Les artisans de Lumière et leurs parents

 GIFS OISEAUXJe voudrais maintenant parler spécifiquement de l’âme de l’artisan de Lumière en relation avec sa famille natale. Souvent, les artisans de Lumière portent en eux une tâche supplémentaire envers leurs parents ou leur famille natale. Quand ils viennent sur la terre, les artisans de Lumière ont l’intention spécifique de s’éveiller, de se libérer de la conscience fondée sur l’ego et de planter les semences de la conscience du Christ sur la terre. Plus que d’autres, ils veulent enseigner, guérir les gens et les aider à grandir vers une conscience qui repose sur le coeur.

 Pour cette raison, beaucoup d’artisans de Lumière naissent de parents ou dans des familles qui sont très lourdement coincés dans la réalité de la conscience de l’ego. Parce que leur intention est de faire éclater les schémas d’énergie rigides et bloqués, les artisans de Lumière sont attirés comme par un aimant vers ces situations à problèmes où l’énergie est stagnante, comme dans une impasse. L’artisan de Lumière arrive avec une certaine qualité de conscience, un certain sens spirituel qui font de lui quelqu’un de différent, qui ne correspond pas aux attentes et aux ambitions de la famille. En quelque sorte, l’artisan de Lumière va défier les conceptions de base de cette famille, simplement par ce qui émane de lui et ce qu’il exprime comme étant sa vérité. De façon quasi-instinctive, il fera tout pour faire bouger et circuler à nouveau l’énergie.

 Alors que l’artisan de Lumière ne veut rien de plus qu’être au service de ses parents et de sa famille, il est souvent considéré comme l’original, voire le mouton noir. Quand la beauté intérieure et la pureté de l’enfant artisan de Lumière ne sont pas reconnues, il se perdra souvent dans des émotions de solitude intense, voire de dépression.

 Au début de leur incarnation, les artisans de Lumière ont confiance au fond d’eux qu’ils vont trouver leur voie de sortie, qu’ils vont dépasser l’énergie restrictive de leur famille natale. Mais lorsqu’ils naissent sur la terre et grandissent, ils sont soumis aux mêmes problèmes et aux mêmes confusions que les autres enfants. Dans un certain sens, ils le vivent encore plus profondément et intensément. Parce que ce sont des âmes spirituellement éveillées, souvent plus anciennes et plus sages que leurs parents, ils sont très conscients que quelque chose ne va pas dans l’énergie de leur environnement. Intérieurement, ils sont directement en conflit avec les énergies des parents; ils ne comprennent pas ou ne sont pas en résonance avec leur mode de pensée ou leur comportement. Ce choc provoque en eux une grande détresse, étant donné leur gentillesse et leur sensibilité. Il leur faut trouver un moyen de survivre émotionnellement et gérer le fait qu’ils aiment leurs parents et en même temps, sont très différents d’eux. Cela cause un grand nombre de problèmes chez les artisans de Lumière, de la solitude, l’insécurité et la peur à l’intoxication, la dépression et l’autodestruction.

 Par conséquent, votre voyage sur la terre et dans des lieux de ténèbres où l’énergie est bloquée et hostile ne va pas sans risques. C’est une mission dangereuse. N’oubliez pas que je vous ai appelés « courageux guerriers »! C’est pour cette raison. Vous êtes comme des pionniers qui s’aventurent en territoire étrange et inconnu. Il n’y a ni panneaux indicateurs ni repères. L’environnement dans lequel vous commencez votre voyage est inhospitalier et ne ressemble pas à votre foyer. Vous allez devoir recréer l’énergie du foyer par vous-même, avec pour boussole vos seuls sentiments et votre intuition. En tant qu’artisan de Lumière, vous êtes un pionnier qui veut briser les limites des vieux modèles de pensée étouffants et libérer l’énergie bloquée dedans. Vous êtes presque toujours le premier à agir ainsi dans votre entourage. Ce n’est que plus tard que vous rencontrez vos âmes-soeurs. C’est ce combat solitaire qui vous distingue, en courageux guerrier que vous êtes. Il vous faut trouver tout seul votre voie de sortie et une fois cela fait, vous attirerez à vous des esprits semblables aux vôtres, des gens qui reflètent votre état d’être éveillé.

 Ce combat solitaire que vous devez traverser pour découvrir votre lumière est pour vous le fardeau le plus lourd. Sur le plan de votre âme, vous avez choisi ce chemin consciemment, mais le vivre en tant qu’enfant de chair et de sang est quelque chose de douloureux qui vous blesse en profondeur. Je vous demande instamment de ressentir et de reconnaître cette douleur en vous, parce que ce n’est qu’en vous reliant à elle que vous pourrez la transformer et vous en libérer. Une fois que vous connaîtrez cet enfant blessé en vous qui a porté la croix de la désaffection sur ses fragiles épaules, vous pénètrerez au coeur de votre fardeau. Lorsque vous pénétrez en son coeur, la solution est proche. Il vous faut simplement étreindre la douleur de cet enfant avec une attention pure et profonde. De cette attention, une énergie de compassion et de profond respect s’étendra vers l’enfant. Vous enlèverez la croix juste en étant présent à vous-même et en aimant vraiment cette parcelle de vous qui est différente. C’est ainsi que vous ramenez l’enfant chez lui et que vous remplissez votre mission de pionnier.

 par Pamela Kribbe 

Bilan annuel

Gif diversPour dresser un bilan des moments importants, disons tout d’abord que nous ferons descendre les racines de lumière des lieux de Vie et qu’elles seront opérationnelles à la fin de l’année. En même temps, les premières installations physiques deviendront effectives. Du fait de ce grand événement, vous subirez d’ici là des vagues de déstabilisation, c’est-à-dire une intoxication électromagnétique visant à fermer vos capteurs de réception. Très certainement, durant cette même période, le gouvernement obscur tentera une dernière pollution du corps physique et vous verrez les infections se développer, entraînant ainsi des campagnes de vaccination.

 Nous tenons également à vous mettre en garde ; le gadget que vous appeler « puce électronique » vous sera de nouveau présenté. Demeurez bien centrés sur votre volonté de rester libres de vous-mêmes. Les médias deviendront les cibles favorites de ce gouvernement, car des informations perceront qui iront à l’encontre du progrès d’uniformisation du moule social.

 Le peuple animal tentera encore une fois de résorber les énergies malsaines et sera frappé par les épidémies. En cette riche période, les initiatives personnelles alignées sur l’expansion des lois universelles trouveront un terrain favorable. Une sorte de raz-de-marée intellectuel fleurira et leur donnera du crédit. Curieusement, le mal-être apparent fournira de nouveaux points de repère !

 Les frères des étoiles transmettront encore beaucoup d’informations. Le Maître Jésus et Isis se rapprocheront de vous et de votre intimité. La proximité de toutes ces hautes couches de conscience ainsi que l’activation du travail du Maître Créateur, Père/Mère des Cristaux, feront en sorte que ces derniers émettront des rayons de lumière sortant du sol d’Urantia Gaïa. Certains d’entre vous en seront les témoins physiques.

 Nous vous disons également qu’une élévation du taux de radiation atomique de la Terre alertera les pouvoirs en place. On décrétera même l’évacuation de populations dans certains périmètres, en recourant parfois à des propos fallacieux pour cacher la vérité.

 Des sujets « ultrasecrets » parviendront à vos oreilles. Les troubles sociaux augmenteront, ainsi que le nombre des manifestations, et des émeutes éclateront. L’enjeu se situe au-delà des apparences. Ne perdez jamais de vue que vous êtes gardés en otages par un groupuscule d’êtres sans scrupules. Agissez dès maintenant en frères et sœurs universels venus installer les lois universelles. Seul le changement radical de votre positionnement amènera le plan à sa manifestation entière en un temps relativement court. En vérité, votre intention de Vie se situe encore trop dans la survie. Certes, cette attitude est réelle, mais tant que vous lui donnerez du poids, vous ne pourrez vous glisser dans ce qui vient vers vous.

 Revisitez votre vision de vous-mêmes ; l’énergie de cette année reste idéale pour le faire et elle vous permettra d’entrer dans l’énergie de l’action. Oui, les instants du quotidien demeurent encore lourds et difficiles à manier. Ne vous attardez pas à cela ; construisez pas à pas votre réseau de lumière qui, lui, influencera votre entourage. Ou bien vous resterez coincés dans la petitesse des désirs, faisant ainsi le jeu du gouvernement obscur, ou bien vous élargirez votre vision jusqu’à la vie universelle, contribuant alors à diffuser la lumière qui nourrira votre entourage.

 Dans ce jeu planétaire, votre enjeu personnel consiste à ouvrir largement vos capteurs solaires en vue de recevoir amplement le flux nécessaire pour étirer vos racines personnes dans le ciel et la terre, et permette ainsi à votre être de devenir plus vertical et horizontal. Cet état d’être s’installe tout seul ; cependant, votre intention doit se polariser sur les bons choix. L’ouverture des capteurs solaires s’effectue par la décision de  ne plus réagir par apport à une vie limitée dans la densité et d’intégrer volontairement le corps de la Fraternité blanche céleste, c’est-à-dire de vous connecter au rêve universel et de rêver votre vie en son sein. Devenez les acteurs des rêves planétaires.

 Propos de SORIA dans les Messages de Kryeon canalisé par Lee Carroll – Fraternité de lumière. Issu de la Page 190 du livre Le Retour de la Lumière 2007 – L’Année du discernement.

Cultiver la santé

 

floatiesLorsque vous avez un problème de santé, vous pouvez faire appel à l’esprit en prenant conscience que vos paramètres, vos idées et vos croyances sont mis à l’épreuve. Laissez les vieilles structures s’écrouler et imaginez que vous êtes semblables à des pièces d’un jeu de lego qui peuvent être démontées puis remontées. Vous pouvez tout reconstruire grâce à l’amour, en acceptant les changements qui surviennent dans votre vie. Lorsque vous êtes malades, vous êtes souvent psychiquement réceptifs, car le champ d’énergie qui vous entoure vous amène alors plus facilement à faire éclater vos croyances. Souvent, vous tombez malade parce que vous laissez s’installer des tempêtes dans votre champ magnétique, sans chercher à les évacuer, ou bien refusez tout changement. Alors, votre champ magnétique n’est plus en mesure de faire face à ces vagues d’énergie, car vous résistez au lieu de permettre à cette énergie de vous pénétrer et de créer ainsi les changements nécessaires. Lorsque vous vous accrochez à la même veille routine, agissant comme un taureau grattant la terre de ses sabots et refusant obstinément de bouger, la force de résistance devient de plus en plus grande. Selon la façon dont vous l’utilisez, l’énergie peut vous obéir ou, au contraire, vous dominer.  

 

Vous êtes tous des guérisseurs dont la tâche consiste à vous guérir et à émettre des vibrations curatives afin que les plantes, les animaux et la Terre puissent les sentir se répandre partout. Durant les temps anciens, de nombreuses soi-disant sorcières étaient, en réalité, des femmes qui connaissaient les plantes et qui, en leur qualité de sages-femmes et d’herboristes, étaient très recherchées, car elles savaient quelles plantes utiliser afin de soulager les affections. Si vous êtes attentifs aux plantes, vous apprendrez qu’elles représentent symboliquement certaines parties de votre corps. 

 

En laissant entrer davantage d’énergie en vous et en visualisant le chiffre 8 allongé – symbole de l’infini – dans votre troisième œil, vous en apprendrez bien davantage et commencerez véritablement à vous relaxer et à vous transformer avec le temps. Les sujets que vous trouviez jusqu’alors ennuyeux deviendront fascinants à vos yeux parce que vous comprendrez soudain l’importance des informations. Et vous vous demanderez alors comment vous avez pu les négliger jusqu’à ce jour. Les cellules de votre corps sont programmées pour s’éveiller et vous permettre de vous développer rapidement, vous épanouissant dans la plénitude de votre être. Nous vous demandons donc de vous guérir afin de permettre à l’énergie environnante de vous soutenir, en même temps que vous pardonnez aux autres et laissez les choses s’accomplir.  

 

 

Enseignements de notre famille de Lumière – Barbara Marciniak canalisation des Pléiadiens 

Prédictions de Kryeon

Il a suffit d’environ 6 mois à partir du moment où un channeling de Kryeon en parlait pour que l’information soit validée. C’était là le début de la suite de validations que j’avais demandées pour les prédictions de Kryeon. On m’a dit que rarement dans l’histoire de la littérature de channeling a-t-on vu cela se produire avec une telle clarté comme celle ici le cas. Ces émissions de rayons cosmiques se produisent-elles toujours ? Jetez un coup d’oeil en page 178 pour en avoir la confirmation. 

floatiesLe 10 février 1994, Kryeon vint se manifester à Del Mar dans un environnement familier et communiqua des informations surpenantes que vous pouvez maintenant lire en entier à la page 188 du deuxième livre de Kryeon. Avant de poursuivre au sujet de ces informations, j’aimerais vous raconter à quel point je prends au sérieux ma mission de publication de ce travail de channeling. Lorsque je suis assis devant mon ordinateur en train de channeler un livre de Kryeon, je cherche à retrouver une certaine « sensation » intérieure par laquelle je sais que je suis dans une profonde intégrité pour faire l’interprétation correcte des pensées de Kryeon avant d e vous laisser lire ceci. Il s’agit là en réalité d’un processus plus difficile que de faire du channeling en public, puisque lors de ces séances je dispose habituellement de l’énergie de plus de 200 personnes dans la salle pour me fournir le lien instantané pour y parvenir. 

 Il est important pour moi d e savoir que ce que je traduis en mes mots n’est pas entaché d’idées auxquelles j’ai déjà songé ou qui ont fait l’objet de spéculations intellectuelles de ma part, ou qui sont le reflet de quelque choses que quelqu’un m’a déjà dit un jour. Lorsque je fais du channeling à l’ordinateur, j’ai le temps d’y réfléchir et d’examiner tout cela. Parfois cela me demande plus de temps en raison de ce fait, mais l’information est très nette et précise. Durant les séances publiques de channeling, toutefois, Kryeon sait que je n’ai pas le temps d’y réfléchir ; il choisit donc souvent ces moments pour offrir de l’information ayant une valeur émotionnelle ainsi que des révélations pour notre époque.[…] 

Ce soir-là, de février, tout semblait normal alors que je commençais le channeling. Les sentiments d’amour étaient présents et la foule était respectueuse et réceptive. Puis Kryeon commença à raconter pourquoi il était arrivé dans notre système solaire trois ans  avant mont implication, et pourquoi il a passé du temps dans la zone de l’orbite que trace Jupiter autour du soleil. Ensuite, il s’est mis à transmettre le message au sujet d e MYRVA, le rocher de la mort lancé en direction de la Terre pour la détruire ! 

J’avais le cœur dans la gorge. Kryeon n’a pas coutume de jouer les prophètes de malheur, c’est le mois qu’on puisse dire ; il parle toujours d’amour et d’honneur e til s’évertue à présenter le bon côté des choses à propos de ce que nous avons accompli pour la planète. Le but même de sa présence ici est d’intégrer son travail à ce que nous avons fait. Ainsi, lorsque débuta ce message, je me demandais si nous avions changé quelque chose depuis la convergence harmonique. Kryeon savait fort bien ce qui se passait dans ma tête et il me donna donc un incroyable « clin d’œil » d’émotion pour que je sache que ce qui s’en venait allait être une des meilleures nouvelles que j’avais jamais interprétées pour lui. Il avait raison. 

Il poursuivit en racontant que son travail dans la nouvelle énergie était de briser en plusieurs fragments cet astéroïde qu’il appelait MYRVA, désactivant par le fait même son potentiel de destruction de la Terre. Il s’agissait là d’un phénomène astronomique comparable à la comète Shoemaker/levi 9. Evidemment, MYRVA faisait partie du plan de destruction de la Terre auquel nous avions consenti durant cette grande session de planification dont le souvenir nous échappe et dont on ne cesse de nous parler. Les parfloatiesoles exactes de Kryeon furent : 

« Je me retrouve aujourd’hui devant vous, enchanté du fait que MYRVA soit maintenant en pièces ! Il y a un  protocole et un précédent à ce qui est arrivé à MYRVA, car vos scientifiques ont déjà observé cela auparavant ». 

Mon cœur s’emballa sous le coup de l’émotion que Kryeon communiqua par ce message, et je fus presque incapable de continuer. Personne dans la salle ne comprit vraiment ce que je fis ce soir-là, ca le nouvelle ne concernant pas un rocher dans l’espace… elle portait sur l’extraordinaire travail que nous avions fait pour rendre sa destruction possible, et tout l’honneur qui s’y rattachait pour nous. La nouvelle n’était pas que Kryeon avait fait quelque chose .. mais à propos de ce que nous avions fait ! 

Si on analyse ce message d’un point de vue scientifique, ce que Kryeon disait c’est que MYRVA était en fait toujours dans l’orbite que Jupiter suit autour du soleil. De plus, il était désormais fragmenté en plusieurs morceaux, avec un scénario semblable à ce que nous avons vu avec la comète Shoemaker/Levi 9. En fait, je suis convaincu qu’il nous a été donné de voir la comète afin de nous permettre d’avoir une compréhension de première maint du genre de processus naturel que Kryeon a mis en place à propos de MYRVA. Si nous n’avions pu voir l’éclatement de la comète Shoemaker/Levi 9, l’éclatement de MYRVA n’aurait été qu’un autre mystère incompréhensible pour les scientifiques quant à la façon dont Kryeon a pu faire une telle chose. A présent nous l’avons observé en temps réel, et la manière dont une comète ou un astéroïde peut se briser sous l’effet de la force gravitationnelle naturelle est maintenant un fait accepté… et il nous a été donné de le voir en plein dans la zone où Kryeon a dit se trouver à ce moment-là. Je me sens tellement honoré que sept mois plus tard l’article reproduit ci-dessous, soit apparu dans le San José Mercury News. 

Signé Lee Carroll. 

L’article de MYRVA 
San José Mercury News                                          Dimanche, le 11 septembre 1994 
DESTINATION TERRE ? Des fragments d’une comète nouvellement découverte méritent d’être surveillés, disent  des observateurs. 

Reuters. LONDRES Des astronomes observent attentivement des fragments d’une comète récemment découverte qui, de l’avis de certains, pose une menace potentielle pour la Terre, rapportait le Sunday telegraph de Londres. 

La nouvelle comète, connue sous le nom de Machholtz-2 fut découverte le mois dernier par un astronome américain alors qu’elle filait vers le soleil, mais en tournant leurs télescopes vers l’objet, d’autres observateurs ont découvert que la comète s’était fragmentée, tout comme la comète Shoemaker/Levi 9 qui a heurté Jupiter en juillet. 

Dès samedi, on avait pu distinguer cinq fragments – tous sur une trajectoire menant  à l’intérieur de l’orbite de la Terre. 

L’information recueillie jusqu’à présent par les observatoires laisse croire que si les fragments continuent sur leur trajectoire actuelle, ils devraient éviter d’entrer en collision avec la Terre, mais les astronomes disent qu’il est extrêmement difficile de prévoir leur comportement à long terme. 

Duncan Steel de l’Observatoire anglo-australien a déclaré au Telegraph que l’influence de Jupiter dominerait leur comportement orbital. 

« Il est fort probable que Jupiter capturera les objets et les relancera hors du système solaire. D’après nous, ils ne devraient pas entrer en collision avec la Terre au cours des 100 prochaines années » dit-il. Mais il ajouta : « Nous pouvons cependant nous tromper. Cela pourrait se produire au cours des quelques prochaines décennies. Ce qu’il nous faut, c’est plus d’observations afin de pouvoir en établir l’orbite avec plus de précision. » 

Issu du livre : Alchimie de l’Esprit Humain – Séances de channeling : Carlsbad, Californie et Vancouver, Canada. Par Kryeon canalisé par Lee Carroll page 183. 

KRYEON – La politique

floaties-7.gifC’est toujours en politique que les scandales éclatent. Ce ne sera donc pas inhabituel. Ne vous attendez pas à ce que la politique nord-américaine change de la même façon que celle du Moyen-Orient. Votre système politique est un modèle qui compte plus d’un siècle d’expérience. Aussi vieux qu’il soit, il est plus stable que les autres. La population est habituée à des réalisations rapides au moyen du système démocratique. Les autres civilisations ne possèdent pas cette expérience et sont donc plus facilement sujettes au changement. 

Il existe pourtant une potentialité qui vous fera tous réfléchir. N’imaginez rien ici, car vous ne pourriez que vous tromper. 

Les années 2011-2012 sont celles de Gaia. Les calottes glaciaires fondent dans une certaine mesure et nous vous avons déjà prédit des anomalies climatiques, des éruptions volcaniques, des inondations et des séismes. C’est normal, car le poids de l’eau se redistribue partout sur la planète. La numérologie vous aidera à prévoir les dates où des événements sont plus susceptibles de se produire. Le 3 et le 5 sont concernés (mars et mai). 

N’oubliez pas que tout changement de conscience survient lentement. Nous vous l’avons déjà dit, une génération est nécessaire pour que la stabilité s’installe là où il n’y en a aucune à l’heure actuelle. Toutefois, les germes sont semés et ils se développeront lentement. Ne vous alarmez pas si les choses ne se passent pas tout à fait dans l’harmonie, car chaque civilisation doit apprendre ses propres leçons. Certaines, qui n’ont jamais pu maîtriser leur destin, pourront mettre un peu de temps à trouver ce qu’elles cherchent. C’est toutefois le début d’un nouveau paradigme sur cette planète où les citoyens comprendront que la perpétuation de la haine ne fait qu’apporter la mort et prolonger la souffrance, tandis que l’unification apporte la stabilité, ma maturité et la paix. Cette vérité ne fait que commencer à s’imposer. 

Question : Sommes-nous toujours ce que nous croyons être ? 

J’ai lu à plusieurs endroits que les signes du zodiaque tels que nous les connaissons depuis trois mille ans ont changé de place ! Un astronome dit en substance qu’en raison d ‘un changement d’inclinaison de l’axe terrestre et donc de la position de l’équateur par rapport au soleil, les signes zodiacaux se sont déplacés d’un mois. Qui plus est, il y aurait maintenant un treizième signe, Ophiuchus [le nom d’origine latine du Serpentaire] ! De quoi s’agit-il ? 

Ainsi, moi qui suis un Capricorne par exemple, je serais désormais un Sagittaire (comme toutes les personnes qui sont nées entre le 17 décembre et le 20 janvier). Le signe du Scorpion ne durerait que sept jours (du 23 au 29 novembre), Ophiuchus s’étendrait du 30 novembre au 17 décembre, et les Poissons, du 11 mars au 18 avril. Comment est-ce possible ? 

Appelons cela le « jeu de coquillages astrologique ». La plus ancienne science de la planète n’a pas beaucoup changé. Les maisons ont à peine changé de forme, soit de trois degrés au total si l’on tient compte d el « l’astrologie quantique ». L’information concernant l’existence d’une treizième maison n’a rien de nouveau. On la ressort de temps à autre pour faire de l’épate. C’est un canular. Elle ne change pas plus l’astrologie que si l’on fonde celle-ci sur la lune au lieu du soleil. L’astrologie védique peut sembler entièrement différente de l’astrologie solaire, mais elle donne les mêmes résultats sous une autre perspective. Les énergies sont les mêmes. 

Vous pouvez donc ignorer Ophiuchus. Ce n’est pas la première fois qu’il apparaît et disparaît. Usez de votre bon sens. Un changement de cette envergure nécessiterait un réalignement total de l’orbite terrestre autour du soleil, ce qui ne pourrait avoir lieu soudainement. 

Extrait de 2012 – Le Grand Rassemblement – Propos de Kryeon, Métatron, Marie-Madeleine et les Hathors recueillis par Martine Vallée. Invités spéciaux : l’archange Michaël, le Haut Conseil de Sirius. Aux éditions Ariane – Page 63. 

Trydjya – Processus d’ascension

 Agharta  21 décembre 2012 

Durant le processus d’ascension dans la spirale, tous les êtres s’apparentent davantage à Dieu. Veuillez considérer cette affirmation comme une donnée spirituelle. Tout comme vous avancez dans votre karma à mesure qu’il se manifeste dans votre vie physique, vous évoluez également, en tant qu’êtres spirituels, jusqu’à atteindre finalement la vibration lumineuse irrépressible du luminaire, l’âme évoluée. Le voyage qui mène à l’initiation est  long, et celui qui mène ensuite à la maîtrise et à l’ascension ‘lest encore davantage. Toutes les âmes suivent la même route, celle qui conduit au foyer de l’Etre suprême. Toute la création est dans un état de mobilité ascendante du devenir et du retour à la Source. Cette Déesse a atteint le point de fusion, mais elle doit d’abord accomplir un dernier acte en tant que conscience individuelle : contribuer au grand Œuvre alchimique. Ce processus d’alignements gravitationnels et de guérison fera traverser le tunnel à votre déité solaire, et par ce passage, tout le système deviendra or. 

Trydjya  Notre canal, Trydjya, se prépare actuellement à l’acclimatation de troisième niveau, qui la mettra en plus grande synergie avec les réverbérations de l’énergie de ce grand Maître. Cela facilitera ensuite son interaction avec le Conseil et les êtres des dimensions supérieures, qui entameront la communication avec la Terre dans un avenir très rapproché. Tout cela fait partie du processus continu d’harmonisation nécessaire à son travail futur comme instrument de notre voix collective. 

Ce grand maître de fréquence féminine vient définir les alignements requis pour assurer une transition sûre, rétablissant dans le corps de la déité solaire les fréquences sonores qui aideront à maintenir ensemble les éléments de votre système solaire, tout comme les dauphins ont soutenu vos mers. Il détient les codes de tous les points clés des vortex de chaque corps céleste de votre système solaire, et sa mission est triple ; épurer les méridiens énergétiques de la déité solaire, établir la liaison gravitationnelle correcte entre les champs de force de tous les corps et, en un sens, diriger l’orchestre de cette symphonie finale. 

Sans son intervention, votre système solaire s’effondrerait, car à moins que les corps célestes n’aient été dynamiquement intégrés, l’effet siphonnant de ce passage magnétique projetterait les planètes, les lunes et les amas d’astéroïdes les uns contre les autres en un immense carambolage galactique ou les catapulterait dans les quadrants les plus lointains de l’espace hyperdimensionnel. D’autres disparaîtraient simplement dans la zone grise entre les dimensions, le destin le moins désirable qui soit pour toutes les âmes en transition. […] 

Cette déité deviendra une force prédominante au cours de l’année 2010, alors que le temps entrera dans la phase extrême de sa boucle avant de s’arrêter, au solstice d’hiver de 2012. Vous serez témoins de plusieurs incongruités alors que le temps linéaire commencera à se refermer autour de vous. Aussi bizarres que vous semblent les événements actuels, vous ne pouvez imaginer ce dont vous serez témoins lorsque vous aurez atteint ce point du cycle. Des espèces disparues réapparaîtront, des êtres multidimensionnels s’infiltreront, des événements précis de votre passé se produiront de nouveau et les frontières de la réalité éclateront. Il y aura une infinité d’images contradictoires de toutes sortes, et la confusion régnera à ce stade de la transformation alors que les êtres de tous les milieux sociaux seront confrontés à l’incompatibilité des réalités fusionnantes. 

Alors que les effets du changement vibratoire intensifieront vos corps physique, mental et émotionnel, les conditions géologiques de la Terre s’intensifieront tout autant. Avec l’accélération du temps et les déchirures croissantes de la charpente spatiotemporelle, vous serez forcés d’affronter d’innombrables « non réalité ». plusieurs chercheront frénétiquement une explication rationnelle et (dans votre langage) « perdront » simplement la raison, tandis que d’autres qui auront accéléré leur corps de lumière et transcendé leurs limites, reconnaîtront que cet écroulement des murs du temps constituera en fait une expansion au-delà des limites de la troisième dimension, en la traversant au point d’appui. 

Ceux d’entre vous qui sont capables de comprendre la puissante augmentation vibratoire qui survient maintenant avec la venue de ce grand Maître, et de vibrer en harmonie avec cette déité, sont privilégiés. Ils ont « défriché leurs champs » et éliminé toute peur résiduelle, anticipant désormais la transformation et sachant qu’elle sera glorieuse. Ce sera l’épuration de la polarité, la fin du temps et la libération de l’illusion. Les émanations de ce grand maître constitueront une partie important e de votre accélération, une source d’inspiration inconsciente. Vous serez alors prêts à vous élever sur les ailes de l’anticipation. 

Cet être est personnifié par les effigies de la déesse égyptienne Hathor, représentée avec le disque solaire enchâssé entre ses cornes, car les anciens Egyptiens savaient qu’elle tenait en équilibre votre déité solaire, Râ. Nous vous rappelons que tout est écrit dans l’Akash, que tout est prévu dans le non-temps, et que plusieurs prêtres d’Egypte étaient des prophètes guidés par les êtres stellaires des Pléiades et de Sirius qui vivaient parmi eux. 

Haut Conseil de Sirius – série Kryeon, issu deTransition 2010 – Redéfinir la dualité, canalisé par Lee Carroll – Page 125. Connaître… http://www.amazon.fr/gp/product/B0025NU5UK/ref=dm_sp_adp 

La meilleure solution de Kryeon

gifs automne« Ainsi, Kryeon, la politique constitue le plus grand obstacle à l’unité, n’est-ce pas ? »

Non, c’est faux.

L’écueil le plus important n’a rien à voir avec la politique ni la religion. Quel est donc le plus grand problème empêchant l’unité sur Terre ?

Permettez-moi de vous poser une question concernant votre unité personnelle : comment sont vos rapports avec votre famille ?

Quelle est cette chose à laquelle vous vous accrochez et qui vous sépare de l’amour ?

A quelle énergie vous cramponnez-vous, incapable de lâcher prise ?

Vous n’atteindrez aucune unité en votre cœur ni dans votre corps jusqu’à ce que ce vieux contrat d’énergie soit aboli. Il faut deux intervenants pour contracter une entente. Il s’agit parfois  d’un contrat passé entre vous… et vous !

Maltraitez-vous encore votre corps ? Pourquoi ?

Vous pensez peut-être que la question est négligeable, mais ces préjudices pourraient bien écourter votre séjour sur terre ; en outre, ils pourraient faire de vous un guérisseur ou un artisan de lumière beaucoup moins efficace. Y aviez-vous songé ? Et au travail, comment se passent les choses ? Vous consacrez-vous à votre vocation avec enthousiasme ? Lorsque vous vous rendez à votre emploi, entouré de gens que vous n’avez pas vous-mêmes choisis, ressentez-vous de la joie ? Pensez-vous que ce qui s’y passe est accidentel ?

Et celui ou celle qui vous attend à la maison ? Votre partenaire ? Nous arrivons aux points sensibles, n’est-ce pas ?

« Kryeon pourquoi nous demandez-vous ceci ? Quel rapport y a-t-il avec la paix sur terre et la reconstruction du Troisième temple ? »

Que pouvez-vous faire pour la Terre ?

Cela peut paraître trop simple : pensez à l’unité entre vous et vous-même. Je souhaiterais vous dire qui est venu s’asseoir à vos côtés il y a quelques minutes. Au début de la conférence, avez-vous éprouvé un sentiment de familiarité vous pénétrant ? Avez-vous ressenti quelque chose de très spécial ? Qu’est-ce, ou plutôt qui était-ce ?

Vous-même êtes venu vous asseoir auprès de vous ! L’entité qui a pris sa place près de vous est celle qui se trouve de l’autre côté du voile et qui porte aussi votre visage. Voici ce qu’elle souhaite vous demander, cher être humain : est-ce que vous souriez lorsque personne ne vous regarde ?… Savez-vous vraiment qui est présent en vous ou permettez-vous à la dualité de vous envahir ?

Aimeriez-vous vous dépouiller des pelures de la dualité qui vous enveloppent et faire éclater à la lumière votre noyau spirituel ?

Riez-vous lorsque vous êtes seuls ? Eprouvez-vous de la joie quand personne d’autre n’est avec vous ? Si la réponse est non, alors vous n’avez pas découvert qui habite en vous ! Car, si vous connaissiez vraiment le noyau, l’unité, l’ange intérieur, vous seriez peut-être étonné de découvrir qu’il s’agit d’un enfant ! Les anges ne grandissent jamais, vous savez. Ils ont toujours le même âge – ils restent jeunes, joyeux, enjoués,  rieurs et souriants. Voilà qui vous habite. Voilà celui qui peut engendrer l’unité sur la planète. Pourquoi donc pas vous et… vous-même ?

