Les grandes lignes du temps

gifs papillonParlons des lignes temporelles du cosmos qui sont inscrites dans chacune des cellules de votre corps. Je sais de quoi il s’agit, parce que je connais chacun de vous. Je connais la famille. Nous prenons place dans le salon, si je puis dire, et formons un cercle rempli d ‘affection où les membres de la famille peuvent discuter entre eux. C’est exactement ce qui advient en cet instant précis où vous lisez ces lignes. Nous voulons que vous ressentiez cette discussion familiale, parce que vous allez réaliser la raison de votre présence ici. Même s’il s’agit d’informations nouvelles, il y aura toujours un élément vous permettant de comprendre pourquoi vous êtes ici, et c’est parce que chacune de vos fibres résonnera lorsque vous saisirez ce qui se passe. 

Les grandes lignes du temps révèlent que votre présence ici s’inscrit dans un grand dessein – un but dissimulé derrière l’histoire spirituelle elle-même. Certains ont appelé cela la « grandiose expérience de cinq milliards d’années ». Savez-vous en face de qui je me tiens ? Je vais vous le répéter. Je suis assis devant des Lémuriens, c’est à dire la plupart d’entre vous. Telle est la raison de votre présence ici ce soir. C’est ce qui vous permet d’entendre ces parole sou de lire ces lignes. Cette période de l’histoire vous  appelle et vous attire vers nous, car vous ressentez à nouveau l’énergie lémurienne. Vous êtes sur terre depuis très longtemps. Vous êtes membres de la famille, des âmes anciennes, vous qui êtes présents ce soir ou qui lisez ces pages. Depuis longtemps maintenant, vous ne vous attardez jamais dans votre véritable foyer – mon foyer, votre foyer. Vous arrivez et repartez très rapidement. Et nous vous apercevons parfois un bref moment au cours duquel vous choisissez une couleur –symbole d’honneur et d’amour – puis, des profondeurs de votre sagesse, vous retournez sur terre afin de recommencer un autre cycle. 

Certains d’entre vous ont vécu plus de mille expériences semblables, que l’on appelle des incarnations, et le savent. Ici, vous êtes assis – guérisseurs entendez-vous – sur le seuil d’un potentiel de fin collective ou d’une grande émancipation collective. La plupart d’entre vous naquirent en des années où les prédictions annonçaient la fin du monde – cependant, chacun décida néanmoins de naître à ce moment-là. Vous êtes venus au monde spontanément et remplis d’amour, car vous saviez la raison de votre présence sur terre. Nous vous avons dit, de façon imagée, que vous « faisiez la queue » pour venir sur cette planète. Quel genre d’entité pouvait agir ainsi, alors que les prophéties annonçaient une telle grisaille ? Pourquoi auriez-vous désiré revenir, créer des familles et rester sur terre ? La raison est simple : vous saviez que vous étiez parvenus au terme de votre voyage. Vous ne vouliez pas rater la finale, quelle qu’elle soit. C’est pour cela que vous avez travaillé. C’est cela, la famille. 

La fin de l’Atlantide et le déluge sont les événements qui activèrent l’énergie de votre dualité de façon qu’un grand test puisse se dérouler. La plupart d’entre vous qui sont ici ou qui lisent ces lignes étaient présents. Vous avez également programmé les balises en cristal. Ecoutez, membres de la famille ! Nous allons vous révéler le plan grandiose. Nous allons vous parler du test et vous faire part des grandes lignes du déroulement. 

Cette terre ne fut pas créée par hasard. L’humanité ne fut pas issue d’un accident. Les magnifiques entités spirituelles qui se dissimulent sous la forme humaine ne sont pas non plus le résultat du hasard. Les grandes lignes temporelles et le grand test furent connus de vous avant votre venue sur terre – ils sont imprégnés d’amour et d’Esprit. Et vous êtes ici, sur la seule planète où s’exerce le libre choix. C’est cela, la clef. Ce n’est pas la première fois que vous entendez l’expression « la seule planète où s’exerce le libre choix ». Elle fut utilisée, à votre intention, il ya des éons. Aujourd’hui, son sens vous apparaîtra plus clairement à la fin de ce message. Mais maintenant, nous allons revoir avec vous la trilogie de l’énergie qui a pris place dans vos vies. Nous avons déjà parlé de cela, mais nous allons néanmoins revoir ces notions de façon approfondie, avec davantage d’informations concernant les trois choses qui apparurent il n’y a pas longtemps et qui modifièrent la conclusion de cette période temporelle. 

Très chers, vous avez vécu pendant des éons (un bébé pleure dans l’assistance), même le « petit enfant » qui revient, pleinement conscient de l’énergie qu’il apporte avec lui. Et il revient, cette fois-ci, sachant parfaitement qu’l s’agit en réalité de la fin de la programmation. 

Extrait de Messages de notre Famille de la série Kryeon – canalisé par Lee Carroll –TOME V – page 138 – La rénovation de la Famille. 

Comment guérir

angeVotre corps est conçu comme un système d’autoguérison; il est doué d’intelligence et si vous lui accordez un repos et une nourriture adéquats, il produira ce qu’il faut pour vous garder en santé, une fois que vous aurez modifié votre attitude et vos activités. Un manque d’amour et d’appréciation pour votre corps s’exprimera par de mauvaises habitudes alimentaires ainsi que par une négligence générale des diverses activités capables de procurer une santé optimale. Encore une fois, votre organisme ne travaille pas contre vous; il est conçu pour réagir à vos pensées et à vos croyances. L’énergie de l’amour que vous éprouvez à votre égard, voilà ce qui l’épanouit. Vous devez affirmer que vous êtes digne de votre propre amour et de la vie, affirmer que celle-ci vaut la peine d’être vécue et agir en conséquence. Cette croyance, comme toutes les autres, exige un engagement; il faut vouloir ce que vous désirez créer. 

Grandir implique toujours un risque car le choix est essentiel à l’épanouissement du libre arbitre. Apprenez à penser sans souffrir et fixez-vous des objectifs globaux. Par exemple: « Je suis en santé. Je suis ouvert au changement. Je me guéris moi-même. Je guéris les schèmes d’intentions malencontreuses dans ma lignée génétique. Je transforme mon énergie. J’évacue tous mes schèmes de confusion et de désespoir. Je ressens une immense gratitude pour tout ce que je sais, pour la joie de me souvenir et le courage de guérir. Lorsque je me guéris moi-même, je guéris en même temps toutes mes relations, le long des lignes temporelles. » L’image dirigée est également un moyen très efficace pour revivre des conflits émotionnels et leur substituer des issues désirables. 

Votre corps représente votre connexion au multivers [i.e. aux multiples univers]; il vous aide loyalement lorsque vous vous orientez en vue d’une action spécifique. Les réponses apparaissent lorsque vous vous mettez en quête de solutions, provenant à la fois de l’intérieur et du monde extérieur. Les synchronies ont pour but d’attirer votre attention sur quelque chose en particulier. Parfois, contre toute attente, une série d’événements significatifs survient de manière opportune et néanmoins insolite, éclairant une situation et vous offrant une intuition profonde. Vous entrevoyez ainsi la splendeur de l’univers de significations à couches multiples. Dans la sphère de l’existence, le temps ne connaît pas de frontières; les événements sont reliés et enrichis par les entrelacements significatifs de toutes les formes de conscience qui apprennent à jouer dans cette sphère. 

Pour construire la réalité souhaitée, produisez une image mentale claire et détaillée de l’issue que vous cherchez à atteindre; si vous êtes malade, vous devez vous concentrer sur le plein rétablissement avec une récupération brève, facile et sans heurt. Adoptez l’idée que tout s’arrange parfaitement en une série remarquable d’événements favorables. L’imagination, la visualisation, l’activation de la volonté, l’attente et le renforcement positif, voilà les clefs de l’assimilation de nouveaux schèmes de comportement. Vous devez vous attendre à des résultats, sinon ils persisteront à vous fuir. L’emploi inventif de l’imagination, suivi par l’action, produit des résultats. Lorsque votre corps ne fonctionne pas correctement, vous avez le pouvoir de changer votre attitude et de vous guérir. Pour cela, il peut suffire de transformer en acceptation de soi l’apitoiement sur votre sort, et de convertir la peur en désir, la colère et la douleur en pardon. 

Il est vrai que le fait de nier que les concepts sont porteurs de possibilités retarde leur émergence, tandis qu’une expansion sûre de la connaissance peut ouvrir à des stades favorables de vie. En cette incarnation, vous êtes ici pour réaliser l’ensemble de vos aptitudes. Et en choisissant de produire la vibration d’amour, vous êtes entraîné par l’immense intelligence qui imprègne l’existence. Nous cherchons à vous inspirer et à vous rappeler qu’il faut consentir à ce que le processus de guérison suive son cours. Pour cela, vous devrez identifier les sentiments que vous entretenez sur les expériences que vous gardez en vous. Ce travail que vous accomplissez sur vous-même n’est pas lié qu’à la guérison de votre lignée génétique; votre famille, vos amis et le monde dans son ensemble seront touchés par le fait que vous preniez la responsabilité de guérir votre vie. 

Lorsque vous apprenez à vous rétablir par vous-même et à rester en forme, il est essentiel d’être persuadé de recouvrer et de conserver une santé excellente. Voici les clefs de la manifestation: affirmez d’abord ce que vous voulez obtenir, puis ayez la certitude que votre désir se réalisera. Cette certitude est basée sur la confiance, un état d’esprit où l’intuition prévaut. Vous devez accepter qu’il soit entièrement possible de produire une santé rayonnante; adopter cette conviction vous met sur la voie qui mène à son obtention. Néanmoins, votre expérience peut vous sembler tout à fait à l’opposé, et c’est bien aussi. Mais pour parvenir à la transformer, il faudra modifier vos croyances et mettre un terme aux activités qui vous restreignent. Pour illustrer votre intention de produire la santé, qui est essentielle à vos réalisations, inscrivez sur des feuilles de papier ces croyances restrictives que vous découvrez sur vous-même, à raison d’une par page. Examinez chacune de ces idées minutieusement pour voir comment vous avez construit votre vie autour d’elles; les paroles sont des symboles qui représentent votre manière de focaliser votre énergie. Lorsque vous aurez achevé votre inventaire, emportez ces pages à l’extérieur et ensevelissez chaque croyance dans un lieu sûr, sous une pierre. Ensuite, lâchez prise. Cet exercice achevé, affirmez la réalité que vous désirez vivre et réfléchissez à ceci : 

« Je suis une personne intensément vivante et en santé désormais. J’accepte la responsabilité et l’engagement qu’implique ce changement de vie. Je suis prêt à adopter une nouvelle façon de voir l’existence. J’ai envie d’apprendre les nombreuses méthodes et techniques qui me permettront de régénérer mon corps physique et de jouir d’une excellente santé à chaque instant. Je suis de plus en plus en forme à chaque jour qui passe, chaque année, chaque siècle, chaque millénaire, par les avenues du temps. Je comprends que mon ‘moment présent’ s’étend dans tous les moments présents et je cherche à connaître mieux les aspects physiques et immatériels de l’existence. Je comprends que mon ultime responsabilité est de gérer les forces de l’énergie cosmique qui m’imprègnent, moi-même ainsi que tout ce qui se trouve sur la planète, et que ma première responsabilité, mon premier devoir, consistent à aimer ma forme physique et à m’en occuper. «  

Songez à ces paroles pendant quelques minutes car ce sont des directives imprégnées de pouvoir. Encore une fois, elles ne traduisent peut-être pas votre expérience actuelle. Néanmoins, les paroles donnent une direction que l’énergie peut suivre. 

Extrait du livre SAGESSE DES PLÉIADES – Soins du corps et guérison des émotions : BARBARA MARCINIAK – Ariane Éditions

Instruments d’harmonisation

Dans le livre de Patricia The Cosmos of soul, on peut lire : « […] car, alors que vous êtes recodé pour assimiler le troisième brin, vous revivez comme un souvenir les scénarios de vos nombreuses incarnations antérieures dans la sphère terrestre. Cela se produit maintenant pour faciliter l’extraction de votre subconscient de toutes les couches de votre être qui, comme des déclencheurs évolutionnaires, vous ont conduit jusqu’à ce moment. » 

GIFS  FLEURSC’est en effet ce qui m’arrive depuis quelques années, mais j’aimerais parler aujourd’hui d’une autre expérience d’harmonisation. En janvier 2009, au cours d’un atelier avec Patricia, en Egypte, nous avons fait une méditation. Je dois dire que ce fut l’un des plus intenses méditations que j’aie jamais faites. C’était la première fois que je me sentais vraiment « partir » ailleurs. Mais plus fascinant encore, c’est qu’au début de cette méditation j’ai vu descendre un écran indigo, alors qu’habituellement je vois un écran blanc. Je me suis d’abord dit que je n’allais rien voir sur cet écran bleu, mais ensuite j’y ai vu se succéder de beaux symboles et de belles figures géométriques d’un blanc lumineux. Cela a duré un bon moment, et je me rappelle avoir ressenti beaucoup de gratitude pour cette belle vision. Tout ce que je me rappelle ensuite, c’est que Patricia s’efforçait de nous tirer de notre méditation. Quand je suis revenue, je me suis exclamée intérieurement ; « Déjà ! Comme cela a été de courte durée… ! » Puis Patricia nous a appris que notre « absence » avait duré 90 minutes ! 

Quels étaient cet écran bleu et ces symboles lumineux ? Des codes, un langage, un message ? 

Nous existons sur le rayon bleu. Cet arrière-plan nous permet de percevoir les formes lumineuses de tous les êtres qui sont en résonance avec cette densité. Tu as fait l’expérience d’une connexion consciente avec notre sphère et visionné ainsi des messages en forme de symboles représentant les conceptions cosmométriques et les proportions sacrées qui définissent notre environnement – et le tien ! 

A ce niveau de conscience, nous absorbons la lumière par des motifs sciemment conçus, conscients de la beauté parfait du Grand Créateur par laquelle le flux de toute énergie se manifeste. Vous rendez-vous compte que vous pouvez tous faire l’expérience de votre multidimensionnalité si les circonstances s’y prêtent et si votre esprit est bien orienté ? 

Ai-je vu tout cela parce qu’un travail s’effectuait dans mon ADN ? 

C’était simplement toi, chère âme, qui dépassais tes limites en croyant, en intuitionnant, en sachant que tu étais capable d’absorber une lumière infinie et de réaménager tes circuits afin d’ancrer cette lumière. Nous avons œuvré par l’intermédiaire de notre channel Trydjya, afin de te conduire plus loin que tu n’étais jamais allée auparavant, en dirigeant un troisième rayon de lumière sur la double hélice existante, cers laquelle les fragments pertinents d’ADN/ARN sont attirés magnétiquement et où ils prennent forme comme troisième brins d’ADN. 

Tous les participants de cet atelier ont-ils eu le même genre d’expérience ? Je suis la seule à en avoir parlé, mais je suis sûre que tout le monde a vécu une expérience. 

A ce moment d’engagement où tous les participants ont choisi d’amorcer le processus d’activation de leur ADN, nous avons observé cette activation chez chacun. Nous l’avons perçue comme une lumière issue de leur glande pinéale et explosant dans l’éther en envoyant un courant électrique dans chaque cellules de leur corps. Il est toujours magnifique d’observer des êtres conscients déterminés à accélérer leur évolution, et nous sommes honorés de vous servir à cet égard. 

Les agroglyphes sont-ils à présent parmi les espaces les plus chargés d’énergie qui soient ? Et puisqu’ils changent chaque année, leur énergie se renouvelle-t-elle aussi ? 

Comme tu le comprends sans doute, ces formes sont d’une nature interdimensionnelle. C’est la conscience des dimensions supérieures qui manifeste des formes sacrées dans vos champs d’expérience. Nous, les Siriens de la sixième dimension, participons activement à cette forme de communications avec ceux d’entre vous dont le cœur et l’esprit sont assez ouverts pour nous recevoir. Se joignent à nous d’autres êtres de lumière qui ont aussi l’intention de vous atteindre.  Quand vous entrez dans ces formations, qui sont nos temples temporaires, vous sentez une étrange présence qui est due au fait que votre esprit passe dans une autre réalité, même si c’est seulement pour un moment. A chaque saison nouvelle, de nouveaux motifs sont créés dans les champs, reflétant notre désir d’éveiller en vous la capacité de déchiffrer la cosmométrie de toute la Création. 

Où nous conseilleriez-vous d’aller pour une meilleure harmonisation ? 

Nous vous suggérons de vous rendre dans les centres énergétiques de Gaia avec l’intention de donner plutôt que de recevoir. Le véritable motif de l’interaction avec les centres sacrés de votre déité planétaire, c’est de passer du désir de recevoir, d’obtenir quelque chose,  la conscience de ce que votre amour et votre dévotion peuvent créer. Cependant, comme vous le savez très bien, il n’est jamais nécessaire d’entrer physiquement dans un espace. Vous pouvez y être sous votre forme astrale ou par l’esprit. Vous n’avez qu’à suivre votre cœur.il vous guide tout au long de ce que vous vivez au cours de votre voyage physique dans le continuum spatiotemporel, tandis que votre âme y acquiert de l’expérience pour le voyage subséquent. 

Haut Conseil de Sirius – série Kryeon, Transition 2010 – Redéfinir la dualité, canalisé par Lee Carroll. 

Les Hathors par Kryeon

Les Hathors par Kryeon dans GRANDE TRANSFORMATION passage-caireOn nous a dit que c’est Sanat Kumara, un superviseur bienveillant de cette portion de l’univers, qui y a invité les Hathors. Il sentait qu’ils pouvaient y servir sans faire d’intervention. Il les invita pour qu’ils exercent précisément cette fonction d’aide, à cause de leur nature équilibrée sur le plan alchimique, c’est-à-dire leur équilibre masculin/féminin. 

Au cours d’un dialogue avec Sanat Kumara, le 6 février 2007, il nous a dit ceci au sujet des Hathors et du déséquilibre de notre univers : « La dualité de l’univers, à quelques exceptions près, est telle que le principe masculin surclasse le principe féminin. Il en est de même sur d’autres planètes et dans d’autres systèmes solaires de votre galaxie et de l’univers. J’ai donc demandé l’assistance de la civilisation des Hathors à cause de leur nature équilibrée. » 

En observant la trame temporelle, il semble que ce qui se produit présentement sur cette petite planète bleue au seuil de la création affectera tout l’univers au cours des prochaines décennies. Il savait que, en tant que civilisation, ils avaient atteint ce que nous avions la possibilité d’atteindre ; l’ascension et l’équilibre collectifs. Ils y sont parvenus en écoutant les maîtres instructeurs de leur civilisation et en se focalisant tous simultanément sur le bonheur. Peut-être avons-nous ou avions-nous cette potentialité, mais les facteurs de contrôle et de peur qui nous ont été imposés au cours des quelques dernières années ont scellé notre destin au profit d’autres méthodes de changement de dimension qui ne sont pas toutes folies. Les Hathors disent que nous pourrons accomplir cet exploit jusqu’à la toute dernière seconde. Le comportement que j’observe cependant chez mes congénères ne m’encourage guère à penser que nous réaliserons cette potentialité. 

Les Hathors sont surtout connus pour leurs activités et leurs représentations en Egypte ancienne, mais ils nous disent aussi qu’ils ont étroitement  contribué aux activités de Sanat Kumara au cours de l’existence qu’il a vécu sur l’île qui constitue maintenant le Japon. Ils ont également exercé une influence sur l’ancienne tradition Bon de ce qui constitue maintenant le Tibet, et plus loin au sud, en Afrique. 

Tout comme Sanat Kumara, ils sont entrés dans cet univers il y a dix millions d’années et demi. 

Ils sont venus d’un autre univers, par le portail de Sirius, jusqu’à Vénus et ensuite jusqu’à la Terre. Ils y ont été actifs avant l’existence de leurs temples en Egypte ancienne, mais on les connaît surtout pour le travail qu’ils ont effectué à partir de ces temples. Hathor est/était une déesse à qui les Egyptiens vouaient un immense respect ; chaque ensemble de temples en comportait un qui lui était consacré. Elle était extrêmement déifiée. Elle était un être individuel, une déesse, et non un membre de la civilisation des Hathors. Comme c’est souvent le cas, la connaissance était détenue par un cercle d’initiés et l’image en était transmise aux masses. Celles-ci venaient aux temples d’Hathor pour adorer la déesse et lui demander des faveurs. Au sein du cercle d’initiés, les prêtres et les prêtresses savaient que les Etres étaient différents de la déesse. Les Hathors oeuvrent dans la cinquième dimension de la conscience et jusqu’à la douzième. Nous leur avons demandé récemment de qui sont les représentations qu’li nous reste, puisque l’être connu sous le nom de déesse Hathor n’appartenait pas à leur civilisation. Ils nous ont répondu que ce sont des représentations d’eux-mêmes, les Hathors. 

 La déesse Hathor n’a pas de représentation artistique anthropomorphique. (L’Egyptologie traditionnelle considère cependant que les représentations se trouvant en Egypte sont celles de la déesse Hathor, avec des oreilles de vache, ce qui est interprété par un symbole de  sa fertilité). 

Tom Kenyon possède la remarquable capacité d’ « accorder » son cerveau à n’importe quelle fréquence et d’appeler un être. Dans le cas des Hathors, il les reconnaît parce qu’ils l’approchent toujours par le cœur. Après avoir transcrit leurs paroles mot à mot depuis maintenant huit ans, je peux les reconnaître facilement. Ils ne voient pas le monde comme nous. Ils disent que leur état d’existence le plus bas correspond à ce que nous appellerions le bonheur. Ils vivent généralement en extase, un état qui n’est encouragé chez les êtres humains, ni par les religions ni par les gouvernements, ce qui explique peut-être pourquoi nous n’avons pas évolué davantage que l’illustrent nos actions actuelles dans le monde. Ils oeuvrent aussi en Lémurie et en Atlantide, bien que plus fortement en Lémurie, où l’on était centré sur le cœur. 

Ce sont des maîtres du son et de l’amour. Je ne suis donc pas étonnée qu’ils aient chois Tom pour transmettre leur témoignage en cette époque importante. Quand il est en forme, Tom peut communiquer avec eux en quelques minutes. Ils parlent distinctement et je transcris leurs paroles en direct, telles qu’ils les émettent. Je suis assez rapide  au clavier, et ils ont adapté une caractéristique de Madeleine. Ils me font maintenant tout relire afin de déterminer si c’est conforme à ce qu’ils désirent présenter collectivement. La civilisation des Hathors comprend des millions d’êtres et eux ne sont que treize. Ce sont des maîtres instructeurs désignés comme porte-parole de la collectivité et non un simple groupe de treize être choisis au hasard ; ce qu’ils ont à dire a donc beaucoup plus de poids. Ils travaillent directement pour la plus haute autorité de leur civilisation et ils ne disent donc rien qui ne soit permis de révéler. 

Je les trouve très attentionnés, mais non sentimentaux. Ils sont intellectuellement et scientifiquement brillants, et ils ont le sens de l’humour : ils trouvent très drôle la vie sur la Terre. (Nous présumons que c’est parce qu’ils n’ont pas à payer le loyer ni à voter). Bien que leurs paroles soient très utiles, ce sont leurs sons émis par l’intermédiaire de Tom qui transforment la vie et qui ont le pouvoir de guérir. Je vois cela comme une simple science du cerveau. 

Quand Tom donne un atelier, que ce soit sur le taoïsme, sur le bouddhisme tibétain, sur l’hindouisme, sur la haute la chimie égyptienne ou sur le christianisme ésotérique, il fournit une bonne quantité d’informations qui va à l’hémisphère gauche du cerveau de l’auditeur, qui la déchiffre selon ses capacités de compréhension et son degré d’évolution. Cette information reste toutefois dans l’hémisphère gauche. Elle peut créer un moment d’émerveillement lorsque certains éléments de dogme sont exposés à la lumière de la vérité et que les gens sont libérés des contraintes qui les retenaient, mais cela reste une expérience de l’hémisphère gauche, tout comme lorsque vous lisez ces lignes. 

C’est le son – le son pur, sans paroles déchiffrables – qui active l’hémisphère droit. Tom l’enseigne dans ses ateliers de sons guérisseurs, et je suis toujours étonnée de constater que la plupart des gens ne voient pas à quel point cette information peut changer la vie. Il peut se produire de la magie quand quelqu’un enseigne en combinant les mots et le son pur. Avec un tel instructeur, vous avez non seulement la potentialité de comprendre ce qui est enseigné par la parole, mais aussi celle de vivre un changement énorme, une transformation majeure ou une guérison, ou les deux, durant une méditation par le son qui active l’hémisphère droit. C’est ce que font les Hathors. Ils utilisent la voix de Tom pour livrer des codes sonores qui ouvrent les portes et les fenêtres de la perception, de la transformation et de la guérison. C’est ce qu’ils veulent dire quand il s affirment qu’ils sont des maîtres du son et de l’amour. 

En huit ans, je ne les ai jamais vus, ni eux ni Madeleine, fournir de l’information inexacte. Aucun être d’une autre dimension ne peut réellement comprendre le temps tel que nous devons en faire l’expérience, mais aussi loin que l’information canalisée puisse aller dans cette direction, les Hathors et Marie Madeleine ont été très précis dans leurs messages et dans leur synchronisation. Les Hathors ont commencé à nous transmettre ce qu’ils appelaient des « mises à jour planétaires » il y a environ quatre ans, ainsi que des instructions claires sur l’holon de l’équilibre, qui selon eux est crucial pour conserver notre équilibre. Ils affirment que le tétraèdre  étoilé est un excellent véhicule pour voyager à travers les diverses sphères ou dimension. Toutefois, pour trouver l’équilibre au sein du chaos, l’holon d’équilibre , cet octoèdre imaginaire placé autour du corps, est excellent. Ils nous encouragent à le maîtriser afin de pouvoir le placer autour de nous à volonté. Ils nous encouragent aussi continuellement à trouver la joie et à la conserver par l’extase du cœur. 

Les Hathors et Tom Kenyon - Issu du livre : 2009 La Grande Transformation – L’année de la cocréation – série Kryeon canalisé par Lee Carroll - 

L’amour de la nature et de soi

gifs étoilesJe suis attentif aux oiseaux, insectes…car ils créent des vibrations pouvant m’amener à un mode de vie intuitif semblable au leur ainsi qu’à toutes les intelligences éthériques qui m’entourent. Je pense à ma fleur favorite et à mon oiseau préféré et j’écoute ce dernier inciter fleurs et plantes à pousser. 

En étant attentif aux plantes, j’apprends qu’elles représentent symboliquement certaines parties de mon corps. Je laisse entrer davantage d’énergie en moi et en visualisant le chiffre 8 allongé dans mon 3ème oeil, j’en apprends bien davantage et me transforme en me relaxant. 

Je charge ce symbole de l’infini d’électricité et d’énergie et je me concentre spécialement sur l’intersection des lignes, en un point central, légèrement plus haut que les sourcils. Je focalise mon attention sur l’Atlantide et 2012 car ces 2 époques existent simultanément. Je suis attentif à mon corps, à ma respiration et à l’énergie qui m’entoure pendant que les pléadiens gardent le portail entrebâillé (une fenêtre ouverte à mon intention sur ces 2 périodes distinctes). 

J’émets mes propres ondes comme le soleil et mes champs d’énergie se connectent aux champs des autres. La nature et l’amour sont des dons et j’en bénéficie en me connaissant moi-même et en faisant confiance au monde qui m’entoure. L’amour de soi est très important ainsi que de ce qui s’est passé dans ma vie afin de vibrer à une fréquence qui me permette de comprendre et d’accepter les leçons tirées de mon expérience. Cela renforce mon système immunitaire, transforme mes cellules et me permet de résister aux toxines car la vibration d’amour est la force la plus puissante qui existe. 

Je revendique un code d’intégrité basé sur la responsabilité et la fiabilité soit la capacité de réagir aux défis de la vie. J’assume ce que je crée en toute honnêteté. Ma ferme intention, renouvelée avec volonté, est d’appeler à moi le dévoilement des mystères des chroniques de la Terre et de ses diverses légendes. J’apprends à faire confiance à mon corps. Je découvre en moi-même la vibration de l’amour qui transforme chaque situation en opportunité bénéfique : le choix m’appartient.  Je garde mon esprit ouvert, conserve mon sens de l’humour et suis déterminé. 

Si, en allant me coucher, j’ai envie de feuilleter le Grand Livre de la Terre, je place une intention. Puis, j’immerge mon corps dans un champ de lumière et d’amour afin de me sentir protégé, intégré et en sûreté. Ensuite, je suis une spirale de lumière dans les Ethers afin de voir si je peux lire le Grand Livre de la Terre. 

Je comprends le pouvoir de l’amour, de l’attendrissement, de la compassion car nous sommes connectés les uns aux autres, formant d’immenses schémas lumineux. 

Enseignements de notre famille de Lumière – Barbara Marciniak canalisation des Pléiadiens 

Le transit de Vénus et les Vénusiens

Pouvez-vous élaborer sur ce transit qui s’est déroulé à l’été 2004 et sur sa signification pour la Terre ? 

Mentionnons d’abord que Vénus est une planète dont la configuration vibratoire crée un champ de force qui produit des courants énergétiques, lesquels traversent des régions précises de l’espace et engendrent des pulsations lumineuses. Cela étant, les centres d’énergie des chakras des corps tridimensionnels s’accélèrent et s’étendent, et des colonnes de lumière vibratoire sont ainsi générées, que des intelligences supérieures utilisent ensuite pour communiquer. En ce qui concerne votre civilisation, ces paramètres de lumière se trouvent dans vos chakras. Ceux d’entre vous qui les ont activés reçoivent les projections lumineuses et géométriques des mondes reliés au vôtre, dont Vénus. 

Le transit de Vénus et les Vénusiens dans CITE INTRATERRESTRE Synthese_Venus_Int

Le transit de Vénus représente avant tout une accélération et une transformation astrobiologique de votre civilisation. Actuellement, Vénus sert de convertisseur intermédiaire du rayonnement cosmique qui amènera votre humanité  entrer dans une autre ère de conscience et à interagir fraternellement avec des civilisations supérieures. Cela signifie aussi que des codes d’énergie sont présentement inséminés sur votre planète au moyen des systèmes de lumière en provenance de Vénus, affectant par le fait même non seulement la Terre mais aussi vos corps inférieurs. Une fois ce processus terminé, la Grande Fraternité blanche de la galaxie et d’autres systèmes galactiques activeront tous les centres d’énergie de l’Atlantide, tissant ainsi un réseau d’intercommunication. Par la suite, cela donnera lieu à un nouveau sentiment de collaboration et d’unité fraternelle  et universelle dans votre civilisation. 

Ce transit a été extrêmement important pour votre civilisation, car il a sonné le moment précis d’activation et d’ouverture des portails vibratoires de lumière énergétique servant de tremplin de connexion avec des mondes supérieurs. Finalement, ce transit de 2004 a aussi marqué une nouvelle direction de votre évolution en ouvrant les sceaux magnétiques pyramidaux reliés à la Grande Pyramide de Gizeh, elle-même le chronomètre d’évolution cosmique de votre planète et de votre civilisation. 

 dans CITE INTRATERRESTRE

Voyons son action sur le peuple de Vénus. 

En tant que civilisation d’un niveau moyen/supérieur, les Vénusiens doivent incorporer la nouvelle fréquence gravitationnelle qui fera d’eux des coparticipants et des catalyseurs de votre évolution et de votre fréquence vibratoire vers un niveau dimensionnel supérieur. Ils désirent que des mondes en transformation comme le vôtre participent à des niveaux d’évolution de lumière supérieure. A cette fin, ils interagissent avec vous de l’intérieur comme de l’extérieur. De l’extérieur, ils veulent activer et reconvertir votre fréquence vibratoire ; de l’intérieur, ils se veulent des guides de conscience lumineuse qui apportent le langage du Feu, lequel ouvre la gnose divine du Logos cosmique dans leur civilisation. 

En tant que base stellaire intermédiaire entre les intelligences du Logos supérieur de la galaxie et de votre civilisation, les Vénusiens vont interagir étroitement avec vous dans le but d’injecter de nouvelles technologies d’expansion consciente dans votre humanité ; ils seront également les maîtres intérieurs qui, par des formes-pensées, éduqueront votre civilisation et la feront évoluer spirituellement. 

La civilisation de Vénus est un symbole du rayon d’Amour christique qui instaure de nouveaux schémas et canaux d’expansion et de reprogrammation dans les mondes d’expérience évolutive comme le vôtre. L’attitude fraternelle et l’esprit communautaire de ces êtres symbolisent la générosité l’esprit spirituel altruiste et font d’eux des motivateurs dans votre système solaire et votre quadrant de la galaxie. C’est une chance inouïe que cette civilisation ait intercédé pour vous auprès de la   Hiérarchie cosmique, afin de vous servir en transmettant et en implantant des codes d’amour, de compassion et de service désintéressé dans des mondes en transition évolutive comme le vôtre, ayant une forte tendance réactionnaire. 

Quand vous faites l’expérience d’une expansion de votre chakra du cœur, cela signifie que vous recevez des ondes électroniques lumineuses des commandos de surveillance de Vénus. Lorsque des circonstances discordantes qui génèrent de l’agressivité et de la violence entre groupes ethniques, nations et des pairs se terminent par la réconciliation, cela s’explique par la projection de leur fréquence spirituelle solidaire et collaborative à travers des formes-pensées harmoniques d’un rose rubis. Les Vénusiens sont des êtres remplis d’un esprit de profonde compassion, de sagesse cosmique et ont une attitude aimante envers les mondes coupés du Pacte de lumière divine. Etant donné qu’ils vibrent dans l’Octave maîtresse d’Amour universel et que leur rayonnement de lumière est très intense et puissant, leur configuration morphique est d’une beauté fascinante. Beaucoup d’entre eux prennent d’ailleurs des identités protectrices, angéliques et directrices pour les humains. D’une intelligence multidimensionnelle, ces êtres savent parfaitement bien comment créer de la lumière harmonique chez des êtes et des dimensions inférieures où la lumière est prise au piège des champs gravitationnels. 

Ils sont chargés de libérer les matrices de lumière prisonnières des champs gravitationnels et de les étendre aux méridiens magnétiques et astrophysiques de votre planète, créant ainsi un anneau de force électronique cohésive et équilibrante. Ce sont vos meilleurs tuteurs spirituels, et ils ont la responsabilité de purger et de potentialiser des sentiments altruistes où générosité esprit de collaboration fraternelle et service impersonnel établissent une spirale de lumière, d’amour et d’unité. 

Chers camarades évolutifs, comptez-vous privilégiés et sentez-vous honorés du fait que cette civilisation raffinée, affectueuse et d’une grande bonté vous aide à vous transformer en leurs homologues spirituels vibrant dans le respect, l’amour et la collaboration avec les mondes d’évolution cosmique. 

  Messages de la Cité de Lumière des Intraterrestres, canalisés par Ramathis-Mam 

Vous êtes des Dieux

Extrait 

image diverPlongez-vous juste un peu dans les affaires des humains, et vous verrez : dans quelque domaine que ce soit, affectif, social, politique, économique, les difficultés viennent de ce que la plupart d’entre eux se dirigent toujours en fonction d’un raisonnement personnel, égoïste… […] Mais il suffit de jeter un regard sur la société pour voir que tout y est organisé pour satisfaire la nature inférieure avec ses instincts primitifs et sauvages. Toutes les règles, tous les critères de la société, l’éducation elle-même sont conçus en fonction de cette mentalité : tirer la couverture à soi, accaparer, gagner , profiter. Pourquoi penser aux autres ? S’ils sont des obstacles sur le chemin, on peut les écarter ou même les écraser. Pourquoi se gêner ?  

Et pourtant, je vous l’ai dit, lorsque l’être humain a été créé dans les ateliers du Seigneur, l’Intelligence cosmique a semé en lui des graines destinées à se développer sous forme de qualités, de vertus, de gestes sublimes d’abnégation et de renoncement. On les voit de temps en temps se manifester chez certains êtres, mais si peu ! En revanche, on aperçoit partout la personnalité étaler ses performances. Elle n’a de cesse que d’installer ses succursales, comme des tentacules, et elle est débrouillarde ! Elle est capable de toutes les intrigues, de toutes les ruses. Quelle activité, quelle habileté ! Oui, car malgré son avarice, elle ira même pousser l’homme à donner : pour pouvoir mieux prendre. Combien de cadeaux ne sont que des appâts pour mieux attirer et dépouiller les autres ! 

[…] 

 L’individualité, qui ne sait que donner, peut être comparée au soleil, tandis que la personnalité, qui ne sait que prendre, peut être comparée à la lune ou à la terre. Ce que le soleil produit, il l’envoie très loin dans l’espace infini pour que beaucoup d’autres créatures puissent en bénéficier, alors que la terre se contente de prendre, d’absorber. Bien sûr, on ne peut pas dire qu’elle ne donne absolument rien : si, avec ce qu’elle a reçu elle produit des minéraux, des végétaux, etc.. mais pour elle-même ; les autres planètes n’en bénéficient pas. La terre fait donc quelque chose de ce qu’elle a pris, mais elle le garde pour elle, ou pour ses enfants, ce qui revient au même. Et la personnalité aussi fait quelque chose de ce qu’elle prend, mais elle le garde aussi pour elle.   

Maintenant, si on doit étudier du point de vue de la personnalité les différences qui existent entre la terre et la lune, il faut s’en rapporter au langage des symboles, d’après lequel la terre correspond au monde physique, alors que la lune correspond au monde astral. Notre corps physique a des besoins, évidemment, mais ils peuvent être facilement satisfaits. Ce qui est insatiable en nous, c’est le corps astral, le corps des désirs.  

Prenons seulement l’exemple de la nourriture. S’il ne s’agissait que de satisfaire les besoins réels du corps physique, est-ce qu’on aurait besoin de toutes ces recettes de cuisine qui remplissent des livres et des livres ? Non. Est-ce qu’on aurait besoin de toutes ces boissons qui s’étalent sur les rayons des magasins ? Non plus, environ deux litres d’eau par jour suffisent pour subsister. Notre corps physique a besoin de peu de choses, très simples. C’est notre corps astral, le corps des désirs, qui a besoin de nourritures et d’objets variés, toujours plus compliqués ou plus raffinés, car ses appétits sont infinis. Cela n’est pas mauvais en soi, au contraire : les cultures, les civilisations sont le résultat de ce besoin de goûter des nourritures plus élaborées, de posséder des objets plus esthétiques, fabriqués dans des matières plus précieuses. Vivre dans des cavernes, s’habiller de peaux de bêtes, se nourrir de fruits sauvages et de viande crue, boire l’eau des rivières, se déplacer à pied, telle e était l’existence des premiers hommes, et je ne dis pas qu’il aurait fallu s’en contenter. Mais tous ces désirs qui naissent chez les humains, et qui sont à l’origine des civilisations, s’ils ne sont pas maîtrisés, purifiés, éclairés, peuvent aussi être la cause de leur ruine !  

[…] 

Donner, ce n’est pas faire l’aumône de quelques sous, de quelques croûtons de pain, de vieux vêtements, ou de quoi que ce soit de matériel. Il y a tellement de façons de donner ! Tout ce que l’on fait peut être une occasion de donner, c’est-à-dire de se montrer plus large dans sa compréhension, plus désintéressé dans ses relations avec les autres. La bonté, la générosité, l’indulgence, l’abnégation, toutes ces qualités sont contenues dans le mot “donner”. Et l’égoïsme, la jalousie, l’intolérance sont des défauts contenus dans le mot “prendre”. Prendre, c’est donc ce que fait la personnalité qui est continuellement tenue en éveil par son besoin d’accaparer, de s’imposer. Et si elle rencontre des obstacles à la réalisation de ses désirs, elle mobilise toutes ses ressources intellectuelles, affectives et volontaires pour parvenir à ses fins. L’individualité, au contraire, ne cesse de donner, de jaillir, de rayonner. Elle veut éclairer, aider, soutenir. Elle ne pense qu’ à projeter quelque chose d’elle-même. Elle ne cherche pas à retenir ce qu’elle possède et elle ne s’irrite pas si quelqu’un vient le lui prendre. Au contraire, elle est heureuse de voir que, grâce à elle, les autres se nourrissent, s’abreuvent, s’éclairent. La qualité fondamentale de la nature supérieure est de briller, de rayonner comme le soleil. Et d’ailleurs, toutes les vertus ne sont en réalité rien d’autre qu’un rayonnement, une projection de lumière du centre vers la périphérie. Vous direz que la lune aussi nous envoie ses rayons. Oui, mais même si on la voit briller dans l’espace et éclairer la nuit, cette lumière n’est pas sa lumière. Les égoïstes ne peuvent pas projeter de lumière. La lumière est quelque chose que l’homme doit détacher, arracher de lui-même, elle ne peut être qu’une manifestion d’impersonnalité, d’abnégation. 

Combien de personnes se plaignent : “Il y a des années que je me suis engagé dans la voie de la spiritualité, il y a des années que je fais des efforts, mais je sens que je n’évolue pas.” Tout simplement parce que vous n’avez pas encore compris ce qu’est le véritable désintéressement. Ce que vous faites, c’est toujours pour vous. Essayez de vous analyser et vous constaterez que dans la majorité des cas, les calculs de la nature inférieure se sont glissés dans ce que vous aviez cru être un acte désintéressé. Vous travaillez, vous vous occupez des autres, mais c’est pour vous que vous le faites, pour satisfaire votre nature inférieure qui devient peu à peu une tumeur dans votre psychisme. 

 […]  

Prendre, c’est le vieil enseignement ; donner, c’est le nouvel enseignement. Vous direz : “Mais pour pouvoir donner, il faut déjà posséder ; on est donc bien obligé de prendre quelque part”. Eh bien ce n’est pas si sûr, et les Initiés, eux, vous diront qu’au contraire pour avoir, il faut donner. Cela nécessite bien sûr une explication. C’est vrai qu’on ne peut pas donner si on ne possède pas soi-même quelque chose, et on ne peut rien avoir si l’on n’a rien reçu. Mais la question est de savoir d’où et de qui on reçoit. La majorité des humains vont puiser chez d’autres humains, et c’est ainsi qu’ils leur prennent peu à peu ce qu’ils ont : leur argent, leurs possessions, leurs forces, leurs idées, leurs sentiments. Observez comment se manifeste l’amour : prendre, toujours prendre. On peut même dire que les plus grands voleurs qui existent sont les amoureux. Et comme la poésie, les romans, le théâtre, le cinéma, sont remplis d’histoires d’amour, on ne nous raconte donc que des histoires de voleurs : c’est à qui réussira à s’emparer du temps, des sentiments et des pensées de l’autre.  

fleurDans le plan psychique, comme dans le plan physique, on ne voit que des vols. Vous dires : “Mais comment faire pour ne plus être des voleurs ?” Il faut apprendre à ressembler au soleil. Quand le soleil se lève, le matin, vous avez devant vous la manifestation la plus sublime de l’individualité : ce jaillissement, cette générosité, ce don de soi. Bien sûr, si personne ne vous explique ce qui se passe, et comment l’interpréter, vous aurez beau regarder toute votre vie le soleil se lever, vous continuerez à suivre la loi de la personnalité : vous continuerez à prendre. Mais quand vous comprendrez ce qu’est le lever du soleil, vous sentirez la puissance, la grandeur, l’immensité de cet acte de donner, vous travaillerez à tout changer en vous-même et vous vous réjouirez d’y réussir chaque jour de mieux en mieux.  

