Alimentation Essénienne

 

Alimentation Essénienne dans ESSENIENS orangeAujourd’hui, les esséniens font références à une certaine approche des soins énergétiques et aussi de l’alimentation. Qui n’a pas entendu parler du pain manna ou pain essénien, dont voici la recette :

Pain essénien

  • 2 tasses de  blé (épeautre est préférable à cause des nombreuses mutations du blé actuel)
  • ¼ tasse d’huile olive
  • Sel

Tremper les grains de blé (12hrs) et faire germer (2-3 jours) avec la méthode habituelle, soit rincer matin et soir et laisser reposer dans une passoire. Passez à l’extracteur à jus (système à vis)  pour écraser les grains et faire une pâte homogène ou dans un robot culinaire. Mélangez avec l’huile et le sel dans un bol. Former de petits pains ovales et poser sur le treillis du déshydrateur – ou dans le four en s’assurant de ne pas excéder la température de 104F. Déshydratez entre 8 à 12hrs en les retournant après 3-4 hrs. Poursuivre la déshydratation au goût : + ou- humide. Si vous faites des galettes, le temps de déshydratation sera de beaucoup réduit, plus sec par contre.

Tel quel,  c’est un pain « costaud » qui accompagne volontiers une soupe. En galette, avec du miel ça fait une super tartine.

Pour agrémenter la recette de base :

  • Intégrer des tomates séchées trempées, des olives en morceaux, des fines herbes;
  • Intégrer des aliments sucrés (raisins, dattes, figues, abricots, etc.)
  • Intégrer des noix de Grenoble ou des amandes germées, des graines tournesol, citrouille germées etc.

L’alimentation des Esséniens

On sait que les esséniens étaient végétariens et non végétaliens. Voici ce qu’on peut lire dans Les Évangiles esséniens de la Paix:

Tous les fruits des arbres, toute l’herbe et les grains des champs,

le lait des bêtes et le miel des abeilles sont bons à manger parce que ces aliments sont nourris et mûris au feu de la vie.

Tout cela est le cadeau de la Terre-Mère.

Les esséniens mangeaient  leurs aliments tel que trouvés à la table de Dieu, c’est-à-dire crus et non ou peu transformés (pain). Il est dit qu’ils ne mélangeaient pas beaucoup leur nourriture. Ils mangeaient les aliments en saison et mûrs,  s’en remettant sciemment aux bienfaits spécifiques que chacun offrait à leur corps  au moment même  de sa récolte. Ils entretenaient potagers et vergers.  Ils veillaient à ne pas manger lorsqu’ils étaient anxieux ou en colère. De même, ne mangeaient-ils que lorsqu’ils avaient faim, reconnaissants qu’autrement la nourriture devenait un poison dans leur corps. Les esséniens ne stockaient pas les denrées; tout était mangé frais. Ils ne mangeaient pas non plus à satiété, c’est-à-dire seulement ce que pouvait contenir leur main. Autrement dit, au 2/3 de leur estomac.

Ils mangeaient les aliments en saison et mûrs,  s’en remettant aux bienfaits spécifiques que chacun offrait à leur corps  au moment même  de sa récolte

Plus clairement, voici ce qu’ils mangeaient : germinations, pousses, céréales, fruits, noix, légumes; occasionnellement du lait cru ou fermenté (fromage et yogourt) et des oeufs.

Voici leurs 10 aliments qui étaient les plus souvent mangés :  olives, amandes, pistache, pomme grenade, figues, raisins, dattes, petites pommes jaunes, abricots et caroube.

Les esséniens étaient guidés par leur croyance que:  La vie génère la vie!

Edmond Bordeaux-Szekely qui s’est attardé beaucoup aux esséniens a proposé un tableau de référence sur la base de sa compréhension de leur alimentation et son actualisation :

Biogénique – Qui génère la vie : les graines germées (céréales, noix, légumes) et les pousses crues

• Bioactive – Qui soutient la vie : les aliments biologiques (légumes et fruits crus).