Béni soit l’être humain qui comprend où réside l’ange – cette conscience de la joie et de la célébration.

Voilà l’être humain qui engendrera l’unité sur la planète. C’est celui qui contribue à la nouvelle grille magnétique. Il est pourvu des outils aptes à bâtir de Troisième temple de conscience, la Nouvelle Jérusalem sur terre. Forts de cette compréhension, vous verrez tout le reste trouver sa place. Lorsque vous réaliserez l’union de Vous avec Vous-même, vous poserez la pierre angulaire du dernier temple. Et cela vous protégera contre tout ce qui pourrait s’opposer à vous : la peur, le chagrin ou le dernier râle de l’ancienne énergie. Voilà le sens du message de Kryeon, et ce le fut de tout temps.

Pendant que nous nous retirons, que la guérison commence ! Et il en est ainsi. Signé Kryeon

Série Kryeon : Un nouveau départ, canalisé par Lee Carroll – Tome VII page 144

Les deux natures de l’être humain par Omraam

fleurBeaucoup se donnent pour règle de vie : « faire confiance à la nature, suivre la nature », mais de quelle « nature » parlent-ils ?
Il y a divers degrés de manifestation de la nature. 

L’animal obéit sans hésiter à son instinct naturel, ce qui lui permet de survivre. L’être humain aussi recherche d’instinct sa survie et son bien-être terrestre ; mais n’a-t-il pas d’autres aspirations, d’autres besoins d’ordre spirituel ? La conscience humaine est le lieu où commence à se manifester une autre nature : une compréhension plus universelle, un amour plus impersonnel, une action plus désintéressée. 

Le Maître O.M. Aïvanhov a choisi d’appeler la première nature personnalité et la seconde individualité. Ces deux natures semblent s’opposer, mais en réalité elles servent le mystérieux dynamisme d’un seul tout. 

Les deux natures de l’être humain – Extrait des Oeuvres Complètes – Volume 2  

Depuis des milliers d’années que les hommes essaient de s’étudier eux-mêmes pour comprendre les principes dont ils sont constitués, ils ont imaginé de nombreux modes de division. Les uns ont adopté le 2 (le bien et le mal, le haut et le bas, l’esprit et la matière, le masculin et le féminin, le positif et le négatif, le ciel et la terre). D’autres ont adopté le 3 (pensée, sentiment, volonté, ce qui correspond aussi à la division des chrétiens : corps, âme, esprit). Les alchimistes divisent l’homme en 4 d’après les 4 éléments. Les astrologues le divisent en 12 d’après les 12 constellations. Les hindous et les théosophes le divisent en 7: corps physique, éthérique, astral, mental, causal, bouddhique, atmique. Les kabbalistes le divisent en 3, en 4, en 9 ou en 10… Enfin, pour certains, l’homme est une unité indivisible. Quel que soit le point de vue que l’on adopte, il est toujours véridique, cela dépend sous quel angle on regarde les choses. 

Pour simplifier la question, nous dirons que l’être humain est une unité parfaite, mais que cette unité est polarisée, c’est-à-dire qu’elle se manifeste dans deux directions, sous deux aspects différents. L’homme est fait de deux natures: la nature inférieure (que nous appellerons moi inférieur ou personnalité) et la nature supérieure (que nous appellerons moi supérieur ou individualité) qui ont les mêmes facultés de penser, de sentir et d’agir, mais en direction contraire. Pour prendre conscience de cette différence, il faut s’observer. La majorité des humains mélangent tout: les pensées et les sentiments inférieurs sont pour eux de la même nature que les pensées et les sentiments supérieurs; ils ne savent pas les distinguer les uns des autres. Tandis que pour les initiés cette distinction est absolument claire. En réalité, on ne peut trouver la limite absolue qui sépare ces deux natures parce que l’une se fond dans l’autre (comme les couleurs du spectre que l’on distingue très nettement de loin mais dont on ne peut de près discerner la ligne de séparation) mais, dans la vie courante, on les distingue fort bien l’une de l’autre. 

  

Manifestations des deux natures de l’être humain – Extrait des Oeuvres Complètes – Volume 2 

La personnalité veut à tout prix se montrer, et pour cela elle est prête à employer tous les moyens, agréables ou désagréables; elle se couvre de couleurs criardes, de vêtements excentriques, et se fait remarquer par un rire grotesque, des gestes affectés. Elle veut toujours se montrer plus qu’elle n’est, comme une poule qui gonfle ses plumes pour se grossir. Mais elle est surtout extrêmement changeante et passe d’un état à l’autre avec une incroyable facilité: successivement gaie puis triste, optimiste puis découragée, gentille puis méchante. Elle craint la faim, la pauvreté, la mort, et fait des calculs invraisemblables pour s’assurer sa nourriture et toutes sortes de possessions. Mais elle ne peut rien retenir parce qu’elle est un gouffre sans fond où tout se perd. La personnalité n’a qu’un mobile: l’intérêt, et elle est capable pour cela de changer de philosophie, de religion, d’opinions politiques aussi rapidement que le demandent les circonstances. 

L’individualité agit tout au contraire de la personnalité. Elle n’est pas pressée de se montrer, elle ne jette jamais de poudre aux yeux, elle ne crie pas pour être remarquée parce qu’elle est certaine d’être découverte quand ce sera nécessaire. Pour cela, elle ne compte que sur ses dons et son travail. Elle porte en elle une conviction stable, inébranlable, une foi et un espoir constants et fermes. Elle ne varie pas, son point de vue reste immuable. 

Malheureusement les humains comptent beaucoup trop sur leur personnalité, et presque tous cherchent la liberté, le bonheur et la lumière du côté inférieur de leur nature. Non, avec la personnalité on ne trouve que la faiblesse dans le plan physique, la souffrance dans le plan astral, et les erreurs dans le plan mental. C’est tout ce que la personnalité humaine peut donner en dépit de ses apparences séduisantes. Elle ressemble à une bulle de savon: la bulle de savon s’envole, chatoyante, irisée, mais très vite, elle éclate. 

Omraam Mikhaël Aïvanhov – Editions Prosveta. 

Le cerveau du ventre

 

 

étoileLe Grand Livre de la Terre s’animera dans mes yeux, dans mes souvenirs et dans mon ventre. 

 

Le ventre est le cerveau principal du corps. Je lui fais confiance car mes intuitions proviennent de mon ventre. Il s’agit de la clé permettant d’émettre les vibrations de l’amour. En reconnaissant et en tenant compte des sentiments qui naissent dans ce centre vital (le ventre), il m’est toujours possible de retrouver l’amour en acceptant la réalité. 

 

Les sentiments me guideront. Je leur fais confiance, j’apprends à les exprimer et je ne blâme personne pour ce que je ressens. Toute crise (suite à une sensation d’étouffement, d’étroitesse) provoque une opportunité destinée à faire éclater mes schémas comportementaux rigides, telle l’écorce d’une jeune graine, laissant jaillir une jeune pousse. 

 

Enseignements de notre famille de Lumière – Barbara Marciniak canalisation des Pléiadiens 

 

Blessures antérieures

Chacun porte en soi des souvenirs affectifs qui exercent un impact sur sa vie, un impact parfois profond, parfois inattendu ; il s’agit de blessures douloureuses, de difficultés non réglées qui font partie de l’héritage génétique. Le rôle de la nanoseconde [période 1987-2012] est d’évacuer la peur – cette peur conditionnée du pouvoir personnel – qui parasite le capital génétique humain. Au cours de ces années de métamorphose, des affrontements éclateront entre le public et ceux qui tentent de contrôler l’information et de censurer la vérité. L’humanité est en proie à une corruption ignoble, mais ce n’est qu’aujourd’hui qu’elle devient apparente. De plus en plus de gens ont le courage de découvrir la vérité et ils sont, de ce fait, disposés à la partager avec autrui car ils ont compris que la peur est l’instrument dont on se sert pour les contrôler. 

Blessures antérieures dans SAGESSE des PLEIADES gif_fig812La peur est le débris qui obstrue cette aire de la réalité, qui contient les résidus les plus toxiques pour la Terre et ses habitants, des centaines de milliers d’années de peur accumulée. En raison d’une fausse interprétation généralisée de la nature de l’existence, nombre de gens sont remplis de honte, de culpabilité, de chagrin, d’un sentiment d’impuissance et de désespoir, ces attitudes mêmes qui entravent la circulation d’énergie vitale et qui désavoue le mental cosmique. Les questions réglées s’accumulent et elles passent d’une incarnation à l’autre, où de nouveaux scénarios mettent en scène les mêmes vieilles leçons, encore et encore, jusqu’à ce que vous ayez saisi. 

Des scénarios compliqués qui appellent une résolution harmonieuse surviennent simultanément dans diverses réalités et, trop souvent, les événements paraissent n’avoir aucun sens pour ceux qui sont captifs d’une boucle de répétition du même scénario. Les gens croient parfois perdre l’esprit, du fait de l’interférence qui se répercute depuis d’autres lignes temporelles où se jouent d’autres versions du même problème psychologique. L’esprit humain tend naturellement vers un état de complétude intégré qui permettra d’équilibrer ces influences et de trouver une solution, en faisant confiance au corps, il collaborera toujours sublimement en vue d’infuser du pouvoir à votre vie. 

La médecine occidentale contemporaine refuse la prémisse selon laquelle la guérison est possible par la collaboration corps-esprit. On fait donc appel aux médicaments pour guérir n’importe quelle maladie, ce qui ne fait que nier l’intelligence innée de l’organisme humain. D’un autre point de vue, l’important accroissement de la dépendance aux drogues chimiques n’a aucun sens car ce sont des poisons pour le corps. L’usage excessif de médicaments pour affronter les problèmes du quotidien inique qu’il se passe quelque chose d’important, mais les gens préfèrent se gaver de drogues pour s’en détourner. L’expérience de réalités multidimensionnelles se situe généralement hors de la série d’idées qui régit votre monde ; plusieurs individus n’ont même pas de cadre référentiel qui leur permettrait de comprendre ce processus. Développé par des révélations inédites, l’esprit humain est suprêmement capable de s’étendre vers de nouveaux territoires de réalité ; dans cette version du tournoi de la vie, on vous met au défi de reconnaître une raison d’être qui soit au-delà des convictions scientifiques et religieuses. 

Nous vous offrons une perspective cosmique sur la présente époque pour vous aider à développer votre esprit de façon à pouvoir ressentir les schèmes de signification qui apparaissent dans votre vie. Chaque instant offre des occasions d’infuser du pouvoir à votre vie car l’énergie accélérée présente à tous des possibilités sans fin. 

Réfléchissez au sens de votre destinée pendant quelques minutes. Quelle raison d’être paraît évidente à l’heure actuelle ? Quels souvenirs s’éveillent à la lumière de votre conscience ? La maturation de votre perception en cette ère de changement est d’une importance capitale pour votre croissance spirituelle ; songez donc sérieusement à ce que vous imprimez dans votre champ énergétique. Quelle fréquence dégagez-vous ? Emettez-vous des signaux empreints d’une intention claire ? Votre humeur et votre sentiment de persécution nuancent-ils ce que vous diffusez ? N’oubliez pas que l’une des fonctions primordiales et décisives de cette accélération d’énergie, c’est d’éliminer la fréquence de la peur. La compréhension de l’énergie vitale et la capacité de marquer vos pensées d’une intention claire sur la toile de l’existence étaient jadis considérées comme les formes de pratique ultime que d’aucuns nomment l’ancienne magie. A votre époque, il s’agit de l’ultime lien vous rattachant à un mode de vie sain, pratique et rempli de  sens. Ceux qui choisissent de construire un monde fondé sur des principes nouveaux permettant de mieux comprendre la réalité seront en mesure de faire usage de ce savoir. Idéalement, lorsque vous réaliserez que vous faites partie intégrante d’un vaste champ d’énergie cosmique vitale, plusieurs mondes probables s’uniront par une même fréquence. La vibration fréquentielle qui caractérise votre identité est unique et elle vous appartient en propre. En vous éveillant et en élevant votre perception, vous apportez automatiquement à la toile vibratoire une nouvelle fréquence reflétant votre responsabilité personnelle et influant sur la conscience collective. 

Efforcez-vous d’employer votre corps et votre esprit de manières extraordinaires et inédites, car une formidable dynamique vers la vérité se construit par l’ensemble des individus, un esprit à la fois ; soyez certain que vous contribuez au processus. Admettez que les drames de l’existence servent un but positif global. Prenez votre destinée en main. Il reste encore plusieurs mystères à pénétrer et des aventures exaltantes vous attendent. Nous savons que vous serez tout à fait à la hauteur car vous êtes en mesure de réinterpréter l’existence, de maintenir votre base tout en ancrant la sagesse et le savoir multidimensionnels dans la forme humaine. C’est pour des raisons fort valables que des êtres d’autres dimensions portent autant d’attention à votre monde. Et c’est pour certains motifs que les forces contrôlant votre monde cherchent à détourner votre attention et à régir les subtilités de votre pensée ; on cherche à vous empêcher de comprendre ce qui se passe à l’intérieur. Continuez à aimer ce que vous êtes, tout en cultivant votre réalité ; ne doutez pas des possibilités infinies de croissance qu’offre la transformation personnelle. Nous vous suggérons d’investir en vous-même, car dans la toile de l’existence, nous ne formons qu’un. 

Les Pléiadiens. Issu de la Sagesse des Pléiades – Barbara Marciniak 

La conspiration

GIFS FLEURSParlons encore plus franchement. Reportez-vous à il y a quinze ou vingt ans. Nous vous avons d’ailleurs parlé en ce sens au cours d’une récente transmission. Pendant très longtemps, dans tout le monde civilisé, le secret a régné quant au fonctionnement des sociétés. Le citoyen ordinaire n’avait accès qu’à une information limitée. Les ennemis étaient tapis derrière un rocher sur votre route et vous ne les aperceviez jamais. Ils se rassemblaient en des lieux secrets pour y conspirer contre votre vie. Ils contrôlaient à leur gré votre économie, vos élections, et même le prix que vous payiez pour tout. Ils menaient la planète à leur guise. Puissants, ils exerçaient une grande influence. Ces gens étaient toutefois très humains, car ils incarnaient la conscience de la cupidité et du contrôle sur les autres. 

Leur principale caractéristique ? Ils se tenaient toujours dans l’ombre ; tant de rumeurs ont couru sur leur compte qu’on leur a même donné le nom d’Illuminati (voir article). Ils constituent un groupe secret qui créait les codes et tirait les ficelles de vos sociétés, provoquant des élections et contrôlant les marchés financiers. Nous n’avions encore jamais abordé ce sujet dans une transmission directe, mais celle-ci relève du franc-parlé. Plusieurs d’entre vous se demandent peut-être : « Est-ce bien vrai ? » Oui, ce l’est. N’avez-vous jamais remarqué qu’auparavant, tout semblait aller de soi sur le plan social ? Vous vous sentiez vraiment dans une situation stable et trouviez que c’était là une bonne chose. Détrompez-vous, car ils contrôlaient presque tout. Menant la barque dans une direction quine changeait presque jamais, ils se remplissaient les poches aux dépens de vos vies. 

Je vous indiquerai même où ils étaient. Avez-vous remarqué que j’emploie le passé ? Ils vivaient dans le pays nommé la Grèce. Ça a commencé là, et c’est là aussi que ça s’est désagrégé. A leur grande stupeur, une conscience vibratoire accrue, causée par les changements survenus dans le système de grilles, a fait s’ouvrir sur la plante une boîte appelée intégrité. Puis vous avez développé une technologie permettant à tout un chacun de communiquer avec tous presque gratuitement [internet]. Ils ne pouvaient plus se cacher dans l’ombre. Il ya quatre ans, ils se sont mis à tomber. Soyons clairs, il ne pourra plus jamais y avoir de telles conspirations sur terre, et voici pourquoi. Il existe maintenant dans votre monde des phares comme vous qui sont déterminés à faire briller la lumière. Des lumières s’allument partout ! 

Il y a de moins en moins de lieux secrets où se cacher pour comploter, mais cela n’est nullement dû à de grands justiciers montés sur des chevaux blancs. Qui furent les agents du changement ? Ceux qui sont assis devant moi en ce moment ou qui lisent ces lignes et qui, dans l’Esprit, il y a plusieurs années, ont décidé de venir sur la Terre avec la potentialité de changer les choses ! 

Cela vous semble-t-il une allégorie ou un conte de fées ? Si c’est le vas, informez-vous ! Ne savez-vous pas que plusieurs de vos plus grosses sociétés commerciales se sont effondrées parce qu’un individu intègre a sonné l’alarme ? Quelle est la dernière en date ? Si nous vous avions prédit cela il ya dix ans, vous auriez éclaté de rire en disant ; « Kryeon, il faut que vous compreniez que les grands pouvoirs financiers sont intouchables et qu’il en sera toujours ainsi ». Et pourtant c’est arrivé. 

Si je vous demandais de nommer une autre chose qui, selon vous, ne changera jamais, vous répondriez peut-être ; « Les pouvoirs religieux . Ce sont de vieilles et gigantesques organisations qu’on ne peut ébranler facilement ». Vraiment ? Informez-vous encore. L’une des grandes religions de la planète n’est-elle pas en train de se réévaluer ? Le facteur intégrité apparaît petit à petit ; plusieurs adeptes de cette religion tiennent maintenant le langage suivant ; « Attendez un peu ! ça ne va pas du tout ! Le Dieu que je vénère ne peut avoir des représentants qui commettent de tels actes. Mon Dieu est un Dieu d’amour et ce n’est pas ce que ces individus reflètent ». 

Cette organisation que vous appelez Eglise est en réévaluation et en émondage. Le phénomène n’est d’ailleurs pas limité à l’Occident. Vous verrez bientôt qu’il est mondial. L’énergie que vous avez créée vient de les rattraper ! Le résultat ? On trouvera davantage d’intégrité chez les chefs de la Terre. C’est ce qu’accomplit un accroissement vibratoire. Il y a dès lors moins de lieux obscurs. Ceux qui voudraient conspirer contre vous auront ainsi de moins en moins d’endroits où se cacher. Ils doivent se montrer. Nous ne portons aucun jugement sur eux ; nous vous disons simplement que de tenter de les trouver pour les éliminer est une réaction humaine radicale ! Très chers, il y a d’autres façons. Vous ne les utilisez pas et c’est pourquoi vous êtes presque en guerre. L’énergie est différente à l’heure actuelle. Ne l’avez-vous pas remarqué…. 

Plusieurs nient tout cela. Malgré les événements rapportés dans vos bulletins d’informations, malgré les changements climatiques et les signes que les énergies magnétiques et cristallines sont en train de changer également, ils continuent d’adhérer à la vieille énergie terrestre. Nous vous avons dévoilé qu’une fissure se développerait même dans vos croyances métaphysiques. Elle commence à apparaître. Plusieurs ont le sentiment que la nouvelle énergie est fausse et que vous dissimulez une conspiration sous votre lumière. 

Comme savoir qui a raison ? C’est très facile. Il suffit de regarder comment vivent les humains de  la nouvelle énergie. Sont-ils paisibles et remplis de l’amour de Dieu ? Sont-ils tolérants à l’égard de leur entourage et des autres humains ? Aimeriez-vous vivre auprès d’eux ? Qu’émane-t-il de leur personne ? Cela en dit long sur l’état de leurs cellules, n’est-ce pas ? Béni soit l’humain qui laisse entrer en lui la vérité de l’Esprit, car elle affectera la structure cellulaire de son sang, lui apportant la paix devant la guerre et le rendant tolérant dans un monde d’intolérance. Elle suscitera en lui des pensées insoupçonnées, tout en créant un changement vibratoire. 

Kryeon, Un nouveau don de lumière – canalisé par Lee Carroll 

Les vieilles croyances

Gif druidesGif druidesIl vaut mieux que vous abandonniez tous vos vieilles croyances en un père Noël. Tout comme vous avez pris conscience de la vérité en ce qui concerne le lapin de Pâques, le père Noël et la fée des dents, vous allez bientôt découvrir qu’il y a une supercherie, qu’on vous a monté tout un bateau en vous présentant une version idéalisée de beaucoup de ces énergies que vous avez adorées comme des dieux. 

L’énergie prédominante sur cette planète canalise à ses propres fins vos systèmes de croyance. Elle détourne vers l’extérieur un incroyable flot d’énergie, et cette énergie est vivante. Il vous a été dit que l’ensemble de vos pensées forment un monde en soi: elles sont réelles — elles se rendent quelque part. Il y a cinq milliards et demi de personnes qui pensent en ce moment et c’est autant d’énergie vivante sur Terre. Quel est le sentiment prédominant dans cette énergie, et que peut-on convaincre ou contraindre cette énergie à produire ? 

Nous ne sommes pas ici pour vous dire qui est bon et qui est mauvais et qui fait quoi au sein de la hiérarchie. Nous désirons simplement dissiper vos illusions, faire éclater le ballon de vos chimères concernant ce que l’on vous a amené à croire. Nous ne voulons pas vous dire ce qui est mal; nous souhaitons simplement vous suggérer d’élargir l’horizon de vos pensées. 

Imaginez-vous un instant le recul perceptible qui se produira au sein de cette énergie prédominante lorsque vous serez de plus en plus nombreux à cesser de vibrer en accord avec ses plans. Pensez à ce qu’il vous sera possible de faire lorsque vous viendrez à bout de la modulation de fréquence ou de l’insistance de votre esprit logique et lorsqu’avec une attitude irréprochable vous vous affirmerez dans votre rôle de Gardien de la Fréquence. Rappelez-vous que la nature d’une fréquence est déterminée par la somme totale des pulsations électromagnétiques émises par vos corps physique, mental, émotionnel et spirituel. À chaque fois où vous vous appropriez ce qui a été détourné par quelqu’un d’autre et que vous le modelez et l’utilisez selon votre bon vouloir, vous modifiez la vibration de la planète. 

Dans votre rôle de déstabilisateurs de systèmes, c’est là une des choses pour lesquelles vous êtes des plus compétents. Nous ne voulons pas jeter le discrédit sur les outils auxquels vous avez fait appel jusqu’ici ni les déprécier, nous cherchons simplement à vous encourager à les dépasser. 

Vous avez en bonne partie accordé votre vénération et votre loyauté à des systèmes de croyance qui ne vous seront plus d’aucune utilité, tout comme viendra un moment où chacun d’entre vous laissera derrière les étapes que nous vous aidons à franchir en ce moment. Une autre énergie vous dira, «Eh bien, lorsque les Pléiadiens vous expliquaient ceci, c’était très bien. Ils vous ont conduits là où vous en êtes. Allons un peu plus loin à présent.» Rien ne saurait stopper l’évolution, car il n’y a rien que la planète ait reçu qui soit l’ultime vérité. 

Enseignements de notre Famille de Lumière des Pléiades – BARBARA MARCINIAK – les messagers de l’aube 

TOUTANKAMON

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 Jeune dessinateur et aquarelliste anglais, Howard Carter a dix-sept ans lorsqu’en 1890 il trouve un emploi au British Museum. Il est chargé de faire des copies de hiéroglyphes. En 1891, il est envoyé sur le terrain et débarque pour la première fois au Caire. Devenu l’assistant du célèbre égyptologue Flinders Petrie, il ne se contente pas de son travail de copieur et d’aquarelliste, mais il apprend rapidement l’écriture hiéroglyphique et devient un chercheur et un égyptologue compétent. 
En 1922, Howard Carter retrouve le tombeau intact du pharaon Toutankhamon.
Ses ouvriers le préviennent : une malédiction est attachée à la sépulture, ceux qui la violeront mourront. 

 

IHoward Carter est installé en Egypte depuis neuf ans lorsque Gaston Maspéro, alors conservateur du musée du Caire, lui confie un poste d’inspecteur des Antiquités ; ses difficiles rapports avec les amateurs venus visiter les fouilles lui font renoncer à ces fonctions l’année suivante. Sans emploi, Carter ne se résout pas à rentrer en Angleterre. En 1906, Maspéro lui présente lord Carnarvon, riche oisif passionné d’égyptologie. Carnarvon se fait attribuer une concession de fouilles et engage Carter. Dès la première saison, les deux hommes et leur équipe découvrent la tombe d’un prince de la XVIIème dynastie, pillée, mais où subsiste encore un certain nombre d’objets. 

Cette première trouvaille décuple l’enthousiasme du lord mécène. D’autant que Carter lui expose son raisonnement : tous les souverains de la XVIIIème dynastie ont été enterrés dans la vallée des Rois. Toutes les sépultures ont été retrouvées sauf une, celle du jeune roi Toutankhamon, bref successeur du célèbre Akhenaton (Aménophis IV). Les archéologues pensent que Toutankhamon, compte tenu de son peu d’importance et de la brièveté de son règne, a été enterré ailleurs. Carter est persuadé du contraire.Lorsque l’Américain Davis annonce qu’il a terminé ses fouilles dans la vallée des Rois, Carter presse Carnarvon de demander la concession. Ses recherches et ses calculs lui permettent de circonscrire un périmètre. Carnarvon et Carter s’apprêtent à se lancer dans l’aventure lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Les deux hommes doivent attendre 1918 pour se remettre à l’œuvre.

Des milliers de mètres cubes de terre sont alors enlevés à la main: l’emplacement choisi par Carter se situe dans une zone que les autres archéologues ont transformée en dépôt pour leurs gravats.

Plusieurs saisons de fouilles se succèdent. Les chercheurs trouvent quelques objets, mais toujours pas de tombe. Enfin, en novembre 1922, leurs ouvriers mettent au jour des marches qui s’enfoncent dans le sol et conduisent à une porte. Une tombe. Carter prévient Carnarvon, alors à Londres. 

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Le juste temps

Cette allusion au temps juste, c’est-à-dire à la nécessité d’une maturation impossible à devancer ou à contourner revenait fréquemment au coeur de l’enseignement du Maître Jeshua. De fait, la patience représentait à ses yeux une vertu majeure, une sorte de levain sans lequel 1′état de croissance est illusoire. On pourrait croire, a priori, que cette notion contredit les principes d’audace et d’intrépidité constamment présents dans ses paroles comme dans sa vie sur les chemins de Palestine. La contradiction n’est cependant que de surface. 

Le juste temps dans PARABOLES aux MIRACLES EnchantedIsle

Pour le Christ, la patience n’était ni synonyme de tiédeur, ni traductrice d’une volonté mal affirmée. Au contraire, Il l’associait à la sagesse de celui qui sait observer les rythmes de la vie pour agir avec davantage de puissance… au juste moment et avec audace. Il évoquait ainsi l’exemple des félins, capables de bonds précis et surprenants après des heures d’attente silencieuse. En réalité, Il enseignait que la conscience humaine, dans son ascension, procède toujours par bonds mais qu’il lui faut parfois attendre longtemps entre chaque saut, tel le germe d’une graine qui en fait exploser la coquille pour s’élancer dans le vide à la recherche du soleil. Dans la démarche à laquelle Il nous invitait, la patience ne signifiait donc pas l’inaction. Elle avait la valeur d’un travail souterrain étranger à la faiblesse ou à la fragilité. 

- « S’il vous paraît sage, logique et bon qu’un enfant vienne au monde après son temps exact dans le ventre de sa mère, pourquoi n’acceptez-vous pas que l’âme ait besoin de son heure juste pour se reconnaître et naître à elle-même? C’est parce que le temps en vous était mûr que je suis venu à vous… et c’est parce que vous commencez à naître que vous me reconnaissez. Fou est celui qui se dit humain avant même d’avoir su reconnaître la nature de son âme puis celle de son Esprit! Sachez que ce n’est pas aujourd’hui que vous serez en mesure de pénétrer ni de vérifier le sens de mes paroles. Il faudra qu’une multitude de générations passe encore sur cette Terre et s’y décompose dans l’obscurité de l’ignorance avant que mon Esprit ne puisse être perceptible au plus grand jour. 

Je vous le dis, comme toute semence plantée dans un sol, mon enseignement devra pourrir parmi vous, se désagréger afin que le germe de Ce qui l’habite, avec toute sa mémoire de la Lumière, ne puisse s’élancer en plein jour vers l’humanité. » Je dois reconnaître que lorsque ces mots furent prononcés aucun d’entre nous n’en comprit – ou ne voulut en comprendre – le sens prophétique. Il nous paraissait inconcevable que la Parole de Jeshua se désagrège avec le temps ou soit souillée tant son impact était puissant. C’était ignorer que même les plus grands Êtres sont soumis aux lois universelles des cycles de vie, de mort et de renaissance. 

  Il était ainsi inévitable que les Églises de toutes les tendances – c’est-à-dire les hommes – appauvrissent et plombent l’enseignement du Maître à la façon d’une graine qui se doit de mourir dans l’obscurité humide de la terre où elle a été semée. Trop de lumière exige un repli aux humains comme aux végétaux… Pour nous, les hommes et les femmes de ce monde, ce repli n’a pas d’autre nom que celui de la peur. Il s’agit là d’une vérité que confirme encore la parabole des perles et des pourceaux. Cela ne signifie pas que l’humanité n’ait pas été digne de recevoir le Christ il y a deux mille ans mais qu’elle se montrait incapable d’en mesurer et donc d’en préserver l’impact. Éblouie par le soleil et sans cesse aimantée par ses propres petitesses, elle ne pouvait que pervertir Ce qui lui avait été offert. Faut-il s’imaginer pour autant que nous soyons capables aujourd’hui de retrouver la pureté première de l’enseignement du Maître? 

Je ne le crois pas car la gangue de la graine enfouie en terre humaine il y a deux millénaires, bien qu’ayant entrepris d’éclater, n’est pas encore en état de réelle putréfaction. Nous ne cessons de nous cramponner à d’anciennes croyances par réflexe de protection face à l’immensité de ce qui nous est inconnu : L’infini de notre esprit. Faudra-t-il que nous connaissions un de ces naufrages collectifs comme de nombreuses fois dans un passé reculé? 

La réponse nous appartient. ..  Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  - les  enseignements premiers du Christ. 

Résister à la Lumière ?


Gif moineauxToute résistance à l’établissement de votre Lumière est vouée à l’échec. N’allez pas dans le sens de la tension mais dans le sens de l’acceptation de ce qui vient. Ne vous préoccupez pas des résultantes élémentaires au niveau de l’humanité. Préoccupez-vous uniquement de bien stabiliser en vous, en votre intérieur, la Lumière qui vient. Car ce qui vient n’est pas la destruction, ce qui vient est la Lumière et la Lumière ne peut que détruire ce qui appartient à l’Ombre. Ainsi, vos structures sociétales, vos structures familiales, vos structures sociales, vos structures politiques, vos structures économiques doivent aussi affronter cela et cela est maintenant. Il y a nécessité dans votre emploi du temps de préparer des tranches horaires importantes pour vivre ce que vous avez à vivre qui est avant tout un phénomène intérieur. Le niveau vibratoire auquel la Terre est confrontée et donc vous, en tant qu’être humain, atteint aujourd’hui des nouveaux niveaux totalement inédits et encore inexpérimentés à la surface de cette Terre. Ce qui vient est la Lumière et la Lumière ne supporte pas l’Ombre. Et la Lumière éclaire l’Ombre. Et la Lumière dissout l’Ombre. Ce combat peut aussi se vivre à l’intérieur de vous si l’épuration n’est pas totalement finie. Quelle que soit la manifestation de cette tension, allez dans le sens de l’accompagnement de la Lumière et de l’établissement de la Lumière en vous. Je répète : le monde tel que vous l’avez connu, tel que vous le vivez, tel que vous l’expérimentez, n’aura plus de raison d’être au plus tard à la date que je vous ai donnée.

Les évènements tant attendus, décrits dans de nombreux ouvrages, prophétisés par de nombreux prophètes, annoncés même, aujourd’hui, par votre science, sont là. L’échauffement planétaire que vous vivez à la surface de cette Terre concerne l’ensemble des planètes de votre système solaire. Une planète qui passe dans le ciel de la Terre tous les 3 600 ans, mais à des distances différentes tous les 3 600 ans, vient achever son périple de 26 000 ans. Vous êtes à la fin d’une respiration cosmique. Vous êtes au moment du retour de l’énergie du Père et du Fils. Peut-être certains d’entre vous ressentent cela à l’intérieur de leur cœur, à l’intérieur de leurs cellules. Ce moment est un moment de joie. Ce moment est un moment lumineux. Quelles que soient les conséquences humaines, elles ne sont que les conséquences humaines liées au refus de l’homme de laisser s’établir en lui la Lumière. Ne jugez pas ceux qui se battront. Ne jugez pas ceux qui partiront car vous ne savez pas où ils partent. Nul ne connaît le chemin de son voisin. Assurez-vous d’être affermi dans votre chemin et dans votre destinée et dans ce pourquoi vous êtes là. Il n’y a pas d’autre alternative. Il n’y a pas d’autres délais. Les temps impartis sont arrivés à leur terme. Vous êtes rentrés dans les temps de la fin des temps. Vous êtes rentrés dans les temps réduits et dans ces temps qui vont vous amener au seuil d’une nouvelle humanité et d’une nouvelle race racine. Vous avez tant prié de l’autre côté du voile comme de ce côté-ci du voile, en cette vie et en d‘autres vies, pour vivre la libération de l’illusion de la matière. Cette illusion de la matière a été décrétée par les Seigneurs du Karma voilà fort longtemps. La seule chose que vous ne saviez pas c’est que ce cycle était inscrit dans la précession des équinoxes et dans les mouvements planétaires des constellations autour de vous.

