La pratique ancestrale chez les Esséniens

 

2ème partie : Cet interview de Daniel Meurois et de Marie-Johanne Croteau-Meurois, réalisé par le magazine Sacré-Planète et publié dans le n°44, qui développe le concept des Thérapies égypto-esséniennes, met en évidence l’origine des Soins Esséniens et Égypto-esséniens et le concept de Vie qui les soutient.
Ce savoir et ces valeurs font partie de l’enseignement que Daniel et Marie-Johanne diffusent en France dans leur concept de « Soins à sensibilité essénienne et égyptienne ».

Bonne lecture
Jean-Paul Thouny

A

SP : Quel était pour les Esséniens – et les Égyptiens qui ont précédé ceux-ci – le rôle de la maladie chez l’être humain ?

Daniel Meurois. : Dans leur Tradition comme dans toutes les grandes Traditions du monde, les thérapeutes ayant une vision globale de la maladie ont toujours perçu celle-ci comme un rendez-vous de l’être avec lui-même. La maladie indique inévitablement un carrefour dans la vie d’une personne, un carrefour qui lui suggère de repenser sa façon d’être, essentiellement son hygiène de vie intérieure. Celle-ci est émotionnelle et mentale. Elle est aussi en rapport avec ses croyances, car ces dernières deviennent vite des conditionnements qui orientent le comportement. En termes modernes, on pourrait dire que la maladie, vue sous cet angle, est perçue comme un clignotant rouge sur le tableau de bord d’un véhicule. Elle est le signe d’un désordre à repérer, dont les racines sont peut-être éloignées du symptôme qui se manifeste, ou apparemment sans rapport avec lui.

Pour en revenir aux Esséniens et aux Égyptiens, je dirais qu’ils accordaient beaucoup d’importance aux masses énergétiques engendrées par les pensées humaines. Ils voyaient, dans ces masses qu’on appelle de nos jours « Forme-Pensées », les germes de la plupart des troubles de santé. Ils avaient remarqué, d’une part que ces masses affaiblissent ou déstructurent l’aura humaine mais que, d’autre part, elles aimantent des organismes toxiques émanant du bas-astral, les « entité-maladies ». Leur première préoccupation était donc de nettoyer l’organisme subtil du malade par toutes sortes de méthodes, puis d’y lever certains barrages énergétiques, avant même de tenter d’y rétablir un courant de vie réparateur.

Des sortes de mantras, puis des pratiques de « reconstruction mentale » par visualisation, étaient ensuite enseignées aux malades capables de se prendre en charge afin qu’ils modifient leur rapport à la vie, et ne retombent pas dans le même problème. De manière générale, passer à travers une maladie, digne de ce nom, était pour ces anciens peuples comme franchir le cap d’une initiation. On était idéalement tenu d’essayer d’en comprendre le sens. Ce qui ne veut pas dire que c’était toujours fait et réussi.

Cette approche préfigurait incontestablement ce que nous appelons aujourd’hui les psychothérapies… hormis le fait que l’existence de l’âme en était le pivot majeur… « détail » qui n’est pas nécessairement le cas de nos jours, loin s’en faut, hélas. L’être est une globalité indivisible, ce qui veut dire que, si on l’ampute de l’une de ses dimensions, on ne résout aucun problème en profondeur.
On ne fait que le déplacer et on lui donne alors un autre nom.

 

SP : Les thérapeutes étaient à l’époque des prêtres car soigner était un acte sacré. Aujourd’hui, les choses ont évidemment changé et on ne conçoit plus que la prêtrise ait nécessairement quelque chose à voir avec les thérapies. À qui s’adressent les formations en soins esséniens que vous donnez, Marie-Johanne, en collaboration avec Daniel ?

Marie-Johanne Croteau-Meurois : Notre formation en soins esséniens ne s’adresse évidemment pas à tous. Nous pensons très honnêtement que tout le monde ne possède, hélas, pas en soi les qualités de base d’un bon thérapeute. Les qualités essentielles que nous recherchons dans notre école de formation sont, entre autres, celles de la réelle compassion – beaucoup de gens ignorent d’ailleurs le véritable sens de ce mot – la volonté sincère d’aider, la capacité d’écoute et d’accueil de la personne malade. À cela, il faut ajouter l’honnêteté, le discernement, une démarche spirituelle évidente et ce qu’on appelle la foi. Enfin, l’idéal est aussi de manifester certains dons particuliers propres à faciliter l’approche de ce type de thérapie comme, par exemple, une sensibilité particulière aux niveaux des mains, de la clairaudience, de la clairvoyance, etc.

Il ne s’agit pas de dire : « Pour soigner, on injecte de la lumière, de la lumière qui est autour, dans les corps subtils… » car, à mon sens, c’est une formulation incohérente dans le cadre de la Tradition essénienne. Elle semble ignorer absolument tout de l’aspect sacré des soins, et est réductrice quant à leur principe de base : celui de la recherche intérieure chez le thérapeute d’une « qualité » de Lumière spécifique. Le but est de canaliser celle-ci et ensuite de l’infuser avec le Cœur et toute la Conscience requise dans le corps du malade… en n’omettant pas de demander l’assistance et l’aide des Présences célestes, des Guides de Lumière.

Il faut préciser que l’acte de soigner est un acte de symbiose totale avec le « Ciel ». Une trinité composée de la Présence divine, du thérapeute et du malade doit se manifester. L’énergie thérapeutique circule donc du Ciel vers le thérapeute, son outil et son canal. Le thérapeute, de par ses mains, transmet ensuite au corps du malade « l’Onde sacrée de Guérison », dont la Lumière retourne ensuite au « Ciel ». Il s’agit d’un mouvement trinitaire et continu de régénération de la circulation de l’Énergie de Guérison et d’Amour des sphères célestes.

SP : Quelle place accordez-vous au sacré dans ces soins ?

MJCM : J’y accorde toute la place car soigner est un acte sacré en lui-même. Pas d’appel à l’aide d’une Présence de Lumière ? Pas de reconnaissance du Sacré ? Alors pas de réelle guérison possible.
C’est aussi clair et simple que cela. Tout résultat positif, en soins esséniens-égyptiens, repose sur la foi du thérapeute et le respect de l’aspect sacré du soin, donc sur une vraie connexion avec l’Onde divine universelle.

Daniel et moi-même n’enseignons pas qu’un ensemble de données à intégrer mentalement. Nous enseignons à désapprendre le mental pour se connecter à la Source et au Cœur de celle-ci en soi ainsi qu’à l’extérieur de soi, afin de laisser s’exprimer le Courant thérapeutique sur le corps malade. Nous essayons de faire sentir à nos étudiants l’existence d’une autre « marche » à gravir, celle qui dépasse le simple niveau du thérapeute et qui mène à celui du thérapeute-guérisseur.

Nous recommandons.par ailleurs de travailler en parallèle avec la médecine officielle de notre société, car aucune médecine ne devrait en exclure une autre. Les thérapies esséniennes résultent d’une communion sacrée et intime de l’âme et du cœur. La sagesse et la maîtrise sont de savoir manier intelligemment l’une et l’autre. Si nos enseignements souhaitent donner tous les outils de cette méthode, ils espèrent par-dessus tout faire toucher son côté mystique en permettant aux mains du thérapeute et à son cœur d’intégrer en eux l’Onde de la Guérison et de multiplier ainsi l’impact d’une simple technique. « L’amour seul ne suffit pas, il lui faut ce Souffle qui s’appelle Vouloir (1). Sans lui vous ne rêvez rien, vous n’accomplissez rien » est-il dit dans « Les Enseignements premiers du Christ » (2).

SP : Le Christ occupe manifestement une place très importante dans ce que vous enseignez. Le considérez-vous comme un thérapeute essénien ?

MJCM : Oui, le Christ occupe effectivement une très grande place dans ce que nous enseignons mais certainement pas parce que nous considérons qu’Il était un thérapeute essénien. Certes, Il avait été formé par « la Grande Fraternité des Frères en Blanc » dès son tout jeune âge au Krmel mais Il avait été aussi initié en Égypte et y avait enseigné dans les temples de thérapies.

Daniel Meurois a donné de multiples témoignages à ce sujet dans ses écrits et séminaires mais pour en un bref rappel, il a dit à peu près ceci : « De retour de son long voyage de 17 ans en Inde et dans les Himalayas, le Maître Jeshua, lors d’une mort initiatique dans la grande pyramide de Chéops, fut investi par la supra-conscience solaire du Christ. Suite à cet événement majeur, Il fut investi par une autre Force au cours d’une seconde initiation, lors de la fameuse cérémonie du Baptême dans le Jourdain. À la supraconscience du Christ s’est ajoutée Celle du Logos de notre Galaxie. Lorsqu’on parle du Christ, on parle donc du Christ-Jésus. On évoque trois puissances en une : la première, celle du Maître de sagesse incarné, la deuxième, celle de l’Être le plus réalisé de notre système solaire, la troisième comme étant issue de la Grande Présence manifestée dans notre Galaxie ».

Marie-Johanne ajoute : « Jai eu la chance d’être un témoin féminin proche du Christ, il y a deux mille ans. Vous faire un portrait de qui « Il » était et de « Ce » qu’Il est toujours,
pour moi, m’est tellement difficile… les mots sont trop petits ou insignifiants… Encore aujourd’hui, je n’arrive pas à décrire ni à exprimer tout ce qui agissait et irradiait « de » et « par » Lui. Non, le Christ n’était pas un thérapeute essénien, Il était le Christ ! C’est par mon propre souvenir des enseignements du Maître Jeshua en personne reçus avec d’autres disciples en petit comité que j’enseigne maintenant. Je le fais donc avec la mémoire vive de mon âme. C’est par ce souvenir de Lui que je colore tous mes enseignements. Je n’oublie pas bien sûr, la source de base de ces soins reçus directement des Elohims (ou Frères des Étoiles) et revivifiés par Daniel ».

SP : Les thérapeutes esséniens étaient-ils plus souvent des hommes ou des femmes ?

Est-ce que les femmes avaient des fonctions spécifiques à l’aide, par exemple, d’huiles et de plantes ?

MJCM : Les Traditions des Églises sont essentiellement patriarcales et ont toujours eu tendance à laisser toute la place aux hommes. Le Maître Jeshua avait au contraire privilégié ou encouragé une tradition matriarcale. Ses premiers disciples étaient incontestablement des femmes, sa mère Myriam, Marie-Madeleine, Marie-Salomé, Marie-Jacobé… Ces femmes disciples s’appliquaient à soigner comme Lui au moins autant que les hommes.

Cela n’empêchait pas certaines d’entre elles de travailler à l’élaboration d’huiles précieuses utilisées en soins, de parfums spécifiques, et d’utiliser des plantes médicinales selon les méthodes ancestrales esséniennes et égyptiennes. Il ne faut cependant pas s’imaginer que tous les disciples du Maître Jeshua avaient tous des dons pour la guérison ou des connaissances dans ce domaine… comme il serait faux de croire qu’ils étaient tous des orateurs capables de rassembler des foules. C’est leur rayonnement qui a opéré l’essentiel de la transmission de sensibilité christique, qu’ils aient été hommes ou femmes, thérapeutes ou non.

SP : Daniel Meurois, y a-t-il eu une évolution des soins entre thérapeutes égyptiens et esséniens ? Est-il exact de dire que les soins esséniens étaient un peu plus éthérés ou peut-être plus dépouillés ?

D. M. : Il y a nécessairement eu une évolution ou plutôt un ensemble d’adaptations. C’est logique et rassurant car tout ce qui est figé, meurt. Chaque peuple, chaque culture a sa propre sensibilité, ses points forts et ses faiblesses. Une même connaissance qui voyage d’une tradition à l’autre se colore donc inévitablement au contact de la terre qui la reçoit. Elle peut s’enrichir dans certains domaines ou se fragiliser dans d’autres, c’est ce qui la rend vivante. Il ne faut pas oublier que la tradition de ces soins était d’abord orale. D’un enseignant à l’autre, de l’Égypte à la Palestine, on y trouvait par conséquent quelques variantes.

En réalité, affirmer que les soins étaient plus éthérés ou plus dépouillés chez les Esséniens que les Égyptiens serait un peu simpliste. Cela dépendait essentiellement du maître qui enseignait et du contexte dans lequel il communiquait sa connaissance. Je reconnais toutefois que les Esséniens craignaient un peu plus le contact du corps que les Égyptiens en raison de leur appartenance au Judaïsme. Je dirais aussi que les Égyptiens se montraient moins dualistes qu’eux à ce propos, car ils voyaient plus facilement le corps physique comme un temple à respecter que comme une manifestation pesante de la vie.

À ce niveau, Jeshua se montrait certainement plus Égyptien qu’Essénien car il ne craignait aucun des aspects du corps humain ; Il ne répugnait absolument pas au contact de la chair, contrairement à ce que toute la Tradition chrétienne a cherché à nous faire croire. À ses yeux, la vie était une globalité dont aucun des niveaux de manifestation n’était à exclure. C’est ce que Marie-Johanne et moi tentons de faire comprendre dans la façon dont nous communiquons les thérapies. Le subtil et le dense sont étroitement imbriqués et ne doivent pas se repousser ou s’exclure l’un l’autre.

SP : La science actuelle découvre des notions dont les Égyptiens avaient, semble-t-il, connaissance il y a plusieurs milliers d’années. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

D. M. : j’ai effectivement évoqué, dans « Ainsi soignaient-ils« , l’existence dans le cœur humain d’un point précis que les Égyptiens du temps d’Akhenaton appelaient « le point-vie ». Un tel point paraît bien correspondre avec une zone mise en évidence depuis peu dans le cœur humain par les chercheurs de l’Institut Heartmath, aux États-Unis. Il s’agit d’une zone hyper-sensible constituée d’environ 40 000 cellules à laquelle il ne faudrait toucher en aucun cas, lors d’une chirurgie cardiaque, sous peine de provoquer la mort instantanée du patient.

Les chercheurs en parlent clairement comme d’un cerveau cardiaque doté de mémoire. En ce qui me concerne, ce point me fait nécessairement penser au prolongement ou à l’expression physique de ce que l’on nomme l’atome-germe.

L’atome-germe, je le rappelle, est un atome subtil fait de condensé d’Akasha. Il constitue, en quelque sorte, la base fondamentale de données – ou, si on préfère, le « disque dur  » – de chaque être humain. Il est sa mémoire totale depuis l’origine de ce qu’il est. Il véhicule donc les éléments karmiques de chacun, son histoire et son architecture profonde. Je ne doute pas que cette découverte moderne – qui est en réalité une redécouverte – puisse susciter beaucoup d’intérêt dans les années à venir et participer finalement au rapprochement du subtil et du dense. Finira-t-on par comprendre que l’intelligence du cœur n’est pas qu’un beau concept métaphorique et poétique ?

SP : Un tome II d’« Ainsi soignaient-ils ? » est-il en préparation ?

D. M. : À vrai dire, peut-être bien plus qu’un simple tome II… mais ce sera une surprise. Il y a tant à dire pour « ressusciter » tout cela !

Interview de Daniel Meurois et Marie-Johanne Croteau-Meurois

www.danielmeurois.com

LES ESSENIENS SUR LE CHEMIN

 

 

1ère partie : Cet interview de Daniel Meurois et de Marie-Johanne Croteau-Meurois, réalisé par le magazine Sacré-Planète et publié dans le n°44, qui développe le concept des Thérapies égypto-esséniennes, met en évidence l’origine des Soins Esséniens et Égypto-esséniens et le concept de Vie qui les soutient. Ce savoir et ces valeurs font partie de l’enseignement que Daniel et Marie-Johanne diffusent en France dans leur concept de « Soins à sensibilité essénienne et égyptienne ».

