Trouver la mission de son âme

 

Sentez-vous que vous êtes venu sur terre pour accomplir quelque chose de spécial, mais vous ne savez pas quoi au juste?

Aspirez-vous à une vie plus riche de sens ?

Réalisez-vous que vous avez créé un projet pour votre existence avant de naître ?

Ressentez-vous que quelque chose en votre for intérieur connaît déjà tout de ce projet ?

Savez-vous que c’est votre âme ?

Savez-vous que votre âme vous guidera pas à pas à mesure que se dévoilera votre projet de vie, qui n’est d’autre que la mission de votre âme?

Le but de ce livret est de vous montrer comment atteindre le pouvoir, l’amour et la connaissance de votre âme. 

 lune animée

 

Il est évident que si le soleil cessait d’exister, toute vie sur la planète périrait. Simplement dit, le Soleil nous donne la vie. Bien que beaucoup d’entre nous ne réalise pas que le soleil pénètre même beaucoup plus profondément notre être.

Un courant de vie ou étincelle de feu s’écoule directement du soleil au travers des divers plans et se loge lui-même dans la glande pinéale au centre de votre tête. Ceci constitue votre âme où le  « Dieu intérieur »; il vous révèle le sens de votre existence et son but, la mission de votre vie; il procure toutes les facilités et moyens pour vaincre les obstacles alors que vous accomplissez votre mission. Beaucoup de problèmes de votre vie découlent du fait de ne pas vous être engagé dans votre mission de vie. Votre âme détient la clé des solutions de vos problèmes existentiels, si seulement vous demandiez !

Vous devez faire un effort conscient pour contacter votre âme. Parlez-lui. Demandez son aide. Elle vous répondra en conséquence. Cet événement a été inclus dans votre projet de vie, le plan auquel vous avez souscrit avant de vous incarner. Il devrait être indéniable pour vous que lorsque ceci arrivera, vous devriez ressentir une excitation intérieure comme si quelque chose qui était en train de dormir en vous, s’éveillait. Vous vous sentirez dès lors impatient de suivre la voie que votre âme vous suggère.

Ceci ne veut pas dire que votre voie sera idéalement un lit de roses. Vous serez certainement testé et défié. Mais avec une persévérance dans l’effort et une motivation sincère, votre âme vous guidera pas à pas à mesure que votre projet de vie, la mission de votre âme, se dévoile.

natureQuelle est la nature de la mission de votre âme ?

« Alors que vous progressez dans la compréhension de la Voix du silence, sachez que ce qui vous rend humble, ce qui vous rend aimant, ce qui vous rend pur, ce qui vous rend harmonieux, est de Dieu. Les sentiments qui remuent à l’intérieur de votre cœur le désir de faire de cette étoile une planète de lumière, de soulager le fardeau de vos semblables, d’élever ceux qui sont dans la peine et la détresse vers la compréhension et l’harmonie, c’est de la Lumière. Ce qui diminue la personnalité et augmente le pouvoir du Christ, ça c’est de Dieu ! » Kuthumi

Le travail visant à transformer notre monde en une planète de Lumière requiert l’effort concentré et incessant de ceux qui sont appelés (en réalité, nous nous sommes portés volontaires !). Vos talents, vos habiletés, vos intérêts et vos expériences de vie sont des indications pour votre travail particulier. Et ce n’est pas le labeur d’une seule personne; vous serez amenez à œuvrer avec beaucoup d’autres, chaque mission particulière s’ajustant avec celle des autres pour l’accomplissement du Plan Divin.

Plus vous créerez de contact avec votre âme, plus votre âme infusera votre personnalité (votre ego personnel).

Quels sont les effets de l’éveil de votre âme?

  • Votre mission d’âme devient claire.
  • Vous vous engagez dans votre mission d’âme et faites les premiers pas pour la réaliser.
  • Votre âme vous prend en main, vous guide et vous instruit.
  • Des idées à mettre en œuvre surgissent de votre âme ; elles s’avèrent exactes et fiables.
  • Ces idées sont transmises par une sereine voix intérieure, une intuition, où une forte incitation à agir.
  • Aussi, il y a des indices pour savoir que faire; indices que vous apprenez à reconnaître et à suivre.
  • Vous êtes guidé vers des situations, des informations et des personnes qui vous aideront à remplir votre mission.
  • Quand vous terminez une mission, vous êtes guidé vers la suivante.
  • Vous êtes stupéfait ! Votre âme connaît des choses que vous ne pouviez connaître.
  • Votre vie devient une aventure; vous faites des pas dans l’inconnu.
  • Vous devenez humble, vous vous fiez et comptez sur les conseils de votre âme pour vous guider.
  • Vous devenez fort; s’il vous est demandé de faire quelque chose qui représente un défi (qui vous défie), l’aide est présente.
  • De plus en plus, votre âme dirige votre vie.
  • Vous rencontrez votre groupe d’âme, et vous y apportez une pièce du puzzle pour le travail que vous allez faire ensemble.
  • Vous mettez en œuvre une petite partie d’un grand plan qui vit dans l’esprit de la Hiérarchie Spirituelle, les Maîtres de Sagesse qui supervisent le bien-être de notre planète.
  • Vous êtes reconnaissant.

Comment savoir si vous êtes en contact avec votre âme, et pas avec une entité astrale se présentant comme étant votre âme ?

  • Les idées en provenance de votre âme surviennent sans bruit et opèrent quand vous agissez d’après elles.
  • S’il y a fanfare ou émotion forte, cela ne vient pas de votre âme.
  • Votre âme vous guide un pas à la fois, ainsi vous apprenez et votre engagement est testé.
  • Si votre libre arbitre est compromis, si quelque chose désire vous imposer des actes qui ne vous semblent pas justes, cela ne vient pas de votre âme.
  • Si vous êtes encouragé à vous dépêcher, à agir immédiatement, cela ne vient pas de votre âme.
  • Si vous n’avez pas les ressources financières pour mettre en œuvre le plan, cela ne vient pas de votre âme.
  • Si votre personnalité est gonflée ou séduite par l’argent, le pouvoir ou le sexe, cela ne vient pas de votre âme.
  • Si votre mission vous rend humble, aimant, pur, harmonieux, cela vient de votre âme.
  • Si elle soulage la peine et la détresse de vos semblables, cela vient de votre âme.
  • Si elle enseigne et apporte la compréhension à vos semblables, cela vient de votre âme.

Qu’est-ce qui vous maintient engagé dans la mission de votre âme ?

  • Vous renforcez votre volonté et votre intention de vivre votre mission.
  • Vous conquérez la liberté de persister et de remplir votre mission.
  • Vous vous engagez à une pratique quotidienne de méditation et à une vie qui inclut silence et solitude.
  • Vous recherchez et réalisez une vie mentale et émotionnelle plus paisible.
  • Votre santé s’améliore parce que vous faites régulièrement de l’exercice, vous mangez une nourriture appropriée et vous dormez sainement.
  • Vous pouvez faire la distinction entre les exigences de votre âme et celles de votre personnalité.
  • Votre âme guide de plus en plus votre vie.
  • Vous développez un esprit curieux.
  • Vous vous tenez bien informé au sujet des événements mondiaux.
  • Vous apprenez à rester émotionnellement détaché des événements mondiaux qui se déroulent.
  • Vous êtes capable de vous concentrer et écarter facilement les distractions.
  • Vous parvenez à marcher au son de votre propre tambour.
  • Vous êtes désireux d’être au service.
  • Votre vie se remplit d’amour.

particulesQu’est-ce qui vous retient ou vous conduit hors du sentier?

  • Une vie frénétique, remplie de stress.
  • Le manque de solitude et de temps de quiétude.
  • La dépendance aux drogues, à l’alcool, à la nourriture, au sexe et au pouvoir.
  • Des membres de votre famille, en particulier un conjoint ou partenaire qui n’appuie pas votre mission d’âme.
  • Des amis qui pensent que vous êtes fou.
  • La paresse et la mauvaise volonté pour procéder aux changements de vie que votre mission exige.
  • La peur de l’inconnu.
  • Être facilement distrait.
  • L’incapacité à se concentrer.
  • Un corps, des émotions et un esprit malsains.
  • Le bruit (nourriture mentale et émotionnelle de pacotille) :Les rassemblements de masse où les émotions sont accrues comme les événements sportifs ou les concerts rock; ce sont des lieux alimentant les entités astrales ; elles peuvent vous y attaquer.
    • Éteignez votre télévision et votre radio, à l’exception pour les programmes qui vous informent et vous nourrissent.
    • Éteignez toute musique furieuse et discordante.
    • Éteignez les musiques avec des paroles stupides qui manipulent votre esprit.
    • Éteignez les jeux vidéo et d’ordinateurs.
    • Éteignez si possible le bruit de fond.
  • Des entités astrales se présentant comme votre âme ou votre Maître
  • Se mettre à douter que votre mission d’âme est bien réelle et que les Maîtres existent
  • Des revirements d’humeur.
  • Le découragement/abandonner facilement.
  • Le besoin de se conformer.
  • Des problèmes d’argent.
  • Manquer à ses méditations.

Quatre méthodes de méditation conduisant au contact avec l’âme

Des méditations quotidiennes ouvrent la porte au contact avec l’âme et l’approfondissent.

Le silence est le pré-requis de tout effort de méditation. Pas de musique. Pas de télévision ou de radio en bruit de fond. Pas de bruit de voix. Pas de bruit superflu en provenance de votre environnement.

Trouvez un endroit sur lequel vous pouvez compter pour obtenir du silence, un endroit sacré auquel vous pourrez retourner à tout moment pour méditer. Cela peut être un coin dans votre chambre, dans une arrière-cour, un parc ou même une église! Asseyez-vous sur le sol, jambes croisées en position de méditation, ou sur une chaise confortable.

Soyez assis confortablement mais pas au point de vous endormir ! La méditation est une activité mentale active et rien ne peut être accompli si vous vous endormez.

Essayez de prévoir un temps chaque jour pour vous asseoir et méditer.

meditation

1. Analyser votre propre pensée (environ deux semaines)

Asseyez-vous calmement et fermez vos yeux. Presque immédiatement votre esprit voudra se balader et des pensées entreront dans votre esprit. Ce n’est pas grave. Tout simplement, retirez-vous et comme un étranger assis sur la ligne de touche, observez ces pensées ruisseler à travers votre esprit. Prenez note de ces pensées. Ne réagissez pas à ce qu’elles représentent. Soyez très détaché, observez tout simplement ces pensées s’écouler. Faites ceci à chaque session pendant quelques minutes pour commencer, ensuite augmentez jusqu’à 10 minutes.

Observez attentivement vos pensées pendant deux semaines lors de sessions journalières de 10 minutes.

Vous noterez qu’à mesure que le temps passe, il y aura de moins en moins de pensées s’écoulant à travers votre esprit et vous serez sur le seuil d’obtenir et gagner le contrôle de votre pensée.

2. Concentrez-vous sur un objet (une semaine)

Où que vous soyez, choisissez un objet sur lequel vous concentrer. Cela peut-être n’importe quoi : un vase, une lampe, une tasse, un crayon, etc.

Asseyez-vous calmement et fermez les yeux. Rassemblez toute votre énergie et concentrez-vous sur l’objet tant que vous le pouvez. D’autres pensées peuvent ruisseler dans votre esprit. Ne vous inquiétez pas d’elles, simplement retournez-vous concentrer sur l’objet choisi. 

Continuez de pratiquer cette méthode jusqu’à ce que vous puissiez maintenir votre concentration pendant environ 5 à 10 minutes. Si vous réussissez, vous vous débrouillez bien. Vous êtes sur la voie de contrôler votre esprit et non plus d’être contrôlé par lui.

3. Libérez votre esprit (pour la durée de l’exercice)

Ceci est un exercice de méditation enseigné aux néophytes dans les monastères bouddhistes tibétains. L’objectif est à l’opposé de la méthode 1 mentionnée plus haut, soit d’évacuer votre esprit de toute pensée étrangère.

Appelons-la la méthode des sept respirations. L’objectif est de prendre sept profondes inspirations et expirations, temps durant lequel aucune pensée extérieure ne ruissellera dans votre esprit. Si vous pouvez atteindre les sept inspirations/expirations avec succès sans qu’aucune pensée n’effleure votre esprit (à l’exception du comptage des respirations) vous avez réussi! Cependant, si des pensées extérieures se glissent durant votre respiration, vous devez tout recommencer dès le début.

Au début, il est fréquent que des pensées envahissent votre pensée dès la troisième inspiration. Recommencez à nouveau jusqu’à ce que vous ayez inspiré et expiré sept fois sans pensées interférentes.

Vous êtes maintenant en route vers un puissant contrôle de l’esprit.

4. Méditation sur l’inspiration

De l’aveu général, celle-ci peut être la plus difficile parce qu’elle ouvre la porte à toutes les richesses et à tous les avantages du contact de l’âme.

1. Asseyez-vous dans une posture confortable avec votre colonne vertébrale droite et érigée. Vous pouvez vous asseoir dans la position traditionnelle de méditation de yoga ou en étant assis buste redressé sur une chaise confortable.

2. Invoquez la Flamme violette de protection ou lisez l’Invocation de protection sur le site web www.sanctusgermanus.net

3. Commencez à respirer profondément. Honorez la respiration qui est la vôtre en aspirant et en expirant. Et avec chaque respiration, on devrait réaliser que l’on est en train de puiser dans la lumière et vie pures.

4. Alors que vous respirez profondément, fixez au départ votre attention dans la région de la tête, le sommet de celle-ci en particulier. Prenez alors conscience de votre propre aura.

5. Ensuite, prenez conscience de votre épine dorsale, la poutre centrale du temple de votre corps, la colonne vertébrale, cette magnifique porte d’entrée dans l’espace intérieur. Concentrez-vous sur la colonne dès que vous êtes accoutumé au rythme de la respiration, comme elle entre comme elle sort et éventuellement relâchez votre attention sur la respiration à mesure qu’elle se poursuit à son propre rythme.

6. Fixez toute votre attention sur la colonne vertébrale, la gardant à cet endroit. Cherchez à la visualiser comme un tube de néon de pure lumière blanche. C’est votre ouverture dimensionnelle dans le corps physique aux autres dimensions.

7. Vous devez avoir le désir de vous aventurer en elle, la volonté d’entrer dans le portail dimensionnel. Par un acte de volonté, imposez-vous à y entrer. Vous pourriez sentir que c’est un peu comme quelqu’un qui pagaie dans un canot à contre-courant. Ou comme des saumons qui continuent obstinément de remonter le courant d’une rivière qui continue de les repousser, mais n’arrêtent pas. Utilisez votre volonté pour y entrer, y entrer, y entrer.

8. Au cours de chaque session de méditation, à un certain moment vous rencontrerez un point d’appui intérieur ou un moment décisif. Vous saurez ce dont il s’agit par pure et simple expérience. Si vous pensez que vous ne pouvez aller plus profondément, vous devriez quand même continuer d’essayer jusqu’à ce que vous ne puissiez aller plus loin. À ce point, arrêtez et prenez simplement plaisir de l’environnement intérieur.

9. Devenez conscient de l’atmosphère intérieure alors que la respiration continue à inspirer et à expirer selon son propre rythme régulier.

10. Cherchez à vous connaître tels que vous êtes, au-delà des pensées, des sentiments, des sensations et certainement des corps physiques. Chaque session sera une nouvelle aventure.

11. Arrivez à connaître cette partie de vous-même, l’âme, qui n’a jamais changé et ne changera jamais, la part de vous qui est éternelle. Cherchez à ressentir votre propre infinité.

12. Vous devriez commencer à voir une légère lueur dans votre tête, même dans une chambre sombre, qui deviendra de plus en plus brillante avec le temps. Ceci est une indication que vous vous approchez de l’âme, le Dieu intérieur, qui est logé dans votre glande pinéale.

Pour plus d’informations, s.v.p. visitez le site web à : www.sanctusgermanus.net

Sur le blog de Francesca http://francesca1.unblog.fr/        

L’Hiver de la Spiritualité

Imaginez une planète ayant une orbite autour du Soleil qu’elle mettrait des centaines d’années à parcourir, au lieu des 365 jours qu’il faut actuellement à la Terre. Imaginez que vous habitiez sur cette planète et que vous puissiez y vivre votre vie entière en l’espace d’une ou deux saisons ! Cela signifierait que seul, un petit nombre d’entre vous aurait la possibilité, au cours de sa vie, d’assister à un changement de saison. Quand ce changement se produirait, cela ne serait-il pas effrayant ? Ne serait-il pas effrayant d’entamer une nouvelle saison jamais vécue auparavant ? Pouvez-vous imaginer ce que représenterait d’entrer en automne et en hiver alors que, pendant des centaines d’années, vous n’aviez connu que le printemps et l’été ? 

Essayez d’imaginer comment ce pourrait être : vous avez vécu toute votre vie, vos parents et les parents de vos parents l’ont également vécue avant vous, vous avez tous vécu des conditions à travers lesquelles la Terre se présentait sous un aspect doux et agréable. La chaleur prédominait, chaque jour les oiseaux chantaient et le Soleil et la nature tout entière célébraient la vie. Et voilà que brusquement, brutalement les arbres commencent à perdre leurs feuilles ! Alors vous vous dites : « Mais qu’est-ce qui va donc de travers ? Sont-ils malades ? Sont-ils en train de mourir ? Où s’en vont les oiseaux ? » Vous regardez ces arbres dénudés : « Oh ! Mais qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi cette obscurité, pourquoi cette grisaille, pourquoi cette impression de mort ? » 

sur le blog de francesca

Vous n’aviez jamais vu la chute des feuilles auparavant. Alors, pour vous, les arbres sont réellement morts – regardez-les ! Ils sont morts ou en train de mourir alentour. Toute leur vie semble avoir été sucée, ce ne sont plus que des squelettes. Et puis le Soleil ne se lève plus comme avant. Vous ne pouvez pas vous promener non plus, parce qu’il fait trop froid. L’eau du lac gèle. Votre puits lui-même gèle. Comment allez-vous boire ? Comment allez-vous faire pour cultiver la nourriture ? La Terre se meurt et l’humanité aussi. Il se pourrait que vous pensiez que vous-même êtes en train de mourir ! 

Si personne n’était là pour vous expliquer ce qui se passe, il y aurait beaucoup d’angoisse, peut-être même des suicides en masse ! Même les gouvernements seraient désemparés ! Aucune politique ne serait capable de changer le cours des choses et vous penseriez que la fin est proche ! 

À présent, imaginez une autre possibilité. Essayez d’imaginer ce qui arriverait après que quatre ou cinq générations soient passées et que l’humanité voit enfin le printemps ! Wow ! Le Ciel s’éclaire à nouveau ! Les miracles semblent soudain se succéder : les arbres n’étaient pas du tout morts ; ils étaient juste en train d’hiberner ! Le Soleil, la chaleur, et même les oiseaux, qui semblaient partis définitivement, reviennent ! Qui le savait ? Qui aurait pu le prévoir ? Les humains chantent à nouveau. Ils ont la sensation qu’une guérison miraculeuse vient d’avoir lieu et toute l’humanité commence à célébrer la Gloire du Tout-Puissant ! 

Ce n’est bien sûr qu’une métaphore. Nous l’avons choisie parce que vous connaissez tous les saisons et que vous comprenez tous les changements que la succession des saisons implique au niveau de votre vie quotidienne. Ce que nous allons vous dire, c’est ceci : vous êtes assis dans l’énergie de quelque chose que vous n’avez jamais vu auparavant, que n’ont jamais vu ni vos parents, ni les leurs ni même ceux qui les avaient précédés. Chers êtres humains, vous êtes en train d’assister à l’arrivée d’un hiver spirituel ! Jamais auparavant sur cette planète, un tel changement ne s’est produit sous cette forme. 

Maître après Maître, ils sont nombreux à être venus sur la Terre avec la totalité de leur ADN renforcé et activé, de sorte qu’ils pouvaient vous donner des messages au sujet de votre propre maîtrise. Or, si vous avez bien remarqué, ils ont tous dit le même genre de choses. À l’intérieur de cultures différentes, ils avaient tous un message unique : ils vous ont dit que la réalité était bien plus vaste que ce que vous voyez en 3D. 

Ils vous ont dit qu’il y avait l’interdimensionnalité, et que vous ne deviez pas prendre de décisions basées sur ce que vous voyez mais sur ce que votre intuition vous dit être la vérité. Ils vous ont dit que vous ne deviez pas mettre votre confiance dans des hommes, mais en vous-mêmes. Ils vous ont dit que vous étiez tous égaux dans votre capacité à créer des miracles, et que la mort n’était pas réelle. Ils vous ont montré ce qu’était un ADN activé et ils se sont guéris et ils ont guéri leur entourage. Ils se sont adressés aux éléments et les éléments leur ont obéi. Ils ont parlé à des animaux et ces animaux les ont entendus. Puis ils vous ont regardés et ils vous ont dit que vous pouviez faire la même chose. Alors nombre d’entre eux furent tués parce que c’était une information qui rendait possible quelque chose pour laquelle l’époque n’était pas encore prête. 

Mais maintenant elle l’est. Car voici qu’est venu l’hiver spirituel. Rien de tout ce que vous avez parcouru depuis la Lémurie, n’a jamais comporté un tel type de changement. Les Maîtres de la Terre ont dit que vous pourriez changer votre réalité, et vous l’avez fait. Il s’est produit un changement de dimensionnalité sur cette planète et dans ce système solaire, dans cette section d’espace, à cause de ce que vous avez fait ici. 

Nous vous avons donné les notions élémentaires du magnétisme et de la gravité, et nous vous avons même parlé de l’astrologie comme en faisant partie. Nous avons expliqué comment l’information interdimensionnelle chevauche le vent solaire depuis le Soleil, puis parle à la grille magnétique et ensuite à l’ADN humain. 

Ce changement vous a amenés à un endroit que beaucoup d’entre vous ont décrit comme très sombre. Quand vous regardez la planète et écoutez les nouvelles, c’est sombre ! Elle est là, n’est-ce pas… cette obscurité ? On dirait que ce n’est pas du tout une planète éclairée. On dirait que vous êtes nés et avez vécu votre vie jusqu’ici dans un climat doux, mais qu’à présent la planète a changé. Vous êtes assis là, tenant votre petite lumière dans un endroit très sombre. Qu’est-ce qui se passe ? Où est la nouvelle énergie ? 

Bon, laissez-nous vous dire que ces apparences sont réelles. Il commence effectivement à faire sombre. Les arbres sont en train de mourir… les arbres de la logique civilisée… les arbres de l’illusion de la paix… les arbres de la pensée de la vieille énergie. Le chant des oiseaux s’est arrêté et ce calme est inconfortable, n’est-ce pas ? Vous êtes inquiets, n’est-ce pas ? Vous êtes dans un hiver spirituel et c’est le premier sur la Terre ! 

Alors, que se passe-t-il ? Nous allons vous le dire : il se passe ce qui arrive quand la Terre décide de changer de dimension. Nous vous avions déjà annoncé en l’an 2000, que le potentiel de ce changement était réel. Nous vous avions dit que le Temple – ce qui est une métaphore qui désigne la conscience de la planète – serait reconstruit ; nous vous avions dit que pour la troisième fois il serait reconstruit, mais que vous auriez d’abord à en gratter et à en nettoyer la fondation. C’est ce que vous êtes désormais en train de faire et cela s’appelle un hiver spirituel ! 

Partout où vous regardez, les choses vous semblent n’avoir aucun sens, n’est-ce pas ? Vous sentez une déconnexion ! Laissez-nous vous en donner un exemple. Cela pourra vous aider à acquérir une vision plus large et à mieux comprendre ce que nous essayons de vous dire. Laissez-nous vous emmener en un endroit qui compte parmi les plus sacrés de votre planète. Il s’appelle le Mont du Temple. Quatre grandes religions de la planète le partagent. Il est sacré pour elles toutes. Le Christ lui-même a marché là, ainsi qu’Abraham alors qu’il venait d’accepter de sacrifier son fils unique. Il y a deux versions de cet événement, la version chrétienne et celle de l’Islam (ce qui rend ce lieu précieux pour tous les Chrétiens et tous les Juifs sur Terre.) On dit aussi que Mohammed se trouvait là quand il a ascensionné, là où se dresse aujourd’hui le dôme d’or de la mosquée (ce qui le rend également très précieux et sacré pour un autre milliard de personnes sur la planète). Il se trouve pourtant au milieu de la zone la plus instable de la terre… Israël. Pouvez-vous imaginer un tel défi ? 

1PAIX INTERIEURE

Mêlés à tous ceux qui, avec leurs fois différentes, « marchent sur des œufs religieux », pourrait-on dire, les Palestiniens cherchent toujours leur État. Beaucoup croient qu’ils doivent réclamer la terre qui leur a jadis été enlevée. D’autres pensent que c’est inutile. Certains veulent négocier, d’autres utilisent la violence. Et la dispute fait rage, comme elle l’a fait pendant 50 ans. 

Maintenant, nous vous demandons de rester immobiles pendant un instant et de sentir l’énergie qui est à l’origine de cette situation et son potentiel d’explosion. Car c’était là l’étincelle qui devait créer l’Armageddon à peu près entre 1998 et 2001 selon votre cadre temporel. Vous ne nous croyez pas ? C’est pourtant une prophétie que l’on retrouve dans de nombreux livres sacrés écrits à travers les siècles. Ce n’est pas quelque chose que Kryeon a apporté. C’est un fort potentiel que vous avez eu pendant très longtemps, et nombre de vos religions en ont parlé et vous ont averti de la fin des temps qui en découlerait. 

Mais cela n’est pas arrivé, n’est-ce pas ? Car après la Concordance Harmonique en 1987, les choses ont commencé à changer sur votre planète. Très rapidement, la structure géopolitique s’est effondrée autour de certains des gouvernements prévus pour être les acteurs principaux dans la prophétie d’Armageddon. 

Maintenant, faites comme si vous étiez encore en Israël au Mont du Temple dans la vieille ville, puis élargissez votre champ visuel et votre compréhension jusqu’à englober le Moyen-Orient tout entier. Nous voulons que vous regardiez autour de vous pendant un instant et que vous ressentiez le mécontentement qui a mijoté et dont la cuisson a été entretenue pendant plus d’un demi-siècle. Il s’est envenimé et, en créant des polarités, il a engendré cette haine qui vous affecte tous à l’heure actuelle et qui est la cause de votre terrorisme mondial. 

Il a polarisé le frère contre le frère. Le juif et les partisans des Juifs se tiennent d’un côté et l’Islam et ses cultures de l’autre. Et le noyau central du défi est en Israël ! Cette polarisation était sensée être l’élément déclencheur de votre Armageddon, mais quelque chose d’autre est arrivé. Cette polarisation est devenue l’élément déclencheur de votre hiver spirituel – ce temps sur la Terre dont nous avons parlé : un grand changement de civilisation, un temps où il n’est plus possible de rester assis dans la prison où vous vous teniez, un temps pour le retour des Lémuriens, un temps pour la construction des Phares en vue de la tempête à venir, un temps où l’humanité doit décider de continuer ou non. 

Alors voici la question logique, chers êtres humains : avec toute la sagesse que vos Maîtres vous ont enseignée depuis des siècles, avec tout le savoir et la technologie que vous avez acquis au cours des années passées, montrez-nous le plan de paix ! En ce lieu où chacun sait qu’une explosion est en train de couver, où se trouve la solution ? Il n’y en a aucune. Aucun plan n’est adapté. Et si vous y pensez, cela vous choque, n’est-ce pas ? Comment se fait-il que chacun puisse voir le problème mais qu’aucune organisation sur Terre n’ait la solution ? Où sont les hommes sages ? Où sont les conciliateurs ? 

Aucun être humain ne peut trouver la solution, pour la bonne et simple raison que personne n’a jamais rien connu de comparable. Vous êtes dans un hiver spirituel et vous ne connaissez pas les lois qui régissent cette saison ! Vous cherchez des solutions logiques. Mais voyez-vous : les arbres de la logique sont en train de perdre leurs feuilles ! Vous êtes dans un hiver spirituel où les choses n’ont plus de sens. Il n’y a pas de plan de paix valable pour une même et unique raison : chacun est encore lié à la vieille énergie de votre planète qui continue à alimenter le feu de la haine, à créer les guerres et perpétuer le terrorisme, mais cette énergie vous a échappé, elle ne vous appartient plus ! 

Canalisation de KRYEON par Lee Carroll

LA SOURCE : miroir de sa propre beauté

 

Chères Âmes, accueillez notre Amour.

S’il vous sied, présentez-vous au niveau du cœur, dans votre temple sacré pour y pénétrer dans toute votre lumière et vous marier à la lumière de votre temple. Assurez-vous de déposer, de relâcher tout ce qui vous encombre, tout ce qui vous alourdit. N’hésitez pas à abandonner tout, même ce qui n’est pas résolu. Détachez-vous même de la croyance qu’il faille tout résoudre, tout comprendre pour émaner dans la lumière. Ce n’est pas la compréhension, mais l’expression de l’Être qui lui permet sa lumière infinie.

miroir de l'eau

Osez être. Osez vibrer amoureusement. Osez affirmer votre infinité même s’il y a quelques secondes, dans votre incarnation, des tensions, des emprisonnements étaient encore ressentis. Osez exister dans toute votre beauté. Lorsque la fleur est enfouie sous la poussière ou sous les feuilles desséchées, elle sait que sa beauté, sa couleur, son parfum ne sont pas diffusés dans toute leur amplitude. Lorsque le vent emporte ce qui la recouvre, elle se déploie, elle s’ouvre, elle s’offre dans toute sa grandeur, instantanément. Elle sait, elle sent tout ce qu’elle est. Elle ne se dit pas  » il y a quelques instants, j’étais recouverte, assombrie, voilée « . Elle ne se dit pas  » je ne pouvais ressentir tout mon éclat et je ne pouvais l’offrir « . Elle ne se dit pas  » il faille maintenant que peu à peu je paie la rançon de tous ces moments de non éclat « . Elle offre instantanément son parfum, sa lumière, sa beauté, quels que furent les poids, les ombres, les voiles qui la couvraient quelques instants auparavant.

Soyez la fleur en cet instant qui apprécie tout ce qu’elle est et qui l’offre sans résistance, faisant fi de ce qui était auparavant. Vous êtes l’éclat de lumière de votre source. Chaque blessure que vous affirmez, chaque contraction, chaque pensée, chaque attitude, chaque action, chaque refus qui contribue à votre contraction est une trahison de votre source. Chaque instant où consciemment vous permettez que la tristesse se déploie en vous ou que la colère, que la lassitude se pose sur vous, vous vous trahissez et vous trahissez votre source. Chaque pas que vous ne posez pas dans votre sentier de lumière est une trahison.

Votre Âme, votre Esprit, votre corps incarné sont tous, comme la trilogie qui les rassemble, une expression de la source. Maintenir la lourdeur, poser une évaluation, un jugement, une culpabilité sur vous-même est la prolongation de votre trahison, car à l’instant où vous retrouvez la conscience et la sensation que vous êtes la source, juger que l’instant auparavant vous ne l’étiez pas consciemment est encore une trahison. Lorsque la fleur offre son parfum, si pour un instant, elle cesse de l’offrir parce que l’instant d’avant, elle ne l’offrait pas et qu’elle s’interroge si elle est digne de l’offrir, à cet instant, elle est encore voilée d’elle-même. À l’instant où vous retrouvez, où vous osez être et exprimer que vous êtes la source, même l’hésitation à offrir votre beauté à vous-même et aux autres est une trahison. Vous êtes la lumière, issue de la source et votre lumière, expression de la source, en est aussi une nourriture. Votre éclat nourrit la lumière, comme la lumière vous nourrit.

Dans l’humanité, votre incarnation est une expression de l’humanité toute entière puisque vous êtes né de l’humanité. C’est l’humanité par ses représentants qui ont favorisé votre incarnation. Vous êtes donc un enfant de l’humanité comme vous êtes un enfant de la lumière et vous, en tant qu’enfant de l’humanité, vous nourrissez l’humanité. Ainsi, l’humanité est une représentation, une autre expression de la source. La source vous crée, vous nourrissez la source. L’humanité crée votre incarnation et vous créez l’humanité. Lorsque vous vous séparez de l’humanité en n’exprimant pas toute votre beauté, lorsque vous ne nourrissez pas l’humanité de l’Être de lumière que vous êtes, vous trahissez l’humanité. Lorsque l’humanité ne représente pas la source, elle trahit la source. L’humanité en est une expression pour favoriser la lumière. Lorsque chacun des Êtres de l’humanité n’exprime pas sa lumière, l’humanité n’est pas en lumière. L’humanité trahit la source et l’Être humain trahit son humanité.

Les Êtres se rencontrent pour créer une communauté. Une communauté est en soi une expression de l’humanité à une échelle plus sensible. L’humanité naturellement se manifeste en une multitude d’Êtres et lorsque cette multitude ne permet pas, de par sa structure, l’intimité, la rencontre, alors, de par leur nature, chacune de ses expressions, les hommes, créent des communautés.

Chaque communauté est en soi une expression, une extension, un fruit de l’humanité et de ses enfants. L’humanité et ses enfants créent des communautés, soit une humanité à une échelle qui permet que chacun puisse ressentir sa collaboration à l’œuvre et que la communauté puisse être le miroir de sa propre beauté. Ainsi, la communauté s’exprime en chacun de ses membres et chaque membre nourrit la communauté. De même, lorsqu’un Être ne s’exprime pas dans sa beauté et qu’ainsi, il trahit la source, il trahit l’humanité, il trahit aussi sa communauté et lorsque la communauté ne se manifeste pas dans toute sa lumière, elle trahit chacun de ses membres.

La communauté n’est qu’une image de l’univers ou de l’humanité. Chaque Être humain qui s’inscrit dans une communauté est bien sûr inscrit dans une humanité, il est inscrit dans la source. La reconnaissance, l’amour de lui-même et l’expression amoureuse est son offrande, sa contribution, la nourriture qu’il offre à la communauté, à l’humanité et à la source et bien sûr, à lui-même parce que chacune de ses cellules est en soi l’univers tout entier.

Chaque cellule de votre corps est une expression de votre corps. Elle fut créée par l’incarnation. C’est tout votre corps qui permet la génération d’une cellule et chaque cellule nourrit votre corps. Votre corps est comme une communauté de cellules ou comme l’humanité où chaque cellule est un individu, ou comme la source pour chaque cellule. Chaque cellule offre par son éclat de lumière son offrande à tout votre corps. Si une cellule se contracte et par son attitude ou son mouvement n’exprime plus sa beauté, ses qualités, elle trahit votre corps. Lorsqu’un de vos organes ne fonctionne plus, c’est une trahison. Si la source n’est pas nourrie de toute votre beauté, vous la trahissez mais si la source ne vous offrait plus sa lumière, vous seriez aussi trahi. Si vous n’écoutez pas, si vous ne nourrissez pas vos cellules, vous les trahissez. Mais si elles ne répondent plus à toute votre beauté, elles vous trahissent.

De même, à l’intérieur de chaque cellule, il y a un noyau et dans ce noyau, il y a des gênes. Chaque gêne offre une vibration qui permet à l’ensemble d’exister et de se déployer. Si un gêne se contracte, maussade, insatisfait de sa position, cesse de s’exprimer, il trahit toute la cellule. C’est toute la cellule qui est en déséquilibre. Il ne l’exprime plus, il ne la nourrit plus. Il la trahit. Chaque gêne est nourrit par la cellule toute entière et il nourrit la cellule. Chaque gêne en soi par le mouvement qu’il crée, un micromouvement, permet un éclat de lumière, une petite flamme. Elle nourrit et permet à la cellule d’exister, comme la cellule le permet au tissu, et le tissu à l’organe, et l’organe à votre corps, votre corps à la communauté, la communauté à l’humanité, l’humanité à l’univers, l’univers à la source et la source vous nourrit.

Souvent les Êtres humains crient à l’injustice intérieurement ou extérieurement. L’injustice de l’univers, l’injustice de la source. Et nous les invitons à ressentir jusqu’à quel point ils se trahissent à moult niveaux, trahissant l’univers. Et la véritable trahison de l’univers, de la source, comme de tout votre Être, est de faire sourde oreille à tout ce qui vous est offert. Ne divisez pas l’offrande que vous vous faites à vous-même pour vous réjouir de l’offrande que vous faites à votre communauté, de l’offrande que vous faites à l’humanité, de l’offrande que vous faites à la source. C’est la même offrande, celle de votre éclat dont le premier effet est de vous réjouir. Lorsque vous ne vous réjouissez pas, imaginez…

les devas

Imaginez un Être qui pour un instant n’est pas dans la joie. Alors, à cet instant même où il n’est pas dans la joie, il a à comprendre et à ressentir qu’il est dans la trahison. À l’instant où il n’y a pas la joie… (claquement de mains), trahison! C’est magnifique parce que la joie est ressentie dans tout l’Être. S’il fallait enfermer les traîtres…, les emprisonner, leur trancher la tête, il n’y aurait plus d’Êtres humains! S’il fallait juger les Êtres qui se sont trahis, il n’y aurait pas assez de juges… Est-ce pour cela que l’Être se juge lui-même…? Le véritable cercle vicieux est de juger que l’instant précédent vous n’étiez pas dans la joie parce que lors de ce jugement, vous ne l’êtes pas davantage et vous perpétuez la trahison. Conscientiser, ressentir, imaginer que tout ce qui n’est pas joie est trahison. Choisir intérieurement de transcender, de dissoudre, de dévoiler, poser un regard sur tout ce qui voile pour mieux vous assurer d’exister totalement.

Il ne s’agit pas de nier dans l’illusion toutes les entraves et de faire semblant qu’elles n’existent plus car la joie n’y serait pas. Certains Êtres pourraient ainsi se dire  » voilà, plus rien n’existe. Je n’ai pas à conscientiser des blessures qui conditionnent mes états. Plus rien n’existe « . Il simulerait la liberté. Il y a nuance car il n’en ressentirait pas la joie. Poser un regard, conscientiser, constater qu’il y a un voile, qu’il y a une blessure, qu’il y a une illusion, un emprisonnement est magnifique; car lorsque l’Être se rend compte qu’il est dans un piège, sous un voile, cela pourrait le faire éclater de joie en constatant que ce n’est qu’une illusion alors qu’il avait l’impression d’être une ombre ou de ne pas être à la hauteur.

Quelle joie! Comme lorsque vous vous réveillez d’un cauchemar. Quel moment sublime! Ainsi, l’épuration, la libération, le soulèvement par des émotions de voiles, de poussières ne vous attristent ou ne vous affectent que lorsque vous êtes identifié à ce qui se soulève. Votre colère, votre malaise, votre tristesse, vous indiquent encore que vous êtes identifié à la poussière ou à l’ombre qui est soulevée par la situation. Voilà pourquoi vous êtes triste ou en colère. Vous vous sentez encore piégé, emprisonné ou encore un déchet… Il faudra que la poussière se soulève encore davantage, que l’ombre soit encore en mouvement pour que vous puissiez bien ressentir que vous n’êtes pas cela.

Si nous faisons un pas de plus et que nous vous disions que lorsque vous vous trahissez par votre colère, votre lassitude, votre morosité, votre tristesse, ce n’est pas vous qui vous trahissez, c’est le traître même qui se trahit car vous, Vous êtes intact. Lorsque nous vous disions que chaque moment de tristesse ou de colère est une trahison, que chaque moment où vous n’êtes pas dans la joie est une trahison, ce n’est même pas vous le traître mais bien votre personnage qui se trahit; vous êtes intact …mais quelquefois enfoui sous les débris…

L’arbre se réjouit de déployer ses racines dans la terre. Toutefois, son feuillage s’élève vers le ciel.

Réjouissez-vous de vous-même sur Terre, dans votre communauté. Déployez vos racines et assurez-vous que la sève permette que vous vous éleviez, sans quitter la Terre. Au moment où l’arbre se déracine, il cesse de s’élever, son feuillage s’assèche.

Chères Âmes, soyez la fleur, soyez l’arbre et permettez que votre temple s’érige de plus en plus majestueusement. Vibrez dans la conscience et la sensation de l’offrande à tout votre Être, à votre communauté, à votre humanité, à l’univers. Nul d’entre vous n’a imaginé qu’une de ses cellules était un esclave. Nul d’entre vous n’a pensé un jour qu’une cellule de son estomac était une prisonnière, pauvre, obligée à un travail pénible… Par son existence, par sa beauté, par sa vibration, elle vous invite à lui offrir une nourriture saine qui lui permet de danser de joie.

La nourriture que vous offre l’univers est saine. Alors, dansez dans la lumière. Chères Âmes, soyez les cellules joyeuses de l’univers.

Chères Âmes, accueillez notre Amour.

Les Énergies du Maître Saint-Germain Par Pierre Lessard
sur le blog de
Francesca http://francesca1.unblog.fr/

 

Méditations des quatre éléments

 

Je vous propose quelques méditations-visualisations sur le thème des quatre éléments que sont l’air, le feu, la terre et l’eau. Je les ai écrit moi même, inspirée par mes ressentis et expériences, ainsi que d’autres méditations de divers auteurs que j’ai pratiquées, comme celles issue du livre The Spiral Dance de Starhawk.

 1

Vous pourrez à votre tour les adapter pour vous les approprier. Il s’agira de lâcher prise, de porter son attention aux sensations, sous forme d’images, de sons, de goûts, de sensations tactiles ou d’idées. 

Nous avons tous des sens privilégiés par rapport aux autres, la visualisation est la plus courante, mais si vous ne parvenez pas à visualiser, ne vous inquiétez pas et appuyez-vous sur les autres sens qui sont plus développés chez vous . 

Pour les pratiquer, plusieurs méthodes s’ouvrent à vous. Vous pouvez soit lire le texte en réalisant la méditation ; soit le lire et le mémoriser, puis expérimenter les yeux fermés ; soit l’enregistrer, ou demander à quelqu’un d’autre de vous le lire. Dans tous les cas, allez très lentement, laissez le temps aux sensations d’émerger. En expérimentant vous trouverez la méthode qui vous convient le mieux.

Installez-vous dans un lieu sécurisé, où vous ne serez pas dérangé. Débranchez les téléphones et toute autre source de distraction. 

