion… On peut l’en remercier. Comme je le disais il y a quelques instants, la technique n’est qu’une petite chose dans l’ensemble de la démarche. Notre travail constitue essentiellement une recherche de ce que l’on appelle l’Onde sacrée de guérison. C’est l’art de se connecter avec l’aspect sacré de l’être humain. Le plus important, c’est l’Essence de la Vie à retrouver et à offrir.

Nous ne « fabriquons pas des techniciens » qui vont maîtriser une multitude de pratiques, aussi fascinantes soient-elles. Nous entreprenons un travail d’éveil ou de réveil autant qu’on peut l’espérer, évidemment.

Alors voilà… c’est ce que je peux dire aujourd’hui des soins. Qu’on appelle ceux-ci esséniens, égypto-esséniens ou à sensibilité essénienne-égyptienne, cela importe peu. Peu importe la terminologie utilisée puisqu’ils sont de notre héritage commun et que personne ne peut se les approprier en tant que tels. Il y a juste quelque chose de beau et de sacré à communiquer et dont leur essence parle d’elle-même. C’est ce que Marie Johanne Croteau et moi essayons de faire. « L’Essénisme », entre guillemets, d’il y a deux millénaires ne cherchait pas autre chose.

 

 Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Les apôtres au féminin

 

 

Parler de Marie m’amène spontanément à vous entretenir des femmes qui entouraient quotidiennement le Christ. Ce n’est pas une question secondaire. Elle est, au contraire, beaucoup plus importante qu’on ne le croit. Lorsque remontent en moi les scènes du « passé », je suis stupéfait de constater l’importance que revêtaient effectivement ces femmes dans la proximité immédiate du Maître. Le fait qu’on les ait pratiquement éliminées en tant qu’éléments majeurs et actifs de la propagation du Message les rend d’autant plus intéressantes. 

 

En vérité, on ne censure généralement que ce qui dérange parce que non conforme à l’ordre établi… Et l’ordre établi c’était, bien sûr, un ordre masculin de type totalitariste lequel s’est insidieusement propagé jusqu’à nous, essentiellement traduit par la compréhension et les intentions de Simon-Pierre et de Paul, l’ex Saül de Tarse. Pour ma part, je puis affirmer que le Christ comptait presque autant de femmes que d’hommes pour proches disciples et que celles-ci, de part leur nature intuitive, ont vraisemblablement reçu son enseignement de façon plus profonde et plus pure. Il va de soi que les polarités masculine et féminine étaient remarquablement équilibrées en la personne du Maître Jeshua, cependant l’ouverture de coeur et le déconditionnement que ses actes et sa Parole suscitaient faisaient incontestablement appel en priorité à la sensibilité féminine de l’être. 

 

Les apôtres au féminin dans PERSONNAGES HISTORIQUES mary_of_magdala_big

 

Dans une société pétrie de réflexes patriarcaux, cela choquait, cela indisposait. Des apôtres de la première heure, tel Simon-Pierre, ont plus ou moins consciemment refusé de quitter ces réflexes car c’était tout l’ordre de leur fonctionnement intérieur qui était mis en cause. Pour en revenir encore à Simon-Pierre, sans vouloir nier l’importance de son rôle en tant que meneur d’hommes, rappelons que l’un des traits dominants de son caractère était incontestablement la jalousie. J’ai déjà signalé qu’il se montrait extrêmement réactif face à certains événements d’où il se sentait exclu mais je n’ai pas précisé que sa révolte intérieure se manifestait surtout lorsqu’il lui fallait admettre que quelques femmes, dont Marie de Magda-la, bénéficiaient d’enseignements qui dépassaient de loin sa capacité de compréhension. 

 

Il était d’ailleurs de notoriété publique que le Maître réservait des moments particuliers pour enseigner régulièrement quelques très petits groupes de femmes. Cette réalité irritait aussi au plus haut point le clergé de l’époque et je crois qu’elle n’est certainement pas étrangère à la décision qui a fait du Christ un hors-la-loi dont il devenait urgent de se débarrasser.  Cette attention toute particulière que le Maître a accordée aux femmes en raison, disait-Il souvent, de leur capacité à mieux non pas comprendre mais incarner ce qu’Il transmettait L’a contraint inévitablement à une extrême vigilance quant à ce qu’Il pouvait déclencher en elles. 

 

Est-il besoin de préciser qu’un assez grand nombre de femmes ont éprouvé à son égard un puissant sentiment amoureux? La plupart s’en cachaient mais certaines ne pouvaient le dissimuler. Quant à Lui, Il en mesurait le risque tout en acceptant constamment de le courir. En effet, Il ne se cachait pas pour affirmer qu’une bonne part de la révolution intérieure dont Il était le Souffle ne pouvait se transmettre autrement que par les femmes… ou à travers l’espace féminin qui existe également en tout homme. D’ailleurs, l’apôtre Jean, dont on sait qu’il fut le disciple masculin le plus proche du Maître, était doté d’une sensibilité féminine évidente. 

 

Je me souviens qu’il était l’un des rares parmi nous à entretenir soigneusement sa chevelure et, d’une manière générale, sa mise vestimentaire. En cela, il ne faisait qu’imiter le Rabbi Jeshua lequel j’ai toujours vu accorder une constante importance à la propreté de son corps et de sa robe. Pour l’un comme pour l’autre, la simplicité d’une tenue n’excluait pas le soin qu’on se devait d’y apporter, témoin du respect naturel à accorder au Principe d’harmonie. En ce qui concerne l’entourage féminin du Maître, il est certain qu’il suscita à deux ou trois reprises quelques petits drames affectifs dont la plupart étaient basés,  comme on s’en doute, sur la jalousie. L’un de ces événements se solda une fois, me souvient-il, par le soudain reniement du Maître et de son enseignement. La disciple, qui se nommait, je crois, Bethsabée préféra abandonner sa démarche plutôt que d’accepter de renoncer à la manifestation d’un amour passionnel envers Lui. Le Maître, de son côté, n’eut aucune réaction, ce qui poussa Bethsabée à des débordements qu’on qualifierait aujourd’hui d’hystériques et salissants pour Celui qui l’avait enseignée. 

