La pratique ancestrale chez les Esséniens

 

2ème partie : Cet interview de Daniel Meurois et de Marie-Johanne Croteau-Meurois, réalisé par le magazine Sacré-Planète et publié dans le n°44, qui développe le concept des Thérapies égypto-esséniennes, met en évidence l’origine des Soins Esséniens et Égypto-esséniens et le concept de Vie qui les soutient.
Ce savoir et ces valeurs font partie de l’enseignement que Daniel et Marie-Johanne diffusent en France dans leur concept de « Soins à sensibilité essénienne et égyptienne ».

Bonne lecture
Jean-Paul Thouny

A

SP : Quel était pour les Esséniens – et les Égyptiens qui ont précédé ceux-ci – le rôle de la maladie chez l’être humain ?

Daniel Meurois. : Dans leur Tradition comme dans toutes les grandes Traditions du monde, les thérapeutes ayant une vision globale de la maladie ont toujours perçu celle-ci comme un rendez-vous de l’être avec lui-même. La maladie indique inévitablement un carrefour dans la vie d’une personne, un carrefour qui lui suggère de repenser sa façon d’être, essentiellement son hygiène de vie intérieure. Celle-ci est émotionnelle et mentale. Elle est aussi en rapport avec ses croyances, car ces dernières deviennent vite des conditionnements qui orientent le comportement. En termes modernes, on pourrait dire que la maladie, vue sous cet angle, est perçue comme un clignotant rouge sur le tableau de bord d’un véhicule. Elle est le signe d’un désordre à repérer, dont les racines sont peut-être éloignées du symptôme qui se manifeste, ou apparemment sans rapport avec lui.

Pour en revenir aux Esséniens et aux Égyptiens, je dirais qu’ils accordaient beaucoup d’importance aux masses énergétiques engendrées par les pensées humaines. Ils voyaient, dans ces masses qu’on appelle de nos jours « Forme-Pensées », les germes de la plupart des troubles de santé. Ils avaient remarqué, d’une part que ces masses affaiblissent ou déstructurent l’aura humaine mais que, d’autre part, elles aimantent des organismes toxiques émanant du bas-astral, les « entité-maladies ». Leur première préoccupation était donc de nettoyer l’organisme subtil du malade par toutes sortes de méthodes, puis d’y lever certains barrages énergétiques, avant même de tenter d’y rétablir un courant de vie réparateur.

Des sortes de mantras, puis des pratiques de « reconstruction mentale » par visualisation, étaient ensuite enseignées aux malades capables de se prendre en charge afin qu’ils modifient leur rapport à la vie, et ne retombent pas dans le même problème. De manière générale, passer à travers une maladie, digne de ce nom, était pour ces anciens peuples comme franchir le cap d’une initiation. On était idéalement tenu d’essayer d’en comprendre le sens. Ce qui ne veut pas dire que c’était toujours fait et réussi.

Cette approche préfigurait incontestablement ce que nous appelons aujourd’hui les psychothérapies… hormis le fait que l’existence de l’âme en était le pivot majeur… « détail » qui n’est pas nécessairement le cas de nos jours, loin s’en faut, hélas. L’être est une globalité indivisible, ce qui veut dire que, si on l’ampute de l’une de ses dimensions, on ne résout aucun problème en profondeur.
On ne fait que le déplacer et on lui donne alors un autre nom.

 

SP : Les thérapeutes étaient à l’époque des prêtres car soigner était un acte sacré. Aujourd’hui, les choses ont évidemment changé et on ne conçoit plus que la prêtrise ait nécessairement quelque chose à voir avec les thérapies. À qui s’adressent les formations en soins esséniens que vous donnez, Marie-Johanne, en collaboration avec Daniel ?

Marie-Johanne Croteau-Meurois : Notre formation en soins esséniens ne s’adresse évidemment pas à tous. Nous pensons très honnêtement que tout le monde ne possède, hélas, pas en soi les qualités de base d’un bon thérapeute. Les qualités essentielles que nous recherchons dans notre école de formation sont, entre autres, celles de la réelle compassion – beaucoup de gens ignorent d’ailleurs le véritable sens de ce mot – la volonté sincère d’aider, la capacité d’écoute et d’accueil de la personne malade. À cela, il faut ajouter l’honnêteté, le discernement, une démarche spirituelle évidente et ce qu’on appelle la foi. Enfin, l’idéal est aussi de manifester certains dons particuliers propres à faciliter l’approche de ce type de thérapie comme, par exemple, une sensibilité particulière aux niveaux des mains, de la clairaudience, de la clairvoyance, etc.

Il ne s’agit pas de dire : « Pour soigner, on injecte de la lumière, de la lumière qui est autour, dans les corps subtils… » car, à mon sens, c’est une formulation incohérente dans le cadre de la Tradition essénienne. Elle semble ignorer absolument tout de l’aspect sacré des soins, et est réductrice quant à leur principe de base : celui de la recherche intérieure chez le thérapeute d’une « qualité » de Lumière spécifique. Le but est de canaliser celle-ci et ensuite de l’infuser avec le Cœur et toute la Conscience requise dans le corps du malade… en n’omettant pas de demander l’assistance et l’aide des Présences célestes, des Guides de Lumière.

Il faut préciser que l’acte de soigner est un acte de symbiose totale avec le « Ciel ». Une trinité composée de la Présence divine, du thérapeute et du malade doit se manifester. L’énergie thérapeutique circule donc du Ciel vers le thérapeute, son outil et son canal. Le thérapeute, de par ses mains, transmet ensuite au corps du malade « l’Onde sacrée de Guérison », dont la Lumière retourne ensuite au « Ciel ». Il s’agit d’un mouvement trinitaire et continu de régénération de la circulation de l’Énergie de Guérison et d’Amour des sphères célestes.

SP : Quelle place accordez-vous au sacré dans ces soins ?

MJCM : J’y accorde toute la place car soigner est un acte sacré en lui-même. Pas d’appel à l’aide d’une Présence de Lumière ? Pas de reconnaissance du Sacré ? Alors pas de réelle guérison possible.
C’est aussi clair et simple que cela. Tout résultat positif, en soins esséniens-égyptiens, repose sur la foi du thérapeute et le respect de l’aspect sacré du soin, donc sur une vraie connexion avec l’Onde divine universelle.

Daniel et moi-même n’enseignons pas qu’un ensemble de données à intégrer mentalement. Nous enseignons à désapprendre le mental pour se connecter à la Source et au Cœur de celle-ci en soi ainsi qu’à l’extérieur de soi, afin de laisser s’exprimer le Courant thérapeutique sur le corps malade. Nous essayons de faire sentir à nos étudiants l’existence d’une autre « marche » à gravir, celle qui dépasse le simple niveau du thérapeute et qui mène à celui du thérapeute-guérisseur.

Nous recommandons.par ailleurs de travailler en parallèle avec la médecine officielle de notre société, car aucune médecine ne devrait en exclure une autre. Les thérapies esséniennes résultent d’une communion sacrée et intime de l’âme et du cœur. La sagesse et la maîtrise sont de savoir manier intelligemment l’une et l’autre. Si nos enseignements souhaitent donner tous les outils de cette méthode, ils espèrent par-dessus tout faire toucher son côté mystique en permettant aux mains du thérapeute et à son cœur d’intégrer en eux l’Onde de la Guérison et de multiplier ainsi l’impact d’une simple technique. « L’amour seul ne suffit pas, il lui faut ce Souffle qui s’appelle Vouloir (1). Sans lui vous ne rêvez rien, vous n’accomplissez rien » est-il dit dans « Les Enseignements premiers du Christ » (2).

SP : Le Christ occupe manifestement une place très importante dans ce que vous enseignez. Le considérez-vous comme un thérapeute essénien ?

MJCM : Oui, le Christ occupe effectivement une très grande place dans ce que nous enseignons mais certainement pas parce que nous considérons qu’Il était un thérapeute essénien. Certes, Il avait été formé par « la Grande Fraternité des Frères en Blanc » dès son tout jeune âge au Krmel mais Il avait été aussi initié en Égypte et y avait enseigné dans les temples de thérapies.

Daniel Meurois a donné de multiples témoignages à ce sujet dans ses écrits et séminaires mais pour en un bref rappel, il a dit à peu près ceci : « De retour de son long voyage de 17 ans en Inde et dans les Himalayas, le Maître Jeshua, lors d’une mort initiatique dans la grande pyramide de Chéops, fut investi par la supra-conscience solaire du Christ. Suite à cet événement majeur, Il fut investi par une autre Force au cours d’une seconde initiation, lors de la fameuse cérémonie du Baptême dans le Jourdain. À la supraconscience du Christ s’est ajoutée Celle du Logos de notre Galaxie. Lorsqu’on parle du Christ, on parle donc du Christ-Jésus. On évoque trois puissances en une : la première, celle du Maître de sagesse incarné, la deuxième, celle de l’Être le plus réalisé de notre système solaire, la troisième comme étant issue de la Grande Présence manifestée dans notre Galaxie ».

Marie-Johanne ajoute : « Jai eu la chance d’être un témoin féminin proche du Christ, il y a deux mille ans. Vous faire un portrait de qui « Il » était et de « Ce » qu’Il est toujours,
pour moi, m’est tellement difficile… les mots sont trop petits ou insignifiants… Encore aujourd’hui, je n’arrive pas à décrire ni à exprimer tout ce qui agissait et irradiait « de » et « par » Lui. Non, le Christ n’était pas un thérapeute essénien, Il était le Christ ! C’est par mon propre souvenir des enseignements du Maître Jeshua en personne reçus avec d’autres disciples en petit comité que j’enseigne maintenant. Je le fais donc avec la mémoire vive de mon âme. C’est par ce souvenir de Lui que je colore tous mes enseignements. Je n’oublie pas bien sûr, la source de base de ces soins reçus directement des Elohims (ou Frères des Étoiles) et revivifiés par Daniel ».

SP : Les thérapeutes esséniens étaient-ils plus souvent des hommes ou des femmes ?

Est-ce que les femmes avaient des fonctions spécifiques à l’aide, par exemple, d’huiles et de plantes ?

MJCM : Les Traditions des Églises sont essentiellement patriarcales et ont toujours eu tendance à laisser toute la place aux hommes. Le Maître Jeshua avait au contraire privilégié ou encouragé une tradition matriarcale. Ses premiers disciples étaient incontestablement des femmes, sa mère Myriam, Marie-Madeleine, Marie-Salomé, Marie-Jacobé… Ces femmes disciples s’appliquaient à soigner comme Lui au moins autant que les hommes.

Cela n’empêchait pas certaines d’entre elles de travailler à l’élaboration d’huiles précieuses utilisées en soins, de parfums spécifiques, et d’utiliser des plantes médicinales selon les méthodes ancestrales esséniennes et égyptiennes. Il ne faut cependant pas s’imaginer que tous les disciples du Maître Jeshua avaient tous des dons pour la guérison ou des connaissances dans ce domaine… comme il serait faux de croire qu’ils étaient tous des orateurs capables de rassembler des foules. C’est leur rayonnement qui a opéré l’essentiel de la transmission de sensibilité christique, qu’ils aient été hommes ou femmes, thérapeutes ou non.

SP : Daniel Meurois, y a-t-il eu une évolution des soins entre thérapeutes égyptiens et esséniens ? Est-il exact de dire que les soins esséniens étaient un peu plus éthérés ou peut-être plus dépouillés ?

D. M. : Il y a nécessairement eu une évolution ou plutôt un ensemble d’adaptations. C’est logique et rassurant car tout ce qui est figé, meurt. Chaque peuple, chaque culture a sa propre sensibilité, ses points forts et ses faiblesses. Une même connaissance qui voyage d’une tradition à l’autre se colore donc inévitablement au contact de la terre qui la reçoit. Elle peut s’enrichir dans certains domaines ou se fragiliser dans d’autres, c’est ce qui la rend vivante. Il ne faut pas oublier que la tradition de ces soins était d’abord orale. D’un enseignant à l’autre, de l’Égypte à la Palestine, on y trouvait par conséquent quelques variantes.

En réalité, affirmer que les soins étaient plus éthérés ou plus dépouillés chez les Esséniens que les Égyptiens serait un peu simpliste. Cela dépendait essentiellement du maître qui enseignait et du contexte dans lequel il communiquait sa connaissance. Je reconnais toutefois que les Esséniens craignaient un peu plus le contact du corps que les Égyptiens en raison de leur appartenance au Judaïsme. Je dirais aussi que les Égyptiens se montraient moins dualistes qu’eux à ce propos, car ils voyaient plus facilement le corps physique comme un temple à respecter que comme une manifestation pesante de la vie.

À ce niveau, Jeshua se montrait certainement plus Égyptien qu’Essénien car il ne craignait aucun des aspects du corps humain ; Il ne répugnait absolument pas au contact de la chair, contrairement à ce que toute la Tradition chrétienne a cherché à nous faire croire. À ses yeux, la vie était une globalité dont aucun des niveaux de manifestation n’était à exclure. C’est ce que Marie-Johanne et moi tentons de faire comprendre dans la façon dont nous communiquons les thérapies. Le subtil et le dense sont étroitement imbriqués et ne doivent pas se repousser ou s’exclure l’un l’autre.

SP : La science actuelle découvre des notions dont les Égyptiens avaient, semble-t-il, connaissance il y a plusieurs milliers d’années. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

D. M. : j’ai effectivement évoqué, dans « Ainsi soignaient-ils« , l’existence dans le cœur humain d’un point précis que les Égyptiens du temps d’Akhenaton appelaient « le point-vie ». Un tel point paraît bien correspondre avec une zone mise en évidence depuis peu dans le cœur humain par les chercheurs de l’Institut Heartmath, aux États-Unis. Il s’agit d’une zone hyper-sensible constituée d’environ 40 000 cellules à laquelle il ne faudrait toucher en aucun cas, lors d’une chirurgie cardiaque, sous peine de provoquer la mort instantanée du patient.

Les chercheurs en parlent clairement comme d’un cerveau cardiaque doté de mémoire. En ce qui me concerne, ce point me fait nécessairement penser au prolongement ou à l’expression physique de ce que l’on nomme l’atome-germe.

L’atome-germe, je le rappelle, est un atome subtil fait de condensé d’Akasha. Il constitue, en quelque sorte, la base fondamentale de données – ou, si on préfère, le « disque dur  » – de chaque être humain. Il est sa mémoire totale depuis l’origine de ce qu’il est. Il véhicule donc les éléments karmiques de chacun, son histoire et son architecture profonde. Je ne doute pas que cette découverte moderne – qui est en réalité une redécouverte – puisse susciter beaucoup d’intérêt dans les années à venir et participer finalement au rapprochement du subtil et du dense. Finira-t-on par comprendre que l’intelligence du cœur n’est pas qu’un beau concept métaphorique et poétique ?

SP : Un tome II d’« Ainsi soignaient-ils ? » est-il en préparation ?

D. M. : À vrai dire, peut-être bien plus qu’un simple tome II… mais ce sera une surprise. Il y a tant à dire pour « ressusciter » tout cela !

Interview de Daniel Meurois et Marie-Johanne Croteau-Meurois

www.danielmeurois.com

Les thérapies Esséniennes

Une entrevue de Marie Johanne Croteau Meurois et de Daniel Meurois.

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1 – La Tradition des soins énergétiques que l’on connait aujourd’hui sous l’étiquette globale de “Soins esséniens” était également connue en Égypte antique. Cependant, ne serait-elle pas plus ancienne encore ? Pouvez-vous nous parler de ses véritables origines ? Peut-on, par exemple, évoquer l’Atlantide ?

Daniel Meurois : En réalité, c’est une Tradition qui n’a pas d’âge.

Étant donné qu’elle se base sur une connaissance intime des circuits empruntés par le Courant universel de la Vie au sens le plus large du terme – c’est-à-dire cosmique et intemporel -  il est pratiquement impossible de parler de ses origines. Évoquer l’Atlantide ce serait mentionner une simple étape de son parcours rien de plus. Cela n’apporterait rien de plus.

Ce qui est certain, c’est que cette Tradition n’est pas uniquement “terrestre”. Je veux dire qu’elle a voyagé d’un monde à l’autre. Chaque type d’humanité et chaque peuple par lesquels elle est passée l’a évidemment un peu colorée à sa façon, c’est qui est logique. Par ailleurs, c’est ce qui fait aussi sa richesse.

En réalité, soigner avec l’aide des mains et en fonction de l’anatomie subtile du corps est un réflexe inné propre à toute personne sensible à l’existence de l’âme. C’est l’éducation que celui-ci reçoit dès sa plus petite enfance qui le fait généralement se détourner de ce genre de rapport avec l’être, sa maladie et sa souffrance. On peut penser sans craindre l’erreur que ce que j’appelle aujourd’hui la Tradition égypto-essénienne s’est construite au fil des âges et des mondes à force d’observations et d’expérimentations, d’abord intuitives, puis structurées en un système cohérent révélant clairement la présence d’une architecture subtile de l’être humain et, par conséquent, de son rapport avec le Divin.

2 – Quels furent les rôles d’Aménophis III et d’Akhenaton dans la diffusion de cette Tradition ?