Bonne lecture
Jean-Paul Thouny

C

La médecine allopathique est impuissante à soigner certaines maladies. Face à ce constat, beaucoup de personnes se tournent vers d’autres approches thérapeutiques, que l’on appelle « énergétiques ». Daniel Meurois et son épouse Marie-Johanne développent une approche spécifique, héritée de l’Egypte antique et de la Palestine, qui considère l’être humain dans sa globalité et son essence.
Les thérapies égypto-esséniennes plongent aux racines de la maladie pour redonner à l’être la possibilité de cheminer vers sa guérison.

SP : La Tradition des soins énergétiques que l’on connaît aujourd’hui sous l’étiquette globale de « Soins esséniens » était également connue en Égypte antique.
Cependant, ne serait-elle pas plus ancienne encore ?
Pouvez-vous nous parler de ses véritables origines ?
Peut-on, par exemple, évoquer l’Atlantide ?

Daniel Meurois : En réalité, c’est une tradition qui n’a pas d’âge. Étant donné qu’elle se base sur une connaissance intime des circuits empruntés par le courant universel de la Vie au sens le plus large du terme – c’est-à-dire cosmique et intemporel - il est pratiquement impossible de parler de ses origines. Évoquer l’Atlantide serait mentionner une simple étape de son parcours, rien de plus.

Ce qui est certain, c’est que cette Tradition n’est pas uniquement « terrestre ». Je veux dire qu’elle a voyagé d’un monde à l’autre. Chaque type d’humanité et chaque peuple par lesquels elle est passée l’ont évidemment un peu colorée à leur façon, ce qui est logique. Par ailleurs, c’est ce qui fait aussi sa richesse.

En réalité, soigner avec l’aide des mains et en fonction de l’anatomie subtile du corps est un réflexe inné, propre à tout être humain sensible à l’existence de l’âme.
C’est l’éducation que celui-ci reçoit dès sa plus petite enfance qui le fait généralement se détourner d ce genre de rapport avec l’être, sa maladie et sa souffrance.

On peut penser sans craindre l’erreur que, ce que j’appelle aujourd’hui la Tradition égypto-essénienne, s’est construite au fil des âges et des mondes à force d’observations et d’expérimentations, d’abord intuitives, puis structurées en un système cohérent révélant clairement la présence d’une architecture subtile de l’être humain et, par conséquent, de son rapport avec le Divin.

SP : Quels furent les rôles d’Aménophis III et d’Akhenaton dans la diffusion de cette Tradition ?

D. M. : Ces deux pharaons ont été les principaux compilateurs éclairés et méthodiques de ce corpus de données.

Pour l’Occident et dans le présent cycle d’humanité, ce sont eux qui ont structuré un tel système de références et de pratiques. Ils en sont restés les gardiens jusqu’à la transmission à un groupe restreint de personnes au sein du peuple hébreu.

C’est par Moïse que la transmission s’est opérée, même si celui-ci n’occupait pas une fonction de thérapeute parmi les siens. Lorsque je dis « Moïse », cela signifie lui et ses proches. C’est comme lorsqu’on dit « c’est Aménophis III et Akhenaton »… On devrait plutôt dire que c’est sur leur demande. En résumé, toutes les connaissances qui ont la réputation d’être ésotériques dans notre culture occidentale ont été collectées, structurées, puis développées par les Égyptiens.
Les Esséniens n’ont pas adopté la totalité de cet héritage. Les thérapies les motivaient en priorité ainsi que les données concernant les corps subtils de l’Univers…

Pour quelle raison ? Tout simplement parce qu’il y a un rapport d’analogie entre le corps humain et sa réplique dans le cosmos. Pour le reste des connaissances traditionnelles, nous les retrouvons dans la science de la Kabbale.

SP : Certains ouvrages affirment que ceux qui ont été formés selon cette Tradition auraient été initiés à l’immortalité ? Est-ce que les annales akashiques permettent de dire quelque chose à ce sujet ?

D. M. : Le principe d’immortalité ne figurait pas parmi les préoccupations des initiés thérapeutes esséniens. Pour eux, comme pour nous, le corps physique n’était que transitoire. Il existait cependant des pratiques très particulières basées essentiellement sur la Maîtrise du souffle dont le but était de nettoyer le corps et le mental de la plupart des scories qui accéléraient son vieillissement. Elles étaient réservées à un très petit nombre de personnes – un peu analogues à des yogis avancés – qui se sentaient appelées à prolonger à l’extrême le bon état de leur corps. Le fait de pouvoir amener le corps physique à un autre plan vibratoire sans passer par la mort – comme c’est le cas pour les Maîtres de Shambhalla et de leurs disciples alchimistes – est le résultat d’une illumination ou d’une transfiguration individuelle orientée vers une forme de service très précis. Ce n’est pas le fait d’une école initiatique spécifique.

Aujourd’hui, la recherche presque compulsive de l’immortalité de la chair est clairement le délire d’une certaine Amérique qui est fascinée par tout ce qui ressemble à des pouvoirs et qui craint par-dessus tout, la vieillesse et la mort. La véritable immortalité se situe à un tout autre niveau.

SP : Comment une telle Tradition a-t-elle perduré dans le temps ? Y a-t-il aujourd’hui des groupes qui seraient encore détenteurs de ces connaissances ? On évoque parfois la Rose-Croix et le Catharisme…

D. M. : La Tradition égypto-essénienne a perduré de façon souterraine dans son aspect global à travers les écoles et mouvements initiatiques occidentaux. Pour ne citer que les plus connus, on peut effectivement évoquer : les Ordres Rosicruciens, certaines organisations qui se réclament des Templiers et même, par certains aspects, le Druidisme, bien que la filiation de leurs connaissances soit plus complexe. Il est exact que le Catharisme n’est pas à omettre d’une telle liste, même si on peut déplorer son côté très dualiste… lequel, par ailleurs, le fait se rapprocher un peu de l’ « Essénisme » des monastères.

On parle ici de connaissances dites purement ésotériques, de rituels faisant appel aux énergies subtiles de la Nature mais aussi de haute métaphysique et de philosophie au sens sacré du terme. Ces mouvements et ces écoles se manifestent généralement par
cycles d’activité et de sommeil, ce qui veut dire avec des hauts et des bas, des apogées et des décadences, comme tout ce qui est incarné. En ce qui concerne une Tradition thérapeutique structurée et fournie, à ma connaissance, il est beaucoup moins évident d’en retrouver la trace au cœur de ces écoles.

On y trouve la théorie de la transmission de la structure énergétique du corps humain… (encore que l’Orient ait été beaucoup plus précis à ce niveau) mais pas pour l’enseignement organisé de pratiques thérapeutiques proprement dites.

Il ne faut pas oublier que la Tradition égypto-essénienne était essentiellement orale.
Lorsque certaines données étaient couchées par écrit, sur des rouleaux de papyrus par exemple, c’était souvent de manière codée ou symbolique. Ce n’était pas tant pour dissimuler des informations que pour en préserver le caractère sacré et intangible. Aujourd’hui, nous avons l’impression que les mots peuvent tout définir alors que, très souvent, ils enferment des concepts dans une sorte d’enclos mental. C’est là où les symboles et les archétypes trouvent leur raison d’être. Ils amènent la réflexion à différents niveaux… sachant que l’on n’accède pas à ces niveaux simplement à l’aide de bonnes capacités intellectuelles.

SP : Comment cette Tradition thérapeutique est-elle réapparue à notre époque ?

D. M. : Je dois dire que j’ai été personnellement amené à la faire ressurgir sans l’avoir toutefois recherchée. En premier lieu, il me faut préciser que cela ne s’est pas fait par le biais des Annales Akashiques, c’est-à-dire de la mémoire du temps, mais par canalisation. Ces canalisations – par incorporation – se sont produites dès l’automne 1984. Quant aux recherches de mon âme à travers les Annales Akashiques, elles m’ont permis d’approfondir puis de structurer progressivement l’ensemble des données découvertes au cours des décennies.

En 1984 donc, dans le petit village de Plazac, en plein Périgord, j’ai commencé à canaliser et à retransmettre ainsi, en direct, des informations d’ordre thérapeutique. Celles-ci m’étaient adressées à partir de sphères de consciences extérieures à celle de notre planète. Elles émanaient d’êtres non-terrestres qui avaient déjà communiqué, dans un passé reculé, avec les anciens peuples de notre monde, dont tout spécialement les Égyptiens et les Esséniens.

Notez bien que je préfère utiliser l’expression « sphères de conscience extérieure à celle de notre planète » plutôt qu’une autre qui serait plus contemporaine. Pourquoi, me demanderez-vous ? D’abord, basiquement, parce qu’une certaine science-fiction et certains écrits ont utilisé de n’importe quelle façon ces termes et les ont galvaudés. Ensuite parce que la notion de « sphère de conscience » fait avant tout référence à celle de « niveau de conscience », autrement dit à une altitude intérieure de l’être et non pas
à un écart technologique. Dans les anciens textes rattachés à notre culture, on parle en fait d’Elohims. C’est bien d’eux dont il s’agit ici ; ils sont à la source des informations que je reçois depuis 1984.

Un certain nombre d’Esséniens, mais pas leur totalité, étaient – faut-il le rappeler ? – des hommes et des femmes qui entretenaient, de par leur sensibilité psychique, un rapport aisé avec l’Invisible. Le contact avec des présences d’origine non-terrestre et d’envergure cosmique – donc en prise avec le Divin – leur était familier. Il arrivait que ceux-là communiquent donc avec les Élohims.

En 1984, j’ai été amené à me reconnecter régulièrement avec mes anciennes existences essénienne et égyptienne. Ce fut le véritable « coup d’envoi » du travail que j’essaie de poursuivre aujourd’hui ; j’ai commencé à recevoir publiquement, devant une assistance de trente à cinquante personnes, au rythme d’une ou deux fois par semaine, des enseignements relatifs aux thérapies esséniennes… ou, plus exactement, égypto-esséniennes. Lors de chaque réunion, je consignais ces informations de ma propre main. Beaucoup de données passant par ma bouche lors des moments de canalisation ont également fait l’objet d’enregistrements sur bandes magnétiques.

Dans le Périgord, ce travail s’est étendu sur une douzaine d’années, il s’est ensuite prolongé au Québec. C’est de cette façon que la tradition thérapeutique dont il est question ici a ressurgi. La méthode de soins énergétiques qui en résulte a toujours été accompagnée de messages précis, avec tout un ensemble d’informations. Ces données à la fois pratiques et spirituelles ont finalement, et tout naturellement, constitué au fil des ans un véritable corpus. C’est de cette façon que l’on peut résumer l’historique de cette Tradition thérapeutique telle qu’elle se manifeste de nos jours…

Lorsque les soins esséniens – ou égypto-esséniens si on préfère, puisque cette dénomination est somme toute plus précise – ont refait surface, on ne leur donnait d’ailleurs pas de nom spécifique. On évoquait simplement des soins énergétiques universels. On les a finalement nommés esséniens par assimilation puisque ce sont les thérapeutes esséniens qui ont été les derniers à les pratiquer, il y a environ deux mille ans.

Je dois ajouter que la somme d’informations qu’ils constituent maintenant s’enrichit encore aujourd’hui, au rythme des informations que je collecte dans les Annales Akashiques auquel s’ajoute le savoir-faire de mon épouse, Marie Johanne, très « en prise » également avec « l’époque essénienne ».

 

Interview de Daniel Meurois et Marie-Johanne Croteau-Meurois

www.danielmeurois.com

LES SOINS ESSENIENS EN CLINIQUE

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En clinique aussi… Le Dr Olivier Abossolo est anesthésiste-réanimateur dans une clinique d’Avignon. Il a lui aussi été formé à la thérapie essénienne, après un cheminement qui passe également par la lecture ! « J’avais lu « Médecin des trois corps », de Janine Fontaine, se souvient-il, et voulais me former à sa technique. Je lui ai écrit, mais elle n’a jamais reçu le courrier  !  » Le hasard a voulu que le médecin tombe sur un livre d’Anne Givaudan, un jour, dans une librairie. Un premier stage le convainc qu’il a trouvé là quelque chose qui correspond à sa quête. Il continue donc la formation. Aujourd’hui, le Dr Abossolo arrive à concilier les deux médecines, à combiner ses deux pratiques – conventionnelle et alternative. «  Cette médecine intégrative, c’est-à-dire les thérapies naturelles associées à l’allopathie, apporte énormément de confort aux malades. De plus, ses effets sont validés par des études », explique celui qui ne cherche jamais à convaincre.  Les soins esséniens font partie de sa panoplie de thérapeute/médecin, au même titre que l’aromathérapie ou l’homéopathie. « Tout est fait dans la transparence  ! précise-t-il. En accord, bien sûr, avec le patient, mais aussi avec les chirurgiens et le personnel soignant. » Fini, donc, le temps où le malade donnait son pouvoir à la médecine. À présent, et grâce à des thé- rapies comme celle-ci, il semble que l’on se dirige vers des soins holistiques qui responsabilisent la personne en voie de guérison. Surtout si ces soins sont prodigués avec le cœur…

- ANNE GIVAUDAN, pouvez-vous nous dire qui étaient ces Esséniens ? «  Considérés comme les meilleurs thérapeutes du Moyen-Orient, les Esséniens étaient un petit groupement de juifs vivant en Judée il y a 2000 ans. Il y avait des monastères, comme à Qumrân, mais la plupart vivaient dans des petits villages. Tout était basé sur l’échange. Les enfants qui avaient des capacités de guérison étaient envoyés au Mont Carmel où les garçons suivaient un enseignement de 7 à 14 ans. Les filles, elles, étaient formées par un maître, un sage du village. Ils connaissaient l’anatomie physique et subtile de l’Homme. Grâce à un équilibre à la fois physique et spirituel, ils vivaient longtemps. Ils connaissaient bien les plantes. Les Esséniens avaient des coutumes et une philosophie de vie différentes concernant la nourriture, le jeûne, les soins et la façon de voir la vie. On en sait désormais un peu plus sur ces êtres à part grâce à des manuscrits – dits « de la mer Morte » – découverts par un Bédouin en 1947. »

- Expliquez-nous comment vous avez retrouvé ces pratiques ? « Avec mon premier mari, nous avions la capacité de faire des sorties hors du corps ; ces voyages astraux nous ont permis de retourner dans la mémoire du temps que l’on appelle « annales akkashiques » et de retrouver tous ces enseignements que l’on a décrits dans un 1er livre, De mémoire d’Essénien. Après une telle expérience, ma mémoire s’imprègne de telle façon que, dans les 3 ou 4 jours qui suivent, je peux rapporter tout ce que j’ai vécu de façon fidèle parce que c’est comme un film qui se déroule. On ne souhaitait pas vraiment enseigner, mais beaucoup de personnes nous l’ont demandé ! Notre objectif, grâce à ces soins, est d’arriver à une médecine préventive et à une véritable guérison. Précisons qu’à l’époque, cette médecine était reconnue au même titre que la médecine chinoise ou ayurvédique. Il y avait d’ailleurs de nombreux échanges avec d’autres pays – d’où les termes de chakras et nadis que nous utilisons.  En conclusion, disons qu’être « essénien », cela signifie regarder avec le cœur, au-delà de l’apparence…»

Extrait de  Rebelle-Santé N° 171 -  Propos recueillis par N. G. – transcrits par Francesca du blog http://francesca1.unblog.fr/  

Soins esséniens, soins de demain

 

esseniensVenue de loin, la thérapie essénienne trace discrètement son chemin. En France, Anne Givaudan et son mari médecin contribuent à la faire connaître. Rencontre avec une thérapeute et un anesthésiste qui utilisent ces soins énergétiques avec succès…

Laurence Imhoff utilise les soins esséniens depuis plus de 10 ans, et le bonheur qu’ils lui procurent est sans cesse renouvelé. Comme souvent, c’est la lecture d’un livre, à un moment de questionnement, qui lui a servi de déclic. «  C’était en 1987, sur les recommandations d’une femme qui me massait, j’ai lu quelques uns des livres de Daniel Meurois et Anne Givaudan, raconte-t-elle. J’évoluais alors dans un milieu artistique, très différent de ce dont il était question dans ces ouvrages. Cependant, tout ce que je lisais avait du sens et me semblait juste et vrai. » Ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard, alors qu’elle ne se destinait pas du tout à être thérapeute, que la femme de théâtre rencontre Anne Givaudan en Dordogne et apprend qu’une formation démarre en Haute-Savoie ! Les dés sont jetés. Trois ans plus tard, la conteuse devient thérapeute essénienne.