Vous pouvez vous installer devant votre autel habituel, créer un autel en lien avec l’élément, en associant couleurs et symboles, vous pouvez utiliser selon vos souhaits bougie, encens etc. Idéalement vous pouvez aussi aller dans un lieu avec une forte présence de l’élément (au bord d’un cours d’eau, au soleil, allongé par terre, dans un endroit venteux etc.), mais évitez les lieux fréquentés, et où vous ne vous sentiriez pas en totale sécurité. 

Vous pouvez selon vos habitudes tracer un cercle, ou demander à une divinité protectrice de veiller sur vous pendant la méditation. S’il vous arrivait de ressentir des sensations désagréables, de vous trouver dans des situations effrayantes, vous pouvez à tout moment sortir de la méditation en vous reconnectant à ce qui vous entoure, au concret. 

Pour chacune des méditations, commencez par trouver une position confortable, en gardant le dos droit. Vous pouvez vous tenir debout, assis, ou allongé.  Vous allez laisser vos préoccupations quotidiennes, vous pouvez imaginez les mettre dans une boîte, ou sous forme d’un manteau que vous enlevez. 

Prenez quelques grandes respirations. Focalisez toute votre attention sur ces respirations, et les mouvements qui l’accompagnent naturellement. Vous pouvez visualiser chaque partie de votre corps l’une après l’autre. 

Lorsque vous vous sentez calme et détendu-e, commencez la méditation. Une fois la méditation finie, je vous conseille de noter ce que vous avez vécu, avant que les « ombres » ne se dissipent… 

colombe

Méditation de l’Air

Inspirez profondément, retenez un moment votre respiration, puis expirez. 

Visualisez l’Air que vous respirez traverser votre trachée, vos bronches puis vos poumons. Retenez votre respiration. L’Air passe dans votre sang et se repend dans tout votre corps. 

En expirant rejetez toutes les toxines, toutes les choses négatives qui sont en vous. 

Continuez à respirer ainsi, en ressentant le mouvement, inspirer, faire venir à soi, intégrer, puis rejeter.

Songez à l’importance de l’air pour nous : privés de lui plus de quelques minutes et nous mourrons…

Écoutez le bruit de votre expiration… Puis explorez les bruits du souffle, cherchez le son que vous pouvez produire en soufflant, en utilisant la langue, les lèvres, la mâchoire, les joues, les cordes vocales… 

Avec ce son, vous formez un mot. Avec les mots vous influez sur le monde autour de vous. Réalisez l’impact que peuvent avoir vos mots sur le monde qui vous entoure. Puis revenez au silence, et prêtez attention aux odeurs… 

Écoutez les bruits autour de vous. Ceux qui sont proches, et ceux qui sont plus éloignés. Prenez conscience de l’Air, cet élément qui nous entoure constamment, cet élément impalpable. Percevez sa présence qui vous entoure. Ressentez la brise sur votre visage et sur chaque partie de votre corps… 

Puis la brise devient une bourrasque de vent. Sentez-vous entraîné-e comme une feuille par le vent.

Laissez-vous aller, faites confiance au vent, laissez-vous porter. Vous n’opposez plus aucune résistance. A présent vous vous métamorphosez en oiseau. 

Vous jouez avec le vent. Vous vous sentez libre… Demandez à l’esprit de l’air de vous accorder un conseil. Soyez ouvert à tout son, image, ou ressenti qui viendrait. 

Respirez profondément, retenez votre respiration puis expirez.

Revenez ici et maintenant. Ouvrez les yeux, frottez votre corps et étirez-vous.

 dessous-matrix-74 - Copie

Méditation du Feu

Prenez conscience des milliards de petites décharges électriques qui parcourent votre corps, le long de vos nerfs. 

Les impulsions électriques vous traversent, depuis les extrémités de votre corps jusqu’à votre cerveau pour vous informer de ce que perçoivent vos membres, puis partant de votre cerveau, les impulsions électriques redescendent le long des nerfs jusqu’aux muscles. 

Prenez conscience de vos cellules musculaires, de ces milliers de cellules qui accomplissent un travail coordonné pour vous permettre de vous tenir debout et de bouger. Ressentez la chaleur de votre corps résultant de l’activité de vos cellules. 

Visualisez cette chaleur sous forme d’une flamme au niveau de votre poitrine. Sentez-la grossir à chaque inspiration, jusqu’à ce qu’elle forme un véritable feu vous enveloppant. Voyez comme les flammes sont fugaces, vives et insaisissable. 

Prenez conscience de votre capacité à créer, à changer les évènements, tel un forgeron façonnant le métal, ou une cuisinière transformant les aliments avec le feu. Ressentez votre volonté, votre passion qui vous donne l’énergie d’accomplir les gestes du quotidien, comme de grands exploits. 

Vous pouvez utiliser cette énergie. Pensez à une situation qui vous pose problème, quelque chose que vous aimeriez changer, ou une personne que vous souhaiteriez aider et envoyez-y cette énergie transformatrice, pleine de chaleur, d’amour, de volonté et de passion. 

Puis laissez votre feu diminuer en taille, jusqu’à devenir une petite flamme, une lueur qui vous réchauffe, et sera toujours là pour vous guider dans les moments sombres. Si vous avez besoin de davantage d’énergie, il vous suffira d’y apporter une bûche pour libérer une nouvelle flambée. 

Respirez profondément, retenez votre respiration puis expirez.

Revenez ici et maintenant. Ouvrez les yeux, observez les lumières autour de vous, tapotez votre corps et étirez-vous.

 en noir et blanc

Méditation de l’Eau

Pensez à l’eau sous toutes ses formes.

L’eau que vous buvez. 

L’eau qui compose votre corps : votre sang… l’eau dans chacune de vos cellules… votre salive… vos larmes… 

L’eau du placenta dans lequel vous avez baigné lors de votre vie foetale, cette eau qui vous entourait, vous maintenait au chaud et en sécurité. 

Pensez à la pluie. Écoutez le bruit des gouttes qui tombent… Ressentez l’eau couler sur votre corps.

L’eau du ciel abreuve la terre, et permet à la vie végétale et animale de se développer. Imaginez l’eau d’un lac, immobile. Ressentez ce calme en vous. 

Visualisez maintenant un ruisseau. Voyez le cours d’eau, et sentez-vous entraîné-e par le courant. Laissez-vous complètement aller, abandonnez toute résistance, et expérimentez la fluidité de l’eau, qui contourne les obstacles… 

Le ruisseau devient une rivière…

Vous êtes entraîné-e vers la mer.

Sentez l’eau salée autour de vous. Elle vous purifie. 

Voyez les vagues se former, le mouvement de montée et descente. Laissez-vous entraîner par les vagues. Vous montez et descendez au rythme de vos inspirations… A présent vous êtes entraîné-e dans les profondeurs de l’océan. 

Tout est sombre, grouillant de vie. Vous croisez toutes sortes de créatures étranges. Vous êtes l’océan, c’est vous qui portez et nourrissez toutes ces formes de vie. Percevez les esprits de l’eau, les ondines…

Envoyez-leur des offrandes et de l’amour sous la forme de sons «om». 

Vous pouvez poser des questions aux ondines, comme à quoi ressemblent-elles,

Comment guérir les blessures émotionnelles,

Comment agir sur les relations humaines,

Ou encore comment s’ouvrir à l’amour de la vie ?

Ouvrez vos sens et laissez venir à vous les sons, les sensations, les images…

Remerciez les ondines, et dites-leur au revoir. 

Sentez que vous remontez des profondeurs de l’océan, jusqu’à la surface. Prenez conscience de votre souffle, puis de votre corps et de ce qui vous entoure. 

Passez les mains sur tout votre corps comme pour vous épousseter pour achever la méditation.

 Père-Céleste

Méditation de la Terre

Prenez conscience de la structure de votre corps, de vos os qui forment le squelette. Visualisez votre crâne, la colonne vertébrale, les os des bras, des avant-bras, des mains. Le bassin, les jambes et les os des pieds. 

Vos os ne sont pas de la matière morte, mais des organes bien vivants, en constant renouvellement. A l’intérieur des os se forme le sang, qui alimentera toutes les cellules du corps. 

Vos os, bien que creux, sont très solides. C’est grâce à eux que vous pouvez vous tenir debout.

Ressentez le poids de votre corps. Localisez les points d’appui… 

Songez à cette énergie qu’est la pesanteur. Depuis votre naissance, elle n’a cessé de vous attirer vers la

Terre Mère. Ressentez le poids de vos bras, de vos jambes, et de tout votre corps… 

Ne résistez plus, laissez vous entraîner vers la Terre Mère. Vous vous enfoncez dans la Terre. De plus en plus profondément… Vous traversez différentes strates, apercevez au passage des racines, des pierres et des minéraux. 

Maintenant vous vous trouvez dans une poche, à peine plus grande que vous. Vous êtes entouré de terre humide et moelleuse. Vous vous sentez bien, en sécurité, malgré l’obscurité. Vous êtes dans le ventre de la Terre Mère. 

Vous allez creuser au dessus de vous, tel un verre de terre, remontant peu à peu, jusqu’à apercevoir une lumière…Vous êtes arrivé à la surface. La Terre vous soutient. Telle une graine, enfoncez vos racines profondément dans la Terre… 

La Terre vous nourrit. Absorbez son énergie, et visualisez-la qui remonte le long des vos racines… A chaque inspiration, ressentez l’énergie monter en vous… Laissez des branches se développer vers le ciel. Sentez l’énergie de la terre remonter des racines jusqu’à vos branches… 

Vos branches ploient, et vous retournez cette énergie à votre Mère la Terre.

Absorbez l’énergie de la Terre, faîtes là remonter le long de votre tronc et de vos branches, puis rendez-la à la Terre. Transmettez lui aussi une pensée chargée d’amour et de gratitude. 

La terre sera toujours là pour vous apporter énergie, stabilité et solidité. Vous pourrez vous y connecter quand vous aurez besoin de vous régénérer. 

Reprenez conscience de corps humain, et de ce qui vous entoure. Effectuer des pressions tout le long de votre corps pour achever cette méditation.

SOURCE : https://lunebleuezine.files.wordpress.com/2016/05/lunebleue18.pdf

 

Christ’al Chaya – mai 2016

OLD_TitreCC

Bien-aimés de l’Un, chers lecteurs, je vous salue, soyez les bienvenues, chères âmes, soyez accueillies, accueillies dans l’espace vibratoire des 12 Cristaux Maîtres d’An d’Orion, d’où je suis, soyez pleinement accueillies dans cet espace sacré et consacré.

Je suis Christ’al Chaya, maître d’enseignement et de rigueur, un Melchisedech de la Fraternité Dorée d’Orion et je viens vers vous, humains de la Terre, pour vous accompagner dans ce processus d’ascension, dans ce besoin d’intégration mémorielle et cellulaire.

Alors, chères âmes, le 18 avril dernier, nous avons été sur l’Île de Santorin en Grèce, pour activer le 2ème portail de solarisation, SOLARA SUNTA qui signifie « éveiller son Être solaire ».

Ce portail permet de rééquilibrer en vous et autour de vous, les nadis Ida et Pingala, nadis féminin et masculin, à savoir que, aujourd’hui lorsque vous travaillez consciemment dans les vibrations de ce portail, il y a une réconciliation qui s’opère entre votre partie féminine et votre partie masculine.

Il y a aussi la possibilité de libérer toutes les fractales mémorielles, les traumatismes en lien avec l’opposition du féminin et du masculin, c’est-à-dire concrètement, si vous avez des mémoires où le masculin a outragé le féminin, où le masculin s’est mis en concurrence, eh bien, ces mémoires peuvent maintenant se dissoudre totalement et recréer un équilibre des polarités en vous et autour de vous.

Les portails de solarisation servent à recycler le cœur de la cellule, ils activent le feu du cœur de la cellule et le portail de Santorin donne une activation de ce Feu Sacré à 45 %, ce qui est déjà énorme puisque 45 % d’activation du Feu Sacré cellulaire permet de mettre les codes involutifs en résonance pour qu’ils s’autodétruisent

Le prochain portail de solarisation en fin d’année sera activé au Yucatan au Mexique sur le chakra de base de la Terre, il permettra une solarisation de la cellule à 55 %. Cette solarisation vous permettra de transmuter toutes les structures leurres répliquantes qui sont encore actives et difficilement recyclables pour le moment.

Et puis aussi, être solarisé à 55 % vous permettra d’accueillir un Être galactique si tel est votre mandat, à l’intérieur de vous-mêmes, d’être walk in d’un Être galactique.

12

Maintenant, si vous le voulez bien, chères âmes, je vais vous expliquer comment travailler avec ce 2ème portail de solarisation de Santorin.

Tout d’abord, si vous voulez travailler sur vous-mêmes, voici le protocole :

Visualisez le portail : il a la forme du sceau d’unité quantique SOLARA SUNTA. Pour ceux qui ne connaissent pas les sceaux d’unité quantique, je vais vous décrire SOLARA SUNTA. Il s’agit d’un triangle bleu cobalt, pointe vers le haut, qui contient à l’intérieur une sphère couleur or et à chaque pointe du triangle, il y a des petits triangles qui sont également bleu cobalt et qui sont des piliers de protection.

Alors lorsque vous visualisez le 2ème portail de solarisation, vous visualisez donc SOLARA SUNTA et à l’intérieur de la sphère or, contenue dans le triangle bleu cobalt, vous visualisez le sceau de Salomon. Le sceau de Salomon : un triangle or pointe vers le bas et un triangle argent pointe vers le haut et vous placez cette visualisation dans le chakra du cœur. Vous demandez à devenir un pilier de liberté totale, de paix et d’harmonisation du présent pour toutes les humanités.

 

Vous pouvez répéter : 

« Je suis un pilier de paix 1 0 0 1 1 0 5 0 1 0 »

« Je suis un pilier de paix 1 0 0 1 1 0 5 0 1 0 »

« Je suis un pilier de paix 1 0 0 1 1 0 5 0 1 0 »

 

« Je suis un pilier de liberté totale 7 2 1 4 9 8 1 7 5 »

« Je suis un pilier de liberté totale 7 2 1 4 9 8 1 7 5 »

« Je suis un pilier de liberté totale 7 2 1 4 9 8 1 7 5 »

 

« Je suis l’harmonisation du présent  7 1 0 4 2 »

« Je suis l’harmonisation du présent  7 1 0 4 2 »

« Je suis l’harmonisation du présent  7 1 0 4 2 »

 

Le premier portail de solarisation du Mont Shasta a permis de créer une cellule solaire qui ramène tous les codes matriciels informés, trafiqués, distorsionnés par les familles involutives, à la norme du créateur. Le portail de solarisation de Santorin crée maintenant une cellule d’éveil, de liberté, de paix, d’harmonie et ouvre le vortex du cœur pour préparer l’Être dans sa totalité à recevoir les contacts multidimensionnels avec la famille des étoiles, plus précisément encore, pour permettre à l’humain galactique de s’éveiller et de devenir réceptacle d’un Être solaire qui ne connaît pas d’incarnation terrestre : c’est un pont, une invitation aux Êtres galactiques solaires à venir vivre dans des réceptacles, des corps d’humains préparés.

Donc les vibrations de ces deux portails de solarisation se mettent dans le cœur car ils sont des créations de cellules d’éveil, d’amour, d’harmonie. Lorsque vous absorbez cette vibration, elle entre dans le cœur de l’ADN de la cellule et œuvre dans son plan de construction.

Je vais maintenant vous donner le protocole pour travailler sur une personne. Lorsque vous recevez une personne pour une séance d’harmonisation énergétique, eh bien, vous pouvez aussi amener cette personne, lors de cette séance, à passer les différents portails de rédemption et mettre également dans son cœur, la cellule du premier portail solaire de Shasta et puis ensuite, vous installez la personne dans un sceau de Salomon – l’étoile à six branches – de la manière suivante :

Le premier triangle or « AMOUR – LIEN D’AMOUR – AMOUR ETERNEL » est placé sur les épaules et la pointe vers le bas positionnée sur le chakra 1.

 

Epaule droite, point  « AMOUR »

8 8 8 4 1 2 1 2 8 0 1 8

8 8 8 4 1 2 1 2 8 0 1 8

8 8 8 4 1 2 1 2 8 0 1 8

 

Epaule gauche, « LIEN D’AMOUR »

5 1 5 8 8 9

5 1 5 8 8 9

5 1 5 8 8 9

 

Et puis chakra 1, « AMOUR ETERNEL »

8 8 8 9 1 2 8 1 8 8 4 8

8 8 8 9 1 2 8 1 8 8 4 8

8 8 8 9 1 2 8 1 8 8 4 8

 

Donc ce triangle est le triangle de la trinité sacrée de l’amour et est couleur or.

Le 2ème triangle argent se place : la ligne de la base du triangle est sur le chakra 2 et la pointe du triangle argent se trouve sur le chakra 6. Demandez que les deux pointes du triangle qui passent par le chakra 2, reçoivent l’énergie des sceaux d’unité quantique, ainsi que la résurrection individuelle et la résurrection générale.

Au niveau du chakra du cœur de la personne, vous allez visualiser là, le sceau d’unité quantique SHA AMIN RA qui est une double lemniscate couleur or : un 8 couché / un 8 debout et cette double lemniscate or est à l’intérieur d’un œil couleur or, mais positionné verticalement.

Vous placez donc SHA AMIN RA au niveau du chakra du coeur, à l’intérieur de ce sceau de Salomon or et argent. Lorsque vous faites cela, le chakra du cœur devient comme un vortex d’énergie puissante qui permet de vous mettre en connexion avec l’Être solaire approprié à vos propres codes matriciels personnels.

Puis vous visualisez l’ensemble du corps de la personne dans un grand triangle, le grand triangle SOLARA SUNTA qui est bleu cobalt, pointe du triangle au chakra 7, les deux autres pointes du triangle sont au niveau des pieds. Les trois petits triangles de protection se situent ainsi : deux sous les voûtes plantaires et le 3ème au-dessus du chakra 7 et en dessous du chakra 8.

Demandez que toutes les extensions étant prêtes à passer le portail de solarisation de Santorin, puissent passer et se présenter à ce portail. Il est possible que vous sentiez à ce moment là, une accélération du rythme cardiaque ou des sensations particulières au niveau du thymus. Si la personne que vous traitez ressent des formes d’oppression, des peurs, des sensations de mourir, rassurez-la, car tout ceci est normal.

Faites-la bien respirer et parler à ses extensions qui peuvent avoir à ce moment là, des peurs ou des doutes.

Voilà ce que je vous dirai aujourd’hui, chers lecteurs de la lettre mensuelle.

Soyez remerciés, pleinement remerciés et accompagnés dans votre processus de solarisation et d’ascension

 

OM SHANTI CHAYA

Théorie de l’Alchimie Spirituelle

 téléchargement (2)

L’Histoire révèle un formidable courant de résistance au passé, courant qui lui aussi devient vite récupéré par la mémoire — le neuf étant rapidement recouvert par la coutume qui en tue la portée révolutionnaire. Heureusement le vingtième siècle a engendré des percées remarquables dans la connaissance psychologique d’une part et dans la connaissance spirituelle d’autre part. Nous allons établir des passerelles entre des domaines relativement fermés pour le moment, pour formuler une synthèse libératrice. Les autorités contemporaines nous donnent une piste de l’authentique fraîche, mais elles ne sont pas d’ores et déjà reconnues par un grand nombre, alors que l’on se perd encore volontiers à suivre les principes recouverts par plusieurs siècles de légendes censés nous donner, au nom d’un héritage perdu, des clés pour aujourd’hui. Certes, si nous abolissons la succession du temps, nous voyons bien que les choses n’ont pas changé et qu’on cherche à toutes les époques — en tout cas depuis trois mille ans, des découvertes hors du monde décevant du passé et de ses structures. Les nouveautés révolutionnaires ont même pris une extension formidable au vingtième siècle, en Occident, alors que l’Orient possède les mêmes choses depuis si longtemps, que, sans les textes originaux aux traductions difficiles et contestables, nous suivons des chemins hasardeux ou trop conventionnels. Je m’attache à départager la psychothérapie de la quête spirituelle tout en soulignant leurs analogies afin de montrer, d’une part, qu’une thérapie peut devenir un tremplin adéquat pour une quête plus profonde, et qu’une ascèse évolutive, celle qui implique une consécration au mystère de l’être et des principes divins, peut bénéficier des prises de conscience que les thérapies produisent. Il y a bien quelque chose à guérir, quand on s’élance vers le sens ultime des choses, à l’appui des témoignages des anciens. Guérir l’âme, disaient les grecs. Guérir l’esprit, peut-on affirmer, si l’on considère que l’outil de perception supérieur, l’esprit, partagé par tous, fonctionne mal — embourbé dans des principes convenus, des mémoires vivaces, des mouvements compulsifs.

 «Qui suis-je» est une vraie question

La transformation de l’esprit occupe le cœur des religions, suscite le besoin d’épuiser une vie sans signification profonde et interroge nos besoins. Toute personne qui cherche à guérir ou s’élever se préoccupe davantage des liens possibles entre le passé, le présent, et l’avenir, car l’exigence d’une voie souveraine se fait sentir. L’avenir est par définition informel et fantasmé. Sa substance vierge nous fascine, nous y projetons nos souhaits, nous aimerions le voir nous remplir de satisfactions, tandis que le passé est figé dans les formes, des formes qui nous poursuivent parfois alors qu’elles sont périmées, et que notre présent — ô combien chéri — est toujours aussi pérenne qu’insaisissable, comparable à l’eau devenant la glace figée de la mémoire, irréversiblement. Pour aller vers le Divin, ou, si l’on préfère pour commencer, vers une vie authentique, il suffit de renoncer à se rendre soi-même quelque part. Cela évite, en premier lieu, d’écraser le présent entre de la mémoire et des attentes. En second lieu, nous pouvons découvrir en cheminant que d’autres destinations méritent un détour, puis que le chemin lui-même est le but. La révélation qu’il n’existe que le présent n’est pas d’ordre intellectuel. C’est un ressenti sans limites, d’une douceur extrême, qui chuchote qu’il n’y a jamais eu que cela, ce moment éternel, dans ce petit enfant oublié, et qu’il n’y aura que cela dans le vieillard qui s’approche. La quête spirituelle et la procédure de guérison psychothérapeutique partagent ce paradigme, l’incertitude. L’ouverture est vécue comme meilleure que le statu quo, et le territoire le plus dangereux, le plus aléatoire, remplace la meilleure carte. Même si l’on ignore quand et comment les choses changeront, même si l’on suppose une amélioration seulement probable, cela vaut mieux qu’un présent bouché, soumis à des boucles répétitives insupportables, qui sabotent l’existence. On prend conscience que l’irruption de l’inconnu est nécessaire pour dissoudre des structures périmées, fragmenter des blocs de croyance, et une confiance sans objet accueille l’absolu du jour, avec toutes ses informations, pour y puiser des flammes.

2 Le paradoxe de la quête fermée

La quête orientée dans une direction dissimule les autres. On circonscrit à la vérité un domaine, et le tour de passe-passe est joué. On canalisera la curiosité, ce qui est stupide, mais simiesque, on hiérarchisera les valeurs, les maîtres, les doctrines, en fonction de quelques critères insuffisants mais bien élevés, et de beaucoup de réserves souterraines et impolies. Notre espèce préfère une impasse fléchée au chemin sans repères, où il n’appartiendrait qu’à nous de trouver les indices. Tandis que chaque avatar cherche seulement à rétablir la religion universelle et unique, les humains se laissent prendre aux formes et aux contextes et en profitent pour nourrir leurs vieux démons et guerroyer et détruire. Même les meilleurs, sous prétexte de chercher la vérité, ferment les yeux sur ce qui se passe à chaque instant, si le paysage déborde de leurs principes. On s’est payé des œillères de luxe, une philosophie, une religion, ou même une soi-disant «voie», difficile à suivre sans s’enfermer. En revanche, grâce à des œillères, on est sûr de ne pas se perdre, on suit le chemin supposé être le meilleur, et c’est sans doute pour cela que cette immense escroquerie de la vérité certifiée conforme réunit autant d’adeptes. On tournera toujours en rond, sur une immense ligne droite légèrement incurvée, et l’on peut mettre toute une vie pour parcourir ce cercle qui semble aller tout droit étant donné sa taille, et se retrouver au point de départ, l’ignorance. Quelle erreur de stratégie, fatale, que s’imaginer l’accomplissement spirituel subordonné à une direction.

 

3 Le non-agir, principe du lâcher-prise

Mais alors comment faire, s’exclame l’impatient ! C’est trop simple pour être vu. S’il y avait quelque chose à faire, il suffirait d’identifier cette chose, se mettre à l’exécuter, puis à en attendre les résultats. Et cela ne fonctionne pas ainsi. Ou alors pour de petites choses, bien sûr. Un cachet d’aspirine fait passer une migraine occasionnelle, mais ne soignera pas une dépression cachée qui déclenche, au moindre préjudice, un mal de tête inexplicable. Pour le fond du problème — atteindre la délivrance, gagner le repos irréversible du mental, recevoir la libération, selon l’énoncé traditionnel, il n’y a strictement rien à faire — si l’on entend par là cultiver un pouvoir décisionnel dans le contexte, ou faire des acrobaties quelconques. Il ne s’agit pas de changer de comportements, de remplacer le conjoint, d’essayer une nouvelle religion, ou de lire un livre par mois ou deux achetés intuitivement dans une librairie ésotérique. Je révèle ici un système qui permet une vision panoramique et verticale. La quête évolutive est purement intérieure, c’est une nouvelle procédure du moi par rapport à lui-même, qui se voue à un examen de soi-même ouvert, tourné vers des potentiels encore inexploités, toutes les perceptions étant ramenées aux exigences intérieures par l’observation. C’est là que le travail s’effectue. Ensuite, le non-moi, c’est-à-dire tout ce qui nous est extérieur, délivre des messages nouveaux, révèle des vérités insoupçonnées, inspire des mouvements imprévisibles, et s’accueille d’une manière absolue dans l’intégrité de chaque moment. Par la suite seulement, des techniques physiques, émotionnelles, mentales, pourront être mises à disposition et relier d’une manière plus juste le moi au non-moi. Si le travail préalable nécessaire n’a pas lieu, l’on ne pratique rien du tout. Le seul garant évolutif est l’engagement intérieur radical.

 téléchargement (3)

4 La navette entre le moi et le non-moi

La seconde analogie, entre la quête et la thérapie, est technique: les deux procédures inversent le mouvement de notre esprit. Voilà que le nouveau procédé se charge de saisir les objets intérieurs. On ne pense plus à Dieu mais à ce qu’Il représente pour nous dans l’ascèse spirituelle, comme la thérapie nous demande d’oublier l’autre (ce que nous croyons faire pour l’aimer ou le fuir), pour approcher réellement de ce qu’il représente pour nous. Un travail d’hercule puisque les affects placent l’autre au-dedans mais que nous continuons à le voir au-dehors. Le Seigneur des mystiques, Lui aussi, ne peut s’apercevoir au-dedans qu’au moment où le moi a renoncé à s’En emparer au-dehors. Nous avalons en permanence le non-moi pour en faire du moi, avec l’esprit, les émotions et le sentiment, et il ressemble à s’y méprendre à la nourriture. Nous pouvons éprouver des faims insatiables, difficiles à combler, de la quête du bonheur à celle du Divin, comme nous pouvons être saturés et ne plus supporter le contact avec l’autre ou le non-moi dans certaines circonstances. Il n’y a donc pas lieu de s’égarer dans des considérations métaphysiques pour aborder une voie quelconque, quels liens unissent le moi au non-moi, voilà la question, la seule. Par esprit, nous entendons non seulement le mental mais un organe invisible et holistique qui relie la totalité de notre être au non-moi. L’esprit s’enfonce donc dans la matière et devient le subconscient, c’est sa part cachée qui nous joue des tours et fait somatiser les préjudices émotionnels, et il demeure dans des régions que nous ne connaissons pas encore, comme les chakras supérieurs par exemple. Il œuvre par lui-même et sans notre assentiment en dessous de notre état de conscience, par des raccourcis qui le rattachent au corps émotionnel, puis physique, et au-dessus par des procédures secrètes, dont certaines ont lieu pendant le sommeil, celles qui transforment par exemple notre aura, ou nous donnent des intuitions supérieures, quand le cerveau est rompu à utiliser l’intelligence vers l’intérieur et la connaissance de soi. Vu toutes les couches que le moi comporte, du subconscient le plus sombre aux souhaits solaires les plus purs, et toute la diversité du champ du non-moi, il nous appartient d’être clair sur cette question de la navette entre le moi et le non-moi, et d’en faire le principe pour mener une ascèse autant que pour progresser en thérapie. L’esprit se renouvelle en permanence, à toute vitesse, ce qui lui permet de somatiser ou de se libérer à n’importe quel moment dans un délai rapide. En ce qui me concerne c’est le contact avec le supramental qui m’a définitivement montré ce qu’est l’esprit, dont les pouvoirs sont beaucoup plus larges que ce que l’humanité s’imagine. Son rythme nous échappe. Il nous traverse de part en part, coordonne les sensations qui nous livrent au non-moi avec le sentiment global du moi.

Je défends l’hypothèse suivante dans ce livre: L’esprit qui nous habite possède une autonomie qui nous échappe en partie, et c’est donc lui qui gouverne notre existence à certains moments, quand le moi sort du cadre qui lui est imposé par la nature. Autrement dit, si nous faisons des erreurs, l’esprit se met à fonctionner mal automatiquement, à notre insu, et il s’ensuit les troubles de la personnalité échelonnés entre le diagnostic psychiatrique et le diagnostic pathologique. Entre l’état de «folie» et celui de la maladie physique, existent un nombre considérable de troubles mentaux, plus ou moins supportables, plus ou moins avoués, ces troubles qui légitiment autant les cabinets de psychanalyse que de psychothérapie. Ces problèmes d’origine mystérieuse qui suscitent la consultation compulsive de voyants, de devins, d’astrologues souvent peu expérimentés. Si nous considérons que l’esprit descend dans le corps, nous avons la cause des maladies psychosomatiques, si nous affirmons qu’il monte sur des plans subtils et invisibles, nous avons l’explication des insights, des illuminations, des miracles produits par les saints. Pour cadrer toute cette étude, nous avons en tête le prédicat suivant qui trame tout notre discours: l’esprit se laisse approprier par le moi jusqu’à un certain point. Au-delà, il fait cavalier seul et peut se permettre de détruire l’organisation du moi, le sentiment de l’identité, par tout ce qui est à sa disposition, dérèglement des organes, du cerveau, dysfonctionnement cellulaire, turbulences des courbes hormonales, dépression, etcetera.

Dans l’optique transcendante qui est la nôtre, la scission entre le moi et l’esprit, qui provoque des troubles, n’a pour but que de rétablir une unité supérieure, ce dont convient autant le psychanalyste athée, que le psychothérapeute holistique, ou le maître spirituel. La rupture du moi et de l’esprit entraîne la souffrance, et c’est donc l’occasion, puisque le sujet est poussé dans ses retranchements, pour qu’il subisse sans échappatoire la question prise au sérieux par les grecs de l’antiquité et ridiculisée par les matérialistes du vingtième siècle: je ne sais pas d’où je viens ni où je vais. Certains citoyens cultivés finissent par ne plus comprendre un beau matin, pourquoi la vie ne leur obéit plus — tant leur moi est structuré et habitué à la victoire. Ils se sont toujours imaginé que l’esprit était à leur disposition, leur propriété, et qu’ils pouvaient en faire ce que bon leur semble. Que nenni ! Leur sentiment d’échec, puisqu’ils le cultivent, descend jusqu’au subconscient, qui somatise. L’information mentale est passée dans une autre juridiction, là où les choses se passent autrement, là où la pensée n’a plus de pouvoir. Une puissance colossale fait son travail, signale, avertit, déclenche des troubles, puis des pathologies.

En revanche, ceux et celles qui savent qu’il n’y a rien à réussir ou échouer, mais qui font de leur mieux, sans stress, pour rester en coïncidence avec le Tout, somatisent moins. Ils ne sont pas attachés aux fruits de leurs œuvres, comme le dit la bible hindoue, la Gûita, et tandis qu’ils se sentent moins coupables d’échouer, ils sont aussi moins vaniteux quand les exploits les accompagnent. Leur subconscient est moins chargé de scories, car ils dramatisent moins. L’art de la santé équivaut peut-être à celui de vivre avec un ego minimum, ce que laissent entendre les taoïstes. Aujourd’hui, parce que la Terre change d’ère, l’individu en crise, par la même occasion que celle qui rétablit la santé peut dissoudre son ego si c’est nécessaire pour guérir. Le tournant évolutif se prépare autant dans la souffrance que dans la plénitude.

 

5 Saisir les objets intérieurs

Les désordres mentaux obligent à revenir sur ses pas, à chercher une autre place, à transformer sa personnalité. Mais la mentalité ordinaire est friande de l’objet, et n’a pas lieu de s’en lasser, avant de sévères avertissements. Si nous n’apprenons pas à inverser le mouvement mental auprès d’un maître spirituel, d’un sage, d’un ancien, d’un chaman, ou d’un thérapeute, l’intelligence qui anime notre esprit est peu utilisée, elle s’empare toujours des objets auxquels elle s’identifie, et elle ne sait rien faire d’autre. Nous allons vers le gratifiant. Le petit moi obsessionnel et héritier de toute la chaîne évolutive défend son territoire avant tout, cultive ses désirs et évite de voir en face l’origine de ses craintes. Il attend de voir dans ce qui se passe ce qu’il veut voir. L’homo sapiens sapiens veut choisir sa réalité comme un gâteau dans une pâtisserie, celui-là et pas un autre, cette réalité-ci et surtout pas celle-là. Et si l’univers n’était pas qu’une pâtisserie? 

Si nous lâchons les objets, abandonnons la convoitise, comme le stipulait Bouddha, l’intelligence pure du moment n’a plus aucun limite.

 

6 Accepter et reconnaître l’ignorance pour s’en libérer

Etre ignorant c’est être séparé. Séparé de quoi ! Les hypothèses ne manquent pas, séparé de son identité véritable, séparé du Tao, du Soi, se sentir extérieur à l’unité réelle de cet univers insécable dont nous faisons partie, se sentir entre quatre murs car trop de choses nous échappent pour que notre perception nous rassure sur ce que nous sommes réellement, séparé de son soleil intérieur, endormi, qui rayonne au diapason du soleil mystique, séparé de la Vérité, avec un grand V, qui fonde les principes du monde dans leur conformité parfaite, séparé de son potentiel de lumière. Bref, séparé. Si nous connaissions l’objet dont nous sommes séparés, on courrait vers lui, on le capturerait et on le saisirait, et le tour serait joué, en quelques mois ou deux ou trois ans. Le temps de bien définir l’objet manquant et de l’obtenir. Mais acheter à crédit la connaissance, la non-séparation, est impossible. Deux heures obligatoires de méditation par jour, après quoi on remet l’uniforme ordinaire, ou douze ans de chasteté sans écarts, période d’abstinence réputée pour fournir la libération dans certaines doctrines millénaires du sous-continent indien. La vénération, qui devient vite mécanique, d’un maître à qui l’on va faire des courbettes, et que sais-je encore. 

Le problème est tout simplement que la connaissance n’est pas un objet — mais un état.

Aparté autobiographique

Poursuivre donc un objet qui n’existe pas, vous conviendrez que c’est absurde. J’ai moi-même poursuivi la Vérité comme un trappeur du Canada qui pour survivre campe dans la neige pour piéger quelques animaux à fourrure, et ce n’est pas tous les jours «de la tarte». J’avais dix-huit ans, et j’étais rongé par un manque, et toujours sur la piste. Je me suis acharné à réunir les moindres indices de la Transcendance et de son moyen d’accès. Comme un policier sur la piste d’un serial killer, qui n’en dort plus de la nuit car l’assassin en est déjà à sa dixième victime en trois semaines, dans son propre quartier. En décembre 1967 je fus transporté dans un autre état de conscience, extraordinaire, où tout se tenait, et c’était dynamique et plein de lumière, tout était réponse. Rien à voir avec ce que je connaissais avant. Puis cela commença à diminuer au bout de trois jours, et quatre jours plus tard, j’avais retrouvé l’état normal. A la fin de la semaine, il ne restait plus rien. Toute ma vie fut consacrée, dès lors, à retrouver cet état. L’année suivante, j’étais pensionnaire en Hypo-khagne et me moquais de la plupart des cours, que je n’arrivais pas à suivre tant ils me semblaient creux. Je passais des heures chez les bouquinistes, près du lycée. Comme un amoureux éploré, ne pouvant plus manger ni dormir, et qui s’installe devant la fenêtre de sa bien-aimée qui le hante jour et nuit, j’assiégeais le mystère. Comme une mère qui recherche son bébé kidnappé, prête à prendre tous les risques. J’ai même, un peu plus tard, poussé mon cerveau dans ses retranchements avec quelques substances aussi illicites que sacrées, en ayant pris la précaution de lire Henri Michaux, et en sachant qu’Arthur Rimbaud naturellement, n’avait pas si bien fini que cela, comme Artaud d’ailleurs. Bref, j’ai cherché dans toutes les directions, en mélangeant quelque temps, dans une sorte de confusion esthétique fascinante, le paranormal, le magique, l’occulte, l’ésotérique, et le traditionnel. Le fameux livre de Bergier, le matin des magiciens, sorti peu avant dans une prestigieuse collection, m’avait ouvert la voie en 66. Tout me fascinait, tout était mystère, plus rien n’était établi. Si je ne me suis pas perdu, c’est que je l’étais déjà. Je ne pouvais que rester égaré, ou au contraire trouver la sortie. Comme les détenus à vie qui s’échappent, je n’avais plus rien à perdre. C’est ce qui m’a sauvé. Je ne pouvais pas me tromper, car j’étais du matin au soir, dans l’erreur absolue — celle de l’ignorance. Quand on sait qu’on est vraiment dans les Ténèbres, on suit la moindre trace de lumière. J’ai eu la chance de pouvoir descendre aussi bas: là où le ciel le plus bleu est obscur car il manque quelque chose, l’union, l’unité, l’état de non-séparativité. Enfin, le 4 janvier 1974, le voile se déchire. Il était temps. Je ne vous dévoile pas mon itinéraire pour qu’il serve d’exemple, de modèle. Chacun possède le sien, inimitable, et maintenant que j’ai passé cinquante ans, je commence à admettre que ma précocité spirituelle demeure un fait exceptionnel, charge à moi d’en faire profiter les moins expérimentés. Mon chemin sert à dévoiler des paradoxes. Même l’individu sincère, qui brûle du feu de la vérité, s’y prend mal. Il poursuit ce qui n’existe pas, s’acharne à saisir le vent, à nommer ce qui n’a pas de nom, à capturer ce qui n’a pas de forme. Le mental nous pousse à nous forger des représentations, à choisir des valeurs, à rêver d’absolu avant de l’étreindre. Entrons dans le jeu.

 

source : www.supramental.fr - Le site de Natarajan

Un voyage extraordinaire

REVES ET EXPERIENCES DE MARYNA AVEC LES ETRES D’AUTRES GALAXIES

images (5)

12 avril 1994 :
Dominique me dit ; « Ne t’étonne pas si on te demande de monter dans une soucoupe volante ».

19 octobre 1994 :
Ce soir alors que je méditais, j’ai vu une étoile très lointaine qui venait me chercher et qui m’a redéposé à l’autre bout de la planète dans l’océan. Au fond de l’océan, et là j’ai vu les dauphins, mais près d’eux je voyais des êtres de lumière blonds qui les guidaient. C’est eux qui dirigeaient les dauphins et c’est grâce à eux que les dauphins aident les hommes et là j’ai entendu : « tu es des nôtres, tu peux nous entendre »
Le 10 octobre et 19 octobre j’ai ressenti un événement, j’ai prévenu Dominique par courrier le 10 oct que je voyais un objet lumineux qui survolait Tahiti. Le passage d’une boule de lumière, d’un OVNI a eu lieu le 19 oct (jour ou il recevait mon courrier).

10 décembre 1996
La nuit dernière, je me suis réveillée à 6 h du matin et là j’ai reçu le message suivant : « Prépare toi Maryna, élève les vibrations de ton corps, en ouvrant tous les canaux, pour cela demande à Gilles de t’aider. »

L’après-midi : expérience de perte de notion du temps. Alors que je venais de prendre un bain, 19 heures, je me suis allongée et je me suis sentie partir. Mais je me suis réveillée en sursaut. Puis, j’ai du brutalement sombrer dans le sommeil. Mais à 20H30, je me suis réveillée brutalement. Et là j’étais persuadée qu’il s’était écoulé 3 jours. Je regardais la pendule, en me disant qu’il ne pouvait pas être 20H30, puis à la télé je me disais mais non, ça ne peut pas être encore ce film, c’était mardi cela. Pendant 30 minutes, je n’étais pas bien.

6 Mars 1997 :
J’ai rêvé d’OVNIS.

20 mai 1997 : rêve
J’étais dans un ovni et je voyais des rayons lumineux de téléportation ; ils étaient en réunion et j’ai réentendu : « Maryna, tu es des nôtres » puis comme si on me fixait un RV.

Le 18 nov 1998 : rêve
Je me suis réveillée et je voyais la Terre de loin, elle était grise, je voulais m’en rapprocher mais je suffoquais. J’essayais de la nettoyer mais ce n’était pas possible. De là je me suis retrouvée au fond des océans et là les dauphins quittaient également les océans mais par des portes spatio-temporelles. Ils étaient toujours là mais sur un autre plan. Et ils me disaient qu’il y avait également des portes pour les humains.
De là, je me suis retrouvée à mon tour sur un autre plan de conscience et j’avais l’impression que ma colonne vertébrale s’étirait. et j’étais de nouveau totalement bien en pleine expansion et ouverture. J’étais sereine et je rayonnais.