• Biostatique – Qui est neutre : les aliments domestiques transformés (cuits, conserves, …)

Biocidique – Qui détruit la vie : les aliments et boissons industriels transformés, irradiés, chimiques,…

Bordeaux-Szekely maintenait qu’idéalement nous devrions consommer nos aliments au quotidien dans les proportions suivantes: 25% biogéniques 50% bioactifs et 25% biostatiques. C’est donc dire qu’il assumait la prise d’un certain pourcentage d’aliments cuits.

Les esséniens mangeaient en silence après avoir consacré leur nourriture. La prière était d’ailleurs très importante dans le déroulement de leur journée. Ils nommaient ces moments  les Communions. Nous savons que ces communions étaient au nombre de 14 (en référence aux jours de la semaine, matin et soir) et que parmi celles-ci plusieurs font référence à la nutrition  (Terre-Mère, soleil, arbres, sol nourricier, eau, air,…). Le symbole de L’Arbre de la Vie renvoie notamment à cet ancien enseignement des esséniens. Le dr Gabriel Cousen a intitulé son centre en Patagonie (USA)  The Tree of Life en hommage à ces derniers. Gabriel Cousen est d’ailleurs, on peut le dire, l’héritier spirituel d’Edmond Bordeaux-Szekely.

Les esséniens reconnaissaient la vitalité contenue dans les pousses, non seulement dans leur nourriture, mais aussi dans la nature. Il est dit que le matin, ils se roulaient dans l’herbe pour profiter de la rosée et de l’énergie des jeunes plants. Il se baignaient tous les matins dans l’eau froide des rivières. Leur mode de vie renvoi à une hygiène corporelle naturelle. On dit qu’ils vivaient en santé et longtemps.

En conclusion, les esséniens étaient végétariens crudivores. L’ensemble de leur mode de vie, et donc aussi leur alimentation, renvoi à une spiritualité très attachée aux lois de la Nature.

Lectures suggérées:

De mémoire d’Essénien, tomes1 et 2, Anne Givaudan et Daniel Meurois

L’Évangile essénien de la Paix, Edmond Bordeaux-Zsekely

Les Manuscrits de la Mer Morte

Participation spéciale de Sylvie Alice Royer, coach en alimentation vivante et thérapeute en Soins esséniens. Vous pouvez lire ses articles sur le site Vert Gaïa.

Esséniens….


Esséniens.... dans ESSENIENS 220px-QumranLivingQuartersLes Esséniens étaient les membres d’une communauté juive, fondée vers le IIe siècle av. J.‑C.. Les principaux groupements s’établirent, semble-t-il, sur les rives de la mer Morte.

Le terme essénien n’est mentionné ni dans la littérature talmudique, ni dans le Nouveau Testament. Les éléments connus sur ce groupe viennent de Philon d’Alexandrie (-30, +45), de Pline l’Ancien (+23, +79) et de Flavius Josèphe (+38, +95).

L’œuvre de Josèphe s’adresse à un public romain auquel il souhaite faire connaître la nation juive dont il fait partie. Il y décrit l’existence de trois mouvements au sein de la population juive : les sadducéens, les pharisiens et les esséniens. Lors de cette description, il présente les esséniens comme vertueux, en insistant sur les détails qui semblent « exotiques » pour ses lecteurs romains. Son témoignage est cependant intéressant car il explique qu’il a personnellement fréquenté ce mouvement. L’origine du terme gréco-latin « essénien » est sémitique. Certains proposent de la rapprocher du mot hébreu hasid (« pieux »), mais le mot syriaque Asaya, médecins, convient mieux, en grec: « thérapeutes », car leur seul ministère avoué vis-à-vis du public était celui de guérir les maladies physiques et morales. « Ils étudiaient avec grand soin, dit Josèphe, certains écrits de médecine qui traitaient des vertus occultes des plantes et des minéraux. » (Josèphe, guerre des juifs,II, etc. Antiquités, XIII, 5-9; XVIII)