Lecture d’aura, prâna et massage «  Une consultation démarre toujours par un entretien qui me permet de mieux cerner la personne qui consulte et de connaître ses attentes, résume-t-elle. Ensuite, une lecture d’aura me donne les indications nécessaires et importantes en fonction de ce que je détecte dans ses corps subtils.  » Ce travail préliminaire relie la personne à elle-même en lui faisant prendre conscience de ses pensées. Car toute maladie démarre là ! Émotions et pensées créatrices prennent forme dans les corps mental et émotionnel, avant de descendre dans le corps physique. Allongé sur une table de massage, le ou la patiente reçoit ensuite les soins qu’utilisaient les Esséniens.

« Je travaille avec l’énergie, présente autour de nous, que je capte, condense et renvoie, à travers mes mains, sur les endroits qui en manquent, explique la thérapeute. Il existe différents « protocoles » – nous pouvons aussi bien accompagner une naissance, avec une future maman, qu’un mourant. On peut également revenir sur une naissance difficile, libérer d’une addiction, etc. » J’utilise également des huiles essentielles que j’applique sur certains points ou chakras. La maladie est une indication du corps  ; elle donne un signal de dysfonctionnement né d’une forme-pensée erronée  : la première étape consiste donc à la comprendre. Sons et implication Laurence se met également à l’écoute des sons qui émanent du corps subtil.

Chaque organe vibre à une note spécifique et si l’un d’eux dysfonctionne, il faut «  réaccorder l’instrument  » en émettant le son correspondant. Mais, le plus important pour la Suissesse est l’implication du patient. Lorsque celui-ci a pris conscience de ses pensées, il peut les modifier pour retrouver la réconciliation avec soi et son histoire. À lui ensuite de poser des actes bénéfiques pour lui. Les soins l’accompagnent et permettent simplement de libérer des mémoires. «  On n’enlève rien  ! précise Laurence. Nous ne prescrivons rien non plus. Tout au plus, la personne repart avec des actions à poser

– une méditation ou autre chose qui lui permet d’être active de sa guérison. » Les résultats sont excellents… mais, attention, ce n’est pas une médecine d’urgence  ! «  Il arrive même que l’on échoue, constate la thérapeute. Certaines personnes pensent que l’on va retirer leur problème. Non  ! Nous soignons les blessures de l’âme, libérons les blocages, ce qui permet de faire de nouveaux choix.  » La participation active des personnes est primordiale.

Extrait de  Rebelle-Santé N° 171 -  Propos recueillis par Natalie Georges – transcrits par Francesca du blog http://francesca1.unblog.fr/  

Les thérapies Esséniennes

Une entrevue de Marie Johanne Croteau Meurois et de Daniel Meurois.

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1 – La Tradition des soins énergétiques que l’on connait aujourd’hui sous l’étiquette globale de “Soins esséniens” était également connue en Égypte antique. Cependant, ne serait-elle pas plus ancienne encore ? Pouvez-vous nous parler de ses véritables origines ? Peut-on, par exemple, évoquer l’Atlantide ?

Daniel Meurois : En réalité, c’est une Tradition qui n’a pas d’âge.

Étant donné qu’elle se base sur une connaissance intime des circuits empruntés par le Courant universel de la Vie au sens le plus large du terme – c’est-à-dire cosmique et intemporel -  il est pratiquement impossible de parler de ses origines. Évoquer l’Atlantide ce serait mentionner une simple étape de son parcours rien de plus. Cela n’apporterait rien de plus.

Ce qui est certain, c’est que cette Tradition n’est pas uniquement “terrestre”. Je veux dire qu’elle a voyagé d’un monde à l’autre. Chaque type d’humanité et chaque peuple par lesquels elle est passée l’a évidemment un peu colorée à sa façon, c’est qui est logique. Par ailleurs, c’est ce qui fait aussi sa richesse.

En réalité, soigner avec l’aide des mains et en fonction de l’anatomie subtile du corps est un réflexe inné propre à toute personne sensible à l’existence de l’âme. C’est l’éducation que celui-ci reçoit dès sa plus petite enfance qui le fait généralement se détourner de ce genre de rapport avec l’être, sa maladie et sa souffrance. On peut penser sans craindre l’erreur que ce que j’appelle aujourd’hui la Tradition égypto-essénienne s’est construite au fil des âges et des mondes à force d’observations et d’expérimentations, d’abord intuitives, puis structurées en un système cohérent révélant clairement la présence d’une architecture subtile de l’être humain et, par conséquent, de son rapport avec le Divin.

2 – Quels furent les rôles d’Aménophis III et d’Akhenaton dans la diffusion de cette Tradition ?

D.M. : Ces deux pharaons ont été les principaux compilateurs éclairés et méthodiques de ce corpus de données. Pour l’Occident et dans le présent cycle d’humanité, ce sont eux qui ont structuré un tel système de références et de pratiques. Ils en sont restés les gardiens jusqu’à sa transmission à un groupe restreint de personnes au sein du peuple hébreu. C’est par Moïse que la transmission s’est opérée, même si celui-ci n’occupait pas une fonction de thérapeute parmi le siens. Lorsque je dis “Moïse” cela signifie lui et ses proches. C’est comme lorsqu’on dit “c’est Aménophis III et Akhenaton”… On devrait plutôt dire que c’est sur leur demande. En résumé, toutes les connaissances qui ont la réputation d’être ésotériques dans notre Culture occidentale ont été collectées, structurées puis développées par les Égyptiens. Les Esséniens n’ont pas adopté la totalité de cet héritage. Les thérapies les motivaient en priorité ainsi que les données concernant la constitution subtile de l’Univers… Pour quelle raison ? Tout simplement parce qu’il y a un rapport d’analogie entre ces deux sujets. Le corps humain est une réplique du cosmos. Pour le reste des connaissances traditionnelles, c’est la science de la Kabbale qui s’en est chargée.

3 – Certains ouvrages affirment que ceux qui ont été formés selon cette Tradition auraient été initiés à l‘immortalité ? Est-ce que les annales akashiques permettent de dire quelque chose à ce sujet ?

D.M. : Le principe d’immortalité ne figurait pas parmi les préoccupations des initiés thérapeutes esséniens. Pour eux comme pour nous, le corps physique n’était que transitoire. Il existait cependant des pratiques très particulières basées essentiellement sur la maîtrise du souffle et dont le but était de nettoyer le corps et le mental de la plupart des scories qui accélérant son vieillissement. Elles étaient réservées à un très petit nombre de personnes – un peu analogues à des yogis avancés – qui se sentaient appelées à prolonger à l’extrême le bon état de leur corps. Le fait de pouvoir amener le corps physique à un autre plan vibratoire sans passer par la mort – comme c’est le cas pour les Maîtres de Shambhalla et de leurs disciples alchimistes – est le résultat d’une illumination ou d’une transfiguration individuelle orientée vers une forme de service très précis. Ce n’est pas le fait d’une École initiatique spécifique. Aujourd’hui, la recherche, presque compulsive, de l’immortalité de la chair est clairement le délire d’une certaine Amérique qui est fascinée par tout ce qui ressemble à des pouvoirs et qui craint par dessus tout la vieillesse et la mort. Le véritable immortalité se situe à un tout autre niveau.

4 – Comment une telle Tradition a-t-elle perduré dans le temps ? Y a t-il aujourd’hui des groupes qui seraient encore détenteurs de ses connaissances ? On évoque parfois la Rose-Croix et le Catharisme…

D.M. : La Tradition égypto-essénienne a perduré de façon souterraine dans son aspect global à travers  les Écoles et Mouvements initiatiques occidentaux. Pour ne citer que les plus connus, on peut effectivement évoquer ici les Ordres Rosicruciens, certaines organisations qui se réclament des Templiers et même, par certains aspects, le Druidisme bien que la filiation des connaissances qui font celui-ci soit plus complexe. Il est exact que le Catharisme n’est pas à omettre d’une telle liste, même si on peut déplorer son côté très dualiste… lequel, par ailleurs, le fait se rapprocher un peu de l’ “Essénisme” des monastères.

On parle ici de connaissances dites purement ésotériques, de rituels faisant appel aux énergies subtiles de la Nature mais aussi de haute métaphysique et de philosophie au sens sacré du terme. Ces Mouvements et ces Écoles, se manifestent généralement par cycles d’activité et de sommeil, ce qui veut dire avec des hauts et des bas, des apogées et des décadences, comme tout ce qui est incarné.

En ce qui concerne une Tradition thérapeutique structurée et fournie, à ma connaissance, il est beaucoup moins évident d’en retrouver la trace au coeur de ces Écoles. Dans la théorie de la transmission de la structure énergétique du corps humain,  oui, c’est certain… ( encore que l’Orient ait été beaucoup plus précis à ce niveau ) mais pas dans l’enseignement organisé de pratiques thérapeutiques proprement dites.

Il ne faut pas oublier que la Tradition égypto-essénienne était essentiellement orale. Lorsque certaines données étaient couchées par écrit, sur des rouleaux de papyrus par exemple, c’était souvent de manière codée ou symbolique. Ce n’était pas tant pour dissimuler des informations que pour en préserver le caractère sacré et intangible. Aujourd’hui, nous avons l’impression que les mots peuvent tout définir alors que, très souvent, ils enferment des concepts dans une sorte d’enclos mental. C’est là où les symboles et les archétypes trouvent leur raison d’être. Ils amènent la réflexion à différents niveaux… sachant qu’on n’accède pas à ces niveaux simplement à l’aide de bonnes capacités intellectuelles.

5 – Comment est donc réapparue cette Tradition thérapeutique à notre époque ?

D.M. : Je dois dire que j’ai été personnellement amené à la faire ressurgir sans l’avoir toutefois recherchée. En premier lieu, il me faut préciser que cela ne s’est pas fait – contrairement à ce qui a été dit – par le biais des Annales akashiques, c’est-à-dire de la Mémoire du temps  mais par canalisation.

Ces canalisations – par incorporation – se sont produites dès l’automne 1984. Quant aux recherches de mon âme à travers les Annales akashiques, elles m’ont permis, quant à elles, d’approfondir puis de structurer progressivement l’ensemble des données découvertes au cours des décennies.

En 1984 donc, dans le petit village de Plazac, en plein Périgord, j’ai commencé à canaliser et à retransmettre ainsi, en direct, des informations d’ordre thérapeutique. Celles-ci m’étaient adressées à partir de sphères de consciences extérieures à celle de notre planète, Elles émanaient d’êtres non terrestres qui avaient déjà communiqué, dans un passé reculé, avec les anciens peuples de notre monde dont tout spécialement les Égyptiens et les Esséniens.

Notez bien que je préfère utiliser l’expression “sphères de conscience extérieures à celle de notre planète” plutôt qu’une autre qui serait plus contemporaine. Pourquoi, me demanderez-vous ? D’abord, basiquement, parce qu’une certaine science-fiction et certains écrits ont utilisé de n’importe quelle façon ces termes-là et les ont galvaudés. Ensuite parce que la notion de “sphère de conscience” fait avant tout référence à celle de “niveau de conscience”, autrement dit à une altitude intérieure de l’être et non pas à un écart technologique. Dans les anciens textes rattachés à notre culture, on parle en fait d’Élohims. C’est bien d’eux dont il s’agit ici ; ils sont à la source des informations que je reçois depuis 1984.

Un certain nombre d’Esséniens, mais pas leur totalité,  étaient – faut-il le rappeler ? – des hommes et des femmes qui entretenaient, de par leur sensibilité psychique, un rapport aisé avec l’Invisible. Le contact avec des présences d’origine non terrestre et d’envergure cosmique – donc en prise avec le Divin – leur était familier. Il arrivait que ceux-là communiquent donc avec les Élohims.

En 1984, lorsque j’ai été amené à me reconnecter régulièrement avec mes anciennes existences essénienne et égyptienne puis à donner le véritable “coup d’envoi” du travail que j’essaie de poursuivre aujourd’hui, j’ai commencé, de ce fait, à recevoir publiquement, devant une assistance de trente à cinquante personnes au rythme d’une ou deux fois par semaine, des enseignements relatifs aux thérapies esséniennes… ou, plus exactement, égypto-esséniennes.

Lors de chaque réunion, je consignais ces informations de ma propre main. Beaucoup de données passant par ma bouche lors des moments de canalisation ont également fait l’objet d’enregistrements sur bandes magnétiques tandis qu’elles étaient retransmises en direct devant les personnes présentes. Dans le Périgord, ce travail s’est étendu sur une douzaine d’années, il s’est ensuite prolongé au Québec. C’est de cette façon que la Tradition thérapeutique dont il est question ici a ressurgi. La méthode de soins énergétiques qui en résulte a toujours été accompagnée de messages précis, avec tout un ensemble d’informations.

Ces données à la fois pratiques et spirituelles ont finalement  et tout naturellement constitué au fil des ans un véritable corpus. De nombreuses lectures dans les Annales akashiques viennent toujours régulièrement les compléter.

C’est de cette façon que l’on peut résumer l’historique de cette Tradition thérapeutique telle qu’elle se manifeste de nos jours…

Lorsque les soins esséniens – ou égypto-esséniens si on préfère puisque que cette dénomination est somme toute plus précise – ont refait surface à travers les incorporations dont j’ai fait l’objet, on ne leur donnait d’ailleurs pas de nom spécifique. On évoquait simplement des soins énergétiques universels. On les a finalement nommés esséniens par assimilation puisque ce sont les thérapeutes esséniens qui ont été les derniers à les pratiquer il y a environ deux mille ans

Je dois ajouter que la somme d’informations qu’ils constituent maintenant s’enrichit encore aujourd’hui au rhyme des informations que je collecte et avec le concours et le savoir-faire de mon épouse, Marie Johanne, très “en prise” également avec “l’époque essénienne”.

6 – Quel était pour les Esséniens – et les Égyptiens qui ont précédé ceux-ci – le rôle de la maladie chez l’être humain ?

D.M. : Dans leur Tradition comme dans toutes les grandes Traditions du monde, les thérapeutes ayant une vision globale de la maladie ont toujours perçu celle-ci comme un rendez-vous de l’être avec lui-même. La maladie indique inévitablement un carrefour dans la vie d’une personne, un carrefour qui lui suggère de repenser sa façon d’être, essentiellement son hygiène de vie intérieure. Cette hygiène est émotionnelle et mentale. Elle est aussi en rapport avec ses croyances car ces dernières deviennent vite des conditionnements qui orientent le comportement. En termes modernes, on pourrait dire que la maladie vue sous cet angle est perçue comme un clignotant rouge sur le tableau de bord d’un véhicule. Elle est le signe d’un désordre à repérer, un désordre dont les racines sont peut-être éloignées du symptôme qui se manifeste ou apparemment sans rapport avec lui.