Chaque matin, le soleil vous dit : “Abandonne tes pensées et tes sentiments égoïstes, apprends à t’ouvrir, à rayonner, à éclairer et à chauffer les créatures”. Et ne craignez pas de vous appauvrir, au contraire, car il existe une loi cosmique selon laquelle plus vous donner, plus vous recevez. Il n’y a pas de vide dans l’univers : dès qu’il se produit un vide, aussitôt quelque chose vient le combler. Cette loi agit dans tous les plans, et si ce que vous donnez est lumineux, rayonnant, bénéfique, par la loi de l’affinité qui entre aussi en action, vous recevrez de l’autre côté des éléments de la même qualité, de la même quintessence lumineuse et rayonnant.  

Le soleil est inépuisable, parce que dans son désir de donner, il remplit : il nous envoie ses rayons, mais en même temps il ne cesse de recevoir de l’immensité des énergies nouvelles. Tandis qu’il rayonne vers la périphérie, il absorbe en son centre les richesses et les énergies de Dieu Lui-même; c’est ce qu’il vous expliquera. Il vous dira : “Parce que j’envoie à travers l’espace ma lumière et mon amour, j’attire en retour les éléments les plus purs, les plus vivifiants. Apprenez à travailler comme moi et vous constaterez que, dès que vous dépensez vos énergies pour le bien des autres, très peu de temps après vous vous sentez rechargés d’énergies nouvelles”. Comment cela se fait-il ? c’est mystérieux, mais c’est tellement vrai !  

Désormais, si vous m’avez compris, vous commencerez à regarder le soleil avec des yeux nouveaux et il se produire en vous de grands changements. Tout est dans la compréhension, dans la façon de voir les choses. C’est par une compréhension profonde et véridique des choses que l’homme peut déclencher les courants célestes en lui ; alors il se transforme, il devient comme le soleil, il commence à donner et il découvre qu’il ne s’est jamais senti aussi riche, aussi lucide, aussi puissant.  

Et lorsqu’intérieurement on devient véritablement riche et puissant, on se sent à l’abri de toutes les formes de peur qui peuvent nous assaillir. C’est la personnalité qui a peur. La personnalité a peur pace qu’elle se sent pauvre, sans défense, exposée à tous les dangers, alors elle ne s’occupe que de prendre et d’entasser pour assurer sa subsistance, sa sécurité, et elle tâche d’éliminer ceux qui lui paraissent les menacer. Quand on a peur, on ne peut manifester aucune générosité, on n’est même plus ni sincère, ni honnête, on devient faux, hypocrite et on essaie d’exploiter toutes les situations, même si c’est au détriment des autres. Eh oui, parce qu’elle a peur, la personnalité est capable des pires ignominies.  

Alors, devenir comme le soleil, il n’y a pas de plus haut idéal. Tâchez de nourrir cet idéal pour qu’il prenne une telle place en vous que votre être tout entier en soit embrasé, illuminé. Seul ce haut idéal peut faire germer tout ce qui est le meilleur dans votre cœur et dans votre âme. Sans même que vous insistiez, sans même que vous y pensiez, vous manifesterez les meilleures dispositions. La seule vérité qui vaut la peine d’être cherchée, c’est le soleil spirituel qui, dès qu’il brille en nous, fait apparaître toutes nos bonnes qualités exactement comme le soleil physique fait éclore la vie dans toute la nature

 

 Extrait de « Vous êtes des Dieux » page 198…. Synopsis 1 – Omraam Mikhaël Aïvanhov – aux éditions Prosveta.  

Le chant choral

Le chant choral  dans OMRAAM nous parle p083-0002La tendance naturelle des hommes est de s’individualiser, de s’isoler et même d’être hostiles les uns aux autres. Cependant il y a au moins trois moments où ils acceptent davantage d’être ensemble ; pour manger, pour prier et pour chanter. C’est pourquoi le chant choral est une activité très bénéfique ; il nécessite des efforts pour s’accorder, s’harmoniser, vibrer à l’unisson, et ces efforts influencent favorablement les relations que les humains ont ensuite les uns avec les autres. 

Chanter ensemble est chorale à quatre voix (basse, ténor, alto, soprano)  est donc un acte d’une grande signification. C’est d’abord un reflet, une expression dans le plan physique de l’exercice que nous devons faire chaque jour, plusieurs fois par jour, pour accorder ensemble notre esprit, notre âme, notre intellect, notre cœur. On peut comparer les quatre voix aux quatre cordes du violon dans lequel on peut voir aussi une image de l’homme ; le sol représente le cœur, le l’intellect, le la l’âme et le mi l’esprit. Le bois du violon représente le corps physique, et l’archet, c’est la volonté qui agit sur les quatre principes du cœur, de l’intellect, de l’âme et de l’esprit. La fusion harmonieuse des quatre voix, ou le jeu sur les quatre cordes nous apprend que les quatre principes du cœur, de l’intellect, de l’âme et de l’esprit, doivent vibrer en harmonie dans l’homme. Pourquoi croyez-vous que le violoniste soit toujours obligé d’accorder son violon ? Pour nous dire que l’homme ne peut faire aucun travail intérieur véritable si son être entier n’est pas accordé. Donc, avant toute chose, il faut jeter un regard en soi-même et ne rien entreprendre avant que les « cordes du violon » soient accordées. 

Ensuite, le chant choral est un symbole du travail que nous devons faire pour nous accorder entre nous. Une fois que chacun a introduit l’harmonie en lui-même, c’est alors, et alors seulement qu’il peut commencer à s’harmoniser avec les autres afin que cette fusion des voix au-dessus de nos têtes soit aussi une fusion de nos cœurs, de nos intellects, de nos âmes et de nos esprits. 

Enfin, par le chant choral, nous exprimons notre désir d’embrasser l’univers, d’être en harmonie avec le Tout. C’est pourquoi, je le répète, avant de chanter, il est important de jeter chaque fois un regard en soi-même pour s’apaiser, pour s’éloigner des soucis quotidiens et s’harmoniser avec toutes les créatures du cosmos afin de virer à l’unisson avec elles. 

Il est important de chanter. Bien sûr on peut se contenter d’aller au concert ou d’écouter des disques. Pourtant, entre chanter et écouter chanter, la différence est énorme. Exactement comme manger soi-même et regarder manger quelqu’un. Si vous vous contentez de le regarder, c’est lui qui prendra des forces et vous rien ; et quand il se lèvera, il sera dynamique, prêt à travailler, tandis que vous, à peine si vous pourrez remuer. Voilà la différence. Oui, ceux qui chantent se nourrissent de sons, alors que les autres s’affaiblissent intérieurement puisque qu’ils ne se nourrissent pas. La musique, le chant sont une nourriture qui permet de faire un travail spirituel. 

Vous direz : « Ah ! On peut faire un travail quand on chante ? » Mais bien sûr, et c’est un répertoire très riche que vus avez à la Fraternité avec les chants du Maître Peter Deunov ; et en les chantant vous contribuez au maintien et au renforcement de la lumière dans le monde, mais d’abord vous travaillez sur vous-même. 

Quand vous vous sentez troublé, désorienté, chantez « Misli, pravo misli : Pense juste », et vous verrez déjà mieux le chemin… Quand vous croyez que plus personne ne vous aime, chanter « Bog é lubov » : Dieu est amour » et alors, que voulez-vous de plus puisque Dieu ne vous abandonnera jamais ?… Et si vous êtes un peu fatigué, malade, chantez « Sila zdravé é bogatstvo : Force et santé sont des richesses », alors tout vibre en vous et vous vous relevez… Si vous trouvez que la vie est terne, qu’elle ne vous inspire plus quand vous êtes heureux, chantez « Blagoslaviaï, douché moïa, Gospoda : Mon âme, bénis le Seigneur ». Vous avez là tout un arsenal magique ! 

Chacun de ces chants agit favorablement sur vous, mais même quand vous ne les chantez pas, le fait seulement de les avoir dans la tête vous fait du bien, car ces chants continuent à vibrer en vous. Seulement, pour pourvoir faire ce travail, il ne faut plus considérer le chant uniquement comme un passe-temps agréable, mais comme une activité qui touche toutes les régions de l’être et de l’univers. 

Livres aux éditions PROSVETA – Texte issu du Synopsis n°2 -  Omraam Mikhaël Aïvanhov  Intitulé : “Cherchez le Royaume de Dieu et sa Justice” « Le chant choral »  : page 183 à 185. 

Mémoires magdaléennes

L’AMOUR A L’INFINI  

Oserez-vous lire une nouvelle vérité sur Marie-Madeleine et Jésus ? 

Dans l’actualité cinéma du « Da Vinci Code », rendez-vous avec les révélations de Marie Ysalia. 

Mémoires magdaléennes dans LIBERTE des MAITRES SymboleTome 1 & Tome 2                    

Avec l’ouvrage « Mémoires Magdaléennes » (éd. des 3 Monts) vous allez découvrir le nouveau visage de Marie-Madeleine, tantôt humiliée tantôt glorifiée mais toujours portée par son amour infiniment humain. 

Le tome 1
Ysaliâ Marie est le pseudonyme qui permet à l’auteur de s’immerger dans la mémoire du temps à la rencontre d’une vérité oubliée. Et si elle était la réincarnation de Marie-Madeleine ? Comme beaucoup d’êtres, elle est sans doute de ces âmes qui portent en elles la «  souvenance  » d’une femme d’exception ayant vécu au côté du Maître voici 2000 ans. C’est parce qu’elle a choisi dans son libre arbitre de se souvenir et de se reconnaître qu’elle remonte pour nous le fil de ses mémoires anciennes et dévoile certains éléments de l’histoire de Marie-Madeleine. Les portraits, les révélations, les tableaux généalogiques soulignent la profonde humanité de tous ceux qui participèrent à la révélation christique de ce temps-là. Ainsi, découvre-t-on pour la première fois les proches parents et les enfants de Jésus et de Marie-Madeleine.

L’auteur (ysaliamarie@yahoo.fr)
D’origine ardéchoise, mariée et mère de deux enfants, Ysaliâ Marie a fait une carrière en milieu hospitalier en tant qu’infirmière tant en région parisienne que lyonnaise. Depuis 1990, elle exerce en tant que sophrologue en psychiatrie. Formée aux soins énergétiques, à la lecture d’aura et à la chromothérapie, elle a partagé son expérience de thérapeute lors de nombreuses conférences et propose des formations sur l’auto guérison. Sa quête spirituelle l’entraîne aujourd’hui à retrouver sa nature cathare et à venir s’installer avec son mari en région occitane où elle a choisi de poursuivre sa route de découverte, de service et de partage. « L’éveil de la colombe »
Ce livre n’est pas un roman «  surfant  » sur la vague du «  Da Vinci Code  » mais une avancée dans la lumière, une aventure qui conduit une femme libre d’aujourd’hui à retrouver aussi sa nature cathare et bien d’autres mémoires. 

L’ouvrage
Il comporte 5 organigrammes arbres généalogiques de la descendance de Marie Madeleine & Jésus, 1 dépliant en 3 volets (36 X 20 cm – inséré librement dans le livre) reprenant toute la lignée généalogique de Jésus & Marie Madeleine, 2 portraits réalisés par l’auteur (un de Marie madeleine, un autre de Marie Madeleine & Jésus) – en noir & blanc dans le livre, le symbole de MYRAMA (photographie du symbole sculpté dans la pierre), 1 carte du pays cathare et 1 carte de la Palestine au temps de Jésus. 

Nb de pages : 320 pages – Prix : 19,80 euros – Editions des 3 Monts

Disponible en cliquant ici 

Sommaire
1-  Le temps de la guidance
Chapitre I : L’invitation
Chapitre II : Un Cortège angélique
Chapitre III : Premières informations
Chapitre IV : Conseils et encouragements célestes
Chapitre V : L’étonnante guidance de Gabriel
Chapitre VI : Mémoire atlante
Chapitre VII : Un lieu saint et sacré
2-  Le temps des révélations
Chapitre VIII : Une surprenante révélation
Chapitre IX : Les premières mères de la véritable église
Chapitre X : Un message des guides
Chapitre XI : Marie de Magdala
Chapitre XII : La descendance de Jésus et Marie de Magdala
Chapitre XIII : Une légende démystifiée
Chapitre XIV : L’offrande de Marie : Le Concept Immaculé enseigné par Marie
Chapitre XV : L’histoire de Marie, princesse de Gamala
Chapitre XVI : Les deux Joseph
Chapitre XVII : Jean, le Bien-Aimé
Chapitre XVIII : Confidences de Miryamâ
Chapitre XIX : La Victoire de l’Ascension
3-  Les temps cathares
Conclusion et annexes
Disponible en cliquant ici 

Tarot et arbre de vie


« le Grand Livre de Toth, ou Livre de la Destinée » 


Chaque carte tirait ses enseignements d’un ancien Grand Livre qui exprimait entre autres doctrines …. 


Tarot et arbre de vie dans L'ARBRE DE VIE Crowley« Ô, âme aveugle – arme-toi du Flambeau des Mystères et dans la nuit terrestre tu découvriras ton Double Lumineux, ton Ame Céleste. Sois ce guide Divin, qu’il soit ton Génie, car il détient la clé de tes existences Passées et futures, et celle du Savoir et de la Raison. »

La Preuve en était donnée par cette lettre mystérieuse frappée avec la figure de la carte. Elle remontait bien avant que l’homme n’apprenne à écrire.
C’est la définition que les « Roumies » donnaient aux 22 lettres Hébraïques qui ornent les 22 Arcanes majeurs du tarot.

Sans tomber dans les « affres » des diseuses de « Bonne Aventure », écoutez plutôt ce qu’elles donnaient comme signification à chacune de ces cartes en fonction de la lettre hébraïque qui lui était attribuée.

1 – Le Bateleur - lettre Aleph – c’est la matéria Prima – Le Pierre Brute qui porte cependant en elle les éléments et les métaux les plus purs – ce n’est que celui qui frappe à la porte de l’accès à la Connaissance – Pour nous autres, le Profane.
« La Plante se cherche au sein des éléments, le Bateleur puise les qualités de sa régénération dans la nature Profane. »

2 – La Papesse - lettre BETH- qui aborde le principe de la dualité – La Lumière a besoin des ténèbres pour créer la douce pénombre – Le ciseau a besoin du maillet pour agir – l’Equilibre est un constant compromis entre les deux forces ;
« Le Miroir retourne l’image de soi, il aide à bien se connaître. »

3 -L’Impératrice – lettre Guimel – Les symboles parlent à notre imaginaire, mais la raison doit rester le guide qui conduit à ne pas perdre la Voie. – Socrate recommandait « la connaissance de Soi » mais on peut aussi parler de la nécessité de structurer ses expériences et d’organiser ses pensées.
« C’est en Haut qu’il convient de chercher la base du Clair Esprit »

4 – L’Empereur - Lettre Daleth – Le Monde Intérieur s’édifie sur une base solide symbolisée par le CARRE – qui est la marque terrestre de l’Homme – la Trace de sa Maison – au sens propre comme au sens figuré. – Dans cette base intérieure, la relation avec le Cosmos se fera dans l’Harmonie. « Il vint auprès de Salomon et exécuta ses Ouvrages… » allusion cachée au VM ; Installé, Maître de L Architecte bâtisseur du système de base.

5 – Le PAPE – Lettre HE – C’est l’intermédiaire entre Terre et Cil – C’est la conscience de l’Harmonie qui donne la connaissance des Arts et des Sciences – c’est celui qui transmets les outils sacralisés qui ne sont autres que les moyens de l’action, hérités de la TRADITION : « La sacralisation de l’outil passe par le tracé du Pentagone et de l’Etoile qui lui est inscrite »

6 – l’AMOUREUX
- lettre Vau – Pour aller à la conquête de son unité l’Homme est appelé à faire un choix. : sortant de l’Ecole, il n’est que Centaure du Chiron Il se trouve à la croisée des deux triangles inversés en sceau de Salomon – Il a le choix entre la Voie de l’Intuition, autrement dit Mystique et celle de l’Etude, c’est à dire la Voie gnostique. « Etre et connaître la symbolique de l’Union des Opposés. »

7 – Le Chariot - lettre Heth – L’individu est assuré de son choix, il possède un certain degré de maîtrise de lui-même et de la situation acquise. – Parfaitement stable, il est guidé par la dualité de l’ombre et de la Lumière – du conscient et de l’inconscient
intimement entrelacés – la pensée créatrice devient maintenant effective et réalisatrice. Premier Septénaire du Parcours Initiatique. – premier appel à poursuivre son parcours, plus loin. « L’Armure des connaissances acquises est la protection du Triomphateur. »

8 – La Justice - Lettre Zayin – L’Evolution se poursuit sur un nouveau plan qui s’ouvre de Soi vers les Autres – preuve de vitalité de maturité – La justice sait s’élever au dessus des Lois et des Codes signifiés, lorsqu’il s’agit des Fondamentaux de l’Homme – Il y a nécessité d’équilibrer Vies Intérieure et extérieure – Intelligence et Intuition doivent s’accorder sans compromis dans l’action. « La dialectique de deux carrés s’étend dans les huit Directions. »

9 – l’Ermite - Lettre TETH – C’est le travail Solitaire et secret -
l’on possède la clé qui est le Sésame de l’intériorité , la Grotte Secrète au fond de laquelle une source une Lumière et s’écoule entre les Pierres qui contiennent une semence d’Or : « L’on est accompagné par le Serpent Vert de la Légende de Goethe véritable guide dans le Monde des Profondeurs – On y trouve la Lumière, sous le voile du Secret »

10 – La Roue de Fortune – Lettre YOD – C’est la Loi de l’évolution cyclique clé de toute activité, qui entraîne mais est aussi freinée par des êtres attentifs aux apparences. C’est un monde , domaine de grisaille et d’immobilité dans lequel la pensée se fige. « C’est le passage que chacun doit franchir avant de découvrir le bijou objet de sa recherche – cet ensemble symbolise les Mouvances de la Destinée »

11 – La Force - lettre KAPH – c’est l’énergie canalisée qui s’exprime sans cette force est celle qui s’exprime en Architecture Sacrée Force dans l’Harmonie des colonnes Dorique et Ionique, sans brutalité, telles l’Ange qui oppose son calme dans sa lutte contre un Jacob déchaîné. Cette Force s’épanouit dans les circuits énergétiques
et les Centres Vitaux.
« Il faut subjuguer le Lion, Gardien de l’Arche, pour l’obliger à te remettre la Clé. La seule Vraie Force est la force d’âme. »

12 – Le Pendu - Lettre LAMED – c’est la Force Victorieuse, comme les 12 travaux d’Hercule ce qui fait voir le passage dans un autre Monde, basé sur des perceptions toutes aussi réelles que celles dont nos sens ont l’habitude, seulement, elles sont transcendées, et elles présentent un risque, il faut y être préparé, car le retour n’est pas possible, au risque d’involuer, de régresser soi-même ; – c’est la Plongée , tête en bas – mains liées dans le dos, suspendu dans l’espace, et rattaché au Monde par une seule cheville – c’est la symbolisation du passage qui est caractérisé par un changement d’Etat et d’Esprit .
« Porte ouverte sur le changement par le mouvement dans l’Espace – qui aboutit au renversement des Energies. »

13 – L’Arcane sans nom, ou La Mort – Lettre MEM – Par essence même la Mort est une inconnue qui échappe à toute définition – La mort change le décor – La « Grande Faucheuse » sépare l’être de ses attaches avec les apparences du Monde sensible, autrement exprimé, les 5 sens – il
est certain que le corps conditionne l’être en le structurant ; la Mort le libère de cette structure et est l’élément qui forme la Porte d’accès à une Nouvelle Vie .Renaissance – Réincarnation- Initiation…que sais-je !…
« Alors, Dieu dit à Job : Quel que soit le lieu où se trouve la cadavre, l’Aigle le découvre… »

14 – La Tempérance - Lettre NOUN- C ‘est la Rose d’Orient qui s’allie à la Croix d’Occident, Union de la oi et de l’Amour – c’est l’annonce du processus de Rénovation qui permet le passage du fluide d’un récipient à un autre, en continu.
Cette circulation des fluides vitaux procède par ondulation (Verseau, avant-dernier lieu solaire du Zodiaque – Nage, Kundali….) et marque le second septénaire du parcoursinitiatique – où l’on ressent les bienfaits du souffle Régénérateur …
« I.N.R.I. » disent les Chrétiens.. parlant de Jésus de Nazareth sur sa croix.…
« I+N+R+I »+ Disent les Initiés en parlant de la Régénération de la Nature par le Feu. « n’aurai – je jamais plus soif pour avoir bu de cette eau ?… »

15 – Le Diable - Lettre SAMER – l’origine de la lettre Hébraïque Samer est le Serpent-Feu ou dragon – C’est dans notre civilisation Occidentale l’adversaire, mais aussi celui qui éprouve – Il ne faut pourtant pas s’arrêter à la notion de souffrance, car Craindre le Diable, c’est également lui donner la victoire. Il faut donc aller, comme en Alchimie vers la réalisation de l’œuvre pour que prenne vigueur l’idée d’un feu à double sens, vers l’intérieur et vers l’extérieur. « La conscience aura toujours tendance à craindre de pénétrer dans l’obscure Caverne de l’inconscient – La Nature a ses lois. – On ne la maîtrise qu’en la respectant… »

16 – La Maison Dieu - Lettre AYIN – AYIN signifie chute ou la séparation des Forces – L’individu n’a cessé d’être mis en garde dans sa hâte.- Son Temple intérieur sera foudroyé ou protégé, suivant que l’Orgueil ou l’Abnégation aura animé ses intentions de bâtir..  Lorsqu’il attache et limites et pensées à la seule solution de ses problèmes quotidiens et Sociaux, Il détruit. Par contre, s’il recherche l’Harmonie, laissant de coté Vanité, Orgueil, il participera à l’éveil de ses facultés les plus subtiles – Il saura alors pénétrer dans un lieu où il saura et pourra méditer jusqu’au temps de sa propre Rédemption. « Ne pas perdre la tête, c’est acquérir cette lucidité qui seule permet de maîtrises toutes les situations, en préservant l’équilibre des choses…Ne confondre jamais Liberté et Illusion de Liberté… »

17 – L’Etoile - Lettre PE – Phé possède en elle l’idée de renaissance de retour, de résurrection – La Vérité dit-on doit être nue, afin de se différencier de tous les masques. – La Liberté nous apparaît comme l’Etoile que la Marin prend pour cible afin de « faire le Point » dans son isolement – c’est aussi Ariane qui tend son fil pour permettre à l’Homme perdu de se retrouver – Une chance après la tempête – Cette idée habite l’Homme – en elle est chacun de nous, sommeillant – Le corps est aspiré et n’offre plus d’entraves à l’action de l’Esprit à qui sait la maîtriser. « …Regardant le Ciel le Pèlerin aperçut un Cercle Merveilleux – l’Espérance habite l’Homme qui regarde l’Etoile du Berger, la première à briller le soir et la dernière au ciel du matin ; La nuit n’est plus obscure… »

18 – La Lune - Lettre TZADDE – dans toutes les Traditions, la Lune représente la Matrice, la Mère. L’Humain, à sa naissance découvre le monde extérieur tout d’abord par l’intermédiaire de sa Mère et c’est à travers cette dernière qu’il percevra le Père.
La Lune est un miroir qui cache sa vraie nature – elle représente l’inconscient et régit les domaines les domaines de l’imaginaire et de la rêverie. Ne dit-on pas en langage populaire , remets les Pieds sur terre ne soit plus dans le Lune. « La naissance est une Percée, après une longue Résolution… »

19 – Le Soleil - Lettre QOF – Que signifie la puissance créatrice, le « Je » créateur.
La lune mère s’est effacée pour faire place au principe créateur…Le Père. – Il est la source et le Véhicule de la Lumière dans son absolu – le soleil symbolise l’Esprit, l’Intelligence du Monde qu’il inonde de son rayonnement – La pensée gnostique est dominée par la quête de la Lumière qui représente la connaissance suprême à laquelle on ne peut accéder qu’après une longue et difficile préparation.- en Orient, le son Primordial AUM s’associe à la lumière. Le soleil est la marque de l’épanouissement dans l’Harmonie Parfaite. Mais ici, comme partout ailleurs, dans le Cosmos, il faut se méfier de l’Ivresse , n’oublions pas Icare qui se brûla les ailes à son feu vigoureux.
« Le Verbe éclaire tout Homme venant en ce Monde »

20 – Le Jugement – Lettre RESH – Resh porte en elle l’idée du créé qui reçoit en lui le créateur. C’est la Résurrection, sous l’influence du Verbe et la possibilité de Rédemption. Le son des « Trompettes Divines » ébranle les structures matérielles ; Une tradition ancienne veut que le squelette des morts se lève alors et se revête de chair et de peau au contact de la lumière – Ce réveil signifie la sublimation de la matière par l’emprise spirituelle. Tout comme l’Arbre de vie porte la sève et comme l’Ourobouros est à la fois le symbole de l’immortalité et du Jugement de Soi.
Un Premier Jugement a séparé l’Homme de son Paradis, c’est-à-dire sa nature, l’obligeant à se prendre en charge lui-même ; Le moyen lui a été donné au travers le l’Echelle dorée aux sept échelons – du cheminement dans le corridor avec ses sept portes, autour duquel on aperçoit enfin la Lumière – Voies Initiatiques qui unissent les deux Plans. « Tue la Mort qui te Tue… »

21 – Le Monde - Lettre TAU – l’Homme est rendu à la fin du troisième septénaire et découvre la but de sa quête. Le Lieu Idéal – cette Jérusalem Céleste qui possède une Triple Enceinte et Quatre Portes – 3 enceintes signifiant mode Cardinal, Fixe ou Mobile – Quatre Portes qui ne sont autres que les 4 éléments Terre – Air – Eau- Feu, qui se combinent dans l’Univers – ces éléments se trouvaient déjà, à l`état dormant dans la Bateleur , arcane 1 – mais en tant que Matière Brute – le long parcours aura spiritualisé ces éléments, en les associant aux symboles des Evangélistes : – Le Taureau de Luc – Le Lion de Marc L’Ange de Mathieu – L’aigle de Jean- archétype de la Devise du Sphynx « VOULOIR – SAVOIR – OSER – SE TAIRE » « Le Monde se bâtit – l’Homme également , sur les quatre symboles pressentis dans l’origine ainsi l’œuvre est achevée…et le Temple aussi… »

LE MAT ou le FOU - Lettre SHIN – c’est l’arcane sans numéro car le tarot se referme sur lui même Cette fermeture est loin d’être un blocage elle symbolise ; comme le cercle l’Infini cette carte n’a donc pas de place. – elle représente la déambulation du personnage, d’un Univers à l’autre Univers de perceptions et de sensations différentes – Univers de l’Espace vers le Temps – Dans les Canons de classification de l’Etre Humain le Fou est le Marginal, mis au ban de notre Société – Mais sa Folie n’est-elle pas tout simplement Sagesse ? Il n’y a peut-être qu’une différence d’appréciation et de point de Vue… Mais ce peut être l’atteinte du Point de Sublimisation de la Pensée, de l’Etre et même de connaissance –  C’est le plus haut degré de toutes les formes d’Initiation.  « Libéré, je demeure par-delà ce qui est permis, l’ivresse même étant mon seul Possible » Jalaloddin ar Rumi…

« Sagesse et Savoir ne sont pas nécessairement Instruction Scolaire – l’accès à la Connaissance est le fruit de l’Amour de la Liberté, Amour de la Terre-Mère – du Soleil et de la Lune – du Mariage de l’Ombre et de la Lumière dans une recherche incessante et féconde de L’Harmonie des contraires. »

Des paraboles aux miracles

Lorsque je place mon regard vingt siècles en arrière, ce dont je me souviens le moins c’est précisément ce qui, du Maître, reste « canoniquement correct » aujourd’hui, je veux dire ses paraboles. 

La Chrétienté dans son ensemble aurait tendance à croire que le Christ Jeshua a été l’inventeur du genre. Il n’y a rien de plus faux. La parabole constituait un mode d’enseignement extrêmement courant à travers tout le Moyen-Orient. Il fallait, je le répète, savoir retenir l’attention d’un peuple inculte. Quoi de plus évident, dès lors, que les récits de petites histoires incitant à la réflexion et permettant d’orienter sainement la conduite quotidienne de tous? 

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Un certain nombre de ces historiettes placées dans la bouche du Christ par l’intermédiaire des Évangiles n’étaient d’ailleurs pas de son invention personnelle. Le Maître reprenait fréquemment de grands thèmes connus, son art étant dans la façon de les raconter, donc de leur donner vie en public, puis de les commenter d’une voix qui ne pouvait laisser indifférent. Bien sûr, Jeshua fut également l’auteur d’un grand nombre de paraboles. Il ne faudrait pourtant pas s’imaginer qu’Il en inventait une nouvelle à chaque fois qu’Il s’exprimait publiquement. Certaines faisaient figure de « classiques » et on les lui réclamait régulièrement… comme le font parfois les enfants avec leurs contes préférés, ceux qu’ils connaissent par coeur, c’est-à-dire qui touchent leur coeur. 

En marge des paraboles, il me faut rapidement évoquer le célèbre Sermon sur la Montagne. En effet, on attribue celui-ci à tort au Christ. Le jour où Ille prononça, le Maître ne faisait que reprendre, à sa manière, un très vieux texte issu de la Tradition nazarite et que beaucoup connaissaient déjà. La plupart des paraboles composées par Lui se fondaient sur la spontanéité de base, voire la candeur, de ceux à qui Il s’adressait, deux qualités que nous avons presque totalement perdues face au déferlement mental qui s’est emparé de notre société. Elles étaient donc intentionnellement simples… Il faut cependant savoir qu’après chaque narration publique de l’une de ces historiettes, le Maître entrait progressivement dans des digressions qui nous emmenaient, quant à elles, bien plus au coeur de ce qu’Il avait à nous délivrer. 

Inutile de dire que l’auditoire se faisait alors plus rare… Seuls demeuraient présents ceux qu’Il prenait spécifiquement à parti et qui ne pouvaient se dégager du « labourage » d’âme entrepris sur eux et ceux qui étaient capables de véritables abstractions métaphysiques.Je dois dire qu’un certain nombre de ces « digressions » ont été scrupuleusement notées par Jean ainsi que par un autre disciple majeur sur lequel je reviendrai, Judas… deux des rares lettrés entourant le Christ. La quasi totalité de ces notes ont, bien sûr, été détruites et leurs éventuelles traces dans les Évangiles canoniques ont été censurées. Vérités et déformations À titre d’exemple, je citerai ici cette célèbre formule extraite de l’Évangile de Mathieu par laquelle l’Enseignant conseille de « laisser les morts enterrer les morts ». On la commente souvent en disant que le Maître insistait pour que chacun s’occupe de son propre perfectionnement dans notre monde et tente de vivre dans l’apaisante beauté de « l’ici et maintenant » sans se lamenter devant la précarité de la vie terrestre. 

Cette interprétation n’est pas fausse… Cependant, en raison de la censure, on ignore que cette déclaration du Christ n’était, en fait, que la conclusion d’un très long enseignement sur les mondes de l’après-vie. Un enseignement qui visait à faire connaître la nature des «nombreuses demeures de la Maison de [son] Père ». Il y était question des différents cheminements de l’âme après la mort du corps physique et cela se terminait par une mise en garde adressée à ceux s’adonnant à des pratiques de nécromancie. Lorsque l’on réalise ce fait, je veux dire le type de censure pratiqué, cela change évidemment tout et on comprend mieux pourquoi je me suis permis de parler d’un appauvrissement de ce qui fut très clairement délivré il y a deux millénaires. Les exemples analogues à celui-ci sont nombreux. 

Considérons également l’épisode non moins célèbre dans lequel il est dit que le Maître chassa des démons du corps de deux hommes, qu’Il projeta ces démons dans deux porcs… lesquels allèrent aussitôt se noyer. Cette pratique d’exorcisme, il faut le savoir, est attribuée à tort au Maître. Si sa mise en oeuvre était classique par le biais des rituels de désenvoûtement faisant l’apanage de ceux qu’on appelait les magiciens du désert, elle n’a rien à voir avec les méthodes d’action du Christ. En effet, Celui-ci respectait absolument toute forme de vie à tel point qu’Il s’est toujours refusé à sacrifier la moindre existence animale même pour des raisons apparemment impératives. ‘Il l’a fréquemment clamé, Il n’avait jamais besoin d’avoir recours à des pratiques dites occultes pour agir au niveau de l’âme et des mondes subtils. Lorsqu’Il avait à opérer des exorcismes, Il nous disait qu’Il appelait à Lui l’Amour divin avec une telle force qu’Il sentait Celui-ci passer à travers Lui comme une bourrasque venant Le frapper par la nuque pour se projeter aussitôt vers le malade. À ce propos, je me souviens qu’Il proposa à trois ou quatre d’entre nous, rompus à la perception des corps subtils, de l’observer tandis qu’Il oeuvrait ainsi. Faisant partie de ce petit groupe, je pus constater que son aura entière se propulsait avec une certaine violence en avant de son corps comme pour souffler un « vent de nettoyage » sur l’organisme et l’âme de la personne souffrante. Le phénomène, qui ne dura pas plus de deux ou trois secondes, eut pour effet de nous ébranler également ; nous avions soudainement l’impression d’avoir bu quelques coupes de vin en trop… Cette sensation d’ivresse dura peu de temps mais elle nous fit merveilleusement prendre conscience de la justesse de l’expression « le Souffle de l’Esprit ».

(suite…)

La septième Maison

La septième Maison dans LE RETOUR mini_2_gif  Le temps ne s’était pas vraiment gâté, mais il aurait pu être plus agréable. Mike s’était habitué à un merveilleux ensoleillement accompagné de températures modérées ou à un assaut violent des éléments au point de transformer une pastèque en raison en moins de dix minutes. Mais aujourd’hui, le ciel était couvert et gris et donnait aux choses une apparence uniforme. La journée était fraîche et une brise légère rôdait telle une menace avec une irrégularité semblant vouloir communiquer un message mystérieux. Les nuages ne s’accumulaient pas, mais ne se dissipaient pas non plus. Mike marchait depuis une heure. Le temps ne le préoccupait pas, mais il en était tout de même conscient. 

 

Son allure était réglée. En se dirigeant vers la prochaine maison, il demeurait vigilant, jetant un coup d’œil derrière lui de temps à autre, mais son esprit était envahi par la décision qu’il avait prise. En avançant vers la dernière maison, il avait le sentiment puissant qu’il venait de franchir une étape spirituelle subtile et un point déterminant de son périple. Il ne parvenait pas à oublier la vision de sa vie sur terre avec Anolee et les enfants à leurs côtés, tous souriants. Lorsqu’il y repensait, son cœur planait et il se sentait bien. Devant lui, le sentier ondulé menant à un défi inconnu le rendait triste et plein d’un immense sentiment de perte. La mort n’avait pas frappé, mais un coin de son cœur était en deuil. Il poursuivit sa route, ne se rendant pas compte que le paysage se modifiait graduellement. Mike aborda un angle particulièrement prononcé. Il remarqua qu’il venait de franchir un bout de chemin très étroit dont les côtés abrupts descendaient vers une sorte de canyon. Il remarqua pour le première fois que les collines arrondies et les plaines luxuriantes qu’il avait traversées jusque-là avant été remplacées par un paysage plutôt désertique parsemé de gros rocs et de falaises  et agrémenté à l’occasion d’un arbre majestueux qui en accentuait la nudité. Il s’aperçut que le changement topographique lui avait complètement échappé tant il était absorbé par ses pensées. Le sentier s’engageait dans une gorge aux abords très escarpés, ce qui, ajouté aux nuages gris, diminuait l’intensité de la lumière à un point tel qu’on aurait pu se croire au crépuscule et non au petit matin. L’intuition de Mike se faisait sentir. Les objets devant lui n’étaient pas clairs. Etait-ce des roches ou… ? 

 

Sois plus alerte. Attention au danger ! 

Mike réalisa soudain qu’il avait passé la dernière heure dans un état d’hébétude. Il s’arrêta pour prendre quelques bonnes respirations afin de clarifier son esprit. Il se sentait étrange. Mais pourquoi donc ? Obéissant à son instinct, Mike se mit à chercher des signes de danger. Il fouilla du regard le sentier derrière lui, pensant y trouver peut-être la sombre entité qui l’avait suivi chaque fois qu’il était à l’extérieur. Rien. Aucun mouvement. L’uniformité grise qui sévissait depuis une heure avait contribué à la léthargie de son esprit. Mis à part le changement de température et du paysage, il ne distinguait rien d’inhabituel ni de menaçant mais son instinct l’incitait tout de même à se préparer à quelque chose. Mike remercia intérieurement son nouveau pouvoir, qui jouait bien son rôle. Il sortit sa carte. Peut-être l’informerait-elle ? 

 

Il l’examina. Etrange. Elle indiquait le passage étroit dans lequel il se trouvait et les environs, mais il y avait quelque chose de différent. Il regarda de plus près. Là ! A cent mètres devant lui, un point qu’il ne pouvait apercevoir de l’endroit où il se tenait était complètement vierge. Habituellement, la carte indiquait ce qui se situait autour de VOUS ETES ICI. Elle ne donnait que peu d’indices sur le passé ou le futur mais elle était en général précise et éloquente. Alors, que pouvait bien signifier ce point vierge vers l’avant, comme si l’endroit avait été effacé ? 

-       Bleu, que signifie un point vierge sur la carte ? demanda Mike à haute voix. 

Bleu ne répondit pas, mais l’intuition de Mike s’exprima. La réponse lui vint presque immédiatement. Il lui revint en mémoire que la « chose » qui le suivait s’était toujours tenue en dehors des limites de la carte. Peut-être se montrait-elle sous la forme d’un point vierge ! Bleu lui avait dit que la carte se comparait au présent. Elle représentait l’énergie en présence au cours d’un déplacement sacré et reflétait un type de vibration particulier. Devant lui se trouvait un élément qui ne relevait pas du présent, quelque chose au détour du chemin que la puissante vibration de la carte ne pouvait lire. Ce point vierge résultait d’une vibration non-conforme à celle de la terre sacrée qui l’entourait. 

Mike sentait que ses conclusions étaient justes. Quelque chose l’attendait au détour du chemin. Il aurait dû se montrer plus alerte. Que serait-il advenu si sa nouvelle intuition ne l’avait pas prévenu ? Il maudit faiblement son esprit romantique en apparence démuni et se concentra plutôt sur le nouveau guerrier en lui. Il anima chacune de ses cellules avec le message d’un événement imminent, de quelque chose d’important. 

-       réveillez-vous ! Mike souriait à la pensée de s’adresser à son système biologique et crut encore une fois entendre le rire de Vert. Ce dernier lui manquait. L’humour s’avérait un excellent remède en ce temps de préparation. Préparation ? A quoi ? Au combat ? 

 

Soudain, Mike eut une révélation. Comme une énorme vague de compréhension, un amas de pensées et d’images l’envahirent, entraînant avec elles tout le poids d’une terrible prise de conscience. Il était figé. Il verbalisa sa peur pour quiconque pouvait l’entendre. 

-       MON DIEU ! ET SI J’AVAIS EFFECTIVEMENT A ME SERVIR DE CES ARMES ? 

Il en tremblait. Il sentait l’anxiété lui traverser le corps. Ça n’avait aucun sens. 

-       Ce sont des symboles des Guerriers de la Lumière du Nouvel Age. DES SYMBOLES ! cria-t-il en regardant vers le ciel 

Tout en pivotant sur lui-même, s’attendant peut-être à voir ses amis angéliques tapis sur les parois de la gorge à peine éclairée. Sa voix se fit entendre encore une fois : 

-       Orange, tu ne m’as pas appris à me battre ! J’ai cru que les armes ne serviraient à rien… 

Il s’arrêta au milieu de sa phrase en se rendant compte qu’il criait. Il entendit le rebondissement de sa voix sur les murs du canyon. D’autres pensées traversaient son esprit. Les paroles de ceux qu’il avait rencontrés le long de son parcours lui revenaient en tête. Il se rappela les propos de Rouge à l’effet que certaines épreuves l’effraieraient, mais il avait alors présumé de celui-ci faisant allusion à la tempête croisée sur sa route. Il se rendait maintenant compte que Rouge parlait des événements à venir et non de ceux du passé. Qu’est-ce qui l’attendait ? Il se souvint des paroles récentes de Blanc, qui décrivait Marie dans la chambre d’hôpital. 

-       Ne te laisse pas tromper par les apparences, Mickael. Elle est une Guerrière de la Lumière. Elle a vaincu le géant et elle est tout puissante. 

Vaincu le géant ? Puis il se rappela les paroles de Blanc au moment où il quittait la maison blanche. 

-       Ce n’est pas terminé mon ami. 

Tant d’avertissements et de nuances. Y a-t-il une bataille à l’horizon ? Une vraie ? Une où je devrai effectivement UTILISER l’épée ? Mike s’assit sur le chemin. Ses genoux tremblaient tellement il avait peur. Il ne se sentait pas guerrier, en tout cas pas dans le véritable sens du terme. 

-       Hé ! les anges ! Vous ne m’avez pas préparé à ça ! lança-t-il au ciel gris et aux parois menaçantes du canyon. Je ne me bats pas. Ç a n’a aucun sens. Les batailles et les armes correspondent à des anciennes vibrations. Voilà une façon désuète de penser. Ce n’est pas de cette terre. 

Un calme étrange s’installa. Le vent tomba. Un silence de mort régnait. Puis des voix se firent entendre. 

-       Sauf si tu combats une ancienne énergie. Il avait entendu clairement la vois d’orange. Mike se leva brusquement et regarda autour de lui, cherchant à déceler l’origine de la voix. 

-       Et sauf si tu te prépares à combattre un élément biologique qui n’a pas une vibration aussi élevée que la tienne. C’était la voix de Vert. Les voix angéliques émanaient de son propre intérieur. 

-       Et sauf s’il n’y a pas d’amour, Mickael, dit la voix douce et rassurante de Blanc. 

-       JE N’AVAIS PAS CONSCIENCE DE TOUT ÇA ! dit Mike d’un ton anxieux. Blanc, je ne suis pas un véritable guerrier ! 

-       Marie ne l’était pas non plus, dit Blanc d’une voix réconfortante. 

-       L’énergie ancienne réagit à un vieux paradigme. C’est ce qu’elle comprend, dit la charmante vois de Violette. 

-       Orange apprends-moi à combattre, implora Mike d’un ton laissant percer le découragement. 

-       Je l’ai déjà fait. Tu es prêt, Michael Thomas de l’Intention pure, tu es prêt, lui dit Orange d’une voix encourageante. 

-       Que dois-je faire ? hurla Mike aux parois du canyon. 

Silence. Puis il entendit la voix de Bleu. 

-       N’oublie pas, Michael Thomas, les apparences sont parfois trompeuses ! 