Le professeur Eleazar Sukenik a été le premier à proposer d’identifier les habitants du site de Sokoka-Qumran avec les esséniens mentionnés dans la littérature ancienne. Plusieurs points de convergence entre la description des esséniens et la doctrine décrite dans les manuscrits semblent effectivement permettre d’identifier les sectaires de Sokoka-Qumran aux esséniens. Cependant, la structure de la société juive à la fin de la période du Second Temple était plus complexe que la division en trois groupes décrite par Josèphe. Plusieurs mouvements plus ou moins sectaires cohabitaient, tout en se divisant sur l’interprétation de la Torah et sur la manière de réagir face à l’hellénisme. Dans ce contexte, la secte de la Mer Morte peut être l’un de ces groupes, mais elle ne s’identifie pas nécessairement avec la description simpliste de Josèphe.

Porte de la ville de GezerLe plus marquant dans cette communauté était la mise en commun et la répartition des biens de la collectivité selon les besoins de chaque membre. Le shabbat était observé strictement, comme la pureté rituelle (bains à l’eau froide et port de vêtements blancs). Il était interdit de jurer, de prêter serment, de procéder à des sacrifices d’animaux, de fabriquer des armes, de faire des affaires ou de tenir un commerce. Les membres, après un noviciat de trois ans, renonçaient aux plaisirs terrestres pour entrer dans une sorte de vie monacale. Leur alimentation était particulière en ce qu’elle ne devait pas subir de transformation, par la cuisson par exemple. Leur nourriture se composait essentiellement de pain essénien (non cuit), de racines sauvages, et de fruits. La consommation de viande était interdite. Ils vivaient selon des règles strictes :

  • fausse déclaration de biens : un an d’exclusion ;
  • mensonge, ou scène de colère contre un autre membre de la communauté : 6 mois ;
  • crachat ou rire pendant une réunion ou une séance de prière : 1 mois ;
  • gesticulation pendant une réunion : 10 jours ;
  • port de lainages prohibé.

Le mouvement semble avoir disparu vers 70. La littérature intertestamentaire (livre d’Hénoch, livre des Jubilés et manuscrits de Qumrân) fait par ailleurs allusion à un calendrier juif particulier, solaire, que l’on a appelé le calendrier essénien.

Les relations des Esséniens avec la monarchie hasmonéenne furent ambiguës : en effet, les Esséniens rejetaient ces monarques comme grands prêtres illégitimes, mais en même temps, ils soutenaient fortement leur résistance à l’influence grecque et païenne, incarnée par les Séleucides. C’est la raison pour laquelle les esséniens furent probablement tolérés, et non pas persécutés, par les Hasmonéens, puis par les Hérodiens, leurs héritiers.

Lors de la destruction du Temple et lors du chaos qui sévit en Judée à la fin du premier siècle, les Esséniens ne réussirent pas à conserver leur identité. La communauté juive s’organisa autour des pharisiens, donnant ainsi naissance à la tradition du judaïsme rabbinique.

Il est probable que l’établissement de Qumrân représentait une survivance précaire du mouvement essénien. En 70, après la destruction de leur établissement par les légions romaines, puis la ruine de Jérusalem, les Esséniens disparurent complètement. Il demeure fort peu vraisemblable qu’ils se soient mêlés ou fondus dans la secte des pharisiens, fidèles du Temple, qui représentaient plutôt pour eux leurs ennemis.

Jésus était-il essénien ?