 

Le fait de ne pas réagir – tout au moins pas sur le coup – dans un tel cas avait aussi pour le Christ valeur d’enseignement. Sa méthode était souvent de laisser les émotions des uns et des autres monter jusqu’à leur paroxysme. Il permettait ainsi aux scories de la personnalité de se consumer encore un peu plus ou, tout au moins, de se révéler au grand jour et d’être identifiées afin d’envisager une guérison ultérieure. Dans la pensée du Maître, si le corps devait parler, il fallait alors qu’il parle, d’une façon ou d’une autre, faute de quoi des strates de boues s’empileraient dans la mémoire qui lui est propre. Ainsi préférait-Il une violente colère ou un rejet plutôt qu’une silencieuse incompréhension ou une pesante frustration par lesquelles l’être implosait lentement. Lors de semblables circonstances, Il s’exprimait donc peu, toujours avec des mots extrêmement choisis, parfois percutants mais jamais blessants. Je dirais que la douceur ferme était un des traits majeurs de sa Présence. 

 

Pour en revenir à Bethsabée, je sais que le Maître lui tendit une main salvatrice environ six mois après l’explosion de son reniement. Il trouva le moyen de la faire venir en sa présence, la fit asseoir devant Lui et la pria simplement de méditer en sa compagnie. Lorsque la rencontre silencieuse prit fin, tous ceux qui connaissaient bien Bethsabée ne purent que remarquer la Lumière qui l’habitait. Elle n’était plus la même femme; avec le temps et l’ultime déclic du rayonnement du Christ, elle avait découvert l’autre visage de l’amour qu’elle devait Lui porter et ce qu’il lui était demandé d’en faire. En réalité, ce que le Maître attendait de beaucoup n’était autre que le courage de dépasser les mille facettes de l’orgueil et de cette tension de l’âme qui a tendance à tout pétrifier dans un réflexe d’égocentrisme. Il donnait à ceux qui se sentaient eux-mêmes prêts à donner ; c’est-à-dire à ceux qui acceptaient de se couler dans le mouvement naturel d’expansion de la vie. 

 

Il ne redressait personne mais montrait à tous à quoi peuvent mener les sinuosités de peur et de rétraction d’une conscience qui ne s’est pas encore totalement découverte. C’était sa façon d’indiquer à chacun son axe personnel de verticalité. Il ne combattait rien mais laissait ses adversaires du moment s’épuiser dans leurs gesticulations. Il est certain que les femmes de son entourage montraient à ce propos davantage de souplesse que les hommes. En sa présence, elles travaillaient leur propre qualité d’amour et la juste orientation de celle-ci, que ce soit dans le contexte de l’humanité quotidienne ou dans son prolongement vers l’Esprit. Pour le Maître Jeshua, l’amour ne pouvait pas avoir deux destinations, l’une parallèle à la Terre et l’autre pointée ver le Ciel. L’amour, à ses yeux, se développait et prenait toute sa signification au point de rencontre exact de ces deux directions apparemment contraires. Il se tenait donc au centre de la croix qui se dessine d’elle-même de toute éternité dans l’infinitude du cosmos. 

 

icones dans PERSONNAGES HISTORIQUES

 

Si la domination masculine totalitariste qui s’est imposée dans la plupart des Églises a voulu gommer cet aspect de l’enseignement du Christ, il est certain que les temps bougent et qu’il n’est plus acceptable d’en rester là. Puisque nous en sommes à évoquer  l’importance de l’énergie féminine et des femmes elles-mêmes autour de Jeshua, j’ajouterai encore que la plupart des proches disciples du Christ avaient une épouse… ou simplement une compagne, malgré la réputation scandaleuse que l’on faisait alors à ce genre de situation. D’autre part, il est faux de croire que le Christ incitait les uns et les autres à quitter leur compagnon ou leur compagne de vie s’il le fallait pour Le suivre. Je ne L’ai jamais entendu prononcer de telles paroles et Il n’a jamais brisé la moindre union afin d’attirer à Lui. Que sa Parole ait créé des ruptures au sein de quelques familles est exact… mais certainement pas sur son incitation. 

 

C’était cet étrange mélange d’eau vive et de feu qu’Il communiquait nécessairement à certaines âmes qui plaçait celles-ci en état de désynchronisation d’avec leurs proches, et rien d’autre. Il y avait un point sur lequel Il ne transigeait pas et qui a sans doute prêté à une déformation de ses paroles : Pour le Maître, la Présence divine devait occuper le premier rang dans la vie d’un homme ou d’une femme. Cela se plaçait en toute logique dans son discours car Il affirmait que l’Essence de son Père résidait de toute éternité dans le cœur de chacun. Reléguer cette Essence ou ce Principe au second rang signifiait donc tout  simplement se nier soi-même, tant dans son origine que dans sa destination. – « Le Tout-Puissant est Tout, affirma-t-Il mille fois plutôt qu’une. Vous ne pouvez ni le retrancher de votre vie, ni en faire un simple élément de votre monde intérieur, un élément dont on se souvient seulement quand tout va mal. Il est Tout parce qu’Il est la Vie et vous êtes immergés en Lui tout comme Il l’est en vous. Ainsi, vous pouvez tout abandonner… sauf Son empreinte et Son chemin en vous. » L’histoire officielle promulguée par les Églises est elle-même pleine de contradictions. Tandis qu’elle prétend imposer la première place aux hommes dans l’entourage immédiat du Christ, les Évangiles canoniques, eux, ne citent que des femmes pour témoins immédiats de la régénération du Maître après sa crucifixion. Quant à la propagation du Message christique en Gaule, il est aussi l’affaire des femmes. Sur le pont des fameuses « barques » qui accostèrent dans le Golfe du Lion, on retrouve encore, bien sûr, Myriam de Magdala, Marie-Jacobée, Marie-Salomé, tandis que la Tradition y place aussi Sarah qui, comme on le sait, fait l’objet d’un culte important dans la petite ville côtière des Saintes Maries de la Mer, non loin de Nîmes

 

 Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  – les  enseignements premier du Christ.  