Les mots résonnèrent comme jamais auparavant. Ils portaient un avertissement et des conseils qui pouvaient se révéler utiles sur-le-champ. Tous les anges l’entouraient. Pour qu’une telle puissance soit en place, il doit y avoir un danger réel au prochain détour ! 

 

Mike était nerveux. Il savait qu’il ne possédait aucune qualité de guerrier. Pourtant, les anges lui affirmaient le contraire. Il devait leur faire confiance. De toute façon, il n’avait pas le choix. Il était au front. Il regarda autour de lui et acquiesça de manière sarcastique. Aucune échappée. La chose ou la personne qui l’attendait avait vraiment bien choisi son point d’attaque. Les parois étaient trop hautes et la fuite n’était possible que par un canal étroit où la poursuite serait un jeu d’enfant. Tout avait été bien calculé. Michael savait au moins où se trouvait l’horrible créature. Il n’y aurait pas d’effet surprise. Plus il examinait la situation, plus il devenait confiant devant la menace. Sa nouvelle vibration l’aidait ; il en était conscient. Une paix l’envahit, illogique mais spirituelle. Il sentait son habileté augmenter, même s’il ne savait pas trop ce qu’il allait affronter ni comment il allait le faire. C’était bien ainsi, pensa-t-il. Après tout, ce sont les règles du jeu de l’endroit. Je n’ai pas accès au futur mais il s’est déjà produit dans l’esprit de Dieu. La solution à ma situation s’est donc déjà manifestée, même si je ne la connais pas encore. Je le saurai en temps voulu. Je détiens la connaissance, le pouvoir, et je suis en terrain connu. J’ai l’avantage d’être chez moi ! 

-       D’accord, dit Mike à haute voix. J’ai été attaqué par une tempête, piétiné par un ange ; j’ai perdu tous mes biens personnels ; mes émotions ont été passées au crible ; mon système biologique a été modifié et élevé ; et mon cœur a été brisé et examiné avant de m’être rendu. Quoi d’autre ? J’ai les outils, je suis prêt. Mais, j’aimerais bien savoir me battre, ajouta-t-il en soupirant et en regardant dans la direction du défi qui s’annonçait. 

Mika décida de faire quelque chose qui lui aurait semblé ridicule quelques semaines auparavant. Il s’agenouilla et fit une courte cérémonie à l’égard des événements qui se préparaient. Il toucha chacune de ses armes et mentionna leur utilité. Il se rappela les mouvements d’équilibre qu’Orange lui avait appris. Il passa vingt minutes en état de gratitude, remerciant d’avoir été choisi pour le combat présagé. Il loua le sol sur lequel il se trouvait. Il remémora sa place au sien de sa famille spirituelle. Puis il se leva, prêt à combattre, dans toute la mesure du possible.Mike reprit sa route. Il franchit un bout de sentier après lequel apparut un long chemin devant lui. Les murs escarpés du canyon lui donnaient l’impression d’être au seuil du sombre tunnel du destin. Il savait que l’entité malveillante se trouvait devant lui. La carte l’indiquait clairement. Le corps de Mike aurait normalement d’y entrer en état de choc. Son système d’alarme intérieur aurait dû se déclencher et il aurait dû être une masse tremblante. Après tout, il n’était qu’un vendeur et non un guerrier sue le point de rencontrer un énorme vampire noir ! Mais tous ses sens étaient en alerte et il était rempli de détermination et non pas de crainte. Tous ses pouvoirs de vibration et ses nouveaux présents entraient graduellement en jeu. Son intuition se faisait rassurante et il l’écoutait à chaque instant, sachant qu’elle ne le trahirait pas. 

Rien. 

Puis, un mouvement sur la gauche ! 

Michael se retourna rapidement et vit un immense arbre à trente mètres devant lui sur la gauche. D’où venait le mouvement ? Bon sang ! et toute cette noirceur en plein jour ! Cela faisait-il partie du test ? Pourquoi pas plus de lumière à cette heure du jour ? 

Un autre mouvement ! Mike réalisa qu’il provenait du dessous des branches de l’arbre. 

-       QUI EST LA ? MONTRE-TOI ! La voix de Mike était puissante et autoritaire. SI TU NE TE MONTRES PAS, J’APPROCHE ! Il se tenait en attente, toutes les cellules de son corps en éveil. 

Lentement, un homme à l’air tout à fait normal s’avança et s’arrêta sous les branches extérieures. Il était vêtu comme un fermier, excepté qu’il ne portait pas de chaussures. Il leva les mains en signe d’arrêt, les paumes tournées vers Mike. 

-       Mike, je t’en prie, ne me frappe pas. Je vais me montrer. 

L’homme se dégagea lentement des branches de l’arbre et se dirigea vers Michael. Comme il avançait, Mike crut reconnaître sa démarche. Non ! Pas possible ! Maintenant, il voyait clairement son visage. 

-       Papa ? Le père de Mike s’avança vers le sentier. Il se tenait à deux mètres de Mike. Celui-ci aurait juré qu’il pouvait sentir l’odeur de la ferme émerger de l’homme. 

-       - oui, Mike. C’est moi. Je t’en prie, ne me frappe pas. Mike ne se leurrait pas. Il savait parfaitement que tout ça pouvait être faux. Après tout, les apparences sont parfois trompeuses. L’homme qui se présentait sous les traits de son père pouvait très bien être quelqu’un d’autre. En fait, il y avait de fortes chances que ce soit le cas. Mike restait sur ses gardes et en état d’alerte. 

-       - monsieur, vous êtes exactement à l’endroit où je m’attendais à rencontrer un ennemi. Ne vous approchez pas. 

-       Je sais Mike. C’est droit devant toi. Ne te laisse pas tromper. La chose qui t’attend compte capturer ton âme. Je t’en prie, crois-moi. 

Mais Mike n’y arrivait pas. 

-       Faits-u ici ? 

-       Par la grâce de Dieu, je suis ici pour t’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. On m’a permis d’être ici pour t’avertir. Je t’attends depuis plusieurs jours, sachant que tu finirais par passer. Tout ce qui s’aventurera plus avant sera anéanti par la bête. Plusieurs sont venus et ils ont tous péri. C’est une terre maudite et on te trompe. Mike ne croyait toujours pas être en présence de son père. C’était trop facile. 

-       Pardonne-moi, mais il me faut des preuves. Dis-moi quel était mon surnom quand j’étais enfant. 

L’homme répondit sur-le-champ. 

-       Mykee-Wykee. 

Mike grimaça à la vérité. 

-       Que s’est-il passé dans la grange des Connel en 1964? 

-       Une grande fête pour célébrer la naissance des jumelles Sarah et Helen. 

Mike scrutait à la loupe les paroles de l’homme. La voix et le corps étaient parfaitement ressemblants. Il continua son interrogatoire et lui demanda des détails sur son enfance – ses écoles, ses amis, ses vêtements et certains événements. Les deux hommes se faisaient face sur la route. Là, le père débita pendant une demi-heure des fragments du passé de Mike avec une précision parfaitement rigoureuse. Mike commençait à se détendre. Cet homme savait tout. Aucune entité maligne n’aurait pu mémoriser tous ces détails connus de Mike seulement. Son intuition était toujours en alerte, mais il se tenait vraiment devant son père. Celui-ci commençait à transpirer abondamment. 

-       Papa, qu’est-ce qui se passe ? 

-       Oh ! Michael, je t’aime tellement ! présentement, tu reposes sur un lit d’hôpital et tu as de graves blessures au cou. Rappelle-toi. Tu te souviens de ce qui s’est passé dans ton appartement ? 

Depuis cet instant, tu flottes dans un coma, sensible aux manipulations du démon lui-même. Et tout ce que tu vois ici… Le père de Mike montra de la main les montagnes qui els encerclaient … « tout ça est un conte de fée. C’est irréel. Tout ce qu’on t’a appris et toutes mignonnes maisons que tu as visitées, tout est faux, c’est un truc pour s’emparer de ton âme ! » La respiration de l’homme devenait laborieuse. 

 

Mike savait quelles paroles de son père ne pouvaient être vraies. Quelle confusion ! Il s’avait qui il était et ce qu’il avait expérimenté. Pourtant les paroles de son père étaient pleines d’autorité. Et cet homme en savait long ! Mais pourquoi expérimentait-il des difficultés respiratoires tout à coup ? N’était-il pas lui-même un esprit ? Après tout, il était mort et venait d’un autre monde. Il n’aurait pas dû éprouver de problèmes physiques. 

-       Papa, est-ce que ça va ? 

-       Oui, mon fils, mais je ne peux pas rester encore très longtemps. Cette place est maudite et je viens d’une terre céleste. 

Les deux ne sont pas compatibles, tu sais. 

-       oui, c’est ce qu’on m’a dit. 

-       Mike, viens avec moi. Cet arbre abrite un portail céleste. Je peux te ramener. Tu reprendras conscience sur la terre et sortira de ton coma. Ta vie et ton âme seront sauves. Je t’en prie, accompagne-moi ! l’homme s’affaiblissait à vue d’œil et Mike crut voir s’embrouiller la silhouette devant lui. 

Mike était torturé par l’indécision. Il devait se montrer avisé. Tout dans on corps le mettait en garde, mais il se trouvait confronté à un père aimant aux paroles crédibles. Et si ce pays était faux ? NON. Il ne l’était pas. Son être intérieur en était convaincu. Il voulut essayer autre choses. Quel était le nom ? Il avait fait un effort pour le retenir. Le nom lui revint en mémoire et il le prononça. 

-       Annehu ! dit Mike en dévisageant son père. Celui-ci le regarda droit dans les yeux. 

-       Que dis-tu ? 

-       Anneehu, répéta-t-il, en commençant à reculer. 

-       Est-ce là un terme de fée que tu as appris ici, mon fils ? 

L’homme se montrait de plus en plus nerveux ; ses vêtements se mouillaient de sueur. 

Mike demeura immobile. Un frisson lui parcourut l’échine. Son père ne l’avait jamais appelé « mon fils ». Mike se redressa. L’heure  était venue. Il commença à sentir la vibration de son armure. Son bouclier commençait à osciller, comme s’il avait voulu qu’on le saisisse. Il donna la réponse qu’il fallait. 

-       Non, pas du tout. Anneehu est ton nom céleste, et tu ne le savais pas. 

Les deux regards s’affrontèrent dans un éclair qui sembla durer une éternité mais qui, en réalité, n’avait pris qu’une seconde. Le jeu était fini. Le truc n’avait pas marché et la masse difforme et répugnante n’était plus capable de maintenir l’énergie pour le prolonger. Elle se préparait à combattre. 

-       ASSEZ ! dans un cri qui semblait avoir été poussé par dis hommes, la 

silhouette qui avait été le père de Mike se transforma peu à peu. Le fermier en sueur se modifia graduellement en une énorme forme vampirique et menaçante. Mike recula au fur et à mesure de la transformation ; il demeurait alerte et prêt. L’horrible entité avait au moins cinq mètres de hauteur ; ses yeux étaient rouges et agressifs. Sa peau, couverte de verrues, était d’un vert repoussant. On aurait dit une créature qui ne s’était pas lavée depuis des milliards de siècles. Elle avait des mains énormes aux ongles sales et des bras beaucoup trop longs, disproportionnés par rapport au reste du corps, et… cette épouvantable odeur : des jambes trapues et arquées venaient ajouter à l’étrangeté de l’apparence, mais Mike savait combien elle pouvait être agile. Il l’avait vu plusieurs fois se dissiper derrière lui. La distance entre Mike et la créature hideuse devait atteindre environs six mètres et Michael essayerai de la maintenir ainsi sinon de l’agrandir. 

 

Mike trouvait repoussante la chose qui se développait devant ses yeux. La forme malveillante n’était ni un humain ni une bête. Elle n’était pas naturelle et ne relevait d’aucune réalité connue de Mike. L’odeur que cette entité négative dégageait était infecte. Le visage de l’énorme tête chauve passait constamment d’une forme horrible à une autre. Lorsqu’elle ouvrait la bouche, Mike pouvait voir ses terribles dents aiguisées. Lorsqu’elle la refermait, la cavité  menaçante disparaissait sous un amas de verrues et de peau. La masse verte avait un gros nez manifestement incapable de sentir, sinon il n’aurait pu vivre avec soi-même. Tout ce qu’un humain pouvait imaginer de plus répugnant et de plus repoussant se manifestait dans cette créature. Etait-ce réel ou une illusion ? Mike ne le savait pas. Choses certaine, elle représentait une expression révoltante d’énergies anciennes. Cette bête sombre et laide représentait l’antithèse de la paix et de l’amour et sentait la mort. La haine et la méchanceté de sa conscience envahissaient l’espace. Elle regardait Mike avec satisfaction comme s’il avait été une fourmi qu’on se préparait à faire disparaître sans pensée ni remords. La haine du monde auquel Mike appartenait animait cette créature. Elle projetait directement son énergie sur Michaël qui était devenu le point de convergence de son courroux. 

 

Mike supportait mal cette créature qui le révoltait et le rebutait. Il sentait la haine qu’elle projetait. Mais lorsqu’il se rendit compte que sa réaction correspondait à ce que la créature attendait de lui, il étouffa ses vagues de nausée. Les apparences sont parfois trompeuses, se répéta-t-il. Il constata soudain que la forme dégoûtante jouait un jeu, qu’elle créait l’illusion d’un ogre malin dans le seul but de produire un certain effet. Le corps de Mike réagit instinctivement à la situation. Le niveau vibratoire de son nouvel être était en plein éveil. Tel un soldat aguerri ou un vétéran de nombreuses batailles, Mike se sentait prêt à prêt à réagir au moindre mouvement de l’horreur verte devant lui. Même si son corps vibrait de force et de vitalité, Mike demeurait immobile. Son épée commençait à vibrer. Ill l’entendait ! Il entendait un bourdonnement subtil. Même là, il ne bougeait pas. Il était trop curieux. Il voulait en savoir davantage. C’était à lui maintenant d’user de ruse. 

-       Tu es tellement gigantesque. Mike feignait la peur. Il leva les bras pour protéger son visage et fit trembler sa voix de façon convaincante. « Est-u la bête venue s’emparer de mon âme ? » 

Des plis de peau verte et de verrues s’écartèrent pour permettre à la créature d’ouvrir la bouche et de parler. Mike entendit sa véritable voix pour la première fois. 

-       Tellement faible, cracha la voix. Je m’en doutais bien. La voix caverneuse rappelait à Mike celles que l’on entendait dans les mauvais films d’horreur. 

-       S’il te plaît, je ferai tout ce que tu voudras, risqua Mike. 

Veux-tu que j’aille à l’arbre, sous le portail ? 

Mike sentait son épée bouger dans le fourreau. Il espérait que la créature n’entendrait pas le bruit du métal. 

-       Ne sois pas ridicule ; je suis venu te tuer. La forme semblait continuer de grandir ! Mike pensa qu’elle avait sans doute la faculté de prendre la taille qu’elle voulait. 

-       Qui es-tu ? demanda Mike dans un cri aigu. Il espérait que son jeu n’était pas trop gauche, mais la créature malveillante semblait le croire complètement. Quel ego ! 

-       Mykee-Wykee, je suis la partie de toi, qui est le véritable Michael Thomas ! Je suis la partie forte ! Regarde ton pouvoir ! Je suis l’essence de ton intellect et la base de ta logique. La forme de ton père était peut-être un déguisement mais les paroles prononcées étaient vraies. Tu es présentement dans un lit d’hôpital, dans le coma, et je suis venu te tirer de cette fausse terre peuplée d’entités insensées et de bons sorciers pour te ramener à la vie. Mais pour cela, je dois détruire le petit esprit ridicule que tu es devenu

Mike savait que, dans une certaine mesure, l’horrible créature n’avait pas tout à fait tort. Elle faisait partie de lui ; c’était la partie dont il voulait se débarrasser pour toujours, un aspect vieilli, détestable, qu’il ne souhaitait montrer à personne. Il se recroquevilla un peu. Tout de même, n’exagère pas ! lui dit une voix intérieure. 

-       Et tu dois me tuer ? Son épée bougeait violemment contre le fourreau, mais Mike estimait que ce tremblement s’ajoutait à l’illusion qu’il voulait créer. 

-       Au sens figuré, oui. Ton départ de cette terre de bêtises mettra fin à ton illusion et te ramènera directement dans le monde réel. J’ai pris conscience de ta stupidité dès que tu as franchi la porte d’entrée. Heureusement, je suis parvenu à me glisser à l’intérieur  à ta suite. Depuis lors, j’essaie de te ramener à la réalité. 

La chose se déplaçait tranquillement vers lui. 

-       Suis-je si mauvais ? Fais-le parler. Epée, continue à bouger ! L’illusion est parfaite. 

-       Dans ta faiblesse physique, tu t’es fait prendre à leur verbiage, à leur discours creux. Il n’y a rien de réel ici. Tu es tellement pris par l’illusion que je dois complètement détruire une partie de toi pour sauver ton esprit et ton âme. Je déteste tout ce que tu es devenu ! 

Mike devait agir rapidement. 

-       Avant de me tuer, peux-tu prouver que tu dis la vérité ? Si tu es logique et intellectuel, aide-moi à voir la logique de la situation. 

Mike savait que l’horrible chose passerait bientôt à l’action. En faisant appel à son ego monstrueux, il pensait gagner un peu de temps. Mike fit la poule mouillée encore un peu, y ajoutant un peu de tremblements. La vibration de son épée ajoutait à l’image. 

-       Bien sûr ! Elle savait qu’elle avait la maîtrise de la situation et qu’elle allait anéantir cette terre de Nouvel Age pour toujours. 

L’horrible silhouette détestait cet endroit et toutes ses prétentions. Elle provenait d’un monde réel où il n’y avait pas de ces faibles et pathétiques créatures comme Michael Thomas. La masse sombre et répugnante prônait la logique et le pragmatisme, un système de croyances reposant sur l’expérience et la justification d’historiens et de scientifiques réputés. 

 

La créature se leva et déclara : 

-       CELUI QUI EST CONFORME DETIENT UN POUVOIR ABSOLU, SEULES LA LOGIQUE ET LA RAISON CONSTITUENT LA VERITE. VOILA POURQUOI JE PEUX EXISTER DANS CE MONDE SANS SUBSTANCE. PARCE QUE JE SUIS LA VERITE. RIEN NE PEUT AVOIR D’EMPRISE SUR MOI ! 

Elle laissa sortir un cri qui perça les oreilles de Mike et qui coucha l’herbe à ses pieds, la rendant brun-vert et l’assortissant à la peau de l’horrible créature. 

-       Vraiment : dit Mike avec un sourire affecté. Puis, il laissa tomber son rôle et se planta bien droit devant le monstre. 

-       Eh bien, que la preuve soit faite ! hurla-t-il. 

Mike n’avait jamais cru qu’il pouvait se déplacer si vite. Grâce à l’équilibre et à l’expérience qu’il avait acquis dans la maison d’Orange, il se retrouva rapidement sur un rocher de deux mètres à moins de cinq mètres du monstre. Il était déjà en position de supériorité. Son épée s’échappa littéralement de son fourreau et commença à chantonner la note fa, émettant même des accords d’accompagnement. Mike l’avait empoignée solidement. Elle lançait un son mystérieux, mais rempli de force et de promesses. Mike pointait l’épée vers le ciel et non vers l’entité négative. Il se rendit compte qu’il tenait son bouclier dans la main gauche. Dès l’instant qu’il   s’était élancé vers le rocher, le bouclier s’était retrouvé dans sa main. Il le brandissait et ses incrustations d’argent faisaient face à la sombre masse. Le guerrier Mickael Thomas était prêt. Il serait bien au-dessous de la vérité d’affirmer que la créature fut surprise. Elle examinait la situation lorsque soudain la proie frivole et craintive devint une menace au comportement transformé. Michael se préparait-il à attaquer ? C’était d’un ridicule. Elle pouvait l’écraser comme une mouche ; c’était presque trop facile. La proximité de Mike obligea l’horrible forme à reculer pour être en mesure d’utiliser ses longs bras monstrueux. Elle recula, refermant ses poings puissants, prête au combat. Alors que la créature se mettait en positon d’attaque, la voix de Mike résonna : 

-       VOICI L’EPEE DE LA VERITE. QU’ELLE DETERMINE QUI POSSEDE LE POUVOIR ! 

Mike n’avait pas fini de parler lorsque la bête attaqua. Mickael avait l’impression de se trouver devant un navire s’approchant à toute vapeur. Il dut faire un effort pour ne pas fermer les yeux. A l’instant même, une lumière d’une intensité incroyable sembla émerger de l’épée de Mike et frapper le monstre d’une force indicible. La portée de l’éclair n’arrêta pas le mouvement de la bête, mais fit dévier son attaque sur le côté et servit à la déséquilibrer. Malgré tout, le monstre parvint à lancer un poing dans la direction de Mike mais celui-ci éleva son bouclier pour se protéger, craignant toutefois que le coup ne l’emporte avec son bouclier.Mais encore une fois, le bouclier et l’armure jouèrent leur rôle tout comme ils l’avaient fait durant la tempête, à l’insu de Michal Thomas. L’armure entourait instantanément Michael Thomas d’une bulle de lumière protectrice. Le bouclier lança une série d’intenses pulsations vers le bras du monstre. Une sorte de lumière surgissait de Mike et volait dans toutes les directions. L’odeur d’ozone émanant de l’air ionisé et de l’interaction de la matière et de l’antimatière était saisissante. Au lieu de recevoir un coup asséné par le bras monstrueux, Mike vit l’extrémité aussitôt repoussée par la lumière protectrice. La force en était tellement puissante qu’elle souleva la créature pour la faire retomber à une certaine distance, vers l’arrière. Sain et sauf, Mike se tenait toujours au même endroit. La lumière était magnifique. Michael Thomas était ébahi par les présents qu’il tenait dans ses mains. Ils avaient travaillé de concert pour repousser l’attaque du géant. Mike constata que la lumière de la bataille lui était agréable, mais que la monstrueuse bête devait se protéger les yeux contre son intensité. Elle continuait à jouer en sa faveur. Habitué à l’éclat atténué du jour gris, le monstre avait peine à s’adapter à la lumière. Mike souriait de reconnaissance envers ce cadeau de la nature. Il se sentait chez lui ! Il s’adressa en tout confiance à la bête, lui répétant des paroles d’Orange. 

-       Est-ce que le bouclier de la connaissance t’irrite, mon ennemi verdâtre ? La noirceur ne peut cohabiter avec la connaissance. Les secrets ne résistent pas à la lumière et celle-ci jaillit lorsque la vérité se manifeste ! 

Sur ces mots, le montre se redressa sur ses pieds et attaqua Mike encore une fois, avec une détermination encore plus menaçante. Mike ne croyait pas pouvoir résister à l’attaque cette fois-ci. Il avait pu tenir à un bras, mais que pouvait-il faire contre toute cette masse ? Il attendit jusqu’à la dernière minute puis s’élança en bas de son rocher au moment où la créature l’atteignait. Encore  une fois, il avançait au lieu de reculer et encore une fois, il créa une situation imprévue où il se trouvait trop près pour être saisi ou maîtrisé facilement. La taille et le poids de la bête jouaient contre elle.  Mike se retrouva entre les jambes énormes du géant. Se glissant vers l’arrière, il étendit son bras et planta son épée dans l’entrejambe de la bête dans un éclat de lumière resplendissante. En même temps, il balança son bouclier pour qu’il frappe une des jambes, et encore une fois, une forte puissance repoussa la masse de peau verdâtre dans un mouvement semblable à celui de deux aimants de polarité contraires. Un autre éclat de lumière provenant du bouclier projeta la bête dans les airs. Le bond qu’il fit aurait pu se comparer au mouvement d’un plongeur effectuant une double boucle. L’horrible créature se retrouva au sol, en état d’agonie et dépourvue de dignité. Elle roula sur le sol dans un cri de protestation, et la fumée s’échappait de cette blessure grouillante. Des étincelles jaillissaient entre ses jambes, là où l’épée de Mike avait frappé. 

-       Pas de descendants pour toi ! Mike avait prononcé sa phrase d’un ton calme et détaché. Il avança vers la forme hideuse et éleva son épée dans les airs en s’approchant lentement et avec précaution de la bête monstrueuse étendue au sol. Il s’arrêta, hors d’atteinte de son bras maléfique. 

-       Vas-tu capituler ? Qui détient la vérité ? Qui a le pouvoir ? 

-       PLUTOT MOURIR ! marmonna la vile créature. Sa voix ébréchée était à peine audible. 

-       Qu’il en soit ainsi ! proclama Mike sans peur, sans tenir compte de la puanteur de la bête blessée. 

Mais la créature malodorante allait frapper un autre coup. Elle n’était pas un être spirituel. Comme Mike, c’était une entité biologique circulant au pax des anges colorés et des épées foudroyantes. Elle saignait des suites de ses blessures. Mike voyait très bien la plaie que lui avait infligée son épée magique pendant la dernière altercation et il grimaça à sa vue. Une substance noire et collante s’échappait de la blessure et souillait la peau déjà vilaine. Ses jambes devenaient toutes noires et Mike croyait que la créature souffrait terriblement, mais voilà qu’elle se relevait ! Une fois debout, elle vacilla légèrement. Ses yeux étaient devenus des fentes étroites, la lumière qui l’entourait étant trop forte. Mike savait qu’il avait gagné. 

 

Tuer n’entrait pas dans ses intentions. Il n’avait jamais tué personne ou quoi que ce soit intentionnellement. Même jà la ferme, il refusait de tuer les poulets. Mais il savait que tout assassinat sur cette terre était symbolique. La chose détestable qui se trouvait devant lui n’allait pas mourir. Elle serait tout simplement et douloureusement vaincue.  La scène créée par les deux combattants était classique. L’éclat continuait à jaillir des armes de Mike. Les étincelles surgissaient du corps fumant du monstre blessé alors qu’il se redressait pour se préparer à une nouvelle attaque. Mais l’armure de Mike commençait à chanter une mélodie de victoire. Les ombres parfaitement délimitées provenant de la lumière, de la vérité, de la connaissance et de la sagesse laissaient voir le corps blessé massif, mais vacillant, de la vile créature qui s’apprêtait désespérément à se sacrifier au pouvoir des armes menues de Mike. David et Goliath dans une mise en scène surréaliste avec, pour décor, les parois d’un étroit canyon sans issue. Les deux guerriers de force inégale se tenaient à six mètres l’un de l’autre, chacun défendant ardemment son territoire. Une fois de plus, Mike fit le premier mouvement.

 

 Michael était beaucoup trop agile pour cette masse blessée. Il se concentra sur ses parties les plus faibles et avant que la bête puisse réagir, l’éclair de l’épée et la polarité inversée de son bouclier faisaient leur travail. Dans une tentative ridicule et désespérée pour éliminer son agresseur, la bête commença à agiter vigoureusement les bras, ce qui lui attira d’autres difficultés de la part des armes invincibles de la lumière, de la vérité et de la connaissance. Le spectacle en valait la peine. Non seulement les éclats de lumière présentaient-ils des proportions incroyables, mais les effets sonores étaient surprenants. Les armes spirituelles unirent leurs voix en un chant de victoire éclatant et harmonieux. Orange n’avait jamais dit que toutes les armes pouvaient chanter ! Le combat prit fin en peu de temps. L’énergie lancée par l’épée et le bouclier eurent rapidement raison de l’ennemi. L’entité négative s’étendit dans toute sa longueur nauséabonde devant le regard de Mike en une masse putride et écoeurante. La puanteur du sang qui jaillissait des blessures envahit les narines de Mike. Puis tout à coup, les armes mirent fin à leurs chants. La chose puante et verdâtre étendue sur le sol commença à se dissiper ! 

-       Je n’en ai pas terminé avec toi, Michael Thomas. Nous nous reverrons un jour ! 

La créature grognait en disparaissant. 

-       Je sais, répondit Mike en regardant dans les yeux rouges du géant repoussant. 

Il savait que sa mort était symbolique, mais il savait aussi que la bataille avait été réelle. Il trembla à la pensée que le combat aurait pu résulter en une issue différente. Michael aurait pu être blessé et périr. Il aurait pu se dissiper dans l’obscurité, n’eut été de ses armes spirituelles. 

Il était heureux que ce soit terminé. Il rengaina sa magnifique épée de vérité, mais pas avant de l’avoir remerciée à haute voix. Il en fit de même avec le bouclier avant de la replacer sur son dos. Il serra son armure et loua son bon travail. Et puis, un phénomène étrange se produisit !  Mike sentit que les trois présents le quittaient. Ils disparaissaient, tout comme le monstre. 

-       NON ! hurla-t-il. Ne partez pas. J’ai besoin de vous. 

Mais les armes de Michael Thomas étaient absorbées par sa biologie. Une  fusion se produisait, qui n’était rendue possible que par l’intention de sa propre cérémonie, et à cause de la victoire qu’elles venaient d’accomplir. Ebahi, Mike exigea une explication : 

-       Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi partez-vous ? 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tes présents merveilleux sont toujours là mais, dorénavant ils sont à l’intérieur ! lui dit la voix rassurante d’orange. C’est Orange qui lui avait d’abord offert ces présents. L’ange continua : « Tu t’es mérité le droit de les assimiler. Ils font maintenant partie de toi, Michael Thomas et sont intégrés à même tes cellules« . 

Mike s’assit sur une roche à proximité. 

-       Et le prochain combat ? 

-       Tu le remporteras de la même manière, mais sans la présence tangible des armes. La vérité se trouve maintenant à l’intérieur de toi, tout comme le pouvoir de la connaissance et de la sagesse. Aucun monstre ne pourra te les enlever

Mike réfléchit aux propos d’Orange puis invoqua un autre ange : 

-       Vert, ai-je subi une autre transformation ? 

-       Oui, Michael. L’absorption des présents t’a rendu complet. Tu n’as plus que l’un de nous à rencontrer. Quel réconfort d’entendre la voix de Vert encore une fois ! 

-       Qui est-ce ? demanda Mike, ne pouvant supporter d’attendre à la prochaine maison. 

-       Le plus grand de nous tous, tu verras, répondit Vert. 

Mike se leva. Il se sentait étrange. Tout s’était passé si vite ; la rencontre de la forme de son père, la constatation du combat qui se préparait, la victoire sur le monstre et enfin, l’apparente disparition des présents auxquels il était devenu si habitué. Il se rassit et repassa dans sa mémoire les événements des vingt dernières minutes. 

-       Blanc, qui était vraiment cette bête ? 

Mike s’adressa à Blanc parce qu’il sentait que sa réponse serait la plus inspirante. Il ne fut pas déçu. 

-       C’était la partie de toi dépourvue d’amour, Michael. C’était la partie humaine qui est toujours là et dont il faut toujours tenir compte. L’humanité sans amour crée la noirceur. La voix de Blanc était magnifique et elle mit immédiatement Mike à l’aise. 

-       - reviendra-t-elle ? 

-       Tant et aussi longtemps que tu seras humain, elle sera toujours en arrière-plan, prête à bondir. Mais l’amour la tiendra à distance

Mike devin songeur. Il me reste une seule leçon à apprendre et je pourrai me départir de mon enveloppe humaine. Mike était impatient d’arriver chez lui. La porte magique qui l’y mènerait était son but ultime. Il essayait d’imaginer à quoi l’existence ressemblerait alors ; paisible, remplie d’amour et de spiritualité. Mike se rendit soudain compte que le temps s’était complètement éclairci. Il regarda le champ de bataille éclairé par les chauds rayons du soleil. Il pouvait encore voir les marques laissées par ses armes puissantes. Il porta la main à sa taille, là où l’épée avait été suspendue, puis à sa poitrine, où il avait porté l’armure. Ses outils lui manquaient, mais il savait que les anges lui avaient dit la vérité. Il ne se sentait ni différent ni plus léger. Il portait sa puissance à l’intérieur, ce qui faisait de lui un guerrier accompli de l’amour, tout comme Marie. Il sourit en pensant à la force qu’elle dégageait et la remercia mentalement pour la vision. Puis il porta de nouveau la main à sa poitrine et constata que la carte était disparue, elle aussi ! 

-       La carte ! s’écria-t-il déçu. 

-       Elle est aussi en toi, lui dit Bleu. Ton intuition sera tout aussi valable

Mike se sentit dépouillé. Ça va, pensa-t-il, je ne serai pas humain encore longtemps. Je n’aurai pas besoin de ces outils lorsque j’irai au paradis. Il ne me reste plus qu’une seule maison ! 

Il ne mit pas longtemps à sortir du canyon et une vue grandiose l’attendait à la sortie du sentier escarpé. Il vit soudain un paysage serein au loin devant lui. Un arc-en-ciel glorieux était suspendu au-dessus du ravin. Il brillait clairement sur un fond de ciel bleu clair. Il marquait à la fois la limite du canyon et la fin de son périple. Michael avança, figé par la majesté de l’arc-en-ciel, regardant le sol de temps à autre avant d’y poser le pied.Puis il vit l’origine de l’arc-en-ciel. Ses six énormes amis resplendissants de lumière se tenaient dans les cieux devant lui. Dans leur magnificence et leur grandeur, ils se tenaient par la main et formaient un arc-en-ciel pour célébrer l’être humain qu’ils avaient appelé Michael Thomas de l’Intention pure. Il passa devant eux, mentionnant chacun de leurs noms et les remerciant avec émotion. Il vit Bleu, qui lui avait remis sa carte et lui avait indiqué le route à suivre ; Orange, responsable des présents qui lui avaient permis d’abattre le géant ; Vert, son ami au sens de l’humour, qui lui avait enseigné la biologie, écrasé l’orteil et fait expérimenter sa première transformation de vibration : Violette, la mère, qui lui avait fait revivre sa vie et lui avait appris la responsabilité qu’il détenait dans chaque cas ; Rouge et ses mauvaises manières à table, qui lui avait présenté sa famille spirituelle et enfin, l’aimable Blanc, l’essence de la pureté, de qui Mike avait appris l’amour véritable en observant une femme d’une force extraordinaire et avec lequel il avait ressenti la brisure produite par une occasion ratée. Mike savait que tous célébraient sa victoire à leur façon puisqu’il se rendait à la dernière maison et qu’il n’aurait désormais plus besoin d’eux. A formation était presque terminée. Il avait bien appris et avait réussi un grand test en conquérant lui-même la bête monstrueuse. Il savait qu’ils lui disaient adieu. 

-       Je vous bénis mes amis, leur cria Mike. Et il regarda les glorieuses couleurs s’estomper lentement pour faire place à nouveau au ciel tout bleu. 

 

 

ppp Ange-Decor-3 dans LE RETOUR 

Mike n’eut pas à marcher bien longtemps avant d’apercevoir la prochaine maison. Mais cette fois, il ne s’agissait pas d’une maison ; c’était plutôt un énorme manoir !  En s’approchant davantage. Mike réalisa qu’en plus de sa taille inhabituelle, la demeure qui lui avait d’abord semblé brune était en réalité dorée ! puis, de plus près encore, ce qui  lui avait paru une veste résidence à un seul étage se révéla être une habitation gigantesque à plusieurs étages. Et elle n’était pas seulement dorée, elle avait l’air faite d’or ! 

La demeure surplombait des pelouses bien entretenues et l’on pouvait voir plusieurs ruisseaux et fontaines qui coulaient ou lançaient leur jet dans un décor splendide. On avait semé des fleurs d’espèces variées dissociées par couleurs dans un effet à couper le souffle. Puis Mike remarqua autre chose qui le laissa momentanément bouche bée. Le sentier prenait fi à la porte de la demeure ! Le but doit être à l’intérieur. Ce n’était pas simplement une maison ; c’était le portail des cieux. C’était la porte qui le menait chez lui ! Mike se rendit compte de son anxiété et du fait qu’il respirait difficilement lorsqu’il quitta le sentier pour prendre la petite allée qui ondulait vers la porte du palais doré. Lorsqu’il se trouva finalement devant l’imposante porte ouvragée d’or, il se demanda comment il allait parvenir à l’ouvrir tant elle semblait lourde. Il s’arrêta pour retirer ses chaussures et les placer dans l’endroit qui leur était manifestement réservé, puis il attendit. Il savait qu’il ne les reverrait plus jamais. 

 

Aucun ange ne se montra. 

Il se demanda s’il était convenable d’essayer d’ouvrir la porte et d’entrer en se souvenant que ç a s’était passé ainsi dans la sixième maison puisque Blanc ne sortait jamais à l’extérieur. Il décida donc d’entrer et lorsqu’il tira l’immense porte dorée, inutilement vaste, elle s’ouvrit d’un mouvement léger. Il franchit le seuil et demeura immobile de stupeur. Tout était fait d’or ; les murs, les colonnes, les planchers ! Un décor grandiose ! Epoustouflant ! Et puis, encore cette odeur de fleurs. L’odeur de milliers de lilas chatouilla ses narines, portant avec elle un merveilleux sentiment d’amour ! Il venait indéniablement de franchir le seuil d’un endroit sacré. Tout à coup, il perçut l’ironie de la situation. Alors que les autres maisons de l’endroit lui avaient paru petites de l’extérieur et s’étaient révélées immenses à l’intérieur, celle-ci présentait un intérieur restreint elle ne comportait pas de corridors sans fin comme les autres maisons. Tous les corridors et les portes menaient à un seul point. Elle n’offrait aucun autre choix que de se diriger vers une seule pièce. Elle était la sobriété même ; élégante, grandiose, magnifique et superbe, mais simple. Elle ne comportait aucune annexe ; aucune pièce n’était réservée à Mike rien ici n’était semblable à ce que l’on pouvait voir dans les maisons précédentes. Même l’atmosphère était différente. Mike essayait de qualifier l’impression que la demeure dégageait tout en se dirigeant là où elle conduisait. Et puis, il comprit ; c’était le sentiment qui régnait dans les grands lieux du culte. Il se sentit envahi de respect par ce lieu majestueux qui lui rappelait les endroits sacrés. 

 

Il ne savait à quoi s’atteindre; il n’avait pas encore rencontré d’ange. C’était la première fois qu’il franchissait le seuil d’une  maison sans être accueilli par l’un d’eux. Après son important combat et toute l’agitation qui l’avait entouré, il aurait dû avoir faim, mais il n’en était rien. Il était trop agité. Michael continua à circuler dans la maison et se trouva soudain devant une porte différente des autres. Elle portait un nom. Toujours cet étrange caractère de style arabe qu’il avait vu dans la maison des cartes, puis dans les diagrammes de Violette. Il se dit que ce devait être le nom de l’ange doré. Mike ouvrit la porte et en franchit le seuil. Ce qu’il y trouva ne pourrait s’oublier. Il se retrouva dans une pièce d’un éclat majestueux. C’était une véritable salle de dévotion ou quelque chose d’approchant. On aurait dit une cathédrale aux verrières lumineuses, laissant pénétrer la lumière extérieure dont les rayons aux couleurs d’arc-en-ciel ondulaient sur le plancher d’or. En portant le regard plus haut, Mike put distinguer un espace d’or qui s’étirait sans fin. La pièce était circulaire et la porte qu’il avait traversée était la seule issue qui en permettait l’accès. Un léger nuage d’or régnait dans la pièce, produisant une atmosphère qui rappelait celle d’un étang au petit matin, quand la fraîcheur embaume encore l’air. La rencontre du nuage et de la lumière créaient une ambiance punique. Chaque fois que la nuage bougeait sur l’éclat de lumière, il l’absorbait et transformait l’air humide en un autre arc-en-ciel qui venait se mêler à toutes les couleurs du spectre déjà en place. Mike dut faire un effort pour reprendre son souffle.

 

 

Puis, il se rendit compte que la lumière et le décor de la pièce étaient centrés sur le cœur du sanctuaire ovale. Des grands escaliers limitaient l’espace ovale mais ils menaient à des balcons qui surplombaient le centre de la pièce. Mike se concentra sur la pièce. Le centre en était rempli de brouillard d’or, mais il y avait là quelque chose d’autre. Mike s’avança avec a certitude que son périple achevait. Lorsqu’il fut plus près du centre de la pièce, il constata que celle-ci était beaucoup plus vaste qu’il ne l’avait d’abord cru. L’or et la configuration de la pièce se prêtaient au jeu de l’illusion pour l’œil humain. Michal se dirigeait toujours vers le centre, constatant qu’il fallait beaucoup plus de temps que prévu. Puis, il fut à quelques centimètres du centre et s’arrêta. Qu’y avait-il là, à travers le nuage ? Une autre structure ?

 

 Il était presque au centre lorsqu’il se senti frappé par un immense éclat d’énergie. Il se retrouva sur ses genoux. Un incroyable sentiment de sacré et de sainteté l’avait atteint et sa puissance le forçait à s’agenouiller. Il avait le souffle coupé et gardait les yeux baissés, de peur de violer une règle sacrée non exprimée. Son corps tremblait au rythme d’une vibration animée qui ne pouvait que surgir de la présence de Dieu. Ça y était ; il approchait de la dernière porte qui le mènerait chez lui, au paradis. Peut-être qu’il ne rencontrerait pas d’ange. Mais pourtant, tous les autres anges lui avaient dit qu’il allait rencontrer la plus importe entité de tous. Mike sentait une présence majestueuse, la présence bénie et miraculeuse de Dieu lui-même. Il respirait de plus en plus difficilement. Michael leva les yeux et vit le nuage se dissiper. Il resta à genoux, mais se redressa pour observer ce qui se déroulait. La disparition du nuage laissa voir une imposante structure massive et dorée. Puis il vit que le bloc comportait des marches. Cet escalier menait peut-être vers… la porte du paradis ? L’énergie croissait et Mike ne se sentait pas digne d’être à. En tant qu’être humain et malgré toutes les expériences qu’il avait vécues, il ne se trouvait pas à la hauteur de la sainteté et de la grandeur de ce qui l’entourait. Il était à la porte du paradis et se sentait telle une marionnette. Il se sentait immobilisé par le pouvoir de l’esprit et le resplendissement de Dieu. Il savait qu’à quelques pas de lui se trouvait la plus grande puissance qu’il ait jamais rencontrée, un élément d’amour si intense et d’une beauté si spectaculaire qu’on y décelait la création même !  Mike manquait d’oxygène, mais gardait la tête haute. Il voulait bien coir. Il comprit qu’il lui restait bien une entité à rencontrer, la plus imposante d’entre toutes. Ce devait être vrai sinon, comment expliquer toute l’énergie qui se dégageait de ces lieux ? Il espérait pouvoir résister à l’intensité de la vibration suffisamment longtemps pour rencontrer l’entité. Même s’il pouvait, d’un instant à l’autre, être vaporisé dans un éclat de lumière paradisiaque multidimensionnelle, il tenait à cette rencontre ! Il se rappelait ce qui était advenu à ceux qui avaient touché l’arche d’alliance. Ils s’étaient évanouis dans un nuage de vapeur puisqu’il avait touché Dieu. Il avait l’impression que le même phénomène pouvait se reproduire ici, si l’énergie continuait à augmenter. Il pensait que ses cellules allaient éclater tant elles voulaient toutes célébrer à la fois. Il ressentait un sentiment d’expansion provenant de l’intérieur. Mike commençait à s’inquiéter non pas pour sa vie, mais de peur de ne pas rencontrer l’entité qui régnait dans cette incroyable demeure. Le brouillard continuait à se dissiper. 