D.M. : Ces deux pharaons ont été les principaux compilateurs éclairés et méthodiques de ce corpus de données. Pour l’Occident et dans le présent cycle d’humanité, ce sont eux qui ont structuré un tel système de références et de pratiques. Ils en sont restés les gardiens jusqu’à sa transmission à un groupe restreint de personnes au sein du peuple hébreu. C’est par Moïse que la transmission s’est opérée, même si celui-ci n’occupait pas une fonction de thérapeute parmi le siens. Lorsque je dis “Moïse” cela signifie lui et ses proches. C’est comme lorsqu’on dit “c’est Aménophis III et Akhenaton”… On devrait plutôt dire que c’est sur leur demande. En résumé, toutes les connaissances qui ont la réputation d’être ésotériques dans notre Culture occidentale ont été collectées, structurées puis développées par les Égyptiens. Les Esséniens n’ont pas adopté la totalité de cet héritage. Les thérapies les motivaient en priorité ainsi que les données concernant la constitution subtile de l’Univers… Pour quelle raison ? Tout simplement parce qu’il y a un rapport d’analogie entre ces deux sujets. Le corps humain est une réplique du cosmos. Pour le reste des connaissances traditionnelles, c’est la science de la Kabbale qui s’en est chargée.

3 – Certains ouvrages affirment que ceux qui ont été formés selon cette Tradition auraient été initiés à l‘immortalité ? Est-ce que les annales akashiques permettent de dire quelque chose à ce sujet ?

D.M. : Le principe d’immortalité ne figurait pas parmi les préoccupations des initiés thérapeutes esséniens. Pour eux comme pour nous, le corps physique n’était que transitoire. Il existait cependant des pratiques très particulières basées essentiellement sur la maîtrise du souffle et dont le but était de nettoyer le corps et le mental de la plupart des scories qui accélérant son vieillissement. Elles étaient réservées à un très petit nombre de personnes – un peu analogues à des yogis avancés – qui se sentaient appelées à prolonger à l’extrême le bon état de leur corps. Le fait de pouvoir amener le corps physique à un autre plan vibratoire sans passer par la mort – comme c’est le cas pour les Maîtres de Shambhalla et de leurs disciples alchimistes – est le résultat d’une illumination ou d’une transfiguration individuelle orientée vers une forme de service très précis. Ce n’est pas le fait d’une École initiatique spécifique. Aujourd’hui, la recherche, presque compulsive, de l’immortalité de la chair est clairement le délire d’une certaine Amérique qui est fascinée par tout ce qui ressemble à des pouvoirs et qui craint par dessus tout la vieillesse et la mort. Le véritable immortalité se situe à un tout autre niveau.

4 – Comment une telle Tradition a-t-elle perduré dans le temps ? Y a t-il aujourd’hui des groupes qui seraient encore détenteurs de ses connaissances ? On évoque parfois la Rose-Croix et le Catharisme…

D.M. : La Tradition égypto-essénienne a perduré de façon souterraine dans son aspect global à travers  les Écoles et Mouvements initiatiques occidentaux. Pour ne citer que les plus connus, on peut effectivement évoquer ici les Ordres Rosicruciens, certaines organisations qui se réclament des Templiers et même, par certains aspects, le Druidisme bien que la filiation des connaissances qui font celui-ci soit plus complexe. Il est exact que le Catharisme n’est pas à omettre d’une telle liste, même si on peut déplorer son côté très dualiste… lequel, par ailleurs, le fait se rapprocher un peu de l’ “Essénisme” des monastères.

On parle ici de connaissances dites purement ésotériques, de rituels faisant appel aux énergies subtiles de la Nature mais aussi de haute métaphysique et de philosophie au sens sacré du terme. Ces Mouvements et ces Écoles, se manifestent généralement par cycles d’activité et de sommeil, ce qui veut dire avec des hauts et des bas, des apogées et des décadences, comme tout ce qui est incarné.

En ce qui concerne une Tradition thérapeutique structurée et fournie, à ma connaissance, il est beaucoup moins évident d’en retrouver la trace au coeur de ces Écoles. Dans la théorie de la transmission de la structure énergétique du corps humain,  oui, c’est certain… ( encore que l’Orient ait été beaucoup plus précis à ce niveau ) mais pas dans l’enseignement organisé de pratiques thérapeutiques proprement dites.

Il ne faut pas oublier que la Tradition égypto-essénienne était essentiellement orale. Lorsque certaines données étaient couchées par écrit, sur des rouleaux de papyrus par exemple, c’était souvent de manière codée ou symbolique. Ce n’était pas tant pour dissimuler des informations que pour en préserver le caractère sacré et intangible. Aujourd’hui, nous avons l’impression que les mots peuvent tout définir alors que, très souvent, ils enferment des concepts dans une sorte d’enclos mental. C’est là où les symboles et les archétypes trouvent leur raison d’être. Ils amènent la réflexion à différents niveaux… sachant qu’on n’accède pas à ces niveaux simplement à l’aide de bonnes capacités intellectuelles.

5 – Comment est donc réapparue cette Tradition thérapeutique à notre époque ?

D.M. : Je dois dire que j’ai été personnellement amené à la faire ressurgir sans l’avoir toutefois recherchée. En premier lieu, il me faut préciser que cela ne s’est pas fait – contrairement à ce qui a été dit – par le biais des Annales akashiques, c’est-à-dire de la Mémoire du temps  mais par canalisation.

Ces canalisations – par incorporation – se sont produites dès l’automne 1984. Quant aux recherches de mon âme à travers les Annales akashiques, elles m’ont permis, quant à elles, d’approfondir puis de structurer progressivement l’ensemble des données découvertes au cours des décennies.

En 1984 donc, dans le petit village de Plazac, en plein Périgord, j’ai commencé à canaliser et à retransmettre ainsi, en direct, des informations d’ordre thérapeutique. Celles-ci m’étaient adressées à partir de sphères de consciences extérieures à celle de notre planète, Elles émanaient d’êtres non terrestres qui avaient déjà communiqué, dans un passé reculé, avec les anciens peuples de notre monde dont tout spécialement les Égyptiens et les Esséniens.

Notez bien que je préfère utiliser l’expression “sphères de conscience extérieures à celle de notre planète” plutôt qu’une autre qui serait plus contemporaine. Pourquoi, me demanderez-vous ? D’abord, basiquement, parce qu’une certaine science-fiction et certains écrits ont utilisé de n’importe quelle façon ces termes-là et les ont galvaudés. Ensuite parce que la notion de “sphère de conscience” fait avant tout référence à celle de “niveau de conscience”, autrement dit à une altitude intérieure de l’être et non pas à un écart technologique. Dans les anciens textes rattachés à notre culture, on parle en fait d’Élohims. C’est bien d’eux dont il s’agit ici ; ils sont à la source des informations que je reçois depuis 1984.

Un certain nombre d’Esséniens, mais pas leur totalité,  étaient – faut-il le rappeler ? – des hommes et des femmes qui entretenaient, de par leur sensibilité psychique, un rapport aisé avec l’Invisible. Le contact avec des présences d’origine non terrestre et d’envergure cosmique – donc en prise avec le Divin – leur était familier. Il arrivait que ceux-là communiquent donc avec les Élohims.

En 1984, lorsque j’ai été amené à me reconnecter régulièrement avec mes anciennes existences essénienne et égyptienne puis à donner le véritable “coup d’envoi” du travail que j’essaie de poursuivre aujourd’hui, j’ai commencé, de ce fait, à recevoir publiquement, devant une assistance de trente à cinquante personnes au rythme d’une ou deux fois par semaine, des enseignements relatifs aux thérapies esséniennes… ou, plus exactement, égypto-esséniennes.

Lors de chaque réunion, je consignais ces informations de ma propre main. Beaucoup de données passant par ma bouche lors des moments de canalisation ont également fait l’objet d’enregistrements sur bandes magnétiques tandis qu’elles étaient retransmises en direct devant les personnes présentes. Dans le Périgord, ce travail s’est étendu sur une douzaine d’années, il s’est ensuite prolongé au Québec. C’est de cette façon que la Tradition thérapeutique dont il est question ici a ressurgi. La méthode de soins énergétiques qui en résulte a toujours été accompagnée de messages précis, avec tout un ensemble d’informations.

Ces données à la fois pratiques et spirituelles ont finalement  et tout naturellement constitué au fil des ans un véritable corpus. De nombreuses lectures dans les Annales akashiques viennent toujours régulièrement les compléter.

C’est de cette façon que l’on peut résumer l’historique de cette Tradition thérapeutique telle qu’elle se manifeste de nos jours…

Lorsque les soins esséniens – ou égypto-esséniens si on préfère puisque que cette dénomination est somme toute plus précise – ont refait surface à travers les incorporations dont j’ai fait l’objet, on ne leur donnait d’ailleurs pas de nom spécifique. On évoquait simplement des soins énergétiques universels. On les a finalement nommés esséniens par assimilation puisque ce sont les thérapeutes esséniens qui ont été les derniers à les pratiquer il y a environ deux mille ans

Je dois ajouter que la somme d’informations qu’ils constituent maintenant s’enrichit encore aujourd’hui au rhyme des informations que je collecte et avec le concours et le savoir-faire de mon épouse, Marie Johanne, très “en prise” également avec “l’époque essénienne”.

6 – Quel était pour les Esséniens – et les Égyptiens qui ont précédé ceux-ci – le rôle de la maladie chez l’être humain ?

D.M. : Dans leur Tradition comme dans toutes les grandes Traditions du monde, les thérapeutes ayant une vision globale de la maladie ont toujours perçu celle-ci comme un rendez-vous de l’être avec lui-même. La maladie indique inévitablement un carrefour dans la vie d’une personne, un carrefour qui lui suggère de repenser sa façon d’être, essentiellement son hygiène de vie intérieure. Cette hygiène est émotionnelle et mentale. Elle est aussi en rapport avec ses croyances car ces dernières deviennent vite des conditionnements qui orientent le comportement. En termes modernes, on pourrait dire que la maladie vue sous cet angle est perçue comme un clignotant rouge sur le tableau de bord d’un véhicule. Elle est le signe d’un désordre à repérer, un désordre dont les racines sont peut-être éloignées du symptôme qui se manifeste ou apparemment sans rapport avec lui.

Pour en revenir aux Esséniens et aux Égyptiens, je dirais qu’il accordaient beaucoup d’importance aux masses énergétiques engendrées par les pensées humaines. Ils voyaient dans ces masses qu’on appelle de nos jours “formes-pensées”, les germes de la plupart des troubles de santé. Ils avaient remarqué, d’une part que ces masses affaiblissent ou déstructurent l’aura humaine mais que, d’autre part, elles aimantent des organismes toxiques émanant du bas-astral, les “entités-maladies”. Leur  première préoccupation était donc de nettoyer l’organisme subtil du malade par toutes sortes de méthodes puis d’y lever certains barrages énergétiques avant même de tenter d’y rétablir un courant de vie réparateur. La notion de “désinfection” était donc primordiale à leurs yeux.. Des sortes de mantras puis des pratiques de “reconstruction mentale” par visualisation étaient ensuite enseignés aux malades capables de se prendre en charge afin qu’ils modifient leur rapport à la vie et ne retombent éventuellement dans le même problème. De manière générale passer à travers une maladie digne de ce nom était pour ces anciens peuples comme franchir le cap d’une initiation. On était idéalement tenu d’essayer d’en comprendre le sens. Ce qui ne veut pas dire que c’était toujours fait et réussi. Cette approche préfigurait incontestablement ce que nous appelons aujourd’hui les psychothérapies… hormis le fait que l’existence de l’âme en était le pivot majeur… “détail” qui n’est pas nécessairement le cas de nos jours, loin s’en faut, hélas. L’être est une globalité indivisible, ce qui veut dire que, si on l’ampute de l’une de ses dimensions, on ne résoud en profondeur aucun problème. On ne fait que le déplacer et on lui donne alors un autre nom.

7 – Les thérapeutes étaient à l’époque des prêtres car soigner était un acte sacré. Aujourd’hui, les choses ont évidemment changé et on ne conçoit plus que la prêtrise ait nécessairement quelque chose à voir avec les thérapies. Marie Johanne Croteau Meurois à qui s’adressent les formations en soins esséniens que vous avez mises en place et que vous donnez actuellement en collaboration avec Daniel ? Quelle place y accordez-vous au Sacré ?

Marie Johanne Croteau Meurois : Notre formation en soins esséniens ne s’adresse évidemment pas à tout le monde car nous pensons très honnêtement  que tout le monde ne possède hélas pas en soi les qualités de base d’un bon thérapeute. Les qualités essentielles que nous recherchons dans notre École de formation sont, entre autres, celles de la réelle compassion – beaucoup de gens ignorent d’ailleurs le véritable sens de ce mot – la volonté sincère d’aider et de soigner, la capacité d’écoute et d’accueil de la personne malade. À cela il faut ajouter l’honnêteté, le discernement, une démarche spirituelle évidente et ce qu’on appelle la foi. Enfin, l’idéal est aussi de manifester certains dons particuliers propres à facilité l’approche de ce type de thérapie comme, par exemple, une sensibilité particulière aux niveaux des mains, de la clair-audience, de la clairvoyance, etc…

Il ne s’agit pas de dire, comme je l’ai malheureusement entendu récemment sur une vidéo consacrée à ce type de thérapies: « Pour soigner on injecte de la lumière, de la lumière qui est autour, dans les corps subtils…  ».

Cette réponse m’a laissée perplexe car, à notre sens, c’est une formulation incohérente et inconsistante dans le cadre de la Tradition essénienne. Une telle réponse semble ignorer absolument tout de l’aspect sacré des soins et est réductrice quant à leur principe de base : celui de la recherche intérieure chez le thérapeute d’une ¨qualité¨ de Lumière spécifique.  Le but est de canaliser celle-ci et ensuite de l’infuser avec le Cœur et toute la Conscience requise dans le corps du malade… en n’omettant pas de demander l’assistance et l’aide des Présences célestes,  des Guides de Lumière.

Il faut préciser que l’acte de soigner est un acte de symbiose totale avec le ¨Ciel¨. Une trinité composée de la Présence divine, du thérapeute et du malade doit se manifester. L’énergie thérapeutique circule donc du Ciel vers le thérapeute, son outil et son canal. Le thérapeute, de par ses mains, transmet ensuite au corps du malade ¨l’Onde sacrée de Guérison¨, dont la Lumière retourne ensuite au ¨Ciel¨. Il s’agit d’un mouvement trinitaire et continu de régénération de la circulation de l’Énergie de Guérison et d’Amour des sphères célestes.

Quelle place j’accorde au Sacré dans ces soins ?

J’y accorde toute la place car soigner est un acte sacré en lui-même.  Pas d’appel à l’aide d’une Présence de Lumière ? Pas de reconnaissance du Sacré ? Alors pas de réelle guérison possible. C’est aussi clair et simple que cela. Inutile d’apprendre à ¨gesticuler mentalement¨ dans le subtil d’un corps malade et à émettre des sons,  il ne se passera rien en profondeur. Tout résultat positif, en soins esséniens-égyptiens, repose sur la foi du thérapeute et le respect de l’aspect sacré du soin donc sur une vraie connexion avec l’Onde divine universelle.

Nous n’enseignons certainement pas qu’un ensemble de données à intégrer mentalement. Nous enseignons à désapprendre le mental pour se connecter à la Source et au Coeur de celle-ci en soi ainsi qu’à l’extérieur de soi afin de laisser s’exprimer le Courant thérapeutique sur le corps malade.

Nous essayons de faire sentir à nos étudiants l’existence d’une autre ¨marche¨ à gravir, celle qui dépasse le simple niveau du thérapeute et qui mène à celui du thérapeute-guérisseur.

Nous recommandons par ailleurs de travailler en parallèle avec la médecine officielle de notre société car aucune médecine ne devrait en exclure une autre. Les thérapies esséniennes ou égypto esséniennes ne sont pas des techniques à conjuguer plus ou moins habilement avec les mains mais résultent d’une communion sacrée et intime de l’âme et du cœur. La sagesse et la maîtrise sont de savoir manier intelligemment l’une et l’autre. Si nos enseignements souhaitent donner tous les outils de cette méthode, ils espèrent par dessus tout faire toucher son côté mystique en permettant aux  mains du thérapeute et à son  coeur d’intégrer en eux l’Onde de la Guérison et de multiplier ainsi l’impact d’une simple technique.

‘’ L’amour seul ne suffit pas, il lui faut ce Souffle qui s’appelle Vouloir. Sans lui vous ne rêvez rien vous n’accomplissez rien”   est-il dit dans ¨Les Enseignements premiers du Christ¨¨. ( note de bas de page : par Daniel Meurois, Éditions Le Passe-Monde)

8 – Le Christ occupe manifestement une place très importante dans ce que vous enseignez. Le     considérez-vous comme un thérapeute essénien ?

MJ.C. Meurois : Oui, le Christ occupe effectivement une très grande place dans ce que nous enseignons mais certainement pas parce que nous considérons qu’Il était un thérapeute essénien. Certes,  Il avait été formé par le Grande Fraternité des Frères en Blanc dès son tout jeune âge au Krmel  mais Il avait été aussi initié en Égypte et y avait enseigné dans les temples de thérapies.