Le 10 décembre 1998
5 h 30 du matin.
je ressens très fortement l’envie d’aller à Camon, d’aller méditer dans la petite pièce. et là j’entends et ressens Lucie (la grand-mère de Dominique, morte depuis quelques années qui était magnétiseuse et avec qui j’ai retrouvé une vie antérieure) qui me dit :
 » je te donne mon Alliance, porte là  » Puis je te vois Gilles, nous étions 3 dans la pièce. Et Lucie s’adresse à toi :  » Permets lui de franchir ces portes spatio-temporelles, guide là sur ces plans très élevés même si elle n’y reste que quelques instants afin qu’elle reçoive et prenne les informations. Elle est prête à les recevoir, à les entendre. »

ALLIANCE et PORTE SPATIO-TEMPORELLE SONT 2 MANDALAS

téléchargement

Ceci est le récit de la séance de travail que j’ai eu avec Gilles le 15/12/1998 (5 jours après le rêve)
Alors là il me dit que l’on va tenter une expérience , il m’explique qu’il va se servir d’une cassette qui a servi à quelqu’un et sur laquelle sa voix s’est modifiée il y avait 4 voix de Gilles, que je vais entendre des sons en boucle qui vont me permettre de me relier à des plans qui ne sont pas d’ici.

Je m’assois au bout du canapé comme il me le demande. Puis là, j’écoute et au bout d’un moment je me vois dans un vaisseau qui se scratche. J’étais aux commandes, je me voyais assise avec d’autres êtres , j’étais responsable des cartes du ciel.

Je m’étais vu auparavant subissant une opération, l’ET m’introduisait un tout petit cylindre dans l’oreille. Je ne pouvais bouger , je n’étais pas attachée mais une force phénoménale m’empêchait de bouger, je voulais partir, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, j’avais peur. Puis j’ai vu d’autres personnes (hommes, femmes, enfants) qui avaient subi la même opération. ces gens me disaient de ne pas m’inquiéter.

Puis, j’ai pu voir ces disques ils rayonnaient une couleur différente. Il y en avait au centre, puis je me suis vue ailleurs les disques étaient enfouis, ils étaient dans une matière plus réelle, on aurait dit de l’argile, enfin une matière terreuse. je tâtais les sillons et à un certain moment Gilles m’a demandé si je pouvais en toucher un. J’ai choisi celui du centre et puis là je me suis sentie aspirée très fortement. Je ne pouvais résister et j’ai eu peur. Puis j’ai pu par rapport à ces disques distinguer qu’à chaque son correspondait une note et une couleur , c’est un moyen de communiquer et en l’utilisant à un certain moment un être est apparu en face de moi. nous étions séparés par une sorte de voile d’énergie très fluide. Je ne pouvais la traverser au début puis j’ai senti qu’il m’en donnait l’autorisation et qu’il me permettait de passer la main. Alors je l’ai passé, puis une fois la main de l’autre côté, j’ai senti que l’énergie montait jusqu’à l’épaule et que le reste du bras était comme tirée de l’autre côté. Alors Gilles m’a dit qu’on n’irait pas plus loin aujourd’hui .

Quand je suis revenue à moi, Gilles m’a dit qu’au moment où je me suis sentie aspirée , tous ces appareils électriques s’étaient plantés; Qu’un puissant courant d’énergie avait aspiré l’énergie électrique des appareils.
Puis il me demande s’il peut faire une copie car il aimerait faire écouter les informations à des ingénieurs de la NASA. il fait la copie. puis me donne ma cassette; Il me dit également il faut que l’on se revoie. En rentrant chez moi, je vais pour la réécouter et là dessus il n’y a que des messages téléphoniques. Alors je décide prévenir Gilles, son répondeur décroche, mais j’entends le message 2 fois c’est à dire qu’à quelques secondes d’intervalles le message redémarre.

Puis je commence à laisser mon message quand surprise Gilles décroche, je lui explique par rapport à la cassette; il me dit de lui renvoyer, de ne pas l’écouter car il se pourrait que des messages sur un plan plus subtil aient pu être enregistrés et qu’il allait la réécouter avec un autre appareil, qu’il allait me tenir au courant par rapport à sa copie.

16 décembre 1998
Ce matin , j’ai vu d’autres images d’une part qu’ils n’avaient pas besoin d’énergie que nous émettions notre propre énergie, qui nous permettait de déplacer nos engins. D’autre part lorsqu’on s’est scratché, nous n’étions pas morts, (lorsque nous mourrons, nous changeons d’énergie, de longueur d’onde , car pour être visibles à vos yeux, nous sommes obligés de maintenir nos fréquences sur les vôtres) et ce qui s’est passé c’est que comme nous n’étions pas morts nous n’avons pas changé de vibrations et nos corps blessés ont été retrouvés par les vôtres humains, et là nous avons subi des expériences, des chercheurs cherchaient à savoir comment fonctionnait notre « cerveau » car nous avons un 3ème cerveau qui s’est développé et qui nous sert de générateur d’énergie en se servant de nos deux cerveaux (comme les vôtres). Nous ne pouvions communiquer et nous ne voulions communiquer avec eux) mais nous pouvions continuer à émettre entre nous.

Ce matin je me pose la question de savoir si je n’ai pas rêvé, si je n’ai pas tout inventé si je n’ai pas lu ou vu trop de Xfiles.
Pourquoi moi ? Dans quel but , cela me ramène à une phrase Dominique qui me disait en avril 1994 ,de ne pas m’étonner si d’ici 5, 6 ans on me demandait de monter dans un vaisseau. Cela me fait peur Gilles ce matin et cette nuit c’est comme si je les sentais de nouveau travailler sur mon corps car hier soir j’avais tellement mal aux lombaires. En partant Gilles m’a dit que j’avais de la chance car nous étions très peu.

Le 30 mars 1999.
J’ai révé du scratch du vaisseau ET (de décembre) avec ces êtres que je voyais mourir. Je revoyais la table graphique avec une carte et des noms d’étoile : ORION et ANTHARIUS.

Le 27 octobre 1999.
La veille, j’avais fait une chute, je ne sais si c’est une conséquence, mais le fait est que j’étais très fatiguée ce soir là en rentrant du lycée. Par conséquent je me suis allongée et je me suis retrouvée dans un demi-sommeil. Là, j’ai revu ces êtres qui m’ont dit : « nous avons besoin de toi comme récepteur-émetteur » puis je me suis vue dans la rue et les voitures étaient devenues des particules, des petites sphères de lumière. On pouvait les traverser. L’expérience était forte. Je ressentais continuellement la présence de ces êtres. Et, j’avais extrêmement mal à la tête (3ème œil solaire et lunaire). Puis j’ai eu froid ensuite.

Et dans la nuit du 6 nov au 7 nov. 99
J’étais réveillée et je tentais de me rendormir. C’est alors que me vint l’idée suivante. Je me répétais que j’étais une particule de Lumière, et au bout de quelques instants, je suis devenue cette particule d’énergie le mot positron se présenta à mon esprit ;
Et cette particule se déplaçait à très grande vitesse dans une sorte de tunnel. Je me disais qu’au sein de nos cellules corporelles, on pouvait avoir une action dessus afin de rester en bonne santé, voire même avoir une influence sur le phénomène de vieillissement.
Puis le terme d’éon est venue à moi. Ce matin je regardais dans le dictionnaire la signification des mots

Eon : chez les néoplatoniciens et les gnostiques, ensemble de puissances éternelles émanées de l’être et rendant possible son action sur les choses.

Positron : antiparticule de l’électron possédant même masse et une charge égale et de signe contraire, c’est à dire positive.

Fin d’année 1999
1) dans la nuit du 22 au 23 décembre
je voyais une main se tendre, elle me demandait de la saisir et de passer de l’autre côté. Gilles était à côté de moi

2) dans la nuit du 23 au 24 décembre.
j’ai commencé à sentir le bas de mon corps se raidir et puis comme si on travaillait sur ma colonne vertébrale. Perte de notion du temps. A mon réveil, je ne savais plus où j’étais ni quel jour.

3) Dans la nuit du 24 au 25 décembre.
Rêve : Je revenais de je ne sais où en voiture. Dans la maison il y avait Chantal dans 1 pièce et Gilles dans une autre. Je suis passée voir Chantal, puis j’arrive dans la pièce où Gilles se tient.

Là, je me souviens avoir reçu un enseignement sur le thème de l’infiniment grand et l’infiniment petit ( mais le contenu je l’ai oublié). Cet enseignement ne provenait pas de Gilles il venait d’ailleurs.
Avant ce rêve, je me souviens avoir fait des compréhensions sur le « Un », tous les éléments qui s’emboîtent pour ne former que le « Un ».
D’autre part que tout n’était qu’illusion, que mon corps n’était qu’une enveloppe, et que je pouvais m’en détacher complètement, qu’il fallait que j’en prenne soin comme on prend soin de son véhicule (voiture) mais sans plus, sans s’y attacher en tout cas.
Et je sais aussi, qu’on peut se nourrir uniquement de prana, et que nous pourrions si nous étions plus ouverts. Mais nous pourrons un jour, nous passer de nourriture terrestre.
Quand je dis je sais c’est parce qu’au plus profond de moi je le ressentais comme si je le vivais en même temps;

4) Dans la nuit du 27 au 28 décembre.
J’étais réveillée depuis 4H30 du matin. Et là, j’ai revécu la même expérience que la fois précédente. C’est à dire que j’ai commencé à sentir le bas de mon corps se raidir et puis comme si on travaillait sur ma colonne vertébrale, j’avais l’impression qu’en plus on rebranchait des connexions nerveuses (cela également au niveau du cerveau).
Puis j’ai fait plein de compréhensions.

– d’abord que j’étais un Etre de Lumière, que je faisais partie de cette famille (famille de Lumière) et c’est comme si je l’avais retrouvée en moi après des années de séparation. C’était comme lorsque l’on retrouve les siens , les grandes embrassades etc…Elle est là bien présente en moi, au fond de mon coeur.
– le tableau « arbre de Vie » que l’on me demande de repeindre sur les chakras (j’en avais représenté 8, à la lecture du livre « Terre » je comprends mieux pourquoi)car je suis moi-même en train de travailler sur mes chakras et de les développer.
– puis je sais au fond de moi que je peux voir le Mandala Intérieur d’une personne, comme je te vois toi lorsque tu es en face de moi, et lui peindre (même si pour le moment je ne vois rien, peut être faut-il là aussi que j’accepte de voir cela) car le mandala d’une personne c’est comme un thème astrologique, je dirais c’est même plus qu’un thème.
Puis je pouvais entrer en contact avec tout élément de la nature, dialoguer avec.
C’est comme si tous ces branchements que l’on me faisait, allait me permettre de développer de nouvelles capacités, de m’ouvrir et de me connecter à de nouvelles longueurs d’onde.
Tout cela parce que j’acceptais enfin qui j’étais vraiment.

Et puis je recevais l’autorisation de pouvoir traverser, franchir la Porte. J’ai entendu « tu peux traverser ».
J’ai entendu également cela.  »Tu viens d’effacer 20 ans de ta vie sur la 13ème Lune ». je comprends pas trop ce que cela signifie.

Et enfin dans la nuit du 28 au 29 décembre.
Je me voyais partir à l’Ile de Pâques avec Gilles, aller dans les grottes et découvrir un crâne de cristal.

depuis 3 semaines cela fait bien 6 fois que Gilles intervient dans mes rêves.

3 février 2000 :

Cette nuit je me suis réveillée à 4 H 30 du matin et alors que je pensais à tout autre chose. Il m’est revenu à l’esprit ce que j’ai vécu par nuit. Mais cela est assez difficile de décrire avec des mots. Pourquoi ? parce que j’ai l’impression que cela n’était pas un rêve, c’est comme si j’avais vécu la scène, et surtout cela mettait en relation des personnes appartenant à différents plans de conscience puisque je voyais une scène avec des indiens (au sol, le passé) et au dessus (dans le ciel, le futur) mais appartenant à un autre plan de conscience les Pléïades et entre les 2 les Hommes et les dauphins. C’est comme si ces différentes personnes voulaient me laisser le message et surtout faire en sorte que je m’en souvienne.

Le message qui me reste est le suivant :
« si dans 22 ans, la situation sur Terre ne s’est pas améliorée, alors la planète basculera sur son axe » Je distinguais une réunion d’indiens autour du feu, c’était quelque chose de sacré et de très sérieux qui se tenait. Les indiens parlaient de l’avenir de la planète Terre et au dessus je pouvais distinguer cette même réunion qui se tenait entre les êtres de Lumière des Pléiades dans leur vaisseau. Les indiens ne les voyaient pas eux. C’est cela qui était bizarre car j’étais capable de distinguer ce qui se passait j’ai l’impression sur plusieurs niveaux. I
D’autre part, je ne sais si tu as entendu mais de nombreux dauphins (plus d’une centaine) ont été retrouvés morts sur les côtes françaises.
Dans le message il m’a été dit également que : « les dauphins quittent la planète Terre pour aller sur d’autres plans en empruntant ces fameux couloirs spatio-temporelles, mais quand ils quittent notre plan, ils ferment derrière eux la porte. Donc de nombreuses portes se referment et au fur et à mesure qu’elles se ferment et nos chances d’améliorer la situation sur Terre diminuent également. » Alors je me souviens qu’inconsciemment j’ai fait la remarque suivante : « cela signifie donc que nous sommes tous amenés à disparaître ? » et là la réponse a été « non, certaines personnes seront téléportés, emprunteront les « portes de secours » au moment voulu, et qu’il ne fallait pas craindre la situation, que nous pouvons avoir confiance ; qu’au moment opportun, nous serons enlevés ».

Il y avait également un schéma. D’autre part, je m’aperçois que depuis quelques semaines je passe beaucoup de temps avec l’outil ordinateur.

Sur le coup je me suis dit que je devenais folle mais au fond de moi, tout cela résonnait vrai.

En tenant depuis quelques années un journal et en regroupant les différentes infos reçues en rêves, en méditation ou autre sur le sujet des Pléiades, extra-terrestres, je me suis aperçue que depuis décembre 1998, il y avait une accélération de la fréquence des messages reçus et là surtout depuis décembre 1999.

Décembre 2000

Canalisation : Depuis le jour de Noël, je reçois de nouveau des messages des Pléïades
Avant-hier, vers 6 h du matin aujourd’hui, j’ai été réveillée afin que comme d’habitude dans un état entre la veille et le sommeil, je puisse recevoir le message.
Et voilà ce que j’ai vu et ressenti :
D’abord j’avais l’impression d’être comme aspirée et j’ai eu peur, puis la sensation qu’on travaillait sur ma colonne vertébrale (voir journal). Puis qu’on m’opérait. J’ai vu des vaisseaux sortir de terre, et j’ai vu une immense vague qui recouvrait les terres
Puis le fait que le volcan Popocatepetl se réveillait pour laisser émerger de nouvelles choses (découvertes)

Cette nuit, vers 4 heures du matin :
Le message « tu es des nôtres, Maryna, tu dois l’accepter maintenant . Nous avons besoin de toi comme récepteur et nous te demandons de transmettre ces messages à un maximum de personnes. »

Dans la nuit du 1 au 2 janvier :
Se peut-il qu’un mandala puisse ouvrir un vortex, une porte spatio-temporelle ? car je voyais le mandala sur lequel je travaille (celui avec le symbole de l’oiseau de l’île de Pâques) ouvrir ce vortex.Canalisation : « En élevant et en accélérant la fréquence vibratoire de nos cellules qui sont composées de particules électriques, nous pourrions avoir accès à d’autres dimensions (c’est effectivement comme pour les chaînes de télévision, je peux regarder mais si je ne règle pas le canal pour obtenir la 2 je ne l’aurais jamais alors qu’elle existe) pour cela, il est nécessaire que l’Homme change de fréquence, de canal.
Comment ? me direz-vous.
Tout d’abord, en reprenant le contrôle de sa vie, en prenant conscience de sa vie, en comprenant et en intégrant qu’il est le co-créateur de son existence. En prenant conscience de l’énergie de l’AMOUR (kundalini = co-création sur tous les plans).En s’exerçant par la méditation : pour cela, visualisez les cellules de votre corps devenir des particules électriques, particules de lumière, et visualisez l’ensemble de toutes ces cellules devenir de plus en plus lumineuses et portez votre attention sur l’ensemble de votre corps qui est lui même devenu une particule de Lumière, vous pourrez ainsi vous aligner sur d’autres fréquences »

source http://www.lumieresdelaudela.com

Les Vies Passées dans l’Akash

images (8)

Certains concepts intéressants sont transmis à travers l’Akash. Parlons des vies passées. Les vies antérieures transportent dans l’Akash des concepts qui sont hérités (l’héritage Akashique). Ainsi, si vous étiez un guerrier et que vous avez été tué dans la bataille, il se peut que vous n’aimiez pas l’odeur de la fumée des armes à feu. Ces choses-là vous arrivent sous des formes variées. Certains d’entre vous peuvent se trouver sur un champ de bataille et le sentir ! Certains d’entre vous aiment ça, puisque c’est l’odeur de la victoire et de la libération – davantage de concepts. Mais vous savez qu’il y a quelque chose là, chers Êtres Humains, et c’est un concept. Il va dans votre perception sensorielle centrale. C’est l’Akash à son meilleur. Ce n’est pas tant une question de se souvenir que de ressentir quelque chose qui existe à ce jour, à l’intérieur de vous.

Ceux qui lisent les vies passées doivent trier tout cela. Ils doivent linéariser quelque chose qui n’est pas linéaire. C’est difficile à saisir, voyez-vous. Les lecteurs de vies passées peuvent percevoir autour de vous le champ quantique créé par l’ADN (La Merkabah). C’est là qu’un bon lecteur peut aider à extraire des vies individuelles dans cette « soupe de concepts », ce que vous ne seriez jamais capable de faire. C’est ce qui explique comment un bon lecteur peut vous aider avec des portions de vie et des expériences passées que vous ne semblez pas pouvoir atteindre par vous-mêmes.

Maintenant, l’âme l’ancienne a un attribut Akashique de plus. L’âme ancienne, celle qui, par définition, a été ici pendant des milliers d’années, vie après vie, a vécu à peu près tout ce qu’il y a à vivre. Alors, que pensez-vous qu’il y a dans votre Akash, âme ancienne ? Je vais vous le dire: la même chose que pour tout le monde – le drame, la peur et la tâche inachevée, jusqu’à maintenant. L’âme ancienne a un entrepôt de vies d’éveil et c’est ça la différence. Dans la nouvelle énergie, c’est ce que l’âme ancienne va commencer à se rappeler. En fait, jusqu’à maintenant, au niveau Akashique, être une âme ancienne était loin d’avoir autant de poids que c’est le cas à présent.

Les choses se recalibrent. Il s’agit aussi d’une recalibration de l’Akash. C’est ce que vous ressentez, ce que vous faites avec lui, et comment il vous conduit à faire des choses. L’attribut le plus intéressant au sein des âmes anciennes est qu’elles ont la sensation d’avoir tout compris. D’avoir été là, d’avoir fait ceci et cela. Il n’y a rien de nouveau, et sur cette base, elles se sont engagées dans un mode de vie, ou ce qu’elles pensent être un mode de vie sur la planète Terre. C’est tellement intéressant, et souvent totalement faux.

 

Kryeon 2013-12-12

lire la suite ici http://kryeon.forumactif.com/t149-kryeon-l-akash-est-difficile-a-comprendre-10-aout-2013

Devenir conscient de la Merkabah

 

images (2)On ne peut devenir conscient par des moyens quelconques de ce qui est éternel et qui existe sur une autre dimension. Aucune répétition de techniques mécaniques en vue d’élever le niveau vibratoire d’une personne ordinaire ne peut atteindre la Surnature. Il n’est pas nécessaire d’être très éclairé pour comprendre qu’il y a des lois universelles qui protègent les valeurs sacrées de toute profanation. Aujourd’hui, l’être humain est d’une arrogance si démesurée qu’il estime qu’il est en  droit de tout savoir sans rien payer (de sa personne).

Donc, on ne devient pas conscient de la Merkabah en méditant sur notre divin nombril ou en récitant des mantrams en sanskrit ou en hébreu. Le vaisseau spirituel qui est enlisé dans notre dimension ne reconnaît pas nos codes car il est programmé dans un langage inviolable. Il faut d’abord réparer la rupture causée par l’accident originel.

N’est-il pas logique de remettre d’abord en état un véhicule accidenté avant d’essayer de le faire redémarrer ? Il y a un effort à fournir, et en l’occurrence, c’est l’égo qui doit se sacrifier.

Nombre de chercheurs de vérité s’enferment dans des systèmes cristallisés alors qu’ils ont au départ le désir sincère d’atteindre la libération. Innombrables sont les appelés mais où sont les élus ? Ce problème provient de la difficulté pour l’être humain, conditionné par les systèmes de pensée, de se représenter de manière simple le but de la vie. Il  a étudié les doctrines spirituelles et parfois il a pratiqué des techniques en vue d’un certain résultat, mais on ne lui a pas fourni les bonnes informations sur sa véritable nature. Alors, il a erré et s’est mille fois perdu dans la jungle des idées et des théories. Pourquoi cette quête sans fin ?

Il faut que l’être soit prêt à recevoir l’information ultime. Cette préparation exige beaucoup d’efforts, antérieurement accomplis, et ces expériences souvent pénibles ont rendu le coeur-conscience réceptif à des rayonnements universels plus subtils. Le système de la Merkabah est ainsi touché, à travers l’ouverture de notre coeur, et rien ni personne ne peut forcer ce processus.

Il faut savoir que l’univers est un corps électromagnétique multidimensionnel où tout ce qui existe est relié. Toutefois, il y a des zones déconnectées du cœur central où l’énergie divine ne peut plus pénétrer à cause du taux vibratoire trop ralenti. Le contact est si ténu avec ces zones rejetées en périphérie de la lumière centrale qu’on pourrait croire que ces zones n’ont simplement pas de réalité. C’est pourquoi l’attention des êtres divins n’est pas attirée par ces mondes tombés, tout comme nous ne sommes pas très intéressés par la vie des paramécies ou d’autres espèces microscopiques.  Or, nous ne sommes pas des paramécies, mais nous disposons heureusement d’un organe émetteur psychique qui peut envoyer des messages à travers l’espace. C’est à la suite d’une accumulation considérable de SOS émis à partir de la détresse de millions de cœurs qui ont prié pour un secours pendant des millions d’années que notre problème a été pris en compte. Mais il ne faudrait pas trop s’imaginer que nous sommes la cible d’une attention particulière car rien dans notre comportement bestial, primitif et égocentrique n’attire la sympathie des races angéliques, ni même des civilisations plus évoluées. Toutefois, des êtres de compassion ont capté notre appel et un plan de salut a été mis en place pour nous aider, pour autant que le karma l’autorise.

L’accumulation de nos signaux de détresse et de nos soupirs de douleur a formé une constellation, une nuée électromagnétique, à partir de laquelle il est possible à de grandes intelligences cosmiques d’émettre un signal en retour. Ce signal est la force en réaction à notre propre appel. Il ne peut pas être plus intense ou plus faible que l’émission d’origine, au vu de la précision des lois universelles.

C’est ainsi qu’il faut comprendre le salut et la rédemption. Nous en sommes les artisans. Il est hors de question qu’un « sauveur » vienne nous tirer miraculeusement d’affaire, car on peut seulement nous renvoyer la charge de compassion contenue dans l’appel que nous avons émis. Cela signifie qu’aucun salut de type messianique n’aura lieu sur cette planète. Si un tel évènement se produisait selon les apparences visibles, il s’agirait d’un intervention politique pour nous subjuguer, en complète violation des lois universelles. Le salut doit émaner de nous.

C’est pourquoi, malgré les promesses vaines des religions pour nous faire mijoter dans l’espérance tout en nous tenant ainsi sous contrôle, il n’y a pas de rédemption miracle. Ce que les hommes appellent Christ (ou grand avatar) est la réponse compatissante en retour de notre signal de détresse. Ce grand esprit collectif a pris la charge de stimuler et de structurer notre auto libération en venant sur terre à de nombreuses reprises depuis le fond des  temps, sous des noms de dieux divers, pour y confirmer et sceller la force de libération que nous avons nous-mêmes engendré.

On prétend que la constellation où nos prières se seraient accumulées est celle des Pléiades d’où l’activité constatée dans cette zone céleste comme en témoignent certains mythes antiques.

La porte des Pléiades pourrait être le chemin par lequel nous sommes arrivés jusqu’ici, mais il faut se représenter ces choses de manière intérieure car les Pléiades astronomiques ne sont qu’une illusion d’optique à partir de notre point d’observation et de conscience matérielle actuelle.

La Bible mentionne les Pléiades comme les mondes EDENIQUES de KIMAH (Livre de Job/ version hébraïque) et la mythologie grecque les appelle les Sept Sœurs. La principale étoile de cet amas d’astres dans la constellation du Taureau est Alcyone qui est mille fois plus brillant que notre soleil. On prétend également que nombre d’entités incarnées sur la terre en proviennent, et qu’ils sont par conséquent des humains-pléiadiens. Ils se distinguent par l’originalité de leurs travaux au service de l’humanité car ils ne sont là que pour faire avancer l’œuvre de délivrance.

Il y aurait beaucoup à dire sur les mythes autour des Pléiades dans les cultures anciennes.

Il faut s’ouvrir à la merveilleuse dispensation salvatrice que nous avons appelé de nos vœux et qu’il faudra finaliser concrètement, au lieu d’en rester à des rêveries spirituelles. Cette réalisation implique de prendre conscience de ce que nous sommes, non à la manière orientale qui parle du Soi évanescent, mais en intégrant la réalité de la Merkabah qui a été ignorée des enseignements spirituels aujourd’hui obsolétes. Il faut donc d’abord se débarrasser des idées fausses.

Comment s’ouvrir à la conscience de la Merkabah mutidimensionnelle ? Peut-on étudier la technologie sacrée du vaisseau céleste comme on étudierait une science physique ? Si les méditations planantes et les techniques ésotériques ne servent plus à grand chose, que peut-on faire pour s’élever ?

Les grands instructeurs spirituels du 20 ° siècle l’ont clairement affirmé : il faut une mutation radicale, une conversion absolue de notre vie intérieure. Sinon, nous continuons à tourner dans la cage de l’évolution qui revient au point de départ, un cycle après l’autre.

Pour les êtres qui n’ont pas encore effectué les protocoles préliminaires d’une reconnection avec la source d’information universelle, le programme interne de l’atome germe du cœur n’est pas encore assez sensible aux influx qui lui parviennent depuis l’espace de l’univers interne. Sa conscience demeure attachée à la représentation spatio-temporelle extérieure.

Il est probable que ce que nous racontons ici lui paraisse déraisonnable ou incompréhensible. S’il est un chercheur de vérité sérieux, il a déjà enregistré les données de la spiritualité conventionnelle qui parle de « s’unir au soi supérieur » ou un discours similaire. Or, cette phraséologie floue dissimule un grave malentendu. Il faut toujours se dire que ce qui est enseigné à haute voix sur les places publiques ne peut pas être la vérité. C’est au mieux une approche.

En ce monde, « la vérité n’a pas de pierre où reposer sa tête ». La connaissance de la Merkabah est un secret ultime qui n’était révélé qu’aux initiés s’étant préparé au « Retour vers le Père », ce qui signifie, que ce mystère ne s’ouvrait que pour ceux qui avaient accompli la mutation de conscience qui permet de se relier au champ électromagnétique de la Surnature. Cette conversion énergétique est sous jacente dans les conseils de la sagesse traditionnelle, du point de vue moral et psychologique, mais cette sagesse est adaptée à l’égo qui y voit un tremplin pour son propre développement. Il n’y a rien de mal à cela. Ce développement peut mener jusqu’au contact avec le soi disant « moi supérieur » qui est le surmoi subconscient, que les enseignements orientaux décadents de « l’âge noir » confondent avec le véritable Soi divin. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui la « réalisation du soi » qu’on propose en pochette surprise, généralement à l’appui d’une discipline de méditation yoguique ou védantique. La plupart des gourous indiens et asiatiques sont sur cette voie, chacun  selon son niveau et sa sincérité. Mais la sincérité n’est pas la vérité. Ne vous attendez pas à ce que ces maîtres vous montrent comment devenir conscient de la Merkabah car ils n’ont pas connaissance de la réalité structurelle du vaisseau de l’âme. Ils peuvent au mieux interpréter cette idée selon les connaissances du yoga ésotérique au sujet des corps subtils. C’est pourquoi le new age a confondu le corps causal qui est l’enveloppe aurale bien connue des théosophes occultistes, avec la Merkabah.

La merkabah immortelle n’est pas soumise au processus d’évolution dans le temps. On ne peut donc pas la « développer » à force de visualisations. Elle n’est pas sur notre dimension, et on ne peut donc pas la contacter par des techniques aussi ésotériques soient-elles. Il faut apprendre la méditation attentive.

Par contre, l’esprit peut s’éveiller à la conscience de la Merkabah lorsque le cœur reçoit de l’intérieur des informations en réponse à son désir de délivrance. Ces informations de nature électromagnétiques subtiles reprogramment le système actuellement en panne. Il faut pour cela que l’avidité égocentrique ait fait place à un attitude nouvelle, de réelle ouverture, de bonté, et de détachement des ancrages lourds de l’existence incarnée. Il n’y a rien à accumuler mais il faut plutôt s’alléger de tout le superflu. Sur ce chemin, tout ce qui n’est pas strictement nécessaire au voyage est un fardeau inutile qui doit être déposé – c’est le lâcher prise. En cela, la sagesse traditionnelle dit vrai. La simplification de l’existence pratique, la mise en veilleuse du cinéma émotionnel et psychologique, et surtout l’intensification constante du désir de Retour, forment la base de ce qu’il faut accomplir.

De nombreux chercheurs sont bien orientés, mais ils manquent encore de confiance. Ce doute provient de l’ignorance de la réalité de la Merkabah individuelle. Savoir, au moins théoriquement, que le vaisseau de notre âme attend qu’un conducteur en reprenne les commandes, c’est se reconnecter avec le programme de notre système. Ce n’est certes pas encore l’accomplissement, mais cela en constitue le stimulant à l’allumage, c’est à dire le désir de partir en voyage vers la source de l’univers. Sur cette base, il est bien plus facile de comprendre la nécessité d’une mutation et d’intégrer les données nécessaires à une transmutation de notre organisme jusqu’à l’état que les hermétistes ont nommé « le corps de gloire ». Cette transmutation de l’organisme mortel en un double immortel peut prendre du temps, mais le commencement est déjà un accomplissement.

Lorsqu’un nouveau corps de pure essence énergétique est engendré sur le canevas de notre forme physique atomique, alors, la Merkabah va disposer d’un conducteur à sa mesure, capable de s’élancer vers les dimensions de l’univers interne dans une grande liberté de mouvement. C’est pourquoi ceux qui parlent de « mutation de conscience » devraient concevoir à quoi cette mutation doit aboutir concrètement. Il faut un programme clair et précis pour un résultat en concordance.

Le but de la vie est d’accomplir le voyage de retour vers les dimensions intérieures de l’univers absolu. Pour cela il faut un véhicule : nous l’a         vons déjà, c’est le vaisseau Merkabah, ainsi nommé traditionnellement d’après la science secrète des sumériens dont la civilisation connue sur notre dimension terrestre fut une porte de retour vers l’origine. Sumer est la base spirituelle interdimensionnelle reliée aux Pléiades, les mondes édéniques d’où afflue l’énergie divine féminine de la « mère » qui veut restaurer son enfant dans sa condition d’homme-dieu. (l’aide est prodigué par l’aspect « maternel » du divin en réponse à l’appel de l’enfant perdu)

La Merkabah aurait donc sa source énergétique dans les Pléiades. Lorsque le vaisseau se réanime, toutes les constellations s’illuminent aux yeux de l’âme sur la voûte du ciel intérieur de la Merkabah. La tradition fixe le nombre de constellations majeures à douze en raison de la structure du cercle des douze foyers stellaires internes. L’astrologie n’est donc qu’une projection extérieure, mais dans le futur la science des astres redeviendra une astrosophie intérieure.

« Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car l’ancien ciel et l’ancienne terre avaient disparu » (Livre de l’Apocalypse). Cette parole exprime l’idée que notre ordre ancien devra laisser le champ à l’ordre universel. Il est donc vain de poursuivre un idéal terrestre déconnecté de notre origine, car cette planète n’a pas d’enregistrement sur les tables de l’éternité. Il faudra en partir un jour.

Lorsque les « prophètes modernes » nous incitent à prier et à nous unir pour « sauver le monde », il s’agit d’une diversion puérile, car ce n’est pas le monde mortel qui doit être sauvé. La terre (notre corps provisoire) passera et les cieux (les cycles) passeront.

La terre sacrée c’est notre corps spirituel dont notre conscience est le firmament intérieur qui est comme la coupole du vaisseau merkabah. Les anciens hindous ont nommé ce ciel intérieur « Lipika ». La Lipika est la voûte céleste intérieure par laquelle le conducteur de la Merkabah s’oriente à travers les dimensions de l’univers. Lorsque nous regardons le ciel par une nuit étoilée, c’est l’apparence projetée au dehors de notre ciel interne que nous contemplons. Ce ciel est l’image extérieure de la Lipika étoilée. Chaque point lumineux est un foyer magnétique qui diffuse un certain type d’information énergétique. Lorsque l’être s’engage dans le retour vers les univers multidimensionnels de l’univers interne, il peut régler sa marche en direction de ces foyers lumineux – univers inconnus qu’il est libre d’explorer. Imaginer cette liberté spirituelle totale c’est réaliser également la nature tragique de notre emprisonnement dans la dimension formelle. Pour ceux qui sont issus de la racine de la « volonté de Caïn », l’aspiration au grand large se manifeste par un désir irrépressible d’inventer des moyens d’évasion en relation avec l’expérimentation la plus téméraire. A l’opposé, pour les âmes qui sont de la racine de la « lumière d’Abel », cette aspiration prend une forme religieuse et dévotionnelle en relation avec la magie de la lumière comme on le voit dans l’engouement actuel pour les apparitions astrales lumineuses.

S’ils veulent retrouver la science et la puissance (Caïn) et la lumière paradisiaque (Abel), les deux types humains doivent apprendre à réanimer la Merkabah.

Sinon, la connaissance mentale de l’un est aussi vaine que l’amour sentimental de l’autre.

La technologie sacrée de la Merkabah repose sur des processus électromagnétiques très complexes dont nous n’avons aucune compréhension dans l’état actuel des découvertes et des rares révélations sérieuses. Il faudrait observer le système à partir d’une clairvoyance supérieure, tenant à la fois de la rigueur du physicien et de l’intuition du mystique. Certains disposent de ces qualités mentales et spirituelles, mais il leur manque le pouvoir de clairvoyance adéquat, qui, on l’aura compris, n’est pas du même registre que la clairvoyance occulte, ni de l’ordre de la lecture akashique. De ce fait, parce que nous manquons d’informations « scientifiques » sur la Merkabah, des explorateurs de sensibilité médiumnique s’autorisent à appeler Merkabah ce qui n’a aucun rapport avec le vaisseau divin.

Les gens qui rejoignent les groupes de méditation « merkabaresque », en reviennent inévitablement déçus.

La Bible dit : « Mon peuple se perd par manque de connaissance véritable, la connaissance du Salut ». Mais qui se préoccupe des avertissements bibliques « vieillots » dans notre société de consommation et de zapping ? Pourtant si le candidat à l’initiation de la « Merkabah new age » prenait seulement la précaution de lire – ne serait-ce qu’en français -  la « vision du Char » dans le Livre d’Ezéchiel, il réaliserait que les marchands de Merkabah en solde sont loin du compte avec leur champ aurique en forme de tétraèdre. Attention à la « cristallisation » magnétique !

Nous n’avons pas la prétention d’en savoir beaucoup plus, mais nous voulons inciter à la prudence là où il n’y a pas de rigueur.

La vulgarisation de notions sacrées, a toujours été le signe d’une décadence irréversible dans les civilisations anciennes. Nous ne pouvons certes pas revenir en arrière, car les portes sont fermées. Pour en revenir à quelle tradition  d’ailleurs ? Il faut avancer vers l’ère nouvelle.

Que les spéculations du new age nous soient au moins l’occasion d’une clarification et elles auront servi à quelque chose !

Certains trouveront cet essai de clarification impropre à les conduire à la réalisation dont ils rêvent, et ils voudront malgré tout, faire l’expérience « d’éveil de la Merkabah » qu’on leur propose sur internet ou dans les livres de Drunvalo. Ils voudront essayer de « décoller ».

Il faut qu’ils sachent que le programme de méditation Merkabah n’est pas simplement une erreur de dénomination, mais une emprise spirituelle qui peut être aliénante. 

Les forces lucifériennes ont lancé le programme de la « grille christique planétaire » pour mettre nos corps énergétiques sous tension dans un filet électromagnétique.

A l’aide de méditations canalisées dans un certain sens, et qui cristallisent nos champs magnétiques, on se retrouve « collés » sur la trame collective comme des mouches. Cette mise en réseau planétaire enchaîne les âmes à la grille énergétique inférieure, au nom de « l’amour du monde », bien entendu. 

Notre approche de la Merkabah semblera compliquée et théorique aux esprits avides de « réalisation » et de sensation. 

Quant au chercheur sérieux, il comprendra à la lecture de la « vision du Char d’Ezéchiel » que la Merkabah n’est pas un amusement expérimental, mais qu’il s’agit d’une technologie électromagnétique sacrée.

Dans nul autre domaine la parole « il ne faut pas jouer avec le feu » s’avère plus à propos.

La Merkabah est un « char de feu » électromagnétique, ce feu puissant qui transféra le prophète Elie dans la dimension de l’immortalité.

Pour nous harmoniser en toute sécurité avec ce haut potentiel énergétique, nous devons accomplir certaines procédures de préparation.

La première est d’ordre moral : il faut tisser une combinaison de lumière.

Cela s’effectue grâce aux actes justes qui découlent d’un comportement profondément bon. Si cette bonté authentique s’appuie sur une connaissance des lois universelles, elle ne risque pas de dériver en sentimentalité qui est une parodie de l’amour vrai.

Pourquoi imiter l’amour ? Le Cantique des Cantiques dit : « N’invitez pas l’amour avant qu’il le veuille ».

Le monde est rempli d’imitations mystiques, idéalistes et humanitaristes. Or, la bonté véritable ne consiste pas à porter les maux du monde, mais à retourner vers l’amour absolu en s’allégeant de tout ce qui empêche l’être de déployer ses ailes. 

Certains auteurs spirituels ont insisté sur le sacrifice de soi à la manière du mysticisme de l’ère des Poissons. Mais il n’y pas d’autre sacrifice rédempteur que celui que l’on rend à l’esprit éternel qui est en nous-même, selon le premier commandement : « Tu aimeras Dieu de tout ton cœur ».

Or pour « aimer Dieu », la source interne de notre vie, il faut désirer s’en rapprocher.

La bonté libératrice réside donc dans un désir constant du retour à notre origine divine.

L’amour du monde et de ses créatures n’est qu’une conséquence, et encore faut-il veiller à ne pas être injuste en donnant de la force-amour à des êtres que les lois universelles ont rejeté en périphérie à cause de leur propre volonté de rupture.

Eprouver de « l’amour inconditionnel » pour le plan terrestre et les êtres qui y sont emprisonnés à cause de leur révolte obstinée, ce n’est pas servir l’harmonie universelle.

Seul celui qui s’est délivré de l’emprisonnement terrestre – par une confiance totale dans l’amour  -  peut aider ses semblables en les attirant à un niveau supérieur, et non pas en se laissant capter vers le bas.  

Lorsque Jésus déclare : « Nul n’est bon, pas même un seul », cette leçon indique que malgré tous nos efforts de bonté humanitariste, religieuse et sentimentale, nous sommes encore très loin de la véritable Bonté.

Il faut donc désirer retourner vers la Source  – quelle que soit la manière dont on le formule, selon que l’on est religieux ou philosophe. Dans ce désir de retour réside la véritable bonté dont les fils d’or tissent le corps de gloire sur le canevas de notre forme physique. 

Ce désir de la vie absolue induit une transformation cellulaire et atomique. C’est ce que les anciens initiés ont nommé « le tissage de la robe nuptiale » – le corps de lumière.

Notre aspiration constante à la vérité, attire dans notre être des informations de haute intensité qui reprogramment l’organisme entier dans la direction d’une mutation.

C’est ainsi que se renoue le contact entre l’être incarné et la Merkabah. En l’absence de cet effort, le discours spiritualiste n’est qu’un rêve. 

Donner une orientation totalement spirituelle à notre vie. C’est le principe de la procédure préliminaire pour renouer avec la Merkabah qui est le vaisseau grâce auquel le dieu humain peut reprendre sa place dans la hiérarchie universelle. 

 

Auteur : Yasmine ROONEY – LE PROJET PLEIADIEN – l’Assistance pléiadienne dans le vie humaine. 

Le retour à l’Unité

 

transcendanceSortir de l’infantilisme de la confusion moi/non-moi est un défi que peu d’êtres humains relèvent. L’état embryonnaire est celui de l’unité, et peut-être en portons-nous la trace ou la nostalgie. Nous pouvons retrouver l’extase de cette unité prénatale à un niveau supérieur. C’est la réalisation du Soi, que René Guénon appelle la Délivrance, et qu’on nomme aujourd’hui Eveil, pour recouper les différentes expériences des sages et des maîtres qui sont passés par là. Le sujet et l’objet sont identiques, comme le bébé d’avant six mois qui se prend encore pour sa mère. On aura donc, comme le dit Lao-Tseu, accompli le chemin du retour. La croissance de l’enfant révèle que l’esprit homogène identifié au non-moi par le moment même (lune) se dédouble avec l’apparition du discours, vers deux ans (Mercure), qui permet de mettre en scène le vécu et d’imaginer, puis se subdivise avec l’apparition du sentiment du moi par le caractère vers l’age de sept ans (Saturne), suivi de l’apparition du désir sexuel à l’adolescence (Mars), accompagné de près par l’apparition de l’idéalisme existentiel (Vénus), qui oppose au vécu un référentiel intérieur pour le gouverner, tandis que la tentation des rôles (Jupiter) viendra concilier les instances déjà apparues.