Pour en revenir aux Esséniens et aux Égyptiens, je dirais qu’il accordaient beaucoup d’importance aux masses énergétiques engendrées par les pensées humaines. Ils voyaient dans ces masses qu’on appelle de nos jours “formes-pensées”, les germes de la plupart des troubles de santé. Ils avaient remarqué, d’une part que ces masses affaiblissent ou déstructurent l’aura humaine mais que, d’autre part, elles aimantent des organismes toxiques émanant du bas-astral, les “entités-maladies”. Leur  première préoccupation était donc de nettoyer l’organisme subtil du malade par toutes sortes de méthodes puis d’y lever certains barrages énergétiques avant même de tenter d’y rétablir un courant de vie réparateur. La notion de “désinfection” était donc primordiale à leurs yeux.. Des sortes de mantras puis des pratiques de “reconstruction mentale” par visualisation étaient ensuite enseignés aux malades capables de se prendre en charge afin qu’ils modifient leur rapport à la vie et ne retombent éventuellement dans le même problème. De manière générale passer à travers une maladie digne de ce nom était pour ces anciens peuples comme franchir le cap d’une initiation. On était idéalement tenu d’essayer d’en comprendre le sens. Ce qui ne veut pas dire que c’était toujours fait et réussi. Cette approche préfigurait incontestablement ce que nous appelons aujourd’hui les psychothérapies… hormis le fait que l’existence de l’âme en était le pivot majeur… “détail” qui n’est pas nécessairement le cas de nos jours, loin s’en faut, hélas. L’être est une globalité indivisible, ce qui veut dire que, si on l’ampute de l’une de ses dimensions, on ne résoud en profondeur aucun problème. On ne fait que le déplacer et on lui donne alors un autre nom.

7 – Les thérapeutes étaient à l’époque des prêtres car soigner était un acte sacré. Aujourd’hui, les choses ont évidemment changé et on ne conçoit plus que la prêtrise ait nécessairement quelque chose à voir avec les thérapies. Marie Johanne Croteau Meurois à qui s’adressent les formations en soins esséniens que vous avez mises en place et que vous donnez actuellement en collaboration avec Daniel ? Quelle place y accordez-vous au Sacré ?

Marie Johanne Croteau Meurois : Notre formation en soins esséniens ne s’adresse évidemment pas à tout le monde car nous pensons très honnêtement  que tout le monde ne possède hélas pas en soi les qualités de base d’un bon thérapeute. Les qualités essentielles que nous recherchons dans notre École de formation sont, entre autres, celles de la réelle compassion – beaucoup de gens ignorent d’ailleurs le véritable sens de ce mot – la volonté sincère d’aider et de soigner, la capacité d’écoute et d’accueil de la personne malade. À cela il faut ajouter l’honnêteté, le discernement, une démarche spirituelle évidente et ce qu’on appelle la foi. Enfin, l’idéal est aussi de manifester certains dons particuliers propres à facilité l’approche de ce type de thérapie comme, par exemple, une sensibilité particulière aux niveaux des mains, de la clair-audience, de la clairvoyance, etc…

Il ne s’agit pas de dire, comme je l’ai malheureusement entendu récemment sur une vidéo consacrée à ce type de thérapies: « Pour soigner on injecte de la lumière, de la lumière qui est autour, dans les corps subtils…  ».

Cette réponse m’a laissée perplexe car, à notre sens, c’est une formulation incohérente et inconsistante dans le cadre de la Tradition essénienne. Une telle réponse semble ignorer absolument tout de l’aspect sacré des soins et est réductrice quant à leur principe de base : celui de la recherche intérieure chez le thérapeute d’une ¨qualité¨ de Lumière spécifique.  Le but est de canaliser celle-ci et ensuite de l’infuser avec le Cœur et toute la Conscience requise dans le corps du malade… en n’omettant pas de demander l’assistance et l’aide des Présences célestes,  des Guides de Lumière.

Il faut préciser que l’acte de soigner est un acte de symbiose totale avec le ¨Ciel¨. Une trinité composée de la Présence divine, du thérapeute et du malade doit se manifester. L’énergie thérapeutique circule donc du Ciel vers le thérapeute, son outil et son canal. Le thérapeute, de par ses mains, transmet ensuite au corps du malade ¨l’Onde sacrée de Guérison¨, dont la Lumière retourne ensuite au ¨Ciel¨. Il s’agit d’un mouvement trinitaire et continu de régénération de la circulation de l’Énergie de Guérison et d’Amour des sphères célestes.

Quelle place j’accorde au Sacré dans ces soins ?

J’y accorde toute la place car soigner est un acte sacré en lui-même.  Pas d’appel à l’aide d’une Présence de Lumière ? Pas de reconnaissance du Sacré ? Alors pas de réelle guérison possible. C’est aussi clair et simple que cela. Inutile d’apprendre à ¨gesticuler mentalement¨ dans le subtil d’un corps malade et à émettre des sons,  il ne se passera rien en profondeur. Tout résultat positif, en soins esséniens-égyptiens, repose sur la foi du thérapeute et le respect de l’aspect sacré du soin donc sur une vraie connexion avec l’Onde divine universelle.

Nous n’enseignons certainement pas qu’un ensemble de données à intégrer mentalement. Nous enseignons à désapprendre le mental pour se connecter à la Source et au Coeur de celle-ci en soi ainsi qu’à l’extérieur de soi afin de laisser s’exprimer le Courant thérapeutique sur le corps malade.

Nous essayons de faire sentir à nos étudiants l’existence d’une autre ¨marche¨ à gravir, celle qui dépasse le simple niveau du thérapeute et qui mène à celui du thérapeute-guérisseur.

Nous recommandons par ailleurs de travailler en parallèle avec la médecine officielle de notre société car aucune médecine ne devrait en exclure une autre. Les thérapies esséniennes ou égypto esséniennes ne sont pas des techniques à conjuguer plus ou moins habilement avec les mains mais résultent d’une communion sacrée et intime de l’âme et du cœur. La sagesse et la maîtrise sont de savoir manier intelligemment l’une et l’autre. Si nos enseignements souhaitent donner tous les outils de cette méthode, ils espèrent par dessus tout faire toucher son côté mystique en permettant aux  mains du thérapeute et à son  coeur d’intégrer en eux l’Onde de la Guérison et de multiplier ainsi l’impact d’une simple technique.

‘’ L’amour seul ne suffit pas, il lui faut ce Souffle qui s’appelle Vouloir. Sans lui vous ne rêvez rien vous n’accomplissez rien”   est-il dit dans ¨Les Enseignements premiers du Christ¨¨. ( note de bas de page : par Daniel Meurois, Éditions Le Passe-Monde)

8 – Le Christ occupe manifestement une place très importante dans ce que vous enseignez. Le     considérez-vous comme un thérapeute essénien ?

MJ.C. Meurois : Oui, le Christ occupe effectivement une très grande place dans ce que nous enseignons mais certainement pas parce que nous considérons qu’Il était un thérapeute essénien. Certes,  Il avait été formé par le Grande Fraternité des Frères en Blanc dès son tout jeune âge au Krmel  mais Il avait été aussi initié en Égypte et y avait enseigné dans les temples de thérapies.

Daniel Meurois a donné de multiples témoignages à ce sujet dans ses écrits et séminaires mais pour en faire un bref rappel Il a dit à peu près ceci : ‘’De retour de son long voyage de 17 ans en Inde et dans les Himalayas, le Maître Jeshua, lors d’une mort initiatique dans la grande pyramide de Chéops, fut investi par la supra-conscience  solaire du Christ. Suite à cet événement majeur, Il fut investi par une autre Force au cours d’une seconde initiation. Lors de la fameuse cérémonie du Baptême dans le Jourdain, à la supra-conscience du Christ s’est ajoutée Celle du Logos de notre Galaxie. Lorsqu’on parle du Christ, on parle  donc du Christ-Jésus. On évoque trois puissances en une: la première, Celle du Maître de sagesse incarné, la deuxième Celle de l’Être le plus réalisé de notre système solaire, la troisième comme étant issue de la plus Grande Présence manifestée dans notre Galaxie’’.

J’ai eu la chance d’être un témoin féminin proche du Christ, il y a deux mille ans.  Vous faire un portrait de Ce qu’Il était et de Ce qu’il est toujours pour moi m’est tellement difficile… les mots sont trop petits ou insignifiants… Encore aujourd’hui je n’arrive pas à décrire ni à exprimer tout ce qui agissait et irradiait de Lui et par Lui.

Non, le Christ n’était pas un thérapeute essénien, Il était le Christ !

C’est par mon propre souvenir des enseignements du Maître Jeshua en personne reçus avec d’autres disciples en petit comité de plus ou moins dix personnes que j’enseigne maintenant. Je le fais donc avec la mémoire vive de mon âme. C’est par ce souvenir de Lui que je  colore tous mes enseignements. Je n’oublie pas, bien sûr, la source de base de ces soins reçus directement des Élohims (ou Frères des Étoiles) et revivifiés par Daniel depuis 1984.

9 – Les thérapeutes esséniens étaient-ils plus souvent des hommes ou des femmes ? Est-ce que les femmes avaient des fonctions spécifiques à l’aide, par exemple, d’huiles et de plantes ?

MJ.C. Meurois  : Les Traditions des Églises sont essentiellement patriarcales et ont toujours eu tendance à laisser toute la place aux hommes. Le Maître Jeshua avait au contraire privilégié ou encouragé une Tradition matriarcale. Ses premiers disciples étaient incontestablement des femmes, sa mère Myriam, Marie-Madeleine, Marie-Salomé, Marie-Jacobé… Ces femmes disciples s’appliquaient à soigner comme Lui au moins autant que les hommes. Cela n’empêchait pas certaines d’entre elles de travailler à l’élaboration d’huiles précieuses utilisées en soins, de parfums spécifiques et d’utiliser des plantes médicinales selon les méthodes ancestrales esséniennes et égyptiennes. Il ne faut cependant pas s’imaginer que tous les disciples du Maître Jeshua avaient tous des dons pour la guérison ou des connaissances dans ce domaine… comme il serait faux de croire qu’ils étaient tous des orateurs capables de rassembler des foules. C’est leur rayonnement qui a opéré l’essentiel de la transmission de la sensibilité christique, qu’ils aient été hommes ou femmes, thérapeutes ou non.

10 – Daniel Meurois, y a-t-il eu une évolution des soins entre thérapeutes égyptiens et esséniens ? Est-il exact de dire que les soins esséniens étaient un peu plus éthérés ou peut-être plus dépouillés ?

D.M. : Il y a nécessairement eu une évolution ou plutôt un ensemble d’adaptations. C’est logique et rassurant car tout ce qui est figé meurt. Chaque peuple, chaque culture a sa propre sensibilité, ses points forts et ses faiblesses. Une même connaissance qui voyage d’une Tradition à l’autre se colore donc inévitablement au contact de la terre qui la reçoit. Elle peut s’enrichir dans certains domaines ou se fragiliser dans d’autres, c’est ce qui la rend vivante. Il ne faut pas oublier que la Tradition de ces soins était d’abord orale. D’un enseignant à l’autre, de Égypte à la Palestine, on y trouvait par conséquent quelques variantes. En réalité, affirmer que les soins étaient plus éthérés ou plus dépouillés chez les Esséniens que chez les Égyptiens serait un peu simpliste. Cela dépendait essentiellement du maître qui enseignait et du contexte dans lequel il communiquait sa connaissance.

Je reconnais toutefois que les Esséniens craignaient un peu plus le contact du corps que les Égyptiens en raison de leur appartenance au Judaïsme. Je dirais aussi que les Égyptiens se montraient moins dualistes qu’eux à ce propos car ils voyaient plus facilement le corps physique comme un temple à respecter que comme une manifestation pesante de la vie. À ce niveau, Jeshua se montrait certainement plus Égyptien qu’Essénien car il ne craignait aucun des aspects du corps humain; Il ne répugnait absolument pas au contact de la chair, contrairement à ce que toute la Tradition chrétienne a cherché à nous faire croire. À ses yeux, la vie était une globalité dont aucun des niveaux de manifestation n’était à exclure. C’est ce que Marie Johanne et moi tentons de faire comprendre dans la façon dont nous communiquons les thérapies. Le subtil et le dense sont étroitement imbriqués et ne doivent pas se repousser ou s’exclure l’un l’autre. Beaucoup de personnes prétendent vouloir dépasser la dualité mais demeurent incapables de comprendre que celle-ci commence là. Le fait d’apprendre à entrer en contact avec les expressions éthérées de la vie ne sous-entend pas une perte et encore moins un reniement de ses racines plus denses

11 – La science actuelle découvre des notions dont les Égyptiens avaient, semble-t-il, connaissance il y a plusieurs milliers d’années. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

D.M. : J’ai effectivement évoqué dans “Ainsi soignaient-ils” l’existence dans le coeur humain d’un point très précis que les Égyptiens du temps d‘Akhenaton appelaient “le point-vie”. Un tel point parait bien correspondre avec une zone mise en évidence depuis peu dans le coeur humain par les chercheurs de l’Institut Heartmath, aux États-Unis. Il s’agit d’une zone hyper sensible constituée d’environ 40.000 cellules à laquelle il ne faudrait toucher en aucun cas lors d’une chirurgie cardiaque sous peine de provoquer la mort instantanée du patient.

Les chercheurs en parlent clairement comme d’un cerveau cardiaque doté de mémoire.

Daniel-Meurois-et-Marie-Johanne-CroteauEn ce qui me concerne, ce point me fait nécessairement penser au prolongement ou à l’expression physique de ce qu’on nomme l’atome-germe.

L’atome-germe, je le rappelle, est un atome subtil fait de condensé d’Akasha. Il constitue, en quelque sorte, la base de données fondamentale – ou, si on préfère, le “disque dur” -  de chaque être humain. Il est sa mémoire totale depuis l’origine de ce qu’il est. Il véhicule donc les éléments karmiques de chacun, son histoire et son architecture profonde. Je ne doute pas que cette découverte moderne – qui est en réalité une redécouverte – puisse susciter beaucoup d’intérêt dans les années à venir et participer finalement au rapprochement du subtil et du dense. Finira-t-on par comprendre que l’intelligence du coeur n’est pas qu’un beau concept métaphorique et poétique ?


« Le Grand Livre des Thérapies Esséniennes et Égyptiennes »
 par Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau Meurois  est paru en 2013 aux Éditions Le Passe-Monde.

Un bel ouvrage pratique, abondamment illustré.

 

Les 4 Archanges des saisons ; message Esséniens

ArchangeRaphaelDepuis la nuit des temps, les Esséniens connaissent le secret des saisons et des cycles de l’année. Pour eux, chaque saison est une énergie, une manifestation du Divin. A travers le printemps par exemple, Dieu parle à l’homme de renaissance, de rajeunissement, de jaillissement de vie. Au contact de la nature, l’homme peut s’imprégner de ce message, de ces énergies, et les intégrer dans sa vie intérieure. Chaque saison est porteuse d’un message, d’une parole d’éveil. Ces quatre saisons sont liées aux quatre éléments qui constituent la nature.

Ces quatre éléments sont eux-mêmes liés à quatre intelligences divines que les Esséniens appellent « Archanges ». Ces intelligences sont les gardiennes du message que Dieu a caché dans chaque élément. Elles peuvent nous guider vers une compréhension plus grande de la nature et du monde qui nous entourent, et vers notre propre nature intérieure.

Les 4 Archanges et les saisons

Les solstices et équinoxes sont des portes vibratoires. Lors de chacun d’eux, l’énergie maximale de l’Archange peut se manifester : Raphaël au printemps (l’Air), Ouriel en été (la Terre), Michaël à l’automne (le Feu), Gabriel en hiver (l’Eau).

Pour appeler et recevoir ces fantastiques énergies, les Esséniens s’assemblent quatre fois par an pour célébrer l’Archange de la saison et de l’élément. Au moins deux rassemblements mondiaux ont lieu : l’un en Europe, l’autre au Québec. Cette rencontre dure quatre jours, durant lesquels l’Archange est invoqué dans un temple qui lui est consacré.