Daniel Meurois a donné de multiples témoignages à ce sujet dans ses écrits et séminaires mais pour en faire un bref rappel Il a dit à peu près ceci : ‘’De retour de son long voyage de 17 ans en Inde et dans les Himalayas, le Maître Jeshua, lors d’une mort initiatique dans la grande pyramide de Chéops, fut investi par la supra-conscience  solaire du Christ. Suite à cet événement majeur, Il fut investi par une autre Force au cours d’une seconde initiation. Lors de la fameuse cérémonie du Baptême dans le Jourdain, à la supra-conscience du Christ s’est ajoutée Celle du Logos de notre Galaxie. Lorsqu’on parle du Christ, on parle  donc du Christ-Jésus. On évoque trois puissances en une: la première, Celle du Maître de sagesse incarné, la deuxième Celle de l’Être le plus réalisé de notre système solaire, la troisième comme étant issue de la plus Grande Présence manifestée dans notre Galaxie’’.

J’ai eu la chance d’être un témoin féminin proche du Christ, il y a deux mille ans.  Vous faire un portrait de Ce qu’Il était et de Ce qu’il est toujours pour moi m’est tellement difficile… les mots sont trop petits ou insignifiants… Encore aujourd’hui je n’arrive pas à décrire ni à exprimer tout ce qui agissait et irradiait de Lui et par Lui.

Non, le Christ n’était pas un thérapeute essénien, Il était le Christ !

C’est par mon propre souvenir des enseignements du Maître Jeshua en personne reçus avec d’autres disciples en petit comité de plus ou moins dix personnes que j’enseigne maintenant. Je le fais donc avec la mémoire vive de mon âme. C’est par ce souvenir de Lui que je  colore tous mes enseignements. Je n’oublie pas, bien sûr, la source de base de ces soins reçus directement des Élohims (ou Frères des Étoiles) et revivifiés par Daniel depuis 1984.

9 – Les thérapeutes esséniens étaient-ils plus souvent des hommes ou des femmes ? Est-ce que les femmes avaient des fonctions spécifiques à l’aide, par exemple, d’huiles et de plantes ?

MJ.C. Meurois  : Les Traditions des Églises sont essentiellement patriarcales et ont toujours eu tendance à laisser toute la place aux hommes. Le Maître Jeshua avait au contraire privilégié ou encouragé une Tradition matriarcale. Ses premiers disciples étaient incontestablement des femmes, sa mère Myriam, Marie-Madeleine, Marie-Salomé, Marie-Jacobé… Ces femmes disciples s’appliquaient à soigner comme Lui au moins autant que les hommes. Cela n’empêchait pas certaines d’entre elles de travailler à l’élaboration d’huiles précieuses utilisées en soins, de parfums spécifiques et d’utiliser des plantes médicinales selon les méthodes ancestrales esséniennes et égyptiennes. Il ne faut cependant pas s’imaginer que tous les disciples du Maître Jeshua avaient tous des dons pour la guérison ou des connaissances dans ce domaine… comme il serait faux de croire qu’ils étaient tous des orateurs capables de rassembler des foules. C’est leur rayonnement qui a opéré l’essentiel de la transmission de la sensibilité christique, qu’ils aient été hommes ou femmes, thérapeutes ou non.

10 – Daniel Meurois, y a-t-il eu une évolution des soins entre thérapeutes égyptiens et esséniens ? Est-il exact de dire que les soins esséniens étaient un peu plus éthérés ou peut-être plus dépouillés ?

D.M. : Il y a nécessairement eu une évolution ou plutôt un ensemble d’adaptations. C’est logique et rassurant car tout ce qui est figé meurt. Chaque peuple, chaque culture a sa propre sensibilité, ses points forts et ses faiblesses. Une même connaissance qui voyage d’une Tradition à l’autre se colore donc inévitablement au contact de la terre qui la reçoit. Elle peut s’enrichir dans certains domaines ou se fragiliser dans d’autres, c’est ce qui la rend vivante. Il ne faut pas oublier que la Tradition de ces soins était d’abord orale. D’un enseignant à l’autre, de Égypte à la Palestine, on y trouvait par conséquent quelques variantes. En réalité, affirmer que les soins étaient plus éthérés ou plus dépouillés chez les Esséniens que chez les Égyptiens serait un peu simpliste. Cela dépendait essentiellement du maître qui enseignait et du contexte dans lequel il communiquait sa connaissance.

Je reconnais toutefois que les Esséniens craignaient un peu plus le contact du corps que les Égyptiens en raison de leur appartenance au Judaïsme. Je dirais aussi que les Égyptiens se montraient moins dualistes qu’eux à ce propos car ils voyaient plus facilement le corps physique comme un temple à respecter que comme une manifestation pesante de la vie. À ce niveau, Jeshua se montrait certainement plus Égyptien qu’Essénien car il ne craignait aucun des aspects du corps humain; Il ne répugnait absolument pas au contact de la chair, contrairement à ce que toute la Tradition chrétienne a cherché à nous faire croire. À ses yeux, la vie était une globalité dont aucun des niveaux de manifestation n’était à exclure. C’est ce que Marie Johanne et moi tentons de faire comprendre dans la façon dont nous communiquons les thérapies. Le subtil et le dense sont étroitement imbriqués et ne doivent pas se repousser ou s’exclure l’un l’autre. Beaucoup de personnes prétendent vouloir dépasser la dualité mais demeurent incapables de comprendre que celle-ci commence là. Le fait d’apprendre à entrer en contact avec les expressions éthérées de la vie ne sous-entend pas une perte et encore moins un reniement de ses racines plus denses

11 – La science actuelle découvre des notions dont les Égyptiens avaient, semble-t-il, connaissance il y a plusieurs milliers d’années. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

D.M. : J’ai effectivement évoqué dans “Ainsi soignaient-ils” l’existence dans le coeur humain d’un point très précis que les Égyptiens du temps d‘Akhenaton appelaient “le point-vie”. Un tel point parait bien correspondre avec une zone mise en évidence depuis peu dans le coeur humain par les chercheurs de l’Institut Heartmath, aux États-Unis. Il s’agit d’une zone hyper sensible constituée d’environ 40.000 cellules à laquelle il ne faudrait toucher en aucun cas lors d’une chirurgie cardiaque sous peine de provoquer la mort instantanée du patient.

Les chercheurs en parlent clairement comme d’un cerveau cardiaque doté de mémoire.

Daniel-Meurois-et-Marie-Johanne-CroteauEn ce qui me concerne, ce point me fait nécessairement penser au prolongement ou à l’expression physique de ce qu’on nomme l’atome-germe.

L’atome-germe, je le rappelle, est un atome subtil fait de condensé d’Akasha. Il constitue, en quelque sorte, la base de données fondamentale – ou, si on préfère, le “disque dur” -  de chaque être humain. Il est sa mémoire totale depuis l’origine de ce qu’il est. Il véhicule donc les éléments karmiques de chacun, son histoire et son architecture profonde. Je ne doute pas que cette découverte moderne – qui est en réalité une redécouverte – puisse susciter beaucoup d’intérêt dans les années à venir et participer finalement au rapprochement du subtil et du dense. Finira-t-on par comprendre que l’intelligence du coeur n’est pas qu’un beau concept métaphorique et poétique ?


« Le Grand Livre des Thérapies Esséniennes et Égyptiennes »
 par Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau Meurois  est paru en 2013 aux Éditions Le Passe-Monde.

Un bel ouvrage pratique, abondamment illustré.

 

Pourquoi l’homme mange-t-il ?

images (9)L’homme mange parce qu’il a besoin de carburant. C’est la première raison. Mais pourquoi ai-je besoin de carburant pour perpétuer mon corps ?

Si je mange pour perpétuer ma vie, je devrais logiquement, être éternel, puisque la création est logique. Or je meurs, surtout si j’ai beaucoup mangé.
Je mange pour absorber des vibrations terrestres, parce que je suis un homme incarné, et que je dois aller chercher au plus profond de la terre, des énergies, qui vont permettre à mon âme de se développer et de mettre en mouvement les 7 rayons de la création.

Lorsque vous mangez une carotte, vous absorbez une vibration, et la carotte a une vibration très spécifique. Les minéraux, les vitamines, que vous pouvez connaître grâce à la science, sont importants dans la survie. Seulement ces éléments ne peuvent avoir aucune existence si l’énergie n’existe pas avant tout dans le légume ou le fruit. C’est pourquoi de plus en plus les individus vivent des énormes carences alimentaires, tout en ayant suffisamment d’aliments à se mettre sous la dent. C’est simplement l’aliment qui ne dégage plus aucune énergie. L’énergie est morte.

Les vitamines sont de petites entités qui fixent un type d’énergie dans l’organisme. Lorsqu’il vous manque une vitamine, vous êtes en état de faiblesse par manque d’énergie dans votre organisme. Vous n’êtes pas dévitaminés mais dévitalisés. Mais il est vrai que si l’on veut vous revitaliser, il faudra aussi vous donner des vitamines. C’est évident.

Pour être dans une méditation parfaite il faut que votre corps soit aussi en parfait équilibre, pour que votre corps permette de fixer l’entier des vibrations que vous êtes capables de recevoir ou d’émettre. C’est pourquoi un corps sain est absolument nécessaire pour le travail de la libération ou de l’illumination. Ce qui ne veut pas dire que j’exclus tous les autres. Je dis simplement qu’ils seront entravés. Pour ceux dont la maladie est karmique, je les incite plus que quiconque à s’ouvrir à la spiritualité, pour faire descendre le karma. Donc, plus que quiconque, il a le devoir de passer à grande vitesse dans la spiritualité. Les premiers effets de la spiritualité ne vont pas l’amener à l’illumination, ils seront la purification et l’alignement.

Revenons à la question : Pourquoi l’homme mange-t-il ?

Pour comprendre cette question, il faut comprendre pourquoi l’homme s’incarne, car s’il n’avait pas besoin de s’incarner, il n’aurait pas été conçu pour manger de la nourriture physique. L’homme s’incarne pour aller chercher l’énergie dans la contraction des particules d’esprit qui composent la matière.

Quand je dis cela, je dis que la matière est une zone où l’esprit divin est à l’état le plus compact, que c’est dans la matière que l’on rencontre le plus de particules de conscience au centimètre carré. C’est donc l’endroit où l’on va découvrir le plus d’énergie, mais pas n’importe laquelle. Cette énergie a depuis toujours été le grand problème de l’homme, car c’est l’énergie même de la puissance de Dieu.

Au ciel, on trouve l’esprit de Dieu, dans la terre, on trouve sa puissance. Beaucoup d’hommes regardent le ciel en disant : « Envoie-moi la puissance. » Ce sont des disciples qui ne connaissent pas la carte du ciel. Quand tu regardes le ciel, demande la sagesse, l’humilité, la connaissance, à être guidé. Mais pour la puissance, la force, regarde dans le sens inverse, regarde en bas, le Dieu qui est en bas. Je ne fais pas référence au diable, car on dit souvent que le diable c’est celui qui détient les forces de la matière.

Il ne faut pas confondre le diable et les hiérarchies astrales sataniques, c’est complètement différent, très souvent on mélange les deux. Si bien que l’homme en arrive à haïr sa propre matière, parce qu’il se dit, c’est l’endroit du démon. C’est ainsi que dans les religions on a créé des flagellations et autres châtiments pour chasser le démon de la chair, comme si la chair y était pour quelque chose, comme si c’était le diable qui avait créé votre corps.

 

Si l’on pense que c’est le diable qui détient le pouvoir sur le corps et que c’est le diable qui a créé la chair, je vous demande sincèrement ce que vous pouvez penser de ce Dieu qui vous a envoyés à l’endroit même du diable. Un Dieu dont les initiés vous disent qu’il est tout amour, un Dieu dont Bouddha dit qu’il est toute lumière. Est-ce que vous ne trouvez pas qu’il y a quelque chose d’illogique là-dedans ?

Si ce Dieu qui est au ciel, qui est votre père, est un Dieu d’amour, qui veut pour vous l’éternité, la perfection, il ne peut pas vous avoir envoyés dans un corps qui serait détenu par le diable. Heureusement les choses au ciel et sur la terre ne se passent pas comme l’homme le croit, avec son esprit archaïque et son manque de logique dans la pensée. Soyez logique et vous verrez que vous allez vous défaire de nombreux archaïsmes et de nombreux dogmes. Si donc, Dieu vous envoie dans la matière, dans un corps de chair, c’est que ce n’est pas l’endroit des démons.

Lorsque l’on étudie les livres de sagesse profonde et occulte, tout ce qui va symboliser la matière sera le carré et le diable. Que l’on utilise les tarots ou les symboles maçonniques on s’aperçoit que le diable fait figure de matière. En étudiant le symbole qu’est le diable, on découvre tout l’archaïsme qu’il y a dans la pensée et toutes les superstitions.

La superstition ce n’est que de la peur, et j’en reviens sur la nécessité de se débarrasser de toutes peurs, pour se débarrasser de toutes superstitions, même si certaines superstitions apparaissent très civilisées. Car il y a un certain nombre de superstitions dont l’homme moderne ne se doute même pas, parce qu’il se dit civilisé et qu’il ne peut pas imaginer un seul instant que la peur de ceci, ou, imaginer cela, c’est faire preuve de superstition.

Il se dit, la superstition c’est bon pour les nègres d’Afrique qui en sont encore au tam-tam et aux gris-gris. Mais moi, je suis ingénieur, instituteur, professeur, chercheur ou philosophe, je ne me connais aucune superstition. Erreur. C’est chez le penseur, le philosophe, et le chercheur que l’on va trouver le plus de superstition. Non pas parce qu’en apparaissant les plus grands ils sont en fait les plus petits. Mais parce que, tout simplement, la plupart des individus qui font partie des courants de philosophie, de religion, de la science, sont des gens qui dogmatisent. Ils stoppent leurs pensées et leurs développements. Ils font des statuts, et créent ainsi des superstitions.

Je suis un scientifique et je découvre par certains de mes travaux que le bleu émet une vibration profitable à la fertilisation des sols. Je déclare que c’est une vérité et personne ne peut me contredire. Ce qui fait par exemple, que toute personne qui essaierait de savoir ce qu’il y a après le bleu, pour découvrir l’abondance, sera empêchée. « Tu es dans l’erreur, tu es dans les monstres, dans ceux qui veulent perdre l’humanité. » C’est ainsi que se crée une superstition, que ce soit dans le domaine scientifique ou religieux, c’est la même chose.

Quand un médecin vous dit que l’acupuncture est sans effet, c’est un superstitieux qui croit que seules les pilules vont régler toutes choses. Sa forme de superstition n’est pas mise en évidence parce que c’est le dialogue d’un scientifique moderne et civilisé.

Dégagez-vous de toute forme de superstition. Si l’on ne peut pas penser sans superstition, on ne peut pas devenir un homme libre et approcher la face de Dieu. Lorsque l’on contemple le diable, sans la superstition, on s’aperçoit que le diable n’est pas aussi diabolique que cela. On s’aperçoit que le diable est, en fait, Dieu, mais Dieu dans une manière contractée, compactée, cristallisée. C’est pourquoi, dans l’astrologie, la planète qui symbolise la cristallisation c’est Saturne, appelée aussi la planète du diable. Et l’on dit : « Voilà le diable qui agite sa queue et qui empêche que tout aille bien dans le thème astrologique de cette personne. » Mais en fait, la matière n’a pu exister que par l’effet de la planète Saturne, donc, par la cristallisation que permettait Saturne, qui n’est qu’un autre aspect de Dieu, mais un Dieu cristallisé.

 

Psychologie cosmique : alchimie des énergies de l’homme ( http://www.conscienceuniverselle.fr/ )

Collectif de consciences unifiées

 

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Bienvenue chères âmes de Lumière et enfants de la Loi de Un.

Quand nous vous appelons, nous disons les enfants de la surface. En effet, je me présente : je suis un représentant d’un collectif de 24 consciences unifiées qui s’adresse à vous par l’intermédiaire de ce processus de walk-in conscient bidirectionnel. Il y a en notre humanité, qui est si profondément différente de la vôtre, un plan évolutif que nous respectons, voilà depuis fort longtemps maintenant, qui correspond à ce que vous appelez en surface une période correspondante à 320 000 ans. Nous sommes, en effet, les gardiens de cette planète, les gardiens qui devons accompagner, depuis 320 000 ans un passage de cette planète vers une sacralité beaucoup plus importante, ce que vous appelez en fait « la sacralisation ». Ce qui veut dire que la planète Terre qui nous porte et qui nous héberge va, dans peu de temps, pénétrer dans une sphère vibratoire totalement différente qui va faire que celle-ci va se trouver reliée à ce que nous appelons le Soleil Central des galaxies afin de permettre un établissement d’une octave vibratoire supplémentaire, une octave vibratoire plus haut que celle avec laquelle vous fonctionnez depuis 52 000 ans.

En effet, votre conscience, chers frères de surface, évolue depuis 52 000 ans dans un monde distancié, dans un monde séparé où ce que vous êtes est bien distinct de ce que vous n’êtes pas. Et ce que vous êtes est profondément différent de ce qu’est l’autre. Sachez bien que ce mode de conscience est un niveau de conscience expérimental voulu par certains grands êtres qui vous a permis d’expérimenter le phénomène de l’individualisation mais aussi les phénomènes de la séparation, les phénomènes de guerre, par non reconnaissance de l’Unité ultime de toute forme fondamentale de vie. En ce qui nous concerne, nous, peuple de l’intraterre, qui vivons au-dessous de vous, nous avons accès bien évidemment à d’autres dimensions. Avant d’aller plus avant dans la présentation de ces dimensions sachez simplement que nous ne sommes pas distanciés, nous ne sommes pas séparés. Chacune des pensées d’une individualité présente sous Terre est captée instantanément par les autres individualités. 