Vous avez, et vos scientifiques ont, souvent appelé Dieu « le point central ». Il y a une erreur de conception à ce niveau là. Le point central ne peut se résumer à Dieu, de même qu’il ne peut se résumer à un point. Ce que votre perspective vous fait appeler un point est en réalité un orifice. C’est un lieu d’où tout provient et où tout doit revenir pour passer de l’autre côté, à une autre sphère de manifestation et à une autre expérience. La matière n’est qu’un champ d’expériences. La matière n’est pas une finalité. Les constructions de votre société sont périssables et périssent parce qu’elles ne sont valables que pour un temps afin de permettre à l’âme de lui fournir un cadre d’évolution temporaire dans son évolution illimitée qui est de retourner à la Lumière. Je participe depuis des éons, dans ce système solaire et dans l’ensemble des systèmes solaires, à ces moments qui préparent la transition qui sont les moments où la Lumière se fait jour, où la vérité éclate et où rien de ce qui a été caché ne vous sera plus caché. J’interviens en phase préalable à celui qui va venir réaliser, conscientiser et matérialiser le retournement qui est l’instant ultime précédant, si tel est votre souhait, votre ascension. 

 

Message de Kryeon canalisé par Lee Carroll – Fraternité de lumière. 

La porte d’accueil

La porte d'accueil dans LE RETOUR Couloir_porte%2Bsans%2Bretour

-       Tiens-lui la tête sur le côté gauche, près du plateau ! ordonna l’infirmière au préposé. Il vomit. Le service des urgences était rempli à capacité, comme c’était bien souvent le cas le vendredi. 

Cette fois-ci, la pleine lune venait compliquer les choses. -       A-t-il repris conscience ? demanda le voisin qui l’avait amené à l’hôpital. 

Le préposé se pencha pour mieux examiner les yeux de Mike. -       Oui, il se réveille lentement, répondit-il. Lorsqu’il reviendra à lui complètement ne le laissez pas se soulever. Il a une mauvaise blessure à la tête et quelques points de suture qui ne doivent pas se défaire. 

Le préposé sortit de l’isoloir séparé de la grande salle par un rideau installé sur une tringle semi-circulaire. Ce système permettait d’offrir un peu d’intimité aux patients. 

Mike ouvrit les yeux. Il sut immédiatement où il se trouvait. Il était de retour sur la terre, là où tout avait commencé. Les tubes fluorescents qui éclairaient la salle des urgences d’une forte lumière aseptisée firent grimacer Mike et le forcèrent à fermer les yeux. La pièce était fraîche et Mike souhaita avoir une couverture. Le préposé aux soins en amena une, comme s’il avait entendu la demande muette de Mike. Puis, il ressortit. -       Tu nous a perdus de vue pendant quelque temps, mon ami, dit le voisin, se sentant un peu mal à l’aise de ne pas connaître le nom de Mike. Ils t’ont recousu la tête. N’essaie pas de parler. 

Le voisin tapota nerveusement sur la poitrine de Mickael avant de se retirer dans la grande salle. Mike se retrouva seul. La tête lui tournait au souvenir de tout ce qui s’était passé. Ce n’était qu’un rêve. La vilaine créature qu’il avait combattue avait bien raison. Il avait été sur la terre tout ce temps, dans un lit d’hôpital, en plein coma, et toutes ces expériences connues n’étaient pas réelles. Mike avait l’impression qu’l allait vomir de nouveau, cette fois-ci à cause de la réalité de la situation. Il était de retour. Il n’avait vécu qu’un rêve illusoire et la terre des anges correspondait à la réalité décrite par l’entité négative –un conte de fées ! Il ne s’était vraiment rien passé et Mike était jours à l’hôpital. Tout ce qu’il avait vu et tout ce qu’on lui avait appris n’avais ni substance ni fondement. Il referma les yeux ; il aurait voulu mourir. 

L’infirmière-chef s’approcha de son lit et se pencha au-dessus de lui. Il sentait son parfum léger dominant l’odeur des désinfectants. Elle examina le pansement sur sa tête et le touche légèrement. 

-       M.Thomas, êtes-vous éveillés ? -       Oui, dit-il d’une voix faible et déprimée. 

-       Vous pouvez partir. Nous avons soigné votre blessure et vous êtes guéri. Vous pouvez quitter l’hôpital. Mike sut qu’il y avait quelque chose de différent. -       Ma mâchoire, ma gorge ? 

-       Elles n’ont pas été touchées. Y a-t-il quelque chose que nous n’avons pas vu ? Mike bougea la mâchoire et passa la main sur son cou devant le regard inquiet de l’infirmière. Tout avait l’air en ordre. -       Non, je suppose que j’ai rêvé. Mike était de retour dans la réalité. A tel point qu’il demanda à l’infirmière : « Depuis combien de temps suis-je ici ? » 

-       Environ trois heures, M.Thomas. -       Et la facture ? 

-       Elle est couverte par un règlement quelconque provenant de votre assurance-habitation. Vous aurez des papiers à signer, mais rien à payer. -       Merci ! 

L’infirmière disparut derrière le rideau et Mike se retrouva de nouveau seul. Il y avait quelque chose de curieux. Même si, à ses yeux, l’événement semblait s’être produit deux mois auparavant au moins, Mike se rappelait que l’assaillant lui avait écrasé la gorge. Il avait subi des blessures avant sa vision ou son rêve ; vision ou rêve, ça n’avait certainement rien changé à cela. Et voilà que non seulement il n’avait pas de blessure à la gorge, mais aucune à la mâchoire. Rêvait-il encore ? Mike ressentait un besoin pressant d’aller à la salle de toilettes ! C’était vraiment le retour à la réalité, celle qu’il connaissait comme être humain. Mike se leva, sans tenir compte de ses douleurs à la tête. Il constata qu’il portait les mêmes vêtements qu’au moment de l’accident. Il partit à la recherche de la salle de toilettes qu’il trouva rapidement. Elle était conçue pour une seule personne, parfaitement désinfecté et extrêmement propre. Il soulagea sa vessie, un geste qui lui parut étrange, comme une action qu’on n’a pas exécutée depuis des mois. Il lui sembla que ça prenait des heures ! 

En se lavant les mains, il s’aperçut dans le miroir. Son visage avait changé. Il s’approcha un peu, se regarda longuement dans les yeux et s’interrogea sur ce qu’il voyait. Il se redressa. Il se sentait bien. Peut-être qu’un repos de trois heures dans un hôpital était ce dont il avait eu besoin ! Mike sortit lentement de la salle de traitement et se trouva nez à nez avec son voisin, qui l’attendait. Il lui serra la main. 

-       Merci Monsieur… euh ? Mike ne connaissait pas son nom. -       Je me nomme Hall ! Il était heureux de voir Mike debout et en forme. 

-       Ce n’est rien, Monsieur… Mike l’interrompit. -       Appelez-moi Mike, je vous en prie. 

-       D’accord, Mike. Ma voiture est ici. Allons-nous-en chez nous. Mike réagit à l’expression chez nous  et sentit comme un coup de poignard au creux de l’estomac, ce qui lui rappela combien il était déçu. -       Oui, d’accord, allons-y. Mike appréciait le service rendu. 

Pendant que Hall allait chercher sa voiture, il signa les papiers puis sortit. Sur le chemin du retour, Mike interrogea son voisin sur l’incident. Tout concordait avec ce dont il se souvenait, excepté les blessures. Est-ce que j’ai imaginé tout cela ? se demanda Mike. 

Mike remercia Hall de son aide et se dirigea vers son appartement. Il ouvrit la porte comme d’habitude, alluma la lumière faible, entra et referma derrière lui. Il fut assailli par des odeurs et des images qui auraient dû lui être familières, mais qui ne l’étaient pas. Même si les dégâts n’avaient pas été nettoyés et que la chaîne stéréo devait être replacée, l’aquarium ne s’était pas brisé comme dans ses souvenirs. Quelque chose n’allait vraiment pas. Il avait l’impression d’entrer dan le logis d’un être démuni à qui il avait offert son aide à remettre de l’ordre. Il promena son regard sur toute la pièce. Cette place ne lui appartenait pas ! Comment avait-il pu le croire d’ailleurs ? Pourquoi était-ce si sombre et si défraîchi ? Il y a trois heures, ce logement était à lui et, maintenant il avait l’impression qu’il appartenait à quelqu’un d’un autre monde. Qu’est-ce qui se passait ? Mike se rendit compte que sa conscience ne correspondait pas à celle de l’homme qui vivait ici. Ç a lui semblait même étranger et inapproprié de dormir ici. Il alla fouiller dans le premier tiroir de son bureau. Il y trouva une carte de crédit dont il n’avait jamais pensé avoir besoin. Le crédit est trop dispendieux. Je n’ai pas besoin de choses luxueuses. Mike inséra la carte dans son portefeuille, s’assura qu’il avait au moins quelques dollars en poche et réunit quelques affaires et des articles de toilette. Puis, il éteignit la lumière avant de partir. Il savait qu’il devrait revenir chercher ses choses et son poisson, mais il décida de donner son avis de départ immédiatement. Ensuite, il alla chez Hall et lui expliqua ce qu’il s’apprêtait à faire au cas où il y aurait ultérieurement un rapport de police. 

Il prit un taxi et se fit conduire dans une plus belle partie de la vile, puis s’arrêta dans un bon hôtel. Il soupira d’aise en voyant le hall d’entrée luxueusement meublé et agréablement décoré,. Voilà qui était mieux ! Il se trouverait un autre appartement demain, après avoir obtenu l’emploi qu’il méritait. Lorsqu’il traversa le hall pour se diriger vers les ascenseurs, les têtes se tournèrent dans sa direction. Sa présence dégageait une vibration positive et attirait l’attention. Croyait-on qu’il était une personne connue, une vedette ? Ce n’est qu’une fois étendu sur le lit de sa chambre qu’il commença à se demander ce qui s’était passé. Il se sentait très bien, en paix. Il était absolument certain de pouvoir se trouver un emploi extraordinaire le lendemain, en une seule journée, même à Los Angeles, parce qu’il excellait dans on métier. Il avait hâte d’entreprendre une nouvelle carrière et de donner aux autres et, qui sait, d’avoir beaucoup de succès. Puis un phénomène intéressant se produisit. Il pensa à Shirley, son amour perdu, sans éprouver de douleur. Il ne ressentait aucun remords concernant la perte d’une relation précieuse et ne se sentait pas non plus dans un état lamentable ni obligé de se cacher. Il fit une véritable grimace en se rappelant la personne qu’il avait été. Pour l’amour du ciel ! A quoi est-ce que je pensais pour me conduire de la sorte ? Cette femme ne faisait que remplir son contrat. J’ai été aussi responsable qu’elle de toute la situation. A quoi tenait ce nouveau discours ? Mais c’était vrai ! Mike posa un geste qui l’aurait fait terriblement souffrir il y a quelques heures à peine. Il prit le combiné du téléphone et composa le numéro qu’il connaissait si bien. La sonnerie se fit entendre une fois, puis deux fois et une charmante voix féminine répondit. 

-       Allô ! -       Shirley ! Mike était ravi d’entendre sa voix. 

-       Mike ? On ne pouvait en dire autant d’elle. -       Ecoute, je voulais simplement s’assurer que tu allais bien et te dire que je suis très heureux de tout ce qui s’est passé. 

-       Mike, est-ce vraiment toi ? Tu sembles différent. -       Je veux simplement mettre un point final à notre relation et te souhaiter une belle vie. Tu le mérites bien. Et tu étais vraiment une bonne compagne. 

-       Mike ? Est-ce vraiment toi ? -       C’est moi. 

-       Tu as une autre amie ? -       Non, Shirley. Je suis vraiment sérieux. Je voulais simplement te dire que tout allait bien et te souhaiter bonne chance dans tout ce que tu entreprendras. Nous nous sommes bien amusés et j’espère que tu garderas un bon souvenir de moi. 

-       Mike, qu’est-ce qui s’est passé ? -       Je n’ai pas le temps de parler maintenant ; peut-être une autre fois. Au revoir. 

-       Mike, c’est une blague ou quoi ? Mike raccrocha. Il éprouvait un agréable sentiment de sérénité. Il était heureux d’avoir mis un point final à cette partie de sa vie. Le son de sa voix n’avait pas suscité d’émotion négative, seulement un sentiment d’achèvement et de progrès. Il se sentait étrange. Quelque chose était changé. Il posait des gestes qui n’appartenaient pas à l’ancien Mike. Il ressentait l’énergie du moment et ne s’inquiétait pas de se trouver dans une chambre d’hôtel qui lui coûterait cent dollars. Il  était certain que son prochain emploi lui apporterait l’abondance lui permettant de payer sa note d’hôtel… emploi qu’il n’avait pas encore. Ce n’était certainement pas l’ancien Mike, mais bien plutôt le Mike « actuel » qui comprenait la confiance en soi et le fonctionnement universel des choses. Il avait l’impression d’avoir vécu une nouvelle naissance. La gamme des sentiments qui animent un homme heureux était en place. Des frissons traversaient son échine et il savait en quelque sorte ce que ça signifiait. Il se dirigea vers la porte de sa chambre et l’ouvrit. De l’autre côté, prêt à frapper, il trouva son ami John. 

-       Bonjour John, lui dit Mike en le serrant. -       Comment as-tu su que j’étais là ? lui demanda John d’un air perplexe. 

-       L’intuition, je suppose, Mais entre. -       Tu n’es pas facile à trouver. J’ai entendu parler de ce qui t’était arrivé à ton appartement et je suis venu aussi vite que j’ai pu. Ton voisin m’a dit que je te trouverais ici. Ça va ? Et ta tête ? Pourquoi n’es-tu pas chez toi ? Qu’est-ce donc cette histoire d’hôtel ? 

Mike leva la main en signe d’interruption et sourit à John. -       John, ma tête est parfaite. Et je n’ai plus rien à faire dans ce trou. Ni au travail, d’ailleurs. Nous le savons tous les deux. 

John était renversé. Il avait toujours cru que Mike s’en tirerait très bien, mais il ne s’attendait pas à une si rapide transformation à la Superman. -       Mickael, que s’est-il passé ? Tu es vraiment différent. 

-       Je sais. Je ne peux te dire pourquoi, mais j’ai appris tellement de choses ! Et je me sens bien, en paix et plein d’énergie. John écoutait sans rien dire. -       Je t’offrirais bien quelque chose à boire, mais je viens à peine d’arriver. Tu viens manger avec moi ? 

-       Tu veux dire au restaurant ? -       Oui, je t’invite. 

-       Bien sûr ! dit John en regardant Mike avec attention. Comme tu as changé. 

Les deux hommes quittèrent la petite chambre et se rendirent dans un restaurant de l’hôtel. John écouta Mike l’entretenir de tout, excepté de son rêve. Il mentionna sa conversation avec Shirley, et cause de ses projets d’emploi et de sa nouvelle perspective de la vie. Mike parla avec animation du triomphe de la vérité et de l’établissement de la paix par le pardon et l’honnêteté. Les choses qu’il avait jusque-là critiquées, il en parlait maintenant avec douceur, tout en nuances. Il discourut sur le fait que l’être humain n’avait pas à accepter ce qu’i lui était transmis et qu’il pouvait créer sa propre réalité. John ne disait rien. Pétrifié, il laissa Mike parler et parler tout au long du repas copieux suivi d’un dessert et d’un café. Il avait l’impression d’assister à une conférence sur le mieux-être qui, d’ailleurs, lui faisait beaucoup de bien. Tout ce qu’il entendait était bien inspiré. Il réussit enfin à placer un mot pendant que Mike avait la bouche pleine. 

-       Mike, as-tu vécu une expérience de vie après la mort ou quelque choses d’approchant ? John était sérieux. La veille, Mike était lui-même prêt à devenir itinérant et à souffrir en toute connaissance de cause. 

-       Non, John, je crois que j’ai eu une expérience de VIE APRES LA VIE. Les deux hommes éclatèrent de rire, ce qui libéra la tension. Malgré l’aspect comique de la situation, Mike s’interrogeait aussi sur ce qui s’était vraiment passé. Il n’était pas convaincu de la réalité de sa vision, mais il se sentait tellement bien. John ne voulait pas partir. Il était conscient de profiter de l’énergie que dégageait Mike. Il avait maintenant le désir de chercher aussi un nouvel emploi. Mike l’avait convaincu de sa véritable valeur et John en avait convenu. Il était animé par l’enthousiasme de Mike et par sa nouvelle personnalité positive. C’était contagieux.  Et ces nouvelles pensées élevées ? Là, John était moins certain, mais il n’y avait sûrement pas de mal à les entendre. Il avait l’impression que sa valeur personnelle s’intensifiait. 

En lui souhaitant une bonne nuit, Mike serra John affectueusement, et le geste surprit celui-ci, d’autant plus que c’était la deuxième fois au cours de la soirée. Que se passait-il ? On n’aurait pu souhaiter meilleur ami. Mike paraissait vivre dans un nouveau monde. Il semblait rempli de paix et d’amour pour l’humanité. Dans son bonheur nouveau, il ne portait aucun jugement. Décidément, il était transformé. 

Mickael retourna à sa chambre et s’assit sur son lit. Pouvait-il croire un seul instant que son voyage de rêve avait été réel ? Dans l’affirmative, pourquoi se trouvait-il de nouveau sur terre. Quelque chose clochait. Ce n’était pas comme il avait été prévu. Alors, les apparences sont parfois trompeuses ? Mike sentit une présence étrange mais familière. Son intuition agissait et son corps lui parlait. Mike se leva et se dirigea vers un fauteuil, à l’autre bout de la pièce. Puis, dans un mouvement tout à fait spontané, il ferma les yeux et étendit les mains avant de parler cérémonieusement à haute voix. -       Au nom de l’Esprit, je demande qu’on m’apprenne ce que je dois savoir sur ma situation actuelle. Je la respecte, sans toutefois la comprendre. 

Mike resta silencieux, les yeux fermés. Puis il se produisit une brillante explosion de lumière. Il fut projeté à travers un portail, dans un endroit qui lui était strictement réservé. C’était le sanctuaire intérieur de la communication de Michael Thomas avec l’Esprit, un lieu où il retournerait souvent durant ses méditations. Il y flotta dans l’espace, pleinement conscient de se trouver encore une fois dans son état de « rêve », sauf que ce n’était pas vraiment un rêve. -       Non, ce n’est pas un rêve, Mickael Thomas ! Mike reconnut la voix de Blanc. Oserait-il ouvrir les yeux ? Il ne voulait pas quitter cet endroit et savait pertinemment qu’il n’y était  que de passage. Il ne voulait pas se retrouver dans sa chambre d’hôtel avant d’être prêt. La voix du grand ange blanc se fit entendre de nouveau : 

-       - tu es tout simplement dans un autre état de réalité altérée. Lequel est le plus réel à tes yeux, Michael ? -       Blanc ! S’écria Mike. 

-       oui, Mickael. -       Je suis tellement heureux de t’entendre ! dit-il d’une voix remplie d’animation. Je savais que ce n’était pas un rêve. 

-       Non, Mickael,  ce n’était pas un rêve. -       Que s’est-il passé ? Pourquoi ne suis-je pas au paradis ? Y a-t-il eu un erreur ? Mike était tellement heureux de lui parler encore une fois. 

-       Ouvre les yeux, Mickael. Nous avons de la compagnie. 

7675691-nuage-de-briller-multicolore dans LE RETOUR

Mike obéit et ouvrit lentement les yeux. Le portail était toujours là et Mike ne fut pas projeté hors de son état méditatif. Il flottait en position du lotus dans un espace d’une indicible blancheur lui rappelant la pièce blanche où il avait d’abord rencontré le grand ange d’amour. Mais il était maintenant entouré de sept entités réunies en cercle. Puis, sept couleurs différentes se mirent à bouger. Chaque groupe constituait une couleur estompée qui se manifestait peu à peu et prenait une forme définie. Mickael savait ce qui se passait et son cœur était rempli de joie. Sous lui, les sept nuages de teintes subtiles s’intensifièrent pour créer une brillance étonnante. Il y avait là Bleu, Orange, Vert, Violette, Rouge, Blanc et même OR ! Espacés également, les petits nuages grossirent graduellement pour devenir les anges qu’l avait rencontrés et avec qui il avait passé du temps. Il lui semblait que c’était hier seulement. Mike était tout à fait ravi de les revoir. C’était ses amis. Il prit garde de ne pas rompre le lien spirituel qui le reliait à sa forme humaine demeurée dans la chambre d’hôtel. Il se trouvait à deux endroits en même temps. Les sept entités angéliques formèrent un cercle dans le sanctuaire de Mike pendant quelque temps, les mains levées vers lui, dans un geste cérémonial. Mike célébra en leur compagnie et ressentit l’immense caractère sacré émanant du cercle, qu’il loua par son silence. C’est l’ange doré qui parla en premier : 

-       Salut à toi, Mickael Thomas de l’Intention pure. -       Salut à to, répondit Mickael, calme et confiant. 

-       Que désires-tu savoir ? L’ange d’or riait presque. Il savait ce que Mike savait et, par conséquent, que celui-ci se présentait à lui avec le désir de comprendre ce qui avait cloché. Pourquoi était-il à nouveau sur terre ? Puis Blanc intervint, pour répondre à la question non formulée de Mike. 

-       Mickael, il serait peut-être bon que tu entendes ton souhait original. Mike ne comprenait pas la signification de ces paroles, mais il continua d’écouter. On lui fit écouter, à la manière d’un bande audio, les paroles qu’il avait lui-même prononcées devant Blanc pour lui expliquer sa vision d’un chez soi. Mike reconnut sa propre voix : -       Je veux être aimé et côtoyer l’amour, répondit Mike. Je veux ressentir la paix dans mon existence… je ne veux pas être assujetti aux préoccupations et aux poursuites futiles de ceux qui m’entourent. Je ne veux pas m’inquiéter à propos de l’argent. Je veux me sentir LIBERE. J’en ai assez d’être seul. Je veux me relier aux autres entités de l’Univers. Je veux connaître le sens de ma vie et jouer mon rôle au sein du paradis – si l’expression est bien choisie. Je veux être un fragment juste et pertinent du plan de Dieu. Je ne veux plus être un humain comme avant. Je veux être comme toi. 

C’est ainsi que Mike avait décrit son chez soi. C’était les mots mêmes qu’il avait employés.  Puis Bleu parla. -       Regarde ta vie, Mickael Thomas. Tu possèdes la carte de l’intuition qui t’accordera une existence paisible puisque tu comprends le fonctionnement de l’Esprit. 

Mike sut que Bleu avait raison. Il ne s’inquiétait pas de sa recherche d’emploi du lendemain. Il avait sa carte et elle l’aiderait à se rendre au bon endroit. Puis la voix d’Orange se fit entendre. -       Les présents et les outils de vibration supérieure t’aideront à conserver ton équilibre et te garderont à l’abri des drames de ton entourage, si tu le souhaites. Et tout au long du chemin, tu auras le pouvoir d’anéantir toute négativité qui essaiera de faire obstacle à ton cheminement. 

Mike savait qu’Orange disait la vérité. Il ne s’inquiétait plus des mauvaises expériences passées de sa vie. L’épisode avec Shirley était effacé de sa conscience, comme s’il n’avait jamais existé. Puis, ce fut au tour de Vert avec son humour non équivoque. -       Ta physiologie te procurera la liberté nécessaire puisqu’elle repose sur la sagesse et la connaissance. Mike ne s’était jamais senti aussi bien et savait comment le demeurer. Les enseignements de Vert avaient fait des merveilles ! 

Ensuite, Violette parla. Sa voix mélodieuse flotta aux oreilles de Mike. -       Tu fais maintenant partie du plan divin de Dieu. Tu as un but et des responsabilités. Tu crées ta propre réalité et il n’y aura plus jamais lieu de t’inquiéter. Toute ta famille t’entoure. 

Mike savait qu’elle avait raison. Il créerait effectivement son avenir sans s’inquiéter. Il savait que sa famille le protégeait et qu’l se trouverait toujours au bon endroit au bon moment. La voix de Rouge se fit entendre. -       Tu ne seras plus jamais le même type d’être humain qu’auparavant, Mickael. Tu t’es transformé pour toujours par ta propre intention. 

Encore une fois, l’ange avait raison. Mike ne retournerait jamais en arrière. Il n’était plus le même homme. Son logis appartenait à une personne pitoyable et il devrait même donner ses vêtements. Il était un homme neuf ! Puis il entendit de nouveau la voix caractéristique de Blanc. 

-       Tu es une partie appropriée du plan d’amour, Mickael. Nous t’aimons immensément et tu as la capacité de communiquer le même amour aux autres. Mais il te reste à prendre conscience du présent qui t’attend. Que pouvait bien vouloir dire tout cela ? Pourquoi Blanc prononçait-il sans cesse des mots qui appelaient une question ? 

Et enfin, ce fut l voix de l’ange doré, immense et puissant, mais sacré et… si doux. -       Tu voulais être un ange, Mickael ? Qu’as-tu appris dans ma maison ? Tu es une merveilleuse partie de Dieu qui existe sur la planète dans une vibration très élevée. Un ange déguisé, un des rares qui le sache et qui soit consacré par Dieu. En réalité, Mike avait demandé à être un ange, sans savoir qu’il en était déjà un. 

Tout à coup, ils semblèrent tous parler à l’unisson et Mike entendit la pensée qu’ils émettaient. -       Tu ES chez toi Mickael Thomas. Tu y es parce que tu l’as demandé. C’est ici que tu dois être si tu veux influencer la planète. Tout ce que tu as demandé est maintenant réalisé. Tu es un Guerrier de la Lumière. Comme Marie, ton homologue humain, tu résonnes de la vibration de Dieu. Tu as vaincu le géant, accepté l’insigne d’or et tu possèdes la sagesse de tous les temps

Mais ce n’était pas tout et Mickael Thomas le savait. Les êtres angéliques perdirent leur forme et redevinrent sept petits nuages de couleurs brillantes se réunissant en une seule lumière à l’éclat du diamant. Le chatoiement et la lumière de la nuée vibraient d’un éclat inégalé. Les anges se concertaient ! Mike le savait. Puis, il les sentit encore lui parler. 

-       Mickael Thomas, nous te donnons une nouvelle appellation à l’instant même. Lorsque tu cheminais sur le sentier, nous t’appelions Mickael Thomas de l’Intention pure. Aujourd’hui, tu reçois ton diplôme ; tu deviens une entité à la vibration élevée qui n’est plus tout à fait humaine ni complètement angélique. Tu es Mickael l’ACTUEL. Ton nom symbolise la vibration du présent et l’un des plus beaux compliments que nous puissions te faireMike trouva la chose amusante tout en sachant que les anges rendaient sérieusement hommage à sa nouvelle vibration. Le nuage spectaculaire prit finalement la forme d’un véritable diamant et s’éleva pour flotter au-dessus de sa tête, ceignant tout l’espace qu’il occupait de sa lumière. Il fut immergé dans l’amour et se sentit encore une fois imprégné de la présence de Dieu. Chaque cellule de son corps était  en état de célébration et toute sa biologie y répondait par un immense sentiment de gratitude, sentiment qui envahissait chaque parcelle de son corps. Il sut qu’il était temps de retourner dans le fauteuil de sa chambre d’hôtel. Les anges avaient un dernier message à lui communiquer. Il l’entendit une fois retourné à son fauteuil. 

-       Mickael l’ACTUEL, NOUS T’AIMONS TENDREMENT Mike demeura quelque temps dans son fauteuil, le temps de « revenir » de son état exaltant de méditation. Tout ce qu’il avait expérimenté dans les maisons de sa formation spirituelle était réel ! Tous les enseignements étaient précis et valides et il possédait encore toute la connaissance reçue alors qu’il se trouvait dans une simple chambre d’hôtel de Los Angeles. Cette pensée lui donnait le vertige et il se demanda combien il y en avait comme lui. 

Mike était épuisé. Il s’endormit presque sous la douche, mais réussit enfin à se mettre au lit. Il était trop fatigué pour songer à la suite des événements. Il avait besoin de sommeil et il dormit très bien  A son réveil, le lendemain, il était prêt à faire face à la vie. Il sortit sur son balcon et examina les environs. Il n’y avait aucune limite à ce qu’il pouvait faire. Il savait pouvoir changer tout ce qu’il toucherait. Mike était convaincu que de grandes réalisations l’attendaient, qu’il aurait beaucoup à faire à et à apprendre, surtout en ce qui avait trait à l’intégration de sa nouvelle vibration à celle des humains qu’il côtoierait. Il n’était pas inquiet. Il possédait en son âme l’amour et la sagesse compréhensive des temps. Son ange intérieur prendrait soin de tout et lui-même saurait comment se comporter à chaque instant. Il trouve un emploi beaucoup plus facilement qu’il ne l’avait cru. Les entreprises importantes recherchent constamment des vendeurs compétents et honnêtes et Mike sut exactement comment se présenter. Il s’était procuré de nouveaux habits et s’était fixé des objectifs élevés. Il s’était ensuite présenté dans la plus grande entreprise pouvant utiliser ses services sans tenir compte d’une affiche indiquant que le personnel était complet. Il avait décroché son emploi  en quelques minutes et quitté l’édifice, prêt à accomplir une autre cérémonie centrée sur le fait que les humains pouvaient créer leur propre réalité. 

Mike s’interrogeait sur son nouvel état. Le fait qu’il était maintenant chez lui commençait à pénétrer sa conscience. Son nouvel emploi était assuré et il décida de se chercher un autre appartement. Ce n’est qu’après trois jours qu’il fut frappé par une évidence, un matin, sous la douche. Qu’est-ce que Blanc avait dit à propos de ce qu’il n’avait pas saisi ? Il te reste encore à prendre conscience du présent qui t’attend ! Ses yeux s’emplirent de larmes parce qu’il en comprenait enfin le sens. C’était le plus grand présent de tous. il ne pouvait lui être offert qu’à titre d’être humain et il lui avait été bien caché au cours des derniers événements vécus sur terre. Il détenait une portée profonde et Mike s’agenouilla pour rendre grâce à la vérité de la révélation. Il tremble à la pensée du potentiel qu’elle offrait et fouilla dans sa mémoire pour trouver l’information dont il avait besoin. Son cœur vibrait à la pensée de ce que cette révélation comportait. 

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 C’est ici que nous nous séparons de Mickael Thomas. 

Il doit poursuivre sa quête. Sa nouvelle intuition et ses présents lui font savoir qu’il n’est pas achevé. Sa carte le guidera dans la direction appropriée et son épée éternelle de la vérité restera son phare dans la noirceur, une fréquence de vibration en fa qui proclamera sa joie au moment opportun. La vision que Mike a perçue lors de son séjour dans la maison de Blanc est clairement imprimée en lui. Rien ne saura arrêter Mickael l’Actuel dans sa course vers le présent sacré qui l’attend dans cette mer humaine qui l’entoure. Son sourire se veut le plus radieux qu’un être humain puisse arborer lorsqu’il sait parfaitement que sa quête s’achèvera dans la réussite la plus totale et qu’il suffit pour lui de l’entreprendre. 

Mike a compris qu’on vient de lui donner une seconde change en lui offrant la possibilité de trouver sa perle, l’amour de sa vie, un contrat si puissant qu’ils seront irrésistiblement attirés l’un vers l’autre, sans aucune possibilité de vire séparément sur cette planète. Mike se met à la recherche d’une merveilleuse femme rousse au teint d’ivoire et aux yeux d’émeraude. Il ne connaît pas son nom terrestre, mais c’est sans importance. L’énergie d’Anolee sera semblable à un phare dirigeant son âme dans la pénombre. 