 

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C’est grâce à ce travail continu que l’Archange peut descendre au milieu des Esséniens et délivrer ses messages. Ce sont des moments magiques et inoubliables, d’une intensité hors du commun. Ces messages, appelés « Psaumes », constituent le nouvel Evangile essénien. Lors de chaque célébration, plus de 24 messages sont ainsi donnés.

Entrer dans le printemps intérieur : célébrer l’Archange Raphaël

A l’équinoxe de printemps, les Esséniens célèbrent la grande fête de l’esprit du printemps, du Dieu du printemps : l’Archange Raphaël. Il est l’Esprit divin qui règne dans l’air et appelle tous les êtres à la vie, au réveil, au renouveau. Il est le souffle du printemps, porteur d’une énergie de renaissance et de floraison. Beaucoup ont parlé de l’ouverture des chakras, mais entrer dans l’énergie du printemps intérieur est beaucoup plus simple et accessible. C’est une force d’amour qui emplit l’air et qui peut être captée. La résurrection est là, sous nos yeux : la sève monte dans les arbres. Pendant ce temps, que faisons-nous ? Sommes-nous conscients et ouverts pour laisser cet appel du printemps résonner en nos vies ? Entrons-nous dans la nouvelle vie ? Prenons-nous un nouveau départ ?

Tel est le véritable enjeu du printemps : un éveil intérieur global, l’entrée dans le nouveau, la floraison intérieure. Cela est difficile mais l’Archange Raphaël peut nous aider si nous nous ouvrons à son énergie divine, lui qui donne aux perce-neige la force de traverser la croûte de glace pour fleurir. En nous unissant à lui, nul doute que nous trouverons la force et l’enthousiasme nécessaires à ce processus d’éveil.

Entrer dans la Terre de Lumière : célébrer l’Archange Ouriel

Le solstice d’été a toujours été célébré comme une période de joie sacrée, d’extase et de communion avec le Tout. En union avec la nature, l’âme atteint son maximum d’ouverture et d’expansion jusqu’à toucher les étoiles. C’est le temps où le soleil est à son zénith, et plus aucune ombre ne peut masquer quoi que ce soit. L’Archange Ouriel est la présence divine la plus proche de la réalité terrestre. Il est l’aboutissement de tout ce qui a été planté et cultivé. Il révèle définitivement ce qui est. La joie que l’on peut ressentir en été est, soit pleine de vie et de force vers le Divin, soit une flamme vide qui s’éteindra à l’automne. En s’unissant aux véritables énergies du solstice, c’est-à-dire celles de l’Archange Ouriel, nous pouvons de nouveau accéder à une clarté intérieure, retrouver une authenticité intérieure, source de joie.

On peut ressentir une profonde envie d’agir, une impulsion, une nouvelle énergie, un enthousiasme.

S’approcher du Feu divin : célébrer l’Archange Michaël

A l’équinoxe d’automne a lieu la célébration de l’Archange Michaël, gardien de la fidélité au Divin. Ses énergies sont celles du Feu sacré qui sépare le subtil de l’épais. Dans la nature, tout ce qui n’est pas éternel et divin commence à se désagréger pour retourner à la terre. Seul l’essentiel (les graines) survit. A l’intérieur de nous aussi, tout ce qui n’est pas fondamental est remis en question. Il est très bénéfique à cette période de s’approcher du feu de l’Archange Michaël car il peut nous aider à faire le tri, à percevoir clairement ce qui est important dans notre vie, ce qui est de notre être profond et ce qui est superflu, ce qui est devenu inutile à notre cheminement. Pour affronter la dureté de l’hiver, nous devons nous recentrer sur ce qui est primordial dans notre vie, c’est une grande libération intérieure, une authenticité retrouvée. Célébrer l’équinoxe en ouvrant les portes à la présence de l’Archange Michaël, c’est accepter de sortir des illusions pour reprendre sa vie en main et accomplir sa véritable destinée de Lumière.

Renaissance par l’Eau de la Vie : célébrer l’Archange Gabriel 

L’hiver est le grand test. Plus rien à l’extérieur ne nous divertit pour échapper à notre vie intérieure, aucune agitation pour fuir le silence. Seul ce que l’on a cultivé d’authentique et de vrai peut subsister. Dans le froid extérieur, nos seules ressources et notre seule chaleur sont intérieures. L’hiver de l’année est la vieillesse de notre vie : nous goûtons les fruits de notre vie… ou mourons de faim par manque de prévoyance. Telle est la leçon, le message que nous donne la Mère-Terre à travers l’expérience de l’hiver. L’homme peut comprendre l’importance de la chaleur humaine, du partage, de l’entraide, de l’autre. C’est en hiver que la nuit domine le jour, que meurt l’inutile mais c’est à ce moment que cette tendance s’inverse et que le jour reprend vigueur. La mort contient la promesse de la vie, de la régénération.

C’est le message de Noël, de la naissance du nouveau à l’intérieur de chacun. L’Archange Gabriel est le Père de l’eau, la source de la chaleur, de la douceur, de l’amour qui naît de la vie intérieure.

Il est aussi la rigueur de la discipline : as-tu mis en commun les fruits récoltés en été et en automne ? As-tu partagé la joie des belles saisons pour créer des liens d’amitié jusqu’au coeur de l’hiver ? As-tu cultivé l’essentiel lorsque tout allait bien ou t’es-tu contenté de facilité au point d’être dépouillé de tout aujourd’hui ?

On peut facilement échapper aux énergies de l’hiver, les fuir. C’est d’ailleurs ce que nous faisons la plupart du temps. Personne ne veut se confronter à la vieillesse et à la mort. C’est pourtant une erreur, car sans la mort, pas de vie. Sans hiver, pas de renaissance intérieure au printemps. Se relier à l’Archange Gabriel en cette saison permet de vivre ce passage au mieux. Gabriel est vraiment l’Archange de la naissance divine. Il met au monde le Divin, à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est ce qu’incarne son élément, l’eau. C’est avec l’eau que travaillent les Esséniens lors de sa célébration. La douce voix de la source peut couler dans l’être tout entier, dans tous les plans subtils pour laver, purifier, dénouer par la force de la douceur, adoucir, consoler, guérir. Les méditations en présence de l’Archange sont des moments extraordinaires et inoubliables. Un profond travail de guérison des relations a lieu.

A l’issue du travail de quatre jours des grandes célébrations, les Esséniens qui le souhaitent reçoivent sur la fontanelle (le chakra situé au sommet du crâne) une onction d’eau consacrée par l’Archange. Cette méthode, appelée « le Baptême Essénien » ou « la Libération de l’Ame », permet en fait de débloquer ce centre énergétique pour que l’âme puisse sortir de toute limitation et enfermement. Elle peut alors rejoindre la source divine et se régénérer. L’eau de la source de l’Archange est soigneusement recueillie et intègre la composition de plusieurs baumes de Thérapies Esséniennes.

LU ici : http://epanews.fr/

Médecine et Soins Esséniens

  

 

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N : Nous souhaiterions maintenant poser quelques questions au Docteur Antoine Achram. Vous avez été pendant plus de quinze ans médecin généraliste sur le terrain, vous avez donc une bonne connaissance des attentes des malades et des résultats donnés par la médecine allopathique. Depuis quelques années vous vous êtes tourné vers la médecine essénienne et son enseignement avec votre épouse. Pensez-vous qu’un médecin traditionnel puisse utiliser cette méthode dans sa pratique ?


AA : Oui, s’il prend le temps qu’il faut, et avec des personnes averties et ouvertes aux thérapeutiques non classiques. Dès que le patient accepte d’être le maître de sa propre guérison, et de ne plus donner ce pouvoir à d’autres, alors tout est possible.

N : Quel est le moteur qui vous a permis de vous intéresser à autre chose alors que l’on sait que la vie d’un médecin laisse peu de temps pour s’interroger ?

AA : Le désir d’améliorer mes moyens diagnostics m’a amené à m’intéresser à la lecture d’aura. L’aura qui est le reflet exact de l’individu avec ses émotions, ses attentes, ses nœuds, ses problèmes refoulés ou oubliés depuis des années, et qui continue leur travail destructeur dans sa vie. Hélas beaucoup de médecins se laissent influencer par les laboratoires pharmaceutiques dont le but est de vendre, par la littérature professionnelle gratuite qui est payée par ces mêmes laboratoires.

Au cours de ma pratique, je constatai toute l’importance que le psychique avait sur l’apparition, l’amélioration ou l’aggravation de toutes les maladies, je dis bien « toutes » et pas seulement quelques maladies appelées « psychosomatiques » par la médecine officielle. Une prise en charge pluridisciplinaire s’imposait ainsi que la responsabilisation du malade lui-même dans le processus de sa guérison. Ces deux facteurs me sont apparus comme indispensables à la réussite de cette aventure imposée par la maladie. Les approches thérapeutiques non traditionnelles prennent en compte des éléments non tangibles de la nature humaine comme les corps subtils, que ce soit chez les chinois, les Tibétains, les hindous ou les Africains. Voila pourquoi j’ai osé, et décidé d’aller au-delà des habitudes, des croyances admises couramment par la majorité, de la vie facile et bien ordonnée, où l’on se sent en sécurité si l’on se conforme au moule général.

N : Pourquoi la médecine officielle, notamment en France, met-elle autant de barrières à tout ce qui touche aux thérapeutiques naturelles, ce qui n’est pas le cas dans les pays anglo-saxons, en Allemagne ou en Italie ?

AA : C’est une profession de pouvoir et de profits, mais le discours officiel base cette attitude de refus sur la qualité de protection du public qui est considéré comme ignorant, fragile et manipulable. Selon la loi, seule la « sacro-sainte » science médicale d’aujourd’hui est crédible. Le pouvoir en place fait les lois qui conviennent à sa propre protection et au maintien de ses privilèges. La France est le seul pays au monde qui punit par emprisonnement et lourdes amendes les parents qui ne font pas vacciner leurs enfants. L’Italie vient de lever cette obligation suite à la demande croissante des parents à leur médecin de leur garantir par écrit l’innocuité de la vaccination qu’il propose. Aucun professionnel de la santé n’a osé garantir les résultats d’un vaccin. Nous pouvons faire la même demande à notre médecin, plus nous serons nombreux à le faire et plus nous serons écoutés par le pouvoir politique.

L’homéopathie a été reconnue et remboursée par le pouvoir médical et politique, sous la pression du public. Mais paradoxe ! Les scientifiques officiels ne comprennent pas le mode d’action des petites pilules miracles et les assimilent à de l’eau sucrée à effet placebo ! La médecine occidentale ne peut comprendre le mode d’action de l’homéopathie et des autres approches holistiques tant qu’elle refuse de considérer les aspects non visibles de l’homme.

N : Que suggérez-vous aux personnes intéressées par les thérapies esséniennes ?

AA : De commencer à s’occuper de leurs émotions, de leur santé psychique et physique avant de vouloir aider les autres.

N : Quels conseils donneriez-vous pour la vie de tous les jours et pour maintenir notre santé et notre vitalité ?

AA : De vivre pleinement le présent sans s’accrocher aux problèmes du passé, d’accepter que les autres soient différents, avec leurs croyances et leurs expériences, d’avoir confiance dans la vie et dans ce qu’elle nous propose, de respecter toute forme de vie, de préserver son corps des agressions alimentaires, vaccinales et médicamenteuses. La joie, le rire et l’humour sont les bases de toute bonne santé en agissant directement sur notre immunité. Un accord parfait entre nos pensées, nos paroles et nos actes est le seul chemin vers une vie saine et vers le bonheur.

(1) Voir : « De mémoire d’Essénien » (Tome 1 et 2). 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Thérapie Essénienne



N : Peut-on rapprocher les « soins Esséniens » du Reiki ou de l’Énergie Universelle ?

 

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AG : Il est toujours possible de tout rapprocher car la source et le but sont les mêmes. Il est important cependant de noter que les moyens sont différents. Nous avons l’habitude de mettre en garde nos élèves sur le fait de ne pas mélanger pendant un même soin des techniques différentes. Cela ne signifie pas qu’une telle est moins bonne qu’une autre, c’est plutôt une question d’équilibre et de logique.

Prenons un exemple concret. Lorsque vous préparez ou mangez un repas, il est des ingrédients que vous ne mélangerez pas même si individuellement ils sont excellents. Si vous les mélangez malgré tout, votre foie, votre estomac ou votre intestin vous donneront des signaux faciles à comprendre.

Sur les plans subtils, il en est ainsi, même si certains pensent qu’il est possible de faire n’importe quoi parce qu’on ne voit pas toujours ce qui se passe lorsqu’il ne s’agit pas de matière dense. Je peux vous assurer pour ma part que lorsque l’on ne porte pas d’attention ou de précision suffisante sur ce que l’on fait dans ces domaines, il s’ensuit des désagréments qui même sans être graves n’ont pas lieu d’exister. 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Origine des soins Esséniens

 

N : Quelle est l’origine de ces soins ?

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AG : Lorsque l’on parle de « soins esséniens », il est significatif que l’on parle des thérapeutes esséniens de l’époque de Jésus. Les Esséniens ou « peuples du Soleil » étaient à l’époque une secte du judaïsme puisque les juifs refusaient sur leur territoire des groupements non-juifs. Les Esséniens devaient donc, pour plus de tranquillité, se convertir mais ils gardaient leurs pratiques et se regroupaient dans les lieux où ils savaient qu’ils ne seraient pas être inquiétés. Une majorité d’entre eux étaient thérapeutes et jouissaient d’une grande considération pour l’efficacité de leurs soins. Ceux-ci étaient simples, et avec la lumière et le son que les thérapeutes émettaient auprès du malade, ils obtenaient souvent des guérisons que la plupart des habitants du pays considéraient comme des miracles.

Derrière tout cela, il y avait cependant un enseignement précis de plusieurs années qui comprenaient une connaissance approfondie du corps physique, des corps subtils et de la psychologie tant sur le plan de la détection que sur celui de la guérison. L’écoute et l’émission du son est l’un des éléments essentiels à cette forme de thérapie. C’est celui qui est le plus difficile à enseigner car il demande que l’élève puisse avoir une perception subtile du son de chaque organe.

En parler demanderait beaucoup de temps car le Verbe est à l’origine de toute création et le son peut donc rendre l’harmonie là il n’y en a plus… J’ai donc retrouvé tout cet enseignement en revivant une vie de thérapeute de cette époque et j’ai été par la suite confortée dans ce que je venais de retrouver par la lecture d’archives qui abondaient en ce sens.

En fait, je parle de thérapies esséniennes mais leur origine est bien au-delà de cette époque. Les Esséniens avaient reçu leurs enseignements des thérapeutes d’Égypte qui eux-mêmes les tenaient de l’époque de l’Atlantide, des Hommes de Sagesse Atlantes qui avaient été eux-mêmes enseignés par des êtres de la planète Vénus. Je sais combien cela peut paraître aberrant aux yeux de certains mais je crois qu’il est plus que temps d’admettre que nous ne sommes pas le centre de l’Univers et que d’autres êtres existent sans que cela puisse nuire à notre existence. Si l’Homme n’avait pas un jour émis l’hypothèse d’aller sur la Lune, jamais nous n’aurions exploré l’univers. Il a pourtant bien fallu que certains « originaux » qui l’ont parfois payé de leur vie en émettant l’hypothèse ! 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Réflexions esséniennes

Réflexions esséniennes dans ESSENIENS esseniens       Qui sont les Esséniens ?


Officiellement, les Esséniens sont définis comme ayant formé, il y a environ 2000 ans, une « secte du Judaïsme », c’est-à-dire un groupuscule de mystiques ayant eu ses particularités au sein de la Tradition mise en place par Moïse. On dit aussi qu’ils vivaient essentiellement dans un monastère situé sur les hauteurs de la Mer Morte, à Qumran… d’où le nom des manuscrits qui font état de leur existence.