Nos modes de fonctionnements, que je fréquente maintenant depuis si longtemps, sont totalement différents des vôtres que je fréquente depuis si peu de temps. Ce que vous avez établi comme liens sur ce monde de surface, liens de causalité, liens que vous appelez familiaux, liens liés à un processus que vous appelez échange ou économie est totalement inexistant dans notre monde de l’intra terre. Je précise bien que quand je parle de mon monde de l’intra terre, de notre monde de l’intra terre, je parle et je m’exprime au nom du grand peuple que nous sommes qui est représenté essentiellement sous le continent nord-américain et surtout sud-américain. Il existe d’autres peuples, appelés intra terrestres, qui ne suivent pas les mêmes lignes directrices, dirons-nous.

Ainsi donc, nous avons gardé un corps d’apparence corporelle de troisième dimension, bien que celui-ci n’ait absolument rien à voir avec votre conformation spatiale, physique mais néanmoins superposable au niveau des attributs, au niveau de certaines fonctions. Il convient tout d’abord de préciser que nous ne sommes point ce que vous pourriez appeler des êtres de Lumière. Nous sommes néanmoins des êtres en évolution au même titre que vous mais qui avons déjà passé les portes par lesquelles vous allez passer dans les sept prochaines années, voilà maintenant fort longtemps.

Il vous faut bien comprendre, chers amis de surface, que le monde tel que vous le connaissez, que l’expression du temps tel que vous le connaissez, vit ses derniers instants. En effet, il ne s’agit pas de la fin des temps, loin de là, mais de la fin du temps. Le temps, tel que vous le concevez, telle que votre conscience l’expérimente depuis 52 000 ans, divisé en trois parties passé/présent/futur, et justifié par la descente, appelée par erreur « la chute dans l’incarnation », est quelque chose qui doit disparaître très prochainement. Et pour cela, il vous convient d’accepter de concevoir, de conceptualiser qu’il y a une autre réalité où les espaces de séparation ne sont plus du tout les mêmes, où même la propagation de la Lumière ne suit plus les mêmes lois et où la vitesse minimale de la Lumière est justement la vitesse de la Lumière. Il vous faut concevoir et admettre, ou en tout cas conceptualiser, qu’il existe des modes de fonctionnements parfaitement en accord avec l’Unité, avec l’enseignement de la Source où la division n’existe pas, où la séparation n’existe pas, où l’économie n’existe pas mais où aussi les liens filiaux fondamentaux que vous avez établis n’existent pas.

Nous avons établi d’autres types de liens qui sont des liens de conscience et des liens d’Esprit, des liens de familles d’âmes, d’âme à âme mais absolument pas à travers la filière que vous connaissez d’engendrement génétique. La plupart des modes de fonctionnements de votre surface, que j’étudie maintenant, sont totalement inadéquats à l’apparition de la nouvelle dimension, à l’apparition de la nouvelle conscience de vie que vous-même allez expérimenter très bientôt. Mais revenons maintenant, si vous le voulez bien, à ce rôle de sacralisation de notre Terre. Il va vous falloir faire un effort pour admettre un certain nombre de faits indubitables qui seront mis en Lumière et en œuvre très prochainement par vos scientifiques de surface. La première de ces choses est de comprendre que les planètes sont des sas dimensionnels, sont des sas qui permettent le passage de dimension à dimension, non pas dans l’atmosphère, non pas au niveau des pôles mais bien directement au niveau de l’intra terre. Ce que vous appelez « vaisseau de Lumière », ce que vous appelez vaisseau extra terrestre, ne se déplace pas dans l’espace, contrairement à ce que vous pouvez croire, mais se déplace de planète à planète par les portes de l’intra terre. Ces portes, ces passages, si vous préférez, sont des portes, des clés dimensionnelles qui permettent, grâce à la courbure de l’espace, de passer d’un monde planétaire à un monde planétaire situé à des milliers d’années Lumière et ce, de façon instantanée, simplement en passant par le seuil transitionnel et absolument pas par des voies aériennes, par le vide si vous préférez. En ce sens, nous, peuple de l’intra terre, sommes les gardiens et les garants de la conformité de ces portes, de ces sas dimensionnels, avec la loi de l’Unité.

Nous sommes, comme vous l’êtes, mais vous ne le savez pas encore, les enfants de la même Source, de la même Unité. Mais nous sommes, quant à nous, les garants de cette Unité, les garants du passage de porte à porte au sein de l’intra terre bien évidemment inaccessibles à votre technologie de surface, inaccessibles à la notion de pouvoir, inaccessibles à la notion d’individualité que vous avez bâtie depuis 52 000 ans. Pour accéder à cette porte, qui est située dans la cinquième dimension, nécessite, aussi bien pour les vaisseaux qui transitent que pour certains êtres humains ayant passé ces portes rarement, (je ne parle pas des portes de la mort qui, elles, sont des sas de la troisième à la quatrième dimension et non pas à la cinquième dimension), il faut bien comprendre qu’il faut vous dépouiller de tout ce que vous avez appelé votre personnalité, de ce que vous avez appelé vos constructions mentales, vos attachements, ainsi les nommez-vous, tout au moins. Attachements bâtis par l’habitude, par les liens que vous avez établis, d’être à être, à travers cette loi que vous avez appelée « karmique ».

Nous nous manifestons en conscience avant de nous manifester physiquement, dans peu de temps, afin de vous faire comprendre la réalité de qui vous êtes, à savoir un être de pure Lumière qui a perdu le souvenir de sa Source, d’où il vient et où il doit retourner. Vous êtes effectivement des enfants de la Loi de Un. Vous êtes effectivement des enfants de la Source, des enfants de l’Unité. Et en ce sens il n’y a en vous aucune altération. L’illusion de l’altération que vous vivez est liée à ce processus de descente dans des niveaux vibratoires de plus en plus denses, de plus en plus épais et de plus en plus causaux au niveau des effets attendus. Il vous faut bien admettre cela et en admettant cela, au fur et à mesure, vous vous allègerez. Il vous faut faire ce que nous appelons un retournement, un passage, d’une conscience divisée à une conscience unifiée. Il vous faut faire un passage de l’intérieur vers l’extérieur afin de comprendre que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Il convient de faire le retournement nécessaire, comme la Terre doit le faire à votre passage de sacralité, afin de redevenir les êtres que vous êtes, que vous n’avez jamais cessé d’être, c’est-à-dire des êtres de Lumière authentique. Seuls les attachements ont conduit à la situation présente. Je ne m’attarderai pas sur les lois ontologiques qui ont permis à cette conscience que vous êtes devenue de se manifester sur ces plans divisés et séparés. Mais néanmoins sachez fondamentalement que vous êtes libres, totalement. Depuis le moment où vous avez décidé de descendre dans ces plans denses d’incarnation jusqu’au moment où vous en repartirez, vous serez totalement libres de choisir de poursuivre l’expérience de l’incarnation (et donc de la douleur) ou de revenir à l’identité de qui vous êtes réellement : Source de Lumière immanente, Source de Lumière reliée à la Source primaire, au même titre que toutes les entités qui peuplent l’univers et, ce, dans toutes les dimensions.

Certes, l’histoire au-delà des temps est longue et certains êtres ont décidé, non pas de dévier mais de descendre encore plus profondément dans ces plans dimensionnels afin de jouer une création séparée de la Source mais celle-ci arrive à son terme. Il y a, en ce que vous êtes, la totalité des possibles, la totalité des réels et la totalité des dimensions. Il vous convient aujourd’hui d’accepter ou non car vous êtes entièrement libres de rester attachés ou de vous libérer. Cette planète doit, dans peu de temps, évoluer vers un seuil quantique qui va faire d’elle une planète sacrée au même titre que d’autres planètes de notre système solaire. A ce moment là il faudra que les entités incarnées dans des corps puissent suivre ce mouvement d’ascension vibratoire afin de parvenir entier, avec ce corps mais sur une autre fréquence, à accéder à cette dimension nouvelle.

Mais soyez certains que rien de ce qui appartient ou appartenait à votre dimension troisième n’aura sa place dans cette dimension nouvelle. Les attachements, les modèles conditionnés, sociaux, économiques, filiaux, parentaux que vous avez bâtis voilà maintenant fort longtemps ne pourront en aucun cas faire le saut vers ce nouvel état d’être. Néanmoins cela nécessite malgré tout un certain temps d’apprentissage pour la plupart d’entre vous. Mais, pour illustrer ce que disait votre grand Maître incarné sur Terre, le Christ, si vous aviez la foi, vous déplaceriez des montagnes. Et aujourd’hui, je peux le redire à sa place, que si vous aviez suffisamment de foi dans ce que je vous dis, vous seriez déconditionné et ascensionné dans la cinquième dimension instantanément. Néanmoins vous avez dans votre main un outil prodigieux qui a été mis pour cela : vous rappeler vos origines et vous rappeler là où vous devez aller car en chaque Esprit humain émanant de la Source, car en chaque émanation de la Source, il est retrouvé la totalité de la Source.

Il convient de comprendre que la Source Mère est notre planète, en son centre sacré, qui est un centre de pure Lumière de cristal. De la même façon, votre Source Père, dont l’archétype d’incarnation est le Soleil, est lui aussi un cristal, reflet et image de la Source. Il y a en vous une perfection que vous ne soupçonnez pas. Il y a en vous ce que vous êtes et ce que vous êtes est cette perfection, au même titre que le Soleil et la Terre. Il n’y a que vos aspects liés à vos sens, à vos conceptions mentales erronées, liées au phénomène de la descente dans l’incarnation, qui vous ont éloignés du but ultime de votre vie qui est de retrouver la Source que vous êtes et rien de plus.

En cela, il convient de vous aimer totalement : non pas la personnalité étriquée, à l’étroit, qui a bâti les mécanismes de défense tout autour de vous, les mécanismes de compensation liés à des peurs fondamentales inscrites dans tout être humain, de par sa chute, liée à sa descente dans l’incarnation (qui n’est pas une chute mais qui néanmoins a cristallisé à un tel degré l’Esprit qu’il est, aujourd’hui, incapable à lui tout seul de remonter vers la Source). C’est ce pourquoi, nous, peuple de l’intra terre mais aussi les entités archangéliques mais aussi les dimensions les plus hautes comme celles des Régents planétaires qui évoluent depuis la dix-huitième, voire la vingt-quatrième dimension, descendent maintenant à travers ces corps dimensionnels pour venir à votre contact et vous permettre de retrouver ce que vous êtes réellement, le plus rapidement possible dans votre échelle de temps.

 

Message reçu du Conseil des 24 vieillards le 22 septembre 2005 – toujours d’actualité !

Résoudre le karma familial

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Résoudre le karma familial dans CHEMIN le MOINS FREQUENTE b1La tâche des artisans de Lumière envers leur famille natale est de devenir ce qu’ils sont. Ce faisant, ils accomplissent leur mission. Cela ne fait pas partie de leur tâche de changer leur famille ; ce n’est pas votre travail de changer quoi que ce soit en-dehors de vous. Vous n’êtes pas ici pour faire de ce monde un endroit meilleur. Vous êtes ici pour vous éveiller. Et oui, quand cela se fera, ce monde deviendra un endroit meilleur, parce que votre lumière y brillera et apportera aussi aux autres la joie et l’illumination. Mais ne vous concentrez pas sur le monde, que ce soit votre famille ou toute autre relation.

L’oeuvre véritable consiste à lâcher prise de tous ces morceaux de peur et d’illusion fondés sur l’ego que vous avez absorbés si profondément étant enfants. Prendre conscience de ces empreintes énergétiques qui ont en partie créé votre personnalité et vous libérer des parcelles qui ne vous appartiennent pas, est un processus intense et déstabilisant. C’est comme enlever toutes les pelures de l’oignon, comme naître une seconde fois.

En insistant sur l’intensité de ce processus intérieur, cette seconde naissance, je n’entends pas vous  décourager. D’autre part, j’aimerais que vous ayez un profond respect à votre égard. Vous êtes les guerriers les plus courageux que je connaisse. Vous êtes des pionniers qui, en allumant votre lumière en des lieux de ténèbres et d’hostilité, préparez le chemin pour une nouvelle conscience sur la terre.

Ce n’est pas votre tâche d’allumer la lumière dans le coeur de quelqu’un d’autre. C’est à eux de le faire. Vous pouvez offrir une étincelle, donner l’exemple, mais vous n’êtes en aucune façon responsables de l’éveil de l’autre. C’est très important d’insister là-dessus, spécialement en ce qui concerne votre famille natale. Vous avez souvent l’impression, instinctivement étant enfants et plus consciemment adultes, que vous devez sauver vos parents de leurs peurs et de leurs illusions. En outre, vous pensez souvent que vous avez failli à cette tâche. Vous avez le sentiment de ne pas avoir été vraiment capables d’aider vos parents de la façon dont vous l’aviez envisagée.

Cette ligne de pensée repose sur une perception erronée de ce que signifie réellement « aider » et de ce qu’est votre tâche envers vos parents. En réalité, la situation est celle-ci : depuis le moment de votre naissance, vous avez absorbé les énergies de vos parents très fortement, comme si elles étaient vôtres. Vous ne parvenez plus à distinguer où vous commencez et où ils finissent. Parce que vous avez aussi absorbé leurs peurs et leurs illusions, vous êtes entrés en contact avec leurs fardeaux émotionnels. Ces fardeaux leur ont été transmis depuis des générations des deux côtés de la famille. Il peut y avoir dedans un aspect karmique, ce qui veut dire que le même schéma se répète sans cesse, jusqu’à ce que le sort soit brisé. C’est ce que l’on peut appeler un karma familial. Il peut y avoir des schémas en relation avec une énergie masculine ou féminine en déséquilibre, des énergies résultant de vieilles traditions d’esclavage, des schémas appartenant à des maladies, etc. Cette sorte de fardeau karmique se résout lorsque l’énergie bloquée dedans se libère et n’est alors plus transmise à la génération suivante. Le karma familial est résolu quand au moins un membre de la famille brise le lien en se libérant du fardeau émotionnel qu’il a absorbé depuis l’enfance et qui était peut-être même présent dans ses gènes.

Le membre de la famille qui brise le sort le fait d’abord et avant tout en s’aidant lui-même. Cela consiste à se focaliser sur sa croissance intérieure et son expansion. Cette croissance et cette expansion ont un effet sur l’énergie familiale. Elles ouvrent aux autres membres de la famille la possibilité de trouver aussi leur voie de sortie. L’artisan de Lumière qui s’est libéré de l’impasse émotionnelle fournit aux autres membres de sa famille une piste énergétique. Il accomplit cela par son oeuvre intérieure et ce qui émane d’elle, non en essayant, voire en poussant les autres à changer et à aller de l’avant. Son énergie leur montre qu’il est possible de changer, et c’est tout ce qu’elle a besoin de faire.

C’est aux membres de la famille de choisir de suivre la piste. Vous n’êtes jamais responsable et votre mission spirituelle n’est pas dépendante de la décision de quelqu’un d’autre de changer ou non. Vous pourrez très bien vous libérer du fardeau karmique dont votre famille vous a chargé et être ridiculisé ou rejeté pour cela par elle, et cependant votre mission aura été une réussite totale. Vous aurez vaincu l’emprise hypnotique que des schémas karmiques peuvent avoir sur une lignée familiale et si vous avez des enfants, vous ne leur transmettrez pas le fardeau émotionnel. C’est cela votre mission spirituelle.

Imaginez que vous viviez dans une vallée stérile et sèche. Toute votre communauté vous dit que vous ne pouvez pas sortir de cette vallée, que c’est tout ce qui existe. Vous semblez être le seul qui se souvienne qu’il existe des terres beaucoup plus luxuriantes et fertiles. Après mûre réflexion, vous décidez de tenter votre chance et vous sortez de cette vallée. L’escalade vous prend énormément de force et d’énergie. Non seulement, la pente est très raide mais il n’y a aucun panneau indicateur ni repères. En grimpant, vous laissez une piste derrière vous. A un moment donné, vous arrivez à sortir de cette vallée et le paysage qui s’étend à vos pieds vous submerge de joie et de reconnaissance. Vous saviez qu’il existait bien quelque chose qui ressemblait davantage à votre foyer que votre terre natale. Avec enthousiasme, vous regardez en bas et cherchez votre famille. Vous aimeriez qu’elle vous rejoigne et s’émerveille de ce panorama magnifique. Vous aimeriez partager votre victoire. Mais vous n’apercevez personne là en bas et ceux que vous voyez au loin ne semblent pas du tout intéressés par votre voyage.

C’est ce qui arrive fréquemment aux âmes d’artisans de Lumière. Je vous demande de ne pas vous affliger de la perte de votre famille. Vous leur avez offert un immense service en sortant de la vallée, en dégageant la voie et en laissant une piste. Celle-ci restera là et un jour, elle sera empruntée par celui qui voudra sortir de cette vallée. Cette piste est un espace énergétique que vous avez mis à leur disposition.