Il pensa eux enfants à venir et sa détermination à trouver son amour se décupla. L’air qui l’entourait était chargé d’électricité qui se mêlait à l’énergie de la volonté et de l’amour spirituels, le tout prêt à éclore et à s’épanouir. L’odeur de la victoire embaumait l’espace. La seule rose prévue à la vie de Mike allait être découverte, admirée et aimée pour sa beauté. Son parfum serait apprécié pendant toute une vie, conservé et adoré pour sa beauté parfaite et son élégance naturelle. Elle vivait là, quelque part, et Mike allait la découvrir. Les anges souriaient, sachant bien que Mickael atteindrait son but. 

Mickael Thomas était enfin rentré chez lui. 

LE RETOUR – histoire de Michael Thomas – Livre de la série Kryeon – Editions Ariane 1998– Kryeon canalisé par Lee Carroll.  

La septième Maison

La septième Maison dans LE RETOUR mini_2_gif  Le temps ne s’était pas vraiment gâté, mais il aurait pu être plus agréable. Mike s’était habitué à un merveilleux ensoleillement accompagné de températures modérées ou à un assaut violent des éléments au point de transformer une pastèque en raison en moins de dix minutes. Mais aujourd’hui, le ciel était couvert et gris et donnait aux choses une apparence uniforme. La journée était fraîche et une brise légère rôdait telle une menace avec une irrégularité semblant vouloir communiquer un message mystérieux. Les nuages ne s’accumulaient pas, mais ne se dissipaient pas non plus. Mike marchait depuis une heure. Le temps ne le préoccupait pas, mais il en était tout de même conscient. 

 

Son allure était réglée. En se dirigeant vers la prochaine maison, il demeurait vigilant, jetant un coup d’œil derrière lui de temps à autre, mais son esprit était envahi par la décision qu’il avait prise. En avançant vers la dernière maison, il avait le sentiment puissant qu’il venait de franchir une étape spirituelle subtile et un point déterminant de son périple. Il ne parvenait pas à oublier la vision de sa vie sur terre avec Anolee et les enfants à leurs côtés, tous souriants. Lorsqu’il y repensait, son cœur planait et il se sentait bien. Devant lui, le sentier ondulé menant à un défi inconnu le rendait triste et plein d’un immense sentiment de perte. La mort n’avait pas frappé, mais un coin de son cœur était en deuil. Il poursuivit sa route, ne se rendant pas compte que le paysage se modifiait graduellement. Mike aborda un angle particulièrement prononcé. Il remarqua qu’il venait de franchir un bout de chemin très étroit dont les côtés abrupts descendaient vers une sorte de canyon. Il remarqua pour le première fois que les collines arrondies et les plaines luxuriantes qu’il avait traversées jusque-là avant été remplacées par un paysage plutôt désertique parsemé de gros rocs et de falaises  et agrémenté à l’occasion d’un arbre majestueux qui en accentuait la nudité. Il s’aperçut que le changement topographique lui avait complètement échappé tant il était absorbé par ses pensées. Le sentier s’engageait dans une gorge aux abords très escarpés, ce qui, ajouté aux nuages gris, diminuait l’intensité de la lumière à un point tel qu’on aurait pu se croire au crépuscule et non au petit matin. L’intuition de Mike se faisait sentir. Les objets devant lui n’étaient pas clairs. Etait-ce des roches ou… ? 

 

Sois plus alerte. Attention au danger ! 

Mike réalisa soudain qu’il avait passé la dernière heure dans un état d’hébétude. Il s’arrêta pour prendre quelques bonnes respirations afin de clarifier son esprit. Il se sentait étrange. Mais pourquoi donc ? Obéissant à son instinct, Mike se mit à chercher des signes de danger. Il fouilla du regard le sentier derrière lui, pensant y trouver peut-être la sombre entité qui l’avait suivi chaque fois qu’il était à l’extérieur. Rien. Aucun mouvement. L’uniformité grise qui sévissait depuis une heure avait contribué à la léthargie de son esprit. Mis à part le changement de température et du paysage, il ne distinguait rien d’inhabituel ni de menaçant mais son instinct l’incitait tout de même à se préparer à quelque chose. Mike remercia intérieurement son nouveau pouvoir, qui jouait bien son rôle. Il sortit sa carte. Peut-être l’informerait-elle ? 

 

Il l’examina. Etrange. Elle indiquait le passage étroit dans lequel il se trouvait et les environs, mais il y avait quelque chose de différent. Il regarda de plus près. Là ! A cent mètres devant lui, un point qu’il ne pouvait apercevoir de l’endroit où il se tenait était complètement vierge. Habituellement, la carte indiquait ce qui se situait autour de VOUS ETES ICI. Elle ne donnait que peu d’indices sur le passé ou le futur mais elle était en général précise et éloquente. Alors, que pouvait bien signifier ce point vierge vers l’avant, comme si l’endroit avait été effacé ? 

-       Bleu, que signifie un point vierge sur la carte ? demanda Mike à haute voix. 

Bleu ne répondit pas, mais l’intuition de Mike s’exprima. La réponse lui vint presque immédiatement. Il lui revint en mémoire que la « chose » qui le suivait s’était toujours tenue en dehors des limites de la carte. Peut-être se montrait-elle sous la forme d’un point vierge ! Bleu lui avait dit que la carte se comparait au présent. Elle représentait l’énergie en présence au cours d’un déplacement sacré et reflétait un type de vibration particulier. Devant lui se trouvait un élément qui ne relevait pas du présent, quelque chose au détour du chemin que la puissante vibration de la carte ne pouvait lire. Ce point vierge résultait d’une vibration non-conforme à celle de la terre sacrée qui l’entourait. 

Mike sentait que ses conclusions étaient justes. Quelque chose l’attendait au détour du chemin. Il aurait dû se montrer plus alerte. Que serait-il advenu si sa nouvelle intuition ne l’avait pas prévenu ? Il maudit faiblement son esprit romantique en apparence démuni et se concentra plutôt sur le nouveau guerrier en lui. Il anima chacune de ses cellules avec le message d’un événement imminent, de quelque chose d’important. 

-       réveillez-vous ! Mike souriait à la pensée de s’adresser à son système biologique et crut encore une fois entendre le rire de Vert. Ce dernier lui manquait. L’humour s’avérait un excellent remède en ce temps de préparation. Préparation ? A quoi ? Au combat ? 

 

Soudain, Mike eut une révélation. Comme une énorme vague de compréhension, un amas de pensées et d’images l’envahirent, entraînant avec elles tout le poids d’une terrible prise de conscience. Il était figé. Il verbalisa sa peur pour quiconque pouvait l’entendre. 

-       MON DIEU ! ET SI J’AVAIS EFFECTIVEMENT A ME SERVIR DE CES ARMES ? 

Il en tremblait. Il sentait l’anxiété lui traverser le corps. Ça n’avait aucun sens. 

-       Ce sont des symboles des Guerriers de la Lumière du Nouvel Age. DES SYMBOLES ! cria-t-il en regardant vers le ciel 

Tout en pivotant sur lui-même, s’attendant peut-être à voir ses amis angéliques tapis sur les parois de la gorge à peine éclairée. Sa voix se fit entendre encore une fois : 

-       Orange, tu ne m’as pas appris à me battre ! J’ai cru que les armes ne serviraient à rien… 

Il s’arrêta au milieu de sa phrase en se rendant compte qu’il criait. Il entendit le rebondissement de sa voix sur les murs du canyon. D’autres pensées traversaient son esprit. Les paroles de ceux qu’il avait rencontrés le long de son parcours lui revenaient en tête. Il se rappela les propos de Rouge à l’effet que certaines épreuves l’effraieraient, mais il avait alors présumé de celui-ci faisant allusion à la tempête croisée sur sa route. Il se rendait maintenant compte que Rouge parlait des événements à venir et non de ceux du passé. Qu’est-ce qui l’attendait ? Il se souvint des paroles récentes de Blanc, qui décrivait Marie dans la chambre d’hôpital. 

-       Ne te laisse pas tromper par les apparences, Mickael. Elle est une Guerrière de la Lumière. Elle a vaincu le géant et elle est tout puissante. 

Vaincu le géant ? Puis il se rappela les paroles de Blanc au moment où il quittait la maison blanche. 

-       Ce n’est pas terminé mon ami. 

Tant d’avertissements et de nuances. Y a-t-il une bataille à l’horizon ? Une vraie ? Une où je devrai effectivement UTILISER l’épée ? Mike s’assit sur le chemin. Ses genoux tremblaient tellement il avait peur. Il ne se sentait pas guerrier, en tout cas pas dans le véritable sens du terme. 

-       Hé ! les anges ! Vous ne m’avez pas préparé à ça ! lança-t-il au ciel gris et aux parois menaçantes du canyon. Je ne me bats pas. Ç a n’a aucun sens. Les batailles et les armes correspondent à des anciennes vibrations. Voilà une façon désuète de penser. Ce n’est pas de cette terre. 

Un calme étrange s’installa. Le vent tomba. Un silence de mort régnait. Puis des voix se firent entendre. 

-       Sauf si tu combats une ancienne énergie. Il avait entendu clairement la vois d’orange. Mike se leva brusquement et regarda autour de lui, cherchant à déceler l’origine de la voix. 

-       Et sauf si tu te prépares à combattre un élément biologique qui n’a pas une vibration aussi élevée que la tienne. C’était la voix de Vert. Les voix angéliques émanaient de son propre intérieur. 

-       Et sauf s’il n’y a pas d’amour, Mickael, dit la voix douce et rassurante de Blanc. 

-       JE N’AVAIS PAS CONSCIENCE DE TOUT ÇA ! dit Mike d’un ton anxieux. Blanc, je ne suis pas un véritable guerrier ! 

-       Marie ne l’était pas non plus, dit Blanc d’une voix réconfortante. 

-       L’énergie ancienne réagit à un vieux paradigme. C’est ce qu’elle comprend, dit la charmante vois de Violette. 

-       Orange apprends-moi à combattre, implora Mike d’un ton laissant percer le découragement. 

-       Je l’ai déjà fait. Tu es prêt, Michael Thomas de l’Intention pure, tu es prêt, lui dit Orange d’une voix encourageante. 

-       Que dois-je faire ? hurla Mike aux parois du canyon. 

Silence. Puis il entendit la voix de Bleu. 

-       N’oublie pas, Michael Thomas, les apparences sont parfois trompeuses ! 

Les mots résonnèrent comme jamais auparavant. Ils portaient un avertissement et des conseils qui pouvaient se révéler utiles sur-le-champ. Tous les anges l’entouraient. Pour qu’une telle puissance soit en place, il doit y avoir un danger réel au prochain détour ! 

 

Mike était nerveux. Il savait qu’il ne possédait aucune qualité de guerrier. Pourtant, les anges lui affirmaient le contraire. Il devait leur faire confiance. De toute façon, il n’avait pas le choix. Il était au front. Il regarda autour de lui et acquiesça de manière sarcastique. Aucune échappée. La chose ou la personne qui l’attendait avait vraiment bien choisi son point d’attaque. Les parois étaient trop hautes et la fuite n’était possible que par un canal étroit où la poursuite serait un jeu d’enfant. Tout avait été bien calculé. Michael savait au moins où se trouvait l’horrible créature. Il n’y aurait pas d’effet surprise. Plus il examinait la situation, plus il devenait confiant devant la menace. Sa nouvelle vibration l’aidait ; il en était conscient. Une paix l’envahit, illogique mais spirituelle. Il sentait son habileté augmenter, même s’il ne savait pas trop ce qu’il allait affronter ni comment il allait le faire. C’était bien ainsi, pensa-t-il. Après tout, ce sont les règles du jeu de l’endroit. Je n’ai pas accès au futur mais il s’est déjà produit dans l’esprit de Dieu. La solution à ma situation s’est donc déjà manifestée, même si je ne la connais pas encore. Je le saurai en temps voulu. Je détiens la connaissance, le pouvoir, et je suis en terrain connu. J’ai l’avantage d’être chez moi ! 

-       D’accord, dit Mike à haute voix. J’ai été attaqué par une tempête, piétiné par un ange ; j’ai perdu tous mes biens personnels ; mes émotions ont été passées au crible ; mon système biologique a été modifié et élevé ; et mon cœur a été brisé et examiné avant de m’être rendu. Quoi d’autre ? J’ai les outils, je suis prêt. Mais, j’aimerais bien savoir me battre, ajouta-t-il en soupirant et en regardant dans la direction du défi qui s’annonçait. 

Mika décida de faire quelque chose qui lui aurait semblé ridicule quelques semaines auparavant. Il s’agenouilla et fit une courte cérémonie à l’égard des événements qui se préparaient. Il toucha chacune de ses armes et mentionna leur utilité. Il se rappela les mouvements d’équilibre qu’Orange lui avait appris. Il passa vingt minutes en état de gratitude, remerciant d’avoir été choisi pour le combat présagé. Il loua le sol sur lequel il se trouvait. Il remémora sa place au sien de sa famille spirituelle. Puis il se leva, prêt à combattre, dans toute la mesure du possible.Mike reprit sa route. Il franchit un bout de sentier après lequel apparut un long chemin devant lui. Les murs escarpés du canyon lui donnaient l’impression d’être au seuil du sombre tunnel du destin. Il savait que l’entité malveillante se trouvait devant lui. La carte l’indiquait clairement. Le corps de Mike aurait normalement d’y entrer en état de choc. Son système d’alarme intérieur aurait dû se déclencher et il aurait dû être une masse tremblante. Après tout, il n’était qu’un vendeur et non un guerrier sue le point de rencontrer un énorme vampire noir ! Mais tous ses sens étaient en alerte et il était rempli de détermination et non pas de crainte. Tous ses pouvoirs de vibration et ses nouveaux présents entraient graduellement en jeu. Son intuition se faisait rassurante et il l’écoutait à chaque instant, sachant qu’elle ne le trahirait pas. 

Rien. 

Puis, un mouvement sur la gauche ! 

Michael se retourna rapidement et vit un immense arbre à trente mètres devant lui sur la gauche. D’où venait le mouvement ? Bon sang ! et toute cette noirceur en plein jour ! Cela faisait-il partie du test ? Pourquoi pas plus de lumière à cette heure du jour ? 

Un autre mouvement ! Mike réalisa qu’il provenait du dessous des branches de l’arbre. 

-       QUI EST LA ? MONTRE-TOI ! La voix de Mike était puissante et autoritaire. SI TU NE TE MONTRES PAS, J’APPROCHE ! Il se tenait en attente, toutes les cellules de son corps en éveil. 

Lentement, un homme à l’air tout à fait normal s’avança et s’arrêta sous les branches extérieures. Il était vêtu comme un fermier, excepté qu’il ne portait pas de chaussures. Il leva les mains en signe d’arrêt, les paumes tournées vers Mike. 

-       Mike, je t’en prie, ne me frappe pas. Je vais me montrer. 

L’homme se dégagea lentement des branches de l’arbre et se dirigea vers Michael. Comme il avançait, Mike crut reconnaître sa démarche. Non ! Pas possible ! Maintenant, il voyait clairement son visage. 

-       Papa ? Le père de Mike s’avança vers le sentier. Il se tenait à deux mètres de Mike. Celui-ci aurait juré qu’il pouvait sentir l’odeur de la ferme émerger de l’homme. 

-       - oui, Mike. C’est moi. Je t’en prie, ne me frappe pas. Mike ne se leurrait pas. Il savait parfaitement que tout ça pouvait être faux. Après tout, les apparences sont parfois trompeuses. L’homme qui se présentait sous les traits de son père pouvait très bien être quelqu’un d’autre. En fait, il y avait de fortes chances que ce soit le cas. Mike restait sur ses gardes et en état d’alerte. 

-       - monsieur, vous êtes exactement à l’endroit où je m’attendais à rencontrer un ennemi. Ne vous approchez pas. 

-       Je sais Mike. C’est droit devant toi. Ne te laisse pas tromper. La chose qui t’attend compte capturer ton âme. Je t’en prie, crois-moi. 

Mais Mike n’y arrivait pas. 

-       Faits-u ici ? 

-       Par la grâce de Dieu, je suis ici pour t’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. On m’a permis d’être ici pour t’avertir. Je t’attends depuis plusieurs jours, sachant que tu finirais par passer. Tout ce qui s’aventurera plus avant sera anéanti par la bête. Plusieurs sont venus et ils ont tous péri. C’est une terre maudite et on te trompe. Mike ne croyait toujours pas être en présence de son père. C’était trop facile. 

-       Pardonne-moi, mais il me faut des preuves. Dis-moi quel était mon surnom quand j’étais enfant. 

L’homme répondit sur-le-champ. 

-       Mykee-Wykee. 

Mike grimaça à la vérité. 

-       Que s’est-il passé dans la grange des Connel en 1964? 

-       Une grande fête pour célébrer la naissance des jumelles Sarah et Helen. 

Mike scrutait à la loupe les paroles de l’homme. La voix et le corps étaient parfaitement ressemblants. Il continua son interrogatoire et lui demanda des détails sur son enfance – ses écoles, ses amis, ses vêtements et certains événements. Les deux hommes se faisaient face sur la route. Là, le père débita pendant une demi-heure des fragments du passé de Mike avec une précision parfaitement rigoureuse. Mike commençait à se détendre. Cet homme savait tout. Aucune entité maligne n’aurait pu mémoriser tous ces détails connus de Mike seulement. Son intuition était toujours en alerte, mais il se tenait vraiment devant son père. Celui-ci commençait à transpirer abondamment. 

-       Papa, qu’est-ce qui se passe ? 

-       Oh ! Michael, je t’aime tellement ! présentement, tu reposes sur un lit d’hôpital et tu as de graves blessures au cou. Rappelle-toi. Tu te souviens de ce qui s’est passé dans ton appartement ? 

Depuis cet instant, tu flottes dans un coma, sensible aux manipulations du démon lui-même. Et tout ce que tu vois ici… Le père de Mike montra de la main les montagnes qui els encerclaient … « tout ça est un conte de fée. C’est irréel. Tout ce qu’on t’a appris et toutes mignonnes maisons que tu as visitées, tout est faux, c’est un truc pour s’emparer de ton âme ! » La respiration de l’homme devenait laborieuse. 

 

Mike savait quelles paroles de son père ne pouvaient être vraies. Quelle confusion ! Il s’avait qui il était et ce qu’il avait expérimenté. Pourtant les paroles de son père étaient pleines d’autorité. Et cet homme en savait long ! Mais pourquoi expérimentait-il des difficultés respiratoires tout à coup ? N’était-il pas lui-même un esprit ? Après tout, il était mort et venait d’un autre monde. Il n’aurait pas dû éprouver de problèmes physiques. 

-       Papa, est-ce que ça va ? 

-       Oui, mon fils, mais je ne peux pas rester encore très longtemps. Cette place est maudite et je viens d’une terre céleste. 

Les deux ne sont pas compatibles, tu sais. 

-       oui, c’est ce qu’on m’a dit. 

-       Mike, viens avec moi. Cet arbre abrite un portail céleste. Je peux te ramener. Tu reprendras conscience sur la terre et sortira de ton coma. Ta vie et ton âme seront sauves. Je t’en prie, accompagne-moi ! l’homme s’affaiblissait à vue d’œil et Mike crut voir s’embrouiller la silhouette devant lui. 

Mike était torturé par l’indécision. Il devait se montrer avisé. Tout dans on corps le mettait en garde, mais il se trouvait confronté à un père aimant aux paroles crédibles. Et si ce pays était faux ? NON. Il ne l’était pas. Son être intérieur en était convaincu. Il voulut essayer autre choses. Quel était le nom ? Il avait fait un effort pour le retenir. Le nom lui revint en mémoire et il le prononça. 

-       Annehu ! dit Mike en dévisageant son père. Celui-ci le regarda droit dans les yeux. 

-       Que dis-tu ? 

-       Anneehu, répéta-t-il, en commençant à reculer. 

-       Est-ce là un terme de fée que tu as appris ici, mon fils ? 

L’homme se montrait de plus en plus nerveux ; ses vêtements se mouillaient de sueur. 

Mike demeura immobile. Un frisson lui parcourut l’échine. Son père ne l’avait jamais appelé « mon fils ». Mike se redressa. L’heure  était venue. Il commença à sentir la vibration de son armure. Son bouclier commençait à osciller, comme s’il avait voulu qu’on le saisisse. Il donna la réponse qu’il fallait. 

-       Non, pas du tout. Anneehu est ton nom céleste, et tu ne le savais pas. 

Les deux regards s’affrontèrent dans un éclair qui sembla durer une éternité mais qui, en réalité, n’avait pris qu’une seconde. Le jeu était fini. Le truc n’avait pas marché et la masse difforme et répugnante n’était plus capable de maintenir l’énergie pour le prolonger. Elle se préparait à combattre. 

-       ASSEZ ! dans un cri qui semblait avoir été poussé par dis hommes, la 

silhouette qui avait été le père de Mike se transforma peu à peu. Le fermier en sueur se modifia graduellement en une énorme forme vampirique et menaçante. Mike recula au fur et à mesure de la transformation ; il demeurait alerte et prêt. L’horrible entité avait au moins cinq mètres de hauteur ; ses yeux étaient rouges et agressifs. Sa peau, couverte de verrues, était d’un vert repoussant. On aurait dit une créature qui ne s’était pas lavée depuis des milliards de siècles. Elle avait des mains énormes aux ongles sales et des bras beaucoup trop longs, disproportionnés par rapport au reste du corps, et… cette épouvantable odeur : des jambes trapues et arquées venaient ajouter à l’étrangeté de l’apparence, mais Mike savait combien elle pouvait être agile. Il l’avait vu plusieurs fois se dissiper derrière lui. La distance entre Mike et la créature hideuse devait atteindre environs six mètres et Michael essayerai de la maintenir ainsi sinon de l’agrandir. 

 

Mike trouvait repoussante la chose qui se développait devant ses yeux. La forme malveillante n’était ni un humain ni une bête. Elle n’était pas naturelle et ne relevait d’aucune réalité connue de Mike. L’odeur que cette entité négative dégageait était infecte. Le visage de l’énorme tête chauve passait constamment d’une forme horrible à une autre. Lorsqu’elle ouvrait la bouche, Mike pouvait voir ses terribles dents aiguisées. Lorsqu’elle la refermait, la cavité  menaçante disparaissait sous un amas de verrues et de peau. La masse verte avait un gros nez manifestement incapable de sentir, sinon il n’aurait pu vivre avec soi-même. Tout ce qu’un humain pouvait imaginer de plus répugnant et de plus repoussant se manifestait dans cette créature. Etait-ce réel ou une illusion ? Mike ne le savait pas. Choses certaine, elle représentait une expression révoltante d’énergies anciennes. Cette bête sombre et laide représentait l’antithèse de la paix et de l’amour et sentait la mort. La haine et la méchanceté de sa conscience envahissaient l’espace. Elle regardait Mike avec satisfaction comme s’il avait été une fourmi qu’on se préparait à faire disparaître sans pensée ni remords. La haine du monde auquel Mike appartenait animait cette créature. Elle projetait directement son énergie sur Michaël qui était devenu le point de convergence de son courroux. 

 

Mike supportait mal cette créature qui le révoltait et le rebutait. Il sentait la haine qu’elle projetait. Mais lorsqu’il se rendit compte que sa réaction correspondait à ce que la créature attendait de lui, il étouffa ses vagues de nausée. Les apparences sont parfois trompeuses, se répéta-t-il. Il constata soudain que la forme dégoûtante jouait un jeu, qu’elle créait l’illusion d’un ogre malin dans le seul but de produire un certain effet. Le corps de Mike réagit instinctivement à la situation. Le niveau vibratoire de son nouvel être était en plein éveil. Tel un soldat aguerri ou un vétéran de nombreuses batailles, Mike se sentait prêt à prêt à réagir au moindre mouvement de l’horreur verte devant lui. Même si son corps vibrait de force et de vitalité, Mike demeurait immobile. Son épée commençait à vibrer. Ill l’entendait ! Il entendait un bourdonnement subtil. Même là, il ne bougeait pas. Il était trop curieux. Il voulait en savoir davantage. C’était à lui maintenant d’user de ruse. 

-       Tu es tellement gigantesque. Mike feignait la peur. Il leva les bras pour protéger son visage et fit trembler sa voix de façon convaincante. « Est-u la bête venue s’emparer de mon âme ? » 

Des plis de peau verte et de verrues s’écartèrent pour permettre à la créature d’ouvrir la bouche et de parler. Mike entendit sa véritable voix pour la première fois. 

-       Tellement faible, cracha la voix. Je m’en doutais bien. La voix caverneuse rappelait à Mike celles que l’on entendait dans les mauvais films d’horreur. 

-       S’il te plaît, je ferai tout ce que tu voudras, risqua Mike. 

Veux-tu que j’aille à l’arbre, sous le portail ? 

Mike sentait son épée bouger dans le fourreau. Il espérait que la créature n’entendrait pas le bruit du métal. 

-       Ne sois pas ridicule ; je suis venu te tuer. La forme semblait continuer de grandir ! Mike pensa qu’elle avait sans doute la faculté de prendre la taille qu’elle voulait. 

-       Qui es-tu ? demanda Mike dans un cri aigu. Il espérait que son jeu n’était pas trop gauche, mais la créature malveillante semblait le croire complètement. Quel ego ! 

-       Mykee-Wykee, je suis la partie de toi, qui est le véritable Michael Thomas ! Je suis la partie forte ! Regarde ton pouvoir ! Je suis l’essence de ton intellect et la base de ta logique. La forme de ton père était peut-être un déguisement mais les paroles prononcées étaient vraies. Tu es présentement dans un lit d’hôpital, dans le coma, et je suis venu te tirer de cette fausse terre peuplée d’entités insensées et de bons sorciers pour te ramener à la vie. Mais pour cela, je dois détruire le petit esprit ridicule que tu es devenu

Mike savait que, dans une certaine mesure, l’horrible créature n’avait pas tout à fait tort. Elle faisait partie de lui ; c’était la partie dont il voulait se débarrasser pour toujours, un aspect vieilli, détestable, qu’il ne souhaitait montrer à personne. Il se recroquevilla un peu. Tout de même, n’exagère pas ! lui dit une voix intérieure. 

-       Et tu dois me tuer ? Son épée bougeait violemment contre le fourreau, mais Mike estimait que ce tremblement s’ajoutait à l’illusion qu’il voulait créer. 

-       Au sens figuré, oui. Ton départ de cette terre de bêtises mettra fin à ton illusion et te ramènera directement dans le monde réel. J’ai pris conscience de ta stupidité dès que tu as franchi la porte d’entrée. Heureusement, je suis parvenu à me glisser à l’intérieur  à ta suite. Depuis lors, j’essaie de te ramener à la réalité. 

La chose se déplaçait tranquillement vers lui. 

-       Suis-je si mauvais ? Fais-le parler. Epée, continue à bouger ! L’illusion est parfaite. 

-       Dans ta faiblesse physique, tu t’es fait prendre à leur verbiage, à leur discours creux. Il n’y a rien de réel ici. Tu es tellement pris par l’illusion que je dois complètement détruire une partie de toi pour sauver ton esprit et ton âme. Je déteste tout ce que tu es devenu ! 

Mike devait agir rapidement. 

-       Avant de me tuer, peux-tu prouver que tu dis la vérité ? Si tu es logique et intellectuel, aide-moi à voir la logique de la situation. 

Mike savait que l’horrible chose passerait bientôt à l’action. En faisant appel à son ego monstrueux, il pensait gagner un peu de temps. Mike fit la poule mouillée encore un peu, y ajoutant un peu de tremblements. La vibration de son épée ajoutait à l’image. 

-       Bien sûr ! Elle savait qu’elle avait la maîtrise de la situation et qu’elle allait anéantir cette terre de Nouvel Age pour toujours. 

L’horrible silhouette détestait cet endroit et toutes ses prétentions. Elle provenait d’un monde réel où il n’y avait pas de ces faibles et pathétiques créatures comme Michael Thomas. La masse sombre et répugnante prônait la logique et le pragmatisme, un système de croyances reposant sur l’expérience et la justification d’historiens et de scientifiques réputés. 

 

La créature se leva et déclara : 

-       CELUI QUI EST CONFORME DETIENT UN POUVOIR ABSOLU, SEULES LA LOGIQUE ET LA RAISON CONSTITUENT LA VERITE. VOILA POURQUOI JE PEUX EXISTER DANS CE MONDE SANS SUBSTANCE. PARCE QUE JE SUIS LA VERITE. RIEN NE PEUT AVOIR D’EMPRISE SUR MOI ! 

Elle laissa sortir un cri qui perça les oreilles de Mike et qui coucha l’herbe à ses pieds, la rendant brun-vert et l’assortissant à la peau de l’horrible créature. 

-       Vraiment : dit Mike avec un sourire affecté. Puis, il laissa tomber son rôle et se planta bien droit devant le monstre. 

-       Eh bien, que la preuve soit faite ! hurla-t-il. 

Mike n’avait jamais cru qu’il pouvait se déplacer si vite. Grâce à l’équilibre et à l’expérience qu’il avait acquis dans la maison d’Orange, il se retrouva rapidement sur un rocher de deux mètres à moins de cinq mètres du monstre. Il était déjà en position de supériorité. Son épée s’échappa littéralement de son fourreau et commença à chantonner la note fa, émettant même des accords d’accompagnement. Mike l’avait empoignée solidement. Elle lançait un son mystérieux, mais rempli de force et de promesses. Mike pointait l’épée vers le ciel et non vers l’entité négative. Il se rendit compte qu’il tenait son bouclier dans la main gauche. Dès l’instant qu’il   s’était élancé vers le rocher, le bouclier s’était retrouvé dans sa main. Il le brandissait et ses incrustations d’argent faisaient face à la sombre masse. Le guerrier Mickael Thomas était prêt. Il serait bien au-dessous de la vérité d’affirmer que la créature fut surprise. Elle examinait la situation lorsque soudain la proie frivole et craintive devint une menace au comportement transformé. Michael se préparait-il à attaquer ? C’était d’un ridicule. Elle pouvait l’écraser comme une mouche ; c’était presque trop facile. La proximité de Mike obligea l’horrible forme à reculer pour être en mesure d’utiliser ses longs bras monstrueux. Elle recula, refermant ses poings puissants, prête au combat. Alors que la créature se mettait en positon d’attaque, la voix de Mike résonna : 

-       VOICI L’EPEE DE LA VERITE. QU’ELLE DETERMINE QUI POSSEDE LE POUVOIR ! 

Mike n’avait pas fini de parler lorsque la bête attaqua. Mickael avait l’impression de se trouver devant un navire s’approchant à toute vapeur. Il dut faire un effort pour ne pas fermer les yeux. A l’instant même, une lumière d’une intensité incroyable sembla émerger de l’épée de Mike et frapper le monstre d’une force indicible. La portée de l’éclair n’arrêta pas le mouvement de la bête, mais fit dévier son attaque sur le côté et servit à la déséquilibrer. Malgré tout, le monstre parvint à lancer un poing dans la direction de Mike mais celui-ci éleva son bouclier pour se protéger, craignant toutefois que le coup ne l’emporte avec son bouclier.Mais encore une fois, le bouclier et l’armure jouèrent leur rôle tout comme ils l’avaient fait durant la tempête, à l’insu de Michal Thomas. L’armure entourait instantanément Michael Thomas d’une bulle de lumière protectrice. Le bouclier lança une série d’intenses pulsations vers le bras du monstre. Une sorte de lumière surgissait de Mike et volait dans toutes les directions. L’odeur d’ozone émanant de l’air ionisé et de l’interaction de la matière et de l’antimatière était saisissante. Au lieu de recevoir un coup asséné par le bras monstrueux, Mike vit l’extrémité aussitôt repoussée par la lumière protectrice. La force en était tellement puissante qu’elle souleva la créature pour la faire retomber à une certaine distance, vers l’arrière. Sain et sauf, Mike se tenait toujours au même endroit. La lumière était magnifique. Michael Thomas était ébahi par les présents qu’il tenait dans ses mains. Ils avaient travaillé de concert pour repousser l’attaque du géant. Mike constata que la lumière de la bataille lui était agréable, mais que la monstrueuse bête devait se protéger les yeux contre son intensité. Elle continuait à jouer en sa faveur. Habitué à l’éclat atténué du jour gris, le monstre avait peine à s’adapter à la lumière. Mike souriait de reconnaissance envers ce cadeau de la nature. Il se sentait chez lui ! Il s’adressa en tout confiance à la bête, lui répétant des paroles d’Orange. 