 

Le bloc d’or qui se manifestait à sa vue ne comportait pas seulement des marches mais…un trône ! Magnifiquement ouvré, d’une splendeur indescriptible, majestueusement conçu et tout en or, il irradiait de son propre caractère sacré. L’ange devait s’y trouver. Qui pouvait-il être ? 

Mike s’aperçut soudain qu’il sanglotait. Toute sa biologie éclatait sous l’effet de la magnitude de cette énergie sainte et il sentait des vagues de gratitude et d’amour émerger de son cœur. Il ne parvenait pas à maîtriser ses émotions. Une énergie dense se déversait sur lui et il savait que l’entité d’or qu’il attendait était en train de descendre les marches. Le plus grand ange de tous allait bientôt émerger du brouillard doré qui masquait le trône. Il en était sûr. Il allait sans doute rencontrer le gardien de la porte qui menait chez lui, celui qu’il souhait voir depuis le début, celui qui savait tout !  Mike se sentait terriblement mal. il ne voulait pas qu’on le voie ainsi. Il aurait voulu être fort, mais il ne pouvait même pas se tenir debout. Il voulait que l’être d’or sache qu’il avait réussi toutes les épreuves et qu’il avait vaincu le géant, mais il ne parvenait même pas à ouvrir la bouche. Il se sentait un enfant incapable de maîtriser ses émotions. Sa poitrine vibrait de gratitude et… d’un manque d’oxygène. Sa tête lui faisait mal; qui pouvait donc manifester tant de pouvoir. Quelle entité de l’univers représentait la force divine d’une façon si intense ? 

-       Ne crains rien, Michael Thomas de l’Intention pure, nous t’attendions, dit le grand ange dont le torse commençait à poindre alors qu’il descendait les marches. 

Cette voix lui é tait familière. Qui était-ce ? La voix, même si elle portait un caractère immensément sacré, était douce et paisible. L’entité qui se présentait était peut-être la plus élevée de toutes mais la rencontre s’amorçait doucement et sobrement par un mot rassurant. Malgré tout, Mike ne parvenait pas à parler et l’émotion qu’il ressentait ne semblait pas vouloir s’apaiser. En observant la scène, il plaça sa main sur son cœur pour éviter qu’il sorte de sa poitrine devant le maître doré de l’amour qui lui adressait la parole. Michael ne voulait rien rater et espérait ne pas s’évanouir, mais sa vue s’embrouillait peu à peu. Le magnifique ange céleste flotta au-dessus des marches d’or, s’approchant doucement de Mikael Thomas toujours tremblant et agenouillé. Même dans son état de ravissement, Mike parvint à s’interroger sur l’utilité des marches pour une entité qui n’en avait aucunement besoin. Mike vit d’abord l’imposant corps brillant. Sa tête était toujours voilée par le brouillard d’or. L’ange s’arrêta. Mike vit qu’il était énorme, plus grand que tous els autres rencontrés précédemment. La couleur d’or de ses vêtements était tellement brillante que les plis en semblaient électrifiés. Il pouvait voir le bas de ses ailes. Il savait qu’il aurait des ailes ! Elles vibraient comme dis mille papillons, mais sans émettre un son. Mike était certain que, lorsqu’il verrait sa tête, elle serait coiffée d’un somptueux halo, élément approprié à une si magnifique créature. Mike ne s’habituait pas vraiment à cette énergie, mais il réalisa qu’une transformation s’opérait en lui lorsque l’ange s’arrêta. On lui offrait un présent, il en était certain. Il se formait autour de lui une bulle de lumière douce, blanche et caressante qui lui procurait un sentiment de paix intérieure.il soupira de soulagement car il savait qu’il n’aurait pu supporter cette énergie intense beaucoup plus longtemps. Il recommença peu à peu à respirer normalement, toujours agenouillé sur le plancher. La vague envahissante d’amour qui l’avait submergé devint une vague de paix et il recouvra lentement son équilibre humain normal. Dix minutes s’écoulèrent sans que l’ange bouge. Mike retrouvait ses forces. Il savait que l’ange lui avait ménagé de l’espace en le protégeant par cette bulle de lumière. Ainsi, sa vibration pourrait exister auprès de la vibration divine d’une prodigieuse créature du paradis. Pus, il parla sans toutefois se lever. 

-       Merci magnifique ange d’or, dit-il en reprenant son souffle. 

Je n’a pas peur. 

-       Je sais exactement ce que t u ressens, Michael, et je sais que tu n’as pas peu. 

L’ange ne bougeait toujours pas. Mike essayait encore d’identifier cette voix. Elle avait la même énergie paisible que celle de Blanc et elle se faisait rassurante pour l’âme. La voix était pleine nourrissant tout l’espace, mais elle était aussi calme. Il savait qu’il l’avait déjà entendue, mais où ? En quel autre coin de cette terre spirituelle l’avait-il entendue ? Lorsqu’il fut certain de pouvoir parler, il se risqua. 

-       Est-ce que je te connais, Ô ! Être sacré ? 

-       Oh oui ! répondit l’ange partiellement caché ! Nous nous connaissons bien. 

La majesté de la voix était puissante, remplie de gloire et de splendeur. Mike ne comprenait pas, mais n’insista aucunement. La situation était cérémonieuse. Elle exigeait que l’on se soumette et qu’on attende d’être invité à parler. Mike respectait la différence de vibration entre son hôte et lui. Celui-ci parla de nouveau. 

-       Le temps que nous passerons ensemble dans cette maison sera de très courte durée, Michael Thomas. Il sera rempli de révélations et de grands accomplissements. La différence de vibration entre nous est tellement grande que nous ne pourrons pas supporter la présence l’un de l’autre très longtemps, mais ce sera suffisant. 

Suffisant pour quoi ? s’interrogea Mike. L’ange poursuivit et, encore une fois, la force glorieuse de sa voix adoucit les molécules du corps de Mike. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, est-ce que tu aimes Dieu ? 

Les cellules de Mike s’animèrent. Toujours cette question ! Des frissons de clarté parcoururent son échine. Il avait cru que Blanc était le dernier à lui poser cette question, mais il s’était trompé. On la lui posait encore une fois. Cette fois devait être la bonne ! Toutes ses cellules voulaient répondre en même temps. Dis-lui OUI ! La réponse qu’il donnerait à l’ange d’or constituerait la clé de la porte le menant chez lui. C’était la dernière fois qu’on lui posait la question et sûrement la plus importante. Il voulait que ce moment soit intense. Il fit une pause mais ne put trouver de réponse éloquente. Son esprit ne vibrait à rien d’autre qu’à l’honneur de se trouver dans un tel endroit, devant cette entité divine. 

-       Oui, j’aime Dieu, dit-il d’une voix directe et claire, sans tremblement. 

-       Et Michael Thomas de l’Intention pure, ajouta la merveilleuse voix émergeant du visage toujours dans l’ombre dansante, désires-tu voir le visage de Dieu, celui que tu déclares aimer ? 

Mike était figé par les possibilités qui jaillissaient de ces paroles. Qu’est-ce que ça signifiait ? Qu’est-ce qui serait révélé ? Où cela le mènerait-il ? Encore une fois, les cellules de Mike le pressaient de répondre dans l’affirmative, ce qu’il fit spontanément et simplement. 

-       Oui, je le veux. Cette fois-ci sa voix tremblait et il savait que l’ange s’en était aperçu. 

-       Alors, Michael Thomas de l’Intention pure, poursuivit l’ange en reprenant sa descente des marches, voici le visage de Dieu, celui que tu nous as dit aimer – à huit reprises. 

Dans sa brillante magnificence, l’entité la plus sacrée d’entre toutes s’approcha de Mike. Malgré la bulle de protection qu’on lui avait fournie, Mike sentit monter le niveau d’énergie au moment où l’entité commença à émerger de l’épais nuage d’or et à descendre l’escalier doré pour rejoindre Mike. Lorsqu’il fut enfin près de celui-ci, le nuage qui entourait son visage n’était pas encore tout à fait dissipé. 

-       Lève-toi, Michael, tu dois être debout dans les circonstances. 

Mickael savait que quelque chose de grand se préparait. Il se leva avec peine, ses jambes le portant difficilement, et fouilla le nuage d’or de tous ses yeux et de tout son esprit, fixant l’endroit d’où le visage devait surgir. Lorsqu’il le vit enfin, Michael Thomas de l’Intention pure, l’être humain qui avait presque tout expérimenté sur sa route, qui avait rencontré et vaincu l’entité négative, qui avait réalisé la transition mieux que tout autre humain ne l’avait fait jusqu’à présent dans cet endroit spirituel, se retrouva dépourvu de tous ses moyens devant la révélation qui lui fut faite. L’abasourdissement se lisait dans ses yeux remplis de larmes. La compréhension basculait entre la logique et la spiritualité de son esprit tout en essayant de distinguer ce qu’il voyait et sa signification. Ses émotions étaient suspendues et ne pouvaient l’aider à traiter l’information que ses yeux lui révélaient subitement. Ses jambes faiblirent et il se retrouva involontairement sur ses genoux pour la deuxième fois depuis son entrée dans cet enceinte d’or sacré. 

Le visage de la grande entité spirituelle qui avait descendu les marches ciselées du trône imposant était celui de Michael Thomas ! Et ce n’était pas une illusion. Le visage appartenait à l’ange. C »était l’ange. L’ange était Mickael. 

-       Donc, si tu aimes Dieu, tu m’aimes. 

L’être doré savait que Mike n’écoutait pas vraiment. Son esprit était trop confus. Un état de choc avait envahi l’ensemble de ses cellules et Mike faisait encore des efforts de compréhension. Qu’est-ce que ça signifiait ? Tout cela est-il réel ? Pendant que Mike demeurait immobile sur le plancher, toujours figé, l’ange poursuivit : 

-       Voici un autre présent, dit-il d’une voix qui se voulait rassurante et apaisante et qui imprégnait Mike de paix et d’intelligence. Je t’offre le présent du discernement pendant que tu écoutes mes explications. 

L’esprit de Mike commença à s’éclaircir. Il s’aperçut encore une fois que l’ange lui apportait une aide directe. Cette fois, ce soutien lui permettait de libérer son esprit humain de tout préjugé. L’ange reprit la parole. 

-       Chez tout être humain, un élément existe qui lui permet de combattre de façon acharnée – en utilisant jusqu’à la dernière synapse de son cerveau –l’idée qu’il puisse être autre chose qu’un être humain. 

L’ange sourit et Mike crut se voir dans un miroir, s’adressant l’ébauche d’un sourire. La voix était la sienne, mais il ne l’avait pas reconnue. La seule occasion qu’ont les humains d’entendre leur propre voix avec précision est lorsqu’elle provient d’un enregistrement. Dans son cas, l’occasion s’était rarement présentée. Il devait écouter ce que l’ange avait à dire et son esprit s’y préparait. 

-       JE SUIS ton moi supérieur, Michael Thomas, le fragment de toi qui réside en toi pendant ton séjour sur la planète terre. Ceci est ta dernière leçon et ta dernière révélation avant que tu n’atteignes ton but. C’est la dernière pièce d’information que tu dois absorber. C’est la vérité la plus élevée et la plus puissante pour l’humanité, celle qui est la mieux préservée et la plus difficile à accepter. 

Les paroles de l’ange s’avéraient fascinantes, mais Mike trouvait très difficile de se concentrer parce qu’il avait son visage ! Mike était tout de même attiré par l’information et souhaitait en comprendre la portée. Il devait progresser. Il devait en savoir davantage. L’ange flotta un peu sur le côté, révélant une plus grande part du décor qui s’était jusqu’là trouvé derrière lui. 

-       Tu es dans la MAISON D’OR DE LA CONFIANCE, Mickael; rien ne peut t’arrêter plus sûrement sur le chemin de l’illumination que le sentiment que tu ne la mérites pas; voilà pourquoi nous avons choisi de te révéler qui tu es vraiment. TU es une partie de moi, Michael. Tu es un ange de niveau supérieur, comme tous les humains. Nous faisons partie de ceux qui ont choisi de visiter la terre, de faire l’expérience de la vie humaine et d’élever la vibration de la planète par les leçons et les expériences de notre séjour. Nous sommes ceux qui peuvent transformer l’humanité et même l’univers. Crois-moi, Michael Thomas, tes actions sur terre ont modifié fortement d’autres secteurs. 

-       Mais je ne suis pas resté ! 

Mike avait presque hurlé ce qu’il avait à l’esprit et, en entendant ses paroles, il senti qu’encore une fois il avait abandonné trop facilement. « En plus, je n’ai rien appris ». 

-       Ça n’a aucune importance, lui dit l’ange; c’est l’intention d’entreprendre le voyage et l’acceptation première de participer au sacrifice qui sont les plus précieuses. Ta seule présence sur la planète est respectée et appropriée. Tu ne t’es jamais rendu compte de cela ! As-tu déjà entendu l’histoire de l ‘enfant prodigue. Elle fait partie de toutes les cultures, tu sais. 

Mike la connaissait, bien sûr, mais il n’y avait vu aucun lien avec sa situation. Il se souvenait que le fils de l’histoire avait été aimé et accueilli par son père, même s’il n’avait pas respecté les traditions familiales. L’ange se déplaça encore avant de poursuivre ses explications. 

-       Michael, les autres anges t’aimaient beaucoup. Ne t’es-tu jamais demandé ce que tu avais fait pour mériter un tel amour ? maintenant, tu le sais. Nous – toi et moi – faisons partie d’une élite. Nous sommes parties intégrante de ceux qui sont chèrement aimés et respectés parce qu’ils ont choisi de venir sur la terre, de vivre avec un système biologique inférieur, alors que toute cette réalité leur est cachée. TU est en fait un fragment de Dieu circulant sur la planète dans un objectif de grandeur et tu vois cette manifestation devant toi à l’instant même. 

Totalement impressionné, Mike fit un survol de ses dernières semaines. Tout ce qu’il avait découvert sur la famille et les contrats dans la maison de Violette l’avait laissé atterré. Mais là, la révélation que lui, l’être humain Michael Thomas, comptait parmi les anges les plus évolués ! Et les autres humains également ! Se pouvait-il qu’il soit si grand ? 

-       Oui, Michael, tu l’es. NOUS le sommes tous. Il est maintenant temps que tu comprennes et que tu te rendes compte que tu as mérité ton passage sur terre. Tu l’as même planifié et tu as dû attendre ton tour ! Tu es une entité respectée pour l’avoir fait et tu es maintenant prêt à franchir une autre étape. Dans la même mesure où tu as affirmé aimer Dieu à plusieurs reprises durant ton voyage, TU DOIS DORENAVANT T’AIMER TOI-MÊME. Pensez-y bien, Michael Thomas, parce que cette vérité doit changer ta perspective et l’essence même de ton objectif en tant qu’être humain. 

Mike était maintenant plus ouvert à l’information puisque l’ange lui avait accordé la paix et le discernement. Il avait l’esprit clair. L’information n’était pas facile à assimiler. L’ange allait ajouter autre chose. 

-       L’étape finale – et elle aurait été la même si tu étais resté sur terre – consiste à assumer ce « partenariat ». Il faut que tu saches qu’il est réel. Ressens la valeur et la divinité de ton humanité. Sache que tu es une entité sacrée du paradis. Sache aussi que tu relèves de ce monde et que tu est éternel ! Assume l’insigne d’or qui te revient, Michael Thomas. 

Mike se remémora son séjour dans la maison blanche, alors que Blanc lui avait montré l’image de Marie dans la chambre d’hôpital. Il réalisa un point qui lui avait jusque-là échappé. Blanc avait prononcé des paroles qu’il n’avait pas comprises à ce moment-là. Selon lui, Marie avait accepté l’insigne d’or. 

-       Marie te connaissait-elle ? demanda Mike. 

-       Marie connaissait le grand Soi, Michael, si c’est ce que tu veux dire. Elle y était associée tout ce temps où tu l’observais. C’est cela que tu ressentais. Elle savait qui elle était. Elle connaissait la salle d’or et son trône. Elle savait qu’elle était sacrée et qu’elle avait mérité son passage sur terre. Elle maîtrisait son caractère sacré. 

Mike ressentit une nouvelle fois une immense admiration à l’égard de Marie, cette petite femme qui lui avait tant appris sans même qu’il la rencontre. 

-       Et puis, elle te connaît, Michael. 

-       Vraiment ? Comment est-ce possible ? 

-       Tout comme nous nous connaissons tous, répondit l’ange. 

Elle était très consciente des effets profonds que produisait sur les autres le présent qu’elle offrait à son père au moment de sa mort. Elle le savait par intuition. Elle savait même qu’on l’observait. Comme toi, elle avait tous les présents, les outils et les cartes à l’intérieur d’elle-même et elle avait le don précieux du discernement divin que je te transmets maintenant. Tel est le pouvoir d’un être humain illuminé sur terre. 

-       Merveilleux ! 

Mickael en apprenait toujours plus et son respect pour Marie dépassait tout ce qu’il avait été jusqu’à présent. Elle savait ! Son intuition lui disait que son geste était observé et qu’il m’aidait. 

-       Le moment de l’épreuve est arrivé, Mickael Thomas. 

L’ange passait aux choses sérieuses. Mickael savait qu’il devait subir une épreuve quelconque. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Comment l’entité, avec son visage et son âme pouvait-elle savoir si l’être humain Michael Thomas avait accepté lé réalité de sa valeur personnelle ou non ? 

-       Il n’y a qu’une seule façon de le savoir, dit l’ange en se déplaçant de côté. Ne crains rien, Mickael, mais je dois enlever la bulle qui te mets à l’abri des vibrations pour le temps qu’il nous reste à passer ensemble. Tu as absorbé la vérité ou non. Le test est simple, mais il est impossible de le réussir sans être pur et sans avoir accepté la vérité du partenariat. 

-       Je l’ai acceptée, di Mike d’un ton anxieux. Qu’allait faire l’ange d’or ? La bulle blanche qui l’entourait se dissipait peu à peu et Mickael se sentait de nouveau envahi par la vibration de sainteté de la force divine qui l’entourait. Il ressentait la présence d’un grand amour, d’une forte énergie et l’attention de millions d’entités. Mais un élément nouveau s’ajouta. Il avait le sentiment, quoique très mince, de faire partie de l’ensemble. Peut-être était-ce là l’épreuve ? 

-       Oui, je vois dit Mickael. Il espérait avoir réussi. L’épreuve était-elle terminée ? Pas de chance puisque l’immense ange d’or au visage de Mikael Thomas s’approchait. 

-       Mickael Thomas de l’Intention pure, viens t’asseoir sur la troisième marche. 

Mike recommençait à respirer difficilement. Ses cellules ne saisissaient pas la forte vibration qui l’entourait. Mike s’adressa à haute voix à son corps, ayant oublié la présence de l’ange d’or. Il devait reprendre la maîtrise de sa biologie, sans plus attendre. 

-       NOUS sommes en sécurité, dit-il à ses cellules. N’ayez pas peur ! NOUS avons mérité ce qui nous arrive. 

Mike s’exprimait à très haute voix et il le savait. Il suivait spontanément l’enseignement de Vert et les résultats étaient immédiats. Il s’assit sur la troisième marche du grand trône d’or et commença à se calmer. Puis, il se rendit compte que le grand ange d’or l’observait attentivement, affichant un sourire des plus radieux ! 

-       Tu sais vraiment comment agir, mon frère humain. Ce sont là des éléments que je ne pouvais pas t’enseigner, mais tu les as bien appris des autres. Voyons maintenant si tu as assimilé de la même façon ce que je t’ai remis. 

Ce qui se produisit alors surprit Mike d’une manière encore plus importante que le dévoilement du visage de l’ange quelques instants plus tôt. Le grand ange d’or qui, jusque là, avait représenté l’incarnation de la force divine, s’agenouilla devant Mickael Thomas. Ses superbes ailes d’or se déployèrent dans un mouvement royal, telle une cape accompagnant l’ange vers le sol. Leurs extrémités magnifiques s’étalèrent, sans toutefois toucher le sol pour permettre au corps majestueux de se pencher gracieusement. Le corps de Mike réagit fortement encore une fois mais cette fois-ci, il n’en fut pas désemparé. Mike fut plutôt envahi d’amour et il pu continuer à observer les mouvements de l’ange. 

En s’agenouillant, le grand ange fit apparaître un bol doré qu’il déposa cérémonieusement devant lui. Il regarda Mike directement et lui prononça des paroles où se lisait un grand amour. 

-       Ce bol contient le symbole des larmes de joie que je ressens pour TOI, Mickael Thomas. Je veux oindre et laver tes pieds puisque tu as grandement mérité cet honneur. 

Oh non ! Cette entité divine se prépare effectivement à me toucher ! Maintenant, Mickael comprenait l’épreuve. Le contact avec l’ange d’or allait déterminer si les cellules de Mike avaient vraiment compris la valeur de l’enjeu et si son corps avait pris conscience de son origine sacrée. Les résultats ne pouvaient tromper. C’était l’épreuve véritable. L’ange fit une pause avant de toucher le pied gauche de Mickael Thomas et de répondre aux questions que ce dernier avait à l’esprit. 

-       Ce n’est pas là un test de changement vibratoire, Mickael. 

Toi et moi n’aurons la même vibration que lorsque nous nous fusionnerons de nouveau à la fin. L’épreuve s’adresse à ta croyance humaine. NOUS devons posséder le fait que NOUS, en tant que Dieu, avons mérité de devenir humains. Le geste que je m’apprête à poser vérifiera si tu comprends vraiment que tu mérites d’avoir les pieds lavés par l’Esprit même et si ton amour de Dieu se reflète dans ton amour de toi-même. 

 

Mike soupira d’aise. Il connaissait son esprit et savait qu’il avait accepté cette notion et cet enseignement de la Grandeur même. Il se rendait compte que l’épreuve communiquerait cette certitude à l’ange. Il se sentait prêt. Il se trouvait devant le grand des grands. L’ange, malgré son range, s’était placé en deçà du regard de Mike. Mike avait perçu cet écart au protocole et se sentit immensément ému devant ce qui se préparait. La noble entité prit délicatement son pied et une sensation de chatouillement incroyable parcourut le corps de Mike et atteignit même son cœur et son esprit. Il débordait de compassion et des larmes coulaient sur son visage. Il ne dit rien pendant que l’ange lavait doucement son pied. Mike se sentit aimé au-delà de tout. Il ne disparut pas. Il ne s’évanouit pas dans un éclat d’énergie. Même s’il sentait la pression de l’énergie qui vibrait entre eux et qu’il la supportait avec peine, il savait en être digne. Mais il restait silencieux, sachant que l’amour est silencieux. Il savait que l’amour véritable n’a pas d’exigences et que l’ange glorieux n’allait rien lui demander en retour. Il savait que l’amour ne s’enorgueillit pas et que l’ange n’allait pas subitement se trouver entouré par une légion d’habitants du paradis. L’échange était personnel et l’ange demandait silencieusement à Mickael Thomas de simplement accepter l’honneur et d’ETRE. Aucun mot n’aurait pu décrire ce que Mickael Thomas ressentait. Des larmes de joie et de gratitude coulaient toujours sur son visage, mais il n’en éprouvait aucune honte. Il savait que l’ange comprenait que c’était là la façon humaine d’exprimer les remerciements, aussi étrange que cela puisse paraître. Puis, l’ange s’exprima encore une fois, dans une vois remplie de fierté à l’égard de Mickael. 

-       Mickael Thomas de l’Intention pure, tu as réussi cette grande épreuve, une des plus grandes. Je vais te montrer quelque chose de plus grand encore. Même si tu as réussi toutes les épreuves et même si tu te sens prêt à franchir la porte qui te mènera chez toi, je vais laver ton autre pied. Je considère ce geste comme un honneur et un témoignage de l’amour de Dieu pour toi. Les épreuves sont terminées. Je n’ai rien à en tirer. Je le fait parce que je t’aime. N’oublie jamais ce moment. 

Mike ne se rappelait pas avoir vécu de moment plus sacré que celui-ci de toute sa vie. Ses larmes coulaient sans cesse et un flot d’amour circulait entre les deux entités dont les forces d’âme se rapprochaient pendant que le grand ange d’or lavait doucement le pied de Mike. Celui-ci avait l’air tout petit dans l’immense main de l’ange. Puis, le geste prit fin, le bol disparut comme par magie et l’ange se releva, ses ailes se repliant contre son corps. 

-       Si tu veux bien te lever, Mickael Thomas. Ton intention est manifestement pure et tu es prêt à rentrer chez toi. 

Mickael se leva, promena sn regard dans la pièce, puis de nouveau sur l’ange. Comme s’il lisait dans son esprit, l’ange pris sa main et lui indiqua la voie. 

-       Tu peux monter les marches, dit-il en souriant. 

Mike se retourna et regarda le nuage d’or ondulant. Les marches vers le trône d’or l’invitaient vers un autre endroit inconnu. Il regarda de nouveau l’ange, cherchant son approbation avant de grimper l’escalier. 

-       La porte que tu cherches est là, Mickael. Et n’oublie pas : les apparences sont parfois trompeuses. 

Cette fois, Mike ne s’interrogea pas sur le sens de la petite phrase. Elle était devenue le mantra de l’endroit. Il se rendait compte qu’il ne pouvait séjourner dans ce lieu plus longtemps. L’ange le savait aussi et c’est pourquoi il le poussa doucement, entourant cette fois ses épaules de son bras. D’une voix douce et rassurante, il prononça ces dernières paroles. 

-       J’arrive de là, moi aussi. Ça ira. Tu dois partir maintenant. Le but est à portée de ta main. Je t’y rejoindrai très bientôt. Nous ne disons jamais au revoir puisque nous ne formons qu’un. 

Mike savait qu’il devait se soustraire à cette énergie puissante. Il se retourna et entreprit aussitôt l’ascension des marches. Il comprenait maintenant leur présence. Elles étaient destinées aux humains, et non pas aux anges et leur  disposition était parfaitement adaptée aux pieds de Mike. Tout se reliait, mais Mike n’avait plus envie d’analyser les éléments. Il était temps de recevoir son diplôme ! Il était temps de franchir le seuil de sa demeure. Il continua à grimper les marches menant au grand trône ouvré. Il s’arrêta pour regarder une dernière fois le grand ange d’or, le fragment de Dieu qu’il était lui-même ; celui-ci se tenait majestueusement, les mains jointes, souriant à Mickael Thomas du pied de l’escalier. L’ange avait raison. Il n’y avait pas de sentiment d’adieu. Tout constituait une partie de lui-même. D’ailleurs, au cours de la dernière journée, il avait rencontré deux de ces parties : celle qui ne comportait pas d’amour et l’autre qui en était remplie. Entre les deux se situait la conscience humaine et il devait choisir entre les deux. Tout un concept ! 

 

Mike se retourna et poursuivit son ascension. Un brouillard épais obstruait ce qui se trouvait sur son chemin immédiat et il pouvait voir seulement dix marches à la fois. Il montait avec précaution. Il ne voulait surtout pas chuter alors qu’il se trouvait si près du but de son périple sacré. Il s’amusait à la pensée d’une malencontreuse chute qui l’aurait stupidement ramené au pied de l’escalier et l’aurait amené à se confondre en excuses devant son grand Soi. Cet état d’humour l’aida à se détendre.  Il savait conscience d’avoir grimpé au moins deux étages et il entrevoyait un palier devant lui. Quel magnifique trône, se dit-il ! E t d’une immensité ! Et c’était le sien ! Une fois au sommet, Mickael ne fut pas déjà. Près d’un fauteuil d’or immense et somptueusement ouvragé, il trouva la porte qu’il avait imaginée durant toutes ces semaines. La vision se transformait en réalité devant ses yeux. Elle était bien éclairée et bien visible, tout près du fauteuil. Elle semblait suspendue, sans murs de soutien et les limites qui la distinguaient du trôle d’or n’étaient pas bien déterminées. Mike constata qu’elle ne faisait pas partie de la Maison de la confiance ni de la structure dans laquelle il se tenait. C’était un portail présentant des attributs dimensionnels autres. La porte portait de nombreuses écritures, certaines que Mickael ne parvenait pas à lire, mais il vit aussi la mention ACCUEIL. Mike attendait cet instant depuis si longtemps. Il avait vécu de nombreuses expériences, appris énormément et avait modifié sa structure cellulaire en préparation à ce qui l’attendait derrière cette porte. L’action était sur le point de se dénouer. Il se tenait sur le seuil se rappelant tout ce qui s’était passé et le magnifique ange d’or au pied de l’escalier. Il pensa de nouveau à ce qui venait de se produire quelques instants auparavant. En fait, cette dernière expérience l’avait encore une fois transformé. Mike regarda cérémonieusement la porte. 

-       Je mérite ce qui m’arrive dit-il, d’un ton confiant. Et je rends hommage à l’univers pour ce geste que je m’apprête à poser. Dans un amour  total, j’entre là où j’ai demandé à être. 

La cérémonie achevée, Mickael Thomas prit une grande respiration humaine et ouvrit courageusement la porte où le mot ACCUEIL était inscrit. 

 

************ 

 

Mike vomissait…. 

 

 

LE RETOUR – histoire de Michael Thomas – Livre de la série Kryeon – Editions Ariane 1998– Kryeon canalisé par Lee Carroll.  

Manuscrit de Marie-Madeleine

LE MANUSCRIT DE MARIE MADELEINE (initiation à la Magie sexuelle d’Isis) 

Manuscrit de Marie-Madeleine dans LIBERTE des MAITRES flecheUN 

« J’ai été élevée dans une famille pour qui la magie était familière. Mon père venait de Mésopotamie et ma mère était égyptienne. Avant ma naissance, elle avait adressé des prières à Isis pour avoir un enfant. Cet enfant, c’est moi. On me connaissait sous le nom de Marie Madeline.

Lorsque j’ai eu douze ans, on m’a envoyée étudier dans une communauté secrète d’initiés protégés par Isis. J’ai reçu les enseignements secrets de l’Egypte, les alchimies d’Horus et la magie sexuelle du culte d’Isis. Lorsque j’ai rencontré celui que vous appelez Yeshua, j’avais déjà reçu toutes les initiations. Je m’étais préparée à faire sa rencontre au puits. Les Evangiles font de moi une prostituée, car tous les initiés de mon ordre portaient un bracelet en or représentant un serpent ; cela signifiait que nous pratiquions la magie sexuelle, par conséquent, aux yeux des Hébreux nous étions des prostituées.

Lorsque j’ai vu Yeshua et que nos regards se sont rencontrés, j’ai su que nous étions destinés l’un à l’autre. Ce que je m’apprête à vous dire n’est connu que de ceux qui étaient avec moi. Bien des légendes ont couru concernant ce qui est arrivé. Mais pour moi c’est l’histoire d’un très grand amour. Que Yeshua ait eu une vision du monde, cela ne me concerne pas. Mon histoire est une histoire d’amour. Beaucoup de gens ont suivi Yeshua. Et les occasions que nous avons eues d’être ensemble n’ont pas été nombreuses. Les Evangiles n’évoquent pas ces faits, car seuls ceux qui étaient avec nous le savaient. Avant que Yeshua se rendre au jardin de Gethsémani, nous avons conçu un enfant, dont le nom devait être Sarh.

fleche dans LIBERTE des MAITRESDEUX 

L’histoire que je m’apprête à vous raconter va paraître fantastique. Je me souviens des roseaux de Saintes-Maries-de-la-Mer, bien qu’évidemment l’endroit ne portait pas ce nom à l’époque. C’est là que notre bateau a approché du rivage. Sar’h était encore très jeune. Elle n’avait pas un an. J’étais déchirée entre le chagrin et l’ébahissement le plus total. J’étais présente quand Yeshua a été crucifié. Avec sa mère, nous l’avons accompagné jusqu’à sa tombe et nous l’avons enveloppé. Je me souviendrai toujours de l’odeur de la myrrhe. C’est l’un des onguents que nous avons utilisés. Yeshua m’est apparu dans son corps de lumière. Je ne pouvais en croire mes yeux ; voilà pourquoi j’ai touché ses blessures. Les disciples étaient jaloux du fait qu’il soit venu à moi en premier.

C’est très bizarre d’un côté, mon bien-aimé était transporté dans une autre dimension, un autre monde, de l’autre côté, moi et notre fille traversions la Méditerranée seules, sans lui. Nous n’étions plus en sécurité et nous avions dû quitter l’Egypte où nous nous étions réfugiées. Lorsque nous avons fait la traversée et sommes arrivées sur les rives de ce qui allait devenir la France, tout était encore sauvage. Ce sont les prêtresses du culte d’Isis qui nous accueillirent, et nous nous sommes mises en chemin en direction du nord pour nous placer sous la protection des druides, car Isis les avait avertis ; ils avaient entendu son appel qui leur demandait de protéger sa fille, Sar’h. C’est ainsi que nous avons cheminé jusqu’à une autre vaste étendue d’eau, que nous avons traversée pour nous retrouver dans ce qui est aujourd’hui l’Angleterre. Et là, on nous a mises au secret dans le saint des saints des druides, au Tor et à Glastonbury. Nous étions moins en danger ici qu’en Israël ou en Egypte, mais l’influence de Rome s’étendait  jusqu’en Angleterre et nous avons dû nous cacher.

Nous avons vécu là pendant des années, et c’est à cet endroit que Sar’h a épousé un homme dont les descendants sont les chevaliers du Temple. Pour ma part, je suis allée vers le nord au Pays de Galles, là où j’ai vécu jusqu’à la fin de mes jours. Je dois dire que pendant ces années où j’ai vécu seule au bord de la mer. Yeshua m’a souvent rendu visite. Bien entendu, pas comme avant, car son était constitué davantage d’énergie et de lumière que de chair, mais c’était tout de même extraordinaire de me trouver de nouveau avec lui. A ma mort, il était là et m’a emportée vers ce que certains appellent le paradis qui, en vérité, est simplement un espace dans l’âme.

flecheTROIS 

Je commence mon récit par la rencontre à la margelle du puits, car par bien des côtés, c’est ici que ma vie a commencé vraiment. Toutes les années auparavant n’ont été qu’une préparation à cette rencontre. Ce matin-là, je sentais que quelque chose se préparait. Il y avait en moi un sentiment d’excitation –une sorte de tremblement des bras et des jambes – même avant notre rencontre. J’étais déjà au puits avant qu’il arrive. J’avais déjà descendu mon seau dans le puits, et il est venu me prêter main-forte. Certains des disciples, voyant le bracelet en serpent d’or, ont pris pour acquis que j’étais une prostituée et furent consternés que leur maître vienne en aide à une personne comme moi. Mais cela ne me toucha point. J’étais dans un autre monde, transportée par les yeux de Yeshua. Nos regards se rencontrèrent, et ce fut comme si je contemplais l’éternité entière. A ce moment-là, je sus que c’était pour lui qu’on m’avait préparée – et lui aussi le savait.

Je l’accompagnais, me tenant aux derniers rangs de ceux qui le suivaient, et le soir venu nous nous éloignions ensemble ; pas tous les soirs cependant, car il était très recherché. Moi qui avait été formée aux alchimies d’Horus et à la magie sexuelle d’Isis, et qui était considérée comme une adepte avancée par mes maîtres, la première fois que je fus dans les bras de Yeshua, je tremblais comme une feuille et je dus lutter pour retrouver dans mon désir le chemin central qui mène au trône  le plus élevé, chemin qui avait fait l’objet de ma formation. En mariant les techniques que j’avais apprises et les méthodes qu’il avait assimilées en Egypte, Yeshua et moi avons réussi à charger son corps ka, son corps énergétique d’une lumière et d’une force plus importante, de façon à ce qu’il lui soit plus facile de travailler avec ceux qui venaient le voir. Et voilà exactement ce qui est arrivé. Et ce n’est pas sans ironie que les Evangiles rapportent que j’étais au puits lorsque Yeshua est arrivé. Mais, ces nombreuses nuits où Yeshua et moi étions seuls, c’est lui qui vint à mon puits, pour s’abreuver par moi aux puissances d’Isis se recharger et se renforcer.

flecheQUATRE 

Je m’arrête un instant pour contempler tout ce qui est arrivé ; on dirait un rêve, un rêve d’une clarté extraordinaire encore aujourd’hui. A raconter cette histoire, mon cœur tremble comme si c’était hier. Ma première nuit avec Yeshua se dessine dans mon esprit aussi clairement que les cieux au-dessus de Jérusalem.

Après avoir réussi à vaincre mes désirs de femme et m’être élevée dans l’alchimie spirituelle à laquelle j’étais formée, j’ai pu voir la forme spirituelle de Yeshua – déjà lumineuse, déjà resplendissante de lumière. Une colombe se tenait au-dessus de sa tête, et des rayons dorés en émanaient. Sa forme spirituelle reculait les sceaux de Salomon, Hator, Isis, Anubis et Osiris, confirmant qu’il avait subi ces initiations. Il présentait aussi d’autres symboles que je ne comprenais pas, car ils provenaient de cultures qui m’étaient inconnues ou sur lesquelles je n’avais pas reçu d’enseignement ; mais à partir des sceaux égyptiens que je reconnaissais, je conclus qu’il était sur le sentier du dieu suprême Horus. Il n’était toutefois pas encore passé par son initiation à la mort, et je savais que c’était justement la raison pour laquelle j’avais été attirée vers lui cette fois-ci – afin de consolider son âme grâce aux pouvoirs d’Isis et de la Mère cosmique, de sorte qu’il puisse traverser le portail des ténèbres et atteindre Horus.

Cette nuit-là, après avoir fait l’amour et ainsi maniés nos corps spirituels et les avoir fusionné l’un à l’autre, et l’alchimie ayant déclenché ses effets en nous, Yeshua se laissa gagner par le sommeil. Tandis que je le tenais dans mes bras je sentis un changement s’amorcer en moi, un désir de le protéger, l’espoir d’être toujours avec lui, et j’eus en même temps, conscience que nous serions séparés par des forces plus puissantes que ma volonté.

flecheCINQ 

L’Eglise prétend que j’étais une prostituée ; moi je vous  dis que c’est l’Eglise qui est la prostituée, car elle voudrait vous faire croire que la femme est un être impur et que la passion sexuelle entre l’homme et la femme est mauvais. Pourtant, c’est dans le magnétisme de la passion qu’est engendrée la matrice de l’ascension.

Le secret des secrets était connu de tous les initiés d’Isis, mais je n’avais pas imaginé que ce pourrait être moi qui serais appelée à le réaliser pleinement avec un être tel que Yeshua. Pour moi, c’est un cheminement de l’esprit et du cœur. Pour ceux qui aimeraient savoir quel a été notre parcours physique cependant… Après la crucifixion de Yeshua, Marie, la mère de Yeshua, Joseph d’Arimathie, Aaron, son fils, alors âgé de douze ans, deux autres jeunes femmes et moi-même avons pris la route de l’Egypte du nord. Ironiquement,  nous avons d’abord été entraînés vers l’Est puis nous avons dû faire halte en chemin pour le ravitaillement, car notre bateau était minuscule. Ensuite, notre périple passa d’abord par Malte et la petite Ile d’Oudish, puis par la Sardaigne et la pointe de ce qu’on appelle aujourd’hui Cinque Terra. Finalement, nous avons abouti à Saintes-Maries-de-la-Mer, cheminé vers le nord de la France en passant par Rennes-le-Château, puis traversé la Manche pour se rendre en Angleterre comme on l’appelle aujourd’hui. Pour finir, nous nous sommes installés à Glastonbury pendant plusieurs années, jusqu’à ce que Sar’h ait douze ans.

Lorsqu’elle a eu douze ans, nous sommes retournées parmi les roseaux du bord de la Méditerranée, là où nous avions accosté en provenance d’Egypte. C’était le point le plus proche de l’Egypte qui soit aussi sans danger pour nous. Là, j’ai initié ma fille au culte d’Isis, et l’ai fait prendre un bain dans les eaux de la Méditerranée, comme l’indiquent les enseignements que j’avais reçus. Nous sommes ensuite retournées à Glastonbury, jusqu’à ce que ma fille – et fille de Yeshua – ait l’âge de se marier, à 16 ans. Elle a épousé le fils d’une famille bien connue, dont les descendants devaient donner naissance aux Templiers,  bien qu’à cette époque-là, les Chevaliers du Temple n’existaient pas. Le sang dont Sar’h est issue a donc couru dans les veines des Templiers eux-mêmes. Une fois Sar’h mariée et installée dans sa nouvelle vie, je suis partie vers le nord pour le Pays de Galles, où j’ai vécu le reste de mes jours dans une petite maison en pierre près de la mer.

Derrière ma maison coulait un ruisseau qui jaillissait du flanc de la colline. Bien souvent, je me suis assise auprès de ce ruisseau qui se divisait en deux. Sur une certaine distance, les deux bras affluaient parallèlement, puis l’un obliquait vers la gauche et l’autre vers la droite. Et je réfléchissais, assise entre les deux ruisseaux, au courant qui entraînait ma vie et à celui qui avait emporté la vie de Yeshua, et au fait que, pendant un moment, les deux courants avaient filé ensemble, puis s’étaient séparés.

flecheSIX 

Je me rappellerai toujours la première fois que Yeshua est venu à moi après sa résurrection. C’était un soir de nouvelle lune, le ciel était limpide. Une légère brume flottait sur les bruyères et tout était baigné de la lumière argentée de la lune et des étoiles. Je vis une forme s’approcher sur le chemin venteux qui menait à ma maison. Par une ironie du sort, je venais de sortie pour puiser de l’eau au puits, et c’est là qu’il se tenait. Il avait la même apparence, mais il rayonnait –impossible de ne pas le reconnaître. Mes yeux se sont remplis de larmes, mon cœur tremblait. Je courus vers lui, mais je m’arrêtai net, me souvenant de ses paroles, prononcées juste après la résurrection. « Ne me touche pas encore, avait-il dit alors, car je ne suis pas encore monté jusqu’au Père ». O Combien l’initiée d’Isis en moi, pendant toutes ces années, a désiré rétablir les faits ! Qu’a-t-il voulu dire par ces paroles ? car les chrétiens n’ont reçu en héritage qu’une partie de la vérité. La part la plus importante est demeurée cachée au milieu des mystères de la Grande Mère ; et comme l’Eglise a cherché à priver de ses droits tout ce qui est féminin, la vérité est restée scellée et inaccessible.