L’élaboration de cette piste était votre but en naissant avec ces parents, dans cette famille. Ce n’est pas votre but de les faire grimper ni de les porter sur vos épaules ! Ce n’est pas votre tâche. Chaque fois que vous essayez de traîner, au sens figuré, vos parents ou votre famille en haut de cette colline abrupte, vous ralentissez votre croissance et vous êtes déçu ou désabusé. Ce n’est pas la voie de la croissance spirituelle ni de l’alchimie. Ceux que vous aimez et avec qui vous désirez partager votre lumière peuvent choisir de rester encore dans la vallée un siècle ou davantage. Cela les concerne. Mais un jour, en leur temps, ils découvriront une petite piste qui monte et ils penseront : « Hé, c’est intéressant, essayons d’aller voir là-haut ; je ne m’amuse plus ici-bas. » Et ils y vont. Ils entreprendront leur voyage de croissance personnelle, leur ascension vers la lumière. Et ce qui est merveilleux, absolument précieux, c’est qu’ils découvriront des repères le long du chemin, une piste à suivre ! Ils devront passer par leurs propres combats mais ils auront une balise pour les éclairer. En pionnier, vous aurez dégagé le chemin à travers un territoire sauvage et inconnu et cette route  que vous avez tracée sera empruntée avec gratitude et honneur.

Pour être vraiment libre et regagner votre maîtrise d’être spirituel indépendant, il vous faut lâcher prise de votre famille natale. Vous devez vous en libérer, non seulement en tant que leur enfant, mais aussi en tant que leur parent. Laissez-moi vous expliquer ce double lien. L’enfant en vous a besoin de lâcher prise de l’espoir que vos parents vont vous offrir l’amour inconditionnel et la sécurité. Il doit se tourner vers vous pour cela et vous devez l’aider à se libérer de cette part de lui qui est en colère, triste et déçue d’avoir été trahie par vos parents. Voilà pour l’enfant. Mais vous avez aussi besoin de vous libérer de cette part de vous qui veut être le parent de vos parents. C’est typique des artisans de Lumière à un moment donné, à l’âge adulte, ils commencent à avoir l’impression d’être les parents de leurs parents. A cause de leur désir inné d’enseigner et de guérir, ainsi que de leur conscience spirituelle éveillée, ils voient souvent les peurs et les illusions de leurs parents et veulent les guérir. Cela peut créer de nombreux conflits avec vos parents car à votre désir de les aider se mêle souvent un besoin inconscient d’être reconnu pour ce que vous êtes réellement. En d’autres termes, l’enfant blessé parle à travers vous lorsque vous essayez d’aider vos parents et c’est la recette pour le désastre quand vous essayez d’aider les autres à travers vos blessures. Vous finirez par être encore plus blessé et vos parents probablement irrités ou perturbés.

Lâcher prise de vos parents signifie lâcher prise de tout désir de les changer. Il vous faut comprendre que ce n’est pas votre tâche de les mener quelque part. Votre mission est de vous occuper de votre propre chemin, c’est tout. Après vous être vraiment séparé de vos parents et avoir lâché prise du double lien, vous trouverez qu’un nouvel espace s’ouvre entre vous, bien plus libre et ouvert. S’ils sont encore en vie, les relations avec vos parents peuvent se détendre, comme les énergies de reproche et de culpabilité auront quitté la scène. D’autre part, vous pourrez avoir envie de les voir moins souvent. Il peut simplement y avoir un manque d’intérêts communs. Dans tous les cas, vous pourrez vous sentir plus libre dans cette relation, vous tracez votre chemin sans avoir besoin de leur approbation ou avoir tendance à vous énerver ou vous mettre en colère s’ils ne sont pas d’accord avec vous.

Dans votre vie, vous pouvez à présent entrer en contact avec des gens qui sont de votre famille spirituelle. Votre famille spirituelle n’a rien à voir avec la biologie, les gènes ou l’hérédité. C’est une famille d’âmes en affinité. Bien souvent, vous les connaissez depuis de nombreuses vies, où vous avez tissé des liens d’amitié, d’amour ou partagé une mission. Il vous est facile de vivre avec eux, car vous partagez une affinité intérieure, vous appartenez à la même famille. Vous vivez une sorte de retour au foyer. Ce qui vous rendait différent et solitaire parmi les autres auparavant devient le ciment de votre communion et de votre reconnaissance. Créer des liens avec votre famille spirituelle est une véritable source de joie sur la terre. La clé pour le permettre dans votre vie est de trouver votre voie de sortie hors de la vallée et de reconnaître la lumière en vous. Lorsque vous êtes capable de reconnaître votre propre lumière dans un environnement qui ne vous la renvoie pas, vous devenez indépendant et libre. Soulagé des aspects karmiques de votre histoire, des peurs et des illusions qui vous retenaient, vous attirerez dans votre vie des relations fondées sur le respect et l’amour et qui reflètent votre divinité éveillée.

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Les 7 Déesses de cristal de la création

 

 

Les 7 Déesses de cristal de la création dans RETOUR DE LA LUMIERE 4d907e5e88384ea9273eea4d7Nous sommes les forces féminines et cristallines qui oeuvrent pour la Création. Nous sommes les aspirations profondes, ces réalisations intimes de paix en la substance universelle qui abreuve toute vie cosmique.

Chacune d’entre nous est reliée à une sphère céleste vibratoire qui porte les caractéristiques de l’ère du Verseau pour la Terre.

Chacune d’entre nous est donc une vibration, une force-lumière à elle seule, et pourtant nous sommes interreliées puisque notre substance n’est qu’Une.

Lorsque l’on vous dit de laisser couler en vous l’énergie de la Déesse, c’est à nos qualités que l’on fait référence. Celles-ci sont au nombre de sept. Sept qualités féminines prédominantes, dirons-nous. Il y en a d’autres, sous-jacentes, sur lesquelles nous reviendront plus loin. Et nous sommes donc au nombre de sept.

Il est temps pour vous tous, de la Terre, de retrouver en vous ces aspects, ces qualités que nous déversons en vous depuis la lumière cosmique qui vous entoure. Il ya quelques années déjà que nous avons été appelées à agir, puisque la concordance galactique et cosmique le permet, pour que l’ère du Verseau puisse entièrement succéder à celle des Poissons, qui vous a portés, façonnés, depuis plus de deux mille ans déjà. L’heure n’st plus à vous porter, à vous façonner ou à vous modeler ; vous savez dorénavant que votre expérience vous est propre et vous avez pris conscience de l’ampleur de cette incarnation.

Au même titre que les archanges, nous sommes porteuses chacune d’une flamme particulière possédant les qualités, la couleur et la note de notre vibration respective. Ces flammes, ou qualités, si vous préférez, sont des dons divins que chacun d’entre vous a reçus à son premier souffle de vie, c’est à dire lorsque sa lumière originelle est essentielle s’est « détachée » de la Source pour mener l’expérience. Ces flammes qui nous sont propres correspondent à de nouveaux rayons cristallins et cosmiques qui s’ajouteront à ceux que vous connaissez déjà. Il s’agit en réalité de vibrations célestes que vous que vous serez amenés à concrétiser en cette expérience de vie. Vous savez bien que tout s’accélère, que les changements sont imminents. Eh bien, qu’adviendra-t-il de toute cette réalité terrestre telle que vous la connaissez, une fois que toutes les étapes du processus auront eu lieu pour la Terre ? Pensez-vous que vous allez quitter ce plan en laissant derrière vous tout ce que votre humanité a bâti depuis des millénaires ? croyez-vous que vous allez être amenés dans les cités de lumière des hautes sphères et que toute votre expérience, celle que vous aurez connue au fil de vos incarnations, sera oubliée ? Non, il n’en sera point ainsi, car vous avez choisi de passer par toute cette série d’expérience, par tout ce grand cycle karmique qui, bien que long et laborieux, nous vous l’accordons, vous a appris à reconnaître en vous la divinité, pour que vous puissiez créer à votre tour des mondes en évolution, interagir avec eux depuis le plan sur lequel vous allez bientôt rayonner, mais aussi être les guides de ces êtres qui devront également, tout comme vous dans le passé, venir s’incarner sur une sphère de vie de troisième dimension. Alors la Terre, lorsqu’elle sera couronnée de lumière, s’élèvera tout comme chacun de vous dans la lumière de la réalisation divine, mais cela ne veut pas dire que la Terre de troisième dimension disparaîtra complètement. Après avoir connu ces modifications qui l’attendent, elle demeurera une sphère de vie de troisième dimension dans l’immensité du cosmos, et il faudra alors tout un cycle, c’st à dire des millénaires, pour que, dans l’élan de vie de la Création cosmique portée par le souffle du Créateur, une nouvelle expérience puisse permettre à des êtres tels que vous de se construire dans un monde tridimensionnel et d’accéder à la divinité ultime après tout un périple dans l’incarnation selon la loi karmique. Et vous serez là, parce que aurez vécu vous-mêmes l’expérience humaine, pour éclairer la voie à ces êtres afin qu’ils puissent, eux aussi, retrouver le chemin qui les ramènera à la SOURCE.

 

Propos de HILDON, CHANDRA et ALEX dans les Messages de Kryeon canalisé par Lee Carroll – Fraternité de lumière. Issu de la Page 256 du livre Le Retour de la Lumière 2007 – L’Année du discernement.

Résoudre le karma familial

gifs indiens.afrique.asieLa tâche des artisans de Lumière envers leur famille natale est de devenir ce qu’ils sont. Ce faisant, ils accomplissent leur mission. Cela ne fait pas partie de leur tâche de changer leur famille; ce n’est pas votre travail de changer quoi que ce soit en-dehors de vous. Vous n’êtes pas ici pour faire de ce monde un endroit meilleur. Vous êtes ici pour vous éveiller. Et oui, quand cela se fera, ce monde deviendra un endroit meilleur, parce que votre lumière y brillera et apportera aussi aux autres la joie et l’illumination. Mais ne vous concentrez pas sur le monde, que ce soit votre famille ou toute autre relation.

 L’oeuvre véritable consiste à lâcher prise de tous ces morceaux de peur et d’illusion fondés sur l’ego que vous avez absorbés si profondément étant enfants. Prendre conscience de ces empreintes énergétiques qui ont en partie créé votre personnalité et vous libérer des parcelles qui ne vous appartiennent pas, est un processus intense et déstabilisant. C’est comme enlever toutes les pelures de l’oignon, comme naître une seconde fois.

 En insistant sur l’intensité de ce processus intérieur, cette seconde naissance, je n’entends pas vous décourager. D’autre part, j’aimerais que vous ayez un profond respect à votre égard. Vous êtes les guerriers les plus courageux que je connaisse. Vous êtes des pionniers qui, en allumant votre lumière en des lieux de ténèbres et d’hostilité, préparez le chemin pour une nouvelle conscience sur la terre.

 Ce n’est pas votre tâche d’allumer la lumière dans le coeur de quelqu’un d’autre. C’est à eux de le faire. Vous pouvez offrir une étincelle, donner l’exemple, mais vous n’êtes en aucune façon responsables de l’éveil de l’autre. C’est très important d’insister là-dessus, spécialement en ce qui concerne votre famille natale. Vous avez souvent l’impression, instinctivement étant enfants et plus consciemment adultes, que vous devez sauver vos parents de leurs peurs et de leurs illusions. En outre, vous pensez souvent que vous avez failli à cette tâche. Vous avez le sentiment de ne pas avoir été vraiment capables d’aider vos parents de la façon dont vous l’aviez envisagée.

 Cette ligne de pensée repose sur une perception erronée de ce que signifie réellement « aider » et de ce qu’est votre tâche envers vos parents. En réalité, la situation est celle-ci: depuis le moment de votre naissance, vous avez absorbé les énergies de vos parents très fortement, comme si elles étaient vôtres. Vous ne parvenez plus à distinguer où vous commencez et où ils finissent. Parce que vous avez aussi absorbé leurs peurs et leurs illusions, vous êtes entrés en contact avec leurs fardeaux émotionnels. Ces fardeaux leur ont été transmis depuis des générations des deux côtés de la famille. Il peut y avoir dedans un aspect karmique, ce qui veut dire que le même schéma se répète sans cesse, jusqu’à ce que le sort soit brisé. C’est ce que l’on peut appeler un karma familial. Il peut y avoir des schémas en relation avec une énergie masculine ou féminine en déséquilibre, des énergies résultant de vieilles traditions d’esclavage, des schémas appartenant à des maladies, etc. Cette sorte de fardeau karmique se résout lorsque l’énergie bloquée dedans se libère et n’est alors plus transmise à la génération suivante. Le karma familial est résolu quand au moins un membre de la famille brise le lien en se libérant du fardeau émotionnel qu’il a absorbé depuis l’enfance et qui était peut-être même présent dans ses gènes.

 Le membre de la famille qui brise le sort le fait d’abord et avant tout en s’aidant lui-même. Cela consiste à se focaliser sur sa croissance intérieure et son expansion. Cette croissance et cette expansion ont un effet sur l’énergie familiale. Elles ouvrent aux autres membres de la famille la possibilité de trouver aussi leur voie de sortie. L’artisan de Lumière qui s’est libéré de l’impasse émotionnelle fournit aux autres membres de sa famille une piste énergétique. Il accomplit cela par son oeuvre intérieure et ce qui émane d’elle, non en essayant, voire en poussant les autres à changer et à aller de l’avant. Son énergie leur montre qu’il est possible de changer, et c’est tout ce qu’elle a besoin de faire.

 C’est aux membres de la famille de choisir de suivre la piste. Vous n’êtes jamais responsable et votre mission spirituelle n’est pas dépendante de la décision de quelqu’un d’autre de changer ou non. Vous pourrez très bien vous libérer du fardeau karmique dont votre famille vous a chargé et être ridiculisé ou rejeté pour cela par elle, et cependant votre mission aura été une réussite totale. Vous aurez vaincu l’emprise hypnotique que des schémas karmiques peuvent avoir sur une lignée familiale et si vous avez des enfants, vous ne leur transmettrez pas le fardeau émotionnel. C’est cela votre mission spirituelle.

 Imaginez que vous viviez dans une vallée stérile et sèche. Toute votre communauté vous dit que vous ne pouvez pas sortir de cette vallée, que c’est tout ce qui existe. Vous semblez être le seul qui se souvienne qu’il existe des terres beaucoup plus luxuriantes et fertiles. Après mûre réflexion, vous décidez de tenter votre chance et vous sortez de cette vallée. L’escalade vous prend énormément de force et d’énergie. Non seulement, la pente est très raide mais il n’y a aucun panneau indicateur ni repères. En grimpant, vous laissez une piste derrière vous. A un moment donné, vous arrivez à sortir de cette vallée et le paysage qui s’étend à vos pieds vous submerge de joie et de reconnaissance. Vous saviez qu’il existait bien quelque chose qui ressemblait davantage à votre foyer que votre terre natale. Avec enthousiasme, vous regardez en bas et cherchez votre famille. Vous aimeriez qu’elle vous rejoigne et s’émerveille de ce panorama magnifique. Vous aimeriez partager votre victoire. Mais vous n’apercevez personne là en bas et ceux que vous voyez au loin ne semblent pas du tout intéressés par votre voyage.

 C’est ce qui arrive fréquemment aux âmes d’artisans de Lumière. Je vous demande de ne pas vous affliger de la perte de votre famille. Vous leur avez offert un immense service en sortant de la vallée, en dégageant la voie et en laissant une piste. Celle-ci restera là et un jour, elle sera empruntée par celui qui voudra sortir de cette vallée. Cette piste est un espace énergétique que vous avez mis à leur disposition.

 L’élaboration de cette piste était votre but en naissant avec ces parents, dans cette famille. Ce n’est pas votre but de les faire grimper ni de les porter sur vos épaules! Ce n’est pas votre tâche. Chaque fois que vous essayez de traîner, au sens figuré, vos parents ou votre famille en haut de cette colline abrupte, vous ralentissez votre croissance et vous êtes déçu ou désabusé. Ce n’est pas la voie de la croissance spirituelle ni de l’alchimie. Ceux que vous aimez et avec qui vous désirez partager votre lumière peuvent choisir de rester encore dans la vallée un siècle ou davantage. Cela les concerne. Mais un jour, en leur temps, ils découvriront une petite piste qui monte et ils penseront: « Hé, c’est intéressant, essayons d’aller voir là-haut; je ne m’amuse plus ici-bas. » Et ils y vont. Ils entreprendront leur voyage de croissance personnelle, leur ascension vers la lumière. Et ce qui est merveilleux, absolument précieux, c’est qu’ils découvriront des repères le long du chemin, une piste à suivre! Ils devront passer par leurs propres combats mais ils auront une balise pour les éclairer. En pionnier, vous aurez dégagé le chemin à travers un territoire sauvage et inconnu et cette route que vous avez tracée sera empruntée avec gratitude et honneur.

 Pour être vraiment libre et regagner votre maîtrise d’être spirituel indépendant, il vous faut lâcher prise de votre famille natale. Vous devez vous en libérer, non seulement en tant que leur enfant, mais aussi en tant que leur parent. Laissez-moi vous expliquer ce double lien. L’enfant en vous a besoin de lâcher prise de l’espoir que vos parents vont vous offrir l’amour inconditionnel et la sécurité. Il doit se tourner vers vous pour cela et vous devez l’aider à se libérer de cette part de lui qui est en colère, triste et déçue d’avoir été trahie par vos parents. Voilà pour l’enfant. Mais vous avez aussi besoin de vous libérer de cette part de vous qui veut être le parent de vos parents. C’est typique des artisans de Lumière à un moment donné, à l’âge adulte, ils commencent à avoir l’impression d’être les parents de leurs parents. A cause de leur désir inné d’enseigner et de guérir, ainsi que de leur conscience spirituelle éveillée, ils voient souvent les peurs et les illusions de leurs parents et veulent les guérir. Cela peut créer de nombreux conflits avec vos parents car à votre désir de les aider se mêle souvent un besoin inconscient d’être reconnu pour ce que vous êtes réellement. En d’autres termes, l’enfant blessé parle à travers vous lorsque vous essayez d’aider vos parents et c’est la recette pour le désastre quand vous essayez d’aider les autres à travers vos blessures. Vous finirez par être encore plus blessé et vos parents probablement irrités ou perturbés.