L’esprit possède sa propre embryogenèse. Les juridictions surgissent, tourbillonnent, instrumentalisent le moment, et parfois se l’arrachent. Les humeurs primordiales l’attestent, de la tristesse à la joie, en passant par toutes sortes de nuances. Nous avons toujours inventorié les mouvements de l’esprit, vertus cardinales et péchés capitaux, émotions-types comme celles répertoriées par exemple par le docteur Bach, mais peu d’êtres humains pratiquent la sadhana ou l’alchimie qui restitue l’esprit dans son pouvoir originel de s’unir au non-moi, rassemblé dans le soleil vainqueur des forces d’écartèlement centrifuge.

  Désengrammer l’enfance

A l’age de six ans, ma mère me montrait comme un singe savant à ses amies, chez le coiffeur, car j’avais des yeux immenses, et elles s’esclaffaient toutes comme au zoo, une impression indéchiffrable d’agacement venant dilater encore mon regard, tandis que je faisais la moue. Ma mère faisait systématiquement ce numéro avec moi, alors qu’elle avait dû s’apercevoir que cela me perturbait. Aucune de ses amies, rencontrées chez le meilleur coiffeur de la bourgade, et encore moins ma mère, ne prêtait la moindre attention au fait que leurs jacasseries me dérangeaient, même si je me mettais à pleurer. Je me suis habitué à être peu écouté et pris en compte, mais en même temps je me suis rendu compte que les mots ne voulaient pas dire grand-chose, et j’ai renoncé à percevoir le monde avec le langage, et comme les sensations ne suffisaient pas, la présence de l’absence est devenue un compagnon de route, de sept à vingt-trois ans. Quand on reconnaît le caractère meuble de l’enfant, le pouvoir absolu du non-moi sur le moi par les chocs qui laissent des traces, on s’étonne beaucoup moins de voir autant d’adultes incompétents dans le domaine de la conscience. Celle-ci se sera spécialisée outre mesure dans certains secteurs et restera faible dans d’autres, mais l’ensemble fournit une adaptation sociale suffisante pour que la vie fonctionne ainsi, avec des hommes et des femmes qui sont, d’un point de vue supramental, inachevés.

Il est bienvenu de revoir son enfance où de nombreux mécanismes de grippage des fonctions psychologiques se sont effectués, quand le moment s’est présenté sous forme indigeste pour le moi, et que le sujet n’a pas su communiquer, ou empêcher le préjudice. Le grippage est tout à fait naturel, et nous en traiterons les formes essentielles plus tard. Le présent pur a toujours le pouvoir de nettoyer l’obscurité d’un passé très ancien, mais le patient ou le chercheur n’est pas toujours suffisamment convaincu du bénéfice de remonter aussi loin. Le supramental le fait de par sa propre autorité, et il est donc certain que la réhabilitation de la petite enfance permet de retrouver une spontanéité propice à saisir le moment éternel. Le but d’une analyse est, entre autres choses, de parvenir à extraire du plan émotionnel les préjudices et les trauma pour les abstraire et les objectiver, puis les intégrer dans une partie supérieure de l’être qui a davantage de moyens de les transformer ou de les dissoudre que les parties postées plus bas. Mais il n’est pas nécessaire de s’attacher à une forme thérapeutique, et le travail peut parfois s’effectuer seul, en particulier pour ceux qui savent respirer correctement et qui retrouvent facilement les états d’esprit d’un lointain passé.

Quand le moi est séparé du non-moi, il est traversé dans toutes ses parties, la souffrance est mentale (je ne trouve pas la solution), affective (il me manque quelque chose), émotionnelle (l’évocation de l’objet manqué ou perdu provoque des larmes ou des angoisses) et physique enfin: une contrainte évolutive fait somatiser, une partie du corps en prend pour son grade. En revanche, des signes avant-coureurs se manifestent chez l’adepte, qui n’attend pas que tous les plans soient contaminés pour intervenir. La quête, puisqu’elle est attentive, prévient de nombreux troubles, mais soulève des résistances qui resteraient endormies sans elle, du passé, personnel, familial, karmique, ou de la configuration énergétique astrale à modifier.

  Unir Distance et Présence

Le vrai caractère ne s’exprime pas avant que des antagonismes puissants ne soient résolus, et ils apparaissent systématiquement à la lecture de l’horoscope, puisque les tendances psychiques s’écartèlent dans les quatre directions, nous mettant au défi de trouver au centre le soleil ou le soi, pour les harmoniser. Des virages s’imposent au cours de l’existence pour mieux équilibrer les forces et amorcer une manière plus subtile de se nourrir du temps. Une unité se révèle à un niveau plus conscient après les fractures événementielles qui imposent des remises en question profondes, dont la conscience aura profité. Ceux qui ont le sentiment d’avoir frôlé la mort, (et depuis peu j’en fais partie), trouvent très souvent que les personnes qui n’ont pas une expérience similaire «chipotent pour un oui on pour un non». La bataille contre la mort, sauf exception, tord le coup à la complaisance. Nous autres rescapés, nous nous reconnaissons entre nous, parfois d’un simple regard, nous bénéficions d’un gadget évolutif enviable: nous sommes à la fois plus présents et plus distants dans le moment. Je n’incite personne à jouer à la roulette russe sous prétexte que cela remet le prix de la vie à sa place, alors cherchons d’autres moyens pour bénéficier du regard du rescapé.

Là où beaucoup se noient dans un verre d’eau ou s’arrachent les cheveux, le survivant d’une part, et l’aspirant spirituel de l’autre, s’y prennent autrement. Il n’y a plus de fausse urgence, de petites peurs pratiques ni de désirs pressés. Mars est dompté et la lune apaisée, tandis que les attentes compulsives de Venus ont foncièrement diminué. L’alchimie commence bien par les tendances qui correspondent aux planètes qui encadrent la Terre. L’inépuisable lune qui correspond aux émotions, à la sensibilité, mais aussi à la sensiblerie, s’est décrotté de la peur de manquer de sécurité, le désir n’est plus avide de trouver son objet, les décisions sont réfléchies, les réactions de défense diminuent, Mars est plus éclairé, l’action plus homogène. Et tous les mouvements qui cherchent une adhérence fusionnelle au non-moi, qui idéalisent le moment et le nouveau, se remplissent maintenant d’une exigence supérieure, et d’une hauteur qui les dispense de s’identifier sans vergogne aux apparences gratifiantes, et Venus trouve un raccourci vers Neptune. Si les événements vraiment pénibles obligent l’esprit au recul (appelant l’arbitrage du soleil et de Saturne), ils agissent comme la méditation qui permet de se distinguer du non-moi.

Le sujet tire le rideau pour observer ses comportements d’une manière détachée, s’il médite, mais parfois c’est la vie elle-même qui donne cette leçon comme un enfant qui apprend à nager en tombant dans l’eau pour survivre. L’être humain se trouve alors harcelé par son propre mental, soudain, sans échappatoire, faute d’avoir su auparavant l’utiliser pour des remises en question régulières. L’évolution humaine, c’est le moi qui transforme sa position vis-à-vis du temps qu’il avale et qui l’avale. Car les deux se nourrissent l’un de l’autre, thème qui sous-tend la Bhagavad-Gîta, pour laquelle l’action pure, inspirée du non-agir. soustrait l’âme du chercheur de feu au prédateur du temps Kala. Tout ce qui arrive devient le moyen d’intervenir en profondeur sur notre propre existence en investissant les forces qui nous traversent. Nous refusons alors de manger le temps n’importe comment, et nous refusons au temps le privilège de nous avaler selon son bon plaisir. Le mariage du soleil et de la lune, après qu’ils auront été identifiés, séparés, opposés et réconciliés, constitue l’expérience alchimique primordiale, appelée conjonction dans les textes anciens. Ceux qui ignorent ou refusent la leçon de l’accident, de l’échec, du deuil, manquent les nouveaux seuils adaptatifs et risquent de voir pousser en eux certaines fonctions psychologiques occupant l’espace vital des autres, aliénant le présent aux obsessions du passé et aux compensations de toutes sortes, alors qu’un simple moment de sincérité permettrait d’ouvrir le chantier psychologique.

 

extrait du Traité d’alchimie vu sur  : http://www.supramental-astrologie.fr/

 

L’énergie du Soleil, feu intérieur

 

L'énergie du Soleil, feu intérieur dans TRANSITION vers le FUTUR 330px-Jardin_japonais_Anduze-200x300Il faudra associer le feu, ou la flamme intérieure, au hara, à l’énergie du soleil de vos entrailles. C’est le feu qui amène la vitalité de l’Univers dans le corps physique et qui permet à cette puissance d’animer chacune de vos cellules, de reconstruire les organes affectés et de guérir les blessures dans l’incarnation. Ce feu intérieur, ce soleil dans vos entrailles, s’anime lorsque l’Etre accepte d’entrer totalement dans la matière, conscient d’exister au-delà de celle-ci, mais choisissant d’abord d’honorer la vie de son corps physique incarné.

 Nous ne suggérons pas ici qu’il y ait une sensation d’emprisonnement dans la matière. Un Etre trop identifié à son corps ne s’ouvre pas à la présence de son âme, qui existe aussi au-delà de celui-ci. Mais, inversement, un Etre trop identifié à son âme et à la vie au-delà de la matière pourrait interpréter son corps comme une prison et vouloir s’en séparer, laissant ainsi un aspect de lui dans le deuil. Même si la séparation n ‘est pas la mort, l’Etre se désincarne progressivement et renonce à l’allumage de son feu.

 Ce feu intérieur est à la base d’un mouvement d’élévation énergétique qui conduit les êtres vers le processus d’ascension. Il est à l’origine de la montée de la kundalini dans le corps. Il est aussi associé au feu du respect de soi que plusieurs sont appelés à développer en ce moment.

 Le respect de soi amène parfois les individus à ce que nous pourrions qualifier de « sainte colère », un mouvement habituellement associé à l’ombre sur votre Terre. Plusieurs d’entre vous ont imaginé qu’il leur fallait être uniquement amour, paix et douceur pour demeurer sur la voie spirituelle. Ce faisant, ils ont oublié que leur côté plus colérique, plus affirmé et plus incisif leur permet d’abord d’être amour envers eux, soit l’être le plus important de leur vie. Car s’ils ne se respectent pas, ils ne peuvent véritablement respecter les autres.

 Se respecter n’est pas une incitation à imposer sa vision aux autres. C’est plutôt une invitation pour que plusieurs réalités puissent cohabiter en parallèle, sans renoncer à son essence et tout en honorant celle des autres. Voilà un équilibre très noble à atteindre.

 La sainte colère est un  élément à autoriser dans l’incarnation. Au nom de l’amour, les gens ont accepté l’inacceptable. E progressivement, les libertés individuelles ont été mises de côté au détriment de l’équilibre de la vie. Un pas à la fois, les Etres ont renoncé au fondement même de la vie, selon lequel chaque expression du Tout est souveraine et libre de ses choix. Ce concept a été si malmené sur cette planète que cela a entraîné la déchéance de nombreuses formes de vie, qui ont perdu leur dignité et leur droit d’exister. Les formes minérales, végétales, animales et humaines sont toutes affectées par cette situation.

 Le feu est une énergie qui apporte une forme d’équilibre aux Etres, les invitant à respecter la vie dans toutes ses facettes, peu importe les formes. S’il n’y a qu’un seul commandement à honorer sur terre, c’est celui du respect de la vie et de la liberté de chaque forme d’expression, peu importe ce qu’elle est.

 Sur votre planète, des individus se sont unilatéralement approprié des droits et des privilèges, sous le chapeau de la liberté. Ils ont agi en occultant le fait que cette liberté enfreignait celle des autres. Mais il est maintenant intéressant d’observer que cette expérience permet à ces autres de rallumer leur feu intérieur, ce qui les amène à retrouver leurs réels pouvoirs, ceux qui leur donnent aujourd’hui la possibilité de transformer l’inacceptable en harmonie, redonnant ainsi sa dignité à la vie.

 Voilà donc pourquoi ces expériences ont été autorisées par vos âmes. Par l’entremise de votre feu intérieur, vous pouvez retrouver l’apprentissage de votre force et de vos pouvoirs. En honorant ce feu et en acceptant de le présenter au monde, vous vous honorez vous-mêmes. Vous contribuez ainsi à redonner la dignité à toutes les formes de vie sur terre.

 Ce feu intérieur est donc au cœur du retour de l’équilibre, amenant ultimement l’ombre et la lumière à revenir au centre. C’est un portail conduisant l’humanité vers l’intégration de la Superconsience sur la Terre.

 Issu de Transition 2010 – série Kryeon – Redéfinir la dualité, canalisé par Lee Carroll  et les invités comme le collectif Ashtar et le Haut Conseil de Sirius, en page 211.

Faire monter la Kundalini

 

 

Faire monter la Kundalini dans SAGESSE des PLEIADES kundaliniAvec ses délicieuses sensations concentrées surtout dans la région génitale, un orgasme peut faire monter la Kundalini vers le deuxième chakra. Il est possible de pousser l’énergie plus loin dans le corps en prolongeant le plaisir, en intensifiant la respiration profonde, en vous détendant, en vous abandonnant à la joie du processus et en utilisant votre imagination pour faire monter et suivre la vague d’énergie. S’inquiéter de sa performance abrégera le processus. Si vous laissez vraiment les sensations extatiques se déployer, vous accumulerez plus d’énergie ; avec votre partenaire, montrez-vous créatif et utiliser cette énergie pour explorer votre cœurs ; servez-vous de l’extase pour nourrir vos objectifs de vie ; vous pouvez également diriger l’énergie d’amour vers des membres de votre famille ou des amis afin de les éveiller et vers l’humanité tout entière pour aider à l’instauration de la paix dans le monde. L’expérience située au deuxième chakra procurera un merveilleux orgasme génital, mais qui n’atteindra pas tout le corps, tous les chakras et le multivers.

Lors que l’énergie monte jusqu’au troisième chakra, les sensations des deux partenaires se situent plutôt dans l’abdomen et chacun perçoit clairement l’état d’âme de l’autre. Dans une relation saine et longue, l’énergie passe au-delà de l’abdomen pour parvenir au quatrième chakra, au centre du cœur ; alors, il y a l’amour, la confiance et l’admiration mutuelle. Si le chakra du cœur est ouvert, il est possible que les deux personnes demeurent semble toute une vie ; plusieurs couples fonderont une famille et partageront un amour véritable, au quotidien. Même alors, ils ne se confieront peut-être jamais leurs vérités les plus profondes ou ne les entendront jamais si l’énergie n’atteint pas le chakra de la gorge.

Lorsque l’énergie pénètre dans le cinquième chakra ou lorsque la Kundalini s’est élevée jusqu’à ce point, les deux personnes échangent vraiment ce qu’elles pensent, exprimant en toute confiance leurs craintes, leurs joies, leurs souvenirs et leurs opinions. Grâce à cette réalisation vraiment essentielle, la Kundalini passe au-delà du chakra de la gorge pour aller activer les sixième et septième chakras, les centres énergétiques du mental supérieur. Lorsque cette énergie envahit le cerveau, l’orgasme se répercute dans tout le corps, diffusant des vagues successives d’intense jouissance. L’orgasme à l’échelle du corps, auquel participent tous les chakras, ne peut se produire lorsqu’il s’agit de relations non consenties. Le viol, l’inceste et les rituels sectaires infligés à des enfants  ou faisant appel à des animaux produisent une forme d’énergie sexuelle à très basse fréquence. Les participants à ces activités sont, dans la plupart des cas, possédés par des entités forçant leurs hôtes humains à exécuter les actes sexuels qu’ils désirent. Certains individus en retirent peut-être une satisfaction, même s’ils violentent une autre personne. Le plaisir que procure le sexe dépend de vos valeurs. Toutefois, la recherche du plaisir ne vous autorise pas à faire n’importe quoi. Le rôle de l’accélération, c’est de vous apprendre à gérer l’énergie ; jusqu’à 2012, l’effet de vos actes vous reviendra de plus en plus rapidement car la sphère de l’existence offre une rétroaction directe de ce que vous créez. Les actions négatives entraînent des effets négatifs.

Vous êtes le produit de propensions génétiques. La guérison de l’humanité exige de cerner, pour ensuite les abandonner, les schèmes dysfonctionnels transmis d’une génération à l’autre. On vous demande d’utiliser votre perception lucide afin de comprendre le sens de ces schèmes pour ensuite leur substituer de nouvelles croyances qui serviront vos intentions positives. Si vous êtes issu d’une lignée de gens qui répriment leur sexualité, ces codes sont alors en vous, mais cela ne signifie pas pour autant que vous devez suivre cette tendance. Cous n’êtes pas prisonnier de vos gènes et des dispositions qu’ils entraînent. Vous avez la possibilité de vous programmer pour explorer la réalité, notamment sur le plan sexuel. L’énergie sexuelle est encodée profondément dans le corps ; c’est une énergie primale brute. Les femmes ont tout particulièrement hérité de schèmes perceptuels qui ont restreint leur capacité et leur désir d’avoir un orgasme ; à vrai dire, plusieurs n’en ont jamais eu. Certaines ont même appris à le feindre de manière fort convaincante ; leur partenaire n’y voit que du feu car il est trop absorbé dans se propre satisfaction pour s’en apercevoir. La femme sait que quelques chose est censé se produire et elle imite parfois les soupirs et les gémissements, mais elle ne ressent jamais les vagues voluptueuses de l’excitation et de la passion. Elle fait semblant d’être excitée parce qu’elle ne connaît pas son corps et ne l’accepte pas, et elle ne mesure pas ce qu’elle manque. Chez les hommes, l’excitation se manifeste extérieurement ; leur énergie sacrée prend la forme de l’éjaculation, qui accompagne généralement l’orgasme. Le contact d’une femme avec l’aspect sexuel sacré de son être est une voie intérieure conduisant à des profondeurs sombres et mystérieuses. Pour ces raison fondamentales, les deux identités sexuelles divergentes ont servi à expliquer le pouvoir de l’énergie conservée dans le corps ; pour obtenir une satisfaction optimale en tout, notamment lors de l’amour, vous devez habiter votre corps, occuper pleinement chaque particule de votre être.

 

Issu du livre Sagesse des Pléiades – Pour un monde en chaos – Le pouvoir de la sexualité humaine page 180 – de Barbara Marciniak aux éditions Ariane.

Tarot et arbre de vie


« le Grand Livre de Toth, ou Livre de la Destinée » 


Chaque carte tirait ses enseignements d’un ancien Grand Livre qui exprimait entre autres doctrines …. 


Tarot et arbre de vie dans L'ARBRE DE VIE Crowley« Ô, âme aveugle – arme-toi du Flambeau des Mystères et dans la nuit terrestre tu découvriras ton Double Lumineux, ton Ame Céleste. Sois ce guide Divin, qu’il soit ton Génie, car il détient la clé de tes existences Passées et futures, et celle du Savoir et de la Raison. »

La Preuve en était donnée par cette lettre mystérieuse frappée avec la figure de la carte. Elle remontait bien avant que l’homme n’apprenne à écrire.
C’est la définition que les « Roumies » donnaient aux 22 lettres Hébraïques qui ornent les 22 Arcanes majeurs du tarot.

Sans tomber dans les « affres » des diseuses de « Bonne Aventure », écoutez plutôt ce qu’elles donnaient comme signification à chacune de ces cartes en fonction de la lettre hébraïque qui lui était attribuée.

1 – Le Bateleur - lettre Aleph – c’est la matéria Prima – Le Pierre Brute qui porte cependant en elle les éléments et les métaux les plus purs – ce n’est que celui qui frappe à la porte de l’accès à la Connaissance – Pour nous autres, le Profane.
« La Plante se cherche au sein des éléments, le Bateleur puise les qualités de sa régénération dans la nature Profane. »

2 – La Papesse - lettre BETH- qui aborde le principe de la dualité – La Lumière a besoin des ténèbres pour créer la douce pénombre – Le ciseau a besoin du maillet pour agir – l’Equilibre est un constant compromis entre les deux forces ;
« Le Miroir retourne l’image de soi, il aide à bien se connaître. »

3 -L’Impératrice – lettre Guimel – Les symboles parlent à notre imaginaire, mais la raison doit rester le guide qui conduit à ne pas perdre la Voie. – Socrate recommandait « la connaissance de Soi » mais on peut aussi parler de la nécessité de structurer ses expériences et d’organiser ses pensées.
« C’est en Haut qu’il convient de chercher la base du Clair Esprit »

4 – L’Empereur - Lettre Daleth – Le Monde Intérieur s’édifie sur une base solide symbolisée par le CARRE – qui est la marque terrestre de l’Homme – la Trace de sa Maison – au sens propre comme au sens figuré. – Dans cette base intérieure, la relation avec le Cosmos se fera dans l’Harmonie. « Il vint auprès de Salomon et exécuta ses Ouvrages… » allusion cachée au VM ; Installé, Maître de L Architecte bâtisseur du système de base.

5 – Le PAPE – Lettre HE – C’est l’intermédiaire entre Terre et Cil – C’est la conscience de l’Harmonie qui donne la connaissance des Arts et des Sciences – c’est celui qui transmets les outils sacralisés qui ne sont autres que les moyens de l’action, hérités de la TRADITION : « La sacralisation de l’outil passe par le tracé du Pentagone et de l’Etoile qui lui est inscrite »

6 – l’AMOUREUX
- lettre Vau – Pour aller à la conquête de son unité l’Homme est appelé à faire un choix. : sortant de l’Ecole, il n’est que Centaure du Chiron Il se trouve à la croisée des deux triangles inversés en sceau de Salomon – Il a le choix entre la Voie de l’Intuition, autrement dit Mystique et celle de l’Etude, c’est à dire la Voie gnostique. « Etre et connaître la symbolique de l’Union des Opposés. »

7 – Le Chariot - lettre Heth – L’individu est assuré de son choix, il possède un certain degré de maîtrise de lui-même et de la situation acquise. – Parfaitement stable, il est guidé par la dualité de l’ombre et de la Lumière – du conscient et de l’inconscient
intimement entrelacés – la pensée créatrice devient maintenant effective et réalisatrice. Premier Septénaire du Parcours Initiatique. – premier appel à poursuivre son parcours, plus loin. « L’Armure des connaissances acquises est la protection du Triomphateur. »

8 – La Justice - Lettre Zayin – L’Evolution se poursuit sur un nouveau plan qui s’ouvre de Soi vers les Autres – preuve de vitalité de maturité – La justice sait s’élever au dessus des Lois et des Codes signifiés, lorsqu’il s’agit des Fondamentaux de l’Homme – Il y a nécessité d’équilibrer Vies Intérieure et extérieure – Intelligence et Intuition doivent s’accorder sans compromis dans l’action. « La dialectique de deux carrés s’étend dans les huit Directions. »

9 – l’Ermite - Lettre TETH – C’est le travail Solitaire et secret -
l’on possède la clé qui est le Sésame de l’intériorité , la Grotte Secrète au fond de laquelle une source une Lumière et s’écoule entre les Pierres qui contiennent une semence d’Or : « L’on est accompagné par le Serpent Vert de la Légende de Goethe véritable guide dans le Monde des Profondeurs – On y trouve la Lumière, sous le voile du Secret »

10 – La Roue de Fortune – Lettre YOD – C’est la Loi de l’évolution cyclique clé de toute activité, qui entraîne mais est aussi freinée par des êtres attentifs aux apparences. C’est un monde , domaine de grisaille et d’immobilité dans lequel la pensée se fige. « C’est le passage que chacun doit franchir avant de découvrir le bijou objet de sa recherche – cet ensemble symbolise les Mouvances de la Destinée »

11 – La Force - lettre KAPH – c’est l’énergie canalisée qui s’exprime sans cette force est celle qui s’exprime en Architecture Sacrée Force dans l’Harmonie des colonnes Dorique et Ionique, sans brutalité, telles l’Ange qui oppose son calme dans sa lutte contre un Jacob déchaîné. Cette Force s’épanouit dans les circuits énergétiques
et les Centres Vitaux.
« Il faut subjuguer le Lion, Gardien de l’Arche, pour l’obliger à te remettre la Clé. La seule Vraie Force est la force d’âme. »

12 – Le Pendu - Lettre LAMED – c’est la Force Victorieuse, comme les 12 travaux d’Hercule ce qui fait voir le passage dans un autre Monde, basé sur des perceptions toutes aussi réelles que celles dont nos sens ont l’habitude, seulement, elles sont transcendées, et elles présentent un risque, il faut y être préparé, car le retour n’est pas possible, au risque d’involuer, de régresser soi-même ; – c’est la Plongée , tête en bas – mains liées dans le dos, suspendu dans l’espace, et rattaché au Monde par une seule cheville – c’est la symbolisation du passage qui est caractérisé par un changement d’Etat et d’Esprit .
« Porte ouverte sur le changement par le mouvement dans l’Espace – qui aboutit au renversement des Energies. »

13 – L’Arcane sans nom, ou La Mort – Lettre MEM – Par essence même la Mort est une inconnue qui échappe à toute définition – La mort change le décor – La « Grande Faucheuse » sépare l’être de ses attaches avec les apparences du Monde sensible, autrement exprimé, les 5 sens – il
est certain que le corps conditionne l’être en le structurant ; la Mort le libère de cette structure et est l’élément qui forme la Porte d’accès à une Nouvelle Vie .Renaissance – Réincarnation- Initiation…que sais-je !…
« Alors, Dieu dit à Job : Quel que soit le lieu où se trouve la cadavre, l’Aigle le découvre… »

14 – La Tempérance - Lettre NOUN- C ‘est la Rose d’Orient qui s’allie à la Croix d’Occident, Union de la oi et de l’Amour – c’est l’annonce du processus de Rénovation qui permet le passage du fluide d’un récipient à un autre, en continu.
Cette circulation des fluides vitaux procède par ondulation (Verseau, avant-dernier lieu solaire du Zodiaque – Nage, Kundali….) et marque le second septénaire du parcoursinitiatique – où l’on ressent les bienfaits du souffle Régénérateur …
« I.N.R.I. » disent les Chrétiens.. parlant de Jésus de Nazareth sur sa croix.…
« I+N+R+I »+ Disent les Initiés en parlant de la Régénération de la Nature par le Feu. « n’aurai – je jamais plus soif pour avoir bu de cette eau ?… »

15 – Le Diable - Lettre SAMER – l’origine de la lettre Hébraïque Samer est le Serpent-Feu ou dragon – C’est dans notre civilisation Occidentale l’adversaire, mais aussi celui qui éprouve – Il ne faut pourtant pas s’arrêter à la notion de souffrance, car Craindre le Diable, c’est également lui donner la victoire. Il faut donc aller, comme en Alchimie vers la réalisation de l’œuvre pour que prenne vigueur l’idée d’un feu à double sens, vers l’intérieur et vers l’extérieur. « La conscience aura toujours tendance à craindre de pénétrer dans l’obscure Caverne de l’inconscient – La Nature a ses lois. – On ne la maîtrise qu’en la respectant… »

16 – La Maison Dieu - Lettre AYIN – AYIN signifie chute ou la séparation des Forces – L’individu n’a cessé d’être mis en garde dans sa hâte.- Son Temple intérieur sera foudroyé ou protégé, suivant que l’Orgueil ou l’Abnégation aura animé ses intentions de bâtir..  Lorsqu’il attache et limites et pensées à la seule solution de ses problèmes quotidiens et Sociaux, Il détruit. Par contre, s’il recherche l’Harmonie, laissant de coté Vanité, Orgueil, il participera à l’éveil de ses facultés les plus subtiles – Il saura alors pénétrer dans un lieu où il saura et pourra méditer jusqu’au temps de sa propre Rédemption. « Ne pas perdre la tête, c’est acquérir cette lucidité qui seule permet de maîtrises toutes les situations, en préservant l’équilibre des choses…Ne confondre jamais Liberté et Illusion de Liberté… »

17 – L’Etoile - Lettre PE – Phé possède en elle l’idée de renaissance de retour, de résurrection – La Vérité dit-on doit être nue, afin de se différencier de tous les masques. – La Liberté nous apparaît comme l’Etoile que la Marin prend pour cible afin de « faire le Point » dans son isolement – c’est aussi Ariane qui tend son fil pour permettre à l’Homme perdu de se retrouver – Une chance après la tempête – Cette idée habite l’Homme – en elle est chacun de nous, sommeillant – Le corps est aspiré et n’offre plus d’entraves à l’action de l’Esprit à qui sait la maîtriser. « …Regardant le Ciel le Pèlerin aperçut un Cercle Merveilleux – l’Espérance habite l’Homme qui regarde l’Etoile du Berger, la première à briller le soir et la dernière au ciel du matin ; La nuit n’est plus obscure… »

18 – La Lune - Lettre TZADDE – dans toutes les Traditions, la Lune représente la Matrice, la Mère. L’Humain, à sa naissance découvre le monde extérieur tout d’abord par l’intermédiaire de sa Mère et c’est à travers cette dernière qu’il percevra le Père.
La Lune est un miroir qui cache sa vraie nature – elle représente l’inconscient et régit les domaines les domaines de l’imaginaire et de la rêverie. Ne dit-on pas en langage populaire , remets les Pieds sur terre ne soit plus dans le Lune. « La naissance est une Percée, après une longue Résolution… »

19 – Le Soleil - Lettre QOF – Que signifie la puissance créatrice, le « Je » créateur.
La lune mère s’est effacée pour faire place au principe créateur…Le Père. – Il est la source et le Véhicule de la Lumière dans son absolu – le soleil symbolise l’Esprit, l’Intelligence du Monde qu’il inonde de son rayonnement – La pensée gnostique est dominée par la quête de la Lumière qui représente la connaissance suprême à laquelle on ne peut accéder qu’après une longue et difficile préparation.- en Orient, le son Primordial AUM s’associe à la lumière. Le soleil est la marque de l’épanouissement dans l’Harmonie Parfaite. Mais ici, comme partout ailleurs, dans le Cosmos, il faut se méfier de l’Ivresse , n’oublions pas Icare qui se brûla les ailes à son feu vigoureux.
« Le Verbe éclaire tout Homme venant en ce Monde »

20 – Le Jugement – Lettre RESH – Resh porte en elle l’idée du créé qui reçoit en lui le créateur. C’est la Résurrection, sous l’influence du Verbe et la possibilité de Rédemption. Le son des « Trompettes Divines » ébranle les structures matérielles ; Une tradition ancienne veut que le squelette des morts se lève alors et se revête de chair et de peau au contact de la lumière – Ce réveil signifie la sublimation de la matière par l’emprise spirituelle. Tout comme l’Arbre de vie porte la sève et comme l’Ourobouros est à la fois le symbole de l’immortalité et du Jugement de Soi.
Un Premier Jugement a séparé l’Homme de son Paradis, c’est-à-dire sa nature, l’obligeant à se prendre en charge lui-même ; Le moyen lui a été donné au travers le l’Echelle dorée aux sept échelons – du cheminement dans le corridor avec ses sept portes, autour duquel on aperçoit enfin la Lumière – Voies Initiatiques qui unissent les deux Plans. « Tue la Mort qui te Tue… »

21 – Le Monde - Lettre TAU – l’Homme est rendu à la fin du troisième septénaire et découvre la but de sa quête. Le Lieu Idéal – cette Jérusalem Céleste qui possède une Triple Enceinte et Quatre Portes – 3 enceintes signifiant mode Cardinal, Fixe ou Mobile – Quatre Portes qui ne sont autres que les 4 éléments Terre – Air – Eau- Feu, qui se combinent dans l’Univers – ces éléments se trouvaient déjà, à l`état dormant dans la Bateleur , arcane 1 – mais en tant que Matière Brute – le long parcours aura spiritualisé ces éléments, en les associant aux symboles des Evangélistes : – Le Taureau de Luc – Le Lion de Marc L’Ange de Mathieu – L’aigle de Jean- archétype de la Devise du Sphynx « VOULOIR – SAVOIR – OSER – SE TAIRE » « Le Monde se bâtit – l’Homme également , sur les quatre symboles pressentis dans l’origine ainsi l’œuvre est achevée…et le Temple aussi… »

LE MAT ou le FOU - Lettre SHIN – c’est l’arcane sans numéro car le tarot se referme sur lui même Cette fermeture est loin d’être un blocage elle symbolise ; comme le cercle l’Infini cette carte n’a donc pas de place. – elle représente la déambulation du personnage, d’un Univers à l’autre Univers de perceptions et de sensations différentes – Univers de l’Espace vers le Temps – Dans les Canons de classification de l’Etre Humain le Fou est le Marginal, mis au ban de notre Société – Mais sa Folie n’est-elle pas tout simplement Sagesse ? Il n’y a peut-être qu’une différence d’appréciation et de point de Vue… Mais ce peut être l’atteinte du Point de Sublimisation de la Pensée, de l’Etre et même de connaissance –  C’est le plus haut degré de toutes les formes d’Initiation.  « Libéré, je demeure par-delà ce qui est permis, l’ivresse même étant mon seul Possible » Jalaloddin ar Rumi…

« Sagesse et Savoir ne sont pas nécessairement Instruction Scolaire – l’accès à la Connaissance est le fruit de l’Amour de la Liberté, Amour de la Terre-Mère – du Soleil et de la Lune – du Mariage de l’Ombre et de la Lumière dans une recherche incessante et féconde de L’Harmonie des contraires. »

Des paraboles aux miracles

Lorsque je place mon regard vingt siècles en arrière, ce dont je me souviens le moins c’est précisément ce qui, du Maître, reste « canoniquement correct » aujourd’hui, je veux dire ses paraboles. 

La Chrétienté dans son ensemble aurait tendance à croire que le Christ Jeshua a été l’inventeur du genre. Il n’y a rien de plus faux. La parabole constituait un mode d’enseignement extrêmement courant à travers tout le Moyen-Orient. Il fallait, je le répète, savoir retenir l’attention d’un peuple inculte. Quoi de plus évident, dès lors, que les récits de petites histoires incitant à la réflexion et permettant d’orienter sainement la conduite quotidienne de tous? 

Des paraboles aux miracles dans PARABOLES aux MIRACLES J%C3%A9sus-enseignait-souvent-en-paraboles

Un certain nombre de ces historiettes placées dans la bouche du Christ par l’intermédiaire des Évangiles n’étaient d’ailleurs pas de son invention personnelle. Le Maître reprenait fréquemment de grands thèmes connus, son art étant dans la façon de les raconter, donc de leur donner vie en public, puis de les commenter d’une voix qui ne pouvait laisser indifférent. Bien sûr, Jeshua fut également l’auteur d’un grand nombre de paraboles. Il ne faudrait pourtant pas s’imaginer qu’Il en inventait une nouvelle à chaque fois qu’Il s’exprimait publiquement. Certaines faisaient figure de « classiques » et on les lui réclamait régulièrement… comme le font parfois les enfants avec leurs contes préférés, ceux qu’ils connaissent par coeur, c’est-à-dire qui touchent leur coeur. 

En marge des paraboles, il me faut rapidement évoquer le célèbre Sermon sur la Montagne. En effet, on attribue celui-ci à tort au Christ. Le jour où Ille prononça, le Maître ne faisait que reprendre, à sa manière, un très vieux texte issu de la Tradition nazarite et que beaucoup connaissaient déjà. La plupart des paraboles composées par Lui se fondaient sur la spontanéité de base, voire la candeur, de ceux à qui Il s’adressait, deux qualités que nous avons presque totalement perdues face au déferlement mental qui s’est emparé de notre société. Elles étaient donc intentionnellement simples… Il faut cependant savoir qu’après chaque narration publique de l’une de ces historiettes, le Maître entrait progressivement dans des digressions qui nous emmenaient, quant à elles, bien plus au coeur de ce qu’Il avait à nous délivrer. 

Inutile de dire que l’auditoire se faisait alors plus rare… Seuls demeuraient présents ceux qu’Il prenait spécifiquement à parti et qui ne pouvaient se dégager du « labourage » d’âme entrepris sur eux et ceux qui étaient capables de véritables abstractions métaphysiques.Je dois dire qu’un certain nombre de ces « digressions » ont été scrupuleusement notées par Jean ainsi que par un autre disciple majeur sur lequel je reviendrai, Judas… deux des rares lettrés entourant le Christ. La quasi totalité de ces notes ont, bien sûr, été détruites et leurs éventuelles traces dans les Évangiles canoniques ont été censurées. Vérités et déformations À titre d’exemple, je citerai ici cette célèbre formule extraite de l’Évangile de Mathieu par laquelle l’Enseignant conseille de « laisser les morts enterrer les morts ». On la commente souvent en disant que le Maître insistait pour que chacun s’occupe de son propre perfectionnement dans notre monde et tente de vivre dans l’apaisante beauté de « l’ici et maintenant » sans se lamenter devant la précarité de la vie terrestre. 

Cette interprétation n’est pas fausse… Cependant, en raison de la censure, on ignore que cette déclaration du Christ n’était, en fait, que la conclusion d’un très long enseignement sur les mondes de l’après-vie. Un enseignement qui visait à faire connaître la nature des «nombreuses demeures de la Maison de [son] Père ». Il y était question des différents cheminements de l’âme après la mort du corps physique et cela se terminait par une mise en garde adressée à ceux s’adonnant à des pratiques de nécromancie. Lorsque l’on réalise ce fait, je veux dire le type de censure pratiqué, cela change évidemment tout et on comprend mieux pourquoi je me suis permis de parler d’un appauvrissement de ce qui fut très clairement délivré il y a deux millénaires. Les exemples analogues à celui-ci sont nombreux. 

Considérons également l’épisode non moins célèbre dans lequel il est dit que le Maître chassa des démons du corps de deux hommes, qu’Il projeta ces démons dans deux porcs… lesquels allèrent aussitôt se noyer. Cette pratique d’exorcisme, il faut le savoir, est attribuée à tort au Maître. Si sa mise en oeuvre était classique par le biais des rituels de désenvoûtement faisant l’apanage de ceux qu’on appelait les magiciens du désert, elle n’a rien à voir avec les méthodes d’action du Christ. En effet, Celui-ci respectait absolument toute forme de vie à tel point qu’Il s’est toujours refusé à sacrifier la moindre existence animale même pour des raisons apparemment impératives. ‘Il l’a fréquemment clamé, Il n’avait jamais besoin d’avoir recours à des pratiques dites occultes pour agir au niveau de l’âme et des mondes subtils. Lorsqu’Il avait à opérer des exorcismes, Il nous disait qu’Il appelait à Lui l’Amour divin avec une telle force qu’Il sentait Celui-ci passer à travers Lui comme une bourrasque venant Le frapper par la nuque pour se projeter aussitôt vers le malade. À ce propos, je me souviens qu’Il proposa à trois ou quatre d’entre nous, rompus à la perception des corps subtils, de l’observer tandis qu’Il oeuvrait ainsi. Faisant partie de ce petit groupe, je pus constater que son aura entière se propulsait avec une certaine violence en avant de son corps comme pour souffler un « vent de nettoyage » sur l’organisme et l’âme de la personne souffrante. Le phénomène, qui ne dura pas plus de deux ou trois secondes, eut pour effet de nous ébranler également ; nous avions soudainement l’impression d’avoir bu quelques coupes de vin en trop… Cette sensation d’ivresse dura peu de temps mais elle nous fit merveilleusement prendre conscience de la justesse de l’expression « le Souffle de l’Esprit ».

(suite…)

Manuscrit de Marie-Madeleine

LE MANUSCRIT DE MARIE MADELEINE (initiation à la Magie sexuelle d’Isis) 

Manuscrit de Marie-Madeleine dans LIBERTE des MAITRES flecheUN 

« J’ai été élevée dans une famille pour qui la magie était familière. Mon père venait de Mésopotamie et ma mère était égyptienne. Avant ma naissance, elle avait adressé des prières à Isis pour avoir un enfant. Cet enfant, c’est moi. On me connaissait sous le nom de Marie Madeline.

Lorsque j’ai eu douze ans, on m’a envoyée étudier dans une communauté secrète d’initiés protégés par Isis. J’ai reçu les enseignements secrets de l’Egypte, les alchimies d’Horus et la magie sexuelle du culte d’Isis. Lorsque j’ai rencontré celui que vous appelez Yeshua, j’avais déjà reçu toutes les initiations. Je m’étais préparée à faire sa rencontre au puits. Les Evangiles font de moi une prostituée, car tous les initiés de mon ordre portaient un bracelet en or représentant un serpent ; cela signifiait que nous pratiquions la magie sexuelle, par conséquent, aux yeux des Hébreux nous étions des prostituées.

Lorsque j’ai vu Yeshua et que nos regards se sont rencontrés, j’ai su que nous étions destinés l’un à l’autre. Ce que je m’apprête à vous dire n’est connu que de ceux qui étaient avec moi. Bien des légendes ont couru concernant ce qui est arrivé. Mais pour moi c’est l’histoire d’un très grand amour. Que Yeshua ait eu une vision du monde, cela ne me concerne pas. Mon histoire est une histoire d’amour. Beaucoup de gens ont suivi Yeshua. Et les occasions que nous avons eues d’être ensemble n’ont pas été nombreuses. Les Evangiles n’évoquent pas ces faits, car seuls ceux qui étaient avec nous le savaient. Avant que Yeshua se rendre au jardin de Gethsémani, nous avons conçu un enfant, dont le nom devait être Sarh.

fleche dans LIBERTE des MAITRESDEUX 

L’histoire que je m’apprête à vous raconter va paraître fantastique. Je me souviens des roseaux de Saintes-Maries-de-la-Mer, bien qu’évidemment l’endroit ne portait pas ce nom à l’époque. C’est là que notre bateau a approché du rivage. Sar’h était encore très jeune. Elle n’avait pas un an. J’étais déchirée entre le chagrin et l’ébahissement le plus total. J’étais présente quand Yeshua a été crucifié. Avec sa mère, nous l’avons accompagné jusqu’à sa tombe et nous l’avons enveloppé. Je me souviendrai toujours de l’odeur de la myrrhe. C’est l’un des onguents que nous avons utilisés. Yeshua m’est apparu dans son corps de lumière. Je ne pouvais en croire mes yeux ; voilà pourquoi j’ai touché ses blessures. Les disciples étaient jaloux du fait qu’il soit venu à moi en premier.