Et cette vérité concerne le corps ka même -  ce que les initiés nomment ; le double éthérique ou le jumeau spirituel, car chargé d’une quantité suffisante de vitalité et d’énergie, il ressemble au corps physique. Contrairement à celui-ci toutefois, le ka n’est pas constitué de matière, mais d’énergie – d’énergie et de lumière. Et lorsque Yeshua est venu à moi après sa résurrection, il est venu dans son ka. Cependant, son ka n’avait pas encore été stabilisé, car Yeshua ne s’était pas élevé jusqu’au Père – c’est-à-dire jusqu’à l’Esprit suprême de sa propre âme. Avant d’y parvenir, il devait passer par le portail de la mort et parcourir son chemin dans l’inframonde de son propre être. Il faisait cela pour deux raisons, d’après moi. Premièrement, en tant qu’âme maîtresse, c’était une façon d’apporter un important afflux de pouvoir à son ka. En second lieu, il lui fallait ouvrir le passage par la mort, afin que d’autres puissent le suivre et traverser les ténèbres plus facilement en suivant son sillage de lumière. Ainsi, cette première nuit de nos retrouvailles, mon cœur s’est rempli de la joie d’être de nouveau avec lui et je le ressens aujourd’hui aussi clairement et fortement qu’alors. Il est venu un peu avant minuit pour repartir au point du jour. Pendant ces heures où nous étions étendus tous les deux, nos corps ka s’entremêlèrent une fois de plus, nul besoin de parler. Nous communiquions par télépathie. Et sans l’acte sexuel physique, le pouvoir serpentin en lui s’unissait au pouvoir serpentin en moi, et ils montaient en suivant le trajet sacré le long de notre épine dorsale jusqu’au siège au sommet du crâne (le coronal) ; cela me plongeait dans une extase de béatitude pure. C’est ainsi que nous nous sommes rencontrés des années durant. Il venait me voir sous cette forme plusieurs fois par année. Parfois, nous bavardions. La plupart du temps nous étions tout simplement en union.

Je lui ai demandé où il allait quand il n’était pas avec moi. Il a répondu qu’il avait visité de nombreux lieux sacrés sur la terre, et qu’il avait rencontré bien des gens différents. A son dire, il traçait un chemin de lumière. Lors de l’un de ses visites, je lui ai demandé d’expliquer. Il traça un cercle sur la terre battue de ma maison, et je reconnus les deux triangles du sceau de Salomon, dont  l’intersection forme l’étoile de David. Il me dit que plusieurs régions du monde existaient dont nous nous n’avions pas connaissance dans notre région. Bon nombre présentaient des points qui correspondaient aux points du sceau de Salomon. En se rendant en ces lieux, il s’assurait que son œuvre s’enracinerait mieux dans le sol de ce monde.

flecheSEPT 

Parmi toutes les fois où Yeshua m’a rendu visite, celle dont le souvenir est le plus vif est la fois où il est venu alors que Sar’h était chez moi. Elle venait de tomber enceinte de voulait recevoir ma bénédiction. J’étais toute à ma joie de la retrouver et de recevoir ses compagnons de voyage. Elle m’avait fait prévenir par les druides, mais la nouvelle de sa visite ne m’était parvenue que la veille de son arrivée. Elle demeura avec moi trois jours, et Yeshua apparut le second jour.

Pouvez-vous vous rendre compte à quel point la situation était particulière ? Sar’h n’avait jamais rencontré son père, et Yeshua n’avait jamais connu sa fille. Et voilà qu’ils étaient l’un face à l’autre. Le corps de son père était retourné à l’état d’éléments en un éclair de lumière au moment de la résurrection. Donc, maintenant il avait la forme de son ka, qui émettait une lumière unique. Tous deux étaient très émus. Sar’h jusqu’aux larmes, Yeshua jusqu’au pathos. Ils ont passé une heure à marcher ensemble dehors. J’ignore de quoi ils ont discuté, mais du début à la fin de leur conversation, le ciel était zébré d’étoiles filantes. Avant de partir ce matin-là, juste avant l’aurore, Yeshua mit ses mains sur l’estomac de Sar’h et bénit l’enfant. Sar’h repartit le lendemain, rayonnant d’une paix incomparable. Tout est maintenant dit sur ce que je voulais établir à propos de ma vie de mère. Subséquemment, je vais parler en tant qu’initiée aux secrets d’Isis, dans les alchimies d’Horus.

flecheHUIT 

Je me tourne maintenant vers ma chère sœur, ma sœur en esprit, la mère de Yeshua, connue aussi sous le nom de Marie. Marie était une initiée de haut rang dans le culte d’Isis. Elle avait reçu sa formation en Egypte. C’est pourquoi Joseph et elle, fuyant la colère du roi en Israël, prirent la fuite vers l’Egypte. Marie était en sûreté parmi les prêtresses et les prêtres d’Isis. Sa formation avait été différente de la mienne, mais nous servions la même cause. Pour préciser comment je comprends Marie, je dois révéler l’un des secrets les mieux dissimulés du culte d’Isis. Selon notre croyance, et la mienne, dans certaines conditions, la déesse elle-même s’incarne, soit en naissant, soit par initiation spirituelle. Marie, la mère de Yeshua fut reconnue très jeune pour sa pureté d’esprit par les prêtresses des temples d’Isis. Elle reçut la formation, devint une initiée et atteint les niveaux les plus élevés. Mais plutôt que de devenir une prêtresse, elle suivit l’entraînement pour devenir ce qu’on appelle une incarnation.

Pour devenir une incarnation, il faut être une âme très avancée, il faut un entraînement spirituel et une discipline considérables. A l’initiation finale, Marie dépositaire d’un courant énergétique provenant d’Isis elle-même. De ce point de vue, elle était donc une incarnation de la Mère cosmique. Tout se passe comme s’il y avait deux Marie : Marie l’humaine, pure d’esprit et de cœur, cachant par-devers elle un portail direct menant à la Mère Suprême, créatrice de toute matière, du temps et de l’espace.

Les conditions étaient réunies pour la conception d’un être aux qualités remarquables, qui allait devenir son fils Yeshua. Lors de ce que l’Eglise appelle l’Immaculée Conception, Marie fut le témoin et le siège d’un processus d’insémination céleste et galactique, grâce auquel le principe du Père, ou Esprit, tel que nous le concevons dans le culte d’Isis, transféra son essence en Isis, la Mère recevant l’essence du Père, la matière recevant l’impulsion de l’Esprit. Et c’est cette énergie spirituelle raffinée et puissante qui prit racine dans la matrice de Marie et donna naissance à Yeshua.

flecheNEUF 

Marie parmi les disciples lorsqu’ils vinrent vers moi auprès du puits. Elle me reconnut aussitôt comme initiée, du fait que je portais à mon bras le bracelet d’or en forme de serpent et aussi en raison du sceau d’Isis qui étincelait dans mon corps ka, car Marie était tout à fait clairvoyante et télépathe.

La personne dont j’ai d’abord croisé le regard fut Yeshua et comme je l’ai rapporté, sa présence immense me transporta dans d’autres mondes. Par la suite, mon regard a rencontré celui de Marie, sa mère. Dans ses yeux, j’au lu qu’elle reconnaissait mon statut de consoeur initiée dans le culte d’Isis, et bien que sa formation n’ait pas été dans le domaine de la magie sexuelle comme moi, elle comprit que j’avais été préparée pour Yeshua. Entre eux deux, je me sentis soulevée sur les ailes transcendantes de l’amour. Mon esprit a pris son envol. Il est ironique que j’aie ensuite rencontré les yeux de ceux qui furent ceux des disciples, et qui me jugèrent et décidèrent que j’étais une prostituée ; cette opinion est perpétuée au fil de générations de croyants.

Mais je déclare, aux yeux de Yeshua et de sa mère, je n’étais pas une prostituée, mais le vase apportant les pouvoirs curatifs et nourrissants d’Isis elle-même. Dans la vie d’un homme, qui’l soit humain ou divin, vient un temps où sa mère ne peut plus lui donner l’essentiel. Son amour pour lui est toujours là, mais ce qu’il lui faut, c’est une nourriture d’une autre nature, soit celle d’une autre femme. J’ai été cette femme. Marie m’a reconnue et a admis mon statut, et m’a confié son fils en cet instant auprès du puits. Marie et moi avons passé beaucoup de temps ensemble, à discuter des besoins de Yeshua et de sa place dans ma vie. Il était entendu que j’étais la servante d’un pouvoir qui me dépassait. J’avais été formée pour ce rôle, mais je dois vous avouer que cette reconnaissance m’émeut encore aujourd’hui. Lorsque je pense au fait qu’il m’a reconnue, je frémis. Au fil de ces journées et ces nuits passées ensemble, Marie et moi nous sommes consacrées à la tâche de subvenir aux besoins de Yeshua et de ses disciples. A cette période, Marie et moi sommes devenues très proches car je l’aimais, et je l’aime toujours pour sa grande beauté, pour sa pureté de cœur et d’esprit et pour la douceur avec laquelle elle s’est occupée du monde.

Je puis affirmer, car c’est limpide dans mon esprit, que Marie, après avoir servi comme initiée d’Isis incarnée, était un maître accompli. Son service, sa maîtrise et sa perfection – sa perfection spirituelle – sont stupéfiants.

flecheDIX 

Marie habite dans les royaumes célestes. Sa compassion et son amour se répandent sur l’ensemble de l’humanité. Chacun peut s’adresser à elle, quelles que soient ses croyances. Si quelqu’un l’invoque, qu’il sache qu’il est entendu. Il faut maintenant que je clarifie ma compréhension des choses. Je veux parler de la magie sexuelle du culte d’Isis et des alchimies d’Horus. J’ai l’intention de révéler des secrets qu’un initié n’aurait jamais dévoilés, même sous menace de mort. Mais les temps ont changé. Il ne reste plus beaucoup de temps, comme vous le savez et j’ai reçu la permission de la déesse – en fait c’est la déesse elle-même qui m’a demandé de vous révéler certains des secrets les mieux gardés de tous les temps. Ils vous sont divulgués dans l’espoir de vous voir vous élever.

flecheONZE 

Les alchimies d’Horus sont un corps de connaissance et de méthodes visant à modifier le ka. Selon ces enseignements, si notre ka incorpore ou acquiert plus d’énergie ou de lumière, il se produit une intensification de notre champ magnétique, qui permet au désir de l’initié de se manifester plus rapidement. Toutefois, lorsque nous nous abandonnons à notre âme céleste, ou , la poursuite de désirs personnels, sans être abandonnée, n’est plus le centre de notre existence entière. Notre regard se tourne vers les hauteurs, pour ainsi dire, vers les capacités supérieures de notre être, telles qu’elles sont justement perçues par le Bâ, ou âme céleste.

Cette âme céleste, ou bâ, existe à un niveau vibratoire beaucoup plus élevé que le corps physique (le khat) ou le ka (le jumeau spirituel ou éthérique du corps physique). Au sien du ka, il existe des conduits que l’on peut stimuler et ouvrir. L’activation de ces passages secrets du ka lui confère un pouvoir très accru. Les alchimies d’Horus ont pour objet de les consolider, et d’activer les pouvoirs latents et les talents de l’initié par ce qui est désigné par le nom de Djed, les sept sceaux ascendants que les yogis et les yoginïs de l’Inde appellent les chakras.

flecheDOUZE 

Dans l’école où j’ai reçu ma formation, nous avons appris à activer le pouvoir serpentin, la kundalini, en faisant se mouvoir certains canaux de l’épine dorsale et en ouvrant certains circuits dans le cerveau. Ce procédé engendre ce qu’on l’appelle l’uroeus.

L’uroeus est généralement un feu de couleur bleue qui se diffuse dans l’épine dorsale horizontalement et verticalement ; il ondule suivant les altérations énergétiques dans ces conduits. L’activation de l’uroeus accroît l’intelligence potentielle du cerveau, la créativité et surtout la réceptivité, car la tâche de l’initié est de changer la qualité de son être même, de façon à ce que l’entrée en résonance avec le ka, l’âme céleste, soit libre et non obstruée.

flecheTREIZE 

Lorsque j’ai rencontré Yeshua pour la première fois, au puits, sa simple présence a activé mes alchimies internes. La kundalini est montée le long de l’épine dorsale, comme si je m’étais livrée aux disciplines apprises.

La première nuit où nous nous sommes retrouvés seuls, dans les bras l’un de l’autre, étendus côte à côte, nous avons pratiqué la magie sexuelle d’Isis. Cette forme spécifique de magie charge le corps ka d’une extraordinaire force magnétique en utilisant le pouvoir de l’orgasme physique, car lors d’un orgasme, il se produit une décharge considérable d’énergie magnétique dans les cellules. Au moment où cette énergie se diffuse, elle dégage un potentiel magnétique que l’on peut mettre à profit. Je désire exposer ce processus spécifique en détail, mais pour ce faire, il faut d’abord expliquer un peu davantage certaines notions de base ayant trait à la sexualité et la réalisation spirituelle, car ce secret a été dérobé par l’Eglise.

flecheQUATORZE 

Lorsque je me suis unie à Yeshua en tant qu’initiée d’Isis, il y avait des canaux particuliers que je devais ouvrir en moi. Je fus pourtant stupéfaite de découvrir que ces conduits s’ouvraient spontanément en sa présence. Au début de mon récit, j’ai mentionné combien la femme en moi tressaillait et devait lutter contre ses passions et ses désirs, car le sentier de l’initié consiste à utiliser l’énergie de la passion d’une manière très précise et non pas de se laisser simplement emporter par elle. L’alchimie exige que l’énergie, en vue d’être transformée, soit d’abord maîtrisée.

(suite…)

Un treizième centre

gifs  coeurL’univers fait partie du multivers, où les couches d’existence sont reliées par le temps simultané. Enfin, un troisième centre, ouvert sur le multivers, englobe sous les autres chakras. L’énigmatique champignon, qui tend à apparaître et à disparaître comme par magie dans notre monde, évoque les mystères symboliques du multivers. 

Cet inexplicable végétal peut être un délice de gourmet, nutritif et succulent, ou mettre fin à vos jours si vous n’être pas prudent. Il arrive même qu’il vous projette dans une aventure exaltante en des territoires situés bien au-delà des confins de vos perceptions. Vos chakras vous relient à une source d’énergie illimitée qui vous permet d’explorer les nuances subtiles de la création de réalité ; il ne tient qu’à vous de vous prévaloir de ces aptitudes et d’en faire usage. 

Imaginez que vous vous retrouvez sur le vieux banc de pierre. Cette fois-ci, la lune luit dans les cieux tel un énorme melon recouvrant de lumière nacrée le paysage. Les grenouilles et les cigales se lancent dans une apaisante symphonie d’harmoniques vespérales. Commencez par détendre votre cou et vous éclaircir la gorge. Relâchez votre mâchoire inférieure et votre langue, en imaginant que vous avalez une cuillerée de miel le plus suave. Imaginez ensuite que des fils dorés vous tirent vers le haut par le sommet de votre tête et de votre épine dorsale. Sentez celle-ci se redresser et ajustez votre bassin de sorte qu’il soit posé très exactement sur le banc. 

Ecartez légèrement les lèvres et, en inspirant, observez la sensation également de votre souffle qui passe par vos narines, puis descend le long du larynx et de votre gorge. Imaginez que votre souffle emplit le bas de vos poumons, comme une rivière tumultueuse dévalant un précipice et déferlant en une cascade à sept paliers. L’eau tourbillonne dans un bassin profond à la base de chaque cascade avant de continuer sa descente. Vous sentez les vapeurs rafraîchissantes qui s’en exhalent, de même que le flot d’énergie accompagnant votre souffle et la beauté de la vie. Plonger au plus profond de chaque basse ; nagez-y librement, puis avec joie, laissez-vous emporter en glissant sur l’eau. Ressentez le son de la vie. 

Abandonnez-vous délicieusement au parcours lisse et fluctuant de votre respiration ; ajoutez à cet état d’esprit des sentiments apaisant, joyeux, harmonieux. 

Modulant votre souffle en vue de voyager loin à l’intérieur, imaginez que la même grâce coule simultanément dans les sept chakras de votre corps, depuis le sommet de votre tête jusqu’à la base de la colonne vertébrale. Servez-vous de votre respiration focalisée pour diriger l’énergie dans vos chakras tout en pénétrant plus profondément dans chaque centre. Imaginez des spirales de couleurs tourbillonnant autour de chaque vortex ; l’énergie nettoie la région, déblaie les toiles d’araignée accumulée au fil des ans, laissant chaque centre tout frais et brillant de propreté, tel un kaléidoscope de couleur, de son et de lumière tournant lentement sur lui-même. 

Maintenant, dirigez votre attention vers vos pieds et faites-y bouger l’énergie pour l’ancrer dans la terre. Ensuite. Commencez à faire monter les spirales le long de vos jambes jusqu’au premier chakra, où elles tourbillonnent autour du bassin le plus profond, à la base de votre colonne vertébrale. Faites monter l’énergie tournoyante le long de votre corps et voyez-la entourer chaque vortex, dégager les débris, les blocages et les entraves jusqu’au sommet de la tête. Si vous rencontre une zone qui refus d’être nettoyée et dissoute, discutez avec ce centre d’intelligence et demandez pourquoi c’est ainsi. Prêtez ensuite attention pour capter la réponse. Si la situation à laquelle vous vous accrochez ne sert pas vos intérêts, reconnaissez le rôle qu’elle a joué, soyez reconnaissant de l’avoir rencontrée, acceptez qu’elle fasse partie de votre expérience et accueillez-la avec amour dans un espace supérieur de votre identité multidimensionnelle ; 

Imaginez ensuite un cercle lumineux reposant sur le sommet de votre tête et diffusant des schèmes cosmiques ; votre visage est empreint de sérénité, d’intelligence et de sagesse. Vos cinq chakras cosmiques forment un amalgame de prodiges ; ils vibrent de visions infinies où se mêlent des couleurs lumineuses et vives, des formes se transformant éternellement et des sons sensuels au-delà de toute beauté. Vous ressentez le rôle des schèmes d’énergie qui connectent le sommet de votre tête à la toile de l’existence, car vous parcourez des réalités qui s’étendent bien au-delà de l’univers connu, surplombant les mystères magiques du multivers. Les schèmes se fondent gracieusement en un ballet joyeux ; des tourbillons et des spirales venant de l’éther, débordants d’énergie douce et fraîche, entrent dans u vos chakras et en ressortent. 

Vous vous sentez chargé à bloc, illuminé ; vos perceptions s’étendent bien au-delà de votre corps physique tandis que votre sphère lumineuse sert d’antenne car elle attire de l’énergie qui irradie de vos chakras cosmiques. Enrichissez cette image en y plaçant des joyaux irisés disposés selon treize schémas lumineux uniques de votre création ; ces configurations serviront de symboles importants illustrant votre participation au scénario de la transformation de l’humanité. 

Les Pléiadiens. Issu de la Sagesse des Pléiades – Barbara Marciniak 

Un pacte avec l’Ombre

gifs papillonsLa notion de liberté était récurrente dans les propos du Maître. Un tel discours se montrait assurément révolutionnaire face à la mentalité de l’époque, laquelle était volontiers fataliste, assez proche de celle que l’on trouve encore de nos jours dans des pays tels que l’Inde. On naissait d’ailleurs dans une certaine classe sociale sans espoir d’en sortir… Quant au Principe divin, Il était perçu comme tellement extérieur à l’être humain qu’il ne pouvait être qu’inaccessible. On Lui était dès lors totalement assujetti. Affirmer que toute femme et tout homme Le portait en son coeur et disposait de la liberté de L’exprimer puis de Le rejoindre afin de se fondre en Lui était donc forcément hérétique… 

Il faut néanmoins savoir que lorsque le Maître se trouvait en cercle de discussion restreint, son approche de la liberté prenait une tournure différente, exigeant de son auditoire davantage d’abstraction. Selon son enseignement, liberté et poids karmique n’entraient aucunement en contradiction ainsi que l’estiment encore un grand nombre de personnes. 

Pour le Christ, la liberté totale et digne de ce nom était un principe offert à l’Être, dans l’univers de la Conscience supérieure; de ce fait elle ne pouvait pas s’exprimer pleinement au niveau de la personnalité incarnée, c’est-à-dire à celui de l’individu né dans un contexte précis avec le bagage dû à ses vies antérieures. Lorsqu’Il nous parlait de liberté, c’était donc « en altitude », pour nous emmener vers nos propres sommets, afin que chaque obstacle rencontré et qui nous privait manifestement de nos choix quotidiens nous incite à nous tourner vers sa cause et son remède dans l’univers de la Conscience. 

En fait, aux yeux de Jeshua, la Liberté absolue ne se vivait que lorsqu’on avait dépassé les effets enseignants de la loi du karma. Elle devenait alors, d’une certaine façon, synonyme de Divinité. Toujours selon Lui et dans le même ordre d’idées, la charge que l’incarnation impose à l’âme – quelle qu’elle soit – fait que ce Principe de Liberté absolue ne peut-être que vaguement approché sur Terre. On s’efforce juste de deviner ce qu’il peut signifier… en raison du pacte avec la matière dense que représente toute naissance en ce monde. Je ne saurais oublier ce jour où le Maître provoqua parmi nous une véritable onde de choc en déclarant que Lui-même avait dû signer implicitement un tel pacte avec l’Ombre afin de prendre corps d’homme sur Terre. 

Il va de soi que nous n’étions pas préparés à une telle affirmation, laquelle hérisserait d’ailleurs, encore aujourd’hui, le poil de bon nombre de Chrétiens. Comment envisager, en effet, qu’un Être de l’envergure du Christ ait « pactisé avec l’Ombre »? 

Afin de répondre à nos questions pressantes, le Maître commença par nous dire qu’Il avait bien dit Ombre et non pas Obscurité. Selon sa vision de l’Univers et ce qu’Il traduisait de sa proximité avec son Père, l’Obscurité totale n’existait pas. Elle était un symbole, au même titre que la Lumière absolue puisque l’Univers, c’est-à-dire le Divin, n’avait rien de figé. S’inventant et s’expansant continuellement, Celui-ci n’avait rien de définitif jusque dans ses « expressions contraires ». 

Partant de cette affirmation, le Christ poursuivait en nous enseignant que nous ne pouvions concevoir qu’une Lumière relative et une Obscurité tout aussi relative appelée Ombre. Cependant, qu’est-ce qu’une Ombre si ce n’est une conséquence de la présence de la Lumière, autrement dit une lumière affaiblie? Affaiblie par quoi ? Par l’affirmation de la cassure du moi-je isolé que permet l’expérimentation du Principe de Liberté. 

Selon les paroles que le Maître nous délivrait en privé, l’Ombre n’était donc pas maudite et son expression n’était pas contraire à Celle du Divin. Il la voyait plutôt incluse dans le Plan de « propagation lumineuse » de Celui-ci. Il la définissait en tant qu’outil de croissance, comme une sorte d’adversaire engendré par le Sans-Nom afin que toutes les formes de vie se forgent au contact de l’épreuve. – « C’est l’Ombre, même très légère, qui vous donne soif de la Lumière, toujours plus grande. » 

- « Mais l’Éternel, où est-Il? Qui est-Il? » Réagissions-nous alors collectivement. Et le Christ de répondre qu’Il pouvait Se définir comme étant précisément la Lumière qui ne fait pas d’Ombre, c’est-à-dire comme la Source Inconnaissable d’où provient ce que nous appelons, nous, lumière et ombre ou encore Dieu et Satan. – « Et lorsque tu parles de ton Père, Rabbi, à Qui t’adresses-tu? » – « À ce que nous pouvons connaître de Dieu, à cette Lumière que nous ne pouvons encore définir que par rapport à l’Ombre… À cette Force d’Amour déjà incommensurable qui est l’interprète de l’Autre totalement inconnaissable à Ce qui ne réside pas dans Son sein… » Je dois dire que nous restâmes longtemps sans voix devant ces déclarations. Nous ne savions plus par quoi continuer nos échanges ni comment solliciter ce qui ouvrirait nos coeurs. C’était le vertige, l’impression que le « trop grand » pour nos consciences incarnées devenait un abysse susceptible de nous aspirer dans ses profondeurs. 

- « Mais nous ne voyons pourtant pas d’ombre en toi, Rabbi… protestèrent quelques-uns parmi nous, plus ébranlés que d’autres. Tes paroles et tes actes sont semblables à des rivières qui coulent du Ciel. .. C’est ce que pensent et disent tous ceux qui ont le coeur assez pur pour te comprendre… – « Que connaissez-vous des Cieux? Les demeures de mon Père sont si innombrables et si cristallines que vous ne sauriez même les imaginer! Non, en vérité, s’il n’y avait pas une part d’ombre en ce qui, de moi, s’adresse à vous, vous ne pourriez ni me voir, ni me toucher. Ce corps d’homme que j’emprunte et par lequel vous me connaissez n’est que chair, sang, os et viscères. Comme le vôtre, il doit manger et éliminer. Comme le vôtre, il transpire et éprouve les douleurs de la pesanteur. Je l’ai pourtant adopté car j’ai besoin de lui. Il est mon allié pour vous montrer le chemin. 

Ainsi, voyez-vous, ai-je pactisé avec cette expression de l’Ombre qu’est la densité. Celle-ci n’est et ne sera jamais mon ennemie. Je l’appelle seulement mon adversaire. C’est une force d’attraction qui voudrait faire de moi son serviteur mais dont mon esprit est résolument le maître. Mon pacte d’âme avec elle est une alliance… non pas une soumission. Toujours, je vous l’affirme, je la respecterai car la nature de ce monde est telle une forge issue du coeur de l’Éternel. Comprenez que je m’efforce d’y apporter de l’Or afin que celui-ci se mêle au Fer… » 

Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

La sixième Maison

  

 

La sixième Maison dans LE RETOUR maisonLa marche vers la maison suivante se déroula pratiquement sans incident. Mike savait de façon certaine qu’on le suivait. Même s’il n’avait pas peur, il se tenait sur ses gardes. Il pouvait en fait sentir l’énergie sombre de l’entité qui le suivant à courte distance. Il ne l’avait pas sentie auparavant. C’était arrivé soudainement. Michael Thomas avait-il reçu un nouveau don, un sixième sens ? Il était convaincu de l’existence de cette énergie. Comment était-ce possible ? Quelle était cette chose ? Que voulait-elle ? Pourquoi ne se manifestait-elle pas ? Pourquoi le suivait-elle tout le temps ? 

 

Mike se rappelait la tempête et comment la sombre créature avait surgi de sa cachette pour l’attaquer au moment om il était très vulnérable avant de disparaître quand l’éclair, avait frappé. L’entité avait-elle peur de Michal ? Dans ce cas, il n’avait rien à craindre. Il lui suffisait simplement de garder le fantôme à distance durant le trajet qu’il lui restait à parcourir vers les deux dernières maisons. 

 

Cependant, Mike sentait intuitivement qu’l aurait probablement un moment d’affrontement avec la sinistre chose qui le suivait d’une maison à l’autre. Rouge avait déjà laissé entendre une telle possibilité et la nouvelle intuition de Mike lui faisait appréhender la même chose. Sois prudent, Mike ! entendait-il encore et encore à ce sujet. Son esprit lui parlait… vraiment ? Il commençait à réaliser que les voix des anges se mêlaient en quelque sorte à la sienne. C’est ainsi qu’il recevait des conseils sur son voyage. Tout était si nouveau. 

 

Et poursuivant sa route, il aperçut la chose à deux reprises en  jetant un coup d’œil derrière lui. Au moins, c’est à que se trouvait l’entité. Michael pensa que si elle était brillante,  elle le devancerait durant son étape menant de la sixième à la septième maison. Mieux voudrait surveiller ça, lui murmura une voix à l’esprit. Mike sortit sa carte pour vérifier si la sombre entité dégageait une énergie qui y figurerait. La carte était normale, montrant tout ce qui se trouvait à deux cents mètres du point rouge VOUS ETES ICI. Mike se retourna pour voir s’où veniat le mouvement qu’il avait senti et constata que la chose se tenait en dehors des limites de la carte, donc assez loin. Il ne faudrait pas oublier cet élément d’information précieux. Mike trouva la maison blanche en début d’après-midi. Elle était petite et toute simple, comme les autres. Il s’approcha, cherchant du regard la pancarte qui lui indiquerait ce qu’il y apprendrait. Sa curiosité fut bientôt satisfaite : il se tenait devant la MAISON DE L’AMOUR. Etrange. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Il avait trouvé de l’amour dans chacune des maisons. Il avait visité la Maison des relations et en plus, il trouvait sur son chemin une maison consacrée à l’amour. 

 

Il se dirigea vers la porte d’entrée. Aucun ange ne vint l’accueillir. Il chercha l’endroit réservé aux chaussures et le trouve rapidement. Mike se demanda s’il devait attendre un ange blanc mais il décida d’enlever ses souliers et de pénétrer dans la maison. Il fut envahi par l’odeur de fleurs ! Il se rappelait avoir ressenti quelque chose de semblable. Il se tenait dans le hall d’entrée menant à une vaste pièce blanche et indéfinie. Il s’engagea plus avant dans la maison jusqu’à ce qu’il atteigne un grand espace blanc. Il avait déjà vu cette place : c’était là qu’il avait eu sa première vision ! Tout à coup, le grand ange blanc déjà rencontré dans sa vision se trouva devant lui. 

 

-       Salut à toi Michael Thomas de l’Intention pure ! Nous voici de nouveau face à face. 

 

L’ange arborait un sourire radieux et… quelle voix ! Mike était ravi de le revoir. La superbe qualité de ses vêtements le frappa une fois de plus. L’ange semblait se fondre dans la maison. Mike reconnu immédiatement que Blanc était différent des autres. Il flottait ! Les autres marchaient. Blanc avait une contenance qui lui conférait presque une distinction divine plus élevée, si la chose était possible. Les autres anges qu’il avait rencontrés étaient devenus ses amis, ses frères. Celui-ci était plutôt comme un prêtre. Il irradiait ! Mike sentait qu’il ne fallait pas le toucher et que son énergie était immense. Les nouvelles forces intuitives de Mike le servaient bien. 

-       Tu as un visage cette fois, lui dit Mike en clignant de l’œil. Il se souvenait que tous ses traits étaient flous la dernière fois qu’ils s’étaient rencontrés. 

-       Et oui, et c’est parce que tu ‘es rendu jusqu’ici que tu peux les voir. Tu as bien réussi, Mickael. Ta vibration est plus élevée que celle de tous les humains qui sont passés ici avant toi. Ton nom affiche déjà des couleurs qui en témoignent, des couleurs que tu conserveras, peu importe ton degré de succès ici, que tu te rendes à la prochaine maison ou non. 

 

Tiens, encore cette insinuation. Voulait-on le prévenir qu’il ne réussirait pas ? Est-ce qu’on en doutait ? Rouge lui avait laissé entendre la même chose, avait supposé que peut-être, il flancherait dans les derniers moments de son périple sacré. Qu’est-ce qui l’attendait de si ardu ? 

-       C’est dans cette maison que ton désir de poursuivre sera mis à l’épreuve, dit Blanc, qui captait l’énergie de Mike. Les apparences sont parfois trompeuses. Sers-toi de cette phrase comme guide et tu réussiras ce qui t’attend. 

 

Mike se tenait devant l’ange qui avait exprimé cette idée le premier, une idée qui s’était révélées si vraie ! Elle le prévenait contre les suppositions, le mettait en garde et l’aiderait. Mike souhaitait mieux connaître Blanc. 

-       Blanc, tu es différent. 

-       Oui, Michael. Je le SUIS. Tu es dans la Maison de l’amour. Elle vient au dixième rang de la pureté dans toutes les maisons que tu auras visitées. Ce n’est pas une maison de formation comme les autres. Elle est la source des maisons. Elle est le centre. 

-       Mais, elle est la sixième ou la septième d’une série de maisons ! s’exclama Mike. 

-       C’est que les apparences sont parfois trompeuses, dit l’ange en souriant. Crois-moi, elle est le centre. La disposition des maisons ne sert qu’à ton enseignement ; elle ne fait que se conformer à des exigences humaines. 

 

Mike voulus aussitôt en savoir plus sur la maison. 

-       Que va-t-il se passer ici ? 

-       La révélation. 

L’ange flotta plus près de Mike. Quel beau visage il avait ! Il servait sûrement à témoigner de l’amour. Magnifique, frappant et si paisible. Blanc continua à répondre aux questions. 

-       Une percée au pays des choix. Un réexamen de tout ce qui est. Un autre changement de vibration, si tu le désires. 

-       Qui es-tu vraiment ? Tu n’es pas seulement l’ange blanc de la sixième maison, j’en suis certain. 

-       Je SUIS connu de tous, Michael Thomas, et parce que je suis connu de tous, j’existe. 

 

C’était la même réponse que Mike avait reçue la première fois qu’il avait posé la question. Il n’y comprenait rien. 

-       Je ne comprends pas vraiment ta réponse, Blanc, mais je suis sûr qu’un jour j’y arriverai. De tous les anges que j’ai rencontrés jusqu’à maintenant, tu es incontestablement le plus grand. 

Mike était sincère. Il commençait à réaliser que l’entité devant lui portait une importance spirituelle indéniable et une énergie puissante. 

-       c’est peut-être vrai, mais il y en a un autre encore plus grand que nous tous. 

 

Blanc attendit pendant que Mike réfléchissait à cette phrase. Puis il tourna en flottant, faisant signe à Mike de le suivre. Il le guida à travers un dédale de corridors flous et indescriptibles. Mike ne distinguait aucun détail ! Les pièces et les corridors, dans la mesure où on pouvait vraiment leur attribuer ces noms, aurait pu avoir n’importe quelle forme. 

-       Est-ce que j’ai des problèmes de vision ? Tout s’entremêle. 

-       Presque tout ce que tu vois ici appartient à une dimension plus élevée, Michael Thomas, et ton esprit est incapable de bien le percevoir. C’est pourquoi je ne suis pas allé t’accueillir à la porte ; je peux difficilement sortir de la maison car les lois de la physique à l’extérieur n’acceptent pas ma dimension. 

Mike savait qu’on l’entraînait sur un terrain de connaissance qui lui est encore inconnu et il ne poursuivit pas le sujet. Blanc le guida vers une porte familière qu’il pouvait distinguer clairement et il lui dit : 

-       Tes appartements sont à ta mesure. Tu dois y entrer seul. Je t’attendrai ici, demain, après ton petit déjeuner. 

Dans toute son élégance, Blanc montrait un sourire radieux, ce qui rendait Mike très à l’aise. Quelque chose dans sa voie portait Mike à vouloir l’entendre encore et encore. Elle était magnifique. Michael se rappela l’impression que lui avait faite son rire la première fois qu’il l’avait entendu. Il aimait sa compagnie. 

-       dois-tu vraiment partir ? 

-       Oui, mais je serai là demain matin. 

-       Tu me manqueras. 

 

Mike avait le sentiment de dire au revoir à un membre de la famille perdu de vue depuis longtemps. Il ne voulait pas vraiment qu’il s’en aille. Il ne pouvait se passer de l’énergie qui circulait entre eux. Le phénomène était hors du commun. Il parvint à la verbaliser en quelques mots dans une question que Blanc avait d’ailleurs devinée. 

-       Blanc, qu’est-ce que je ressens ? Peux-tu me l’expliquer dans des termes que je pourrais comprendre. 

-       Non. Mais je vais quand même te répondre. 

L’ange magnifique était prêt à répondre à tout, même si ses propos dépassaient l’entendement spirituel de Mike. Il dit : 

-       Je représente la source de la matière. Mon existence est la raison d’être de l’univers. Je vis sur le plan du paradoxe scientifique le plus élevé qui soit, mais je suis responsable des émotions du cœur humain. Je suis le plus petit fragment de la matière et la plus grande partie de l’univers. Je représente l’ensemble de la lumière. Je suis l’espace entre le noyau de l’atome et la brume de l’électron. Je suis la force la plus puissante de l’univers et la plus grande source d’énergie. Je viens de la plus lointaine et la plus puissante force de l’univers. Je suis le sable du sablier et je suis le centre, là où le temps n’existe pas. Je suis la force créatrice qui permet à la matière de réagir à la conscience. Je suis un miracle. Je SUIS l’amour. 

 

Mike ne comprit rien à ce qui venait de se dire, mais il n’en demeurait pas moins ébahi par le message. Une impression de sacré et de sainteté se dégageait de Blanc. Mike se tenait devant un aspect de Dieu sacré et béni. Il n’était pas devant un professeur, mais devant une personnalité, une célébrité à la voix incomparable. Mike avait d’ailleurs eut la même impression la première fois qu’il l’avait rencontré. 

-       Merci Blanc, lui dit-il, merci beaucoup. 

Blanc regarda longue Mike avant de reprendre la parole. Sa voix soyeuse coula aux oreilles de Mike comme la rosée du matin sur les pétales d’une fleur. 

-       Tu ne passeras pas beaucoup de temps ici, Michaël Thomas. Demain, je t’expliquerai les quatre attributs de l’amour et je te ferai rencontrer quelqu’un. 

 

A la façon dont le regard de Blanc se posait sur lui, Mike savait que quelque chose d’important se préparait. Il ressentit tout l’amour et la compassion de l’ange. Blanc se retira, laissant Mike sur son appétit ; il aurait voulu entendre cette merveilleuse voix plus longtemps, il aurait voulu plus de connaissances, plus de paix. Mais ce qui se dégageait de Blanc c’était la paix ! Malgré son départ, la paix demeurait. Quelle extraordinaire sensation ! 

 

Mika avait oublié la faim qui le tenaillait jusqu’à ce qu’il sente l’odeur de nourriture provenant de la pièce voisine. Comme chaque fois, il déposa rapidement ses effets dans le placard et se rafraîchit avant de passer à table. Après le repas, il dormit mieux qu’il ne l’avait fait de toute sa vie. La qualité de son sommeil surpassa de beaucoup tout ce qu’il avait expérimenté dans les maisons précédentes. Le sentiment de paix était si dense qu’on aurait pu le trancher au couteau. Une sérénité imposante lui apporta un repos profond et complet. 

 

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Lorsque la vilaine entité aux yeux rouges atteignit la maison blanche, elle ne s’arrêta pas pour grimper à un arbre ou se cacher derrière une pierre et faire le guet. Mike venait d’entrer dans la maison et elle savait que son passage devant la demeure serait inaperçu. La sombre créature poursuivit sa route avec son vil but comme guide. Pendant une heure environ, elle se déplaça rapidement sur la route en direction de la maison suivante et trouva la place parfaite pour l’embûche. Elle examina les environs et tenta de voir tous les points de fuite possibles que Michael Thomas pourrait essayer. Puis elle s’installa et commença son attente, revoyant tous les points de son plan. La ruse était parfaite. Michael n’avait  aucune chance ; il serait pris par surprise. 

 

Toute personne ayant cheminé sur le sentier au crépuscule de ce soir-là, où la silhouette difforme s’était embusquée, aurait vu un homme seul, debout sous un arbre, se répétant les mêmes mots encore et encore, comme s’il se préparait à faire un discours. En approchant de cette âme, toute simple en apparence, le voyageur aurait vu les traits d’un honnête fermier et entendu la voix d’un père bienveillant, le père de Michael Thomas. 

 

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Mike se réveilla tôt et se prépara. Les appartements qui l’avaient logé étaient semblables à ceux des autres maisons, sauf qu’ils étaient tout blancs. Il avait toujours trouvé que le blanc ton sur ton donnait une allure féminine aux pièces, mais il était en train d e changer d’avis. Ici, le blanc apportait la paix et la sérénité. Dans le placard, il trouve des vêtements blancs et les pantoufles assorties. Il mangea – un délicieux repas d’ailleurs. En plus d’avoir un goût exquis, la nourriture avait une apparence des plus attrayantes. La table avait été dressée sur une nappe blanche et la vaisselle, les verres et même les ustensiles étaient blancs. La couleur des aliments contrastait fortement avec le blanc et donnait l’impression d’un tableau de maître. Mike mangea lentement, se donnant le temps d’admirer l’élégance qui l’entourait. Tout ce blanc lui donnait l’impression d’être dans un château, parmi les membres d’une famille royale. 

 

Après le repas, Mike prit une longue inspiration. Il avait la certitude que le magnifique grand ange blanc l’attendait de l’autre côté de la porte. Qu’allait-il se passer ici ? Si l’amour constituait la plus grande puissance de l’univers et que Mike s’en approchait en augmentant sa vibration, que pouvait-il se produire qui parvienne à l’éloigner du sentier ? 

Mike ouvrit la porte et se glissa dans le corridor flou de la maison blanche. Il avait raison. L’ange blanc l’attendait à l’endroit où ils s’étaient séparés la veille. 

-       Bonjour Michael Thomas, lui dit l’ange d’un ton enjoué. Mike sentit immédiatement l’immensité de l’énergie qui se dégageait de Blanc. 

-       Bonjour Blanc ! 

-       Es-tu prêt à franchir la prochaine étape ? 

-       Oui. 

 

Mike aimait l’atmosphère du lieu malgré la légère appréhension qui le tenaillait. Blanc le mena dans une pièce où il pouvait s’asseoir. La pièce ne disposait pas de matériel d’enseignement ni d’écrans ni de diagramme ; ce n’était qu’une salle blanche agrémentée d’un fauteuil où Mike fut invité à s’asseoir. L’ange s’installa devant lui et commença son exposé. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, je dois te présenter les quatre attributs de l’amour. Lorsque l’amour divin pur transpercera ton être, toutes tes cellules vivront de son intensité. Ta perception se transformera. Ton comportement auprès des autres se modifiera. Ton discernement sera puissant. C’est le fondement de toute la création, mais phénomène curieux, votre langage ne possède qu’un seul mot pour désigner cette réalité. Je veux t’en montrer le fonctionnement. Viens, suis-moi. 

L’ange souriait. Mike fut surpris par ce qui suivit. Il pensait avoir tout vu dans les cinq premières maisons, mais tout à coup, l’ange l’amenait en voyage. Dans son fauteuil, il fut projeté dans une réalité interdimensionnelle. Blanc et lui avaient toujours l’air réel mais tout ce qui les entourait avait pris l’apparence d’un rêve. Il était emporté dans un mouvement mais il ne se sentait pas étourdi. La pièce blanche et floue se transforma en une gamme de couleurs et de sons qui évoluaient rapidement devant ses yeux. Toujours dans son fauteuil, Mike fut transporté ailleurs et bien qu’en état de surprise, il n’eut pas peur. Tout était merveilleux ! 

 

Peu de temps après, Mike et Blanc atteignirent une « destination » quelconque, choisie par l’ange. Le caractère indistinct de la nouvelle dimension s’estompa soudain et ils se retrouvèrent dans un décor d’hôpital. Mike fut surpris. Il croyait que Blanc l’amenait dans un endroit paradisiaque pour observer l’amour divin. Mais non, il était dans une chambre d’hôpital de dimensions moyennes et un patient était couché sur un lit. Il était branché à de nombreux tubes et Mike s’aperçut qu’il était dans une salle de soins intensifs. Tout était si réel ! Il entendait tout ce qui se passait et sentait l’odeur des produits antiseptiques que les hôpitaux utilisent sur les planchers et les murs. Il avait passé tellement de temps sur une terre spirituelle et sur un sentier sacré que ces bruits et ces odeurs agressaient ses sens et le faisaient tressaillir. C’était à la fois différent et connu. Les deux voyageurs s’installèrent de façon à bien observer ce qui se déroulait dans la chambre. Ils flottaient en quelque sorte dans un coin de la pièce. L’atmosphère était tranquille et Mike était calme. Seuls les sons des différents appareils médicaux se faisaient entendre. Mike regarda partout. L’homme étendu dans le lit était d’un âge avancé. Il avait le visage terreux et l’air très mal en point. Il avait les yeux fermés. 

 

-       Qu’est-ce qu’il a, demanda doucement Mike à Blanc, comme si le patient pouvait l’entendre. 

-       Il est en train de mourir. 