320px-Torah_and_jad dans ESSENIENSLes origines du mouvement essénien furent bien antérieures à l’ère chrétienne, et dans les écrits de Qumrân on ne trouve aucune allusion au christianisme. Il existe certaines analogies entre les deux mouvements (messianisme, pratiques baptismales, renoncement aux biens matériels), ce qui a fait dire à Ernest Renan que le christianisme était « un essénisme qui a réussi », mais les esséniens, qui nous sont maintenant mieux connus depuis la découverte des Manuscrits de la mer Morte, se distinguaient de Jésus de Nazareth par leur rigorisme ritualiste, leur souci de pureté extérieure, leur manière de vivre dans des communautés retirées, leur pensée (doctrine des deux esprits, espérance eschatologique cataclysmique, et non pas avènement messianique dans la douceur, etc…). Ni les textes néotestamentaires ni les autres (Flavius Josèphe, Pères de l’Église, apocryphes) ne font mention des esséniens à propos de Jésus ou des chrétiens. Des rapprochements peuvent cependant être faits entre le Nouveau Testament et les textes esséniens concernant certains thèmes (lignée davidique du Messie, résurrection des morts) ou expressions, comme par exemple celle de « pauvres en esprit », présente à la fois dans les Béatitudes et dans certains fragments retrouvés à Qumrân où elle désigne les fidèles observateurs de la loi.

Le courant des esséniens, « sur lesquels les manuscrits de la mer Morte ont jeté une lumière toute nouvelle, apparaît comme le plus complexe et, à bien des égards, le plus intéressant. Communauté fermée, d’organisation monastique, retirée dans le désert, sur les rivages inhospitaliers de la mer Morte, les Esséniens communiquent à leurs seuls initiés un enseignement ésotérique. Purs entre les purs, on les a parfois définis comme des Pharisiens au superlatif. Leur mouvement est né sans doute, au lendemain de l’insurrection maccabéenne, d’une protestation contre l’attitude, jugée trop mondaine et laxiste, des souverains hasmonéens et contre un sacerdoce considéré par eux comme illégitime. En conséquence ils se détournent des liturgies officielles du Temple et pratiquent dans leur solitude des rites qui leur sont propres. Ils englobent dans une même condamnation les païens, ceux des Juifs qui fréquentent les occupants idolâtres et la masse du peuple qui accepte l’autorité d’un clergé indigne. Ils vivent dans une atmosphère eschatologique et se considèrent comme le petit troupeau des élus qui constitueront le noyau du Royaume imminent. » Marcel Simon, La Civilisation de l’Antiquité et le Christianisme, chap. Le Judaïsme.

La Compassion

Lorsque le jour où Simon-Pierre réagit en Lui disant qu’il ne comprenait pas cette attitude puisqu’Il pouvait absorber et transmuter le moteur du karma douloureux de quiconque, le Maître répondit tout simplement qu’il y avait un moment exact pour soulager quelqu’un de son fardeau. À cela, Il ajouta que la véritable compassion devait tenir compte de ce dont l’âme de l’autre avait besoin. – « Si tu soulages l’autre du fardeau qui aide ses muscles à se former, tu prolonges le fait qu’il soit chétif. Aimer, vois-tu, ne signifie pas se laisser emporter par le jeu des émotions du moment. Aimer vraiment, c’est lire l’âme de l’autre entre ses lignes et ne pas chercher à la ré-écrire à notre façon. Si je te guéris à l’instant du léger bégaiement qui est le tien Simon, tu n’essaieras jamais d’identifier la peur qui t’habite encore… et celle-ci rejaillira d’une autre manière dans ta vie… peut-être plus pénible ». 