 Lâcher prise de vos parents signifie lâcher prise de tout désir de les changer. Il vous faut comprendre que ce n’est pas votre tâche de les mener quelque part. Votre mission est de vous occuper de votre propre chemin, c’est tout. Après vous être vraiment séparé de vos parents et avoir lâché prise du double lien, vous trouverez qu’un nouvel espace s’ouvre entre vous, bien plus libre et ouvert. S’ils sont encore en vie, les relations avec vos parents peuvent se détendre, comme les énergies de reproche et de culpabilité auront quitté la scène. D’autre part, vous pourrez avoir envie de les voir moins souvent. Il peut simplement y avoir un manque d’intérêts communs. Dans tous les cas, vous pourrez vous sentir plus libre dans cette relation, vous tracez votre chemin sans avoir besoin de leur approbation ou avoir tendance à vous énerver ou vous mettre en colère s’ils ne sont pas d’accord avec vous.

 Dans votre vie, vous pouvez à présent entrer en contact avec des gens qui sont de votre famille spirituelle. Votre famille spirituelle n’a rien à voir avec la biologie, les gènes ou l’hérédité. C’est une famille d’âmes en affinité. Bien souvent, vous les connaissez depuis de nombreuses vies, où vous avez tissé des liens d’amitié, d’amour ou partagé une mission. Il vous est facile de vivre avec eux, car vous partagez une affinité intérieure, vous appartenez à la même famille. Vous vivez une sorte de retour au foyer. Ce qui vous rendait différent et solitaire parmi les autres auparavant devient le ciment de votre communion et de votre reconnaissance. Créer des liens avec votre famille spirituelle est une véritable source de joie sur la terre. La clé pour le permettre dans votre vie est de trouver votre voie de sortie hors de la vallée et de reconnaître la lumière en vous. Lorsque vous êtes capable de reconnaître votre propre lumière dans un environnement qui ne vous la renvoie pas, vous devenez indépendant et libre. Soulagé des aspects karmiques de votre histoire, des peurs et des illusions qui vous retenaient, vous attirerez dans votre vie des relations fondées sur le respect et l’amour et qui reflètent votre divinité éveillée.

 Canalisation par  Pamela Kribbe 

La cinquième maison

gifs papillonsIl ne fallut pas longtemps avant que Mike s’aperçoive que le trajet hors du sentier battu comportait certains défis. Il devait constamment vérifier la positon du soleil pour s’assurer de marcher dans la bonne direction. De plus, il consultait régulièrement sa carte pour ne pas rater la maison. Il progressait donc beaucoup plus lentement. 

Malgré ces quelques difficultés, il trouvait l’étape plus agréable que les autres. Il réalisait un désir de rendre Violette fière de lui. Il le faisait aussi pour lui, pour se prouver qu’il pouvait s’opposer à tout ce qui était établi, même en terre spirituelle. Il songeait aussi qu’une fois suffirait et que lorsqu’il aurait atteint la prochaine maison, il reprendrait probablement le sentier tout racé pour se rendre aux autres demeures. C’était plus facile, sans faire obstacle à ses choix. En fait; il sentait plus que jamais que sa décision de rester sur le sentier s’affermirait parce qu’il aurait connu l’opposé. Il pouvait faire un choix éclairé depuis qu’il avait expérimenté les deux façons de voyager et ne se sentait pas tenu de suivre la voie tracée. 

Mike constata aussi que l’impression d’être surveillé avait disparu. Avait-il conjuré le sort de son poursuivant ? L’entité sombre et sinistre qui le poursuivait avait-elle tout simplement disparu ? Non, dans sa sagesse, Mike comprit que le fait d’avoir modifié sa façon de se déplacer avait confondu la vilaine créature qui s’était acharnée sur lui depuis le début. Elle réaliserait sans doute rapidement ce qui s’était passé et se mettrait à sa recherche. Dans ces conditions, Mike devait faire preuve de prudence, assurer ses arrières et surveiller la voie qui s’étendait devant lui. 

Au bout de quatre heures environ, le ciel se couvrit. Michael ne se faisait pas d’illusions. Une autre de ces tempêtes bizarres, effrayantes et violentes se préparait ; mieux valait songer à se trouver rapidement un abri. Il se rappelait que la dernière fois il s’était retrouvé écrasé au sol, priant qu’on lui conserve la vie. 

Mike sortit sa carte pour voir ce qui l’entourait. Encore une fois, elle lui indiquait son entourage immédiat. Il constatait qu’il venait de passer un abri ressemblant à une grotte. Mike se rappelait l’avoir contournée, mais du côté opposé à son ouverture. Il remit la carte dans es bagages et rebroussa chemin jusqu’à ce qu’il retrouve l’entrée de la grotte. 

Pendant le peu de temps qu’il avait mis à revenir sur ces pas vers l’abri qu’il croyait trouver, la tempête avait pris une ampleur étonnante. Le ciel était devenu noir et le vent s’élevait. La pluie commençait à se joindre aux vents lorsque Mike entrevit l’ouverture de la grotte et décida de presser le pas. Au moment même où il franchissait l’entrée, la nature se déchaina. Mike dut se placer tout au fond de la grotte pour éviter de se faire mouiller ou d’être attiré par la force colérique des éléments. Il ne pouvait s’empêcher d’être émerveillé par la vigueur de l’intempérie et remercia Bleu de lui avoir remis cette carte lui ayant permis de se mettre à l’abri du danger au tout dernier moment. Encore une fois, la carte, toujours à jour, lui avait rendu un fier service. 

Il regarda le spectacle, bien au chaud, à l’intérieur. Il ne pouvait quitter des yeux l’action terrible qui se déroulait dehors. Quelle chance d’être en sécurité ! 

Alors qu’il se demandait pourquoi il y avait de telles tempêtes sur cette terre sacrée, il lui sembla entendre la voix de Bleu. -       Michael Thomas, il n’y a jamais de tempête sur cette terre, sauf lorsqu’un humain est sur la voie de l’apprentissage. 

-       Tu veux dire que si je n’était pas ici, il n’ y aurait pas de tempête ? -       Oui, lui répondit la voix de Bleu. 

-       Mais, je n’en fais pas partie. La tempête ne m’atteint pas. -       Voilà ! dit Bleu en riant. Tu as appris à te service de la carte. Crois-le ou non, des humains ont écarté la carte dès le début de leur voyage, pensant que c’était une blague. Tu as compris son rôle et son caractère « actuel » est devenu ton mode de vie. Tu as un pied dans le temps spirituel présent, mais tu apprends aussi à mesurer le temps linéaire au fur et à mesure que tu progresses sur la route. Voilà pourquoi, lorsque la leçon de la tempête se présente, tu peux y échapper et te mettre à l’abri. Michael, nous t’aimons tendrement ! 

Cette idée fit sourire Mike. Tout ça pour lui ! Une telle énergie ! Et toute cette planification ! Il regarda dehors et hurla au vent : -       Tu peux te calmer maintenant. Je suis en sécurité. Il ne parvenait pas à arrêter de rire. 

La tempête dura environ deux heures. Le temps s’éclaircit au crépuscule. Mike se demandait s’il avait le temps d’atteindre la prochaine maison et s’il parviendrait à la trouver sans la présence du soleil. Cependant, il se sentait bien et apte à se défendre. Il examina la grotte, observa l’angle du soleil et se dirigea vers le nord, où il savait trouver la maison. 

Il n’avançait pas très vitre dans cette obscurité. C’était la première fois qu’il était dehors en pleine nuit sur cette terre. Y aurait-il des étoiles, une lune ? Il le sut rapidement. Il ne vit rien de tout cela. Lorsque la dernière lueur du crépuscule eut disparu, il se retrouva dans la noirceur totale. Et quelle noirceur ! Impossible de voir la carte. Il comprit qu’il aurait dû rester dans la grotte. Il n’était pas prêt à affronter ce type de situation. Il s’assit, ne voulant pas trébucher sur un objet qu’il n’aurait pas vu en travers du chemin. 

Au bout d’une heure dans cette obscurité totale, Mike remarqua que ses yeux fonctionnaient d’une étrange façon. Peut-être se passait-il quelque chose de bizarre ? Plus tôt, le soleil s’était éteint à l’ouest comme il se devait. Mike en avait déduit que le nord se trouvait du côté de cette montagne qu’il avait décidé d’utiliser comme point de repère. Or, comme il n’y avait ni lune ni étoiles, il ne parvenait plus à voir la montage, du moins au début. Faiblement, au nord, le sommet de la montage commençait à se poindre. La même lueur rouge qui avait accompagné le coucher de soleil était tout à coup visible, faisant ressortir le point de repère que Mike s’était fixé. Et un éclairage quelconque provenait de cette direction. 

Mike se leva, alerte mais prudent. Cette faible lueur rouge émanant du nord lui permettait graduellement de voir la terre qui l’entourait. Il se dirigeant lentement et silencieusement, vers la lueur rouge. Il glissait ses pieds sur le sol, pour éviter d’être surpris par une dénivellation trop abrupte. Penché vers l’avant et scrutant le sol du regard, il avançait à pas de tortue. 

Dans on cheminement laborieux, Mike trébucha et tomba sur une surface plutôt douce. Le sentier ! Il avait décidé de l’abandonner, et c’est lui qui le retrouvait au moment opportun. Quel endroit étrange ! 

Mike vit que le sentier formait un angle oblique par rapport à la montagne qu’il avait choisie pour lui indiquer le nord. Il était par contre convaincu que le chemin le mènerait vers la prochaine maison qu’il n’avait pas encore dépassée, il en était certain. De plus, il constata que la lueur provenait d’un point vers lequel le sentier se dirigeait. Il se plaça vers ce qu’il estimait être le centre du sentier et continua d’avancer toujours très lentement.  Il essayait de se tenir au milieu du sentier, mais de temps en temps, il en frôlait ses extrémités. Il riait. 

C’est encore pire que le brouillard sur la côte de Santa Monica, en juin ! Il se rappelait avoir circulé à bicyclette le soir dans un brouillard si épais qu’il parvenait à peine à discerner la ligne blanche au centre de la route. Comme il aurait voulu que le sentier ait une ligne blanche ! 

Mike remarqua qu’à l’approche de la lueur, il pouvait voir plus clairement. Peu à peu, le sentier devint presque complètement éclairé, ou du moins, suffisamment pour que Michael puisse se redresser et marcher normalement. Il devait tout de même être prudent. Il ne connaissait pas l’origine de la lumière et devait être prêt à toute éventualité. 

Au détour du chemin, Mike comprit l’origine de la lueur. Il n’en croyait pas ses yeux ! C’était la prochaine demeure. Elle était d’un rouge vif. Mike constata qu’à encontre des autres maisons, celle-ci brillait vraiment de l’intérieur. 

Il se permit de ralentir son rythme à l’approche de la maison rouge. La lumière de la maison se rendait jusqu’à lui et, en s’approchant, Mike vit la pancarte indiquant MAISON DES RELATIONS. Il s’arrêta. 

-       Oh là là ! dit-il en soupirant. Voilà une matière que j’ai déjà ratée ! J’espère qu’il n’y a pas d’autres films ! -       Eh oui, il y en a ! Le jeune ange rouge était apparu soudainement sur le palier. « Salut à toi Michael Thomas de l’Intention pure. Nous croyions t’avoir perdu ! 

-       Pas de chance, mon ami rouge, dit Mike, j’ai tout simplement décidé de prendre mon temps. Je suppose que je n’avais pas particulièrement envie de voir tes films. Ressemblent-ils à ceux de Violette ? -       Absolument pas ! 

L’ange rouge était magnifique. Une véritable vedette de cinéma, un personnage d’action au corps taillé au couteau. Il était immense. Il avait une personnalité décontractée et agréable, de sorte que sa haute stature n’effrayait pas, comme dans le cas des autres anges d’ailleurs. Ses vêtements rouges lui donnaient un air sacré. Mike se rappelait avoir vu cette couleur chez les hauts prélats de l’église. 

-       As-tu faim, Mike ? -       Terriblement. 

Rouge guida Mike dans la maison, après lui avoir fait signe d’enlever ses chaussures ! Il fit un clin d’œil à Mike, comme pour lui rappeler pourquoi le sol était sacré. Michael était intimidé d’attirer encore une fois tant de respect et ne dit rien. Il retira ses chaussures et les déposa devant la porte. 

Comme auparavant, l’extérieur de la maison ne laissait rien prévoir de son intérieur. La maison était immense. Elle comportait des escaliers, des arches, et les fenêtres laissaient voir des paysages qu’on ne devinait pas de l’extérieur. Décidément, Mike ne s’habituerait jamais à l’inconsistance entre la physique et la réalité. Tout ça n’était pas sans lui rappeler Alice au pays des merveilles, et il se demanda si l’auteur avait déjà visité cette terre dans ses rêves. 

Quelle pensée étrange ! Devait-il chercher un lapin blanc ? -       Blanc, c’est la suivante, Michael ; pas de lapin hélas ! 

Mike rit. Donc, la prochaine maison était blanche ! La Maison blanche ! Il trouvait l’idée amusante et Rouge aussi. Mike avait le sentiment que ce qu’il allait apprendre ici serait intéressant. Il percevait Rouge comme un membre de sa famille. Tout comme Vert, Rouge aurait pu être son frère, peut-être même un frère célèbre. Bleu et Orange étaient comme des oncles et, bien sûr, Violette était la mère. Il avait hâte de rencontrer le père ! -       Tu as l’impression de faire partie de la famille ? Rouge s’était arrêté devant les appartements de Mike. Et, bien sûr, l’odeur de nourriture se percevait aisément. 

-       Oui ! -       Tu ne pouvais mieux tomber. Tu es dans la bonne maison. Rouge avait guidé Mike jusqu’à la salle à manger et, comme toujours, un merveilleux repas l’y attendait. 

-       A demain matin, Michael Thomas. Dors bien et que tes leçons t’apportent la paix. Avant de retirer et de refermer la porte, Rouge lui souhaita un dernier bonsoir. 

Mike riait sous cape en constatant la politesse dont les anges faisaient preuve au fur et à mesure qu’il avançait sur son chemin. Il se sentait très en paix. Il savait que Rouge était au courant de ses expériences dan la maison violette ainsi que des sentiments et des émotions puissants qui en avaient surgi dans l’âme de Mike. Il appréciait qu’on lui fasse savoir que les prochaines leçons seraient différentes. 

Mike mangea d’un bon appétit. Il n’avait pas pris de repas durant la journée et son parcours dans la noirceur avait exigé beaucoup d’énergie, plus qu’il ne l’avait d’abord cru. Fatigué, il s’endormit aussitôt après le repas. Il était calme et ressentit la paix et le confort que lui offrait la maison rouge. Il dormit paisiblement et profondément, tout comme s’il avait déjà atteint son but. 

Plus tard, alors que Michael Thomas dormais profondément, une créature verte, sale, repoussante et en colère boudait sur le sentier, devant la maison rouge. La forme sombre et répugnante savait que Mike était à l’intérieur. Elle avait attendu encore et encore sa venue au détour de la route, mais rien ne s’était produit. La silhouette difforme écumait de colère et de rage bouillante et n’y comprenait rien. Comment Mike avait-il su qu’elle l’attendait ? Il devait avoir quitté le chemin. Michael avait effectivement atteint la maison sans suivre le même parcours. Mais comment ? L’entité malveillante savait que les anges ne pouvaient intervenir. Ils n’avaient donc pu lui dire qu’elle était là. Il faudrait revoir le plan d’attaque. En devançant Michael, elle l’avait perdu. Fallait-il retourner à la tactique de la poursuite ? C’était en tout cas, la façon de savoir où Mike se trouvait. Que faire ? 

Comme d’habitude, l’horrible créature trouva une place pour faire le guet en attendant que Mike reparte de la maison rouge. Tant et aussi longtemps qu’elle savait où Mike se trouvait, elle était contente. L’entité négative s’occupa à penser à sa confrontation avec Mike. Elle refit sans cesse des plans, révisant les stratégies et en construisant de nouvelles. Il faudrait beaucoup d’énergie et un peu de tricherie, mais elle connaissait bien  Michael Thomas; l’entité connaissait ses pensées et ses réactions et réexamina les techniques à utiliser pour la réussite du plan. La confrontation aurait lieu sur le chemin menant à la dernière maison, là où Michael serait le plus vulnérable. Elle attendrait. Il fallait compter sur la ruse. Il faudrait faire semblant emprunter une autre forme, quelque choses que la masse verte ne parviendrait à maintenir qu’un court instant, mais c’est tout ce qu’il fallait. 

gifs papillonsComme dans les maisons précédentes, Mike se leva et enfila les vêtements prévus à son intention. Propres et frais, ils étaient rouges. Michael se rappela encore une fois les paroles d’Orange qui lui avait dit qu’il n’y aurait pas de déchets humains reliés à ses raps sur cette terre. Mike se rendit également compte que sa barbe n’avait pas poussé depuis le début de son voyage. C’était en quelque sorte comme si le temps était suspendu, prévenant le fonctionnement et le vieillissement de ses cellules. Quel endroit ! Il se régala du petit déjeuner préparé pour lui dans la pièce attenant et songeait à son périple lorsqu’on frappa à la porte. Rouge enta. -       Je vois que tu es frais et dispo, Michael Thomas. 