Mike allait poser une autre question lorsqu’une femme au début de la quarantaine pénétra dans la chambre, seule. Elle se tint immobile quelques instants, fixant l’homme sur son lit. Mike comprit qu’elle était unique. L’intuition de Mike demeurait alerte malgré ce cadre qui s’apparentait à une vision/ 

-       Qui est-elle ? demanda Mike. 

-       Elle est la fille de l’homme qui se meurt. Mais ce que tu vas voir la concerne directement. Elle se prénomme Marie et elle a toutes les raisons du monde de détester cet homme. 

-       Pourquoi devrait-elle détester son père ? 

-       Parce qu’il a abusé d’elle alors qu’elle n’était qu’une enfant. 

Elle en a gardé des séquelles émotives et physiques. Sa vie en a été ruinée. 

 

Blanc se tut pendant qu’ils regardaient Marie s’approcher du lit. L’ange poursuivit : 

Sa mère n’en a jamais rien su parce Marie avait trop peur de lui en parler. Leur relation en a été affectée et Marie a quitté la maison très tôt pour s’éloigner de son père. Sa mère a cru que sa fille s’éloignait d’elle et toutes deux n’ont jamais pu communiquer en tant qu’adultes. Marie n’a jamais rien dit et sa mère est morte en pensant que sa fille ne l’aimait pas. 

-       C’est terrible. Mike était sincèrement désolé. Il sentait l’injustice de la situation et se sentait triste pour Marie. L’ange regarda Mike, surpris. 

-       Ils font partie de la même famille, Michaël. Aurais-tu oublié les leçons de la maison rouge ? Mike eut honte. 

Non, il n’avait pas oublié, mais c’était la première fois qu’il essayait de relier ce qu’il avait appris à propos de sa propre famille spirituelle à un autre humain. Il comprit que Blanc faisait allusion au fait que le père et la fille étaient liés par un contrat karmique, tout comme ceux qui le liaient à sa propre famille spirituelle. 

-       Les choses se sont gâtées plus tard. Lorsque Marie a voulu vivre des relations humaines normales et se marier, les souvenir de ses expériences passées avec son père lui gâchèrent sa vie. Elle n’a jamais pu vivre un mariage heureux et avoir des enfants. 

Mike soupira et di t : 

-       Tout un contrat ! 

Il était touché par la lourdeur de ce qu’avait dû vivre Marie. L’ange jetait un regard d’admiration sur Mike. Il n’avait pas à prononcer une seule parole. C’était sa façon de faire un compliment. Il le savait maintenant. 

-       Vois-tu, Michael Thomas, que ce qui s’est passé entre Marie et son père constituaient un contrat d’amour incomparable ? 

-       Oui, je le vois. Mais, en tant qu’humain, c’est un concept que je trouve difficile à comprendre et à accepter. 

-       C’est ta dualité qui fonctionne ici. En tant qu’être humain, tu ne comprendras peut-être jamais complètement certaines choses et c’est parfaitement normal. 

 

Mike continuait à observer la scène dans la chambre. Marie regardait doucement son père, attendant peut-être qu’il se réveille. Elle déposa certaines de ses choses sur la table de chevet. 

-       Elle doit le détester horriblement, dit Mike d’une voix à la fois douce et triste. 

-       Non, Mike, elle l’aime tendrement. 

Mike n’en croyait pas ses oreilles. 

-       Après tout ce qu’il a fait ? 

Marie possède des caractéristiques communes aux tiennes et des traits différents aussi. L’ange arrêta et se retourna pour bien voir la réaction de Mike. « Contrairement à toi, elle est sur la terre maintenant mais, comme toi, elle a pleinement pris conscience de tout l’enseignement reçu dans les six premières maisons ». 

 

Mike était éberlué ! Il avait cru que la transformation spirituelle qu’il avait subie n’était accordée qu’aux humains ayant accompli le même périple que lui. Il ne savait que dire. Comment était-ce possible ? L’ange vit l’anxiété et la confusion de Mike et poursuivit : 

-       Marie a initié sn propre changement de vibration ; elle a mis neuf ans à le faire. Tu as effectué le tien en quelques semaines ! Tu es vraiment unique. Les renseignements que tu as recueillis dans les cinq premières maisons tout comme ceux des deux dernières, circulent sur la terre depuis les temps immémoriaux. Pour qu’un humain les obtienne, il doit prendre conscience de sa dualité et avoir l’intention de découvrir la vérité à propos de son existence. On a beaucoup écrit sur le fonctionnement des choses et il existe plusieurs humains qui enseignent à obtenir cette compréhension. 

 

Mike demeurait calme. Toute cette information était nouvelle et il devait en prendre note lentement pour bien la comprendre. Il commença à s’agiter. S’était-il trompé au moment de la première vision en demandant à Blanc de lui permettre de quitter la terre et de rentrer chez lui ? Il se rendait compte que tout ce qu’il était en train d’apprendre, il aurait pu le faire sans se déplacer. 

-       Blanc, pourquoi lui a-t-il fallu neuf ans ? 

-       Elle a obéi à son propre rythme, Michaël, et nous lui en accordons tout le mérite. Elle n’a pas eu, comme toi, l’avantage de recevoir l’enseignement directement des anges. Elle n’a pas eu l’honneur de rencontrer les membres de sa famille face à face comme tu l’as fait. Elle ne connaît pas leurs noms angéliques comme toi. Elle a mis plus de temps parce qu’elle vit toujours dans la vibration trois et dans une énergie inférieure. Voilà pourquoi sa dualité est plus forte et qu’il a fallu plus de temps à sa conscience pour se développer et à l’illumination pour s’installer. 

 

Mika s’assit et regarda Marie. Sa vibration était élevée. Pourtant, elle avait l’air si petite et si délicate. 

-       Ne te laisse pas tromper par les apparences, Michaël, elles sont parfois trompeuses. L’ange blanc avait encore une fois lu l’énergie de Mike. « Elle est une Guerrière de la Lumière. Elle a vaincu le géant et elle est toute puissante ». 

Mike se sentait de plus en plus mal à l’aise. Qu’est-ce que ça voulait dire exactement ? Il allait le demander lorsque Blanc reprit la parole. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, nous sommes ici pour regarder cette femme t’enseigner les quatre attributs de l’amour. Mike n’osait pas bouger. Il sentait qu’il allait recevoir une leçon importante. Alors qu’il croyait s’approcher du but, les choses devenaient plus complexes. L’ange poursuivit : 

-       Soit bien attentif ; elle porte en elle le même pouvoir que moi. Elle comprend l’amour, Michael, et pour cette raison, une partie de moi réside en elle. Il n’y a pas de plus grand pouvoir. Elle a aussi accepté l’insigne d’or. 

 

Mike sut que ce n’était pas le moment de poser d’autres questions. Il regardait pendant que Blanc poursuivait son explication sur ce qui se passait. 

-       Michael Thomas, le premier attribut de l’amour est celui-ci : l’AMOUR EST SILENCIEUX. Tu vois que Marie est entrée dans la pièce sans tambour ni trompette ? Son père est très malade. Il n e peut se défendre dans sa faiblesse. Toutes les conditions propices à la vengeance sont en place. Marie aurait pu entrer dans la pièce bruyamment et susciter sa peur. Il est conscient de ce qu’il  a fait ; il a honte et se sent coupable. Sa vie aussi en a été affectée et il n’a pas su comment régler la situation. Mais il n’a pas le même niveau de connaissance spirituelle qu’elle. Il n’a pas sa puissance. Regarde comme elle est calme, Michael Thomas. 

 

Mike et Blanc observaient la scène en silence. Marie replaça les draps de son père. Elle s’assit près de cet homme frêle et appuya sa tête sur sa poitrine. Mike pouvait ressentir ce qu’elle sentait ! Blanc le permettait. Marie avait une attitude de paix et de sérénité. Aucune pensée aigrie n’habitait son cœur. Elle avait entièrement pardonné à son père et ni son esprit ni son cœur ne gardaient de rancœur ou le sentiment d’être victime de la situation. Quelle femme ! Mike sentait la compassion qu’elle éprouvait pour cet homme qui avait si bien rempli son contrat et qui avait imposé une si forte contrainte à la vie de sa fille. Après un long moment, le père ouvrit les yeux et s’aperçut de sa présence. Elle se leva à son réveil. Ses yeux s’agrandirent et on pouvait y lire la peur et la surprise. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Il ne l’avait pas vue depuis des années. Allait-elle l’invectiver, ou pire encore ? Il réagissait car les appareils auxquels on l’avait branché commençaient à indiquer un rythme accéléré. 

-       Regarde Michael. Tu verras le deuxième attribut de l’amour : L’AMOUR N’A PAS D’EXIGENCES. Elle pourrait tout exiger de son père à l’instant même, car il est faible et se sent coupable. Il est riche ; elle pourrait revendiquer sa richesse, des compensations en raison de ce qu’il a fait ou même simplement lui demander d’admettre à haute voix ses gestes passés. Elle pourrait le menacer, le ruiner, ou les deux. Regarde bien Michael. 

 

Marie plaça sa main sur la tête de son père et lui murmura quelques mots à l’oreille. Aussitôt, le fonctionnement des appareils indiqua un ralentissement. Il soupira et Mike vit des larmes couler de ses yeux. 

-       Que lui a-t-elle dit, Blanc ? 

-       Elle a dit : Je t’aime, papa et je te pardonne complètement. 

Mike était bouche bée devant le scénario qui se déroulait sous ses yeux. Il se demandait s’il aurait eu la force et la sagesse d’en faire autant dans les mêmes circonstances. Il était rempli d’admiration pour Marie. 

-       Elle ne lui a rien demandé ? 

-       Non, Michael, elle se contente tout simplement d’être. 

Encore une fois, Mike ressentait les émotions de Marie. Tout le karma entre ces deux êtres était résolu. Elle était libre et accordait en quelque sorte la même liberté à son père sur cet aspect de leur vie à tous les deux. Elle venait de désamorcer un élément qui avait rempli cet homme d’amertume et de culpabilité pendants plus de trente-cinq ans. Son visage en témoignait. Au lieu de chercher vengeance, Marie avait fait un présent à son père. Les larmes coulaient maintenant abondamment sur les joues de ce dernier. Elle se rassit près de lui et encercla de ses bras cet être précieux qui avait été son père puis elle posa de nouveau sa tête sur sa poitrine. Il n’y avait eu aucun échange e paroles; ce n’était pas nécessaire. 

-       Michael Thomas, le troisième attribut de l’amour est le suivant : L’AMOUR NE S’ENORGUILLIT PAS. Après avoir établi toute la gloire de sa maturité, elle n’a rien à ajouter. Il lui doit beaucoup à cause de cette réconciliation divine, mais elle garde le silence. Elle aurait pu se réjouir de sa puissance et s’enorgueillir de son acte de pardon. Pourtant elle demeure silencieuse. Elle aurait amplement raison de se vanter des neuf années qu’elle a consacrées à atteindre son but, mais elle ne dit rien. 

 

Mike était en admiration devant cette femme. Elle était une guerrière accomplie et percevait des choses que Mike commençait tout juste à apprendre. Et elle était toujours sur la terre ! Quelle vie riche et paisible elle devait connaître ! Tourné vers lui-même, Mike demeurait tout de même ébahi de la scène qu’il venait de voir. Le père n’avait rien à ajouter. Tout avait été pardonné et chacune de ses fibres ressentait une inestimable paix et un immense soulagement. Marie n’avait posé aucun geste spirituel à l’égard de son père. Elle n’avait fait que s’améliorer elle-même, mais il en avait été atteint. C’était là un autre phénomène qui méritait qu’on s’y arrête. Mike savait que ce qu’il venait d’observer portait une signification importante. 

 

Le père regarda longuement sa magnifique fille et ferma doucement les yeux. Son visage s’éclairait d’un sourire de pure paix. Elle lui avait offert le meilleur présent qui soit, au moment opportun. Les appareils de mesure commencèrent à faire entendre des tonalités différentes pour finalement cesser. Mike sut que le père s’en était allé. Les préposés aux soins se précipitèrent à son chevet, mais il n’y avait plus rien à faire. Après s’être agités autour de lui pendant quelques minutes et avoir effectué les derniers gestes, ils lui recouvrirent la tête et le laissèrent seul avec Marie. Blanc s’adresse à Mike encore une fois : 

-       Michel Thomas, le quatrième attribut de l’amour est le suivant : L’AMOUR A LA SAGESSE D’UTILISER PARFAITEMENT LES TROIS PREMIERS ATTRIBUTS ! Elle a utilisé sa carte intuitive, ce qui lui a permis de se présenter exactement au bon moment. Regarde ce qu’elle fait maintenant. 

 

Mike porta son attention sur ce qui se passait dans la chambre. Marie ne pleurait pas sans retenue la mort de son père. Elle n’était pas envahie par la douleur, même si elle ressentait un amour illimité par cet homme. Elle avait demandé la permission de rester près de lui. Mike la vit poser la main sur la poitrine de l’homme qui avait été son père, la semence de sa propre existence. Elle leva la tète et regarda Blanc et Mike. Elle semblait s’adresser directement à eux. Ils purent entendre sa voix forte pour la première fois. 

-       Que la terre se rappelle cet homme que j’aime tendrement ! D’une vois assurée, elle poursuivit : « Il est venu accomplir son contrat de façon parfaite. J’accepte son présent ! Célébrez son retour chez lui ». 

Marie rebaissa les yeux, prit ses affaires et quitta la pièce. Mike était ébahi devant ce qu’il venait de voir. Il était rempli de l’émotion du moment. Il venait d’être témoin de l’accomplissement et de la conclusion d’un contrat. Et quelle conclusion ! 

 

-       C’est la sagesse de l’amour qui a permis à Marie de célébrer la mort de son père et non de la pleurer, dit Blanc dans toute sa propre sagesse. Puis il se tourna vers Mike, voulant susciter l’expression de sa réaction. 

-       Que ressens-tu devant tout ceci, Michael Thomas de l’Intention pure ? Avec une grande patience, Blanc attendit que Mike retrouve ses esprits. 

-       Je sens, dit Mike en avalant la boule qui lui serrait la gorge, je sens que je viens d’apprendre autant en ces quelques instants et par cette femme frêle, qu’auprès de tous les anges depuis le début de mon voyage. 

Prenant conscience de ce qu’il venait de dire, il se sentit ridicule et ajouta : 

-       Ce n’est pas que je n’apprécie pas… Blanc leva son bras flou pour empêcher Mike de continuer. 

-       Ta réponse était parfaite, Michael Thomas. Parfaite. C’est l’être humain qui a pu faire la différence. C’est ainsi que doivent être les choses et ainsi qu’elles seront lors des prochaines épreuves. 

 

Puis la scène devin floue et Mike eut encore une fois l’impression qu’il se déplaçait et qu’on le transportait. Ils furent rapidement de retour dans la salle blanche de la maison blanche, là où tout avait commencé. Mike était silencieux. 

-       As-tu d’autres questions Michael Thomas ? demanda Blanc. Mike réfléchissait sur ce qu’il aurait vraiment souhaité. Il savait ne pas avoir atteint la puissance de Marie. Il savait que même s’il en avait appris beaucoup et avait compris plus en profondeur le fonctionnement des choses, il n’avait rien de la force silencieuse de Marie. Il avait des outils, une carte magique et une importante somme de connaissances. Il avait atteint un niveau vibratoire élevé et vécu de nouvelles expériences, mais il ne possédait pas l’amour de Marie. Il demanda la question magique : 

-       - puis-je avoir cet amour puissant, Blanc ? 

-       Si telle est ton intention, Michael Thomas. 

-       C’est mon intention. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, aimes-tu Dieu ? 

 

Mike se redressa, se disant que ce devait être la raison pour laquelle tous les anges lui avaient posé la question – pour cet instant précieux, pour qu’il puisse se lever et répondre : 

-       Oui, j’aime Dieu, dit Mike d’une voix assurée. 

-       Alors, que ton intention pure crée la puissance. 

Mike ne sut pas très bien ce qui se passa ensuite. Il perdit sa conscience d’être humain et rêva… qu’on le transportait quelque part. Il assista à une cérémonie, à une célébration ; on lui remit quelque chose, un présent qui s’intégrerait à sa structure moléculaire. Il vit ses parents de nouveau. Tout était à la fois flou et merveilleux. Lorsqu’il revint à lui, il était dans le lit de sa chambre blanche. C’était le soir et il était épuisé. Il avait l’impression d’avoir vécu une cérémonie d’initiation quelconque. Son esprit était ombragé et il ne parvenait à se concentrer que s’était-il passé ? Il avait besoin de dormir. Il se glissa sous les ouvertures et s’endormit aussitôt. Comme toujours, il dormit profondément. 

 

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Dès son réveil, le lendemain, Mike sut qu’un autre changement biologique s’était produit en lui. Il resta longtemps assis sur le bord de son lit à réfléchir. Il se sentait reposé, en paix, presque rajeuni ! Même s’il lui était difficile de le définir de façon précise, il avait le sentiment d’être plus sage. C’et tout ce qu’il savait et ça brouillait tout. Il ne parvenait pas à chasser de son esprit l’image de marie et de on père. Elle vivait sur la terre et cependant, elle était un être spirituel remarquable. Elle avait accompli de grands changements de vibration et avait la maîtrise de sa vie. Elle était restée là; elle n’avait pas demandé à rentrer chez elle. Elle avait traversé toute l’étendue de la vie terrestre. Lui, il s’y était soustrait ! Avait-il été intègre ? Mike commençait à comprendre que sa nouvelle sagesse le menait à l’introspection d’une façon qu’il n’avait jamais connue auparavant. Bien sûr, il était honnête ; il était probablement l’un des hommes les plus honnêtes qui soient. Sa vie sur la ferme auprès de parents vertueux avait donné des résultats, mais il n’avait encore jamais éprouvé de sentiments tels que ceux qu’il ressentait maintenant. L’honnêteté terrestre ne se comparait en rien à l’honnêteté spirituelle. Celle-ci incluait la sagesse à plusieurs niveaux avant de se transformer en intégrité totale. 

 

Mike saisissait peu à peu ce que Rouge et Blanc avaient voulu dire à propos de son choix de poursuivre la route. Sa nouvelle vision des choses modifiait graduellement son mode de pensée. Empruntait-il la bonne voie ? Y avait-il une quête spirituelle plus élevée que celle qu’il avait entreprise ? Il continua à réfléchir à la question en s’habillant pour le petit déjeuner. Il se promettait de poser des questions bien précises à Blanc. Les murs, les planchers et les corridors présentaient à ses yeux une forme tout à fait définie maintenant. Il vit certains détails pour la première fois. C’était d’une beauté magnifique ! Mais ce n’était pas tout. Il était envahi par le sentiment de pénétrer dans le monde des anges. Il sentait qu’il faisait équipe avec la grande entité blanche. Il avait l’impression d’être une partie de la réalité de Blanc. Il l’aimait beaucoup. Cette simple pensée accéléra sa respiration. 

-       Ta vision s’est modifiée, Michael Thomas. C’est instauration d’un changement dimensionnel et biologique. C’est le même qua subi Marie. Tu le vis parce que tu l’as souhaité avec une pureté que nous avons rarement vue. Blanc avait parlé avant que Mike ne s’adresse à lui. 

-       Blanc, j’ai des questions importantes à te poser. 

 

Alors qu’il avait voulu s’exprimer doucement et respectueusement, Mike fut surpris par le son de sa propre voix. Elle était beaucoup plus pleine que d’habitude, ou plus forte, il ne savait trop. Elle était différente en tout cas, d’une manière étrange, et il n’était pas à l’aise devant ce changement. Comme si on abusait de lui. Il était tendu. 

-       Essaie de te calmer un peu, lui dit l’ange d’un ton rassurant. Qu’est-ce que tu entends quand ma voix te parle ? La paix et l’amour t’ont atteint depuis le début de notre relation. Tu as même posé des questions à ce sujet, tu te souviens ? Ton intention d’avancer peut sembler te priver de biens personnels précieux, mais c’est une étape de ton périple. Rappelle-toi les paroles de Bleu. Il t’a dit que tu étais à l’aise avec ton ancienne vibration et qu’il faudrait du temps pour t’ajuster à la nouvelle. Tu en as fait l’expérience près de la maison d’Orange lorsque tu as été dépouillé de tes biens. Tu as pleuré leur perte, mais elle était nécessaire à ta progression. Puis tu les as oubliés. Hier tu as exprimé l’intention de subir ta plus importante transformation, à la suite de quoi, tu as énormément changé. Tout prend un caractère plus personnel au fur et à mesure du progrès. Ta vue, ta voix et même tes pensées servent tes fins dans une plus vaste mesure. Tu te transformes en Guerrier de la Lumière, comme Marie ! 

 

Mike saisissait très bien ce que Blanc lui disait, mais l’information l’amenait à sentir davantage l’urgence de l’interroger sur sa quête spirituelle. Il fit un effort pour ne pas tenir compte du nouveau son étrange de sa voix. 

-       Merci Blanc, je comprends. Je te suis reconnaissant du présent et je vais m’y habituer, comme je l’ai fait auparavant. Mais j’ai besoin de conseils. 

Sachant ce qui préoccupait Mike, Blanc poursuivit : 

-       Je peux te dire beaucoup de choses et je vais le faire dans toute la mesure du possible. Il existe un domaine qui relève uniquement de ta sagesse. Ton intention t’a accordé le pouvoir de choisir et un discernement avisé. Ce sont des choix imprégnés de ta propre essence. Ils forment ton avenir et créent ta réalité. Ils touchent ceux qui t’entourent et c’est pourquoi ils t’appartiennent entièrement. 

Mike s’attendait à entendre de pareils propos. Il avait assez d’expérience de l’endroit pour savoir que les anges ne feraient pas le trajet qui lui était réservé. Il savait que les leçons s’dressaient uniquement à lui et que ces gestes devaient émerger de sa pensée. Mais il voulait obtenir des connaissances qui pourraient l’aider à mieux comprendre ce qui se passait vraiment et ce qu’il devait faire à partir de maintenant. 

-       Blanc, tu es un excellent professeur, dit Mike de sa nouvelle voix  qui le rendait fou ! ça lui rappelait la première fois qu’il l’avait entendu sur un enregistrement lorsqu’il était enfant. « C’est ma voix ? Impossible ! » 

 

Blanc se retourna rapidement avant que Mike ne puisse lui demander autre chose et s’élança dans le corridor. Mike suivit l’immense entité flottante. Il avait l’impression qu’on lui faisait faire un tour guidé d’une maison qu’il ne connaissait pas. Tout semblait tellement différent ! Elle était d’une beauté spectaculaire. On aurait dit un musée d’architecture et de sculptures. Des objets à couper le souffle s’offraient constamment à la vue du visiteur. Sa vision d’autrefois ne lui avait pas permis de out voir et il en vint à s’interroger sur ce qu’il ne parvenait pas à capter maintenant et sur ce qu’il verrait en atteignant une dimension encore plus élevée. 

-       Les couleurs  Michael, dit Blanc sans même se retourner. 

-       Quoi ? fit Mike sans comprendre et en suivant Blanc. 

-       Ce que tu ne vois pas, ce sont les couleurs. 

-       Mais nous sommes dans la maison blanche. L’ange laissa sortir un grand éclat de rire qui remplit tout l’espace et fit sourire Mike. 

-       Seulement pour l’œil humain, Michael. La véritable couleur de l’amour dépasse la vibration que tu parviens à percevoir. Elle n’a pas le blanc que tu perçois maintenant. Tu vois tout en blanc parce que tu ne disposes pas des vibrations appropriées. C’et une absence de couleur que tu vois mais, en réalité, la couleur reflète l’échelle du spectre. C’est la couleur de la lumière interdimensionnelle, tellement resplendissante qu’elle possède une substance et une épaisseur. Son éclat est des milliards de fois supérieure à la lumière de votre soleil. C’est la couleur de la vérité. Mais en tant qu’être humain, tu ne peux pas tout voir. 

-       J’adore cet endroit ! s’exclama Mike. 

-       Nous verrons si ton sentiment se maintient, lui dit Blanc. 

 

Encore une fois, Mike éprouva de la curiosité devant la supposition de Blanc concernant un autre changement en lui. D’autres questions lui venaient à l’esprit. Ils franchirent encore des corridors éclatants jusqu’à ce que Blanc conduise Mike dans une pièce qui contenait des fenêtres et un fauteuil. 

-       Un autre voyage, demande Mike ? 

-       Non, pas vraiment. Mais tu iras quelque part. 

Blanc s’installa devant Mike et se déclara prêt à poursuivre les activités. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, que désires-tu savoir ? 

Mika avait des tas de questions à l’esprit. 

-       Blanc, du fond de ta sagesse et dans des termes que je puisse comprendre, peux-tu me dire si ma quête spirituelle sur cette grande terre est appropriée. 

Mike sentait le besoin de savoir si sa démarche avait du sens. 

-       Oui, je le peux. Blanc demeura muet quelques instants, comme s’il se préparait à répondre par un oui ou par un non à la question. Puis il reprit la parole avant que Mike n’ait la chance de préciser son point. 

-       Je t’ai dit dès le début que tes actions correspondent à ta vie. Et d’ailleurs, nous n’appuierions jamais un geste qui ne te conviendrait pas. 

-       Mais Marie ? lança Mike avec des mots qui s’empêtraient dans sa nouvelle voix. Elle a reçu tous les présents et les outils et elle est toujours sur la terre. N’est-ce pas mieux ? Ne poursuit-elle pas ainsi un objectif spirituel plus élevé ? 

-       Pour elle, répondit sagement Blanc. 

-       Mais Blanc, je suis en train d’apprendre à me servir moi-même ! Je retourner chez moi, où se trouve l’amour. Mes prétentions sont égoïstes. Elles ne servent pas la terre. Je suis un chemin qui semble me fournir ce que je veux seulement. 

-       Semble, coupa Blanc ? 

-       Oui, ça semble, rétorqua Mike d’un ton exaspéré. Puis il se tut. 

-       Depuis quand te préoccupes-tu d’être au service de la terre, Michael ? Blanc s’amusait et Mike était surpris par cette question à laquelle il mit quelque temps à répondre. 

-       Je ne sais pas, avoua Mike, songeur. J’imagine que ça fait partie du nouveau moi. 

-       Qu’est-ce que je t’ai dit à propos de l’apparence des choses quand nous nous sommes rencontrés ? Blanc mettait Mike à l’épreuve. 

-       Que les apparences sont parfois trompeuses, répondit Mike. 

C’était le thème de son voyage. Même Bleu et Violette avaient utilisé ces termes. Avec Blanc, on arrivait à trois. 

-       Très bien, assura Blanc. Quoi d’autre ? Mike se tut. 

Il ne se rappelait pas. L’ange poursuivit : « ton désir de rentrer chez toi n’est pas égoïste, mais naturel, et n’entre pas en conflit avec ton désir de rendre grâce à ton rôle d’être humain. Maintenant que tu as accompli tout ce chemin, je vais ajouter quelque chose d’autre. Il y a une nouvelle énergie sur votre planète. Elle vibre en laissant entrevoir la possibilité d’un but merveilleux. Ton désir de rentrer chez toi s’insère dans la réalité de cette nouvelle énergie. Le voyage que tu as entrepris est réservé à quelques êtres humains seulement et n’est possible que depuis quelques temps. Michael Thomas, tu es un précurseur dans ce domaine. Voilà pourquoi nous célébrons ton succès et ta sagesse »‘. 

 

Mike réfléchit quelques instants avant de parler. Sa logique mesurait les faits qu’il avait devant lui. 

-       Bon d’accord, alors le voyage est approuvé. Mais dans mon cas, aurait-il pu être préférable que je demeure sur la terre et que je fasse ce que Marie a fait ? 

-       Pour toi ? Serais-tu égoïste ? 

-       Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. 

Mike se rendait compte que les arguments logiques ne fonctionneraient pas auprès du maître de l’amour. « Je me demande tout simplement où je devrais être, ce que je devrais faire pour accomplir le plus grand bien. C’est là ma véritable question ». 

La question remplit Blanc de fierté.il sourit à Mike et parla lentement. 

- Michael, le fait de soulever cette question démontre que tu commences vraiment à comprendre comment les choses se passent. Ta sagesse s’exprime peu à peu. 

- merci, mais quelle est la réponse ? Mike ne tient pas compte du compliment et grimaça en insistant pour obtenir une réponse de l’ange. 

 

Il ne se sentait pas à l’aise de se montrer un peu agressif envers une entité si douce. 

-       Le plus grand bien ? C’est ta propre réalité, Michael. Et, en tant qu’humain dont la vibration vient de s’intensifier, tu créeras pour toi-même. Aucune entité de l’univers ne peut le faire pour toi. 

Blanc s’était déplacé vers la porte et Mike comprit qu’il s’était engagé dans une discussion qui ne le mènerait nulle part. Il y avait des questions auxquelles les anges ne voulaient ou ne pouvaient répondre. Il essaya tout de même une autre tactique. 

-       Blanc, serais-je capable de distinguer le plus grand bien ? 

-       Le prochain événement sera un test à cet égard. Il ouvrir la porte, se préparant à sortir. 

Mike se demanda où il allait. Blanc continua à parler. « Tu ne possèdes pas encore tous les renseignements. Tu es dans la Maison de l’amour et il te reste des éléments à apprendre ici ». Sur ce, il se glissa dan le corridor. En refermant la porte, il ajouta ; « ça va devenir plus difficile à partir de maintenant ». Mike entendit le bruit de la porte qui se refermait et ce fut le silence total. 

 

Il savait que quelque chose se préparait, quelque chose de puissant. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Qu’est-ce qu’on pourrait bien lui enseigner qui lui causerait une détresse encore plus grande sur l’opportunité de son voyage ? Il se retourna face à l’emplacement qu’avait occupé Blanc. Il se sentait patient. Il savait maintenant que la prochaine étape s’accomplirait dans la solitude, sans Blanc, et que ce dernier l’avait voulu ainsi. La pièce se transforma lentement et la lumière qui l’enveloppait prit un aspect différent. Le blanc des murs s’estompa et un espace délimité d’environ cinq mètres devant Mike se mit à briller. Puis Michael vit graduellement apparaître une forme difficile à distinguer. Mike était très attentif. Il allait rencontrer quelqu’un. Il se rappela que Blanc avait mentionné cette rencontre. La silhouette continua à se préciser et la lumière qui l’entourait devint de plus en plus brillante. Mike pouvait voir la personne qui se présentait devant lui. Il n’était plus surpris par cette façon magique d e lui présenter les choses et c’est sur le bout de sa chaise qu’il regardait l’espace se modifier devant ses yeux. 

 

C’était une femme. Sa silhouette se précisa lentement. Il se mit à respirer plus intensément, avec un peu d’appréhension. Son intuition était très aiguisée. Toutes les cellules de son corps vibraient d’excitation, lui signalant qu’il voyait quelque chose d’extraordinaire. Son nouveau pouvoir de discernement l’incitait à se préparer à quelque chose d’unique et de puissant. L’image devint enfin complète. Son visiteur était arrivé ! La femme qui se trouvait devant lui le laissa sans souffle. Il ne s’agissait pas simplement de beauté. Il se sentit instantanément à l’aise, en terrain familier, et c’est ce qui émut tout son être. Elle était resplendissante. Mais qu’est-ce qu’il ressentait. Il lui semblait que son cœur était en état d’alerte. Sa chevelure rousse tombante encadrait un visage rempli de compassion et d’une beauté indescriptible. Elle souriait à Mike, dont le cœur battait la chamade. Comparables à des émeraudes, ses yeux contrastaient fortement avec son teint d’ivoire. Mike aurait juré qu’il sentait une odeur de violettes. Son esprit fut envahi d’une multitude de pensées. Peut-être était-il en présence de la déesse de l’amour, comme ces sirènes des légendes anciennes ? Il avait du mal à respirer jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il retenait son souffle ! Que se passait-il ? Il la regardait avec ravissement. Qu’est-ce qui le faisait se pâmer de la sorte ? Pourquoi son cœur s’emballait-il ? Son esprit s’embrouillait et il soupirait de désir devant cette créature de rêve. 

 

Mike avait déjà rencontré plusieurs anges, mais celui-ci était le plus merveilleux. C’était peut-être de lui que Blanc parlait quand il avait laissé entendre la possibilité d’un ange encore plus grand que les autres. Mike ne parvenait pas à prononcer une seule parole. Le lien qui unissait leurs deux cœurs était renversant. Il avait l’impression de se retrouver à une réunion d’anciens et d’être sur le point de revoir un amour perdu. Le brouillard avait complètement disparu et elle se tenait là dans toute sa grandeur. Mike était en état de choc. Toutes ses expériences ne l’avaient encore jamais amené à vibrer de cette façon? Il ne parvenait pas à se concentrer sur les paroles qu’il aurait voulu prononcer. Il ne savait pas quoi demander. Il la connaissait… mais la connaissait-il vraiment ? Pourquoi sa présence l’affectait-il à ce point ? Quel sentiment cela lui rappelait-il ? Puis il se rendit compte qu’il la connaissait. Elle était un des visages de la maison rouge sur le diagramme de la famille. Elle n’était pas venue alors lui parler comme les autres. Elle était l’image de cette femme à la chevelure rousse dont l’énergie l’avait attiré instantanément. Pourquoi ne l’avait-il pas rencontrée alors ? Qu’est-ce que Rouge lui avait dit à propos des visages qu’il n’avait pas rencontrés ? Ils correspondaient à des contrats non remplis. Qu’est-ce que ça pouvait bien vouloir dire ? 

 

La révélation se déployait lentement à l’esprit de Mike pendant qu’ils continuaient à se regarder dans un silence lourd. Puisqu’elle se trouvait sur le diagramme dans la maison rouge, c’est qu’elle  n’est pas un ange. Elle était une partie de la famille karmique. Mike commençait à ressentir des sentiments étranges à l’égard de cette rencontre, même si son âme continuait à lui chanter un air tout nouveau, un chant qui traitait de joie, de vision et d’amour. C »état ç la fois chargé d’émotion et tellement paradoxal ! D’une part, son cerveau lui apprenait qu’il se préparait à des difficultés, et d’autre part, il était si heureux ! Son bonheur ressemblait à celui d’un enfant qui voit Disney land pour la première fois après avoir compté les jours qui le séparent de sa visite. Quant à son trouble, il provenait de son cœur ; on aurait dit qu’il était tordu ! 

 

Michael se sentit ridicule. Il constata encore une fois qu’il respirait mal. La silhouette qui se tenait devant lui affectait sa physiologie. La vue même de cette beauté faisait réagir son corps. Pourquoi ses mains transpiraient-elles ? Cette femme n’était pas un ange, mais elle touchait chacune des cellules de son corps. Il ne savait plus s’il était physiquement capable de parler. Il se sentait ému et au bord des larmes, comme devant un ami retrouvé qu’on avait cru mort depuis longtemps. C’était vraiment une expérience qu’il ne pourrait effacer. Heureusement, elle parla la première. 

-       Mike, c’est moi. 

La familiarité et la bonté de sa voix le renversèrent. Il était heureux d’être assis car ses genoux étaient mous et ses jambes n’auraient pu le supporter. Son corps entier réagissait à une voix indéniablement connue. Mais qui était-elle ? Ses yeux brillants et son expression le suppliaient de la reconnaître. Ce qu’il fit mais pas de la façon dont elle l’aurait souhaitée. Il devait dire quelque chose. Son adrénaline agissait comme celle d’un jeune garçon à qui la fille qu’il reluque depuis quelque temps déjà adresse enfin la parole. Elle avait un corps physique magnifique et ses vêtements lui allaient à ravir. Michael pouvait parfaitement l’imaginer dans ses bras. Mon Dieu ! Il se sentit embarrassé et dégoûté à l’idée qu’il commençait à ressentir du désir physique. Qu’est-ce que Vert avait dit à ce sujet ? Que la relation physique accompagnée d’amour véritable était un catalyseur d’illumination ? La nature humaine de Mike créait des pensées qu’il trouvait déplacées dans les circonstances, mais c’était la réalité et ses sentiments devaient être convenables et parfaits sur le plan spirituel. Soudain, il entendit le rire de Vert. Il n’en tint pas compte et, prenant son courage à deux mains, il dit, d’une voix tremblante : 

-       Ton costume est très beau. 

 

Pour l’amour du ciel, qu’est-ce qu’il avait dit ? Quelle sorte de phrase ridicule, insignifiante, déplacée, inepte et insipide venait-il d’exprimer ? Une créature éblouissante se présente devant lui dans la Maison de l’amour et, dans son ravissement béat, voilà tout ce qu’il a trouvé à dire. Il avait honte de sa stupidité. Elle sourit. Il craqua. 

-       Merci, Michael, répliqua-t-elle en un clin d’œil. Je suis Anolee, ta partenaire d’amour. 

Jusqu’à un certain point, il le savait déjà. Son cœur battait encore plus fort au son de sa voix.  Il essuya ses mains moites sur son pantalon puis se rendit compte qu’elle avait remarqué son geste. Elle s’avança vers lui. La lumière qui l’entourait la suivit. Il se cala dans son fauteuil, comme pour disparaître. C’est le bruit du coussin qui s’écrasait qui lui en fit prendre conscience. Il aurait voulu se lever, mais il craignait d’être incapable de se tenir debout et il n’aurait pas supporté qu’elle le voit vaciller ! Il s’était déjà montré assez ridicule. Elle s’amusait de sa timidité, mais ne fit aucune remarque à ce sujet. Il était envahi par sa présence. Lorsqu’elle s’était approchée, il l’avait regardée marcher et avait reconnu sa démarche. En fait, il y avait quelque chose en elle qu’il connaissait intimement. Sa présence ne faisait que rendre cette réalité plus intense. Elle poursuivit : 

 

-       Si tu étais resté sur la terre, Michael, l’énergie était favorable à notre rencontre. Nous l’avions planifiée ensemble, tu te souviens ? 

Mike ne s’en souvenait pas et il ne voulait pas l’entendre. Elle lut la douleur naissante sur son visage et la défaillance de son cœur. 

-       C’est sans importance, lui dit-elle. Je suis venue te dire que la voie que tu poursuis est respectée. La famille est fière et nous célébrons tous. Moi plus particulièrement. 

Mais Mike ne parvenait pas à fuir ce qui lui sautait aux yeux. Ça n’avait pas d’importance que tout soit bien. Il n’avait rien à faire des réjouissances de la famille. Tout ce qu’il voulait, c’était elle ! Toute sa vie, il avait cherché le véritable amour. Il savait que c’était possible et qu’il pouvait vivre une relation prévue et approuvée par Dieu. Il l’avait souhaité, enfant, en voyant l’amour qui unissait ses parents et le respect qu’ils se témoignaient. Il l’avait souhaité, adulte, et c’est pourquoi l’échec d’une relation amoureuse l’avait laissé si déprimé. C’était là la difficulté de sa quête sur la terre. C’était dans son contrat. Maintenant, la réalité était devant lui et il pouvait l’accueillir et prendre conscience qu’elle avait toujours été présente. La vérité le frappa de plain fouet : IL AVAIT QUITTE TROP TOT

 

Puis, une autre pensée l’envahit et il dut demander : 

-       Anolee, devions-nous avoir des enfants ? 

-       Oui… trois, lui répondit-elle. 

Il fut attristé par la réponse et demeura muet. Il la laissa lui donner les noms spirituels des enfants, mais chaque mot le faisait souffrir. Même si la présence d’Anolee devait le remplir d’amour, il se sentait torturé. Chaque mot déchirait son cœur et l’amenait à prendre conscience de ce qui lui avait manqué. Les enfants qui n’étaient pas nés, les expériences. Qu’est-ce qu’il avait fait ? Il commençait à perdre la maîtrise de ses émotions. Il voulait la tenir dans ses bras et lui dire combien il regrettait de n’être pas resté. Ce n’était pas la raison de sa présence devant lui, mais c’était tout de même ce qu’il aurait voulu faire. Les larmes coulaient sur ses joues et il se mit à trembler. Elle lui avait donné toute l’information qu’elle devait lui communiquer. 

 

Elle se tenait devant Michael Thomas sans parler. L’énergie en puissance qui les unissait était tellement forte qu’on aurait pu la trancher au couteau. Mike avait devant lui la plus belle créature qui soit et il ne parvenait qu’à pleurer. C’était pathétique. Tous ses sens étaient remplis d’un sentiment d’échec. L’ai était chargé d’électricité et d’une énergie d’intention spirituelle et d’amour, malgré le sentiment d’insatisfaction et de perte irréversible. Quelle amère ironie ! La seule rose qu’il aurait pu croiser sur son chemin lui avait échappé. Il ne pourrait jamais apprécier son parfum et elle finirait par se faner sans jamais avoir été tenue et aimée pour sa beauté parfaite et son élégance. Le contrat entre eux présentait une immense puissance et c’est pourquoi le cœur et l’esprit de Mike étaient rompus. La silhouette commençait à s’effacer et il réagit immédiatement. Il s’entendit presque crier : 

-       NON, s’il te plaît, ne t’en vas pas ! 

Mike avait l’impression qu’il ne la reverrait plus jamais. Il voulait encore quelques instants. Les mots qu’elle lui adressa en guide d’adieu résonnèrent comme du charabia d’ange à ses oreilles. 

 

-       Michael, les apparences sont parfois trompeuses. 

La femme radieuse et resplendissante qui aurait pu être le grand amour de sa vie s’évanouissait devant ses yeux en prononçant des banalités qu’il avait déjà entendues. Avec son départ disparaissaient tous les espoirs d’une vie. Il venait de voir et d’entendre ses rêves de bonheur s’anéantir pour des prétendues intentions spirituelles. 

 

Mike était au désespoir. Il ne pouvait pas bouger. Immobile telle une statue, il garda le regard fixe pendant des heures avec l’espoir que la précieuse entité reviendrait occuper l’espace qu’elle avait empli, espace que sa seule présence rendait sacré. Il supplia Dieu de lui accorder encore quelques instants avec sa partenaire disparue. La lumière de la pièce s’estompa et changea de couleur avec la tombée du jour. Puis ce fut la noirceur, qui s’apparentait à la nuit sans lune et au désespoir qui s’était installé dans le cœur de Mike. Il demeura assis dans le silence propre à ceux qui viennent de subir une défaite certaine et décisive. Il était dépourvu de toute joie. L’agonie de la douleur et un sentiment de perte pénible et sombre venaient de se substituer à la paix que son voyage spirituel lui avait apportée. Son énergie épuisée par l’intensité de la blessure et de la révélation, Mike finit par s’endormir. Il demeura immobile même dans son sommeil et ses rêves rejouèrent à maintes reprises l’angoisse de la rencontre ratée. Le coeur de Mike était déchiré. 