La Compassion  dans PARABOLES aux MIRACLES

Venons-en maintenant au second type de miracles réalisés par le Christ, celui des matérialisations dont le plus célèbre est immortalisé sous le nom de la Multiplication des pains. Il nous fut expliqué à ce propos qu’en amont de tout ce qui est manifesté et dont la nature est vivante, il existe dans le monde éthérique une matrice ou – si l’on préfère l’archétype d’une forme et de la substance qui y est associée. L’être qui est parvenu à un stade de maîtrise avancé a la capacité d’aller chercher l’information de cette forme et de cette substance dans le monde qu’est la matrice en question afin de l’amener à notre niveau vibratoire autant de fois qu’il le souhaite. Au risque de paraître quelque peu sacrilège, j’emploierai encore ici une comparaison directement empruntée au vocabulaire de l’informatique. Je dirai alors que le maître est celui qui possède le logiciel lui permettant d’ouvrir un dossier informatique spécifique, de dupliquer celui-ci à volonté et de l’expédier via Internet à autant de destinataires qu ‘il le désireReste à savoir si ces destinataires imprimeront le dossier en question, autrement dit lui donneront corps dans leur vie et sauront en extraire la substance. Le Christ Jeshua évoquait cet univers des matrices subtiles en le décrivant comme un grenier inépuisable générant sans cesse des « graines de matière en devenir ». La seule  difficulté, selon Lui, était d’aller chercher ces graines et de les densifier par ce sas entre les mondes que représente le chakra cardiaque associé à celui qui lui est légèrement inférieur sur le corps humain : le troisième, dans la région de l’ombilic. 

Pour ce faire, Il ajoutait qu’il Lui fallait aussi faire naître en son esprit l’image parfaite – forme, couleur, odeur et substance – de ce qu’Il voulait matérialiser et qu’il Lui était donc humainement indispensable d’avoir déjà au moins vu une fois la chose en question. Dans la pratique d’un tel exercice intérieur, il va de soi que le Christ mettait en relief son contact intense et permanent avec le Divin. – « C’est la fusion de mon être avec le Royaume de mon Père qui rend cela aisé comme un jeu. C’est parce qu’il n’existe aucune crispation dans ma conscience et qu’il n’y a aucune trace de doute dans mon coeur que tout cela est si rapide et si joyeux. Je me tiens ici, parmi vous, mais en même temps je suis au coeur du Soleil, là où les graines de la vie sont en perpétuelle effervescence. C’est cette certitude de l’Éternité et de l’unité de tout ce qui est qui fait de moi un pont… Ne cherchez pourtant pas à « faire comme moi » ; soyez vous-même et vous serez alors Ce que je suis… » Cette possible accession de chacun de nous au mécanisme du miracle revenait fréquemment dans les paroles du Maître. Celui-ci tenait absolument à ce que, non seulement nous, mais chaque être humain se sache et se sente sur le même chemin d’élévation que Lui. Dans son enseignement, il était indubitable que le miracle se trouvait potentiellement à la portée de chacun… parce que la nature profonde de chacun n’était pas différente de la sienne. Dirigeons-nous maintenant du côté de Cana, là où furent célébrées ces fameuses noces dont on dit qu’elles furent le théâtre du premier miracle du Christ. Je précise bien « dont on dit » car, dans la réalité des faits, nombre de prodiges avaient déjà été réalisés par le Maître auparavant. 

Il me sera impossible de parler très précisément de ce qui s’est déroulé à Cana car je n’ai pas été témoin de cet événement comme d’ailleurs bon nombre de ceux qui ont été les proches disciples de Jeshua par la suite. Si je me permets cependant de commenter ici ce miracle du Maître, c’est à cause de son contexte. En effet, celui-ci met particulièrement en évidence d’abord l’influence qu’exerçait sur Lui l’énergie féminine et ensuite sa totale liberté par rapport à ce qu’Il connaissait déjà de sa mission. Souvenons-nous des textes… Lorsque le Christ est pressé d’apporter un remède à la pénurie de vin, il est bien spécifié que la personne qui parvient à le faire agir n’est autre que Marie, sa mère, tandis qu’Il se défend de faire quoi que ce soit en argumentant que son temps n’est pas venu… Il est certain que par sa réponse positive à une présence féminine, le Maître entendait bien montrer que la femme ne jouait pas un rôle de second plan dans sa vie et dans ce qu’Il entendait laisser de son OEuvre.  On pourrait évidemment répliquer en disant qu’Il a simplement voulu contenter sa mère… Ce serait très mal connaître le contexte patriarcal de la société de l’époque, de plus dans un milieu où la fonction de rabbi – celle de l’autorité religieuse – surpassait le rôle du fils. D’autre part, ainsi que je l’ai déjà dit, je puis personnellement témoigner de la quasi absence de privilège que le Maître accordait à sa mère], une mère qui, par ailleurs, on le devine très bien, savait exactement ce dont son fils était capable et donc par Quoi Il était habité. La réponse positive de Jeshua nous montre également que Celui-ci se réserve la liberté d’outrepasser ce qu’on pourrait appeler la logique du « plan d’action » gravé en Lui. Une telle liberté au coeur d’une mise en scène où chaque pas semble relever d’une intention divine précise est caractéristique de l’Avatar. L’Avatar a, en effet, le privilège de l’improvisation totale… Il ne fait pas qu’exécuter un dessein sacré, Il joue au dedans de celui-ci et y apporte sa propre couleur d’âme, sachant que toute improvisation devient elle-même matière à enseignement. Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premiers du Christ. 