Pourquoi les Esséniens ?

                  

gifs étoilesP. A. : Vous êtes effectivement connu pour avoir écrit plusieurs ouvrages sur les Esséniens et le rôle de leur Fraternité. Mais… comment êtes-vous venu à vous intéresser à ce sujet ?


D. M. : Eh bien, c’est ce que j’ai un peu évoqué il y a quelques instants lorsque j’ai survolé très rapidement ma méthode de travail : la lecture des « 
Annales Akashiques ». Voici donc succinctement comment cela se passe pour ceux qui ignorent encore de quoi il s’agit… 

Pourquoi les Esséniens ? dans ESSENIENS annales


Il y a une trentaine d’années, j’ai découvert le phénomène de la sortie de la conscience hors du corps physique et, par conséquent, la capacité qu’a l’être humain de voyager en dehors de son corps. Je ne vais pas m’exprimer ici en détail sur ce qu’est ce type de voyage qu’on appelle globalement « astral », ce serait trop long… cela pourrait faire l’objet d’une autre rencontre.

Je le mentionne toutefois parce que c’est dans cet état d’extériorisation de mon âme hors de mon corps physique, que je me connecte à ce que l’on appelle la Mémoire du Temps. Cette Mémoire est accessible sur une sorte de longueur d’onde ou de fréquence vibratoire. Tout ce qui est, ce qui se vit et s’éprouve par une conscience quelle qu’elle soit s’y enregistre systématiquement. On pourrait dire que la « Mémoire du Temps » est analogue à un incroyable et colossal « disque dur » informatique naturel dans lequel le moindre événement d’une vie vient se graver.

Lorsqu’une âme – ou une conscience, si on préfère – découvre, par un certain travail sur elle-même, la capacité de se connecter à cette longueur d’onde, elle parvient à entrer dans le film du passé que constituent les Annales Akashiques. Personnellement, c’est d’une façon totalement involontaire que j’ai découvert, il y a trente ans, cette méthode de travail.

L’une des conséquences de cette expérience fondamentale fut pour moi celle de la réalité de la réincarnation. J’ai alors compris clairement que j’avais vécu au sein d’une Communauté essénienne, exactement à l’époque du Christ. C’est de cette façon-là que j’ai été amené à investiguer longuement un certain passé et que j’ai réussi à en ramener des notions extrêmement précises.

Je peux ainsi affirmer aujourd’hui que j’ai grandi dans le milieu essénien d’il y a deux mille ans et que les souvenirs continuels auxquels j’ai accès me donnent régulièrement des informations à son propos. Ainsi, c’est mon propre vécu qui me pousse à écrire et à témoigner et qui fait que, sur un certain nombre de points, je ne peux être en accord avec ce que l’Église chrétienne nous transmet relativement à la personne de Jésus et à son temps. Il m’apparaît en effet indiscutable que Jésus était d’ascendance essénienne et l’héritier d’une très longue Tradition.

Partant de là, je m’aperçois chaque jour un peu plus qu’il y a une distorsion importante entre ce qui est véhiculé par le dogme, par l’immense majorité des théologiens-historiens et ce qui a pu se passer réellement dans le contexte précis de la Palestine d’il y a deux millénaires..

P. A. : Vous avez écrit à ce jour une trentaine de livres… La thématique des Esséniens a inspiré la plupart d’entre eux ou simplement quelques-uns ?

D. M. : Eh bien, quelques-uns simplement… Il est certain que mon travail ne se limite pas à rechercher la trace des Esséniens et du véritable visage Christ dans le Temps… Cependant il est incontestable qu’avec la sensibilité que cette quête a réveillée en moi, cela colore l’ensemble de mon travail. C’est inévitable. On ne peut pas rester insensible à un vécu de cette intensité et puis passer simplement à un autre thème de réflexion et de témoignage sous prétexte de penser avoir « déjà » exploré celui-là… Non, je crois que les Temps évangéliques, la personne du Maître Jésus et l’apport de la Tradition essénienne à notre monde n’ont pas encore été explorés suffisamment à fond. Le seront-ils jamais assez, d’ailleurs ? Le regard que je tente de poser sur l’origine de notre ère et du Christianisme essaie seulement de répondre aux besoins d’espérance de notre époque en perte totale de valeurs. Un véritable idéal de vie et l’espoir… c’est ce qui manque au plus grand nombre d’entre nous aujourd’hui. 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens

Qui étaient les Esséniens ?

  

 

Qui étaient les Esséniens ? dans ESSENIENS danielmeurois   Interview de Daniel Meurois 

 

Cet interview de Daniel Meurois, réalisé en septembre 2010 par Pierre Abraham, apporte un précieux éclairage sur les Esséniens ainsi que sur Jésus et son entourage à l’époque. Beaucoup de choses sont dites actuellement sur cette collectivité, aussi un témoignage pertinent et objectif, issu des anales akashiques, est des plus précieux nous notre compréhension. 