 

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L’aube ramena la lumière dans la pièce. Mike n’avait pas quitté son fauteuil. Il avait l’impression d’avoir participé à un marathon et ses articulations le faisaient souffrir puisqu’il avait passé un grand nombre d’heures dans la même position. Il avait besoin de manger, mais n’avait pas vraiment faim. Il se tira péniblement de son fauteuil et se dirigea vers ses appartements. Comme toujours, la nourriture était prête. Il mangea sans un regard d’appréciation pour la beauté qui l’entourait ni reconnaissance pour la saveur du repas. Lorsqu’il eut terminé, il se dirigea près du lit qui n’avait pas été touché. Il ouvrit le placard et retrouva les présents que les anges lui avaient remis avec amour lorsqu’il s’était arrêté dans leurs maisons. Il se senti envahi d’un sentiment de tristesse empreint de sagesse. Il se rappela sa question à Blanc ; serais-je capable de distinguer le geste destiné au plus grand bien ? Maintenant, il comprenait le test. Son essence même le poussait à retourner sur terre à l’instant. Tout ce qu’il avait à faire était de refermer le placard, de sortir de la maison et de prendre à gauche au lieu de continuer à droite. Il le savait très bien. Ce serait le signe qu’il souhaitait mettre fin à son périple et rebrousser chemin. Blanc lui avait bien dit qu’il ne serait alors pas jugé, qu’il ne serait pas coupable, mais qu’il ne serait pas non plus illuminé. 

 

Mike savait parfaitement quel geste poser. Même Anolee lui avait rappelé à quel point ils étaient tous fiers de lui et il pensa que le cœur de sa bien-aimée souffrait probablement autant que le sien. Et pourtant, elle l’avait incité à poursuivre sa route. Il distinguait le plus grand bien.  Tourner à gauche consistait à le servir et à répondre à ses désirs d’amour humain. Blanc lui avait expliqué que son discernement de la vérité serait perçant et c’était vrai. Il n’avait aucun doute sur le chemin à prendre ; il était seulement extrêmement tenté de dévier. Son cœur le suppliait de rebrousser chemin. Il n e détruirait rien, reprendrait sa vie humaine et rencontrerait Anolee. Sa vie terrestre serait agréable. Il saisit sa carte pour la tenir près de lui, fermant les yeux et revoyant le temps qu’il avait passé dans la maison bleue. Il revêtit lentement son armure et sentit le pouvoir qu’elle lui procurait. Il la loua et remercia Dieu du précieux symbole qu’elle représentait. Il prit son bouclier et le plaça contre sa poitrine, le tenant de ses deux mains, savourant toute sa signification. Puis il le mit sur son dos, pour mieux le transporter et le rendre prêt à l’utilisation au besoin. Comme un guerrier se préparant au combat, il saisit son épée et la brandit d’un geste majestueux qui la fit vibrer dans l’air. Il revit la cérémonie auprès d’Orange et la signification de l’épée. Puis, il la loua aussi et la glissa dans son fourreau, où elle était protégée mais prête à servir. Mike se redressa dans ses beaux habits de voyage et quitta la pièce d’un pas déterminé. 

 

Blanc l’attendait à la sortie de sa chambre. Il vit l’armure, le bouclier, l’épée et comprit aussitôt les intentions de Mike. Blanc sourit et salua Mike bien bas, ses mains réunis comme pour une prière, un geste de respect que Mike ne saisit pas. Puis, il parla : 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, comment te sens-tu ? 

-       Ce n’est pas facile, Blanc, tu avais raison. Je n’avais pas soupçonné combien se serait difficile. C’est la chose la plus difficile  que j’ai jamais eu à faire. Je ne suis pas complètement à l’aise… mais je sais que c’est ce qu’il faut faire. Si tu n’y vois pas d’inconvénient, j’aimerais partir maintenant puisque l’endroit ne produit pas de bons souvenirs. 

-       Qu’il en soit ainsi ! 

Blanc se tourna et accompagna Mike vers la porte en continuant à lui parler. « Ce n’est pas terminé, mon ami ». Blanc flottait dans le corridor qui menait vers la porte principale. 

-       Je sais. 

Sans connaître les détails, mais avec toute la force de son intuition, il savait qu’il lui restait beaucoup à voir et à faire durant ce voyage, même s’il n’avait plus qu’une seule maison à visiter. Une fois de plus, son intuition ne le trompait pas. 

 

Blanc se tint sur le pas de la porte pendant que Mike remettait ses chaussures. Somme toute, Michael n’avait pas tellement aimé la maison blanche. Blanc avait bien pressenti les sentiments de Mike, qui était heureux de partir. Blanc le sentait sans poser de jugement. D’ailleurs, il était en admiration devant cet humain. Les autres avaient raison. Mike était différent. Il réussirait s’il parvenait à franchir la dernière partie de son chemin. Il jouissait d’un excellent discernement d’une détermination encore plus forte. Après s’être chaussé, Mike s’avança sur le terrain de la maison. Il arrêta et se retourna vers la porte. Blanc lui parla de l’intérieur puisqu’il ne pouvait se risque à l’extérieur. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, il n’y pas de plus grand amour pour un homme que de sacrifier son cœur au bénéfice du tout. 

Il lui sourit en refermant la porte et Mike entendit à peine ses dernières paroles couvertes par le bruit de la porte. 

-       Apparences trompeuses. Tu verras, tu verras. Nous t’aimons tendrement. 

Mike franchit lentement et péniblement le trottoir de la maison qui menait au sentier. Il quittait la maison qu’l avait le moins aimée et commençait à en avoir assez de cette phrase qu’on lui avait servie à plusieurs reprises. Tout le monde l’avait citée. Il avait l’impression que cette maison lui avait tout pris, alors qu’en réalité il en avait retiré beaucoup. Il resta longtemps près de la barrière blanche qui menait à la maison, regardant à gauche et à droite. Puis, il franchit la barrière et se plaça au centre du sentier où il se tint longtemps immobile. Il était tourné vers la gauche, les yeux fermés, prenant bien soin de ne pas avancer. Il fit une petite cérémonie qui lui était propre et demanda aux anges qu’il avait rencontrés d’y assister. Puis il parla  à haute voix : 

-       Je ne fais pas de sacrifice parce que je vais te rencontrer un jour, Anolee. Et au moment opportun, je connaîtrai ces enfants qui ne me sont jamais nés lorsque je rentrerai chez moi. 

Il prenait à cœur l’enseignement des anges sur la nature temporaire de la terre et la réalité absolue de l’esprit. Sa déclaration portait la promesse d’un amour différent dans un autre lieu, mais d’une réunion néanmoins. Il s’accrochait résolument à la réalité d’une éventuelle réunion sacrée, où il retrouverait l’amour de sa vie, sa partenaire bien-aimée. Il pourrait alors consacrer son temps à l’aimer et elle le lui rendrait. Dans un soupir, Mike fit volte-face. Il reprit sa route à grands pas décidés. Son armure résonnait doucement sous le soleil. Il était conscient de laisser derrière lui une des plus grandes occasions de bonheur qui soient. Il  lui avait tourné le dos et même si sa décision le faisait souffrir, il se consolait à la pensée de la promesse d’amour de Dieu et à la conviction absolue qu’il reverrait Anolee. Il était pensif, résolu et sérieux. Michael Thomas venait d’en apprendre long sur l’amour. Cette maison lui avait donné la plus importante leçon sur lui-même et sur Dieu ; son âme avait été vidée jusqu’à ce qu’il parvienne à distinguer la moindre parcelle de vérité et de discernement pour les mettre à son service. 

 

Cette fois-ci, il ne regarda pas derrière lui. Il marchait d’un pas assuré. Bien que quelque peu tiraillé, il se sentait puissant et en sécurité. Cette terre lui appartenait. Il sentait qu’il la possédait. Il en avait payé le prix. Il découvrirait rapidement si tout cela était vrai puisque à une heure environ sur la route, une autre épreuve l’attendait. L’entité négative lui fournirait LA bataille de son âme

 

 

Le Retour – de Michael Thomas – Editions Ariane 1998– Kryeon canalisé par Lee Carroll. 

La période de 1987 à 2012

  

gifs étoiles1987 à 2012, cette nanoseconde dans les annales du temps, implique une reconnexion avec la source de pouvoir située au centre galactique, ou matrice de la mère; vous parviendrez à cette reconnexion en prenant la responsabilité d’éliminer l’importante accumulation de débris énergétiques négatifs qui enserre votre réalité. En définitive, la nanoseconde a trait à l’expérience d’états de conscience supérieurs qui vous permettront de découvrir qui vous êtes vraiment. Mais parfois un énorme amoncellement d’énergie non traitée empêche la clarté qui vous permettrait de retrouver votre sagesse intérieure. Lorsque les encodages de l’ADN recèlent des annales de souffrance, de séparation, ainsi qu’un fort sentiment de persécution ou d’impuissance, ces perceptions provenant du prétendu passé et douées d’un pouvoir qui leur est propre doivent être transmuées avec une compréhension de leur rôle. Il est particulièrement important de guérir les événements et les expériences qui découlent de croyances basées sur la peur et encodées telles quelles dans l’ADN. Car si vous ne comprenez pas la signification et le rôle d’une expérience, l’histoire est vouée à se répéter, comme le veut le dicton. 

Dans la galaxie, les occasions multidimensionnelles d’envergure permettant d’éliminer et de guérir des énergies entachées sont rares. Lorsque ces occasions uniques surviennent, une formidable diversité d’énergies est attirée vers le site de maintes connexions. Des infusions de radiations cosmiques sont dirigées à cet endroit afin d’y accélérer les énergies prépondérantes; ainsi, les époques d’énergie accélérée suscitent essentiellement une réévaluation absolue, suivie de l’instauration de priorités nouvelles visant à développer ce qui prévaut sur tous les plans. Les êtres touchés sont motivés par un fort désir de faire évoluer leur conscience vers un état de perception différent. Lors des périodes de guérison, il s’agit invariablement de reconnecter des parties fragmentées avec le tout plus vaste ; on ranime l’esprit en endossant la responsabilité d’être co-créateur de l’existence. Une formidable énergie susceptible de guérir de la souffrance et de la séparation est diffusée par le centre galactique vers la Terre; elle vous entoure et imprègne votre corps physique, se fondant en vous. Cette énergie est transmise à travers l’espace et diffusée dans votre monde par votre Soleil. Les éruptions solaires intègrent les transmissions du centre galactique afin de les projeter dans votre zone spatiotemporelle. Pour arriver à vivre et à vous épanouir en cette ère accélérée, vous devez assimiler cette énergie; elle doit vous convenir parfaitement, comme un logiciel s’insère dans un ordinateur ou une main dans un gant. Tout ce qui empêche ces énergies de vous pénétrer, vous et votre environnement, deviendra apparent et doit être considéré comme un obstacle qu’il faudra dégager de la voie pour qu’il n’entrave pas votre transformation personnelle. 

Les vagues d’énergie pulsative sont le sang du cosmos et, même si vous semblez pourvu d’une forme solide, vous êtes fabriqué d’énergies vibrantes qui ondoient à l’intérieur et à l’extérieur de votre corps telles des vagues lumineuses dansantes. Votre corps est une machine beaucoup plus prodigieuse que vous ne le croyez. Des voies d’entrée, que l’on nomme chakras, servent d’ouvertures immatérielles dans votre champ d’identité, par lesquelles les forces subtiles – énergie éthérique, qi ou radiations cosmiques – entrent et sortent des formes physique et immatérielle du corps. Il existe sept centres majeurs associés au corps physique et cinq autres au-delà, élargissant votre identité et votre connexion à la toile de l’existence jusqu’aux confins du cosmos. Les sept chakras du corps physique correspondent aux glandes du système endocrinien, qui régissent une substantielle pharmacopée interne d’enzymes, d’hormones, ainsi qu’une intelligence chimique complexe qui, avec le système nerveux, gouverne les nombreuses fonctions de l’organisme. Chaque chakra sert de centre d’intelligence permettant de traiter l’énergie cosmique dans l’univers matériel; chacun est semblable à un kaléidoscope coloré de lumières, de symboles et de sons. 

Les relations humaines recèlent des leçons vitales sur un thème spécifique et une zone de développement liée à chaque centre énergétique. L’atmosphère vibre des énergies vitales et, si vos chakras sont ouverts, elles afflueront dans votre corps et en dehors, favorisant la clarté mentale, l’équilibre émotionnel, la santé physique et le progrès spirituel. Vos croyances, vos attitudes et vos interprétations de la vie déterminent le degré de fermeture ou d’ouverture de ces portails. La peur contracte ces centres, tandis que le souffle, la beauté, l’amour et le rire les épanouissent. Pour ouvrir vos chakras, il faut procéder à un sérieux ménage du printemps dans votre maison intérieure. Faire circuler l’énergie dans tout le corps fera apparaître les difficultés souterraines qui régissent votre vie, et, même s’il peut être éprouvant de les confronter, déblayer ce qui vous retient vous libérera. Et le meilleur moment pour vous livrer à cette tâche, c’est vraiment maintenant. Affronter directement la vérité de cette époque, ouvrir vos chakras et permettre aux énergies cosmiques, regorgeant d’informations et de connaissances, de circuler dans votre corps comme un ruisseau cristallin, bouillonnant de vitalité, rafraichira votre esprit et infusera du pouvoir à votre destinée. 

Les Pléiadiens. Issu de la Sagesse des Pléiades – Barbara Marciniak 

Les cent huit et les cent quarante-quatre

 

Ces deux groupes de disciples furent, eux aussi, assez peu souvent réunis dans la perfection de leur symbole. Un peu plus… un peu moins… de cent huit ou de cent quarante-quatre,  c’était de seconde importance pour le Maître Jeshua. 

 

Bien que Celui-ci nous ait expliqué certains des aspects subtils et initiatiques des nombres, c’est-à-dire leur fonction énergétique, Il affirmait régulièrement qu’un nombre sacré se met de lui-même en place lors des moments les plus importants d’une vie et qu’il était donc vain de chercher à l’imposer coûte que coûte. 

Les cent huit et les cent quarante-quatre dans PERSONNAGES HISTORIQUES image_359

 

Mon intention n’est pas d’épiloguer ici sur le sens et la portée profonde du cent huit et du cent quarante-quatre – qui ont d’ailleurs fait l’objet de multiples études – mais d’insister sur cet enseignement selon lequel un nombre est l’aboutissement d’une harmonie naturelle profonde et non pas systématiquement l’inverse. 

 

En  termes plus simples, il ne s’agissait pas, aux yeux du Christ, de réunir cent huit ou cent quarante-quatre disciples pour que la nature de l’assemblée ainsi créée devienne soudainement plus sacrée. Selon Lui, un nombre particulier ne remplissait pleinement sa fonction énergétique que lorsque les multiples circonstances de la vie le suscitaient spontanément, c’est-à-dire sans calcul. Ainsi, bien des fois, des réunions s’improvisèrent-elles d’elles-mêmes dans un élan d’enthousiasme autour du Maître, réunions au coeur desquelles, comme par jeu, nous nous découvrions soudain être cent huit, cent vingt ou cent quarante-quatre, sans avoir rien organisé. Il devenait alors évident que c’était la fluidité de Ce qui nous rassemblait et de Ce qui circulait entre nous qui appelait à elle une Force se traduisant par un nombre précis et non par un autre. Afin de mieux nous faire comprendre cela, le Christ Jeshua évoquait l’image d’une fleur. Pour Lui, le nombre des pétales de celle-ci n’avait pas été décidé arbitrairement par quelque Puissance créatrice afin que ce soit en fonction du sens d’un archétype à respecter, mais s’était imposé de lui-même, en réponse à l’Idée pure, c’est-à-dire au message véhiculé tout naturellement par la fleur. C’était donc le Principe habitant cette fleur qui faisait jaillir de l’intérieur le nombre de ses pétales. 

 

Tout cela nous dit de façon assez explicite l’importance de la notion de fluidité dans l’Enseignement du Maître. Il nous était appris que toute crispation donc tout mouvement ou toute attitude forcée entraînaient une désynchronisation d’avec l’ordre fondamental de ce qui est. L’idée même de la Vie, selon ses propres paroles, ne se développait par essence que dans la fluidité. Voilà pourquoi, il Lui arrivait d’affirmer que la Création était la conséquence directe du Jeu divin de son Père et qu’elle était comparable à une eau coulant de source, bondissante et joyeuse. 

 

Pour le Maître, la conséquence devait rejoindre la cause et vice-versa. En ce sens, l’énergie habitant un symbole – celui d’un nombre par exemple – se confondait idéalement avec le fruit spontané de ce symbole au point que l’on ne puisse plus dire lequel avait  appelé l’autre. Si on y réfléchit bien, tout cela avait pour but de nous enseigner, d’une manière peu classique, un aspect différent du Principe d’Unité. Nous comprenions dès lors que la perception du Un - le sentiment d’Union – ne pouvait guère s’installer de façon artificielle, par exemple par l’application d’une loi mentalement connue mais, au contraire, dans la fluidité d’une invitation intérieure. 

 

J’ai toujours remarqué que s’il advenait que l’on soit envahis par la sensation de faire partie d’un « cercle d’élus » en étant convié à certaines assemblées restreintes, un événement survenait toujours pour nous rappeler à l’ordre et nous forcer à un peu d’humilité. Je ne pense pas que cet événement ait été souvent « commandé » par le Maître en personne s’apercevant de notre sentiment d’élitisme. Il me semble plutôt que le mouvement d’élévation qui nous englobait tous générait une sorte d’égrégore fonctionnant avec ses propres lois d’équilibre interne et qui nous régulait automatiquement dès que nous avions tendance à « déraper ». En termes d’analogie moderne, je dirais que tout se passait comme si le moteur énergétique collectif initialisé et alimenté par l’enseignement constant du Christ agissait sur chacun de nous ainsi que le fait par programmation un correcteur  d’orthographe sur un texte saisi informatiquement. 

 

La comparaison est sans doute audacieuse et très prosaïque dans un tel contexte mais elle peut cependant rendre  compte de quelle façon un enseignement finit par vivre de sa propre vie sur un plan subtil au point de manifester une intelligence autonome susceptible d’engendrer des événements… En fait, la Présence du Maître provoquait chez tous ceux qui le côtoyaient de près ce que l’on peut appeler un « karma immédiat ». l’ai maintes fois pu remarquer que, dès que quelque chose en moi se « désalignait », tandis que je baignais dans son aura, une certaine « intelligence de vie » me répondait en me faisant parvenir un signal de dérapage, généralement sous la forme d’une épreuve physique ou morale. C’est Thomas qui, la première fois, me fit prendre conscience de cet état de fait en me parlant un jour,  incidemment, de sa propre expérience. 

 

- « Dès que, contrairement à ce qu’Il nous enseigne, je me laisse envahir par l’incertitude de notre avenir et de ce dont j’ai peur, je perds ma joie… Et dès que je perds ma joie, il advient que je me blesse ou qu’une fièvre me prenne. Je sais alors que c’est mon manque de confiance et donc de cohérence qui se charge de m’instruire à sa manière. Je comprends maintenant que mon âme applique à elle-même la « règle de la méthode forte ». Le Maître n’a pas besoin d’agir… Il est véritablement complice avec chacune des lois d’équilibre de la Vie. Plus je vais dans ses traces et moins Il corrige la rectitude de mon coeur car Il m’en remet le soin et la responsabilité. » Thomas avait infiniment raison. Dès que quelque chose en nous ressemblait à une ligne brisée et perdait donc une partie de sa lumière, nous nous désynchronisions de nous-mêmes, sans que Celui qui nous enseignait ait besoin d’intervenir. 

  

Une telle fragilité – qui naît toujours au sein des âmes empruntant un véritable chemin d’Amour et de sincérité était assurément l’un des signes distinctifs de chacun des cercles d’hommes et de femmes qui gravitaient autour du Christ. Je crois qu’il faut avoir expérimenté celle-ci d’innombrables fois au fil des temps avant que ne se révèle enfin en nous l’éclat d’une véritable force. Puisque j’évoque ici Thomas, il me paraît opportun de signaler qu’il était un des frères du Rabbi Jeshua, c’est-à-dire que Marie était également sa mère. L’Église catholique romaine a cherché à gommer cette réalité afin d’entretenir le mythe de la virginité absolue de Marie et de faire de Jeshua son enfant unique comme si ce seul fait la grandissait. 

 

Cependant, à l’époque, nous savions tous très bien qu’il n’en était rien et que le Maître avait de nombreux frères et soeurs, ainsi que l’immense majorité des familles. C’était tout simplement normal et d’autant plus évident que Thomas, pour ne citer que sa personne, affichait une ressemblance physique étonnante avec Lui. Sous certains angles et dans certaines attitudes corporelles, c’était même parfois troublant. Le surnom de « Didymos » que la Tradition attribue à Thomas traduit d’ailleurs bien cette vérité puisqu’en Grec il signifie « le jumeau ». Parmi les proches disciples faisant partie de ce qu’on peut appeler les « cent huit », on voyait également de façon continue un autre frère de Jésus nommé Jacques, lequel est d’ailleurs évoqué dans l’Évangile de Marc… Cette présence est tellement gênante pour certains que des traducteurs ont trouvé plus sage de remplacer le terme « frère » par celui de « cousin ». 

 

Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premier du Christ. 

La quatrième maison

 La quatrième maison dans LE RETOUR 01Poursuivant nonchalamment sa route, Mike se sentait au mieux de sa forme. Il ne pensait pas avoir été aussi bien depuis le début de son voyage. Ses nouveaux vêtements et son armure se mariaient parfaitement à l’endroit imposant qu’il traversait. Il se sentait tout à fait à l’aise dans ce décor. Bien qu’il ait passé la majeure partie de son temps depuis le départ à l’intérieur de l’une ou l’autre des maisons rencontrées sur son chemin, il lui semblait avoir fréquenté cette route depuis toujours. L’odeur et l’apparence des choses lui semblaient de plus en plus familières, comme si ses souvenirs de l’ancien Mike commençaient à s’estomper pour faire place aux attributs peu communs de cette nouvelle terre. Il avait l’impression de plus en plus forte que ce qui l’entourait maintenant faisait partie du connu, mais il savait pertinemment que ce n’était pas tout à fait vrai puisqu’il visitait l’endroit pour la première fois. 

 

Il avait la sensation aiguë d’être habité par une autre puissance et un fort sentiment d’appartenance. Il savait que ce sentiment récent était né des événements survenus dans la Maison de la biologie, et le simple souvenir de Vert le faisait largement sourire. Tout en marchant, il pensait à l’étape qu’il avait franchie pendant son séjour dans cette maison. Que pouvait-il survenir encore ? Il avait traversé le seuil de trois maisons seulement et se demandait quelles autres leçons il allait apprendre. 

 

Un bruit derrière lui attira son attention. 

Rapide comme l’éclair, Mike se retourna vivement, se plaçant en positon de défense. Il fut lui-même surpris de la rapidité de sa réaction. Il était penché vers l’avant, la main sur la poignée de l’épée de la vérité. Etait-ce son imagination ou l’épée vibrait-elle ? Toute son attention se concentra sur son ouïe pendant qu’il se tenait là immobile, prêt à bondir au moindre signal. 

 

Rien. 

Le vent avait pu l’induire en erreur, mais il remarqua qu’aucune feuille ne vibrait dans les arbres environnants. Ne bougeant que les yeux, le reste du corps parfaitement immobile, Michael scrutait les alentours. Il réalisa tout à coup que sa vue était très aiguisée. Elle n’avait jamais été d’une telle acuité depuis son départ, comme si, soudainement quelqu’un avait allumé une ampoule très brillante. 

 

Mike se concentra alors sur ce qu’il voyait afin de mieux examiner une immense pierre. 

Rien. 

Il comprit soudain que même s’il se sentait très à l’aise dans son nouvel environnement peuplé de maisons colorées, l’endroit demeurait dangereux. La forme sombre qui avait hanté ses rêves pendant son séjour dans la Maison de la biologie pouvait très bien se retrouver sur son chemin. Il devait se montrer prudent. Fait étrange, il n’avait pas peur. Il demeura figé, en état d’aller, les  sens affûtés à la limite. 

 

Dans cet état de conscience avivée, il découvrait un autre élément de ses aptitudes. Bien qu’il ne put ni voir ni entendre quoi que ce soit d’inhabituel, il sentait une présence. Son âme ressentait un inconfort, un sentiment de danger et d’avertissement. Pourtant….. 

Rien. 

Lentement, il se retourna et poursuivit sa route, tournant sa tête de gauche à droite pour mieux entendre tout bruit émis derrière lui, tâchant de percevoir quoi que ce soit d’inusité. Tout en marchant, il s’interrogeait sur cette énigme. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Sur cette terre si pleine d’amour et de découvertes spirituelles, comment pouvait-on expliquer l’existence d’une entité si négative ? Pourquoi le poursuivait-elle ? Pourquoi aucun des anges n’avait-il accepté d’en parler ? Un véritable mystère, mais Mike était prévenu et ne laisserait pas cette sombre créature l’atteindre encore une fois. Il restait alerte avec le sentiment de danger toujours présent. 

 

Il marcha jusqu’à une heure avancée de l’après-midi. Le crépuscule approchait et il n’avait pas encore vu la prochaine maison. Il décida de ralentir le pas et, se tournant pour mesurer le chemin parcouru, il sortit sa carte tout en demeurant attentif aux bruits et aux mouvements autour de lui. Il fut soulagé de constater que sa précieuse carte fonctionnait de nouveau et qu’elle était « à jour ». Il repéra le VOUS ETES ICI et, tout près, la prochaine maison. Elle était au détour suivant.  Avec un sourire de satisfaction, il replia sa carte et reprit sa route. 

 

Le voyage entre les deux maisons lui avait pris presque une journée. Il comprit que les maisons étaient séparées par une distance suffisante pour exiger un certain effort de la part du voyageur sans nécessiter toutefois une nuit en plein air. Il en était ravi. Il sentait une fatigue légère et savait qu’elle n’était pas simplement d’ordre physique. L’état d’alerte qu’il avait connu au cours des dernières heures l’avait privé d’une partie de son énergie. 

 

Dans cette lumière mystérieuse où les choses semblant toutes emprunter la même couleur, Mike aperçut la prochaine maison au détour du chemin. Elle baignait dans cette lumière rouge et orange propre à la tombée du jour. La maison, de style campagnard, rayonnait d’un pur violet, comme si la lueur environnante ne l’atteignait nullement. Mike s’arrêta, ébahi. Il n’avait jamais vu de plus magnifique teinte ! C’était un violet à la fois intense, serein et puissant. La maison donnait l’impression d’une structure parfaitement translucide dont la lumière luisait de l’intérieur. Il poursuivit sa route, se rappelant qu’un arrêt prolongé n’était pas prudent, même s’il était tout près du but. 

 

En matière de beauté, Michaël était loin d’avoir tout vu encore ! Lorsque l’ange qui serait son hôte ouvrit la porte, Mike ne parvint pas à prononcer une seule parole. Il n’avait jamais rencontré d’aussi belle créature. Il pensa même à s’agenouiller en signe de respect devant tant de beauté. Que se passait-il ? Sa perception des couleurs avait-elle augmenté ? Il n’avait même jamais vu de couleur pareille ! Il resta muet, tel un enfant qui aurait observé un coucher de soleil pour la première fois, se demandant s’il s’agissait là de magie. Puis il entendit sa voix, et quelle voix ! 

 

Des profondeurs de la tranquillité se fit entendre une voix de velours qui apaisait tout l’air ambiant qu’elle faisait vibrer. Et c’était indéniablement une voix féminine ! 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit la douce voix. Nous t’attendions. 

 

Toujours abasourdi, Mike n’arrivait pas à répondre. Il n’avait même pas une pensée à offrir à l’ange ! Confondu, il prit conscience d’avoir cessé de respirer. L’ange se mit à rire et ajouta : 

-       Je ne suis pas une femme, pas plus que ne l’était Vert. Les anges portent tous les attributs du genre biologique humain. Ma voix et mon apparence visent à rendre ton séjour ici plus confortable. 

 

Mike ne comprenait rien de ce que lui disait Violette. Il avait retrouvé son souffle, mais en savait toujours pas quoi dire. Les paroles qu’il réussit à prononcer résonnèrent horriblement à ses oreilles. 

-       Quelle apparence ! Non seulement le son, mais les paroles, étaient ridicules. Quelle stupidité à prononcer devant une si belle entité ! Il revécut l’embarras qu’il avait connu, enfant, alors qu’on attendait de lui, sans succès, qu’il dise des paroles sensées à un adulte. Sa stupeur était en partie provoquée par l’être devant lui. Mike se trouvait devant une créature angélique immense qui présentait toute la délicatesse du genre féminin, mais sans aucune distinction physique par rapport aux autres anges. Ils portaient tous ces mêmes vêtements flous de la couleur de leur maison qui cachaient toute caractéristique propre au genre. Ils étaient tous immenses, mais son visage… celui de Violette était indéniablement féminin. Il avait la douceur du visage de sa grand-mère et de sa mère et s’apparentait à la sainteté. Mike soupira avant d’essayer à nouveau de parler. 

-     Je m’excuse, Violette… il avait même l’impression qu’il lui manquait de respect en l’appelant par ce nom de couleur… trop familier. Il poursuivit : « Je ne m’attendais pas… enfin, je ne savais pas que les anges pouvaient aussi être des femmes ». Il regretta aussitôt d’avoir ouvert la bouche ! Quelle sottise ! Bien sûr, les anges étaient des femmes. Chaque ange représenté dans des tableaux n’était-il pas une femme ? Violette se tenait là, sans rien dire. Michaël reprit à nouveau : 

 

-       C’est que tous les autres avaient l’apparence d’un homme. Mike aurait voulu effacer tout ça et recommencer encore une fois. 

Ses capacités de communiquer et son éloquence avaient disparus. Il avait complètement échoué à saluer cet ange de façon décente. Il soupira encore et haussa les épaules. Violette lui souriait. 

-       Je comprends parfaitement, Michaël Thomas. 

 

Le regard qu’elle lui jeta aurait pu faire fondre son armure. Il ne présentait rien de romantique, mais bien plutôt un incroyable amour essentiellement maternel. Voilà qui  avait dérouté Mike. Comme s’il revoyait sa mère ! Il avait l’impression d’être réuni à sa famille disparue, se sentant à la fois heureux et incrédule. Il y avait si longtemps qu’on ne l’avait pas regardé de cette façon. Il aurait voulu se faire tout petit et être cajolé. Ses pensées l’embarrassèrent, car il savait que Violette pouvait les percevoir. Elle poursuivit : 

-       Tu t’habitueras très vite, Michaël. Mon apparence s’explique. Ce n’est pas ainsi pour tous les voyageurs, mais pour toi, c’est différent. 

 

Mike comprit. L’apparence et l’attitude de Violette devaient le servir. Mais il se demanda tout de même pourquoi il avait besoin de « voir » un ange maternel. 

-       Parce que tu l’as mérité, dis sagement Violette. Les événements d’ici ne servent pas toujours à l’enseignement. Plusieurs constituent des présents orientés vers la croissance. Tu as visité seulement trois maisons, et déjà, tu te démarques en tant que voyageur très spécial. 

 

Mike saisissait le sens de ces paroles mais, avant qu’il ne trouve à répondre au  compliment, Violette lui fit une demande qu’il n’était pas prêt d’oublier. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, dit-elle doucement, aurais-tu l’obligeance d’enlever tes chaussures ? 

Mika obéit. Il remarqua, près de la porte, un espace prêt à recevoir une paire de chaussures et les plaça là. Elles se fondaient parfaitement au décor. 

-       Mike, sais-tu pourquoi je t’ai demandé cela ? Michael réfléchit. 

-       Parce que je suis en terrain sacré à l’intérieur ? Il se rappelait Moïse et le buisson ardent, et le dialogue de cette histoire. 

-       Alors, pourquoi els autres n’ont-ils pas eu la même exigence ? Mike continua à réfléchir et risqua une autre réponse. 

-       Parce tu es un ange très spécial ? Violette s’amusait et se mit à rire. Perplexe, Mike savait qu’il n’avait pas donné la bonne réponse. 

-       Allons, entre. Violette se retourna pour pénétrer dans la maison. Mike la suivait mais s’inquiétait du manque d’intimité de leur conversation. Il l’interpella une fois à l’intérieur. 

-       Violette, dis-moi, pourquoi m’as-tu demandé de retirer mes chaussures ? 

-       C’est à toi de ME le dire, Michael, avant de repartir. 

Violette le guidait dans la maison. 

 

Mike n’appréciait pas que les anges le fassent attendra avant de lui donner les réponses, encore moins qu’on lui demande de les fournir lui-même. Trop exigeant, se dit-il. 

-       C’est la raison pour laquelle tu es ici, lui dit l’ange en continuant de le guider dans la maison violette. Encore une fois, il eut honte de ses pensées. 

 

La maison n’avait aucun éclat, l’opposé de son hôtesse. Mike constata que son ébahissement l’avait empêché de lire la pancarte à l’entrée. 

-       Violette, comment s’appelle la maison ? Le regardant fixement dans les yeux, elle lui dit : 

-       C’est la MAISON DES RESPONSABILITES, Michael Thomas. Elle attendait sa réponse, un air inquisiteur sur son beau visage. Mike sut que des difficultés l’attendaient ! 

 

Oh ! dit-il, tâchant de ne rien laisser paraître sur son visage. Il n’avait pas donné à Violette la réponse qu’elle espérait. Elle se retourna et continuer la visite. Le nom de la maison l’avait troublé. Il avait déjà imaginé le déroulement de plusieurs types de scénarios sous son toit. Quel vilain mot que la responsabilité ! Il lui rappelait ses parents le pressant de faire ceci ou cela. C’était un terme qui s’accompagnait d’un jugement. Par la suite, il l’entendit de la bouche des femmes qu’il fréquentait, toujours dans un esprit critique à l’égard de ses actions. Pourquoi, se demanda-t-il, les femmes essayaient-elles toujours de le « modeler » à leur goût. Il eut alors une pensée terrible. Peut-être était-ce le rôle de Violette ? Une autre envoyée de Dieu pour me changer. Et si Dieu était une femme ? Ce ne serait pas sérieux ! Puis, il se prit à sourire devant ces pensées humaines si « viriles », sachant très bien qu’elles n’avaient aucun sens. Dieu n’était ni homme, ni femme, mais le scénario qu’il imaginait l’amusait néanmoins. A quoi pouvait bien servir la Maison des responsabilités ? 

 

Violette le guidait par une série de petites pièces vers une salle à manger. 

-       Qu’y-t-il  ici ? demanda Mike alors qu’ils passaient devant deux immenses portes. 

-       Un cinéma. 

 

Un cinéma ? Les réflexions de Mike se succédaient à un rythme fou pendant qu’il marchait derrière Violette. Pourquoi une salle de cinéma dans une demeure d’ange ? Il eu une autre pensée étrange. Peut-être préparait-on une séance de cinéma ? L’idée d’assister à un film en compagnie de Violette l’amusait. Il se dit qu’ils verraient sans doute un de ces films sur les anges très à la mode. Il faillit en éclater de rire. Violette, percevant  les pensées de Mike, s’amusait aussi beaucoup mais pour d’autres motifs. 

 

Enfin, ils arrivèrent à destination. Les appartements de Michael et la salle à manger ressemblaient encore une fois aux autres. Dans le placard, il trouva des pantoufles et de magnifiques vêtements violets qui, de toute évidence, avaient été créés pour lui. L’odeur de la nourriture chatouillait ses narines. Encore une fois, on lui présenta un choix illimité d’aliments. Comment connaissait-on le moment de son arrivée ? En fait, il n’avait jamais rencontré de personnel de cuisine ou d’entretien ménager. Il se rappela le dégât que Vert et lui avaient créé après leur danse et les traces de fruits sur ses pieds pendant des jours. Ceux qui préparaient les plats savaient se déplacer sans se faire repérer, tels des lutins. Quel endroit ! 

 

Mike s’attendait à constater la disparition de Violette, comme avec les autres anges. Mais, elle était toujours là. 

-       L’ensemble te convient-il Michael ? Elle était vraiment magnifique. Mike était toujours sous le charme de ses qualités maternelles. 

-       Oui, merci. Il avait presque envie de s’incliner, en signe de respect. 

-       Nous commencerons demain matin. Bonne nuit, Michaël Thomas de l’Intention pure. Sur ce, elle quitta la pièce. 

Les choses changeaient. Tout comme Vert était demeuré sur le palier au moment où Mike avait quitté la Maison de la biologie, Violette avait quelque peu agit différemment ici. Les anges devenaient-ils plus polis ? Commençaient-ils à pratiquer l’étiquette des humains ? Mike constata la différence, mais décida de ne pas commenter. 

 

Il mangea, se mit au lit et tomba immédiatement endormi. Il se sentait en sécurité, au chand et aimé. Une autre aventure commencerait le lendemain et il savait que l’enseignement de Violette ajouterait à ses connaissances. Il rêva délicieusement de son enfance et de ses parents. 

 

01 dans LE RETOUR***** 

Aux abords de la maison, la forme sombre et fuyante exerçait une surveillance complète. Elle était à la fois aux aguets et en colère. Lorsque Mike avait quitté la maison verte en route vers celle-ci, l’horrible créature avait été estomaquée des transformations qu’il avait subies. Il avait acquis de la puissance, sans compter ces armes stupides. La vigilance de Mike ressemblait à celle d’un guerrier et il était sans peur ! Qu’avait-il bien pu se passer dans la dernière maison pour qu’il change à ce point ? La silhouette verte bouillait de colère à la pensée de l’occasion qu’elle avait ratée de le mettre au défi durant la tempête. 

 

Celle-ci commença à élaborer un meilleur plan pour mettre l’être humain en boîte. L’entité négative se dit d’abord que si Michael Thomas avait choisi de devenir un guerrier insaisissable, il aurait dû emprunter un chemin plus discret et non pas la route toute tracée comme il l’avait fait. Puis, elle réalisa que Mike suivait toujours le parcours. Il ne pouvait faire autrement puisqu’il ne savait pas où se trouvait la prochaine maison. La solution pour le piéger consistait donc à prendre les devants et à attendre sa proie à un détour du chemin. Si l’étrange créature avait pu sourire encore une fois, elle l’aurait fait. Sans sommeil, l’horrible forme avait des visions de la chute imminente de Michael Thomas de l’Intention pure

 

01****** 

 

 

Le matin suivant ressemblait à tous les autres. La journée s’annonçait magnifique. Le repas était splendide. Michael savoura un délicieux muffin aux bleuets, n’en finissant pas de s’extasier sur la fraîcheur et la saveur qu’il  y trouvait. 

-       Celui que j’ai déjà eu entre les orteils ne goûtait pas si bon. 

Il rit en se revoyant danser avec Vert dans la salle à manger de la dernière maison. 

 

Tout comme il finissait de revêtir ses nouveaux habits, on frappa à la porte. Tiens, les anges frappent aux portes maintenant ! 

-       Entrez, lança Mike d’une vois polie. Violette semblait flotter et Mike lui sourit. Il faudra voir à remercier les responsables de ce merveilleux petit déjeuner ! 

-       Je t’en prie, dit Violette. 

-       C’est toi ? 

-       C’est nous tous. nous ne formons qu’un. 

-       Oui, on m’en a déjà informé. Un jour, je comprendrai. D’ici là, je vous remercie tous. 

-       Es-u prêt ? 

-       Oui, bien sûr. 

Violette le guida dans des endroits qu’ils avaient traversés la veille. Les deux grandes portes étaient ouvertes, et Mike put entrer dans le cinéma aux teintes violettes. Il s’arrêta, ébahi et incrédule. Il n’arrivait plus à bouger et Violette ricanait. 

 

Devant eux, s’érigeait un écran géant. A l’arrière de la pièce, on pouvait voir un projecteur des plus modernes et des tas de bobines de film empilées prêtes à la projection. Il devait y en avoir des centaines ! 

-       Eh bien, Michaël Thomas, nous allons regarder des films, toi et moi ! 

-       Pas possible ! C’est une blague ! 

Devant la réponse, Violette cessa de sourire et le regarda sérieusement. 

-       Oh non ! Absolument pas ! Vraiment pas ! Si tu veux bien prendre place dans la première rangée. 

 

Violette se dirigea vers l’arrière de la salle et mit l’équipement en branle. Mike demeurait confus devant le paradoxe qu’il observait. Un ange qui actionne un projecteur de cinéma. Ce n’est pas là un jouet de lieu sacré. Comme c’est étrange ! Mais il obéit et s’installa au centre de la première rangée. A l’encontre des salles de cinéma qu’il connaissait, la première rangée se trouvait au centre de la pièce. Il y avait un autre élément étrange ; le fauteuil central de la première rangée était rembourré et velouté. Tous les autres ne l’étaient pas, comme s’ils avaient été placés là pour créer un effet seulement. Mike s’installa dans le fauteuil moelleux, devant l’écran géant. 

-       Alors, qu’allons-nous regarder Violette ? Mike se sentait un peu nerveux. 

-       Du cinéma familial, lui répondit-elle, trop occupée à préparer la première bobine pour se tourner vers lui. Mike n’aimait vraiment pas le ton de la réponse. 

Il avait l’estomac noué. Encore cette sensation étrange. Décidément, son intuition toute nouvelle faisait des heures supplémentaires, lui faisant savoir que ce qui s’annonçait risquait de se révéler désagréable. Il pensa à blaguer ; et demander du maïs soufflé peut-être ? Il n’en eut pas le temps. Les lumières se tamisèrent, comme dans une vraie salle. Mike entendit le bruit du projecteur et l’écran s’anima. Il eut le cœur serré dès la première image. 

 

Le premier film qu’il vit ce jour-là, comme tous ceux qui suivraient, était d’une qualité impeccable ; aucun soubresaut, une image en trois dimensions, sans avoir à porter de stupides lunettes ! le son provenait de l’endroit approprié sur l’écran, même lorsque les personnages se déplaçaient. Mike souhaita aussitôt que le film n’ait pas été si réel. Il était trop près. L’écran circulaire lui donnait l’impression de faire partie de chacune des scènes. Il aurait voulu reculer, mais il ne le pouvait pas. 

 

Sur l’écran, devant lui, il voyait Michaël Thomas ! S’il avait dû donner un titre au film, il l’aurait intitulé « Les choses désagréables de ma vie ». Le film débutait alors qu’il était enfant, et c’était là d’une réalité désarmante. Sa mère avait l’air toute jeune et son père, tellement beau ! Tous ces souvenirs l’émouvaient et ranimaient en lui de précieux moments. Il revivait tout encore une fois ! Chaque épisode remplissait une bobine entière et se déroulait en temps réel, comme les événements s’étaient vraiment passés, à l’exception du fait qu’on ne lui montrait que les expériences négatives. 

 

Les premières bobines étaient amusantes. On y voyait Mike, un petit garçon blond de trois ans, qui jouait avec les produits de maquillage de sa mère. Il avait fait tout un dégât dans la salle de bain et sa mère l’avait pris sur le fait. Elle était en colère et lui administrait sa première fessée. En tant qu’adulte revivant la scène, Mike fut étonné de la vividité de l’expéri0ince. Il revivait les émotions rattachées à toutes tes séquences. Il craignait maintenant que ce cinéma maison ne se transforme en film d’horreur lorsqu’il se verrait, plus âgé sur l’écran. Mike avait l’impression qu’on l’avait attaché à une voie ferrée et que le train approchait. 