-       Tout à fait, Merci de cette charmante hospitalité. Mike se sentait bien. Il était encore ébahi de l’apparence éblouissante de Rouge. -       Tu mérites tout cela, Michael Thomas de l’Intention pure, dit Rouge en souriant. 

Puis il fit signe à Mike de se lever et de la suivre dans la salle de formation de la Maison des relations. Rouge guida Mike vers des pièces qu’il n’avait pas vues la veille. Cette maison était très différente des autres. Tout ce rouge rendait Mike vivant et énergique c’était une sensation extraordinaire. Puis, ils arrivèrent dans une grande salle de spectacle dont la disposition ressemblait étrangement à celle de la maison violette, sans oublier le fauteuil moelleux, encore une fois trop près de l’écran. Rouge savait que, de cette place la projection risquait d’indisposer Michael à la suite de son expérience dans la maison précédente. 

-       N’est pas ce que tu crois, Michael, dit Rouge d’un ton rassurant. -       Merci, mon ami, dit Mike avec reconnaissance. Dois-je m’asseoir ? 

-       Oui. Rouge se dirigea vers l’arrière de la salle comme l’avait fait Volette avant li et entreprit de faire fonctionner l’équipement. Confortablement installé dans son fauteuil, Mike était prêt, et la projection commença. 

Cette fois, il n’y avait pas de son. Rouge expliquait ce qui se déroulait sur l’écran. Il avait eu raison. Les images étaient régénératrices formatrices, inspirantes et extraordinaires ! Il n’y avait ni tristesse ni repli sur soi, et les émotions de Mike n’étaient pas sollicitées. On avait plutôt l’impression d’assister une représentation de diapositives et non à des images animées. 

-       Tu vois, Mike tout ceci traite de la famille. Tu as déjà appris dans la maison précédente que tu joues plusieurs rôles sur la planète et il en va de même pour ceux qui sont autour de toi. Tu as aussi appris que tous les humains acceptent et planifient la direction de leur vie avant même de la commencer. Maintenant, le temps est venu pour toi de comprendre la relation entres acteurs. Nous allons bien définir la famille. 

Incrédule, Mike vit apparaître devant lui, vingt-sept beaux visages. Rouge leur attribua des noms très longs que Mike n’avait jamais entendus. Ils avaient tous une résonnance  angélique et Mike pensa qu’il devait être difficile de les écrie. Il entendit des noms comme Angenon, Aleeilou, Beaurifee, Vereeifon, Kooigre, et encre bien d’autres. Ensuite, Rouge lui présenta ce qui ressemblait à l’arbre généalogique de chacun. En tête du tableau, Mike vit des noms terrestres et des visages qu’il reconnaissait, mais aussi des noms et des visages inconnus. Michael reconnut d’abord ses parents, des amis de l’école ou de l’église, des confrères de travail et plusieurs personnes qu’il avait à peine connues. Il y avait même des étrangers. Mike prit le temps d’identifier chacun d’eux. Il revit des enseignants qui l’avaient influencé ; il revit Henry le Tyran et son premier amour, Carole ! Il vit son ami John, puis le voleur qui l’avait presque assassiné dans son appartement. Et, il revit Shirley, la femme qu’il avait aimée et perdue à Los Angeles. 

Il y avait d’autres images de gens qu’il ne connaissait absolument pas. Une femme attira particulièrement son attention. Elle arborait une magnifique chevelure rousse, des yeux verts et un sourire éclatant. Mike ressentait l’énergie de cette image, sans savoir pourquoi. L’image suivante lui fit dresser les cheveux sur la tête ! C’était la femme ivre dont la voiture avait percuté celle de ses parents et causé l’accident fatal. Elle avait été tuée sur le coup et Mike pensa qu’elle l’avait bien mérité. Mais qu’est-ce qu’elle faisait là ? Mais… sa propre image était là aussi. Sous la première rangée de photos reliées entre elles par des lignes, se trouvaient d’autres images de gens à leur tour reliées par des lignes horizontales. 

-       Tu vois, chaque ligne horizontale représente la durée d’une vie, Michael Thomas, dit Rouge pendant que Mike examinait l’ensemble. Ce sont toujours les mêmes acteurs. Les noms changent et les genres aussi, mais ce sont les mêmes entités et elles composent ta véritable famille. E groupe, vous voyagez à travers le temps ; certains s’ajoutent, d’autres se retirent mais vous formez tous une famille. Maintenant, tu vas entendre leur histoire. 

Ce qui se produisit ensuite fut l’un des phénomènes les plus extraordinaires et les plus révolutionnaires que Mike eut jamais expérimenté. Il fut totalement décontenancé par ce qu’il vécut dans la salle aux fauteuils rouges et en présence du magnifique ange de la même couleur. Il était immobile et bouche bée dans son fauteuil rouge, revêtu de ses vêtements rouges. 

La première image dans l’angle supérieur gauche du tableau se décupla soudain pour couvrir toutes les autres et s’anima. Puis, il y eut du son et Shirley, l’amour de Mike, apparut vivante sur l’écran, dont elle sortit pour se placer devant Mike. Elle était réelle et ne faisait plus partie d’un film ou d’une séance de diapositives. Elle s’adressa directement à Mike et se mit à lui raconter son histoire. 

-       Michael Thomas, je suis Reenuei de Quadril Cinq. Je fais partie de ta famille et je t’aime tendrement. Pour toi, dans cette vie, je Shirley. Au siècle dernier, j’étais Fred, ton frère. Puis avant, Cynthia, ton épouse. Michael Thomas de l’Intention pure, nous avons un contrat dont l’énergie s’appelle le karma. Nous avions prévu nous rencontrer encore dans cette vie, ce que nous avons fait. Nous avons conclu une relation entreprise il y a des siècles et nous l’avons bien fait. Nous avions convenu de générer en toi des sentiments qui te mèneraient à la croisée que tu franchis maintenant. C’est le présent que nous avons échangé. Nous avons accompli cette étape ensemble. 

Mike restait bouche bée. Elle n’était pas une image sur l’écran, mais bien réelle. Il écoutait une entité qu’il connaissait bien lui dire qu’elle était Shirley, qu’il l’avait connue avant , encore et encore. Quelle manifestation d’amour ! Chaque parole regorgeait de vérité et de signification. Chaque explication se révélait indéniablement complète. Quelle histoire ! Quel endroit ! Mike ne savait pas si Shirley pouvait l’entendre là où elle était, mais la silhouette incontestablement réelle qui se tenait devant lui méritait une réponse. -       Merci, chère Shirley ! Mike salua celle qu’il avait connue et aimée. Il avait capté la relation selon un angle tout nouveau. Elle était devenue une amie plus qu’une femme qui avait ruiné sa vie. Shirley disparut graduellement de l’espace occupé devant lui. 

L’image qui se présenta ensuite faisait référence à une relation d’amour complexe, à une intrigue. C’était le professeur de secondaire préféré de Mike, M.Bourroughs. il lui expliqua avoir fait partie de sa vie à plusieurs reprises, comme bien des gens d’ailleurs. Cette fois, ça avait été durant la formation scolaire de Mike. Le rôle le de celui-ci était évident. Ils s’étaient en fait aidés mutuellement de plusieurs façons, ce dont Mike n’était pas vraiment conscient. Ils avaient un contrat et l’énergie karmique de l’apprentissage, bien que très subtile. Mike le salua à haute vois, et l’image de son professeur s’évanouit également. 

Soudainement, grande comme la vie, apparut l’image de son père. Mike n’était pas triste : son père était vivant ! La forme de ce dernier se retira de l’écran pour prendre tout bonnement place devant Mike. Il commença à parler et Mike l’écouta avec grand plaisir. 

-       Michael Thomas, je ne suis pas qui tu crois, dit une entité source dont la voix résonnait différemment de ce que Mike avait connu. Je suis Anneehu de Quadril Cinq et je fais partie de ta véritable famille. Le visage que tu vois devant toi est celui de ton père et j’ai joué mon rôle dans la vie humaine exactement comme je l’avais planifié avec ta mère et toi avant même que nous n’arrivions sur terre. Tout ce qui s’est passé était pertinent et nous sommes partis rapidement pour accomplir encore plus dans d’autres domaines spirituels. En te quittant pour vaquer à d’autres occupations, nous t’avons laissé ton plus grand présent, Michael. Notre départ a servi de catalyseur à ton illumination. Nous étions nés à la vie et avions à enseigner la lourde leçon karmique de la mort et out s’est déroulé comme prévu. C’et la raison pour laquelle tu occupes ce fauteuil. Nous t’aimons tendrement pour le voyage que tu accomplis et pour le fait que tu reconnaisses maintenant le présent. 

Mike sentait la vie émanant de cette entité qui s’adressait à lui. Il mémorisa son nom Anneehu. Il voulait que sa reconnaissance soit désormais empreinte en lui. Comment la tristesse pouvait-elle entourer la mort de son père, maintenant qu’il savait la vérité à ce sujet ? La notion de présent prenait de plus en plus d’importance au fur et à mesure que l’entité qui avait été son père poursuivait son histoire. Elle l’entretenait des guerres qu’ils avaient faites ensembles, des frères et de soeurs qu’ils avaient été, il y avait bien longtemps, sur des continents qui n’existaient déjà plus sur la terre. 

Quand le père de Michal eut terminé, il sourit et s’évapora, comme les autres avant lui. Mike était ému, mais ni triste, ni replié sur lui-même. Tout était tellement énergisant ! Il parla à l’image de son père au moment où elle disparaissait. -       Je suis très reconnaissant de ce présent. Mike était convaincu de la véracité de ces faits et inclina la tête en signe de respect. 

Sa mère apparut ensuite et Mike écouta avidement, cloué sur sa chaise, son histoire sur la leçon karmique auprès de lui et des autres. 

-       Je suis Eleeuin, aussi de Quadril Cinq. Je t’aime tendrement et t’ai accompagné de nombreuses fois par le passé. Elle poursuivit son explication des rôles qu’elle avait joués dans ses vies. Elle l’avait même tué, alors qu’ils étaient deux sœurs. Elle parla de l’énergie créée par les actions d’une vie et qui se répercutait sur les suivantes et de la façon dont elle participait aux leçons d’interaction. Elle n’ébranla pas Mike sur le plan émotif e tne suscita pas en lui de mélancolie. Elle lui donna de l’information dans un style magnifique. Elle aussi était réelle, vivante. Lorsqu’elle commença à disparaître, il s’adressa aussi à elle. -       Merci du présent, Eleeuin. Mike tenait à se souvenir des véritables noms de ses parents. Se rappeler ceux de tous les autres était au-delà de ses compétences, mais il voulait conserver ces deux-là éternellement dans sa mémoire. 

Une à une, les images se manifestèrent devant Mike dans toute leur réalité. Elles se présentèrent et évoquèrent l’amour qu’elles avaient eu pour Michael Thomas. Elles parlaient souvent de la famille et toutes venaient de cette place au nom étrange de Quadril Cinq. 

Durant la journée, Mike ne rencontra que neuf des vingt-sept visages qui figuraient à l’écran, et les lumières furent rallumées. Silencieux, Mike constata encore une fois qu’il n’avait pas pris de repas du midi. Rouge quitta son poste de projectionniste et se planta devant lui. -       Fatigué ? 

-       Non, vivifié ! Faut-il arrêter ? Rouge rit de bon cœur et fit signe à Mike de la suivre vers la salle à manger. -       Nos avons des images pour deux autres journées encore. 

Presque toute la famille y passera ! Des millions de questions venaient à l’esprit de Mike se dirigent vers la salle à manger. -       Rouge, je t’invite à dîner. Je sais que vous ne mangez pas mais, j’ai tellement de questions à te poser. 

-       Oui, bien sûr. Rouge s’amusait. Mike pensa qu’il avait certainement autre chose à faire, oubliant qu’il était là pour lui et tous les autres qui empruntaient ce chemin. 

Ils pénétrèrent dans la salle à manger où deux places avaient été mises. Surpris, Mike regarda Rouge. 

-       Qui manque avec nous ? -       Je pensais que tu m’avais invité, dit Rouge d’un ton légèrement ironique. 

-       Mais tu ne t’alimentes pas ! -       Qui adit ça ? Rouge s’amusait vraiment et il s’installa à la table devant Mike avant de se verser un verre de jus de fruits. Mike était ébahi. 

-       Je n’ai jamais… enfin, les autres anges n’ont jamais mangé. J’ai conclu que… Rouge l’interrompit. -       Michael, les anges n’ont pas besoin de se nourrir, mais je vais me joindre à toi dans cette obligation humaine parce qu’il est agréable pour toi d’avoir de la compagnie pour dîner, n’est-ce pas ? 

-       Exact. Mike ne pouvait réfuter cet argument. Il  y avait des semaines qu’il ne s’était pas attablé en bonne compagnie. Il avait bien failli en avoir lorsqu’il était avec Vert. Au moins, il n’avait pas toujours été seul à l’heure des repas. Rouge était amusant. Il était peut-être le plus amusant d’eux tous. 

-       Je me sens honoré de cette pensée, lui dit Rouge en mangeant son pain, lisant dans ses pensées. Mike dînait en prenant de nombreuses poses pour faire place aux questions s’adressant à Rouge. -       Ce qui vient de se passer est-il réel ? quand ces gens me parlaient, le faisaient-ils par le biais d’un nouveau type de projection technique que je ne connais pas encore ? Rouge ne put s’empêcher de rire encore une fois, en s’essuyant le menton avec sa serviette. 

-       Pourquoi les humains veulent-ils absolument associer la réalité à l’illusion ? Même lorsque la vérité saute aux yeux, les humains la rejettent parce qu’elle leur semble irréelle. Décidément, je ne comprendrai jamais ! -       Et alors ? insista Mike. 

-       Absolument réel. Plus réel que la réalité sur terre, Michael. Ils sont ici, en personne, pour toi, dans cette maison. 

Sans véritablement comprendre, Mike continua quand même à interroger Rouge. -       Et tous ces noms aux consonances étranges ? J’ai remarqué que mon image n’en avait pas, seulement l’écriture bizarre que j’avais déjà vue. 

-       Tu en as un, Michael, mais il est dissimulé pour l’instant. T l’apprendras un jour, si nécessaire ; ou du moins la partie que tu parviendras à prononcer. Pour l’instant, c’est sans incidence sur ton illumination. Tu vois, tu ne sais pas mon nom et ça ne t’a pas empêché de profiter de ton temps ici. Rouge prit une autre bouchée. 

Michael ne s’était jamais arrêté au fait qu’il ne connaissait pas les noms des anges qu’il avait rencontrés dans les maisons. Il les nommait par leur couleur. Ça semblait plus facile ainsi, et tous l’y encourageaient. - rouge, quel est ton véritable nom ? Mike voulait vraiment le savoir. Il reprit encore un peu de salade en attenant la réponse de Rouge. 

Tu supposes qu’un nom est un son ? 

Mike remarqua que Rouge mangeait très maladroitement. C’était la première fois, de toute évidence ! La nourriture s’échappait de sa bouche et retombait dans son assiette. Il avait utilisé quatre serviettes jusqu’à maintenant et tentait de son mieux d’imiter les manières des humains en matière de consommation. C’était d’ailleurs très drôle mais Mike était trop préoccupé par ses questions pour s’arrêter à ce détail? Ce n’est que plus tard qu’il en rirait, mais pas aux dépens de Rouge bien sûr. Rouge poursuivit, après s’être encore une fois essuyé la bouche. 

-       Tous les noms des entités de l’univers constituent de l’énergie, y compris le tien et le mien. Ils ont des couleurs, des vibrations, des sons et même… une intention ! On ne peut les attribuer simplement comme un son résonnant dans l’air, comme un nom terrestre. Tous les noms que tu as entendus ou lus aujourd’hui ne représentant qu’une partie de l’énergie du nom entier de l’entité. Tu les as entendus ou lus du mieux que tu le pouvais, en fonction de tes capacités. Lorsque les entités spirituelles se rencontrent, elles peuvent « voie » les noms. Chaque entité porte avec elle sa lignée entière et ses réalisations dans les couleurs et les vibrations de son Mer-Ka-Ba, le nom du corps angélique. C’et beaucoup plus complexe que ce que tu peux saisir maintenant, Michael, parce que c’est interdimensionnel. -       Rouge, dit Mike, comptant en apprendre plus long, aujourd’hui, dans la salle de cinéma, pourquoi certaines images de la rangée du haut n’ont-elles pas présenté leur histoire alors que ç’aurait dû être leur tour ? 

Mike pensait surtout à la femme à la chevelure rousse dont l’énergie l’avait frappé. Elle était dans la première rangée, mais n’avait pas pris la parole. -       Ce sont des humains que tu n’as pas encore rencontrés, Michael. Rouge but une gorgée de jus et tenta sans succès d’éviter que le liquide ne coule de chaque côté de sa bouche. Il dut avoir recours à une autre serviette, la septième ! 