Bonne lecture – Jean-Paul Thouny 


esseniens dans ESSENIENS


P. A. : Daniel Meurois, nous entendons parler du peuple essénien depuis la découverte des premiers Manuscrits de la Mer Morte… mais qui étaient au juste les Esséniens ? 



D. M. : Tout d’abord, il faudrait savoir de quel point de vue on part puisqu’il y a deux points de vues pour répondre à cette question. En effet, il y a le point de vue que l’on peut définir comme officiel, c’est celui des historiens, des archéologues et des théologiens. Ensuite vient le deuxième point de vue, celui du mystique. Celui-ci, on s’en doute, est davantage le mien. 

 

Faisons d’abord très rapidement le tour du premier point de vue…
La découverte en 1947 des Manuscrits de la Mer Morte, aux abords du monastère de Qumrân, en Israël, s’est étalée sur une période de cinq ou six ans je crois, c’est-à-dire jusqu’en 1956. 

                
Elle fait état de presque 900 manuscrits. Ces textes manuscrits témoignent de l’existence, il y a 2000 ans et même un peu plus, d’une communauté monastique très stricte considérée aujourd’hui comme ayant formé une secte du Judaïsme. Il s’agissait d’un regroupement d’ascètes, de moines, d’ermites vivant retirés du monde dans le désert de Judée sur les bords de la Mer Morte. Le point de vue officiel part de cela et aussi de ce qu’en a dit, dans de rares écrits, l’historien Flavius Josephe. Celui-ci a été le premier et peut-être le seul, me semble-t-il, à mentionner les Esséniens dans les textes de son temps.

L’origine des manuscrits de la Mer Morte se situe entre le deuxième et le troisième siècle avant Jésus Christ et se prolonge environ jusqu’au milieu du premier siècle de notre ère. Passons maintenant à l’autre point de vue, le mien, celui du mystique. Je me définis effectivement comme mystique dans le sens où, depuis maintenant une trentaine d’années, j’expérimente intérieurement une perception particulière des Esséniens. Cette expérimentation se fait à partir de ce qu’on appelle la lecture des Annales Akashiques Ces Annales constituent la Mémoire du Temps. Je pense que ceux qui me lisent, savent de quoi il s’agit, c’est pourquoi nous n’aborderons pas cette notion aujourd’hui. J’ajouterai seulement qu’elle constitue mon outil de travail, un outil qui me permet, depuis trois décennies, de « lire » dans le Passé, sous forme de visions extrêmement précises et répétées, certains événements de l’Histoire et, plus spécialement, la réalité des Communautés esséniennes d’il y a deux millénaires.

Lorsqu’on a la capacité d’aller chercher dans le Temps des informations, on s’aperçoit alors qu’il existait deux façons d’appartenir à la Communauté essénienne. Il y avait, bien sûr, les Esséniens des monastères, tel celui de Qumrân mais l’essentiel du peuple essénien vivait quant à lui, dans de petits villages situés pour la plupart en Galilée. C’était des villages basés sur l’entraide et constituant une véritable Fraternité emprunte de discrétion. L’ensemble de cette Communauté observait un code de vie basé sur des règles de pureté physique, mentale et morale extrêmement importantes. La notion de possession, par ailleurs, était étrangère aux Esséniens. Dans leurs villages, on mettait tout en commun. À noter aussi que les Esséniens étaient très proches de la Nature et des forces de celle-ci. Chacun avait sa famille, son travail et œuvrait avec ardeur dans le respect du Sacré de la vie, tout en se pliant aux Traditions globales du Judaïsme dont ils estimaient être des membres « à part ».

Le mode vie des Esséniens des villages était, je le rappelle, très différent de celui des moines de Qumrân, lesquels étaient remarquables pour leur grande rigidité. Ces derniers étaient des ascètes extrêmement intransigeants qui se conformaient beaucoup au code de vie du Lévitique, remarquable pour ses centaines d’interdits et d’obligations. De tels moines étaient des gens passablement – il faut le dire – intolérants. Ce n’est pas à eux que je me suis intéressés le plus mais à ceux des Communautés villageoises.

Je dois toutefois ajouter que l’idéal de ces Communautés vivant par familles était également présent au monastère du Krmel, une énorme bâtisse située sur les hauteurs de l’actuelle ville de Haïfa. Il n’existe hélas plus de vestiges de celle-ci. À son emplacement se trouve actuellement un important temple de la foi Baha’ie. C’est entre ses murs qu’étaient instruits les enfants considérés comme les plus psychiquement doués de l’ensemble de la Fraternité essénienne.

Ce temple était une École très réputée dont l’origine remontait à la Tradition égyptienne d’Aménophis III, le père d’Akhenaton.

Les Annales Akashiques révèlent en effet qu’il existait une filiation très directe entre les mystiques de l’ancienne Égypte d’Akhenaton et les mystiques esséniens. C’est cette filiation qui est fascinante. Il s’agit d’une Tradition dont la source première se perd dans la Nuit des Temps, une Tradition que les Initiés se communiquaient oralement. C’est elle que j’ai essentiellement évoquée à travers mes ouvrages. Pourquoi ? Parce que je crois que ce sont ses héritiers esséniens, par leur sensibilité et leur perception du Sacré, qui peuvent nous rejoindre le plus aujourd’hui. 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens

Les regroupements Esséniens.

gifs étoilesS. P. : Avez-vous des écrits originaux quant à ces soins, notamment sur ce qui vous a été transmis à partir de l’été 1984 en France  ?


D. M. : Oui, bien sûr… des textes manuscrits de ma main et des bandes magnétiques enregistrées « en direct » à l’époque. Ce sont avant tout pour moi des documents qui parlent à mon cœur. Je suis simplement heureux d’avoir été la langue et la main par lesquelles beaucoup de choses ont pu être exprimées. D’autres informations m’ont été communiquées depuis… Peut-être que leur divulgation s’imposera un jour.