 

Il revit d’autres scènes de son enfance, chacune lui rappelant un événement qu’il avait oublié depuis longtemps. Il se revit dans la salle de bain à l’âge de six ans, incapable de sortir. Il revécut l’émotion d’alors ; ce n’était pas sa faute. La poignée était restée coincée, et on avait dû faire revenir son père des champs pour qu’il démonte la porte ! Il  était furieux, et Mike avait eu droit à sa deuxième fessée. Il ressentait encore la trahison subie  ce jour-là. Il n’avait pourtant rien fait de mal, mais son père, en colère, l’avait frappé avec sa plus grosse ceinture. Il avait perdu un temps précieux aux champs et prit du retard dans les récoltes. En tant qu’adulte, Mike commençait à se sentir déprimé. 

 

Il regarda bien d’autres bobines encore. Subitement, il eut dix ans. Il devait prendre l’autobus pour se rendre à l’école du village. Il revit Henry, le tyran qui revenait le tourmenter à chaque semestre. Les autres semblaient aussi le détester, mais ne faisaient rien contre lui. Ils avaient tous peur. Parce que Mike venait de la ferme t d’un village au nom bizarre, les autres élèves riaient de lui. Le tyran, par contre, était sans pitié. Des enfants de tous les milieux fréquentaient l’école, mais ceux qui vivaient sur des fermes devenaient de plus en plus rares. Mike portait des vêtements qui trahissaient ses origines ; c’était sa mère qui les cousait. Il se distinguait ainsi des autres, et le tyran ne ratait pas une occasion de le lui rappeler. De concert avec les autres écoliers, il se moquait des vêtements de Mike, de son odeur et même du mode de vie de ses parents. 

 

Mike revit le jour où un groupe d’enfants l’avaient invité à se joindre à leurs jeux. Il en était heureux. Ils voulaient jouer avec lui ! Mais, c’était un piège. Au lieu d’être inclus dans leurs jeux, il devint la risée du groupe. Ils le placèrent à un certain endroit pendant qu’un autre se mit à quatre pattes derrière lui. Puis ils le firent tomber à la renverse, exactement sur l’autre garçon à quatre pattes. Ils en riaient à gorge déployée. Mike rit aussi, essayant d’être bon joueur, mais ils s’écartèrent de lui, le laissant seul. C’était douloureux. La vue de ces images ne lui plaisait décidément pas. Ça servait à quoi ? Il commençait à s’irriter de voir sa vie exposée ainsi et surtout, d’avoir à la revivre de nouveau. Une fois ne suffisait-il pas ? 

 

Dans une autre bobine, il avait quatorze ans. Il se revit le jour où on l’avait accusé d’avoir triché en classe alors que tel n’était pas le cas. Un élève s’était emparé de documents appartenant au professeur et les avait remis sur son bureau en désordre pour bien indiquer qu’ils avaient été consultés. Puis, il avait faussement dénoncé Mike, affirmant l’avoir vu faire. L’enseignant l’avait cru. Après tout, Mike était un enfant de fermier qui portait toujours des vêtements étranges, bien qu’il ait de très bonnes notes en classe. On le renvoya chez lui, et il fut exclu de la classe pour la journée. Dans l’autobus qui le ramenait à la maison, il se demandait comment il allait expliquer la situation à ses parents. Il se détendit un peu, sûr qu’ils le croiraient. Hélas, ce ne fut pas le cas et Mike se sentit complètement abandonné sur cette terre. Il savait que ses parents l’aimaient, mais il aurait voulu qu’ils lui accordent le bénéfice du doute au moment où il en avait tant besoin. Il était anéanti par la solitude. 

 

Michael était assis dans son fauteuil de cinéma depuis des heures, mais le Mike sur l’écran n’avait pas encore terminé sa croissance. Il pensa au temps qu’il allait encore s’écouler avant qu’il n’arrive à la fin de sa torture. Il lui semblait avoir perdu toute trace de spiritualité. Il avait l’impression qu’on le battait. Empreints d’une précision inouïe, les films ne lui laissaient pas de répit. Il n’y manquait aucun détail, aucun élément ; les voix et les personnages se révélaient tels qu’il les avait effectivement connus. Le processus l’ébahissait, mais le sujet le désarmait ! 

 

Ses premières fréquentations maintenant ! Embarrassant ! Il portait toujours ces vêtements étranges, qui provenaient maintenant des magasins, mais sa mère n’avait aucun sens de la mode et faisait des combinaisons pour le moins étranges, sans parler de choix des tissus. Les filles, à l’école ou à l’église, jugeaient Mike intéressant, mais il savait qu’elles se moquaient de ses vêtements. Il avait honte ! Il ne mit pas longtemps après avoir surpris quelques conversations à son sujet, à se décider à faire des économies et à acheter ses propres vêtements. A partir de là, il sentit croître sa confiance, ca ril avait un certain flair pour choisir ce qui lui allait. Il examina la question et il décida d’aller faire ses chats en compagnie d’une fille ou deux pour l’aider à mieux choisir. Les filles adoraient ça ! Imaginez ! un gars qui aime fréquenter les magasins ! Ce fut le début d’une importante métamorphose. De l’adolescent mal fagoté qu’il était, il devin un jeune homme attrayant et désirable, ce qui entraîna chez lui un changement de sa personnalité. Il prit énormément d’assurance. Il réussit à maintenir de bonnes notes et s’engageant activement dans plusieurs activité parascolaires. Et puis un jour, la jalousie poussa quelqu’un à mener contre lui une campagne de dénigrement, ce qui lui fit perdre le poste de président qu’il convoitait. La rumeur circula qu’on l’avait surpris à faire des obscénités dans les toilettes des filles. Tout le monde avait envie d’y croire ; c’était à la fois une nouvelle à sensation et… complètement faux. Il était le favori aux électrons puisqu’il avait occupé la présidence à plusieurs reprises mais la rumeur l’emporta et Mike subit une énorme perte. Du même coup, il perdit l’affection de sa première petite amie,, Carole. Elle refusa dès lors de lui adresser la parole. Sa peine le rongea pendant des semaines et il laissa tomber toutes ses fonctions à l’école. Il était victime, encore une fois. Et il revoyait tout, étape par étape, sur l’écran devant lui. L’événement s’étira, toujours en temps réel, découvrant chaque parcelle de cet incident malheureux. Il en sortit changé, et le poids pesait encore sur lui pendant qui’ le revivait. 

 

Le cinéma se poursuivit. On ne lui offrit pas de repas du midi. En effet, l’entité qui actionnait le projecteur savait que Mike n’aurait pas d’appétit. Elle avait raison. A chaque fin de bobine, on entendait le bruit du ruban frappant le métal, et la noirceur tombait sur la pièce. Puis, il y avait un silence étrange, rompu seulement par le bruit des engrenages de la bobine et des interrupteurs du projecteur. Ni Mike ni Violette ne prononçaient une seule parole. Puis, l’écran s’animait de nouveau des pires images de la vie de Mike ! Il savait, alors que les projections avançaient dans le temps, que l’événement majeur serait bientôt devant lui. Puis, il le vit… le jour de l’accident mortel de ses parents. 

 

Michael savait très bien qu’il n’avait pas à demeurer dans son fauteuil s’il ne le voulait pas. Tous les anges l’avaient entretenu de son libre choix. Il aurait voulu fuir, et dans son esprit, il formulait des pensées qu’il souhaitait transmettre à tous les anges. Dieu, s’il te plaît, ne me faits pas vivre tout ça encore une fois. Ça suffit ! Mais, il revit toute la scène, convaincu qu’un camion lui roulait sur le corps. 

 

Mike ne flancha ni ne pleura dans son fauteuil. Il attendrait à plus tard. Il resta la, impassible, regardant le théâtre de sa vie se dérouler devant lui en temps réel. Il revécut l’appel téléphonique, le choc, les funérailles, la douleur et la peine, la vente de la maison, de la grange et des terres ; la vente de l’équipement de la ferme, y compris celle du vieux tracteur. Il revit le triage qu’il fit des effets personnes de ses parents, les photos des jours meilleurs, leurs photos de mariage et même les lettres d’amour qu’ils s’écrivaient durant leurs fréquentations. Mike resta immobile, essayant de ne pas revivre toutes ces émotions. Il força son esprit à les refouler, mais se sentit victime dans son fauteuil. Il sentit les convulsions involontaires de la douleur qui surgissaient par vagues dans son corps. Il brûlait de l’envie de laisser sortir sa peine en pleurant. La présentation était en tous points semblables à la réalité. C’était la chose la plus cruelle qu’on lui eut jamais imposée. Tout ce qu’il voyait depuis des heures avait fait de lui l’objet d’une mauvaise blague. Et maintenant,…on le poursuivait jusque dans cette pièce pour le punir. Il jugeait la situation injuste et se demandait à quoi elle pouvait bien servir. 

 

Il respira de soulagement lorsque l’épisode du décès prit fin. Il ne pouvait rien imaginer de pire. Il était en sueur, épuisé et se sentait diminué. Le sujet était d’envergure et il ne pouvait détacher ses yeux de l’écran tellement la réalité était prenante. 

 

Lorsqu’il vit « Criquet », de son véritable prénom, Shirley, il sut encore une fois ce qui l’attendait. L’incident qu’il allait revoir correspondait à la fin de son histoire d’amour à Los Angeles et à la rapidité avec laquelle la situation s’était détériorée. Il s’était jeté dans cette aventure à corps perdu alors que Criquet avait pris la chose avec une telle légèreté. Cela n’avait pas été une aventure mortelle, mais cela aurait pu l’être. En tout cas, cela avait été la mort dans son cœur, très certainement. Mike essaya encore une fois de s’endurcir pendant que la scène se déroulait devant lui. Qu’elle était belle ! Une voix inoubliable ! L’événement était encore tout frais et avait d’ailleurs été à l’origine de sa récente dépression, de son manque de confiance et du statu quo quant à son emploi minable. Devant lui s’étalaient en fait les scènes du deuxième grand malheur de sa vie. Puis le film lui montra son lieu de travail, des images de son patron maniant habilement la violence verbale et l’espace restreint dans lequel il avait accepté de travailler à Los Angeles. 

 

La séance prit fin à seize heures. Les dernières scènes se déroulaient dans son appartement, lorsqu’il avait été attaqué puis transport à l’hôpital. Puis, l’écran redevint vierge et il entendit le bruit du ruban signalant la fin d’une autre bobine. Le bruit continuait, mais la salle restait dans le noir. Mike se leva et, plaçant ses mains en forme de visière au-dessus de ses yeux, se retourna en direction de la lumière crue du projecteur pour essayer de voir Violette. Elle n’était pas là. La conclusion du film marquait sûrement la fin de la leçon d’aujourd’hui, et, comme dans le fils, Mike se retrouvait seul. 

 

La fin du ruban continuait de frapper la bobine de métal et Mike sortit de la salle pour se diriger vers ses appartements. Il n’avait toujours pas faim. Il était déprimé. On avait agité ses émotions jusqu’à la moelle et il se mit immédiatement au lit, sans se dévêtir. Violette ne vint jamais lui souhaiter une bonne nuit. Il appréciait son tact, car il n’avait absolument pas envie de parler. Cette nuit-là, il continua à voir les films dans ses rêves. Il revit le tyran de ses jeunes années, ses parents et Criquet. Décidément, ils ne le quittaient plus : n’en pouvant plus, il se laissa finalement aller, pleurant à chaudes larmes. Le fait d’avoir revu ses parents, tellement vivants, renforça sa peine. C’était la deuxième fois, depuis son arrivée sur cette terre sacrée, bénie et angélique, que Michael se sentait complètement seul et dans une noirceur totale, une véritable victime de la vie. Et maintenant, les scènes de film l’avaient prouvé ! 

 

 

01

**************** 

 

Le lendemain matin, Mike se sentit un peu reposé, mais resta songeur. Et il avait faim. Il ne se fit pas prier pour engouffrer un copieux petit déjeuner. La menace de la veille passait encore sur lui mais il avait l’impression que le pire était derrière lui. Il se sentait fort et même s’il ne comprenait pas encore l’utilité de tout cela, il était déterminé à ne pas se laisser glisser à nouveau dans la noirceur et la dépression. Aujourd’hui, il ne pouvait arriver que quelque chose de mieux. 

 

Après le petit déjeuner, Mike s’habilla. Comme par magie, on lui avait laissé de nouveaux vêtements violets, pour remplacer ceux dans lesquels il avait dormi. Lorsqu’il fut prêt, Violette se montra dans l’entrebâillement de la porte, sans dire un mot. On aurait dit qu’elle voulait lui offrir un moment pour s’exprimer et se « vider le cœur » ou simplement l’occasion de lui reprocher l’expérience douloureuse vécue la veille. Mike était conscient de sa présence. Elle le surveilla pendant quelques instants et finalement s’adressa à lui. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, as-tu quelque choses à dire ? 

-       Oui. Y a-t-il d’autres films ? 

-       Oui, répondit doucement Violette. 

-       Bon, alors, allons-y ! dit Mike, attendant qu’elle bouge. Violette était surprise. Dans cette maison, l’expérience des anges avec les humains n’avait jamais été telle. Vert avait raison. Ils avaient affaire à un être à part. il réussirait peut-être. Il ferait peut-être partie des rares élus. Elle n’avait jamais vu tant de détermination et un changement si rapide. Elle se sentait privilégiée de prendre part à sa formation et ressentit un grand amour pour lui. Elle se retourna et se dirigea vers la salle de cinéma. 

Mike connaissait la routine. Il s’installa dans son imposant fauteuil violet et bien rembourré de la première rangée, tel un prisonnier sur sa chaise électrique, attendant le courant ou plutôt, dans son cas, la fermeture des lumières et le début de la projection. Il était plus résolu que jamais. Rien ne l’empêcherait d’atteindre son but. RIEN ! 

 

Encore une fois, sa vie se déroula devant lui, depuis son enfance. Mais il comprit aussitôt que cette fois, ce serait différent. Le sujet avait changé. Le titre aurait pu être « Les mauvaises actions de ma vie ». Les épisodes de l’enfance étaient amusants, et Mike rit de bon cœur à plusieurs reprises. Il était bon de rire, même s’il avait encore les côtes endolories de ses pleurs de la nuit précédente. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, certaines des choses qu’il revoyait commençaient à l’embarrasser. Violette les connaissait sûrement toutes et il ne tenait pas à les revivre. Plus le temps passait, plus il se faisait petit dans son fauteuil. En fait, il se sentait de plus en plus mal à l’aise. 

 

Il avait dix ans et se trouvait dans l’église. Il s’amusait à faire circuler les dessins obscènes qu’il avait conçus avec ses petits copains. Ils les glissaient dans les enveloppes de l’église, puis dans la corbeille qui circulait parmi les fidèles pour recueillir les dons de la semaine. Ensemble, ils riaient en imaginant l’expression des dames patronnesses qui dépouillaient les enveloppes de la quête pour compter les fonds. Vraiment, ils s’amusaient beaucoup ! 

 

A l’âge de douze ans, Mike s’était faufilé dans la cour et avait fait démarrer le tracteur de son père pendant que ses parents étaient à l’église. Il avait feint d’être malade pour rester à la maison. Le tracteur démarra sans problème, mais Mike ne savait pas comment le faire avancer. Il essaya chaque manette et chaque pédale, de plus en plus frustré>. Il ne comprenait pas le fonctionnement de la pédale d’embrayage et pensait que, comme pour la voiture familiale, une pédale servait à avancer et une autre à arrêter. Il entendit plusieurs bruits étranges et, bien sûr, il brisa le mécanisme d’embrayage. Lorsque son père découvrit le problème, il demanda à Mike de lui dire la vérité. 

-       Mike, as-tu essayé de démarrer et de faire avancer le tracteur ? 

-       Mais non, voyons ! 

Mike eut aussitôt honte et se sentait encore honteux aujourd’hui. Son père savait la vérité ; Mike le voyait dans ses yeux. Ce jour-là, Mike comprit ce que signifiait rompre l’unité familiale. Le sentiment était affreux et l’avait poursuivi toute sa vie. La facture de réparation faramineuse avait fait prendre conscience à Mike de sa stupidité et les avait tous contraints à se priver de nourriture décente pendant plusieurs semaines. Chaque fois qu’ils se mettaient à table, Mike dégustait le résultat de son geste. Il lui fallait en plus le revivre en couleurs et en trois dimensions ! Il ne fit menu dans son fauteuil. Quelle vraisemblance ! 

 

En grandissant, Mike devint plus fort. A l’époque, les élèves se suivaient d’une école à l’autre tant et aussi longtemps que leurs parents respectifs habitaient au même endroit. C’est ainsi que le tyran Henry et Mike continuèrent de fréquenter les mêmes écoles. S’il menait le bal au primaire, il en fut autrement au secondaire. Il ne dépassait plus les autres d’une tête comme autrefois et les règles du jeune devinrent plus équilibrées. Henry ne réussissait pas bien en classe et il obtint difficilement son diplôme. Michael profita de chaque occasion qui s’offrait de lui rendre la vie impossible. Il se servit de sa taille et de sa popularité pour l’intimider, l’injurier ou le menacer. 

 

Au cours des premières années du secondaire, il se servit de son pouvoir de président pour l’exclure de tout ce qui pouvait être bon. Il utilisa habilement son influence pour éloigner l’ancien tyran d’événements agréables, comme la remise des diplômes et de domaines où il excellait. Mike agissait toujours sans demander l’avis de personne et se réjouissait de chaque occasion qui s’offrait de ruiner ses années au secondaire. Même si Henry savait ce qui se tramais, il n’y pouvait rien. Il fut éventuellement en mesure de se venger, mais Mike n’en sut rien avant de se retrouver dans on fauteuil violet pour avoir toute la situation se dérouler devant lui. C’était Henry qui lui avait fait perdre son poste de président : c’était lui qui avait lancé les rumeurs qui l’avaient empêché de conserver son poste. 

 

Plus tard, Mike avait appris que Henry avait mal tourné et qu’il s’était retrouvé en prison. Il s’était souvent demandé si les choses se  seraient passées autrement si Henry savait pu faire tranquillement son chemin durant ses années de secondaire. Mike avait honte de ce qu’il avait fait et se voyait de nouveau confronté à ses actions passées. 

 

Il se trouvait vraiment stupide. Le film montrant ses mauvais coups était plutôt long, et l’aspect immoral ressortait avec le temps. Michael avait peut-être même détruit toutes les chances d’un homme. Il se sentait tout à fait nul mais continua de regarder l’écran. A cours de sa dernière année au secondaire, il avait triché à un examen. Sa moyenne générale était bonne, mais sa note était faible en histoire des Etats-Unis. Il en imputait la faute à un professeur ennuyant et réussit, en utilisant la clé conservée d’un ex-président de classe, à se procurer une copie de l’examen. Il estimait que c’était une douce vengeance puisqu’on l’avait injustement accusé et puni quelques années auparavant. A son esprit, son geste était tout à fait justifié. Mais la situation se gâta. Le sort voulut que l’enseignant remarque immédiatement le progrès subit de Mike et l’accuse du geste qu’il avait commis. Mike, mettant à profit sa forte personnalité et s’appuyant sur ses bonnes notes dans les autres matières et sur sa réputation, dénonça le professeur à l’administration. Ce dernier vit inscrire à  son dossier une remarque qui ruina sans doute la progression de sa carrière; Mike n’en avait jamais eu conscience avant de s’installer dans le fauteuil moelleux de la salle violette. 

 

Oh ! Quelle horreur ! Etre victime de la vie est déjà difficile mais se regarder mentir et tricher est horrible. Mike ne désirait plus voir ces images et aurait souhaité qu’on y mette fin. Son vœu se réalisa. Il n’y avait pas d’incidents intéressants à observer à l’âge adulte. Toute sa vie avait été chavirée par le décès de ses parents. Il avait mûri rapidement, et une intégrité ferme s’était développée en lui. Il portait fièrement le nom de sa famille, et le travail ardu de ses parents lui servait de modèle. Il soupira d’aise lorsqu’il entendit encore une fois le bruit de la pellicule sur la bobine indiquant la fin du film. Cette fois, le projecteur s’arrêta et les lumières revinrent graduellement. Violette s’approcha près de lui. 

-       Michael, voudrais-tu me suivre ? 

Sans dire un mot, Mike obéit en se tirant lourdement du fauteuil où il avait passé tant d’heures. Il espérait ne plus jamais le revoir et détesta cet endroit où on lui avait déroulé le film de sa vie. En sortant, il jeta un coup d’œil au projecteur, s’attendant à  voir tous les films qu’on lui avait montré depuis les deux derniers jours, mais l’endroit était propre et dégagé. 

 

Villette était l’entité la plus prévenante qu’il ait rencontrée. Elle n’était pas pour autant meilleur que Bleu, Orange ou Vert, mais elle était différente. Chaque ange avait manifesté des qualités que Mike avait appréciées. Violette dégageait de la bienveillance et de l’affabilité. Mike aurait voulu s’installer dans la maison violette pour y vivre sous cette tutelle parentale apaisante. C’était merveilleux d’écouter sa conversation. Tout était si facile quand elle était là. Ce sentiment était familier à Mike ; il réalisa que c’était le le sentiment d’être un enfant sans responsabilité. Il était donc normal qu’il l’ait rencontrée dans la Maison des responsabilités. Elle représentait un parent, et Mike sentait comme un petit enfant, dégagé à la vie. 

 

Violette le guida vers une grande pièce. On aurait pu croire que c’était une salle de conférences, mais on n’y trouvait que deux fauteuils. Il y avait un tableau d’affichage sur un des murs et plusieurs symboles et graphiques sur les autres. 

Dans les premières maisons, les anges ne s’étaient jamais assis si longtemps. Puisqu’ils ne se fatiguaient pas et n’avaient pas besoin de dormir, ils n’avaient pas besoin non plus de s’asseoir comme les humains. Ils le faisaient uniquement pour les mettre à l’aise, comme maintenant. Violette avait pris place devant Michaël. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, comment te sens-tu ? 

Elle avait entamé la conversation par une question qui permettrait à Mike d’exprimer ses émotions au sujet du dernier jour de projection, ce qu’il fit, y ajoutant une pensée qui avait accaparé son esprit au cours de la soirée précédente. 

-       Ma chère Violette – Mike l’aimait vraiment beaucoup – je sais que tu ne peux intentionnellement blesser un humain ; je sais que ta conscience angélique ne te permet pas de causer de la douleur, de la souffrance, du doute ou de la peur. Mais en me montrant ces films, tu as produit tout cela et je suppose qu’il y a une explication. Comment je me sens ? 

Mike s’arrêta un peu pour réfléchir, car il voulait exprimer ses émotions des derniers jours, le plus honnêtement possible. 

-       Agressé, dit-il, horrible, attaqué, triste de mes propres échecs, coupable de mes actions, en colère contre ceux qui m’ont assailli, dévasté par la peine produite par des circonstances indépendantes da ma volonté, abattu, tourné vers l’intérieur. 

Mike ouvrait totalement son cœur à Violette. Il le faisait sans trop d’émotions puisqu’il le savait toutes exprimées la nuit précédente. Il essayait de décrie ce qu’il ressentait à Violette. Les mots vinrent d’abord aisément, puis il commença à répéter. Violette le laissa tout de même poursuivre. Le processus de libération était en cours. Michaël s’était exprimé, s’était plaint de plaint encore. Il ne demanda jamais pourquoi on lui avait montré ces films. Intuitivement, il savait que Violette allait répondre à cette question… et il avait raison. 

 

Quand il eut fini, il eut soif. Il but l’eau qu’on avait laissée à sa portée et indiqua par un geste de la main qu’il avait terminé. Violette se redressa et commença son enseignement. 

-       Michaël, lui dit-elle en le regardant droit dans les yeux avec une intensité dont l’origine devait être divine, il en était certains. 

« En tant qu’humain préparant son retour chez lui, c’est la dernière fois que tu ressens quelque chose du genre ». Elle le laissa réfléchir quelques instants et se leva pour se diriger vers un mur en apparence tout blanc. Elle déroula un parchemin fixé à l’extrémité du mur, près du plafond, ce qui rappela à Mike les cartes géographiques fixées aux murs des classes au-dessus des tableaux noirs. Le parchemin portait les mêmes étranges caractères de style arabe déjà vus dans la Maison des cartes. Il ne parvenait pas à les lire. 

-        mon rôle consiste à t’expliquer que toi, ainsi que tous ceux qui se sont retrouvés dans  ta vie, avez soigneusement planifié ce que tu as vu se dérouler sur l’écran du « cinéma de la vie » au cours des deux derniers jours. Mike écoutait attentivement, sans vraiment comprendre comment c’était possible. 

-       Planifié ? 

-       Oui. 

-       C’est impossible. Il y avait des accidents, des coïncidences, des faits divers, plusieurs facteurs dus au hasard. 

-       Tu as tout planifié avec les autres. 

-       Mais, comment ? 

-       Michaêl Thomas tu sais déjà que tu es une entité éternelle. Tu es ici pour obtenir l’autorisation et la formation nécessaires pour rentrer chez toi, pour retourner sur cette terre sacré où tu crois trouver des réponses, la paix, un sens à ta vie, selon ta propre définition des choses. Ce que tu ne sais pas encore, c’est que tu  as fait en tant qu’humain sur la terre plusieurs séjours. Cette fois, tu es Michael Thomas. 

 

Mike avait déjà entendu parler des vies antérieures, et une personne de confiance qui confirmait encore cette notion qu’l accepta avec émerveillement. Violette continua. 

-       Lorsque tu n’es pas sur la terre, tu planifies les leçons de ta prochaine vie, car tu es le seul à connaître tes besoins. En collaboration avec les autres, tu prépares tes leçons de vie. Certains acceptent de te mettre au défi. D’autres consentent à être le sable de ton huitre pendant des années ! D’autres encore acceptent d’être plus près de toi et certains même mourront pour t’aider à réaliser tes besoins et les leurs. Cela fait partie de leur contrat ! Ebahi par cette information, Mike demanda : 

-       Mes parents, savaient-ils ? 

-       Vous le saviez TOUS, Michael, et c’est le plus grand présent que tu aies reçu de toute ta vie. Les yeux de Violette laissaient voir une compassion comme Mike n’en avait jamais vu. Elle le connaissait à un tel point § Elle était prête à tout lui expliquer s’attendait à de fortes émotions et pouvait répondre à toutes ses questions. Elle était formidable. 

-       C’est assez complexe, vois-tu Michael. Chaque incarnation humaine est reliée aux autres. Des contrats sont établis avant ton arrivée, prévoyant ta puissance d’apprentissage et de croissance. Tu es l’épine de quelqu’un d’autre et une perle d’une valeur inestimable. Ce que tu appelles accident ou coïncidence est soigneusement planifié. 

-       C’est la prédestination ? 

-       Non, tu choisis tout. Le chemin est tracé et tu peux décider de le suivre ou non. Tu peux même en créer un nouveau si tu le désires. C’est d’ailleurs exactement ce que tu es en train de faire. Lorsque tu as exprimé l’intention d’emprunter ce chemin, tu as balancé le contrat que tu avais conclu avec les autres. Tu es allé au-delà des événements planifiés pour l’apprentissage de tes leçons et tu as plutôt choisi la mine d’or. Maintenant, tu as une véritable vision d’ensemble de toute la situation. 

-       Mais pourquoi les films, alors ? 

-       Pour que tu puisses revoir chaque détail de ta vie qui te semble négatif et comprendre que tu as participé à sa création. Tu as pris part à sa planification et u l’as accomplie selon un plan établi>. En d’autres termes, tu es responsable de tout. 

 

Mike était étonné par toutes ces idées. Il n’en comprenait pas encore le mécanisme 

-       Et si j’avais voulu tout changer ? Pourquoi ai-je chois des expériences si difficiles et si tragiques ? Violette était prête à répondre. 

-       Lorsque tu n’es pas ici, Michaêl, tu possèdes l’esprit de Dieu. Tu n’en es pas conscient maintenant, mais c’est ainsi. La mort et les circonstances émotives sont de l’énergie vers Dieu. Tu es éternel, et les allées et venues des humains sont destinées à des objectifs beaucoup plus élevés que tu ne le crois, un but que tu comprendras un jour quand tu prendras ma forme. Pour l’instant, qu’il te suffise de savoir que ce que tu appelles tragédie, malgré toute l’horreur que tu y perçois dans ton état d’esprit actuel, peut être le catalyseur d’un changement planétaire, d’une augmentation de la vibration et d’un présent au-delà de toute imagination. C’est la vision d’ensemble qui compte, et non pas l’événement réel. Malgré la confusion qui peut s’en dégager pour l’instant, c’est ainsi. Violette arrêta quelques instants pour permettre à Mike de réfléchir. Puis, elle reprit. 

-       Pour ce qui est de changer les événements, c’est un choix que tu as toujours eu, mais qui est caché à la plupart des humains. C’est le test de la vie, Michaël. Tu pourrais regarder la situation de cette façon : lorsque tu quitteras la maison, tu auras tendance à suivre la route. C’est la solution la plus naturelle. C’est facile et tu n’as pas à penser à ta direction. Le chemin est là et t’indique la voie ; alors, pourquoi ne pas le suivre ? Mais, en vérité, sur la terre des sept maisons, le chemin mène toujours dans la même direction, ondulant légèrement. Voilà pourquoi, tu pourrais atteindre la maison suivante sans doute plus rapidement si tu te dirigeais dans sa direction, sans emprunter le chemin. Tu pourrais même découvrir des merveilles sur ta route, hors des sentiers battus. Le chemin ondule mais conduit toujours dans la même direction, vers l’avenir. La plupart des humains restent sur la route, ne réalisant  jamais qu’ils peuvent la quitter s’ils le désirent. C’est lorsqu’ils font autrement que tout change pour eux, surtout leur avenir. Ils commencent en fait à s’écrie un nouveau futur dès qu’ils expriment l’intention e quitter la voie. Ils trouvent la paix lorsqu’ils parviennent à mieux maîtriser leur vie. Ils découvrent leur but. Certains passent même par ici ! Violette avait un sourire entendu. 

 

-       Et la Maison des responsabilités ? interrogea Michael. 

-       C’est ici que tu apprends que TOI, Michaël Thomas de l’Intention pure est directement responsable de tout ce qui constitue ta vie. La tristesse, la peine, les présumés accidents, les pertes, ce que les autres t’on fait, la douleur et, oui, même la mort. Tu savais qu’elle serait là, tu l’avais planifiée avec les autres et tu as joué le jeu jusqu’à maintenant. 

-       Dans quel but ? 

-       Dans un but d’amour, Michael. L’amour le plus élevé. Tu connaîtras le plan d’ensemble au moment opportun. Pour l’instant, tu dois saisir que tout est important et fait partie d’un amour que tu connais déjà et auquel tu participes dès à présent. Les apparences sont parfois trompeuses. 

 

Les mots résonnaient aux oreilles de Michael. Les apparences sont parfois trompeuses. C’était les paroles du premier ange, celui de la vision qui avait suivi le vol. Puis les autres les avaient aussi prononcées. L’esprit de Mike se récitait ces nouveaux concepts. Puis, il se rappela les paroles de Bleu dans la Maison des cartes. Ce sont les contrats de tous les êtres humains de la planète. Dans les petites cavités que Bleu gérait, et il y en avait des millions, se trouvaient les plans éventuels de toute l’humanité, établis par les individus eux-mêmes et prêts à être altérés par ceux qui le souhaitaient. 

 

La vérité du message frappa soudain Mike comme une masse. Si seulement il avait su ça lorsqu’il était jeune. Il aurait tellement mieux compris la vie. Il aurait pu changer son futur. Il aurait pu trouver la paix. Les décès, les amours perdus, la dépression, quels éléments d’espoir et de sagesse ils auraient pu constituer ! la pensée du choix lui permettant de modifier sa vie l’éblouissait. Violette avait raison. Mike avait suivi le chemin de sa vie sans broncher, permettant à tout ce qu’il avait planifié de se produire. Il avait du mal à saisir cette notion de planification. Elle le rendait responsable de tout ce qui s’était passé. Il se retrouvait devant une perspective totalement différente. Ça lui aurait été si utile ! Sa vie aurait été complètement différente. Aucun membre de l’église ne lui avait appris une chose pareille. Il aimait Dieu et il avait toujours accepté le caractère sacré de sa demeure, mais on lui avait  toujours appris qu’il était un mouton qui suivait un berger. Aucun enseignant spirituel ne lui avait dit qu’il avait tant de pouvoir. 

 

-       Violette, s’il en est ainsi, pourquoi ne m’a-t-il pas appris ça à l’église ? 

-       L’église n’enseigne pas tout sur Dieu, Michael. Il arrive même qu’on t’y  apprenne beaucoup de choses sur les humains et sur ce qu’ils pensent de Dieu. Violette ne portait pas de jugement et ne critiquait pas les humains ; elle rapportait simplement les faits. 

-       L’église a-t-elle eu tort ? 

-       Michal, la vérité est la vérité, et tu en trouveras des parties dans l’ensemble de tous les systèmes spirituels. Tu es hautement respecté pour ta recherche de la vérité à propos de Dieu. L’amour, les miracles et le mécanisme du fonctionnement des choses sont tous présents à un certain degré dans ton lieu de dévotion. Voilà pourquoi  tu y ressentais l’esprit de Dieu. L’esprit honore la quête, même en présence d’une connaissance partielle. N’oublie pas que ton existence véritable t’est inconnue même maintenant, au moment où tu entends la vérité. Ton église et toutes les quêtes spirituelles de ta planète sont grandement respectées parce qu’elles représentent la recherche de Dieu et de la vérité spirituelle. Mais il est triste que les humains exercent un contrôle sur cette quête et l’empêchent de se développer en la limitant et en maintenant ceux qu’ils dirigent dans la peur. 

 

Le mérite se trouve dans la recherche et non dans la découverte. Le caractère sacré de la planète réside donc chez celui ou celle qui foule son sol et non dans ses édifices aux nombreux clochers. Violette s’approcha du parchemin qu’elle avait déroulé. « Tu penses que tes Saintes Ecritures sont sacrées. Regarde bien ceci, dit-elle en lui indiquant l’écriture cryptique du papier. Ce sont les dossiers akashiques de l’humanité. Ils contiennent les dossiers de toutes les vies et des contrats potentiels ». Elle fit une pause pour marquer son respect. « Michal, ce sont là les écrits les plus sacrés de l’univers et ils ont été écrits et réalisés par ceux qui ont décidé d’être des humains ». 

 

Elle le regarda fixement, ce qu’elle n’avait pas fait depuis quelque temps. Il saisissait le message. Tout à coup, il se rendit compte qu’elle avait adopté une attitude respect à son égard, de respect spirituel. Le renversement des rôles le mettait mal à l’aise. Il voulait en apprendre plus et elle répondait à sa demande. 

 

Les jours qui suivirent dans la Maison des responsabilités s’écoulèrent dans la découverte de messages profonds sur l’humanité et la vie. Non seulement Mike en apprit-il davantage sur ce qu’il était, mais il sut qui il avait été. Toutes les pièces du casse-tête s’imbriquaient les uns dans les autres. Violette lui fit voir les dossiers et les contrats de ses parents et d’autres qui avaient traversé sa vie. Tout ce qui lui était transmis était parfaitement approprié et il ne vit rien qui aurait pu changer son avenir. Toutefois, une image beaucoup plus étendue de sa vie commençait à prendre forme. Le détail le plus impressionnant ? Que les humains sont en fait des parties de Dieu qui errent sur la planète sans le savoir, ce qui leur permet de transformer les caractéristiques spirituelles et la vibration de la terre même ! Violette faisait constamment référence aux humains comme à des personnages haut placés. Les humains étaient des entités qui devaient changer le fondement même de la réalité sur une très vaste échelle ; et tout tournait autour des leçons apprises sur la terre, leçons qu’ils avaient planifiées ensemble ! 

 

Puis, il fut temps de repartir. Mike se sentait une nouvelle créature. Sa connaissance du déroulement des choses avait décuplé. Il avait tout assimilé et sentait qu’on l’avait induit en vérité. Au moment où il revêtait son armure pour entreprendre le voyage qui le mènerait à la prochaine maison, il entendit les paroles d’Orange résonner à ses oreilles. L’épée de la vérité, le bouclier de la connaissance, l’armure de la sagesse. Les éléments s’assemblaient pour former un tout spirituel serré. Il comprenait que les armes présentaient un caractère cérémonial et un but. Les paroles lui étaient répétées, expliquées et il parvenait finalement à les comprendre. 

 

Violette raccompagna Mike au seuil de la porte. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tu me manqueras. 

-       Violette, j’ai l’impression de quitter la maison et non d’être en route pour m’y rendre. Mike se sentait près d’elle et elle était devenue en quelque sorte un membre de la famille. Jusqu’à présent, il avait rencontré trois anges frères et, maintenant un ange mère ! Qu’est-ce qui m’attend maintenant ? 

-       D’autres membres de la famille, lui dit Violette, saisissant ses pensées. 

 

A la porte, Mike retrouva ses chaussures où il les avait déposées. Il se rappela aussi qu’on n’avait pas répondu à sa question sur ce point. Il regarda tour à tour ses chaussures et Violette. 

-       Encore une chose, dit-il, souhaitant savoir pourquoi on lui avait demandé de les enlever. 

-       Oui, Michaël, je n’ai pas oublié. Mais tu peux me répondre maintenant. Elle souriait, attendant patiemment la réponse. Mike le savait, mais hésitait à la verbaliser. C’était tellement grandiose, tellement flatteur ! 

-       Dis-le Michaël. Violette reprenait son rôle d’enseignante. 

-       Parce que l’humain est sacré. Et parce que dans cette maison, les humains foulent une vibration plus élevée. Visiblement émue, Violette répondit : 

-       Je n’aurais pu espérer de meilleure réponse, Michael Thomas de l’Intention pure. C’est en réalité la présence de l’humain et non celle de l’ange qui rend cette place sacrée. Michael, tu es vraiment un être humain extraordinaire. Je rends hommage au Dieu en toi. J’ai une question à te poser. Mike connaissait la question, mais permit tout de même à Violette de la poser. 

-       Mickael, est-ce que tu aimes Dieu ? 

-       Oui, Violette, j’aime Dieu. 

Il était sur le point d’éclater. Il ne craignait pas de montrer ses émotions à Violette. Il était triste de quitter l’endroit où il avait retrouvé l’énergie qu’il croyait avoir perdue à tout jamais à la mort de ses parents. Il se retourna et descendit quelques marches, et puis se retourna encore. 

 

-       Tu me manqueras, mais tu resteras dans mon cœur. 

Il se lança sur le chemin qui le mènerait à la prochaine maison et se retourna une fois de plus pour ajouter une dernière chose à l’ange qui le regardait s’éloigner. 

-       Regarde Violette ! 

Dans un style théâtral et avec des mouvements d’enfant, Michal Thomas quitta le chemin tracé dans un grand envol et s’aventura dans la plaine luxuriante. Il se retourna et s’écria : 

-       Regarde, j’ai décidé de tracer mon propre chemin ! Il riait et sautait et continua ainsi jusqu’à ce qu’i ne puisse plus apercevoir la maison violette. 

 

Violette demeura sur le seuil jusqu’à ce qu’il disparaisse. Telle un mère, elle était remplie de fierté. Puis elle rentra et referma la porte. Elle reprit sa forme naturelle, qui n’était pas humaine, mais tout de même magnifique et s’adressa aux autres. 

-       Si c’est là un spécimen de la nouvelle génération d’humains, toute une étape spirituelle nous attend ! 

 

 

01************ 

 

Sur le sentier, quelques mètres plus loin, une créature horrible attendait. La forme répugnante avait soigneusement préparé son piège et elle était convaincue que Michaël Thomas ne pourrait soupçonner ce piège. L’entité négative savait que Mike avait quitté la maison et avait repris sa route. Elle le sentait et était ravie ! 

Il ne faudra pas longtemps, maintenant. Alors que Michael Thomas me croira derrière lui, je l’attaquerai par devant. Il ne saura pas ce qui se passe ! Elle s’amusait de l’astuce qu’elle avait réussi à imaginer dans cette terre de rêve. A tout instant maintenant…. 

 

L’horrible forme attendit longtemps. Michael Thomas avait quitté le sentier

Mécanisme cosmique

 

Gif artificeVous êtes les fils et les filles de l’univers qui collaborent au mécanisme cosmique de l’évolution sur divers plans de conscience et de responsabilité spirituelle. Et vous êtes tous appelés à vibrer aux octaves dynamisantes du Soi, du Sentir, du Savoir, de la Construction, du Service, du Pouvoir et de l’Amour, en tant que catalyseurs de l’Océan infini d’Amour cosmique. À partir de vos corps apparents ou virtuels, vous devez passer à votre Soi essentiel afin d’accéder à la transcendance de votre Expression divine et de faire l’expérience de l’Unité et de la diversité, qui convergent vers le service impersonnel. Pour aimer, vous devez servir. Servir les autres avec générosité et de façon détachée, en vue de générer des niveaux importants de vibration et de cohésion universelle. 

  

Nous voyons à notre propre évolution, mais aussi à celle de civilisations comme la vôtre, car nous sommes conscients que l’univers est un Tout unifié qui fonctionne dans les conditions pluralistes d’un but unifié. Nous ne sommes pas des événements isolés susceptibles d’agir de manière irrationnelle, ni inconscients des conséquences provoquées dans notre environnement. Tout, dans l’univers, est interconnecté, interrelié et interdépendant. 

 

C’est le facteur cohésif et dynamique d’évolution qui exprime l’Amour divin, qui prend forme dans chaque coeur, organisme vivant et structure énergétique. 

 

Dans ce projet spirituel, l’objectif visé est de vous apprendre et de vous faire comprendre qu’en votre qualité de mutants en évolution, vous devez périodiquement revoir les paradigmes qui vous empêchent d’incorporer les idéaux d’évolution les plus élevés. Vous ne pouvez complètement activer votre potentiel spirituel, car vous êtes faussement identifiés et soumis à des paradigmes réactionnaires. Voilà d’ailleurs pourquoi vous entrez dans des tunnels d’évolution en transmutation. 

 

Pour  retrouver l’état d’immuabilité et de conscience de la lumière infinie, il vous faut intégrer des niveaux de transformation, de façon que la structure essentielle de votre Soi supérieur puisse reconstruire toutes les particules conscientes déconnectées et dispersées dans vos sphères mentales. 

 

L’évolution exige à ce jour un changement profond et total de vos structures magnétiques-vibratoires. Ne résistez donc pas à ces changements, et gardez plutôt la souplesse nécessaire à votre transformation. La hiérarchie de l’univers, conjointement avec les autres hiérarchies qui gouvernent les divers quadrants du cosmos, a décrété l’ascension des mondes comme le vôtre qui ont achevé leur période de correction spirituelle. Des dispenses ont été transmises aux hiérarques galactiques pour qu’ils puissent agir en ce sens. S’ils suivent les directives de régénération de la pulsation de l’évolution lumineuse-électromagnétique, une stabilité majeure prendra place dans la galaxie. 

 

En somme, et c’est ce que nous voulons vous transmettre, vous devez commencer à incorporer ces standards de nouveaux paradigmes évolutifs dans vos vies. Chacun de vous doit devenir un symbole inspirant des nouveaux paradigmes ; ainsi, lorsqu’il interagit avec ses semblables, il peut transmettre naturellement le sentiment de la lumière intérieure qui brille en lui. 

 

 

Messages reçus par Ramathis-Mam (KROM) 

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