Des paraboles aux miracles

Lorsque je place mon regard vingt siècles en arrière, ce dont je me souviens le moins c’est précisément ce qui, du Maître, reste « canoniquement correct » aujourd’hui, je veux dire ses paraboles. 

La Chrétienté dans son ensemble aurait tendance à croire que le Christ Jeshua a été l’inventeur du genre. Il n’y a rien de plus faux. La parabole constituait un mode d’enseignement extrêmement courant à travers tout le Moyen-Orient. Il fallait, je le répète, savoir retenir l’attention d’un peuple inculte. Quoi de plus évident, dès lors, que les récits de petites histoires incitant à la réflexion et permettant d’orienter sainement la conduite quotidienne de tous? 

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Un certain nombre de ces historiettes placées dans la bouche du Christ par l’intermédiaire des Évangiles n’étaient d’ailleurs pas de son invention personnelle. Le Maître reprenait fréquemment de grands thèmes connus, son art étant dans la façon de les raconter, donc de leur donner vie en public, puis de les commenter d’une voix qui ne pouvait laisser indifférent. Bien sûr, Jeshua fut également l’auteur d’un grand nombre de paraboles. Il ne faudrait pourtant pas s’imaginer qu’Il en inventait une nouvelle à chaque fois qu’Il s’exprimait publiquement. Certaines faisaient figure de « classiques » et on les lui réclamait régulièrement… comme le font parfois les enfants avec leurs contes préférés, ceux qu’ils connaissent par coeur, c’est-à-dire qui touchent leur coeur. 

En marge des paraboles, il me faut rapidement évoquer le célèbre Sermon sur la Montagne. En effet, on attribue celui-ci à tort au Christ. Le jour où Ille prononça, le Maître ne faisait que reprendre, à sa manière, un très vieux texte issu de la Tradition nazarite et que beaucoup connaissaient déjà. La plupart des paraboles composées par Lui se fondaient sur la spontanéité de base, voire la candeur, de ceux à qui Il s’adressait, deux qualités que nous avons presque totalement perdues face au déferlement mental qui s’est emparé de notre société. Elles étaient donc intentionnellement simples… Il faut cependant savoir qu’après chaque narration publique de l’une de ces historiettes, le Maître entrait progressivement dans des digressions qui nous emmenaient, quant à elles, bien plus au coeur de ce qu’Il avait à nous délivrer. 