Il faut bien comprendre que ma position n’est pas celle de quelqu’un qui dirait : « Regardez, ceci m’appartient ». Après plus de vingt années de discrétion dans ce domaine, j’éprouve seulement le besoin logique et naturel d’affirmer ici ma paternité.  Un  père qui comprend le sens de la vie ne dit pas : « Untel est mon enfant, il m’appartient ». Il affirme plutôt : « Je suis le père de untel, je le resterai inévitablement toujours mais mon enfant n’est pas ma possession. Je veille sur lui tandis qu’il vit sa vie. »  

Mon attitude est exactement celle là… Un enseignement est toujours amené à évoluer, à se développer, à se ramifier selon des sensibilités diverses. Vouloir le codifier à l’extrême ou se l’approprier avec une sorte de « copyright » serait une erreur fondamentale. Il n’empêche que sa source a légitimement le droit d’énoncer sa paternité sans que qui que ce soit puisse en être indisposé. 

S. P. : Votre lectorat vient d’apprendre que vous souhaitiez prochainement seconder votre conjointe, Marie Johanne, dans l’enseignement de soins qui se baseront précisément sur cette sensibilité et ces connaissances d’origine essentiellement esséniennes. Comment faut-il interpréter votre décision ?

D. M. : C’est une nouvelle très récente. J’imagine qu’elle correspond à ce que j’appelle un « plan de Là-Haut » ! Il y a des années que ma compagne Marie Johanne est sollicitée pour donner des formations en matière de soins énergétiques. Sa décision est la continuité naturelle du don qu’elle a toujours manifesté très discrètement. Quant à moi, il m’a paru logique d’accepter de la seconder dans ce travail. 

Je sais bien que certaines personnes seront troublées par cette annonce puisqu’il existe déjà deux ou trois formations de ce type. En réalité cependant, pourquoi donc ? Quoi de plus naturel que j’accompagne finalement un enseignement qui est passé par mon cœur durant des années ?  


Il ne faut surtout pas voir là le moindre esprit de « concurrence ». Ce serait un comble dans un tel domaine qui est d’abord celui du service ! Il s’agit seulement de la réponse à un pluralisme réclamé par un nombre grandissant de personnes et qui ne doit mener qu’à une culture des consciences… car enseigner, c’est en même temps continuer à chercher et à faire chercher.

J’insiste personnellement sur l’expression « sensibilité » essénienne et égyptienne. En effet, la sensibilité exprime l’ouverture, le non-dogmatisme et la mise en évidence d’une démarche intérieure profonde basée sur le vécu et l’expérimentation. L’apprentissage d’une thérapie énergétique s’accompagne avant tout d’un état d’esprit, lequel état d’esprit est le ferment de la transformation par laquelle le thérapeute naît à sa dimension et peut éventuellement révéler le guérisseur en lui.

S. P. : Pour conclure, permettez-moi de revenir à la « vague » actuelle faisant facilement référence aux Esséniens et à ce qui en découle : centres de vie, regroupements à l’aspect apparemment élitiste avec baptêmes renouvelables à souhait , etc… enfin tout ce qui est annoncé et proposé sur le Web  et qui  promet des merveilles de transformation… Quelle est votre position ?

D. M. : Je suis très dubitatif et vigilant… même si je me fais quelques adversaires en disant cela ! Cela peut incontestablement correspondre à certaines personnes et donc leur être utile.

De mon côté, je n’ai jamais été tenté par le fait de structurer un regroupement de postulants à la moindre initiation que ce soit. Cela aurait été facile. Il m’est arrivé d’être sollicité pour cela…  Personnellement je suis plutôt du style « coureur de fond » un peu solitaire et je ne « joue pas beaucoup du clairon ». Je tiens aussi à mon côté « mystique franc-tireur »; il est chevillé à mon âme.

J’ai toujours tenu à travailler en dehors de ce qui devient facilement une mode… Je remercie infiniment ceux qui me lisent de m’avoir témoigné leur compréhension et, en ce sens, leur fidélité au fil des années. Leur soutien est précieux parce que libre.

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! – De Mémoires d’Esséniens. 

Le Rabbi Jeshua

 

 

 

Il faut prendre conscience que le nom de Jeshua, lui aussi, était celui d’un grand nombre de personnes. Il existait même un autre rabbi qui le portait, ce qui provoqua, dans les premiers temps, un peu de confusion car son origine était également galiléenne!. 

Le Maître, Lui, n’avait pas toujours porté ce nom. 

 

Nous étions peu à le savoir. Ceux qui étaient issus de la Fraternité essénienne des villages et qui avaient été instruits au Krmel – c’était son cas – se voyaient parfois attribuer un nouveau nom. Ainsi, le petit « Joseph,,2 que j’avais connu durant mon enfance ne devint-il Jeshua que lors de son séjour formateur au Krmel. 

 

Le Rabbi Jeshua dans PERSONNAGES HISTORIQUES jesus-desert

 

Avant que de faire appel à mes souvenirs pour parler du Maître qu’Il devint, je voudrais d’abord évoquer le rabbi – ou encore le « rabboune » comme nous disions parfois affectueusement – c’est-à-dire l’homme que nous côtoyions presque quotidiennement. En effet, un Maître de Sagesse, fût-il destiné à être investi par la Présence du Christ, est d’abord et avant tout un homme, ce qui signifie un être « obligé » de composer avec les lois de ce monde. Je comprends que cette vérité puisse en choquer plus d’un mais il faut pourtant qu’elle soit dite. Elle n’a d’ailleurs rien qui puisse diminuer ou ternir l’image et l’œuvre d’un Maître, bien au contraire. Quel mérite y aurait-il à incarner la Maîtrise de la Sagesse et à être habité par une Force supra-humaine sans avoir à oeuvrer sur soi-même pour révéler sa propre essence divine? La vraie grandeur  vient toujours de Ce que l’on s’efforce de cultiver et de la quantité de « plomb humain » que l’on parvient à transmuter en or spirituel au fond de soi. 