C’est très bizarre d’un côté, mon bien-aimé était transporté dans une autre dimension, un autre monde, de l’autre côté, moi et notre fille traversions la Méditerranée seules, sans lui. Nous n’étions plus en sécurité et nous avions dû quitter l’Egypte où nous nous étions réfugiées. Lorsque nous avons fait la traversée et sommes arrivées sur les rives de ce qui allait devenir la France, tout était encore sauvage. Ce sont les prêtresses du culte d’Isis qui nous accueillirent, et nous nous sommes mises en chemin en direction du nord pour nous placer sous la protection des druides, car Isis les avait avertis ; ils avaient entendu son appel qui leur demandait de protéger sa fille, Sar’h. C’est ainsi que nous avons cheminé jusqu’à une autre vaste étendue d’eau, que nous avons traversée pour nous retrouver dans ce qui est aujourd’hui l’Angleterre. Et là, on nous a mises au secret dans le saint des saints des druides, au Tor et à Glastonbury. Nous étions moins en danger ici qu’en Israël ou en Egypte, mais l’influence de Rome s’étendait  jusqu’en Angleterre et nous avons dû nous cacher.

Nous avons vécu là pendant des années, et c’est à cet endroit que Sar’h a épousé un homme dont les descendants sont les chevaliers du Temple. Pour ma part, je suis allée vers le nord au Pays de Galles, là où j’ai vécu jusqu’à la fin de mes jours. Je dois dire que pendant ces années où j’ai vécu seule au bord de la mer. Yeshua m’a souvent rendu visite. Bien entendu, pas comme avant, car son était constitué davantage d’énergie et de lumière que de chair, mais c’était tout de même extraordinaire de me trouver de nouveau avec lui. A ma mort, il était là et m’a emportée vers ce que certains appellent le paradis qui, en vérité, est simplement un espace dans l’âme.

flecheTROIS 

Je commence mon récit par la rencontre à la margelle du puits, car par bien des côtés, c’est ici que ma vie a commencé vraiment. Toutes les années auparavant n’ont été qu’une préparation à cette rencontre. Ce matin-là, je sentais que quelque chose se préparait. Il y avait en moi un sentiment d’excitation –une sorte de tremblement des bras et des jambes – même avant notre rencontre. J’étais déjà au puits avant qu’il arrive. J’avais déjà descendu mon seau dans le puits, et il est venu me prêter main-forte. Certains des disciples, voyant le bracelet en serpent d’or, ont pris pour acquis que j’étais une prostituée et furent consternés que leur maître vienne en aide à une personne comme moi. Mais cela ne me toucha point. J’étais dans un autre monde, transportée par les yeux de Yeshua. Nos regards se rencontrèrent, et ce fut comme si je contemplais l’éternité entière. A ce moment-là, je sus que c’était pour lui qu’on m’avait préparée – et lui aussi le savait.

Je l’accompagnais, me tenant aux derniers rangs de ceux qui le suivaient, et le soir venu nous nous éloignions ensemble ; pas tous les soirs cependant, car il était très recherché. Moi qui avait été formée aux alchimies d’Horus et à la magie sexuelle d’Isis, et qui était considérée comme une adepte avancée par mes maîtres, la première fois que je fus dans les bras de Yeshua, je tremblais comme une feuille et je dus lutter pour retrouver dans mon désir le chemin central qui mène au trône  le plus élevé, chemin qui avait fait l’objet de ma formation. En mariant les techniques que j’avais apprises et les méthodes qu’il avait assimilées en Egypte, Yeshua et moi avons réussi à charger son corps ka, son corps énergétique d’une lumière et d’une force plus importante, de façon à ce qu’il lui soit plus facile de travailler avec ceux qui venaient le voir. Et voilà exactement ce qui est arrivé. Et ce n’est pas sans ironie que les Evangiles rapportent que j’étais au puits lorsque Yeshua est arrivé. Mais, ces nombreuses nuits où Yeshua et moi étions seuls, c’est lui qui vint à mon puits, pour s’abreuver par moi aux puissances d’Isis se recharger et se renforcer.

flecheQUATRE 

Je m’arrête un instant pour contempler tout ce qui est arrivé ; on dirait un rêve, un rêve d’une clarté extraordinaire encore aujourd’hui. A raconter cette histoire, mon cœur tremble comme si c’était hier. Ma première nuit avec Yeshua se dessine dans mon esprit aussi clairement que les cieux au-dessus de Jérusalem.

Après avoir réussi à vaincre mes désirs de femme et m’être élevée dans l’alchimie spirituelle à laquelle j’étais formée, j’ai pu voir la forme spirituelle de Yeshua – déjà lumineuse, déjà resplendissante de lumière. Une colombe se tenait au-dessus de sa tête, et des rayons dorés en émanaient. Sa forme spirituelle reculait les sceaux de Salomon, Hator, Isis, Anubis et Osiris, confirmant qu’il avait subi ces initiations. Il présentait aussi d’autres symboles que je ne comprenais pas, car ils provenaient de cultures qui m’étaient inconnues ou sur lesquelles je n’avais pas reçu d’enseignement ; mais à partir des sceaux égyptiens que je reconnaissais, je conclus qu’il était sur le sentier du dieu suprême Horus. Il n’était toutefois pas encore passé par son initiation à la mort, et je savais que c’était justement la raison pour laquelle j’avais été attirée vers lui cette fois-ci – afin de consolider son âme grâce aux pouvoirs d’Isis et de la Mère cosmique, de sorte qu’il puisse traverser le portail des ténèbres et atteindre Horus.

Cette nuit-là, après avoir fait l’amour et ainsi maniés nos corps spirituels et les avoir fusionné l’un à l’autre, et l’alchimie ayant déclenché ses effets en nous, Yeshua se laissa gagner par le sommeil. Tandis que je le tenais dans mes bras je sentis un changement s’amorcer en moi, un désir de le protéger, l’espoir d’être toujours avec lui, et j’eus en même temps, conscience que nous serions séparés par des forces plus puissantes que ma volonté.

flecheCINQ 

L’Eglise prétend que j’étais une prostituée ; moi je vous  dis que c’est l’Eglise qui est la prostituée, car elle voudrait vous faire croire que la femme est un être impur et que la passion sexuelle entre l’homme et la femme est mauvais. Pourtant, c’est dans le magnétisme de la passion qu’est engendrée la matrice de l’ascension.

Le secret des secrets était connu de tous les initiés d’Isis, mais je n’avais pas imaginé que ce pourrait être moi qui serais appelée à le réaliser pleinement avec un être tel que Yeshua. Pour moi, c’est un cheminement de l’esprit et du cœur. Pour ceux qui aimeraient savoir quel a été notre parcours physique cependant… Après la crucifixion de Yeshua, Marie, la mère de Yeshua, Joseph d’Arimathie, Aaron, son fils, alors âgé de douze ans, deux autres jeunes femmes et moi-même avons pris la route de l’Egypte du nord. Ironiquement,  nous avons d’abord été entraînés vers l’Est puis nous avons dû faire halte en chemin pour le ravitaillement, car notre bateau était minuscule. Ensuite, notre périple passa d’abord par Malte et la petite Ile d’Oudish, puis par la Sardaigne et la pointe de ce qu’on appelle aujourd’hui Cinque Terra. Finalement, nous avons abouti à Saintes-Maries-de-la-Mer, cheminé vers le nord de la France en passant par Rennes-le-Château, puis traversé la Manche pour se rendre en Angleterre comme on l’appelle aujourd’hui. Pour finir, nous nous sommes installés à Glastonbury pendant plusieurs années, jusqu’à ce que Sar’h ait douze ans.

Lorsqu’elle a eu douze ans, nous sommes retournées parmi les roseaux du bord de la Méditerranée, là où nous avions accosté en provenance d’Egypte. C’était le point le plus proche de l’Egypte qui soit aussi sans danger pour nous. Là, j’ai initié ma fille au culte d’Isis, et l’ai fait prendre un bain dans les eaux de la Méditerranée, comme l’indiquent les enseignements que j’avais reçus. Nous sommes ensuite retournées à Glastonbury, jusqu’à ce que ma fille – et fille de Yeshua – ait l’âge de se marier, à 16 ans. Elle a épousé le fils d’une famille bien connue, dont les descendants devaient donner naissance aux Templiers,  bien qu’à cette époque-là, les Chevaliers du Temple n’existaient pas. Le sang dont Sar’h est issue a donc couru dans les veines des Templiers eux-mêmes. Une fois Sar’h mariée et installée dans sa nouvelle vie, je suis partie vers le nord pour le Pays de Galles, où j’ai vécu le reste de mes jours dans une petite maison en pierre près de la mer.

Derrière ma maison coulait un ruisseau qui jaillissait du flanc de la colline. Bien souvent, je me suis assise auprès de ce ruisseau qui se divisait en deux. Sur une certaine distance, les deux bras affluaient parallèlement, puis l’un obliquait vers la gauche et l’autre vers la droite. Et je réfléchissais, assise entre les deux ruisseaux, au courant qui entraînait ma vie et à celui qui avait emporté la vie de Yeshua, et au fait que, pendant un moment, les deux courants avaient filé ensemble, puis s’étaient séparés.

flecheSIX 

Je me rappellerai toujours la première fois que Yeshua est venu à moi après sa résurrection. C’était un soir de nouvelle lune, le ciel était limpide. Une légère brume flottait sur les bruyères et tout était baigné de la lumière argentée de la lune et des étoiles. Je vis une forme s’approcher sur le chemin venteux qui menait à ma maison. Par une ironie du sort, je venais de sortie pour puiser de l’eau au puits, et c’est là qu’il se tenait. Il avait la même apparence, mais il rayonnait –impossible de ne pas le reconnaître. Mes yeux se sont remplis de larmes, mon cœur tremblait. Je courus vers lui, mais je m’arrêtai net, me souvenant de ses paroles, prononcées juste après la résurrection. « Ne me touche pas encore, avait-il dit alors, car je ne suis pas encore monté jusqu’au Père ». O Combien l’initiée d’Isis en moi, pendant toutes ces années, a désiré rétablir les faits ! Qu’a-t-il voulu dire par ces paroles ? car les chrétiens n’ont reçu en héritage qu’une partie de la vérité. La part la plus importante est demeurée cachée au milieu des mystères de la Grande Mère ; et comme l’Eglise a cherché à priver de ses droits tout ce qui est féminin, la vérité est restée scellée et inaccessible.

Et cette vérité concerne le corps ka même -  ce que les initiés nomment ; le double éthérique ou le jumeau spirituel, car chargé d’une quantité suffisante de vitalité et d’énergie, il ressemble au corps physique. Contrairement à celui-ci toutefois, le ka n’est pas constitué de matière, mais d’énergie – d’énergie et de lumière. Et lorsque Yeshua est venu à moi après sa résurrection, il est venu dans son ka. Cependant, son ka n’avait pas encore été stabilisé, car Yeshua ne s’était pas élevé jusqu’au Père – c’est-à-dire jusqu’à l’Esprit suprême de sa propre âme. Avant d’y parvenir, il devait passer par le portail de la mort et parcourir son chemin dans l’inframonde de son propre être. Il faisait cela pour deux raisons, d’après moi. Premièrement, en tant qu’âme maîtresse, c’était une façon d’apporter un important afflux de pouvoir à son ka. En second lieu, il lui fallait ouvrir le passage par la mort, afin que d’autres puissent le suivre et traverser les ténèbres plus facilement en suivant son sillage de lumière. Ainsi, cette première nuit de nos retrouvailles, mon cœur s’est rempli de la joie d’être de nouveau avec lui et je le ressens aujourd’hui aussi clairement et fortement qu’alors. Il est venu un peu avant minuit pour repartir au point du jour. Pendant ces heures où nous étions étendus tous les deux, nos corps ka s’entremêlèrent une fois de plus, nul besoin de parler. Nous communiquions par télépathie. Et sans l’acte sexuel physique, le pouvoir serpentin en lui s’unissait au pouvoir serpentin en moi, et ils montaient en suivant le trajet sacré le long de notre épine dorsale jusqu’au siège au sommet du crâne (le coronal) ; cela me plongeait dans une extase de béatitude pure. C’est ainsi que nous nous sommes rencontrés des années durant. Il venait me voir sous cette forme plusieurs fois par année. Parfois, nous bavardions. La plupart du temps nous étions tout simplement en union.

Je lui ai demandé où il allait quand il n’était pas avec moi. Il a répondu qu’il avait visité de nombreux lieux sacrés sur la terre, et qu’il avait rencontré bien des gens différents. A son dire, il traçait un chemin de lumière. Lors de l’un de ses visites, je lui ai demandé d’expliquer. Il traça un cercle sur la terre battue de ma maison, et je reconnus les deux triangles du sceau de Salomon, dont  l’intersection forme l’étoile de David. Il me dit que plusieurs régions du monde existaient dont nous nous n’avions pas connaissance dans notre région. Bon nombre présentaient des points qui correspondaient aux points du sceau de Salomon. En se rendant en ces lieux, il s’assurait que son œuvre s’enracinerait mieux dans le sol de ce monde.

flecheSEPT 

Parmi toutes les fois où Yeshua m’a rendu visite, celle dont le souvenir est le plus vif est la fois où il est venu alors que Sar’h était chez moi. Elle venait de tomber enceinte de voulait recevoir ma bénédiction. J’étais toute à ma joie de la retrouver et de recevoir ses compagnons de voyage. Elle m’avait fait prévenir par les druides, mais la nouvelle de sa visite ne m’était parvenue que la veille de son arrivée. Elle demeura avec moi trois jours, et Yeshua apparut le second jour.

Pouvez-vous vous rendre compte à quel point la situation était particulière ? Sar’h n’avait jamais rencontré son père, et Yeshua n’avait jamais connu sa fille. Et voilà qu’ils étaient l’un face à l’autre. Le corps de son père était retourné à l’état d’éléments en un éclair de lumière au moment de la résurrection. Donc, maintenant il avait la forme de son ka, qui émettait une lumière unique. Tous deux étaient très émus. Sar’h jusqu’aux larmes, Yeshua jusqu’au pathos. Ils ont passé une heure à marcher ensemble dehors. J’ignore de quoi ils ont discuté, mais du début à la fin de leur conversation, le ciel était zébré d’étoiles filantes. Avant de partir ce matin-là, juste avant l’aurore, Yeshua mit ses mains sur l’estomac de Sar’h et bénit l’enfant. Sar’h repartit le lendemain, rayonnant d’une paix incomparable. Tout est maintenant dit sur ce que je voulais établir à propos de ma vie de mère. Subséquemment, je vais parler en tant qu’initiée aux secrets d’Isis, dans les alchimies d’Horus.

flecheHUIT 

Je me tourne maintenant vers ma chère sœur, ma sœur en esprit, la mère de Yeshua, connue aussi sous le nom de Marie. Marie était une initiée de haut rang dans le culte d’Isis. Elle avait reçu sa formation en Egypte. C’est pourquoi Joseph et elle, fuyant la colère du roi en Israël, prirent la fuite vers l’Egypte. Marie était en sûreté parmi les prêtresses et les prêtres d’Isis. Sa formation avait été différente de la mienne, mais nous servions la même cause. Pour préciser comment je comprends Marie, je dois révéler l’un des secrets les mieux dissimulés du culte d’Isis. Selon notre croyance, et la mienne, dans certaines conditions, la déesse elle-même s’incarne, soit en naissant, soit par initiation spirituelle. Marie, la mère de Yeshua fut reconnue très jeune pour sa pureté d’esprit par les prêtresses des temples d’Isis. Elle reçut la formation, devint une initiée et atteint les niveaux les plus élevés. Mais plutôt que de devenir une prêtresse, elle suivit l’entraînement pour devenir ce qu’on appelle une incarnation.

Pour devenir une incarnation, il faut être une âme très avancée, il faut un entraînement spirituel et une discipline considérables. A l’initiation finale, Marie dépositaire d’un courant énergétique provenant d’Isis elle-même. De ce point de vue, elle était donc une incarnation de la Mère cosmique. Tout se passe comme s’il y avait deux Marie : Marie l’humaine, pure d’esprit et de cœur, cachant par-devers elle un portail direct menant à la Mère Suprême, créatrice de toute matière, du temps et de l’espace.

Les conditions étaient réunies pour la conception d’un être aux qualités remarquables, qui allait devenir son fils Yeshua. Lors de ce que l’Eglise appelle l’Immaculée Conception, Marie fut le témoin et le siège d’un processus d’insémination céleste et galactique, grâce auquel le principe du Père, ou Esprit, tel que nous le concevons dans le culte d’Isis, transféra son essence en Isis, la Mère recevant l’essence du Père, la matière recevant l’impulsion de l’Esprit. Et c’est cette énergie spirituelle raffinée et puissante qui prit racine dans la matrice de Marie et donna naissance à Yeshua.

flecheNEUF 

Marie parmi les disciples lorsqu’ils vinrent vers moi auprès du puits. Elle me reconnut aussitôt comme initiée, du fait que je portais à mon bras le bracelet d’or en forme de serpent et aussi en raison du sceau d’Isis qui étincelait dans mon corps ka, car Marie était tout à fait clairvoyante et télépathe.

La personne dont j’ai d’abord croisé le regard fut Yeshua et comme je l’ai rapporté, sa présence immense me transporta dans d’autres mondes. Par la suite, mon regard a rencontré celui de Marie, sa mère. Dans ses yeux, j’au lu qu’elle reconnaissait mon statut de consoeur initiée dans le culte d’Isis, et bien que sa formation n’ait pas été dans le domaine de la magie sexuelle comme moi, elle comprit que j’avais été préparée pour Yeshua. Entre eux deux, je me sentis soulevée sur les ailes transcendantes de l’amour. Mon esprit a pris son envol. Il est ironique que j’aie ensuite rencontré les yeux de ceux qui furent ceux des disciples, et qui me jugèrent et décidèrent que j’étais une prostituée ; cette opinion est perpétuée au fil de générations de croyants.

Mais je déclare, aux yeux de Yeshua et de sa mère, je n’étais pas une prostituée, mais le vase apportant les pouvoirs curatifs et nourrissants d’Isis elle-même. Dans la vie d’un homme, qui’l soit humain ou divin, vient un temps où sa mère ne peut plus lui donner l’essentiel. Son amour pour lui est toujours là, mais ce qu’il lui faut, c’est une nourriture d’une autre nature, soit celle d’une autre femme. J’ai été cette femme. Marie m’a reconnue et a admis mon statut, et m’a confié son fils en cet instant auprès du puits. Marie et moi avons passé beaucoup de temps ensemble, à discuter des besoins de Yeshua et de sa place dans ma vie. Il était entendu que j’étais la servante d’un pouvoir qui me dépassait. J’avais été formée pour ce rôle, mais je dois vous avouer que cette reconnaissance m’émeut encore aujourd’hui. Lorsque je pense au fait qu’il m’a reconnue, je frémis. Au fil de ces journées et ces nuits passées ensemble, Marie et moi nous sommes consacrées à la tâche de subvenir aux besoins de Yeshua et de ses disciples. A cette période, Marie et moi sommes devenues très proches car je l’aimais, et je l’aime toujours pour sa grande beauté, pour sa pureté de cœur et d’esprit et pour la douceur avec laquelle elle s’est occupée du monde.

Je puis affirmer, car c’est limpide dans mon esprit, que Marie, après avoir servi comme initiée d’Isis incarnée, était un maître accompli. Son service, sa maîtrise et sa perfection – sa perfection spirituelle – sont stupéfiants.

flecheDIX 

Marie habite dans les royaumes célestes. Sa compassion et son amour se répandent sur l’ensemble de l’humanité. Chacun peut s’adresser à elle, quelles que soient ses croyances. Si quelqu’un l’invoque, qu’il sache qu’il est entendu. Il faut maintenant que je clarifie ma compréhension des choses. Je veux parler de la magie sexuelle du culte d’Isis et des alchimies d’Horus. J’ai l’intention de révéler des secrets qu’un initié n’aurait jamais dévoilés, même sous menace de mort. Mais les temps ont changé. Il ne reste plus beaucoup de temps, comme vous le savez et j’ai reçu la permission de la déesse – en fait c’est la déesse elle-même qui m’a demandé de vous révéler certains des secrets les mieux gardés de tous les temps. Ils vous sont divulgués dans l’espoir de vous voir vous élever.

flecheONZE 

Les alchimies d’Horus sont un corps de connaissance et de méthodes visant à modifier le ka. Selon ces enseignements, si notre ka incorpore ou acquiert plus d’énergie ou de lumière, il se produit une intensification de notre champ magnétique, qui permet au désir de l’initié de se manifester plus rapidement. Toutefois, lorsque nous nous abandonnons à notre âme céleste, ou , la poursuite de désirs personnels, sans être abandonnée, n’est plus le centre de notre existence entière. Notre regard se tourne vers les hauteurs, pour ainsi dire, vers les capacités supérieures de notre être, telles qu’elles sont justement perçues par le Bâ, ou âme céleste.

Cette âme céleste, ou bâ, existe à un niveau vibratoire beaucoup plus élevé que le corps physique (le khat) ou le ka (le jumeau spirituel ou éthérique du corps physique). Au sien du ka, il existe des conduits que l’on peut stimuler et ouvrir. L’activation de ces passages secrets du ka lui confère un pouvoir très accru. Les alchimies d’Horus ont pour objet de les consolider, et d’activer les pouvoirs latents et les talents de l’initié par ce qui est désigné par le nom de Djed, les sept sceaux ascendants que les yogis et les yoginïs de l’Inde appellent les chakras.

flecheDOUZE 

Dans l’école où j’ai reçu ma formation, nous avons appris à activer le pouvoir serpentin, la kundalini, en faisant se mouvoir certains canaux de l’épine dorsale et en ouvrant certains circuits dans le cerveau. Ce procédé engendre ce qu’on l’appelle l’uroeus.

L’uroeus est généralement un feu de couleur bleue qui se diffuse dans l’épine dorsale horizontalement et verticalement ; il ondule suivant les altérations énergétiques dans ces conduits. L’activation de l’uroeus accroît l’intelligence potentielle du cerveau, la créativité et surtout la réceptivité, car la tâche de l’initié est de changer la qualité de son être même, de façon à ce que l’entrée en résonance avec le ka, l’âme céleste, soit libre et non obstruée.

flecheTREIZE 

Lorsque j’ai rencontré Yeshua pour la première fois, au puits, sa simple présence a activé mes alchimies internes. La kundalini est montée le long de l’épine dorsale, comme si je m’étais livrée aux disciplines apprises.

La première nuit où nous nous sommes retrouvés seuls, dans les bras l’un de l’autre, étendus côte à côte, nous avons pratiqué la magie sexuelle d’Isis. Cette forme spécifique de magie charge le corps ka d’une extraordinaire force magnétique en utilisant le pouvoir de l’orgasme physique, car lors d’un orgasme, il se produit une décharge considérable d’énergie magnétique dans les cellules. Au moment où cette énergie se diffuse, elle dégage un potentiel magnétique que l’on peut mettre à profit. Je désire exposer ce processus spécifique en détail, mais pour ce faire, il faut d’abord expliquer un peu davantage certaines notions de base ayant trait à la sexualité et la réalisation spirituelle, car ce secret a été dérobé par l’Eglise.

flecheQUATORZE 

Lorsque je me suis unie à Yeshua en tant qu’initiée d’Isis, il y avait des canaux particuliers que je devais ouvrir en moi. Je fus pourtant stupéfaite de découvrir que ces conduits s’ouvraient spontanément en sa présence. Au début de mon récit, j’ai mentionné combien la femme en moi tressaillait et devait lutter contre ses passions et ses désirs, car le sentier de l’initié consiste à utiliser l’énergie de la passion d’une manière très précise et non pas de se laisser simplement emporter par elle. L’alchimie exige que l’énergie, en vue d’être transformée, soit d’abord maîtrisée.

(suite…)

La quatrième maison

 La quatrième maison dans LE RETOUR 01Poursuivant nonchalamment sa route, Mike se sentait au mieux de sa forme. Il ne pensait pas avoir été aussi bien depuis le début de son voyage. Ses nouveaux vêtements et son armure se mariaient parfaitement à l’endroit imposant qu’il traversait. Il se sentait tout à fait à l’aise dans ce décor. Bien qu’il ait passé la majeure partie de son temps depuis le départ à l’intérieur de l’une ou l’autre des maisons rencontrées sur son chemin, il lui semblait avoir fréquenté cette route depuis toujours. L’odeur et l’apparence des choses lui semblaient de plus en plus familières, comme si ses souvenirs de l’ancien Mike commençaient à s’estomper pour faire place aux attributs peu communs de cette nouvelle terre. Il avait l’impression de plus en plus forte que ce qui l’entourait maintenant faisait partie du connu, mais il savait pertinemment que ce n’était pas tout à fait vrai puisqu’il visitait l’endroit pour la première fois. 

 

Il avait la sensation aiguë d’être habité par une autre puissance et un fort sentiment d’appartenance. Il savait que ce sentiment récent était né des événements survenus dans la Maison de la biologie, et le simple souvenir de Vert le faisait largement sourire. Tout en marchant, il pensait à l’étape qu’il avait franchie pendant son séjour dans cette maison. Que pouvait-il survenir encore ? Il avait traversé le seuil de trois maisons seulement et se demandait quelles autres leçons il allait apprendre. 

 

Un bruit derrière lui attira son attention. 

Rapide comme l’éclair, Mike se retourna vivement, se plaçant en positon de défense. Il fut lui-même surpris de la rapidité de sa réaction. Il était penché vers l’avant, la main sur la poignée de l’épée de la vérité. Etait-ce son imagination ou l’épée vibrait-elle ? Toute son attention se concentra sur son ouïe pendant qu’il se tenait là immobile, prêt à bondir au moindre signal. 

 

Rien. 

Le vent avait pu l’induire en erreur, mais il remarqua qu’aucune feuille ne vibrait dans les arbres environnants. Ne bougeant que les yeux, le reste du corps parfaitement immobile, Michael scrutait les alentours. Il réalisa tout à coup que sa vue était très aiguisée. Elle n’avait jamais été d’une telle acuité depuis son départ, comme si, soudainement quelqu’un avait allumé une ampoule très brillante. 

 

Mike se concentra alors sur ce qu’il voyait afin de mieux examiner une immense pierre. 

Rien. 

Il comprit soudain que même s’il se sentait très à l’aise dans son nouvel environnement peuplé de maisons colorées, l’endroit demeurait dangereux. La forme sombre qui avait hanté ses rêves pendant son séjour dans la Maison de la biologie pouvait très bien se retrouver sur son chemin. Il devait se montrer prudent. Fait étrange, il n’avait pas peur. Il demeura figé, en état d’aller, les  sens affûtés à la limite. 

 

Dans cet état de conscience avivée, il découvrait un autre élément de ses aptitudes. Bien qu’il ne put ni voir ni entendre quoi que ce soit d’inhabituel, il sentait une présence. Son âme ressentait un inconfort, un sentiment de danger et d’avertissement. Pourtant….. 

Rien. 

Lentement, il se retourna et poursuivit sa route, tournant sa tête de gauche à droite pour mieux entendre tout bruit émis derrière lui, tâchant de percevoir quoi que ce soit d’inusité. Tout en marchant, il s’interrogeait sur cette énigme. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Sur cette terre si pleine d’amour et de découvertes spirituelles, comment pouvait-on expliquer l’existence d’une entité si négative ? Pourquoi le poursuivait-elle ? Pourquoi aucun des anges n’avait-il accepté d’en parler ? Un véritable mystère, mais Mike était prévenu et ne laisserait pas cette sombre créature l’atteindre encore une fois. Il restait alerte avec le sentiment de danger toujours présent. 

 

Il marcha jusqu’à une heure avancée de l’après-midi. Le crépuscule approchait et il n’avait pas encore vu la prochaine maison. Il décida de ralentir le pas et, se tournant pour mesurer le chemin parcouru, il sortit sa carte tout en demeurant attentif aux bruits et aux mouvements autour de lui. Il fut soulagé de constater que sa précieuse carte fonctionnait de nouveau et qu’elle était « à jour ». Il repéra le VOUS ETES ICI et, tout près, la prochaine maison. Elle était au détour suivant.  Avec un sourire de satisfaction, il replia sa carte et reprit sa route. 

 

Le voyage entre les deux maisons lui avait pris presque une journée. Il comprit que les maisons étaient séparées par une distance suffisante pour exiger un certain effort de la part du voyageur sans nécessiter toutefois une nuit en plein air. Il en était ravi. Il sentait une fatigue légère et savait qu’elle n’était pas simplement d’ordre physique. L’état d’alerte qu’il avait connu au cours des dernières heures l’avait privé d’une partie de son énergie. 

 

Dans cette lumière mystérieuse où les choses semblant toutes emprunter la même couleur, Mike aperçut la prochaine maison au détour du chemin. Elle baignait dans cette lumière rouge et orange propre à la tombée du jour. La maison, de style campagnard, rayonnait d’un pur violet, comme si la lueur environnante ne l’atteignait nullement. Mike s’arrêta, ébahi. Il n’avait jamais vu de plus magnifique teinte ! C’était un violet à la fois intense, serein et puissant. La maison donnait l’impression d’une structure parfaitement translucide dont la lumière luisait de l’intérieur. Il poursuivit sa route, se rappelant qu’un arrêt prolongé n’était pas prudent, même s’il était tout près du but. 

 

En matière de beauté, Michaël était loin d’avoir tout vu encore ! Lorsque l’ange qui serait son hôte ouvrit la porte, Mike ne parvint pas à prononcer une seule parole. Il n’avait jamais rencontré d’aussi belle créature. Il pensa même à s’agenouiller en signe de respect devant tant de beauté. Que se passait-il ? Sa perception des couleurs avait-elle augmenté ? Il n’avait même jamais vu de couleur pareille ! Il resta muet, tel un enfant qui aurait observé un coucher de soleil pour la première fois, se demandant s’il s’agissait là de magie. Puis il entendit sa voix, et quelle voix ! 

 

Des profondeurs de la tranquillité se fit entendre une voix de velours qui apaisait tout l’air ambiant qu’elle faisait vibrer. Et c’était indéniablement une voix féminine ! 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit la douce voix. Nous t’attendions. 

 

Toujours abasourdi, Mike n’arrivait pas à répondre. Il n’avait même pas une pensée à offrir à l’ange ! Confondu, il prit conscience d’avoir cessé de respirer. L’ange se mit à rire et ajouta : 

-       Je ne suis pas une femme, pas plus que ne l’était Vert. Les anges portent tous les attributs du genre biologique humain. Ma voix et mon apparence visent à rendre ton séjour ici plus confortable. 

 

Mike ne comprenait rien de ce que lui disait Violette. Il avait retrouvé son souffle, mais en savait toujours pas quoi dire. Les paroles qu’il réussit à prononcer résonnèrent horriblement à ses oreilles. 

-       Quelle apparence ! Non seulement le son, mais les paroles, étaient ridicules. Quelle stupidité à prononcer devant une si belle entité ! Il revécut l’embarras qu’il avait connu, enfant, alors qu’on attendait de lui, sans succès, qu’il dise des paroles sensées à un adulte. Sa stupeur était en partie provoquée par l’être devant lui. Mike se trouvait devant une créature angélique immense qui présentait toute la délicatesse du genre féminin, mais sans aucune distinction physique par rapport aux autres anges. Ils portaient tous ces mêmes vêtements flous de la couleur de leur maison qui cachaient toute caractéristique propre au genre. Ils étaient tous immenses, mais son visage… celui de Violette était indéniablement féminin. Il avait la douceur du visage de sa grand-mère et de sa mère et s’apparentait à la sainteté. Mike soupira avant d’essayer à nouveau de parler. 

-     Je m’excuse, Violette… il avait même l’impression qu’il lui manquait de respect en l’appelant par ce nom de couleur… trop familier. Il poursuivit : « Je ne m’attendais pas… enfin, je ne savais pas que les anges pouvaient aussi être des femmes ». Il regretta aussitôt d’avoir ouvert la bouche ! Quelle sottise ! Bien sûr, les anges étaient des femmes. Chaque ange représenté dans des tableaux n’était-il pas une femme ? Violette se tenait là, sans rien dire. Michaël reprit à nouveau : 

 

-       C’est que tous les autres avaient l’apparence d’un homme. Mike aurait voulu effacer tout ça et recommencer encore une fois. 

Ses capacités de communiquer et son éloquence avaient disparus. Il avait complètement échoué à saluer cet ange de façon décente. Il soupira encore et haussa les épaules. Violette lui souriait. 

-       Je comprends parfaitement, Michaël Thomas. 

 

Le regard qu’elle lui jeta aurait pu faire fondre son armure. Il ne présentait rien de romantique, mais bien plutôt un incroyable amour essentiellement maternel. Voilà qui  avait dérouté Mike. Comme s’il revoyait sa mère ! Il avait l’impression d’être réuni à sa famille disparue, se sentant à la fois heureux et incrédule. Il y avait si longtemps qu’on ne l’avait pas regardé de cette façon. Il aurait voulu se faire tout petit et être cajolé. Ses pensées l’embarrassèrent, car il savait que Violette pouvait les percevoir. Elle poursuivit : 

-       Tu t’habitueras très vite, Michaël. Mon apparence s’explique. Ce n’est pas ainsi pour tous les voyageurs, mais pour toi, c’est différent. 

 

Mike comprit. L’apparence et l’attitude de Violette devaient le servir. Mais il se demanda tout de même pourquoi il avait besoin de « voir » un ange maternel. 

-       Parce que tu l’as mérité, dis sagement Violette. Les événements d’ici ne servent pas toujours à l’enseignement. Plusieurs constituent des présents orientés vers la croissance. Tu as visité seulement trois maisons, et déjà, tu te démarques en tant que voyageur très spécial. 

 

Mike saisissait le sens de ces paroles mais, avant qu’il ne trouve à répondre au  compliment, Violette lui fit une demande qu’il n’était pas prêt d’oublier. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, dit-elle doucement, aurais-tu l’obligeance d’enlever tes chaussures ? 

Mika obéit. Il remarqua, près de la porte, un espace prêt à recevoir une paire de chaussures et les plaça là. Elles se fondaient parfaitement au décor. 

-       Mike, sais-tu pourquoi je t’ai demandé cela ? Michael réfléchit. 

-       Parce que je suis en terrain sacré à l’intérieur ? Il se rappelait Moïse et le buisson ardent, et le dialogue de cette histoire. 

-       Alors, pourquoi els autres n’ont-ils pas eu la même exigence ? Mike continua à réfléchir et risqua une autre réponse. 

-       Parce tu es un ange très spécial ? Violette s’amusait et se mit à rire. Perplexe, Mike savait qu’il n’avait pas donné la bonne réponse. 

-       Allons, entre. Violette se retourna pour pénétrer dans la maison. Mike la suivait mais s’inquiétait du manque d’intimité de leur conversation. Il l’interpella une fois à l’intérieur. 

-       Violette, dis-moi, pourquoi m’as-tu demandé de retirer mes chaussures ? 

-       C’est à toi de ME le dire, Michael, avant de repartir. 

Violette le guidait dans la maison. 

 

Mike n’appréciait pas que les anges le fassent attendra avant de lui donner les réponses, encore moins qu’on lui demande de les fournir lui-même. Trop exigeant, se dit-il. 

-       C’est la raison pour laquelle tu es ici, lui dit l’ange en continuant de le guider dans la maison violette. Encore une fois, il eut honte de ses pensées. 

 

La maison n’avait aucun éclat, l’opposé de son hôtesse. Mike constata que son ébahissement l’avait empêché de lire la pancarte à l’entrée. 

-       Violette, comment s’appelle la maison ? Le regardant fixement dans les yeux, elle lui dit : 

-       C’est la MAISON DES RESPONSABILITES, Michael Thomas. Elle attendait sa réponse, un air inquisiteur sur son beau visage. Mike sut que des difficultés l’attendaient ! 

 

Oh ! dit-il, tâchant de ne rien laisser paraître sur son visage. Il n’avait pas donné à Violette la réponse qu’elle espérait. Elle se retourna et continuer la visite. Le nom de la maison l’avait troublé. Il avait déjà imaginé le déroulement de plusieurs types de scénarios sous son toit. Quel vilain mot que la responsabilité ! Il lui rappelait ses parents le pressant de faire ceci ou cela. C’était un terme qui s’accompagnait d’un jugement. Par la suite, il l’entendit de la bouche des femmes qu’il fréquentait, toujours dans un esprit critique à l’égard de ses actions. Pourquoi, se demanda-t-il, les femmes essayaient-elles toujours de le « modeler » à leur goût. Il eut alors une pensée terrible. Peut-être était-ce le rôle de Violette ? Une autre envoyée de Dieu pour me changer. Et si Dieu était une femme ? Ce ne serait pas sérieux ! Puis, il se prit à sourire devant ces pensées humaines si « viriles », sachant très bien qu’elles n’avaient aucun sens. Dieu n’était ni homme, ni femme, mais le scénario qu’il imaginait l’amusait néanmoins. A quoi pouvait bien servir la Maison des responsabilités ? 

 

Violette le guidait par une série de petites pièces vers une salle à manger. 

-       Qu’y-t-il  ici ? demanda Mike alors qu’ils passaient devant deux immenses portes. 

-       Un cinéma. 

 

Un cinéma ? Les réflexions de Mike se succédaient à un rythme fou pendant qu’il marchait derrière Violette. Pourquoi une salle de cinéma dans une demeure d’ange ? Il eu une autre pensée étrange. Peut-être préparait-on une séance de cinéma ? L’idée d’assister à un film en compagnie de Violette l’amusait. Il se dit qu’ils verraient sans doute un de ces films sur les anges très à la mode. Il faillit en éclater de rire. Violette, percevant  les pensées de Mike, s’amusait aussi beaucoup mais pour d’autres motifs. 

 

Enfin, ils arrivèrent à destination. Les appartements de Michael et la salle à manger ressemblaient encore une fois aux autres. Dans le placard, il trouva des pantoufles et de magnifiques vêtements violets qui, de toute évidence, avaient été créés pour lui. L’odeur de la nourriture chatouillait ses narines. Encore une fois, on lui présenta un choix illimité d’aliments. Comment connaissait-on le moment de son arrivée ? En fait, il n’avait jamais rencontré de personnel de cuisine ou d’entretien ménager. Il se rappela le dégât que Vert et lui avaient créé après leur danse et les traces de fruits sur ses pieds pendant des jours. Ceux qui préparaient les plats savaient se déplacer sans se faire repérer, tels des lutins. Quel endroit ! 

 

Mike s’attendait à constater la disparition de Violette, comme avec les autres anges. Mais, elle était toujours là. 

-       L’ensemble te convient-il Michael ? Elle était vraiment magnifique. Mike était toujours sous le charme de ses qualités maternelles. 

-       Oui, merci. Il avait presque envie de s’incliner, en signe de respect. 

-       Nous commencerons demain matin. Bonne nuit, Michaël Thomas de l’Intention pure. Sur ce, elle quitta la pièce. 

Les choses changeaient. Tout comme Vert était demeuré sur le palier au moment où Mike avait quitté la Maison de la biologie, Violette avait quelque peu agit différemment ici. Les anges devenaient-ils plus polis ? Commençaient-ils à pratiquer l’étiquette des humains ? Mike constata la différence, mais décida de ne pas commenter. 

 

Il mangea, se mit au lit et tomba immédiatement endormi. Il se sentait en sécurité, au chand et aimé. Une autre aventure commencerait le lendemain et il savait que l’enseignement de Violette ajouterait à ses connaissances. Il rêva délicieusement de son enfance et de ses parents. 

 

01 dans LE RETOUR***** 

Aux abords de la maison, la forme sombre et fuyante exerçait une surveillance complète. Elle était à la fois aux aguets et en colère. Lorsque Mike avait quitté la maison verte en route vers celle-ci, l’horrible créature avait été estomaquée des transformations qu’il avait subies. Il avait acquis de la puissance, sans compter ces armes stupides. La vigilance de Mike ressemblait à celle d’un guerrier et il était sans peur ! Qu’avait-il bien pu se passer dans la dernière maison pour qu’il change à ce point ? La silhouette verte bouillait de colère à la pensée de l’occasion qu’elle avait ratée de le mettre au défi durant la tempête. 

 

Celle-ci commença à élaborer un meilleur plan pour mettre l’être humain en boîte. L’entité négative se dit d’abord que si Michael Thomas avait choisi de devenir un guerrier insaisissable, il aurait dû emprunter un chemin plus discret et non pas la route toute tracée comme il l’avait fait. Puis, elle réalisa que Mike suivait toujours le parcours. Il ne pouvait faire autrement puisqu’il ne savait pas où se trouvait la prochaine maison. La solution pour le piéger consistait donc à prendre les devants et à attendre sa proie à un détour du chemin. Si l’étrange créature avait pu sourire encore une fois, elle l’aurait fait. Sans sommeil, l’horrible forme avait des visions de la chute imminente de Michael Thomas de l’Intention pure

 

01****** 

 

 

Le matin suivant ressemblait à tous les autres. La journée s’annonçait magnifique. Le repas était splendide. Michael savoura un délicieux muffin aux bleuets, n’en finissant pas de s’extasier sur la fraîcheur et la saveur qu’il  y trouvait. 

-       Celui que j’ai déjà eu entre les orteils ne goûtait pas si bon. 

Il rit en se revoyant danser avec Vert dans la salle à manger de la dernière maison. 

 

Tout comme il finissait de revêtir ses nouveaux habits, on frappa à la porte. Tiens, les anges frappent aux portes maintenant ! 

-       Entrez, lança Mike d’une vois polie. Violette semblait flotter et Mike lui sourit. Il faudra voir à remercier les responsables de ce merveilleux petit déjeuner ! 

-       Je t’en prie, dit Violette. 

-       C’est toi ? 

-       C’est nous tous. nous ne formons qu’un. 

-       Oui, on m’en a déjà informé. Un jour, je comprendrai. D’ici là, je vous remercie tous. 

-       Es-u prêt ? 

-       Oui, bien sûr. 

Violette le guida dans des endroits qu’ils avaient traversés la veille. Les deux grandes portes étaient ouvertes, et Mike put entrer dans le cinéma aux teintes violettes. Il s’arrêta, ébahi et incrédule. Il n’arrivait plus à bouger et Violette ricanait. 