 

Non officiellement maintenant, on parle surtout d’une Communauté de mystiques vivant par familles et mettant en pratique un idéal de vie en communion avec la nature, prêchant la tolérance, le partage et la non-violence,  en résumé l’amour. Toujours non officiellement, il est également dit que cette Communauté, en étroit rapport avec l’Invisible, se manifestait par quelques minuscules villages, essentiellement répartis en Galilée et qu’elle avait créé une École initiatique au sommet du Mont Carmel. C’est au sein de l’un de ces villages qu’aurait grandi le Maître Jésus.

Deux approches…

 

Les partisans de ces deux approches ne peuvent que difficilement se rencontrer. En effet, les premiers ne décrivent que le regroupement de quelques centaines de religieux plutôt fanatiques aux thèses passablement apocalyptiques et dont la vie, parfois guerrière, était réglée par une multitude d’interdits et d’obligations. Quant aux seconds, leur perception de ce qu’étaient les Esséniens est rigoureusement opposée. Ils en font un peuple d’initiés, détenteurs de la Connaissance, terreau évident de la pensée christique.

 

C’est l’idée qu’en a donné, il y a une trentaine d’années, Edmond Bordeaux Székély par ses livres consacrés essentiellement à leur hygiène globale de vie. C’est l’approche qu’a également véhiculé ma propre expérience à travers la rédaction de « De mémoire d’Essénien« , au début des années 80, un livre-témoignage qui privilégie cependant avant tout l’aspect mystique de la Communauté. Je ne peux renier un tel vécu débouchant sur une sensibilisation accrue aux mondes de l’Invisible et aux thérapies énergétiques.

 

On comprend qu’il y a donc un fossé difficile à combler entre ces deux compréhensions du Mouvement essénien, d’autant plus que, dans notre société, les perceptions mystiques marginalisent inévitablement.

 

De mon côté, les décennies se sont par bonheur succédées avec leur lot de découvertes. Tout au long de leur course, elles n’ont cessé de me pousser à investiguer avec davantage d’acuité en direction des Esséniens des villages et de l’empreinte qui a vraiment été la leur.

 

De toute évidence, ce ne sont pas les ascètes du Qumran, coupés du monde et dont les préceptes laissent transparaître des accents d’intolérance qui peuvent aujourd’hui nous aider. Les dogmatismes ont déjà fait, me semble-t-il, tellement de dégâts dans notre monde pour que l’on soit tenté de se réfugier derrière eux, une fois encore.

 

Au sein des Communautés villageoises 
 

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C’est donc en direction des Communautés villageoises qu’il nous faut plutôt nous tourner afin de trouver une source d’inspiration.


C’est parmi elles que le Maître Jésus a passé une partie de sa jeunesse et aussi que les thérapeutes, les « Frères à la voix de lait » ont beaucoup œuvré pour parfaire leurs méthodes de travail sur les corps énergétiques.

 
Ces hommes et ces femmes étaient discrets. C’est la raison majeure qui a abouti à ce que pratiquement rien d’eux ne subsiste, hormis une étonnante somme de connaissances voyageant souterrainement et subtilement depuis deux millénaires. Nous leur devons beaucoup, non pas en tant qu’inventeurs d’un mode de vie prônant l’équité, la douceur et le maniement des énergies de Lumière mais en tant que relais majeurs d’une Tradition sans âge dont les anciens Égyptiens avaient été, avant eux, les gardiens puis les transmetteurs.

 

Le seul bémol que j’apporterai à la question, c’est le regard qu’un certain nombre de nos contemporains posent sur cette Communauté. J’en parle aujourd’hui d’autant plus librement que je pense avoir largement contribué à la diffusion de la pensée essénienne par un grand nombre d’ouvrages.   

Ne pas idéaliser…

 

En ce qui me concerne, il me paraît maintenant clair que l’on a sans doute tendance à idéaliser à l’excès le peuple essénien dans son ensemble. Celui-ci est  certes fascinant  et ¨différent¨ des autres dans le contexte de son temps et de sa terre, mais il ne faut pas nier qu’il avait ses raideurs et ses contradictions.

 

Ainsi, il ne suffisait certainement pas d’appartenir à la Communauté essénienne, pour pouvoir se targuer d’être initié à la plus grande des sagesses ni à l’art des thérapies…

 

C’est pourtant ce que l’on croit trop facilement actuellement. Je puis en témoigner par mes recherches personnelles : la Fraternité des hommes en blanc, ne produisait pas que des sages. On trouvait aussi parmi elle nombre d’intransigeants, de superstitieux et même parfois d’extrémistes capables de violence.

 

Cette dernière affirmation a de quoi surprendre et même choquer, j’en suis conscient. Il suffit pourtant de se souvenir de ce récit évangélique qui mentionne Jésus de retour dans son propre village puis contraint de quitter ce dernier, chassé par les jets de pierres et les injures. Si on s’accorde à dire qu’il s’agissait bien d’un village essénien, cela devrait pousser à réfléchir.

La perfection n’existe pas et n’a pas existé…

 

La vérité de qui étaient les Esséniens se cache en fait derrière le simple bon sens. En réalité, si les chercheurs officiels, généralement assujettis à un dogme qu’ils ont pour mission de défendre, manquent souvent de lumière et d’ouverture dans leur approche des choses, ceux qui idéalisent sans discernement le Mouvement essénien manquent, quant à eux, de racines et de réalisme.

 

Notre tort, à nous qui appelons à un changement de conscience et qui ne rêvons qu’à l’ouverture du cœur, c’est de trop fréquemment et trop facilement croire avec nostalgie en une perfection passée qui ne souffre pas de discussion.

 

Qui étaient les Ésséniens, que ce soient ceux de Qumran ou des villages ? Finalement des hommes et des femmes comme nous, avec leurs défauts et leurs qualités, leurs connaissances et leurs illusions, leurs rêves et leurs combats, leurs espoirs et leurs erreurs.

 

Des Initiés et des Maîtres de Sagesse ? Oui, il y en a bien évidemment eu parmi eux, Jésus étant leur aboutissement ultime. Cependant, leur Communauté comptait nombre de gens ordinaires, s’efforçant de vivre au mieux, parfois avec leur grandeur, parfois avec leur bêtise et leurs limitations. Exactement comme nous ! Reconnaissons qu’ils tentaient de vivre un aspect de la vérité « incarnable » sur Terre… mais pourquoi s’acharner à prétendre qu’ils incarnaient La Vérité ? 


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Nul n’est « élu », seul l’appartenance au genre humain compte…

 
Comme je viens de le souligner,  Jésus lui-même n’a pas été reconnu par l’ensemble de sa propre Communauté. Pourquoi ?

 

Parce qu’Il a dépassé celle-ci en brisant la forme d’élitisme qu’elle entretenait implicitement. Parce qu’Il en a brisé certains tabous et bousculé les règles internes. En fait, plus simplement parce que la notion de ¨peuple élu¨ était incompatible avec ce qu’Il incarnait. Pour Lui, il  y avait l’appartenance au genre humain et c’était tout.

 

Ainsi, affirmer que l’on a été autrefois Essénien comme on arborerait – si cela existait – un diplôme de Sagesse, n’a pas beaucoup de sens, même si c’est exact.

 

Je ne nie pas que beaucoup d’anciens Esséniens se soient aujourd’hui réincarnés. Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois dans l’Histoire; la période cathare en témoigne à sa façon. Je pense simplement qu’il est un peu vain de se prévaloir aujourd’hui du nom d’Essénien…

 

Nous n’avons pas à reproduire le passé mais à inventer un présent qui tente de parfaire le meilleur de ce l’on sait de ce passé.  Des Esséniens, il subsiste avant tout la sensibilité cristalline, celle que les plus purs d’entre eux ont semée dans le Temps, souterrainement comme dans le subtil. Je crois que c’est par le biais de cette sensibilité que leur patrimoine tente de ré-émerger… Un cadeau énorme et précieux pour notre monde asphyxié.

 

C’est un très beau legs qui dépasse surtout les multiples aspects de l’ »Essénisme » d’il y a 2000 ans. Ce ¨Essénisme¨-là, celui que nous pouvons vivifier aujourd’hui est universel, il ne doit plus traduire une Tradition particulière mais viser à toucher tous les cœurs humains de par le monde.

 

Ne craignons pas de le dire, un tel idéal essénien peut tout simplement se confondre dans ses grands principes avec l’idéal amérindien, bouddhiste, musulman, hindouiste et, bien sûr, chrétien au sens le plus ouvert du terme.

 

C’est vers lui, qu’il nous faut nous diriger. C’est de lui dont il faut manifester l’esprit, un esprit sans frontière ni nation.

 

Il est temps de s’y atteler car nous fonçons tête baissée vers un mur…

Voir :


• « De Mémoire d’Essénien«  par Daniel Meurois-Givaudan, aux Éditions Le Passe-Monde

• « Les enseignements premiers du Christ » par Daniel Meurois-Givaudan, au même éditeur 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Vivre comme les Esséniens

P. A. : Selon vous, de nos jours est-il possible de vivre à la façon des Esséniens ? Y a-t-il quelque chose qui puisse nous rapprocher particulièrement d’eux ?

 

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D. M. : En théorie, j’aurais envie de dire oui… mais, dans la pratique, je ne le crois réellement pas parce que deux mille ans se sont passés et que notre monde n’est plus du tout le même. Les Esséniens vivaient sous un certain climat, dans une nature saine et avec très peu de parasitage psychique. Vous savez, aujourd’hui nous sommes constamment pollués par une multitude de choses. Dans nos sociétés occidentales nous sommes agressés en permanence – je crois que le terme n’est pas trop fort – par des multitudes d’ondes : Nous avons toujours le cellulaire dans la main, notre cellulaire c’est notre petite télé et notre radio, n’est-ce pas ? C’est notre ordinateur portable aussi, on y collectionne des jeux vidéo, enfin bref, tout cela devient… tyrannique. Il ne faut surtout pas que l’on soit un seul instant seul avec soi-même !

Les informations affluent de partout, on dispose de, je ne sais pas combien de canaux de télévision. En résumé, nous sommes sursollicités par ce qui constitue une incroyable pollution mentale et psychique et qui fait qu’on ne peut plus, de toute façon, être comme il y a quelques millénaires. Le temps où l’être humain fonctionnait d’une façon simple, intuitive et spontanée est totalement révolu.

Par ailleurs, si on considère plus particulièrement les Esséniens, il faut réaliser le fait qu’ils mangeaient beaucoup moins que nous aujourd’hui. Leur organisme était moins encrassé que le nôtre. Dans le bassin méditerranéen, on sait qu’il y a un certain type de climat qui est propice à la frugalité. On sait aussi que dans les millénaires passés le corps physique était globalement beaucoup plus robuste qu’aujourd’hui et qu’il réagissait également beaucoup plus que le nôtre aux émanations subtiles de la Nature.

Aujourd’hui, notre corps est, qu’on le veuille ou pas, imbibé d’une multitude de produits chimiques, substances qu’on absorbe par les poumons ou par l’alimentation, même si on essaie de manger le plus naturellement possible. Il ne faut pas se faire d’illusion à ce propos… nous avons des produits qui ne sont plus aussi sains qu’autrefois. Inutile d’insister là-dessus, c’est l’évidence.

Même si la médecine moderne a sauvé bien des vies et allégé bien des souffrances, elle a aussi considérablement affaibli nos défenses immunitaires… ce qui fait qu’à l’heure actuelle il faut mettre en mouvement un arsenal infiniment plus important de thérapies énergétiques pour arriver à ce qu’on obtenait il y deux mille ans ou plus. Le corps humain s’est, d’une certaine façon, blindé contre tout, à son propre détriment.

Notre société a nécessairement bougé et le but n’est certainement pas de faire un retour en arrière, : « Moi je vais vivre comme les Esséniens… pas de télé, pas de voitures, pas de téléphone… ». C’est un discours passablement illusoire. On peut toujours se dire qu’on va créer une communauté et y vivre confortablement entre nous et puis se déclarer Essénien. Je veux bien, cela ne fait de mal à personne sauf que cela risque de recréer une forme d’élitisme cloisonnant. Tant qu’on « ésotérisera » – pardonnez-moi l’expression – on ne touchera pas la conscience du plus grand nombre.

Je crois qu’il faut se reconnecter au grand Principe amoureux de la Vie en se basant sur un partage ouvert, une communion avec la Nature qui ne cherche pas à faire d’étincelle, un dialogue avec le Tout qui ne se réclame pas nécessairement d’un contact avec je ne sais quel archange.

La base de l’Essénisme ne faisait pas de bruit. Pourquoi se dire « On va être des Esséniens aujourd’hui » ? Il y a autre chose à bâtir… Le passé est le passé, même si, dans l’absolu, le Temps est une illusion.

Aujourd’hui nous en sommes venus à une autre époque et ce qu’il nous appartient sans doute de faire, c’est d’adapter le meilleur de la pensée essénienne, de le mettre à jour en réalisant que les Esséniens d’il y a deux mille ans ne vivaient pas comme les Égyptiens de l’époque d’Akhenaton, tout comme ceux-ci ne vivaient pas non plus comme à l’époque atlante ou lémurienne etc.. etc.. Chaque période a ses caractéristiques et il n’y a pas à se nourrir de nostalgie.

Prenons ce qu’il y a de bon du passé, ce qu’il y a de constructif en lui, inspirons nous en mais pourquoi vouloir recréer et idéaliser ce qui n’était qu’une étape ? Cela ne me semble pas très juste et cela ne répond ni à ma sensibilité ni à ma compréhension de la pensée du Christ. Évidemment, chacun fait ce qu’il veut. Il y a cependant assez de beauté à créer aujourd’hui sans vouloir toujours tirer vers le passé.

Vous allez me dire : « Toi, pourtant, tu regardes toujours vers le passé avec les Annales Akashiques ». C’est exact… toutefois ce n’est pas pour le passé lui-même. C’est pour tenter, par les racines que je mets à jour, d’en retirer des éléments qui peuvent nous faire aller de l’avant. La nostalgie ne fait pas partie de mes outils. Je peux la comprendre mais elle exprime une fuite. Il y a des abominations aujourd’hui, il y en avait autrefois aussi, n’idéalisons donc pas le passé.

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Esséniens et Thérapie


P. A. : On dit et vous avez dit vous aussi, Daniel, que les Esséniens étaient des thérapeutes. On parle d’ailleurs beaucoup de thérapies esséniennes actuellement… Qu’en est-il au juste ?

 

Esséniens et Thérapie dans ESSENIENS esseniens


D. M. : Oui, effectivement les Esséniens étaient des thérapeutes. C’est officiel… non pas parce qu’ils avaient inventé à proprement parler une méthode de soins ou collecté un ensemble de connaissances thérapeutiques mais parce qu’ils en avaient hérité des anciens Égyptiens… Je veux parler ici des Égyptiens de l’époque d’Aménophis III et d’Aménophis IV, plus connu sous le nom d’Akhenaton. Ceux-ci s’étaient donnés pour mission de rassembler la somme des connaissances thérapeutiques disponible à leur époque, une somme de données qui voyageait souterrainement depuis les Temps les plus reculés. Certains disent depuis l’Atlantide mais on pourrait dire aussi depuis la Lémurie, c’est-à-dire depuis l’aube des Temps qu’il est humainement possible d’évoquer. Les Égyptiens régnaient sur l’ensemble du bassin méditerranéen. Ce sont eux qui ont construit, aux abords de ce qui est devenu aujourd’hui la ville Haïfa, le fameux monastère du Krmel dont j’ai parlé précédemment. Ce monastère s’est fait connaître, on peut le dire, comme une ambassade majeure de la connaissance thérapeutique et initiatique égyptienne sur les rives de la Méditerranée. À l’époque, cette terre n’était pas encore la Palestine sur laquelle le peuple israélite s’est installé. C’était une terre sous domination égyptienne.