 

Ainsi le « petit Joseph » – lui-même fils de Joseph – qui avait grandi dans une communauté villageoise essénienne avant de passer par l’École terriblement formatrice du Krmel a-t-il dû, comme tout un chacun, se soumettre à une discipline exigeante afin de faire ressurgir avec éclat la magnificence de son être. 

 

Lorsque nous passions de longues soirées à ses côtés, il était très rare qu’Il acceptât d’en parler. Tout ce dont je me souviens des confidences qu’il Lui est arrivé de faire provient d’une série de courts instants éparpillés sur plusieurs années. Je ne crois pas que cette attitude ait été la conséquence d’une pudeur ou d’une volonté d’entretenir un secret. 

Pour Lui, c’était tout simplement sans importance; Il avait, disait-Il, mieux à faire qu’à nous confier ses souvenirs « humains ». Cette partie humaine, celle qui portait le titre de Frère essénien, se montrait pourtant toujours extrêmement présente. 

 

Aujourd’hui encore, je demeure persuadé que c’est cet aspect, en apparence secondaire, qui a contribué à immortaliser sa Présence et son Oeuvre. La croyance populaire, essentiellement entretenue par l’Église catholique romaine, veut que Jeshua soit né Christ, c’est-à-dire dans toute sa conscience et sa perfection, quasiment dès l’instant de son premier cri. Selon cette affirmation, Jésus n’aurait rien eu à apprendre puisque, d’emblée Il était Dieu incarné et que, par conséquent, Il avait la Connaissance et la Puissance absolues… 

 

En tant que témoin de ce qui s’est passé il y a deux millénaires, j’affirme que cette vision des choses est d’une naïveté tout à fait étonnante et entretient un mensonge. Que le petit Joseph – le futur Jeshua – ait manifesté des connaissances et des talents exceptionnels dès sa tendre enfance est incontestable mais prétendre qu’Il ait été pleinement Lui-même et parfaitement « christ » dès le départ résulte d’une ignorance totale des lois de l’évolution imposées par le seul fait de l’incarnation. Je dirai que Jeshua, avant même que de pouvoir porter le titre de rabbi, a eu à travailler pour se re-souvenir de sa propre nature, donc pour se reconnecter avec sa mémoire profonde et redécouvrir sa charge.. 

 

Quand il Lui arrivait de céder à nos questions, Il ne s’en cachait pas. Il parlait de Lui humblement comme d’un élève qui avait dû faire face à ses propres difficultés et à des enseignants incroyablement exigeants, d’autant plus exigeants que ses maîtres pressentaient à Qui ils avaient affaire. Dans de tels moments, nous comprenions alors que la grandeur d’un être n’était pas donnée à celui-ci par quelque grâce divine mais que cet être devait l’extirper de lui-même pour la ressusciter des profondeurs de la Maîtrise acquise de ses vies passées. 

 

Un jeune enfant ou un adolescent sont toujours enfant ou adolescent devant se plier aux rythmes naturels de la maturation… même si leur être essentiel renferme le plus inouï des diamants. Pour ma part, lorsque re-défilent en moi les images précises des moments d’intimité et de partage dont il m’est arrivé de bénéficier avec le Maître, il me semble impossible de parler du Christ qu’Il manifestait tout en faisant exclusion de l’homme qu’Il continuait d’être. Celui-ci avait les mêmes besoins que nous. Il avait faim et soif ; Il éprouvait de la fatigue, parfois même Il tombait de sommeil… et il Lui arrivait de ronfler. Cela paraît peut-être stupide ou prosaïque à préciser mais, même si sa conscience était d’une nature différente de la nôtre et développait constamment une volonté et des capacités stupéfiantes, son corps était bel et bien un corps humain. Tout comme nous, le Maître pouvait s’entailler la plante du pied en marchant sur une roche coupante; tout comme nous, Il devait se protéger de la brûlure du soleil et de maintes autres choses. 

 

Je dois dire qu’à plusieurs reprises, je l’ai même vu pleurer; dont une fois à chaudes larmes, lorsqu’Il apprit la décapitation du Baptiste. À l’époque, cela nous paraissait normal car nul ne pouvait ressentir de honte dans l’expression de sa peine. Aujourd’hui, dans notre monde occidental, il en va tout autrement. Lorsqu’un homme ne parvient pas à contenir ses émotions ou qu’il ose les laisser s’exprimer, on se prend souvent à le trouver faible et sans contrôle de lui-même. En fait, tout ceci est purement culturel. Cependant, lorsqu’il m’arrive d’évoquer les larmes du Maître Jeshua, on me pose souvent cette question: « Il avait donc des émotions? » 

Eh bien oui, Jeshua, l’homme, le rabbi, était capable d’émotions. Et j’ajouterai que, par bonheur, Il éprouvait des émotions… 

[…] 