-       Est-ce que le bouclier de la connaissance t’irrite, mon ennemi verdâtre ? La noirceur ne peut cohabiter avec la connaissance. Les secrets ne résistent pas à la lumière et celle-ci jaillit lorsque la vérité se manifeste ! 

Sur ces mots, le montre se redressa sur ses pieds et attaqua Mike encore une fois, avec une détermination encore plus menaçante. Mike ne croyait pas pouvoir résister à l’attaque cette fois-ci. Il avait pu tenir à un bras, mais que pouvait-il faire contre toute cette masse ? Il attendit jusqu’à la dernière minute puis s’élança en bas de son rocher au moment où la créature l’atteignait. Encore  une fois, il avançait au lieu de reculer et encore une fois, il créa une situation imprévue où il se trouvait trop près pour être saisi ou maîtrisé facilement. La taille et le poids de la bête jouaient contre elle.  Mike se retrouva entre les jambes énormes du géant. Se glissant vers l’arrière, il étendit son bras et planta son épée dans l’entrejambe de la bête dans un éclat de lumière resplendissante. En même temps, il balança son bouclier pour qu’il frappe une des jambes, et encore une fois, une forte puissance repoussa la masse de peau verdâtre dans un mouvement semblable à celui de deux aimants de polarité contraires. Un autre éclat de lumière provenant du bouclier projeta la bête dans les airs. Le bond qu’il fit aurait pu se comparer au mouvement d’un plongeur effectuant une double boucle. L’horrible créature se retrouva au sol, en état d’agonie et dépourvue de dignité. Elle roula sur le sol dans un cri de protestation, et la fumée s’échappait de cette blessure grouillante. Des étincelles jaillissaient entre ses jambes, là où l’épée de Mike avait frappé. 

-       Pas de descendants pour toi ! Mike avait prononcé sa phrase d’un ton calme et détaché. Il avança vers la forme hideuse et éleva son épée dans les airs en s’approchant lentement et avec précaution de la bête monstrueuse étendue au sol. Il s’arrêta, hors d’atteinte de son bras maléfique. 

-       Vas-tu capituler ? Qui détient la vérité ? Qui a le pouvoir ? 

-       PLUTOT MOURIR ! marmonna la vile créature. Sa voix ébréchée était à peine audible. 

-       Qu’il en soit ainsi ! proclama Mike sans peur, sans tenir compte de la puanteur de la bête blessée. 

Mais la créature malodorante allait frapper un autre coup. Elle n’était pas un être spirituel. Comme Mike, c’était une entité biologique circulant au pax des anges colorés et des épées foudroyantes. Elle saignait des suites de ses blessures. Mike voyait très bien la plaie que lui avait infligée son épée magique pendant la dernière altercation et il grimaça à sa vue. Une substance noire et collante s’échappait de la blessure et souillait la peau déjà vilaine. Ses jambes devenaient toutes noires et Mike croyait que la créature souffrait terriblement, mais voilà qu’elle se relevait ! Une fois debout, elle vacilla légèrement. Ses yeux étaient devenus des fentes étroites, la lumière qui l’entourait étant trop forte. Mike savait qu’il avait gagné. 

 

Tuer n’entrait pas dans ses intentions. Il n’avait jamais tué personne ou quoi que ce soit intentionnellement. Même jà la ferme, il refusait de tuer les poulets. Mais il savait que tout assassinat sur cette terre était symbolique. La chose détestable qui se trouvait devant lui n’allait pas mourir. Elle serait tout simplement et douloureusement vaincue.  La scène créée par les deux combattants était classique. L’éclat continuait à jaillir des armes de Mike. Les étincelles surgissaient du corps fumant du monstre blessé alors qu’il se redressait pour se préparer à une nouvelle attaque. Mais l’armure de Mike commençait à chanter une mélodie de victoire. Les ombres parfaitement délimitées provenant de la lumière, de la vérité, de la connaissance et de la sagesse laissaient voir le corps blessé massif, mais vacillant, de la vile créature qui s’apprêtait désespérément à se sacrifier au pouvoir des armes menues de Mike. David et Goliath dans une mise en scène surréaliste avec, pour décor, les parois d’un étroit canyon sans issue. Les deux guerriers de force inégale se tenaient à six mètres l’un de l’autre, chacun défendant ardemment son territoire. Une fois de plus, Mike fit le premier mouvement.

 

 Michael était beaucoup trop agile pour cette masse blessée. Il se concentra sur ses parties les plus faibles et avant que la bête puisse réagir, l’éclair de l’épée et la polarité inversée de son bouclier faisaient leur travail. Dans une tentative ridicule et désespérée pour éliminer son agresseur, la bête commença à agiter vigoureusement les bras, ce qui lui attira d’autres difficultés de la part des armes invincibles de la lumière, de la vérité et de la connaissance. Le spectacle en valait la peine. Non seulement les éclats de lumière présentaient-ils des proportions incroyables, mais les effets sonores étaient surprenants. Les armes spirituelles unirent leurs voix en un chant de victoire éclatant et harmonieux. Orange n’avait jamais dit que toutes les armes pouvaient chanter ! Le combat prit fin en peu de temps. L’énergie lancée par l’épée et le bouclier eurent rapidement raison de l’ennemi. L’entité négative s’étendit dans toute sa longueur nauséabonde devant le regard de Mike en une masse putride et écoeurante. La puanteur du sang qui jaillissait des blessures envahit les narines de Mike. Puis tout à coup, les armes mirent fin à leurs chants. La chose puante et verdâtre étendue sur le sol commença à se dissiper ! 

-       Je n’en ai pas terminé avec toi, Michael Thomas. Nous nous reverrons un jour ! 

La créature grognait en disparaissant. 

-       Je sais, répondit Mike en regardant dans les yeux rouges du géant repoussant. 

Il savait que sa mort était symbolique, mais il savait aussi que la bataille avait été réelle. Il trembla à la pensée que le combat aurait pu résulter en une issue différente. Michael aurait pu être blessé et périr. Il aurait pu se dissiper dans l’obscurité, n’eut été de ses armes spirituelles. 

Il était heureux que ce soit terminé. Il rengaina sa magnifique épée de vérité, mais pas avant de l’avoir remerciée à haute voix. Il en fit de même avec le bouclier avant de la replacer sur son dos. Il serra son armure et loua son bon travail. Et puis, un phénomène étrange se produisit !  Mike sentit que les trois présents le quittaient. Ils disparaissaient, tout comme le monstre. 

-       NON ! hurla-t-il. Ne partez pas. J’ai besoin de vous. 

Mais les armes de Michael Thomas étaient absorbées par sa biologie. Une  fusion se produisait, qui n’était rendue possible que par l’intention de sa propre cérémonie, et à cause de la victoire qu’elles venaient d’accomplir. Ebahi, Mike exigea une explication : 

-       Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi partez-vous ? 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tes présents merveilleux sont toujours là mais, dorénavant ils sont à l’intérieur ! lui dit la voix rassurante d’orange. C’est Orange qui lui avait d’abord offert ces présents. L’ange continua : « Tu t’es mérité le droit de les assimiler. Ils font maintenant partie de toi, Michael Thomas et sont intégrés à même tes cellules« . 

Mike s’assit sur une roche à proximité. 

-       Et le prochain combat ? 

-       Tu le remporteras de la même manière, mais sans la présence tangible des armes. La vérité se trouve maintenant à l’intérieur de toi, tout comme le pouvoir de la connaissance et de la sagesse. Aucun monstre ne pourra te les enlever

Mike réfléchit aux propos d’Orange puis invoqua un autre ange : 

-       Vert, ai-je subi une autre transformation ? 

-       Oui, Michael. L’absorption des présents t’a rendu complet. Tu n’as plus que l’un de nous à rencontrer. Quel réconfort d’entendre la voix de Vert encore une fois ! 

-       Qui est-ce ? demanda Mike, ne pouvant supporter d’attendre à la prochaine maison. 

-       Le plus grand de nous tous, tu verras, répondit Vert. 

Mike se leva. Il se sentait étrange. Tout s’était passé si vite ; la rencontre de la forme de son père, la constatation du combat qui se préparait, la victoire sur le monstre et enfin, l’apparente disparition des présents auxquels il était devenu si habitué. Il se rassit et repassa dans sa mémoire les événements des vingt dernières minutes. 

-       Blanc, qui était vraiment cette bête ? 

Mike s’adressa à Blanc parce qu’il sentait que sa réponse serait la plus inspirante. Il ne fut pas déçu. 

-       C’était la partie de toi dépourvue d’amour, Michael. C’était la partie humaine qui est toujours là et dont il faut toujours tenir compte. L’humanité sans amour crée la noirceur. La voix de Blanc était magnifique et elle mit immédiatement Mike à l’aise. 

-       - reviendra-t-elle ? 

-       Tant et aussi longtemps que tu seras humain, elle sera toujours en arrière-plan, prête à bondir. Mais l’amour la tiendra à distance

Mike devin songeur. Il me reste une seule leçon à apprendre et je pourrai me départir de mon enveloppe humaine. Mike était impatient d’arriver chez lui. La porte magique qui l’y mènerait était son but ultime. Il essayait d’imaginer à quoi l’existence ressemblerait alors ; paisible, remplie d’amour et de spiritualité. Mike se rendit soudain compte que le temps s’était complètement éclairci. Il regarda le champ de bataille éclairé par les chauds rayons du soleil. Il pouvait encore voir les marques laissées par ses armes puissantes. Il porta la main à sa taille, là où l’épée avait été suspendue, puis à sa poitrine, où il avait porté l’armure. Ses outils lui manquaient, mais il savait que les anges lui avaient dit la vérité. Il ne se sentait ni différent ni plus léger. Il portait sa puissance à l’intérieur, ce qui faisait de lui un guerrier accompli de l’amour, tout comme Marie. Il sourit en pensant à la force qu’elle dégageait et la remercia mentalement pour la vision. Puis il porta de nouveau la main à sa poitrine et constata que la carte était disparue, elle aussi ! 

-       La carte ! s’écria-t-il déçu. 

-       Elle est aussi en toi, lui dit Bleu. Ton intuition sera tout aussi valable

Mike se sentit dépouillé. Ça va, pensa-t-il, je ne serai pas humain encore longtemps. Je n’aurai pas besoin de ces outils lorsque j’irai au paradis. Il ne me reste plus qu’une seule maison ! 

Il ne mit pas longtemps à sortir du canyon et une vue grandiose l’attendait à la sortie du sentier escarpé. Il vit soudain un paysage serein au loin devant lui. Un arc-en-ciel glorieux était suspendu au-dessus du ravin. Il brillait clairement sur un fond de ciel bleu clair. Il marquait à la fois la limite du canyon et la fin de son périple. Michael avança, figé par la majesté de l’arc-en-ciel, regardant le sol de temps à autre avant d’y poser le pied.Puis il vit l’origine de l’arc-en-ciel. Ses six énormes amis resplendissants de lumière se tenaient dans les cieux devant lui. Dans leur magnificence et leur grandeur, ils se tenaient par la main et formaient un arc-en-ciel pour célébrer l’être humain qu’ils avaient appelé Michael Thomas de l’Intention pure. Il passa devant eux, mentionnant chacun de leurs noms et les remerciant avec émotion. Il vit Bleu, qui lui avait remis sa carte et lui avait indiqué le route à suivre ; Orange, responsable des présents qui lui avaient permis d’abattre le géant ; Vert, son ami au sens de l’humour, qui lui avait enseigné la biologie, écrasé l’orteil et fait expérimenter sa première transformation de vibration : Violette, la mère, qui lui avait fait revivre sa vie et lui avait appris la responsabilité qu’il détenait dans chaque cas ; Rouge et ses mauvaises manières à table, qui lui avait présenté sa famille spirituelle et enfin, l’aimable Blanc, l’essence de la pureté, de qui Mike avait appris l’amour véritable en observant une femme d’une force extraordinaire et avec lequel il avait ressenti la brisure produite par une occasion ratée. Mike savait que tous célébraient sa victoire à leur façon puisqu’il se rendait à la dernière maison et qu’il n’aurait désormais plus besoin d’eux. A formation était presque terminée. Il avait bien appris et avait réussi un grand test en conquérant lui-même la bête monstrueuse. Il savait qu’ils lui disaient adieu. 

-       Je vous bénis mes amis, leur cria Mike. Et il regarda les glorieuses couleurs s’estomper lentement pour faire place à nouveau au ciel tout bleu. 

 

 

ppp Ange-Decor-3 dans LE RETOUR 

Mike n’eut pas à marcher bien longtemps avant d’apercevoir la prochaine maison. Mais cette fois, il ne s’agissait pas d’une maison ; c’était plutôt un énorme manoir !  En s’approchant davantage. Mike réalisa qu’en plus de sa taille inhabituelle, la demeure qui lui avait d’abord semblé brune était en réalité dorée ! puis, de plus près encore, ce qui  lui avait paru une veste résidence à un seul étage se révéla être une habitation gigantesque à plusieurs étages. Et elle n’était pas seulement dorée, elle avait l’air faite d’or ! 

La demeure surplombait des pelouses bien entretenues et l’on pouvait voir plusieurs ruisseaux et fontaines qui coulaient ou lançaient leur jet dans un décor splendide. On avait semé des fleurs d’espèces variées dissociées par couleurs dans un effet à couper le souffle. Puis Mike remarqua autre chose qui le laissa momentanément bouche bée. Le sentier prenait fi à la porte de la demeure ! Le but doit être à l’intérieur. Ce n’était pas simplement une maison ; c’était le portail des cieux. C’était la porte qui le menait chez lui ! Mike se rendit compte de son anxiété et du fait qu’il respirait difficilement lorsqu’il quitta le sentier pour prendre la petite allée qui ondulait vers la porte du palais doré. Lorsqu’il se trouva finalement devant l’imposante porte ouvragée d’or, il se demanda comment il allait parvenir à l’ouvrir tant elle semblait lourde. Il s’arrêta pour retirer ses chaussures et les placer dans l’endroit qui leur était manifestement réservé, puis il attendit. Il savait qu’il ne les reverrait plus jamais. 

 

Aucun ange ne se montra. 

Il se demanda s’il était convenable d’essayer d’ouvrir la porte et d’entrer en se souvenant que ç a s’était passé ainsi dans la sixième maison puisque Blanc ne sortait jamais à l’extérieur. Il décida donc d’entrer et lorsqu’il tira l’immense porte dorée, inutilement vaste, elle s’ouvrit d’un mouvement léger. Il franchit le seuil et demeura immobile de stupeur. Tout était fait d’or ; les murs, les colonnes, les planchers ! Un décor grandiose ! Epoustouflant ! Et puis, encore cette odeur de fleurs. L’odeur de milliers de lilas chatouilla ses narines, portant avec elle un merveilleux sentiment d’amour ! Il venait indéniablement de franchir le seuil d’un endroit sacré. Tout à coup, il perçut l’ironie de la situation. Alors que les autres maisons de l’endroit lui avaient paru petites de l’extérieur et s’étaient révélées immenses à l’intérieur, celle-ci présentait un intérieur restreint elle ne comportait pas de corridors sans fin comme les autres maisons. Tous les corridors et les portes menaient à un seul point. Elle n’offrait aucun autre choix que de se diriger vers une seule pièce. Elle était la sobriété même ; élégante, grandiose, magnifique et superbe, mais simple. Elle ne comportait aucune annexe ; aucune pièce n’était réservée à Mike rien ici n’était semblable à ce que l’on pouvait voir dans les maisons précédentes. Même l’atmosphère était différente. Mike essayait de qualifier l’impression que la demeure dégageait tout en se dirigeant là où elle conduisait. Et puis, il comprit ; c’était le sentiment qui régnait dans les grands lieux du culte. Il se sentit envahi de respect par ce lieu majestueux qui lui rappelait les endroits sacrés. 

 

Il ne savait à quoi s’atteindre; il n’avait pas encore rencontré d’ange. C’était la première fois qu’il franchissait le seuil d’une  maison sans être accueilli par l’un d’eux. Après son important combat et toute l’agitation qui l’avait entouré, il aurait dû avoir faim, mais il n’en était rien. Il était trop agité. Michael continua à circuler dans la maison et se trouva soudain devant une porte différente des autres. Elle portait un nom. Toujours cet étrange caractère de style arabe qu’il avait vu dans la maison des cartes, puis dans les diagrammes de Violette. Il se dit que ce devait être le nom de l’ange doré. Mike ouvrit la porte et en franchit le seuil. Ce qu’il y trouva ne pourrait s’oublier. Il se retrouva dans une pièce d’un éclat majestueux. C’était une véritable salle de dévotion ou quelque chose d’approchant. On aurait dit une cathédrale aux verrières lumineuses, laissant pénétrer la lumière extérieure dont les rayons aux couleurs d’arc-en-ciel ondulaient sur le plancher d’or. En portant le regard plus haut, Mike put distinguer un espace d’or qui s’étirait sans fin. La pièce était circulaire et la porte qu’il avait traversée était la seule issue qui en permettait l’accès. Un léger nuage d’or régnait dans la pièce, produisant une atmosphère qui rappelait celle d’un étang au petit matin, quand la fraîcheur embaume encore l’air. La rencontre du nuage et de la lumière créaient une ambiance punique. Chaque fois que la nuage bougeait sur l’éclat de lumière, il l’absorbait et transformait l’air humide en un autre arc-en-ciel qui venait se mêler à toutes les couleurs du spectre déjà en place. Mike dut faire un effort pour reprendre son souffle.

 

 

Puis, il se rendit compte que la lumière et le décor de la pièce étaient centrés sur le cœur du sanctuaire ovale. Des grands escaliers limitaient l’espace ovale mais ils menaient à des balcons qui surplombaient le centre de la pièce. Mike se concentra sur la pièce. Le centre en était rempli de brouillard d’or, mais il y avait là quelque chose d’autre. Mike s’avança avec a certitude que son périple achevait. Lorsqu’il fut plus près du centre de la pièce, il constata que celle-ci était beaucoup plus vaste qu’il ne l’avait d’abord cru. L’or et la configuration de la pièce se prêtaient au jeu de l’illusion pour l’œil humain. Michal se dirigeait toujours vers le centre, constatant qu’il fallait beaucoup plus de temps que prévu. Puis, il fut à quelques centimètres du centre et s’arrêta. Qu’y avait-il là, à travers le nuage ? Une autre structure ?

 

 Il était presque au centre lorsqu’il se senti frappé par un immense éclat d’énergie. Il se retrouva sur ses genoux. Un incroyable sentiment de sacré et de sainteté l’avait atteint et sa puissance le forçait à s’agenouiller. Il avait le souffle coupé et gardait les yeux baissés, de peur de violer une règle sacrée non exprimée. Son corps tremblait au rythme d’une vibration animée qui ne pouvait que surgir de la présence de Dieu. Ça y était ; il approchait de la dernière porte qui le mènerait chez lui, au paradis. Peut-être qu’il ne rencontrerait pas d’ange. Mais pourtant, tous les autres anges lui avaient dit qu’il allait rencontrer la plus importe entité de tous. Mike sentait une présence majestueuse, la présence bénie et miraculeuse de Dieu lui-même. Il respirait de plus en plus difficilement. Michael leva les yeux et vit le nuage se dissiper. Il resta à genoux, mais se redressa pour observer ce qui se déroulait. La disparition du nuage laissa voir une imposante structure massive et dorée. Puis il vit que le bloc comportait des marches. Cet escalier menait peut-être vers… la porte du paradis ? L’énergie croissait et Mike ne se sentait pas digne d’être à. En tant qu’être humain et malgré toutes les expériences qu’il avait vécues, il ne se trouvait pas à la hauteur de la sainteté et de la grandeur de ce qui l’entourait. Il était à la porte du paradis et se sentait telle une marionnette. Il se sentait immobilisé par le pouvoir de l’esprit et le resplendissement de Dieu. Il savait qu’à quelques pas de lui se trouvait la plus grande puissance qu’il ait jamais rencontrée, un élément d’amour si intense et d’une beauté si spectaculaire qu’on y décelait la création même !  Mike manquait d’oxygène, mais gardait la tête haute. Il voulait bien coir. Il comprit qu’il lui restait bien une entité à rencontrer, la plus imposante d’entre toutes. Ce devait être vrai sinon, comment expliquer toute l’énergie qui se dégageait de ces lieux ? Il espérait pouvoir résister à l’intensité de la vibration suffisamment longtemps pour rencontrer l’entité. Même s’il pouvait, d’un instant à l’autre, être vaporisé dans un éclat de lumière paradisiaque multidimensionnelle, il tenait à cette rencontre ! Il se rappelait ce qui était advenu à ceux qui avaient touché l’arche d’alliance. Ils s’étaient évanouis dans un nuage de vapeur puisqu’il avait touché Dieu. Il avait l’impression que le même phénomène pouvait se reproduire ici, si l’énergie continuait à augmenter. Il pensait que ses cellules allaient éclater tant elles voulaient toutes célébrer à la fois. Il ressentait un sentiment d’expansion provenant de l’intérieur. Mike commençait à s’inquiéter non pas pour sa vie, mais de peur de ne pas rencontrer l’entité qui régnait dans cette incroyable demeure. Le brouillard continuait à se dissiper. 

 

Le bloc d’or qui se manifestait à sa vue ne comportait pas seulement des marches mais…un trône ! Magnifiquement ouvré, d’une splendeur indescriptible, majestueusement conçu et tout en or, il irradiait de son propre caractère sacré. L’ange devait s’y trouver. Qui pouvait-il être ? 

Mike s’aperçut soudain qu’il sanglotait. Toute sa biologie éclatait sous l’effet de la magnitude de cette énergie sainte et il sentait des vagues de gratitude et d’amour émerger de son cœur. Il ne parvenait pas à maîtriser ses émotions. Une énergie dense se déversait sur lui et il savait que l’entité d’or qu’il attendait était en train de descendre les marches. Le plus grand ange de tous allait bientôt émerger du brouillard doré qui masquait le trône. Il en était sûr. Il allait sans doute rencontrer le gardien de la porte qui menait chez lui, celui qu’il souhait voir depuis le début, celui qui savait tout !  Mike se sentait terriblement mal. il ne voulait pas qu’on le voie ainsi. Il aurait voulu être fort, mais il ne pouvait même pas se tenir debout. Il voulait que l’être d’or sache qu’il avait réussi toutes les épreuves et qu’il avait vaincu le géant, mais il ne parvenait même pas à ouvrir la bouche. Il se sentait un enfant incapable de maîtriser ses émotions. Sa poitrine vibrait de gratitude et… d’un manque d’oxygène. Sa tête lui faisait mal; qui pouvait donc manifester tant de pouvoir. Quelle entité de l’univers représentait la force divine d’une façon si intense ? 

-       Ne crains rien, Michael Thomas de l’Intention pure, nous t’attendions, dit le grand ange dont le torse commençait à poindre alors qu’il descendait les marches. 

Cette voix lui é tait familière. Qui était-ce ? La voix, même si elle portait un caractère immensément sacré, était douce et paisible. L’entité qui se présentait était peut-être la plus élevée de toutes mais la rencontre s’amorçait doucement et sobrement par un mot rassurant. Malgré tout, Mike ne parvenait pas à parler et l’émotion qu’il ressentait ne semblait pas vouloir s’apaiser. En observant la scène, il plaça sa main sur son cœur pour éviter qu’il sorte de sa poitrine devant le maître doré de l’amour qui lui adressait la parole. Michael ne voulait rien rater et espérait ne pas s’évanouir, mais sa vue s’embrouillait peu à peu. Le magnifique ange céleste flotta au-dessus des marches d’or, s’approchant doucement de Mikael Thomas toujours tremblant et agenouillé. Même dans son état de ravissement, Mike parvint à s’interroger sur l’utilité des marches pour une entité qui n’en avait aucunement besoin. Mike vit d’abord l’imposant corps brillant. Sa tête était toujours voilée par le brouillard d’or. L’ange s’arrêta. Mike vit qu’il était énorme, plus grand que tous els autres rencontrés précédemment. La couleur d’or de ses vêtements était tellement brillante que les plis en semblaient électrifiés. Il pouvait voir le bas de ses ailes. Il savait qu’il aurait des ailes ! Elles vibraient comme dis mille papillons, mais sans émettre un son. Mike était certain que, lorsqu’il verrait sa tête, elle serait coiffée d’un somptueux halo, élément approprié à une si magnifique créature. Mike ne s’habituait pas vraiment à cette énergie, mais il réalisa qu’une transformation s’opérait en lui lorsque l’ange s’arrêta. On lui offrait un présent, il en était certain. Il se formait autour de lui une bulle de lumière douce, blanche et caressante qui lui procurait un sentiment de paix intérieure.il soupira de soulagement car il savait qu’il n’aurait pu supporter cette énergie intense beaucoup plus longtemps. Il recommença peu à peu à respirer normalement, toujours agenouillé sur le plancher. La vague envahissante d’amour qui l’avait submergé devint une vague de paix et il recouvra lentement son équilibre humain normal. Dix minutes s’écoulèrent sans que l’ange bouge. Mike retrouvait ses forces. Il savait que l’ange lui avait ménagé de l’espace en le protégeant par cette bulle de lumière. Ainsi, sa vibration pourrait exister auprès de la vibration divine d’une prodigieuse créature du paradis. Pus, il parla sans toutefois se lever. 

-       Merci magnifique ange d’or, dit-il en reprenant son souffle. 

Je n’a pas peur. 

-       Je sais exactement ce que t u ressens, Michael, et je sais que tu n’as pas peu. 

L’ange ne bougeait toujours pas. Mike essayait encore d’identifier cette voix. Elle avait la même énergie paisible que celle de Blanc et elle se faisait rassurante pour l’âme. La voix était pleine nourrissant tout l’espace, mais elle était aussi calme. Il savait qu’il l’avait déjà entendue, mais où ? En quel autre coin de cette terre spirituelle l’avait-il entendue ? Lorsqu’il fut certain de pouvoir parler, il se risqua. 

-       Est-ce que je te connais, Ô ! Être sacré ? 

-       Oh oui ! répondit l’ange partiellement caché ! Nous nous connaissons bien. 

La majesté de la voix était puissante, remplie de gloire et de splendeur. Mike ne comprenait pas, mais n’insista aucunement. La situation était cérémonieuse. Elle exigeait que l’on se soumette et qu’on attende d’être invité à parler. Mike respectait la différence de vibration entre son hôte et lui. Celui-ci parla de nouveau. 

-       Le temps que nous passerons ensemble dans cette maison sera de très courte durée, Michael Thomas. Il sera rempli de révélations et de grands accomplissements. La différence de vibration entre nous est tellement grande que nous ne pourrons pas supporter la présence l’un de l’autre très longtemps, mais ce sera suffisant. 

Suffisant pour quoi ? s’interrogea Mike. L’ange poursuivit et, encore une fois, la force glorieuse de sa voix adoucit les molécules du corps de Mike. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, est-ce que tu aimes Dieu ? 

Les cellules de Mike s’animèrent. Toujours cette question ! Des frissons de clarté parcoururent son échine. Il avait cru que Blanc était le dernier à lui poser cette question, mais il s’était trompé. On la lui posait encore une fois. Cette fois devait être la bonne ! Toutes ses cellules voulaient répondre en même temps. Dis-lui OUI ! La réponse qu’il donnerait à l’ange d’or constituerait la clé de la porte le menant chez lui. C’était la dernière fois qu’on lui posait la question et sûrement la plus importante. Il voulait que ce moment soit intense. Il fit une pause mais ne put trouver de réponse éloquente. Son esprit ne vibrait à rien d’autre qu’à l’honneur de se trouver dans un tel endroit, devant cette entité divine. 

-       Oui, j’aime Dieu, dit-il d’une voix directe et claire, sans tremblement. 

-       Et Michael Thomas de l’Intention pure, ajouta la merveilleuse voix émergeant du visage toujours dans l’ombre dansante, désires-tu voir le visage de Dieu, celui que tu déclares aimer ? 

Mike était figé par les possibilités qui jaillissaient de ces paroles. Qu’est-ce que ça signifiait ? Qu’est-ce qui serait révélé ? Où cela le mènerait-il ? Encore une fois, les cellules de Mike le pressaient de répondre dans l’affirmative, ce qu’il fit spontanément et simplement. 

-       Oui, je le veux. Cette fois-ci sa voix tremblait et il savait que l’ange s’en était aperçu. 

-       Alors, Michael Thomas de l’Intention pure, poursuivit l’ange en reprenant sa descente des marches, voici le visage de Dieu, celui que tu nous as dit aimer – à huit reprises. 

Dans sa brillante magnificence, l’entité la plus sacrée d’entre toutes s’approcha de Mike. Malgré la bulle de protection qu’on lui avait fournie, Mike sentit monter le niveau d’énergie au moment où l’entité commença à émerger de l’épais nuage d’or et à descendre l’escalier doré pour rejoindre Mike. Lorsqu’il fut enfin près de celui-ci, le nuage qui entourait son visage n’était pas encore tout à fait dissipé. 

-       Lève-toi, Michael, tu dois être debout dans les circonstances. 

Mickael savait que quelque chose de grand se préparait. Il se leva avec peine, ses jambes le portant difficilement, et fouilla le nuage d’or de tous ses yeux et de tout son esprit, fixant l’endroit d’où le visage devait surgir. Lorsqu’il le vit enfin, Michael Thomas de l’Intention pure, l’être humain qui avait presque tout expérimenté sur sa route, qui avait rencontré et vaincu l’entité négative, qui avait réalisé la transition mieux que tout autre humain ne l’avait fait jusqu’à présent dans cet endroit spirituel, se retrouva dépourvu de tous ses moyens devant la révélation qui lui fut faite. L’abasourdissement se lisait dans ses yeux remplis de larmes. La compréhension basculait entre la logique et la spiritualité de son esprit tout en essayant de distinguer ce qu’il voyait et sa signification. Ses émotions étaient suspendues et ne pouvaient l’aider à traiter l’information que ses yeux lui révélaient subitement. Ses jambes faiblirent et il se retrouva involontairement sur ses genoux pour la deuxième fois depuis son entrée dans cet enceinte d’or sacré. 

Le visage de la grande entité spirituelle qui avait descendu les marches ciselées du trône imposant était celui de Michael Thomas ! Et ce n’était pas une illusion. Le visage appartenait à l’ange. C »était l’ange. L’ange était Mickael. 

-       Donc, si tu aimes Dieu, tu m’aimes. 

L’être doré savait que Mike n’écoutait pas vraiment. Son esprit était trop confus. Un état de choc avait envahi l’ensemble de ses cellules et Mike faisait encore des efforts de compréhension. Qu’est-ce que ça signifiait ? Tout cela est-il réel ? Pendant que Mike demeurait immobile sur le plancher, toujours figé, l’ange poursuivit : 

-       Voici un autre présent, dit-il d’une voix qui se voulait rassurante et apaisante et qui imprégnait Mike de paix et d’intelligence. Je t’offre le présent du discernement pendant que tu écoutes mes explications. 

L’esprit de Mike commença à s’éclaircir. Il s’aperçut encore une fois que l’ange lui apportait une aide directe. Cette fois, ce soutien lui permettait de libérer son esprit humain de tout préjugé. L’ange reprit la parole. 

-       Chez tout être humain, un élément existe qui lui permet de combattre de façon acharnée – en utilisant jusqu’à la dernière synapse de son cerveau –l’idée qu’il puisse être autre chose qu’un être humain. 

L’ange sourit et Mike crut se voir dans un miroir, s’adressant l’ébauche d’un sourire. La voix était la sienne, mais il ne l’avait pas reconnue. La seule occasion qu’ont les humains d’entendre leur propre voix avec précision est lorsqu’elle provient d’un enregistrement. Dans son cas, l’occasion s’était rarement présentée. Il devait écouter ce que l’ange avait à dire et son esprit s’y préparait. 

-       JE SUIS ton moi supérieur, Michael Thomas, le fragment de toi qui réside en toi pendant ton séjour sur la planète terre. Ceci est ta dernière leçon et ta dernière révélation avant que tu n’atteignes ton but. C’est la dernière pièce d’information que tu dois absorber. C’est la vérité la plus élevée et la plus puissante pour l’humanité, celle qui est la mieux préservée et la plus difficile à accepter. 

Les paroles de l’ange s’avéraient fascinantes, mais Mike trouvait très difficile de se concentrer parce qu’il avait son visage ! Mike était tout de même attiré par l’information et souhaitait en comprendre la portée. Il devait progresser. Il devait en savoir davantage. L’ange flotta un peu sur le côté, révélant une plus grande part du décor qui s’était jusqu’là trouvé derrière lui. 