Tout cela constitue la raison pour laquelle les héritiers spirituels des thérapeutes égyptiens, les Esséniens, poursuivirent la tâche de ces derniers en ce lieu. Moïse a été le grand transmetteur des connaissances égyptiennes vers peuple juif. Les Esséniens, une toute petite minorité en leur sein se sont donc retrouvés avec un énorme corpus de données essentiellement thérapeutiques. C’est pour cette raison qu’ils étaient particulièrement réputés à l’époque du Christ pour les soins qu’ils pouvaient prodiguer.

Ils avaient par ailleurs mis au point tout un réseau de « dispensaires », plus ou moins souterrains ou troglodytiques dans lesquels on prodiguait des soins. À travers toute la Palestine de l’époque, on les appelait des bethsaïds. L’aide y était gratuite ou faisait l’objet d’échanges de services.

Les Esséniens étaient connus pour ces lieux d’accueil – ceux-ci pouvaient par exemple servir de maternités – et pour la connaissance, je dirais « occultes » des lois subtiles qui régissent le corps humain. C’est à partir de cette réalité qu’a été véhiculée un peu partout à travers l’Occident l’approche énergétique du corps avec les techniques qui vont de pair.

En ce qui me concerne, j’ai redécouvert cela par moi-même, non pas en premier lieu par les Annales Akashiques mais par canalisation il y a à partir de l’automne 1984. La plongée de mon âme dans les Annales Akashiques m’a permis quant à elle d’approfondir la question au fil des années. À cette époque, dans un petit village du Périgord, j’ai donc commencé à recevoir puis à retransmettre des informations thérapeutiques provenant de sphères de consciences extérieures à celle de notre planète. Elles émanaient d’êtres non terrestres ayant déjà communiqué, dans un passé reculé, avec les anciens peuples de notre monde dont les Égyptiens et les Esséniens.

Les Esséniens étaient, je le rappelle des hommes et des femmes qui, psychiquement parlant, étaient en rapport aisé avec l’Invisible. Ils recevaient par conséquent eux-mêmes fréquemment des informations, des enseignements d’origine non terrestre et d’envergure cosmique, en prise avec le Divin pourrait-on dire.

Il se trouve donc qu’en 1984, lorsque j’ai été amené à me reconnecter avec mes anciennes existences essénienne et égyptienne et à amorcer tout le travail que j’essaie de mener à bien aujourd’hui, j’ai commencé moi-même à recevoir, publiquement, devant trente à cinquante personnes au rythme d’une ou deux fois par semaine, des informations concernant ces thérapies esséniennes… ou, plus précisément, égypto-esséniennes. J’ai noté ces informations de ma main, beaucoup ont aussi été enregistrées sur bandes magnétiques en même temps qu’elles étaient retransmises en direct devant une assemblée. J’ai travaillé pendant une douzaine d’années en France avec les personnes qui formaient celle-ci. Nous avons ainsi commencé à révéler et à pratiquer une méthode de soins énergétiques en fonction des messages reçus, avec leurs détails, et l’ensemble des informations qui m’étaient fournies.

Tout cela a fini par constituer une espèce de corpus que, depuis, j’ai continué à alimenter par d’autres informations qui me sont fournies ainsi que par de nombreuses lectures dans les Annales Akashiques…

Voilà donc l’historique de la question… On se trouve donc aujourd’hui avec une véritable somme de connaissances. Avec le temps, bien sûr, d’autres personnes que moi ont entrepris de la véhiculer. Elles ont repris la méthode dans ses fondements et l’enseignent à leur façon.

Les « soins esséniens » ont donc été réinitialisés comme cela à notre époque. Lorsqu’ils ont ressurgi à travers mes canalisations, on ne les appelait d’ailleurs pas spécifiquement « esséniens », on parlait de soins énergétiques universels. On a fini par les nommer esséniens par assimilation puisqu’il y a deux millénaires ce sont les thérapeutes esséniens qui les ont le mieux mis en pratique.

Aujourd’hui, je continue régulièrement à collecter des informations afin de les enrichir. Il y a environ vingt-cinq ans cette recherche a abouti à un livre d’initiation, « 
Les robes de Lumière » que beaucoup connaissent. Quelques années plus tard, cela a été la parution de « Ainsi soignaient-ils » puis de « Ce qu’Ils m’ont dit… » qui replace les informations reçues dans leur contexte… 


 jesuss dans ESSENIENS  Peut-être y aura-t-il, un prochain jour, un « Ainsi soignaient-ils » Tome II, ce n’est pas exclu,… Toujours est-il que cette Tradition thérapeutique est bien vivante ; elle constitue un héritage universel, tout simplement.

Je ne pense pas que qui que ce soit puisse se l’approprier même si je constate avec effarement qu’il en est pour songer à des appellations brevetées… Bien évidemment, il a fallu à cette Tradition une impulsion pour réapparaître. Celle-ci, il me faut bien le dire, est simplement passé à travers moi il y a quelques décennies. La vérité toute nue est là…

En dehors de cet aspect historique et au-delà du fait qu’il s’agit d’une méthode avec ses techniques qui lui sont propres, l’approche proposée sollicite avant tout une ouverture du cœur et de la conscience.

Vous savez, je pourrais peut-être écrire deux, trois ou quatre cents pages au sujet de cette méthode de traitements énergétiques, cependant ce n’est pas cela qui ferait pour autant de mes lecteurs des thérapeutes. Ce qui est important, à travers ce type de soins, c’est l’amour de l’autre, c’est l’empathie et la compassion. C’est le travail qui s’opère en triangle entre le Divin, le malade et le thérapeute. Il y a la circulation d’une « Force de Consolation de l’âme et du corps » qui est mise en mouvement par ce fameux triangle. On en revient toujours au principe de La Trinité… S’il n’y a pas cette circulation, cette onde d’amour qui voyage de façon triangulaire, eh bien… toutes les techniques du monde, aussi belles soient-elles, quelles soient atlantes, égyptiennes ou esséniennes – peu importe car finalement c’est la même chose – ne peuvent mener à rien. L’élan du cœur, l’écartèlement du cœur est primordial.

Afin de mettre l’accent sur cela j’ai accepté, voilà deux ans, d’accompagner mon épouse, Marie-Johanne Croteau dans l’enseignement de ces soins qu’elle porte également en elle depuis toujours. Conjointement, nous avons donc entrepris de donner en France, sur une période de trois ans, une formation à un certain nombre de personnes.

Ce n’est pas parce que cela nous est soudainement passé par la tête mais à force de recevoir des quantités et des quantités de demandes. On me demandait sans arrêt « Mr Meurois, quand allez-vous entreprendre une formation, etc.. etc… ». De mon côté, je ne me sentais pas poussé à reprendre ce type de travail tandis que mon épouse, Marie-Johanne, en voyait l’urgence et l’importance. Elle avait incontestablement raison et nous avons fini par envisager la question. Nous nous sommes dit que le temps était sans doute effectivement venu de reprendre la transmission avec la sensibilité requise. C’est elle, Marie Johanne, qui a finalement structuré la façon dont nous travaillons maintenant dans le cycle de formation qui s’est mis en place en France. Elle en est par conséquent l’instigatrice et la maîtresse d’œuvre.

Ni elle ni moi n’avons pour intention de créer une École à proprement parler mais disons que nous nous sommes sentis portés à transmettre les informations thérapeutiques découvertes puisqu’il y avait manifestement beaucoup trop de données qui n’avaient pas encore été diffusées. Il y avait les connaissances engrangées en moi depuis longtemps mais également dans sa mémoire à elle. Il faut savoir que Marie Johanne est très connectée, par son vécu, à sa propre mémoire essénienne et à la mémoire source d’il y a deux mille ans. Vous voyez qu’il n’y a aucun hasard au fait que l’on se soit retrouvé…

Ainsi donc, le travail continue, il se diffuse sous son impulsion… On peut l’en remercier. Comme je le disais il y a quelques instants, la technique n’est qu’une petite chose dans l’ensemble de la démarche. Notre travail constitue essentiellement une recherche de ce que l’on appelle l’Onde sacrée de guérison. C’est l’art de se connecter avec l’aspect sacré de l’être humain. Le plus important, c’est l’Essence de la Vie à retrouver et à offrir.

Nous ne « fabriquons pas des techniciens » qui vont maîtriser une multitude de pratiques, aussi fascinantes soient-elles. Nous entreprenons un travail d’éveil ou de réveil autant qu’on peut l’espérer, évidemment.

Alors voilà… c’est ce que je peux dire aujourd’hui des soins. Qu’on appelle ceux-ci esséniens, égypto-esséniens ou à sensibilité essénienne-égyptienne, cela importe peu. Peu importe la terminologie utilisée puisqu’ils sont de notre héritage commun et que personne ne peut se les approprier en tant que tels. Il y a juste quelque chose de beau et de sacré à communiquer et dont leur essence parle d’elle-même. C’est ce que Marie Johanne Croteau et moi essayons de faire. « L’Essénisme », entre guillemets, d’il y a deux millénaires ne cherchait pas autre chose.

 

 Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Jésus et les Esséniens

gifs étoilesP. A. : On dit que Jésus était l’un des leurs. Vous nous l’avez affirmé vous-même… mais les Apôtres étaient-ils, quant à eux, des Esséniens ? Quelle est votre opinion ?


D. M. : En réalité, mon opinion… n’est pas une opinion ! C’est un vécu. En ce qui me concerne, je ne peux pas dire « Je crois que… » ou « Je pense que… » parce que la croyance à mon sens n’a pas grande valeur lorsqu’elle n’est pas soutenue par un vécu. Même si cela peut paraître un peu péremptoire, d’après mon propre vécu, oui, effectivement j’affirme que Jésus est né d’une famille essénienne. Il y a passé sa petite enfance puis a été instruit au monastère du Krmel dont j’ai déjà parlé. C’est là qu’il a bénéficié de toute la formation de base que recevaient ceux qui étaient pressentis pour être les initiés esséniens. Évidemment, la formation qu’il y a reçue a été toute particulière, adaptée à l’être exceptionnel qu’il était. On peut dire que c’est entre les murs du Krmel que Jésus enfant a commencé à bâtir en lui le Maître qu’il allait devenir avant d’être habité pleinement par la Présence du Christ.

En ce sens, il a été l’aboutissement de l’expression totale de l’idéal essénien… Est-il besoin de dire que l’ouverture de cœur et de conscience qu’il a manifestée a même été bien au-delà ? 


Personnellement, mes propres souvenirs à travers les Annales Akashiques font que je ne peux pas parler de Jésus en disant simplement qu’il a été le plus grand des Maîtres esséniens. Ce serait trop réductif d’en rester là.

Il est facile de concevoir que, lorsqu’il a été investi par l’Esprit du Christ, il ait acquis une toute autre dimension. Les principes de base de l’Essénisme en lui, si je peux me permettre d’employer ce terme, ont complètement explosé. Ils ont été pulvérisés parce que trop limitatifs. C’est aisé à comprendre, me semble-t-il…

Le Christ n’était pas essénien, il a investi un corps essénien, celui du Maître Jésus ; c’est bien différent. 


 

Jésus et les Esséniens dans ESSENIENS image001


Comme je le disais précédemment, les Esséniens avaient leurs limitations. C’était des êtres ouverts mais il y avait des aspects culturels qu’ils ne pouvaient pas dépasser. Leur mission principale a été de préparer Jésus à être investi par la conscience du Christ. Ils étaient les plus aptes à opérer ce travail sur un organisme physique et une âme.

Cependant, lorsque le Maître Jésus a été investi de la Puissance du Christ, on ne peut pas dire qu’il a été particulièrement bien reçu par l’ensemble de la Communauté essénienne. En dehors de quelques-uns de ses hauts responsables, celle-ci a vu en lui un rabbin qui se prenait pour infiniment plus qu’il n’était. Pourquoi ? Parce dans le contexte messianique de l’époque Jésus, habité par le Christ, proposait, par sa parole et sa façon d’être, une véritable révolution, non seulement du Judaïsme mais aussi des Communautés esséniennes et de l’humanité.

Ce n’était pas plus admissible à leurs yeux que cela ne l’était pour l’ensemble du peuple et surtout des responsables religieux. Cela dérangeait tout ! Lorsque l’on nous dit – je crois que c’est dans l’Évangile de Mathieu – que le Christ s’est fait chasser à coup de pierres et qu’on a cherché à le précipiter dans un ravin, il faut prendre conscience que c’est dans le contexte d’un village essénien… Alors cela signifie que chez les « doux esséniens », il s’est fait rejeter  »manu militari ». On voit bien là à quel point il avait repoussé complètement les frontières de ce qu’on peut appeler l’Essénisme. Son ouverture de cœur et sa dimension incommensurable ne pouvaient se satisfaire de la simple application des principes esséniens aussi beaux fussent-ils.

Autant Jésus en tant que Maître était essénien, autant le Christ était le Christ, autrement dit universel. De la même façon, il est clair que le Bouddha n’était pas bouddhiste, il était le Bouddha, c’est tout. 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Mode de vie des Esséniens


P. A. : Pouvez-vous nous parler un peu du mode de vie des Esséniens des villages et nous dire en quoi ces Esséniens étaient différents des autres ? 

 

Mode de vie des Esséniens dans ESSENIENS esseniens1ac




D. M. : Les Esséniens des Communautés villageoises étaient forts différents de ceux de Qumrân même s’ils menaient aussi une vie rigoureuse autour de règles strictes. Ils observaient une discipline de vie en accord global avec la Tradition judaïque de leur époque mais, en même temps, ils vivaient marginalement parce que de façon plus ouverte et souple car en prise constante avec les forces de la Nature.

On le sait, le Judaïsme est une religion qui se caractérise par un certain nombre de principes assez rigides et au sein de laquelle il faut s’en tenir à l’observance d’un certain nombre de lois. Il y avait tout cela dans les villages esséniens mais leurs habitants se sentaient totalement à part dans la mesure où ils parlaient beaucoup plus librement d’un certain nombre de sujets. Il y avait entre eux infiniment moins de tabous que dans l’ensemble du peuple qui se conformait, lui, à l’observance de la loi, à la lettre près.

Cependant, tout cela et le fait que le Maître Jésus ait été formé parmi eux ne signifie pas que les Esséniens étaient nécessairement des initiés au sens où nous l’entendons dans les milieux dits spiritualistes. Vous savez, aujourd’hui, on a tendance à les idéaliser un peu trop. On voit souvent systématiquement en eux des sortes d’initiés absolus dans les différents livres qui s’écrivent ici et là à leur sujet.

P. A. : Ce n’était pas le cas ?

D. M. : Il y avait évidemment de grands initiés parmi eux, de véritables Maîtres de Sagesse mais je dirais, au risque de décevoir certaines personnes, que la plupart des Esséniens c’étaient très simplement des personnes qui tentaient de mettre en pratique une éthique de vie où la pureté de la conscience et de la morale passaient avant toute chose, où on apprenait à partager, à donner. Certains s’appliquaient à cultiver ce qu’on appelait « la langue de lait », c’est-à-dire l’art de la parole douce et fluide. Tout cela ne veut cependant pas dire qu’ils étaient parfaits pour autant ! Il faut comprendre qu’il ne suffisait d’être essénien pour prétendre être un être de Sagesse ou encore un initié.

La plupart des Esséniens des campagnes qui étaient des gens simples et analphabètes qui, comme tout un chacun, exprimaient aussi leurs colères, leurs frustrations etc. Ils constituaient évidemment une communauté fascinante parce qu’elle avait une ouverture d’esprit largement au-delà de la moyenne à l’époque mais qu’il ne faut pas non plus, je le répète, idéaliser à l’extrême.