Inutile de dire que l’auditoire se faisait alors plus rare… Seuls demeuraient présents ceux qu’Il prenait spécifiquement à parti et qui ne pouvaient se dégager du « labourage » d’âme entrepris sur eux et ceux qui étaient capables de véritables abstractions métaphysiques.Je dois dire qu’un certain nombre de ces « digressions » ont été scrupuleusement notées par Jean ainsi que par un autre disciple majeur sur lequel je reviendrai, Judas… deux des rares lettrés entourant le Christ. La quasi totalité de ces notes ont, bien sûr, été détruites et leurs éventuelles traces dans les Évangiles canoniques ont été censurées. Vérités et déformations À titre d’exemple, je citerai ici cette célèbre formule extraite de l’Évangile de Mathieu par laquelle l’Enseignant conseille de « laisser les morts enterrer les morts ». On la commente souvent en disant que le Maître insistait pour que chacun s’occupe de son propre perfectionnement dans notre monde et tente de vivre dans l’apaisante beauté de « l’ici et maintenant » sans se lamenter devant la précarité de la vie terrestre. 

Cette interprétation n’est pas fausse… Cependant, en raison de la censure, on ignore que cette déclaration du Christ n’était, en fait, que la conclusion d’un très long enseignement sur les mondes de l’après-vie. Un enseignement qui visait à faire connaître la nature des «nombreuses demeures de la Maison de [son] Père ». Il y était question des différents cheminements de l’âme après la mort du corps physique et cela se terminait par une mise en garde adressée à ceux s’adonnant à des pratiques de nécromancie. Lorsque l’on réalise ce fait, je veux dire le type de censure pratiqué, cela change évidemment tout et on comprend mieux pourquoi je me suis permis de parler d’un appauvrissement de ce qui fut très clairement délivré il y a deux millénaires. Les exemples analogues à celui-ci sont nombreux. 

Considérons également l’épisode non moins célèbre dans lequel il est dit que le Maître chassa des démons du corps de deux hommes, qu’Il projeta ces démons dans deux porcs… lesquels allèrent aussitôt se noyer. Cette pratique d’exorcisme, il faut le savoir, est attribuée à tort au Maître. Si sa mise en oeuvre était classique par le biais des rituels de désenvoûtement faisant l’apanage de ceux qu’on appelait les magiciens du désert, elle n’a rien à voir avec les méthodes d’action du Christ. En effet, Celui-ci respectait absolument toute forme de vie à tel point qu’Il s’est toujours refusé à sacrifier la moindre existence animale même pour des raisons apparemment impératives. ‘Il l’a fréquemment clamé, Il n’avait jamais besoin d’avoir recours à des pratiques dites occultes pour agir au niveau de l’âme et des mondes subtils. Lorsqu’Il avait à opérer des exorcismes, Il nous disait qu’Il appelait à Lui l’Amour divin avec une telle force qu’Il sentait Celui-ci passer à travers Lui comme une bourrasque venant Le frapper par la nuque pour se projeter aussitôt vers le malade. À ce propos, je me souviens qu’Il proposa à trois ou quatre d’entre nous, rompus à la perception des corps subtils, de l’observer tandis qu’Il oeuvrait ainsi. Faisant partie de ce petit groupe, je pus constater que son aura entière se propulsait avec une certaine violence en avant de son corps comme pour souffler un « vent de nettoyage » sur l’organisme et l’âme de la personne souffrante. Le phénomène, qui ne dura pas plus de deux ou trois secondes, eut pour effet de nous ébranler également ; nous avions soudainement l’impression d’avoir bu quelques coupes de vin en trop… Cette sensation d’ivresse dura peu de temps mais elle nous fit merveilleusement prendre conscience de la justesse de l’expression « le Souffle de l’Esprit ».

(suite…)

Simon-Pierre

Quant à Simon-Pierre, dont la Tradition catholique romaine a cherché à nous faire croire qu’il a été, en son temps, le roc sur lequel le Christ a voulu édifier « son » Église, je ne l’ai jamais vu jouer le rôle dominant qu’on lui attribue aujourd’hui. 

Simon-Pierre dans PERSONNAGES HISTORIQUES saint-simon-gd

Malgré un indéniable charisme qui lui valait de rassembler sans effort un auditoire autour de sa personne, c’était aussi un homme hésitant et bourru qui s’emportait facilement. Il est très possible que ce soit d’ailleurs ce côté humain qui ait plaidé en sa faveur. Les plus simples allaient spontanément vers lui puisqu’il leur ressemblait, jusque dans son illettrisme. Quoi qu’il en soit, tous les souvenirs que je garde encore en moi et qui le concernent me font penser que ce sont les visées temporelles des premiers Pères de l’Église chrétienne qui ont plaidé afin de lui octroyer la place majeure que l’on sait. 