-       Tu es dans la MAISON D’OR DE LA CONFIANCE, Mickael; rien ne peut t’arrêter plus sûrement sur le chemin de l’illumination que le sentiment que tu ne la mérites pas; voilà pourquoi nous avons choisi de te révéler qui tu es vraiment. TU es une partie de moi, Michael. Tu es un ange de niveau supérieur, comme tous les humains. Nous faisons partie de ceux qui ont choisi de visiter la terre, de faire l’expérience de la vie humaine et d’élever la vibration de la planète par les leçons et les expériences de notre séjour. Nous sommes ceux qui peuvent transformer l’humanité et même l’univers. Crois-moi, Michael Thomas, tes actions sur terre ont modifié fortement d’autres secteurs. 

-       Mais je ne suis pas resté ! 

Mike avait presque hurlé ce qu’il avait à l’esprit et, en entendant ses paroles, il senti qu’encore une fois il avait abandonné trop facilement. « En plus, je n’ai rien appris ». 

-       Ça n’a aucune importance, lui dit l’ange; c’est l’intention d’entreprendre le voyage et l’acceptation première de participer au sacrifice qui sont les plus précieuses. Ta seule présence sur la planète est respectée et appropriée. Tu ne t’es jamais rendu compte de cela ! As-tu déjà entendu l’histoire de l ‘enfant prodigue. Elle fait partie de toutes les cultures, tu sais. 

Mike la connaissait, bien sûr, mais il n’y avait vu aucun lien avec sa situation. Il se souvenait que le fils de l’histoire avait été aimé et accueilli par son père, même s’il n’avait pas respecté les traditions familiales. L’ange se déplaça encore avant de poursuivre ses explications. 

-       Michael, les autres anges t’aimaient beaucoup. Ne t’es-tu jamais demandé ce que tu avais fait pour mériter un tel amour ? maintenant, tu le sais. Nous – toi et moi – faisons partie d’une élite. Nous sommes parties intégrante de ceux qui sont chèrement aimés et respectés parce qu’ils ont choisi de venir sur la terre, de vivre avec un système biologique inférieur, alors que toute cette réalité leur est cachée. TU est en fait un fragment de Dieu circulant sur la planète dans un objectif de grandeur et tu vois cette manifestation devant toi à l’instant même. 

Totalement impressionné, Mike fit un survol de ses dernières semaines. Tout ce qu’il avait découvert sur la famille et les contrats dans la maison de Violette l’avait laissé atterré. Mais là, la révélation que lui, l’être humain Michael Thomas, comptait parmi les anges les plus évolués ! Et les autres humains également ! Se pouvait-il qu’il soit si grand ? 

-       Oui, Michael, tu l’es. NOUS le sommes tous. Il est maintenant temps que tu comprennes et que tu te rendes compte que tu as mérité ton passage sur terre. Tu l’as même planifié et tu as dû attendre ton tour ! Tu es une entité respectée pour l’avoir fait et tu es maintenant prêt à franchir une autre étape. Dans la même mesure où tu as affirmé aimer Dieu à plusieurs reprises durant ton voyage, TU DOIS DORENAVANT T’AIMER TOI-MÊME. Pensez-y bien, Michael Thomas, parce que cette vérité doit changer ta perspective et l’essence même de ton objectif en tant qu’être humain. 

Mike était maintenant plus ouvert à l’information puisque l’ange lui avait accordé la paix et le discernement. Il avait l’esprit clair. L’information n’était pas facile à assimiler. L’ange allait ajouter autre chose. 

-       L’étape finale – et elle aurait été la même si tu étais resté sur terre – consiste à assumer ce « partenariat ». Il faut que tu saches qu’il est réel. Ressens la valeur et la divinité de ton humanité. Sache que tu es une entité sacrée du paradis. Sache aussi que tu relèves de ce monde et que tu est éternel ! Assume l’insigne d’or qui te revient, Michael Thomas. 

Mike se remémora son séjour dans la maison blanche, alors que Blanc lui avait montré l’image de Marie dans la chambre d’hôpital. Il réalisa un point qui lui avait jusque-là échappé. Blanc avait prononcé des paroles qu’il n’avait pas comprises à ce moment-là. Selon lui, Marie avait accepté l’insigne d’or. 

-       Marie te connaissait-elle ? demanda Mike. 

-       Marie connaissait le grand Soi, Michael, si c’est ce que tu veux dire. Elle y était associée tout ce temps où tu l’observais. C’est cela que tu ressentais. Elle savait qui elle était. Elle connaissait la salle d’or et son trône. Elle savait qu’elle était sacrée et qu’elle avait mérité son passage sur terre. Elle maîtrisait son caractère sacré. 

Mike ressentit une nouvelle fois une immense admiration à l’égard de Marie, cette petite femme qui lui avait tant appris sans même qu’il la rencontre. 

-       Et puis, elle te connaît, Michael. 

-       Vraiment ? Comment est-ce possible ? 

-       Tout comme nous nous connaissons tous, répondit l’ange. 

Elle était très consciente des effets profonds que produisait sur les autres le présent qu’elle offrait à son père au moment de sa mort. Elle le savait par intuition. Elle savait même qu’on l’observait. Comme toi, elle avait tous les présents, les outils et les cartes à l’intérieur d’elle-même et elle avait le don précieux du discernement divin que je te transmets maintenant. Tel est le pouvoir d’un être humain illuminé sur terre. 

-       Merveilleux ! 

Mickael en apprenait toujours plus et son respect pour Marie dépassait tout ce qu’il avait été jusqu’à présent. Elle savait ! Son intuition lui disait que son geste était observé et qu’il m’aidait. 

-       Le moment de l’épreuve est arrivé, Mickael Thomas. 

L’ange passait aux choses sérieuses. Mickael savait qu’il devait subir une épreuve quelconque. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Comment l’entité, avec son visage et son âme pouvait-elle savoir si l’être humain Michael Thomas avait accepté lé réalité de sa valeur personnelle ou non ? 

-       Il n’y a qu’une seule façon de le savoir, dit l’ange en se déplaçant de côté. Ne crains rien, Mickael, mais je dois enlever la bulle qui te mets à l’abri des vibrations pour le temps qu’il nous reste à passer ensemble. Tu as absorbé la vérité ou non. Le test est simple, mais il est impossible de le réussir sans être pur et sans avoir accepté la vérité du partenariat. 

-       Je l’ai acceptée, di Mike d’un ton anxieux. Qu’allait faire l’ange d’or ? La bulle blanche qui l’entourait se dissipait peu à peu et Mickael se sentait de nouveau envahi par la vibration de sainteté de la force divine qui l’entourait. Il ressentait la présence d’un grand amour, d’une forte énergie et l’attention de millions d’entités. Mais un élément nouveau s’ajouta. Il avait le sentiment, quoique très mince, de faire partie de l’ensemble. Peut-être était-ce là l’épreuve ? 

-       Oui, je vois dit Mickael. Il espérait avoir réussi. L’épreuve était-elle terminée ? Pas de chance puisque l’immense ange d’or au visage de Mikael Thomas s’approchait. 

-       Mickael Thomas de l’Intention pure, viens t’asseoir sur la troisième marche. 

Mike recommençait à respirer difficilement. Ses cellules ne saisissaient pas la forte vibration qui l’entourait. Mike s’adressa à haute voix à son corps, ayant oublié la présence de l’ange d’or. Il devait reprendre la maîtrise de sa biologie, sans plus attendre. 

-       NOUS sommes en sécurité, dit-il à ses cellules. N’ayez pas peur ! NOUS avons mérité ce qui nous arrive. 

Mike s’exprimait à très haute voix et il le savait. Il suivait spontanément l’enseignement de Vert et les résultats étaient immédiats. Il s’assit sur la troisième marche du grand trône d’or et commença à se calmer. Puis, il se rendit compte que le grand ange d’or l’observait attentivement, affichant un sourire des plus radieux ! 

-       Tu sais vraiment comment agir, mon frère humain. Ce sont là des éléments que je ne pouvais pas t’enseigner, mais tu les as bien appris des autres. Voyons maintenant si tu as assimilé de la même façon ce que je t’ai remis. 

Ce qui se produisit alors surprit Mike d’une manière encore plus importante que le dévoilement du visage de l’ange quelques instants plus tôt. Le grand ange d’or qui, jusque là, avait représenté l’incarnation de la force divine, s’agenouilla devant Mickael Thomas. Ses superbes ailes d’or se déployèrent dans un mouvement royal, telle une cape accompagnant l’ange vers le sol. Leurs extrémités magnifiques s’étalèrent, sans toutefois toucher le sol pour permettre au corps majestueux de se pencher gracieusement. Le corps de Mike réagit fortement encore une fois mais cette fois-ci, il n’en fut pas désemparé. Mike fut plutôt envahi d’amour et il pu continuer à observer les mouvements de l’ange. 

En s’agenouillant, le grand ange fit apparaître un bol doré qu’il déposa cérémonieusement devant lui. Il regarda Mike directement et lui prononça des paroles où se lisait un grand amour. 

-       Ce bol contient le symbole des larmes de joie que je ressens pour TOI, Mickael Thomas. Je veux oindre et laver tes pieds puisque tu as grandement mérité cet honneur. 

Oh non ! Cette entité divine se prépare effectivement à me toucher ! Maintenant, Mickael comprenait l’épreuve. Le contact avec l’ange d’or allait déterminer si les cellules de Mike avaient vraiment compris la valeur de l’enjeu et si son corps avait pris conscience de son origine sacrée. Les résultats ne pouvaient tromper. C’était l’épreuve véritable. L’ange fit une pause avant de toucher le pied gauche de Mickael Thomas et de répondre aux questions que ce dernier avait à l’esprit. 

-       Ce n’est pas là un test de changement vibratoire, Mickael. 

Toi et moi n’aurons la même vibration que lorsque nous nous fusionnerons de nouveau à la fin. L’épreuve s’adresse à ta croyance humaine. NOUS devons posséder le fait que NOUS, en tant que Dieu, avons mérité de devenir humains. Le geste que je m’apprête à poser vérifiera si tu comprends vraiment que tu mérites d’avoir les pieds lavés par l’Esprit même et si ton amour de Dieu se reflète dans ton amour de toi-même. 

 

Mike soupira d’aise. Il connaissait son esprit et savait qu’il avait accepté cette notion et cet enseignement de la Grandeur même. Il se rendait compte que l’épreuve communiquerait cette certitude à l’ange. Il se sentait prêt. Il se trouvait devant le grand des grands. L’ange, malgré son range, s’était placé en deçà du regard de Mike. Mike avait perçu cet écart au protocole et se sentit immensément ému devant ce qui se préparait. La noble entité prit délicatement son pied et une sensation de chatouillement incroyable parcourut le corps de Mike et atteignit même son cœur et son esprit. Il débordait de compassion et des larmes coulaient sur son visage. Il ne dit rien pendant que l’ange lavait doucement son pied. Mike se sentit aimé au-delà de tout. Il ne disparut pas. Il ne s’évanouit pas dans un éclat d’énergie. Même s’il sentait la pression de l’énergie qui vibrait entre eux et qu’il la supportait avec peine, il savait en être digne. Mais il restait silencieux, sachant que l’amour est silencieux. Il savait que l’amour véritable n’a pas d’exigences et que l’ange glorieux n’allait rien lui demander en retour. Il savait que l’amour ne s’enorgueillit pas et que l’ange n’allait pas subitement se trouver entouré par une légion d’habitants du paradis. L’échange était personnel et l’ange demandait silencieusement à Mickael Thomas de simplement accepter l’honneur et d’ETRE. Aucun mot n’aurait pu décrire ce que Mickael Thomas ressentait. Des larmes de joie et de gratitude coulaient toujours sur son visage, mais il n’en éprouvait aucune honte. Il savait que l’ange comprenait que c’était là la façon humaine d’exprimer les remerciements, aussi étrange que cela puisse paraître. Puis, l’ange s’exprima encore une fois, dans une vois remplie de fierté à l’égard de Mickael. 

-       Mickael Thomas de l’Intention pure, tu as réussi cette grande épreuve, une des plus grandes. Je vais te montrer quelque chose de plus grand encore. Même si tu as réussi toutes les épreuves et même si tu te sens prêt à franchir la porte qui te mènera chez toi, je vais laver ton autre pied. Je considère ce geste comme un honneur et un témoignage de l’amour de Dieu pour toi. Les épreuves sont terminées. Je n’ai rien à en tirer. Je le fait parce que je t’aime. N’oublie jamais ce moment. 

Mike ne se rappelait pas avoir vécu de moment plus sacré que celui-ci de toute sa vie. Ses larmes coulaient sans cesse et un flot d’amour circulait entre les deux entités dont les forces d’âme se rapprochaient pendant que le grand ange d’or lavait doucement le pied de Mike. Celui-ci avait l’air tout petit dans l’immense main de l’ange. Puis, le geste prit fin, le bol disparut comme par magie et l’ange se releva, ses ailes se repliant contre son corps. 

-       Si tu veux bien te lever, Mickael Thomas. Ton intention est manifestement pure et tu es prêt à rentrer chez toi. 

Mickael se leva, promena sn regard dans la pièce, puis de nouveau sur l’ange. Comme s’il lisait dans son esprit, l’ange pris sa main et lui indiqua la voie. 

-       Tu peux monter les marches, dit-il en souriant. 

Mike se retourna et regarda le nuage d’or ondulant. Les marches vers le trône d’or l’invitaient vers un autre endroit inconnu. Il regarda de nouveau l’ange, cherchant son approbation avant de grimper l’escalier. 

-       La porte que tu cherches est là, Mickael. Et n’oublie pas : les apparences sont parfois trompeuses. 

Cette fois, Mike ne s’interrogea pas sur le sens de la petite phrase. Elle était devenue le mantra de l’endroit. Il se rendait compte qu’il ne pouvait séjourner dans ce lieu plus longtemps. L’ange le savait aussi et c’est pourquoi il le poussa doucement, entourant cette fois ses épaules de son bras. D’une voix douce et rassurante, il prononça ces dernières paroles. 

-       J’arrive de là, moi aussi. Ça ira. Tu dois partir maintenant. Le but est à portée de ta main. Je t’y rejoindrai très bientôt. Nous ne disons jamais au revoir puisque nous ne formons qu’un. 

Mike savait qu’il devait se soustraire à cette énergie puissante. Il se retourna et entreprit aussitôt l’ascension des marches. Il comprenait maintenant leur présence. Elles étaient destinées aux humains, et non pas aux anges et leur  disposition était parfaitement adaptée aux pieds de Mike. Tout se reliait, mais Mike n’avait plus envie d’analyser les éléments. Il était temps de recevoir son diplôme ! Il était temps de franchir le seuil de sa demeure. Il continua à grimper les marches menant au grand trône ouvré. Il s’arrêta pour regarder une dernière fois le grand ange d’or, le fragment de Dieu qu’il était lui-même ; celui-ci se tenait majestueusement, les mains jointes, souriant à Mickael Thomas du pied de l’escalier. L’ange avait raison. Il n’y avait pas de sentiment d’adieu. Tout constituait une partie de lui-même. D’ailleurs, au cours de la dernière journée, il avait rencontré deux de ces parties : celle qui ne comportait pas d’amour et l’autre qui en était remplie. Entre les deux se situait la conscience humaine et il devait choisir entre les deux. Tout un concept ! 

 

Mike se retourna et poursuivit son ascension. Un brouillard épais obstruait ce qui se trouvait sur son chemin immédiat et il pouvait voir seulement dix marches à la fois. Il montait avec précaution. Il ne voulait surtout pas chuter alors qu’il se trouvait si près du but de son périple sacré. Il s’amusait à la pensée d’une malencontreuse chute qui l’aurait stupidement ramené au pied de l’escalier et l’aurait amené à se confondre en excuses devant son grand Soi. Cet état d’humour l’aida à se détendre.  Il savait conscience d’avoir grimpé au moins deux étages et il entrevoyait un palier devant lui. Quel magnifique trône, se dit-il ! E t d’une immensité ! Et c’était le sien ! Une fois au sommet, Mickael ne fut pas déjà. Près d’un fauteuil d’or immense et somptueusement ouvragé, il trouva la porte qu’il avait imaginée durant toutes ces semaines. La vision se transformait en réalité devant ses yeux. Elle était bien éclairée et bien visible, tout près du fauteuil. Elle semblait suspendue, sans murs de soutien et les limites qui la distinguaient du trôle d’or n’étaient pas bien déterminées. Mike constata qu’elle ne faisait pas partie de la Maison de la confiance ni de la structure dans laquelle il se tenait. C’était un portail présentant des attributs dimensionnels autres. La porte portait de nombreuses écritures, certaines que Mickael ne parvenait pas à lire, mais il vit aussi la mention ACCUEIL. Mike attendait cet instant depuis si longtemps. Il avait vécu de nombreuses expériences, appris énormément et avait modifié sa structure cellulaire en préparation à ce qui l’attendait derrière cette porte. L’action était sur le point de se dénouer. Il se tenait sur le seuil se rappelant tout ce qui s’était passé et le magnifique ange d’or au pied de l’escalier. Il pensa de nouveau à ce qui venait de se produire quelques instants auparavant. En fait, cette dernière expérience l’avait encore une fois transformé. Mike regarda cérémonieusement la porte. 

-       Je mérite ce qui m’arrive dit-il, d’un ton confiant. Et je rends hommage à l’univers pour ce geste que je m’apprête à poser. Dans un amour  total, j’entre là où j’ai demandé à être. 

La cérémonie achevée, Mickael Thomas prit une grande respiration humaine et ouvrit courageusement la porte où le mot ACCUEIL était inscrit. 

 

************ 

 

Mike vomissait…. 

 

 

LE RETOUR – histoire de Michael Thomas – Livre de la série Kryeon – Editions Ariane 1998– Kryeon canalisé par Lee Carroll.  

L’amour

gifs  coeurCet attribut est le sixième et le dernier, puisque nous avons déjà vu le septième. Vous vous rappelez ? J’aime bien faire les choses en cercle… Comme vous pensez en ligne droite, vous devez vous y ajuster et c’est là un excellent exercice. 

Vous croyez savoir ce qu’est l’amour, n’est-ce pas ? Il y a plusieurs formes d’amour. D’abord, celui qui existe entre deux humains. Rien n’est plus beau que ce simple partenariat, parfaitement conçu pour que vous en jouissiez dans son sacré le plus intime. Pourtant, certaines religions le dépeignent comme mauvais, charnel, même s’il s’agit du geste le plus sacré qui soit, celui de créer la vie précieuse entre deux humains qui sont amoureux. Nous vous l’avons déjà dit : ce n’est là qu’une forme d’amour. Il y a aussi l’amour d’une mère pour ses enfants. C’est  un amour profond, n’est-ce pas ? Les mères sont toujours prêtes à donner leur vie pour leurs enfants. 

C’est sacrificatoire et beau, mais ce n’est pas l’amour de Dieu. Je ne peux vous dire ce qu’est l’amour de Dieu, mais je pourrais vous en couvrir, vous en imprégner, vous en combler. Vous ressentiriez la compassion des âges et pleureriez, non pas parce que cela est lourd  à porter mais parce que c’est libératoire. 

Savez-vous que vous êtes tous éternels ? Qu’il y a une solution à chacun de vos problèmes ? Que vous pourriez quitter cette salle différente de ce que vous étiez en y entrant ? C’est l’amour de Dieu qui vous parle. Chaque cellule de votre corps le sait, car, quand vous n’êtes pas ici, vous êtes des éléments du processus, des fragments de Dieu. C’est pourquoi chaque filament d’ADN porte l’empreinte du nom hébreu de Dieu. Pensez-vous que ce soit une erreur ? 

[Voir les travaux de Gregg Braden et son ouvrage Le Code de Dieu, publié aux Éditions Ariane.] 

L’amour de Dieu dépasse votre compréhension. C’est ce qui vous a conduits dans cette salle. C’est la synchronie qui est présente ici ; c’est à cet amour divin que la sixième couche de votre ADN veut appartenir et que réagira la neuvième. 

[Référence à la nouvelle identification de l’ADN enseignée par Kryeon.] 

Il est au-delà de tout ce que vous pouvez concevoir, car l’esprit humain ne peut le saisir. Il est interdimensionnel, incompréhensible ; il s’agit simplement de lui faire confiance. Le pouvez-vous ? La foi consiste à faire confiance à l’invisible ; elle est absolument nécessaire pour comprendre l’amour à partir du noyau universel, l’énergie qui constitue votre foyer. 

Chers travailleurs de la lumière, nous sommes ensemble ce soir pour aider à créer la paix sur la Terre. Nous amorcerons des semences de lumière qui se répandront à partir de ce lieu et qui auront un effet bénéfique sur la planète. Il y en a tellement 

qui trouvent cela ridicule ; selon eux, jamais la visualisation et la conceptualisation ne mettront un terme aux combats. 

Ceux-là sont englués dans la tridimensionnalité et ils se cacheront quand la tempête éclatera. Par contre, vous vous entraînez à porter haut votre lumière. Des jeunes et des vieux sont ici présents. Tous, vous avez pourtant une chose en commun de l’autre côté du voile : vous y êtes sans âge. Vous êtes tous anciens et éternels. Et je chante votre nom dans la lumière, comme je le ferai toujours. Chacun de vous est venu sur cette planète expressément pour accomplir ce qu’il n’aurait pu accomplir dans aucune autre de ses expressions terrestres antérieures. Si vous élevez votre vibration, votre lumière brillera davantage et c’est ce qui changera l’esprit humain ainsi que la poussière même de la Terre. 

Voici que l’entourage commence à bouger. Il est temps de repartir. Je suis prêt pour un au revoir, mais l’entourage me dit autre chose. Ceux qui désiraient une guérison du coeur l’ont obtenue. Ils le sentent. Ils le savent. Et ceux qui étaient venus pour une guérison physique – ils sont trois – l’ont obtenue aussi. C’est ce qui s’est passé ici ce soir dans cette salle. Peut-être le partageront-ils avec vous au moment voulu, pour que vous sachiez que c’est bien réel. 

Heureux êtes-vous si vous partez d’ici différents de ce que vous étiez quand vous y êtes arrivés, car c’est pourquoi vous venez en un tel lieu : pour prendre place dans l’énergie du foyer

L’entourage se retire maintenant par l’ouverture du voile qui lui a permis d’entrer. Vous qualifiez cette expérience de channeling, mais nous ne la nommons pas ainsi. Quand vient le moment de nous y livrer, nous rassemblons nos forces et donnons le signal par ces mots : « Ils nous laissent entrer encore une fois ! C’est le moment de la réunion. » Puis nous venons vous voir et nous vous aimons encore avec une compassion incommensurable.  C’est ainsi que vous êtes venus, et c’est ainsi qu’en quittant cette salle vous emporterez un fragment de moi. Vous ne vous y attendiez pas, mais c’est pourtant toujours le cas. Et il en est ainsi. 

Kryeon

 Kryeon, canalisé par Lee Carroll. La levée du voile. 

Marie

 

Et pourquoi ne pas parler ici de Marie puisque l’empreinte qu’elle a laissée dans l’Histoire illustre bien, après celle de son fils, une certaine rencontre du Ciel et de la Terre en notre monde? Depuis bien des siècles, nous, les Occidentaux, avons souvent entretenu d’elle l’image d’une petite blonde obéissante plutôt aérienne, d’une chasteté totale, assez passive et portant un regard de vénération douloureux sur Celui qu’elle a mis au monde. 

Marie dans PERSONNAGES HISTORIQUES cadre-vierge-marie_1_2458

 

Tout d’abord, le simple bon sens devrait nous permettre de réaliser qu’en fait de « blonde hollywoodienne », Marie – que l’on appelait Myriam, un nom lui aussi très répandu – était une femme aux traits sémites très prononcés. Celle-ci s’imposait naturellement dans une assemblée non pas par les canons classiques de la beauté mais plutôt par la noblesse de ses traits, la droiture de sa démarche corporelle et par le respect que quelque chose en elle imposait. Bien qu’elle fût relativement discrète et silencieuse ainsi que se devait de l’être une femme de l’époque, elle ne se montrait pourtant ni soumise ni souffrante. Je l’ai vue capable de rébellion, notamment dans les circonstances que j’ai citées plus haut, mais aussi face à l’attitude de certains disciples du Maître dont elle comprenait parfois difficilement que ce dernier leur accordât tant de confiance. En fait, elle entendait et observait beaucoup de choses en coulisses et admettait souvent mal ce qu’elle interprétait alors comme de l’insouciance ou de la passivité de la part de son fils. 

 

Il est vrai que cette attitude changea assez radicalement à compter du jour où le « passage » du fils au Maître de Sagesse fut pleinement accepté par son âme en tant qu’évidence. Son réflexe protecteur de mère s’estompa dès lors à la façon d’un voile qui se serait soudainement déchiré. Elle s’en ouvrit à quelques-uns d’entre nous dont j’eus le bonheur de faire incidemment partie. Voici ce que les Annales m’ont permis de restituer des propos qu’elle nous tint alors: – « Lorsque mon fils nous a quittés, il n’avait que treize ans… Cela a été un déchirement consenti car nous sommes d’une famille où nous nous dédions au Très-Haut… parfois comme si c’était une fatalité sacrée inscrite dans notre chair. Lorsqu’Il réapparut après dix-sept longues années, je ne Le connaissais plus… Il fallait qu’Il me redécouvre aussi et qu’Il apprivoise la réalité de ses frères et soeurs que j’avais portés après Lui. On aurait dit qu’Il connaissait d’emblée leur âme tandis que eux découvraient un être dont ils ignoraient tout. Contrairement à moi, le Maître en Lui leur apparut très vite, tout au moins au plus grand nombre d’entre eux. 

 

J’ai souffert de voir en Lui plus qu’un rabbi. Le rabbi appartenait encore à ma chair… tandis que le Maître s’évertuait à me montrer qu’Il n’était plus tout à fait de ce monde et qu’Il vivait d’une autre Lumière que celle que j’avais cru Lui communiquer à tout jamais. Ma fierté de mère – qui s’était transmuée inconsciemment en orgueil – ne signifiait plus rien et je fus durement rappelée à l’humilité qui m’avait autrefois été enseignée au Temple. Maintenant, j’ai accepté d’être sa disciple plus que sa mère. C’est un état de fait contre lequel je ne peux rien. J’accepte aussi le fait de dire que ce n’est pas moi qui ai mis pleinement cet homme au monde. Il nous dépasse tous, vous le voyez bien, et je ne sais pas où Il nous mènera… Parfois, c’est une amère constatation pour mon coeur de mère; parfois aussi c’est une invraisemblable joie. Il me reste juste la confiance en l’Éternel parce que je sais bien que rien ne peut combler mon ignorance face à ce Mystère auquel j’ai servi de vase. » Je me souviens que, pour discrète qu’elle ait été, Marie ne s’en montrait pas moins très présente lorsqu’il lui arrivait de se déplacer avec nous. Il n’était pas rare alors qu’elle soit prise à l’écart par des disciples ou de simples curieux et qu’on la pressât de donner son enseignement à elle. 

La-Vierge-Marie dans PERSONNAGES HISTORIQUES

 

Elle acceptait de se plier à cette demande mais il est certain qu’elle communiquait davantage les principes de base empreints de douceur caractérisant notre Fraternité que les audaces de son fils. Sans vouloir le moins du monde diminuer la beauté et la qualité de son âme, je dois dire que le rôle et l’impact qu’elle joua il y a deux millénaires fut beaucoup moins considérable que celui qu’une certaine faction de la Chrétienté lui a fait endosser depuis. Dans l’inconscient collectif, on s’est empressé de lui attribuer la place archétypale de la Vierge-mère, un rôle analogue à celui tenu par Isis en Égypte ou encore à celui de Devaki, la mère de Krishna, en Inde, pour ne citer qu’elles. Pour tous ceux qui l’ont connue à l’époque, il est clair que la virginité de Marie relève du mythe absolu se conformant aux grands schémas symboliques parsemant l’histoire de notre humanité

 

Elle représente la terre-mère primordiale, celle où se plante la graine d’ascension, la matière première des Alchimistes qui la subliment pour en faire jaillir Ce qui permettra au plomb humain de se transmuer en or spirituel. Elle est aussi la pâte feuilletée de la galette des rois, celle au coeur de laquelle la fève initiatique et rédemptrice a été cachée… En tant que « pâte feuilletée » symbolique, Marie nous rappelle que tout être humain conscient de lui-même et de sa dimension intuitive peut se considérer comme éminemment porteur du germe divin et qu’il doit faire éclater les feuilles, les strates, les écailles de sa personnalité incarnée pour révéler le germe en question

 

Le fait que Marie elle-même ait été conçue « sans tache », ainsi que le prétendent les Traditions, est à comprendre en tant qu’allusion à son poids karmique neutre, autrement dit à son absence de bagage karmique « négatif’. Cela signifie qu’en sa présence nous avions affaire à une âme réalisée n’étant plus soumise aux nécessités de la roue des réincarnations. Les Orientaux pourraient dire d’elle qu’elle était un Boddhisatva accompli et possiblement aussi un Avatar de polarité féminine. En effet, après la mort officielle de son fils et l’ événement auquel on donna le nom de « Pentecôte » J, nous fûmes quelques-uns à être informés du fait qu’elle avait sombré dans une inconscience profonde, sans signe apparent de maladie. Cela dura presque une semaine. Lorsqu’elle revint à elle, elle n’était plus la même personne en ce sens qu’une autre énergie s’en dégageait. Elle parlait différemment, avec une force accrue et des concepts métaphysiques rappelant ceux du Maître. J’eus la chance de la rencontrer durant quelques heures environ trois semaines après son « réveil ». Elle me fit une si vive impression que je me suis demandé si le Maître n’allait pas poursuivre son oeuvre à travers elle. Avec le regard que je peux porter aujourd’hui sur ce phénomène, je reste persuadé qu’elle vivait alors une sorte d’adombrement ou qu’elle était habitée par une Présence extérieure à sa personnalité première, ainsi que c’est souvent ponctuellement le cas chez la plupart des grands missionnés.Selon des données que j’ai pu obtenir ultérieurement au contact de différents Maîtres reliés à la Fraternité de Shambhalla, c’est à partir de ce moment-là que l’egrégore de la « Vierge Marie » s’est peu à peu constitué. Son véritable impact est donc postérieur à la période publique de l’enseignement du Christ. Si la manifestation de son illumination a éclaté aux yeux de tous dans les deux ans qui sui-virent le départ du Maître, son aspect « virginal » aurait alors, je le répète, fait sourire tout un chacun comme n’ayant aucun sens. 

 

À ma connaissance, Marie n’a dicté aucun enseignement. Ce qui a été placé sous son nom l’a donc été largement a posteriori, pour légitimer une pensée à laquelle on voulait donner du poids. Bien qu’elle ait été instruite à l’art de l’écriture en tant que vestale essénienne, je me souviens l’avoir entendu dire qu’elle ne créerait aucune École de pensée et n’aurait aucun disciple. C’était une femme simple qui a tenu à rester simple. Les Annales akashiques la montrent vieillissant et s’ arrondissant, comme la plupart des êtres humains qui prennent un peu d’âge. Encore une fois, ce n’est pas l’amoindrir que de signaler cela. Si je mentionne ce fait, c’est parce qu’il me semble important de briser les images figées par nos catéchismes pour aller vers davantage de vérité. Naïveté et puérilisation n’ont jamais fait grandir qui que ce soit. Le poids de la matière, dont le vieillissement est un des constituants majeurs, a sa propre beauté et sa noblesse. Pourquoi ne pas le respecter? Le Maître Jeshua en personne, bien que véhiculant le Divin à son plus haut niveau concevable sur Terre, s’est Lui-même plié à la loi de l’affaiblissement du corps. C’est entretenir une supercherie que de prétendre que le vieillissement d’un Avatar, avec les troubles de santé que cela présuppose, est dû au fait que le Maître en question ne manifeste ces signes que parce qu’il endosse le poids des fautes de notre humanité. Cette ignorance, doublée d’un mensonge, se rencontre encore souvent de nos jours, dans le cas de sages ou d’Avatars avérés… comme si les tribus que chaque être doit payer à la loi de l’incarnation étaient une honte. Tout corps physique résulte d’une entente ou d’une complicité entre les forces de la Terre et celles des mondes célestes. Cette complicité a son prix qui est assujetti à l’acceptation du temps qui passe à l’intérieur d’une pièce de théâtre donnée. 