P. A. : Pouvez-vous nous parler des autres Communautés de ce temps-là ?

D. M. : D’abord, il faut savoir que le nom « Essénien » n’était pas employé communément à l’époque. On confondait généralement les Esséniens avec les Nazarites
et les Nazaréens qui étaient des mystiques se démarquant, eux aussi, par le port de la robe blanche, les cheveux longs, la barbe et par certains rituels également.

La plupart du temps, quand des Esséniens apparaissaient sur un lieu, on les confondait avec les Nazaréens ou les Nazarites. En réalité, ils étaient extrêmement discrets. Ce qui les distinguait beaucoup des Nazaréens et des Nazarites, c’était leur pratique des soins et des thérapies. Ils s’intéressaient vraiment beaucoup aux plantes et aux onguents et à tout ce que l’on appelle aujourd’hui « soins énergétiques ». On pourra y revenir plus tard. Leur Fraternité en tant que telle était relativement peu connue mais on savait qu’elle formait des guérisseurs.

Parallèlement à cela, les Esséniens étaient plutôt craints par l’ensemble de leurs contemporains parce qu’on avait l’impression qu’ils manipulaient ce qu’on appelle la magie, c’est-à-dire le maniement des lois énergétiques… avec des pratiques pas toujours très « nettes ».

Ce qui n’était pas du tout le cas mais disons que cela contribuait à ce qu’ils se tiennent à part, quelquefois excessivement. Cela se traduisait chez beaucoup d’entre eux par un indéniable sentiment d’élitisme.

Il existait malgré tout une espèce de fluidité entre toutes les petites Communautés esséniennes et l’ensemble du peuple. Cela fonctionnait bien et circulait bien mais… les Esséniens n’en restaient pas moins des gens qu’on montrait du doigt. On les appréciait pour leurs talents mais on les craignait un peu.

P. A. : Toujours à cause de leur côté « élite » ?

D. M. : Nombre d’entre eux se percevaient de toute évidence comme appartenant à une élite. Ils n’étaient pas systématiquement perçus comme tels mais leur marginalité intriguait, inquiétait parfois et en faisait des êtres à part avec tout ce que cela sous-entend. 

 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

Les regroupements Esséniens.

gifs étoilesS. P. : Avez-vous des écrits originaux quant à ces soins, notamment sur ce qui vous a été transmis à partir de l’été 1984 en France  ?


D. M. : Oui, bien sûr… des textes manuscrits de ma main et des bandes magnétiques enregistrées « en direct » à l’époque. Ce sont avant tout pour moi des documents qui parlent à mon cœur. Je suis simplement heureux d’avoir été la langue et la main par lesquelles beaucoup de choses ont pu être exprimées. D’autres informations m’ont été communiquées depuis… Peut-être que leur divulgation s’imposera un jour.

Il faut bien comprendre que ma position n’est pas celle de quelqu’un qui dirait : « Regardez, ceci m’appartient ». Après plus de vingt années de discrétion dans ce domaine, j’éprouve seulement le besoin logique et naturel d’affirmer ici ma paternité.  Un  père qui comprend le sens de la vie ne dit pas : « Untel est mon enfant, il m’appartient ». Il affirme plutôt : « Je suis le père de untel, je le resterai inévitablement toujours mais mon enfant n’est pas ma possession. Je veille sur lui tandis qu’il vit sa vie. »  

Mon attitude est exactement celle là… Un enseignement est toujours amené à évoluer, à se développer, à se ramifier selon des sensibilités diverses. Vouloir le codifier à l’extrême ou se l’approprier avec une sorte de « copyright » serait une erreur fondamentale. Il n’empêche que sa source a légitimement le droit d’énoncer sa paternité sans que qui que ce soit puisse en être indisposé. 

S. P. : Votre lectorat vient d’apprendre que vous souhaitiez prochainement seconder votre conjointe, Marie Johanne, dans l’enseignement de soins qui se baseront précisément sur cette sensibilité et ces connaissances d’origine essentiellement esséniennes. Comment faut-il interpréter votre décision ?

D. M. : C’est une nouvelle très récente. J’imagine qu’elle correspond à ce que j’appelle un « plan de Là-Haut » ! Il y a des années que ma compagne Marie Johanne est sollicitée pour donner des formations en matière de soins énergétiques. Sa décision est la continuité naturelle du don qu’elle a toujours manifesté très discrètement. Quant à moi, il m’a paru logique d’accepter de la seconder dans ce travail. 

Je sais bien que certaines personnes seront troublées par cette annonce puisqu’il existe déjà deux ou trois formations de ce type. En réalité cependant, pourquoi donc ? Quoi de plus naturel que j’accompagne finalement un enseignement qui est passé par mon cœur durant des années ?  


Il ne faut surtout pas voir là le moindre esprit de « concurrence ». Ce serait un comble dans un tel domaine qui est d’abord celui du service ! Il s’agit seulement de la réponse à un pluralisme réclamé par un nombre grandissant de personnes et qui ne doit mener qu’à une culture des consciences… car enseigner, c’est en même temps continuer à chercher et à faire chercher.

J’insiste personnellement sur l’expression « sensibilité » essénienne et égyptienne. En effet, la sensibilité exprime l’ouverture, le non-dogmatisme et la mise en évidence d’une démarche intérieure profonde basée sur le vécu et l’expérimentation. L’apprentissage d’une thérapie énergétique s’accompagne avant tout d’un état d’esprit, lequel état d’esprit est le ferment de la transformation par laquelle le thérapeute naît à sa dimension et peut éventuellement révéler le guérisseur en lui.

S. P. : Pour conclure, permettez-moi de revenir à la « vague » actuelle faisant facilement référence aux Esséniens et à ce qui en découle : centres de vie, regroupements à l’aspect apparemment élitiste avec baptêmes renouvelables à souhait , etc… enfin tout ce qui est annoncé et proposé sur le Web  et qui  promet des merveilles de transformation… Quelle est votre position ?

D. M. : Je suis très dubitatif et vigilant… même si je me fais quelques adversaires en disant cela ! Cela peut incontestablement correspondre à certaines personnes et donc leur être utile.

De mon côté, je n’ai jamais été tenté par le fait de structurer un regroupement de postulants à la moindre initiation que ce soit. Cela aurait été facile. Il m’est arrivé d’être sollicité pour cela…  Personnellement je suis plutôt du style « coureur de fond » un peu solitaire et je ne « joue pas beaucoup du clairon ». Je tiens aussi à mon côté « mystique franc-tireur »; il est chevillé à mon âme.

J’ai toujours tenu à travailler en dehors de ce qui devient facilement une mode… Je remercie infiniment ceux qui me lisent de m’avoir témoigné leur compréhension et, en ce sens, leur fidélité au fil des années. Leur soutien est précieux parce que libre.

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – Interview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! – De Mémoires d’Esséniens. 

Enseignements des Esséniens

 

gifs étoilesS. P. : Certains enseignements prétendent offrir leur méthode de thérapies esséniennes suite à des lectures faites dans les Annales akhashiques tandis que d’autres, tout simplement parce qu’ils sortent de la bouche, de ce qu’on pourrait appeler « les élus » de la culture essénienne d’aujourd’hui. Quant à vous, Daniel Meurois, comment voyez-vous cela et comment la connaissance de ces soins est-elle parvenue jusqu’à vous ?


D. M. : Tout d’abord, je tiens à dire que mon intention n’est pas de m’opposer à qui que ce soit dans le travail de diffusion des thérapies énergétiques. Ce travail doit être incontestablement accompli actuellement. Chacun a naturellement sa façon d’agir, son tempérament, sa sensibilité. Cela doit être respecté. Je tiens cependant à remettre les choses à leur juste place car, avec le temps, elles ont toujours tendance à se déformer et à être colportées de façon erronée.

En réalité, l’ensemble des connaissances et des pratiques de base  qui constituent globalement ce qu’on qualifie aujourd’hui de « soins esséniens » m’a été donné par canalisation durant plus de dix ans à partir de 1984 dans un petit village du Périgord du nom de Plazac. Cet enseignement sous forme de canalisation était offert  hebdomadairement, tous les vendredis soirs, devant un groupe de personnes allant de trente à quarante personnes. Ce regroupement a toujours été informel, très discret. On ne parlait que vaguement d’un groupe de lecture d’auras… En fait, par ma bouche et parfois par ma main, c’étaient des Êtres venant d’un autre plan de conscience, ceux que j’ai toujours appelé les « Frères des Étoiles » qui s’exprimaient. Ainsi que je l’ai déjà dit, si le vocable de « soins esséniens » a été appliqué à leurs enseignements lorsque ceux-ci ont commencé à être diffusés dans le cadre de cours organisés, c’est tout simplement par extension, parce que leur pratique était connue de certains Esséniens. Si on veut être juste, ils sont bien plus universels que strictement esséniens. Mais tout cela n’est pas bien important, c’est juste une affaire de vocabulaire. 


 

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Par contre, toujours pour être juste et précis, il me faut dire que leur contenu n’est aucunement le fruit de lectures dans les Annales akashiques. Seul « 
Ainsi soignaient-ils » apporte un complément d’informations en direction du Christ et des Égyptiens obtenu par la lecture des Annales, bien des années après la canalisation des enseignements initiaux. Presque vingt cinq ans après le début de la retransmission de ces derniers dans le sud ouest de la France, il m’a finalement semblé utile de réunir les plus porteurs d’entre eux. C’est ainsi qu’est donc né, en ce printemps 2008, « Ce qu’Ils m’ont dit… », un document-témoignage qui replace les choses dans leur contexte.

Pour ce qui est maintenant de la prise de position de certaines personnes qui affirment enseigner « l’Essénisme » dans toute sa pureté et de façon quasi exclusive comme si elles étaient des maîtres élus « désignés » par une Autorité supérieure, je leur laisse l’entière responsabilité de leurs propos.
 Il s’agit à mon sens d’une attitude sectaire, élitiste qui, même si elle est globalement  bien intentionnée, ne peut en rien faire avancer la situation actuelle. Cela ne fait que cliver davantage la société et rendre plus difficile le travail de ceux qui y oeuvrent sur le plan spirituel dans une optique de réelle ouverture et de totale liberté. Mais encore une fois, à chacun ses choix… Je tiens seulement à dire que je ne suis pas solidaire d’une telle façon d’agir même si elle satisfait quelques adeptes. À mon avis, la notion de maîtrise signifie bien autre chose que ce qu’elle dit exprimer dans un tel contexte. En réalité, quand on observe l’histoire des mouvements spirituels, on voit bien que ne se sont jamais “dits maîtres” que ceux qui, un peu rapidement, se sont “sentis maîtres”… eux-mêmes et sans retenue. Avec un peu de recul et de bon sens, on s’aperçoit que la véritable maîtrise n’est pas une qualité qui s’auto-proclame mais un état d’être qui rayonne d’évidence, sans le moindre tapage

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.comInterview  d’octobre 2008 par Louise-Anne Holstein qui est bien entendu toujours d’actualité ! De Mémoires d’Esséniens. 

A propos des Esséniens

gifs étoilesCet interview de Daniel Meurois, réalisé en octobre 2008 par Louise-Anne Holstein est bien entendu toujours d’actualité ! 


Il « remet les pendules à l’heure » sur certaines réalités qui ont été quelque peu galvaudées ces dernières années. Son témoignage est précieux car, sans vouloir s’approprier quoi que ce soit, il « rend à César ce qui est à César » ; nous ne saurions lui en tenir gré et, c’est pour cela que j’ai choisi de publier cet interview.


Bonne lecture – Jean-Paul Thouny 

A propos des Esséniens dans ESSENIENS danielmeurois

S. P. : Daniel Meurois – Givaudan, cela fait exactement 28 ans que votre livre « De mémoire d’Essénien » est paru et qu’il demeure un livre de référence… Aujourd’hui, on parle plus que jamais de la communauté des Esséniens et des soins que ceux-ci prodiguaient. Comment vous situez-vous dans ce contexte ?

 

D. M. : Comme depuis le début, je crois, c’est à dire de façon très libre. Ces derniers temps cependant, j’observe beaucoup ce qui se passe et je ne cesse de m’étonner de l’ampleur que tout cela prend au fil des années. Je suis également souvent stupéfait par ce qui se colporte parfois d’un continent à l’autre et qui rattache systématiquement presque toute la connaissance en thérapie énergétique actuelle à la minuscule communauté essénienne qui vivait en Palestine il y a environ 2000 ans.

 

Il est vrai que les Esséniens se transmettaient de solides enseignements dans ce domaine… mais ils avaient aussi leurs limitations, leurs peurs et leurs tabous qui font que, si on les voyait agir aujourd’hui, on ne reconnaîtrait pas ce que nous entendons actuellement par thérapies esséniennes.

 

En dehors d’une célèbre École traditionnelle qui faisait référence à ce peuple, hormis les énigmatiques manuscrits de la Mer Morte et les ouvrages d’hygiène alimentaire de E. Bordeaux-Szekely, « De mémoire d’Essénien » a sans doute été le premier livre qui, il y a effectivement 28 ans, a été amplement consacré aux Esséniens et diffusé auprès d’un large public.

 

Je me rends pourtant compte aujourd’hui que cet ouvrage a peut-être trop idéalisé les Esséniens dans leur ensemble en en faisant des sortes d’initiés absolus. En réalité, les communautés que j’ai décrites dans ce livre ne représentaient qu’une modeste portion de la population de « coloration » essénienne… qui, elle–même, était une petite portion de la population de culture judaïque.

Ce qu’on peut qualifier de « culture essénienne » et dont j’ai témoigné à travers plusieurs livres n’était pas figé en une seule doctrine mais partagé entre trois tendances.

 

Celle qui était à l’honneur dans les villages était beaucoup plus ouverte que celle des monastères qui, il faut bien le dire, se montrait incroyablement sectaire. Élitiste à l’extrême, celle-ci se basait sur l’observance absolue d’un grand nombre d’interdits fort inspirés du fameux code de vie appelé « Lévitique ». Pour ces communautés monastiques, ce que nous entendons aujourd’hui par soins esséniens aurait été à peine pensable car le rejet du corps physique les caractérisait. 

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Ce n’est qu’au monastère du Krmel – la troisième expression du « courant essénien » – que le corps humain et ses rouages subtils ont été vraiment étudiés et enseignés. Pourquoi ? Parce que le Krmel tenait sa Tradition des anciens Égyptiens, beaucoup plus proches de leur corps que les Juifs de l’époque. Cette culture et les pratiques qui en découlaient ont beaucoup compté dans la formation du Maître Jésus, Son sens de la liberté et celui d’une nécessité de non-conformisme. Cela permet de comprendre pourquoi Sa propre communauté, dans Son village d’adoption, L’a rejeté.

 

Pour en revenir aux soins eux-mêmes, l’approche qui était précisément celle du « Rabbi Jeshua »  s’apparentait beaucoup à celle en vigueur chez les prêtres thérapeutes du temps du Pharaon Amenophis III et de son fils Akhenaton. Une approche magnifiée bien évidemment par Son incroyable dimension christique qui Le plaçait hors de tout repère possible.  C’est cette parenté avec une certaine Égypte qui m’a poussé à rédiger « Ainsi soignaient-ils », un prolongement à une première approche des soins énergétiques et de la lecture d’aura telle qu’abordée dans « Les robes de Lumière » puis ensuite complétée par « Ce qu’Ils m’ont dit… » selon la même source. 
Personnellement, en considérant tout cela, j’aurais tendance à ne pas vouloir me laisser enfermer dans un contexte strictement essénien qui, à mon sens, devient quelque peu galvaudé, schématique sur le plan historique et trop facile d’emploi parce que pratique et donc fourre-tout. 

Issu du site de Daniel Meurois:  www.meurois-givaudan.com – de Mémoires d’Esséniens. 

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