 

Devant eux, s’érigeait un écran géant. A l’arrière de la pièce, on pouvait voir un projecteur des plus modernes et des tas de bobines de film empilées prêtes à la projection. Il devait y en avoir des centaines ! 

-       Eh bien, Michaël Thomas, nous allons regarder des films, toi et moi ! 

-       Pas possible ! C’est une blague ! 

Devant la réponse, Violette cessa de sourire et le regarda sérieusement. 

-       Oh non ! Absolument pas ! Vraiment pas ! Si tu veux bien prendre place dans la première rangée. 

 

Violette se dirigea vers l’arrière de la salle et mit l’équipement en branle. Mike demeurait confus devant le paradoxe qu’il observait. Un ange qui actionne un projecteur de cinéma. Ce n’est pas là un jouet de lieu sacré. Comme c’est étrange ! Mais il obéit et s’installa au centre de la première rangée. A l’encontre des salles de cinéma qu’il connaissait, la première rangée se trouvait au centre de la pièce. Il y avait un autre élément étrange ; le fauteuil central de la première rangée était rembourré et velouté. Tous les autres ne l’étaient pas, comme s’ils avaient été placés là pour créer un effet seulement. Mike s’installa dans le fauteuil moelleux, devant l’écran géant. 

-       Alors, qu’allons-nous regarder Violette ? Mike se sentait un peu nerveux. 

-       Du cinéma familial, lui répondit-elle, trop occupée à préparer la première bobine pour se tourner vers lui. Mike n’aimait vraiment pas le ton de la réponse. 

Il avait l’estomac noué. Encore cette sensation étrange. Décidément, son intuition toute nouvelle faisait des heures supplémentaires, lui faisant savoir que ce qui s’annonçait risquait de se révéler désagréable. Il pensa à blaguer ; et demander du maïs soufflé peut-être ? Il n’en eut pas le temps. Les lumières se tamisèrent, comme dans une vraie salle. Mike entendit le bruit du projecteur et l’écran s’anima. Il eut le cœur serré dès la première image. 

 

Le premier film qu’il vit ce jour-là, comme tous ceux qui suivraient, était d’une qualité impeccable ; aucun soubresaut, une image en trois dimensions, sans avoir à porter de stupides lunettes ! le son provenait de l’endroit approprié sur l’écran, même lorsque les personnages se déplaçaient. Mike souhaita aussitôt que le film n’ait pas été si réel. Il était trop près. L’écran circulaire lui donnait l’impression de faire partie de chacune des scènes. Il aurait voulu reculer, mais il ne le pouvait pas. 

 

Sur l’écran, devant lui, il voyait Michaël Thomas ! S’il avait dû donner un titre au film, il l’aurait intitulé « Les choses désagréables de ma vie ». Le film débutait alors qu’il était enfant, et c’était là d’une réalité désarmante. Sa mère avait l’air toute jeune et son père, tellement beau ! Tous ces souvenirs l’émouvaient et ranimaient en lui de précieux moments. Il revivait tout encore une fois ! Chaque épisode remplissait une bobine entière et se déroulait en temps réel, comme les événements s’étaient vraiment passés, à l’exception du fait qu’on ne lui montrait que les expériences négatives. 

 

Les premières bobines étaient amusantes. On y voyait Mike, un petit garçon blond de trois ans, qui jouait avec les produits de maquillage de sa mère. Il avait fait tout un dégât dans la salle de bain et sa mère l’avait pris sur le fait. Elle était en colère et lui administrait sa première fessée. En tant qu’adulte revivant la scène, Mike fut étonné de la vividité de l’expéri0ince. Il revivait les émotions rattachées à toutes tes séquences. Il craignait maintenant que ce cinéma maison ne se transforme en film d’horreur lorsqu’il se verrait, plus âgé sur l’écran. Mike avait l’impression qu’on l’avait attaché à une voie ferrée et que le train approchait. 

 

Il revit d’autres scènes de son enfance, chacune lui rappelant un événement qu’il avait oublié depuis longtemps. Il se revit dans la salle de bain à l’âge de six ans, incapable de sortir. Il revécut l’émotion d’alors ; ce n’était pas sa faute. La poignée était restée coincée, et on avait dû faire revenir son père des champs pour qu’il démonte la porte ! Il  était furieux, et Mike avait eu droit à sa deuxième fessée. Il ressentait encore la trahison subie  ce jour-là. Il n’avait pourtant rien fait de mal, mais son père, en colère, l’avait frappé avec sa plus grosse ceinture. Il avait perdu un temps précieux aux champs et prit du retard dans les récoltes. En tant qu’adulte, Mike commençait à se sentir déprimé. 

 

Il regarda bien d’autres bobines encore. Subitement, il eut dix ans. Il devait prendre l’autobus pour se rendre à l’école du village. Il revit Henry, le tyran qui revenait le tourmenter à chaque semestre. Les autres semblaient aussi le détester, mais ne faisaient rien contre lui. Ils avaient tous peur. Parce que Mike venait de la ferme t d’un village au nom bizarre, les autres élèves riaient de lui. Le tyran, par contre, était sans pitié. Des enfants de tous les milieux fréquentaient l’école, mais ceux qui vivaient sur des fermes devenaient de plus en plus rares. Mike portait des vêtements qui trahissaient ses origines ; c’était sa mère qui les cousait. Il se distinguait ainsi des autres, et le tyran ne ratait pas une occasion de le lui rappeler. De concert avec les autres écoliers, il se moquait des vêtements de Mike, de son odeur et même du mode de vie de ses parents. 

 

Mike revit le jour où un groupe d’enfants l’avaient invité à se joindre à leurs jeux. Il en était heureux. Ils voulaient jouer avec lui ! Mais, c’était un piège. Au lieu d’être inclus dans leurs jeux, il devint la risée du groupe. Ils le placèrent à un certain endroit pendant qu’un autre se mit à quatre pattes derrière lui. Puis ils le firent tomber à la renverse, exactement sur l’autre garçon à quatre pattes. Ils en riaient à gorge déployée. Mike rit aussi, essayant d’être bon joueur, mais ils s’écartèrent de lui, le laissant seul. C’était douloureux. La vue de ces images ne lui plaisait décidément pas. Ça servait à quoi ? Il commençait à s’irriter de voir sa vie exposée ainsi et surtout, d’avoir à la revivre de nouveau. Une fois ne suffisait-il pas ? 

 

Dans une autre bobine, il avait quatorze ans. Il se revit le jour où on l’avait accusé d’avoir triché en classe alors que tel n’était pas le cas. Un élève s’était emparé de documents appartenant au professeur et les avait remis sur son bureau en désordre pour bien indiquer qu’ils avaient été consultés. Puis, il avait faussement dénoncé Mike, affirmant l’avoir vu faire. L’enseignant l’avait cru. Après tout, Mike était un enfant de fermier qui portait toujours des vêtements étranges, bien qu’il ait de très bonnes notes en classe. On le renvoya chez lui, et il fut exclu de la classe pour la journée. Dans l’autobus qui le ramenait à la maison, il se demandait comment il allait expliquer la situation à ses parents. Il se détendit un peu, sûr qu’ils le croiraient. Hélas, ce ne fut pas le cas et Mike se sentit complètement abandonné sur cette terre. Il savait que ses parents l’aimaient, mais il aurait voulu qu’ils lui accordent le bénéfice du doute au moment où il en avait tant besoin. Il était anéanti par la solitude. 

 

Michael était assis dans son fauteuil de cinéma depuis des heures, mais le Mike sur l’écran n’avait pas encore terminé sa croissance. Il pensa au temps qu’il allait encore s’écouler avant qu’il n’arrive à la fin de sa torture. Il lui semblait avoir perdu toute trace de spiritualité. Il avait l’impression qu’on le battait. Empreints d’une précision inouïe, les films ne lui laissaient pas de répit. Il n’y manquait aucun détail, aucun élément ; les voix et les personnages se révélaient tels qu’il les avait effectivement connus. Le processus l’ébahissait, mais le sujet le désarmait ! 

 

Ses premières fréquentations maintenant ! Embarrassant ! Il portait toujours ces vêtements étranges, qui provenaient maintenant des magasins, mais sa mère n’avait aucun sens de la mode et faisait des combinaisons pour le moins étranges, sans parler de choix des tissus. Les filles, à l’école ou à l’église, jugeaient Mike intéressant, mais il savait qu’elles se moquaient de ses vêtements. Il avait honte ! Il ne mit pas longtemps après avoir surpris quelques conversations à son sujet, à se décider à faire des économies et à acheter ses propres vêtements. A partir de là, il sentit croître sa confiance, ca ril avait un certain flair pour choisir ce qui lui allait. Il examina la question et il décida d’aller faire ses chats en compagnie d’une fille ou deux pour l’aider à mieux choisir. Les filles adoraient ça ! Imaginez ! un gars qui aime fréquenter les magasins ! Ce fut le début d’une importante métamorphose. De l’adolescent mal fagoté qu’il était, il devin un jeune homme attrayant et désirable, ce qui entraîna chez lui un changement de sa personnalité. Il prit énormément d’assurance. Il réussit à maintenir de bonnes notes et s’engageant activement dans plusieurs activité parascolaires. Et puis un jour, la jalousie poussa quelqu’un à mener contre lui une campagne de dénigrement, ce qui lui fit perdre le poste de président qu’il convoitait. La rumeur circula qu’on l’avait surpris à faire des obscénités dans les toilettes des filles. Tout le monde avait envie d’y croire ; c’était à la fois une nouvelle à sensation et… complètement faux. Il était le favori aux électrons puisqu’il avait occupé la présidence à plusieurs reprises mais la rumeur l’emporta et Mike subit une énorme perte. Du même coup, il perdit l’affection de sa première petite amie,, Carole. Elle refusa dès lors de lui adresser la parole. Sa peine le rongea pendant des semaines et il laissa tomber toutes ses fonctions à l’école. Il était victime, encore une fois. Et il revoyait tout, étape par étape, sur l’écran devant lui. L’événement s’étira, toujours en temps réel, découvrant chaque parcelle de cet incident malheureux. Il en sortit changé, et le poids pesait encore sur lui pendant qui’ le revivait. 

 

Le cinéma se poursuivit. On ne lui offrit pas de repas du midi. En effet, l’entité qui actionnait le projecteur savait que Mike n’aurait pas d’appétit. Elle avait raison. A chaque fin de bobine, on entendait le bruit du ruban frappant le métal, et la noirceur tombait sur la pièce. Puis, il y avait un silence étrange, rompu seulement par le bruit des engrenages de la bobine et des interrupteurs du projecteur. Ni Mike ni Violette ne prononçaient une seule parole. Puis, l’écran s’animait de nouveau des pires images de la vie de Mike ! Il savait, alors que les projections avançaient dans le temps, que l’événement majeur serait bientôt devant lui. Puis, il le vit… le jour de l’accident mortel de ses parents. 

 

Michael savait très bien qu’il n’avait pas à demeurer dans son fauteuil s’il ne le voulait pas. Tous les anges l’avaient entretenu de son libre choix. Il aurait voulu fuir, et dans son esprit, il formulait des pensées qu’il souhaitait transmettre à tous les anges. Dieu, s’il te plaît, ne me faits pas vivre tout ça encore une fois. Ça suffit ! Mais, il revit toute la scène, convaincu qu’un camion lui roulait sur le corps. 

 

Mike ne flancha ni ne pleura dans son fauteuil. Il attendrait à plus tard. Il resta la, impassible, regardant le théâtre de sa vie se dérouler devant lui en temps réel. Il revécut l’appel téléphonique, le choc, les funérailles, la douleur et la peine, la vente de la maison, de la grange et des terres ; la vente de l’équipement de la ferme, y compris celle du vieux tracteur. Il revit le triage qu’il fit des effets personnes de ses parents, les photos des jours meilleurs, leurs photos de mariage et même les lettres d’amour qu’ils s’écrivaient durant leurs fréquentations. Mike resta immobile, essayant de ne pas revivre toutes ces émotions. Il força son esprit à les refouler, mais se sentit victime dans son fauteuil. Il sentit les convulsions involontaires de la douleur qui surgissaient par vagues dans son corps. Il brûlait de l’envie de laisser sortir sa peine en pleurant. La présentation était en tous points semblables à la réalité. C’était la chose la plus cruelle qu’on lui eut jamais imposée. Tout ce qu’il voyait depuis des heures avait fait de lui l’objet d’une mauvaise blague. Et maintenant,…on le poursuivait jusque dans cette pièce pour le punir. Il jugeait la situation injuste et se demandait à quoi elle pouvait bien servir. 

 

Il respira de soulagement lorsque l’épisode du décès prit fin. Il ne pouvait rien imaginer de pire. Il était en sueur, épuisé et se sentait diminué. Le sujet était d’envergure et il ne pouvait détacher ses yeux de l’écran tellement la réalité était prenante. 

 

Lorsqu’il vit « Criquet », de son véritable prénom, Shirley, il sut encore une fois ce qui l’attendait. L’incident qu’il allait revoir correspondait à la fin de son histoire d’amour à Los Angeles et à la rapidité avec laquelle la situation s’était détériorée. Il s’était jeté dans cette aventure à corps perdu alors que Criquet avait pris la chose avec une telle légèreté. Cela n’avait pas été une aventure mortelle, mais cela aurait pu l’être. En tout cas, cela avait été la mort dans son cœur, très certainement. Mike essaya encore une fois de s’endurcir pendant que la scène se déroulait devant lui. Qu’elle était belle ! Une voix inoubliable ! L’événement était encore tout frais et avait d’ailleurs été à l’origine de sa récente dépression, de son manque de confiance et du statu quo quant à son emploi minable. Devant lui s’étalaient en fait les scènes du deuxième grand malheur de sa vie. Puis le film lui montra son lieu de travail, des images de son patron maniant habilement la violence verbale et l’espace restreint dans lequel il avait accepté de travailler à Los Angeles. 

 

La séance prit fin à seize heures. Les dernières scènes se déroulaient dans son appartement, lorsqu’il avait été attaqué puis transport à l’hôpital. Puis, l’écran redevint vierge et il entendit le bruit du ruban signalant la fin d’une autre bobine. Le bruit continuait, mais la salle restait dans le noir. Mike se leva et, plaçant ses mains en forme de visière au-dessus de ses yeux, se retourna en direction de la lumière crue du projecteur pour essayer de voir Violette. Elle n’était pas là. La conclusion du film marquait sûrement la fin de la leçon d’aujourd’hui, et, comme dans le fils, Mike se retrouvait seul. 

 

La fin du ruban continuait de frapper la bobine de métal et Mike sortit de la salle pour se diriger vers ses appartements. Il n’avait toujours pas faim. Il était déprimé. On avait agité ses émotions jusqu’à la moelle et il se mit immédiatement au lit, sans se dévêtir. Violette ne vint jamais lui souhaiter une bonne nuit. Il appréciait son tact, car il n’avait absolument pas envie de parler. Cette nuit-là, il continua à voir les films dans ses rêves. Il revit le tyran de ses jeunes années, ses parents et Criquet. Décidément, ils ne le quittaient plus : n’en pouvant plus, il se laissa finalement aller, pleurant à chaudes larmes. Le fait d’avoir revu ses parents, tellement vivants, renforça sa peine. C’était la deuxième fois, depuis son arrivée sur cette terre sacrée, bénie et angélique, que Michael se sentait complètement seul et dans une noirceur totale, une véritable victime de la vie. Et maintenant, les scènes de film l’avaient prouvé ! 

 

 

01

**************** 

 

Le lendemain matin, Mike se sentit un peu reposé, mais resta songeur. Et il avait faim. Il ne se fit pas prier pour engouffrer un copieux petit déjeuner. La menace de la veille passait encore sur lui mais il avait l’impression que le pire était derrière lui. Il se sentait fort et même s’il ne comprenait pas encore l’utilité de tout cela, il était déterminé à ne pas se laisser glisser à nouveau dans la noirceur et la dépression. Aujourd’hui, il ne pouvait arriver que quelque chose de mieux. 

 

Après le petit déjeuner, Mike s’habilla. Comme par magie, on lui avait laissé de nouveaux vêtements violets, pour remplacer ceux dans lesquels il avait dormi. Lorsqu’il fut prêt, Violette se montra dans l’entrebâillement de la porte, sans dire un mot. On aurait dit qu’elle voulait lui offrir un moment pour s’exprimer et se « vider le cœur » ou simplement l’occasion de lui reprocher l’expérience douloureuse vécue la veille. Mike était conscient de sa présence. Elle le surveilla pendant quelques instants et finalement s’adressa à lui. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, as-tu quelque choses à dire ? 

-       Oui. Y a-t-il d’autres films ? 

-       Oui, répondit doucement Violette. 

-       Bon, alors, allons-y ! dit Mike, attendant qu’elle bouge. Violette était surprise. Dans cette maison, l’expérience des anges avec les humains n’avait jamais été telle. Vert avait raison. Ils avaient affaire à un être à part. il réussirait peut-être. Il ferait peut-être partie des rares élus. Elle n’avait jamais vu tant de détermination et un changement si rapide. Elle se sentait privilégiée de prendre part à sa formation et ressentit un grand amour pour lui. Elle se retourna et se dirigea vers la salle de cinéma. 

Mike connaissait la routine. Il s’installa dans son imposant fauteuil violet et bien rembourré de la première rangée, tel un prisonnier sur sa chaise électrique, attendant le courant ou plutôt, dans son cas, la fermeture des lumières et le début de la projection. Il était plus résolu que jamais. Rien ne l’empêcherait d’atteindre son but. RIEN ! 

 

Encore une fois, sa vie se déroula devant lui, depuis son enfance. Mais il comprit aussitôt que cette fois, ce serait différent. Le sujet avait changé. Le titre aurait pu être « Les mauvaises actions de ma vie ». Les épisodes de l’enfance étaient amusants, et Mike rit de bon cœur à plusieurs reprises. Il était bon de rire, même s’il avait encore les côtes endolories de ses pleurs de la nuit précédente. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, certaines des choses qu’il revoyait commençaient à l’embarrasser. Violette les connaissait sûrement toutes et il ne tenait pas à les revivre. Plus le temps passait, plus il se faisait petit dans son fauteuil. En fait, il se sentait de plus en plus mal à l’aise. 

 

Il avait dix ans et se trouvait dans l’église. Il s’amusait à faire circuler les dessins obscènes qu’il avait conçus avec ses petits copains. Ils les glissaient dans les enveloppes de l’église, puis dans la corbeille qui circulait parmi les fidèles pour recueillir les dons de la semaine. Ensemble, ils riaient en imaginant l’expression des dames patronnesses qui dépouillaient les enveloppes de la quête pour compter les fonds. Vraiment, ils s’amusaient beaucoup ! 

 

A l’âge de douze ans, Mike s’était faufilé dans la cour et avait fait démarrer le tracteur de son père pendant que ses parents étaient à l’église. Il avait feint d’être malade pour rester à la maison. Le tracteur démarra sans problème, mais Mike ne savait pas comment le faire avancer. Il essaya chaque manette et chaque pédale, de plus en plus frustré>. Il ne comprenait pas le fonctionnement de la pédale d’embrayage et pensait que, comme pour la voiture familiale, une pédale servait à avancer et une autre à arrêter. Il entendit plusieurs bruits étranges et, bien sûr, il brisa le mécanisme d’embrayage. Lorsque son père découvrit le problème, il demanda à Mike de lui dire la vérité. 

-       Mike, as-tu essayé de démarrer et de faire avancer le tracteur ? 

-       Mais non, voyons ! 

Mike eut aussitôt honte et se sentait encore honteux aujourd’hui. Son père savait la vérité ; Mike le voyait dans ses yeux. Ce jour-là, Mike comprit ce que signifiait rompre l’unité familiale. Le sentiment était affreux et l’avait poursuivi toute sa vie. La facture de réparation faramineuse avait fait prendre conscience à Mike de sa stupidité et les avait tous contraints à se priver de nourriture décente pendant plusieurs semaines. Chaque fois qu’ils se mettaient à table, Mike dégustait le résultat de son geste. Il lui fallait en plus le revivre en couleurs et en trois dimensions ! Il ne fit menu dans son fauteuil. Quelle vraisemblance ! 

 

En grandissant, Mike devint plus fort. A l’époque, les élèves se suivaient d’une école à l’autre tant et aussi longtemps que leurs parents respectifs habitaient au même endroit. C’est ainsi que le tyran Henry et Mike continuèrent de fréquenter les mêmes écoles. S’il menait le bal au primaire, il en fut autrement au secondaire. Il ne dépassait plus les autres d’une tête comme autrefois et les règles du jeune devinrent plus équilibrées. Henry ne réussissait pas bien en classe et il obtint difficilement son diplôme. Michael profita de chaque occasion qui s’offrait de lui rendre la vie impossible. Il se servit de sa taille et de sa popularité pour l’intimider, l’injurier ou le menacer. 

 

Au cours des premières années du secondaire, il se servit de son pouvoir de président pour l’exclure de tout ce qui pouvait être bon. Il utilisa habilement son influence pour éloigner l’ancien tyran d’événements agréables, comme la remise des diplômes et de domaines où il excellait. Mike agissait toujours sans demander l’avis de personne et se réjouissait de chaque occasion qui s’offrait de ruiner ses années au secondaire. Même si Henry savait ce qui se tramais, il n’y pouvait rien. Il fut éventuellement en mesure de se venger, mais Mike n’en sut rien avant de se retrouver dans on fauteuil violet pour avoir toute la situation se dérouler devant lui. C’était Henry qui lui avait fait perdre son poste de président : c’était lui qui avait lancé les rumeurs qui l’avaient empêché de conserver son poste. 

 

Plus tard, Mike avait appris que Henry avait mal tourné et qu’il s’était retrouvé en prison. Il s’était souvent demandé si les choses se  seraient passées autrement si Henry savait pu faire tranquillement son chemin durant ses années de secondaire. Mike avait honte de ce qu’il avait fait et se voyait de nouveau confronté à ses actions passées. 

 

Il se trouvait vraiment stupide. Le film montrant ses mauvais coups était plutôt long, et l’aspect immoral ressortait avec le temps. Michael avait peut-être même détruit toutes les chances d’un homme. Il se sentait tout à fait nul mais continua de regarder l’écran. A cours de sa dernière année au secondaire, il avait triché à un examen. Sa moyenne générale était bonne, mais sa note était faible en histoire des Etats-Unis. Il en imputait la faute à un professeur ennuyant et réussit, en utilisant la clé conservée d’un ex-président de classe, à se procurer une copie de l’examen. Il estimait que c’était une douce vengeance puisqu’on l’avait injustement accusé et puni quelques années auparavant. A son esprit, son geste était tout à fait justifié. Mais la situation se gâta. Le sort voulut que l’enseignant remarque immédiatement le progrès subit de Mike et l’accuse du geste qu’il avait commis. Mike, mettant à profit sa forte personnalité et s’appuyant sur ses bonnes notes dans les autres matières et sur sa réputation, dénonça le professeur à l’administration. Ce dernier vit inscrire à  son dossier une remarque qui ruina sans doute la progression de sa carrière; Mike n’en avait jamais eu conscience avant de s’installer dans le fauteuil moelleux de la salle violette. 

 

Oh ! Quelle horreur ! Etre victime de la vie est déjà difficile mais se regarder mentir et tricher est horrible. Mike ne désirait plus voir ces images et aurait souhaité qu’on y mette fin. Son vœu se réalisa. Il n’y avait pas d’incidents intéressants à observer à l’âge adulte. Toute sa vie avait été chavirée par le décès de ses parents. Il avait mûri rapidement, et une intégrité ferme s’était développée en lui. Il portait fièrement le nom de sa famille, et le travail ardu de ses parents lui servait de modèle. Il soupira d’aise lorsqu’il entendit encore une fois le bruit de la pellicule sur la bobine indiquant la fin du film. Cette fois, le projecteur s’arrêta et les lumières revinrent graduellement. Violette s’approcha près de lui. 

-       Michael, voudrais-tu me suivre ? 

Sans dire un mot, Mike obéit en se tirant lourdement du fauteuil où il avait passé tant d’heures. Il espérait ne plus jamais le revoir et détesta cet endroit où on lui avait déroulé le film de sa vie. En sortant, il jeta un coup d’œil au projecteur, s’attendant à  voir tous les films qu’on lui avait montré depuis les deux derniers jours, mais l’endroit était propre et dégagé. 

 

Villette était l’entité la plus prévenante qu’il ait rencontrée. Elle n’était pas pour autant meilleur que Bleu, Orange ou Vert, mais elle était différente. Chaque ange avait manifesté des qualités que Mike avait appréciées. Violette dégageait de la bienveillance et de l’affabilité. Mike aurait voulu s’installer dans la maison violette pour y vivre sous cette tutelle parentale apaisante. C’était merveilleux d’écouter sa conversation. Tout était si facile quand elle était là. Ce sentiment était familier à Mike ; il réalisa que c’était le le sentiment d’être un enfant sans responsabilité. Il était donc normal qu’il l’ait rencontrée dans la Maison des responsabilités. Elle représentait un parent, et Mike sentait comme un petit enfant, dégagé à la vie. 

 

Violette le guida vers une grande pièce. On aurait pu croire que c’était une salle de conférences, mais on n’y trouvait que deux fauteuils. Il y avait un tableau d’affichage sur un des murs et plusieurs symboles et graphiques sur les autres. 

Dans les premières maisons, les anges ne s’étaient jamais assis si longtemps. Puisqu’ils ne se fatiguaient pas et n’avaient pas besoin de dormir, ils n’avaient pas besoin non plus de s’asseoir comme les humains. Ils le faisaient uniquement pour les mettre à l’aise, comme maintenant. Violette avait pris place devant Michaël. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, comment te sens-tu ? 

Elle avait entamé la conversation par une question qui permettrait à Mike d’exprimer ses émotions au sujet du dernier jour de projection, ce qu’il fit, y ajoutant une pensée qui avait accaparé son esprit au cours de la soirée précédente. 

-       Ma chère Violette – Mike l’aimait vraiment beaucoup – je sais que tu ne peux intentionnellement blesser un humain ; je sais que ta conscience angélique ne te permet pas de causer de la douleur, de la souffrance, du doute ou de la peur. Mais en me montrant ces films, tu as produit tout cela et je suppose qu’il y a une explication. Comment je me sens ? 

Mike s’arrêta un peu pour réfléchir, car il voulait exprimer ses émotions des derniers jours, le plus honnêtement possible. 

-       Agressé, dit-il, horrible, attaqué, triste de mes propres échecs, coupable de mes actions, en colère contre ceux qui m’ont assailli, dévasté par la peine produite par des circonstances indépendantes da ma volonté, abattu, tourné vers l’intérieur. 

Mike ouvrait totalement son cœur à Violette. Il le faisait sans trop d’émotions puisqu’il le savait toutes exprimées la nuit précédente. Il essayait de décrie ce qu’il ressentait à Violette. Les mots vinrent d’abord aisément, puis il commença à répéter. Violette le laissa tout de même poursuivre. Le processus de libération était en cours. Michaël s’était exprimé, s’était plaint de plaint encore. Il ne demanda jamais pourquoi on lui avait montré ces films. Intuitivement, il savait que Violette allait répondre à cette question… et il avait raison. 

 

Quand il eut fini, il eut soif. Il but l’eau qu’on avait laissée à sa portée et indiqua par un geste de la main qu’il avait terminé. Violette se redressa et commença son enseignement. 

-       Michaël, lui dit-elle en le regardant droit dans les yeux avec une intensité dont l’origine devait être divine, il en était certains. 

« En tant qu’humain préparant son retour chez lui, c’est la dernière fois que tu ressens quelque chose du genre ». Elle le laissa réfléchir quelques instants et se leva pour se diriger vers un mur en apparence tout blanc. Elle déroula un parchemin fixé à l’extrémité du mur, près du plafond, ce qui rappela à Mike les cartes géographiques fixées aux murs des classes au-dessus des tableaux noirs. Le parchemin portait les mêmes étranges caractères de style arabe déjà vus dans la Maison des cartes. Il ne parvenait pas à les lire. 

-        mon rôle consiste à t’expliquer que toi, ainsi que tous ceux qui se sont retrouvés dans  ta vie, avez soigneusement planifié ce que tu as vu se dérouler sur l’écran du « cinéma de la vie » au cours des deux derniers jours. Mike écoutait attentivement, sans vraiment comprendre comment c’était possible. 

-       Planifié ? 

-       Oui. 

-       C’est impossible. Il y avait des accidents, des coïncidences, des faits divers, plusieurs facteurs dus au hasard. 

-       Tu as tout planifié avec les autres. 

-       Mais, comment ? 

-       Michaêl Thomas tu sais déjà que tu es une entité éternelle. Tu es ici pour obtenir l’autorisation et la formation nécessaires pour rentrer chez toi, pour retourner sur cette terre sacré où tu crois trouver des réponses, la paix, un sens à ta vie, selon ta propre définition des choses. Ce que tu ne sais pas encore, c’est que tu  as fait en tant qu’humain sur la terre plusieurs séjours. Cette fois, tu es Michael Thomas. 

 

Mike avait déjà entendu parler des vies antérieures, et une personne de confiance qui confirmait encore cette notion qu’l accepta avec émerveillement. Violette continua. 

-       Lorsque tu n’es pas sur la terre, tu planifies les leçons de ta prochaine vie, car tu es le seul à connaître tes besoins. En collaboration avec les autres, tu prépares tes leçons de vie. Certains acceptent de te mettre au défi. D’autres consentent à être le sable de ton huitre pendant des années ! D’autres encore acceptent d’être plus près de toi et certains même mourront pour t’aider à réaliser tes besoins et les leurs. Cela fait partie de leur contrat ! Ebahi par cette information, Mike demanda : 

-       Mes parents, savaient-ils ? 

-       Vous le saviez TOUS, Michael, et c’est le plus grand présent que tu aies reçu de toute ta vie. Les yeux de Violette laissaient voir une compassion comme Mike n’en avait jamais vu. Elle le connaissait à un tel point § Elle était prête à tout lui expliquer s’attendait à de fortes émotions et pouvait répondre à toutes ses questions. Elle était formidable. 

-       C’est assez complexe, vois-tu Michael. Chaque incarnation humaine est reliée aux autres. Des contrats sont établis avant ton arrivée, prévoyant ta puissance d’apprentissage et de croissance. Tu es l’épine de quelqu’un d’autre et une perle d’une valeur inestimable. Ce que tu appelles accident ou coïncidence est soigneusement planifié. 

-       C’est la prédestination ? 

-       Non, tu choisis tout. Le chemin est tracé et tu peux décider de le suivre ou non. Tu peux même en créer un nouveau si tu le désires. C’est d’ailleurs exactement ce que tu es en train de faire. Lorsque tu as exprimé l’intention d’emprunter ce chemin, tu as balancé le contrat que tu avais conclu avec les autres. Tu es allé au-delà des événements planifiés pour l’apprentissage de tes leçons et tu as plutôt choisi la mine d’or. Maintenant, tu as une véritable vision d’ensemble de toute la situation. 

-       Mais pourquoi les films, alors ? 

-       Pour que tu puisses revoir chaque détail de ta vie qui te semble négatif et comprendre que tu as participé à sa création. Tu as pris part à sa planification et u l’as accomplie selon un plan établi>. En d’autres termes, tu es responsable de tout. 

 

Mike était étonné par toutes ces idées. Il n’en comprenait pas encore le mécanisme 

-       Et si j’avais voulu tout changer ? Pourquoi ai-je chois des expériences si difficiles et si tragiques ? Violette était prête à répondre. 

-       Lorsque tu n’es pas ici, Michaêl, tu possèdes l’esprit de Dieu. Tu n’en es pas conscient maintenant, mais c’est ainsi. La mort et les circonstances émotives sont de l’énergie vers Dieu. Tu es éternel, et les allées et venues des humains sont destinées à des objectifs beaucoup plus élevés que tu ne le crois, un but que tu comprendras un jour quand tu prendras ma forme. Pour l’instant, qu’il te suffise de savoir que ce que tu appelles tragédie, malgré toute l’horreur que tu y perçois dans ton état d’esprit actuel, peut être le catalyseur d’un changement planétaire, d’une augmentation de la vibration et d’un présent au-delà de toute imagination. C’est la vision d’ensemble qui compte, et non pas l’événement réel. Malgré la confusion qui peut s’en dégager pour l’instant, c’est ainsi. Violette arrêta quelques instants pour permettre à Mike de réfléchir. Puis, elle reprit. 

-       Pour ce qui est de changer les événements, c’est un choix que tu as toujours eu, mais qui est caché à la plupart des humains. C’est le test de la vie, Michaël. Tu pourrais regarder la situation de cette façon : lorsque tu quitteras la maison, tu auras tendance à suivre la route. C’est la solution la plus naturelle. C’est facile et tu n’as pas à penser à ta direction. Le chemin est là et t’indique la voie ; alors, pourquoi ne pas le suivre ? Mais, en vérité, sur la terre des sept maisons, le chemin mène toujours dans la même direction, ondulant légèrement. Voilà pourquoi, tu pourrais atteindre la maison suivante sans doute plus rapidement si tu te dirigeais dans sa direction, sans emprunter le chemin. Tu pourrais même découvrir des merveilles sur ta route, hors des sentiers battus. Le chemin ondule mais conduit toujours dans la même direction, vers l’avenir. La plupart des humains restent sur la route, ne réalisant  jamais qu’ils peuvent la quitter s’ils le désirent. C’est lorsqu’ils font autrement que tout change pour eux, surtout leur avenir. Ils commencent en fait à s’écrie un nouveau futur dès qu’ils expriment l’intention e quitter la voie. Ils trouvent la paix lorsqu’ils parviennent à mieux maîtriser leur vie. Ils découvrent leur but. Certains passent même par ici ! Violette avait un sourire entendu. 

 

-       Et la Maison des responsabilités ? interrogea Michael. 

-       C’est ici que tu apprends que TOI, Michaël Thomas de l’Intention pure est directement responsable de tout ce qui constitue ta vie. La tristesse, la peine, les présumés accidents, les pertes, ce que les autres t’on fait, la douleur et, oui, même la mort. Tu savais qu’elle serait là, tu l’avais planifiée avec les autres et tu as joué le jeu jusqu’à maintenant. 

-       Dans quel but ? 

-       Dans un but d’amour, Michael. L’amour le plus élevé. Tu connaîtras le plan d’ensemble au moment opportun. Pour l’instant, tu dois saisir que tout est important et fait partie d’un amour que tu connais déjà et auquel tu participes dès à présent. Les apparences sont parfois trompeuses. 

 

Les mots résonnaient aux oreilles de Michael. Les apparences sont parfois trompeuses. C’était les paroles du premier ange, celui de la vision qui avait suivi le vol. Puis les autres les avaient aussi prononcées. L’esprit de Mike se récitait ces nouveaux concepts. Puis, il se rappela les paroles de Bleu dans la Maison des cartes. Ce sont les contrats de tous les êtres humains de la planète. Dans les petites cavités que Bleu gérait, et il y en avait des millions, se trouvaient les plans éventuels de toute l’humanité, établis par les individus eux-mêmes et prêts à être altérés par ceux qui le souhaitaient. 

 

La vérité du message frappa soudain Mike comme une masse. Si seulement il avait su ça lorsqu’il était jeune. Il aurait tellement mieux compris la vie. Il aurait pu changer son futur. Il aurait pu trouver la paix. Les décès, les amours perdus, la dépression, quels éléments d’espoir et de sagesse ils auraient pu constituer ! la pensée du choix lui permettant de modifier sa vie l’éblouissait. Violette avait raison. Mike avait suivi le chemin de sa vie sans broncher, permettant à tout ce qu’il avait planifié de se produire. Il avait du mal à saisir cette notion de planification. Elle le rendait responsable de tout ce qui s’était passé. Il se retrouvait devant une perspective totalement différente. Ça lui aurait été si utile ! Sa vie aurait été complètement différente. Aucun membre de l’église ne lui avait appris une chose pareille. Il aimait Dieu et il avait toujours accepté le caractère sacré de sa demeure, mais on lui avait  toujours appris qu’il était un mouton qui suivait un berger. Aucun enseignant spirituel ne lui avait dit qu’il avait tant de pouvoir. 

 

-       Violette, s’il en est ainsi, pourquoi ne m’a-t-il pas appris ça à l’église ? 

-       L’église n’enseigne pas tout sur Dieu, Michael. Il arrive même qu’on t’y  apprenne beaucoup de choses sur les humains et sur ce qu’ils pensent de Dieu. Violette ne portait pas de jugement et ne critiquait pas les humains ; elle rapportait simplement les faits. 

-       L’église a-t-elle eu tort ? 

-       Michal, la vérité est la vérité, et tu en trouveras des parties dans l’ensemble de tous les systèmes spirituels. Tu es hautement respecté pour ta recherche de la vérité à propos de Dieu. L’amour, les miracles et le mécanisme du fonctionnement des choses sont tous présents à un certain degré dans ton lieu de dévotion. Voilà pourquoi  tu y ressentais l’esprit de Dieu. L’esprit honore la quête, même en présence d’une connaissance partielle. N’oublie pas que ton existence véritable t’est inconnue même maintenant, au moment où tu entends la vérité. Ton église et toutes les quêtes spirituelles de ta planète sont grandement respectées parce qu’elles représentent la recherche de Dieu et de la vérité spirituelle. Mais il est triste que les humains exercent un contrôle sur cette quête et l’empêchent de se développer en la limitant et en maintenant ceux qu’ils dirigent dans la peur. 

 

Le mérite se trouve dans la recherche et non dans la découverte. Le caractère sacré de la planète réside donc chez celui ou celle qui foule son sol et non dans ses édifices aux nombreux clochers. Violette s’approcha du parchemin qu’elle avait déroulé. « Tu penses que tes Saintes Ecritures sont sacrées. Regarde bien ceci, dit-elle en lui indiquant l’écriture cryptique du papier. Ce sont les dossiers akashiques de l’humanité. Ils contiennent les dossiers de toutes les vies et des contrats potentiels ». Elle fit une pause pour marquer son respect. « Michal, ce sont là les écrits les plus sacrés de l’univers et ils ont été écrits et réalisés par ceux qui ont décidé d’être des humains ». 

 

Elle le regarda fixement, ce qu’elle n’avait pas fait depuis quelque temps. Il saisissait le message. Tout à coup, il se rendit compte qu’elle avait adopté une attitude respect à son égard, de respect spirituel. Le renversement des rôles le mettait mal à l’aise. Il voulait en apprendre plus et elle répondait à sa demande. 

 

Les jours qui suivirent dans la Maison des responsabilités s’écoulèrent dans la découverte de messages profonds sur l’humanité et la vie. Non seulement Mike en apprit-il davantage sur ce qu’il était, mais il sut qui il avait été. Toutes les pièces du casse-tête s’imbriquaient les uns dans les autres. Violette lui fit voir les dossiers et les contrats de ses parents et d’autres qui avaient traversé sa vie. Tout ce qui lui était transmis était parfaitement approprié et il ne vit rien qui aurait pu changer son avenir. Toutefois, une image beaucoup plus étendue de sa vie commençait à prendre forme. Le détail le plus impressionnant ? Que les humains sont en fait des parties de Dieu qui errent sur la planète sans le savoir, ce qui leur permet de transformer les caractéristiques spirituelles et la vibration de la terre même ! Violette faisait constamment référence aux humains comme à des personnages haut placés. Les humains étaient des entités qui devaient changer le fondement même de la réalité sur une très vaste échelle ; et tout tournait autour des leçons apprises sur la terre, leçons qu’ils avaient planifiées ensemble ! 

 

Puis, il fut temps de repartir. Mike se sentait une nouvelle créature. Sa connaissance du déroulement des choses avait décuplé. Il avait tout assimilé et sentait qu’on l’avait induit en vérité. Au moment où il revêtait son armure pour entreprendre le voyage qui le mènerait à la prochaine maison, il entendit les paroles d’Orange résonner à ses oreilles. L’épée de la vérité, le bouclier de la connaissance, l’armure de la sagesse. Les éléments s’assemblaient pour former un tout spirituel serré. Il comprenait que les armes présentaient un caractère cérémonial et un but. Les paroles lui étaient répétées, expliquées et il parvenait finalement à les comprendre. 

 

Violette raccompagna Mike au seuil de la porte. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tu me manqueras. 

-       Violette, j’ai l’impression de quitter la maison et non d’être en route pour m’y rendre. Mike se sentait près d’elle et elle était devenue en quelque sorte un membre de la famille. Jusqu’à présent, il avait rencontré trois anges frères et, maintenant un ange mère ! Qu’est-ce qui m’attend maintenant ? 

-       D’autres membres de la famille, lui dit Violette, saisissant ses pensées. 

 

A la porte, Mike retrouva ses chaussures où il les avait déposées. Il se rappela aussi qu’on n’avait pas répondu à sa question sur ce point. Il regarda tour à tour ses chaussures et Violette. 

-       Encore une chose, dit-il, souhaitant savoir pourquoi on lui avait demandé de les enlever. 

-       Oui, Michaël, je n’ai pas oublié. Mais tu peux me répondre maintenant. Elle souriait, attendant patiemment la réponse. Mike le savait, mais hésitait à la verbaliser. C’était tellement grandiose, tellement flatteur ! 

-       Dis-le Michaël. Violette reprenait son rôle d’enseignante. 

-       Parce que l’humain est sacré. Et parce que dans cette maison, les humains foulent une vibration plus élevée. Visiblement émue, Violette répondit : 

-       Je n’aurais pu espérer de meilleure réponse, Michael Thomas de l’Intention pure. C’est en réalité la présence de l’humain et non celle de l’ange qui rend cette place sacrée. Michael, tu es vraiment un être humain extraordinaire. Je rends hommage au Dieu en toi. J’ai une question à te poser. Mike connaissait la question, mais permit tout de même à Violette de la poser. 

-       Mickael, est-ce que tu aimes Dieu ? 

-       Oui, Violette, j’aime Dieu. 

Il était sur le point d’éclater. Il ne craignait pas de montrer ses émotions à Violette. Il était triste de quitter l’endroit où il avait retrouvé l’énergie qu’il croyait avoir perdue à tout jamais à la mort de ses parents. Il se retourna et descendit quelques marches, et puis se retourna encore. 