Pour parler encore de Jeshua en tant qu’homme, il n’est sans doute pas inutile de signaler que, malgré la dimension spirituelle qu’Il incarnait d’évidence, Il avait l’humilité de demander de l’aide lorsqu’Il en avait besoin. Je me souviens qu’il Lui arriva de se blesser l’articulation d’un genou en enjambant des rochers dans les montagnes surplombant le lac de Galilée. Il demanda un massage à l’aide d’un onguent puis qu’on le déchargeât de son sac pour le reste de la journée. On me dira: « Mais ne pouvait-Il pas se guérir Lui-même? » Il l’aurait vraisemblablement pu en faisant appel à ses liens avec le monde subtil mais il est clair que son intention était de demeurer le plus humain possible parmi les humains. Je ne l’ai jamais vu utiliser ses capacités – disons miraculeuses – dans le cas d’événements simples appartenant à la banalité du quotidien. Ainsi, par exemple, lorsque nous avions faim, Il ne se serait pas « amusé » gratuitement à matérialiser de la nourriture. Nous nous en procurions par les voies normales: achat, troc ou service rendu. Lorsqu’il Lui  est arrivé d’utiliser ses pouvoirs dans ce domaine, c’était toujours en vue d’un enseignement afin d’illustrer la toute puissance de l’Esprit. 

 

Du reste, nous mangions fort peu. L’homme qu’était le Rabbi Jeshua ne contraignait personne au jeûne ou à la frugalité. Son rayonnement seul induisait le fait que nous pensions peu à une abondance de vivres. Par contre, celle-ci nous était offerte de temps à autre, tel un véritable présent du Ciel lorsque, par exemple, un Sadducéen quelque peu dissident ou téméraire nous invitait en sa demeure. Quand on Lui proposait un peu de vin, le Maître ne dédaignait pas celui-ci. Sans jamais en abuser, Il reconnaissait l’apprécier pour la détente et la joie dont son principe pouvait être porteur. J’ai entendu quelques-uns de nos contemporains affiliés à certains regroupements religieux prétendre qu’il ne s’agissait pas vraiment de vin… mais plutôt de jus de raisin ! Quelle plaisanterie ou, plutôt, quelle hypocrisie! Jamais le Maître ne fut un poseur de barrière ou un dresseur d’interdits. Il incarnait un merveilleux message de liberté et de tempérance, ce qui a toujours hérissé le poil des Pharisiens… ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui !   

 

jesus-says-the-true dans PERSONNAGES HISTORIQUES

 

Jésus, l’homme, était étonnamment libre, libre et déconcertant, capable de changer de direction géographique en l’espace d’un instant comme un animal qui aurait senti quelque chose dans le vent, un danger ou une invitation. Le suivre devenait donc un exercice de lâcher-prise continuel. À ce sujet, Il nous incitait souvent à nous rebeller sur le bord du chemin. – « Alors si, d’un coup, je me jetais du haut de ce rocher, vous me suivriez? » Et Il ajoutait encore parfois: « Il peut m’arriver de chercher mon chemin… Je ne veux pas dire mon chemin intérieur – celui-là est gravé – je veux parler de mon « chemin de terre ». Je ne suis pas un bloc de granit, voyez-vous; mon Père m’a donné la liberté de mes mouvements, alors l’hésitation que peut éprouver la plante de mes pieds est aussi un cadeau… Ceci est un plus grand enseignement qu’il n’y paraît: Retenez-le… » La Tradition colporte le fait qu’Il aurait appris le travail du bois auprès de son père durant son enfance. C’est exact mais, en réalité, Il montrait peu de dispositions pour ce genre de tâche. Il n’aimait guère cela. Par contre, Il pouvait prendre plaisir à ériger ou à réparer un muret de pierre, à tailler un arbre ou encore à aider un paysan à ensemencer son carré de terre. Les travaux liés à la matière ne le rebutaient pas. En ce sens, Il mettait scrupuleusement en pratique la façon d’être qui était enseignée au Krmel. 

 

Pour Lui, de la même façon qu’un arbre ne poussait pas sans racines, il était indispensable qu’un être humain ne soit jamais étranger aux choses de la terre. À ses yeux, la perméabilité entre les mondes que l’homme est amené à côtoyer et dont il est naturellement issu devait être impérativement entretenue. Jeshua ignorait la notion de coupure ou de rupture. S’il Lui arrivait de ne plus souhaiter être en contact avec telle ou telle personne ou de ne pas retourner dans certains endroits, Il ne considérait sa décision que comme une parenthèse momentanée, une parenthèse qui se verrait un jour ou l’autre ré-ouverte de façon constructive en des temps plus propices puisque toutes les âmes étaient amenées à nécessairement communier au bout de leur évolution. 

 

Si un rapport conflictuel se dessinait entre Lui et quelqu’un d’autre, Il vivait la situation de manière tout à fait dépassionnée, un peu comme un acteur qui ne se laisserait pas « manger » par le rôle qu’il interprète et qui garderait une constante altitude par rapport au scénario. En tant que témoin, je vous assure que cela ne signifiait nullement qu’Il adoptait une attitude froide, détachée ou lointaine lors des situations de tension. J’ai constaté à maintes reprises que le Rabbi pouvait éprouver de la peine. Il n’a jamais été un bloc de marbre difficile à entailler au burin. Il avait seulement une extraordinaire capacité à prendre une distance très rapide relativement à une situation agressante ou blessante. Si on dit de quelqu’un qu’il parvient à vivre dans l »‘ici et maintenant« , c’était exactement son cas. Non pas que sa mémoire s’ingéniât à ne vouloir conserver que les choses agréables de l’existence mais parce que tout son être se montrait capable de transcender avec une vitesse étonnante chaque blessure ou chaque agression. 