-       Alors, ceux que je n’ai pas connus, ils ne comptent pas ? -       Les contrats non remplis ne sont normalement pas montrés ici, Michael. Ça ne signifierait rien pour toi puisque tu n’as pas rencontré ces personnes. Ceux qui se présenteront à toi sont ceux que tu connais déjà. 

Mike s’appuya sur le dossier de sa chaise pour mieux réfléchir à une pensée qu’il n’avait pas eue depuis quelque temps. Il s’interrogea sur la pertinence de ce voyage au pas des sept maisons. S’il était resté à Los Angeles, il aurait pu connaître les personnes dont les plans spirituels correspondaient aux siens. Avait-il mis fin à quelque plan cosmique ? Quelles en seraient les conséquences ? Rouge « écoutait » et répondit à la question non formulée. 

-       Michael, écoute-moi bien. Certaines choses qui s’offrent à toi sont incompréhensibles sur le plan des trois dimensions. Ton esprit n’est pas celui de Dieu ici. Tu ne peux pas savoir ce que nous savons déjà. Tu es encore humain et nous t’aimons beaucoup pour ce que tu es. Il se passe plus de choses ici que tu ne le crois. Tu as choisi de quitter le chemin, et c’est un accomplissement. Il n’y arien d’inapproprié dans ce que tu as chois de faire. Nous ne t’apporterions pas toute notre aide s’il n’était pas sacré que tu sois ici au moment présent. Mike n’avait jamais perçu son choix de faire ce voyage comme une décision sacrée. Il continuait à le percevoir telle une fuite. Il apprenait à rentrer chez lui et, pour une raison quelconque, c’était un geste honoré et béni de ces êtres angéliques. Rouge avait raison. Mike ne voyait pas la situation dans son ensemble. 

-       Vais-je comprendre un jour ? -       Lorsque tu seras devant la porte du but et que tu l’ouvriras, tu comprendras. 

Rouge se leva et quitta gracieusement la pièce. Après son départ, Mike se leva et alla se placer près de la chaise qu’il avait occupée. On aurait cru qu’un enfant de trois ans avait mangé là. Les miettes de nourriture et le jus étaient répandus partout. Mike éclata de rire. 

-       Rouge, je t’aime, s’exclama-t-il. Mike réalisa la générosité de Rouge, qui avait accepté de partager son repas. Il avait essayé ! Même les anges ne sont pas doués dans certains domaines, je suppose. Puis, il se mit à réfléchir et se demanda s’il y avait des choses que Dieu ne pouvait pas faire ! Une voix se fit immédiatement entendre à son esprit… celle de Violette ! -       Oui, Dieu ne peut pas mentir. Dieu est incapable de détester. Dieu ne peut prendre de décision partiale dans on champ d’amour. C’est essentiellement la raison pour laquelle il y a toutes ces leçons sur la terre, pour que Dieu puisse subir un test d’impartialité. 

Oh là là ! Mike savait que quelque chose de profond venait d’être divulgué, mais il n’y comprenait rien. Sans doute qu’en temps et lieu, ces choses prendront leur véritable sens, pensa-t-il. Que c’était bon d’entendre la voix de Violette encore une fois. Quel endroit magnifique ! 

Durant son sommeil, Mike revit les deux entités angéliques Aneehu et Eleeuin entourées de couleurs vives et de motifs géométriques. Une vraie merveille ! En dépit du spectacle de lumières, il dormit très bien. 

gifs papillonsMichael était impatient de recommencer le lendemain. Il engouffra son petit déjeuner et suivit Rouge dans la salle de spectacle. Il se rua littéralement vers son fauteuil moelleux et attendit les exposés et les paroles éclairées de sa nouvelle famille. Tout était parfait. 

Henry le Tyran, se présenta à lui. Il parla du contrat qui les liait et de sa lourdeur. Mike et Henry avaient navigué ensemble autrefois et leurs vies d’alors avaient dicté les leçons à tirer dans celle qu’ils venaient de franchir. C’était fascinant et surtout plein de sens. Ils étaient associés dans une danse d’énergie éternelle. Il disparut, et Mike le remercia d’avoir si bien joué son rôle. 

Ensuite, la femme qui avait provoqué l’accident de ses parents s’adressa à lui. Elle prenait plaisir à s’exprimer. Elle se qualifiait de « catalyseur final » un autre langage spirituel que Mike ne captait pas encore. Elle laissait entendre que ce soir-là elle avait rendez-vous avec les parents de Mike sur cette route de campagne sombre et qu’elle s’était présentée à l’heure prévue. Elle parla des sessions de planification et de la façon dont les entités avaient applaudi lorsque tout fut joué. La mort offrait une énergie tout à fait différente pour ceux qui étaient  de l’autre côté. Une vraie pièce de théâtre ! 

La femme ne s’excusa nullement pour ce qu’elle avait fait. Elle n’avait pas à le faire puisque tout était dans l’ordre des choses. Mike ne portait plus de jugement. Il abonda même dans son sens. -       Merci du précieux présent, dit-il. Il avait prononcé ces paroles sincèrement. 

Le défilé des membres de la famille était terminé pour la journée. Mike se leva pour aller dîner. Il avait rencontré neuf autres personnes. Cette fois, il n’invita pas Rouge à manger, mais lui demanda tout de même de rester avec lui pendant le repas. Il avait d’autres questions à poser et ne voulait pas être distrait par la nourriture éparpillée ici et là et le jus renversé ! 

-       Rouge, plusieurs de ces entités vient encore sur la Terre. Comment peuvent-elles alors se présenter à moi et me parler ? -       Tu fais encore appel à l’expérience humaine pour comprendre la réalité du retour chez toi. Le véritable Michael Thomas peut être à plusieurs endroits à la fois. L’aspect de Dieu qui constitue la partie la plus élevée de ton âme n’est pas entièrement présent lorsque tu es sur la terre. Il est ailleurs, vaquant à d’autres occupations comme la conception d ‘autres plans d’énergie avec la famille puisque tu as décidé de changer de route. Rouge  souriait pendant que Mike prenait le temps de saisir ce qu’il venait d’entendre. 

-       De nouveaux plans ? -       Oui, de nouveaux plans. 

Mike était estomaqué. Les pièces du casse-tête commençaient à se placer. Les séances de planification se déroulaient non seulement au début, avant son arrivée, mais il devait y en avoir de nouvelles, à cause des choix éclairés qu’il avait faits. Elles faisaient appel à des parties de lui qu’l n’avait même pas conscience qu’elles existaient ! 

-       Cela veut-il signifier que j’ai une personnalité multiple ? -       Michael, ferme les yeux. Concentre-toi. Rappelle-toi les événements de la journée. Imagine-toi de nouveau dans la salle rouge… Où es-tu maintenant ? 

-       Dans la salle rouge. -       Je croyais que tu étais ici en train de manger ? 

Mike ouvrit les yeux et regarda Rouge d’un air découragé. -       Attends un peu. C’est dans mon imagination. Ce n’est pas plus important que mes rêves. Mon corps réel est ici. Mes pensées sont dans la salle rouge. 

-       Bien. Qu’est-ce qui est le plus réel : ton corps ou tes pensées ? -       Mon corps… enfin je pense. Mike était incertain de sa réponse. Rouge ne dit rien. Il se pencha plutôt vers Mike et lui donna matière à réflexion. 

-       Michaêl, la nuit dernière… tu as rencontré tes parents encore une fois. Et cette fois, ils t’ont montré leur énergie réelle et tu les as appelés de leurs noms véritables. Tu as voyagé avec eux et tu t’es bien amusé. 

Mike cessa de manger. -       Es-tu en train de me dire que c’était réel ? 

-       Oui. -       Mais je dormais, c’était un rêve. 

-       Ta nature humaine ne te permet pas de saisir la réalité de l’esprit, Michael. Seule ta conscience forme la réalité. L’aspect physique est temporaire. Ta structure cellulaire, bien qu’elle soit un véhicule sacré, n’est que la résidence de ta conscience, et tu peux amener ton esprit où tu veux. Crois-moi, c’est ainsi. 

Rouge souriait. -       Je peux quitter mon corps ? 

-       Tu le fais régulièrement, Michael. Par conséquent, tu peux être à deux endroits à la fois, comme tu dis toi-même. Ce n’est pas aussi inhabituel que ti le crois. Dans la mesure où tu n’oublies pas de revenir à ton véhicule humain, tant est bien. Tu t’es engagé à mouvoir ta conscience dans ce véhicule, tant et aussi longtemps que tu seras sur terre. Mais tu peux quand même voyager. -       Tu dis qu’il y a des parties de moi qui ne sont pas ici ? 

-       Oui. Rouge connaissait la question qui suivrait. -       Où sont-elles 

Rouge se leva de sa chaise et se dirigea vers la porte, comptant laisser Mike se reposer pour la nuit. Il se retourna pour répondre à la dernière question. 

-       Dans le lieu le plus sacré qui soit. Avec tous les autres. Dans le temple de la physique. Avec Dieu. 

Sur ce, Rouge se retira. Mike venait d’entendre une somme importante d’informations et ne parvenait pas à la comprendre. Le temps de la physique ? Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Un projet à la fois physique et religieux ? Ça ressemblait à un film de Harrison Ford ! Qu’est-ce que ça pouvait bien signifier ? Chaque nouvelle question semblait en soulever d’autres. 

Mike se mit au lit. Tout juste avant de s’endormir, il se rappela ce que Rouge lui avait dit sur la réalité de ses rêves. S’était-il vraiment déplacé la veille, avec ses parents ? C’était tellement nouveau, si étonnant ! Mike y pensait encore lorsqu’il s’enfonça dans cet état où l’esprit humain perd toute conscience claire de ce qui se passe vraiment. Il se dirigea encore une fois vers son endroit préféré, là où il s’était rendu plusieurs fois : le point de jonction entre l’amour et la réalité où les membres de la famille se réunissent pour s’entretenir du passé, du présent et du futur. Là où les lois de la physique sont en apparence violées mais où, en fait, elles se créent. Bien sûr, il oublierait tout par la suite. 

gifs papillonsIl en était à sa dernière journée dans la maison rouge. Il ne lui restait que quelques entités astrales à rencontrer, puisqu’on avait passé par-dessus cinq d’entre elles qui ne faisaient pas partie de l’expérience de Mike jusqu’à maintenant. Il revit le professeur qu’il avait signalé à l’administration et le voleur qui avait apparemment tout déclenché en pénétrant dans son appartement. Tout ça semblait si loin ! 

Mike les écouta tous. Il respectait le fait qu’ils fassent partie de sa famille et qu’ils soient reliés de diverses façons à sa vie actuelle et à ses vies passées. Lorsque tout fut terminé, il possédait une vision d’ensemble comme très peu d’êtres humains en ont. Il comprenait plus clairement le sens de la vie. Encore une fois, il regratta de ne rien pouvoir ramener de tout cela à Los Angeles ou de n’en rien avoir su plutôt. 

S’il avait saisi la notion de contrat et d’énergie karmique  plus tôt, il aurait pu comprendre beaucoup mieux la moindre expérience émotive, ce qui aurait fait de lui l’être humain le plus accompli à avoir vécu sur la planète ! Mais peut-être ces choses ne devaient-elles jamais être connues des humains de la terre ? Peut-être était-ce là une partie des leçons dont on parlait si souvent ? C’était comme être dans la noirceur et tenter de voir la lumière à tout prix. C’était un casse-tête immense. Mike se sentait Reconnaissant devant la connaissance et l’illumination que lui apportait son périple. 

Ce soir-là, Michael célébra son corps, comme Vert le lui avait appris. Il sentit une autre transition et se comporta exactement comme le lui avait appris Vert. En moins de quelques heures, tout fut terminé, et Mike sut hors de tout doute qu’il avait franchi une autre étape où, d’une certaine manière, la biologie avait fusionné avec son esprit. Il semblait que l’acceptation des connaissances acquises ici et dans les autres maisons avait produit une réaction psychologique de ses cellules. Puis, il se rappela l’explication de Vert sur la façon dont son esprit se manifestait dans chacune de ses cellules. Tout se tenait, décidément. 

Il dormit profondément, encore une fois,  sans tenir compte de ses voyages astraux et de ses réunions de famille et se réveilla reposé. Après le petit déjeuner, il revêtit son armure, se para de son épée et de son bouclier et partit à la recherche de Rouge. Il était là, prêt à le raccompagner à la porte. Il fut touché à l’approche de Mike. -       Michael Thomas de l’Intention pure, tu as changé. 

-       Je sais. Mike était timide à la pensée de la cérémonie et du changement qu’il avait vécu la veille. « Comment peux-tu le savoir ? Comment un ange peut-il déterminer qu’un humain a subi une transformation de vibration ? » 

Rouge regardait Mike avec une expression d’ébahissement. 

-       Tes couleurs te trahissent. Je n’ai jamais vu un humain se transformer si profondément, si rapidement. Tu es un cas unique ici. Tu as tout accueilli et saisi rapidement ce qui t’a été offert. Tu es un être humain vraiment spécial 

Rouge se retourna et guida Mike dans le dédale de corridors, vers la porte d’entrée de la maison rouge. Mike commença à mettre ses chaussures, qu’il trouva là où il les avait laissées. Il n’avait rien compris à propos des couleurs, mais  c’était sans importance. -       Je n’oublierai jamais cette maison, mon cher Rouge. C’est ici que j’a rencontré ma famille pour la première fois. 

Rouge souriait. Il savait la vérité. Michael avait rencontré sa véritable famille pour la première fois en tant que Michael Thomas, l’être humain. Mais Michael la connaissait en fait très bien. -       Michael Thomas, tu n’es pas au bout de tes surprises. Il te reste encore deux maisons. Ta nouvelle maison te permettra de percevoir de façon  encore plus intense ce qui t’attend. Te sens-tu prêt ? 

Etait-ce un avertissement ? -       Y a-t-il un problème qui m’attend ? demanda Mike d’un ton inquiet. 

-       Tu devras affronter certains défis. Spirituels, physiques et d’autres, qui feront appel à tes émotions humaines avant que tu ne franchisses la porte du but. Ce seront sans doute les plus grands que tu auras rencontrés sur cette terre. Certains pourraient même remettre en question tout ce chemin et sa réalité. D’autres t’étonneront par leur ampleur. Tu pourrais même avoir peur. 

Mike réagit en entendant cela. Il savait qu’une épreuve l’attendait. Mais il restait déterminé, jugeant qu’il ne pouvait abandonnera près avoir parcouru tout ce chemin. -       Je comprends, dit-il. Je suis prêt. 

-       Oui, je sais que tu l’es, cher ami humain. Rouge regardait Mike comme s’il le voyait pour la première fois. « Jai une question à te poser. Tu l’entendras ce matin, puis deux autres fois seulement. La dernière fois sera la plus importante. » 

Enfin ! Mike était heureux qu’un ange lui donne des renseignements sur la raison de cette question qu’on lui posait à chacune des maisons. Il devait y avoir un lien avec la septième maison et avec ce qu’il trouverait. -       Je suis prêt à entendre la question, Rouge. Bien sûr, Mike connaissait la question, mais voulait laisser à Rouge l’honneur de la poser. Rouge savait que Mike lui laissait savourer ce moment et l’appréciait. 

-       Michael Thomas de l’Intention pure, est-ce que tu aimes Dieu ? -       Tout comme je t’aime et aime tous les autres, oui, j’aime Dieu. 

 Mike s’avança et posa un geste qu’il risquait pour la première fois. Il serra Rouge dans ses bras. Il n’était pas facile d’encercler cet immense ange rouge de ses bras, mais Mike fit de son mieux. Rouge accepta gracieusement la salutation physique et se pencha même pour permettre à Mike de le voir dans les yeux. Rouge enlaça Mike complètement, l’enrobant dans le tissu léger des vêtements rouges. -       Ce geste est très significatif, dit Rouge en s’éloignant de Mike. Comme Vert et Violette me l’ont dit, tu es le premier dont la vibration permet le contact physique avec un ange. Rouge était ému. « Nous n’avons jamais pu serrer un humain dans nos bras jusqu’à maintenant. Jamais je ne l’oublierai. 

Mike considéra cette remarque comme un compliment et s’engagea sur le sentier le menant à son parcours. Il devait choisir entre la route toute tracée ou l’autre. Oui, cette fois il emprunterait le chemin tracé jusqu’à la prochaine maison, blanche selon ses renseignements. Il se retourna une dernière fois pour saluer Rouge de la main. Rouge était sur le palier et regardait Mike s’éloigner. Il était émerveillé de ses progrès. Il était fier que les présents de Mike et ses armes s’harmonisent si bien à lui en tant qu’être humain. Il ne l’avait jamais vu à un tel degré. 

Il ne fallut que quelques instants avant que la répugnante créature imprégnée de mort ne surgisse des arbres et se mette en route derrière l’être humain qui se dirigeait vers la prochaine maison. L’horrible créature ne laissait aucune trace de pas en  marchant. Elle passa tout près de Rouge en le regardant de ses yeux féroces. Pour la première fois, l’ange lui adressa la parole. 

-       Fantôme, tu n’as aucune chance.  Sur ce, Rouge se retourna et se retira dans sa maison rouge. 

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