 

-       Tu me manqueras, mais tu resteras dans mon cœur. 

Il se lança sur le chemin qui le mènerait à la prochaine maison et se retourna une fois de plus pour ajouter une dernière chose à l’ange qui le regardait s’éloigner. 

-       Regarde Violette ! 

Dans un style théâtral et avec des mouvements d’enfant, Michal Thomas quitta le chemin tracé dans un grand envol et s’aventura dans la plaine luxuriante. Il se retourna et s’écria : 

-       Regarde, j’ai décidé de tracer mon propre chemin ! Il riait et sautait et continua ainsi jusqu’à ce qu’i ne puisse plus apercevoir la maison violette. 

 

Violette demeura sur le seuil jusqu’à ce qu’il disparaisse. Telle un mère, elle était remplie de fierté. Puis elle rentra et referma la porte. Elle reprit sa forme naturelle, qui n’était pas humaine, mais tout de même magnifique et s’adressa aux autres. 

-       Si c’est là un spécimen de la nouvelle génération d’humains, toute une étape spirituelle nous attend ! 

 

 

01************ 

 

Sur le sentier, quelques mètres plus loin, une créature horrible attendait. La forme répugnante avait soigneusement préparé son piège et elle était convaincue que Michaël Thomas ne pourrait soupçonner ce piège. L’entité négative savait que Mike avait quitté la maison et avait repris sa route. Elle le sentait et était ravie ! 

Il ne faudra pas longtemps, maintenant. Alors que Michael Thomas me croira derrière lui, je l’attaquerai par devant. Il ne saura pas ce qui se passe ! Elle s’amusait de l’astuce qu’elle avait réussi à imaginer dans cette terre de rêve. A tout instant maintenant…. 

 

L’horrible forme attendit longtemps. Michael Thomas avait quitté le sentier

Naissance cosmique : Question 1

 

Naissance cosmique : Question 1 dans NOTRE FAMILLE gif-bebe-30Je sens parfois une énergie très puissante en moi; est-ce mon pouvoir réel, est-ce de l’amour ou quelque chose d’autre? 

 

Quand nous parlons de la force à l’intérieur de vous, la grande force qui est à votre disposition, cela peut conduire à des malentendus. Parce que vous associez souvent la force avec le pouvoir, avec quelque chose de majestueux, quelque chose d’explosif, une chose dominante. La force réelle en vous est une force que vous connaissez tous dans des moments calmes, dans la tranquillité. Quand tout se détend en vous, quand toutes les pensées, toutes les émotions, sont comme des feuilles tombant sur le sol, quand tout est calme, alors une certitude peut grandir en vous, vous savez où vous êtes et où vous allez. Cette connaissance-là, nous l’appelons la force intérieure. 

 

Cette connaissance et cette certitude sont fortement liées au fait d’être en contact avec votre source, avec qui vous êtes. Quand vous êtes en contact avec ce qu’il y a de plus profond en vous, vous ne doutez pas de vous. Vous savez que vous êtes qui vous êtes, et il n’y a rien dont vous puissiez douter : il n’y a aucune norme extérieure à vous à laquelle vous ayez à vous conformer, vous êtes simplement qui vous êtes, dans toute la force et la beauté qui vous appartiennent. 

 

Dans un tel moment de contact intérieur, de connaissance intérieure, il y a peu de pensées ou d’émotions. Il y a seulement cette forte sensation d’être et de connaître. Et ce sentiment prend aussi naissance dans le ventre. C’est un sentiment qui vient de votre centre et qui est présent en-dessous de vos pensées et de vos émotions. C’est la force, tranquille mais grande, qui vit à l’intérieur de vous tous. C’est votre connexion directe à Dieu et en même temps à votre propre être le plus profond. Dans votre centre essentiel, divin, vous êtes complètement indéfinis, vous n’êtes liés ni au corps ou au caractère, ni à votre nom, à votre sexe, ‘et caetera’. Quand vous êtes en contact avec cela, vous êtes conscients du pur état d’être. Tout est ouvert. Et cependant tout est unique également. C’est vous qui êtes là. 

 

Canalisé par © Pamela Kribbe 

 

Le retour : la 3è maison

Gif maisons  La troisième maison 

 

Mike s’arrêta sur le sentier avant de pénétrer dans la troisième maison. Un écriteau planté dans le gazon annonçait la MAISON DE LA BIOLOGIE. La maison et la pancarte arboraient une seule et même teinte, comme cela avait été le cas pour les maisons précédentes. Celle-ci était d’un vert irlandais resplendissant qui se mariait parfaitement aux arbres et aux parterres luxuriants du voisinage, adouci par la lumière diffuse de la brunante. Mika savait qu’il allait rencontrer un autre ange avec qui il se lierait certainement d’amitié. Il passa en revue ce qu’il avait traversé jusqu’à maintenant et conclut que les deux premières maisons avaient été des lieux où on l’avait aidé à préparer son voyage. Ce qui l’attendait maintenant devait être plus substantiel et formateur. Après tout ce qui m’est arrivé jusqu’à présent, pensa-t-il, ça devrait maintenant devenir plus facile. 

 

Au moment où il approchait de la maison, un ange vert énorme se présenta sur le palier et, à l’approche du voyageur, formula la salutation d’usage. 

 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure ! L’ange, que Mike appellerait Vert, bien sûr, était particulièrement vigoureux et joyeux. Touts les anges lui avaient paru animés, mais Vert affichait comme une sorte de sourire permanent. Il regarda Mike de la tête aux pieds. 

-       Belle épée ! 

-       Salut à toi Vert, répondit Mike sans se soucier du commentaire de l’ange. Je suis prêt à parier qu’il a dit ça seulement pour me faire oublier que je dois transporter un objet si saugrenu dans ma quête spirituelle, pensa Mike. 

-       Non, répliqua l’ange, qui avait lu les pensées de Michaël, Les épées ne sont pas toutes aussi grandioses que la tienne. Je le sais. J’en vois régulièrement. 

-       Quelle est différence ? 

-       Nous t’avons donné un nom approprié, Michaël. Ton intention est vraiment pure et ton cœur résonne encore de ta quête. Tes outils reflètent par conséquent ce que ceux de mon groupe peuvent percevoir. Si tu veux bien te donner la peine d’entrer. 

 

Mika suivit Vert dans la maison, poursuivant la conversation. 

-       Suis-je pour cela différent, spécial, meilleur ? 

-       Ça te donne un potentiel immense, Michaël ! Rappelle-toi qu’en tant qu’être humain, tu as la possibilité de choisir. Nous ne notons pas les humains et ne les divisions pas en catégories. Nous voyons chacun d’entre vous en fonction d’un degré de potentiel d’énergie. 

-       Potentiel pour quoi ? 

-       Pour changer ! 

-       Pour quelle raison ? 

 

Vert s’arrêta pour faire face à Mike. Ils venaient de traverser une série de petites pièces vertes et se trouvaient maintenant dans l’entrée de ce qui semblait être l’appartement temporaire de Mike. Dans un langage doux et empreint d’une incroyable patience et de respect à l’égard de l’être humain qui se tenait devant lui, l’ange lui dit : 

 

-       Pourquoi es-tu ici, Michaël Thomas ? 

-       Pour retourner chez moi, déclara rapidement et honnêtement Mike. 

-       Et que dois-tu faire pour ça ? L’entité lui offrait l’occasion de définir sa situation actuelle. 

-       Franchir la route des sept maisons. 

-       Et ? Vert voulait qu’il lui en dise davantage. 

-       Devenir un être aux dimensions différentes. Mike répétait gauchement les paroles d’Orange. Vert laissa voir un large sourire et dit : 

-       Un jour, Michaël de l’Intention pure, tu comprendras certains des concepts que tu énonces maintenant. Orange te l’a-t-il dit ? Mike savait que son jeu avait été découvert. 

-       Oui, il l’a fait. Je ne comprends pas encore tout. 

-       Je sais, dit le grand Vert d’un ton moqueur. Pour en revenir à la question, comment te prépares-tu à rentrer chez toi ? 

-       Je change ! déclara Mike d’un ton triomphant. 

-       Pourquoi ? questionna Vert. Ils avaient fait le tour de la question et Mike devait exprimer son opinion. 

-       Je ne peux y arriver sans change ? risque Mike. 

-       Voilà ! Le chemin du retour présente diverses voies, mon ami. D’abord, il faut l’intention ; ensuite, la préparation. Ces étapes sont toujours suivies de la découverte de soi et de la réalisation selon laquelle les transformations à subir sont nécessaires pour atteindre un but. Mais, tu sens déjà tout ça. Une autre étape consiste à examiner le fonctionnement des choses pour s’adapter à la vision d’ensemble. L’ouverture de la porte qui permet d’entrer chez soi est l’équivalent d’une remise de diplôme. Il n’y a rien de comparable. 

 

C’était la première fois qu’un ange parlait du but et de l’étape finale. Mike en était tout agité. 

-       A quoi dois-je m’attendre ? C’est ce qui l’intéressait le plus : l’étape finale, ce qu’il trouverait en rentrant chez lui. 

-       Quand tu l’as demandé, tu l’as défini, répondit Vert. 

-       Quand ? 

-       Quant u as demandé à faire ce voyage, au début. 

 

Mike se rappela tout à coup la conversation avec le grand ange sans visage, où tout avait démarré, lorsqu’il lui avait demandé de décrire le but. 

-       Tu es au courant ? demande Mike, surpris. 

-       Nous faisons tous partie de la même famille, Michaël. Vert se glissa dans la pièce où Mike devait loger. Voilà qui doit te sembler familier, n’est-ce pas ? 

 

Mike jeta un coup d’œil autour de lui. La pièce ressemblait aux autres chambres qu’il avait occupées. Elle invitait au repos et au sommeil. L’odeur du repas qui l’attendait dans la pièce attenant chatouillait ses narines. 

-       Nous avons prévu des vêtements de rechange pour toi cette fois-ci, dit l’ange en indiquant le placard. 

 

Mike se rendit soudain compte qu’il devait offrir une image terrible, le sang et la boue ayant séché sur ses vêtements déchirés. La violente tempête qu’il avait essuyée avait laissé des traces. Il se tourna vers le placard. Des vêtements de voyage à sa taille et un confortable peignoir vert s’offraient. Il se tourna pour demander à Vert comment on avait su sa taille, mais celui-ci avait disparu. Mike sourit et dit à haute vois, sachant que Vert l’entendrait : 

-       Bonne nuit, mon ami angélique vert. A demain ! 

 

Michaël mangea et dormit profondément jusqu’à cinq heures du matin, mais il fit un cauchemar. Il revit l’horrible créature sombre qui se rapprochait de lui durant la tempête. Il ressentit à nouveau la menace d’une fin qui pesait sur lui et il en fut terrifié. Il se réveilla brusquement, en sueur. Vert était là, au pied de son lit ! 

-       Tu es prêt ? 

-       Vous ne dormez donc jamais ? 

-       Bien sûr que non ! 

-       Le jour n’est même pas encore levé. Mike ressentait l’épuisement relié au manque de sommeil et au rêve terrifiant. 

-       Il faudra que tu t’habitues à la Maison de la biologie, Michaël Thomas. Vert souriait sans bouger. Je serai ici tous les matins à 5 h 30 pour le début de ton enseignement. Avant que nous  ayons terminé, tu sauras tout des étapes du sommeil, de l’énergie biologique et des mauvais rêves. 

-       Tu connais mes rêves ? demanda Mike. 

-       Michaël, tu ne comprends pas encore notre relation avec toi. Nous savons tout de toi et nous honorons hautement ton fonctionnement. Vert recula légèrement et fit signe à Mike de se préparer à le suivre. Mike se sentait plutôt mal à l’aise. 

-       Vert, je suis complètement nu. 

-       C’est ainsi que tu commenceras la leçon, Michaël. Ne soit pas timide. Enfile le peignoir vert qui est dans le placard. 

 

Mike obéit et passa dans l’autre pièce pour prendre son petit déjeuner. Vert ne le quittait pas d’une semelle. Il s’assit près de lui et le regarda manger sans prononcer une seule parole. C’était la première fois qu’une entité angélique l’observait de si près. Il y avait quelque chose de différent. Après le repas, Vert conduisit Mike dans une pièce particulière. Les autres maisons étaient énormes et leurs pièces, immenses avec des plafonds très élevés. Celle-ci, par contre, offrait de petites pièces et presque tout l’enseignement se fit dans une seule d’entre elles. Vert commença sur le champ. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, montre-moi ton illumination. 

-       Je ne comprends pas, dit Mike. 

-       Où est ton intention pure ? Où est ton amour ? Où est la partie de toi qui connaît Dieu ? Résolu, Vert poursuivit : « Aller, montre-moi la partie de ta biologie qui possède ces attributs ». 

 

Mike n’avait pas à réfléchir longuement à la question. Il comprenait que l’ange vert voulait qu’il lui montre où se situaient ces valeurs dans son corps humain. 

-       Il y en a ici, dit-il en pointant son front, d’autres là, en plaçant la paume de sa main sur sa poitrine. C’est là que je ressens ce que tu me demandes. 

-       Faux ! dit vert d’une voix assourdissante qui étonna Mike. Tu veux essayer encore ? 

 

Michaël pointa lentement diverses parties de son corps, demandant chaque fois à Vert si c’était ici ou là. Vert répondait  inlassablement par la négative. 

-       Je n’en sais rien alors, finit par avouer Mike, presque exaspéré, après avoir pratiquement fait le tour de toutes les parties de son corps. Où est-ce ? 

-       Je vais te raconter une blogue. Ensuite, tu pourras essayer de nouveau. 

 

Mike trouvait la situation très amusante. Il était là, en compagnie d’un ange, sur une terre d’un genre qu’il n’avait pas connu dans sa vie précédente, et voilà que l’entité s’apprêtait à lui raconter une blague ! Qui l’eut cru ? Quel endroit étonnant ! 

-       Il était une fois un homme qui se sentait illuminé, dit Vert en s’amusant vraiment à l’idée de raconter son histoire. Sentant qu’il avait atteint un degré d’illumination lui permettant de poursuivre sa route, il décida de prendre un taxi. 

Vert s’arrêta, en souriant. Mike aurait dû réagir devant l’utilisation du mot taxi par un ange. Mais il n’accorda pas ce plaisir à Vert et n’exprima aucunement l’envie de rire qui le tenaillait. Il grimaça tout de même un peu. Et Vert poursuivit son histoire. 

 

-       Ayant trouvé le taxi qu’il cherchait, l’homme glissa sa tête par la fenêtre entrouverte et dit au chauffeur ; « Je suis prêt, allons-y ! » Le chauffeur obéit et partit aussitôt à vive allure dans la direction indiquée, n’emportant que la tête de l’homme dans la voiture ! Le visage impassible, Mike pencha la tête sur le côté en ayant l’air de dire ; « Et après ? » Vert conclut son histoire : 

-       Béni soit celui qui installe tout son corps dans le taxi avant de dire qu’il est prêt à partir ! Vert était fier de son histoire, malgré le manque de réaction de Mike, et savoura le silence qui suivit. 

-       Quel affreux blagueur tu fais ! s’exclama Michaël en retenant à peine son envie de ‘esclaffer. Alors, ta blague signifie quoi au juste ? 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, chaque cellule de ton corps enferme une conscience qui connaît Dieu. Chaque cellule dispose d’un potentiel d’illumination, d’amour et de changement vibratoire. Laisse-moi te montrer. Au même instant, Vert posa un geste qui consterna Mike. Il s’approcha sans crier gare et, à la vitesse de l’éclair, lui écrase l’orteil avec son pied ! 

-       Hé ! protesta Mike devant cette violation de confiance. Qu’est-ce qui te prend ? 

 

Son orteil brûlait et il tenta de le masser pour atténuer la douleur tout en sautillant sur le plancher. « ça fait mal ! » hurla Mike à l’intention de Vert. Son orteil vira au rouge puis au noir. « C’est atroce. Je crois qu’il est fracturé ». 

-       Qu’est-ce qui est douloureux, Michaël ? demanda Vert, comme si de rien n’était en regardant Mike s’agiter dans la pièce et grimacer de douleur. 

-       Mon orteil, espèce de sadique ! Mike ne savait plus ce qu’il disait ; il était en colère. Mais sa colère n’atteignait pas Vert qui se rapprocha. 

-       N’approche pas ! lui lança Mike en se protégeant de ses mains. Je n’ai plus envie de massage angélique ni de thérapie de l’âme. Reste où tu es ! 

-       Qu’est-ce qui te fait mal ? demanda Vert encore une fois. Ce n’est pas ton orteil. 

-       Ah non ? rétorqua Mike, s’installant sur le plancher en position de lotus, soufflant sur son pied et parvenant à peine à garder son équilibre. « Alors, dis-moi ce qui fait mal, ô sainte verdure ! » 

La « verdure » demeura indifférente au sarcasme de Mike. 

 

-       NOUS avons mal, dit l’ange. Chaque cellule de notre corps ressent ton inconfort actuel. Dis-le Michaël : « NOUS AVONS MAL » Mike obéit. 

-       NOUS avons mal, réussit-il à prononcer sans trop d’enthousiasme. 

-       Accordes-tu la permission d’une guérison ? demanda Vert. 

-       Oui, répondit Mike, se montrant tout à coup intéressé. 

-       Exprime ta permission. 

-       Je te donne la permission de guérir mon orteil, dit Mike. 

-       FAUX ! énonça Vert d’une voix forte. Mike n’avait pas besoin d’une carte pour comprendre qu’il avait mal répondu. Il essaya encore. 

-       Je te donne la permission de guérir… euh … je veux dire NOUS. 

 

Vert n’était toujours pas satisfait de la réponse et le lui dit : 

-       Michaël, donne la permission à l’événement, pas à MOI. 

 

Mike réfléchit avant de reformuler sa phrase. 

-       J’autorise la guérison. NOUS avons mal et NOUS allons tous en bénéficier. 

-       Voilà ! dit Vert d’un ton réjoui et en frappant des mains. Tu as réussi, Michaël Thomas de l’Intention pure ! Tu as guéri ton orteil ! 

 

L’orteil de Mike cessa sur le champ de le faire souffrir. La rougeur prit une teinte toute rosée, et son corps entier se sentit soulagé. Vert s’approcha de lui et celle fois-ci, Mike ne lui demanda pas de garder ses distances. 

-       Michael, sais-tu ce qui vient de se produire ? demanda Vert d’une vois douce et gentille. 

-       Je pense que oui, mais j’ai besoin que tu le précises. Mike avait été affaibli par cette leçon ; la douleur l’avait épuisé. Vert poursuivit. 

-       Jamais plus je ne te ferai souffrir, mon cher ami. Je te le promets. A partir de maintenant, ton apprentissage ne se fera pas dans la douleur. Ce que tu viens d’apprendre est ceci : la douleur d’une partie affecte l’ensemble. C’était une expérience collective. Tu te sens fatigué n’est-ce pas ? Si l’expérience avait seulement mis ton orteil en cause, pourquoi donc est-ce que ton comportement entier a-t-il été atteint ? Pourquoi étais-tu en colère ? Est-ce ton orteil qui m’a crié après ? Non. C’est ton corps tout entier. Ton orteil expérimentait la douleur, mais ton être entier y a participé. L’orteil était la source du problème, mais je te jure que toutes tes cellules étaient au courant ! Le même phénomène existe, qu’il soit question de joie, de plaisir, de passion oud e vérité. Chaque cellules ressent tout et est consciente de l’ensemble de la situation. Vert fit une pause pour bien marquer le reste de ses paroles : « Il en va de même de l’illumination spirituelle et de la quête divine ». 

 

-       Bon, alors où se situe exactement mon illumination ? Mike souhaitait une réponse claire, sans blague ni blessure à l’orteil. 

 

-       Elle est répartie également dans chaque cellule de ton corps, michaël Thomas. Chaque cellule est consciente du tout. Chaque cellule connaît tout de l’autre. Chacune prend part à la vibration de l’être humain dans sa totalité. Vert finit une autre pause et se retourna pour faire face à Mike. « Pendant ton séjour ici, tu apprendra les caractéristiques de l’élévation vibratoire. Avant que nous commencions, tu dois te percevoir comme un groupe de cellules qui savent tout, et non comme un ensemble de parties détachées. » 

 

-       Je pense que je peux y arriver, dit Mike avec une intention ardente. 

-       Moi aussi ! Vert montrait un sourire éclatant. Il se leva : « es-tu prêt ? » Encore marqué par l’incident de l’orteil, Mike eut un mouvement involontaire vers son pied, mais répondit : 

-       Tout à fait. 

 

Les heures suivantes s’écoulèrent dans l’apprentissage de l’anatomie humaine et de la santé. Ce n’était pas une formation médicale, mais plutôt tune série de conseils pratiques sur le mode de vie et la santé. L’information transmise semblait inépuisable. Vert lui parla d’alimentation, de façons d’acquérir de l’énergie, du rôle et du moment propice pour pratiquer certains exercices, et surtout, de reconnaître le moment idéal de s’y adonner. Tout au long de l’enseignement, Vert s’assurait que Mike saisissait bien le NOUS de son être. Mike commençait à penser qu’on ne lui permettrait plus d’avoir des parties, et Vert approuvait. 

 

Michaël dormit très profondément cette nui-là, sans cauchemar. Le lendemain matin, Vert était déjà là, au pied de son lit, et resta près de lui pendant le petit déjeuner. Il en profita pour lui donner des explications sur la nourriture qu’il avalait. Il ne semblait pas se préoccuper de ce que Mike choisissait, lui  expliquant tout ce qui se trouvait sur la table pendant que Mike se régalait en essayant de retenir tout ce qu’on lui apprenait. 

 

Dans les jours qui suivirent, Mike entreprit un programme d’exercices. Certains jours, Vert lui ordonnait de revêtir son armure pour ne pas qu’il en oublie la sensation. C’était les jours que Mike préférait. Il comprit que son épée, son bouclier et son armure lui avaient manqué lorsqu’il s’en revêtit de nouveau. 

 

Vert enseigna à Mike l’équilibre naturel du corps, le rôle de la  nourriture, des plantes, des herbes. Mike s’émerveillait devant le travail ordonné des cellules, comme si elles savaient quelque chose qu’il ignorait. C’était étonnant ! Vert lui expliqua qu’il existait une polarité magnétique subtile pour chaque organe et chaque cellule. Les cellules étaient « au courant » et travaillaient à réaliser un équilibre parfait. Lorsqu’elles étaient en équilibre, les cellules pouvaient se régénérer et Mike comprit de quelle façon le corps parvenait à se renouveler constamment. Un jour, il posa à Vert une question plutôt amusante : 

 

-       Mes cellules, je veux dire NOUS, sont très habiles à équilibrer la biologie. Comment se fait-il que moi, je sois ignorant du processus ? Puis-je améliorer la situation ? Mon esprit n’a pas la connaissance que les cellules possèdent. Quel est mon rôle en tant que Mike ? 

-       Question très intéressante, Michaël Thomas de l’Intention pure  ! Vert avait insisté sur intention pure et Mike savait où il voulait en venir. Vert poursuivit : « Ton corps a seulement besoin que tu lui fournisses ce qu’il lui fait, que tu l’entoures de sagesse et que tu t’en occupes, et il fera le reste. Jusqu’à maintenant, tu as appris à lui procurer le confort, à bien le nourrir et à lui assurer de l’exercice. Ton système n’a pas besoin d’autre chose. Mais il est temps que tu comprennes le rôle de ton esprit. Car il ya quelque chose que tu dois fournir à ton corps qu’il ne pourrait acquérir sans toi. Sais-tu de quoi il s’agit ? 

 

 

Mike croyait le savoir. 

-       Oui, je sais. Mike se sentait en forme comme il ne l’avait jamais été. Sa nudité ne le gênait pas, encore moins en présence de Vert, qui lui fit part des changements qu’il avait remarqués chez lui. Le comportement de Vert se rapprochait à la fois de celui d’un père et d’un entraîneur de champion mondial. « Il est temps que je fasse un choix », lâcha Mike. Vert faillit exploser de joie. 

-       C’est la première fois qu’un humain fait cette prise de conscience si vite. 

 

Mike comprit qu’il avait enfin énoncé quelque chose de bien, et la réaction de Vert l’enchantait. La présence angélique se rua dans la pièce, démontrant pour la première fois sa capacité de défier la gravité et de change de forme. Mike aurait pu être effrayé, mais le spectacle ne s’adressait qu’à lui. Vert retrouva son calme et se planta devant Mike. Il avait retrouvé son apparence habituelle, mais son regard demeurait complètement ébahi. Le visage orné d’un large sourire, il dit : 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, que choisis-tu ? 

-       Je choisis d’utiliser les nouveaux présents de l’Esprit et d’élever ma vibration. 

Encore une fois, Mike était conscient de s’être exprimé correctement. Vers recula de quelques pas, comme pour permettre à la sagesse croissante de Mike de mieux se répondre. Vert était de toute évidence impressionné. 

-       Qu’il en soit ainsi à partir de maintenant, Michaël Thomas, s’exclama Vert. Tu as bien compris. Tes cellules sont incapables d’utiliser l’aspect de Dieu que tu portes en toi et qui a le pouvoir de choisir de s’illuminer. Seul ton esprit peut faire ce choix et, malgré cela, chaque cellule saura que tu as accordé ta permission. Quand ton orteil te faisait souffrir, ton esprit le savait. Alors, quand tu demanderas une vibration plus élevée, ton orteil le saura. Le NOUS en toi est en fête à l’instant même, Michaël. Toutes tes cellules savent qu’elle intention tu as exprimée. Tu dois aller te reposer maintenant. 

 

La journée avait été merveilleuse, et la compréhension spirituelle de Mike s’intensifiait. Il avait accompli quelque chose hors de l’ordinaire. En le conduisant à sa chambre, Vert lui expliqua qu’il avait exprimé l’intention d’une poursuite sacrée, la première demande d’une longue série à venir. Chaque fois qu’il devrait s’élever à un autre niveau, sa biologie devrait être équilibrée et il devrait en accorder la permission. La fierté que Vert ressentait à l’égard de Mike le poussait à le traiter avec un respect plus profond encore. Lorsqu’ils arrivèrent à la porte de la chambre, Vert demanda à Mike de le regarder en face. 

 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, j’ai l’habitude de me retirer maintenant  et de revenir le lendemain matin. Tu connais l’horaire. Je suis ici pour te dire que je t’aime tendrement. Les attributs du changement de vibration comportent des conséquences avec lesquelles tu dois te familiariser. Je t’ai assuré que je ne te blesserai pas, et je tiendrai ma promesse. Tout ce qui se déroulera dorénavant suivra le rythme de ton choix. Toute blessure que tu ressentiras dépendra de toi. Plus rien ne sera désormais semblable. Ce soir, tu t’endormiras en tant qu’humain que tu connais mais, au réveil, tu seras différent et tu aura toutes les caractéristiques de ta nouvelle vibration. 

 

Vert fixa longuement Mike, et ce dernier se sentit honoré par tant d’attention. Il savait que l’instant était différent et il eut envie de demander des précisons à Vert. Qu’est-ce qui est différent ? Le saurai-je demain ? Qu’apprendrai-je demain ? Dis-le moi maintenant ! 

 

Mais il n’en fit rien et Vert prétendit ne pas entendre. Il recula lentement pour sortir de la chambre, ce qu’il ne faisait pas habituellement. Quelque chose se transformait, et Mike ressentait une certaine menace. Il s’adressa aux murs. 

 

-       Je suppose que je dois m’attendre à une transition frappante avant d’arriver chez moi. Peut-être même vais-je devenir un ange avant d’y arriver ! Et si je prenais aussi une couleur particulière ! 

Le simple fait d’imaginer tout cela le faisait presque rire et il s’attendait à une riposte de la part d’un ange, mais il n’entendit que le silence. Un changement s’opérait déjà à l’intérieur de lui. Il sentit une vibration au creux de l’estomac et frissonna. Il savait qu’il était temps de se mettre au lit. 

 

Il dormit mal et souhaita se retourner vte à 5 h 30 car Vert lui manquait. Il ne se sentait pas en sécurité. Chaque fois qu’il s’endormait, le même rêve lui venait à l’esprit. L’horrible forme se présentait devant lui, le fixant intensément et, chaque fois, l’attrapait et le détruisait. Il perdait tous ses membres, se réveillait en sueur et angoissé, entendait ses propres cris, qui cessaient subitement, et puis c’était le silence total. Il se rendormait pour recommencer le même rêve de nouveau. Combien de fois pourrait-il être tué ? Cinq ou six ? C’était interminable. Sa mort se répétait inlassablement avec à l’occasion, de légères variantes. Le rêve se clarifiait peu à peu. Finalement, n’en pouvant plus, il se mit à pleurer. Le manège se poursuivit, et il constata qu’il déversait son âme entière sur l’oreiller. Il ne se rappelait pas avoir été autant désespéré de toute sa vie. Même la mort de ses parents ne l’avait pas si ébranlé. Il pleura à chaudes larmes, se mit à gémir ; il avait perdu toute maîtrise de lui-même. 

 

Il pleura sur lui-même et sur ses parents. Il pleura son amour perdu et les occasions qu’il avait ratées. Il sentait que l’entité négative l’avait tué, et il pleura finalement sa propre mort. Il se tordait de désespoir. Son corps se convulsait dans des sensations de douleur qu’il analysait et combattait. 

 

Michaël finit par s’assoupir d’épuisement pendant quelques heures avant le petit matin. Quelque chose n’allait pas. Le soleil était déjà levé. Où était Vert ? Pourquoi l’avait-on laissé dormir ? Mike se leva et ressentit une douleur au ventre après sa nuit si agitée par les pleurs. Il devait se tenir les côtes. 

-       Oh ! Que NOUS souffrons ! s’entendit-il dire à son corps. 

 

Il se dirigea vers la pièce où ses repas lui étaient habituellement servis. On n’y avait pas laissé de nourriture. Il revêtit son peignoir vert et partir à la recherche de Vert. Il constata que les pièces qu’il connaissait bien semblaient tourner au brun et se demanda si ce n’était pas l’effet de la lumière. Il avait d’ailleurs l’impression qu’elle faiblissait. Où  est Vert ? Qu’est-ce qui se passe ? 

-       Vert, où es-tu ? Il n’obtint pas de réponse. 

Mike fit le tour de la maison, amis ne trouva l’ange nulle part. Puis, fatigué et affamé, il s’installa dans la pièce où Vert lui  avait donné son enseignement. Perplexe, il sentit une sorte de noirceur l’envahir, ce qu’il n’avait pas expérimenté depuis le début de son voyage. Mais ce sentiment lui était familier ; c’était la dépression qu’il avait connue pendant si longtemps à Los Angeles. 

-       Qu’est-ce qui se passe ? se demanda-t-il à haute vois. Seul un silence l’entourait. « Où sont-ils passés ? Bleu ? Orange ? Vert ? Hé ! J’ai besoin de vous ! » Silence. 

Il constatait que la dépression l’envahissait toujours. Il ne fallut pas longtemps avant qu’il se retrouve dans un état où plus rien ni personne ne l’intéressait. Mais il refusa la situation. 

-       Bon, d’accord. Si vous ne voulez pas m’aider, j’emprunterai la voie difficile. 

Ne sachant pas trop ce qu’il entendait exactement par là, Mike ne cherchait qu’à produire une réaction quelconque. Il retourna à sa chambre et, en ouvrant le placard, se rappela la carte. Peut-être lui donnerait-elle quelque indication. Elle l’avait toujours fait lorsque ça ne tournait pas rond sur cette étrange terre spirituelle. Il retrouva le parchemin et s’empressa de le dérouler. Il ne s’attendait absolument pas à ce qu’il vit. Tout  à fait sceptique, il déposa la carte, se remit au lit vêtu de son peignoir et s’abrita sous les ouvertures. Il était une heure. Quelle importance. Mike fixait intensément les murs. 

 

Sur le parchemin, là où se trouvait habituellement le VOUS ETES ICI, il n’avait trouvé que le néant, rien, aucun signe. La carte ne fonctionnait plus. Elle était dépourvue de sa magie. 

La forme verte avait-elle réussi à se glisser dans la maison et à le tuer au cours de la nuit ? Avait-il rêvé ou connu la réalité dans son sommeil ? La sombre silhouette avait-elle aussi tué les anges ? 

 

Comment était-ce possible ? Michaël se battait contre la dépression et les ténèbres. Il essayait de comprendre et fouillait son esprit pour se rappeler le moindre petit élément transmis par Vert pouvant expliquer ce qui se passait. Dans le brouillard de sa conscience, Mike se rappela les propos de vert : « Toute la souffrance que tu connaîtras dorénavant sera créée par toi. Rien ne sera plus pareil désormais. Je t’aime tendrement ». Etait-ce là des paroles d’adieux ? Mike se rappela cette phrase prononcée par le grand ange blanc au début : « Les apparences sont parfois trompeuses… » Il devait s’accrocher. Mike croyait en Dieu, et tout ceci n’était qu’un jeu, qu’un test ! 

 

Mike fit la seule chose qui lui semblait sensée. Il se leva et revêtit son armure. Elle n’était plus aussi confortable. Elle lui paraissait plus lourde que dans ses souvenirs, et l’épée restait encombrante. Peu importe. Il l’arbora fièrement et s’exprima à haute voix. 

-       Rien ne vaincra mon esprit. J’exige la victoire contre ma dépression ! 

Rien. Silence. Paroles vides. Aucun sentiment d’amour ou de gloire ni de sensation d’être protégé par qui ou quoi que ce soit. Cette terre était complètement vide. Michaël Thomas était seul. Mike luttait sans relâche pour conserver tous ses esprits. Il était décidé à ne pas céder ! Il se rendit dans la salle d’enseignement et s’installa, vêtu de son armure, dans le fauteuil de l’élève. Il y resta jusqu’au coucher du soleil, en attente, dans le silence absolu d’une terre dépourvue de la moindre sonorité. Il demeura alerte tout ce temps, ne sachant trop à quoi s’attendre, mais il ne  s’abandonnerait pas aux ténèbres de la dépression qu’il avait su vaincre une fois déjà avant de pénétrer sur cette terre merveilleuse. 

 

Puis, la pièce s’assombrit, et il s’assoupit. Cette fois son sommeil ne fut pas agité. Mike commençait à établir la paix où elle ne s’était jamais située. Il développait graduellement le pouvoir de le faire. Pendant son sommeil, son épée oscillait doucement, chantait, en réponse à la nouvelle vibration de l’être humain unique qui la possédait. Michaël Thomas n’était pas conscient du phénomène. Son bouclier luisait légèrement, en réponse à de nouvelles directives émanant d’une biologie en transformation. Mike n’était pas conscient de cela non plus. Son armure le tenait au chaud, en réponse à des directives spirituelles provenant d’une source nouvellement éveillée dans son ADN. Michaël Thomas n’était pas non plus conscient de cela. Toutes les cellules de son corps étaient en pleine transformation et la métamorphose était presque achevée. Mike dormit très bien. 

 

 

barre de séparation

 

Tout était différent lorsqu’il s’éveilla le lendemain matin. Il était toujours dans le fauteuil, mais la pièce était plus claire et plus gaie. Il se leva et mit son esprit à l’épreuve. Il trouvé étrange de constater que sa première pensée n’était pas de voir s’il était toujours seul, mais ‘il allait bien. Partie, la dépression ! Il remarqua qu’il portait toujours son armure, mais sans en ressentir tout son poids. Comme il marchait d’un pas alerte vers la pièce om ses repas lui étaient normalement servis en se demandant s’il allait encore devoir se priver aujourd’hui, il sentit l’arôme appétissant du petit déjeuner. Il sut alors que tout irait à nouveau pour le mieux. 

 

Il mangea comme il ne l’avait jamais fait. Affamé, il dévorait presque tout ce qui s’offrait à lui, se réjouissant de son bien-être. Il se surprit même à chanter la bouche pleine ! 

-       Ma mère aurait honte de mes mauvaises manières, se dit-il, la nourriture dégoulinant le long de son menton. 

-       Elle est très fière de toi, Mike. Et nous le sommes aussi. Vert se tenait sur le pas de la porte entrouverte. 

 

Mike se leva en guise de respect pour son ami Vert. Il était enchanté de le revoir. 

-       Vert ! Je croyais t’avoir perdu. Entre et viens t’asseoir. Mike reprit sa chaise et poursuivit son repas. 

 

L’ange imposant se dirigea vers la table, s’assit devant Mike et attendit que ce dernier prenne la parole. Il savait qu’il devait avoir des tas de questions à poser sur ce qui s’était passé la veille, mais Vert attendait qu’il commence. Il s n’échangèrent aucune parole. Mike continuait de manger tout en fredonnant, souriant béatement et regardant Vert d’un œil brillant. Vert l’observait, examinant attentivement son corps toujours revêtu de l’armure. Il ne put résister plus longtemps ; 

-       Belle épée ! 

 

Mika éclata de rire en entendant la même remarque qu’à son arrivée. La nourriture jaillit de sa bouche, et Vert se joignit à lui dans cette manifestation de joie. Ils se serrèrent affectueusement. C’était la première fois que Mike était autorisé à toucher un ange de cette terre, ais il sut instinctivement que ce geste était désormais approprié. Ni l’un ni l’autre ne pouvais cesser de rire. Michaël se mit à danser au centre de la pièce, accompagné de l’ange ; il se laissait aller au son de la musique de son âme, foulant de ses pieds les miettes échouées sur le plancher dans ce moment d’excitation et dont certaines se collaient à ses orteils. La pièce était dans un fouillis total mais c’était sans importance. Les contorsions qu’il avait subies la veille le faisaient encore souffrir. Il dut se rasseoir afin de se reposer un peu. Puis, il s’adressa à Vert : 

 

-       Je savais que tu reviendrais, tu sais. 

-       Comment le savais-tu ? 

-       Parce que tu m’avais dit que tu m’aimais. 

-       C’est vrai, je t’aime. Mike avala une autre bouchée. 

-       Mes parents peuvent-ils vraiment me voir ? La question s’avérait très importante à ses yeux. Il se rappelait le commentaire de Vert lorsqu’il était entré dans la pièce. 

 

-       Le fait que tu poses d’abord cette question reflète ta nouvelle conscience, Michaël Thomas de l’Intention pure. Il arrive que les anges d’ici s’amusent à prendre des paris sur les questions qui seront énoncées en premier lieu après un changement de consigne. Celle que l’on pose habituellement, tu ne l’as pas encore formulée. Nous avons passé passablement de temps ensemble, et u ne l’as pas encore posée. Tu t’interroges plutôt sur tes parents. Vraiment, j’ai devant moi un être humain hors de l’ordinaire ! 

 

Mika hésitait à le croire, mais il avait l’impression que Vert devenait émotif, si un tel sentiment était possible chez les anges. Il y eut un silence, et Vert reprit la parole. 

-       Oui, Michaël Thomas, tes parents peuvent te voir, et ils sont vraiment fiers. Vert attendait la suite des questions. 

 

Mike réfléchit à ces propos et poursuivit : 

-       Je crois saisir le sens de la journée d’hier. 

-       Ah oui ! Vraiment ? Alors explique-moi, di t Vert en penchant la tête sur le côté, comme pour mieux entendre les paroles à venir. 

Normalement, à cette étape de l’enseignement dans la Maison de la biologie, l’entité passait beaucoup de temps à expliquer à un humain perplexe où avait bien pu passer tout le monde la veille et la raison de l’horrible journée solitaire et de la noirceur de l’esprit. 

-       J’ai changé, Vert, tout comme tu me l’avais prédit. Je me sens différent. Je me sens… NOUS nous sentons plus puissant. J’ai une conscience de toi que je n’avais pas auparavant. D’une certaine manière, tu es passé à mes yeux du rôle d’enseignant à celui de.. Mike s’arrêta pour mieux réfléchir sur le terme à utiliser, mais Vert prit la parole. 

-       … membre de la famille ? 

-       Oui, approuva Mike sur le champ. Il se tourna vers l’intérieur, mais parvint à poursuivre : « Ce qui s’est passé hier, j’ai cru que c’était un test, mais ce n’était pas le cas ». Vert écoutait attentivement, laissant Mike exprimer son opinion sur ce qui s’était produit. « Je sais que tu m’expliqueras éventuellement les détails de tout cela, mais je crois savoir pourquoi ». Michaël parlait lentement, avec précaution, tel un professeur. « Chaque cellule de mon corps s’est en quelque sorte retirée. Comme si j’avais coupé le courant pour mourir. Je ne trouvais aucune consolation. Même mon esprit ne parvenait pas à trouver une seule raison d’exister. J’étais comme un être humain neutre, et j’ai alors compris ce qui se passait lorsque j’ai consulté ma carte. Ça été un signal pour mon esprit ». 

 

Vert était impressionné. Il n’avait encore jamais rencontré d’élève de passage dans la maison verte qui comprenait si clairement les caractéristiques du changement de vibration. Il fallait en général beaucoup de temps pour l’expliquer. C’est pourquoi Vert savait qu’il était en présence d’une entité spéciale, Michaël Thomas. Il était fier de son élève et l’en aimait d’autant plus. Mike poursuivit : 

-       La carte est « morte » aussi ; j’étais dans les limbes. C’est alors que j’ai saisi. Pour recevoir le présent spirituel de l’intention, je devais en quelque sorte renaître. Comme si le courant avait été coupé de mon existence pendant une journée et qu’il avait été rebranché sur un nouveau mode. Je savais que si je conservais mes esprits durant le processus, j’allais m’en sortir. J’ai utilisé une visualisation de toi où je te voyais me dire que tu m’aimais. C »st la seule chose qui fonctionnait. Quand je pensais à toi, je parvenais à me concentrer sur la raison de ma présence ici; Mike regarda Vert en souriant. Il essayait de cacher les larmes qui lui montaient aux yeux. « J’ai raison, n’est-ce pas ? » 

 

-       Je n’ai presque rien à ajouter, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit Vert en se levant. Mais je vais te dire cependant que lorsque tu pensais à mon amour pour toi, ce n’était pas seulement le mien. Je fais partie d’une collectivité. Lorsque tu t’adresses à moi, tu t’adresses au TOUT. Tu en fais partie également mais tu ne le sens pas de la même façon que moi. Au fur et à mesure de l’élévation de ta vibration, tu deviendras plus conscient de tout cela. Lorsque tu as ressenti l’amour de Vert, tu as aussi ressenti celui de Bleu, d’Orange et même celui de tes parents et même celui de ceux que tu rencontreras sur ton chemin. Tu ne les connais pas encore, mais ils te connaissent. Nous formons un tout, Michaël, et u l’as ressenti au moment où tu en avais le plus besoin. Ton intuition a gagné ! Quel atout tu as déjà en main ! 