 

La notion de ressentiment Lui était inconnue. L’insulte, la médisance ou la calomnie glissaient sur Lui… au point où il s’en trouva de temps à autre pour dresser de sa personne le portrait d’un lâche ou d’un peureux. Dieu sait pourtant que ces deux tristes qualificatifs ne pouvaient en aucun cas s’appliquer à Lui! Régulièrement, en effet, c’était Jeshua qui, par ses prodiges ou ses paroles, générait des situations dont Il pouvait prévoir qu’elles déclencheraient des tempêtes et se retourneraient contre sa personne. Le Rabbi était, par essence, un provocateur. Non pas qu’Il aimât les ambiances conflictuelles mais parce qu’Il estimait qu’une partie de la tâche qui Lui incombait était de secouer l’être humain pour mettre en évidence ses attitudes mentales poussiéreuses et toxiques. 

 

Du reste, la seule présence physique de l’homme qu’Il était ne pouvait pas passer inaperçue. Si elle fascinait, elle dérangeait tout autant ceux dont le coeur était sec ou constamment sur la défensive, prêt à se fermer comme une huître. Tout d’abord, sa stature était bien supérieure à celle de la moyenne. Dans une foule, qu’on l’ait voulu ou pas, on ne remarquait que Lui avec sa longue chevelure sombre, légèrement auburn et sa barbe toujours finement entretenue. Quant à son regard, si vous parveniez à le croiser, il était de ceux que l’on ne peut pas lâcher tant il allait chercher loin en vous quelque chose que vous ignoriez vous-même. Je crois pouvoir dire que beaucoup étaient indisposés par ce regard parce qu’il avait la particularité de mettre l’âme à nu et parce qu’il nous disait tout de suite que nous ne pourrions pas tricher… ce qui n’arrangeait pas tout le monde, évidemment! Il n’était pas question pour Lui, dans sa réalité quotidienne humaine, d’imposer quoi que ce soit de Ce qui L’habitait. Ce n’était donc pas sa façon d’être qu’Il espérait nous inculquer. Il mettait plutôt tout en oeuvre pour nous révéler la nôtre, c’est-à-dire notre état de servilité et de coupure d’avec notre essence. 

 

L’homme Jeshua ne parlait pas aussi souvent de son Père que ce que mettent en exergue les Écritures canoniques. L’homme, le rabbi, nous entretenait d’abord de nous, de nos  invraisemblances, de nos contradictions, de nos passivités, de nos peurs… en résumé de nos petitesses en regard des arrogances que nous affichions. Pour cela, Il n’avait aucune retenue dans ses discours. Il employait les termes que maniait le peuple dans sa vie ordinaire. Il ne craignait pas non plus les plaisanteries à la limite de « ce qui pouvait se dire », pour peu que celles-ci soient porteuses d’une réflexion allant dans le sens de l’ouverture du coeur. Les prêtres de tous bords Lui reprochaient souvent cette attitude, arguant qu’Il « ratissait trop bas et trop large » pour pouvoir prétendre qu’Il se faisait l’interprète des Paroles du Très-Haut. Pour Lui cependant, qui se contentait alors de sourire, il n’y avait « ni trop bas, ni trop large », de la même manière qu’il n’y avait jamais de « trop haut ». Avant le Maître, l’homme en Lui voulait parler vrai, c’est-à-dire s’exprimer selon son coeur et selon le degré d’ouverture des oreilles auxquelles Il s’adressait. En cela, bien qu’Il fût lettré, les lettrés ne L’appréciaient généralement que très modérément. Pour tout résumer, Il ne faisait le jeu de personne. Pas même de ceux de la Fraternité essénienne. Est-il utile de préciser que ces derniers refusaient de voir en Lui davantage qu’un rabbi audacieux, voire prétentieux et passablement hérétique ? Rares sont ceux, dans sa propre communauté d’origine, qui ont eu l’humilité de reconnaître en Lui le Maître de Sagesse et, plus tard, le Massiah1 qu’ils disaient attendre. 

 

(1)     Le terme de Massiah – le Messie – est pratiquement l’équivalent du mot Christ, l’Élu, l’Oint, c’est-à-dire le Béni par l’Éternel.

 

 Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

Les Nazarites

  gifs étoilesLes Nazarites vivaient, comme la plupart de « nos » Aînés, aux abords de la Mer Morte, dans des grottes ou de minuscules monastères. Le comble est que les uns et les autres ne se fréquentaient presque pas. Notre histoire interne affirmait que nous formions un seul et même peuple à l’origine mais qu’une sorte de schisme très subtil s’était produit à un moment donné, environ une centaine d’années avant nous. Il y avait les partisans d’une « ligne dure » et ceux d’une ligne « relativement moins dure ». Ce sont les plus rigides que nous nommions Nazarites

Les Nazarites dans PEUPLES ANCIENS naz-fountain

D’après mes souvenirs, quelque chose en eux essayait toujours de vouloir convaincre l’autre, à tel point que nous les ressentions comme des âmes plutôt guerrières. Leur apparence physique et vestimentaire restait globalement identique à la nôtre, hormis le fait qu’il n’était pas rare de les voir avec la chevelure couverte de cendres et le cou chargé de plusieurs chapelets de graines colorées de rouge. 

Étant donné qu’ils se montraient moins discrets que nous, notre nom disparaissait souvent derrière le leur. D’ailleurs, j’ai fréquemment entendu des hommes et des femmes parler du Maître en L’appelant « le Nazarite » ou encore « le Nazaréen », ce qui revenait au même. Les vrais Nazarites, quant à eux, s’insurgeaient contre le fait qu’on puisse prendre le Rabbi Jeshua pour l’un des leurs. Je les ai maintes fois entendus protester à ce sujet, jusqu’à se fâcher. Pour eux, Il était un impie et un provocateur puisqu’Il bravait la plupart de leurs interdits. Bien qu’Il ne mangeât pas de chair animale, ils savaient qu’à plusieurs reprises il Lui était arrivé d’accepter un peu d’agneau chez des Bédouins, près de Jéricho. Pour eux, c’était impensable! 

Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premiers du Christ. 

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