Nos tempéraments respectifs ont fait que nous nous sommes rapidement perdus de vue une fois passés les premiers mois qui suivirent la Crucifixion. C’est sans doute à partir de ce moment-là qu’il a acquis une autre dimension car je me souviens qu’on signalait un peu partout sa présence comme s’il était pris d’une frénésie de déplacement. Son absence de culture alliée à un goût prononcé pour les affirmations autoritaires ont, je crois, été les facteurs essentiels qui l’ont amené à se montrer assez dogmatique dans la propagation de la Parole du Maître. Lorsque l’on n’a pas le bagage nécessaire pour saisir toutes les subtilités d’un enseignement métaphysique, le réflexe naturel de tout être humain est de vouloir figer ce qu’il a compris dans des formules sécurisantes et quasi-définitives. 

Cependant, quand on connaît un peu le parcours de l’âme qui s’est incarnée dans le personnage de Simon-Pierre, on doit saluer le travail d’humilité que celle-ci a dû accomplir sur elle-même afin d’endosser un tel rôle de son vivant. 

Des découvertes spontanées dans les Annales akashiques me poussent en effet à confirmer les dires de certains mystiques qui ont vu en Simon-Pierre l’une des réincarnations de Socrate. Tout se serait passé comme si la conscience du philosophe grec avait voulu expérimenter en elle des retrouvailles avec une approche très simple du Divin, ceci afin de contrebalancer ses percées antérieures dans le domaine de la philosophie et de la métaphysique pure. L’excès de cérébralité au détriment du coeur conduit souvent les plus grandes âmes à endosser  régulièrement des « masques » fonctionnant de façon plus basique. A vrai dire, en ce sens, Simon-Pierre incarnait parfaitement l’un des aspects les plus importants de l’Enseignement du Christ, à savoir la nécessité d’un enracinement dans le quotidien par des points de repère très simples comme la ferme volonté d’avancer, l’élan et la perception claire du But. 

Je crois que cette « limitation » acceptée par l’âme de Simon-Pierre a constitué dans sa vie un indéniable facteur de frustration et donc de souffrance… d’où ses fréquentes altercations avec Jean dont la subtilité de pénétration métaphysique devenait, à ses yeux, exaspérante. Simon-Pierre avait, d’autre part, parfaitement conscience qu’il n’était pas convié à toutes les réunions parfois improvisées par le Maître. Après le célèbre miracle de la multiplication des pains, une cinquantaine de personnes furent invitées à un enseignement sur les lois subtiles de l’abondance et ce qu’il était convenu d’appeler le « grenier du Père » ou encore les « granges célestes ». Simon-Pierre ne fut pas de leur nombre. Je garde particulièrement en mémoire la scène de jalousie qu’il fit devant le Christ dès qu’il eût appris l’existence de la réunion en question sur les bords du lac de Tibériade. 

  Pour toute réponse, et sans y accorder apparemment d’importance, le Maître lui dit simplement ceci: « Tant que tu demeureras dans l’envie, Simon, je te donnerai des occasions de vivre l’envie. Bois son vinaigre jusqu’à l’écoeurement… Après, tu reviendras me voir et nous parlerons du meilleur de toi-même… » De semblables paroles peuvent paraître laconiques et sèches mais elles furent prononcées avec une telle douceur que Simon-Pierre reconnut le soir même et devant nous tous que c’était la plus belle marque d’Amour qu’il ait jamais reçue. Il ne parlait pas des mots prononcés mais de ceux, non audibles, qui se cachaient derrière eux et qui n’étaient tissés que de compassion. 

Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

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