 

Mike savait qu’il y avait une suite. Il resta silencieux pour permettre à Vert de suivre le fil de ses pensées. Celui-ci continua : 

-       Tout ce que tu as dit est vrai. Pour passer à un plus haut niveau, il faut faire face au défi. C’est à ce moment-là que nous nous éloignons de toi pour te permettre de changer. Nous ne pouvons rien faire pour toi durant ce temps ; notre énergie nuirait même à ta transformation. Tu parviens spirituellement à franchir l’étape. Tu as éprouvé la perte de ta famille. Tu as ressenti l’abandon et la solitude durant cette courte période où tu devais demeurer  seul. La seule chose qui te recentrait était l’amour et, à titre d’enseignant de cette maison, je ne pouvais pas te fournir la solution. Tu l’as trouvée au centre de ta noirceur. Je te félicite de ta conscience et de ta maturité. Vert fit une pause pour permettre à Mike de recevoir le compliment. « As-tu d’autres questions ? » 

-       Oui. Tout ça va-t-il se reproduire . 

-       Oui, caque fois que tu passeras à une nouvelle vibration. 

-       Puis-je faciliter la prochaine transition . 

 

Vert regarda Mike droit dans les yeux et lui répondit sérieusement : 

-       Lorsque tu verras le processus s’amorcer encore une fois, occupe-toi à autre chose. Ne t’y arrête pas et rappelle-toi qu’il est temporaire. Rends-lui grâce. Honore-le  au milieu de la noirceur ! Fais exactement ce que tu as fait, Michaël Thomas de l’Intention pure, ressens l’amour qui accompagne ce présent. 

 

Mike comprit les paroles de Vert et les assuma. 

 

 

barre de séparation

 

 

Peu à peu, dans les jours suivants, l’enseignement reprit son cours. La nouvelle vibration de Mike exigeait une formation toujours plus poussée. On lui apprit les subtilités de la conscience se répercutant dans le corps et la façon de déceler la présence d’un déséquilibre. Vert expliqua à Mike les nouvelles courbes de sommeil et les choix alimentaires correspondant à chaque changement de vibration. Il y avait tant à apprendre ! 

 

Le séjour dans la maison verte tirait à sa fin lorsque Vert aborda un point dont on n’ava t jamais discuté encore. 

-       Est-u prêt à parler de sexualité ? demanda Vert. Mike faillit tomber à la renverse. Il regarda son grand ami vert droit dans les yeux, certain qu’il blaguait. 

-       Tu n’es pas sérieux, lui dit-il, embarrassé. 

-       Absolument, répondit vert. 

 

Mike s’exprima tout bas, comme pour éviter que quelqu’un ne les entende. 

-       un tel  propos n’est pas du ressort des anges. C’est quelque chose que les humains font dans le noir. C’est de la basse luxure. Je suis même étonné que tu veuilles t’y arrêter. Je ne pense pas que nous devrons aborder ce sujet dans un endroit si sacré, ajouta Mike, tournant son visage vers un coin de la pièce. Vert insista. 

-       Ce n’est pas tu tout ça. Ta réaction correspond à ce que les humains ont fait de la sexualité. C’est là un phénomène biologique et c’est ta raison d’être ici. 

 

Vert se tut pour laisser à Mike le temps de réfléchir sur ce qu’il venait tout juste de lui dire. Michaël était résigné. Il savait qu’il ne pourrait échapper à l’enseignement de Vert. Il se rappelait ses classes de sexualité à l’école, alors qu’un malheureux professeur avait l’ingrate tâche d’expliquer à un groupe d’adolescents des choses qu’ils savaient déjà. Ils riaient sous cape tout au long du cours, s’échangeant des coups d’œil complices et souhaitant être ailleurs. C’était vraiment trop intime. 

-       Vert, est-ce qu’il le faut vraiment ? 

-       Oui. 

L’enseignement qui suivit devait changer à tout jamais la conception de Mike sur les relations physiques entre humains. Vert parla d’un ton assuré, comme s’il parlait d’expérience. Pourtant, il n’était ni homme ni femme ! Il expliqua à Mike que la sexualité était un des aspects les plus spirituels de la biologie. Il lui décrivit le véritable objectif de l’expérience sexuelle, ce que les humains devaient en tirer, outre les enfants. Il parla de la dynamique de l’élévation simultanée de deux consciences individuelles par la réunion particulière des émotions. Vert expliqua même à Mike comment les choses se passaient sur le plan du corps spirituel lorsque la passion était maîtrisée et canalisée de certaines façons. La sexualité était un catalyseur de l’illumination ! Mike en tétait bouche bée. 

-        je n’arrive pas à le croire ! dit-il en plaçant son visage dans ses mains. Tout ce temps-là, j’ai cru que c’était un geste dégradant, un acte à garder sous silence, un acte charnel qui accompagnait notre évolution et, maintenant, tu m’apprends que c’est un acte spirituel ! Quel concept ! Attends que les prêtres entendent ça ! 

 

Mike s’amusait, mais le concept était absolument révolutionnaire pour un natif de la campagne qui avait découvert le phénomène en observant les animaux et plus tard, en glanant ici et là des miettes d’informations de ses amis. Mike releva soudain la tête. 

-       J’ai perdu tellement de temps. Je regrette de ne pas avoir vécu cette expérience avec une femme que j’aurais aimée. Maintenant, il est trop tard. 

-       Ne regrette pas la route que tu as choisie, Michaël. Les apparences sont parfois trompeuses. Même si cet enseignement t’est donné tard, il aura son utilité en temps opportun. L’information est importante, même si elle peut sembler inutile aux besoins de ta cause. Le secret consiste à changer ton attitude. Vois le processus comme un élément sacré. Tu en respecteras d’autant plus ta biologie. 

 

Vert avait raison. En tant qu’être humain, Mike conservait son imagination et ses rêves, même dans un lieu comme celui où il se trouvait. Il devrait commencer à les respecter au lieu de croire qu’ils étaient mauvais ou corrompus, ce qui revêtait une importance extrême à ses yeux. Il saisissait l’ensemble de la situation et se sentait complet. Certaines parties de son corps pouvaient dorénavant se relier au NOUS dans une atmosphère de respect ! Cette pensée le fit rire. Vert comprit et sourit. 

 

Le jour suivant fut celui de son départ. Mike revêtit les nouveaux vêtements apportés comme par magie. Il venait de vivre dans cette maison l’expérience la plus intense de toute sa vie. Sur le pas de la porte, en compagnie de Vert sous un ciel ensoleillé, il ne savait que dire. Il se sentait bien. Son équipement de combat flamboyait sur ses nouveaux habits, dont le tissu était tout à fait confortable. Tout lui allait à merveille et il s’étonnait, comme toujours, de ce que ceux qui avaient conçu ses habits aient pu les ajuster si parfaitement à sa taille, compte tenu des transformations que son corps avait subies au cours des dernières semaines. 

 

Vert l’examina attentivement, s’arrêtant plus longuement sur ses armes et s’apprêtait à parler quand Mike interrompit son élan : 

-       Je sais, je sais : belle épée ! 

 

Vert éclata de rire. 

-       Tu m’enlèves les mots de la bouche ! Un silence étrange s’installa entre eux alors qu’ils se tenaient sous le chaud soleil. Mike le rompit. 

-       Promets-moi que je te reverrai. 

-       Je te le promets, dit Vert sans hésiter. 

-       Tu as une question à me poser ? 

 

Mike se rappelait ses départs précédents alors qu’on lui demandait toujours s’il aimait Dieu. 

-       Oui, j’ai une question à te poser, mais tu la connais. Veux-tu y répondre avant que je ne la pose ? 

-       Oui, répondit Mike solennellement. J’aime Dieu de tout mon cœur. Mon intention est pure et mon corps est en communion avec votre esprit à tous. je suis plus près que jamais de votre vibration et cette proximité s’accompagne d’un sentiment de vision, de sacré et d’appartenance. Je suis sur le chemin du retour chez moi. 

 

Vert ne pouvait rien ajouter. Alors qu’à chaque départ précédent, l’ange avait subitement tourné le dos et pénétré dans la maison sans dire un mot, cette fois, c’est Mike qui le quitta en silence sans rien dire. Il se lança avec confiance sur le sentier, en direction nord, là où se trouvait la prochaine maison. Vert demeura sur le seuil jusqu’à la disparition complète de Mike. Puis, il parla à haute voix : 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, si tu survis à la prochaine maison, tu deviendras véritablement le guerrier que je perçois en toi. Et Vert resta là. 

 

Il ne fallut pas longtemps avant qu’une détestable créature verte et horrible passe silencieusement devant la porte, poursuivant Mike tout en regardant Vert directement. L’ange ne dit rien et ne tint pas compte de sa présence. Vert savait tout de cette entité négative. Il savait aussi que Mike en apprendrait plus très bientôt. L’idée le fit sourire. 

-       Ce sera tout une rencontre ! 

 

Sur ce, il se retourna et rentra dans la maison. 

 

Le Retour – Kryeon canalisé par Lee Caroll 

La première maison

La première maison dans LE RETOUR anjinho2        mini_5_gif dans LE RETOUR          

Le lendemain matin, la température était plutôt morne, mais Mike se sentait très bien. Il puise dans ses maigres économies et se paye un petit déjeuner copieux à la terrasse d’un bistro. Ça lui semblait curieux d’être dehors si tôt. Normalement, il aurait été au travail, où il aurait mangé son lunch et où on l’y aurait encore trouvé au coucher du soleil. 

 

Planté devant le bistro, deux sacs à la main et un autre sur l’épaule, Mike ne savait quelle direction prendre. Il ne pouvait aller vers l’ouest puisqu’il se retrouverait vitre face à l’océan. Il irait donc vers l’est jusqu’à ce qu’on lui indique une autre voie. Il se sentait bien à l’idée d’entreprendre un voyage fondé sur la foi, mais il aurait tout de même aimé un peu de précision sur sa destination. 

 

Si seulement j’avais quelques indices, une carte ou une indication quelconque sur ma position actuelle, se dit-il en marchant vers l’est. Il traversa lentement la banlieue de Los Angeles, en direction des montagnes. Devant lui, il n’y avait aucune limite. Il me faudra des semaines pour m’y rendre, pensa-t-il. 

 

Il ne savait pas vraiment où il allait, mais il pousse vers l’est. Vers midi, il s’assit en bordure d’une route et termina les restes du petit déjeuner qu’il avait conservés, se demandant toujours s’il était sur la bonne voie. 

 

-       Si tu es là, j’ai vite besoin de toi ! s’écria-t-il, implorant le ciel. Où sont les portes du chemin ? 

 

-       Tu as une carte ! lui murmura une voix familière à l’oreille. Il se leva et regarda autour de lui sans tien remarque, mais il avait reconnu la voix de l’ange. 

 

-       Ai-je entendu ou senti ? marmonna-t-il, soulagé. Enfin, une communication ! Tu en as mis du temps, 

 

-       T’avais qu’à demander plus tôt ! répondit la voix. 

 

-       M’ais j’erre depuis des heures ! 

 

-       C’est ton choix, déclara la voix. Pourquoi as-tu mis tant de temps à verbaliser ta demande ? Il était évident que la voix s’amusait à réfuter les objections de Mike. 

 

-       Es-tu en train de me dire que j’obtiens de l’aide seulement si je la demande ? 

 

-       Oui, tout un concept, n’est-ce pas ? Tu es un esprit libre, respecté, puissant et apte à prendre les propres décisions. C’est ce que tu as fait tout au long de ta vie. Nous sommes toujours là, mais n’entrons en jeu que si tu le demandes. Est-ce si étrange ? Mike fut agacé par la logique absolue des paroles de l’ange. 

 

-       Bon d’accord. Où dois-je aller ? Il est plus de midi, et j’ai l’impression d’avoir passé la matinée à deviner la direction à prendre. 

 

-       Pas moi d’ailleurs ! Répondit la voix espiègle. Les portes du chemin sont droit devant toi. 

 

-       Durant tout ce temps j’étais sur la bonne voie ? 

 

-       Ne sois pas si étonné d’avoir pris la bonne direction. Tu fais partie du tout, Michaël Thomas de l’Intention pure. L’expérience te permettra de mieux utiliser ton intuition. Pour l’instant, mon rôle consiste simplement à t’aider dans les petites choses. La voix fit une pause. Regarde, les portes sont déjà là ! Michaël se tenait devant une immense haie qui  menait vers une gorge entres les rangées de maisons. 

 

-       Je ne vois rien. 

 

-       Regarde encore, Michaël Thomas. 

 

En y regardant de plus près, Mike crut percevoir les portes à travers la haie. Elles ne se laissaient pas voir facilement, car elles se mêlaient étroitement à l’ensemble du feuillage. Puis, tout à coup, il les vit clairement ! Elles ne pouvaient plus lui échapper, même s’il l’avait voulu. Elles étaient si évidentes ! Il en détourna légèrement les yeux et les regarda de nouveau d’une manière différente. Elles étaient encore plus apparentes ! 

-       Que se passe-t-il ? demanda Mike, conscient du changement de sa perception. 

-       Lorsque les choses cachées deviennent évidents, lui dit la voix douce de l’ange, tu ne peux retourner à l’ignorance. Dorénavant, tu verras toutes les portes clairement, puisque tu as manifesté l’intention de les voir. 

 

Même s’il ne comprenait pas toute la signification de ce qu’on lui disait, il n’en demeurait pas moins prêt à s’engager sur le chemin de son périple. La haie cessa de ressembler à des portes et devint ces portes. Sous les yeux mêmes de Mike, elles se changeaient, prenant de l’expansion. 

-       Un véritable miracle ! se dit-il en continuant d’observer la longue haie se transformer en portes bien visibles. Il recula un peu pour mieux voir le phénomène. 

 

-       Pas vraiment, repris la voix, ton intention spirituelle t’a légèrement changé et les choses qui vibrent à cet autre niveau où tu es se sont tout simplement manifestées : rien de miraculeux dans tout ça. C’est ainsi que vont les choses. 

 

-       Tu veux dire que ma conscience peut modifier la réalité ? demanda Mike. 

 

-       Oui, d’une certaine manière. La réalité est l’essence de Dieu et elle est constante. Ta conscience humaine n’en révèle que les parties que tu veux expérimenter. Au fur et à mesure de ton évolution, tu en perçois une part toujours plus grande. Tu peux expérimenter et utiliser les choses qui se révèlent à toi comme tu le désires, mais tu ne peux retourner en arrière. 

 

Mike commençait à saisir, mais il souhaitait poser une autre question avant de se diriger vers les portes qui, maintenant, s’offraient clairement à lui. Il était toujours prêt à soumettre la vérité à l’épreuve, même cette voix angélique qu’il entendait dans son esprit. Il réfléchit à sa question avant de la formuler. 

 

-       Tu as dit que j’étais une créature possédant le libre arbitre. Pourquoi alors ne puis-je revenir en arrière si tel est mon souhait ? Pourquoi ne puis-je m’écarter de la nouvelle réalité et en reprendre une autre plus simple ? N’est-ce pas là justement le libre arbitre ? 

 

-       La physique de la spiritualité crée un axiome selon lequel tu ne peux retourner à un état de conscience inférieur, répondit la voix. Si tu choisissais délibérément de le faire malgré tout, tu nierais l’illumination qui s’offre à toi et tu deviendrais déséquilibré. En fait, tu peux essayer de revenir en arrière, car tu possèdes le libre arbitre. En vérité, il est triste que certains humains essaient de mettre de côté la vérité qu’ils connaissent, car ils ne pourront survivre longtemps à deux niveaux de vibrations. 

 

Mika ne comprenait pas entièrement la nouvelle information spirituelle transmise par la voix, mais il avait reçu la réponse à sa question. Il savait pouvoir rebrousser chemin sur-le-champ et retourner en ville. Le choix lui appartenait. Là où il se tenait, il voyait les portes et, sachant qu’elles s étaient là, il ne pouvait pas ne pas en tenir compte. Autrement, il deviendrait déséquilibré et sans doute, malade. Tout ça lui paraissait absolument logique, et il souhaitait aller de l’avant et certainement pas faire marche arrière. Alors, il prit ses bagages et s’avança vers les portes, vers le sentier sur lequel s’amorçait son périple. C’était un simple chemin de terre, comme tous les autres dans cette gorge. Tout animé, Mike franchit rapidement les portes. 

 

A peine les avait-il franchies qu’une sombre silhouette verdâtre se glissa aussi sur le sentier. Les buissons flétrissaient sur son passage et si Mike n’avait pas continué d’avancer, il aurait senti cette odeur infecte. Une entité négative se mit à suivre Michaël Thomas, gardant une certaine distance pour ne pas être vue, maintenant le rythme alerte du voyageur. A la manière d’un fantôme vif et malin, il combattait l’enthousiasme de Mike avec sa haine et sa noirceur. Mike n’avait pas la moindre idée d’être suivi. 

 

Aussitôt que Michaël fut sur le sentier, le paysage et son sentiment à son égard se transformèrent considérablement. Il ne pouvait plus voir la cité tentaculaire ni sa multitude de banlieues. 

 

Il n’y avait plus le moindre signe de civilisation : ni poteaux téléphoniques, ni avion, ni autoroute. Il s’était lancé sur le sentier de terre qui s’étirait devant lui avec la même ardeur qu’un enfant met à ouvrir ses cadeaux de Noël, fonçant sans réfléchir. Soudain, il constata que chaque pas le menait plus avant dans un autre monde. Ce voyage le conduisait dans une réalité bien différente de celle qu’il venait tout juste de quitter. Il se demandait d’ailleurs s’il ne se trouvait pas quelque part entre la terre et le paradis, un lieu où il pouvait entreprendre son éducation spirituelle, une étape qu’il croyait imminente et nécessaire s’il devait un jour avoir l’honneur de franchir le seuil d’un chez soi. Le sentier s’était peu à peu élargi et offrait maintenant la dimension d’une route d’un peu plus d’un mètre, sans empreintes de pas d’aucune sorte et très facile à suivre. 

 

Mike se tourna subitement. Qu’y avait-il là ? Une forme d’un vert foncé attira son œil avant de se précipiter sur la gauche, derrière un bloc de pierre. Un animal sauvage sans doute, se dit-il. La route qu’il voyait derrière lui reflétait exactement celle qui s’étendait devant : un long sentier tortueux disparaissant derrière les collines et bordé d’arbres verts luxuriants, de plaines et d’affleurements rocailleux. Quelques fleurs ponctuaient le paysage de points de couleurs disposés parfaitement sur le grand tapis de verdure. 

 

Mike s’arrêta pour se reposer. Il n’avait aucune montre, mais la position du soleil lui indiquait qu’il devait être quatorze heures, le temps de casser la croûte. Il s’assit en bordure de la route et termina les miettes qui lui restaient encore de son petit déjeuner. Autour de lui, l’atmosphère baignait dans le calme. 

 

Pas d’oiseaux, constata-t-il. Il examina attentivement le sol. Pas d’insectes non plus. Comme s’est étrange. Mike contemplait son environnement. Il sentit une brise dans ses cheveux. Au moins, il y a de l’air. Il regarda vers le ciel et vit qu’il était de ce bleu des plus beaux jours. 

 

Son sac ne contenait plus de nourriture, mais il savait qu’il n’était pas seul et que Dieu pourvoirait à son alimentation. Il se rappela l’histoire de Moïse dans le désert, errant pendant quarante ans avec le peuple d’Israël. Il lui revint en mémoire que leur nourriture provenait du ciel et, en y réfléchissant, il se demanda si c’était vrai. Toutes ces familles qui suivaient Moïse comptaient certainement des adolescents aux têtes fortes comme nous en avons aujourd’hui, pensa-t-il. Il pouvait facilement en imaginer un se plaindre à ses parents : « J’ai vu cette même roche au moins huit fois depuis que je suis né. Pourquoi faites-vous confiance à ce Moïse ? Il nous fait tourner en rond. Le désert a ses limites, après tout. Aie ! M’écoutez-vous ? » 

 

Entrevoir la scène le faisait rire. Puis, il se demanda s’il allait revoir bientôt la même roche, signe qu’il tournait en rond lui aussi ! Il n’avait pas la moindre idée de sa destination, tout comme les Israélites dans le désert, et sans nourriture en plus. Il rit encore plus fort en constatant les similitudes. 

 

Peut-être son rire fut-il entendu ou il était tout simplement temps, mais au détour suivant de la route, il la vit. La première maison était d’un bleu éclatant. Pour l’amour du ciel ! s’exclama Mike intérieurement. Si un architecte voyait ça, il hurlerait ! Mike riait sous cape. J’espère que je ne suis pas insolent, mais c’est la première fois que je vois une maison toute bleue. Le sentier menait jusqu’à la porte, de sorte qu’il sut que c’était là son premier arrêt. Sans compter qu’il n’y avait rien d’autre autour. 

 

En approchant de la petite maison, il remarqua qu’elle était d’un bleu cobalt et qu’elle irradiait de l’intérieur. Comme il tournait pour s’engager sur le petit chemin qui y menait, il vit une pancarte sur laquelle figuraient les mots : MAISON DES CARTES. Mike se rendit compte que c’était ce qu’il avait demandé. Il pourrait enfin se diriger. Le reste du trajet serait sans doute plus rassurant. Une carte à jour serait un objet bien utile en cet étrange pays.   

 

La porte de la maison s’ouvrit tout à coup et une immense créature du même bleue que la maison en surgit ! C’était vraisemblablement une entité angélique puisque, comme l’ange de la vision, elle était plus grande que nature, plus grande qu’un humain. Sa présence emplissait l’atmosphère d’un sentiment de splendeur et d’un parfum de fleur. Michaël pouvait encore une fois sentir l’odeur de l’entité. Le grand être se tenait là devant lui. 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure. Nous t’attendions. 

 

Contrairement à l’ange de la vision, le visage de cette entité était parfaitement visible, et Mike pouvait y déceler une expression de bien-être et de bonheur constants, peu importe ce qu’il sentit, Mike appréciait sa compagnie et se montra respectueux dans les circonstances. Il salua l’ange. 

-       Salut à toi, grand être bleu ! Soudain mal à l’aise, Michaël senti le besoin d’avaler. Peut-être l’ange ne voulait-il pas qu’on le nomme ainsi. Sa couleur n’était peut-être qu’une perception de l’œil humain. Etait-il vraiment bleu ? Peut-être même qu’il l’aimait pas le bleu ! Mike soupira à la pensée de tous ces doutes qui l’assaillaient. 

 

-       Je suis bleu aux yeux de toutes les entités, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit l’ange d’un ton rêveur. J’accepte ta salutation avec joie. Si tu veux bien entrer dans la Maison des cartes, tu y passeras la nuit. 

 

Cette fois, Mike fut heureux qu’un ange lise dans ses pensées. Qu’avait dit l’ange de la vision à ce propos ? Qu’il pouvait les sentir ? De toute façon, Mike était heureux de ne pas avoir offensé le gardien de la première maison. 

 

Mike et l’ange bleu, deux êtres très disparates, se retournèrent et entrèrent dans la maison bleue. Au moment où la porte se refermait derrière eux, deux yeux rouges immenses et flamboyants de colère perçaient à travers un buisson, à quelque spas de la maison. Alertes, silencieux et patients, ils ne bougeraient pas jusqu’à ce que Mike reprenne sa route. Dès l’instant où il entra, Mike fut ébahi parce qu’il vit. La structure intérieure de la maison était immense ! Elle semblait interminable. Pourtant, elle était si modeste d e l’extérieur ! Il se rappela les paroles de l’ange de la vision qui affirmait que les apparences étaient parfois trompeuses. Il se trouvait certainement dans une partie de l’étrange réalité de sa nouvelle conscience. Il se demanda si cette autre perception portait une signification plus étendue. 

 

Il déambulait derrière l’ange par les grands corridors de la Maison des cartes. L’intérieur ressemblait à une librairie luxueuse, comme celles que l’on retrouve en Europ et qui contiennent des livres historiques inestimables de toutes sortes. Mais, il  n’y avait là ni rayons, ni livres. Les murs étaient percés de dizaines de milliers de petites cavités dont l’intérieur en bois semblait contenir des parchemins. La hauteur des murs était interminable et ces cavités se retrouvaient dans chaque salle qu’ils traversaient, d’un étage à l’autre. Il ne pouvait voir ces ouvertures de près, mais il se dit qu’elles contenaient sans doute des cartes, comme l’indiquait le nom de la maison. Mais pourquoi un si grand nombre ? Durant toute la durée de la longue visite des immenses pièces de la maison, il ne rencontra pas âme qui vive. 

 

-       Sommes-nous seuls ? demande Mike. L’ange étouffa un rire. 

-       Ça dépend de ce qu’être seul signifie, je suppose. Ce que tu vois là, ce sont les contrats de chaque être humain de la planète. L’ange continuait d’avancer d’un air détaché. 

 

Mike s’arrêta, les yeux agrandis, étonné des paroles de l’entité bleue. La distance entre eux s’allongea, l’ange poursuivant son chemin tandis que Mike restait sur place. Sentant que Mike ne le suivait pas, l’ange s’arrêta, se retourna et l’attendit, sans rien ajouter. 

 

Michaël voyait les échelles appuyées contre les hauts murs remplis des cavités boisées contenant toutes les parchemins. Des contrats avait dit l’ange. Qu’est-ce que ça pouvait bien signifier ? 

-       N’y comprends rien, dit-il en rattrapant l’ange. 

-       Avant que ton périple prenne fin, tu auras compris, lui répondit l’ange d’une voix rassurante. Il n’y arien ici qui doive te faire peur, Michaël. Tout est en ordre. Ta visite était attendue et elle est honorée. Ton intention est pure, et nous pouvons tous la percevoir. Détends-toi et accepte l’amour que nous t’offrons. 

 

Les paroles de l’entité bleue eurent un effet indicible sur Mike. Aucune autre entité de l’univers n’aurait pu prononcer de paroles plus appropriées. Commençait-il à mieux sentir les choses ? L’ange de la vision lui avait communiqué les mêmes vibrations d’amour, mais il réagissait avec beaucoup plus d’émotion cette fois. 

 

-       C’est bien de se sentir aimé, n’est-ce pas Michaël ? L’ange était revenu près de lui et le dominait de sa taille. 

-       Je ne comprends pas l’effet que ça me fait. Je me sens au bord des larmes. 

-       Tu es en train de passer à une autre vibration, Michaël. 

-       Je n’arrive pas à saisir la signification de tout ça. Au fait, as-tu un nom ? Michaël craignait encore une fois d’avoir offensé l’entité. Et si c’était « un » ange féminin ? Mike ne s’y connaissait pas vraiment dans ce domaine, mais d’après son apparence, l’ange aurait pu tout aussi bien être « une » ange. 

-       Appelle-moi Bleu, tout simplement, dit l’ange en lui faisant un clin d’œil. Je n’ai pas de genre, bien que ma taille et ma voix disent à ton esprit que je sois « un » ange. Partons de ce principe, si tu le veux bien. 

 

L’ange fit une pause pour mieux permettre à Mike d’assimiler ce qu’il venait d’entendre. Puis, il poursuivit : « Ta structure cellulaire d’être humain peut exister à divers niveaux de vibration. Nous appellerons niveau un, celui auquel tu es habitué. Tu le connais bien et il t’a bien servi jusqu’à présent. Mais, au cours de ce voyage, tu devras atteindre le niveau six ou sept si tu veux parvenir à ton but. Pour l’instant, tu es en train d’arriver à ce que j’appelle le niveau deux, à défaut d’un meilleur terme. Chaque niveau de vibration donne une plus grande conscience de la réalité de Dieu, comme on te l’a déjà dit. Ce que tu ressens maintenant est une plus grande conscience de l’amour. L’amour est immense, Michaël. Il a des propriétés physiques et il est puissant. Ton nouveau degré de vibration te permet de le ressentir comme tu ne l’as jamais pu auparavant. Il est l’essence même de son but et il ira en s’intensifiant dans chacune des maisons où tu pénètreras. 

 

Mike adorait écouter Bleu. Il lui donnait plus d’explications qu’il n’en avait reçues jusqu’à maintenant. 

-       Est-u professeur ? demanda Mike. 

-       Oui, le rôle de chaque ange de chacune des maisons est d’enseigner, excepté le dernier. J’aurai à te révéler des vérités reliées à ma maison et il en va de même des autres. A la fin de ton périple, tu auras une vision beaucoup plus grande de la façon dont les choses se déroulent dans l’univers.  J’ai pour tâche de te transmettre ce que tu as mérité par l’expression de ton intention. Ton passage dans ma maison te permet de recevoir la carte de ton contrat. Demain en début de journée, je te la remettrai et répondrai à quelques-unes de tes questions avant que tu poursuives ton chemin. Il était important que tu visites cette maison d’abord puisque tu y recevras de l’aide pour ton voyage. Mais pour l’instant, je t’invite à te nourrir et à te reposer. 

 

Mike suivit Bleu. Il se sentait de plus en plus à l’aise avec son nouvel ami… bleu. Celui-ci le dirigea vers un magnifique jardin intérieur où l’on cultivait toutes les variétés de fruits et de légumes en rangées interminables. Comme dans les autres pièces, la lumière provenait du toit. Elle donnait un effet naturel à chaque espace de la maison; on sentait une odeur de pain fraîchement sorti du four depuis une autre pièce. 

 

-       Qui prend soin de tout, ici ? demanda Mike. Je ne vois personne d’autre… t’arrive-t-il de te nourrir ? 

-       Chaque maison a des pièces semblables à celles-ci. Et non, je ne manque pas. Le jardin sert aux humains qui font le même parcours que toi et qui s’arrêtent ici dans la poursuite de leur apprentissage. Il est entretenu par plusieurs… que tu ne vois pas en ce moment. Tu ne manqueras ni de nourriture, ni d’abri tant que tu exploreras le sentier de la connaissance. C’est notre façon de t’honorer et d’honorer ton intention.   

 

Mike se sentit envahi par le sentiment d’être protégé pendant qu’ils se déplaçaient vers d’autres pièces, l’être humain suivant, l’imposante entité bleue. Ils atteignirent une pièce curieuse, prévue pour le sommeil. Isolée, elle était garnie d’un superbe lit antique à baldaquin recouvert de draps de dentelle invitant Mike à y déposer son corps exténué. Les oreillers dodus l’attiraient et promettaient le confort et la sécurité propres à un sommeil profond. Mike était ébahi par l’accueil qu’on lui réservait. 

 

-       Tout ça pour moi ? dit-il, impressionné. 

-       Pour toi et les autres, Michaël. Nous recevons tous ceux qui ont exprimé la même intention que toi. 

 

La pièce attenante offrait un festin que Mike ne pouvait même pas envisager d’entamer. Il y avait là plus de délices qu’il n’en avait jamais vus à la fois, beaucoup trop pour une seule personne. 

 

-       Mange ce que tu veux, Michaël, lui dit Bleu. Rien de tout cela ne sera perdu. Mais ne prends rien avec toi. Résiste à cette tentation. C’est un test sur ta voie, quelque chose que tu comprendras pleinement plus tard. 

 

Bleu se retira. Mike déposa ses bagages, s’assit et mangea comme il ne l’avait jamais fait. Il ne voulut pas se montrer glouton, mais il emplit son estomac de ces mets délicieux. Ses yeux commençaient à se fermer de fatigue et le décor créait un sentiment de confort qu’il n’avait pas connu depuis qu’il était le petit enfant chéri de ses parents. 

 

Si je pouvais seulement conserver cette sensation ! se dit-il. Le fait d’être humain prenait à l’instant se pleine mesure. Il quitta la table et décida de laver la vaisselle sale le lendemain matin. Oh ! qu’il était las ! Il arriva même difficilement à se déshabiller et à surprendre ses vêtements. Il se mit au lit, et le bien-être enveloppant d’un sommeil paisible l’envahit aussitôt. 

 

Dans le silence matinal, il se réveilla superbement reposé. Il se lava, se dirigea vers la salle à manger et découvrit avec surprise que les restes de la veille avaient été enlevés et qu’un magnifique petit déjeuner l’attendait. En fait, c’était en partie l’odeur des œufs frais, des pommes de terre et du pain chaud qui l’avait éveillé. Il profita de son petit déjeuner en solitaire et s’interrogea une fois de plus sur l’idée qu’il avait eue de demander à rentrer chez lui. 

 

Est-ce une bonne idée de vouloir se retirer de l’expérience terrestre ? se demanda-t-il. Qu’arrive-t-il à ceux qui restent ? Ils ne pourront pas expérimenter les autres niveaux de vibration qui m’attendent. Est-ce juste ? Il ressentit une légère mélancolie à la pensée de ses amis et de ses collègues. Il songea même à son ancienne amante ! 

 

Qu’est-ce qui m’arrive ? se demande Mike. Je commence à ressentir de l’empathie pour ceux qui m’entourent. Ça ne me ressemble pas. Je trouve ça plutôt pénible ! Je commence à regretter d’avoir quelque chose que les autres n’ont pas. Cela signifie-t-il que je suis sur la mauvaise voie ? Devrais-je rebrousser chemin ? 

 

-       Il est inévitable que tu te poses toutes ces questions, Michaël, dit Bleu, qui apparut soudain dans l’entrebâillement de la porte et qui, encore une fois, se glissa dans les pensées de Mike. Bien qu’étonné, celui-ci fut ravi de voir l’ange et le salua d’un signe de la tête. 

 

-       Parle-moi de ces choses, Bleu. J’ai vraiment besoin de directives. Je commence à me demander si j’ai pris la bonne décision. 

 

-       Les méandres de l’esprit sont merveilleux, Michaël Thomas de l’Intention pure. Et le postulat de l’illumination de l’homme consiste d’abord à prendre soin de soi. Ensuite, le résultat du périple sera transmis à ceux qui nous entourent puisque l’intuition de l’un affecte les autres. 

 

-       Encore une fois, je ne suis pas sûr de bien comprendre, rétorqua Mike, confus. 

 

-       Même si tu ne saisis pas maintenant, Michaël, tes actions affectent les autres et leur offrent l’occasion de faire un choix, ce qui aurait été impossible sans ta décision d’être ici, en ce moment même. Fais confiance à la vérité des événements et ne te fais aucun reproche. 

 

Mike se senti soulagé d’un poids immense. Bleu n’avait pas réussi à lui faire comprendre entièrement le fonctionnement du plan spirituel, mais il l’avait suffisamment rassuré. Michaël se sentait confiant dans la poursuite de sa quête. 

 

Il fit ses bagages et quitta sa chambre. Il revint dans le hall d’entrée menant à la porte par laquelle il avait pénétré la veille. Bleu le suivi, et Mike s’émerveilla encore de l’immensité de l’endroit. L’entité ne fit aucune remarque en constant que Mike avait glissé un bagel et quelques baguettes dans son sac. 

 

-       Où allons-nous ? demanda ce dernier. Dois-je aller par là ? 

Il s’avait qu’il allait recevoir sa propre carte, et il voulait que Bleu prenne les devants. 

 

-       Tu peux t’arrêter ici. Ils s’immobilisèrent au centre du vaste hall bleu magnifiquement décoré, et Bleu se dirigea sans rien dire vers un mur éloigné sur lequel s’appuyait une échelle. « Viens ici, Mike ». 

 

Mike obéit et, en un rien de temps, Bleu lui fit grimper une longue échelle par laquelle il devait atteindre une cavité où se trouvait sa carte. En grimpant, Mike remarqua que chaque cavité portait un nom. En réalité, chacune en contenait deux : un qui semblait écrit en caractères arabes et un autre, en caractères romains. Il n’y avait aucun classement alphabétique, et les cavités semblaient obéir à un ordre connu de Bleu seul et que Mike ne saisissait pas. L’ange lui avait dit exactement où regarder et il se trouvait maintenant à quelques centimètres de l’endroit indiqué. 

 

Puis, il la vit. La case portait la mention « Michaël Thomas » et une autre, étrangère à ses yeux, probablement en langue d’ange, se dit-il. On lui avait donné instruction de ne pas regarder ailleurs, de retirer le parchemin de la cavité et de redescendre afin de l’examiner. Il venait tout juste de saisir le parchemin et s’apprêtait à descendre lorsqu’un groupe de noms attira son regard. Son cœur fit un bond… les noms de ses parents étaient là. La disposition était faite par famille. C’était le système spirituel du grand hall ! Il savait qu’on lui avait formellement interdit de toucher aux autres parchemins, mais il s’attarda tout de même et se prit à examiner les noms qui ne signifiaient rien pour lui. Pourquoi ces autres noms accolés à ceux de ma famille ? 

 

-       Michaël ? 

-       J’arrive tout de suite, dit-il d’un ton contrit. 

Bleu savait ce qui lui passait par la tête mais Mike ne poserait aucune question pouvant violer le protocole de cet endroit sacré. Songeur, Mike redescendit la longue échelle bleue et remit le parchemin à lange. Celui-ci regarda Mike longuement. Dans ce regard intense, il n’y avait pas de secrets. Bleu faisait part de sa gratitude à Mike d’avoir respecté le système sacré, et Michaël sentit l’amour de Dieu transpercer son être entier. Tous deux sourirent devant cette communication sans paroles. Mike commençait à comprendre l’inutilité des mots ! Il lui semblait qu’il pouvait tout dire à Bleu sans prononcer une seule parole. Comme c’est étrange, pensa-t-il. 

 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, déclara formellement Bleu, voici la carte de ta vie. D’une façon ou d’une autre, elle te suivra partout dorénavant. Elle t’est remise avec amour et deviendra une de tes possessions le splus précieuses. Mike se rappela soudain les paroles de l’ange de la vision à propos de la nouvelle énergie beaucoup plus courante que la précédente. 

 

-       La carte est-elle à jour ? 

 

-       Beaucoup plus que tu ne peux le souhaiter, répondit Bleu d’un ton espiègle. Mike crut même l’avoir entendu ricaner ! 

 

L’entité tendit la carte à Mike en l’invitant d’un geste à l’examiner de plus près. Mike la posa sur son cœur quelques instants pour bien la savourer, comme un enfant l’aurait fait. Il sentait le caractère sacré de cet instant et ouvrit la carte d’une façon toute cérémonieuse qui fit sourire Bleu. Il savait ce qui allait se produire. 

 

Tout l’émerveillement que Mike avait ressenti disparut lorsqu’il déroula le parchemin. La carte était vierge ! Ou plutôt non. En plein milieu, à peine visibles, se trouvaient quelques lettres et symboles. Mike y regarda de plus près. Une flèche pointait vers un petit point rouge près duquel on pouvait lire : VOUS ETES ICI. Un petit symbole indiquant la maison des cartes était placé près du point. Trois centimètres de détails figuraient autour du point, y compris le sentier que Mike avait suivi, puis, plus rien, le vide total ! La carte indiquait seulement l’endroit où se trouvait Mike et une centaine de mètres tout autour.    

 

-       Qu’est-ce que c’est ? demanda Mike, quelque peu irrespectueux. C’est une blague d’ange ou quoi ? J’ai fait tout ce chemin jusqu’à la Maison des cartes pour recevoir un merveilleux parchemin sacré qui me dit que je suis.. dans la Maison des cartes ? 

 

-       Les apparences sont parfois trompeuses, Michaël Thomas de l’Intention pure. Accepte ce cadeau et garde-le précieusement. 

Bleu ne répondait pas à la question. 

Mike sut intuitivement qu’il ne servait à rien de la reposer. Il enroula sa prétendue carte et la mit dans son sac. Il était très déçu. Bleu le reconduisit vers la porte et sortit au grand air, Mike sur ses talons. L’ange se retourna. 

 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, je dois te poser une question avant que tu reprennes ta route. 

-       Oui, laquelle mon ami ? répondit Mike. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, aimes-tu Dieu ? Bleu était très sérieux. 

 

Mika trouva étrange que l’ange de la vision ait posé la même question, presque sur le même ton. Il se demanda pourquoi on la lui reposait. 

 

-       Cher magnifique professeur bleu, puisque tu peux lire dans mon cœur, tu sais que j’aime sincèrement Dieu. Mike fixait l’ange droit dans les yeux en formulant sa réponse honnête. 

 

-       Qu’il en soit ainsi, dit l’entité en rentrant dans la petite maison bleue et en refermant solidement la porte derrière elle. Mike se sentit soudain débranché. Est-ce qu’ils ne disent jamais au revoir ? se demanda-t-il. 

 

L’air était embauché et agréable. Mike souleva ses bagages dans lesquels il avait glissé le pain de la maison bleue et prit une direction qui devait le mener à une autre maison où il recevrait des enseignements. Il passa en revue les événements amusants de sa visite à la Maison des cartes. Incroyable, une carte qui t’indique seulement où tu te trouves à l’instant. A quoi ça sert ? Bien sûr que je sais où je me trouve ! Quel étrange endroit ! 

 

Un éclat de rire carillonna des montages où Michaël Thomas de l’Intention pur clamait sa joie aux roches et aux arbres en poursuivant la route qui le menait chez lui. Son rire atteignait les oreilles couvertes de verrues d’une entité vert foncé tapie à quelque deux cents mètres derrière lui. Mike était loin de soupçonner que cette forme sombre avait attendu patiemment qu’il reprenne sa route pour le suivre pas à pas. La chose n’appartenait pas à ce royaume. Elle n’avait besoin ni de nourriture ni de sommeil. Elle n’éprouvait aucune joie, mais elle était totalement déterminée à ce que Michaël Thomas n’atteigne jamais la dernière maison. Son but était clair, et elle resserrait peu à peu la distance qui la séparait de Michaël Thomas de l’Intention pure

 

Kryeon 

la révolution arabe |
TOUT EST Là !!!!! |
histoire de mes histoires |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | My head
| Existence Amère
| Douces sensations d'un jour...