 

- « Un acteur n’est qu’un acteur, nous enseignait le Christ, il y a deux millénaires. Son rôle débute par une certaine réplique et s’achève par une autre. Ainsi, dans l’univers dont la scène est tracée par mon Père, tout ce qui a un commencement a nécessairement une fin… Vous verrez mon corps pousser, mûrir puis se faire moissonner comme le blé sur le bord du chemin. » Il faut bien réaliser qu’au moment du retrait du Maître Jeshua de sa vie publique, sa mère, Marie, avait moins de cinquante ans et qu’elle était donc loin d’être vieille au sens où nous l’entendons maintenant. Dans les derniers temps où je l’ai connue, on venait pourtant la consulter comme une Aînée, non pas tant parce que la moyenne d’âge de l’époque lui aurait permis de revendiquer ce titre qu’à cause de son discours soudainement devenu celui d’une « vieille âme ». Je me souviens que son enseignement passait essentiellement par des réponses aux questions qu’on lui posait. Elle prenait rarement l’initiative d’aller au devant de ces questions mais se comportait plutôt comme un livre dont on consulte les pages à volonté. 

 

Tout comme le Maître et Myriam de Magdala, elle ne manquait pas une occasion pour tenter de combler le gouffre que l’on ne peut s’empêcher de percevoir entre le corps et l’esprit. 

 

Le noyau de l’enseignement qu’elle véhiculait avait donc pour base l’annihilation du sentiment de dualité et, par conséquent, de séparativité. Pour elle, le problème ne résidait ni dans la polarisation du corps, ni dans celle de l’esprit mais dans l’idée que l’âme se faisait de la notion de polarité. 

 

Elle traduisait ainsi la Parole de son fils pour qui, plus et moins, jour et nuit, homme et femme ne s’opposaient pas mais se multipliaient en se complétant. Elle plaçait par conséquent la racine de la souffrance au niveau de l’âme qui, au lieu de jouer le rôle de trait d’union entre le corps et l’esprit, établissait une dissociation radicale entre ces deux principes

 

- « Ainsi, l’ai-je entendu dire au grand étonnement de ceux qui l’écoutaient, ce n’est pas le corps qui est à dépasser, c’est l’âme dans les couches successives de ses aveuglements et de ses habitudes figées … car les racines d’un arbre sont en tous points analogues à ses branches. Le tronc, l’âme, est semblable à un axe d’ascension; ne voyez pas en lui l’expression majeure de l’arbre; il n’est ni un commencement ni un aboutissement, juste un intermédiaire par lequel le Ciel et la Terre s’épousent… celui dont on finit par faire un feu. » 

 

 Les messages Esséniens – Daniel Meurois-Givaudan  – les  enseignements premier du Christ.  

La quatrième maison

 La quatrième maison dans LE RETOUR 01Poursuivant nonchalamment sa route, Mike se sentait au mieux de sa forme. Il ne pensait pas avoir été aussi bien depuis le début de son voyage. Ses nouveaux vêtements et son armure se mariaient parfaitement à l’endroit imposant qu’il traversait. Il se sentait tout à fait à l’aise dans ce décor. Bien qu’il ait passé la majeure partie de son temps depuis le départ à l’intérieur de l’une ou l’autre des maisons rencontrées sur son chemin, il lui semblait avoir fréquenté cette route depuis toujours. L’odeur et l’apparence des choses lui semblaient de plus en plus familières, comme si ses souvenirs de l’ancien Mike commençaient à s’estomper pour faire place aux attributs peu communs de cette nouvelle terre. Il avait l’impression de plus en plus forte que ce qui l’entourait maintenant faisait partie du connu, mais il savait pertinemment que ce n’était pas tout à fait vrai puisqu’il visitait l’endroit pour la première fois. 

 

Il avait la sensation aiguë d’être habité par une autre puissance et un fort sentiment d’appartenance. Il savait que ce sentiment récent était né des événements survenus dans la Maison de la biologie, et le simple souvenir de Vert le faisait largement sourire. Tout en marchant, il pensait à l’étape qu’il avait franchie pendant son séjour dans cette maison. Que pouvait-il survenir encore ? Il avait traversé le seuil de trois maisons seulement et se demandait quelles autres leçons il allait apprendre. 

 

Un bruit derrière lui attira son attention. 

Rapide comme l’éclair, Mike se retourna vivement, se plaçant en positon de défense. Il fut lui-même surpris de la rapidité de sa réaction. Il était penché vers l’avant, la main sur la poignée de l’épée de la vérité. Etait-ce son imagination ou l’épée vibrait-elle ? Toute son attention se concentra sur son ouïe pendant qu’il se tenait là immobile, prêt à bondir au moindre signal. 

 

Rien. 

Le vent avait pu l’induire en erreur, mais il remarqua qu’aucune feuille ne vibrait dans les arbres environnants. Ne bougeant que les yeux, le reste du corps parfaitement immobile, Michael scrutait les alentours. Il réalisa tout à coup que sa vue était très aiguisée. Elle n’avait jamais été d’une telle acuité depuis son départ, comme si, soudainement quelqu’un avait allumé une ampoule très brillante. 

 

Mike se concentra alors sur ce qu’il voyait afin de mieux examiner une immense pierre. 

Rien. 

Il comprit soudain que même s’il se sentait très à l’aise dans son nouvel environnement peuplé de maisons colorées, l’endroit demeurait dangereux. La forme sombre qui avait hanté ses rêves pendant son séjour dans la Maison de la biologie pouvait très bien se retrouver sur son chemin. Il devait se montrer prudent. Fait étrange, il n’avait pas peur. Il demeura figé, en état d’aller, les  sens affûtés à la limite. 

 

Dans cet état de conscience avivée, il découvrait un autre élément de ses aptitudes. Bien qu’il ne put ni voir ni entendre quoi que ce soit d’inhabituel, il sentait une présence. Son âme ressentait un inconfort, un sentiment de danger et d’avertissement. Pourtant….. 

Rien. 

Lentement, il se retourna et poursuivit sa route, tournant sa tête de gauche à droite pour mieux entendre tout bruit émis derrière lui, tâchant de percevoir quoi que ce soit d’inusité. Tout en marchant, il s’interrogeait sur cette énigme. Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Sur cette terre si pleine d’amour et de découvertes spirituelles, comment pouvait-on expliquer l’existence d’une entité si négative ? Pourquoi le poursuivait-elle ? Pourquoi aucun des anges n’avait-il accepté d’en parler ? Un véritable mystère, mais Mike était prévenu et ne laisserait pas cette sombre créature l’atteindre encore une fois. Il restait alerte avec le sentiment de danger toujours présent. 

 

Il marcha jusqu’à une heure avancée de l’après-midi. Le crépuscule approchait et il n’avait pas encore vu la prochaine maison. Il décida de ralentir le pas et, se tournant pour mesurer le chemin parcouru, il sortit sa carte tout en demeurant attentif aux bruits et aux mouvements autour de lui. Il fut soulagé de constater que sa précieuse carte fonctionnait de nouveau et qu’elle était « à jour ». Il repéra le VOUS ETES ICI et, tout près, la prochaine maison. Elle était au détour suivant.  Avec un sourire de satisfaction, il replia sa carte et reprit sa route. 

 

Le voyage entre les deux maisons lui avait pris presque une journée. Il comprit que les maisons étaient séparées par une distance suffisante pour exiger un certain effort de la part du voyageur sans nécessiter toutefois une nuit en plein air. Il en était ravi. Il sentait une fatigue légère et savait qu’elle n’était pas simplement d’ordre physique. L’état d’alerte qu’il avait connu au cours des dernières heures l’avait privé d’une partie de son énergie. 

 

Dans cette lumière mystérieuse où les choses semblant toutes emprunter la même couleur, Mike aperçut la prochaine maison au détour du chemin. Elle baignait dans cette lumière rouge et orange propre à la tombée du jour. La maison, de style campagnard, rayonnait d’un pur violet, comme si la lueur environnante ne l’atteignait nullement. Mike s’arrêta, ébahi. Il n’avait jamais vu de plus magnifique teinte ! C’était un violet à la fois intense, serein et puissant. La maison donnait l’impression d’une structure parfaitement translucide dont la lumière luisait de l’intérieur. Il poursuivit sa route, se rappelant qu’un arrêt prolongé n’était pas prudent, même s’il était tout près du but. 

 

En matière de beauté, Michaël était loin d’avoir tout vu encore ! Lorsque l’ange qui serait son hôte ouvrit la porte, Mike ne parvint pas à prononcer une seule parole. Il n’avait jamais rencontré d’aussi belle créature. Il pensa même à s’agenouiller en signe de respect devant tant de beauté. Que se passait-il ? Sa perception des couleurs avait-elle augmenté ? Il n’avait même jamais vu de couleur pareille ! Il resta muet, tel un enfant qui aurait observé un coucher de soleil pour la première fois, se demandant s’il s’agissait là de magie. Puis il entendit sa voix, et quelle voix ! 

 

Des profondeurs de la tranquillité se fit entendre une voix de velours qui apaisait tout l’air ambiant qu’elle faisait vibrer. Et c’était indéniablement une voix féminine ! 

-       Salut à toi, Michaël Thomas de l’Intention pure, dit la douce voix. Nous t’attendions. 

 

Toujours abasourdi, Mike n’arrivait pas à répondre. Il n’avait même pas une pensée à offrir à l’ange ! Confondu, il prit conscience d’avoir cessé de respirer. L’ange se mit à rire et ajouta : 

-       Je ne suis pas une femme, pas plus que ne l’était Vert. Les anges portent tous les attributs du genre biologique humain. Ma voix et mon apparence visent à rendre ton séjour ici plus confortable. 

 

Mike ne comprenait rien de ce que lui disait Violette. Il avait retrouvé son souffle, mais en savait toujours pas quoi dire. Les paroles qu’il réussit à prononcer résonnèrent horriblement à ses oreilles. 

-       Quelle apparence ! Non seulement le son, mais les paroles, étaient ridicules. Quelle stupidité à prononcer devant une si belle entité ! Il revécut l’embarras qu’il avait connu, enfant, alors qu’on attendait de lui, sans succès, qu’il dise des paroles sensées à un adulte. Sa stupeur était en partie provoquée par l’être devant lui. Mike se trouvait devant une créature angélique immense qui présentait toute la délicatesse du genre féminin, mais sans aucune distinction physique par rapport aux autres anges. Ils portaient tous ces mêmes vêtements flous de la couleur de leur maison qui cachaient toute caractéristique propre au genre. Ils étaient tous immenses, mais son visage… celui de Violette était indéniablement féminin. Il avait la douceur du visage de sa grand-mère et de sa mère et s’apparentait à la sainteté. Mike soupira avant d’essayer à nouveau de parler. 

-     Je m’excuse, Violette… il avait même l’impression qu’il lui manquait de respect en l’appelant par ce nom de couleur… trop familier. Il poursuivit : « Je ne m’attendais pas… enfin, je ne savais pas que les anges pouvaient aussi être des femmes ». Il regretta aussitôt d’avoir ouvert la bouche ! Quelle sottise ! Bien sûr, les anges étaient des femmes. Chaque ange représenté dans des tableaux n’était-il pas une femme ? Violette se tenait là, sans rien dire. Michaël reprit à nouveau : 

 

-       C’est que tous les autres avaient l’apparence d’un homme. Mike aurait voulu effacer tout ça et recommencer encore une fois. 

Ses capacités de communiquer et son éloquence avaient disparus. Il avait complètement échoué à saluer cet ange de façon décente. Il soupira encore et haussa les épaules. Violette lui souriait. 

-       Je comprends parfaitement, Michaël Thomas. 

 

Le regard qu’elle lui jeta aurait pu faire fondre son armure. Il ne présentait rien de romantique, mais bien plutôt un incroyable amour essentiellement maternel. Voilà qui  avait dérouté Mike. Comme s’il revoyait sa mère ! Il avait l’impression d’être réuni à sa famille disparue, se sentant à la fois heureux et incrédule. Il y avait si longtemps qu’on ne l’avait pas regardé de cette façon. Il aurait voulu se faire tout petit et être cajolé. Ses pensées l’embarrassèrent, car il savait que Violette pouvait les percevoir. Elle poursuivit : 

-       Tu t’habitueras très vite, Michaël. Mon apparence s’explique. Ce n’est pas ainsi pour tous les voyageurs, mais pour toi, c’est différent. 

 

Mike comprit. L’apparence et l’attitude de Violette devaient le servir. Mais il se demanda tout de même pourquoi il avait besoin de « voir » un ange maternel. 

-       Parce que tu l’as mérité, dis sagement Violette. Les événements d’ici ne servent pas toujours à l’enseignement. Plusieurs constituent des présents orientés vers la croissance. Tu as visité seulement trois maisons, et déjà, tu te démarques en tant que voyageur très spécial. 

 

Mike saisissait le sens de ces paroles mais, avant qu’il ne trouve à répondre au  compliment, Violette lui fit une demande qu’il n’était pas prêt d’oublier. 

-       Michaël Thomas de l’Intention pure, dit-elle doucement, aurais-tu l’obligeance d’enlever tes chaussures ? 

Mika obéit. Il remarqua, près de la porte, un espace prêt à recevoir une paire de chaussures et les plaça là. Elles se fondaient parfaitement au décor. 

-       Mike, sais-tu pourquoi je t’ai demandé cela ? Michael réfléchit. 

-       Parce que je suis en terrain sacré à l’intérieur ? Il se rappelait Moïse et le buisson ardent, et le dialogue de cette histoire. 

-       Alors, pourquoi els autres n’ont-ils pas eu la même exigence ? Mike continua à réfléchir et risqua une autre réponse. 

-       Parce tu es un ange très spécial ? Violette s’amusait et se mit à rire. Perplexe, Mike savait qu’il n’avait pas donné la bonne réponse. 

-       Allons, entre. Violette se retourna pour pénétrer dans la maison. Mike la suivait mais s’inquiétait du manque d’intimité de leur conversation. Il l’interpella une fois à l’intérieur. 

-       Violette, dis-moi, pourquoi m’as-tu demandé de retirer mes chaussures ? 

-       C’est à toi de ME le dire, Michael, avant de repartir. 

Violette le guidait dans la maison. 

 

Mike n’appréciait pas que les anges le fassent attendra avant de lui donner les réponses, encore moins qu’on lui demande de les fournir lui-même. Trop exigeant, se dit-il. 

-       C’est la raison pour laquelle tu es ici, lui dit l’ange en continuant de le guider dans la maison violette. Encore une fois, il eut honte de ses pensées. 

 

La maison n’avait aucun éclat, l’opposé de son hôtesse. Mike constata que son ébahissement l’avait empêché de lire la pancarte à l’entrée. 

-       Violette, comment s’appelle la maison ? Le regardant fixement dans les yeux, elle lui dit : 

-       C’est la MAISON DES RESPONSABILITES, Michael Thomas. Elle attendait sa réponse, un air inquisiteur sur son beau visage. Mike sut que des difficultés l’attendaient ! 

 

Oh ! dit-il, tâchant de ne rien laisser paraître sur son visage. Il n’avait pas donné à Violette la réponse qu’elle espérait. Elle se retourna et continuer la visite. Le nom de la maison l’avait troublé. Il avait déjà imaginé le déroulement de plusieurs types de scénarios sous son toit. Quel vilain mot que la responsabilité ! Il lui rappelait ses parents le pressant de faire ceci ou cela. C’était un terme qui s’accompagnait d’un jugement. Par la suite, il l’entendit de la bouche des femmes qu’il fréquentait, toujours dans un esprit critique à l’égard de ses actions. Pourquoi, se demanda-t-il, les femmes essayaient-elles toujours de le « modeler » à leur goût. Il eut alors une pensée terrible. Peut-être était-ce le rôle de Violette ? Une autre envoyée de Dieu pour me changer. Et si Dieu était une femme ? Ce ne serait pas sérieux ! Puis, il se prit à sourire devant ces pensées humaines si « viriles », sachant très bien qu’elles n’avaient aucun sens. Dieu n’était ni homme, ni femme, mais le scénario qu’il imaginait l’amusait néanmoins. A quoi pouvait bien servir la Maison des responsabilités ? 

 

Violette le guidait par une série de petites pièces vers une salle à manger. 

-       Qu’y-t-il  ici ? demanda Mike alors qu’ils passaient devant deux immenses portes. 

-       Un cinéma. 

 

Un cinéma ? Les réflexions de Mike se succédaient à un rythme fou pendant qu’il marchait derrière Violette. Pourquoi une salle de cinéma dans une demeure d’ange ? Il eu une autre pensée étrange. Peut-être préparait-on une séance de cinéma ? L’idée d’assister à un film en compagnie de Violette l’amusait. Il se dit qu’ils verraient sans doute un de ces films sur les anges très à la mode. Il faillit en éclater de rire. Violette, percevant  les pensées de Mike, s’amusait aussi beaucoup mais pour d’autres motifs. 

 

Enfin, ils arrivèrent à destination. Les appartements de Michael et la salle à manger ressemblaient encore une fois aux autres. Dans le placard, il trouva des pantoufles et de magnifiques vêtements violets qui, de toute évidence, avaient été créés pour lui. L’odeur de la nourriture chatouillait ses narines. Encore une fois, on lui présenta un choix illimité d’aliments. Comment connaissait-on le moment de son arrivée ? En fait, il n’avait jamais rencontré de personnel de cuisine ou d’entretien ménager. Il se rappela le dégât que Vert et lui avaient créé après leur danse et les traces de fruits sur ses pieds pendant des jours. Ceux qui préparaient les plats savaient se déplacer sans se faire repérer, tels des lutins. Quel endroit ! 

 

Mike s’attendait à constater la disparition de Violette, comme avec les autres anges. Mais, elle était toujours là. 

-       L’ensemble te convient-il Michael ? Elle était vraiment magnifique. Mike était toujours sous le charme de ses qualités maternelles. 

-       Oui, merci. Il avait presque envie de s’incliner, en signe de respect. 

-       Nous commencerons demain matin. Bonne nuit, Michaël Thomas de l’Intention pure. Sur ce, elle quitta la pièce. 

Les choses changeaient. Tout comme Vert était demeuré sur le palier au moment où Mike avait quitté la Maison de la biologie, Violette avait quelque peu agit différemment ici. Les anges devenaient-ils plus polis ? Commençaient-ils à pratiquer l’étiquette des humains ? Mike constata la différence, mais décida de ne pas commenter. 

 

Il mangea, se mit au lit et tomba immédiatement endormi. Il se sentait en sécurité, au chand et aimé. Une autre aventure commencerait le lendemain et il savait que l’enseignement de Violette ajouterait à ses connaissances. Il rêva délicieusement de son enfance et de ses parents. 

 

01 dans LE RETOUR***** 

Aux abords de la maison, la forme sombre et fuyante exerçait une surveillance complète. Elle était à la fois aux aguets et en colère. Lorsque Mike avait quitté la maison verte en route vers celle-ci, l’horrible créature avait été estomaquée des transformations qu’il avait subies. Il avait acquis de la puissance, sans compter ces armes stupides. La vigilance de Mike ressemblait à celle d’un guerrier et il était sans peur ! Qu’avait-il bien pu se passer dans la dernière maison pour qu’il change à ce point ? La silhouette verte bouillait de colère à la pensée de l’occasion qu’elle avait ratée de le mettre au défi durant la tempête. 

 

Celle-ci commença à élaborer un meilleur plan pour mettre l’être humain en boîte. L’entité négative se dit d’abord que si Michael Thomas avait choisi de devenir un guerrier insaisissable, il aurait dû emprunter un chemin plus discret et non pas la route toute tracée comme il l’avait fait. Puis, elle réalisa que Mike suivait toujours le parcours. Il ne pouvait faire autrement puisqu’il ne savait pas où se trouvait la prochaine maison. La solution pour le piéger consistait donc à prendre les devants et à attendre sa proie à un détour du chemin. Si l’étrange créature avait pu sourire encore une fois, elle l’aurait fait. Sans sommeil, l’horrible forme avait des visions de la chute imminente de Michael Thomas de l’Intention pure

 

01****** 

 

 

Le matin suivant ressemblait à tous les autres. La journée s’annonçait magnifique. Le repas était splendide. Michael savoura un délicieux muffin aux bleuets, n’en finissant pas de s’extasier sur la fraîcheur et la saveur qu’il  y trouvait. 

-       Celui que j’ai déjà eu entre les orteils ne goûtait pas si bon. 

Il rit en se revoyant danser avec Vert dans la salle à manger de la dernière maison. 

 

Tout comme il finissait de revêtir ses nouveaux habits, on frappa à la porte. Tiens, les anges frappent aux portes maintenant ! 

-       Entrez, lança Mike d’une vois polie. Violette semblait flotter et Mike lui sourit. Il faudra voir à remercier les responsables de ce merveilleux petit déjeuner ! 

-       Je t’en prie, dit Violette. 

-       C’est toi ? 

-       C’est nous tous. nous ne formons qu’un. 

-       Oui, on m’en a déjà informé. Un jour, je comprendrai. D’ici là, je vous remercie tous. 

-       Es-u prêt ? 

-       Oui, bien sûr. 

Violette le guida dans des endroits qu’ils avaient traversés la veille. Les deux grandes portes étaient ouvertes, et Mike put entrer dans le cinéma aux teintes violettes. Il s’arrêta, ébahi et incrédule. Il n’arrivait plus à bouger et Violette ricanait. 

 

Devant eux, s’érigeait un écran géant. A l’arrière de la pièce, on pouvait voir un projecteur des plus modernes et des tas de bobines de film empilées prêtes à la projection. Il devait y en avoir des centaines ! 

-       Eh bien, Michaël Thomas, nous allons regarder des films, toi et moi ! 

-       Pas possible ! C’est une blague ! 

Devant la réponse, Violette cessa de sourire et le regarda sérieusement. 

-       Oh non ! Absolument pas ! Vraiment pas ! Si tu veux bien prendre place dans la première rangée. 

 

Violette se dirigea vers l’arrière de la salle et mit l’équipement en branle. Mike demeurait confus devant le paradoxe qu’il observait. Un ange qui actionne un projecteur de cinéma. Ce n’est pas là un jouet de lieu sacré. Comme c’est étrange ! Mais il obéit et s’installa au centre de la première rangée. A l’encontre des salles de cinéma qu’il connaissait, la première rangée se trouvait au centre de la pièce. Il y avait un autre élément étrange ; le fauteuil central de la première rangée était rembourré et velouté. Tous les autres ne l’étaient pas, comme s’ils avaient été placés là pour créer un effet seulement. Mike s’installa dans le fauteuil moelleux, devant l’écran géant. 

-       Alors, qu’allons-nous regarder Violette ? Mike se sentait un peu nerveux. 

-       Du cinéma familial, lui répondit-elle, trop occupée à préparer la première bobine pour se tourner vers lui. Mike n’aimait vraiment pas le ton de la réponse. 

Il avait l’estomac noué. Encore cette sensation étrange. Décidément, son intuition toute nouvelle faisait des heures supplémentaires, lui faisant savoir que ce qui s’annonçait risquait de se révéler désagréable. Il pensa à blaguer ; et demander du maïs soufflé peut-être ? Il n’en eut pas le temps. Les lumières se tamisèrent, comme dans une vraie salle. Mike entendit le bruit du projecteur et l’écran s’anima. Il eut le cœur serré dès la première image. 

 

Le premier film qu’il vit ce jour-là, comme tous ceux qui suivraient, était d’une qualité impeccable ; aucun soubresaut, une image en trois dimensions, sans avoir à porter de stupides lunettes ! le son provenait de l’endroit approprié sur l’écran, même lorsque les personnages se déplaçaient. Mike souhaita aussitôt que le film n’ait pas été si réel. Il était trop près. L’écran circulaire lui donnait l’impression de faire partie de chacune des scènes. Il aurait voulu reculer, mais il ne le pouvait pas. 

 

Sur l’écran, devant lui, il voyait Michaël Thomas ! S’il avait dû donner un titre au film, il l’aurait intitulé « Les choses désagréables de ma vie ». Le film débutait alors qu’il était enfant, et c’était là d’une réalité désarmante. Sa mère avait l’air toute jeune et son père, tellement beau ! Tous ces souvenirs l’émouvaient et ranimaient en lui de précieux moments. Il revivait tout encore une fois ! Chaque épisode remplissait une bobine entière et se déroulait en temps réel, comme les événements s’étaient vraiment passés, à l’exception du fait qu’on ne lui montrait que les expériences négatives. 

 

Les premières bobines étaient amusantes. On y voyait Mike, un petit garçon blond de trois ans, qui jouait avec les produits de maquillage de sa mère. Il avait fait tout un dégât dans la salle de bain et sa mère l’avait pris sur le fait. Elle était en colère et lui administrait sa première fessée. En tant qu’adulte revivant la scène, Mike fut étonné de la vividité de l’expéri0ince. Il revivait les émotions rattachées à toutes tes séquences. Il craignait maintenant que ce cinéma maison ne se transforme en film d’horreur lorsqu’il se verrait, plus âgé sur l’écran. Mike avait l’impression qu’on l’avait attaché à une voie ferrée et que le train approchait. 

 

Il revit d’autres scènes de son enfance, chacune lui rappelant un événement qu’il avait oublié depuis longtemps. Il se revit dans la salle de bain à l’âge de six ans, incapable de sortir. Il revécut l’émotion d’alors ; ce n’était pas sa faute. La poignée était restée coincée, et on avait dû faire revenir son père des champs pour qu’il démonte la porte ! Il  était furieux, et Mike avait eu droit à sa deuxième fessée. Il ressentait encore la trahison subie  ce jour-là. Il n’avait pourtant rien fait de mal, mais son père, en colère, l’avait frappé avec sa plus grosse ceinture. Il avait perdu un temps précieux aux champs et prit du retard dans les récoltes. En tant qu’adulte, Mike commençait à se sentir déprimé. 

 

Il regarda bien d’autres bobines encore. Subitement, il eut dix ans. Il devait prendre l’autobus pour se rendre à l’école du village. Il revit Henry, le tyran qui revenait le tourmenter à chaque semestre. Les autres semblaient aussi le détester, mais ne faisaient rien contre lui. Ils avaient tous peur. Parce que Mike venait de la ferme t d’un village au nom bizarre, les autres élèves riaient de lui. Le tyran, par contre, était sans pitié. Des enfants de tous les milieux fréquentaient l’école, mais ceux qui vivaient sur des fermes devenaient de plus en plus rares. Mike portait des vêtements qui trahissaient ses origines ; c’était sa mère qui les cousait. Il se distinguait ainsi des autres, et le tyran ne ratait pas une occasion de le lui rappeler. De concert avec les autres écoliers, il se moquait des vêtements de Mike, de son odeur et même du mode de vie de ses parents. 

 

Mike revit le jour où un groupe d’enfants l’avaient invité à se joindre à leurs jeux. Il en était heureux. Ils voulaient jouer avec lui ! Mais, c’était un piège. Au lieu d’être inclus dans leurs jeux, il devint la risée du groupe. Ils le placèrent à un certain endroit pendant qu’un autre se mit à quatre pattes derrière lui. Puis ils le firent tomber à la renverse, exactement sur l’autre garçon à quatre pattes. Ils en riaient à gorge déployée. Mike rit aussi, essayant d’être bon joueur, mais ils s’écartèrent de lui, le laissant seul. C’était douloureux. La vue de ces images ne lui plaisait décidément pas. Ça servait à quoi ? Il commençait à s’irriter de voir sa vie exposée ainsi et surtout, d’avoir à la revivre de nouveau. Une fois ne suffisait-il pas ? 

 

Dans une autre bobine, il avait quatorze ans. Il se revit le jour où on l’avait accusé d’avoir triché en classe alors que tel n’était pas le cas. Un élève s’était emparé de documents appartenant au professeur et les avait remis sur son bureau en désordre pour bien indiquer qu’ils avaient été consultés. Puis, il avait faussement dénoncé Mike, affirmant l’avoir vu faire. L’enseignant l’avait cru. Après tout, Mike était un enfant de fermier qui portait toujours des vêtements étranges, bien qu’il ait de très bonnes notes en classe. On le renvoya chez lui, et il fut exclu de la classe pour la journée. Dans l’autobus qui le ramenait à la maison, il se demandait comment il allait expliquer la situation à ses parents. Il se détendit un peu, sûr qu’ils le croiraient. Hélas, ce ne fut pas le cas et Mike se sentit complètement abandonné sur cette terre. Il savait que ses parents l’aimaient, mais il aurait voulu qu’ils lui accordent le bénéfice du doute au moment où il en avait tant besoin. Il était anéanti par la solitude. 

 

Michael était assis dans son fauteuil de cinéma depuis des heures, mais le Mike sur l’écran n’avait pas encore terminé sa croissance. Il pensa au temps qu’il allait encore s’écouler avant qu’il n’arrive à la fin de sa torture. Il lui semblait avoir perdu toute trace de spiritualité. Il avait l’impression qu’on le battait. Empreints d’une précision inouïe, les films ne lui laissaient pas de répit. Il n’y manquait aucun détail, aucun élément ; les voix et les personnages se révélaient tels qu’il les avait effectivement connus. Le processus l’ébahissait, mais le sujet le désarmait ! 

 

Ses premières fréquentations maintenant ! Embarrassant ! Il portait toujours ces vêtements étranges, qui provenaient maintenant des magasins, mais sa mère n’avait aucun sens de la mode et faisait des combinaisons pour le moins étranges, sans parler de choix des tissus. Les filles, à l’école ou à l’église, jugeaient Mike intéressant, mais il savait qu’elles se moquaient de ses vêtements. Il avait honte ! Il ne mit pas longtemps après avoir surpris quelques conversations à son sujet, à se décider à faire des économies et à acheter ses propres vêtements. A partir de là, il sentit croître sa confiance, ca ril avait un certain flair pour choisir ce qui lui allait. Il examina la question et il décida d’aller faire ses chats en compagnie d’une fille ou deux pour l’aider à mieux choisir. Les filles adoraient ça ! Imaginez ! un gars qui aime fréquenter les magasins ! Ce fut le début d’une importante métamorphose. De l’adolescent mal fagoté qu’il était, il devin un jeune homme attrayant et désirable, ce qui entraîna chez lui un changement de sa personnalité. Il prit énormément d’assurance. Il réussit à maintenir de bonnes notes et s’engageant activement dans plusieurs activité parascolaires. Et puis un jour, la jalousie poussa quelqu’un à mener contre lui une campagne de dénigrement, ce qui lui fit perdre le poste de président qu’il convoitait. La rumeur circula qu’on l’avait surpris à faire des obscénités dans les toilettes des filles. Tout le monde avait envie d’y croire ; c’était à la fois une nouvelle à sensation et… complètement faux. Il était le favori aux électrons puisqu’il avait occupé la présidence à plusieurs reprises mais la rumeur l’emporta et Mike subit une énorme perte. Du même coup, il perdit l’affection de sa première petite amie,, Carole. Elle refusa dès lors de lui adresser la parole. Sa peine le rongea pendant des semaines et il laissa tomber toutes ses fonctions à l’école. Il était victime, encore une fois. Et il revoyait tout, étape par étape, sur l’écran devant lui. L’événement s’étira, toujours en temps réel, découvrant chaque parcelle de cet incident malheureux. Il en sortit changé, et le poids pesait encore sur lui pendant qui’ le revivait. 

 

Le cinéma se poursuivit. On ne lui offrit pas de repas du midi. En effet, l’entité qui actionnait le projecteur savait que Mike n’aurait pas d’appétit. Elle avait raison. A chaque fin de bobine, on entendait le bruit du ruban frappant le métal, et la noirceur tombait sur la pièce. Puis, il y avait un silence étrange, rompu seulement par le bruit des engrenages de la bobine et des interrupteurs du projecteur. Ni Mike ni Violette ne prononçaient une seule parole. Puis, l’écran s’animait de nouveau des pires images de la vie de Mike ! Il savait, alors que les projections avançaient dans le temps, que l’événement majeur serait bientôt devant lui. Puis, il le vit… le jour de l’accident mortel de ses parents. 

 

Michael savait très bien qu’il n’avait pas à demeurer dans son fauteuil s’il ne le voulait pas. Tous les anges l’avaient entretenu de son libre choix. Il aurait voulu fuir, et dans son esprit, il formulait des pensées qu’il souhaitait transmettre à tous les anges. Dieu, s’il te plaît, ne me faits pas vivre tout ça encore une fois. Ça suffit ! Mais, il revit toute la scène, convaincu qu’un camion lui roulait sur le corps. 

 

Mike ne flancha ni ne pleura dans son fauteuil. Il attendrait à plus tard. Il resta la, impassible, regardant le théâtre de sa vie se dérouler devant lui en temps réel. Il revécut l’appel téléphonique, le choc, les funérailles, la douleur et la peine, la vente de la maison, de la grange et des terres ; la vente de l’équipement de la ferme, y compris celle du vieux tracteur. Il revit le triage qu’il fit des effets personnes de ses parents, les photos des jours meilleurs, leurs photos de mariage et même les lettres d’amour qu’ils s’écrivaient durant leurs fréquentations. Mike resta immobile, essayant de ne pas revivre toutes ces émotions. Il força son esprit à les refouler, mais se sentit victime dans son fauteuil. Il sentit les convulsions involontaires de la douleur qui surgissaient par vagues dans son corps. Il brûlait de l’envie de laisser sortir sa peine en pleurant. La présentation était en tous points semblables à la réalité. C’était la chose la plus cruelle qu’on lui eut jamais imposée. Tout ce qu’il voyait depuis des heures avait fait de lui l’objet d’une mauvaise blague. Et maintenant,…on le poursuivait jusque dans cette pièce pour le punir. Il jugeait la situation injuste et se demandait à quoi elle pouvait bien servir. 

 

Il respira de soulagement lorsque l’épisode du décès prit fin. Il ne pouvait rien imaginer de pire. Il était en sueur, épuisé et se sentait diminué. Le sujet était d’envergure et il ne pouvait détacher ses yeux de l’écran tellement la réalité était prenante. 

 

Lorsqu’il vit « Criquet », de son véritable prénom, Shirley, il sut encore une fois ce qui l’attendait. L’incident qu’il allait revoir correspondait à la fin de son histoire d’amour à Los Angeles et à la rapidité avec laquelle la situation s’était détériorée. Il s’était jeté dans cette aventure à corps perdu alors que Criquet avait pris la chose avec une telle légèreté. Cela n’avait pas été une aventure mortelle, mais cela aurait pu l’être. En tout cas, cela avait été la mort dans son cœur, très certainement. Mike essaya encore une fois de s’endurcir pendant que la scène se déroulait devant lui. Qu’elle était belle ! Une voix inoubliable ! L’événement était encore tout frais et avait d’ailleurs été à l’origine de sa récente dépression, de son manque de confiance et du statu quo quant à son emploi minable. Devant lui s’étalaient en fait les scènes du deuxième grand malheur de sa vie. Puis le film lui montra son lieu de travail, des images de son patron maniant habilement la violence verbale et l’espace restreint dans lequel il avait accepté de travailler à Los Angeles. 

 

La séance prit fin à seize heures. Les dernières scènes se déroulaient dans son appartement, lorsqu’il avait été attaqué puis transport à l’hôpital. Puis, l’écran redevint vierge et il entendit le bruit du ruban signalant la fin d’une autre bobine. Le bruit continuait, mais la salle restait dans le noir. Mike se leva et, plaçant ses mains en forme de visière au-dessus de ses yeux, se retourna en direction de la lumière crue du projecteur pour essayer de voir Violette. Elle n’était pas là. La conclusion du film marquait sûrement la fin de la leçon d’aujourd’hui, et, comme dans le fils, Mike se retrouvait seul. 

 

La fin du ruban continuait de frapper la bobine de métal et Mike sortit de la salle pour se diriger vers ses appartements. Il n’avait toujours pas faim. Il était déprimé. On avait agité ses émotions jusqu’à la moelle et il se mit immédiatement au lit, sans se dévêtir. Violette ne vint jamais lui souhaiter une bonne nuit. Il appréciait son tact, car il n’avait absolument pas envie de parler. Cette nuit-là, il continua à voir les films dans ses rêves. Il revit le tyran de ses jeunes années, ses parents et Criquet. Décidément, ils ne le quittaient plus : n’en pouvant plus, il se laissa finalement aller, pleurant à chaudes larmes. Le fait d’avoir revu ses parents, tellement vivants, renforça sa peine. C’était la deuxième fois, depuis son arrivée sur cette terre sacrée, bénie et angélique, que Michael se sentait complètement seul et dans une noirceur totale, une véritable victime de la vie. Et maintenant, les scènes de film l’avaient prouvé ! 

 

 

01

**************** 

 

Le lendemain matin, Mike se sentit un peu reposé, mais resta songeur. Et il avait faim. Il ne se fit pas prier pour engouffrer un copieux petit déjeuner. La menace de la veille passait encore sur lui mais il avait l’impression que le pire était derrière lui. Il se sentait fort et même s’il ne comprenait pas encore l’utilité de tout cela, il était déterminé à ne pas se laisser glisser à nouveau dans la noirceur et la dépression. Aujourd’hui, il ne pouvait arriver que quelque chose de mieux. 

 

Après le petit déjeuner, Mike s’habilla. Comme par magie, on lui avait laissé de nouveaux vêtements violets, pour remplacer ceux dans lesquels il avait dormi. Lorsqu’il fut prêt, Violette se montra dans l’entrebâillement de la porte, sans dire un mot. On aurait dit qu’elle voulait lui offrir un moment pour s’exprimer et se « vider le cœur » ou simplement l’occasion de lui reprocher l’expérience douloureuse vécue la veille. Mike était conscient de sa présence. Elle le surveilla pendant quelques instants et finalement s’adressa à lui. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, as-tu quelque choses à dire ? 

-       Oui. Y a-t-il d’autres films ? 

-       Oui, répondit doucement Violette. 

-       Bon, alors, allons-y ! dit Mike, attendant qu’elle bouge. Violette était surprise. Dans cette maison, l’expérience des anges avec les humains n’avait jamais été telle. Vert avait raison. Ils avaient affaire à un être à part. il réussirait peut-être. Il ferait peut-être partie des rares élus. Elle n’avait jamais vu tant de détermination et un changement si rapide. Elle se sentait privilégiée de prendre part à sa formation et ressentit un grand amour pour lui. Elle se retourna et se dirigea vers la salle de cinéma. 

Mike connaissait la routine. Il s’installa dans son imposant fauteuil violet et bien rembourré de la première rangée, tel un prisonnier sur sa chaise électrique, attendant le courant ou plutôt, dans son cas, la fermeture des lumières et le début de la projection. Il était plus résolu que jamais. Rien ne l’empêcherait d’atteindre son but. RIEN ! 

 

Encore une fois, sa vie se déroula devant lui, depuis son enfance. Mais il comprit aussitôt que cette fois, ce serait différent. Le sujet avait changé. Le titre aurait pu être « Les mauvaises actions de ma vie ». Les épisodes de l’enfance étaient amusants, et Mike rit de bon cœur à plusieurs reprises. Il était bon de rire, même s’il avait encore les côtes endolories de ses pleurs de la nuit précédente. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, certaines des choses qu’il revoyait commençaient à l’embarrasser. Violette les connaissait sûrement toutes et il ne tenait pas à les revivre. Plus le temps passait, plus il se faisait petit dans son fauteuil. En fait, il se sentait de plus en plus mal à l’aise. 

 

Il avait dix ans et se trouvait dans l’église. Il s’amusait à faire circuler les dessins obscènes qu’il avait conçus avec ses petits copains. Ils les glissaient dans les enveloppes de l’église, puis dans la corbeille qui circulait parmi les fidèles pour recueillir les dons de la semaine. Ensemble, ils riaient en imaginant l’expression des dames patronnesses qui dépouillaient les enveloppes de la quête pour compter les fonds. Vraiment, ils s’amusaient beaucoup ! 

 

A l’âge de douze ans, Mike s’était faufilé dans la cour et avait fait démarrer le tracteur de son père pendant que ses parents étaient à l’église. Il avait feint d’être malade pour rester à la maison. Le tracteur démarra sans problème, mais Mike ne savait pas comment le faire avancer. Il essaya chaque manette et chaque pédale, de plus en plus frustré>. Il ne comprenait pas le fonctionnement de la pédale d’embrayage et pensait que, comme pour la voiture familiale, une pédale servait à avancer et une autre à arrêter. Il entendit plusieurs bruits étranges et, bien sûr, il brisa le mécanisme d’embrayage. Lorsque son père découvrit le problème, il demanda à Mike de lui dire la vérité. 

-       Mike, as-tu essayé de démarrer et de faire avancer le tracteur ? 

-       Mais non, voyons ! 

Mike eut aussitôt honte et se sentait encore honteux aujourd’hui. Son père savait la vérité ; Mike le voyait dans ses yeux. Ce jour-là, Mike comprit ce que signifiait rompre l’unité familiale. Le sentiment était affreux et l’avait poursuivi toute sa vie. La facture de réparation faramineuse avait fait prendre conscience à Mike de sa stupidité et les avait tous contraints à se priver de nourriture décente pendant plusieurs semaines. Chaque fois qu’ils se mettaient à table, Mike dégustait le résultat de son geste. Il lui fallait en plus le revivre en couleurs et en trois dimensions ! Il ne fit menu dans son fauteuil. Quelle vraisemblance ! 

 

En grandissant, Mike devint plus fort. A l’époque, les élèves se suivaient d’une école à l’autre tant et aussi longtemps que leurs parents respectifs habitaient au même endroit. C’est ainsi que le tyran Henry et Mike continuèrent de fréquenter les mêmes écoles. S’il menait le bal au primaire, il en fut autrement au secondaire. Il ne dépassait plus les autres d’une tête comme autrefois et les règles du jeune devinrent plus équilibrées. Henry ne réussissait pas bien en classe et il obtint difficilement son diplôme. Michael profita de chaque occasion qui s’offrait de lui rendre la vie impossible. Il se servit de sa taille et de sa popularité pour l’intimider, l’injurier ou le menacer. 

 

Au cours des premières années du secondaire, il se servit de son pouvoir de président pour l’exclure de tout ce qui pouvait être bon. Il utilisa habilement son influence pour éloigner l’ancien tyran d’événements agréables, comme la remise des diplômes et de domaines où il excellait. Mike agissait toujours sans demander l’avis de personne et se réjouissait de chaque occasion qui s’offrait de ruiner ses années au secondaire. Même si Henry savait ce qui se tramais, il n’y pouvait rien. Il fut éventuellement en mesure de se venger, mais Mike n’en sut rien avant de se retrouver dans on fauteuil violet pour avoir toute la situation se dérouler devant lui. C’était Henry qui lui avait fait perdre son poste de président : c’était lui qui avait lancé les rumeurs qui l’avaient empêché de conserver son poste. 

 

Plus tard, Mike avait appris que Henry avait mal tourné et qu’il s’était retrouvé en prison. Il s’était souvent demandé si les choses se  seraient passées autrement si Henry savait pu faire tranquillement son chemin durant ses années de secondaire. Mike avait honte de ce qu’il avait fait et se voyait de nouveau confronté à ses actions passées. 

 

Il se trouvait vraiment stupide. Le film montrant ses mauvais coups était plutôt long, et l’aspect immoral ressortait avec le temps. Michael avait peut-être même détruit toutes les chances d’un homme. Il se sentait tout à fait nul mais continua de regarder l’écran. A cours de sa dernière année au secondaire, il avait triché à un examen. Sa moyenne générale était bonne, mais sa note était faible en histoire des Etats-Unis. Il en imputait la faute à un professeur ennuyant et réussit, en utilisant la clé conservée d’un ex-président de classe, à se procurer une copie de l’examen. Il estimait que c’était une douce vengeance puisqu’on l’avait injustement accusé et puni quelques années auparavant. A son esprit, son geste était tout à fait justifié. Mais la situation se gâta. Le sort voulut que l’enseignant remarque immédiatement le progrès subit de Mike et l’accuse du geste qu’il avait commis. Mike, mettant à profit sa forte personnalité et s’appuyant sur ses bonnes notes dans les autres matières et sur sa réputation, dénonça le professeur à l’administration. Ce dernier vit inscrire à  son dossier une remarque qui ruina sans doute la progression de sa carrière; Mike n’en avait jamais eu conscience avant de s’installer dans le fauteuil moelleux de la salle violette. 

 

Oh ! Quelle horreur ! Etre victime de la vie est déjà difficile mais se regarder mentir et tricher est horrible. Mike ne désirait plus voir ces images et aurait souhaité qu’on y mette fin. Son vœu se réalisa. Il n’y avait pas d’incidents intéressants à observer à l’âge adulte. Toute sa vie avait été chavirée par le décès de ses parents. Il avait mûri rapidement, et une intégrité ferme s’était développée en lui. Il portait fièrement le nom de sa famille, et le travail ardu de ses parents lui servait de modèle. Il soupira d’aise lorsqu’il entendit encore une fois le bruit de la pellicule sur la bobine indiquant la fin du film. Cette fois, le projecteur s’arrêta et les lumières revinrent graduellement. Violette s’approcha près de lui. 

-       Michael, voudrais-tu me suivre ? 

Sans dire un mot, Mike obéit en se tirant lourdement du fauteuil où il avait passé tant d’heures. Il espérait ne plus jamais le revoir et détesta cet endroit où on lui avait déroulé le film de sa vie. En sortant, il jeta un coup d’œil au projecteur, s’attendant à  voir tous les films qu’on lui avait montré depuis les deux derniers jours, mais l’endroit était propre et dégagé. 

 

Villette était l’entité la plus prévenante qu’il ait rencontrée. Elle n’était pas pour autant meilleur que Bleu, Orange ou Vert, mais elle était différente. Chaque ange avait manifesté des qualités que Mike avait appréciées. Violette dégageait de la bienveillance et de l’affabilité. Mike aurait voulu s’installer dans la maison violette pour y vivre sous cette tutelle parentale apaisante. C’était merveilleux d’écouter sa conversation. Tout était si facile quand elle était là. Ce sentiment était familier à Mike ; il réalisa que c’était le le sentiment d’être un enfant sans responsabilité. Il était donc normal qu’il l’ait rencontrée dans la Maison des responsabilités. Elle représentait un parent, et Mike sentait comme un petit enfant, dégagé à la vie. 

 

Violette le guida vers une grande pièce. On aurait pu croire que c’était une salle de conférences, mais on n’y trouvait que deux fauteuils. Il y avait un tableau d’affichage sur un des murs et plusieurs symboles et graphiques sur les autres. 

Dans les premières maisons, les anges ne s’étaient jamais assis si longtemps. Puisqu’ils ne se fatiguaient pas et n’avaient pas besoin de dormir, ils n’avaient pas besoin non plus de s’asseoir comme les humains. Ils le faisaient uniquement pour les mettre à l’aise, comme maintenant. Violette avait pris place devant Michaël. 

 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, comment te sens-tu ? 

Elle avait entamé la conversation par une question qui permettrait à Mike d’exprimer ses émotions au sujet du dernier jour de projection, ce qu’il fit, y ajoutant une pensée qui avait accaparé son esprit au cours de la soirée précédente. 

-       Ma chère Violette – Mike l’aimait vraiment beaucoup – je sais que tu ne peux intentionnellement blesser un humain ; je sais que ta conscience angélique ne te permet pas de causer de la douleur, de la souffrance, du doute ou de la peur. Mais en me montrant ces films, tu as produit tout cela et je suppose qu’il y a une explication. Comment je me sens ? 

Mike s’arrêta un peu pour réfléchir, car il voulait exprimer ses émotions des derniers jours, le plus honnêtement possible. 

-       Agressé, dit-il, horrible, attaqué, triste de mes propres échecs, coupable de mes actions, en colère contre ceux qui m’ont assailli, dévasté par la peine produite par des circonstances indépendantes da ma volonté, abattu, tourné vers l’intérieur. 

Mike ouvrait totalement son cœur à Violette. Il le faisait sans trop d’émotions puisqu’il le savait toutes exprimées la nuit précédente. Il essayait de décrie ce qu’il ressentait à Violette. Les mots vinrent d’abord aisément, puis il commença à répéter. Violette le laissa tout de même poursuivre. Le processus de libération était en cours. Michaël s’était exprimé, s’était plaint de plaint encore. Il ne demanda jamais pourquoi on lui avait montré ces films. Intuitivement, il savait que Violette allait répondre à cette question… et il avait raison. 

 

Quand il eut fini, il eut soif. Il but l’eau qu’on avait laissée à sa portée et indiqua par un geste de la main qu’il avait terminé. Violette se redressa et commença son enseignement. 

-       Michaël, lui dit-elle en le regardant droit dans les yeux avec une intensité dont l’origine devait être divine, il en était certains. 

« En tant qu’humain préparant son retour chez lui, c’est la dernière fois que tu ressens quelque chose du genre ». Elle le laissa réfléchir quelques instants et se leva pour se diriger vers un mur en apparence tout blanc. Elle déroula un parchemin fixé à l’extrémité du mur, près du plafond, ce qui rappela à Mike les cartes géographiques fixées aux murs des classes au-dessus des tableaux noirs. Le parchemin portait les mêmes étranges caractères de style arabe déjà vus dans la Maison des cartes. Il ne parvenait pas à les lire. 

-        mon rôle consiste à t’expliquer que toi, ainsi que tous ceux qui se sont retrouvés dans  ta vie, avez soigneusement planifié ce que tu as vu se dérouler sur l’écran du « cinéma de la vie » au cours des deux derniers jours. Mike écoutait attentivement, sans vraiment comprendre comment c’était possible. 

-       Planifié ? 

-       Oui. 

-       C’est impossible. Il y avait des accidents, des coïncidences, des faits divers, plusieurs facteurs dus au hasard. 

-       Tu as tout planifié avec les autres. 

-       Mais, comment ? 

-       Michaêl Thomas tu sais déjà que tu es une entité éternelle. Tu es ici pour obtenir l’autorisation et la formation nécessaires pour rentrer chez toi, pour retourner sur cette terre sacré où tu crois trouver des réponses, la paix, un sens à ta vie, selon ta propre définition des choses. Ce que tu ne sais pas encore, c’est que tu  as fait en tant qu’humain sur la terre plusieurs séjours. Cette fois, tu es Michael Thomas. 

 

Mike avait déjà entendu parler des vies antérieures, et une personne de confiance qui confirmait encore cette notion qu’l accepta avec émerveillement. Violette continua. 

-       Lorsque tu n’es pas sur la terre, tu planifies les leçons de ta prochaine vie, car tu es le seul à connaître tes besoins. En collaboration avec les autres, tu prépares tes leçons de vie. Certains acceptent de te mettre au défi. D’autres consentent à être le sable de ton huitre pendant des années ! D’autres encore acceptent d’être plus près de toi et certains même mourront pour t’aider à réaliser tes besoins et les leurs. Cela fait partie de leur contrat ! Ebahi par cette information, Mike demanda : 

-       Mes parents, savaient-ils ? 

-       Vous le saviez TOUS, Michael, et c’est le plus grand présent que tu aies reçu de toute ta vie. Les yeux de Violette laissaient voir une compassion comme Mike n’en avait jamais vu. Elle le connaissait à un tel point § Elle était prête à tout lui expliquer s’attendait à de fortes émotions et pouvait répondre à toutes ses questions. Elle était formidable. 

-       C’est assez complexe, vois-tu Michael. Chaque incarnation humaine est reliée aux autres. Des contrats sont établis avant ton arrivée, prévoyant ta puissance d’apprentissage et de croissance. Tu es l’épine de quelqu’un d’autre et une perle d’une valeur inestimable. Ce que tu appelles accident ou coïncidence est soigneusement planifié. 

-       C’est la prédestination ? 

-       Non, tu choisis tout. Le chemin est tracé et tu peux décider de le suivre ou non. Tu peux même en créer un nouveau si tu le désires. C’est d’ailleurs exactement ce que tu es en train de faire. Lorsque tu as exprimé l’intention d’emprunter ce chemin, tu as balancé le contrat que tu avais conclu avec les autres. Tu es allé au-delà des événements planifiés pour l’apprentissage de tes leçons et tu as plutôt choisi la mine d’or. Maintenant, tu as une véritable vision d’ensemble de toute la situation. 

-       Mais pourquoi les films, alors ? 

-       Pour que tu puisses revoir chaque détail de ta vie qui te semble négatif et comprendre que tu as participé à sa création. Tu as pris part à sa planification et u l’as accomplie selon un plan établi>. En d’autres termes, tu es responsable de tout. 

 

Mike était étonné par toutes ces idées. Il n’en comprenait pas encore le mécanisme 

-       Et si j’avais voulu tout changer ? Pourquoi ai-je chois des expériences si difficiles et si tragiques ? Violette était prête à répondre. 

-       Lorsque tu n’es pas ici, Michaêl, tu possèdes l’esprit de Dieu. Tu n’en es pas conscient maintenant, mais c’est ainsi. La mort et les circonstances émotives sont de l’énergie vers Dieu. Tu es éternel, et les allées et venues des humains sont destinées à des objectifs beaucoup plus élevés que tu ne le crois, un but que tu comprendras un jour quand tu prendras ma forme. Pour l’instant, qu’il te suffise de savoir que ce que tu appelles tragédie, malgré toute l’horreur que tu y perçois dans ton état d’esprit actuel, peut être le catalyseur d’un changement planétaire, d’une augmentation de la vibration et d’un présent au-delà de toute imagination. C’est la vision d’ensemble qui compte, et non pas l’événement réel. Malgré la confusion qui peut s’en dégager pour l’instant, c’est ainsi. Violette arrêta quelques instants pour permettre à Mike de réfléchir. Puis, elle reprit. 

-       Pour ce qui est de changer les événements, c’est un choix que tu as toujours eu, mais qui est caché à la plupart des humains. C’est le test de la vie, Michaël. Tu pourrais regarder la situation de cette façon : lorsque tu quitteras la maison, tu auras tendance à suivre la route. C’est la solution la plus naturelle. C’est facile et tu n’as pas à penser à ta direction. Le chemin est là et t’indique la voie ; alors, pourquoi ne pas le suivre ? Mais, en vérité, sur la terre des sept maisons, le chemin mène toujours dans la même direction, ondulant légèrement. Voilà pourquoi, tu pourrais atteindre la maison suivante sans doute plus rapidement si tu te dirigeais dans sa direction, sans emprunter le chemin. Tu pourrais même découvrir des merveilles sur ta route, hors des sentiers battus. Le chemin ondule mais conduit toujours dans la même direction, vers l’avenir. La plupart des humains restent sur la route, ne réalisant  jamais qu’ils peuvent la quitter s’ils le désirent. C’est lorsqu’ils font autrement que tout change pour eux, surtout leur avenir. Ils commencent en fait à s’écrie un nouveau futur dès qu’ils expriment l’intention e quitter la voie. Ils trouvent la paix lorsqu’ils parviennent à mieux maîtriser leur vie. Ils découvrent leur but. Certains passent même par ici ! Violette avait un sourire entendu. 

 

-       Et la Maison des responsabilités ? interrogea Michael. 

-       C’est ici que tu apprends que TOI, Michaël Thomas de l’Intention pure est directement responsable de tout ce qui constitue ta vie. La tristesse, la peine, les présumés accidents, les pertes, ce que les autres t’on fait, la douleur et, oui, même la mort. Tu savais qu’elle serait là, tu l’avais planifiée avec les autres et tu as joué le jeu jusqu’à maintenant. 

-       Dans quel but ? 

-       Dans un but d’amour, Michael. L’amour le plus élevé. Tu connaîtras le plan d’ensemble au moment opportun. Pour l’instant, tu dois saisir que tout est important et fait partie d’un amour que tu connais déjà et auquel tu participes dès à présent. Les apparences sont parfois trompeuses. 

 

Les mots résonnaient aux oreilles de Michael. Les apparences sont parfois trompeuses. C’était les paroles du premier ange, celui de la vision qui avait suivi le vol. Puis les autres les avaient aussi prononcées. L’esprit de Mike se récitait ces nouveaux concepts. Puis, il se rappela les paroles de Bleu dans la Maison des cartes. Ce sont les contrats de tous les êtres humains de la planète. Dans les petites cavités que Bleu gérait, et il y en avait des millions, se trouvaient les plans éventuels de toute l’humanité, établis par les individus eux-mêmes et prêts à être altérés par ceux qui le souhaitaient. 

 

La vérité du message frappa soudain Mike comme une masse. Si seulement il avait su ça lorsqu’il était jeune. Il aurait tellement mieux compris la vie. Il aurait pu changer son futur. Il aurait pu trouver la paix. Les décès, les amours perdus, la dépression, quels éléments d’espoir et de sagesse ils auraient pu constituer ! la pensée du choix lui permettant de modifier sa vie l’éblouissait. Violette avait raison. Mike avait suivi le chemin de sa vie sans broncher, permettant à tout ce qu’il avait planifié de se produire. Il avait du mal à saisir cette notion de planification. Elle le rendait responsable de tout ce qui s’était passé. Il se retrouvait devant une perspective totalement différente. Ça lui aurait été si utile ! Sa vie aurait été complètement différente. Aucun membre de l’église ne lui avait appris une chose pareille. Il aimait Dieu et il avait toujours accepté le caractère sacré de sa demeure, mais on lui avait  toujours appris qu’il était un mouton qui suivait un berger. Aucun enseignant spirituel ne lui avait dit qu’il avait tant de pouvoir. 

 

-       Violette, s’il en est ainsi, pourquoi ne m’a-t-il pas appris ça à l’église ? 

-       L’église n’enseigne pas tout sur Dieu, Michael. Il arrive même qu’on t’y  apprenne beaucoup de choses sur les humains et sur ce qu’ils pensent de Dieu. Violette ne portait pas de jugement et ne critiquait pas les humains ; elle rapportait simplement les faits. 

-       L’église a-t-elle eu tort ? 

-       Michal, la vérité est la vérité, et tu en trouveras des parties dans l’ensemble de tous les systèmes spirituels. Tu es hautement respecté pour ta recherche de la vérité à propos de Dieu. L’amour, les miracles et le mécanisme du fonctionnement des choses sont tous présents à un certain degré dans ton lieu de dévotion. Voilà pourquoi  tu y ressentais l’esprit de Dieu. L’esprit honore la quête, même en présence d’une connaissance partielle. N’oublie pas que ton existence véritable t’est inconnue même maintenant, au moment où tu entends la vérité. Ton église et toutes les quêtes spirituelles de ta planète sont grandement respectées parce qu’elles représentent la recherche de Dieu et de la vérité spirituelle. Mais il est triste que les humains exercent un contrôle sur cette quête et l’empêchent de se développer en la limitant et en maintenant ceux qu’ils dirigent dans la peur. 

 

Le mérite se trouve dans la recherche et non dans la découverte. Le caractère sacré de la planète réside donc chez celui ou celle qui foule son sol et non dans ses édifices aux nombreux clochers. Violette s’approcha du parchemin qu’elle avait déroulé. « Tu penses que tes Saintes Ecritures sont sacrées. Regarde bien ceci, dit-elle en lui indiquant l’écriture cryptique du papier. Ce sont les dossiers akashiques de l’humanité. Ils contiennent les dossiers de toutes les vies et des contrats potentiels ». Elle fit une pause pour marquer son respect. « Michal, ce sont là les écrits les plus sacrés de l’univers et ils ont été écrits et réalisés par ceux qui ont décidé d’être des humains ». 

 

Elle le regarda fixement, ce qu’elle n’avait pas fait depuis quelque temps. Il saisissait le message. Tout à coup, il se rendit compte qu’elle avait adopté une attitude respect à son égard, de respect spirituel. Le renversement des rôles le mettait mal à l’aise. Il voulait en apprendre plus et elle répondait à sa demande. 

 

Les jours qui suivirent dans la Maison des responsabilités s’écoulèrent dans la découverte de messages profonds sur l’humanité et la vie. Non seulement Mike en apprit-il davantage sur ce qu’il était, mais il sut qui il avait été. Toutes les pièces du casse-tête s’imbriquaient les uns dans les autres. Violette lui fit voir les dossiers et les contrats de ses parents et d’autres qui avaient traversé sa vie. Tout ce qui lui était transmis était parfaitement approprié et il ne vit rien qui aurait pu changer son avenir. Toutefois, une image beaucoup plus étendue de sa vie commençait à prendre forme. Le détail le plus impressionnant ? Que les humains sont en fait des parties de Dieu qui errent sur la planète sans le savoir, ce qui leur permet de transformer les caractéristiques spirituelles et la vibration de la terre même ! Violette faisait constamment référence aux humains comme à des personnages haut placés. Les humains étaient des entités qui devaient changer le fondement même de la réalité sur une très vaste échelle ; et tout tournait autour des leçons apprises sur la terre, leçons qu’ils avaient planifiées ensemble ! 

 

Puis, il fut temps de repartir. Mike se sentait une nouvelle créature. Sa connaissance du déroulement des choses avait décuplé. Il avait tout assimilé et sentait qu’on l’avait induit en vérité. Au moment où il revêtait son armure pour entreprendre le voyage qui le mènerait à la prochaine maison, il entendit les paroles d’Orange résonner à ses oreilles. L’épée de la vérité, le bouclier de la connaissance, l’armure de la sagesse. Les éléments s’assemblaient pour former un tout spirituel serré. Il comprenait que les armes présentaient un caractère cérémonial et un but. Les paroles lui étaient répétées, expliquées et il parvenait finalement à les comprendre. 

 

Violette raccompagna Mike au seuil de la porte. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, tu me manqueras. 

-       Violette, j’ai l’impression de quitter la maison et non d’être en route pour m’y rendre. Mike se sentait près d’elle et elle était devenue en quelque sorte un membre de la famille. Jusqu’à présent, il avait rencontré trois anges frères et, maintenant un ange mère ! Qu’est-ce qui m’attend maintenant ? 

-       D’autres membres de la famille, lui dit Violette, saisissant ses pensées. 

 

A la porte, Mike retrouva ses chaussures où il les avait déposées. Il se rappela aussi qu’on n’avait pas répondu à sa question sur ce point. Il regarda tour à tour ses chaussures et Violette. 

-       Encore une chose, dit-il, souhaitant savoir pourquoi on lui avait demandé de les enlever. 

-       Oui, Michaël, je n’ai pas oublié. Mais tu peux me répondre maintenant. Elle souriait, attendant patiemment la réponse. Mike le savait, mais hésitait à la verbaliser. C’était tellement grandiose, tellement flatteur ! 

-       Dis-le Michaël. Violette reprenait son rôle d’enseignante. 

-       Parce que l’humain est sacré. Et parce que dans cette maison, les humains foulent une vibration plus élevée. Visiblement émue, Violette répondit : 

-       Je n’aurais pu espérer de meilleure réponse, Michael Thomas de l’Intention pure. C’est en réalité la présence de l’humain et non celle de l’ange qui rend cette place sacrée. Michael, tu es vraiment un être humain extraordinaire. Je rends hommage au Dieu en toi. J’ai une question à te poser. Mike connaissait la question, mais permit tout de même à Violette de la poser. 

-       Mickael, est-ce que tu aimes Dieu ? 

-       Oui, Violette, j’aime Dieu. 

Il était sur le point d’éclater. Il ne craignait pas de montrer ses émotions à Violette. Il était triste de quitter l’endroit où il avait retrouvé l’énergie qu’il croyait avoir perdue à tout jamais à la mort de ses parents. Il se retourna et descendit quelques marches, et puis se retourna encore. 

 

-       Tu me manqueras, mais tu resteras dans mon cœur. 

Il se lança sur le chemin qui le mènerait à la prochaine maison et se retourna une fois de plus pour ajouter une dernière chose à l’ange qui le regardait s’éloigner. 

-       Regarde Violette ! 

Dans un style théâtral et avec des mouvements d’enfant, Michal Thomas quitta le chemin tracé dans un grand envol et s’aventura dans la plaine luxuriante. Il se retourna et s’écria : 

-       Regarde, j’ai décidé de tracer mon propre chemin ! Il riait et sautait et continua ainsi jusqu’à ce qu’i ne puisse plus apercevoir la maison violette. 

 

Violette demeura sur le seuil jusqu’à ce qu’il disparaisse. Telle un mère, elle était remplie de fierté. Puis elle rentra et referma la porte. Elle reprit sa forme naturelle, qui n’était pas humaine, mais tout de même magnifique et s’adressa aux autres. 

-       Si c’est là un spécimen de la nouvelle génération d’humains, toute une étape spirituelle nous attend ! 

 

 

01************ 

 

Sur le sentier, quelques mètres plus loin, une créature horrible attendait. La forme répugnante avait soigneusement préparé son piège et elle était convaincue que Michaël Thomas ne pourrait soupçonner ce piège. L’entité négative savait que Mike avait quitté la maison et avait repris sa route. Elle le sentait et était ravie ! 

Il ne faudra pas longtemps, maintenant. Alors que Michael Thomas me croira derrière lui, je l’attaquerai par devant. Il ne saura pas ce qui se passe ! Elle s’amusait de l’astuce qu’elle avait réussi à imaginer dans cette terre de rêve. A tout instant maintenant…. 

 

L’horrible forme attendit longtemps. Michael Thomas avait quitté le sentier

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